- il y a 23 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans le débrief de ce documentaire ultra-violence quand la fête vire au cauchemar.
00:07Et évidemment, ce documentaire intervient à l'avant-veille de la finale de la Ligue des Champions,
00:11qui ne se joue même pas en France, mais bien en Hongrie, à Budapest, avec évidemment le PSG.
00:16On espère évidemment, tout Français, que le PSG qu'on ait, que le PSG gagnera.
00:20Mais on sait aussi que ça peut rimer avec, plus que des débordements, avec des violences urbaines,
00:25des émeutiers de la guerrière urbaine, comme on l'a vu dans ce long format.
00:28Pour en parler, Jules Torres de la rédaction du journal du dimanche.
00:31Bonsoir à vous, Maître Najoua à l'AIT.
00:33Bonsoir Najoua, Pierre Maricef de l'Institut pour la Justice.
00:36Bonsoir à tous.
00:36Le député Rassemblement National, Julien Audoul, le journaliste politique.
00:40Bonsoir Gautier.
00:40Bonsoir Johan de CNews, évidemment, et Reda Bellage, policier du syndicat de police Unité Île-de-France.
00:46On est donc à 48 heures d'une finale où tout pourrait basculer une nouvelle fois dans la violence.
00:52Et ce qu'on a vu dans ce reportage, Johan, c'est que c'est systémique, c'est un système.
00:56C'est-à-dire que quand, dans une même semaine, on a une rixe géante à la boule,
01:00on a une agression antisémite à Deauville, on a des bouches incendies qui sont massacrées
01:05et des policiers qui sont obligés de faire demi-tour avec leur véhicule qui est ciblé,
01:10des passants aussi qui ont été pris pour cible et aspergés, on n'est plus sur un micro-phénomène.
01:16Alors vous appelez ça l'ensauvagement, c'est le terme de Gérald Darmanin,
01:19vous appelez ça la racaïsation, mais il y a un phénomène de fond dans ce pays.
01:23– Oui, j'entendais le ministre de l'Intérieur cet après-midi dire qu'il s'attendait,
01:28il dit « nous savons, nous savons qu'il y aura quelques centaines de perturbateurs
01:32et nous allons nous occuper des conséquences ».
01:35Bon, d'abord quelques centaines, j'ai trouvé qu'il minimisait un peu l'effet
01:38parce que les racailles qui vont déferler le week-end prochain dans Paris
01:42et dans les grandes villes de France seront sans doute plus que quelques centaines.
01:45Donc il y a d'abord une minimisation des faits et puis ensuite j'ai trouvé extraordinaire
01:50qu'ils disent « on va s'attaquer aux conséquences ».
01:52Ah bon ? Mais il serait peut-être temps de s'attaquer aux causes ?
01:55Parce que si on s'attaque aux causes, viendra un jour où il n'y aura plus de conséquences
01:59et personne ne parle des causes, à aucun moment.
02:01Le ministre de l'Intérieur qui cet après-midi encore s'est exprimé
02:04sur ce qui nous attend pour le week-end prochain, il n'a jamais parlé des causes.
02:08Les causes ce sont ces racailles qui encore une fois vont probablement déferler
02:12comme à chacune des grandes occasions pour le 31 décembre,
02:15la finale de la Ligue des champions, ce sera probablement le cas le 14 juillet.
02:19Personne n'est capable de la nommer, personne n'est capable de dire
02:21pourquoi au fond ces gens détestent notre pays.
02:24Il faut nommer les faits, dire quels sont ces faits pour éventuellement,
02:28et je dis bien éventuellement, s'il n'est pas déjà trop tard,
02:31pouvoir faire en sorte qu'il n'y ait plus jamais de conséquences à gérer.
02:34Alors vous l'avez dit, si c'est quelques centaines, pourquoi il y a 22 000 policiers,
02:37je rappelle le dispositif, déployés dans toute la France,
02:40dont 8 000 à Paris et son agglomération,
02:43alors que c'était 5 400, ce qui était déjà énorme l'année dernière.
02:47Donc on monte en puissance.
02:48Si c'est quelques dizaines de personnes qui sont attendues,
02:51pourquoi mettre 22 000 policiers dans tout le pays ?
02:54Et je rappelle le bilan des débordements l'année dernière.
02:57On l'a vu dans le long format, c'était deux morts.
02:59On a vu ce papa endeuillé du jeune Benoît qui a perdu son fils à Dax.
03:04C'était des dizaines de blessés.
03:05C'était 563 interpellations, dont 491 à Paris.
03:09C'était près de 700 incendies, dont 264 véhicules.
03:14Donc on n'est pas sur des EPI phénomènes, Pierre-Marie Sèvres.
03:16C'est un phénomène de fond.
03:17Et cette semaine l'a encore parfaitement illustré.
03:19Vous êtes dans une station balnéaire, vous êtes un retraité LR,
03:23à La Baule ou à Deauville.
03:24Vous pensez être dans la ville d'Anouk Aimé et de Jean-Louis Trintignant,
03:27à nommer une femme.
03:28Et vous voyez que ça a bien changé.
03:29C'est plus Chabadabada qui passe dans les baffles,
03:31qui sont les baffles géantes, les sonogéantes,
03:34qu'on met sur la plage à Deauville.
03:37Oui, je pense que ce résultat qui fout en l'air la vie de tous les Français.
03:44On n'a plus le droit en France de se réjouir d'une fête populaire.
03:47Vous avez peut-être cité les férias de Bayonne, par exemple.
03:51Vous vous souvenez peut-être qu'il y a quelques années,
03:52on avait eu un mort à Bayonne, pareil,
03:55des racailles qui avaient attaqué un homme au hasard.
03:58Qui avait uriné sur sa porte d'entrée, il était sorti, ils l'ont tué.
04:01Voilà, et donc soit on a des morts, soit on a des blessés,
04:06soit on a des violences, et puis dans tous les cas, on fait attention.
04:09Et donc quand on est une personne lambda, qu'on veut aller à une fête de village,
04:12pensez à l'histoire de Crépole.
04:14Une fête de village.
04:15Voilà, et il y en a plein.
04:16Tous les étés, on voit des fêtes de village qui sont attaquées
04:18par des bandes issues des cités avoisinantes,
04:22qui pourrissent la vie dans leur cité,
04:23puis qui pourrissent la vie dans leur centre-ville,
04:25puis qui pourrissent la vie quand c'est dans les fêtes des villages aux alentours.
04:28Donc on n'a plus le droit de se réjouir,
04:30on n'a plus le droit de fêter en France,
04:31parce qu'on a une minorité, mais qui est quand même assez nombreuse.
04:36En France, on a plus de 200 000 personnes sous l'injustice,
04:38donc délinquants, criminels, tout confondus.
04:41Donc à partir de 200 000 personnes...
04:42Moi ce qui m'a frappé, je ne sais pas si c'est votre cas dans ce documentaire,
04:44c'est à chaque séquence, que ce soit pour l'ouverture d'un magasin de poulet,
04:48pour un match de Ligue des Champions,
04:50pour la Foire du Trône,
04:52c'est qu'on ne peut plus dire une ultra, une infime minorité.
04:55C'est des hordes, c'est des centaines de personnes, on l'a bien vu à l'image.
05:00Avec l'effet de groupe qui peut entraîner des personnes
05:02qui ne seraient habituellement pas tentées d'avoir une vie délinquante,
05:05mais qui, bon, juste pour une fois, vont retourner une voiture,
05:07juste pour une fois, vont aller mettre le feu à une poubelle.
05:09Donc effectivement, ce sont des centaines.
05:12Et tout ça, c'est la coordination de beaucoup, beaucoup de causes
05:15qui sont bien connues,
05:16qui est le laxisme judiciaire dont on a parlé,
05:18qui est quand même, je vous donne un seul chiffre qu'on avait trouvé à l'Institut pour la Justice,
05:21qu'on avait exhumée des archives du ministère.
05:25En moyenne, la justice condamne à 19% de la peine prévue par le Code pénal.
05:29Comment est-ce que vous voulez avoir une réponse claire avec ça ?
05:31Deuxième cause, l'immigration non régulée,
05:34le chaos migratoire où plus personne n'a les mains sur le tableau de bord.
05:37Donc il y a des gens très bien qui rentrent.
05:38Et puis évidemment, des gens qui ont des casiers judiciaires,
05:40mais qu'on ne contrôle pas par définition.
05:42L'inversion de la culpabilité de manière générale,
05:45où vous avez des personnes âgées qui se défendent chez elles la nuit
05:47contre des cambrioleurs qui sont envoyés en prison en détention préviseoire.
05:51Et par ailleurs, vous avez des milliers de délinquants
05:54qui profitent, bras électroniques au pied,
05:56des douceurs de l'été, bien libres.
06:00Donc tout ça le résultat d'une multitude de causes
06:04et qui malheureusement rendent les choses parfois assez désespérantes, il faut le dire.
06:07Julien Audevoul, justement sur les causes,
06:09comment faire en sorte, parce qu'effectivement Laurent Nunez parlait des conséquences,
06:14comment faire en sorte de s'attaquer aux causes ?
06:16Qu'est-ce qu'il faut faire pour que ça s'arrête ?
06:18Déjà, il faudrait que la France redevienne un État, tout simplement,
06:23puisque la situation est tellement apocalyptique qu'on peut se poser la question
06:27si la France, selon la définition du sociologue Max Weber, est toujours un État,
06:31c'est-à-dire en capacité d'avoir le monopole de la violence légitime.
06:35Aujourd'hui, on le voit et on le déplore,
06:38les forces de sécurité, les forces de l'ordre sont de moins en moins
06:42dans la capacité de faire respecter la sécurité, l'ordre public,
06:46de défendre les honnêtes gens, parce qu'il y a cette justice laxiste,
06:50parce qu'il y a toujours cette présomption de culpabilité sur le policier, sur le gendarme,
06:55dès qu'il a le malheur de protéger sa vie ou de faire son métier.
06:59En revanche, pour ce qui est des hordes, des meutes, des bandes de racailles,
07:03des trafiquants, de tous ceux qui, aujourd'hui, sèment la violence dans notre pays,
07:07mais c'est l'impunité totale, et l'impunité totale qui s'exprime
07:11par une violence totalement débridée, de plus en plus violente,
07:16de plus en plus sauvage, avec effectivement des codes qui sont importés.
07:21Une partie de cette violence, pas toute, bien évidemment, est issue de l'immigration,
07:25d'une immigration soit récente, soit d'une immigration qui n'a pas du tout été assimilée,
07:30de gens qui sont nés en France, dont les parents sont nés en France,
07:33mais qui ont été biberonnés à la haine de la France.
07:37Qui ont un passeport français, mais qui ne se sentent pas français.
07:39Et qui considèrent que finalement, n'importe quel magasin est une prise de guerre,
07:43qu'il faut aller détrousser la vieille dame, qu'il faut aller agresser sexuellement la jeune fille,
07:48parce qu'on est dans un pays à conquérir, alors que c'est leur pays pour la plupart d'entre
07:53eux.
07:53Donc tout ça, effectivement, génère des situations intolérables,
07:56et les honnêtes gens, les Français qui veulent vivre en sécurité,
07:59sont, eux, de plus en plus astreints à résidence.
08:01Alors moi, j'ai été très frappé par le témoignage de Camélia.
08:04Vous savez, c'est elle qui avait eu sa voiture massacrée le soir de la demi-finale,
08:08et elle expliquait que ces émeutiers participaient à la stigmatisation,
08:12parce qu'elle leur en voulait.
08:14Elle dit, c'est à cause de vous, que certaines communautés sont stigmatisées,
08:17parce que c'est toujours vous qui faites ça,
08:20et vous vous comportez n'importe comment.
08:21C'est ce que disait la jeune Camélia.
08:23Écoutez-la.
08:24Ce soir-là, Camélia porte un maillot du Bayern de Munich,
08:28l'une de ses équipes favorites.
08:31Une tenue qui va rapidement attirer l'attention
08:33et provoquer l'hostilité de nombreux jeunes présents sur place.
08:48C'est le début d'une scène surréaliste,
08:50qui va faire le tour des réseaux sociaux.
08:53Camélia est violemment prise à partie par des dizaines de supporters.
09:06Le véhicule est dégradé sous ses yeux.
09:13Camélia reste totalement sidérée par la violence de la scène.
09:16Il y a eu des coups de battre sur la voiture, des coups de pied.
09:20Du coup, ils ont cassé les deux phares arrière,
09:22les deux rétroviseurs, le coffre.
09:28Française d'origine marocaine,
09:30Camélia déplore le fait que ces violences
09:32donnent une mauvaise image des jeunes issus de l'immigration.
09:34Dans la vidéo, peut-être qu'il y avait des Blancs,
09:36mais il y avait aussi plein de Noirs et d'Arabes.
09:38Et je trouve ça triste parce qu'on donne raison aux racistes
09:41de se dire que c'est toujours les mêmes.
09:42Mais on voit la vidéo, mais en fait, ils ont raison.
09:45J'ai pas envie qu'on nous voit comme des gens
09:47qui savent pas se conforter,
09:48qui vandalisent une voiture pour un C ou pour un non.
09:51Vous voyez ?
09:52Parce que moi, je suis musulmane,
09:54je sais pas du tout comme ça que notre religion
09:56elle nous dit de fonctionner, vous voyez.
09:57C'est rien à voir avec les valeurs
09:59que l'islam nous apprend, nous, vous voyez.
10:03C'est très fort ce que dit cette jeune fille,
10:05Najwa Laïté.
10:06Elle en veut à ces jeunes.
10:07Elle leur dit, vous participez au racisme,
10:09à la stigmatisation et à ceux qui disent
10:10que c'est toujours les mêmes
10:11parce que ce sont toujours les mêmes.
10:12C'est ce qu'elle dit ?
10:14Oui, quand on voit les images,
10:16oui, ce sont toujours les mêmes.
10:17Et c'est vrai que cette jeune femme
10:19a des mots forts.
10:20Moi-même étant française de confession musulmane,
10:22on se dit, des comportements comme ça
10:25jettent l'opprobre sur l'ensemble des Français
10:28d'origine immigrée.
10:30Et c'est ça qui est terrible.
10:32Elle dit aussi quelque chose de très important.
10:34Aussi, c'est la place des femmes
10:36dans ces événements sportifs ou culturels.
10:40Les femmes, on leur reproche
10:42parce que quand elle évoquait
10:44ce qu'elle a subi sur les réseaux sociaux,
10:46la première réaction, c'est
10:48mais qu'est-ce que tu faisais dans la rue
10:50à cette heure-ci ?
10:52La manière d'être habillée.
10:54Donc, elle interroge aussi,
10:55par son témoignage,
10:56la place des femmes dans l'espace public.
10:59Elle dit qu'elle s'est fait 13 disputes.
11:02Oui, hélas, c'est une réalité
11:05qui est vécue par des femmes
11:07qui osent assister à des matchs de foot
11:12pensant qu'on va passer un bon moment
11:14et qui se transforment en scène de chaos.
11:17Alors, Reda Bélage, je l'ai dit,
11:18ça va recommencer samedi.
11:2022 000 policiers mobilisés,
11:228 000 à Paris.
11:23Et il n'y a pas que, évidemment,
11:24la finale de la Ligue des Champions.
11:25Il y a également des concerts.
11:26Donc, ça va être très compliqué
11:28pour vos collègues.
11:29On a fait sauter des congés.
11:31On a fait sauter des week-ends.
11:32On a rappelé tout le monde.
11:34Et on n'a pas forcément l'impression
11:36que vous êtes toujours soutenus.
11:37S'il se passe quoi que ce soit
11:39et que certains utilisent des vidéos
11:41pour s'en prendre à la police,
11:42on n'a pas la sensation
11:43qu'ils seront forcément soutenus
11:44par les autorités, par l'exécutif.
11:47Vous savez, en 2023,
11:48on a toujours une petite voix
11:49qui résonne dans nos têtes,
11:50nous, force de l'ordre.
11:51C'est inexcusable et inexplicable.
11:53Vous vous rappelez de cette...
11:54Après la mort de Naël.
11:56Et ça nous a fait beaucoup de mal.
11:58Emmanuel Macron.
11:58Ça a laissé beaucoup de traces.
12:01Et malheureusement, aujourd'hui,
12:03cette phrase, elle rentre aussi
12:04dans un système.
12:05C'est-à-dire que ces individus,
12:07ils voient que certains politiques
12:09ou des gens très, très importants
12:10jusqu'au plus haut sommet de l'État
12:13prennent, se positionnent.
12:14On l'avait vu aussi
12:15avec François Hollande à l'époque.
12:16Nous, ça nous avait choqués.
12:18Il avait pris la photo avec Théo,
12:20alors qu'il n'y avait pas encore eu de jugement.
12:21Et dans la même période,
12:22vous aviez des collègues
12:23qui avaient été brûlés vifs
12:25dans le 91.
12:26Il n'avait pas été les voir à l'hôpital.
12:27Il n'avait pas fait de selfie.
12:29Donc vous voyez,
12:29on est dans un monde
12:30où il faut faire...
12:32Le pire, c'est qu'ils n'y arrivent pas.
12:33C'est qu'il faut la paix, en fait.
12:37Et la paix, nous, aujourd'hui,
12:38les gardiens de la paix,
12:39on n'arrive pas à la mettre en place.
12:41On a l'impression,
12:42on a le sentiment aujourd'hui
12:43qu'on est là pour essayer
12:44de limiter le chaos.
12:46Et pour moi, en tout cas,
12:48l'année dernière,
12:48ni la demi-ni la finale
12:49n'était une réussite.
12:50Quand je vois les Champs-Élysées,
12:52l'État dans lequel ils ont fini...
12:53Laurent Nunez a dit
12:54que ça avait été contenu.
12:55L'année dernière,
12:56que ça avait été contenu.
12:57Ils sont allés sur le périphérique,
12:58mais c'était contenu
12:58pour le ministre de l'Intérieur.
13:00Après, vous avez la vision politique.
13:01Et puis après, moi,
13:03ceux que j'écoute,
13:05personnellement,
13:06c'est ceux qui m'envoient des textos.
13:07C'est mes collègues de terrain.
13:08Et ils pensent quoi ?
13:09Ceux qui sont sur le terrain
13:10et ceux qui morflent.
13:11Ils pensent quoi du ministre de l'Intérieur ?
13:12Ce qu'ils veulent dire ?
13:13Écoutez, moi, je ne vais pas vous dire
13:15que c'est une mauvaise personne
13:16puisque quand il était préfet de police
13:17ou quand il a été ministre de l'Intérieur,
13:19en tout cas, il a rempli une mission
13:20qui est très importante
13:21et qui, pour nous, est incontournable.
13:24C'est le soutien des policiers.
13:25Pour moi, c'est inexorable.
13:27Maintenant, du côté de la préfecture de police,
13:28j'ai l'impression que c'est un peu silence radio.
13:30Là, donc, c'est plutôt différent.
13:31Nous, c'est notre interlocuteur direct
13:33en Ile-de-France.
13:34Et en fait, ce qui m'a choqué hier,
13:36c'est qu'en fait,
13:37on a appris les dispositifs
13:39en regardant les réseaux sociaux.
13:40Aujourd'hui, pour savoir un policier
13:42s'il va passer,
13:44à quelle heure il doit déposer
13:45ses enfants samedi à la nounou,
13:48il doit regarder TikTok.
13:50Est-ce que c'est normal ?
13:51Non, normalement, il devrait appeler.
13:52Soit c'est son chef de service
13:53qui lui dit, vous commencez à 17h,
13:55soit c'est son délégué syndical
13:58qui lui dit, tu vas commencer à 17h.
13:59Voilà.
14:00Et aujourd'hui,
14:01comme je l'ai dit tout à l'heure
14:02sur un autre média,
14:03on est arrivé tellement bas
14:05que même nous, syndicalistes,
14:07notre mission numéro un,
14:09c'est d'intervenir dans l'opérationnel.
14:11C'est-à-dire qu'on est obligé
14:12de se battre pour que les collègues
14:13aient de l'eau et à manger
14:14parce qu'ils vont travailler
14:15pendant 12h.
14:16Parce que quand on a décalé
14:19l'horaire de l'ADC,
14:21est-ce qu'on a demandé l'avis
14:22au gouvernement français ?
14:23Je ne sais pas.
14:23En tout cas, nous,
14:24on ne nous l'a pas demandé, notre avis.
14:25Parce qu'avant, l'année dernière,
14:27ça avait fini à 23h fin du match.
14:29Là, c'est à 18h le match.
14:29Il a fallu gérer les sauvages
14:32de 23h jusqu'à 5h du matin
14:34sur les champs et dans Paris.
14:35Et là, aujourd'hui,
14:36il faudra les gérer de 18h,
14:39et même peut-être avant,
14:40jusqu'à 5h le matin, le lendemain.
14:42Donc, vous imaginez les journées
14:43que vont passer les collègues.
14:44Et après, si jamais il y a un acte
14:47de violence légitime,
14:48comme ça a été dit tout à l'heure,
14:50qui n'est pas fait vraiment
14:51dans le millième de seconde près,
14:52on va nous dire inexcusable, inexplicable,
14:54parce que le gars, il a perdu un oeil,
14:56il nous a lancé des mortiers
14:57à 290 km heure.
14:58Voilà, vous avez le terrain
14:59et vous avez la bureaucratie.
15:01J'étais très frappé, Reda Bellage,
15:03parce que vous êtes déjà venu
15:03dans cette émission mardi
15:04et vous nous disiez,
15:05on parlait des bouches à incendie
15:06qui sont dégommées par des délinquants
15:08dans différentes villes de France,
15:09et vous nous disiez,
15:10on n'y va plus, on n'intervient plus,
15:12parce que si ça se passe mal,
15:12ça va nous retomber dessus.
15:13Il se trouve que quelques minutes
15:15après notre émission,
15:16je tombe sur la vidéo
15:16de la police nationale
15:17où une voiture de police y va
15:18et elle est obligée de reculer.
15:20Et là, je me suis dit,
15:20voilà, Reda Bellage,
15:21il avait complètement raison.
15:22Donc, vous voyez cette séquence
15:23et on se souvient aussi
15:24de la voiture qui recule
15:25le soir de la finale,
15:26de la demi-finale
15:27de la Ligue des champions.
16:48Vous avez vu deux voitures de police
16:49qui sont obligées de reculer
16:50parce qu'elles sont prises pour cible.
16:51La première, c'était à Massy
16:52et il y a eu un tweet
16:53de la police nationale
16:54qui disait
16:55la loi prévoit
16:56une peine de 5 ans de prison
16:57et une amende
16:57allant jusqu'à 75 000 euros d'amende
16:59pour ceux qui dégomment
17:00les bouches à incendie.
17:02Je ne parle même pas
17:02de ceux qui ciblent les policiers.
17:04Et là, on se tient les côtes
17:05parce qu'on sait très bien
17:05qu'il n'y aura jamais
17:0675 000 euros d'amende
17:07et 5 ans de prison
17:08pour ceux qui dégomment
17:10les bouches à incendie
17:11et pour ceux
17:11qui s'en prennent aux policiers.
17:13Rien de tout cela.
17:14C'est ce que je vous dis.
17:14Il y a la bureaucratie
17:16et le terrain
17:16et il y a la théorie
17:18et la pratique.
17:19Donc là,
17:19moi, je peux vous dire
17:20qu'hier à Freyne,
17:21parce que j'ai pensé
17:21à vous aussi,
17:23hier à Freyne,
17:23des collègues
17:24ont été appelés
17:26pour intervenir
17:27sur une bouche à incendie
17:28également
17:29et on leur a commandé,
17:31les hautes autorités,
17:32en tout cas,
17:33je ne sais pas laquelle,
17:34mais on leur a commandé
17:35de ne pas y aller
17:35parce qu'on a peur de ça.
17:36Et du coup,
17:37la streinte de la mairie
17:38s'est déplacée sur place.
17:39Qu'est-ce qu'ils ont fait
17:40quand ils sont venus ?
17:41Ils ont caillassé
17:42et ils ont détruit
17:42la voiture de la mairie.
17:44Donc,
17:45il y a un moment
17:46où c'est tout un système
17:47qu'il faut revoir
17:47parce que là,
17:48il y a un gros problème
17:49d'éducation.
17:50Les parents,
17:50ils ne sont pas du tout sanctionnés
17:51donc ils laissent faire
17:52leur gamin ce qu'ils veulent.
17:54Moi,
17:54je suis issu de l'immigration.
17:56Jamais de la vie.
17:57J'arrose une voiture de police
17:58il y a 20 ans.
17:59Jamais de la vie en fait.
18:02Parce que là,
18:02il n'y a pas de garde à vue.
18:03Ma mère,
18:04c'est pire que la garde à vue.
18:05Mais aujourd'hui,
18:06la France,
18:08elle est en train de changer
18:09parce qu'on veut peut-être,
18:10je ne sais pas,
18:11je ne sais pas
18:11si le système qui veut ça,
18:12je n'arrive pas
18:13à le comprendre en fait.
18:15La peur du policier,
18:16elle est chez les honnêtes gens,
18:18Jules Thores.
18:19Le respect,
18:19pas la peur.
18:20Le respect.
18:20Le respect,
18:21même moi,
18:22s'il y a un policier
18:24qui me demande
18:24de m'arrêter,
18:25même si je n'ai rien
18:27à me reprocher,
18:28il y a une crainte,
18:29il y a une distance,
18:30il y a un respect.
18:31Moi, je l'aurais.
18:33Les délinquants,
18:33là,
18:33ils ne l'ont pas du tout.
18:34Parce que non seulement
18:35ils dégomment des bouches
18:35à incendie,
18:36mais ils font ensuite,
18:38ils s'en prennent aux policiers
18:39et les émotifs,
18:40je n'en parle même pas.
18:41Et à chaque fois
18:42que je vois ce genre d'image
18:43et le documentaire
18:46même qu'on est dans une société
18:47où l'ensauvagement de la société,
18:48il ne peut plus être contesté
18:49par personne
18:49parce qu'il est filmé.
18:51On a une violence aujourd'hui
18:52qui est spectacularisée.
18:54Et qui est systémique.
18:54C'est-à-dire qu'on filme tout aujourd'hui.
18:56On filme les rixes,
18:57on file les règlements de comptes,
18:58on filme même aujourd'hui
19:00les attaques à la machette,
19:01on filme les règlements de comptes
19:02dans les cités liées au narcotrafic,
19:05on filme même des abattages
19:07de personnes qu'on veut tuer.
19:10Donc, à un moment donné,
19:11c'est ça que je trouve
19:12le plus dingue.
19:13Vous faites référence par exemple
19:14à Grenoble ?
19:14À Échirone, absolument.
19:17Exactement, on se filme dans la voiture
19:18en train de rafaler des gens.
19:19Exactement.
19:19Et ce que je trouve le plus dingue,
19:20bon là, en l'occurrence,
19:21dans cette affaire-là,
19:21on ne voit pas le visage de ce monsieur,
19:23mais là, combien d'interpellations
19:25on pourrait faire
19:25après la publication de cette vidéo ?
19:27On pourrait en faire beaucoup.
19:28C'est-à-dire qu'on filme tout,
19:30même à La Baule.
19:31À La Baule, vous avez des gens
19:32qui se battent.
19:34Pardonnez-moi,
19:34mais il y a des caméras
19:35de vidéosurveillance,
19:35il y a des vidéos amateurs.
19:36Il y a eu quelques arrestations.
19:37Est-ce qu'il n'y a pas plus d'arrestations ?
19:39Parce qu'encore une fois,
19:46on a de plus en plus de racailles,
19:47on a de plus en plus de voyous,
19:48on a de plus en plus de sauvages.
19:49Il ne faut pas s'étonner
19:50qu'on ait ce genre d'image.
19:51Je vous parlais de La Baule,
19:52donc je vous propose de revoir
19:52effectivement cette scène
19:54de rixe géante
19:55lors du week-end de Pentecôte,
19:56puisque les stations balnéaires
19:58maintenant sont prisées
19:59par les délinquants.
20:01Les fronts de mer.
20:02Les fronts de mer, c'est ça.
20:03Donc on avait l'agression antisémite
20:05à Deauville
20:05et la rixe géante à La Baule.
20:10Cet été, les rues seront vides,
20:11les prisons seront pleines.
20:13Personne ne va me coucher à Orlée,
20:14je suis une légende urbaine.
20:16Les amis sont devenus faux,
20:18les ennemis restent prêts.
20:19Même si on est peu,
20:20ils sont trop, on est prêts.
20:22Mets plus de jeux sur le yo-yo,
20:24mets plus de jeux sur le yo-yo.
20:26Elle a du jus dans ses lolo,
20:27elle a du jus dans ses lolo.
20:29Fais rentrer la pédave, pédave,
20:31fais rentrer la pédave, pédave,
20:32fais rentrer le pédave,
20:33pédave, fais rentrer le pédave,
20:34fais rentrer le pédave, pédave,
20:36aïe aïouille, aïe aïouille,
20:38aïe aïouille, aïe aïouille.
20:39Ça m'a vraiment intéressé
20:41parce que c'est les stations balnéaires
20:43qui sont...
20:44Moi, je l'avais vu à Deauville
20:45il y a quelques années.
20:46Ils arrivaient avec des sonos géantes
20:48en mettant de la musique
20:49qu'on vient d'entendre là-dedans
20:50dans ce clip,
20:51enfin dans ces images,
20:52à faire péter la musique
20:53sur toute la plage.
20:54Ils jouent au foot
20:55devant votre serviette
20:56pour ne pas dire sur votre serviette
20:57et vous envoient du sable
20:59dans les yeux.
21:00Et ensuite, je disais,
21:01Deauville, l'image qu'on a dans la tête,
21:03c'est Jean-Louis Trintignant
21:04qui prend Anoukémé dans ses bras.
21:06Là, c'était rempli de burkini.
21:08Ce n'est pas l'image totalement
21:09de carte postale
21:10qu'on peut avoir de Deauville.
21:11Donc, voyez ce qu'on a vu à Deauville,
21:13même chose pendant le week-end
21:14de Pentecôte,
21:15un homme, torse nu,
21:16qui est sur les planches,
21:17les fameuses planches de Deauville
21:18où vous savez,
21:18il y a les barrières
21:19avec les noms des stars américaines
21:21puisque c'est là
21:22qu'il y a le festival
21:22du film américain,
21:23qui était en train
21:24de chercher des juifs
21:26pour les agresser.
21:27Il demandait s'il y avait des juifs
21:28et il disait
21:28« Je vais tuer des juifs
21:29au nom d'Allah ».
21:30Voyez la séquence.
21:31« Je vais tuer des juifs
22:01je vais tuer des juifs. »
22:06« Viens y va, viens y va.
22:10Filme-moi toi, filme-moi. »
22:12Voilà, il a fini ensuite arrêté
22:14et évidemment,
22:15à l'heure où on se parle,
22:16il est totalement libre
22:17comme vous et moi.
22:18Ça, c'est intéressant
22:19parce qu'on s'était déjà vu
22:20aussi cette semaine,
22:21Pierre-Marie Sèvres,
22:21sur les villes tranquilles,
22:23vraiment,
22:23qui ont des images
22:24de cartes postales,
22:26de quiétude.
22:26Je le disais un peu
22:27en carré qu'attirant,
22:28la ville de retraités LR.
22:30Eh bien, là aussi,
22:31l'ensauvagement arrive.
22:32Il y a un exemple
22:33qui m'a particulièrement frappé
22:34parce que vous savez,
22:35à l'Institut pour la Justice,
22:36on travaille sur l'insécurité,
22:37la justice,
22:38et donc je regarde régulièrement
22:38les statistiques
22:39sur l'insécurité.
22:40Et j'avais remarqué
22:41que le département de la Manche
22:42était le département
22:43dans lequel il y avait
22:44le moins de violences
22:45par habitant.
22:46Et donc,
22:47dans plusieurs années,
22:47je me disais,
22:48c'est marrant,
22:48en plus j'ai quelques racines
22:49familiales dans la Manche,
22:51ça pourrait être
22:51une région de repli
22:52dans laquelle j'irais
22:53le jour où l'ensauvagement
22:54de l'Île-de-France
22:55me sera trop insupportable.
22:57Allez-y maintenant.
22:58Et puis l'été dernier,
22:59eh bien justement,
22:59l'été dernier,
23:00à Granville,
23:01donc la grande station
23:02balnéaire de la Manche,
23:03la Monaco du Nord,
23:04Granville,
23:05une cité corsaire,
23:06c'est un peu
23:06l'équivalent de Saint-Malo,
23:08à Granville,
23:09il y a eu une bataille rangée
23:10le soir du 14 juillet
23:11qui a occupé les policiers
23:14toute la nuit
23:15du 14 au 15 juillet
23:16où on a eu,
23:17je cite l'article
23:18de West France,
23:19une bonne centaine
23:20de jeunes
23:21qui se sont battus
23:22sur la grande place
23:23de Granville
23:23avant de mettre
23:26des barrières artisanales
23:28sur les...
23:29de faire des barrages artisanaux
23:30dans la ville de Granville.
23:31Voilà, Granville,
23:32une des villes
23:32les plus chics,
23:34les plus calmes
23:35de France.
23:36Donc,
23:37même à Granville,
23:38il y a des centaines
23:39de jeunes
23:40qui se battent
23:41et qui pourrissent
23:42la vie de tout le monde.
23:43Alors,
23:43ce qui change les choses,
23:44c'est d'avoir une grande ville
23:44à côté de la station balnéaire.
23:46Ce qui n'est pas de grande ville d'ailleurs.
23:47Comme ce qu'a vécu
23:49la Bôle avec Nantes,
23:51donc avec évidemment
23:52des jeunes
23:52qui ne viennent pas
23:52du centre-ville de Nantes
23:53mais plutôt des banlieues
23:55de Nantes
23:56et d'avoir un train
23:57et d'avoir un TER.
23:58Et là,
23:58vous avez effectivement
23:59ces jeunes
23:59qui peuvent arriver
24:00et parmi ces jeunes,
24:01les délinquants
24:01qu'on a vus
24:03dans la Rix.
24:04Donc,
24:04c'est intéressant
24:04de voir
24:05que les villes,
24:07les stations balnéaires,
24:08la Bôle,
24:09deux villes sont rattrapés
24:11elles aussi
24:11par la délinquance,
24:13par les racailles,
24:13vous appelez ça
24:13comme vous voulez.
24:14Oui,
24:15il n'y a plus de territoire
24:16préservé,
24:17protégé,
24:18ni par l'immigration
24:19de peuplement,
24:20ni par l'insécurité massive.
24:23Les deux phénomènes
24:24étant liés.
24:25Et c'est vrai
24:26qu'on assiste
24:26aujourd'hui
24:28à une répartition
24:29de cette insécurité
24:30comme si chaque Français
24:31devait payer l'impôt
24:33d'une manière
24:33ou d'une autre.
24:34Que ce soit
24:35devant chez lui,
24:36que ce soit
24:37les cambriolages
24:38de bandes
24:39qui,
24:39venant d'Île-de-France,
24:41je le vois
24:41dans mon département
24:42de Lyon,
24:42puisque le nord de Lyon
24:44est aussi une zone
24:45où énormément
24:47d'insécurité,
24:48de délinquance
24:49viennent
24:50pour aller semer
24:51des razzias
24:51et puis des violences.
24:54Donc,
24:54on le voit,
24:55aucun territoire
24:56n'est préservé.
24:57Et on assiste
24:58quand même
24:59à une forme
25:00de renoncement
25:02et de consignes
25:03qui sont données
25:04à la fois
25:04aux honnêtes gens,
25:05aux familles,
25:06de se barricader.
25:07En fait,
25:08ne venez pas ici
25:09à telle ou telle fête
25:10parce que c'est malfamé.
25:11Ne venez pas à telle heure
25:12parce que vous aurez des problèmes.
25:14Ne venez pas
25:15dans tel ou tel quartier
25:16parce que là,
25:17vous allez être agressé.
25:19Donc,
25:19les Français
25:20sont obligés
25:21de s'ériger
25:22des frontières
25:22au sein même
25:23de leur territoire
25:24pour se protéger
25:25de l'immigration.
25:26Mais évidemment,
25:27la solution
25:27n'est pas celle-là.
25:29Et il y a une reprise en main
25:30qui est urgente
25:31à avoir face à cette insécurité.
25:33Et moi,
25:33j'observe,
25:34c'est hallucinant
25:35cette image
25:35quand l'antisémite
25:37d'Auville
25:39est interpellé.
25:40Il fanfaronne.
25:41Il fanfaronne.
25:42Il dit,
25:42file-moi, file-moi.
25:43Il n'a ni peur
25:45d'une agent de police.
25:46Il n'a aucun respect.
25:48Il sait
25:48qu'il n'aura rien.
25:49Il sait
25:50que ça va se solder
25:51par aller
25:52un rappel à la loi,
25:53aller peut-être
25:55un travail
25:56d'intérêt général
25:57peut-être
25:57au pire
25:58où il aura
26:00peut-être
26:01un rendez-vous
26:01avec tel ou tel médiateur.
26:03mais il sait
26:03qu'il n'aura
26:04aucune sanction.
26:05C'est ça qui est
26:05terrifiant.
26:06Il fait ça.
26:06Excusez-moi,
26:07je ne sais pas
26:07quelle est son origine
26:08et je m'en fous.
26:09Mais je pense
26:10qu'il fait ça
26:10en Algérie,
26:11au Maroc
26:12ou en Tunisie.
26:13Je pense qu'il passe
26:14un sale quart d'heure.
26:15Et je pense
26:16que les supporters
26:20sénégalais
26:20qui ont été
26:22graciés
26:22par le roi du Maroc
26:23qui avait foutu
26:24le bordel
26:24lors de la finale
26:25de la Cannes
26:25qui sont restés
26:26quatre mois
26:26en taule au Maroc,
26:28je pense qu'ils ont
26:28bien senti
26:29chaque jour
26:30des quatre mois.
26:32Effectivement,
26:32je ne connais pas du tout
26:32la nationalité
26:33de ce monsieur.
26:33Il se trouve
26:34qu'il a dit
26:35je vais tuer des juifs
26:36au nom d'Allah.
26:37Et puis,
26:38c'est vrai
26:39que ce que vous dites
26:39sur la Coupe d'Afrique
26:41des Nations,
26:41c'est-à-dire
26:41que la Coupe d'Afrique
26:42des Nations
26:42ne se joue pas
26:43en France.
26:50C'est la conjugaison
26:53de deux phénomènes.
26:53D'abord,
26:54le laxisme judiciaire
26:55parce que ça a été
26:56très bien dit.
26:57Ces personnes,
26:58une fois interpellées,
26:59savent très bien
27:00qu'elles ne risquent
27:00pas grand-chose.
27:01D'ailleurs,
27:02l'individu
27:03qui a été interpellé
27:05à Deauville
27:06pour ses propos
27:07antisémites
27:07n'a pas fait
27:08une seule heure
27:08de garde à vue.
27:09Il est reconvoqué
27:10ultérieurement
27:11pour peut-être,
27:11je dis bien peut-être,
27:13connaître sa peine.
27:14Donc, évidemment,
27:14la justice
27:15n'est pas dissuasive.
27:16Premier phénomène.
27:17Et le deuxième phénomène,
27:19c'est qu'il y a
27:19sur le sol de France
27:20des Français,
27:21parce qu'ils sont Français,
27:22qui détestent la France
27:23et les Français.
27:25Combien sont-ils ?
27:26C'est une question intéressante
27:27qu'il faudrait se poser.
27:28Je vois que l'extrême-gauche,
27:29notamment,
27:30veut étouffer ce débat,
27:31veut mettre la poussière
27:32sous le tapis
27:32et ça fonctionne plutôt bien
27:34puisque je n'entends personne
27:35au sein du gouvernement
27:35soulever cette question-là
27:37qui est pourtant
27:37une question fondamentale
27:38qui explique aussi
27:39les violences
27:40auxquelles nous avons assisté
27:41durant la demi-finale
27:42de la Ligue des Champions
27:43qui expliqueront probablement
27:44les violences auxquelles
27:45nous allons assister
27:46le week-end prochain.
27:47Combien y a-t-il de Français
27:49sur le sol de France
27:50qui détestent notre pays
27:51et que fait-on
27:52de ces personnes ?
27:52Il faudra bien un jour
27:53qu'on se pose la question
27:54parce que la situation
27:55année après année
27:56est de pire en pire.
27:58Et je vous le dis,
27:59réjouissez-vous
27:59de ce qui nous arrive aujourd'hui
28:00parce que si rien n'est fait,
28:02ce sera pire demain.
28:03Alors vous parliez
28:03du laxisme judiciaire.
28:05On a vu le laxisme judiciaire
28:06après la finale
28:07de la Ligue des Champions
28:08ou la demi-finale
28:09de la Ligue des Champions
28:10sur les casseurs,
28:11sur ceux qui avaient tiré
28:12aux policiers
28:12en tir tendu
28:13au mortier d'artifice.
28:14Il y avait eu
28:15quelques comparutions immédiates
28:16et un mandat de dépôt
28:17à la fin.
28:18Donc vous voyez cet extrait
28:18justement sur le laxisme
28:20et c'est pourquoi
28:21ils vont recommencer samedi
28:22parce que vous l'avez dit
28:23Yohan,
28:23il se croit tout permis.
28:26Parmi les jeunes
28:26arrêtés ce soir-là,
28:28ce casseur filmé
28:29en train de s'acharner
28:30sur un abri bus
28:31des Champs-Elysées.
28:37Un geste
28:38qu'il tentera ensuite
28:39d'expliquer
28:39dans une vidéo
28:40postée sur TikTok.
28:41Je suis parti regarder
28:42le match chez mes potos.
28:44Il y en a,
28:44il a dit quoi ?
28:45Il a dit
28:45venez on va sur le champ.
28:46De moi j'étais venu
28:47en mode chill
28:47mais j'ai vu ça déconner.
28:49Mortier, fumier,
28:50une durée
28:50commence à tout casser
28:51tout ça.
28:52Donc on a suivi
28:53toute la flou
28:53et on est parti au champ.
28:55Montant du préjudice,
28:56150 000 euros.
28:58Âgé de seulement 15 ans,
28:59le jeune homme
29:00était déjà connu
29:00des services de police,
29:02notamment pour des menaces
29:03de mort réitérées.
29:04Comme beaucoup
29:05d'autres casseurs
29:06interpellés cette nuit-là,
29:07il sera finalement
29:08condamné à des travaux
29:09d'intérêt général,
29:10des sanctions jugées
29:12largement insuffisantes
29:13par de nombreux observateurs.
29:14Voilà Pierre-Marie,
29:15l'impunité totale,
29:16c'est pour ça qu'ils recommencent.
29:17Ils vont recommencer samedi.
29:18Personne ne leur met
29:19jamais de limite.
29:20Ils peuvent taper
29:21sur Reda Bellage
29:22ou sur ses collègues.
29:23Ils n'iront pas dormir
29:24en prison ?
29:25Oui.
29:26Alors que si
29:27les collègues
29:27de Reda Bellage
29:28répliquent,
29:29eux iront dormir en prison.
29:30Oui, c'est ça
29:31qui est formidable.
29:32Eux, ils auront droit
29:32à la détention provisoire.
29:34J'ai trouvé une affaire,
29:35on a parlé de la justice
29:36dans les pays d'origine
29:37de bien souvent ces voyous,
29:39j'ai trouvé une affaire
29:39au Maroc
29:40qui est en dit très long.
29:42En mai 2020,
29:43il y a un jeune homme
29:44à Casablanca
29:46qui a voulu arrêter
29:47un tramway
29:48pour faire une vidéo TikTok.
29:50Il a arrêté le tramway.
29:51Bon, il n'a agressé personne.
29:52En France,
29:53on ne l'aurait peut-être
29:54probablement pas interpellé.
29:55Même s'il avait été interpellé,
29:57même pas de rappel à la loi.
29:58Là, on laisse tomber la poursuite.
30:00Il a eu trois ans
30:01de prison ferme.
30:02Trois ans de prison ferme
30:03pour avoir arrêté
30:04un tramway à Casablanca.
30:05Il ne recommencera pas.
30:06Il ne recommencera pas.
30:07C'est exactement ça.
30:08Mais avec un rappel à la loi,
30:09évidemment qu'il recommencera.
30:10Parce qu'en France,
30:11notre modèle,
30:12c'est...
30:13On parle souvent
30:13du modèle néerlandais.
30:15Au Pays-Bas,
30:15on met en prison
30:16très rapidement.
30:17Première infraction,
30:18on vous met en prison
30:18pour une semaine.
30:19C'est très très peu.
30:20En France,
30:20on a pris le pli inverse.
30:22En France,
30:22on met en prison
30:23au bout de la dixième infraction
30:25et encore.
30:26Et là,
30:26pour une fois,
30:27ça va être assez long.
30:28Mais évidemment,
30:29n'importe qui qui a des enfants,
30:30c'est bien que la prévisibilité
30:32de la justice
30:33et de la punition
30:34est extrêmement importante
30:36et même fondamentale
30:37dans le processus
30:38d'internalisation des normes.
30:39Cette semaine,
30:40rien que cette semaine,
30:41je sors de notre thème.
30:43Nous avons deux pédocriminels
30:45qui sont passés
30:46devant la justice.
30:47Potentiel.
30:47C'est le même thème.
30:48Il y a donc
30:50un an de prison
30:51avec...
30:52Un an de prison ferme
30:52qui a été requis.
30:53Trois en tout,
30:53un an de prison ferme.
30:55Aménageable sous brasse électronique.
30:56il n'ira jamais dormir en prison
30:58si les réquisitions sont suivies.
30:59Ce pédocriminel
31:00qui a agressé,
31:01qui est accusé
31:02d'avoir agressé
31:02neuf enfants.
31:03Neuf enfants,
31:04notamment sous leur sous-vêtement.
31:07Bon.
31:07Ensuite,
31:07une semaine auparavant,
31:08on était sur 18 mois de prison
31:11avec sursis
31:11qui avait été requis.
31:12Donc,
31:12lui non plus.
31:13L'autre pédocriminel,
31:14même chose
31:14qu'a fait plusieurs victimes,
31:15même chose des enfants.
31:17Le premier,
31:17c'était 3 à 5 ans.
31:18Le deuxième,
31:19ils étaient un peu plus âgés.
31:20Même chose,
31:2118 mois de prison avec sursis.
31:22Donc,
31:22deux pédocriminels,
31:23ils n'iront pas dormir en prison.
31:24On a appris
31:25que le tueur d'Alban Gervaise,
31:27le médecin militaire
31:28qui a été massacré
31:29devant l'école de ses enfants,
31:31on savait qu'il avait été jugé
31:33irresponsable pénalement.
31:33Il était dans un hôpital psy.
31:35Il a le droit de sortir
31:36pour aller voir ses parents
31:37le week-end et le soir.
31:39Et pendant ce temps,
31:39par contre,
31:40on va trouver une cellule
31:41pour Nicolas Sarkozy
31:42si on suit les réquisitions
31:43pour 7 ans.
31:44Donc,
31:44moi,
31:44en fait,
31:45je ne comprends plus cette justice
31:45qui veut enfermer
31:46un président de la République,
31:48un ancien président de la République
31:48sans avoir trouvé
31:49un euro d'argent libyen,
31:51mais qui ne veut pas enfermer
31:52des pédocriminels
31:53ou les tueurs
31:54de pères de famille
31:55et de mari.
31:55Donc,
31:56je n'y arrive plus.
31:56Je n'y arrive plus
31:57à les comprendre,
31:57en fait.
31:58Mais vous savez,
31:58la justice,
31:59elle donne la valeur.
32:00Elle donne les valeurs.
32:01Elle donne les normes
32:02mais aussi les valeurs
32:03d'une société.
32:04Et aujourd'hui,
32:04tout le monde le voit,
32:06tout le monde le sait.
32:07C'est une évidence
32:07dans notre entourage,
32:08dans ce que nous dit la presse.
32:10On le voit que la justice
32:11inverse les valeurs.
32:12Elle inverse des valeurs.
32:13Donc,
32:13c'est pour ça que,
32:14et tout ça est un phénomène global.
32:16Tout à l'heure,
32:17Reda Bellach parlait
32:18du président de la République
32:19qui dit,
32:20qui accuse les policiers
32:21d'avoir commis
32:21un acte inexcusable
32:22avant même le tout début
32:23de l'enquête
32:24sur l'affaire Naël.
32:26Tout ça,
32:27ça participe
32:27de l'inversion des valeurs.
32:28Vous avez un président
32:29de la République,
32:30François Hollande,
32:30qui va au chevet
32:31d'un homme
32:32qui était supposément
32:34agressé.
32:35Bon,
32:35si c'était vrai,
32:36ça aurait été une catastrophe.
32:37Voilà,
32:37supposément violé,
32:40et ça a été prouvé
32:40que ce n'était pas le cas.
32:42Ça,
32:42c'est de l'inversion des valeurs.
32:43Donc,
32:43tout ça,
32:43c'est un phénomène
32:44extrêmement large
32:45où la justice
32:45est évidemment
32:46l'illustration
32:47la plus éclatante
32:48puisque c'est elle
32:48qui nous dit
32:49quelles sont les valeurs
32:49d'une société.
32:50Elle nous démontre
32:51que les valeurs
32:52de notre société,
32:52ce n'est pas la protection
32:53des enfants.
32:54Là,
32:54en l'occurrence,
32:54dans les affaires
32:55que vous démontrez.
32:55C'est incroyable.
32:57Deux pédocriminels,
32:58deux hommes
32:58qui ne dormiront pas
33:01une nuit en prison.
33:02D'ailleurs,
33:02j'ai été très choqué
33:10il n'y a pas de problème.
33:10Un pédocriminel,
33:11on ne le met pas
33:12en détention provisoire.
33:13Et même,
33:13quand ils vont en prison,
33:14il va dans quelle prison ?
33:14Il y a une prison en Dordogne
33:15qui est la prison
33:16des pédocriminels
33:17sinon il y en a une autre
33:18en Corse.
33:18C'est une prison ouverte.
33:19Non seulement,
33:20ils ont les clés
33:20de leur cellule
33:20mais en fait,
33:21vous y allez.
33:22L'architecte,
33:23ça,
33:23il faut le faire.
33:23L'architecte qui a conçu
33:24cette prison
33:25sous Robert Badinter,
33:26tiens comme par hasard,
33:27c'était l'architecte
33:28du Club Med.
33:29Il a conçu la prison
33:31des agresseurs sexuels
33:40sur les policiers,
33:40c'est insupportable.
33:41On leur tire dessus
33:41aux mortiers d'artifice
33:42et ils ne vont pas en tôle.
33:44En tous les cas,
33:45ils recommencent.
33:47ils disent qu'il y a
33:48une forme d'impunité
33:49pour recommencer
33:51et récidiver.
33:52Mais vous voyez,
33:53ce qui est terrible,
33:55c'est qu'à un moment,
33:56il y avait une prise de conscience.
33:57Quand même,
33:57vous avez un ancien
33:59Premier ministre,
34:00Gabriel Attal,
34:01qui a voulu
34:03rendre la justice
34:04des mineurs
34:04plus sévère.
34:06Donc,
34:06notamment en prévoyant
34:07la comparution immédiate
34:09des mineurs
34:10pour les plus de 16 ans
34:11connus de la justice.
34:13Sauf que ça a été censuré
34:14par le Conseil constitutionnel
34:16parce qu'on considère
34:17qu'un mineur
34:19ne doit pas...
34:20Sur ses ines de LFI.
34:20Sur ses ines de LFI
34:22parce qu'on considère
34:23qu'un mineur
34:26ne doit pas être jugé
34:26de la même manière
34:27qu'un majeur.
34:28Et pourtant,
34:29vous voyez,
34:30la volonté politique,
34:31elle était là
34:31de rendre plus sévère
34:34la justice des mineurs.
34:35Donc,
34:35je ferme la parenthèse
34:36et là,
34:37je reviens rapidement.
34:38Vous citiez
34:38Max Weber.
34:39C'est important
34:40de lire nos philosophes
34:41parce que moi,
34:42je citerais Nietzsche
34:44et qui considère
34:45qu'il y a un vrai risque
34:46quand nos sociétés
34:47basculent dans le nihilisme.
34:49C'est-à-dire
34:49qu'il y a
34:50une inversion
34:51en effet
34:52des principes,
34:53des repères
34:54et que tout s'effrite.
34:56Et donc,
34:56on n'a plus peur
34:57de la loi,
34:57on n'a plus peur
34:58de tuer,
34:59on n'a plus peur
35:00de l'autorité
35:01puisque l'autorité
35:02n'existe plus.
35:03Et donc,
35:04face à ça,
35:05la violence,
35:05elle devient
35:06un mode d'expression.
35:07Et pour ces jeunes
35:08que vous voyez
35:09dans l'espace public,
35:10c'est un mode
35:11d'expression,
35:12c'est un mode aussi
35:13de domination
35:15sur les autres.
35:16Vous parliez
35:17des réseaux sociaux,
35:18c'est une mise en scène,
35:19c'est regarder,
35:20nous existons
35:22et nous imposons
35:24nos règles.
35:25C'est ça,
35:26la réalité
35:27de l'état
35:28d'esprit
35:28de ces jeunes.
35:29Gréda Bellach,
35:29quand vous faites
35:30tirer dessus
35:31aux mortiers
35:31d'artifices
35:32et que vous les voyez
35:33la semaine d'après
35:34au même endroit
35:35faire la même chose
35:37et à contrario,
35:38quand c'est un de vos collègues
35:38qui intervient
35:39et qui termine
35:40en garde à vue
35:40au minimum
35:41ou en détention provisoire
35:42ou pire,
35:43jugé pour meurtre,
35:45quel est l'état
35:46d'esprit des policiers ?
35:47Est-ce qu'on a encore
35:48envie de devenir policier ?
35:49Moi, ça m'est arrivé
35:51en 2014,
35:53cité du Chaperon Vert
35:54dans le Val-de-Marne
35:55et on a été pris
35:56en guet-à-pant
35:57donc dès qu'ils nous ont arrivé
35:58ils nous ont bloqué
35:58avec les poubelles
35:59et ils ont mis un véhicule
36:00en travers,
36:01un véhicule volé
36:01et là on a pris
36:02je ne sais pas,
36:03peut-être 200 mortiers
36:04d'un coup à bout portant
36:05et je me revois encore,
36:07il y a prescription,
36:07l'IGPN ne pourra pas
36:08m'auditionner
36:09mais on avait un flashball
36:11juste à poser à l'époque
36:11pas à une cartouche,
36:13je tirais comme ça,
36:14l'autre collègue
36:15balançait les grenades
36:15et puis on appelait des renforts
36:17et en fait,
36:18c'était que des gamins
36:18de 13-14 ans,
36:20ils n'étaient jamais
36:21de comparution immédiate.
36:23En fait,
36:24malheureusement,
36:25on avait l'habitude
36:26et c'était le jeu
36:27du chat et de la souris
36:28et on faisait ça
36:28toute la nuit,
36:29on passait d'une cité
36:30à une autre.
36:31Là,
36:31ce qui est inquiétant
36:32aujourd'hui en France,
36:33je crois que les gens
36:33ne se rendent pas compte,
36:35c'est en voyant ces images-là,
36:36c'est que là,
36:36ils sont en train de venir,
36:38c'est triste ce que je vais dire,
36:39je viens des quartiers,
36:41ils sortent des quartiers
36:42pour venir chez vous,
36:44c'est horrible ce que je dis
36:45mais je l'assume.
36:46Vous voyez là,
36:47à Paris,
36:47les mecs qui viennent
36:47pour brûler ce qu'ils font
36:49dans le quartier,
36:49ils ne peuvent plus le faire
36:50parce que là-bas,
36:51c'est Kalachnikov,
36:52c'est les dealers
36:53qui ont pris le pouvoir,
36:54ils n'ont plus le pouvoir,
36:55ils ne peuvent plus
36:55brûler des voitures
36:57et donc,
36:57qu'est-ce qu'ils font ?
36:58Ils viennent à Paris,
36:59ils vont brûler
37:00les voitures à Paris,
37:01ils s'attaquent aux policiers
37:02à Paris,
37:02donc nous,
37:03on s'adapte.
37:03Les policiers de banlieue,
37:05on les met tous à Paris,
37:07tous,
37:07on a créé les compagnies de marche
37:08comme on a fait
37:10pendant les JO,
37:11ça a super fonctionné,
37:12les hauts fonctionnaires
37:13ont eu des légions d'honneur,
37:14nous,
37:15entre guillemets,
37:15on n'a toujours pas
37:16les légions d'honneur
37:16du Bataclan,
37:17du moins une partie
37:18de ceux de mon corps
37:19et aujourd'hui,
37:21ces gars-là,
37:22ils ont compris le système
37:23comme l'a dit
37:24très justement l'avocate,
37:27ils viennent,
37:27ils font,
37:28ils expriment leur colère
37:29à leur manière
37:30et c'est leur manière
37:31de vivre,
37:31c'est leur manière de vivre
37:32et ce qui est triste
37:35pour notre pays,
37:35c'est que,
37:37vous avez parlé,
37:38ils viennent à la Bôle,
37:39on a beau tout faire,
37:40ça fait des années
37:40qu'on a mis en place
37:41les renforts saisonniers,
37:42il faut savoir que chaque été,
37:43on envoie des policiers
37:44en renforts
37:45d'Île-de-France
37:46pour aller à la Bôle,
37:49pour aller au Cap d'Ague,
37:50Cap d'Ague,
37:51moi j'ai connu,
37:51c'était une cité en fait,
37:54on ne pouvait même plus
37:55y aller au Cap d'Ague,
37:55vous ne pouvez plus aller
37:56avec votre femme,
37:57vous ne pouvez pas faire
37:58du topless si je puis dire,
37:59moi ma femme ne faisait pas ça
38:00mais en tout cas,
38:01vous ne pouviez pas le faire,
38:03c'est-à-dire que sinon
38:03vous vous faites insulter,
38:04c'est-à-dire que dans la cité,
38:06quand il y a le ramadan,
38:07vous ne pouvez pas manger
38:08un sandwich,
38:08vous soyez noir, blanc ou beurre,
38:10leurs règles,
38:11ils sont en train
38:11de les mettre là
38:12et nous si on a,
38:14nous les jeunes,
38:14alors là je parle un peu
38:15pour ma génération
38:17qui est encore un peu
38:17d'éducation,
38:18l'immigré,
38:19c'est triste parce que
38:20même nous on a fermé les yeux
38:21en fait à l'époque,
38:22nous on les voyait hurler
38:23après les policiers,
38:24on disait c'était normal,
38:25on voyait les mecs
38:25dîner à côté de nous,
38:26pour nous c'était normal,
38:27c'était le quartier,
38:28c'était la vie du quartier
38:28et en fait ça c'est des grosses
38:30erreurs qu'on a commises
38:31et là où il y a eu
38:32bas blesse,
38:32c'est l'État en fait,
38:33c'est-à-dire que
38:34dans les écoles,
38:41je savais que ceux-ci,
38:42ceux-là,
38:43le sénateur,
38:43là aujourd'hui vous leur
38:44posez la question,
38:45le mec il vous répond
38:46wesh,
38:47c'est tout,
38:48non mais c'est une réalité,
38:49c'est ce que vous dites
38:49et à la fois
38:51j'ai fait des contrôles,
38:54j'ai fait des contrôles,
38:56le gars il m'a dit
38:57wesh toi tu te la racontes
38:58parce que tu me vouvois,
39:00non mais vous imaginez,
39:02parce que je le vouvois,
39:03Julien Audoul,
39:04ce qui est très vrai
39:06dans ce qui vient d'être dit
39:07et je pense que c'est
39:08une grande partie de la solution,
39:10on peut parler évidemment
39:11de toutes les législations
39:12qu'il faudrait faire,
39:13des politiques de fermeté,
39:15du laxisme judiciaire,
39:18de l'inversion des valeurs,
39:19mais le fait que les Français
39:21issus de l'immigration,
39:23qui sont parfaitement assimilés,
39:25qui ne supportent pas
39:26d'être amalgamés
39:26avec ces sauvages,
39:28avec ces barbares,
39:29avec ces fouteurs de merde
39:30et ces racailles,
39:31en fait la solution
39:32elle vient d'eux
39:33parce qu'à un moment donné
39:34il faut qu'eux rappellent
39:36de la manière la plus ferme,
39:38la plus forte,
39:39que c'est leur pays
39:40qui sont en train de saccager,
39:41et qu'eux,
39:42ils ont fait les efforts,
39:43les familles de ces Français
39:45issus de l'immigration
39:45ont fait les efforts
39:46en termes d'éducation,
39:48en termes d'incalcation
39:48des valeurs civiques,
39:50en termes de respect,
39:51ils se sont démenés
39:52pour faire que leurs enfants
39:53soient plus français
39:54que les Français,
39:55aiment ce pays,
39:56et tout ça est saccagé
39:57par des,
39:58encore une fois,
39:59par des petits bourgeois,
40:01parce qu'ils n'ont pas connu,
40:02enfin ils ont été
40:02biberonnés la politique de la vie
40:04pour la plupart,
40:04ils ont eu les possibilités
40:06de partir en vacances,
40:07au ski,
40:08à la plage,
40:09etc.,
40:09ils ont eu les réseaux associatifs,
40:10il n'y a jamais eu autant
40:11de médiateurs dans les quartiers,
40:13il n'y a jamais eu autant
40:13de dispositifs municipaux,
40:16intercommunaux
40:16qui vont au chevet des quartiers,
40:17et qu'est-ce qu'ils en font en fait ?
40:19Ils nous crachent dessus,
40:19donc la solution,
40:20je pense,
40:21elle vient de tous ces Français,
40:23quelles que soient leurs origines,
40:24quelles que soient leurs couleurs,
40:25leurs religions,
40:26qui veulent que ce pays
40:27soit le leur,
40:28et continuer à vivre en France
40:29comme des Français,
40:30en paix et en tranquille.
40:31Moi j'ai peut-être une question,
40:32si je peux me permettre,
40:33pour l'avocate et le député,
40:35pourquoi ?
40:35Parce que je l'ai vu,
40:37pour le plan Le Proulx,
40:38avec le Paris Saint-Germain,
40:39on ne prend même pas
40:40de mesures administratives,
40:42c'est-à-dire que,
40:42parce qu'on a le droit en France,
40:44si le judiciaire,
40:44on ne peut pas le contrôler,
40:45nos policiers,
40:45ça c'est sûr.
40:46Mais le plan Le Proulx,
40:46c'était les supporters,
40:48on les connaissait.
40:49Oui, mais les gars
40:50qu'on interpelle,
40:51ce qu'était le plan Le Proulx,
40:53c'était pour enlever
40:54un certain nombre de personnes,
40:55notamment les ultras,
40:56qu'ils soient d'extrême droite
40:57ou d'extrême gauche,
40:58qui, eh bien,
41:00voilà,
41:00a causé beaucoup de violence
41:01après les matchs
41:01ou avant les matchs.
41:02Et je rappelle
41:02qu'on a assigné à résidence
41:04pendant les JO
41:04les casseurs qu'on connaissait.
41:06Donc c'est possible de le faire.
41:07Donc, pourquoi on ne le fait pas,
41:08les 565 interpellations,
41:10si on ne peut pas prendre
41:11des mesures judiciaires ?
41:12Pourquoi on ne prend pas
41:12des mesures administratives ?
41:13Parce qu'il n'y a pas
41:13la volonté politique.
41:14Parce qu'il ne faut pas oublier
41:15que, là,
41:16je n'entends pas
41:16les personnes au placé en parler,
41:19mais nous,
41:20on a eu 23 blessés
41:21pour la demi-finale.
41:22Bien sûr,
41:23mais les choses ont été contenues,
41:24Réda Bellach,
41:25selon votre ministre,
41:26le ministre de l'Intérieur.
41:27Je veux qu'on termine
41:27par un dernier phénomène,
41:28c'est les restaurants
41:29de Poulet à Lal.
41:30On l'a vu à Châtelet,
41:32ça vire à l'émeute.
41:32On en a beaucoup parlé
41:33avec Master Poulet,
41:34c'était l'une des raisons
41:35pour lesquelles Karim Boamran
41:36n'en voulait pas à Saint-Ouen.
41:37Donc, vous voyez cet extrait
41:38du côté de Châtelet
41:39quand Croustie Sabédi,
41:41qui est une autre chaîne
41:42que Master Poulet,
41:43a ouvert ses portes,
41:44ça s'est transformé
41:44en scène d'émeute.
41:45Il n'y a pas d'autre mot.
41:48L'événement se déroule
41:49devant le fast-food
41:50de Croustie Sabédi.
41:51À la clé,
41:53mille repas offerts
41:54aux premiers arrivés.
41:55J'ai négocié
41:56mille Croustie Sabédi
41:58gratuits.
41:59Et ce qui devait être
42:01un événement convivial
42:02et festif
42:02va rapidement virer au chaos.
42:10Plus de 3000 jeunes
42:11affluent sur place
42:12en quelques minutes,
42:13provoquant un mouvement
42:14de foule totalement incontrôlable.
42:19Je voyais les gens,
42:20ils avaient des mortiers
42:21ou des fumigènes
42:21dans la poche.
42:22Donc, ça pouvait
42:23à tout moment déraper.
42:25Ils savaient
42:25qu'ils pouvaient
42:25provoquer une émeute.
42:28Sur place,
42:29c'est la panique.
42:31C'est vrai que c'était
42:32un peu effrayant.
42:32On ne sait pas
42:33comment ça aurait pu finir.
42:35Oui, c'est vrai
42:35que je me suis un peu
42:36chié dessus.
42:38Face à une affluence
42:39devenue ingérable,
42:41le restaurant décide
42:42finalement d'annuler
42:42l'événement
42:43à la dernière minute.
42:44Il y a des enfants ici.
42:45vous êtes pour la plupart
42:46très très jeunes
42:47et vous ne vous rendez pas
42:48compte de l'infarct
42:49et d'un débordement.
42:50Donc, s'il vous plaît,
42:51faites preuve de civisme,
42:52repartez chacun
42:53de votre côté.
42:53Une annulation
42:54qui provoque la colère
42:55d'une partie des participants.
42:57De nombreux jeunes
42:58s'en prennent alors
42:58aux forces de l'ordre
43:00en leur lançant
43:01des projectiles.
43:04Les policiers répliquent
43:05à coups de gaz lacrymogènes
43:06sous une pluie
43:07d'insultes et de provocations.
43:09Faites la police !
43:10Faites la police !
43:11Faites la police !
43:13Faites la police !
43:14Donc, l'ouverture
43:15de commerce de poulet
43:16à l'âle
43:17peut virer à l'émeute
43:20quand ce n'est pas
43:20une montre swatch ?
43:22C'est tout des prétextes
43:23à l'émeute.
43:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
43:24en effet,
43:25vous avez une marque de montres
43:27qui veut faire un partenariat
43:28et vous avez pendant
43:28des jours et des jours
43:30des personnes
43:30qui attendent devant
43:31et ça amène
43:32à des violences.
43:33Vous lancez,
43:34vous faites une distribution
43:35de poulet,
43:36ça amène de la violence.
43:37Vous lancez dans votre quartier
43:39qui est un quartier paisible
43:40à Saint-Ouen
43:41ou à Boulogne
43:42un master poulet
43:43ou que je ne sais
43:44qu'elle enseigne.
43:45Vous avez des images
43:46qui ne vous font pas plaisir,
43:48vous avez des riverains
43:49dont la vie
43:51est complètement gâchée.
43:52On l'a vu dans le long format
43:52de la foire du trône.
43:53La foire du trône.
43:55Donc, en réalité,
43:56c'est ce qu'on dit
43:56depuis le début
43:57de cette émission,
43:57c'est que rien ne va
43:58dans ce pays.
43:58Il est en voie
43:59de tiers-mondisation.
44:01Donc, il faut
44:02une loi,
44:03des lois,
44:04il faut un choc d'autorité
44:05parce que ça suffit,
44:06parce qu'on ne peut pas
44:07accepter qu'à La Baule
44:08il y ait aussi peu
44:09d'interpellations
44:10quand il y a autant de violences.
44:11On ne peut pas accepter
44:12que ce monsieur Adoville
44:13ne fasse pas de prison
44:14une fois qu'il y aura eu
44:15son procès.
44:15Enfin, on commente
44:18ce qui normalement
44:18ne devrait pas exister
44:19depuis une réunion.
44:20Oui, la joie.
44:20Non, c'est par rapport
44:21à ce que vous venez de dire.
44:23C'est vrai qu'il y a
44:24des choses qui ne vont pas.
44:25Mais moi, je me souviens
44:26aussi de Lens,
44:27ce qui s'est passé à Lens.
44:28Et là, c'est toute
44:29une autre histoire.
44:30Là, il y a une fierté
44:32des Lensois.
44:33Et alors, Laurent Nunez
44:34a dit à une question
44:36de CNews,
44:37oui, alors il y a eu Lens
44:38et ensuite, il y a le PSG.
44:40Et ce n'est pas la même chose.
44:41Donc, il reconnaissait.
44:42Vous avez beaucoup parlé de Lens.
44:43Et d'ailleurs,
44:43il nous reprochait
44:44d'avoir trop parlé de Lens
44:45pour avoir dit
44:45que ça se passait trop bien.
44:47On nous reproche
44:47de dire quand ça se passe mal
44:49et là, on nous reprochait
44:50de dire que ça se passe trop bien.
44:51Voilà, on peut saluer
44:52quand ça se passe bien.
44:53Et là-bas,
44:54c'était vraiment une ferveur
44:56où des gens partageaient
44:58un bonheur
44:58parce qu'il y a toute une histoire,
44:59il y a toute une identité
45:01aussi culturelle
45:02par rapport à cette ville ouvrière
45:04où le foot fait partie
45:06aussi du patrimoine régional.
45:08Et donc, il y a toute une histoire
45:09et donc, il y a aussi
45:10des choses qui se passent bien
45:11en France.
45:12Écoutez, Laurent Nunez,
45:13justement,
45:14et ce qui est incroyable,
45:15c'est que la préfecture de police
45:16m'a fait le reproche
45:17d'avoir parlé de violence urbaine
45:19le lendemain
45:19de la demi-finale
45:20de la Ligue des Champions.
45:21Je ne sais pas quel mot
45:22était faux.
45:23Le mot violence,
45:23ça ne devait être faux.
45:24Le mot urbain,
45:25je ne sais pas.
45:26Qu'est-ce qu'il fallait dire alors ?
45:26Ils m'ont fait le reproche
45:27à travers le service police-justice
45:29de CNews de parler de violence urbaine,
45:31de parler de scène de guérilla
45:32et de dire que ça avait duré
45:33toute la nuit
45:34parce que ça avait dû
45:35s'arrêter à 5h35.
45:36Donc, c'est incroyable.
45:37Écoutez Laurent Nunez.
45:38Sur la chaîne que vous représentez,
45:40on parle beaucoup
45:41de la célébration des Lensois.
45:43Mais nous savions
45:44qu'à Lens,
45:44les choses allaient bien se passer
45:45et nous savons
45:46qu'elles pourraient moins bien se passer
45:47pour une célébration
45:48du Paris Saint-Germain
45:49parce que parfois,
45:50vous n'avez pas le même public.
45:51Parfois, vous avez
45:52sur ces célébrations à Paris
45:53un public qui vient
45:55une minorité de personnes,
45:56une minorité de personnes,
45:57quelques centaines de personnes,
45:58mais qui viennent
45:59pour faire créer le désordre
46:01et faire en sorte
46:01qu'il y ait des débordements.
46:02Ça n'est pas tout à fait
46:03le même public, effectivement.
46:05Alors, nous, on se prépare
46:06en conséquence.
46:07Et je réponds
46:07ce faisant à votre question.
46:08C'est bien pour ça
46:08qu'il y a 22 000 personnes
46:10qui vont être mobilisées
46:11sur tout le territoire national,
46:14dont 8 000, effectivement,
46:15à Paris et dans l'agglomération parisienne.
46:18Car la probabilité
46:19qu'il y ait des personnes
46:20en cas de victoire
46:21du Paris Saint-Germain,
46:22la probabilité qu'il y ait des personnes
46:23qui viennent pour faire dégénérer
46:24la fête,
46:25elle est quand même assez forte.
46:26Et moi, il est de ma responsabilité
46:27comme ministre de l'Intérieur
46:28de la France.
46:29C'est intéressant
46:29parce qu'il reconnaît
46:30que ce n'est pas le même public,
46:32Lens, PSG.
46:32Il dit que ce n'est pas le même public.
46:33Non, mais il faut
46:34qu'il aille au bout de sa logique.
46:35Il faut qu'il aille au bout
46:36de sa démonstration.
46:37Ça n'est pas le même public.
46:39C'est acté.
46:39Évidemment, ça n'est pas le même public.
46:40Les images ont parlé d'elles-mêmes.
46:42Les faits ont parlé d'eux-mêmes.
46:44Mais de quel public parle-t-il ?
46:46Quel est le public
46:46qui vient tout casser
46:48sur son passage
46:49lors de la demi-finale
46:50de la Ligue des Champions
46:51et samedi prochain ?
46:53Eh bien, il n'ose pas dire,
46:54il n'ose pas dire
46:55parce qu'il a peur des conséquences,
46:56il n'ose pas dire
46:57que ce sont des jeunes
46:58issus de l'immigration.
47:00En partie.
47:01Pas tous, naturellement.
47:02Mais en partie,
47:03ce sont des jeunes
47:04issus de l'immigration.
47:05Il n'osera pas dire
47:06que ce sont des jeunes de quartier ?
47:07Non, mais il le sait.
47:08Il le sait.
47:09Regardez les mots qu'il emploie.
47:10Il arrive à dire des choses
47:12sans les dire.
47:13Mais il a peur
47:14de nommer les choses.
47:15C'est gravissime.
47:16C'est gravissime
47:16parce que ça montre
47:17que l'extrême-gauche
47:18et la gauche extrême
47:18ont encore une emprise idéologique
47:20sur le débat politique
47:21et cette emprise idéologique
47:23nous empêche
47:24de régler les problèmes.
47:24Johan, quand vous parlez
47:25de violence urbaine,
47:26vous vous faites engueuler
47:27par la préfecture.
47:28Je suis d'accord avec vous.
47:28Quand vous en êtes
47:29à ne pas pouvoir dire
47:30violence urbaine,
47:30comment voulez-vous
47:31ensuite combattre le phénomène ?
47:32Je suis d'accord.
47:32Vous n'avez même pas
47:33nommé les choses.
47:34Merci à tous.
47:35Merci à tous
47:35d'avoir été là
47:36pour cette émission spéciale
47:38Ultraviolence
47:38quand la fête
47:39vire au cauchemar.
47:40Et donc évidemment,
47:40on va suivre
47:41ce qui va se passer samedi.
47:42On espère une victoire
47:43du PSG
47:43et on espère
47:44que nos policiers
47:45seront épargnés
47:46le plus possible samedi.
47:47Vous quittez le pays
47:50pour éviter
47:52le confinement sécuritaire.
47:53Vous avez raison.
47:54Les gens parfois
47:55quittent Paris
47:56pour passer le week-end.
47:57Je connais plein de Parisiens
47:58qui fichent le camp ce week-end
47:59parce qu'ils se disent
48:00que ça va être l'émeute
48:00et qu'ils n'ont pas...
48:01C'est ceux qui ont les moyens.
48:02Toujours pareil.
48:02Voilà.
48:03Merci.
48:06Allez, on se retrouve lundi
48:07dans 100% Frontières
48:08où on fera évidemment
48:09le débrief
48:09de ce qui s'est passé
48:10samedi dans les rues de Paris
48:11et dans les rues de France même
48:13puisque c'est 22 000 policiers
48:14au niveau national.
48:15Je rappelle qu'il y aura
48:16des fanzones
48:16non pas à Paris
48:17mais dans l'agglomération parisienne.
48:19Reda Bellage l'a dit tout à l'heure
48:20sur Europe 1
48:21et d'ailleurs Reda Bellage
48:21vous serez là lundi matin avec nous.
48:23Oui, c'est vrai.
48:23Je l'appris en direct.
48:25Je suis très content.
48:26Merci à tous.
48:27Michael Dorian
48:27à lundi pour 100% Frontières.
48:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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