- il y a 8 minutes
Arnaud Montebourg intervient chaque vendredi aux côtés de Paola Puerari pour livrer son analyse sur les grands enjeux économiques et géostratégiques, notamment en termes de souveraineté industrielle & énergétique de la France et de l’Union Européenne, au cœur de L’actualité.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Il est 19h et c'est l'heure de Made in Montebourg, votre rendez-vous du vendredi
00:04destiné à la souveraineté de la France et j'accueille un souverain ce soir.
00:09Arnaud Montebourg, bonsoir.
00:10Ancien ministre de l'économie, aujourd'hui entrepreneur retiré de la vie politique.
00:14Est-ce que vous allez toujours mieux que la France Arnaud ?
00:17Bonheur individuel, désespoir collectif.
00:19Voilà comment je résumerai mon état personnel.
00:22Alors prouvez le noir donc que vous allez mieux que la France.
00:25Écoutez c'est très simple, tout va bien, sauf l'essence.
00:28Sauf l'essence et on va en parler.
00:302 euros à la pompe, 2,20 euros, où va-t-on ?
00:33On va parler de cette pénurie d'essence, pénurie qui pourrait bien bloquer votre vacances d'été.
00:38C'est la question qu'on se pose aujourd'hui, là tout de suite sur ce plateau.
00:40Est-ce qu'on va avoir assez d'essence finalement pour rentrer de vacances ?
00:44Vous avez prévu un voyage cet été ?
00:46En France, le plus beau pays du monde à visiter.
00:48Mais vous allez y aller comment le visiter ?
00:50Vous allez y aller à cheval, en trottinette, à vélo ?
00:53On va peut-être prendre des TER, qu'en pensez-vous ?
00:54C'est une bonne idée.
00:56Et le vélo entre les deux, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:58Eh bien, j'en pense en tout cas que l'Agence internationale de l'énergie sonne l'alerte.
01:03Écoutez cette agence qui dit qu'on craint une pénurie dès cet été,
01:06qu'on va rentrer clairement dans la zone rouge dès le mois de juillet.
01:11Nos stocks s'amenuisent.
01:13On peut bien sûr dépenser, dépenser, mais il y a une limite.
01:16Et on arrive à cette limite.
01:18Le problème, c'est qu'à la fin juin, début juillet, la saison des voyages commence.
01:23Et il n'y a pas de nouveau pétrole en provenance du Moyen-Orient.
01:26La situation pourrait devenir difficile et nous pourrions entrer dans la zone rouge en juillet ou en août.
01:34Par zone rouge, qu'entendez-vous exactement ?
01:37Une zone critique.
01:38Une zone critique.
01:39Alors on sait que les réserves stratégiques mondiales sont déjà entamées.
01:42Est-ce qu'il faut en libérer davantage ou est-ce qu'il faut se tenir prêt à rationner ?
01:46J'ai regardé les chiffres qui sont d'ailleurs donnés par l'Agence internationale d'énergie
01:51qui déclare que c'est la plus grande menace à la sécurité énergétique de l'histoire.
01:56Donc ce n'est pas une petite affaire.
01:57Il faut regarder cette affaire calmement, mais sérieusement.
02:00L'offre mondiale a diminué de presque 12%.
02:03D'ailleurs, regardez, les Français ont diminué leur consommation de gazole de 18%
02:08parce que les prix sont insoutenables.
02:11Donc nous avons un manque à obtenir de 12%.
02:16Ça veut dire qu'il faudra en plus 3 ans avant de reconstituer les capacités de production
02:21telles qu'elles ont été détruites pendant la première partie du conflit.
02:24On ne sait pas s'il y en aura une deuxième.
02:26Donc les stocks mondiaux ont déjà été épuisés de 40%.
02:30Il en reste 60%.
02:31Donc on arrive au bout peut-être de quelque chose.
02:35Donc il va peut-être falloir se mettre dans l'idée que nous ne pourrons pas.
02:40D'ailleurs, certains pays sont déjà rationnés.
02:42Les pays de l'Indo-Pacifique les plus pauvres,
02:45pays d'Africains également qui ont des difficultés économiques.
02:49Eux sont déjà dans le rationnement.
02:51Il y a eu des scènes de panique en Inde, dans toute la zone de l'Indo-Pacifique
02:56où il n'y a pas d'extraction de pétrole
02:59et où les problèmes d'approvisionnement sont déjà sensibles.
03:02Donc il faut se mettre dans l'idée que soit les prix vont s'envoler
03:05et qu'on pourra se payer notre pétrole à prix d'or,
03:09soit nous allons devoir nous rationner.
03:11Donc ça veut dire quoi ?
03:11Co-voiturage obligatoire ?
03:13Le télétravail ?
03:14On fait quoi très concrètement ?
03:16Ça veut dire quoi ?
03:16Eh bien c'est la question qui est posée au gouvernement
03:18qui n'est pas une question de court terme
03:20mais de presque très court terme
03:22et d'investissement dans l'électrification,
03:26c'est-à-dire les véhicules électriques.
03:27C'est une solution ici qu'on défend constamment.
03:30Il y a Jean-Marc Jean-Cohissi qui est venu le dire.
03:32C'est le seul moyen d'aider ceux qui aujourd'hui sont en difficulté,
03:36c'est de passer de l'essence à l'électricité.
03:39L'électricité, elle est abondante,
03:40elle n'est pas chère, elle est disponible
03:42et le prix d'une Renault R5 électrique
03:46par rapport à une Renault Clio thermique
03:48est de 38% moins cher.
03:51Donc on arrive, tout compris,
03:52donc on arrive à des solutions qui vont être celles de l'électrification et de l'investissement.
03:58Donc ça suppose que l'État va devoir s'intéresser un tout petit peu plus
04:02qu'il ne l'a fait jusqu'à présent à l'investissement dans le véhicule électrique
04:05chez les particuliers pour les aider.
04:07Le leasing social est insignifiant aujourd'hui.
04:10– Lancer donc ce grand plan pour électrifier la France.
04:13Alors il y a eu un séisme, un petit séisme dans les stations à essence
04:17après BP, après ESSO.
04:19C'est au tour de Shell de tourner le dos à la France
04:21et en cause, c'est la fiscalité élevée.
04:23C'est-à-dire qu'il va y avoir un quasi-monopole de Total Energy
04:26qui veut être taxé par la France insoumise notamment.
04:30Est-ce que la France est devenue un enfer fiscal
04:32au point que tous les pétroliers fuient ?
04:35– Alors les pétroliers ne gagnent pas d'argent en France, y compris Total.
04:38Bon, disons-le clairement.
04:40Deuxièmement, 65% du marché de distribution des carburants
04:44revient à la grande distribution.
04:46Donc les enseignes que vous connaissez.
04:48Donc en vérité, Total n'a pas le monopole.
04:51Il a le monopole parce que c'est le dernier avec, je crois,
04:54les Italiens et quelques autres.
04:56Mais en vérité, le marché est aujourd'hui écrasé par la grande distribution
05:01qui se sert du carburant comme produit d'appel
05:03pour faire venir les gens dans les supermarchés.
05:05Donc les prix sont écrasés par une concurrence
05:08que toutes les majeures pétrolières considèrent comme déloyales
05:12parce qu'ils disent, nous on ne peut pas faire de marge
05:13parce que les automobilistes vont dans les supermarchés
05:15et nous, on ne peut pas faire de marge.
05:18Donc on ferme.
05:19Et c'est exactement, d'ailleurs la grande distribution
05:21va reprendre tout le réseau.
05:22Je ne pense pas qu'on puisse craindre la moindre pénurie
05:25par rapport aux stations-services existantes aujourd'hui.
05:28On est fermé beaucoup.
05:31Mais il n'y aura pas de pénurie
05:32parce que la grande distribution va reprendre les points de vente.
05:36Vous avez écouté Sébastien Lecornu, le Premier ministre, hier.
05:39Je ne sais pas si vous avez été satisfait de ce petit paquet
05:41qu'il a donné supplémentaire, 710 millions d'euros.
05:44Dans un instant, on va en débattre avec le communiste,
05:46le sénateur Fabien Guay qui va venir vous répondre
05:49pour savoir si les aides sont trop ciblées, trop généreuses.
05:51Mais toujours est-il que Sébastien Lecornu a dit
05:54que ce sont des aides ciblées car nous n'avons plus les moyens.
06:02Nous refusons toute baisse générale indiscriminée
06:06de la fiscalité sur le carburant
06:09parce que déjà, pardon, j'ai appartenu à un gouvernement
06:12qui l'a fait en 2022-2023,
06:15ça coûte très cher pour les finances publiques.
06:18On ne peut pas faire semblant de dire
06:19qu'il y a un déficit, d'où est-ce qu'il vient ?
06:21Il vient de là.
06:22Voilà, bouclier énergétique, en grande partie,
06:24il avait un impact très très lourd sur les finances publiques
06:26et on n'en finit pas.
06:28Alors, est-ce qu'on est devenu le cancre de l'Europe ?
06:30On le voit avec ce chiffre.
06:31En mai 2026, le temps d'intérêt de la dette souveraine
06:34a atteint la barre symbolique des 4%.
06:36C'est un chiffre record qu'on n'avait pas atteint depuis 2008.
06:39Il y a des traductions très concrètes pour les Français.
06:41Par exemple, si on veut emprunter pour un empartement,
06:43le taux d'intérêt va être beaucoup plus cher.
06:45Est-ce qu'on va droit vers une faillite française,
06:48un peu comme la Grèce, on se souvient de ce scénario en 2011 ?
06:51Est-ce qu'on va droit dans le mur ?
06:52Je ne crois pas.
06:53Restons tranquilles et regardons les choses froidement.
06:55D'abord, ce n'est pas 4%, c'est 3,7%.
06:58Alors, c'est monté jusqu'à 4% en mai 2026.
07:03L'Italie est à 4%, la Grande-Bretagne à 5%,
07:07les USA, les États-Unis à 4,6%,
07:11le Japon à 4%.
07:12Le monde entier a vu les taux d'intérêt monter.
07:14Et les écarts, la RFA, pardon, l'Allemagne, est à 3,1%.
07:20Donc, c'est le seul qui arrive à peu près sur la dette souveraine.
07:24Donc, nous avons une montée des taux d'intérêt qui est mondiale.
07:27Donc, il n'y a pas de cancre de bons élèves ou de mauvais élèves.
07:30Il y a un argent qui se renchérit.
07:32Et ce n'est pas fini.
07:34Et c'est ça l'inquiétude qu'il faut avoir.
07:36Parce que, rien que l'impact aujourd'hui sur ce que coûte au trésor public,
07:43c'est-à-dire, quand vous avez beaucoup de dettes,
07:45vous prenez en pleine tête le prix de l'argent.
07:50Quand vous n'avez beaucoup moins de dettes,
07:52c'est le cas de l'Allemagne, par exemple,
07:53eh bien, ça passe.
07:55Il y a eu, au premier trimestre 2026, ce chiffre est effrayant,
08:00les intérêts versés par le trésor ont bondi 37%.
08:04Donc, on est à peu près à 6 milliards d'euros.
08:06Donc, ça veut dire qu'à chaque fois qu'il y a une hausse d'un dixième du taux d
08:10'intérêt,
08:11il va falloir trouver de l'argent, donc lever des impôts,
08:14pour financer le remboursement de la charge de la dette.
08:18Et donc, ça, c'est là qu'est la crise.
08:21Parce que le budget, qui était péniblement voté, avait déplacé 16 milliards.
08:25Alors là, vient d'être dévoré 6 milliards.
08:27Rien que par la montée du taux d'intérêt.
08:29Donc, c'est pour ça que je fais un peu cette explication la plus claire possible,
08:33pour ceux qui nous écoutent.
08:34À chaque fois que vous avez la fédérale banque des États-Unis
08:38qui monte ce taux d'intérêt, et que suit la Banque centrale européenne
08:41présidée par la française Christine Lagarde,
08:44eh bien, l'inquiétude, parce qu'elle est obligée de comprimer l'inflation,
08:48eh bien, l'inquiétude, c'est qu'on va arriver à un taux insoutenable
08:52de remboursement de la dette,
08:54et que là, on se retrouve en situation de devoir porter atteinte
08:58à la vie quotidienne de l'État et de l'activité des services publics
09:03et du modèle social.
09:05Donc ça, c'est le phénomène italien qui s'est produit.
09:08Ce serait la ceinture.
09:09D'ailleurs, les Italiens et les Français sont à peu près en situation similaire.
09:14L'Italie a une procédure...
09:16On ne peut pas que l'Italie a fait quand même un peu de progrès ces derniers ans ?
09:18L'Italie a une procédure en cours de la Commission européenne
09:23pour déficit excessif.
09:25La France, pas encore, mais ça va venir,
09:27parce qu'elle n'arrive pas, la France, à la résoudre.
09:29L'Italie, elle-même, est en difficulté pour continuer ses aides au carburant.
09:34Elle ne peut pas continuer parce qu'elle est sous la pression de Bruxelles.
09:38Donc nous arrivons là au mur possible de la dette.
09:42Ce n'est pas une faillite.
09:44Ça va être des restrictions considérables
09:46que nous allons devoir porter et assumer.
09:48Et c'est là que la question fiscale va revenir.
09:51La question des dépenses publiques va revenir.
09:53Il va falloir aller chercher un peu d'argent où on ne veut pas aller.
09:58Les banques, je le rappelle, ont fait 50 milliards de profits l'année dernière.
10:02Est-ce qu'on peut continuer comme ça ?
10:04Finalement, il y a des contributions exceptionnelles.
10:07On dit Total, Total, Total, Total.
10:09Total est une entreprise multinationale qui ne fait pas de profit en France.
10:12Les banques font du profit en France.
10:14Donc vous voulez taxer les banques ?
10:15Non, ce n'est pas ça.
10:16C'est qu'on va être obligé d'investir pour permettre aux entreprises et aux particuliers
10:21de s'affranchir de cette dépendance.
10:23C'est une émission sur la souveraineté économique.
10:26Made in Montebourg, c'est Made in France en grand comment on fait ?
10:29On va être obligé d'aller trouver de l'argent,
10:33investir s'il faut 10 milliards pour créer 1 million
10:36de leasing social de véhicules électriques
10:39pour les Français qui en ont plus besoin.
10:41Pas tout le monde !
10:42Ça ne sert à rien de distribuer à tout le monde.
10:44Mais ça, c'est ce qui nous attend.
10:47Alors, est-ce qu'il faut aussi mieux encadrer les marges de la grande distribution ?
10:51On va en parler parce que les Français souffrent déjà de cette guerre.
10:54L'inflation alimentaire tournerait à 1%.
10:56Et hier, le Sénat est bien publié un rapport choc explosif sur la grande distribution,
11:01le fruit de 6 mois d'enquête.
11:02Et la conclusion, c'est que la commission dénonce des pratiques prédatrices,
11:06c'est-à-dire un Far West du commerce.
11:08Regardez ce chiffre.
11:09Pour 100 euros d'achat alimentaire, il y a 8 euros qui vont aux agriculteurs seulement,
11:148 euros contre 40 euros à la grande distribution.
11:17Est-ce que la grande distribution, c'est l'ennemi des ménages français ce soir ?
11:21Cette commission d'enquête sénatoriale décrit des scènes de Far West.
11:25Le Far West est en France.
11:26C'est la grande distribution qui utilise la menace, je cite,
11:30l'intimidation, la contrainte, crée un climat de peur.
11:34D'ailleurs, beaucoup d'industriels qui sont venus parler devant cette commission d'enquête sénatoriale
11:38ont demandé l'anonymat et le huis clos pour ne pas être repérés sur les déclarations véridiques
11:43qu'ils avaient à faire sur la manière dont ils ont été traités par les cow-boys acheteurs de la
11:47grande distribution.
11:48Comment ça marche ?
11:49Vous arrivez, bonjour monsieur, asseyez-vous, on diminue de 15% vos prix.
11:54Sinon, écoutez, c'est très simple, vous ne travaillerez pas avec nous.
11:58Et l'industriel qui transforme, qui fait travailler les agriculteurs dans une filière,
12:03soit le poulet, soit je ne sais pas quel autre, les boissons, les bières, peu importe,
12:08se retrouve en situation de dire, bon, je vais faire faillite alors.
12:11Donc il est obligé d'accepter des situations où il ne gagne plus d'argent
12:14et où il ne peut plus passer les hausses de coûts de production des agriculteurs.
12:20Les agriculteurs eux-mêmes sont en difficulté.
12:22Donc c'est des chantages presque, vous dites.
12:23– Menace, intimidation, contrainte, climat de peur.
12:28Les centrales d'achat sont en situation d'oligopole, elles sont plus que trois,
12:31face à des dizaines de milliers d'interlocuteurs.
12:33Et à chaque fois, elles menacent de ruiner les industriels,
12:36et en provoquant des ruptures de commandes.
12:39Elles facturent, je cite le rapport, des services fictifs, abusifs, disproportionnés,
12:43contournent la loi EGalim.
12:45Donc la prédation est évidemment le mot qui convient d'utiliser, comme le dit le Sénat.
12:50Et surtout, le Sénat dit, attention, il y a un mensonge dans la communication de la grande distribution
12:54qui dit que ces marges sont de 2%.
12:56Ce n'est pas vrai, parce qu'en fait, il y a une partie de profitabilité
13:00qui n'apparaît pas dans la présentation et la communication trompeuse qui est faite.
13:06Il y a des droits de péage qui sont facturés par les centrales sur les industriels.
13:10Alors, le consommateur dans tout ça, écoutez, c'est assez cruel.
13:14Les rémunérations qui sont prises, dit le rapport, sur les agriculteurs et l'industrie,
13:19financent les prix d'appel, mais renforcent surtout la grande distribution.
13:23Et alors, attention, il y a eu un repérage par la commission d'enquête parlementaire
13:27des dizaines de condamnations par les autorités de la concurrence de la grande distribution.
13:33Il y a eu, j'ai fait les comptes, 150 millions d'amendes
13:36qui n'ont été ni appliquées, ni exécutées.
13:38Donc, il y a des cow-boys, c'est le Farwell, mais il n'y a pas de chéri.
13:41Le directeur de Carrefour, Alexandre Montpard, a répondu à la radio.
13:44Il s'est dit estomaqué.
13:45Quand on regarde les syndicats, il dit qu'on exige la transparence des distributeurs,
13:48mais jamais celle des grands industriels agroalimentaires.
13:51Absence totale de réciprocité.
13:53Vous n'avez pas l'impression que ce rapport sénatorial est un peu caricatural ?
13:56C'est un peu le grand méchant loup.
13:58Je peux attester qu'il est vrai, puisque je suis moi-même entrepreneur
14:01et je sais comment fonctionne, et beaucoup de mes collègues dans l'agroalimentaire
14:08racontent discrètement.
14:09Donc, ça, c'est une vérité.
14:10Les méthodes, on les connaît.
14:12Et d'ailleurs, c'est intéressant, parce que vous allez en Italie,
14:14ce n'est pas du tout ce qui se passe.
14:15Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas la concentration oligopolistique,
14:18quasi monopole, qui fait que les industriels sont comme ça.
14:22Les marges, elles sont connues de la grande distribution des industriels.
14:26Mais en revanche, la grande distribution, elle, pas tout à fait.
14:29Et donc, cette discussion, elle va être celle de l'élection présidentielle.
14:34Est-ce qu'on peut continuer à croire qu'en détruisant l'appareil productif
14:38par la durée de la grande distribution, on va créer de la richesse ?
14:41En vérité, le pouvoir d'achat, c'est aussi des salaires et des emplois dans les territoires.
14:45Alors, vous lancez un appel ce soir.
14:47L'appel ?
14:48On les lance régulièrement, d'ailleurs.
14:49Un appel au démantèlement du monopole des centrales d'achat.
14:55Il faut faire comme en Italie, il faut les régionaliser, les découper,
14:58faire en sorte qu'elle n'ait pas le poids et qu'elle puisse mieux respecter
15:02l'économie vivrière de ce pays.
15:05Un dernier sujet, Arnaud, puisque maintenant, on demande aux politiques
15:09de s'exprimer sur l'affaire Bruel.
15:11Il y a un instant, c'est la maire de Nantes, Johanna Roland,
15:15qui demandait à Patrick Bruel d'annuler ses concerts.
15:18Et regardez, ce matin, c'était Marine Le Pen qui était interviewée sur BFM TV.
15:22– Ah non, moi, je n'y serais pas allé, même si…
15:25– Vous n'y seriez pas allé parce que…
15:26– Non, parce que je ne l'aime pas.
15:28Pardon, j'ai encore le droit ou…
15:29– Vous ne l'aime pas non plus, vous me direz.
15:31Donc, en fait, quelque chose, quelque part…
15:32– Il y a un principe fondamental dans notre droit,
15:34c'est la présomption d'innocence.
15:36C'est-à-dire que tant que vous n'êtes pas définitivement condamné,
15:39vous êtes présumé innocent.
15:40Ça n'empêche pas que chacun peut avoir sa conscience personnelle,
15:43son intime conviction sur les faits de la cause.
15:47Mais moi, je considère que tous ces gens qui se comportent comme…
15:50enfin, qui sont en tout cas accusés de se comporter
15:53comme des porcs avec les femmes, c'est une véritable honte.
15:57– Vous êtes très chocquée par les témoignages des femmes sur Patrick Bruegel ?
16:00– Évidemment que oui.
16:02– Ah non, Montbourg, est-ce que les politiques devraient se taire ?
16:04– En tout cas, la responsabilité d'un dirigeant politique,
16:08c'est d'apporter des solutions aux problèmes des Français
16:11et de faire en sorte que le pays avance.
16:14Bon, quand on a dit ça, on n'a rien dit.
16:16Mais en fait, on devrait se concentrer sur la discussion des propositions,
16:21comment on va essayer de transformer telle ou telle chose qui ne marche pas.
16:24La chronique judiciaire, quelles que soient les personnes,
16:28qu'on soit dans le pilori ou dans la défense,
16:31parce qu'il y a des débats maintenant entre les uns qui soutiennent,
16:34les autres qui sont contre, ça n'a aucun sens,
16:35parce que c'est la justice qui tranchera,
16:37ne sont d'aucun secours pour améliorer le sort du pays.
16:40Donc moi, je considère, en dehors des maires qui peuvent prendre une position,
16:44dans le cadre de leur mandat local, pour dire…
16:45– Ah, vous les comprenez alors ?
16:46– Les maires, c'est leur choix, c'est leur responsabilité.
16:49C'est eux qui autorisent ou pas les concerts.
16:51– Ils ne sont pas juges, ils ne sont pas procureurs, les maires.
16:52– Ils assurent la sécurité.
16:54– Il n'y a eu aucun débordement pour l'instant, Patrick.
16:57– Les maires ont une responsabilité sur l'ordre public.
17:00S'il y a des manifestations, c'est leur responsabilité de dire
17:03« je prends un concert chez moi, je ne le prends pas ».
17:05Ils louent, ils ne louent pas.
17:06– C'est plutôt les préfets.
17:08Néanmoins, ils peuvent appeler le chanteur à ne pas monter sur scène.
17:10– En tout cas, ils ont une responsabilité, donc c'est normal qu'ils donnent
17:14leur point de vue sur leur territoire.
17:16Le reste, je pense que la justice a beaucoup de mal à travailler
17:21lorsqu'elle est l'objet de pression permanente politique.
17:23Elle a besoin d'être respectée.
17:24C'est un pouvoir indépendant et toutes les déclarations du monde
17:27ne changeront pas.
17:28D'ailleurs, regardez ce qui s'est passé avec Nicolas Sarkozy.
17:31Il avait fait un livre, il a traversé Paris en saluant ses fans.
17:35quand il allait en prison, l'audience ne se passe pas mieux pour lui.
17:40Donc, en vérité, il faut éviter, je crois, de donner l'impression
17:43de faire pression dans un sens ou dans l'autre sur la justice.
17:47Et dans ces affaires difficiles, il est important que la justice
17:49et la police puissent travailler sereinement.
17:51– Donc, on a bien compris, on ne vous donne pas votre avis ce soir.
17:54– Ah ben, j'en ai un, mais je m'abstiendrai de l'exprimer.
17:57– On va parler de la douloureuse.
18:00De la douloureuse, c'est l'addition qui arrive pour les Français
18:02qu'ils payent à la pompe sur leur ticket de supermarché.
18:06Hier, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a pris la parole
18:08pour annoncer un nouveau paquet d'aides, 710 millions d'euros.
18:12Il a dit qu'il changeait d'échelle, mais attention que la guerre allait durer et durer.
18:16En tout cas, il n'y aura pas d'aides généralisées.
18:18– On ne va pas changer de stratégie.
18:20C'est un choix que nous faisons, qui est de garder un ciblage important
18:25sur celles et ceux qui travaillent, celles et ceux qui tiennent l'activité du pays.
18:29Si on ne change pas de philosophie, on va changer d'échelle.
18:33Je ne peux pas vous dire que sur le terrain géopolitique,
18:35les perspectives de voir le conflit durer sont en train de s'installer
18:39et vous expliquer qu'on va continuer d'avoir une stratégie mois par mois.
18:42– Alors, est-ce que le gouvernement aurait pu aller plus loin, sortir le chéquier ?
18:47On va en parler avec Fabien Guest, sénateur du Parti communiste de 7 Saint-Denis.
18:51Bonsoir, je rappelle que vous êtes directeur de l'Humanité aussi.
18:54Alors vous, vous étiez pour aller beaucoup, beaucoup plus loin,
18:58par exemple en plafonnant les marges des profiteurs de guerre.
19:01Donc j'imagine que Sébastien Lecornu, ça ne vous a pas convaincu.
19:03– Vous avez tout dit.
19:05– Ah, alors zut, je vous laisse la parole alors.
19:07– Qu'est-ce qu'il faut faire, monsieur le sénateur Fabien Guest,
19:09que nous nous apprécions la faconde et il y a eu un beau travail que vous avez fait,
19:14je n'étais pas d'accord avec tout, sur les aides publiques au Sénat, aux entreprises.
19:18Alors quelle est votre position ?
19:20– Merci d'avoir l'invitation, je suis ravi, je le dis, de pouvoir dialoguer et échanger avec vous.
19:25Je trouve que dans le pays, on n'a pas assez de débats politiques de haut niveau,
19:30où on peut confronter assez sereinement des arguments,
19:32et je sais qu'on va pouvoir le faire avec vous,
19:34parce que pour moi la démocratie, c'est la dispute organisée,
19:37argument contre argument, et donc je suis très heureux, je le dis,
19:40de pouvoir échanger avec vous ce soir.
19:42Alors qu'est-ce qu'il faut faire en toute humilité ?
19:44– Je pense qu'il y avait deux questions assez de court terme,
19:47une de moyen terme et une de long terme.
19:49Les deux courts termes, c'est quoi ?
19:51C'est que les gens, majorité de nos concitoyens et concitoyennes,
19:55qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler pour un SMIC à 1 483 euros,
19:59et qui doivent mettre chaque semaine 100 euros à la pompe,
20:02ils sont étranglés.
20:03Donc il faut faire redescendre la pression.
20:05Et je ne crois pas, pardon, on a eu une crise sanitaire,
20:08on a déjà fait des choses sectorisées,
20:10à chaque fois, bon, il y a des trous dans la raquette,
20:13je ne crois pas, mais peut-être que je me trompe,
20:15que les gens vont aller remplir quelque chose sur Internet,
20:18c'est extrêmement compliqué.
20:20Bon, on était déjà à 400 millions,
20:22on repropose 710 millions, on sera donc à 1 milliard d'aides.
20:25– Donc vous êtes contre les aides ciblées ?
20:27– Des aides ciblées, mais parce que…
20:28– Sauf pour les rouleurs, les professionnels.
20:30– Sauf pour les rouleurs, les rouleurs, pêcheurs, agriculteurs, évidemment.
20:34Mais après, pour la majorité des gens, très compliqué.
20:36Donc, il y a deux solutions,
20:38et je suis pour les combiner.
20:40Un, le blocage des prix,
20:41et la deuxième, c'est la baisse de la TVA.
20:44Pourquoi ? Je l'ai déjà proposé en 2018,
20:46nous sommes le seul pays où il y a des taxes sur les taxes.
20:49Il y a la TVA sur les questions énergétiques,
20:51TVA sur l'assise, sur l'électricité,
20:54TVA sur la TCIPE.
20:56Donc, c'est insupportable,
20:57et donc, vous faites redescendre la pression,
20:59et si vous faites les deux combinés,
21:02c'est 30 à 40 centimes de suite.
21:04– Alors, on a fait les comptes, M. le Prénateur.
21:06– Allez-y. – 270 millions de gains,
21:09c'est pas la fête, ça suffira pas pour…
21:12– Oui, mais ça, pardon,
21:15la baisse de la TVA combinée au blocage des prix
21:17ne coûtera pas l'État, pourquoi ?
21:19Parce que quand les prix à la pompe sont passés
21:20de 1,60 à 2,
21:22la part de la TVA reçue par l'État
21:25a augmenté.
21:26– C'est ça, c'est les 270 millions
21:27de surplus que vous voulez enlever.
21:29Donc, il faut faire redescendre
21:30parce que ça va faire redescendre
21:32et faire la pompe.
21:33– Alors, ça, c'est un petit acquis,
21:34mais Mme Mélanie l'a fait.
21:36Elle l'a affectée, elle a mis un milliard.
21:38Elle a mis un milliard pour baisser la TVA.
21:39– D'ailleurs, beaucoup de pays européens l'ont fait
21:40sur la baisse de la TVA.
21:42– C'est vrai, c'est vrai.
21:42– Après, il y a la deuxième question de moyen terme.
21:44Peut-être que nous ne serons pas d'accord.
21:45Oui, en temps de guerre,
21:47il y a toujours des profiteurs de guerre.
21:48Et pardon de le dire, ils ont des noms.
21:50Vous voyez ?
21:51On sait qui, pas l'ennemi,
21:52mais on sait qui est le profiteur de guerre.
21:54En France, il n'y en a pas qu'un.
21:56Mais il y en a un qui s'appelle Total Energy,
21:58qui prend un milliard sur un mois,
22:00évidemment pas qu'en France,
22:02et qui organise par des prix de transfert
22:04en disant, ah, ici, en France,
22:06je ne gagne pas d'argent, mais en Suisse.
22:08– Total profiteur de guerre, Fabien Gué,
22:10qui bloque les prix, là.
22:11– Mais il le fait, pourquoi ?
22:12Pourquoi il a bloqué les prix,
22:13alors qu'on nous dit c'est impossible ?
22:14– Par patriotisme, peut-être.
22:16– Oui, évidemment.
22:17Patrick Pouyanné est un grand patriote.
22:19Mais surtout, il le fait
22:20parce que c'est un grand commercial.
22:22Et sur ces 3 300 stations de services,
22:25lorsqu'il annonce lui-même bloquer les prix
22:27alors que l'État nous dit que c'est impossible,
22:29lui-même, il a un afflux de clients supplémentaires
22:32qui fait que même en bloquant les prix,
22:34il continue à engager les profits.
22:34– Alors, Arnaud, je le sénateur.
22:35– Attendez, je finis sur ça.
22:37Donc, je suis pour la transparence totale
22:39sur les profits.
22:41On regarde sur la distribution,
22:43sur le raffinage.
22:44Et à un moment donné, oui,
22:45il faudra taxer et le rendre,
22:47évidemment, aux Français.
22:48– Alors, Total ne gagne presque pas d'argent en France.
22:51– Non, vous ne faites pas le part-parole
22:53de Patrick Pouyanné.
22:54Vous êtes plus intelligent que ça.
22:56– Non, mais il fait de la consolidation,
22:58c'est-à-dire qu'il fait de la consolidation
22:59de profits venus d'ailleurs.
23:01– Voilà.
23:01– Donc, il fait les profits venus d'ailleurs
23:04et il fait de la consolidation.
23:05– Donc, il fait des profits en France,
23:07mais il fait beaucoup de profits en Suisse
23:09et en Irlande.
23:09– Exactement.
23:10– Allez, bon, allez,
23:11vous ne racontez pas l'histoire, voilà.
23:12– Simplement, simplement,
23:15est-ce que c'est seulement Total
23:16ou toutes les majors pétrolières ?
23:18– Mais toutes !
23:18– Bien, merci beaucoup, ça m'aide.
23:20– Alors, si j'ai dit,
23:21ils portent des noms,
23:22il y en a un, mais tous les autres.
23:24– Monsieur le sénateur,
23:24comment se fait-il que l'Allemagne,
23:26l'Italie, l'Espagne, l'Autriche,
23:27le Portugal ont écrit
23:28à la Commission européenne,
23:30disant,
23:31ceux qui tirent profit
23:32des conséquences de la guerre
23:33doivent faire leur part
23:35pour alléger la charge
23:35pesante sur le grand public ?
23:37Il y a quand même là-dedans
23:38deux gouvernements socialistes,
23:39un gouvernement d'extrême droite,
23:40un gouvernement conservateur,
23:42tous d'accord
23:43pour taxer l'ensemble
23:45des compagnies
23:46opérant sur le sol européen.
23:48Pourquoi la France
23:49n'a pas joint sa force
23:51à cette affaire ?
23:52– La semaine prochaine,
23:53vous inviterez ici à ma place
23:55Sébastien Lecornu,
23:56parce que je ne suis
23:57pour l'instant
23:58pas porte-parole du gouvernement.
23:59– On a invité Mme Thévenot,
24:00elle n'a pas su nous répondre.
24:01– Et je ne serai jamais
24:02le porte-parole
24:03d'un gouvernement,
24:04évidemment, macroniste.
24:06Donc, pourquoi ils ne l'ont pas fait ?
24:07Parce qu'il y a une volonté
24:08aujourd'hui
24:09de ne pas toucher le capital.
24:11C'est ça le réel.
24:12Et depuis 9 ans,
24:13toute la politique macroniste
24:15consiste à faire peser
24:16sur l'ensemble des travailleurs
24:17et des travailleuses
24:18la fiscalité
24:19et d'épargner le grand capital.
24:20Enfin,
24:21je finis parce que
24:22il y a toujours
24:23ce que j'ai dit,
24:24deux mesures d'urgence,
24:25une mesure de court terme
24:26et une vision à long terme.
24:28Ma vision à long terme,
24:29là aussi,
24:30c'est que la question énergétique
24:31doit être sortie
24:32du secteur marchand.
24:34Je pense que
24:34le marché européen
24:35favoriser l'industrie allemande,
24:37c'est une grave erreur
24:38et nous en avons payé
24:39les prix cassés.
24:40Donc,
24:40j'ai fait une proposition
24:41là aussi il y a trois ans,
24:42c'est qu'aux côtés
24:43de l'étatisation d'EDF,
24:46la renationalisation
24:47de tous les secteurs énergétiques,
24:49d'ENGIE et de Total Énergie
24:50et de fusionner,
24:51j'ai appelé ça GEDF,
24:52Groupe Énergie de France,
24:54qui aurait donc trois épiques,
24:56un sur l'électricité,
24:57un sur le gaz
24:58et un,
24:59évidemment,
24:59sur l'essence
25:00et les énergies fossiles
25:01avec deux piliers.
25:02Sortir 13 millions de personnes
25:03dans la situation
25:04de précarité énergétique
25:05et continuer,
25:06évidemment,
25:07à décarboner
25:08notre économie
25:09et permettre,
25:10évidemment,
25:11la réindustrialisation.
25:11– Alors,
25:12selon la jurisprudence
25:13du Conseil constitutionnel,
25:15monsieur le sénateur,
25:16si vous nationalisez Total,
25:17il en coûtera aux finances publiques
25:19170 milliards d'euros
25:20d'indemnisation aux actionnaires.
25:22– C'est vrai.
25:22Même 177,
25:24selon mon propre calcul,
25:25et 29 pour ENGIE.
25:26– Voilà.
25:27Alors,
25:27que m'on fait ?
25:28– Et combien nous a coûté
25:29les amortisseurs,
25:32tout ce que nous avons donné
25:33pendant la crise
25:33aux finances publiques
25:34en termes de profit ?
25:36Combien ?
25:37Combien ?
25:38La moitié de la note.
25:39C'est-à-dire qu'en 3 ans,
25:41nous avons payé
25:42plus de 100 milliards
25:43que nous avons donné
25:44à ces majors.
25:45Avec ça,
25:45en 20 ans,
25:46je crée un grand groupe
25:48qui sera un groupe mondial
25:49qui permettra,
25:50évidemment,
25:51de réindustrialiser.
25:52– Le problème,
25:52c'est qu'avec ça,
25:53on ne l'a plus.
25:53On l'a distribué.
25:55Il faut le retrouver.
25:56– On va le retrouver.
25:56– Je ne suis pas sûr
25:57que nos créanciers…
25:58– Avec un emploi état
25:58sur 20 ans,
25:59on l'a déjà fait
26:00et on sait le faire
26:02avec, évidemment,
26:04la Banque de France.
26:05Je le dis,
26:05il faudra un emprunt,
26:06etc.
26:08Mais ce n'est pas à vous
26:09que je vais apprendre ça.
26:10La politique,
26:11c'est une vision d'avenir.
26:12Et donc,
26:13la vision d'avenir,
26:14elle ne s'inscrit pas
26:14sur un exercice financier.
26:16Elle doit s'inscrire
26:17au bas mot
26:18sur 20 ou 30 ans.
26:19– Alors,
26:20et cette vision d'avenir,
26:21il y a un petit nouveau
26:21qui l'a affiché aujourd'hui.
26:24C'est Gabriel Attal,
26:25candidat à la présidentielle,
26:2735 ans,
26:28ancien Premier ministre.
26:29Lui, il veut 2027
26:30et on suppose
26:31que le pouvoir d'achat
26:32sera au cœur de sa campagne.
26:33Écoutez.
26:35– C'est parce que
26:36j'aime profondément la France
26:37et que j'aime profondément
26:38les Français
26:38que oui, cher Pierre,
26:40j'ai décidé
26:40d'être candidat
26:41à la présidence
26:42de la République.
26:43– Attal, président,
26:49de Montebourg.
26:49Il vous avait manqué
26:50dans le débat public,
26:51Gabriel Attal ?
26:52– Écoutez,
26:52comme ça,
26:53on pourra l'inviter.
26:53Il nous dira son programme économique.
26:55Ici,
26:55on scrute les programmes économiques.
26:57Et je les passe
26:58à la moulinette
26:59de l'intelligence artificielle
27:00qui est beaucoup plus,
27:03500 000 fois plus intelligent
27:04que tous les experts
27:05des partis politiques
27:06qui prétendent
27:07nous les présenter.
27:08Alors comme ça,
27:08ça fait un débat,
27:09vous comprenez ?
27:10C'est intéressant.
27:11Donc on chiffre,
27:11on dit on n'a pas chiffré le programme,
27:13mais ça tombe bien,
27:13je l'ai fait en deux secondes.
27:14– Et vous avez besoin
27:15d'intelligence artificielle ?
27:16– Ah, moi,
27:17je suis très peu intelligent,
27:18beaucoup moins
27:19que l'intelligence
27:19dite artificielle.
27:20mais les partis politiques,
27:22on voudrait qu'ils montent
27:23en niveau.
27:24Alors on voudrait
27:25qu'ils puissent chiffrer
27:27les programmes,
27:28discuter des mesures
27:28comme on le fait d'ailleurs
27:29fort aimablement ici
27:30mon cher sénateur,
27:33président de la commission
27:34d'enquête
27:34sur les aides publiques.
27:35Donc nous,
27:36notre sujet,
27:37c'est quand même
27:37quel programme ?
27:38– Voilà,
27:38alors on veut
27:39le programme économique
27:40de Gabriel Attal.
27:42En attendant,
27:42c'est quand même
27:42une candidature de plus
27:43qui se rajoute
27:45à Édouard Philippe.
27:46On ne peut même
27:46pas les citer,
27:47il y en a à peu près
27:48une trentaine.
27:49Du côté de la gauche,
27:50il y en a quand même
27:50beaucoup aussi.
27:51Est-ce que vous pensez
27:51que c'est du pain béni
27:52pour Marine Le Pen
27:53qui, elle,
27:54avec le Rassemblement
27:54national,
27:55avance unie ?
27:56– Écoutez,
27:58une présidentielle
27:59à un seul tour,
28:00en fait,
28:01ça suppose qu'il y ait
28:02un seul candidat
28:03ou deux candidats
28:04qui peuvent se départager.
28:05Mais s'il y en a dix,
28:06ils se partageront le reste.
28:08Donc quand je dis
28:09un seul tour,
28:09c'est que vous avez
28:10aujourd'hui,
28:11c'est de choisir
28:13le candidat
28:14qui sera au deuxième tour
28:15face au Rassemblement
28:16national.
28:18Donc tous ces candidats,
28:19je ne vois pas,
28:20ce sont des candidats
28:20éphémères et provisoires.
28:22Vous savez,
28:22un peu comme la mère
28:24qui vient sur la grève
28:25et se retire.
28:26– Tous, là,
28:27toutes ces petites têtes
28:27qui s'affichent sur votre écran
28:28sont éphémères et provisoires
28:30parce que ce sont tous
28:31ceux qui sont connus,
28:32– Vous pouvez en enlever
28:3395%,
28:34il en restera...
28:35Et puis en plus,
28:36il y a le problème
28:37des signatures,
28:38il y a le problème
28:39de l'argent.
28:40Alors je crois que
28:40M. Attal,
28:41il a la caisse
28:42et il a les soutiens.
28:44Donc la question,
28:45c'est,
28:46et puis après,
28:47il y a les sondages
28:48et c'est les sondages
28:48qui font
28:50qu'on continue
28:51ou on ne continue pas.
28:52Donc tout ça,
28:53ça va se décanter
28:54dans le tamis de l'histoire,
28:56je pense,
28:57en janvier,
28:57février,
28:58par là,
28:58un petit peu avant.
28:59Qu'est-ce que vous en pensez,
29:00M. le sénateur ?
29:01– Bon, moi,
29:02je vous avoue
29:02que Gabriel Attal,
29:04ce n'est pas du neuf.
29:05Il sera comptable
29:06des deux mandats
29:07d'Emmanuel Macron,
29:08quand même.
29:08Il aura été au cœur
29:09du pouvoir
29:10et de l'échec,
29:12en tout cas social,
29:13de mon camp social.
29:16Effectivement…
29:17– Parce que Fabien Roussel,
29:17ça sera du neuf ?
29:18– Fabien Roussel,
29:20si nous décidons
29:20et nous aurons un congrès
29:22ce mois de juillet,
29:23les communistes
29:23en débattront
29:24et si nous le choisissons,
29:26Fabien Roussel,
29:27s'il y a un candidat,
29:28sera Fabien Roussel,
29:29évidemment,
29:30candidat
29:31pour le Parti communiste français.
29:32mais au-delà de ça,
29:34avant de parler
29:35de la course
29:36des petits chevaux,
29:37la question centrale
29:38qui nous est posée,
29:39faire échec aujourd'hui
29:41à l'arrivée potentielle,
29:43je ne dis pas probable,
29:44parce que moi,
29:45je ne crois pas
29:45à la probabilité potentielle
29:48de l'extrême droite
29:49et l'extrême droite,
29:50aujourd'hui,
29:51mène une guerre
29:52idéologique,
29:53culturelle,
29:55médiatique.
29:55Elle a des puissants relais
29:56et donc,
29:57elle prépare en réalité
29:59une conquête politique
30:00et nous le voyons maintenant
30:01depuis une dizaine d'années
30:02et il y a des chaînes concurrentes
30:03qui y travaillent tous les jours
30:05pour faire monter
30:06leur thématique.
30:07Donc ça,
30:08pour le camp
30:09du progrès social
30:10et écologique
30:11dont je suis le représentant
30:13ici,
30:14c'est une question
30:14et puis,
30:15nous n'arriverons pas,
30:17évidemment,
30:18les uns et les autres
30:19à pouvoir soulever
30:21un meilleur espoir
30:22si nous sommes seulement
30:23en disant
30:23ou, attention,
30:25nous ne voulons pas
30:25l'extrême droite
30:27au pouvoir.
30:27Quelle ouverture,
30:30quel champ
30:30nous allons donner
30:31sur des thématiques
30:32assez profondes,
30:33sur les questions
30:34géopolitiques
30:35et sur les mondes de paix,
30:36sur les questions sociales,
30:38sur la répartition
30:38entre le capital
30:39et le travail,
30:40bref,
30:41sur des questions
30:41liées à l'identité,
30:44aux luttes
30:44contre l'ensemble
30:45des discriminations,
30:46bref,
30:46à l'aménagement
30:47du territoire,
30:48aux services publics
30:49qui sont fondamentaux
30:50et donc,
30:51si la gauche
30:51n'en part pas
30:51de l'ensemble
30:52de ces questions
30:52et que nous n'ouvrons pas
30:54un chemin d'espoir,
30:55ça sera l'échec.
30:56Alors, justement.
30:57Et par contre,
30:58bon, après,
30:58la course des petits chevaux
30:59à droite,
31:00que ça soit Attal...
31:01Alors, vous dites
31:02la gauche,
31:02la gauche,
31:03mais elle est...
31:03Mais oui, non, mais...
31:04Je sais que vous êtes
31:05orphelin de la gauche.
31:06Je vous ai entendu.
31:07Vous savez qu'on est nombreux
31:08dans l'orphelinat.
31:09Je sais, je sais,
31:10je vous ai entendu.
31:11Je vous ai écouté.
31:12Comment ?
31:12Je vous ai entendu.
31:13Écoutez, c'est simple.
31:14J'ai regardé le programme
31:15de Jean-Luc Mélenchon.
31:16C'est intéressant.
31:17Puisqu'il prétend,
31:18lui,
31:19lui,
31:20là où d'autres
31:21ne pourraient pas faire.
31:22J'ai vu 230 milliards
31:24de dépenses nouvelles,
31:25105 milliards d'impôts nouveaux,
31:27dont 80 sur les entreprises.
31:29Donc, on passe, en gros,
31:31à 7,5 de déficit,
31:339 points de PIB.
31:34Enfin, bon,
31:34on est dans une situation
31:37irresponsable
31:37et irréalisable.
31:39Parce que, de toute façon,
31:40là, on aura
31:41des conséquences extrêmement...
31:42Le jour où il est
31:44M. Mélenchon est sur le commande-cars,
31:46la France est sous tutelle.
31:47Voilà.
31:47La Commission européenne,
31:48ce qu'ils ont fait à la Grèce,
31:49la Troïka, vous connaissez.
31:50Donc, ça n'a aucun sens.
31:52Donc, se présenter
31:53avec des problèmes de cette nature.
31:54Alors, le Parti socialiste,
31:55j'ai regardé,
31:56c'est mon ancien parti.
31:57100 milliards de dépenses nouvelles,
31:5925 milliards de recettes
32:01d'impôts nouveaux
32:01et 88 milliards de déficits en plus.
32:04Alors, ils disent
32:04qu'ils ne l'ont pas chiffré.
32:05Mais moi, je l'ai chiffré.
32:07Je l'ai fait tourner
32:08les mathématiques.
32:09Et on arrive à ça.
32:10Donc, on va voir
32:10comment ça sort, tout ça.
32:12Mais c'est pour vous dire
32:13que la gauche, c'est quoi ?
32:14C'est toujours la même chose,
32:16plus de dépenses
32:17et donc beaucoup d'impôts.
32:18Donc, comment voulez-vous
32:19convaincre ?
32:20Un problème,
32:21une allocation,
32:21un impôt.
32:22Comment voulez-vous
32:23convaincre avec ça ?
32:24Je me souviens,
32:24j'ai vécu ça à tout instant.
32:26On ne travaille pas
32:27sur les questions économiques,
32:28on travaille sur les questions
32:29de redistribution
32:30d'une richesse
32:30qui est en train de disparaître.
32:32Expliquez-moi
32:33comment vous voyez les choses.
32:35Sincèrement.
32:36Monsieur le sénateur.
32:37Je ne suis pas connu
32:38pour ne pas être sincère.
32:39Ça, c'est vrai.
32:41Donc, mon premier sujet
32:43avec vous,
32:44et ça fait un moment
32:45que je vous suis,
32:48l'ambition politique
32:49pour notre pays,
32:50elle ne peut pas être
32:51seulement comptable.
32:52Pardon de vous le dire.
32:53Et je ne crois pas
32:54que vous croyez
32:55que c'est seulement
32:56avec un programme politique
32:58extrêmement chiffré
32:59que nous allons diriger
33:00la France.
33:01Pardon, moi,
33:02je ne me suis pas engagé
33:02en politique
33:03pour faire de la comptabilité.
33:05Je me suis engagé
33:06en politique
33:06parce que je suis un révolté
33:07des injustices
33:08que j'ai vues
33:09en bas de ma rue
33:09comme de l'autre côté du monde
33:11et que je veux changer les choses.
33:13Et à partir du moment
33:14où nous avons
33:14une ambition commune,
33:16nous mettons en adéquation
33:17notre ambition
33:18avec les moyens financiers.
33:19Mais ce n'est pas d'abord
33:20les moyens financiers
33:21qui nous disent
33:22ce que nous allons faire.
33:23Parce que si nous suivons
33:25ce raisonnement,
33:26alors nous faisons
33:27ce qui est fait
33:28depuis une quinzaine d'années,
33:29c'est-à-dire
33:30la politique de l'offre,
33:31c'est-à-dire
33:31d'étrangler les gens,
33:33c'est-à-dire dire
33:33c'est impossible
33:34d'augmenter les salaires
33:36dans ce pays
33:36et on laisse les gens
33:37qui travaillent
33:39plus pouvoir
33:40payer leurs factures
33:41à partir du 15 mois.
33:42Je ne me résigne pas à ça.
33:44Donc,
33:44il y a une immensité
33:46de richesses
33:46dans ce pays.
33:48On en produit beaucoup.
33:49On en produit d'ailleurs
33:50comme on n'en a jamais produit.
33:52Il existe
33:53beaucoup en réalité
33:55aujourd'hui
33:55de forces disponibles
33:57pour industrialiser
33:58notre pays.
33:59Mais la question
33:59qui nous est posée,
34:00pardon de le dire,
34:01c'est la question fondamentale
34:03qui devrait animer
34:04le débat public,
34:05c'est la question
34:06de la répartition
34:07de richesses
34:07dans le pays.
34:08Elle est majeure.
34:10Et elle n'a jamais été
34:11aussi inégalitaire
34:12que depuis
34:13une quarantaine d'années.
34:15Et elle continue
34:16à peser
34:16très fortement.
34:17Pardon de le dire,
34:18mais vous ne pouvez pas.
34:19C'est vrai.
34:20Mais voilà.
34:21Message,
34:21tout le monde a compris.
34:22C'est bon.
34:23Vous êtes très bon.
34:24Et merci de parler comme ça
34:25avec beaucoup de facondes
34:26et de libertés.
34:27Alors,
34:28on ne vous demande pas
34:29d'être comptable.
34:29ce n'est pas le boulot
34:30d'un responsable public.
34:32Merci.
34:32On vous demande quand même
34:33de savoir compter.
34:34Ah mais bien sûr.
34:35Ah bon.
34:35Ah non,
34:36je n'ai jamais dit.
34:37Ah bon.
34:38Jamais.
34:38À l'inverse,
34:39on va raser gratis.
34:40Et tout.
34:41Jamais.
34:41Et c'est la première fois,
34:43pardonnez-moi,
34:44c'est la première fois
34:44depuis très longtemps,
34:46peut-être depuis 1945.
34:48En 1958,
34:48il y a eu des gros problèmes
34:49avec la guerre d'Algérie
34:50qu'on ne pouvait pas financer,
34:52qu'on est maintenant
34:53en situation
34:54de ne plus pouvoir
34:55faire ce qu'on veut
34:56parce qu'on a laissé filer
34:57les déficits.
34:58Vous savez,
34:59il y a un homme
34:59que j'appréciais beaucoup,
35:00Pierre Bérégaubois,
35:01qui avait dit,
35:03moi,
35:05la maîtrise
35:06des comptes publics
35:07me permet
35:08d'avoir une politique sociale.
35:10Si je n'ai pas
35:10de maîtrise
35:11de l'économie,
35:13je ne peux pas
35:14redistribuer
35:15une richesse
35:15que je n'ai plus.
35:16Ça,
35:17cet état d'esprit,
35:18il faut rendre hommage
35:18à cette génération
35:20de socialistes
35:20qui faisaient attention à ça.
35:22Maintenant,
35:23on fait des programmes,
35:24on s'en fiche,
35:25peu importe.
35:25Alors,
35:26moi,
35:26on me demande
35:26de faire un comptable
35:27non plus,
35:29on ne me demande
35:30pas d'être comptable
35:30non plus,
35:31et pourtant,
35:31il y a certains chiffres
35:32qui font mal
35:33des réalités directes
35:34et brutales.
35:35Le Parti communiste
35:36fait 2% dans les sondages
35:37et la France insoumise
35:38à peu près 20%.
35:40S'il s'alliait,
35:41peut-être,
35:41pourrait-il peser ?
35:42Est-ce qu'il faut
35:43que la gauche salue
35:44les communistes
35:45avec la France insoumise
35:46pour peser
35:46dans le débat public ?
35:48Attendez,
35:48on peut finir le débat ?
35:49Non,
35:50je vous pose cette question
35:50parce que c'est intéressante
35:51et c'est la fin du débat
35:52et vous avez vous-même
35:54comparé le programme
35:55de la France insoumise
35:55et du Parti communiste.
35:57Est-ce que vous pensez que...
35:58Pour l'instant,
35:59la France insoumise
36:00a colonisé les esprits
36:02de l'ensemble
36:03des partis de gauche,
36:04plus ou moins.
36:05Donc,
36:05il y a beaucoup de proxys
36:07de Mélenchon,
36:07vous voyez.
36:08Donc,
36:08le sujet,
36:09c'est est-ce qu'il y a
36:10une alternative à ça ?
36:11Auquel cas,
36:12sinon,
36:12la gauche n'a aucune chance
36:14de figurer
36:15dans le tableau d'honneur
36:16des 10 prochaines années.
36:17C'est ça que je vois.
36:19Alors,
36:20moi,
36:20c'est tout ce que...
36:21en quoi je lutte.
36:23Parce que la vie politique,
36:24ce n'est pas de se positionner
36:26par rapport à un tel ou un tel
36:27et moi,
36:28je suis membre
36:29du Parti communiste français,
36:30je suis un acteur modeste
36:32du débat public
36:33et donc,
36:34quand je viens ici,
36:34je ne suis pas venu
36:35pour commenter un tel,
36:37la déclaration d'un autre
36:38ou le programme économique.
36:39Je vous dis
36:39ce que j'en pense.
36:40Et après,
36:41dans chaque parti,
36:42on aura d'ailleurs,
36:42nous,
36:43un congrès,
36:43je le redis,
36:44au mois de juillet,
36:44on aura le temps
36:45de débattre entre nous
36:45de quelle est la meilleure stratégie
36:47et le meilleur candidat
36:48qui doit nous représenter.
36:50Je le redis,
36:50s'il y en a un,
36:51il sera Fabien Roussel.
36:52Moi,
36:53la question qui nous est posée,
36:54et c'est ça que j'aurais aimé
36:55creuser avec vous,
36:56c'est par exemple
36:57la question du déficit.
36:58Vous nous dites,
36:58il est réel et il pèse.
37:00Oui,
37:01mais vous n'allez pas
37:01me faire le coup.
37:02Ah,
37:02il y a 2000 milliards,
37:03il faut tout rembourser
37:04en une année.
37:05Tout le monde sait
37:05que la dette,
37:06elle est remboursée
37:07sur 8 ans.
37:08Donc,
37:08il y a besoin
37:09de réemprunter dans...
37:11Je n'ai pas dit,
37:12mais j'ai dit...
37:12C'est le premier poste
37:15de dépense budgétaire.
37:17Non,
37:17non,
37:17non.
37:18En 24,
37:18on était à 65 milliards,
37:20en 26,
37:21on va être à 74 milliards.
37:22La dette en France,
37:23elle s'achète
37:24sur les marchés financiers
37:25de très bonne façon.
37:27De plus en plus cher.
37:29Est-ce qu'on parle
37:29de réindustrialisation ?
37:30Non.
37:31Non.
37:31Puisqu'on va passer
37:32à notre rubrique,
37:33Fabien Guay,
37:33on marche sur la tête.
37:34Si vous voulez,
37:34vous pouvez rester avec nous.
37:35Ah,
37:35mais moi,
37:36je vais rester pendant deux heures.
37:37On va continuer,
37:38Fabien Guay,
37:38à vous assommer
37:40de chiffres
37:40à bocarnement de bon
37:41puisque c'est vraiment
37:42l'heure était cactu
37:43et au calcul ce soir.
37:44Alors,
37:44le secrétariat général
37:45du gouvernement
37:46publie son rapport annuel
37:47sur les normes françaises.
37:49Les normes,
37:50les normes,
37:50les normes,
37:51les chiffres sont hallucinants.
37:52Regardez,
37:522026,
37:53100 000 articles de loi,
37:55268 000 textes réglementaires
37:57et tenez-vous bien,
37:58sur la seule année 2025,
38:00le droit français
38:01s'est enrichi
38:01de plus d'un million de mots.
38:04C'est l'équivalent
38:04d'un pavé de 4000 pages.
38:06En fait,
38:06c'est deux fois
38:07les misérables.
38:08Arnaud Montbeau,
38:09est-ce que là,
38:09on marche sur la tête ?
38:10On marche sur la tête d'abord
38:12parce que quand on vit les choses,
38:14je le vis comme entrepreneur maintenant,
38:16j'en témoigne,
38:18dans l'une de mes entreprises
38:19accompagnées des amendes,
38:20on a planté des vergers.
38:21On a un verger de 98 hectares
38:23et nous gérons la biodiversité,
38:24comme c'est normal,
38:25des animaux nuisibles ou pas.
38:27À chaque fois qu'on déplace
38:29une couleur,
38:30on a un formulaire CERFA.
38:34Le 13601
38:35demande de dérogation
38:37pour la perturbation intentionnelle
38:39de spécimens
38:39d'espèces animales protégées.
38:4165 cases à cocher.
38:43Alors, on a tout.
38:43Est-ce qu'elle est capturée
38:44avec épuisette,
38:46avec utilisation
38:47d'émissions sonores,
38:48etc.
38:49Nous avons
38:50cette bureaucratie permanente
38:52alors qu'on ne fait pas confiance
38:54aux acteurs
38:54parce qu'on ne fait pas confiance,
38:56c'est une société de défiance.
38:57Alors,
38:57nous plantons aussi des haies.
38:59On a 75 kilomètres de haies
39:00dans notre verger.
39:01Vous avez un formulaire
39:02pour ça aussi, Arnaud ?
39:03Nous avons 14 textes applicables.
39:05Les règles de la PAC,
39:07surveillées par satellite.
39:08Nous avons le code rural,
39:09le code de l'environnement.
39:10Alors là,
39:10c'est la loi sur l'eau,
39:11les sites inscrits,
39:12Nature à 2000,
39:13les espèces protégées,
39:14le code de l'urbanisme,
39:15le code de la santé publique.
39:16Et chaque texte
39:17relève d'une administration différente.
39:18Voilà.
39:19Et on a construit
39:21une usine à brignoles
39:22dans le Var
39:22pour casser
39:23les codes de nos amendes.
39:24Oui, on a fait ça.
39:25On a fait ça.
39:26Bon,
39:26c'est une reconversion.
39:28La loi dit
39:30qu'il est obligatoire
39:31de mettre sur le toit
39:31des panneaux photovoltaïques.
39:33Oui,
39:33mais le chef de corps
39:35des pompiers
39:36a le pouvoir
39:36de déclarer
39:37la pose des panneaux photovoltaïques
39:39interdite.
39:40Donc,
39:40ce qui est obligatoire
39:41est interdit.
39:42Allez comprendre quelque chose.
39:43Donc, nous, ça va,
39:44on est câblés.
39:44On a un peu de la faconde,
39:47nous aussi,
39:47on se défend.
39:48Mais imaginez,
39:49les agriculteurs,
39:50ils s'arrachent les cheveux,
39:52ils n'en peuvent plus.
39:53Et d'ailleurs,
39:54il n'y a pas que les agriculteurs,
39:55les maires.
39:57Écoutez ce que dit
39:57M. Lysna.
39:58M. Lysna,
39:59je n'ai pas des accords
40:01sur tous les sujets.
40:02Il est le président
40:02de l'association
40:03des maires de France.
40:03Il dit, voilà,
40:04il y a un décret
40:05sur la sécurité
40:06des aires de jeu
40:07pour les maires.
40:08Les municipalités
40:09doivent vérifier
40:09la profondeur de sable
40:10au millimètre.
40:12Parce que sinon,
40:12c'est du pénal à chaque fois.
40:14On ne peut pas
40:14turer un fossé
40:16sans demander
40:16à la police de l'eau.
40:17Sinon,
40:18c'est trois ans de prison
40:19dans le texte
40:20du Code de l'environnement.
40:21Etc.
40:22Donc,
40:22la France est un pays
40:23bloqué
40:24et surtout,
40:24plus personne n'est assuré
40:25d'être jamais en règle.
40:27Donc,
40:27il y a une insécurité juridique
40:28qui s'est installée.
40:29Le citoyen est perdu.
40:31D'ailleurs,
40:31vous demandez
40:31sur un seul sujet
40:32à un avocat,
40:33un magistrat,
40:34un professeur de droit,
40:35ils vous donneront
40:36trois réponses différentes.
40:38Donc,
40:38tout le monde est perdu.
40:39Donc,
40:39c'est le régime de liberté
40:41qui est en danger.
40:42La liberté,
40:43normalement,
40:44dans un régime de liberté,
40:45la règle,
40:46l'interdiction,
40:46l'exception.
40:47Là,
40:48tout le monde,
40:48avant d'agir,
40:48se demande s'il a le droit
40:49de le faire.
40:50Donc, du coup,
40:50plus personne ne fait rien.
40:51C'est ça la situation.
40:52Donc,
40:52qu'est-ce qu'on fait
40:53dans un pays bloqué
40:54avec de l'insécurité juridique ?
40:56On va être obligés
40:57de prendre tout ça
40:58et non pas de mettre
40:59tout à la poubelle.
41:00Ça,
41:00c'est de la démagogie.
41:02On va être obligés
41:03de redonner la confiance
41:05aux acteurs
41:06en disant
41:06qu'on va faire confiance
41:07aux agriculteurs,
41:08on ne va pas les surveiller
41:08avec le satellite.
41:09On va faire confiance
41:11aux dirigeants d'entreprise.
41:12On va faire confiance
41:13au dialogue social
41:14dans les entreprises.
41:15Les gens,
41:15ils se parlent,
41:15ils peuvent contractualiser
41:16sur l'application des nords.
41:18On va faire confiance
41:18aux constructeurs
41:19pour qu'il y ait
41:20des pièces pour les handicapés
41:22en nombre suffisant
41:23sans remettre des normes
41:24qui renchérissent les coûts
41:25et rendent impossible
41:26la construction
41:27de logements rentables,
41:28etc.
41:29Vous voyez comment
41:31un socialiste
41:32est passé
41:32à l'ultralibéralisme.
41:35Ce n'est pas
41:35l'ultralibéralisme,
41:36c'est défendre
41:37la liberté de vivre.
41:38Bien sûr,
41:39la liberté de vivre.
41:40Fabien Guay,
41:40merci d'avoir été
41:41notre invité ce soir.
41:43Alors,
41:44vous pouvez rester avec nous
41:45parce que là,
41:45c'est l'heure du génie
41:46du Made in France
41:47comme chaque vendredi.
41:47Mais il veut peut-être réagir
41:48notre avis.
41:49Non,
41:49parce qu'on va recevoir
41:50un génie du Made in France,
41:51j'insiste.
41:52Il n'a pas levé
41:53une licorne,
41:54il n'a pas fait
41:55un million d'euros,
41:56il n'a pas fait R-20,
41:57mais il a eu une idée simple
41:58plein de bon sens.
41:59Rejoignez-nous,
42:00monsieur Victor Hériot.
42:01Vous avez fait le plein,
42:02je raconte cette histoire.
42:03Vous avez fait
42:047 km de détour
42:06pour économiser
42:066 centimes au litre
42:08et vous avez sorti
42:09la calculette.
42:09Résultat,
42:10vous avez économisé
42:112,70 euros sur le plein
42:13mais brûlé
42:131,10 euros d'essence
42:14pour le détour.
42:15Donc,
42:16il y avait un gain réel
42:17et c'est cette application
42:18qui s'appelle
42:19Pouvoir Achat Plus
42:20que vous avez réalisé
42:22pour aider les Français.
42:23Arnaud Montebourg,
42:24c'est un autodidacte,
42:25un breton
42:26parce que ça se passe
42:27du borbillon,
42:28un jeune garçon aussi,
42:29on peut le dire,
42:30c'est ça,
42:30le génie du Made in France.
42:32Alors,
42:32vous êtes le génie
42:33du Made in France
42:33cette semaine
42:34dans Made in Montebourg.
42:35Pourquoi ?
42:36Parce qu'écoutez,
42:37vous l'école,
42:38ce n'était pas votre truc.
42:40Vous avez décidé
42:41de monter une entreprise.
42:42Vous l'avez fait tout seul
42:44avec vos amis,
42:45votre famille
42:45et puis vous avez réussi
42:47à convaincre
42:48et aujourd'hui,
42:49vous avez des résultats.
42:50Et ça nous intéresse
42:52que vous nous racontiez
42:53cette histoire.
42:54Pourquoi ?
42:54Parce qu'à chaque fois,
42:56je rencontre des jeunes
42:56qui m'interpellent
42:57et qui me disent
42:57« Ah, Made in France,
42:58j'ai monté des boîtes ! »
42:59Je dis « Montez des boîtes ! »
43:00Je dis aux jeunes.
43:01Risquez-le !
43:02Intéressez-vous à ça.
43:03C'est comme ça
43:03que vous changerez aussi
43:04la vie,
43:05la société.
43:06On peut le faire
43:07de nombreuses manières.
43:09Expliquez-nous votre histoire.
43:11Tout simplement
43:12par rapport à l'application
43:12actuellement,
43:13vous voulez dire ?
43:13Oui, bien sûr.
43:14Comment elle est née ?
43:15J'étais dans mon appartement,
43:17je devais faire le plein
43:18le lendemain
43:19et je me suis dit
43:20« Est-ce que c'est vraiment rentable
43:22de passer par la station essence
43:24que je prends d'habitude
43:25qui était environ
43:26à 5-10 minutes de route
43:27pour aller jusqu'au travail ? »
43:29Et en fait,
43:30j'ai fait un petit calcul
43:31sur mon ordinateur
43:32et j'ai vu
43:33qu'en fait,
43:33ce n'était pas du tout rentable
43:34et je perdais vraiment
43:35de l'argent sur la durée.
43:36Et donc,
43:37par la suite,
43:38j'ai créé mon application
43:38de base qui était simplement
43:40pour moi,
43:40pour vraiment avoir
43:41sur mon téléphone.
43:42Par la suite,
43:43j'ai des amis
43:43qui m'en ont parlé,
43:44ils me disaient
43:44« J'aimerais bien la voir,
43:45etc. »
43:46Et donc,
43:46par la suite,
43:47je l'ai mis en ligne.
43:48J'ai créé ma petite maquette
43:49sur mon ordinateur,
43:50je l'ai mis en ligne
43:50et par la suite,
43:51c'est parti un petit peu
43:53plus loin que ce que je pensais.
43:55Et c'est-à-dire,
43:56qu'est-ce que vous avez rencontré
43:57les faveurs du public ?
43:59Voilà, c'est ça.
44:00Alors, racontez-nous des chiffres.
44:01Vous savez qu'on aime les chiffres ?
44:02Oui, les chiffres,
44:03on va dire,
44:03en une semaine et demie,
44:04plus de 50 000 téléchargements.
44:07Téléchargements gratuits ?
44:08Téléchargements gratuits,
44:09complètement gratuits.
44:10Alors,
44:10il y a un petit peu de pub
44:11pour faire vivre le serveur,
44:12etc.
44:13Mais totalement gratuit.
44:14On se base principalement
44:15sur tout ce qui est
44:17la data.gouv.fr
44:18qui permet de récupérer
44:19toutes les données
44:20des stations essence.
44:21Et par la suite,
44:23après,
44:23c'est mon algorithme derrière
44:24qui calcule
44:24en fonction de la voiture
44:26et en fonction
44:26d'où on se trouve.
44:28Et alors,
44:29vous allez faire quoi
44:31de cette application ?
44:32Vous allez la populariser
44:33comme ce soir ?
44:34Complètement.
44:34Après,
44:35de toute façon,
44:36déjà,
44:36je compte le dire,
44:37elle sera toujours gratuite.
44:38Elle ne va jamais
44:39demander d'être payée.
44:40Vous pouvez rappeler
44:40comment elle s'appelle ?
44:41Pouvoir Achat Plus.
44:43Avec ça,
44:43vous allez être très populaire.
44:44Et je crois que vous avez
44:45l'intention aussi
44:45de vous intéresser
44:46à d'autres produits alimentaires,
44:47c'est-à-dire d'élargir ça
44:49peut-être avec l'inflation.
44:50Racontez-nous,
44:50parce qu'évidemment,
44:51ça peut faire énormément
44:52faire des économies
44:53à beaucoup de Français.
44:54Oui,
44:54je suis en train d'essayer
44:55de mettre en place
44:57avec des distributeurs
44:58pour avoir un petit peu
44:59leur prix
44:59dans toute leur gamme
45:01de produits,
45:02ce qui permettra
45:02après par la suite
45:03que dès qu'on scanne
45:04quelque chose
45:05ou peu importe,
45:06on ait vraiment le prix
45:07dans chaque magasin
45:09en fonction de...
45:10Et alors,
45:10les gens vont faire
45:11la tournée des magasins,
45:12mais ça ne va pas être bon
45:13sur l'application
45:14Pouvoir d'Achat Plus.
45:15Essence,
45:15Carburant,
45:16parce que là,
45:17ils vont dépenser de l'essence
45:18pour choisir moins cher.
45:19Et là,
45:19vous direz,
45:20c'est pas rentable.
45:20Tout dépend de ce que veut
45:22faire la personne,
45:23c'est sûr.
45:24Fabien,
45:25Made in France,
45:26un jeune garçon autodidacte,
45:28ça vous plaît
45:28comme projet finalement
45:29pour dresser ?
45:30Évidemment,
45:32d'autant plus que,
45:33vous voyez,
45:33moi je suis le premier
45:34de ma famille
45:35à avoir fait des études.
45:37Et donc,
45:38toute ma famille
45:39sont des ouvriers
45:40et des ouvrières,
45:41et je trouve qu'il y a
45:42de l'intelligence ouvrière
45:43partout dans le pays
45:44qu'on devrait d'ailleurs
45:44mieux écouter.
45:45Et donc,
45:46le parcours qui est le sien,
45:47qui vient de...
45:47On ne se connaît pas,
45:49mais qui permet
45:50que chacun puisse
45:51évidemment entreprendre,
45:52évidemment innover,
45:53donc voilà.
45:54Donc comment vous rémunérez ?
45:55Puisque si c'est gratuit,
45:56ça, ça m'intéresse aussi,
45:5750 000 téléchargements,
45:59vous voulez le développer,
46:00ça va demander des moyens ?
46:01Alors,
46:01il y a de la publicité,
46:03il l'a dit...
46:03Il y a un peu pour le serveur,
46:04mais si vous voulez développer,
46:05parce que là,
46:06pour l'instant,
46:06vous êtes tout seul ?
46:07Je suis tout seul,
46:08ouais,
46:08complètement.
46:09Alors,
46:09si vous voulez grossir,
46:10il va falloir embaucher ?
46:11Alors,
46:12je ne compte pas forcément grossir,
46:13là,
46:13réellement,
46:14c'était vraiment pour essayer
46:15de donner un petit grain
46:17pour le côté français.
46:18Ce soir,
46:19vous allez faire un million
46:19de téléchargements.
46:21C'était principalement,
46:22vraiment,
46:22pour aider le côté français,
46:24et à côté,
46:25moi,
46:25je développe d'autres choses,
46:27donc c'était...
46:28Cette partie-là
46:29était vraiment pour aider
46:30un petit peu.
46:30Ce qui est intéressant,
46:32Arnaud,
46:32c'est qu'il y a des idées simples
46:33comme ça,
46:34de citoyens français
46:35qui se bougent,
46:37et je trouve que ça fait plaisir
46:37à voir.
46:38Vous savez,
46:39quand vous allez dans n'importe
46:40quelle région de France,
46:41vous ouvrez le journal local
46:42et vous voyez
46:42de l'innovation
46:44dans les associations,
46:45dans l'entrepreneuriat,
46:47dans les municipalités,
46:48partout,
46:49la France,
46:50en bas,
46:51elle se bouge,
46:52elle invente.
46:54Alors,
46:54elle n'est pas contente
46:55de ce qui se passe
46:56en son nom plus haut,
46:57mais il y a une créativité permanente.
47:00Et cette ressource-là,
47:01c'est un peu...
47:02C'est nous,
47:03on donne la parole
47:04à tous ceux
47:05qui font la France
47:07qui vient
47:08et qui arrive.
47:09En tout cas,
47:11informez-nous de la suite.
47:12Parce que c'est quoi la suite,
47:13alors,
47:14pour vous ?
47:14Quel est votre métier
47:15dans le privé ?
47:15Vous travaillez où ?
47:16Alors,
47:17je suis en saison
47:17dans un camping,
47:18donc rien à voir.
47:19Et à côté,
47:20je développe en plus
47:22des applications,
47:23etc.
47:24Je crois que ce n'était pas
47:24forcément gagné.
47:26On n'avait pas fait de vous
47:27un calculateur génial.
47:28Je crois qu'à 14 ans,
47:29vous n'étiez pas forcément
47:30très doué en mathématiques.
47:31J'ai lu ça dans un article.
47:33Et là, finalement,
47:34vous vous retrouvez
47:34à la tête d'algorithme.
47:36Oui, c'est ça.
47:36J'étais très mauvais
47:39dans le cursus scolaire
47:40en maths.
47:41Mais par contre,
47:41à côté,
47:43je codais déjà
47:44depuis très longtemps.
47:45j'ai créé mon premier
47:46Snapchat,
47:46j'avais 11 ans.
47:48C'était très simpliste.
47:50Mais en réalité,
47:52le côté cursus scolaire,
47:53ce n'était vraiment
47:53pas fait pour moi.
47:55Et alors,
47:55maintenant,
47:56vous savez tout faire ?
47:57Vous avez tout appris ?
47:59Tout faire, non.
48:00Il reste toujours
48:00des choses à apprendre.
48:01J'adore apprendre constamment.
48:03J'adore surtout faire
48:04plutôt qu'apprendre en réalité.
48:06J'aime bien bidouiller
48:06dans tous les sens
48:07pour essayer de trouver
48:08la faille
48:08et pour pouvoir avancer.
48:12Et donc, voilà.
48:13Eh bien,
48:14vous nous avez donné
48:15le sourire ce soir
48:16en parlant de carburants
48:17qui n'étaient pas gagnés.
48:19Vive les jélies
48:19du Made in France,
48:20des Made in Bretagne.
48:22Arnaud,
48:22je sais que ça vous tient
48:23à cœur la Bretagne.
48:23Les territoires
48:25ont beaucoup de choses
48:26à nous apprendre.
48:26Il va falloir inviter
48:28les gens de la Bretagne
48:29qui ont créé le label
48:30Made in Bretagne.
48:32Très intéressant.
48:32On va les inviter.
48:33Fabien Guet,
48:34merci d'avoir été avec nous.
48:36En Seine-Saint-Denis aussi.
48:38Bientôt les jélies.
48:38Merci, monsieur le sénateur.
48:40A bientôt.
Commentaires