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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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00:00:00Très heureux de vous retrouver pour 120 minutes info, on décrypte l'actualité jusqu'à 17h avec Yoann Uzaï pour
00:00:05vous accompagner.
00:00:06Yoann bonjour, à vos côtés Philippe Charles, bonjour, expert en question énergétique au Sink-Sangle Millénaire.
00:00:12Eric Revelle t'accompagne, très heureux de vous retrouver à vos côtés.
00:00:15Guylain Bénessa, bonjour, vous êtes avocat, vous avez notamment écrit un livre sur le pouvoir des juges puisqu'on va
00:00:20en parler cet après-midi.
00:00:22Valérie Aknin est avec nous, ma chère Valérie, bonjour.
00:00:25Alors on voit votre livre, Guylain Bénessa, nos vrais maîtres. On va démarrer justement avec le journal puisqu'il est
00:00:3115h.
00:00:32Et à la une, Valérie, le 84e jour de guerre au Proche et Moyen-Orient.
00:00:37Le chef de la diplomatie américaine, eh bien il met la pression sur ses alliés de l'OTAN en disant
00:00:41qu'il faudra répondre aux inquiétudes de Donald Trump sur le conflit.
00:00:45En effet, le président américain ne décolère pas depuis que les Européens ont refusé de s'engager à ses côtés
00:00:51dans la guerre contre l'Iran.
00:00:52De leur côté, les pays européens sont désorientés suite aux annonces de la Maison-Blanche sur la présence militaire américaine
00:00:59en Europe.
00:00:59Car Donald Trump a une nouvelle fois pris par surprise ses alliés en annonçant l'envoi de 5000 soldats supplémentaires
00:01:05en Pologne.
00:01:06Après avoir annoncé début mai le retrait de 5000 militaires américains en Allemagne.
00:01:10Et on suit tout ça bien évidemment. On va revenir en France, si vous le voulez bien, avec Emmanuel Macron
00:01:13qui annonce une enveloppe supplémentaire.
00:01:16Un milliard d'euros pour le plan quantique du gouvernement.
00:01:19Pour faire face à l'accélération des technologies chinoises et américaines, dit-il, lors de son déplacement dans l'Essonne,
00:01:26le chef de l'État a aussi acté que la France s'engagerait à hauteur de 550 millions d'euros
00:01:31dans un futur programme européen pour les semi-conducteurs,
00:01:34cruciaux pour l'intelligence artificielle.
00:01:37Selon l'Elysée, Emmanuel Macron souhaite que cet effort s'inscrive dans une stratégie européenne plus offensive.
00:01:42On sait que ceux qui réussiront en particulier dans le quantique à prendre les options technologiques les plus radicales,
00:01:50à réussir cette phase, seront ceux qui bâtiront les standards, prendront les parts de marché.
00:01:56Et donc les 18-24 mois à venir sont clés pour réussir dans la construction de cette chaîne de valeur
00:02:03souveraine européenne.
00:02:03Et on sait où est le défi. Le défi, c'est d'avoir semi-conducteurs, infrastructures, capacités de calcul, cloud,
00:02:12IA et usage applicatif les plus souverains possibles.
00:02:15Nous connaissons nos vulnérabilités. La France avait plaidé pour avoir un cloud souverain européen.
00:02:19Les autres ne nous ont pas suivis. J'espère qu'on pourra reconquérir cette part.
00:02:23Mais on a aujourd'hui, en particulier sur le quantique, on a sur le semi-conducteur, on a sur tous
00:02:28ces sujets,
00:02:30une bataille de la souveraineté qui est en train d'être conduite et qu'on doit absolument réussir.
00:02:35Et au fond, une géopolitique du calcul.
00:02:40Ça commence dimanche. Et figurez-vous que la terre battue parisienne, elle, connaît déjà ses premières tensions.
00:02:45Plusieurs stars du circuit mondial, Valérie, dénoncent la répartition des revenus du grand Chelem.
00:02:51Ils ont donc décidé de mener une action symbolique en écourtant des conférences de presse
00:02:56ou encore en installant un bras de fer avec les organisateurs du tournoi.
00:03:00Plus de détails avec Valentin Rouillon, Marine Sabourin et Sharon Camara.
00:03:06À Roland-Garros, la tension monte déjà en coulisses avant même le début du tournoi.
00:03:1120 joueurs, stars du circuit, ont décidé de réduire leur présence médiatique
00:03:15pour protester contre la répartition des revenus des grands Chelems.
00:03:18Parmi eux, les numéros 1 mondiaux, Arina Sabalenka et Yannick Sinner,
00:03:23la tenante du titre à Paris, Coco Gauffe, et l'allemand Alexander Sverev.
00:03:26Cette année, ils donneront donc leur traditionnelle conférence de presse d'avant-tournoi,
00:03:30un exercice qui dure moins de 15 minutes avant d'écourter ou de renoncer aux interviews
00:03:35habituellement accordées dans la foulée.
00:03:38Aujourd'hui, la dotation globale est de près de 62 millions d'euros,
00:03:41un chiffre en hausse de près de 10% par rapport à l'an dernier.
00:03:45La somme est divisée en fonction du titre obtenu par chaque joueur
00:03:49de 24 000 euros pour la qualification au premier tour,
00:03:53285 000 euros en cas de huitième de finale,
00:03:56750 000 euros pour une demi-finale,
00:03:591 400 000 euros pour un finaliste
00:04:01et jusqu'à 2 800 000 euros pour le vainqueur.
00:04:05Face à ce mouvement, la directrice de Roland-Garros, Amélie Moresmo,
00:04:09regrette cette décision et appelle au dialogue.
00:04:11« On est un peu triste de ce choix tout simplement parce que ça pénalise un peu
00:04:15tous les acteurs du tournoi, les joueurs aussi, les fans, la presse évidemment
00:04:19et je suis confiante par rapport aux échanges qui vont avoir lieu,
00:04:23qui ont déjà eu lieu.
00:04:24On n'a pas l'habitude de prendre ce qui vient des joueurs et joueuses par-dessus la jambe. »
00:04:29Une réunion est prévue entre les représentants des joueurs
00:04:31et la Fédération française de tennis
00:04:33pour tenter de trouver une issue à cette contestation
00:04:36qui reste pour l'instant symbolique mais très visible à l'approche du tournoi.
00:04:41« Et espérons bien évidemment que ça n'impacte pas la qualité du jeu.
00:04:44Allez, après le tennis, une image de Formule 1. »
00:04:49« Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12 12 bleu, le nouveau parfum pour hommes. »
00:04:57La Formule 1 est au Canada ce week-end sur le circuit de Montréal
00:05:01pour le cinquième Grand Prix de la saison.
00:05:03Les Mercedes arrivent en grande favorite pour les premiers essais libres
00:05:07qui commencent ce vendredi à 18h15, heure française.
00:05:11Et c'est qu'ils seront suivis un peu plus tard des qualifications pour la course sprint
00:05:15qui aura lieu demain en fin d'après-midi.
00:05:17Le Grand Prix, c'est dimanche soir à 22h.
00:05:20Et pour la première fois au Canada, il y aura aussi la Formule 2 et la F1 Academy.
00:05:25Pas moins de 7 courses au total ce week-end à suivre sur les antennes de Canal+.
00:05:37C'était votre programme avec Lacoste, L12 12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:05:44Et on va démarrer avec ce constat, encore un exemple du triomphe du gouvernement des juges
00:05:49où quand les non-élus musèlent finalement le peuple souverain.
00:05:53Cette fois, cela concerne les ZFE, ces fameuses zones à faible émission.
00:05:57Elles devaient être supprimées, le bon sens avait parlé.
00:05:59Le temps de Français était effectivement pénalisé.
00:06:01Sauf qu'hier, les Sages ont censuré cette suppression.
00:06:05Et cette annonce, elle provoque beaucoup de réactions.
00:06:08Sharon Camara.
00:06:10Leur disparition n'aura été que de courte durée.
00:06:14Les ZFE, zones à faible émission, avaient été supprimées par les parlementaires il y a plus d'un mois.
00:06:19Mais ce jeudi, le Conseil constitutionnel a finalement tranché et a décidé de censurer ce vote.
00:06:25Une décision déjà contestée.
00:06:27Je pense que le Conseil constitutionnel a tort et affaiblit beaucoup son autorité en se comportant ainsi.
00:06:33Parce que ce que veut le peuple français doit être respecté.
00:06:37Il contraigne la volonté exprimée par le peuple.
00:06:40C'est quand même très problématique.
00:06:42Parce que c'est vrai sur les ZFE, c'est vrai sur le ZAN, c'est vrai sur l'immigration.
00:06:46Ça commence à faire beaucoup.
00:06:47Si le Rassemblement national demande sa suppression, les socialistes et les écologistes souhaitent le maintien du dispositif.
00:06:54Tandis que la France insoumise appelle à mettre en place des alternatives plus adaptées aux besoins des automobilistes.
00:07:00Je pense que c'est reculer pour mieux sauter parce que ces ZFE, elles ne sont pas bien pensées.
00:07:07Elles sanctionnent bien davantage les ménages les plus pauvres qui n'ont pas les moyens de changer leur voiture.
00:07:14Et donc je pense que c'est faire de l'écologie punitive.
00:07:17Là où on devrait repenser notamment l'accès aux services publics et aux services publics de transports
00:07:22en fournissant des alternatives qui sont accessibles financièrement,
00:07:27c'est-à-dire gratuites pour les plus précaires, gratuites pour les jeunes,
00:07:31avant de dire de tout de suite sanctionner ceux qui ont une vieille voiture et qui n'ont pas les
00:07:35moyens de la changer.
00:07:36Avec cette réhabilitation, ce sont près de 3 millions de véhicules polluants
00:07:40qui ne pourront plus circuler dans les 25 ZFE déjà en vigueur, comme à Paris ou à Lyon.
00:07:46Face à une caste de non-élus, le politique n'a plus le pouvoir, ça on va y revenir bien
00:07:50évidemment.
00:07:51Mais avant ces fameuses ZFE, on va faire le point avec vous, Mickaël Dos Santos.
00:07:55Bonjour Mickaël.
00:07:56Quand on parle de ZFE, qu'est-ce que c'est finalement ?
00:07:59Alors les zones à faible émission sont des périmètres urbains
00:08:02où les véhicules les plus polluants ne peuvent pas circuler.
00:08:05L'objectif sur le papier, améliorer la qualité de l'air.
00:08:08La sélection va se faire à partir de la vignette Critère.
00:08:11Elle va cette vignette de 0 à 5, 0 pour les véhicules électriques, 5 pour les diesels les plus polluants.
00:08:19En théorie, depuis 2023, tous les véhicules Critère 4, 5 et non classés,
00:08:25c'est-à-dire ces véhicules qui n'ont pas accès à cette vignette, sont interdits dans les ZFE.
00:08:29En pratique, vous allez le voir, les métropoles gardent tout de même leur libre arbitre.
00:08:33Finalement, Mickaël, elle définit son périmètre de ZFE et ses propres restrictions également.
00:08:38Oui, résultat, parfois, l'automobiliste a du mal à s'y retrouver parmi les 25 ZFE existantes à ce jour.
00:08:44Il peut vite se faire piéger en passant d'une ville à l'autre par manque d'harmonisation des règles.
00:08:50Prenons l'exemple de la ZFE la plus importante, la ZFE du Grand Paris,
00:08:54qui regroupe 77 communes et un peu plus de 5,5 millions de Français.
00:08:58Les restrictions de circulation concernent pour cette ZFE les véhicules légers, Critère 3 ou plus.
00:09:06Du lundi au vendredi, de 8h à 20h, les week-ends et les jours fériés étant exclus.
00:09:11Comparons maintenant avec cette métropole d'Aix-Marseille.
00:09:14Ici, c'est les véhicules, Critère 4 ou plus.
00:09:16Et c'est pour 7 jours sur 7 et 24h sur 24.
00:09:20Vous voyez, en tout cas, les différences entre ces deux ZFE.
00:09:23De seule certitude au niveau national, tous les véhicules non classés qui n'ont pas accès à la vignette Critère,
00:09:29eh bien, ils sont tous bannis des ZFE.
00:09:32Et quelle est la sanction ?
00:09:34Puisqu'on imagine qu'il y a des sanctions si vous ne respectez pas une ZFE.
00:09:37Oui, la sanction est de 68 euros d'amende si vous n'avez pas de vignette Critère
00:09:42ou si elle ne vous permet pas de circuler dans la ZFE.
00:09:46135 euros d'amende pour les poids lourds.
00:09:49Certaines dérogations existent tout de même au niveau national.
00:09:51Pour les véhicules d'urgence, pour les automobilistes, détenteurs de la carte mobilité inclusion,
00:09:57les personnes handicapées ou encore les transports en commun.
00:10:00Dérogations aussi au niveau local pour les artisans, les livreurs, les résidents d'une ZFE
00:10:05ou encore les détenteurs de véhicules de collection.
00:10:09Reste qu'aujourd'hui, le nombre d'amendes est encore très faible.
00:10:12La vidéo-verbalisation ou encore le contrôle par lecture de plaques d'immatriculation est peu déployé.
00:10:17Et puis les contrôles de police ou encore de gendarmerie restent très faibles.
00:10:21Merci beaucoup, Mickaël, pour ces précisions.
00:10:24Alors ce qu'on a bien compris, ce sont toujours les mêmes.
00:10:26Les Français qui travaillent loin des centres-villes, qui n'ont pas forcément le budget
00:10:30pour s'acheter une voiture électrique, qui sont pénalisées.
00:10:32Nous sommes là, Philippe Charlaise, exactement, pardonnez-moi, je vais y arriver.
00:10:37Philippe Charlaise, dans l'exemple parfait de ce qu'on appelle l'écologie punitive.
00:10:42C'est ça l'écologie punitive.
00:10:44Oui, alors il faut peut-être s'expliquer le pourquoi de cette ZFE.
00:10:50Il faut savoir que la pollution atmosphérique au niveau mondial est un vrai problème sanitaire.
00:10:54On ne peut pas le nier.
00:10:56Ça fait environ, selon l'OMS, c'est à peu près la deuxième cause de mortalité.
00:11:00Mais enfin, ça ne vise pas essentiellement les pays de l'OCDE.
00:11:03Ça vise essentiellement la moitié, c'est l'Inde et la Chine, ainsi que pas mal de pays africains
00:11:10où on utilise toujours le bois dans des huttes, etc.
00:11:15Par contre, en France, ça ferait quand même quelques milliers de morts.
00:11:19On parle entre 6 000 et 8 000 morts, selon les bases de données.
00:11:24C'est assez critiquable, je vais dire.
00:11:28Le premier problème, c'est qu'on parle de ZFE, zone à faible émission.
00:11:31Or, ce n'est pas un problème d'émission.
00:11:35Parce que quand on parle d'émission, on passe tout de suite à émission de gaz à effet de serre.
00:11:38Or, ici, on ne parle pas du tout du CO2, on parle de pollution.
00:11:41Donc, on devrait plutôt parler de zone à faible pollution.
00:11:45La deuxième chose, et qui est fondamentale, c'est que comme toutes ces règles écologiques,
00:11:54même si elles ont au départ un sens et pas nécessairement d'une mauvaise intention,
00:11:58elles sont réfléchies comme ce que j'appelle des agendas inversés.
00:12:01C'est-à-dire que globalement, on se donne un objectif,
00:12:03mais on ne réfléchit jamais au départ aux impacts.
00:12:07Alors, ils peuvent être économiques, ils peuvent être sociétaux,
00:12:09ils peuvent être éventuellement écologiques.
00:12:12Et donc, je citerai simplement...
00:12:12Ça pèse sur les épaules des Français, finalement.
00:12:14Bon, voilà. Et que donc, les ZFE, on a dit que c'était l'écrit 3, 4 et 5
00:12:20qui seraient interdits, normalement, dans les grandes villes,
00:12:23de plus de 100 000 habitants, à peu près.
00:12:25Alors, on a vu la liste, elle est là.
00:12:27Ça fait environ un quart du parc de véhicules légers,
00:12:32donc c'est-à-dire les voitures et les camionnettes.
00:12:34Donc, ça fait 10 millions de véhicules.
00:12:36Et on sait que pour mettre à niveau ces véhicules,
00:12:39il faut à peu près entre 8 et 10 000 euros par véhicule.
00:12:42Donc, c'est-à-dire que globalement, la facture pour les Français,
00:12:45c'est 100 milliards d'euros.
00:12:46Parce qu'on a le sentiment, c'est vrai, Johan Usai,
00:12:47qu'on impose une sorte de religion verte.
00:12:51Alors oui, c'est une chose, c'est important, on le répète,
00:12:54mais derrière, il y a le contribuable, il y a le consommateur,
00:12:57c'est lui qui paye l'addition.
00:12:58Le gouvernement, il transforme la voiture, finalement,
00:13:01c'est un outil de liberté, de mobilité,
00:13:03en vecteur de contrôle social,
00:13:05en vecteur de contrôle écologique.
00:13:07C'est le contribuable, le citoyen,
00:13:09qui porte tout sur ses épaules.
00:13:10Oui, mais figurez-vous que les écologistes sont très fiers de ça,
00:13:13et ils l'assument complètement.
00:13:15Vous savez, Emmanuel Macron
00:13:17et ses différents premiers ministres,
00:13:18notamment Edouard Philippe,
00:13:20ont fait beaucoup de mal à notre pays
00:13:22pour conserver au gouvernement des personnalités
00:13:25comme M. Hulot, par exemple,
00:13:27je pense à Mme Pannier-Runacher aussi,
00:13:28qui a fait beaucoup de mal, me semble-t-il, à l'écologie,
00:13:30parce qu'elle a contribué à instaurer
00:13:32et à développer dans le pays
00:13:34l'écologie punitive.
00:13:36Donc, tout cela va, à mon sens,
00:13:38dégoûter encore un peu plus les Français de l'écologie,
00:13:41alors que l'écologie, tout le monde le sait,
00:13:43est un véritable problème.
00:13:43Mais il faut quand même qu'on parle du Conseil constitutionnel.
00:13:46Alors, on va y aller.
00:13:46Ah, formidable.
00:13:47On va y aller, justement.
00:13:47Là, c'était le premier dossier, le premier angle.
00:13:50Ça concerne les ZFE.
00:13:51On y voit déjà plus clair.
00:13:52Merci à tous les deux.
00:13:54Mais là, beaucoup de réactions politiques,
00:13:55non pas forcément liées aux ZFE,
00:13:56mais à la décision du Conseil constitutionnel,
00:14:00puisque on a le sentiment que le politique, aujourd'hui,
00:14:02au fond, n'a plus de pouvoir.
00:14:03On va écouter Manon Aubry et Marine Le Pen.
00:14:06Je regrette que ça a été supprimé par le Conseil constitutionnel.
00:14:10Je pense que c'est reculé pour mieux sauter,
00:14:12parce que ces ZFE, elles ne sont pas bien pensées.
00:14:17Elles sanctionnent bien davantage les ménages les plus pauvres
00:14:20qui n'ont pas les moyens de changer leur voiture.
00:14:23Je veux dire, tout le monde aimerait bien rouler
00:14:25avec une voiture dernier cri électrique.
00:14:28En plus, en ce moment, ça coûterait moins cher,
00:14:30vu le prix de l'essence,
00:14:31et qui serait plus écologiquement responsable.
00:14:33Sauf qu'une voiture de ce type-là,
00:14:35ça va vous coûter 20 000, 25 000 euros Obama
00:14:38si vous l'achetez neuve.
00:14:40Et évidemment, tous les Français n'ont pas les moyens.
00:14:41Et donc, je pense que ces faires de l'écologie punitive...
00:14:45En tout cas, ils contraignent la démocratie.
00:14:49Enfin, je veux dire,
00:14:50le Parlement est la représentation du peuple français.
00:14:54Or, pour, encore une fois,
00:14:56avec des arguments très contestables sur le plan juridique,
00:15:00ils contraignent...
00:15:01Il fait du zèle, pour vous, le Conseil constitutionnel ?
00:15:02Oui, certainement.
00:15:03Ils contraignent la volonté exprimée par le peuple.
00:15:07C'est quand même très problématique.
00:15:08Parce que c'est vrai sur les ZFE,
00:15:10c'est vrai sur le ZAN,
00:15:11c'est vrai sur l'immigration.
00:15:13Ça commence à faire beaucoup.
00:15:14Alors, je le répète,
00:15:15le politique n'a plus le pouvoir
00:15:16face à une caste de juges non élus.
00:15:19C'est ce que constatent beaucoup de citoyens.
00:15:20Je vais m'appuyer sur la couverture de votre ouvrage,
00:15:23Guylain Bénessa,
00:15:24puisqu'il semblerait que ce ne soit pas un accident.
00:15:27Ce à quoi nous assistons avec les ZFE,
00:15:29ce n'est pas la première fois que l'on s'interroge
00:15:31sur les décisions des sages.
00:15:32On a le sentiment d'une dérive institutionnelle.
00:15:35Et vous mettez le pouvoir des maîtres.
00:15:38Donc, comment est-ce que vous décryptez tout cela ?
00:15:40Écoutez, c'est triste de dire,
00:15:41mais en fait, Marine Le Pen a un peu découvert
00:15:43le fil à coupé le beurre.
00:15:44Parce que ça fait 50 ans
00:15:45qu'on a laissé la chose dériver.
00:15:47C'est-à-dire que le Conseil constitutionnel,
00:15:48on a pris presque l'habitude
00:15:49de le voir casser ce que les politiques font.
00:15:52Vous savez, il y a deux ans, trois ans,
00:15:54on avait la loi sur l'immigration,
00:15:56la loi sur les retraites,
00:15:56maintenant les ZFE.
00:15:57À chaque fois, on attend la fumée blanche
00:15:58du Conseil constitutionnel
00:15:59qui vient trancher un débat politique.
00:16:01C'est-à-dire que tout le monde se demande
00:16:02et finalement, le Conseil pourrait annuler,
00:16:05tordre, reprendre, etc.
00:16:07En fait, pourquoi on en est arrivé là ?
00:16:09Et qu'est-ce que signifie cette décision
00:16:10aux ZFE ?
00:16:10C'est très très simple.
00:16:13En 2003, sur les retraites,
00:16:14ou 2023-2024, pardon, sur les retraites,
00:16:18le Conseil constitutionnel avait dit
00:16:19la chose suivante.
00:16:20Il avait dit que les chiffres donnés
00:16:22par le gouvernement à propos
00:16:23de la réforme des retraites
00:16:24étaient peut-être faux,
00:16:26mais qu'il suffisait qu'il y ait
00:16:28un débat pour en discuter
00:16:29pour qu'il n'y ait pas de problème
00:16:30de sincérité du débat parlementaire.
00:16:32Ça veut dire qu'en gros,
00:16:33on pouvait dire n'importe quoi aux Français.
00:16:35la décision considérée
00:16:36parce qu'il y avait débat
00:16:37qu'on avait considéré
00:16:39que la réforme était correcte.
00:16:40Donc, le Conseil constitutionnel,
00:16:42c'est à la fois, effectivement,
00:16:44il y a l'histoire du cavalier législatif.
00:16:45Donc, il faut voir si le texte
00:16:48est bien, comment dirais-je,
00:16:52dans le sens de la Constitution,
00:16:53pardonnez-moi.
00:16:55Si la loi qu'il portait...
00:16:57Voilà, Bercier et Crevel.
00:16:59Et ça montre également
00:17:00que c'est idéologique,
00:17:01c'est-à-dire qu'il y a un deux poids, deux mesures.
00:17:02C'est exactement ça, ce que je disais.
00:17:04Pourquoi je parlais de la réforme des retraites
00:17:05pour revenir sur la ZFE ?
00:17:06Parce que précisément,
00:17:07le Conseil l'interprète un peu
00:17:08comme il l'entend.
00:17:09Un coup, il nous dit
00:17:11sincérité du débat
00:17:11alors que les chiffres étaient faux,
00:17:13il le reconnaissait lui-même.
00:17:14Maintenant, la ZFE,
00:17:15il faudrait l'écarter
00:17:16parce que c'est un cavalier,
00:17:17ce qu'il avait déjà fait
00:17:18à l'époque de l'immigration.
00:17:19La loi immigration.
00:17:20En fait, le problème,
00:17:21c'est très simple,
00:17:22c'est pour ça que je dis
00:17:22nos vrais maîtres
00:17:23sont devenus les juges.
00:17:24C'est parce qu'on les connaît très peu,
00:17:26on a juste quelques noms.
00:17:27Donc, on connaît vaguement
00:17:28Richard Ferrand
00:17:28qui avait été nommé
00:17:29par Emmanuel Macron.
00:17:30Derrière lui,
00:17:31quelques anciens ministres
00:17:32qui font partie du Conseil.
00:17:33Mais regardez récemment,
00:17:34je me permets d'ouvrir le débat,
00:17:35c'est ça le débat.
00:17:36La semaine dernière,
00:17:37Emmanuel Macron a nommé
00:17:38Marc Guillaume,
00:17:40patron du Conseil d'État.
00:17:41Marc Guillaume,
00:17:42qui est également un homme
00:17:43qui a un pouvoir
00:17:44en la matière fondamentale,
00:17:45qui vient des réseaux macronistes
00:17:46et des réseaux du Conseil d'État,
00:17:48pro-européens en diable,
00:17:50ce qui signifie
00:17:50qu'on place des hommes
00:17:51à la tête des juridictions
00:17:53pour faire avancer
00:17:54un agenda pro-européen,
00:17:55en l'occurrence pro-écologique
00:17:56et souvent en se cachant
00:17:58des artifices
00:17:59comme le cavalier législatif
00:18:01en la matière
00:18:02pour justifier une décision
00:18:03qui est largement idéologique.
00:18:05Mais au bout,
00:18:05on ne comprend pas grand-chose
00:18:07si ce n'est qu'une ennième fois
00:18:08le juge à la main
00:18:10et le politique
00:18:11peut se cacher en disant
00:18:12« j'ai rien fait ».
00:18:12Alors justement,
00:18:13qui sont les sages ?
00:18:14Je vous donne la parole
00:18:14Eric Revelle dans un instant
00:18:15mais on va regarder ce sujet,
00:18:17ces explications
00:18:17de Félix Perolas
00:18:19qui va nous dire
00:18:20qu'est-ce que ce Conseil
00:18:21qui sont les sages ?
00:18:23On en parle depuis tout à l'heure,
00:18:23qui sont-ils ?
00:18:24Regardez.
00:18:25Le Conseil constitutionnel
00:18:27a été créé
00:18:28par la Constitution
00:18:29de la Ve République
00:18:31en 1958.
00:18:32Il est composé
00:18:34de neuf membres,
00:18:35aussi appelés les sages,
00:18:37nommés pour un mandat
00:18:38de neuf ans
00:18:38qui ne peut pas
00:18:39être renouvelé.
00:18:41Leur recrutement
00:18:42est très particulier.
00:18:44Le président de la République,
00:18:46de l'Assemblée nationale
00:18:47et du Sénat
00:18:47doivent chacun
00:18:49nommer trois membres.
00:18:50Son président actuel
00:18:51est Richard Ferrand,
00:18:52ancien président
00:18:53de l'Assemblée nationale
00:18:54sous l'étiquette Renaissance
00:18:55et ancien député socialiste.
00:18:58Nommé en mars 2025
00:19:00par Emmanuel Macron,
00:19:01son mandat
00:19:02se termine donc
00:19:03en 2034.
00:19:04La mission
00:19:05la plus connue
00:19:06du Conseil
00:19:06est ce qu'on appelle
00:19:07le contrôle technique
00:19:08des lois.
00:19:09dès qu'une loi
00:19:10est votée,
00:19:11si l'opposition
00:19:12ou le président
00:19:13a un doute,
00:19:14elle peut faire appel
00:19:15aux sages.
00:19:15Ils doivent ensuite
00:19:16examiner la loi.
00:19:18Si la loi
00:19:19est conforme
00:19:20à la Constitution,
00:19:21elle est promulguée.
00:19:22Mais si les sages
00:19:23la jugent
00:19:24non conformes,
00:19:25la loi
00:19:25est supprimée
00:19:26ou modifiée.
00:19:27C'est le cas
00:19:28pour les zones
00:19:29à faible émission.
00:19:30Le Conseil constitutionnel
00:19:32veille également
00:19:32au bon déroulé
00:19:33des élections.
00:19:34C'est lui
00:19:35qui valide
00:19:36les résultats.
00:19:37Alors Eric Revelle,
00:19:38nous l'avons bien compris,
00:19:39le Conseil constitutionnel
00:19:40est censé être
00:19:41le gardien
00:19:42de la Constitution.
00:19:43C'est une pièce maîtresse
00:19:44de ce qu'on appelle
00:19:45notre état de droit.
00:19:46Mais là c'est du militant.
00:19:47Il faut passer au tamis
00:19:48du Conseil constitutionnel.
00:19:50Ça me semble logique
00:19:52la validité des lois.
00:19:53Mais là,
00:19:54là si vous voulez,
00:19:54il y a quand même
00:19:55un point commun
00:19:56entre les différentes lois
00:19:59qui ont été retoquées.
00:20:01On en parlait
00:20:01à l'instant.
00:20:02C'est que
00:20:03toutes ces lois
00:20:04répondent à mon avis
00:20:05à des aspirations
00:20:06des Français.
00:20:07Directement,
00:20:08on parle de l'immigration,
00:20:09on parle des zones
00:20:09de ZFE.
00:20:10Et toutes ces lois,
00:20:12comme par hasard,
00:20:13sont retoquées.
00:20:14Alors il y a des
00:20:15cavaliers législatifs,
00:20:16oui, sans doute.
00:20:17Ils ont jugé
00:20:18sur la forme
00:20:19les membres
00:20:20du Conseil constitutionnel.
00:20:21Mais ce que remarquent
00:20:22les Français,
00:20:23c'est ça,
00:20:23c'est que là
00:20:24où ils auraient besoin
00:20:25d'avoir des réponses
00:20:26aux problèmes majeurs
00:20:28qui sont les leurs,
00:20:29en fait,
00:20:29ils ont le sentiment
00:20:30ou ils ont
00:20:31la démonstration
00:20:33que le Conseil constitutionnel
00:20:34ne bouge pas
00:20:35d'un iota
00:20:36sur ces lois
00:20:37qui pourraient
00:20:38répondre à leurs problèmes.
00:20:39Et à mon avis,
00:20:40il est là le hiatus.
00:20:41Et c'est pour ça
00:20:42que les Français,
00:20:44je pense,
00:20:45sont de plus en plus
00:20:46méfiants
00:20:46vis-à-vis
00:20:47de ces grandes institutions.
00:20:48On parlait
00:20:49de la nomination
00:20:49de Marc Guillaume
00:20:50comme vice-président
00:20:51du Conseil d'État.
00:20:53On peut parler aussi,
00:20:54vous voyez,
00:20:54ailleurs,
00:20:55de la nomination
00:20:55d'Emmanuel Moulin
00:20:56à la Banque de France,
00:20:57qui est un proche
00:20:58d'Emmanuel Macron,
00:20:59d'Amélie de Montchalin
00:21:00à la Cour des comptes,
00:21:01etc.
00:21:02Mais juste un mot
00:21:03sur le Conseil...
00:21:03Guylain Bénessa
00:21:04et ensuite Yohann Usaï.
00:21:05Juste un mot,
00:21:05c'est que ce que vient
00:21:06dire Éric Rebelle
00:21:06est juste
00:21:07et à la fois
00:21:07faux.
00:21:08Je m'explique.
00:21:10Pourquoi est-ce qu'on a
00:21:10le Conseil constitutionnel ?
00:21:13Oui,
00:21:13parce que c'est un organe
00:21:14fondamental,
00:21:15mais attendez,
00:21:15il faut rappeler quelque chose
00:21:16qu'on sait beaucoup trop peu.
00:21:18Le général de Gaulle
00:21:19ne voulait pas
00:21:19de Conseil constitutionnel.
00:21:20Et pourquoi à l'époque,
00:21:21il l'a dit clairement ?
00:21:22Parce qu'il craignait
00:21:23le gouvernement des juges.
00:21:25Eh bien,
00:21:25c'est parti,
00:21:25on est en plein dedans.
00:21:26Et c'est parce qu'à l'époque,
00:21:27Michel Debray lui a un peu
00:21:28imposé la chose en disant
00:21:29en gros,
00:21:30c'est le vent de l'histoire
00:21:31qui veut ça.
00:21:32Petit à petit,
00:21:32le Conseil constitutionnel,
00:21:33une fois que de Gaulle est parti,
00:21:34s'est émancipé.
00:21:35Et l'histoire terrible
00:21:37que nous vivons aujourd'hui,
00:21:38c'est qu'entre 1971,
00:21:391971,
00:21:40première grande décision
00:21:41du Conseil constitutionnel
00:21:42et 2026 avec la ZFE,
00:21:44le Conseil fait exactement
00:21:46le contraire
00:21:47de ce qu'il était censé faire
00:21:48à l'origine.
00:21:49En gros,
00:21:49en 71,
00:21:50il était censé
00:21:51protéger l'exécutif,
00:21:52le gouvernement,
00:21:53contre l'empiétement
00:21:54des députés.
00:21:55Aujourd'hui,
00:21:55le Conseil constitutionnel
00:21:56prend le pouvoir
00:21:57et décrète ce qui est bon.
00:21:59Et grâce à quoi,
00:22:00on en parle beaucoup,
00:22:01Johan Uzaï.
00:22:01Petite phrase à François Mitterrand
00:22:02aussi sur le Conseil constitutionnel,
00:22:04les juges ont tué la monarchie,
00:22:06ils tueront la République.
00:22:06Le fameux cheveu sur la soupe,
00:22:08Johan Uzaï,
00:22:09le fameux cheveu sur la soupe,
00:22:10le cavalier législatif,
00:22:11on en parle beaucoup
00:22:12depuis tout à l'heure
00:22:13puisqu'on a le sentiment
00:22:14que le Conseil constitutionnel
00:22:16accepte ces cavaliers
00:22:17qui complexifient encore plus
00:22:19la réalité,
00:22:20la vie des agriculteurs,
00:22:21des artisans,
00:22:21des automobilistes,
00:22:22ici.
00:22:23C'est quoi un cavalier législatif
00:22:25pour qu'on comprenne bien
00:22:26pour les téléspectateurs ?
00:22:26Un cavalier législatif,
00:22:27c'est un amendement
00:22:29qui n'aurait aucun rapport
00:22:31avec le texte initial.
00:22:32Donc c'est une manière
00:22:33qui leur permet,
00:22:34sans trop avoir à justifier,
00:22:36d'ailleurs de dire
00:22:37écoutez,
00:22:37cet article-là
00:22:38n'a rien à faire
00:22:39dans votre texte,
00:22:40donc on renvoie tout ça
00:22:41et vous faites passer ça
00:22:42dans un texte plus approprié.
00:22:44Bon,
00:22:44mais la réalité,
00:22:46ça a été dit en partie
00:22:46par Eric,
00:22:47c'est qu'il faut bien comprendre
00:22:48que les Français
00:22:49ont balayé le macronisme
00:22:50depuis longtemps,
00:22:51lors des deux dernières
00:22:52élections législatives.
00:22:54En 2022,
00:22:55je vais reprendre une expression
00:22:56qui appartient à François Baroin,
00:22:57Emmanuel Macron
00:22:58a été élu par effraction
00:23:00dans le sens
00:23:01où il a refusé
00:23:02de faire campagne,
00:23:02où il a fait croire
00:23:03que si Marine Le Pen
00:23:04était élue,
00:23:05la Terre allait s'arrêter
00:23:06de tourner,
00:23:07je schématise un peu,
00:23:07mais c'était quand même
00:23:08pas loin d'être ça.
00:23:10Donc,
00:23:10les Français ont balayé
00:23:11le macronisme,
00:23:12mais lui veut
00:23:12que son idéologie continue
00:23:14à imprégner
00:23:15les institutions.
00:23:17Donc,
00:23:17il a nommé ses proches
00:23:18à tous les postes clés,
00:23:19y compris M. Ferrand
00:23:20qui est là encore
00:23:21pour 8 ans,
00:23:22dans le but
00:23:23d'empêcher ses adversaires
00:23:25en cas d'élection
00:23:26d'appliquer leur programme.
00:23:27C'est une démocratie bridée,
00:23:29au fond.
00:23:29Non, mais naturellement,
00:23:31le pouvoir politique,
00:23:32en partie,
00:23:33en tout cas,
00:23:34n'appartient plus
00:23:35aux responsables politiques.
00:23:36Il appartient à eux
00:23:37de changer cela.
00:23:39En 2027,
00:23:40il faudrait qu'un candidat
00:23:41puisse,
00:23:42par référendum,
00:23:43par exemple,
00:23:43proposer une réforme
00:23:44du Conseil constitutionnel
00:23:46afin que celui
00:23:47qui sortira des urnes
00:23:48puisse avoir
00:23:49les mains libres
00:23:50pour réformer
00:23:51en profondeur
00:23:51ce pays,
00:23:52sans quoi,
00:23:53je l'ai dit souvent ici,
00:23:54ce pays va mourir.
00:23:55Philippe Charlet,
00:23:56je vous donnerai la parole
00:23:57dans un instant
00:23:57puisqu'on va revenir
00:23:58sur ce qui a été qualifié
00:23:59de menace
00:24:00de relations commerciales
00:24:01brutales.
00:24:01La commission d'enquête
00:24:02du Sénat
00:24:03sur les marges étrille
00:24:04la grande distribution
00:24:05dans son rapport.
00:24:06Alors là aussi,
00:24:07on va décrypter tout ça
00:24:08et puis on reviendra aussi
00:24:09avant sur cette affaire
00:24:10de Patrick Bruel
00:24:11qui explose
00:24:12depuis plusieurs semaines
00:24:13et c'est la question
00:24:14de l'écrit libre,
00:24:14bien sûr,
00:24:15entre la présomption
00:24:16d'innocence
00:24:16et le respect des victimes.
00:24:18On en parle à tout de suite.
00:24:23Et de retour sur le plateau
00:24:24de 120 minutes info
00:24:25et on démarre
00:24:25par un point complet
00:24:26avec vous,
00:24:26Valérie Acnin,
00:24:27sur l'actualité
00:24:28et actualité politique.
00:24:30Pour démarrer,
00:24:30Gabriel Attal,
00:24:31le patron de Renaissance,
00:24:33eh bien,
00:24:33il a officialisé
00:24:34sa candidature
00:24:35à la présidentielle
00:24:36de 2027, Valérie.
00:24:37Déclaration faite
00:24:38lors de son déplacement
00:24:39dans l'Aveyron
00:24:40parce que j'aime profondément
00:24:42la France
00:24:42et les Français,
00:24:44a-t-il scandé.
00:24:45Nos plus belles pages
00:24:46sont à écrire,
00:24:47ajoute-t-il.
00:24:48Je vous propose
00:24:48de l'écouter.
00:24:50J'ai une conviction,
00:24:53une conviction très forte,
00:24:54c'est qu'on a encore
00:24:55nos plus belles pages
00:24:57à écrire.
00:24:58Ne laissez jamais
00:24:59certains vous expliquer
00:25:00que le meilleur
00:25:01était derrière nous.
00:25:02Le meilleur,
00:25:03il est devant nous.
00:25:04Moi, je n'en peux plus
00:25:05de cette politique française
00:25:06où ces 50 nuances
00:25:07de gestion du déclin
00:25:08et on explique matin,
00:25:09midi et soir
00:25:10aux Français
00:25:11que tout a vocation
00:25:12à être pire
00:25:12et qu'on peut éventuellement
00:25:13se protéger un peu individuellement
00:25:14pour que ça soit
00:25:15moins pire pour soi.
00:25:16Non, au contraire,
00:25:17on peut avoir
00:25:18des vies meilleures
00:25:18à condition de nous en donner
00:25:20les moyens.
00:25:21C'est parce que j'aime
00:25:22profondément la France
00:25:23et que j'aime profondément
00:25:24les Français
00:25:24que oui, cher Pierre,
00:25:25j'ai décidé
00:25:26d'être candidat
00:25:27à la présidence
00:25:28de la République.
00:25:32Et à la une
00:25:32de l'actualité,
00:25:33les pharmacies.
00:25:34Les pharmacies
00:25:35qui sont devenues
00:25:35des cibles
00:25:36pour de nombreux
00:25:36trafiquants et fraudeurs
00:25:37qui se présentent
00:25:38avec de fausses ordonnances.
00:25:40Et cela représente
00:25:41chaque année
00:25:41une perte
00:25:42de plusieurs millions
00:25:43d'euros
00:25:44pour la sécurité sociale.
00:25:45Les pharmaciens
00:25:46estiment
00:25:46qu'ils font face
00:25:47à deux voire trois
00:25:48fausses ordonnances
00:25:49par jour.
00:25:50Reportage
00:25:51dans une officine
00:25:52du Rhône
00:25:52avec Olivier Madigny.
00:25:55Dans cette pharmacie
00:25:56de l'Est lyonnais,
00:25:57on détecte environ
00:25:58une fausse ordonnance
00:26:00par jour.
00:26:01Dans cette officine,
00:26:02on est devenu
00:26:02de plus en plus
00:26:03vigilant
00:26:03et très attentif
00:26:05aux signes
00:26:06qui permettent
00:26:06de détecter
00:26:07une fausse prescription.
00:26:08On va se retrouver
00:26:09avec tout type
00:26:10d'ordonnances
00:26:11de facile
00:26:11à extrêmement difficile.
00:26:12d'un très beau montage
00:26:15à une petite modification
00:26:20de l'ordonnance
00:26:21avec juste un 2
00:26:22transformé en 3
00:26:23pour augmenter les doses
00:26:25ou sans la contre-signature
00:26:29du médecin,
00:26:30sans le tampon
00:26:31du médecin
00:26:31qui va confirmer
00:26:33la modification.
00:26:35Antalgique,
00:26:36psychotrope,
00:26:36traitement contre le diabète,
00:26:38ce sont des médicaments
00:26:39particulièrement visés
00:26:41par les fraudeurs.
00:26:41Il y a aussi
00:26:42la naissance
00:26:43d'un trafic de produits
00:26:44remboursés en France
00:26:45et introuvable
00:26:46dans certains pays.
00:26:47Les fausses ordonnances
00:26:48ont coûté en 2024
00:26:4913 millions d'euros
00:26:51à l'assurance maladie.
00:26:52La Sécurité sociale
00:26:54a mis à notre disposition
00:26:55le site
00:26:56qu'on appelle
00:26:56As-Info
00:26:57sur lequel sont concentrées
00:26:59toutes les ordonnances
00:27:00signalées,
00:27:01vérifiées
00:27:01comme étant fausses.
00:27:04Et puis,
00:27:04carrément,
00:27:05nous,
00:27:05sur notre ville
00:27:05de Saint-Priest,
00:27:06on a mis en place
00:27:07une boucle WhatsApp
00:27:08et on s'informe
00:27:09très rapidement
00:27:10entre confrères
00:27:11quand on a
00:27:12une ordonnance douteuse.
00:27:13En cas de fraude
00:27:15à l'ordonnance,
00:27:15la peine peut aller
00:27:16jusqu'à 375 000 euros
00:27:18d'amende
00:27:19et 5 ans de prison.
00:27:22Et pour terminer,
00:27:24ce phénomène révélateur
00:27:26peut-être d'une société
00:27:26qui ne tourne pas rond.
00:27:28Des adolescents
00:27:28et des jeunes adultes
00:27:29adoptent le comportement
00:27:31d'un animal
00:27:31disant être rattaché
00:27:33à eux
00:27:33spirituellement,
00:27:35physiquement
00:27:35et même psychologiquement.
00:27:36Valérie ?
00:27:37Exactement,
00:27:38Olivier.
00:27:38On les appelle
00:27:39les terrians,
00:27:40ce qui veut dire
00:27:40la transformation partielle
00:27:42ou complète
00:27:43d'un être humain
00:27:44en animal.
00:27:44Et cela prend
00:27:45une telle ampleur
00:27:46que l'ordre des vétérinaires
00:27:48au Portugal
00:27:48a dû préciser
00:27:50par écrit
00:27:50qu'ils ne pouvaient pas
00:27:51soigner ces personnes
00:27:53se prenant pour des animaux.
00:27:54Le récit
00:27:55de Sharon Camara.
00:28:00Masque sur le visage
00:28:01et petite queue,
00:28:02ils sont déguisés
00:28:03en chien,
00:28:04en chat
00:28:04ou en renard
00:28:05et adoptent
00:28:06les mêmes comportements
00:28:07que ces animaux.
00:28:08Ils aboient,
00:28:09miaulent,
00:28:09marchent à quatre pattes
00:28:10et font des sauts.
00:28:12Ils se font appeler
00:28:13les terrians
00:28:14et cette tendance
00:28:15qui touche les adolescents
00:28:16et les jeunes adultes
00:28:17se répand partout
00:28:18dans le monde.
00:28:19Au Portugal,
00:28:20face à l'ampleur
00:28:21du phénomène,
00:28:22les vétérinaires
00:28:22ont décidé
00:28:23de prendre les devants.
00:28:24Suite à l'apparition,
00:28:25bien que sporadique
00:28:26au Portugal,
00:28:27de personnes se réclamant
00:28:28de certains animaux,
00:28:29le droit portugais
00:28:30reconnaît et protège
00:28:31expressément
00:28:32certaines dimensions
00:28:33de l'identité personnelle,
00:28:34mais ne prévoit
00:28:35ni ne protège
00:28:35aucun statut juridique
00:28:37d'identité animale
00:28:37d'une personne.
00:28:38Le vétérinaire,
00:28:40face à un terriantrope,
00:28:41doit refuser
00:28:42d'effectuer
00:28:42des actes
00:28:43de diagnostic,
00:28:44de prescription
00:28:45et de traitement
00:28:45des maladies.
00:28:46Dans le pays,
00:28:47le sujet avait déjà
00:28:48fait polémique
00:28:49en février dernier.
00:28:50Une réunion
00:28:51de terriants
00:28:52prévue à Villarreal
00:28:53avait dû être annulée
00:28:54face aux vives critiques
00:28:55des internautes
00:28:56et de certaines
00:28:56personnalités politiques.
00:28:57Quand on décide
00:28:58d'abolir la nature,
00:29:00la nature humaine,
00:29:01et de ne tolérer
00:29:02qu'un ressenti,
00:29:03c'est la voie
00:29:04ouverte à tous
00:29:04les fantasmes.
00:29:05Le phénomène
00:29:06continue pourtant
00:29:07de prendre de l'ampleur,
00:29:08notamment sur TikTok
00:29:09où le hashtag
00:29:10terriant
00:29:11cumule près
00:29:11de 2 millions
00:29:12de publications.
00:29:14Bon, incroyable.
00:29:15Valérie,
00:29:16on vous retrouve
00:29:16à cette heure.
00:29:17C'est vrai que
00:29:18ce phénomène
00:29:20directement lié
00:29:21au wokisme,
00:29:23ça mérite
00:29:24un décryptage
00:29:25de grande ampleur.
00:29:26Est-ce que le chien
00:29:26d'ailleurs
00:29:26lève la patte
00:29:27pour uriner
00:29:27ces questions ?
00:29:28Alors, je ne sais pas,
00:29:28on n'a pas été jusque-là.
00:29:30Ce n'est pas évident,
00:29:31évident.
00:29:31Mais cela dit quand même
00:29:32quelque chose
00:29:33de la société.
00:29:34Il va falloir
00:29:35qu'on en fasse un thème
00:29:36pour aborder cette question
00:29:37avec un psychiatre.
00:29:39C'est très inquiétant
00:29:40parce que nous avons
00:29:41un pays et un continent
00:29:42à redresser
00:29:42et ça n'est manifestement
00:29:44pas avec eux
00:29:44que nous allons y parvenir.
00:29:46Bon, écoutez,
00:29:46on y reviendra
00:29:47puisque la question
00:29:48me semble assez intéressante
00:29:49et très révélatrice
00:29:50de notre société occidentale.
00:29:53Mais avant,
00:29:54l'affaire Patrick Bruel
00:29:55qui explose,
00:29:56vous le savez,
00:29:57depuis plusieurs semaines.
00:29:58Près d'une trentaine
00:29:59de femmes témoignent
00:30:01de violences sexuelles.
00:30:03Patrick Bruel,
00:30:03lui, dément en bloc.
00:30:04Ce qui nous invite
00:30:05cet après-midi
00:30:06à cette réflexion,
00:30:07celui de l'équilibre
00:30:08entre la présomption
00:30:09des victimes
00:30:10et le respect des victimes.
00:30:13La présomption d'innocence,
00:30:14pardonnez-moi,
00:30:14et le respect des victimes.
00:30:16Des maires,
00:30:16dont celui de Paris,
00:30:17demandent en effet
00:30:17aux chanteurs
00:30:18d'annuler ses concerts.
00:30:19Sauf que la justice,
00:30:20elle n'est pas passée.
00:30:21Ce qui n'exclut pas
00:30:23d'ailleurs le respect
00:30:24de la parole des victimes.
00:30:25Bref,
00:30:25on écoute Flavie Flamand,
00:30:27l'animatrice
00:30:27qui a dévoilé
00:30:28être elle-même victime.
00:30:29Et puis,
00:30:30on en parle ensuite.
00:30:32Ça fait une semaine
00:30:33précisément
00:30:34que la plainte
00:30:36a été médiatisée.
00:30:37J'avais porté plainte avant,
00:30:38mais j'ai décidé
00:30:39de la médiatiser
00:30:39il y a précisément
00:30:40une semaine.
00:30:41Parce qu'il se passe
00:30:42depuis une semaine
00:30:43tant de choses.
00:30:45Il se dit
00:30:45tant de choses.
00:30:46j'ai voulu laisser faire
00:30:48parce que je pense
00:30:49que ce qui se passe
00:30:49aujourd'hui
00:30:50d'un point de vue médiatique
00:30:51et à l'échelle nationale,
00:30:53c'est ce qui se passe aussi
00:30:53parfois dans les foyers,
00:30:54dans les institutions,
00:30:55lorsque des victimes
00:30:57qui sont anonymes
00:30:58osent porter plainte
00:30:59enfin.
00:31:00Et ensuite,
00:31:01parce qu'on ne parle pas
00:31:02dans le bruit.
00:31:03On ne m'aurait pas entendu
00:31:04dans ce bruit
00:31:05qui a été fait,
00:31:05dans ce chaos
00:31:06qui a été fait
00:31:07en réponse
00:31:08à cette information.
00:31:11Alors,
00:31:12les témoignages
00:31:12de ces femmes
00:31:13sont graves.
00:31:13Ils méritent
00:31:14d'être entendus
00:31:15avec sérieux.
00:31:17Et en même temps,
00:31:18il y a aussi,
00:31:18c'est vrai,
00:31:19Guylain Bénessa,
00:31:20la question
00:31:21de la présomption
00:31:21d'innocence.
00:31:22La compassion
00:31:23pour les victimes
00:31:24ne doit pas devenir
00:31:25une présomption
00:31:26de culpabilité.
00:31:27Et si je puis dire,
00:31:28là,
00:31:28vous avez des maires
00:31:29qui demandent
00:31:29l'arrêt
00:31:30des concerts
00:31:31de Patrick Bruel.
00:31:34Donc,
00:31:34la présomption
00:31:35d'innocence,
00:31:35elle vole en éclats
00:31:36et c'est l'un
00:31:37de nos principes
00:31:38importants en France.
00:31:39Déjà,
00:31:40complètement.
00:31:40Le problème,
00:31:41c'est peut-être
00:31:41une banalité,
00:31:42il faut le rappeler,
00:31:42c'est que tant que
00:31:43la justice n'est pas faite,
00:31:44il n'y a pas de justice.
00:31:45Donc,
00:31:45il faut attendre
00:31:45que le tribunal
00:31:46se prononce.
00:31:47Ce qui pose
00:31:48un éternel problème
00:31:49et tout le monde
00:31:49le sait,
00:31:50tout le monde
00:31:50le connaît,
00:31:51c'est qu'en France,
00:31:51les procédures
00:31:52durent une plombe
00:31:53des années
00:31:54entre la saisine
00:31:54du procureur,
00:31:55l'enquête,
00:31:55etc.,
00:31:56les vérifications.
00:31:57Maintenant,
00:31:58sans vouloir du tout
00:32:00toucher ou porter
00:32:01préjudice à qui que ce soit
00:32:03et je comprends
00:32:03parfaitement les victimes
00:32:04qui sortent du bois,
00:32:05je fais une petite,
00:32:06si vous permettez,
00:32:07un petit lien
00:32:08avec le sujet d'avant
00:32:09sur les Thérians
00:32:10qui était
00:32:11mille fois plus drôle
00:32:12et un peu moins grave,
00:32:14même si je présume
00:32:14qu'il y a une sorte
00:32:15de forme de gravité
00:32:15dans ce sujet aussi,
00:32:16c'est qu'en fait,
00:32:17on ne peut pas
00:32:18faire du droit
00:32:19à partir du ressenti
00:32:21et du sentiment
00:32:22de chacun.
00:32:23C'est ça le fond de l'affaire.
00:32:23Victoire de l'émotion
00:32:24sur le droit,
00:32:25c'est ce que vous nous dites.
00:32:26C'est que lorsqu'on ne rappelle pas
00:32:28qu'au bout d'un moment,
00:32:28si on commence à raisonner ainsi,
00:32:30c'est la porte ouverte
00:32:31à ce que chacun
00:32:31ait un ressenti différent,
00:32:33quel que soit le domaine,
00:32:33qu'il essaie d'exprimer,
00:32:38sinon, je vais vous dire
00:32:39d'une certaine manière,
00:32:40tout le monde va être victime
00:32:41de quelque chose
00:32:42à un moment ou à un autre.
00:32:43Alors évidemment,
00:32:44je ne dis pas
00:32:44que toute menthe
00:32:45n'est quoi que ça,
00:32:46ce n'est pas le sujet.
00:32:47Le sujet, c'est fondamentalement
00:32:48de savoir si le droit
00:32:49est la caisse enregistreuse
00:32:51d'un sentiment
00:32:52ou si c'est objectif
00:32:53et si dans ce cas de figure,
00:32:55il ne faudrait pas éviter
00:32:55que ça le devienne.
00:32:57Regardez le tribunal médiatique
00:32:58qu'on a dans tous les domaines.
00:32:59Ça ne fera que s'accroître.
00:33:01Tout le monde va au bout d'un moment
00:33:02ouvrir sa gueule.
00:33:03On n'en finira plus.
00:33:04Il y aura toujours des plaintes.
00:33:05Justement,
00:33:06Maître Gilles-William-Golnadel
00:33:07qui s'exprimait hier.
00:33:08Écoutez-le.
00:33:10Si on cède sur le cas Bruel,
00:33:13tous les hommes
00:33:14qui seront mis en cause,
00:33:16y compris par une seule accusation,
00:33:19réelle ou mensongère,
00:33:21ils subiront le même sort.
00:33:22C'est ça le débat de fond.
00:33:24Les choses étant
00:33:25ce qu'elles sont
00:33:25dans cette folie contemporaine,
00:33:27que la seule chose
00:33:29que je peux encore proposer,
00:33:30c'est qu'avant la mise en examen,
00:33:33avant la mise en examen,
00:33:34parce que les plaignantes,
00:33:36elles portent plainte.
00:33:37Ce n'est pas public.
00:33:39Avant la mise en examen,
00:33:41je souhaiterais
00:33:42que les journaux
00:33:43n'aient pas le droit
00:33:45d'en parler.
00:33:46Alors, c'est vrai
00:33:47qu'il y a une tempête médiatique
00:33:48et il y a la présomption d'innocence
00:33:50et le vol en éclats.
00:33:52Patrick Bruyne n'a pas vu
00:33:52encore un juge
00:33:53et c'est exactement ça,
00:33:54l'émotion,
00:33:55la victoire de l'émotion
00:33:56sur le droit.
00:33:57C'est ce que révèle aussi
00:33:58cette affaire.
00:33:59Oui, et malheureusement,
00:34:01c'est désormais
00:34:01ce qu'impose la société
00:34:04à beaucoup de monde
00:34:04et je le regrette naturellement.
00:34:06Mais un mot de sémantique,
00:34:07quand même,
00:34:07parce qu'il est important
00:34:08de rappeler
00:34:09que M. Bruyne est présumé
00:34:10innocent naturellement
00:34:11et que les fans
00:34:12qui témoignent contre lui
00:34:13ne sont pas des victimes
00:34:14mais sont pour l'instant
00:34:14des plaignantes.
00:34:15parce qu'encore une fois,
00:34:16la justice n'est pas passée
00:34:17et la sémantique,
00:34:18là, est importante.
00:34:20Ce qui, comment dirais-je,
00:34:22ce qui interroge,
00:34:23là, c'est le nombre
00:34:24de témoignages
00:34:25qui s'accumulent
00:34:25contre Patrick Bruyne.
00:34:27Mais maintenant,
00:34:28il est en concert,
00:34:29il est sur scène au théâtre,
00:34:31c'est au public de décider.
00:34:33Personne ne doit imposer
00:34:34à Patrick Bruyne
00:34:35d'arrêter quoi que ce soit
00:34:36et c'est heureux.
00:34:37Rien ne le prévoit
00:34:38dans la loi
00:34:39et heureusement,
00:34:40le public seul décide
00:34:41en conscience
00:34:42d'aller le voir ou non.
00:34:44et s'il devait être condamné,
00:34:46s'il devait être condamné,
00:34:47imaginons qu'il le soit,
00:34:49eh bien,
00:34:49lorsqu'il aura purgé sa peine,
00:34:50il pourra remonter sur scène.
00:34:52Certains peuvent le regretter
00:34:53mais encore une fois,
00:34:54ce sera au public de décider.
00:34:55Je rappelle quand même
00:34:56que Bertrand Cantat,
00:34:58après avoir tué
00:34:59Marie Trintignant,
00:35:00est lui remonté sur scène.
00:35:02Il y a une partie du public
00:35:03qui a décidé d'aller le voir.
00:35:05Je n'aurais évidemment
00:35:05pas fait ce choix.
00:35:06Jamais je n'irai voir
00:35:07un criminel
00:35:08se produire sur scène.
00:35:09Mais si une partie du public
00:35:10le décide,
00:35:12c'est son choix,
00:35:13la liberté,
00:35:14permet cela
00:35:14et moi je trouve
00:35:15que c'est heureux
00:35:16une fois qu'on a purgé sa peine
00:35:17ou qu'on est présumé innocent
00:35:18que l'on puisse continuer
00:35:20son activité professionnelle.
00:35:21C'est ça,
00:35:22l'équilibre entre
00:35:22il faut tenir le debout
00:35:23de la chaîne,
00:35:24écouter bien évidemment
00:35:25les victimes
00:35:26et en même temps
00:35:28protéger la présomption
00:35:29d'innocence.
00:35:29Voilà,
00:35:31l'équilibre
00:35:31assez compliqué,
00:35:32on le voit notamment
00:35:33avec les réseaux sociaux
00:35:34et qu'il faudrait tenir.
00:35:36Mais juste un mot,
00:35:36c'est que
00:35:37quand toutes ces affaires
00:35:38ont commencé,
00:35:39le balance ton peur,
00:35:40le hashtag qui avait été lancé
00:35:41à l'époque,
00:35:42le patron de la chaîne
00:35:42Équidia qui avait été mise en cause
00:35:44parce qu'il avait eu des propos
00:35:45de, on va dire,
00:35:46de gros porcs justement
00:35:47lors d'une soirée,
00:35:48je veux dire mondaine.
00:35:49Le problème,
00:35:50c'est qu'ensuite,
00:35:51sa vie a été brisée,
00:35:52brisée,
00:35:53par des juridictions
00:35:54qui a reconnu,
00:35:55elle-même,
00:35:56la cour d'appel avait reconnu
00:35:57qu'on n'était pas certain
00:35:58de ce qu'il avait dit,
00:35:59qu'il n'était pas allé aussi loin
00:36:01que ce que certains
00:36:01avaient dit ce soir-là,
00:36:02que finalement,
00:36:03il n'y a pas eu d'attouchement
00:36:04ni quoi que ce soit,
00:36:05mais qu'il s'était mal comporté
00:36:06dans la parole,
00:36:07mais la cour avait considéré
00:36:09que ce n'était pas grave.
00:36:10On ne sache pas
00:36:10ce qu'il a vraiment dit
00:36:11parce que c'est nécessaire
00:36:13pour la libération
00:36:14de la parole des femmes
00:36:14dans le débat de société actuel.
00:36:16Ce qui veut dire
00:36:17que parce que le débat
00:36:18de société est légitime,
00:36:20on dit clairement
00:36:20que cet homme
00:36:21n'a peut-être pas dit
00:36:21ce qu'il a dit,
00:36:22mais qu'au fond,
00:36:23on le condamne quand même
00:36:24et qu'au fond,
00:36:24ce n'est pas grave
00:36:25si sa vie est à moitié brisée.
00:36:26Et ça, ce n'est pas les droits,
00:36:27ce n'est pas la justice.
00:36:28Bon, on y reviendra bien évidemment
00:36:29puisque cette affaire
00:36:30fait beaucoup de bruit,
00:36:31vous l'imaginez bien.
00:36:32Mais avant,
00:36:33menace,
00:36:34relation commerciale brutale,
00:36:36la commission d'enquête
00:36:36du Sénat sur les marges
00:36:38étrit la grande distribution
00:36:40dans un rapport
00:36:41qu'elle vient de publier.
00:36:42En d'autres termes,
00:36:43pour les parlementaires,
00:36:43la guerre des prix
00:36:45fait rage entre les enseignes
00:36:46au détriment des agriculteurs,
00:36:48des industriels.
00:36:50Conséquence,
00:36:50la situation actuelle
00:36:52menacerait la souveraineté alimentaire
00:36:54du pays
00:36:55pour les parlementaires.
00:36:56Les précisions tout de suite
00:36:58et on en parle.
00:37:00Dans le rapport publié hier
00:37:02par la commission d'enquête
00:37:03du Sénat,
00:37:04la grande distribution
00:37:05ne revendique que 1 à 2%
00:37:06de marge nette de frais.
00:37:07Mais comment se répartit-elle
00:37:09à travers les secteurs ?
00:37:10Selon une étude de l'INSEE,
00:37:11les taux de marge varient
00:37:13suivant plusieurs types de produits.
00:37:14Pour les produits alimentaires,
00:37:16ils sont compris entre 13 et 27%
00:37:18dans les hypermarchés.
00:37:19Ils sont particulièrement hauts
00:37:20lorsque les produits
00:37:21sont rapidement périssables
00:37:22comme les fruits ou les légumes
00:37:23ou nécessitent d'être congelés
00:37:25ou cuits.
00:37:25A l'inverse,
00:37:26les marges sont plus modérées
00:37:27de l'ordre de 13%
00:37:28sur les boissons
00:37:29qui se conservent plus longtemps.
00:37:31Pour les produits non alimentaires,
00:37:33les taux de marge
00:37:33sont compris entre 10 et 24%.
00:37:35S'ils sont réduits
00:37:36pour l'équipement informatique,
00:37:38ils s'élèvent à 24%
00:37:39dans l'équipement de la maison,
00:37:4023% dans les produits
00:37:41cosmétiques et la maroquinerie
00:37:43et 20% dans les produits culturels.
00:37:45Concernant le carburant
00:37:46qui représente 16%
00:37:47des ventes de supermarchés,
00:37:48il ne représente lui
00:37:49que 2%
00:37:50de leur marge commerciale globale.
00:37:52Alors le texte,
00:37:53on l'a bien compris,
00:37:54Philippe Charlez,
00:37:54il étrie la grande distribution.
00:37:56Peut-être pour commencer,
00:37:57la grande distribution,
00:37:58c'est un bouc émissaire facile
00:37:59ou pas pour le politique ?
00:38:01Alors, depuis assez longtemps,
00:38:04on oppose quand même
00:38:05l'agriculteur
00:38:06et la grande distribution.
00:38:09Cela étant,
00:38:10je ne suis pas très étonné
00:38:12d'entendre les résultats
00:38:14de cette enquête
00:38:16puisqu'on dit que sur 100 euros,
00:38:1840 euros iraient à la grande distribution,
00:38:20donc 100 euros dépensés,
00:38:21ça ne veut pas dire une marge,
00:38:22mais 40 euros iraient
00:38:23à la grande distribution,
00:38:2514 à l'industriel
00:38:26et 8 à l'agriculteur.
00:38:29Donc, ça veut dire
00:38:30que l'agriculteur est là-dedans,
00:38:32effectivement,
00:38:33comme d'habitude,
00:38:34le dindon de la farce.
00:38:36Et, évidemment,
00:38:37je vais dire
00:38:38que la mondialisation
00:38:39et des accords
00:38:41comme le Mercosur
00:38:42ne viennent pas améliorer
00:38:43les choses
00:38:43puisque nous avons,
00:38:46enfin, disons que
00:38:49le distributeur
00:38:50va aller
00:38:50au plus efficace
00:38:52et donc,
00:38:52il risque, effectivement,
00:38:54de condamner
00:38:55l'agriculteur français
00:38:56vis-à-vis
00:38:57de l'agriculteur
00:38:59international.
00:39:00C'est un des gros problèmes.
00:39:02J'avais été très marqué
00:39:03il y a
00:39:04un instant,
00:39:05il y a deux ans,
00:39:06par un article
00:39:07de Jérôme Fourquet
00:39:08qui parlait
00:39:09de l'état guichet
00:39:10et de ce qu'on appelle
00:39:10en France
00:39:11l'état taux consumérisme.
00:39:12C'est-à-dire
00:39:13qu'il y a environ,
00:39:15au début des Golden Sixties,
00:39:16il fait très vite,
00:39:18on consommait
00:39:18ce qu'on produisait.
00:39:20Aujourd'hui,
00:39:20on consomme
00:39:21ce qu'on importe
00:39:22et ce qu'on importe
00:39:25est en plus subventionné
00:39:26par la dette.
00:39:27Donc, globalement,
00:39:28dès qu'on fait de la dette,
00:39:29pour faire simple,
00:39:29ça se retrouve
00:39:30dans le chiffre d'affaires
00:39:31de Shine ou de BYD.
00:39:33Éric Revelle,
00:39:34vous qu'émissiez
00:39:34ou pas la grande distribution
00:39:36sur administration,
00:39:37fiscalité punitive,
00:39:38est-ce que le débat
00:39:39il est ailleurs ?
00:39:39Mais il y a un petit
00:39:40changement de pied,
00:39:41quand même,
00:39:41parce que pendant
00:39:42des années et des années,
00:39:43vous savez,
00:39:44on vivait,
00:39:45les journalistes économiques,
00:39:46au rythme des négociations
00:39:47entre la grande distribution
00:39:48et les industriels.
00:39:49Alors, c'était le grand sujet,
00:39:50tout devait être clos
00:39:51avant le mois de mars
00:39:52et on se disait,
00:39:54est-ce que c'est
00:39:54les industriels
00:39:55qui s'en mettent
00:39:55plein les poches ?
00:39:56Est-ce que c'est
00:39:57la grande distribution
00:39:58qui leur tord la main
00:39:59pour pouvoir être
00:40:00en tête de gondole
00:40:01dans leurs hyper ?
00:40:02Et là, on voit,
00:40:03en fait,
00:40:03que le débat
00:40:05se décentre
00:40:06et vise directement
00:40:07la grande distribution.
00:40:08Alors, d'abord,
00:40:09un,
00:40:10le carburant,
00:40:11c'est normal
00:40:12que la marge
00:40:12soit que 2%
00:40:13puisqu'en fait,
00:40:14c'est un produit d'appel.
00:40:14En fait, on dit,
00:40:16venez faire votre plein
00:40:16chez nous
00:40:17et en même temps,
00:40:18vous ferez sans doute
00:40:18vos courses.
00:40:19Pour le reste,
00:40:20moi, je suis quand même,
00:40:21attendez,
00:40:22relativement étonné
00:40:23parce qu'à chaque fois
00:40:23que sur ces plateaux,
00:40:24sur les plateaux de CNews,
00:40:25vous avez invité,
00:40:27ici ou ailleurs,
00:40:27dans d'autres émissions,
00:40:29des patrons
00:40:29de la grande distribution,
00:40:31jamais,
00:40:31ou alors,
00:40:32j'ai perdu la mémoire
00:40:33d'un seul coup,
00:40:33mais jamais j'ai entendu
00:40:34parler de marge
00:40:35à deux chiffres,
00:40:36notamment sur les produits
00:40:38alimentaires
00:40:38parce qu'on est quand même
00:40:39devant une nouvelle vague
00:40:40d'inflation.
00:40:42On est peut-être
00:40:43en récession,
00:40:45on est devant
00:40:46une nouvelle vague
00:40:46d'inflation
00:40:47et un chômage
00:40:48qui repart,
00:40:48c'est la pire des situations
00:40:49que les économistes
00:40:50appellent la stagflation.
00:40:52En fait,
00:40:53qui va payer
00:40:54en bout de chaîne
00:40:56ces marges
00:40:57à deux chiffres
00:40:57qui m'étonnent
00:40:58personnellement,
00:40:59je vous le dis,
00:41:00c'est le consommateur,
00:41:01c'est nous.
00:41:01Et l'inflation est repartie.
00:41:03On est à près
00:41:04de 2,5%
00:41:05d'inflation de nous.
00:41:06Mais il me semblait
00:41:07que cette question
00:41:09des marges
00:41:10dans la grande distribution
00:41:10avait été prise en compte
00:41:11par cette fameuse loi Egalim
00:41:13qui avait été
00:41:14effectivement
00:41:15les fameuses lois Egalim.
00:41:17Alors ça fonctionne
00:41:18ou pas ?
00:41:18C'est quoi déjà
00:41:19cette loi ?
00:41:19On va peut-être
00:41:20expliquer ce que c'est.
00:41:21Alors ça vient
00:41:21des états généraux
00:41:22de l'alimentation
00:41:23de 2017.
00:41:24Donc l'objectif principal
00:41:26de cette loi,
00:41:27c'était d'assurer
00:41:27une rémunération
00:41:28juste aux agriculteurs
00:41:29tout en favorisant
00:41:30une alimentation
00:41:31saine et durable.
00:41:33Vous voyez,
00:41:33vaste projet,
00:41:34ambitieux projet.
00:41:35Elle a été déclinée
00:41:36en trois versions
00:41:37sur plusieurs années
00:41:38en 2018,
00:41:39en 2021
00:41:40et enfin en 2023
00:41:41car la loi
00:41:42peinait à être appliquée.
00:41:45Donc elle repose
00:41:45sur trois piliers.
00:41:46Prix juste
00:41:47pour les agriculteurs
00:41:48donc le prix de vente
00:41:49d'un produit agricole
00:41:50doit être calculé
00:41:51en partant du coût
00:41:52de production,
00:41:52la qualité dans
00:41:54la restauration collective
00:41:55et le respect
00:41:56de l'environnement
00:41:56et du bien-être animal.
00:41:58Ça veut dire quoi
00:41:58en un mot
00:41:59très concrètement
00:42:00pour les agriculteurs
00:42:00peut-être
00:42:01pour clore ce sujet
00:42:02d'Ougna ?
00:42:03L'objectif de cette loi
00:42:04c'était de permettre
00:42:05aux agriculteurs
00:42:06d'avoir un revenu digne
00:42:07en prenant en compte
00:42:08ce que je vous disais
00:42:08les coûts de production
00:42:10donc le prix de vente
00:42:11d'un produit agricole
00:42:13doit être calculé
00:42:14en fonction
00:42:15de ce que dépense
00:42:17l'agriculteur
00:42:18pour éviter
00:42:18qu'il ne vende
00:42:19à perte
00:42:19face à la grande distribution
00:42:21parce que c'est ça
00:42:21qui était en jeu
00:42:23et aussi d'équilibrer
00:42:25cette chaîne alimentaire
00:42:26en protégeant
00:42:26le revenu des producteurs
00:42:27et aussi en améliorant
00:42:28la qualité
00:42:29de ce qui se trouve
00:42:30dans nos assiettes.
00:42:31C'était un vaste projet
00:42:32et on voit
00:42:32qu'il y a quand même
00:42:33beaucoup de mal
00:42:33à appliquer
00:42:34puisque les agriculteurs
00:42:35ne retrouvent pas
00:42:36forcément leur compte.
00:42:36Merci à tous
00:42:37pour ces éclairages.
00:42:39Rapidement
00:42:40parce qu'on doit parler
00:42:41à l'actualité internationale
00:42:42Eric
00:42:42on n'a plus beaucoup dedans.
00:42:43qui ont leur centrale
00:42:44d'achat à l'étranger
00:42:45donc en fait
00:42:46ils n'achètent pas
00:42:47aux agriculteurs français
00:42:48ils achètent ailleurs
00:42:49et moins cher.
00:42:50Mais nous en reparlerons
00:42:50avec vous mon cher
00:42:51Eric Revelle.
00:42:52Mes places
00:42:52à l'actualité internationale
00:42:54avec vous
00:42:55Dora Abdelrazik
00:42:56bonjour.
00:42:57Alors on va faire un point
00:42:58sur la guerre en Iran
00:42:59avec les négociations
00:43:00entre Washington et Téhéran.
00:43:01Alors elles se poursuivent
00:43:02malgré les menaces
00:43:03on les entend
00:43:04quotidiennes de Donald Trump
00:43:05de reprendre les frappes.
00:43:06Oui
00:43:07il y a actuellement
00:43:08du mouvement
00:43:09du côté de la diplomatie.
00:43:10Le Pakistan
00:43:11donc intensifie
00:43:13ses efforts de médiation
00:43:14pour parvenir
00:43:14pour arracher
00:43:15un accord de paix.
00:43:16On sait que le chef
00:43:17de l'armée pakistanaise
00:43:18est attendu aujourd'hui
00:43:19à Téhéran.
00:43:19Il devrait rencontrer
00:43:20le président du parlement
00:43:22iranien
00:43:23Mohamed Galibaf.
00:43:25Sauf que les négociations
00:43:26actuelles
00:43:27se heurtent toujours
00:43:28à des divergences majeures
00:43:30concernant le contrôle
00:43:31du jetroi d'Ormuz
00:43:32mais surtout
00:43:32le stock
00:43:33d'uranium
00:43:34enrichi
00:43:36440 kilos
00:43:37environ
00:43:37qui ne sortiront
00:43:38pas d'Iran.
00:43:39C'est en tout cas
00:43:39l'ordre
00:43:40qui a été donné
00:43:41par Moustaba
00:43:42Khamenei.
00:43:42Alors c'est vrai
00:43:43que depuis
00:43:44le début de la guerre
00:43:45le guide suprême
00:43:46iranien
00:43:47qui a succédé
00:43:47à son père
00:43:48n'est pas apparu
00:43:49en public.
00:43:49On n'a jamais entendu
00:43:50le son de sa voix
00:43:51mais d'après Reuters
00:43:53il aurait donné
00:43:54pour consigne
00:43:54que l'uranium
00:43:55hautement enrichi
00:43:56ne soit pas transféré
00:43:57hors du pays.
00:43:58De son côté
00:43:59Donald Trump
00:44:00lui assure
00:44:00que les Etats-Unis
00:44:01vont s'en emparer.
00:44:02On l'écoute.
00:44:04Non, non.
00:44:06C'est nous
00:44:06qui récupérons
00:44:07l'uranium
00:44:07hautement enrichi.
00:44:08Nous le détruirons
00:44:09probablement
00:44:10une fois que nous
00:44:11l'aurons récupéré
00:44:11mais nous ne les laisserons
00:44:13pas le garder.
00:44:15Et d'or à l'autre
00:44:16point de blocage
00:44:17on le connaît
00:44:17c'est donc le détroit
00:44:18d'Ormuz
00:44:18après avoir annoncé
00:44:19la création
00:44:20d'une autorité
00:44:21pour contrôler
00:44:21le trafic
00:44:22et bien l'Iran
00:44:23serait en discussion
00:44:24avec Oman
00:44:24c'est bien cela
00:44:25pour mettre en place
00:44:26ce fameux droit de péage.
00:44:28Alors c'est un petit peu
00:44:29plus complexe que ça
00:44:30on va dire
00:44:31mais en tout cas
00:44:31c'est vrai que
00:44:32des discussions
00:44:33sont en cours
00:44:33entre Oman
00:44:34et l'Iran
00:44:35c'est en tout cas
00:44:36ce que révèle
00:44:36aujourd'hui
00:44:37le New York Times
00:44:38ils réfléchissent
00:44:39donc à un projet
00:44:40commun
00:44:40en fait
00:44:41c'est instaurer
00:44:42un droit de passage
00:44:43sous forme
00:44:44détourné
00:44:45d'un péage
00:44:45en fournissant
00:44:46des services
00:44:47pour pouvoir
00:44:48traverser le détroit
00:44:50des services
00:44:50de dépollution
00:44:51d'escorte
00:44:52ou encore d'assurance
00:44:53des frais
00:44:54que les navires
00:44:55devraient payer
00:44:56alors initialement
00:44:57l'idée
00:44:57d'un péage
00:44:58avait été rejetée
00:44:59par Oman
00:45:00mais ayant pris conscience
00:45:01des avantages
00:45:02économiques potentiels
00:45:03de ce système
00:45:04de renommance
00:45:05et bien les Omanais
00:45:06semblent donc réfléchir
00:45:07à la question
00:45:09pour les Etats-Unis
00:45:10en tout cas
00:45:11on revendique
00:45:12un contrôle total
00:45:13du détroit d'Hormuz
00:45:14et la question
00:45:15ne se pose même pas
00:45:15en fait
00:45:16un droit de péage
00:45:17à Hormuz
00:45:18est tout simplement
00:45:19inacceptable
00:45:19d'ailleurs
00:45:19Marco Rubio
00:45:20l'a encore répété
00:45:21ce matin
00:45:24au chef de l'OTAN
00:45:25puisqu'il est actuellement
00:45:26en Suède
00:45:27où il participe
00:45:28à une réunion
00:45:29des ministres
00:45:30des affaires étrangères
00:45:30de l'OTAN
00:45:31Merci beaucoup
00:45:32on va profiter
00:45:33de votre présence
00:45:34Philippe Charles
00:45:34vous êtes expert
00:45:35en question énergétique
00:45:38très court
00:45:38vous vouliez réagir
00:45:39justement sur le droit de péage
00:45:41Je prends tout ça témoin
00:45:41je suis certain
00:45:42que dans un an
00:45:43le détroit d'Hormuz
00:45:44sera payant
00:45:45il ne l'était pas avant
00:45:46il le sera après
00:45:46je m'en suis tout à fait convaincu
00:45:48et d'ailleurs
00:45:48c'est ce qu'attendent
00:45:50les producteurs de pétrole
00:45:52un dollar le baril
00:45:53c'est pas grand chose
00:45:54Patrick Pouyannet
00:45:55s'est bien exprimé
00:45:55je souhaite que ça soit payant
00:45:57et que ça soit débloqué
00:45:58Rendez-vous dans un an
00:45:59Merci Philippe Charles
00:46:00d'avoir été avec nous
00:46:02cet après-midi
00:46:03dans 120 minutes info
00:46:04très courte pub
00:46:05on revient
00:46:05à tout de suite
00:46:06chers amis
00:46:09De retour sur le plateau
00:46:11de 120 minutes info
00:46:12il est 16h
00:46:12tout de suite
00:46:13le flash info
00:46:14avec vous Valérie Acnin
00:46:15Bonjour à tous
00:46:16à la une
00:46:1784ème jour de guerre
00:46:18au Proche et Moyen-Orient
00:46:20le haut conseiller
00:46:21du président émirati
00:46:22estime à 50-50
00:46:24les chances
00:46:24pour les Etats-Unis
00:46:25et l'Iran
00:46:26de trouver un accord
00:46:27permettant de débloquer
00:46:28le détroit d'Hormuz
00:46:29nous sommes dans la dernière phase
00:46:31des négociations
00:46:32déclare Donald Trump
00:46:33alors qu'hier
00:46:34le président américain
00:46:35a annoncé
00:46:35mettre la main
00:46:36sur le stock
00:46:37d'uranium enrichi iranien
00:46:38probablement pour le détruire
00:46:40l'Iran de son côté
00:46:41affirme toujours
00:46:42avoir un contrôle total
00:46:43sur le détroit d'Hormuz
00:46:45Donald Trump accepte
00:46:46de laisser quelques jours
00:46:47à Téhéran
00:46:48pour trouver un accord
00:46:49avant une potentielle
00:46:50reprise des hostilités
00:46:51dans ce contexte
00:46:53la commission européenne
00:46:54valide les aides françaises
00:46:56de 13 millions d'euros
00:46:58pour soutenir les pêcheurs
00:46:59touchés par la flambée
00:47:00des prix du carburant
00:47:01une mesure temporaire
00:47:03mais nécessaire
00:47:04appropriée et proportionnée
00:47:06selon Bruxelles
00:47:07qui sera en charge
00:47:08de vérifier le respect
00:47:09des règles
00:47:09de la concurrence
00:47:11au sein de l'Union européenne
00:47:12enfin cette question
00:47:14les matchs des bleus
00:47:15pour la coupe du monde
00:47:16de football
00:47:17seront-ils diffusés
00:47:18gratuitement
00:47:18dans les cinémas en France ?
00:47:20Philippe Diallo
00:47:20a annoncé
00:47:21que des discussions
00:47:22étaient engagées
00:47:23avec des réseaux
00:47:24de cinéma
00:47:25pour le président
00:47:26de la Fédération Française
00:47:27de football
00:47:28les matchs doivent rester
00:47:29accessibles
00:47:30et populaires
00:47:31cette coupe du monde
00:47:32sera organisée
00:47:33aux Etats-Unis
00:47:34au Mexique
00:47:35et au Canada
00:47:36du 11 juin
00:47:37au 19 juillet
00:47:39Merci beaucoup Valérie
00:47:40on se retrouve à 16h30
00:47:42pour un nouveau Flash Info
00:47:43et nous accueillons
00:47:44autour de ce plateau
00:47:45David Léau
00:47:45bonjour
00:47:46vous êtes policier
00:47:47superviseur national
00:47:48Alliance Police
00:47:49puisque nous allons
00:47:50revenir maintenant
00:47:51sur ces images
00:47:53dignes du film
00:47:53Orange Mécanique
00:47:55tout simplement
00:47:55une explosion
00:47:56de violence barbare
00:47:57en plein Paris
00:47:58hier soir
00:47:59aux abords
00:48:00du canal Saint-Martin
00:48:02une centaine
00:48:02de hooligans
00:48:03alors habillés en noir
00:48:04galvanisés par la haine
00:48:05ont transformé
00:48:07les quais en champ de bataille
00:48:08des images
00:48:10qui montrent
00:48:11une rage aveugle
00:48:12ils ont jeté
00:48:13chaises, tables, bouteilles
00:48:14fracassé les vitrines
00:48:15d'un bar
00:48:16chargé violemment
00:48:17les personnes présentes
00:48:18vous le voyez à l'antenne
00:48:20alors il y avait aussi
00:48:20des cris de guerre
00:48:21bris de verre
00:48:22coups sauvages
00:48:236 blessés
00:48:24dont 1 grièvement
00:48:26à 7h
00:48:26touchés à la gorge
00:48:27par un tesson
00:48:28et 65 interpellations
00:48:30retour sur les faits
00:48:31et les images
00:48:32avec Marine Sabourin
00:48:33et on en parle ensuite
00:48:37situation tendue
00:48:38cette nuit encore
00:48:39près du canal Saint-Martin
00:48:40quelques minutes plus tôt
00:48:42plusieurs dizaines
00:48:43de hooligans
00:48:44se réunissent sur ce pont
00:48:46jettent des bouteilles
00:48:47en verre
00:48:47et dégradent au moins
00:48:49un bar
00:48:49un témoin raconte
00:48:51des affrontements éclatent
00:49:08devant ce bar
00:49:09dont les vitrines
00:49:10sont complètement caillassées
00:49:11ces individus
00:49:13seraient des hooligans
00:49:14niçois
00:49:14venus en ombre
00:49:16pour la finale
00:49:16de la Coupe de France
00:49:17organisée ce soir
00:49:19face au R-Sélance
00:49:20vêtus de noir
00:49:21et encagoulés
00:49:22ils se montrent
00:49:24particulièrement agressifs
00:49:25ayant grandi dans le quartier
00:49:27tout ça
00:49:27je n'ai jamais vu ça
00:49:29de ma vie
00:49:30je sais que si je vais
00:49:31trop près d'eux
00:49:31c'est sur moi
00:49:32que ça va tomber
00:49:33plusieurs personnes
00:49:34ont été interpellées
00:49:35dans la soirée
00:49:36pour la finale
00:49:37de la Coupe de France
00:49:38ce soir
00:49:39la sécurité sera renforcée
00:49:41dans la capitale
00:49:43alors images impressionnantes
00:49:45Mathieu Deves
00:49:45du service police-justice
00:49:47est avec nous
00:49:48alors vous avez
00:49:48les toutes dernières informations
00:49:50non seulement concernant
00:49:51les interpellations
00:49:52les objets retrouvés sur place
00:49:53et alors ce qui est intéressant
00:49:54c'est que ce n'est pas
00:49:56une rixe entre hooliganes
00:49:57vous avez aussi
00:49:57des personnes
00:49:58qui passaient par là
00:49:59qui ont été visées
00:50:00Exactement
00:50:01six blessés
00:50:02dont un grèvement
00:50:02et sachez que selon
00:50:04des sources policières
00:50:05vous avez même
00:50:05un couteau à pain
00:50:06avec une lame de 20 cm
00:50:08et des traces de sable
00:50:09qui ont été découvertes
00:50:10au sol
00:50:10dans une rue
00:50:11du 10e arrondissement de Paris
00:50:12on est à l'est de la capitale
00:50:14et vous l'avez dit
00:50:15cher Olivier
00:50:16certaines victimes
00:50:17n'auraient aucun lien
00:50:18avec le milieu du football
00:50:20il s'agirait
00:50:21de simples badauds
00:50:22on n'est pas seulement
00:50:23donc sur une rixe
00:50:24entre deux bandes rivales
00:50:25deux groupes d'ultra
00:50:26donc de supporters de football
00:50:28ou pseudo supporters de football
00:50:29en l'occurrence
00:50:30les policiers ont également
00:50:31retrouvé des gants coquets
00:50:33des protège-dents
00:50:34des cagoules
00:50:35à l'effigie donc
00:50:36du club de Nice
00:50:37on sait que certains
00:50:38je dis bien certains
00:50:39supporters du club
00:50:39ont déjà eu des comportements
00:50:41plus que limite
00:50:42par le passé
00:50:4365 personnes donc
00:50:44ont été placées en garde à vue
00:50:45je rajoute cette information
00:50:46du parquet de Paris
00:50:47vous avez 4 mineurs
00:50:48parmi les 65 personnes
00:50:50en garde à vue
00:50:50et ce soir 21h
00:50:52et bien c'est le football
00:50:53c'est la finale de la coupe
00:50:54de France de foot
00:50:54lance contre Nice
00:50:55et vous avez quand même
00:50:582200 policiers et gendarmes
00:50:59qui sont mauvais
00:50:59justement
00:51:00nous retrouverons notre équipe
00:51:01sur place dans un instant
00:51:02puisque vous avez le rappelé
00:51:03le contexte
00:51:04et c'est important
00:51:05ce sont des Nisquois
00:51:06qui étaient présents sur place
00:51:07mais il y a cette interrogation
00:51:08pour démarrer
00:51:08David Léraud
00:51:09comment ces individus
00:51:11ont pu passer
00:51:12entre les mailles du filet
00:51:13si je puis dire
00:51:14c'est à dire que
00:51:15ils ont pu arriver à Paris
00:51:17avec finalement
00:51:18une liberté de mouvement
00:51:19assez facile
00:51:20écoutez
00:51:21vous savez donc
00:51:21comme vous l'avez précisé
00:51:22qu'il y a une finale
00:51:23de la coupe de France
00:51:24ce soir
00:51:25que parmi des supporters
00:51:27ou pseudo supporters
00:51:28certains arrivent
00:51:29par leurs propres moyens
00:51:30munis ou non de billets
00:51:31d'ailleurs parce qu'il faut
00:51:32le signaler
00:51:32parfois des supporters
00:51:33ou des hooligans
00:51:34se déplacent
00:51:35à l'occasion
00:51:36d'un match important
00:51:37de leur équipe
00:51:38sans même avoir de billets
00:51:39et donc
00:51:41potentiellement
00:51:42pour commettre
00:51:42le style d'acte
00:51:43que nous avons vu hier soir
00:51:44donc passer au travers
00:51:46des mailles du filet
00:51:46c'est quand même
00:51:47assez facile
00:51:48puisque s'ils n'ont pas
00:51:49de pièces
00:51:49d'identité
00:51:50qui ont servi
00:51:51à acheter une place
00:51:52numérotée à leur nom
00:51:53entre guillemets
00:51:54ne sont pas forcément
00:51:55ciblés à l'avance
00:51:56bien évidemment
00:51:57nous avons quand même
00:51:58été surpris
00:51:58par le volume
00:52:00d'individus
00:52:01et le degré
00:52:02de violence extrême
00:52:03en un temps record
00:52:05alors parce qu'on s'interroge
00:52:06que font les renseignements
00:52:07généraux par exemple
00:52:08alors on sait
00:52:09qu'il y a une nouveauté
00:52:09ce sont toutes ces messageries
00:52:10cryptées
00:52:11qui permettent
00:52:12aux individus
00:52:13de se donner rendez-vous
00:52:13à tel endroit
00:52:15mais les services
00:52:16de renseignement
00:52:17et les dispositifs
00:52:18est-ce qu'ils arrivent
00:52:19encore
00:52:19alors est-ce que ça révèle
00:52:20une difficulté
00:52:22à anticiper
00:52:23ces mobilisations sauvages
00:52:24alors il y a évidemment
00:52:25une difficulté
00:52:26par rapport à toutes ces messageries
00:52:27comme Telegram et autres
00:52:28parce que comme annoncé
00:52:30d'ores et déjà
00:52:312200 policiers
00:52:32et gendarmes
00:52:33sont mobilisés ce soir
00:52:34évidemment
00:52:35les renseignements territoriaux
00:52:37sont au fait
00:52:38de ces événements
00:52:39maintenant
00:52:40ceux qui arrivent la veille
00:52:41parfois effectivement
00:52:42vous pouvez passer
00:52:43au travers des mailles
00:52:44du filet
00:52:44on l'a vu hier soir
00:52:46par contre
00:52:46il est à souligner
00:52:47qu'en un temps record
00:52:48eu égard à l'explosion
00:52:50de violences en quelques minutes
00:52:51en un temps record
00:52:52et vu le nombre d'individus
00:52:53je crois que les policiers
00:52:54franciliens
00:52:55les policiers de la préfecture
00:52:56de police de Paris
00:52:57qui sont intervenus
00:52:57tous les services
00:52:58en un temps record
00:52:59ont mis fin
00:53:00à une véritable guérilla
00:53:02parce que je le redis
00:53:03on a quand même
00:53:04quatre individus
00:53:04en urgence absolue
00:53:06deux en urgence relative
00:53:07un individu au pronostic
00:53:08vital engagé
00:53:0965 gardes à vue
00:53:10c'est-à-dire 65 interpellations
00:53:12vous imaginez
00:53:13le nombre d'effectifs
00:53:14de police
00:53:14au milieu de la foule
00:53:15au milieu de centaines de personnes
00:53:17parce que le quai de Jemap
00:53:18à 23h30
00:53:19avec un temps assez doux
00:53:21hier soir
00:53:21les badauds
00:53:22les parisiens
00:53:22aiment tiflanaient
00:53:23et donc
00:53:24je tiens quand même
00:53:25aussi à souligner
00:53:26cette efficacité
00:53:27cette rapidité
00:53:28et cette réponse
00:53:28des effectifs de police
00:53:29on va s'interroger
00:53:30dans un instant
00:53:30à la sociologie
00:53:31de ces individus
00:53:32puisque cela faisait longtemps
00:53:33finalement qu'on n'avait pas
00:53:34entendu parler
00:53:34de violences liées
00:53:35au hooliganisme
00:53:36il me semble que là
00:53:37nous sommes face
00:53:38à des violences
00:53:39liées au hooliganisme
00:53:41on va d'abord écouter
00:53:42le témoignage
00:53:43d'un serveur
00:53:44qui était présent sur place
00:53:45qui était présent dans le café
00:53:46qui a été visé
00:53:47justement
00:53:48par ces individus
00:53:51on a essayé de se cacher
00:53:52comme on a pu
00:53:53sous les tables
00:53:54derrière le bar
00:53:55etc
00:53:55pendant qu'ils étaient
00:53:56en train de saccager
00:53:57le restaurant
00:53:57ils ont jeté
00:53:59les tables
00:54:00contre les vitres
00:54:01comme on a vu
00:54:01c'est un peu de cassé
00:54:02et puis voilà
00:54:04donc on n'a plus de verrerie
00:54:06on n'a plus rien
00:54:06je pense qu'il y a des clients
00:54:07qui étaient là
00:54:08qui ont essayé de se débattre
00:54:09comme ils ont pu
00:54:10qui n'ont pas voulu
00:54:11se laisser faire
00:54:11et qui ont à un moment
00:54:12été dépassés par le nombre
00:54:13parce que c'était beaucoup
00:54:14beaucoup
00:54:14qui sont rentrés
00:54:15se réfugier
00:54:16forcément
00:54:16vu qu'il y avait bagarre
00:54:18ils les ont suivis
00:54:18pour continuer la bagarre
00:54:20et puis voilà
00:54:21il y avait un monsieur
00:54:22ensanglanté
00:54:22qui s'est réfugié
00:54:25et puis bon
00:54:26l'on a attendu
00:54:27que ça passe
00:54:27sur les tables
00:54:28qu'ils se trouvent
00:54:29David Lerot
00:54:30est-ce que c'est le retour
00:54:31du hooliganisme
00:54:32puisque ça peut faire penser
00:54:34à certaines scènes
00:54:35notamment pendant la coupe du monde
00:54:36en France
00:54:36je me souviens du gendarme
00:54:37qui avait été lynché
00:54:38le gendarme Nivelle
00:54:39le gendarme Nivelle
00:54:40on se souvient aussi
00:54:41au Royaume-Uni
00:54:42mais là il y avait eu
00:54:43énormément de fermeté
00:54:44pour faire cesser ce phénomène là
00:54:46c'est le retour du hooliganisme
00:54:47ou pas ?
00:54:48Alors le hooliganisme
00:54:48n'a jamais complètement disparu
00:54:50je crois que malheureusement
00:54:52aux abords des stades
00:54:53comme dans l'enceinte des stades
00:54:54on a vu récemment
00:54:55des envahissements de terrain
00:54:57des violences
00:54:58des affrontements
00:54:58avec les forces de l'ordre
00:54:59donc malheureusement
00:55:00l'événement d'hier soir
00:55:01n'est pas le grand retour
00:55:02du hooliganisme
00:55:03c'est effectivement
00:55:03un événement marquant
00:55:05qui va nous interroger
00:55:06mais il témoigne
00:55:07bien évidemment
00:55:08à l'intérieur des stades
00:55:09comme sur n'importe quel endroit
00:55:11de la voie publique
00:55:11d'une violence totalement décomplexée
00:55:14d'individus qui viennent en nombre
00:55:15qui s'alcoolisent
00:55:16qui se comportent
00:55:17comme une meute de décérébrés
00:55:18mais qui a quand même
00:55:19préparé son coup
00:55:19puisque des gants
00:55:20des cagoules
00:55:21des couteaux
00:55:22ils ne les ont pas achetés
00:55:24au tabac du coin
00:55:25donc il y a quand même
00:55:26une vraie volonté
00:55:28à l'avance
00:55:29de commettre des actes graves
00:55:30et on l'a vu hier
00:55:31mais ils sont censés être connus
00:55:32des services peut-être
00:55:33me semble-t-il
00:55:34ou en tout cas
00:55:34ils sont passés
00:55:35à travers les mailles du filet
00:55:36puisqu'en 2010
00:55:37le Paris Saint-Germain
00:55:38avait réussi à endiguer
00:55:39le phénomène des violences
00:55:40dans les stades
00:55:41notamment lié au hooliganisme
00:55:42peut-être que
00:55:43effectivement
00:55:44nous n'avions plus ça en tête
00:55:45puisque les violences
00:55:45elles se font dans un autre contexte
00:55:48souvenez-vous
00:55:49de la demi-finale
00:55:49du Paris Saint-Germain
00:55:50là c'était encore
00:55:51une autre population
00:55:52qui est venue
00:55:52commettre ses violences gratuites
00:55:54là on est dans un autre contexte
00:55:57il y a eu des interdictions
00:55:58de déplacement
00:55:58mais tout cela
00:55:59on a l'impression
00:55:59que c'était passé
00:56:01et on le revoit à nouveau
00:56:03aujourd'hui
00:56:04à la veille de la finale
00:56:06juste
00:56:07c'est presque une blague
00:56:08mais malheureusement
00:56:09elle est tragique
00:56:10je me demande
00:56:10pour celui qui n'est pas
00:56:11ou la personne
00:56:12qui n'est pas fan de foot
00:56:13et qui suit ça de loin
00:56:14en fait il a le sentiment
00:56:15qu'à chaque fois
00:56:15qu'il y a une finale
00:56:16maintenant
00:56:16ou un événement
00:56:18foot, je veux dire
00:56:18quel qu'il soit
00:56:19on a
00:56:20ça tourne au vinaigre
00:56:21c'est-à-dire que
00:56:22chaque finale de Ligue des Champions
00:56:23alors on a de la chance
00:56:24d'avoir le PSG en finale
00:56:25mais chaque finale
00:56:26ou demi-finale
00:56:27tourne au vinaigre
00:56:27la finale de la Coupe de France
00:56:29tourne au vinaigre
00:56:29je me demande
00:56:30quand est-ce que ça rebasculera
00:56:31de l'autre sens
00:56:32on a l'impression
00:56:32que c'est associé
00:56:33à chaque fois
00:56:33c'est le sport local
00:56:34qui revient
00:56:35on ne sait pas célébrer
00:56:36on ne sait pas fêter
00:56:37une victoire sportive
00:56:38on ne sait plus
00:56:38c'est ça qui est tragique
00:56:39ce qui fait que
00:56:40et c'est là où
00:56:41j'ai juste une petite remarque
00:56:42sur le contexte général
00:56:43c'est qu'à chaque fois
00:56:44qu'on en discute
00:56:45d'ailleurs sur votre plateau
00:56:46ou sur CNews en général
00:56:53ils peuvent
00:56:53mais ce n'est pas le débat
00:56:54c'est qu'en réalité
00:56:55l'ensauvagement est tel
00:56:58concrètement
00:56:58qu'en fait
00:56:59ils y vont
00:56:59parce qu'ils savent très bien
00:57:00que le risque
00:57:01tel qu'il soit pénal
00:57:02notamment
00:57:02il est extrêmement maigre
00:57:04que parfois
00:57:04il faut 12, 13 condamnations
00:57:06pour que le sursis
00:57:07devienne ferme
00:57:07pour qu'il prenne ferme
00:57:08par la suite
00:57:09donc au bout du compte
00:57:10ça devient honnêtement
00:57:11je pense
00:57:11le rodeo de la soirée
00:57:12c'est-à-dire
00:57:13ils se font plaisir
00:57:13quelque part
00:57:14alors je ne
00:57:15je ne suis pas
00:57:16sur le profil
00:57:16de ces gens
00:57:17je suis juste sur le fait
00:57:18qu'une fois que vous savez
00:57:19que vous avez institué
00:57:20l'idée que de toute façon
00:57:21ce n'est pas grave
00:57:22puisque la sanction
00:57:23est légère
00:57:23au bout du compte
00:57:24ça devient
00:57:25le sport dans le sport
00:57:26on se fait plaisir
00:57:27on sort le soir
00:57:28on se tabasse
00:57:28au fond
00:57:29c'est un duel
00:57:30c'est un affrontement
00:57:30comme on a envie
00:57:31de l'organiser
00:57:31puisque la sanction
00:57:32n'existe presque
00:57:33et c'est intéressant
00:57:34parce que d'ailleurs
00:57:35on le voit bien
00:57:35sur le terrain
00:57:36Eric Revelle
00:57:37le maintien de l'ordre
00:57:38il est assuré
00:57:39par les forces de l'ordre
00:57:40avec les moyens
00:57:41à la fois juridiques
00:57:42et les moyens matériels
00:57:43qu'on leur donne
00:57:44c'est vrai que
00:57:45effectivement
00:57:46nous pourrions tout à fait
00:57:47arrêter ce type de violence
00:57:48de manière beaucoup plus rapide
00:57:49et puis de la stratégie
00:57:50qu'on leur impose
00:57:50et la stratégie
00:57:51qu'on leur impose
00:57:51c'est une matière de l'ordre
00:57:52c'est politique
00:57:53on leur dit de pas charger
00:57:54parce qu'ils ne chargent pas
00:57:55et la France dit
00:57:56mais il y a des vitrines de cassés
00:57:56mais là il me semble
00:57:57qu'on a passé une nouvelle étape
00:57:59alors je ne voudrais pas
00:57:59être du noirceur absolu
00:58:00mais en général
00:58:01les émeutes de racailles
00:58:03auxquelles on a assisté
00:58:04c'est le soir du match
00:58:06ou le lendemain
00:58:07quand il y a célébration
00:58:07là c'est avant même
00:58:09le match
00:58:10si vous voulez
00:58:10avant même la finale
00:58:11de ce soir
00:58:12qui va opposer Lens
00:58:13à Nice
00:58:14en Coupe de France
00:58:15on a ce genre d'événement
00:58:16et moi j'avais une question
00:58:17à vous poser
00:58:19ces gens sociologiquement
00:58:20ils viennent d'où ?
00:58:21de l'ultra droite ?
00:58:22de l'ultra gauche ?
00:58:22qui sont ces gens en réalité ?
00:58:24vous les connaissez ?
00:58:25alors écoutez
00:58:25pour avoir un petit peu exercé
00:58:27dans le sud de la France
00:58:29il est factuel
00:58:31qu'une partie
00:58:31je dis bien une partie
00:58:32des supporters niçois
00:58:34une frange
00:58:34des supporters niçois
00:58:35les ultras
00:58:37sont plutôt marqués
00:58:39comme étant des patriotes
00:58:40de Nice
00:58:40voilà
00:58:41en général c'est comme ça
00:58:42qu'ils se désirent
00:58:43donc ultra droite ?
00:58:44plutôt ultra droite
00:58:45maintenant
00:58:46moi je n'ai pas encore
00:58:47le profil des années
00:58:48d'hier soir
00:58:48je peux juste
00:58:49vous dire
00:58:50ce qu'il en est
00:58:51au niveau
00:58:52de cette frange
00:58:53à Nice
00:58:54et en sachant
00:58:54qu'on s'inscrit aussi
00:58:55dans un contexte particulier
00:58:56d'une saison
00:58:57un peu compliquée
00:58:58pour ce club
00:58:59qui va jouer
00:59:00un barrage
00:59:01pour se maintenir
00:59:02et on a vu
00:59:03effectivement
00:59:04une colère
00:59:05de ces pseudo supporters
00:59:06puisque là
00:59:07ils ont un motif
00:59:08mais qui ne justifie
00:59:09en rien
00:59:09il y avait aussi
00:59:12selon les informations
00:59:13que l'on me glisse
00:59:14dans l'oreillette
00:59:14qu'il y avait
00:59:15des anciens supporters
00:59:17parisiens
00:59:18que l'on appelle
00:59:18les indépendants
00:59:20donc alors visiblement
00:59:21alors c'est sûr
00:59:22que politiquement
00:59:22puisque la France Insoumise
00:59:24nous a dit
00:59:25ah bah ça
00:59:25CNews n'en parlera
00:59:26certainement pas
00:59:27de ces violences
00:59:28c'est ici
00:59:28bien évidemment
00:59:29de Pascal
00:59:30qui a dit
00:59:30dès 6h du matin
00:59:31CNews en a parlé
00:59:32voilà
00:59:32exactement
00:59:33regarde plutôt
00:59:34CNews
00:59:35et bien évidemment
00:59:36que ce soit
00:59:37d'extrême gauche
00:59:38d'extrême droite
00:59:38cette violence
00:59:39elle est inaccessible
00:59:40de toute sa série
00:59:41naturellement
00:59:42nous parlons de tout
00:59:43et nous avons toujours
00:59:43parlé de tout
00:59:44la preuve aujourd'hui
00:59:45ce qui fait une différence
00:59:46une grosse différence
00:59:47entre nous et la France Insoumise
00:59:49voyez-vous
00:59:49c'est que la France Insoumise
00:59:50est beaucoup plus prompte
00:59:51et j'ai entendu
00:59:52madame Aubry ce matin
00:59:53qui est beaucoup plus prompte
00:59:55à condamner les violences
00:59:56de l'ultra droite
00:59:58alors qu'elle est quand même
00:59:59très silencieuse
01:00:00même passive
01:00:00sur les violences
01:00:02liées à l'extrême gauche
01:00:03et à l'ultra gauche
01:00:04qui sont
01:00:06on peut même dire
01:00:06carrément acceptées
01:00:08à la France Insoumise
01:00:09qui en tout cas
01:00:09ne sont pas condamnées
01:00:10qui sont comprises
01:00:12disons-le
01:00:12bon les violences
01:00:13il faut les condamner
01:00:14d'où qu'elles viennent
01:00:15et le rôle
01:00:16d'un responsable politique
01:00:17est de lutter
01:00:18contre toutes les violences
01:00:20et je crois que
01:00:20dans ce domaine
01:00:21vraiment madame Aubry
01:00:22et la France Insoumise
01:00:23n'en le sont à donner
01:00:24par personne
01:00:25parce que s'il y a bien
01:00:25un parti
01:00:26qui joue contre son camp
01:00:27en l'occurrence
01:00:28son camp c'est la France
01:00:29c'est précisément LFI
01:00:30alors Martin Mazur
01:00:32qui connaît bien
01:00:33la galaxie footballistique
01:00:35et des supporters
01:00:36me dit
01:00:37qui est dans mon oreillette
01:00:38comme les préfets
01:00:39ne prennent plus de risques
01:00:40et interdisent
01:00:40les déplacements
01:00:41de supporters à risque
01:00:41depuis plus de 10 ans
01:00:42ils n'arrivent plus
01:00:43à gérer ce genre d'événement
01:00:45on se rappelle Marseille
01:00:46lors de l'Euro 2016
01:00:47avec les supporters anglais
01:00:49et russes notamment
01:00:50ou la finale
01:00:51de la Ligue des Champions
01:00:52encore au Stade de France
01:00:53effectivement il y a
01:00:54quelques années
01:00:54est-ce que effectivement
01:00:55David Léraud
01:00:55à force d'interdire
01:00:58les forces de l'ordre
01:00:59n'étaient plus en mesure
01:01:00de réagir de manière
01:01:02assez rapide
01:01:02à ces groupuscules
01:01:04qui arrivent
01:01:04d'un seul coup
01:01:05de manière très violente
01:01:06comme l'effet d'une bombe
01:01:07ce qui est évident
01:01:08c'est que quand vous encadrez
01:01:09un déplacement
01:01:10je travaille en compagnon d'intervention
01:01:11j'ai encadré des bus
01:01:13je suis monté dans les trains
01:01:14à proximité de Marseille
01:01:16avec les supporters
01:01:17quand le déplacement
01:01:20est autorisé
01:01:20et encadré
01:01:21avec un dispositif conséquent
01:01:22il est évident
01:01:23qu'on arrive à éviter
01:01:24les débordements
01:01:25maintenant
01:01:26la solution aussi
01:01:27d'interdire un déplacement
01:01:28nous semble cohérente
01:01:30et logique
01:01:31malheureusement
01:01:31vous avez des individus
01:01:32qui passent travailler
01:01:33les mailles du filet
01:01:34qui se déplacent
01:01:35plusieurs jours avant
01:01:36parce que si les violences
01:01:37ont eu lieu hier soir
01:01:37peut-être que ces individus
01:01:39étaient là depuis 2 à 3 jours
01:01:40à profiter de la capitale
01:01:43et de ses ressources culturelles
01:01:44j'imagine
01:01:44vu le profil des individus
01:01:45mais en attendant
01:01:48quel que soit le choix
01:01:49qu'on fasse
01:01:49c'est-à-dire
01:01:50un encadrement
01:01:50très strict du déplacement
01:01:51ou une interdiction
01:01:53il est toujours possible
01:01:54que quelques individus
01:01:56se déplacent
01:01:57isolément
01:01:58ou par petits groupes
01:01:59et puis finalement
01:02:00se retrouvent en masse
01:02:01s'alcoolisent
01:02:02et se comportent
01:02:03comme une meute de décès
01:02:03abré
01:02:04je le redis
01:02:04et quand les policiers
01:02:05interviennent
01:02:06sur ces individus
01:02:07ils ne leur demandent pas
01:02:08leur couleur politique
01:02:08ça c'est une évidence
01:02:09en tout cas
01:02:10la France mérite bien mieux
01:02:11que des images
01:02:11de guérilla parisienne
01:02:13à chaque grand match
01:02:14les vrais amoureux
01:02:15du football
01:02:16et il y en a
01:02:16ceux qui viennent
01:02:17pour le spectacle
01:02:18pas pour la baston
01:02:20attendent que l'ordre
01:02:21soit enfin rétabli
01:02:23et attendent ce soir
01:02:24par exemple
01:02:25au Stade de France
01:02:26de pouvoir vivre
01:02:27un moment de fête
01:02:28et vous êtes justement
01:02:29Chloé Tarka
01:02:30avec Malo Steiner
01:02:31au Stade de France
01:02:32et on imagine
01:02:33qu'un dispositif
01:02:35de sécurité
01:02:35solide
01:02:36est en train
01:02:37de se mettre en place
01:02:41Oui tout à fait
01:02:42c'est depuis 16h
01:02:43que ce dispositif
01:02:43de sécurité
01:02:44est en train
01:02:44de se mettre
01:02:45en place
01:02:46alors pour l'instant
01:02:46ici l'ambiance
01:02:47est très calme
01:02:48les premiers supporters
01:02:50commencent à arriver
01:02:52progressivement
01:02:52pour entrer
01:02:53ils ont dû
01:02:53passer le périmètre
01:02:54de sécurité
01:02:55présenter leurs billets
01:02:56passer des contrôles
01:02:57de sac
01:02:57ainsi que des palpations
01:02:59alors côté sécurité
01:03:01Mathieu le disait
01:03:02tout à l'heure
01:03:032200 policiers
01:03:04et gendarmes
01:03:04seront mobilisés
01:03:05ce soir
01:03:05dans toute l'agglomération
01:03:07parisienne
01:03:07la préfecture
01:03:08veut en effet
01:03:09éviter
01:03:09tout débordement
01:03:11vous en parliez
01:03:12longuement
01:03:12en plateau
01:03:13après ces incidents
01:03:14survenus hier soir
01:03:15dans Paris
01:03:16qui ont impliqué
01:03:16des supporters
01:03:17niçois
01:03:18et qui ont fait
01:03:18plusieurs blessés
01:03:20conséquence
01:03:20la vigilance
01:03:21est vraiment
01:03:21maximale
01:03:22ce soir
01:03:23la vente
01:03:23et la consommation
01:03:25d'alcool
01:03:25seront interdites
01:03:27autour du stade
01:03:28également
01:03:28les rassemblements
01:03:29non déclarés
01:03:31seront interdits
01:03:32et puis
01:03:33autre élément
01:03:34important
01:03:34les drones
01:03:35et tout le réseau
01:03:36de vidéos
01:03:37protection
01:03:38seront utilisés
01:03:39pendant la soirée
01:03:40pour surveiller
01:03:41les foules
01:03:42le déplacement
01:03:43et donc
01:03:44protéger
01:03:44prévenir
01:03:45détecter
01:03:46tout incident
01:03:47Olivier
01:03:48vous l'aurez compris
01:03:49l'objectif
01:03:50des autorités
01:03:51ce soir
01:03:52c'est vraiment
01:03:52éviter
01:03:53que cette fête
01:03:55du football
01:03:55ne dégénère
01:03:57de nouveau
01:03:57en affrontement
01:03:58merci beaucoup
01:03:59Chloé
01:04:00et Chloé Tarka
01:04:00donc en direct
01:04:01du stade de France
01:04:01on reviendra vers vous
01:04:03régulièrement
01:04:03avec Malo Steiner
01:04:04derrière la caméra
01:04:05alors c'est vrai
01:04:06David Léraud
01:04:06que le ministre
01:04:08de l'intérieur
01:04:09monsieur Nunez
01:04:10il a alerté déjà
01:04:11pour le 30 mai
01:04:12ce sera la finale
01:04:13entre le Paris Saint-Germain
01:04:14et Arsenal
01:04:15et il a dit
01:04:15oui
01:04:16il y aura des violences
01:04:17là ce soir
01:04:18je ne sais pas
01:04:19quelles sont les remontées
01:04:20que vous avez
01:04:21mais on voit
01:04:22des voyants rouges
01:04:23avec ce qui s'est passé
01:04:23hier soir
01:04:24c'est tout à fait inquiétant
01:04:25c'est à dire
01:04:25de se dire qu'on ne peut plus
01:04:27fêter une victoire
01:04:29de football
01:04:30sans imaginer
01:04:31sans anticiper
01:04:32des violences
01:04:32c'est à dire qu'aujourd'hui
01:04:33oui il y aura des violences
01:04:34c'est comme ça
01:04:34ça fait partie du décor
01:04:36mais aujourd'hui
01:04:36la violence gangrène
01:04:37la société de manière générale
01:04:39et je dirais
01:04:39le football en particulier
01:04:40ce qui est étonnant
01:04:41pour moi qui suis du sud-ouest
01:04:42et qui suis plutôt
01:04:44dans le milieu du rugby
01:04:44où avant et après le match
01:04:45ça se voit moins ça
01:04:46dans le rugby non
01:04:46avant et après le match
01:04:48on est avec les supporters
01:04:49des autres villes
01:04:50des autres équipes
01:04:51et au contraire
01:04:52on partage beaucoup d'amitié
01:04:53avec eux
01:04:54avant, pendant
01:04:54et après le match
01:04:55et on peut être
01:04:56des dizaines de milliers
01:04:57c'est comme ça
01:04:57voilà le football aujourd'hui
01:04:59est gangréné
01:04:59c'est une évidence
01:05:00Réaction d'Yohann Uazay
01:05:02et de Guylain Médesma
01:05:03Non mais si le football
01:05:04est gangréné
01:05:05si la société
01:05:06est gangrénée
01:05:07en grande partie
01:05:09par ces violences
01:05:10c'est parce que
01:05:10les dirigeants
01:05:11qui se sont succédés
01:05:12à la tête de l'Etat
01:05:13depuis des années
01:05:14si ce n'est des décennies
01:05:15ont fait preuve
01:05:16de beaucoup de faiblesse
01:05:17et même d'une certaine
01:05:18forme de lâcheté
01:05:19parce qu'ils ont
01:05:20tour à tour refusé
01:05:21de combattre
01:05:22ceux qui la plupart du temps
01:05:23sèment le chaos
01:05:24dans le pays
01:05:25à savoir
01:05:26l'extrême gauche
01:05:27il y a les black blocs
01:05:28dans les manifestations
01:05:29et les racailles
01:05:30en partie venus de banlieue
01:05:31ça il n'est pas question
01:05:32de leur faire la guerre
01:05:33parce qu'on a beaucoup trop peur
01:05:35et on fait preuve
01:05:36de moins de faiblesse
01:05:37c'est vrai vis-à-vis
01:05:38de l'ultra droite
01:05:38et ils ont eu raison
01:05:39mais manifestement
01:05:40leur détermination
01:05:41n'a pas été suffisante
01:05:42donc la responsabilité
01:05:43elle est à aller chercher
01:05:44au plus haut sommet de l'Etat
01:05:46qui je le répète
01:05:47et je réutilise ce mot
01:05:49a fait preuve
01:05:49de lâcheté
01:05:50dès lors qu'il s'est agi
01:05:51de protéger la société
01:05:53et les Français
01:05:53oui il y a eu toujours
01:05:54des réactions très molles
01:05:55c'est ça
01:05:56Guylain Benessa
01:05:57et d'ailleurs
01:05:57toutes les autorités
01:05:58l'Etat
01:05:59mais on pourrait parler
01:05:59dans le foot des clubs
01:06:00peut-être
01:06:00la Ligue aussi
01:06:01la LFP
01:06:02qui ont tous réagi mollement
01:06:03moi je me demande
01:06:04il faudrait nous chronométrer
01:06:06cet après-midi
01:06:07et voir si effectivement
01:06:08notre discussion
01:06:09sur les conditions
01:06:10de tenue du match
01:06:11et la violence
01:06:11ne sont pas beaucoup plus longues
01:06:13que le résultat du match lui-même
01:06:15qui fera l'objet
01:06:15d'un petit commentaire
01:06:16de se demander
01:06:16qui a gagné
01:06:17entre les deux équipes
01:06:18et finalement
01:06:18est-ce qu'on ne retiendra pas plus
01:06:19vous voyez
01:06:20s'il n'y a pas la bascule
01:06:21est-ce qu'on ne retient pas davantage
01:06:22les violences avant le match
01:06:23et le résultat du final
01:06:25assez anecdotique
01:06:25en tant que tel
01:06:26maintenant
01:06:26c'est ça qui est tel
01:06:27juste une petite remarque
01:06:28si je ne veux pas me tromper
01:06:29non
01:06:29vous m'excuser
01:06:30si vous étiez supporté
01:06:31à l'Ansois ou Niçois
01:06:32ce n'est pas anecdotique
01:06:33ce serait même historique
01:06:35pour l'Anse
01:06:35ce que je veux dire
01:06:36c'est que dix jours avant
01:06:37la finale de Ligue des Champions
01:06:38c'est un peu occulté
01:06:39par le spectacle
01:06:40de la Coupe d'Europe
01:06:40maintenant
01:06:41juste un mot sur Laurent Nunez
01:06:42parce que vous m'arrêtez
01:06:44si j'ai une bêtise
01:06:44c'est lui qui a dit
01:06:45qu'il y aura des violences
01:06:47avec certitude
01:06:47donc il prévoit les violences
01:06:48c'est ça
01:06:48mais c'est ça
01:06:49et là juste un petit mot
01:06:50Laurent Nunez
01:06:51il y a quelques temps
01:06:51s'il ne me trompe pas
01:06:52il avait contesté
01:06:53les chiffres de l'immigration
01:07:00il y aura des violences
01:07:01ce serait bien
01:07:02que sur les chiffres
01:07:03de l'immigration
01:07:03il soit aussi juste
01:07:04et un peu moins incertain
01:07:05que sur la certitude
01:07:07de la violence
01:07:07allez vous entendez la musique
01:07:09cette information
01:07:09alors tout à fait révoltante
01:07:11dans un instant
01:07:12le logisticien clé
01:07:14des attentats
01:07:14du 13 novembre 2015
01:07:16et bien va pouvoir bénéficier
01:07:18de permissions de sortie
01:07:19de congés pénitentiaires
01:07:22c'est absolument révoltant
01:07:24on sera avec Victor Roir
01:07:26il est rescapé du Bataclan
01:07:27il est auteur de
01:07:28Comment pourrais-je pardonner
01:07:30et il va nous livrer
01:07:31et bien
01:07:33il va nous livrer
01:07:35son ressenti
01:07:36après cette décision
01:07:37dans un instant
01:07:38à tout de suite
01:07:43120 minutes info
01:07:44le flash info
01:07:45avec Valérie Acnain
01:07:46à la une
01:07:47Gabriel Attal
01:07:48officialise
01:07:49sa candidature
01:07:50à la présidentielle
01:07:51en 2027
01:07:52déclaration faite
01:07:53par le patron de Renaissance
01:07:55lors de son déplacement
01:07:56dans l'Aveyron
01:07:56parce que j'aime profondément
01:07:58la France
01:07:59et les Français
01:07:59a-t-il fondé
01:08:00Gabriel Attal ajoute
01:08:02en avoir marre
01:08:02de cette politique française
01:08:04et des 50 nuances
01:08:05de gestion du déclin
01:08:07nos plus belles pages
01:08:08sont à écrire
01:08:09et le meilleur
01:08:10est devant nous
01:08:11dit-il
01:08:11dans le reste de l'actualité
01:08:13vague de chaleur
01:08:14en France
01:08:14qualifiée de durable
01:08:15et remarquable
01:08:16pour la saison
01:08:17par météo France
01:08:18avec l'installation
01:08:19d'un puissant dôme
01:08:20de chaleur
01:08:21sur l'Europe occidentale
01:08:22alimentée par de l'air brûlant
01:08:24remontant d'Espagne
01:08:25et du Maroc
01:08:26cette masse d'air
01:08:27va faire grimper
01:08:28les températures
01:08:28à des niveaux dignes
01:08:29d'un plein été
01:08:30avec plus de 30 degrés
01:08:32sur une grande partie
01:08:33du pays
01:08:34et jusqu'à 35 degrés
01:08:35dans le sud-ouest
01:08:36durant plusieurs jours
01:08:37pour terminer
01:08:39un tronçon
01:08:39de l'escalier
01:08:40de la tour Eiffel
01:08:41vendu à 450 160 euros
01:08:44à un collectionneur français
01:08:46composé de 14 marches
01:08:48et haut de 2,75 mètres
01:08:51il reliait les 2e et 3e étages
01:08:53du célèbre monument de Paris
01:08:55issu d'une collection privée
01:08:56où il est resté
01:08:57plus de 40 ans
01:08:58ce tronçon était estimé
01:09:00entre 120 000
01:09:01et 150 000 euros
01:09:03Merci beaucoup Valérie
01:09:04Valérie Aknin
01:09:05que vous retrouverez
01:09:06à 17h
01:09:07dans Punchline
01:09:07chez Thierry Cabane
01:09:09à tout à l'heure
01:09:09donc
01:09:10et nous
01:09:11on va parler de cette information
01:09:12absolument révoltante
01:09:13Mohamed Bakali
01:09:14alors c'est le logisticien
01:09:16clé des attentats
01:09:17du 13 novembre
01:09:18il avait été condamné
01:09:19en France
01:09:19à 30 ans de réclusion
01:09:21avec une longue période
01:09:22de sûreté
01:09:23et bien figurez-vous
01:09:24qu'il s'apprête à bénéficier
01:09:25de congés pénitentiaires
01:09:27en Belgique
01:09:27en d'autres termes
01:09:28un homme qui a fourni
01:09:29des véhicules
01:09:30des planques
01:09:30et de la logistique
01:09:31à la sérule terroriste islamiste
01:09:33va pouvoir renouer
01:09:35avec la société
01:09:36parce qu'il s'est montré
01:09:37calme en prison
01:09:38alors on parle ici
01:09:39d'islamisme radical
01:09:40de djihad organisé
01:09:42on parle pas d'un braqueur
01:09:43de supermarchés
01:09:44c'est hallucinant
01:09:45les précisions
01:09:46signées Mathilde Ibanaise
01:09:49Mohamed Bakali
01:09:50condamné à 25 et 30 ans
01:09:51de prison
01:09:52pour avoir été
01:09:53le logisticien
01:09:54de plusieurs attentats
01:09:55va bénéficier
01:09:56d'une possible libération
01:09:57le tribunal
01:09:59d'application des peines
01:10:00sur avis contraire
01:10:01du parquet
01:10:02a pris cette décision
01:10:03le parquet
01:10:04ne dispose pas
01:10:05du droit d'appel
01:10:06et la décision
01:10:07est ainsi définitive
01:10:08il appartient
01:10:09au directeur
01:10:09de la prison
01:10:10de la mettre en oeuvre
01:10:11ce belge
01:10:12âgé de 39 ans
01:10:13condamné en France
01:10:14purgeait sa peine
01:10:15en Belgique
01:10:15pour son implication
01:10:16dans l'attentat
01:10:17des jouets du Thalys
01:10:18et son rôle
01:10:19dans les attentats
01:10:20du 13 novembre 2015
01:10:21qui ont fait
01:10:22132 morts
01:10:23ce détenu
01:10:24n'était théoriquement
01:10:25pas libérable
01:10:26en droit français
01:10:27avant 2035
01:10:28mais en Belgique
01:10:29il bénéficie
01:10:30d'un régime
01:10:31d'exécution
01:10:31des peines
01:10:32nettement plus favorable
01:10:33la Belgique
01:10:34ne reconnaît pas
01:10:35en tout cas
01:10:35ne reconnaissait pas
01:10:36à l'époque
01:10:37n'avait pas de peine
01:10:38de sûreté
01:10:38donc il est tout à fait
01:10:39libérable
01:10:40pour les Belges
01:10:42effectivement
01:10:42il semblerait
01:10:43qu'il se conduise
01:10:43très bien en prison
01:10:44qu'il offre des garanties
01:10:45nous dit-on
01:10:46de réinsertion
01:10:48ce qui reste à prouver
01:10:49mais bon
01:10:49qu'on peut tout à fait
01:10:50envisager
01:10:51qu'il soit libéré
01:10:52dans un an
01:10:54ou deux
01:10:55ou trois ans
01:10:56en Belgique
01:10:57un détenu condamné
01:10:58pour terroriste
01:10:59peut solliciter
01:10:59des congés pénitentiaires
01:11:01après avoir exécuté
01:11:02un tiers de sa peine
01:11:03soit après 10 ans
01:11:05dans ce cas
01:11:06il peut ensuite
01:11:07bénéficier
01:11:07d'un maximum
01:11:08de 6 congés pénitentiaires
01:11:10d'une durée maximale
01:11:11de 36 heures chacun
01:11:13Victor Roir
01:11:14rescapé
01:11:15du Bataclan
01:11:16auteur de
01:11:17Comment pourrais-je
01:11:18pardonner
01:11:19aux éditions de l'Observatoire
01:11:20est en liaison avec nous
01:11:21Victor Roir
01:11:21merci d'avoir accepté
01:11:23notre invitation
01:11:24puisque voir l'un
01:11:25des rois
01:11:26essentiel
01:11:26de l'attentat
01:11:27qui vous a
01:11:29directement touché
01:11:30ce rois
01:11:31va possiblement
01:11:32pouvoir quitter
01:11:32sa prison
01:11:33quelle est votre
01:11:35réaction
01:11:35cet après-midi
01:11:36c'est plus qu'une insulte
01:11:38c'est une seconde peine
01:11:39que l'on vous inflige
01:11:42oui
01:11:42le premier sentiment
01:11:43qui domine
01:11:44c'est évidemment
01:11:44l'indignation
01:11:45la colère
01:11:46l'incompréhension
01:11:47également
01:11:48car
01:11:49je rappelle que
01:11:50voilà
01:11:50c'est le logisticien
01:11:52comme vous l'avez
01:11:52précisé
01:11:53donc il a joué
01:11:54un rôle prépondérant
01:11:55dans les attentats
01:11:56du 13 novembre 2015
01:11:57il avait déjà été condamné
01:11:59aussi en Belgique
01:12:00pour l'attentat
01:12:01raté du Thalys
01:12:02en 2015
01:12:04également
01:12:04donc c'est assez
01:12:06incompréhensible
01:12:07de voir un terroriste
01:12:07islamiste
01:12:08avec la charge
01:12:11émotionnelle
01:12:12tous les éléments
01:12:14tragiques
01:12:14qui ont eu lieu
01:12:15de pouvoir bénéficier
01:12:18de congés pénitentiaires
01:12:20de cette durée
01:12:21et aussi facilement
01:12:26bafou
01:12:26très clairement
01:12:27la mémoire
01:12:28des 130 personnes
01:12:29130 concitoyens
01:12:31qui sont
01:12:31morts au Bataclan
01:12:33et lors des attentats
01:12:33du 13 novembre
01:12:35oui d'ailleurs
01:12:36j'ai une énorme pensée
01:12:37pour toutes les victimes
01:12:38et toutes les familles
01:12:39de victimes
01:12:40qui une fois de plus
01:12:42doivent subir encore
01:12:43les effets psychologiques
01:12:44dix ans après
01:12:45de ces terribles événements
01:12:47et voilà
01:12:48on avait déjà parlé
01:12:49il y a quelques temps
01:12:50des conditions de détention
01:12:51de Salah Abdeslam
01:12:52aujourd'hui
01:12:53c'est
01:12:54Mohamed Bakali
01:12:54donc le logisticien
01:12:55qui va peut-être
01:12:57bénéficier
01:12:59d'une certaine liberté
01:13:00alors qu'il a été condamné
01:13:01à 25 ans
01:13:02et 30 ans en France
01:13:03c'est vraiment
01:13:05incompréhensible
01:13:05alors certes
01:13:07les dispositions
01:13:08judiciaires existent
01:13:09mais
01:13:09dans le cas
01:13:10dans le cas présent
01:13:13donc des pires attentats
01:13:14qui ont donné notre pays
01:13:15et puis
01:13:18l'attentat utile
01:13:19qui aura pu être
01:13:20absolument dramatique
01:13:21il me paraît
01:13:22incompréhensible
01:13:23qu'un tel individu
01:13:25bénéficie
01:13:25d'un tel laxisme
01:13:28donc voilà
01:13:29c'est assez difficile
01:13:30à encaisser aujourd'hui
01:13:31et quel message
01:13:32aujourd'hui
01:13:33vous souhaiteriez
01:13:34adresser au pouvoir public
01:13:35alors pouvoir public
01:13:36à la fois belge
01:13:37mais aussi français
01:13:38on va en parler
01:13:39on va s'interroger
01:13:40pourquoi il fait sa peine
01:13:41aujourd'hui en Belgique
01:13:42les téléspectateurs
01:13:43s'interrogent
01:13:44on va y répondre
01:13:45mais quel message
01:13:46vous pourriez dire
01:13:47cet après-midi
01:13:49que le message
01:13:51justement envoyé
01:13:52par la justice
01:13:52est tout simplement
01:13:53catastrophique
01:13:54dans la lutte
01:13:56contre le terrorisme
01:13:57islamiste
01:13:58contre le djihadisme
01:13:59nous sommes
01:14:00dix ans après
01:14:01les attentats de 2015
01:14:03et cinq ans
01:14:04après l'ouverture
01:14:06du procès
01:14:07c'est comme si
01:14:08en fait
01:14:10c'est mon opinion
01:14:11mais comme si
01:14:12les pouvoirs publics
01:14:12n'avaient pas réalisé
01:14:13la menace
01:14:14qui nous fait face
01:14:16et une forme
01:14:17de laxisme judiciaire
01:14:19qui est assez
01:14:19qui est assez
01:14:20insupportable
01:14:21on peut le ressentir
01:14:22souvent en France
01:14:23pour
01:14:25d'autres
01:14:26d'autres affaires
01:14:26là en l'occurrence
01:14:27il s'agit quand même
01:14:28d'une affaire
01:14:28d'une extrême gravité
01:14:30et d'apprendre
01:14:31ce genre
01:14:32de décision
01:14:34et voilà
01:14:34c'est assez dur
01:14:35encaissé
01:14:36assez difficilement
01:14:36inexplicable
01:14:37et j'aimerais d'ailleurs
01:14:38que la justice belge
01:14:39en tout cas
01:14:40le tribunal
01:14:41d'application
01:14:42des peines belges
01:14:42qui a pris cette décision
01:14:43puisse la motiver
01:14:45et la justifier
01:14:46pour qu'on puisse
01:14:48comprendre un peu plus
01:14:49quelle est l'idée
01:14:50derrière ça
01:14:52Vous l'avez vu à l'antenne
01:14:54Claude Moniquet
01:14:54est également en liaison
01:14:55avec nous
01:14:56on va le retrouver
01:14:56dans un instant
01:14:57Victor Roi
01:14:57restez avec nous
01:14:58n'hésitez pas
01:14:59à réagir
01:15:00quand vous le souhaitez
01:15:00mais c'est vrai
01:15:01que c'est absolument révoltant
01:15:03Johan Uzaï
01:15:03et on a le sentiment
01:15:04vous savez que c'est le triomphe
01:15:05de cette idéologie
01:15:06que j'ai envie de qualifier
01:15:07l'idéologie
01:15:08vous n'aurez pas ma haine
01:15:09c'est ce qui m'est venu
01:15:11à l'idée
01:15:11vous voyez
01:15:13on va pardonner
01:15:14il a le droit
01:15:15de rencontrer
01:15:15il va falloir
01:15:16qu'il rencontre ses victimes
01:15:17il va pouvoir
01:15:19aller travailler
01:15:19en fait
01:15:20c'est insupportable
01:15:21pour les victimes
01:15:21c'est hallucinant
01:15:22cette idéologie
01:15:23il n'y a pas de hasard
01:15:24ça se passe en Belgique
01:15:26la Belgique
01:15:27est un pays
01:15:28qui est en grande partie
01:15:29perdu
01:15:29qui est à ce point
01:15:30gangréné par les islamistes
01:15:32souvenez-vous
01:15:32de cette une du Figaro
01:15:33qui avait appelé
01:15:34la Belgique
01:15:35Belgikistan
01:15:35mais c'est exactement cela
01:15:37et Claude Moniquet
01:15:37pourra vous le confirmer
01:15:38dans un instant
01:15:39il le sait mieux que personne
01:15:41la Belgique est gangrénée
01:15:42par les islamistes
01:15:43cette idéologie
01:15:44extrême gauchiste
01:15:45a permis
01:15:46aux islamistes
01:15:48d'infuser
01:15:50le pays
01:15:51de manière absolument
01:15:53exceptionnelle
01:15:54l'enjeu
01:15:55l'enjeu pour nous
01:15:56et l'enjeu des responsables
01:15:57politiques
01:15:57ça sera l'un des enjeux
01:15:58de 2027 également
01:15:59et de faire en sorte
01:16:00que la France ne devienne pas
01:16:01la Belgique
01:16:02et hélas
01:16:02hélas
01:16:03nous n'en sommes plus
01:16:04très loin
01:16:04parce que l'idéologie
01:16:05extrême gauchiste
01:16:07les islamo-gauchistes
01:16:09ont à ce point
01:16:10gagné du terrain
01:16:11en Belgique
01:16:11qu'il y a maintenant
01:16:12des magistrats
01:16:13prêts à libérer
01:16:14des terroristes
01:16:15islamistes
01:16:15qui ont tué
01:16:16132 personnes
01:16:17à Paris
01:16:17il y a 10 ans
01:16:18voilà
01:16:18il ne faut pas
01:16:19que la France
01:16:20suive ce chemin là
01:16:21hélas
01:16:22je constate que
01:16:23pas concernant
01:16:24les décisions judiciaires
01:16:24mais concernant
01:16:25tout le reste
01:16:26la France est également
01:16:27en danger
01:16:28il faudra que ce soit
01:16:29l'un des enjeux principaux
01:16:30de la prochaine élection
01:16:31présidentielle
01:16:31avant de retrouver
01:16:32Claude Moniquet
01:16:33je vois Guylain Bénessa
01:16:34vous souhaitez réagir
01:16:35Eric Revelle
01:16:36également au témoignage
01:16:37de Victor Roir
01:16:38on le disait
01:16:39mais c'est absolument
01:16:41hallucinant
01:16:41c'est absolument révoltant
01:16:43de voir cette décision
01:16:45la mémoire des victimes
01:16:47est bafouée
01:16:47clairement
01:16:48complètement
01:16:49ce que je trouve
01:16:50encore plus dramatique
01:16:51que Johan a raison
01:16:52sur l'installation
01:16:53de l'islamo-gauchisme
01:16:54un peu partout
01:16:54l'installation
01:16:55d'une matrice
01:16:56qui rend tout ça possible
01:16:57maintenant là où
01:16:58je m'interroge
01:16:59et ça rejoint complètement
01:17:00ce que monsieur Roir
01:17:01disait à l'instant
01:17:02rescapé du Bataclan
01:17:03moi ce que je me demande
01:17:04c'est comment un magistrat
01:17:06et c'est valable en France aussi
01:17:07dans plein de domaines
01:17:08comment un magistrat
01:17:09qui est souverain
01:17:10dans sa décision
01:17:11parce qu'on vient de voir
01:17:12que là aussi
01:17:13l'appel par le parquet
01:17:14n'était pas possible
01:17:15donc il prend la décision
01:17:16qu'est-ce qui lui vient
01:17:17à l'esprit
01:17:18parce que la magistrature
01:17:19on ne peut pas la taxer
01:17:21comme ça vulgairement
01:17:21d'extrême-gauchisme
01:17:23ça ne se rejoint pas
01:17:23c'est beaucoup plus pernicieux
01:17:24que ça
01:17:25ça veut dire qu'ils ont
01:17:26intériorisé
01:17:26ils ont somatisé
01:17:27des espèces de règles
01:17:28j'allais dire
01:17:29une espèce de
01:17:31de vivre ensemble
01:17:32totalement dévoyé
01:17:33où en fait
01:17:33on en vient à considérer
01:17:35légitime et logique
01:17:36que finalement
01:17:37au bout d'un certain temps
01:17:38un homme de cette nature
01:17:39puisse sortir
01:17:40reprendre sa liberté
01:17:41vous voyez
01:17:42c'est beaucoup plus pernicieux
01:17:43qu'une question de gauche ou droite
01:17:44c'est-à-dire qu'il y a
01:17:45une espèce de bain commun
01:17:46qui s'est installé
01:17:47chez tout le monde
01:17:48y compris dans la magistrature
01:17:49en disant
01:17:49finalement au bout d'un moment
01:17:51il est logique
01:17:51qu'un homme même
01:17:52dans ces conditions
01:17:53ne purge pas sa peine en entier
01:17:54alors que le bon sens
01:17:56le bon sens nous dit
01:17:57Éric Revelle
01:17:58c'est en prison
01:17:59un terroriste
01:18:00c'est en prison
01:18:00pas de cadeau
01:18:01tout le reste
01:18:02capitulation rampante
01:18:03face au terrorisme
01:18:04Mais monsieur Bakali
01:18:05bientôt en liberté
01:18:05qu'est-ce qui passe
01:18:07par la tête d'un magistrat
01:18:08vous disiez
01:18:09mais pardonnez-moi
01:18:10un minimum
01:18:11d'humanité
01:18:12et de réflexion
01:18:14comment un type
01:18:15qui a participé
01:18:16au massacre
01:18:17de tant de personnes
01:18:18pourrait se retrouver
01:18:19nez à nez
01:18:20dans une rue
01:18:21s'il est libéré
01:18:22avec l'une de ses
01:18:24victimes
01:18:24parents de victimes
01:18:26ou survivants
01:18:27exemple Victor
01:18:28comment un magistrat
01:18:29au risque de récidive
01:18:30au risque de récidive
01:18:31ou au risque simplement
01:18:32d'avoir un survivant
01:18:34en face de ce type
01:18:36dans une rue
01:18:37mais est-ce que les magistrats
01:18:38qui prendraient cette décision
01:18:40se rendent compte
01:18:41du choc émotionnel
01:18:43moral
01:18:44que ça représente
01:18:45Mathieu Devez
01:18:46on va s'interroger
01:18:47parce que les téléspectateurs
01:18:48se demandent
01:18:48pourquoi
01:18:49c'est la justice belge
01:18:51qui a mis
01:18:52la main
01:18:53sur la peine
01:18:54d'un condamné
01:18:55qui a été condamné
01:18:55pour terrorisme
01:18:57ici
01:18:57en France
01:18:58Déjà ce monsieur
01:18:59Mohamed Bakali
01:19:00il a la double nationalité
01:19:01il est à la fois belge
01:19:02et marocain
01:19:03il a donc été transféré
01:19:05en Belgique
01:19:05pour exécuter
01:19:06sa peine
01:19:07vous l'aurez compris
01:19:08dans son pays
01:19:08de nationalité
01:19:09dans le cadre
01:19:09des mécanismes européens
01:19:11de coopération
01:19:12de coopération pénitentiaire
01:19:13l'objectif
01:19:14c'est notamment
01:19:15de rapprocher
01:19:16le détenu
01:19:17par exemple
01:19:17de sa famille
01:19:18et c'est donc
01:19:18le tribunal
01:19:19d'application
01:19:20des peines
01:19:20belges
01:19:21qui décide
01:19:22des aménagements
01:19:23permissions
01:19:24congés pénitentiaires
01:19:25et conditions de sortie
01:19:26pour répondre
01:19:27à ce que disait Eric
01:19:28j'ai contacté
01:19:28le tribunal
01:19:29de première instance
01:19:30de Bruxelles
01:19:31qui me précise
01:19:32qu'il s'agit
01:19:32d'une évolution
01:19:33légale
01:19:34du parcours
01:19:35de l'intéressé
01:19:36je cite
01:19:36dans la préparation
01:19:37de sa réinsertion
01:19:38compte tenu
01:19:39de l'ensemble
01:19:40des démarches
01:19:40et du travail
01:19:41déjà réalisé
01:19:42en prison
01:19:43on me précise
01:19:44qu'il avait déjà
01:19:44obtenu
01:19:45à 5 reprises
01:19:46des permissions
01:19:47de sortie
01:19:48depuis juillet 2025
01:19:49des permissions
01:19:50de 12 heures
01:19:52manifestement
01:19:52selon le tribunal
01:19:53ça s'est bien passé
01:19:54il aura donc
01:19:55des obligations
01:19:56quand même
01:19:56vous parlez du risque
01:19:57de récidive
01:19:58notamment Johan
01:19:59parmi ces obligations
01:20:00ne pas fréquenter
01:20:01d'anciens complices
01:20:02évidemment
01:20:03et ne pas fréquenter
01:20:04de personnes radicalisées
01:20:05c'est la moindre des chances
01:20:06bien sûr
01:20:07j'ai envie de dire
01:20:07un régime belge
01:20:09bien plus laxiste
01:20:10que le droit français
01:20:11ça existe
01:20:12et oui effectivement
01:20:13on le voit
01:20:13avec cette affaire
01:20:14Victor Roir
01:20:15le mot de la fin
01:20:16avec vous
01:20:17Victor
01:20:17donc on a plus
01:20:18de précision
01:20:19sur la décision
01:20:20avancée
01:20:20de la justice belge
01:20:21votre réaction
01:20:24encore une fois
01:20:25je pense
01:20:26qu'il y a une
01:20:27conception idéologique
01:20:30assez malsaine
01:20:31et assez terrible
01:20:32dans cette histoire
01:20:33parce que le tribunal
01:20:35l'application des peines
01:20:36belges
01:20:37donc je crois
01:20:37qu'il est composé
01:20:38de trois personnes
01:20:38et en l'occurrence
01:20:39une personne
01:20:40spécialisée
01:20:40dans la réinsertion
01:20:41donc j'imagine
01:20:42enfin en tout cas
01:20:43c'est l'impression
01:20:43que ça me donne
01:20:44que c'est la question
01:20:45de la réinsertion
01:20:46qui a primé
01:20:47dans cette histoire
01:20:49et de mon point de vue
01:20:50je ne vois pas
01:20:51comment on pourrait
01:20:52parler de réinsertion
01:20:52concernant des terroristes
01:20:53islamistes
01:20:54c'est vraiment
01:20:54méconnaître
01:20:56je pense
01:20:57à la modeste échelle
01:20:58le phénomène
01:21:00ces personnes
01:21:01dévouées à leur cause
01:21:02et encore une fois
01:21:03je pense que le message
01:21:03envoyé
01:21:04est absolument dramatique
01:21:07et incompréhensible
01:21:08donc malheureusement
01:21:09c'est un élément de plus
01:21:10mais je ne suis pas surpris
01:21:13par ce genre de décision
01:21:16mais c'est quand même
01:21:17très difficile à encaisser
01:21:18Merci beaucoup Victor Rouard
01:21:20pour votre témoignage
01:21:22dans ce 120 minutes info
01:21:23peut-être cette dernière question
01:21:25avec vous
01:21:25Guylain Bénessa
01:21:26est-ce que la justice française
01:21:28aurait pu refuser
01:21:29d'extrader
01:21:30le logisticien
01:21:31du 13 novembre
01:21:32est-ce qu'on ne voit pas
01:21:33aujourd'hui
01:21:33que ça a été une erreur
01:21:34stratégique
01:21:35finalement
01:21:35si la justice française
01:21:37avait pu
01:21:38retenir
01:21:39en prison
01:21:40ici sur notre sol
01:21:41cet individu
01:21:42Alors là
01:21:43ça a été dit tout à l'heure
01:21:44manifestement
01:21:45on relève
01:21:45d'un mécanisme
01:21:45de coopération européen
01:21:46donc je pense qu'il y a des accords
01:21:48qui sont signés
01:21:49qui doivent être malheureusement
01:21:50ou heureusement
01:21:51dans certains cas
01:21:51mais malheureusement
01:21:52en l'espèce respectée
01:21:53maintenant
01:21:54il faut être clair
01:21:55ce qu'on sait maintenant
01:21:56en tout cas
01:21:57là je ne vais quand même pas
01:21:58m'avancer de trop
01:21:59pour des voisins belges
01:21:59que je connais
01:22:00je pratique le droit chez moi
01:22:01pas en Belgique
01:22:02mais tout de même
01:22:03le fait que le juge
01:22:04d'application des peines
01:22:05qui manifestement chez eux
01:22:06s'appelle le tribunal
01:22:06d'application des peines
01:22:07c'est lui qui souverainement
01:22:08prend cette décision
01:22:09ça veut dire qu'à un moment
01:22:10il se dit
01:22:11en son fort intérieur
01:22:12que le parcours
01:22:14est prometteur
01:22:15j'ai envie de dire
01:22:15d'une certaine manière
01:22:16qui va pouvoir se réinsérer
01:22:17ça me fait juste penser
01:22:18à une chose fondamentale
01:22:19qu'on a complètement oubliée
01:22:20en France
01:22:20en Belgique
01:22:20partout
01:22:21l'Occident pour ça
01:22:22est presque perdu
01:22:23c'est que la prison
01:22:25avait traditionnellement
01:22:26deux fonctions
01:22:27combien de manuels
01:22:28de droit pénal le rappellent
01:22:29mais il y a une petite note
01:22:30toute simple
01:22:31normalement la prison
01:22:32c'est pour mettre à l'écart
01:22:33les gens dangereux
01:22:34et seulement tardivement
01:22:36on en est venu
01:22:36à une deuxième théorie
01:22:37qui était de dire
01:22:38il faut les réinsérer
01:22:39donc il faut mettre en place
01:22:40les conditions
01:22:41d'une remise en liberté
01:22:42pour qu'ils refassent
01:22:43société etc
01:22:44or là
01:22:45qu'est-ce qu'on pense
01:22:46c'est que la deuxième fonction
01:22:47d'insertion
01:22:48elle est fondamentale
01:22:49pour ce juge là
01:22:49par contre la première fonction
01:22:51qui est d'écarter quelqu'un
01:22:52parce que c'est un danger
01:22:54on l'oublie un petit peu
01:22:55et la réinsertion
01:22:55qui prime finalement
01:22:57aujourd'hui en Belgique
01:22:58sur les victimes
01:22:59la douleur des victimes
01:23:00qui elles resteront
01:23:01à vie marquées
01:23:02par cette horreur
01:23:03Harold Iman
01:23:04nous a rejoint
01:23:04très heureux de vous retrouver
01:23:05mon cher Harold
01:23:06on l'entendait tout à l'heure
01:23:07dans le journal
01:23:08de Valérie Akhena
01:23:09la situation internationale
01:23:11avec le détroit d'Hormuz
01:23:12qui reste bloqué
01:23:13mais des perspectives
01:23:15d'un deal
01:23:15entre Washington
01:23:17et Téhéran
01:23:17ce matin
01:23:18oui et c'est ce que
01:23:20a rapporté Marco Rubio
01:23:22le secrétaire d'état américain
01:23:23qui était en Suède
01:23:25pour une réunion
01:23:25avec ses collègues
01:23:27de l'OTAN
01:23:28et bien sûr
01:23:30Marco Rubio
01:23:32est un homme
01:23:33très raisonnable
01:23:34et pondéré
01:23:36et on va écouter
01:23:37ce qu'il dit
01:23:38au sujet d'un pays
01:23:40très spécial
01:23:40qui va jouer
01:23:42un rôle bientôt
01:23:43on écoute Marco Rubio
01:23:44qui parlait
01:23:45il y a à peine
01:23:4530 minutes
01:23:49le principal négociateur
01:23:51est le Pakistan
01:23:52et j'ai cru comprendre
01:23:53que le maréchal
01:23:54Hassim Mounir
01:23:55est en route
01:23:55pour Téhéran
01:23:58et nous sommes
01:23:59en contact
01:24:00permanent
01:24:00avec lui
01:24:01au plus haut niveau
01:24:02de notre gouvernement
01:24:05alors voilà
01:24:06le Pakistan
01:24:07c'est un peu
01:24:08le pays providentiel
01:24:09après que
01:24:10Oman et le Qatar
01:24:11se soient complètement
01:24:12je dirais
01:24:14fatigués
01:24:15et exténués
01:24:17à la tâche
01:24:17l'Iran
01:24:19n'a pas
01:24:19par contre
01:24:20bougé
01:24:21les lignes
01:24:22du tout
01:24:22on va regarder
01:24:23sur ce panneau
01:24:24ce que
01:24:25l'Iran
01:24:26continue
01:24:27d'exiger
01:24:28et qui est
01:24:29totalement
01:24:31inacceptable
01:24:31conserver l'uranium
01:24:32enrichi
01:24:34établir un péage
01:24:35au détroit
01:24:36d'Ormuse
01:24:36et dégeler
01:24:37les avoirs
01:24:38qu'il a
01:24:39dans des banques
01:24:40étrangères
01:24:41donc vous imaginez bien
01:24:42que personne ne va
01:24:43accepter
01:24:43ces trois points
01:24:45et qu'on négocie
01:24:46d'autres choses
01:24:47si négociation
01:24:49il y a
01:24:49et de toute évidence
01:24:50il y a
01:24:50il nous reste très peu
01:24:51de temps
01:24:51mais j'ai une question
01:24:52qui me brûle les lèvres
01:24:53est-ce que les Etats-Unis
01:24:54projettent de reprendre
01:24:55la guerre d'ailleurs
01:24:56et qu'en pense
01:24:57Benjamin Netanyahou
01:24:58à lui
01:24:58il veut reprendre
01:24:59lui il veut reprendre
01:25:00Benjamin Netanyahou
01:25:01et il a eu une conversation
01:25:02assez longue
01:25:03d'une heure
01:25:04avec Donald Trump
01:25:05qui est sorti
01:25:06dans le journal
01:25:07de scoop
01:25:07Axios
01:25:08dans lequel
01:25:10il lui disait
01:25:11non non non
01:25:11il faut absolument
01:25:13que les Iraniens
01:25:14donnent tout
01:25:15leur uranium
01:25:15ils ne peuvent pas
01:25:16le garder
01:25:17ils ne peuvent pas
01:25:18faire des fatwas
01:25:18pour le garder
01:25:20et Donald Trump
01:25:21n'était pas d'accord
01:25:22et les deux hommes
01:25:22se sont proprement
01:25:25je dirais
01:25:26disputés
01:25:26merci beaucoup Harold
01:25:27on suit tout cela
01:25:28de très près
01:25:29bien évidemment
01:25:30les derniers développements
01:25:32de cette guerre
01:25:32au Moyen-Orient
01:25:33avec vous Harold
01:25:34Dimane
01:25:34merci à tous
01:25:36d'avoir décrypté
01:25:37l'actualité
01:25:38cet après-midi
01:25:38dans 120 minutes info
01:25:39actualité qui continue
01:25:40Thierry Cabane
01:25:41tout de suite
01:25:42c'est Punchline
01:25:44Weekend
01:25:44excellent après-midi
01:25:46sur CNews
01:25:47et un grand merci
01:25:47à Martin Mazur
01:25:48de m'avoir aidé
01:25:49à préparer cette émission
01:25:50à très vite
01:25:51merci à tous
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