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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00:00Bonjour, il est 13h, tout pile, merci de nous accueillir.
00:00:0213h, 15h, c'est votre mini-news week-end.
00:00:04Durant nos deux heures, on va évoquer beaucoup de sujets.
00:00:07On évoquera cette décision du Conseil constitutionnel
00:00:09qui a finalement, eh oui, décidé de censurer
00:00:13les fameuses suppressions de zones à faible émission.
00:00:16C'est donc le Conseil constitutionnel qui dicte sa loi.
00:00:19On en parlera avec nos invités.
00:00:20On évoquera également l'affaire Bruel et les confidences
00:00:23de Flavie Flaman chez nos confrères de RTL ce matin.
00:00:27Parole forte aussi, on parlera football.
00:00:28Oui, on parlera football, mais pas le foot que l'on aime, non.
00:00:31Avec ces incidents hier soir à Paris le long du fameux canal Saint-Martin
00:00:35entre une centaine de supporters de Nice
00:00:36qui affrontent l'Anse ce soir en finale de Coupe de France
00:00:39et visiblement des supporters du PSG.
00:00:42Bilan, 65 gardes à vue et 6 blessés, dont un grave.
00:00:46Mais l'actualité de ce vendredi est aussi politique.
00:00:49Gabriel Attal est en Aveyron, il est à Mur de Barèze.
00:00:53Il est loin de ses bases pour une annonce attendue.
00:00:56On en parlait le week-end dernier avec vous, Jade Zahad, qui est avec nous.
00:01:00Vous êtes le porte-parole de Renaissance, que je salue.
00:01:02Bonjour.
00:01:03Ça approche, ça approche, ça approche.
00:01:06On va prendre les élections de l'Aveyron dans quelques instants.
00:01:07Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:01:09Dionya Tangour est avec nous.
00:01:11Notre spécialiste politique.
00:01:13Je vous poserai la question, pourquoi l'Aveyron ?
00:01:14Vous avez la réponse, je suppose, évidemment.
00:01:18Marqueno, journaliste, soyez le bienvenu, évidemment.
00:01:20Et Bernard Cohen-Addad est avec nous.
00:01:23Est-ce qu'on commence par un tour d'horizon de l'information avec Sommayel Abidi ?
00:01:27Oui, on va commencer par un tour complet de l'information avec vous, Sommayel Abidi,
00:01:31que je salue en ce vendredi.
00:01:32Bonjour.
00:01:33Bonjour Thierry et bonjour à tous.
00:01:34Vous en parliez dans votre sommaire, 6 blessés et 65 interpellations
00:01:38après une importante rixe à Paris, impliquant des ultra-niçois.
00:01:43Des affrontements qui ont eu lieu hier soir aux alentours de 23h30 aux abords du quai de Valmy.
00:01:48Une rixe à la veille du match entre le RC Lens et l'OGC Nice au Stade de France.
00:01:53A la une également, les deux garçons français âgés de 4 et 5 ans retrouvés seuls au Portugal
00:01:57au bord d'une route ont été placés au sein d'une famille d'accueil
00:02:01en attendant de pouvoir rentrer en France.
00:02:03Leur mère, elle, a été arrêtée à Fatima dans le centre du pays avec son compagnon hier.
00:02:09Et puis le chef de l'OTAN, Mark Rutze, réjoui de l'annonce faite par Donald Trump
00:02:13d'envoyer 5000 militaires américains en Pologne, annonce alors que les ministres
00:02:17des affaires étrangères de l'OTAN sont réunis en Suède pour tenter de clarifier
00:02:21les intentions américaines sur la présence de troupes en Europe.
00:02:25Thierry.
00:02:26Merci beaucoup Sommayel.
00:02:27Est-ce qu'on a l'image évidemment de Mur, de Barès en Aveyron, Jad Zad, le président
00:02:34de Renaissance s'apprête à prendre la parole et je vous propose de le retrouver immédiatement.
00:02:39On l'écoute.
00:02:44Merci à vous de participer à ce moment qui est un moment qui illustre quelque chose
00:02:49de fondamental, c'est qu'on est une grande démocratie et qu'en France on peut ne pas
00:02:53être d'accord, d'ailleurs souvent on n'est pas d'accord entre nous, parfois sur des petits
00:02:56sujets, parfois sur des très grands sujets.
00:02:58Mais enfin on peut toujours débattre, on peut toujours échanger, on peut toujours
00:03:01confronter nos points de vue.
00:03:02Et à la fin j'en suis convaincu, on peut toujours avancer.
00:03:06Donc merci à vous de participer à cet exercice.
00:03:08Et ici, on est à Mur de Barès, sur la place du village, devant ce monument aux morts, ce
00:03:15monument aux morts qui nous rappelle quelque chose de fondamental, c'est qu'on est une
00:03:20nation.
00:03:21On est une nation parce que nous avons une histoire commune.
00:03:25On est une nation parce que nous avons rencontré des épreuves.
00:03:28Et on est une nation surtout parce qu'on a réussi à traverser ces épreuves et à
00:03:33survivre à ces épreuves ensemble.
00:03:36Alors évidemment, dans un moment comme celui-là, dans un lieu comme celui-là, on ressent tous,
00:03:40chacun d'entre nous, une très grande humilité.
00:03:43Et on ressent tous, chacun d'entre nous aussi, une très grande force.
00:03:47La force d'une histoire qui est millénaire.
00:03:49La force de grands Français qui nous ont précédés.
00:03:52La force d'un pays qui a toujours su écrire l'histoire.
00:03:57Je vais vous parler avec mon cœur, surtout aujourd'hui.
00:04:01Moi, j'aime la France.
00:04:02J'aime passionnément la France.
00:04:05J'aime son histoire.
00:04:07J'aime sa culture.
00:04:08J'aime son agriculture.
00:04:10J'aime ses paysages.
00:04:11J'aime son génie.
00:04:13Et aujourd'hui, ici, dans cette commune, comme partout en France, comme je me déplace,
00:04:18je me dis qu'on a décidément le plus beau pays du monde.
00:04:28Et j'aime la France parce que j'aime la République.
00:04:31Cette République qui nous a donné un modèle social, qui nous a donné l'école, qui a toujours fait la
00:04:37force de la France.
00:04:39Cette République qui nous permet, chacune et chacun, d'être regardés à égalité,
00:04:44quelles que soient nos origines, quelles que soient nos croyances,
00:04:47quelle que soit notre couleur de peau, quelle que soit la personne que l'on aime.
00:04:52Et j'aime la France surtout parce que j'aime les Français.
00:04:55J'aime profondément les Français.
00:04:57On est un grand peuple.
00:04:59On est un très grand peuple.
00:05:03N'ayons jamais honte de notre histoire.
00:05:05Ne doutons jamais de notre avenir.
00:05:08Il y a toujours eu des Français qui ont dessiné le monde, qui ont dépeint le monde,
00:05:12qui ont dit le monde, qui ont posé des vers sur le monde.
00:05:15Et il y a encore aujourd'hui des Français qui inventent le monde
00:05:17et qui inventent l'avenir et nos quotidiens.
00:05:20Alors, en ayant occupé les plus hautes fonctions de l'État,
00:05:25en ayant voyagé dans le monde,
00:05:28en ayant eu beaucoup de déplacements en France et de rencontres avec les Français,
00:05:31je me suis forgé une conviction, une conviction très forte,
00:05:36c'est qu'on a encore nos plus belles pages à écrire.
00:05:39Ne laissez jamais certains vous expliquer que le meilleur était derrière nous.
00:05:44Le meilleur, il est devant nous.
00:05:46J'en suis convaincu.
00:05:47Un pays qui est uni, rassemblé, apaisé.
00:05:50Un pays comme la France a ses plus belles pages à écrire.
00:05:53On n'est pas un pays d'avenir.
00:05:55On est le pays de l'avenir.
00:05:58Ça, c'est ma conviction.
00:06:00Et j'ai ensuite une ambition.
00:06:02L'ambition de nous faire renouer avec une très grande promesse,
00:06:06qui est la promesse de l'élévation.
00:06:08L'élévation individuelle, pour que chacun en France se dise
00:06:11que ses enfants, ses petits-enfants auront une vie meilleure.
00:06:15Et une promesse d'élévation collective pour que chaque Français en France se dise
00:06:20que notre pays va redevenir la première puissance d'Europe
00:06:23et éclairer le monde sur tous les sujets.
00:06:26Et puis, je me suis forgé aussi une détermination à agir.
00:06:29Alors, il faudra du travail.
00:06:31Il faudra faire des choix.
00:06:33Il faudra décider.
00:06:35Il faudra la force d'agir.
00:06:36Mais avec la force d'agir, tout est possible.
00:06:40Et je crois que tout est là.
00:06:43Apaiser, élever, s'élever, grandir, conquérir, renouer avec un optimisme.
00:06:50Parce que moi, je n'en peux plus de cette politique française
00:06:51où ces 50 nuances de gestion du déclin,
00:06:54et on explique matin, midi et soir aux Français,
00:06:56que tout a vocation à être pire,
00:06:58et qu'on peut éventuellement se protéger un peu individuellement
00:07:00pour que ça soit moins pire pour soi.
00:07:02Non, au contraire, on peut avoir des vies meilleures
00:07:04à condition de nous en donner les moyens.
00:07:07Alors oui, j'ai cette conviction.
00:07:08Et oui, c'est pour toutes ces raisons.
00:07:10Et c'est parce que j'aime profondément la France
00:07:12et que j'aime profondément les Français
00:07:14que oui, cher Pierre, j'ai décidé d'être candidat
00:07:17à la présidence de la République.
00:07:20Applaudissements
00:08:33Bon, voilà, sans surprise,
00:08:35donc l'intervention de Gawiel Attal en Aveyron
00:08:38et un candidat de plus sur la ligne de départ
00:08:41pour 2027, ma chère Dunia Tengour.
00:08:43On va revenir, il a annoncé un certain nombre de choses
00:08:46qui m'ont interpellé.
00:08:48Jade Zad est avec nous également, je le ferai réagir.
00:08:51Mais un candidat de plus, ça y est.
00:08:53Oui.
00:08:53Sans surprise.
00:08:54Oui, je vais dire que c'est court, concis,
00:08:56mais attendu.
00:09:01C'est le choix de la France qui ne renie pas son histoire.
00:09:08C'est ça qu'on retient.
00:09:09Ce choix, vous allez me poser la question,
00:09:12ce choix de l'Aveyron.
00:09:13Pourquoi l'Aveyron ?
00:09:14Eh bien, c'est surtout le choix du terrain pour Gawiel Attal
00:09:18qui se présente comme un homme au plus près des Français
00:09:21dans la France des territoires.
00:09:23Une façon un peu de se démarquer
00:09:25parce qu'on a l'habitude des candidats
00:09:26qui se mettent face à un présentateur du 20h
00:09:31et qui annoncent leur candidature à la télévision.
00:09:34Et c'est surtout ce que ne voulait pas faire Gawiel Attal.
00:09:37Est-ce que, pour lui, c'était important d'expliquer
00:09:40qu'il multipliait les déplacements ?
00:09:42D'ailleurs, ses équipes nous le rappellent.
00:09:43Il a fait plus de 60 déplacements récemment.
00:09:46Il a rencontré 1 000 chefs d'entreprise.
00:09:48L'objectif, c'est de parler aux Français
00:09:50et d'aller au contact le plus proche.
00:09:53Voilà ce qu'il nous dit.
00:09:545 minutes, ce n'était pas très long.
00:09:56Il nous explique qu'il y a une vision assez optimiste,
00:09:58finalement, de la France,
00:10:00contrairement à ceux qui mettent en avant
00:10:02cette France du déclin.
00:10:03On sait à qui il fait référence,
00:10:05mais tout en nuance, il n'attaque personne.
00:10:07Il n'y a pas les mots qu'on a l'habitude d'entendre.
00:10:10C'est une vision tournée vers l'avenir,
00:10:13contre le déclin.
00:10:14Mais j'ai retenu aussi l'élévation individuelle.
00:10:16Il a commencé par ça et collectif.
00:10:19C'est quand même assez atypique.
00:10:20En général, on parle plus du collectif
00:10:22que de l'individuel.
00:10:23C'est un peu la vision de Gabriel Attal,
00:10:25l'homme de terrain.
00:10:28Jadad, vous étiez à mes côtés le week-end dernier.
00:10:31On se disait quand.
00:10:32Même si on avait misé beaucoup.
00:10:34J'avais essayé un peu de vous travailler
00:10:36pour savoir quand est-ce que c'était.
00:10:37Mais bon, vous nous aviez laissé
00:10:39évidemment envisager que ce déplacement
00:10:41en Aveyron était important.
00:10:43Le décorillet,
00:10:44la petite place de village,
00:10:46le monument en mort,
00:10:47le drapeau,
00:10:48la simplicité.
00:10:49Mais ras-le-bol des 50 nuances
00:10:51de gestion du déclin.
00:10:53C'est une petite pierre
00:10:54parce qu'on pense très fortement
00:10:57quand même à ceux qui nous gouvernent
00:10:59aujourd'hui.
00:10:59Et il a été quand même Premier ministre,
00:11:01votre poulain.
00:11:02Et maintenant, candidat.
00:11:03Moi, je pense que ça me...
00:11:06Bon, déjà, je suis très ému
00:11:07et très content
00:11:08que Gabriel Attal ait fait ce choix-là.
00:11:10Si vous voulez,
00:11:10je crois qu'on peut le résumer comme ça.
00:11:11Nous allons faire une campagne positive,
00:11:13une campagne optimiste,
00:11:14une campagne de terrain.
00:11:16Effectivement, il aurait pu faire le choix
00:11:18depuis Paris,
00:11:18dans un plateau télé,
00:11:20d'annoncer une candidature.
00:11:21En réalité, il était
00:11:22à Mur de Barès,
00:11:24à l'invitation des agriculteurs
00:11:25qu'il avait rencontrés
00:11:26au salon de l'agriculture.
00:11:27Il leur avait dit
00:11:28« Je viendrai ».
00:11:28Il a échangé avec des Françaises
00:11:30et des Français
00:11:30comme il le fait
00:11:31depuis qu'il est parti de Matignon
00:11:33sur la santé,
00:11:34sur l'éducation,
00:11:34sur l'intelligence artificielle,
00:11:36sur l'entreprise.
00:11:37Et oui, on lui pose une question
00:11:39et il répond
00:11:39qu'il a acquis une conviction
00:11:41qui est celle
00:11:41qu'il vient de dire devant nous.
00:11:43Et donc, moi, je suis très heureux
00:11:45qu'il ait fait ce choix-là.
00:11:46Je suis à ses côtés.
00:11:47Le parti Renaissance est à ses côtés.
00:11:48Et nous allons faire
00:11:49une campagne positive.
00:11:50Parce qu'à gauche et à droite,
00:11:52de tous les côtés,
00:11:53vous entendez le déclin,
00:11:54vous entendez les aigris,
00:11:56vous entendez ceux qui voudraient
00:11:57que nous ayons peur.
00:11:58Nous, nous sommes des optimistes.
00:11:59Nous n'allons pas faire campagne
00:12:00contre le RN, LFI ou d'autres.
00:12:03Nous allons faire campagne
00:12:04pour la France,
00:12:05pour la laïcité,
00:12:06pour la lutte contre les inégalités,
00:12:09pour l'ascenseur social,
00:12:10pour la France qui est l'avenir.
00:12:12Et donc, je crois que
00:12:12cette déclaration de Gabriel Attal
00:12:14au plus proche des Françaises
00:12:15et des Français,
00:12:16c'est ce qu'elle dit.
00:12:17Et maintenant, j'ai envie de vous dire
00:12:18que tout commence.
00:12:19Marc Hénaud,
00:12:20je suis sûr que vous l'avez relevé.
00:12:22J'en suis même très convaincu.
00:12:24Quand Gabriel Attal parle
00:12:25de pays apaisés, unis,
00:12:27ce n'est pas la perception
00:12:28que l'on a en commentant
00:12:30l'actualité sur nos plateaux.
00:12:31C'est le moins qu'on puisse dire.
00:12:32C'est vrai.
00:12:32Ou on n'a pas vu la même France.
00:12:34Mais c'est vrai que quand,
00:12:34en plus, on fait la compilation
00:12:35de ces deux quinquennats,
00:12:37eh bien, on trouve que Gabriel Attal
00:12:38est bien optimiste,
00:12:39voire présomptueux.
00:12:40Mais alors, sur le plan politique,
00:12:41on voit bien qu'il essaye
00:12:42de renouer avec ce qui avait fait
00:12:44la fortune, entre guillemets,
00:12:45d'Emmanuel Macron
00:12:46au tout début de son entrant politique.
00:12:48C'était un petit peu
00:12:48la pensée printemps.
00:12:49C'est justement,
00:12:50c'est vendre un discours
00:12:50extrêmement positif,
00:12:51alors que tous les adversaires
00:12:53sont plutôt sur la question
00:12:54du déclin
00:12:54et sur la question
00:12:55du « la France va mal ».
00:12:57Donc là-dessus,
00:12:57j'ai envie de dire,
00:12:58c'est très attendu
00:12:58de la part de Gabriel Attal
00:12:59qui a fait vraiment du Attal
00:13:01de bout en bout,
00:13:02une communication
00:13:03extrêmement maîtrisée,
00:13:04des choix assez pertinents
00:13:06et il y a un mode
00:13:07de communication proche du peuple
00:13:08qui, on voit que c'est quelque chose
00:13:09qui met pas mal en avant.
00:13:10La difficulté
00:13:11qui va maintenant commencer,
00:13:12alors sans être un partisan
00:13:13du déclin,
00:13:14je serais peut-être
00:13:14un peu moins optimiste.
00:13:16Pendant que je vous coupe,
00:13:17parce qu'on voyait
00:13:17Gabriel Attal
00:13:18avec la Ligo en même temps.
00:13:20Vous voyez,
00:13:21la mise en scène aussi.
00:13:22Tout ça est extrêmement délicieux.
00:13:23C'est délicieux aussi,
00:13:24j'entends.
00:13:24Pardonnez-moi,
00:13:25mais c'est quand même
00:13:25une image importante.
00:13:27Vous avez bien raison,
00:13:28tout ça étant extrêmement
00:13:29bien mis en place.
00:13:30Après, la difficulté,
00:13:31c'est justement,
00:13:31c'est renouer
00:13:32avec la pensée printemps
00:13:32d'Emmanuel Macron,
00:13:33mais il y aura effectivement
00:13:34la question d'Emmanuel Macron.
00:13:36Comment s'affranchir
00:13:37d'Emmanuel Macron
00:13:38sans avoir l'impression
00:13:39de le poignarder ?
00:13:4050 nuances de gestion
00:13:42du déclin,
00:13:43c'est quand même
00:13:43un petit coup de poignard.
00:13:44C'est pour ça,
00:13:45comment avoir un discours
00:13:47ferme sur la souveraineté énergétique
00:13:51comment être le candidat
00:13:52du centre et de la droite,
00:13:53parce que c'est clairement là
00:13:54qu'est le créneau,
00:13:56en étant un ardent promoteur
00:13:57de la GPA par exemple.
00:13:59Si vous voulez,
00:13:59c'est un petit peu ça
00:14:00la problématique de Gabriel Attal,
00:14:01c'est être présenté
00:14:03comme le meilleur candidat
00:14:05pour un bloc central
00:14:06qui est un petit peu
00:14:06dans une espèce
00:14:07d'un sein de survie.
00:14:08Au fond,
00:14:08on voit les oppositions,
00:14:10on voit l'Édouard Philippe,
00:14:11les Bruno Retailleau
00:14:11qui sont aussi candidats.
00:14:13Je pense que la question
00:14:13pour le bloc central,
00:14:14ça va être de choisir un peu
00:14:15entre ces trois personnalités
00:14:16et savoir
00:14:19laquelle de ces personnalités
00:14:21leur évitera justement
00:14:22d'être broyés
00:14:22entre les deux blocs extrêmes,
00:14:24on va dire,
00:14:25entre l'extrême droite d'un côté
00:14:25et l'extrême gauche de l'autre.
00:14:26Donc c'est plus la présentation
00:14:28d'une hypothèse d'instinct de survie
00:14:30que vient de faire Gabriel Attal
00:14:31pour le bloc central.
00:14:32Je finis mon tour de table
00:14:33avec vous Bernard Conanade
00:14:34en tant que représentant
00:14:35des entreprises, etc.
00:14:36Est-ce que le discours
00:14:38très court, très rapide
00:14:40vous a convaincu ?
00:14:41Est-ce que ça suffit ?
00:14:42Même si c'est le point de départ,
00:14:43on l'a bien compris avec Jadzade.
00:14:44Le discours, il est clair,
00:14:45il est percutant,
00:14:46il va l'essentiel.
00:14:47Sur la scénographie,
00:14:49elle montre qu'on vise
00:14:51la France des territoires.
00:14:52Moi, ça m'a donné
00:14:53qui suis le plus âgé avec vous,
00:14:55mon cher Thierry Dupont.
00:14:56Merci, je pensais
00:14:56que vous alliez m'oublier,
00:14:57mais non, vous n'oubliez pas.
00:14:58Non, je ne peux pas vous oublier
00:14:58puisqu'on est de la même génération.
00:15:00Ça m'a fait penser un peu
00:15:01à François Mitterrand
00:15:02sur la place de l'hôtel
00:15:03du Vieux Morvan à Chouteau-Chinon.
00:15:05Donc en plus, il fait beau.
00:15:06Il y a eu également Jacques Chirac,
00:15:07vous souvenez-vous,
00:15:08à Avignon,
00:15:08chez Marie-Josée Roig à l'époque.
00:15:10On en parlait avec Jadzade
00:15:11On est dans l'affirmation
00:15:14d'une modernité.
00:15:15Rappelons que Gabriel Attal
00:15:17est le plus jeune Premier ministre,
00:15:1934 ans de la 5ème République
00:15:20et que son pendant en vie politique,
00:15:23ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon,
00:15:25c'est plutôt Jordan Bardella.
00:15:26Donc on est dans une nouvelle génération.
00:15:28Et si on fait attention
00:15:28à son discours,
00:15:30je crois qu'il a dit
00:15:30près d'une dizaine de fois
00:15:31l'histoire,
00:15:32la référence à l'histoire.
00:15:33Donc il se rattache
00:15:35à l'histoire de France.
00:15:36Un peu aussi pour rappeler
00:15:37qu'il n'est pas hors sol,
00:15:39il n'est pas parisien
00:15:40et donc il est très attaché à cela.
00:15:43Et puis,
00:15:43moi je crois qu'il a un discours,
00:15:46il l'a évoqué,
00:15:47d'espoir.
00:15:48Et on a vu parmi,
00:15:50je crois qu'on le voit hier,
00:15:51il y a aussi Paul Midy,
00:15:52c'est-à-dire le député
00:15:55de la Start-up Nation.
00:15:56Donc moi je suis très sensible à ça,
00:15:57c'est-à-dire les entreprises
00:15:59de demain,
00:16:00le numérique,
00:16:01il y a.
00:16:01Donc on voit bien
00:16:02qu'il est à la fois dans le territoire
00:16:03et à la fois dans les avant-d'unités.
00:16:05Moi, mon inquiétude,
00:16:07c'est que ça fait quand même
00:16:08beaucoup de candidats
00:16:09sur le bloc central.
00:16:09Sur la ligne du départ,
00:16:10il y en a beaucoup.
00:16:10Et d'un moment,
00:16:11il va falloir arbitrer.
00:16:12Donc maintenant,
00:16:13on attend le programme,
00:16:14au-delà de cette déclaration
00:16:15de cinq minutes,
00:16:17qui ne blesse personne.
00:16:18Moi je trouve qu'il y a
00:16:18une certaine élégance
00:16:19vis-à-vis du président de la République.
00:16:21Ce n'est pas Lyonnais,
00:16:22je n'ose pas avec le devoir d'inventaire.
00:16:24On n'en est pas là.
00:16:24Non mais sa conduite
00:16:25de gestion du déclin,
00:16:27je ne sais pas,
00:16:28moi je l'ai perçu un peu comme ça.
00:16:29C'est une critique un peu.
00:16:30Oui mais il a affirmé
00:16:31à un certain moment
00:16:32qu'il n'était pas d'accord
00:16:33avec le président de la République
00:16:34sans demander sa démission
00:16:35contrairement à Edouard Philippe.
00:16:36Mais ceci étant,
00:16:37maintenant il y a du chemin à faire
00:16:38pour pouvoir rassembler
00:16:39le Poc central.
00:16:40Et je pense sincèrement,
00:16:42puisque moi je ne suis pas
00:16:43un militant politique,
00:16:44que ça va être quand même
00:16:45un peu difficile
00:16:46s'il n'y a pas un peu plus
00:16:47de faits autour du bébé.
00:16:50Alors je peux essayer
00:16:51de vous répondre.
00:16:52On a le porte-parole.
00:16:54C'est pour ça que j'envoie.
00:16:55La réalité c'est que
00:16:56Gabriel Attal veut parler
00:16:58aux gens.
00:16:59Aux gens du quotidien
00:17:00et pas qu'à ses militants.
00:17:01Évidemment moi je suis un militant.
00:17:02Mais l'idée maintenant
00:17:03c'est de dire
00:17:04nous allons mettre
00:17:04des propositions sur la table.
00:17:06On l'a déjà fait.
00:17:07Gabriel Attal a proposé
00:17:08d'ores et déjà des choses
00:17:08sur la retraite
00:17:09en proposant un système universel
00:17:11avec une part de capitalisation.
00:17:12Sur le régalien,
00:17:13il a proposé la suppression
00:17:15du juge d'application des peines
00:17:16pour que toute peine prononcée
00:17:18soit une peine exécutée.
00:17:19Sur la question du travail,
00:17:22il a dit qu'il fallait en finir
00:17:23avec le plafond d'heures supplémentaires,
00:17:25qu'il fallait ce qu'on appelle
00:17:27aller droit au brut.
00:17:28Donc si vous voulez,
00:17:28maintenant la campagne commence.
00:17:29Nous avons travaillé.
00:17:30Il y a eu des groupes de travail
00:17:31qui depuis des semaines
00:17:33et des semaines
00:17:33se sont penchés
00:17:34sur tous les sujets
00:17:35qui intéressent les gens.
00:17:36Nous allons mettre des propositions
00:17:38dans le débat public
00:17:38et puis, le moment venu,
00:17:40nous créerons les conditions
00:17:41du rassemblement.
00:17:42La semaine prochaine,
00:17:43nous avons un grand moment
00:17:44qui est un meeting
00:17:45le 30 mai prochain.
00:17:46Il y a d'ores et déjà
00:17:46le site de campagne
00:17:47qui est public,
00:17:48qui s'appelle,
00:17:49c'est la première fois
00:17:50que je le dis,
00:17:51c'est attalprésident.fr.
00:17:53Voilà, la campagne commence.
00:17:54Nous allons mettre
00:17:55des propositions sur la table.
00:17:56Nous allons parler aux gens.
00:17:57Et juste pour revenir
00:17:57sur Mur de Barès,
00:17:58Mur de Barès,
00:17:59c'est la France millénaire.
00:18:00C'est la France des racines
00:18:03chrétiennes de notre pays.
00:18:04C'est aussi la modernité
00:18:06parce que nous sommes
00:18:06à quelques kilomètres
00:18:07du viaduc de Millau.
00:18:08Donc, c'est la France
00:18:09qui est ancrée dans une histoire,
00:18:10dans un patrimoine,
00:18:11dans une façon d'être.
00:18:12Mais c'est aussi la France
00:18:13qui est tournée vers l'avenir.
00:18:14Et puisque vous citiez Paul Midy,
00:18:15nous nous proposons
00:18:16de former plus de 20 millions
00:18:17de salariés
00:18:18à l'intelligence artificielle.
00:18:19Parce que oui,
00:18:20nous sommes la France.
00:18:21Oui, nous sommes fiers
00:18:22d'être français.
00:18:23Mais nous devons aussi
00:18:24avoir une vision
00:18:26qui projette le pays
00:18:27sur l'intelligence artificielle,
00:18:28sur ce qui se passe
00:18:29dans le monde aussi.
00:18:30quand Gabriel Attal dit
00:18:31qu'on est de retour
00:18:32dans une ère de prédation,
00:18:34défendons le droit international.
00:18:35Mais pour le faire,
00:18:36il faut qu'on assume
00:18:36notre puissance.
00:18:37Ce n'est pas être contre le président.
00:18:38C'est simplement dire
00:18:39qu'on vit dans notre temps.
00:18:40Marc, deux secondes.
00:18:41Oui, alors je n'ai pas
00:18:42évidemment votre expérience politique.
00:18:43Je ne me rappelle pas
00:18:44de la déclaration de campagne
00:18:45de Jacques Chirac
00:18:45et de François Mitterrand.
00:18:46Mais je me rappelle beaucoup
00:18:47de celle d'Emmanuel Macron
00:18:48en 2017.
00:18:48Et en vous entendre
00:18:49et en entendant Gabriel Attal,
00:18:50j'ai l'impression que justement,
00:18:51on essaye de rejouer
00:18:52un petit peu le match de 2017.
00:18:53On essaie de rejouer
00:18:54la même dynamique
00:18:55sauf qu'entre-temps,
00:18:55il y a un bilan,
00:18:56il y a un passif.
00:18:57Et à mon avis,
00:18:57ça va être ça la difficulté
00:18:58de Gabriel Attal.
00:18:59Et le challenge,
00:19:00je l'ai bien noté,
00:19:00est redevenir la première puissance
00:19:01d'Europe.
00:19:02Donc c'est également un constat
00:19:03que la place de la France
00:19:05en Europe a légèrement chuté.
00:19:07Mais ça,
00:19:07on en a souvent parlé
00:19:08sur notre plateau.
00:19:08Dernier mot du Netongour
00:19:09avant la première pause.
00:19:10Alors effectivement,
00:19:11ce que veut faire Gabriel Attal,
00:19:12c'est capitaliser
00:19:13sur son bilan à Matignon,
00:19:15même si on sait
00:19:16que c'est un bilan assez court,
00:19:17qui n'est pas allé vraiment
00:19:23de ce choix de l'Aveyron.
00:19:25Il est très populaire
00:19:26auprès des agriculteurs
00:19:27et je peux en témoigner
00:19:28parce que lorsque je l'ai suivi
00:19:29lors du salon de l'agriculture,
00:19:31il y a beaucoup de jeunes
00:19:31autour de lui,
00:19:32mais il était populaire
00:19:33parce qu'il a réussi quand même,
00:19:34il faut le rappeler,
00:19:35à restaurer le dialogue,
00:19:37à finalement aider les agriculteurs
00:19:39avec des reculs réglementaires.
00:19:41Il avait vraiment...
00:19:42Il avait promis beaucoup de choses
00:19:43et puis on se souvient
00:19:43quand M. Barnier est devenu
00:19:45Premier ministre,
00:19:45il a dit hop, hop, hop,
00:19:46tout ce qu'a dit Gabriel Attal,
00:19:47l'engagement Gabriel Attal,
00:19:48on ne pourra pas tenir.
00:19:48Et un dernier mot Thierry,
00:19:49je vais rebondir
00:19:50sur ce qu'a dit mon voisin,
00:19:52en fait,
00:19:52je ne pense pas
00:19:54que Gabriel Attal
00:19:56veut être le candidat
00:19:57du bloc central
00:19:58et de l'aile droite.
00:19:59Plutôt,
00:19:59il vient un peu de la gauche,
00:20:01Gabriel Attal.
00:20:01Et sur le sociétal,
00:20:03c'est peut-être...
00:20:03Sur l'économie,
00:20:05on le sent peut-être
00:20:05un peu plus proche
00:20:06de la droite
00:20:07et sur le sociétal,
00:20:08peut-être des idées
00:20:09un peu plus progressistes
00:20:10qui peuvent un peu
00:20:11peut-être effrayer
00:20:12le corps de droite.
00:20:13Donc, on est un peu encore
00:20:14en même temps.
00:20:15Donc, il n'est nulle part.
00:20:15Il est en même temps.
00:20:16On verra la réaction
00:20:17d'Edouard Philippe aussi,
00:20:18évidemment,
00:20:18qui est sur la ligne de départ.
00:20:20Voilà ce qu'on peut dire.
00:20:21Donc, Gabriel Attal
00:20:22est officiellement candidat.
00:20:24On est à combien
00:20:24de candidats officiels ?
00:20:25Là, je ne compte plus.
00:20:26Vous ne comptez plus.
00:20:27Merci.
00:20:29Je vous retrouve
00:20:29dans quelques instants.
00:20:30Ah, on va parler
00:20:31d'un sujet ô combien sensible,
00:20:32les zones à faible émission.
00:20:35Et toc,
00:20:35qu'est-ce qui décide en France ?
00:20:37Qui décide, Jad, en France ?
00:20:39Le peuple.
00:20:40Ah bon ?
00:20:41Bien sûr.
00:20:41Je ne suis pas certain
00:20:42que ce soit comme ça
00:20:43que ça marche.
00:20:43Mais on va en parler
00:20:44juste après.
00:20:45Reste avec nous.
00:20:45A tout de suite.
00:20:49Et il est quasiment 13h30.
00:20:51Je vous présente
00:20:51mes invités du jour
00:20:52dans quelques instants.
00:20:53Mais on fait un nouveau tour
00:20:54de l'information avec vous.
00:20:55Somaya Labidi.
00:20:56Rebonjour Somaya.
00:20:57Rebonjour Thierry.
00:20:58Et bonjour à tous.
00:20:58C'était il y a quelques minutes
00:20:59sur notre antenne
00:21:00lors d'un déplacement
00:21:01dans l'Aveyron
00:21:02pour un débat citoyen.
00:21:04L'ancien Premier ministre
00:21:05et secrétaire général
00:21:06du Parti Renaissance,
00:21:07Gabriel Attal,
00:21:08a officialisé sa candidature
00:21:09à l'élection présidentielle
00:21:11pour faire de la France,
00:21:12je cite,
00:21:13le pays de l'avenir.
00:21:14De son côté,
00:21:15Emmanuel Macron
00:21:16vient d'annoncer
00:21:17une enveloppe
00:21:17d'un peu plus
00:21:18d'un milliard d'euros
00:21:18supplémentaires
00:21:19pour le plan quantique
00:21:20du gouvernement
00:21:21et 550 millions d'euros
00:21:23dans un futur programme européen
00:21:25pour les semi-conducteurs,
00:21:27matériaux indispensables
00:21:28pour l'intelligence artificielle,
00:21:30des fonds qui proviennent
00:21:31du programme France 2030.
00:21:33Et puis,
00:21:34la consommation de carburant
00:21:36a diminué de 14%
00:21:37du 1er au 20 mai
00:21:38par rapport
00:21:39à la même période
00:21:39l'an dernier.
00:21:40La hausse des prix
00:21:41à la pompe
00:21:41alimentée par le conflit
00:21:42au Moyen-Orient
00:21:43entraîne une réduction
00:21:45significative
00:21:45de la consommation,
00:21:46annonce ce matin
00:21:47du ministre de l'économie
00:21:49Roland Lescure.
00:21:50Merci beaucoup Somaïa,
00:21:52l'équipe qui m'accompagne,
00:21:53Dunyat Angour,
00:21:53notre spécialiste politique
00:21:54qui est avec nous,
00:21:55Marc Ednaud,
00:21:56journaliste Bernard Coenadad
00:21:57et qui représente
00:21:58les entreprises
00:21:58est également avec nous
00:21:59et nous a rejoint
00:22:00Yves Cara,
00:22:01porte-parole Mobilité
00:22:01Club France.
00:22:02Bonjour Yves.
00:22:03On va parler d'un sujet
00:22:04qui fâche,
00:22:06un peu sensible.
00:22:08Les ZF1 ?
00:22:09Exactement.
00:22:10J'ai une petite pointe au cœur.
00:22:11Je sens que vous avez
00:22:12une petite pointe au cœur
00:22:13et c'est la raison
00:22:14pour laquelle j'ai souhaité
00:22:15que vous soyez à nos côtés
00:22:15parce qu'on va en parler.
00:22:16Et vous le savez,
00:22:17les parlementaires
00:22:18avaient choisi de les arranger,
00:22:21ces fameux ZF1.
00:22:22Et toc,
00:22:23qui est intervenu ?
00:22:24Le Conseil constitutionnel.
00:22:25Le Conseil constitutionnel.
00:22:27Et là, ça fait débat évidemment.
00:22:29Ça fait causer,
00:22:30c'est le moins que l'on puisse dire.
00:22:31Il y a un grand nombre
00:22:31de réactions politiques.
00:22:32On va y revenir avec vous,
00:22:34ma chère Dunyat.
00:22:35Mais d'abord,
00:22:35quels sont ces juges ?
00:22:36On s'est interrogé.
00:22:37Quels sont ces juges
00:22:38qui siègent au sein
00:22:39de ce fameux Conseil constitutionnel ?
00:22:41On peut décider quelque chose
00:22:42mais le Conseil constitutionnel
00:22:43dit toujours l'inverse.
00:22:45C'est ça qui est étonnant.
00:22:46Ou pas.
00:22:47Félix Pérolas.
00:22:49Le Conseil constitutionnel
00:22:51a été créé
00:22:52par la Constitution
00:22:53de la Vème République
00:22:54en 1958.
00:22:56Il est composé
00:22:57de neuf membres,
00:22:59aussi appelés les Sages,
00:23:00nommés pour un mandat
00:23:01de neuf ans
00:23:02qui ne peut pas être renouvelé.
00:23:05Leur recrutement
00:23:06est très particulier.
00:23:07Le président de la République,
00:23:09de l'Assemblée nationale
00:23:11et du Sénat
00:23:11doivent chacun
00:23:12nommer trois membres.
00:23:14Son président actuel
00:23:15est Richard Ferrand,
00:23:16ancien président
00:23:17de l'Assemblée nationale
00:23:18sous l'étiquette Renaissance
00:23:19et ancien député socialiste.
00:23:22Nommé en mars 2025
00:23:23par Emmanuel Macron,
00:23:25son mandat se termine
00:23:26donc en 2034.
00:23:28La mission la plus connue
00:23:29du Conseil
00:23:30est ce qu'on appelle
00:23:31le contrôle technique
00:23:32des lois.
00:23:33Dès qu'une loi est votée,
00:23:35si l'opposition
00:23:35ou le président
00:23:37a un doute,
00:23:38elle peut faire appel
00:23:38aux sages.
00:23:39Ils doivent ensuite
00:23:40examiner la loi.
00:23:41Si la loi
00:23:43est conforme
00:23:43à la Constitution,
00:23:44elle est promulguée.
00:23:46Mais si les sages
00:23:47la jugent
00:23:47non conformes,
00:23:49la loi
00:23:49est supprimée
00:23:50ou modifiée.
00:23:51C'est le cas
00:23:52pour les zones
00:23:52à faible émission.
00:23:53Le Conseil constitutionnel
00:23:55veille également
00:23:56au bon déroulé
00:23:57des élections.
00:23:58C'est lui
00:23:59qui valide
00:23:59les résultats.
00:24:01Alors Dunia Tungour,
00:24:02on va faire un peu
00:24:03de pédagogie
00:24:04pour nos téléspectateurs
00:24:06et pour nous-mêmes
00:24:07également.
00:24:07Le Conseil constitutionnel
00:24:09a retoqué la chose
00:24:10évidemment
00:24:10et tout cela
00:24:12à cause du fameux
00:24:13cavalier législatif.
00:24:14Ça nécessite
00:24:15quelques explications
00:24:17Dunia.
00:24:18Alors ce que nos
00:24:18téléspectateurs
00:24:19doivent comprendre
00:24:20c'est qu'il y a
00:24:21la décision
00:24:22et l'interprétation
00:24:23qu'on peut en faire.
00:24:25En tout cas
00:24:25du côté du Conseil
00:24:26constitutionnel,
00:24:27on nous explique
00:24:28que c'est plus
00:24:29sur la force
00:24:30que sur le fond
00:24:31en fait.
00:24:32Ce n'est pas
00:24:32les ZFE
00:24:33qui sont visés
00:24:34mais plutôt
00:24:35parce que
00:24:36comme ça a été dit
00:24:37dans le sujet
00:24:38le Conseil constitutionnel
00:24:40voit si ça
00:24:42on va dire
00:24:42si ça
00:24:44je perds mes mots
00:24:45mais si c'est conforme
00:24:47on va dire
00:24:47à la constitution
00:24:48et il y a
00:24:49ce qu'on appelle
00:24:49un cavalier législatif
00:24:51c'est-à-dire
00:24:51qu'il y a eu
00:24:53la discussion
00:24:53sur les ZFE
00:24:54a eu lieu
00:24:55lorsqu'un amendement
00:24:56est passé
00:24:57sur un texte
00:24:58qui ne traitait pas
00:24:59des ZFE.
00:25:00Et c'est là
00:25:01qu'il y a problème
00:25:02parce que lorsqu'un amendement
00:25:03est voté
00:25:04sur un texte
00:25:05qui n'était pas
00:25:07sur les ZFE
00:25:08et bien il y a un problème
00:25:09législatif
00:25:10donc c'est sur ça
00:25:10qu'ils se sont prononcés
00:25:11et c'est pour ça
00:25:12qu'ils sont revenus
00:25:13sur les ZFE
00:25:15et ce n'est pas vraiment
00:25:16sur...
00:25:16Ça c'est la décision
00:25:17mais après l'interprétation
00:25:19on peut se dire
00:25:19que là
00:25:20c'est...
00:25:21qui va interpréter
00:25:22Marc Henault
00:25:24et Yves
00:25:24qui va interpréter
00:25:26justement
00:25:26avec sa lecture
00:25:27et sa vidéo
00:25:27Moi c'est vrai
00:25:28qu'il y a deux interrogations
00:25:29c'est premièrement
00:25:29à quoi bon
00:25:30avoir 900 parlementaires
00:25:31si 9 juges
00:25:32suffisent à faire le travail
00:25:33C'est pour ça que je disais
00:25:33qui décide ?
00:25:35Vous avez bien raison
00:25:36et je ne fais qu'appuyer
00:25:37et deuxièmement
00:25:38c'est un texte de loi
00:25:39qui portait sur la simplification
00:25:40de la vie économique
00:25:41et en cela
00:25:42il est vrai que
00:25:43le Ration national
00:25:44se doutait que le Conseil constitutionnel
00:25:46pourrait intervenir
00:25:46mais en cela
00:25:47ils avaient quand même
00:25:47des bonnes chances
00:25:48ils se disaient
00:25:49qu'il y avait des bonnes chances
00:25:49que ça passe
00:25:50parce que
00:25:50c'est suppression des ZFE
00:25:52c'est la suppression d'une norme
00:25:54et ça vient aider justement
00:25:55cette simplification économique
00:25:56donc c'était un petit peu
00:25:57le raisonnement qui était tenu
00:25:58et dernier petit point
00:25:59ce qui est terrible dans cette affaire
00:26:00c'est que le président
00:26:00du Conseil constitutionnel
00:26:01Richard Ferrand
00:26:02a été élu grâce aux voix
00:26:03du Ration national
00:26:04et il a forcé de constater
00:26:06que ça ne les a pas
00:26:08beaucoup aidés
00:26:09Yves, l'interprétation
00:26:10je compte beaucoup sur vous
00:26:11vous êtes surpris ou pas ?
00:26:13Écoutez
00:26:14ils résolvent un problème
00:26:15en rétablissant les ZFE
00:26:16finalement ils résolvent un problème
00:26:18le problème des français
00:26:18qui ne peuvent pas mettre de l'essence
00:26:20dans leur réservoir
00:26:20puisqu'ils ne pourront plus
00:26:21servir de leur voiture
00:26:22C'est vrai que je n'avais pas
00:26:22vous voyez
00:26:23quand on le voit comme ça
00:26:25c'est vrai
00:26:25tout de suite
00:26:26je n'avais pas interprété de la sorte
00:26:27ils rendent service peut-être
00:26:27à certains français
00:26:28bon je suis très ironique
00:26:29bien sûr
00:26:31mais c'est vrai
00:26:32mais ça peut être une lecture
00:26:33évidemment
00:26:34mais bon
00:26:34c'est pas la réponse
00:26:36mais voilà
00:26:36mais alors
00:26:37Mobilité Club France
00:26:38dès le début
00:26:38on a été contre les ZFE
00:26:39bien évidemment
00:26:40on a dit que c'était impossible
00:26:42que les français puissent
00:26:43changer de voiture
00:26:44comme ça
00:26:45en plus quand on a
00:26:46un critère 3, 4 ou 5
00:26:48c'est pas un plaisir
00:26:49on préfère tous avoir
00:26:51un critère 1
00:26:52avec toutes les aides
00:26:52à la conduite
00:26:53le confort et tout
00:26:54sauf que ça a coût
00:26:55donc c'est certainement eux
00:26:56qui ont aussi des problèmes
00:26:58en ce moment
00:26:58pour mettre de l'essence
00:26:59dans le réservoir
00:27:00donc c'est une aberration
00:27:01on espère
00:27:02on espère tous
00:27:03bien évidemment
00:27:04Mobilité Club France
00:27:05comme tous les français
00:27:05qui savent pas trop
00:27:07ce que c'est les ZFE
00:27:08parlez-en autour de vous
00:27:09les ZFE
00:27:10même des gens
00:27:11des personnes
00:27:11qui sont dans le monde du travail
00:27:13qui sont censés
00:27:14avoir les infos
00:27:15tout ça
00:27:15les ZFE
00:27:15ils ont beaucoup de
00:27:16ah mais c'est pas un truc
00:27:17avec les vignettes critères
00:27:19on pose ces questions
00:27:20quand même
00:27:21on sait pas trop
00:27:22les français connaissent pas
00:27:23c'est pour ça que la pédagogie
00:27:24est importante
00:27:24pour expliquer des choses
00:27:25mais bon à Lyon
00:27:27il y en a
00:27:27à Paris
00:27:28il y en a
00:27:28dans les autres villes
00:27:29voilà il y en a
00:27:29même à Lyon
00:27:30on verbalise pas
00:27:31il y en a
00:27:32on y va vraiment sur des oeufs
00:27:33c'est une patate chaude
00:27:34mais il faut arrêter avec ça
00:27:35il faut que d'une façon
00:27:36ou d'une autre
00:27:37législative je sais pas
00:27:38mais qu'on les supprime définitivement
00:27:41c'est toujours les mêmes
00:27:42ce sont les français
00:27:43qui n'ont pas d'argent
00:27:44et qui n'ont pas les moyens
00:27:45oui mais en plus
00:27:45est-ce qu'on a quantifié
00:27:47l'apport supplémentaire de pollution
00:27:50des quelques voitures
00:27:51critères 3, 4, 5
00:27:53qui circulent en ville
00:27:54est-ce que vraiment
00:27:55ça a un impact
00:27:55ou est-ce que
00:27:56comme une goutte de Javel
00:27:57qu'on mettrait dans une piscine
00:27:58ça n'a aucun impact
00:28:00c'est ça aussi
00:28:00qu'il faudrait mesurer
00:28:01on n'a pas d'estimation
00:28:03réaction politique
00:28:03et je vous fais réagir également
00:28:05mon cher Bernard
00:28:06réaction politique
00:28:06de Marine Le Pen
00:28:07et de Manon Aubry
00:28:08et je salue également
00:28:10Michael Dosantos
00:28:11qui va nous faire également
00:28:12aussi un peu de pédagogie
00:28:13et on a besoin
00:28:14d'y voir un peu plus clair
00:28:15sur ce fameux dossier
00:28:16en tous les cas
00:28:16on voit bien
00:28:17qui décide en France
00:28:18c'est clair
00:28:19d'abord Marine Le Pen
00:28:22en tout cas
00:28:23il contraigne la démocratie
00:28:26enfin je veux dire
00:28:28le Parlement
00:28:29est la représentation
00:28:30du peuple français
00:28:32or pour encore une fois
00:28:33avec des arguments
00:28:35très contestables
00:28:36sur le plan juridique
00:28:37il contraigne
00:28:38il fait du zèle
00:28:39pour vous le Conseil constitutionnel
00:28:40oui certainement
00:28:41il contraigne la volonté
00:28:43exprimée par le peuple
00:28:44c'est quand même
00:28:45très problématique
00:28:46parce que c'est vrai
00:28:47sur les ZFE
00:28:47c'est vrai sur le ZAN
00:28:49c'est vrai sur l'immigration
00:28:50ça commence à faire beaucoup
00:28:52je le regrette
00:28:52que ça a été supprimé
00:28:54par le Conseil constitutionnel
00:28:55je pense que c'est reculé
00:28:57pour mieux sauter
00:28:57parce que ces ZFE
00:29:00elles ne sont pas bien pensées
00:29:01elles sanctionnent
00:29:03bien davantage
00:29:04les ménages
00:29:05les plus pauvres
00:29:05qui n'ont pas les moyens
00:29:07de changer leur voiture
00:29:08je veux dire
00:29:09tout le monde aimerait bien
00:29:10rouler avec une voiture
00:29:12dernier cri électrique
00:29:14en plus en ce moment
00:29:14ça coûterait moins cher
00:29:15vu le prix de l'essence
00:29:16et qui serait plus
00:29:17écologiquement responsable
00:29:18sauf qu'une voiture
00:29:19de ce type là
00:29:20ça va vous coûter
00:29:2220 000
00:29:2325 000 euros
00:29:23Obama
00:29:24si vous l'achetez neuve
00:29:25et évidemment
00:29:25tous les français
00:29:26n'ont pas les moyens
00:29:27et donc je pense que
00:29:28c'est faire de l'écologie
00:29:30punitive
00:29:31oui mais Manon
00:29:31oui elle dit exactement
00:29:32ce que vous venez de dire
00:29:33mon cher Yves Gara
00:29:34au mot près
00:29:35oui mais c'est évident
00:29:36puis vous savez
00:29:36une voiture qui dure 30 ans
00:29:38elle peut lui moins
00:29:38que 3 voitures en 10 ans
00:29:40parce qu'on ne va pas
00:29:41les fabriquer
00:29:41c'est toute cette réflexion
00:29:42qu'il faut avoir
00:29:43et encore une fois
00:29:44vraiment j'insiste là-dessus
00:29:46l'inutilité des ZFE
00:29:47on n'a même pas quantifié
00:29:49le pourcentage supplémentaire
00:29:50qu'apporteraient ces voitures
00:29:51qui roulent certainement moins
00:29:52que d'autres voitures
00:29:53parce qu'elles sont plus âgées
00:29:54on s'en sert moins
00:29:55donc voilà
00:29:56mais dès le départ
00:29:57tous les élus locaux
00:29:58d'ailleurs les maires
00:29:59tout ça
00:29:59ils ont dit
00:30:00attendez nous on ne va pas
00:30:00demander à nos administrés
00:30:01de changer les voitures
00:30:02donc ça a été une patate chaude
00:30:04on l'avait dit nous
00:30:05ça on n'a pas été assez écouté
00:30:07peut-être
00:30:07mais en tout cas
00:30:08voilà
00:30:08on en est dans une situation
00:30:10où d'une façon ou d'une autre
00:30:11il faut arrêter l'histoire
00:30:12ce qui est terrible
00:30:14définitivement
00:30:14Marc et Bernard
00:30:15ce qui est terrible d'ailleurs
00:30:16enfin politiquement
00:30:17c'est que hormis les écologistes
00:30:18une partie socialiste
00:30:19qui sont évidemment
00:30:20qui soutiennent cette mesure
00:30:21vous ne trouverez personne
00:30:23dans le bloc central
00:30:24pour assumer
00:30:25le maintien de ces ZFE
00:30:26on est arrivé à une situation
00:30:27où ils avaient passé ça
00:30:28c'était une petite concession
00:30:29faite aux écologistes à l'époque
00:30:31une petite concession
00:30:32qui coûte très cher
00:30:33bien évidemment
00:30:33mais qu'aujourd'hui
00:30:34dans l'Assemblée nationale
00:30:35vous n'avez plus personne
00:30:36pour les défendre
00:30:37alors ce qui est terrible
00:30:38c'est qu'il y avait un consensus
00:30:38de l'Assemblée nationale
00:30:39quasiment pour supprimer ces ZFE
00:30:41et aujourd'hui
00:30:41on a le conséquentiel
00:30:42qui vient de rétablir quelque chose
00:30:43mais là littéralement
00:30:44contre la majorité de la population
00:30:46contre la représentation nationale
00:30:48et c'est ça qui est absolument terrible
00:30:49Bernard
00:30:50il y a quand même marqué
00:30:50une partie des écologistes
00:30:52pour dire l'immense majorité
00:30:54et les socialistes
00:30:54qui sont faveurables aux ZFE
00:30:56nous l'oublions pas
00:30:56oui c'est ce que j'ai commencé
00:30:58en disant ça
00:30:58c'est clair
00:30:58alors sur les ZFE
00:31:01c'est un vrai problème
00:31:03moi je l'ai écrit dans mon livre
00:31:04en matière de pouvoir d'achat
00:31:05c'est une inégalité sociale
00:31:07c'est une inégalité démocratique
00:31:10parce que tout le monde
00:31:10n'a pas les moyens
00:31:11de changer de véhicule
00:31:12surtout
00:31:13et mon voisin le dit bien
00:31:15lorsqu'il est bien entretenu
00:31:17il a passé des contrôles techniques
00:31:18et qu'il est
00:31:19comment dirais-je
00:31:20capable de rouler
00:31:20et qu'il n'est pas polluant
00:31:22donc ça c'est un vrai enjeu
00:31:23aujourd'hui
00:31:23le sociétal
00:31:24il y a aussi un vrai lobby
00:31:27sanitaire là-dessus
00:31:27des associations
00:31:28qui ne sont pas d'accord
00:31:29avec le dissout
00:31:30que nous tenons
00:31:31maintenant moi je suis désolé
00:31:32je vais peut-être prendre
00:31:33le contre-pied du plateau
00:31:34mais moi je suis très content
00:31:36qu'il y ait un conseil constitutionnel
00:31:38moi ça me gêne
00:31:39que Mme Le Pen
00:31:40soit sur la même ligne
00:31:41que Manon Aubry
00:31:42c'est vrai
00:31:43ils sont d'accord
00:31:44moi ils sont d'accord là
00:31:45et que
00:31:47non non
00:31:48c'est pas sur le sujet ZFE
00:31:50c'est sur une instance suprême
00:31:52qui est là
00:31:53pour contrôler
00:31:54les lois
00:31:55alors moi je veux bien
00:31:56que c'est
00:31:57le Parlement
00:31:57qui est le représentant
00:31:58du peuple français
00:31:59mais quand il se trompe
00:32:00et qu'il fait des compromis
00:32:01extrêmement dangereux
00:32:02pour la démocratie
00:32:03heureusement qu'il y a
00:32:04un conseil constitutionnel
00:32:04donc moi effectivement
00:32:06ces ZFE
00:32:06il faut que demain
00:32:07ils aient un support
00:32:08beaucoup plus législatif
00:32:10légitime
00:32:10mais on a eu le même problème
00:32:11avec la loi Duplomb
00:32:12on a eu le même problème aussi
00:32:14avec la durée de rétention
00:32:15des étrangers
00:32:16donc quand on prend
00:32:17et on vote une mauvaise loi
00:32:18moi je suis bien content quand même
00:32:20pour notre démocratie
00:32:21que certains
00:32:22condamnent cela
00:32:23après que ça a été mal fait
00:32:24peut-être revenons
00:32:25à qui l'a voté
00:32:26et comment l'a voté
00:32:27Bernard Kouanadad
00:32:28la voix dissidente
00:32:29de ce plateau
00:32:30vous n'avez pas habitué à cela
00:32:32d'habitude
00:32:34rapidement Dunia
00:32:35ce qui est dommageable
00:32:35c'est surtout qu'il y a
00:32:36deux visions
00:32:37qui s'opposent
00:32:38et qui ne devraient pas
00:32:38s'opposer
00:32:39parce que vous parliez
00:32:39on parle d'une mesure
00:32:40de santé
00:32:41et d'écologie
00:32:42sans nous dire en quoi
00:32:44parce qu'on nous parle
00:32:44des particules fines
00:32:45parce que c'est ça
00:32:46la question aussi
00:32:47est-ce qu'il y a
00:32:48véritablement un danger
00:32:49pour les français
00:32:49et ça il ne faut pas
00:32:50le cacher
00:32:51parce que parler
00:32:52d'écologie punitive
00:32:53je veux bien
00:32:53mais quels sont
00:32:54les véritables dangers
00:32:55ça les socialistes
00:32:56les écologistes
00:32:57ne le mettent pas
00:32:58assez en avant
00:32:59vous avez parlé
00:33:00de la loi Duplon
00:33:01donc si on parle
00:33:02d'un danger
00:33:02il faut expliquer
00:33:03aux français lequel
00:33:04et peut-être faire
00:33:05de la pédagogie
00:33:05pour qu'ils comprennent
00:33:06pourquoi il y a
00:33:07ces NFE
00:33:07mais si c'est juste
00:33:09une idée
00:33:10des élites
00:33:11des villes
00:33:12parce qu'ils pensent
00:33:13que à la campagne
00:33:14il y a aussi
00:33:14beaucoup de transport
00:33:15ce qui n'est pas le cas
00:33:16on a besoin aussi
00:33:17d'utiliser la voiture
00:33:19et on n'a pas tous
00:33:20les moyens
00:33:20comme l'ont dit
00:33:21Marie-Le Pen
00:33:22et Manon Brice
00:33:23c'est du bon sens
00:33:24mais il ne faut pas
00:33:25qu'il y ait cette opposition
00:33:26entre écologie
00:33:27et l'aspect social
00:33:28ségrégation sociale
00:33:29parce que c'est sur ça
00:33:30que se battent
00:33:31les partis d'opposition
00:33:32ils parlent d'une ségrégation sociale
00:33:33avec ces NFE
00:33:34oui mais il faut dire
00:33:34qu'on n'a jamais aussi bien
00:33:35respiré dans les villes françaises
00:33:37aujourd'hui
00:33:37et tant mieux
00:33:38et ça c'est pas seulement
00:33:39grâce aux décisions politiques
00:33:40mais grâce à l'amélioration technique
00:33:42de toutes les voitures
00:33:43et c'est aussi important
00:33:44de le dire
00:33:44vous avez dit pédagogie ?
00:33:47Michael Dosantos est avec nous
00:33:48vous demandez
00:33:49cette émission c'est du coup humain
00:33:50vous le voyez
00:33:51c'est quoi une ZFE
00:33:52mon cher Michael Dosantos
00:33:53on veut tout savoir
00:33:53vous avez 2 minutes 30
00:33:54et peut-être un peu moins
00:33:55c'est timing
00:33:56effectivement je vais être
00:33:57assez clair
00:33:58ou en tout cas j'espère
00:33:59les zones à faible émission
00:34:00sont des périmètres urbains
00:34:01où les véhicules
00:34:02les plus polluants
00:34:03ne peuvent pas circuler
00:34:04vous l'avez compris
00:34:04sur le papier
00:34:05l'objectif
00:34:05c'est d'améliorer
00:34:06la qualité de l'air
00:34:07la sélection de ces véhicules
00:34:09se fait à partir
00:34:10des vignettes critères
00:34:11qui vont de 0 à 5
00:34:140 pour les véhicules électriques
00:34:165 pour les diesels
00:34:17les plus polluants
00:34:19en théorie
00:34:19depuis 2023
00:34:21tous les véhicules critères
00:34:224, 5 et non classés
00:34:24c'est à dire
00:34:24ceux qui ne peuvent pas
00:34:25opter à cette fameuse
00:34:26vignette critères
00:34:27sont interdits
00:34:28dans les ZFE
00:34:29en pratique
00:34:30et vous allez le voir
00:34:30les métropoles
00:34:32ont plutôt gardé
00:34:33leur libre arbitre
00:34:33oui parce que justement
00:34:34chaque ville
00:34:36définit son propre
00:34:37périmètre de ZFE
00:34:38oui et l'automobiliste
00:34:40s'y perd un peu
00:34:41parmi les 25 ZFE
00:34:44existantes
00:34:44aujourd'hui
00:34:45il peut vite
00:34:46se faire piéger
00:34:47effectivement
00:34:47en passant d'une ville
00:34:48à l'autre
00:34:50à cause de ce manque
00:34:51d'harmonisation
00:34:52prenant l'exemple
00:34:53de la ZFE
00:34:54la plus grande
00:34:54c'est la ZFE
00:34:55du Grand Paris
00:34:56qui regroupe 77 communes
00:34:57et un peu plus
00:34:58de 5 millions et demi
00:34:59de français
00:35:00les restrictions
00:35:00de circulation
00:35:02concernent
00:35:02les véhicules légers
00:35:04critères 3 et plus
00:35:05de 8h à 20h
00:35:08du lundi
00:35:09au vendredi
00:35:10ce n'est pas le cas
00:35:11à Marseille
00:35:12où la situation
00:35:13par exemple
00:35:13à Aix-Marseille
00:35:14situation est moins
00:35:15contraignante
00:35:16seuls sont concernés
00:35:17les véhicules
00:35:18critères 4 ou plus
00:35:197 jours sur 7
00:35:20et 24h sur 24
00:35:22seule certitude
00:35:24effectivement
00:35:24tous les véhicules
00:35:25non classés
00:35:25dont je vous parlais
00:35:26tout à l'heure
00:35:27ceux qui n'ont pas
00:35:27accès à cette vignette
00:35:28critère
00:35:30sont exclues
00:35:31de toutes les ZFE
00:35:33même celles
00:35:33qui sont prévues
00:35:34à l'avenir
00:35:35à Brest
00:35:36à Mulhouse
00:35:37ou encore à Bayonne
00:35:38alors question pédagogique
00:35:39qu'est-ce qu'on risque
00:35:40si on ne respecte pas
00:35:41justement ces fameuses ZFE
00:35:42mon cher Mickaël
00:35:4368 euros d'amende
00:35:45si vous n'avez pas
00:35:45de vignettes critères
00:35:46ou si elles ne vous permettent
00:35:48pas de circuler
00:35:49dans la ZFE
00:35:50135 euros d'amende
00:35:52pour les poids lourds
00:35:54certaines dérogations
00:35:55existent tout de même
00:35:55au niveau national
00:35:56pour les véhicules
00:35:57d'urgence
00:35:58pour les personnes
00:35:59handicapées
00:36:00ou encore
00:36:01pour les transports
00:36:03en commun
00:36:03des dérogations
00:36:04aussi au niveau local
00:36:05pour des artisans
00:36:07des livreurs
00:36:07des résidents
00:36:08du ZFE
00:36:09ou encore
00:36:10des propriétaires
00:36:11de voitures
00:36:11de collection
00:36:13reste que le nombre
00:36:14d'amendes
00:36:14est aujourd'hui
00:36:15très faible
00:36:16la vidéo
00:36:16verbalisation
00:36:17ou encore
00:36:17le contrôle
00:36:18via la lecture
00:36:19de plaques
00:36:20d'immatriculation
00:36:20est encore
00:36:21très peu déployé
00:36:22puis les contrôles
00:36:23de police
00:36:24ou encore
00:36:24de gendarmes
00:36:25eux restent encore
00:36:26assez rares
00:36:26merci pour toutes ces précisions
00:36:28Yves
00:36:29la vignette
00:36:31elle coûte 3 euros
00:36:32et quelques
00:36:32il y a des sites
00:36:33un petit peu
00:36:33pirates
00:36:34qui sont
00:36:353 euros
00:36:38et 3 euros
00:36:38et pas plus
00:36:40attention
00:36:40le combat continue
00:36:41et c'est valable aussi
00:36:42pour les 2 roues
00:36:42motorisées
00:36:43oui tout à fait
00:36:44ne l'oublions pas
00:36:45merci parce que
00:36:46je roule également en 2 roues
00:36:47et le numéro de la vignette
00:36:48est attribué à une voiture
00:36:49à vie
00:36:49et c'est en fonction
00:36:50de l'âge de la voiture
00:36:51et de la motorisation
00:36:52elle ne change pas
00:36:53la vignette ne change pas
00:36:54merci Yves
00:36:55revenez quand vous voulez
00:36:56vous êtes ici chez vous
00:36:57évidemment vous le savez
00:36:58Dora Abdel-Razi
00:36:59je ne vous ai pas salué
00:37:01merci d'être avec nous
00:37:02je vous avais qu'on ouvre
00:37:03rapidement une page internationale
00:37:05on va parler
00:37:06justement des négociations
00:37:08entre les Etats-Unis
00:37:08et l'Iran
00:37:09qui se poursuivent
00:37:10et pour parler indirect
00:37:11via le Pakistan
00:37:12Washington note
00:37:13quelques légers progrès
00:37:15c'est ce qu'on peut dire
00:37:16au moment où on se parle
00:37:17Dora
00:37:17exactement
00:37:17c'est ce qu'a déclaré
00:37:19léger progrès
00:37:20c'est ce qu'a déclaré
00:37:21ce matin
00:37:21Marco Rubio
00:37:23alors le secrétaire
00:37:23d'Etat américain
00:37:25est en déplacement
00:37:26en Suède
00:37:26où il participe
00:37:27à une réunion
00:37:28des ministres
00:37:29des affaires étrangères
00:37:30de l'OTAN
00:37:31une légère avancée
00:37:32dans les discussions
00:37:33mais plusieurs questions
00:37:34restent en suspens
00:37:35celles de l'uranium enrichi
00:37:37mais aussi celles
00:37:37du détroit d'Hormuz
00:37:38je vous propose
00:37:39d'écouter
00:37:39le chef de la diplomatie américaine
00:37:44nous attendons
00:37:45des nouvelles
00:37:45des discussions
00:37:46qui sont en cours
00:37:47il y a eu
00:37:48quelques progrès légers
00:37:49mais les points fondamentaux
00:37:50restent les mêmes
00:37:51l'Iran ne pourra jamais
00:37:53se doter
00:37:53de l'arme nucléaire
00:37:54ce n'est tout simplement
00:37:55pas possible
00:37:56avec ce régime
00:37:57nous allons devoir
00:37:58aborder la question
00:37:59de l'uranium enrichi
00:38:00et puis bien sûr
00:38:01s'ajoute à cela
00:38:02la question du détroit d'Hormuz
00:38:03l'Iran tente de créer
00:38:04un système de péage
00:38:05dans le détroit
00:38:08bon en tous les cas
00:38:09d'Hormuz
00:38:09on a bien compris
00:38:09ce droit de péage
00:38:11c'est juste pas possible
00:38:12pour les Etats-Unis
00:38:13c'est le moins
00:38:13que l'on puisse dire
00:38:14oui pas possible
00:38:14pour les Etats-Unis
00:38:16inacceptable
00:38:17et en ce qui concerne
00:38:19l'enrichissement
00:38:20d'uranium
00:38:21il n'ira pas
00:38:22dans un pays tiers
00:38:23en fait
00:38:25il faut savoir
00:38:26que
00:38:26Mojtab Akhamenei
00:38:27le guide
00:38:28suprême
00:38:29a ordonné
00:38:30à l'autorité
00:38:33à tous les Iraniens
00:38:34de garder
00:38:35cet enrichissement
00:38:36cet uranium
00:38:37je vais y arriver
00:38:38cet uranium
00:38:38prenez votre aidant
00:38:40Dora
00:38:40c'est vrai que
00:38:41depuis le début
00:38:42de la guerre
00:38:43en fait
00:38:43Mojtab Akhamenei
00:38:45on ne l'a jamais vu
00:38:45on ne l'a jamais entendu
00:38:47non
00:38:47il ne parle pas
00:38:48personne interposé
00:38:49voilà
00:38:49il donne ses directives
00:38:51alors c'est
00:38:52d'après Reuters
00:38:53qui leur est donné
00:38:54justement cette consigne
00:38:56alors Téhéran
00:38:56qui durcit donc
00:38:57sa position
00:38:58sur l'une des principales
00:39:00exigences américaines
00:39:02dans le cadre
00:39:02des négociations
00:39:03de paix
00:39:04une déclaration
00:39:04qui risque de compliquer
00:39:06davantage la situation
00:39:07d'autant plus
00:39:08que le principal
00:39:09allié de Donald Trump
00:39:10le premier ministre israélien
00:39:12Benjamin Netanyahou
00:39:13a déclaré que la guerre
00:39:14ne serait pas considérée
00:39:16comme terminée
00:39:16tant que l'uranium
00:39:18enrichi
00:39:18n'aura pas été retiré
00:39:19d'Iran
00:39:20merci beaucoup
00:39:20ma chère Dora
00:39:21oui s'il y a un droit de péage
00:39:22ça ne serait pas une avancée
00:39:23dans le détroit d'Hormuz
00:39:24et je m'intéresse
00:39:25aux chefs d'entreprise
00:39:26que vous êtes
00:39:26non non mais on a
00:39:27on a ce conflit
00:39:30Iran-USA-Israël
00:39:31qui pèse beaucoup
00:39:32sur nos économies
00:39:33vous l'avez dit
00:39:34et on voit très mal
00:39:36l'issue
00:39:37l'issue rapide
00:39:38de ce type de conflit
00:39:39c'est les économies mondiales
00:39:41qui sont
00:39:41qui sont impactées
00:39:43ce qu'on regrette
00:39:44c'est que
00:39:45il n'y ait pas
00:39:46une guerre
00:39:47qui ait été gagnée
00:39:48telle que l'a voulu
00:39:50Donald Trump
00:39:51c'est à dire
00:39:51une guerre éclair
00:39:52ça s'est enlisé
00:39:54et malheureusement
00:39:55la déclaration du Premier ministre
00:39:57hier montrait que
00:39:57la France s'attend
00:39:58à un conflit
00:39:59qui peut-être
00:40:00durera jusqu'à l'automne
00:40:01je ne sais pas ce que vous en pensez
00:40:02Dora
00:40:02et donc c'est très mauvais
00:40:04pour l'ensemble
00:40:06des économies mondiales
00:40:07y compris aussi
00:40:08pour une visibilité
00:40:10de ce type
00:40:11de stabilité
00:40:12dans la région
00:40:12et la situation
00:40:13du Venezuela
00:40:15n'est pas la situation
00:40:15de l'Iran
00:40:16même si la situation
00:40:17du Venezuela
00:40:18n'est pas stabilisée
00:40:19pour autant
00:40:19et on peut le voir
00:40:20avec les manifestations
00:40:21qui se déroulent
00:40:23à nouveau
00:40:23on marque une pause
00:40:24merci beaucoup Dora
00:40:25on se retrouve dans
00:40:26quelques instants
00:40:27on parlera
00:40:28de l'affaire Bruel
00:40:29on peut parler
00:40:30de l'affaire Bruel
00:40:31notamment avec
00:40:32le témoignage
00:40:33ce matin
00:40:34chez nos confrères
00:40:34de Hertel
00:40:35de Flavie
00:40:36Flamand
00:40:36et on recevra
00:40:37Nathalie Tomazini
00:40:38qui est avocate
00:40:39spécialisée dans
00:40:40les violences conjugales
00:40:41et sexuelles
00:40:42qui se prononcera
00:40:43également sur cette affaire
00:40:44et oui
00:40:45les langues se délient
00:40:46comme souvent
00:40:48est-ce qu'il doit
00:40:48continuer
00:40:49Patrick Bruel
00:40:49à se produire
00:40:51à jouer du théâtre
00:40:53ce qui va continuer
00:40:54c'est tourner également
00:40:55certaines municipalités
00:40:56se mobilisent
00:40:57et la présomption
00:40:58d'innocence
00:40:59voilà
00:40:59thème important
00:41:00on se retrouve
00:41:00dans quelques instants
00:41:01à tout de suite
00:41:04il n'est pas tout à fait
00:41:0514h
00:41:06merci de nous accueillir
00:41:07nous sommes ensemble
00:41:08jusqu'à 15h
00:41:09à 14h30
00:41:09on rediffusera
00:41:10le grand rendez-vous
00:41:12ce matin
00:41:12politique
00:41:13Manon Aubry
00:41:14était un autre invité
00:41:15l'invité de la matinale
00:41:16on va changer un petit peu
00:41:17l'ordre de cette émission
00:41:18avant de retrouver
00:41:19Sommayal Abidi
00:41:20on va parler économie
00:41:21avec notre ami
00:41:22Eric Dering-Maten
00:41:23on va parler des marges
00:41:23des grandes surfaces
00:41:24Eric dans quelques instants
00:41:26il est au summum de sa forme
00:41:28votre programme
00:41:29avec Bien Ici
00:41:30on est bien ici
00:41:32trouvez votre futur logement
00:41:33par vie de quartier
00:41:34et temps de trajet
00:41:35sur Bienici.com
00:41:37ben oui
00:41:37je dis summum
00:41:38de votre forme
00:41:39parce que je sais
00:41:39que vous êtes levé très tôt
00:41:40je pense à vous
00:41:41mon cher Eric
00:41:42et on va
00:41:44oui je prends
00:41:44je fais cas
00:41:46de votre santé
00:41:46mon cher Eric
00:41:47on va parler
00:41:48de ce rapport du Sénat
00:41:49qui met le feu au pouce
00:41:50c'est moins que l'on puisse dire
00:41:51pour la grande distribution
00:41:54les hypermachés
00:41:55sont accusés de faire
00:41:56écoutez bien
00:41:5740% de marge
00:41:59au détriment
00:41:59de qui ?
00:42:01ben des consommateurs
00:42:02c'est ça ?
00:42:02et sur le dos des agriculteurs
00:42:03bien entendu
00:42:04aussi
00:42:04alors la question
00:42:06c'est vrai ou pas vrai ?
00:42:07c'est ça ?
00:42:07c'est la question
00:42:08que j'ai envie de vous poser
00:42:09alors faire des marges
00:42:10oui je dirais
00:42:10c'est normal
00:42:11les hyper
00:42:12la grande distribution
00:42:13elle fait travailler
00:42:14700 000 personnes en France
00:42:15heureusement qu'elle fait des marges
00:42:16maintenant non
00:42:17cette grande distribution
00:42:19ne fait pas 40% de marge
00:42:20loin de cela
00:42:21j'ai pris un poulet rôti
00:42:23vous allez voir
00:42:24mon cher Thierry
00:42:25le poulet il fait 1,8 kg
00:42:26il est vendu par l'agriculteur
00:42:28à un grossiste
00:42:29on le sait bien
00:42:30il part à
00:42:31vous allez voir
00:42:315,65 euros précisément
00:42:33on va arrondir à 6 euros
00:42:35oui mais c'est 6
00:42:35une fois revendu
00:42:36à l'industrie
00:42:37à l'agroalimentaire
00:42:38il est transformé
00:42:39bien entendu
00:42:39il peut être découpé
00:42:40en petits filets
00:42:41il arrive à peu près
00:42:43à peu plus de 8 euros
00:42:44là est où la marge
00:42:46à votre avis ?
00:42:46si vous allez de 6 à 8
00:42:48vous êtes déjà à 50%
00:42:49bon
00:42:50et ensuite
00:42:50dans la grande distribution
00:42:51dans l'hyper
00:42:52alors c'est variable
00:42:53en fonction des enseignes
00:42:54il sera entre 10 et 12
00:42:55bon
00:42:56est-ce que ça fait 40
00:42:57ça ?
00:42:58si vous passez de 8 à 10
00:43:00par exemple ?
00:43:00on n'y est pas encore
00:43:01on n'y est pas
00:43:01alors dans cet exemple précis
00:43:03la marge prise par l'industrie
00:43:04de transformation
00:43:05c'est-à-dire le géo agroalimentaire
00:43:06c'est la plus forte marge
00:43:08il faut bien le dire
00:43:08on le sait bien
00:43:09ce sont eux
00:43:10qui gagnent leur vie
00:43:11et tant mieux aussi
00:43:11mais quand ils transforment
00:43:13les aliments
00:43:13ils gagnent bien
00:43:14et c'est pour ça
00:43:16que ce rapport
00:43:16on s'en rend compte
00:43:18ils accusent la grande distribution
00:43:19sans vraiment étayer
00:43:21et sans vraiment argumenter
00:43:22puisqu'ils prennent comme ça
00:43:24des prix un peu au hasard
00:43:25mais sans vraiment se rendre
00:43:26bon c'est un rapport à charge
00:43:27contre la grande distribution
00:43:28pour résumer
00:43:29c'est ça que vous voulez dire
00:43:30qui est vraiment virulent
00:43:31et qui attaque surtout
00:43:32les grandes chaînes d'hypermarché
00:43:33au point de faire bondir
00:43:34tous les patrons
00:43:35au carrefour, intermarché, système U, Auchan
00:43:37alors la réalité des marches
00:43:38dans l'INSEE
00:43:39quand vous avez déduit
00:43:41tous les frais
00:43:41les impôts
00:43:42les taxes
00:43:43les emplois etc
00:43:44on arrive à 2%
00:43:45voire 1%
00:43:46c'est ce que dit
00:43:47M. Bompard
00:43:48le patron de Carrefour
00:43:50et ce rapport
00:43:51il dit
00:43:52non non c'est faux
00:43:52c'est 40% de marge
00:43:53on regarde ce que dit
00:43:54l'institut GMS Insider
00:43:57c'est vrai
00:43:58c'est confirmé
00:43:59ce sont bien
00:43:59les entreprises de transformation
00:44:00qui prennent la plus grosse part
00:44:02donc vous voyez
00:44:03le débat est clair
00:44:05sans la grande distribution
00:44:06les prix en France
00:44:07auraient explosé
00:44:08depuis longtemps
00:44:09ça c'est un constat évident non ?
00:44:11bien entendu
00:44:11vous savez
00:44:12c'est clair
00:44:12qu'il y a énormément d'efforts
00:44:14qui sont faits
00:44:14vous savez qu'aujourd'hui
00:44:15vous avez des produits
00:44:171500 produits par exemple
00:44:18qui ont vu leur prix baisser
00:44:19chez Casino
00:44:20il y a les cagnottes
00:44:21qui ont été créées par Carrefour
00:44:22il y a Intermarché
00:44:23qui a baissé de 5 à 10%
00:44:24les tarifs
00:44:25sur les pâtes
00:44:25les cafés etc
00:44:26et en fait
00:44:27la commission du Sénat
00:44:28écologique
00:44:29il faut bien le préciser
00:44:29c'est l'écologie
00:44:30c'est anti-consommation
00:44:32anti-capitaliste
00:44:33on peut le dire
00:44:34c'est vraiment curieux
00:44:35que le Sénat ait validé
00:44:37ce rapport
00:44:38oublie de mentionner
00:44:39complètement
00:44:39le poids des charges
00:44:40payées par la grande distribution
00:44:41il y a 80 taxes différentes
00:44:43payées par un hyper
00:44:44la TVA
00:44:46la taxe sur les surfaces commerciales
00:44:47et puis au rapport
00:44:48au final
00:44:49ce rapport
00:44:49qu'est-ce qu'il fait ?
00:44:50il cible une activité phare
00:44:52pour la France
00:44:52qui est essentielle
00:44:53qui commence à souffrir
00:44:54à son tour
00:44:55de la montée
00:44:56des enseignes low cost
00:44:57on l'a bien vu
00:44:58Casino
00:44:58regardez dans la presse
00:45:00Casino
00:45:00comme cette enseigne
00:45:01a pu souffrir
00:45:02et puis peut-être un jour
00:45:04les ventes en ligne
00:45:05pour l'alimentaire
00:45:06vous savez qu'Amazon
00:45:07aux Etats-Unis
00:45:08essaye de lancer
00:45:08un immense hypermarché
00:45:10où tout s'achèterait
00:45:11à distance
00:45:12que de l'alimentaire frais
00:45:14ça marche plus ou moins bien
00:45:15pour l'instant
00:45:15mais ça risque un jour
00:45:17d'arriver en France
00:45:17et si ça arrive
00:45:18ce serait très grave
00:45:19pour la grande distribution
00:45:20les hypermarchés
00:45:21qui emploient
00:45:22700 000 personnes actuellement
00:45:23merci Eric
00:45:24et je vous libère
00:45:25allez vous coucher
00:45:25merci vous avez commencé
00:45:26tous ce matin
00:45:27c'était la fin
00:45:28de cette rubrique éco
00:45:30c'était votre programme
00:45:31avec Bien Ici
00:45:32on est bien ici
00:45:33trouvez votre futur logement
00:45:35par vie de quartier
00:45:36et temps de trajet
00:45:37sur bienici.com
00:45:39et vous voyez Somaïa
00:45:40on est à l'heure
00:45:4014h tout pile
00:45:41c'est le moment
00:45:42de faire un tour
00:45:42de l'information
00:45:43même quand on change
00:45:43la règle du jeu
00:45:44de cette émission
00:45:44on est à l'heure
00:45:45Somaïa c'est à vous
00:45:47à la une de l'actualité
00:45:49Emmanuel Macron
00:45:49vient d'annoncer
00:45:50une enveloppe
00:45:51d'un peu plus
00:45:51d'un milliard d'euros
00:45:52supplémentaires
00:45:53pour le plan quantique
00:45:54du gouvernement
00:45:55et 550 millions d'euros
00:45:57dans un futur programme
00:45:58européen
00:45:58pour les semi-conducteurs
00:46:00matériaux indispensables
00:46:01pour l'intelligence artificielle
00:46:03à la une également
00:46:04la guerre coûtera
00:46:05très certainement
00:46:06aux finances publiques
00:46:07plus de 6 milliards d'euros
00:46:08annonce ce matin
00:46:09du ministre de l'économie
00:46:10Roland Lescure
00:46:11qu'il y a encore un mois
00:46:13tablé sur 4 à 6 milliards d'euros
00:46:15un cours revu à la hausse
00:46:16à cause évidemment
00:46:17du blocage
00:46:18du détroit d'Hormuz
00:46:19qui commence à sérieusement
00:46:20impacter toute l'économie mondiale
00:46:22et puis c'était il y a
00:46:24quelques minutes
00:46:24sur notre antenne
00:46:25lors d'un déplacement
00:46:26dans l'Aveyron
00:46:27pour un débat citoyen
00:46:28l'ancien premier ministre
00:46:29et secrétaire général
00:46:30du parti Renaissance
00:46:31Gabriel Attal
00:46:32a officialisé sa candidature
00:46:34à l'élection présidentielle
00:46:35de 2027
00:46:36pour faire de la France
00:46:37je cite
00:46:38le pays de l'avenir
00:46:39Thierry
00:46:39et bien merci beaucoup Somaïa
00:46:42et ça tombe bien
00:46:42puisqu'on va prendre
00:46:43la direction de Mur de Barès
00:46:45en Aveyron
00:46:46on va retrouver Prisca Thévenot
00:46:47qui est présente
00:46:48sur place
00:46:49bonjour Prisca Thévenot
00:46:50députée EPR
00:46:51merci d'être avec nous
00:46:51ça y est
00:46:53ça y est
00:46:54il est candidat
00:46:55Gabriel Attal
00:46:58et oui tout à fait
00:47:00Gabriel Attal
00:47:01est aujourd'hui
00:47:02officiellement candidat
00:47:03candidat pour l'élection
00:47:05présidentielle de 2027
00:47:06et il a choisi
00:47:07de le faire ici
00:47:07à Mur de Barès
00:47:08en Aveyron
00:47:09directement
00:47:10les yeux dans les yeux
00:47:11auprès des français
00:47:12sans filtre
00:47:13sans phare
00:47:14en toute transparence
00:47:15le cadre
00:47:16Prisca Thévenot
00:47:17la petite place de village
00:47:19le drapeau
00:47:20le monument aux morts
00:47:21avec des messages
00:47:22très forts
00:47:22il aime la France
00:47:24il l'a martelé
00:47:25et répété
00:47:25dans une intervention
00:47:26très courte
00:47:27mais efficace
00:47:30oui vous savez
00:47:31Gabriel Attal
00:47:32aurait pu choisir
00:47:33de faire sa déclaration
00:47:34de candidature
00:47:35pour l'année prochaine
00:47:36au travers d'un
00:47:37journal télévisé
00:47:38ou à travers
00:47:39d'une vidéo
00:47:40sur les réseaux sociaux
00:47:41et bien non
00:47:41c'est pas sa façon
00:47:42de faire de la politique
00:47:43lui il veut être sur le terrain
00:47:44directement
00:47:45et ici l'Aveyron
00:47:46c'est tout ce que représente
00:47:48la France
00:47:49aussi bien la France
00:47:50de l'histoire
00:47:50des racines
00:47:51des traditions
00:47:52mais aussi
00:47:53la France de l'avenir
00:47:54de l'audace
00:47:55avec par exemple
00:47:55le viaduc de Millot
00:47:57et bien c'est cette France là
00:47:58que Gabriel Attal
00:48:00souhaite incarner
00:48:00pour 2027
00:48:01et c'est devant les français
00:48:02qu'il a voulu
00:48:04le dire
00:48:04le rappeler
00:48:05et tracer un chemin d'espoir
00:48:06Deux questions
00:48:07pour terminer
00:48:08Prisca Thévenot
00:48:09j'ai relevé cette phrase
00:48:10ras-le-bol
00:48:11des 51 de gestion
00:48:13du déclin
00:48:14il y a un petit coup
00:48:15de coteau
00:48:15pour qui là
00:48:16Prisca Thévenot
00:48:20non mais quand vous écoutez
00:48:21aujourd'hui
00:48:22la majorité
00:48:23presque l'entièreté
00:48:24des prises de parole
00:48:25c'est des prises de parole
00:48:26pour commenter
00:48:27effectivement
00:48:28ce qui ne va pas
00:48:29et pourquoi
00:48:30ça ne continuerait pas
00:48:31à aller bien
00:48:32et bien nous sommes
00:48:33dans cette démarche
00:48:34sans naïveté
00:48:35mais en responsabilité
00:48:36de dire qu'un chemin
00:48:36d'espoir est possible
00:48:37ce chemin qui ne renie
00:48:38en rien les difficultés
00:48:39que nous devons relever
00:48:40les défis qui sont devant nous
00:48:41mais plus que jamais
00:48:43vous le voyez ici
00:48:43à Mur de Barèze
00:48:44on peut avoir
00:48:45un chemin d'espoir
00:48:46et surtout la France
00:48:47mérite un chemin d'avenir
00:48:49Dites-moi
00:48:50et ce sera ma dernière question
00:48:51Prisca Thévenot
00:48:51il risque d'y avoir
00:48:52un petit peu
00:48:53d'embouteillage
00:48:53dans le bloc central
00:48:54sur la ligne de départ
00:48:55pour 2027
00:48:56avec Édouard Philippe
00:48:57également
00:49:00Alors il n'y a pas du tout
00:49:01d'embouteillage
00:49:02en ce qui me concerne
00:49:03j'ai un candidat
00:49:04une démarche
00:49:05une campagne
00:49:06elle est derrière
00:49:07Gabriel Attal
00:49:07avec ma famille Renaissance
00:49:37Merci d'avoir accepté
00:49:38fidèle de cette émission
00:49:40Ocovien
00:49:40qui pourra réagir
00:49:41également
00:49:42sur cette actualité
00:49:44on va commencer
00:49:44avec le témoignage
00:49:47ce matin
00:49:48sur RTL
00:49:49de Flavie Flamand
00:49:50qui s'est exprimé
00:49:51ce matin
00:49:52écoutez sa première réaction
00:49:54puisqu'on parle beaucoup
00:49:55de cette affaire Boël
00:49:56écoutez-la
00:49:58ça fait une semaine
00:49:59précisément
00:49:59que la plainte
00:50:01a été médiatisée
00:50:02j'avais porté plainte
00:50:03avant
00:50:03mais j'ai laissé
00:50:04de la médiatiser
00:50:05il y a précisément
00:50:06une semaine
00:50:06parce qu'il se passe
00:50:08depuis une semaine
00:50:09tant de choses
00:50:10il se dit
00:50:11tant de choses
00:50:12j'ai voulu laisser faire
00:50:14parce que je pense
00:50:14que ce qui se passe
00:50:15aujourd'hui
00:50:16d'un point de vue médiatique
00:50:17et à l'échelle nationale
00:50:18c'est ce qui se passe aussi
00:50:19parfois dans les foyers
00:50:20dans les institutions
00:50:21lorsque des victimes
00:50:22qui sont anonymes
00:50:23osent porter plainte
00:50:24enfin
00:50:25et ensuite
00:50:26parce qu'on ne parle pas
00:50:27dans le bruit
00:50:28on ne m'aurait pas entendu
00:50:29dans ce bruit
00:50:30qui a été fait
00:50:31dans ce chaos
00:50:32qui a été fait
00:50:33en réponse
00:50:34à cette information
00:50:37on écoutera également
00:50:38un autre extrait
00:50:39très fort
00:50:39de Flavie Filament
00:50:40Mathieu De Haise
00:50:41vous êtes avec nous
00:50:42on en est où
00:50:43précisément
00:50:43au moment où on se parle
00:50:44j'en étais à 12 plaintes
00:50:46mais il y a
00:50:46un certain nombre
00:50:47de pièces
00:50:49qui se rajoutent
00:50:49exactement
00:50:49aujourd'hui
00:50:50Patrick Bruel
00:50:51il est mis en cause
00:50:52par une trentaine de femmes
00:50:53notamment
00:50:54une trentaine
00:50:55de témoignages
00:50:56dans la presse
00:50:57elle l'accuse
00:50:57de violences sexistes
00:50:58et sexuelles
00:51:00commises entre 1991
00:51:02et 2019
00:51:03le chanteur
00:51:04aujourd'hui âgé
00:51:04de 67 ans
00:51:05est visé
00:51:06ça c'est très concret
00:51:07par 4 enquêtes
00:51:08pour viol en France
00:51:09et une enquête
00:51:10pour agression sexuelle
00:51:11en Belgique
00:51:12et il fait aussi l'objet
00:51:13on l'a entendu
00:51:14donc de cette plainte
00:51:15déposée la semaine dernière
00:51:17par l'animatrice
00:51:18Flavie Flamand
00:51:18cette animatrice
00:51:20de télévision
00:51:20elle dit avoir subi
00:51:21un viol en 1991
00:51:23quand Flavie Flamand
00:51:24avait seulement 16 ans
00:51:25elle raconte
00:51:26avoir eu une absence
00:51:27ce sont ses mots
00:51:28un blackout total
00:51:30après avoir bu un thé
00:51:31au domicile de l'artiste
00:51:32je précise
00:51:32que Patrick Bruel
00:51:33conteste
00:51:34l'ensemble des faits
00:51:35qui lui sont reprochés
00:51:36et l'avocate
00:51:37de Flavie Flamand
00:51:38annonce que
00:51:39de nouvelles plaintes
00:51:40pour viol
00:51:40vont être déposées
00:51:41dans les prochains jours
00:51:42Patrick Bruel
00:51:43est présumé
00:51:44innocent
00:51:45et il joue actuellement
00:51:46au théâtre à Paris
00:51:47et doit entamer
00:51:47cette fameuse tournée
00:51:48le 16 juin prochain
00:51:49en France notamment
00:51:51Nathalie Tomazini
00:51:52j'aimerais avoir
00:51:52votre regard
00:51:53sur cette affaire
00:51:54on peut qualifier
00:51:55l'affaire Bruel
00:51:56évidemment
00:51:56avec toujours
00:51:57ces témoignages
00:51:58c'est toujours le même scénario
00:51:59ces témoignages
00:52:00Patrick Bruel
00:52:01qui s'est lui-même
00:52:02exprimé
00:52:03sur les réseaux sociaux
00:52:04son avocat
00:52:05qui a pris la parole
00:52:06un certain nombre de fois
00:52:07et puis il y a
00:52:08également
00:52:09toujours cette fameuse
00:52:10présomption d'innocence
00:52:11qui permet à Patrick Bruel
00:52:12de se produire
00:52:13au théâtre à Paris
00:52:14et puis
00:52:15Mathieu vient d'en parler
00:52:16de ces fameuses tournées
00:52:17où certaines mairies
00:52:18déjà commencent à s'interroger
00:52:19sur la présence
00:52:21de Patrick Bruel
00:52:21quel est votre regard ?
00:52:23Alors
00:52:23il y a plusieurs points
00:52:24il y a déjà le fait
00:52:25qu'au-delà
00:52:26du débat judiciaire
00:52:29et on va parler
00:52:30de la présomption
00:52:31d'innocence
00:52:33qui s'oppose
00:52:34au principe
00:52:35de précaution
00:52:37et au principe
00:52:39de prévention
00:52:40on va en parler
00:52:41mais avant cela
00:52:42on parle là
00:52:43d'un débat
00:52:44qui est sociétal
00:52:45j'entendais
00:52:46Flavie Flamand
00:52:47qui s'exprimait
00:52:48qui disait
00:52:49il se passe
00:52:49beaucoup de choses
00:52:50depuis une semaine
00:52:51c'est vrai que
00:52:52si vous regardez
00:52:52les réseaux sociaux
00:52:53il y a un débat sociétal
00:52:55il y a ceux
00:52:57qui disent
00:52:58mais qu'est-ce que c'est
00:52:59que ces femmes
00:52:59qui se réveillent
00:53:01au bout de 30 ans
00:53:03Patrick Bruel
00:53:05vu sa séduction
00:53:06et sa notoriété
00:53:07il n'a pas besoin
00:53:08de violer
00:53:09c'est d'ailleurs
00:53:09la défense
00:53:10de Patrick Bruel
00:53:11j'ai l'impression
00:53:13qu'on est reparti
00:53:14qu'on a fait un saut
00:53:15dans le passé
00:53:16tout dépend
00:53:17de ce qu'on veut
00:53:17aujourd'hui
00:53:18est-ce qu'on veut
00:53:18changer de société
00:53:19est-ce qu'on veut
00:53:20croire les victimes
00:53:22est-ce qu'on veut
00:53:23les protéger
00:53:24et à ce moment-là
00:53:25il faut les entendre
00:53:27et prendre
00:53:28toutes les précautions
00:53:29utiles
00:53:30c'est pas du tout
00:53:31ce qu'on est en train
00:53:31de faire
00:53:32aujourd'hui
00:53:32moi j'entends
00:53:33les vieilles questions
00:53:36et les vieilles voix
00:53:37de l'ancienne société
00:53:38qu'on ne veut plus
00:53:39la société a changé
00:53:41principe
00:53:44d'innocence
00:53:45présomption d'innocence
00:53:47c'est un sacro
00:53:49principe
00:53:50qui est
00:53:51la pierre angulaire
00:53:52de tout le droit pénal
00:53:53certes
00:53:54le principe
00:53:56donc de précaution
00:53:58il n'est pas
00:53:59il ne s'applique pas
00:54:01en droit pénal
00:54:01ça c'est clair
00:54:02bon
00:54:03on a quand même
00:54:04une présomption
00:54:05d'innocence
00:54:05qui est mise à mal
00:54:07parce que
00:54:08vous le rappelez
00:54:08on a finalement
00:54:09une trentaine
00:54:10de plaignantes
00:54:11à l'international
00:54:14et de surcroît
00:54:15on a un même
00:54:16modus operandi
00:54:17un même mode
00:54:18de fonctionnement
00:54:18de prédation
00:54:19sur de nombreuses années
00:54:21donc
00:54:22ça interroge
00:54:23et je voudrais
00:54:24venir sur le plan
00:54:25du droit
00:54:26puisque c'est le coeur
00:54:27de mon métier
00:54:27aujourd'hui
00:54:29est-ce que
00:54:29Patrick Bruel
00:54:31malgré
00:54:32cette présomption
00:54:33d'innocence
00:54:34peut encore
00:54:35continuer
00:54:35de se produire
00:54:37en spectacle
00:54:38alors je dirais
00:54:39que
00:54:39droit pénal
00:54:41présomption d'innocence
00:54:42sont l'avis
00:54:43mais
00:54:44il y a le droit
00:54:45contractuel
00:54:46c'est-à-dire que
00:54:47les organisateurs
00:54:48de spectacles
00:54:48ont forcément
00:54:50conclu des contrats
00:54:52avec Patrick Bruel
00:54:53et lui-même
00:54:54est le propre producteur
00:54:55de ces spectacles
00:54:55c'est important aussi
00:54:56il y a une organisation
00:54:57c'est intéressant
00:54:58parce qu'effectivement
00:54:59il y a en tout état de cause
00:55:01certainement des contrats
00:55:02parce qu'il n'est pas le seul
00:55:04mais dans ces contrats
00:55:06il peut y avoir
00:55:06précisément
00:55:07une clause de moralité
00:55:09qu'on va peut-être
00:55:10pouvoir faire jouer
00:55:12il peut y avoir aussi
00:55:13le trouble à l'ordre public
00:55:15il peut y avoir
00:55:16également
00:55:17l'annulation massive
00:55:18c'est pas le cas
00:55:19pour le moment
00:55:20mais de billets
00:55:21il peut y avoir aussi
00:55:22le problème
00:55:23des sponsors
00:55:24des contrats
00:55:25avec les sponsors
00:55:26qui peuvent être
00:55:28mis à mal
00:55:28donc ça
00:55:29ça va interroger
00:55:30et ça va peut-être
00:55:31permettre
00:55:32une suspension
00:55:33des spectacles
00:55:35et puis
00:55:35je voudrais revenir
00:55:36au droit du travail
00:55:37parce que
00:55:38le droit du travail
00:55:40l'employeur
00:55:41l'organisateur
00:55:42des spectacles
00:55:43parce qu'il y a un staff
00:55:45autour d'un spectacle
00:55:47quel qu'il soit
00:55:47il peut y avoir des femmes
00:55:48au sein des équipes
00:55:49exactement
00:55:50des femmes
00:55:50et il y a un principe
00:55:51de sécurité
00:55:52qui pèse
00:55:53sur l'employeur
00:55:54et ça peut engager
00:55:56si jamais il se passe
00:55:57quelque chose
00:55:57un principe de sécurité
00:55:58notamment
00:55:59pour tout ce qui est
00:56:00de l'ordre du harcèlement
00:56:02sexuel
00:56:03et autres
00:56:03et agression
00:56:05et il peut y avoir
00:56:07des responsabilités
00:56:08civiles et pénales
00:56:09qui peuvent être engagées
00:56:12donc je dirais
00:56:13que depuis 2015
00:56:15en plus
00:56:15cette obligation de sécurité
00:56:17elle a été renforcée
00:56:18et il y a
00:56:19un devoir
00:56:20de prévention
00:56:21qui pèse
00:56:23sur l'employeur
00:56:24donc ça
00:56:25c'est je dirais
00:56:26l'argument finalement
00:56:27le plus fort
00:56:28on peut le retrouver
00:56:29ce principe de précaution
00:56:30en droit du travail
00:56:32et puis
00:56:33on pourrait peut-être
00:56:34s'interroger
00:56:35également
00:56:35sur le fait
00:56:36que ces spectacles
00:56:37souvent sont subventionnés
00:56:39par des fonds publics
00:56:41donc c'est notre argent
00:56:42voilà
00:56:42donc ça
00:56:43ça interroge quand même
00:56:44c'est-à-dire sponsoriser
00:56:46un potentiel prédateur
00:56:48ça pose réellement question
00:56:50et puis il y a
00:56:51Patrick Bruel lui-même
00:56:52est-ce qu'il va résister
00:56:54à cette pression médiatique
00:56:57parce que je pense
00:56:58que c'est un être humain
00:56:59comme vous et moi
00:57:00il doit quand même
00:57:01se poser beaucoup de questions
00:57:03se remettre peut-être
00:57:04le droit de retrait
00:57:04se remettre peut-être en question
00:57:06et puis c'est difficile
00:57:08quand même
00:57:08de chanter
00:57:09ou de fredonner
00:57:10place des grands hommes
00:57:12et on se retrouvera
00:57:14dans 10 ans
00:57:14je pense que les 10 prochaines années
00:57:16vont être compliquées
00:57:17pour Patrick Bruel
00:57:18Merci beaucoup
00:57:19d'être venu nous voir
00:57:20Nathalie Tomazini
00:57:22je rappelle que vous êtes
00:57:23avocate spécialiste
00:57:24dans les violences conjugales
00:57:25et sexuelles
00:57:26et c'est important
00:57:26de faire un point précis
00:57:28sur cette affaire
00:57:28Bruel
00:57:29Bonjour Benjamin Cambouli
00:57:30vous êtes porte-parole
00:57:31alternative police
00:57:32et FDT
00:57:32Bonjour
00:57:34J'aimerais bien
00:57:35vous faire parler de football
00:57:36mais on ne va pas parler de football
00:57:37on va parler des à côté du football
00:57:38le football qu'on n'aime pas
00:57:39le football qu'on n'aime pas
00:57:40c'est ce qui s'est passé hier soir
00:57:41près du célèbre canal Saint-Martin
00:57:44l'affiche n'était pas très bonne
00:57:45puisque ce soir
00:57:46il y a une belle affiche
00:57:47c'est Nice-Lens
00:57:48il ne faut pas l'oublier
00:57:49l'aspect sportif
00:57:50c'est un beau match
00:57:51de football prometteur
00:57:51mais hier soir
00:57:52l'affiche n'est pas très belle
00:57:53puisqu'on a assisté
00:57:54une fois de plus
00:57:54à des scènes de chaos
00:57:55entre supporters niçois
00:57:57et visiblement
00:57:58des supporters du PSG
00:58:00alors que les supporters du PSG
00:58:01n'ont rien à voir là-dedans
00:58:02puisqu'ils ne jouent pas ce soir
00:58:03on voit tout ça
00:58:04avec Marine Sabourin
00:58:05et je vous interroge
00:58:06sur le sujet
00:58:06juste après
00:58:07Benjamin
00:58:11Situation tendue
00:58:12cette nuit encore
00:58:13près du canal Saint-Martin
00:58:14quelques minutes plus tôt
00:58:16plusieurs dizaines de hooligans
00:58:18se réunissent sur ce pont
00:58:19jettent des bouteilles en verre
00:58:21et dégradent au moins un bar
00:58:23un témoin raconte
00:58:24ça s'envoyait des bouteilles
00:58:26ça commençait vraiment
00:58:27ça s'envoyait des bouteilles
00:58:27en fait
00:58:28d'un coup
00:58:28il y a une grosse masse
00:58:29qui est arrivée
00:58:29qui a commencé à déborder
00:58:30qui a traversé tout le pont
00:58:31qui est arrivée juste là
00:58:32
00:58:33
00:58:34je pense qu'il y a des mecs
00:58:35qui ont se réfugé dans le bar
00:58:37et en fait
00:58:38toute la masse
00:58:38a pris le bar
00:58:40des affrontements éclatent
00:58:42devant ce bar
00:58:43dont les vitrines
00:58:44sont complètement caillassées
00:58:46ces individus
00:58:46seraient des hooligans
00:58:47niçois
00:58:48venus en ombre
00:58:49pour la finale
00:58:50de la Coupe de France
00:58:52organisée ce soir
00:58:52face au R.C.Lance
00:58:54vêtu de noir
00:58:55et encagoulé
00:58:56il se montre
00:58:58particulièrement agressif
00:58:59ayant grandi dans le quartier
00:59:00tout ça
00:59:01je n'ai jamais vu ça
00:59:02de ma vie
00:59:03je sais que si je vais
00:59:04trop près d'eux
00:59:05c'est sur moi
00:59:06que ça va tomber
00:59:07plusieurs personnes
00:59:08ont été interpellées
00:59:09dans la soirée
00:59:10pour la finale
00:59:11de la Coupe de France
00:59:12ce soir
00:59:12la sécurité sera renforcée
00:59:15dans la capitale
00:59:17Benjamin Cambouliv
00:59:18les scènes se suivent
00:59:19et se ressemblent
00:59:20hélas
00:59:20est-ce qu'on pouvait éviter
00:59:21ou pas
00:59:22de tels affrontements
00:59:23c'est quand même étonnant
00:59:24sachant qu'il y a
00:59:25un rendez-vous important
00:59:25mais là c'est entre
00:59:27des supporters niçois
00:59:28et des supporters du PSG
00:59:30là déjà ce qui est frappant
00:59:31c'est même la violence
00:59:33de la situation
00:59:35c'est vraiment quelque chose
00:59:36de très intense
00:59:36c'est-à-dire qu'on s'en sort
00:59:37avec ses 65 gardes à vue
00:59:39mais donc 6 blessés
00:59:40moins graves
00:59:41des armes blanches
00:59:42qui se sont retrouvées
00:59:43un monsieur qui aurait pris
00:59:44un coup de couteau dans le dos
00:59:45des coups de tessons de bouteille
00:59:47également
00:59:48donc vraiment
00:59:48un gros niveau de violence
00:59:50après le relier au football
00:59:51évidemment
00:59:52mais ce que je veux dire
00:59:53c'est que quand on parle
00:59:54des violences qui sont liées
00:59:55au foot
00:59:55vous avez toujours
00:59:56le dénominateur commun
00:59:57qui est le football
00:59:58mais vous avez quand même
00:59:59des situations
01:00:00qui sont à distinguer
01:00:01les unes des autres
01:00:01par exemple
01:00:02ce dont on sort
01:00:02pour la demi-finale
01:00:03contre le Bayern
01:00:04ou ce qu'on redoute
01:00:05pour la finale du 30
01:00:07c'est les violences urbaines
01:00:08c'est-à-dire
01:00:09c'est quand le foot
01:00:09sert de prétexte
01:00:10à la violence
01:00:11ils savent qu'il y aura
01:00:12beaucoup de monde
01:00:12ils espèrent pouvoir dépasser
01:00:14les dispositifs de police
01:00:15donc ils viennent pour tout casser
01:00:16pour défier la police
01:00:17parce que ça les fait marrer
01:00:20ça c'est l'impunité
01:00:21on a créé une violence ludique
01:00:22et c'est ce qu'on redoute
01:00:23pour ces événements-là
01:00:24le hooliganisme
01:00:25c'est différent
01:00:25le foot
01:00:26c'est pas un prétexte
01:00:27c'est la violence
01:00:27le foot
01:00:28c'est la raison même
01:00:28de la violence
01:00:29pour les hooligans
01:00:30vous avez des groupes
01:00:32de supporters antagonistes
01:00:33qui se donnent rendez-vous
01:00:33pour se mettre sur le nez
01:00:34et c'est vraiment
01:00:36le but même
01:00:37des violences
01:00:38c'est le foot
01:00:38là ce qui s'est passé hier
01:00:40il est possible
01:00:41que ce soit encore
01:00:41une autre situation
01:00:42c'est-à-dire qu'au départ
01:00:43on a des supporters
01:00:46vraisemblablement
01:00:46plus cabinés
01:00:48qui déambulent dans les rues
01:00:49et qui cherchent
01:00:50un petit peu le conflit
01:00:51les problèmes
01:00:51les embrouillent
01:00:52avec qui ils croisent
01:00:54donc là si on s'oriente
01:00:55vers des supporters parisiens
01:00:56c'est que manifestement
01:00:57ils ont peut-être pas croisé
01:00:58par hasard
01:00:58il y a peut-être eu des menaces
01:00:59ils ont pas arrivé comme ça
01:01:00par hasard
01:01:01avant l'organisation
01:01:02à voir si c'est
01:01:03en fait c'est deux cas de figure
01:01:05c'est soit des rendez-vous
01:01:06entre supporters antagonistes
01:01:07pour s'affronter
01:01:08soit
01:01:09l'effet de groupe
01:01:10la bêtise humaine
01:01:11l'alcool
01:01:12et au final
01:01:13la violence gratuite
01:01:14mais toujours est-il
01:01:15qu'autant
01:01:16les groupes de hooligans
01:01:18sont suivis
01:01:19tous autant qu'ils sont
01:01:20mais si c'est des supporters
01:01:22vous comprenez bien
01:01:23qu'il n'y aura jamais
01:01:24trois policiers
01:01:25derrière chaque supporter
01:01:25c'est sûr
01:01:26Mathieu
01:01:27il y a football quand même
01:01:28ce soir
01:01:28il y a une belle affiche
01:01:30néanmoins
01:01:30il y a quand même
01:01:31un beau match de foot
01:01:31et je voulais rebondir
01:01:33à ce que disait Benjamin
01:01:34sur les ultras
01:01:35vous savez que
01:01:35selon des sources policières
01:01:37il y a une centaine
01:01:37d'ultras lillois
01:01:39qui sont attendus
01:01:40alors que le match
01:01:41c'est Nice-Lens
01:01:42alors vous allez me dire
01:01:43pourquoi
01:01:43et bien les Lillois
01:01:45c'est pas vraiment
01:01:46les copains
01:01:46des Lenssois
01:01:47et donc ils viennent
01:01:48pour soutenir
01:01:50les ultras Niçois
01:01:51en soutien donc
01:01:52au nom de cette vieille
01:01:54amitié entre Niçois
01:01:55et Lillois
01:01:55et pour donc
01:01:57en découdre
01:01:57peut-être
01:01:58en tout cas
01:01:58c'est les risques
01:01:58annoncés par les sources
01:01:59policières
01:02:00en découdre
01:02:00entre Lillois
01:02:01et Lenssois
01:02:02vous avez donc
01:02:032200 policiers
01:02:04et gendarmes
01:02:05ce soir
01:02:05périmètre de protection
01:02:07autour du Stade de France
01:02:08ça ça commence
01:02:09aux alentours
01:02:09de 16h
01:02:10deux fans zones
01:02:11également installées
01:02:12dans la commune
01:02:13de Saint-Denis
01:02:14pour les supporters
01:02:14Lenssois
01:02:15et Niçois
01:02:15les gares
01:02:16les stations de métro
01:02:17et les lignes de transport
01:02:19bien sûr
01:02:19sont également surveillées
01:02:20des drones
01:02:21des caméras de vidéo
01:02:22protection
01:02:23il faut dire que le contexte
01:02:24est tendu
01:02:25avec les images
01:02:26qu'on a vues
01:02:27et le match
01:02:27a même été évalué
01:02:29à 3 sur 5
01:02:30sur l'échelle de risque
01:02:31de la division nationale
01:02:32de lutte contre le hooliganisme
01:02:34ça promet
01:02:34deux mots
01:02:35deux conclusions rapides
01:02:36Benjamin
01:02:36quand vous livre
01:02:37disons qu'on voit
01:02:38malheureusement
01:02:39cette obligation
01:02:40de toujours aligner
01:02:40des dispositifs
01:02:41qui sont conséquents
01:02:42parce que 2200 policiers
01:02:43et gendarmes
01:02:44c'est beaucoup
01:02:44parce que le foot
01:02:46est un vecteur de violence
01:02:47donc forcément
01:02:48les dispositifs s'y adaptent
01:02:49et non seulement ce soir
01:02:50il y a les risques
01:02:51liés spécifiquement
01:02:52à l'organisation
01:02:53d'une finale
01:02:54mais oui
01:02:54le risque du hooliganisme
01:02:55il est attendu
01:02:57il est anticipé
01:02:58donc voilà
01:02:59le renseignement territorial
01:03:00suit les mouvements violents
01:03:01notamment
01:03:02ceux des hooligans
01:03:04et donc tout ce qui peut être fait
01:03:06est fait
01:03:07ce qu'on note tout de même
01:03:07c'est l'accumulation des services
01:03:09la demi-finale
01:03:10le match de ce soir
01:03:11la finale du printemps
01:03:12la finale bientôt
01:03:13voilà
01:03:13j'ai qu'un mot à dire
01:03:14bon courage pour vous
01:03:16évidemment
01:03:16merci les amis
01:03:17de m'avoir accompagné
01:03:18merci à l'équipe qui m'a entouré
01:03:19David Brunet
01:03:19David Poujol
01:03:20Nathalie Pelletier
01:03:21Yvan Ployé
01:03:22Axel Thomas
01:03:22Sommayad Abidi pour l'info
01:03:24Magdalena Dervich
01:03:24pour la programmation
01:03:25dans quelques instants
01:03:26Manon Aubry
01:03:27qui était l'invité politique ce matin
01:03:28et puis à 15h
01:03:29l'excellent Olivier
01:03:30de Caronfleck
01:03:31et moi j'aurais le plaisir
01:03:32de vous retrouver
01:03:33à 17h pour Punchline
01:03:34et tout à l'heure
01:03:39Allez avant de retrouver
01:03:40l'excellent Olivier de Caronfleck
01:03:42à partir de 15h
01:03:43je vous propose de retrouver
01:03:44le rendez-vous politique
01:03:45de ce matin
01:03:46sur Europe 1
01:03:46et sur CNew
01:03:47c'était Manon Aubry
01:03:48qui était notre invité
01:03:49et moi je vous retrouve
01:03:50à 17h pour Punchline
01:03:51et tout à l'heure
01:03:53La grande interview
01:03:54CNews Europe 1
01:03:55avec ce matin
01:03:55Manon Aubry
01:03:56Bonjour Manon Aubry
01:03:57Bonjour
01:03:57Eurodéputé
01:03:58La France Insoumise
01:03:59merci d'être avec nous
01:04:00on va balayer toute l'actualité
01:04:01je voulais qu'on commence
01:04:02par ce qui s'est passé hier soir
01:04:03dans la capitale
01:04:04dans le quartier du Canal Saint-Martin
01:04:05il y a eu des violences
01:04:06à quelques heures
01:04:07de la finale de la Coupe de France
01:04:08qui verra s'affronter
01:04:09le RC Lens
01:04:10et l'OGC Nice
01:04:12c'est impossible aujourd'hui
01:04:13d'organiser un événement
01:04:14sans qu'il y ait
01:04:15des rassemblements violents ?
01:04:16Évidemment
01:04:16je regarde toujours
01:04:17qu'il y ait
01:04:18des rassemblements violents
01:04:20qui soient organisés
01:04:21d'une manière
01:04:22ou d'une autre
01:04:23a fortiori
01:04:24autour du football
01:04:25qui est une fête populaire
01:04:27on a tous envie
01:04:28de célébrer
01:04:29il va y avoir
01:04:29la Coupe du Monde
01:04:30bientôt qui va démarrer
01:04:31on a envie
01:04:32de faire la fête
01:04:33autour du foot
01:04:35et pas que ça se termine
01:04:36en violence
01:04:36on a assez peu
01:04:37d'éléments
01:04:38à l'heure où je vous parle
01:04:39donc c'est difficile
01:04:40d'en commenter
01:04:40quoi que ce soit
01:04:41il semble qu'il y ait
01:04:42un groupe d'Hooligans
01:04:44de l'OGC Nice
01:04:44qui soit impliqué
01:04:45qui s'appelle
01:04:46Populaire Sud
01:04:47qui est connu
01:04:48à Nice
01:04:49pour avoir déjà été impliqué
01:04:51dans des événements
01:04:52de violence
01:04:53qui est par ailleurs
01:04:54assez proche
01:04:55de l'extrême droite
01:04:56mais comme je vous dis
01:04:57à l'heure où je vous parle
01:04:58on a peu d'éléments
01:04:59la justice va faire son travail
01:05:00évidemment je regrette
01:05:02à chaque fois
01:05:02qu'il y a
01:05:03quel que soit
01:05:04le type d'événement
01:05:05de violence
01:05:05mais le 30 mai prochain
01:05:07il y aura la finale
01:05:07de la Ligue des Champions
01:05:09qui engage
01:05:09le Paris Saint-Germain
01:05:11Paris va devoir être
01:05:14surprotégé
01:05:14avec des milliers
01:05:15de policiers
01:05:16qu'est-ce que ça dit
01:05:17de notre société ?
01:05:18Moi ce que je souhaite
01:05:19c'est une grande fête populaire
01:05:21qu'on soit
01:05:21un soutien du pays
01:05:22la dernière fois
01:05:23il y avait eu
01:05:23des racailles
01:05:24qui avaient jeté
01:05:26des objets
01:05:28sur des voitures de police
01:05:28moi je me souviens aussi
01:05:29qu'il y a
01:05:30quelqu'un qui jette
01:05:31des objets
01:05:32sur des voitures de police
01:05:32c'est pas
01:05:33c'est jamais souhaitable
01:05:34c'est jamais souhaitable
01:05:35c'est jamais souhaitable
01:05:36et c'est répréhensible
01:05:38pénalement
01:05:38et vous pouvez être
01:05:39poursuivi en justice
01:05:40et ils ont été poursuivis
01:05:41en justice
01:05:42en l'état
01:05:43eux non c'est assez faux
01:05:44on peut regarder
01:05:45si vous voulez
01:05:45de près
01:05:47ce que je retiens
01:05:49c'est que le foot
01:05:51fait vibrer
01:05:52des dizaines
01:05:53de milliers
01:05:54de supporters
01:05:54le soir même
01:05:55c'est regardé
01:05:56à la télé
01:05:57par des centaines
01:05:57de milliers de gens
01:05:58et ça doit d'abord
01:06:00rester ça
01:06:00le foot populaire
01:06:01c'est un sport
01:06:03c'est le sport
01:06:04que vous pratiquez
01:06:05en bas de chez vous
01:06:05on a tous fait
01:06:06du foot gamin
01:06:07on a tous vibré
01:06:08au fur et à mesure
01:06:09des Coupes du Monde
01:06:10et moi c'est ça
01:06:11que j'ai envie
01:06:11de retenir du foot
01:06:12surtout à l'heure
01:06:13où la Coupe du Monde
01:06:13va démarrer
01:06:14Manon Aubry
01:06:15avec nous ce matin
01:06:15la guerre va durer
01:06:16la crise va durer
01:06:18a prévenu Sébastien Lecornu
01:06:19le Premier ministre hier
01:06:20qui annonce
01:06:21710 millions d'euros
01:06:22d'aides supplémentaires
01:06:23déjà votre commentaire
01:06:24sur ces annonces
01:06:25c'est sympathique
01:06:26de prévenir
01:06:26que la guerre va durer
01:06:27mais ce serait
01:06:28un peu plus sympathique
01:06:29de prendre des réelles mesures
01:06:31pour aider les françaises
01:06:32et les français
01:06:33parce que là
01:06:34dans les mesures
01:06:35qui sont annoncées
01:06:35par Sébastien Lecornu
01:06:37on peut les regarder
01:06:37dans le détail
01:06:38il propose
01:06:39que les entreprises
01:06:41fassent des primes
01:06:42aux salariés
01:06:43merci mon bon Dieu
01:06:45on va demander
01:06:46l'aumône à nos patrons
01:06:47pour pouvoir aller travailler
01:06:49et payer le trajet d'essence
01:06:50qui coûte extrêmement cher
01:06:51tout ça n'est pas sérieux
01:06:53les aides qui ont été annoncées
01:06:54jusqu'à présent
01:06:55par le gouvernement
01:06:56n'ont jamais été suivies
01:06:57des faits
01:06:58d'ailleurs on peut lancer
01:06:58un appel à témoignage
01:06:59ce matin à votre antenne
01:07:01est-ce qu'il y a
01:07:02le moindre français
01:07:03qui a déjà touché
01:07:04le moindre centime
01:07:07d'aide de la part
01:07:07du gouvernement
01:07:08vous savez c'est un peu
01:07:09comme un Pokémon rare
01:07:10c'est assez recherché
01:07:11donc moi je suis toujours
01:07:12à cet avis de recherche
01:07:14la prime carburant
01:07:14elle est versée
01:07:16ça existe
01:07:16elle est versée
01:07:18régulièrement
01:07:18par des entreprises
01:07:20il n'y a que quelques français
01:07:20qui participent
01:07:21ça existe
01:07:23moi ce matin
01:07:24il y a des gens
01:07:25probablement
01:07:25sur Europe 1
01:07:26qui nous écoutent
01:07:27en radio
01:07:28en allant au travail
01:07:29et je pense à tous ces gens-là
01:07:31qui prennent leur voiture
01:07:32qui n'ont pas d'autre alternative
01:07:33à ces gens-là
01:07:34qui ne vont toucher
01:07:35aucune aide
01:07:36alors qu'il y aurait
01:07:37une mesure simple
01:07:39et de bon sens
01:07:40le blocage des prix
01:07:41le blocage des prix
01:07:42ça ne coûterait pas
01:07:43un seul centime
01:07:44à l'état français
01:07:45on pourrait bloquer
01:07:46le litre d'essence
01:07:48et le litre de gasoil
01:07:49notamment à 1,70€
01:07:51c'est-à-dire
01:07:52le niveau d'avant crise
01:07:54et permettre à chacun
01:07:55à qui vous prenez la différence
01:07:56bien la différence
01:07:57à l'état
01:07:58à Total
01:07:59qui partirait
01:08:00à qui
01:08:00Total
01:08:01alors prenons le cas de Total
01:08:02ils ont fait
01:08:035 milliards d'euros
01:08:05de profit
01:08:05sur ce premier trimestre
01:08:07est-ce que vous trouvez ça normal
01:08:09qu'une entreprise pétrolière
01:08:11se serve de la crise
01:08:12pour spéculer
01:08:14parce que c'est ça
01:08:14qu'ils ont fait
01:08:15de la spéculation
01:08:16ils ont acheté massivement
01:08:18de
01:08:19Total est dans le pétrole
01:08:20et effectivement
01:08:21les cours montent
01:08:22ils ont acheté massivement
01:08:23du pétrole
01:08:24juste avant que la crise
01:08:25n'éclate
01:08:26et donc vous
01:08:27vous trouvez ça normal
01:08:28que le français
01:08:29qui va à la pompe
01:08:30paye 2,20€
01:08:31son litre de gasoil
01:08:32quand une entreprise
01:08:34comme Total
01:08:34fait tant de bénéfices
01:08:35et bien moi
01:08:36je ne trouve pas ça normal
01:08:37vous demandez un blocage
01:08:37à 1,70€
01:08:38un blocage des prix
01:08:39aujourd'hui c'est 2,10€
01:08:40qui fournit les 40 centimes ?
01:08:42je vous le dis
01:08:42des entreprises
01:08:43les entreprises pétrolières
01:08:45et notamment
01:08:46une entreprise
01:08:46comme Total
01:08:47qui aujourd'hui
01:08:49s'est gavée
01:08:50sur cette crise
01:08:51le gouvernement
01:08:52se refuse
01:08:53à taxer
01:08:54les super profits
01:08:54qui se refusent
01:08:56à agir concrètement
01:08:57pour les françaises
01:08:58et les français
01:08:58et bien moi je vous le dis
01:08:59avec nous
01:09:00et avec Jean-Luc Mélenchon
01:09:01au pouvoir
01:09:01on aura fini
01:09:03de ces profiteurs
01:09:04de crise
01:09:04et oui
01:09:05on n'aura pas l'impression
01:09:07d'avoir un pistolet
01:09:07sur la tempe
01:09:08à chaque fois
01:09:08qu'on va faire
01:09:09son plein d'essence
01:09:09parce que c'est ça
01:09:10la réalité
01:09:11aujourd'hui
01:09:11et c'est des millions
01:09:12de français
01:09:13qui derrière
01:09:13vont se priver
01:09:14on est au mois de mai
01:09:15il y a plein de week-ends
01:09:16on a tous envie
01:09:17d'aller voir
01:09:17la famille
01:09:18les proches
01:09:19et les gens
01:09:20hésitent à prendre
01:09:20leur voiture
01:09:21parce que ça coûte
01:09:22une fortune
01:09:22des gens vont se priver
01:09:23de vacances cet été
01:09:24ce n'est pas normal
01:09:26le blocage des prix
01:09:27c'est la solution
01:09:28de bon sens
01:09:28ça a été fait
01:09:29dans l'histoire française
01:09:31dans les années 90
01:09:31c'est fait
01:09:32dans les outre-mer
01:09:34ça a été fait
01:09:35dans un certain nombre
01:09:36de pays dans le monde
01:09:37la Croatie
01:09:38la Slovénie
01:09:39la Corée du Sud
01:09:40il n'y a aucune raison
01:09:41c'est prévu
01:09:41par le cadre de commerce
01:09:42que l'état français
01:09:44ne le fassent pas
01:09:44sauf à protéger
01:09:46les profits
01:09:46des grandes entreprises
01:09:47comme Total
01:09:48on se dirige vers
01:09:48une crise sociale
01:09:49d'ampleur selon vous ?
01:09:51oui
01:09:51elle est déjà là
01:09:52en réalité
01:09:53elle est déjà là
01:09:54vous avez
01:09:54sur le premier trimestre
01:09:562026
01:09:56une baisse
01:09:58de la consommation
01:09:58populaire de 10%
01:09:59ce qui veut dire
01:10:00que les françaises
01:10:01et les français
01:10:01se privent
01:10:02consomment moins
01:10:03et qu'aujourd'hui
01:10:05on a une inflation
01:10:06qui est autour
01:10:07de 2,2%
01:10:08qui en toute vraisemblance
01:10:10va continuer
01:10:11à augmenter
01:10:11dans les mois
01:10:12qui viennent
01:10:13et donc derrière
01:10:14c'est de nouveau
01:10:15les français
01:10:16les plus pauvres
01:10:17qui vont trinquer
01:10:18qui vous avez déjà
01:10:19une partie des français
01:10:20par exemple
01:10:21qui saute des repas
01:10:22une partie des français
01:10:23qui se privent des loisirs
01:10:24qui se privent du cinéma
01:10:26qui se privent des sorties
01:10:27qui se privent de restaurants
01:10:29et tout ça
01:10:29c'est un effet récessif
01:10:30sur l'économie
01:10:31et évidemment
01:10:32l'économie
01:10:33en paiera le prix cher
01:10:34et à la fin
01:10:35c'est l'ensemble
01:10:36de la France
01:10:38et de l'Union Européenne
01:10:39qui en paiera le prix
01:10:39c'est pour ça
01:10:40c'est pour ça
01:10:40qu'il faut
01:10:40des mesures
01:10:41qui permettent
01:10:42d'y remédier
01:10:43à commencer
01:10:44par le blocage
01:10:44des prix
01:10:45sur les 710 millions
01:10:47d'euros d'aides
01:10:48qui ont été annoncés
01:10:49par le Premier ministre
01:10:51hier
01:10:51100%
01:10:52seront financés
01:10:53par de la dette
01:10:54on creuse notre tombe
01:10:56
01:10:56vous avez raison
01:10:57que ça coûte
01:10:59de l'argent
01:10:59et c'est une des raisons
01:11:00pour lesquelles
01:11:01on propose
01:11:01le blocage des prix
01:11:02ça ne coûtera pas
01:11:03un centime
01:11:04à l'état français
01:11:04et je ne comprends pas
01:11:06pourquoi
01:11:06le gouvernement
01:11:07de Sébastien Lecornu
01:11:08sans tête
01:11:09à essayer
01:11:10de faire
01:11:11des aides
01:11:11ciblées
01:11:12dont on ne sait
01:11:13pas très bien
01:11:14à qui elles vont
01:11:14bénéficier
01:11:15puisqu'elles sont
01:11:16extrêmement limitées
01:11:17alors qu'il y avait
01:11:18une proposition simple
01:11:19qui était sur la table
01:11:20de blocage des prix
01:11:21et ça c'est l'économie
01:11:22communiste
01:11:23on a vu que ça
01:11:24ne fonctionnait pas
01:11:25quand ça a été fait
01:11:26dans les années 90
01:11:27en France
01:11:27c'était l'économie
01:11:28communiste
01:11:28quand c'est fait
01:11:29en Croatie
01:11:30quand c'est fait
01:11:31en Hongrie
01:11:31en Hongrie
01:11:32ça a été fait
01:11:32sous Victor Orban
01:11:33c'est l'économie
01:11:34communiste
01:11:34franchement
01:11:35un peu de sérieux
01:11:38dans tout ça
01:11:38c'est prévu
01:11:39par le code de commerce
01:11:40c'est une mesure
01:11:41qui est évidemment
01:11:41passagère
01:11:42pour faire face
01:11:43à la crise
01:11:43mais je crois
01:11:44qu'il n'y a pas
01:11:44d'autre alternative
01:11:45sauf à vouloir
01:11:46protéger
01:11:46ad vitam aeternam
01:11:48les profits de Total
01:11:49qui s'engraissent
01:11:50comme jamais
01:11:51qui pratiquent
01:11:52l'évasion fiscale
01:11:53qui déclarent
01:11:53une grande partie
01:11:54de ses profits
01:11:55dans un pays
01:11:55comme les Pays-Bas
01:11:56sauf s'il y a
01:11:57des gisements
01:11:57de pétrole inconnus
01:11:58dans les Pays-Bas
01:11:59bon soyons
01:12:00un petit peu sérieux
01:12:01moi je suis là
01:12:02pour faire
01:12:03des propositions politiques
01:12:04c'est notre responsabilité
01:12:06et c'est prévu
01:12:07par le code de commerce
01:12:08et la France l'a déjà fait
01:12:09les ZFE
01:12:11les zones à faible émission
01:12:12hier le conseil constitutionnel
01:12:13a censuré
01:12:14la suppression
01:12:15des ZFE
01:12:15qui de fait
01:12:16s'applique à nouveau
01:12:17aujourd'hui
01:12:18est-ce que ça vous satisfait
01:12:19ou pas ?
01:12:20non je le regrette
01:12:20que ça a été supprimé
01:12:22par le conseil constitutionnel
01:12:23alors ça n'a pas été
01:12:26supprimé
01:12:26sur le fond
01:12:28un jugement
01:12:29sur le fond
01:12:29de la suppression
01:12:31des ZFE
01:12:32mais par ce qu'on appelle
01:12:33un cavalier législatif
01:12:35c'est-à-dire
01:12:35que c'était considéré
01:12:36pas dans le périmètre
01:12:38de la loi
01:12:39je pense que c'est reculé
01:12:41pour mieux sauter
01:12:42parce que
01:12:42ces ZFE
01:12:44elles ne sont pas bien pensées
01:12:46elles sanctionnent
01:12:47bien davantage
01:12:48les ménages
01:12:49les plus pauvres
01:12:50qui n'ont pas les moyens
01:12:51de changer leur voiture
01:12:53je veux dire
01:12:53tout le monde aimerait bien
01:12:54rouler avec une voiture
01:12:56dernier cri
01:12:57électrique
01:12:58en plus en ce moment
01:12:59ça coûterait moins cher
01:12:59vu le prix de l'essence
01:13:01et qui serait plus
01:13:02écologiquement responsable
01:13:03sauf qu'une voiture
01:13:04de ce type là
01:13:05ça va vous coûter
01:13:0620 000
01:13:0725 000 euros
01:13:08Obama
01:13:08si vous l'achetez neuve
01:13:09et évidemment
01:13:10tous les français
01:13:10n'ont pas les moyens
01:13:11et donc je pense que
01:13:12c'est faire de l'écologie
01:13:13punitive
01:13:14là où on devrait repenser
01:13:16notamment l'accès
01:13:18aux services publics
01:13:18et aux services publics
01:13:19de transport
01:13:20en fournissant des alternatives
01:13:21qui sont
01:13:23accessibles financièrement
01:13:24c'est-à-dire
01:13:25gratuites pour les plus précaires
01:13:27gratuites pour les jeunes
01:13:28avant de dire
01:13:29de tout de suite
01:13:30sanctionner
01:13:31ceux qui ont une vieille voiture
01:13:32et qui n'ont pas les moyens
01:13:33de la changer
01:13:33Je voulais qu'on parle
01:13:34de l'agriculture
01:13:35c'est un sujet
01:13:35que vous suivez à Bruxelles
01:13:37la situation des agriculteurs
01:13:38est préoccupante
01:13:39avec la flambée
01:13:40des prix de l'énergie
01:13:41et des engrais
01:13:42et des engrais
01:13:43les agriculteurs disent
01:13:44ne plus pouvoir absorber
01:13:44la hausse des charges
01:13:46la FNSEA demande
01:13:46la réouverture
01:13:47des négociations commerciales
01:13:48avec la grande distribution
01:13:50est-ce qu'il faut le faire
01:13:51est-ce qu'il faut aller
01:13:52dans cette direction ?
01:13:53Oui il faut une renégociation
01:13:54avec la grande distribution
01:13:55mais là aussi
01:13:56je ne crois pas beaucoup
01:13:57à la stratégie
01:13:58qui consiste à obtenir
01:13:59l'aumône
01:14:00de la part
01:14:00de la grande distribution
01:14:02l'Etat a un rôle à jouer
01:14:03je ne sais pas si vous vous souvenez
01:14:04Emmanuel Macron
01:14:05au salon de l'agriculture
01:14:07de mémoire
01:14:07c'était il y a 2 ou 3 ans
01:14:09avait promis
01:14:10des prix planchers
01:14:11rémunérateurs
01:14:12pour les agriculteurs
01:14:13à ce moment-là
01:14:14on était les premiers
01:14:14à dire
01:14:15il faut le faire
01:14:16allons-y
01:14:16et évidemment
01:14:17comme toutes les promesses
01:14:18d'Emmanuel Macron
01:14:19ça n'a pas été suivi
01:14:20des faits
01:14:20donc le premier enjeu
01:14:21c'est garantir
01:14:22des prix planchers
01:14:23rémunérateurs
01:14:24pour les agriculteurs
01:14:25pour s'assurer
01:14:25que le litre de lait
01:14:27qu'ils vendent
01:14:28le kilo d'œuf
01:14:30ou de viande bovine
01:14:32soit fait à un prix minimum
01:14:33ça c'est la première chose à faire
01:14:35et la deuxième chose à faire
01:14:37c'est protéger
01:14:38les agriculteurs
01:14:38de la concurrence déloyale
01:14:40et je me permets
01:14:41sur votre antenne ce matin
01:14:42pour lancer l'alerte
01:14:43d'un sujet
01:14:44sur lequel
01:14:44personne ne parle
01:14:46il y a un nouvel accord
01:14:47de libre-échange
01:14:47qui va être signé aujourd'hui
01:14:48par l'Union Européenne
01:14:49c'est un accord de libre-échange
01:14:51avec le Mexique
01:14:51qui s'ajoute
01:14:52à la pelleté d'accords
01:14:53de libre-échange
01:14:54celui avec le Mercosur
01:14:55qui est entré en vigueur
01:14:56alors qu'il n'y a eu aucun vote
01:14:58il est entré en vigueur
01:14:59le 1er mai
01:15:00c'est un passage en force
01:15:02anti-démocratique
01:15:03dont seule l'Union Européenne
01:15:04a le secret
01:15:05et donc il faut protéger
01:15:06notre agriculture
01:15:07de la concurrence déloyale
01:15:08qui vient des quatre coins du monde
01:15:10et pour cela
01:15:11l'amendement déposé
01:15:12par ma collègue Aurélie Trouvé
01:15:13qui a été adopté
01:15:14qui interdit
01:15:15l'importation de produits
01:15:16qui viennent du monde entier
01:15:18avec des pesticides
01:15:18qui sont interdits
01:15:19dans l'Union Européenne
01:15:20de ce point de vue là
01:15:21est une bonne nouvelle
01:15:21Manon Aubry
01:15:22eurodéputée
01:15:23la France Insoumise
01:15:24invitée de la grande interview
01:15:25CNews Europe 1
01:15:26ce matin
01:15:27l'Algérie
01:15:27Gérald Darmanin
01:15:28était cette semaine
01:15:29en Algérie
01:15:29pour tenter de réchauffer
01:15:30nos relations
01:15:31avec Alger
01:15:33déjà c'est une bonne chose
01:15:34de se rendre Alger
01:15:35oui c'est une bonne chose
01:15:36je pense qu'il tente
01:15:37de réparer
01:15:38ce que Bruno Retailleau
01:15:40avait détruit
01:15:41c'est à dire
01:15:42qu'est-ce qu'il a détruit
01:15:43Bruno Retailleau
01:15:44c'est pas les Algériens
01:15:45qui ont détruit
01:15:45en refusant
01:15:46de récupérer leurs OQTF
01:15:47la stratégie
01:15:48de montée des tensions
01:15:49avec l'Algérie
01:15:51je pense qu'elle a été
01:15:52contre-productive
01:15:53et la preuve en est
01:15:53alors sauf erreur de ma part
01:15:55c'est plutôt l'Algérie
01:15:56qui a refusé
01:15:58de récupérer
01:15:58ses OQTF
01:15:59la montée des tensions
01:16:00elle a été aussi alimentée
01:16:01par la France
01:16:01vous le savez très bien
01:16:03ça s'est passé par
01:16:05le retrait
01:16:06d'un certain nombre
01:16:06de diplomates
01:16:07d'Algérie
01:16:08donc c'est que l'Algérie
01:16:09est victime de la France
01:16:09c'est ça ?
01:16:10alors d'abord
01:16:12si on veut prendre
01:16:13les choses dans l'ordre
01:16:14on a une histoire
01:16:15avec l'Algérie
01:16:16qui a une histoire
01:16:16coloniale
01:16:17il faut en avoir conscience
01:16:18et il s'agirait
01:16:19d'un petit peu
01:16:20cesser de se comporter
01:16:22en colon en Algérie
01:16:22ça c'est la première chose
01:16:23la deuxième chose
01:16:2464 ans après
01:16:25l'indépendance de l'Algérie
01:16:27la France se comporte encore
01:16:29comme des colons
01:16:30oui
01:16:31et bon c'est pas
01:16:32sur quoi précisément
01:16:33c'est pas que le cas
01:16:34en Algérie
01:16:34sur quoi précisément
01:16:35en donnant
01:16:36des leçons
01:16:37en matière diplomatique
01:16:39on a bien vu
01:16:40quand Bruno Rotaillot
01:16:41était ministre
01:16:42de l'Intérieur
01:16:43il n'avait eu
01:16:44de cesse
01:16:45ce ne sont pas des échanges
01:16:46entre deux pays
01:16:48entre deux pays
01:16:48tout simplement
01:16:49oui et donc
01:16:50des échanges
01:16:51supposent une diplomatie
01:16:52vous voyez l'Algérie
01:16:52encore
01:16:53il n'y avait plus
01:16:54diplomatie
01:16:55ces derniers mois
01:16:56comme avant
01:16:56c'est ça
01:16:56et j'observe
01:16:58que Gérald Darmanin
01:16:58qui n'est pas
01:16:59de mon bord politique
01:17:00ça ne vous a pas échappé
01:17:02essaie de réparer
01:17:03un petit peu
01:17:04et d'ailleurs
01:17:04on l'a vu
01:17:06quand il y a eu
01:17:07la montée
01:17:07des tensions
01:17:08ça n'a pas aidé
01:17:09dans la libération
01:17:10de Bois-Lemme Sansal
01:17:11qui a finalement
01:17:11été libérée
01:17:12maintenant on a
01:17:13un autre sortissant français
01:17:14Christophe Gleiz
01:17:15un journaliste
01:17:17un de vos confrères
01:17:17qui est encore détenu
01:17:19par le régime algérien
01:17:22et ses proches
01:17:23son avocat
01:17:24sont les premiers à dire
01:17:25que ce qu'il faut
01:17:26pour faciliter
01:17:28la libération
01:17:28de Christophe Gleiz
01:17:29c'est un canal
01:17:31des discussions
01:17:32diplomatiques
01:17:32vous étiez abstenu
01:17:33au Parlement européen
01:17:34lors du vote
01:17:35pour la libération
01:17:36immédiate
01:17:37de Bois-Lemme Sansal
01:17:37et vous venez
01:17:38ce matin
01:17:39dire que vous réclamez
01:17:39la libération
01:17:41de Christophe Gleiz
01:17:41ça mérite explication
01:17:43je réclame
01:17:44la libération
01:17:44de Christophe Gleiz
01:17:45comme j'ai réclamé
01:17:47sans cesse
01:17:47à votre antenne
01:17:48puisque j'ai eu
01:17:48de nombreuses fois
01:17:49la question
01:17:50sur la libération
01:17:51de Bois-Lemme Sansal
01:17:52il se trouve
01:17:53que la résolution
01:17:54à laquelle vous
01:17:54faites référence
01:17:56je vous invite
01:17:56à la lire
01:17:57elle remettait en question
01:17:59aussi les accords
01:18:01entre l'Algérie
01:18:02et l'Union Européenne
01:18:03précisément
01:18:03la stratégie
01:18:05opposée
01:18:06à celle
01:18:07qui était prônée
01:18:07par les proches
01:18:08et l'avocat
01:18:09et Bois-Lemme Sansal
01:18:10lui-même
01:18:11qui l'a dit
01:18:11quand il est sorti
01:18:12de prison
01:18:12c'est-à-dire
01:18:13pas la montée
01:18:14des tensions
01:18:14des menaces
01:18:15permanentes sur l'Algérie
01:18:16mais davantage
01:18:17des canaux diplomatiques
01:18:17et force est de constater
01:18:19que l'histoire
01:18:20m'a donné raison
01:18:21en la matière
01:18:21et que c'est la diplomatie
01:18:23qui a permis sa libération
01:18:24et donc je profite
01:18:25de votre antenne
01:18:25pour redemander
01:18:26la libération
01:18:27de votre confrère
01:18:28Christophe Gleize
01:18:28sans délai
01:18:29Est-ce qu'il faut revoir
01:18:30les accords de 68 ?
01:18:31Non je ne pense pas
01:18:32pour plusieurs raisons
01:18:33Quel est l'intérêt
01:18:34de la France ?
01:18:35D'abord les accords
01:18:36de 68
01:18:37Quel est l'intérêt
01:18:37de la France
01:18:38dans les accords de 68
01:18:39qui sont à l'avantage
01:18:40de l'Algérie ?
01:18:41Donc j'y viens
01:18:42c'est votre évaluation
01:18:45que les accords
01:18:46d'Algérie
01:18:46sont à l'avantage
01:18:48les accords de 68
01:18:49sont à l'avantage
01:18:49de l'Algérie
01:18:50c'est pas vrai
01:18:50si vous prenez
01:18:51par exemple
01:18:52le régime pour les étudiants
01:18:53il est plus défavorable
01:18:55dans le régime
01:18:57des accords
01:18:57de 68
01:18:58que dans
01:18:59les accords généraux
01:19:01Oui vous faites la moue
01:19:01vous pourrez vérifier
01:19:02Ces accords
01:19:03ils ont été révisés
01:19:04déjà un certain nombre
01:19:05de fois
01:19:05ils sont le fruit
01:19:06le produit
01:19:07de notre histoire
01:19:08et je ne pense pas
01:19:09que ces accords
01:19:10doivent être révisés
01:19:11D'ailleurs
01:19:11c'est l'avocat
01:19:12Boilem Sansa lui-même
01:19:13qui avait dit
01:19:14qu'au moment
01:19:14où une résolution
01:19:15avait été déposée
01:19:16par la droite
01:19:17à l'Assemblée nationale
01:19:17que c'était pas la bonne idée
01:19:19et pas la bonne stratégie
01:19:20Je voulais vous entendre
01:19:22également
01:19:22sur Kamel Daoud
01:19:24l'écrivain
01:19:24qui a été condamné
01:19:25à trois ans
01:19:26de prison ferme
01:19:27pour son roman
01:19:28pris goncourt
01:19:29de littérature
01:19:31Est-ce qu'on peut discuter
01:19:32avec un régime
01:19:32qui condamne
01:19:33les écrivains ?
01:19:34Moi je suis toujours
01:19:36opposée au fait
01:19:36de condamner
01:19:37les écrivains
01:19:38Ceci étant dit
01:19:38il faut être précis
01:19:39sur M. Daoud
01:19:41le cas est très différent
01:19:42de Boilem Sansa
01:19:43où en l'occurrence
01:19:44il a été condamné
01:19:45pour avoir utilisé
01:19:46l'histoire
01:19:47des patientes
01:19:49de sa femme
01:19:49sans aller
01:19:50dans le détail
01:19:51dans tous les cas
01:19:53Vous êtes en train
01:19:53de justifier la condamnation ?
01:19:55Non, moi je vous explique
01:19:56juste ce pour quoi
01:19:57il a été condamné
01:19:58comme journaliste
01:19:59c'est un beau métier
01:19:59je pense qu'il vaut mieux
01:20:00présenter les faits
01:20:01Oui, je vous remercie
01:20:02pour vos leçons
01:20:03Avec grand plaisir
01:20:05Et donc
01:20:07évidemment que
01:20:08condamner
01:20:09des écrivains
01:20:11ne doit jamais
01:20:12être une méthode
01:20:13démocratique
01:20:14je l'ai dit
01:20:15au moment de Boilem Sansa
01:20:16Point ou il y a un mais après ?
01:20:17Non, point
01:20:18Je vous explique juste
01:20:20le contexte
01:20:20dans lequel M. Daoud
01:20:21a été condamné
01:20:22c'est tout
01:20:22Je voulais vous entendre
01:20:23également Manon Aubry
01:20:24sur les chiffres
01:20:26de l'immigration
01:20:26L'INED
01:20:28l'Institut National
01:20:28des Études Démographiques
01:20:30a révélé
01:20:31des chiffres
01:20:31hier impressionnants
01:20:32L'immigration légale
01:20:34représente désormais
01:20:358,1%
01:20:36de la population adulte
01:20:37tandis que
01:20:38le nombre de clandestins
01:20:40avoisinerait
01:20:40le million d'individus
01:20:41j'imagine que ça vous inquiète
01:20:43mais vous allez nous dire
01:20:44ce que vous en pensez
01:20:45Les titres de séjour
01:20:46ont augmenté de 3%
01:20:47en un an
01:20:48au 31 décembre dernier
01:20:504,5 millions
01:20:51titres de séjour
01:20:52en cours de validité
01:20:53il n'y en avait jamais eu autant
01:20:54c'est un record
01:20:54Quel est votre commentaire ?
01:20:56Comment vous appréciez
01:20:57ces chiffres ?
01:20:58Je souris parce que
01:20:59c'est quand même
01:20:59assez drôle
01:21:00sur CNews
01:21:02vous allez voir
01:21:03une étude
01:21:03qui fait 600 pages
01:21:04quand même
01:21:05et vous allez retenir
01:21:06juste la petite histoire
01:21:07qui vous permet de dire
01:21:08oh quand même
01:21:09on a trop d'immigrés
01:21:10en France
01:21:10je vais aller regarder
01:21:11l'étude de l'Inet de près
01:21:12dans les conclusions
01:21:13dans les conclusions d'Inet
01:21:14que vous ne présentez pas
01:21:15ce matin
01:21:15il y a le fait
01:21:17que les nouveaux arrivants
01:21:18par exemple
01:21:18sont de plus en plus diplômés
01:21:20ça ce sont des chiffres
01:21:21de l'Inet
01:21:22permettez-moi
01:21:23permettez-moi
01:21:23d'aller au bout
01:21:24de ma démonstration
01:21:25et vous pourrez faire
01:21:25le commentaire
01:21:28vous pourrez faire
01:21:30les commentaires
01:21:30qui vous enchantent
01:21:31mais je vais au bout
01:21:32de ma démonstration
01:21:33dans cette étude
01:21:35les nouveaux arrivants
01:21:36sont de plus en plus diplômés
01:21:37avec une moyenne
01:21:37de Bac plus 3
01:21:39plus élevée
01:21:39dans les migrants
01:21:41que dans la population française
01:21:42il est démontré aussi
01:21:44dans cette étude
01:21:44qu'il y a un plus faible
01:21:45entre soi
01:21:46parmi ces migrants
01:21:4811% des descendants
01:21:49d'immigrés
01:21:50déclarent que presque
01:21:51tous leurs amis
01:21:52sont de même origine
01:21:54alors que c'est de 59%
01:21:55dans le reste
01:21:56de la population française
01:21:58et puis ça bat en brèche
01:21:59certaines idées
01:22:00sur le fondamentalisme religieux
01:22:02puisqu'il y a
01:22:03une baisse
01:22:04du nombre de personnes
01:22:05qui citent la religion
01:22:06bref
01:22:07je pourrais vous citer
01:22:08les conclusions
01:22:08qui sont assez vastes
01:22:10assez intéressantes
01:22:11parce que
01:22:111 million d'illégaux
01:22:13qu'est-ce que ça dit ?
01:22:14mais la situation
01:22:15de ces illégaux
01:22:16n'est pas
01:22:17contrairement à ce que
01:22:18vous pouvez penser
01:22:18pour la plupart d'entre eux
01:22:19ils arrivent en France
01:22:22de manière illégale
01:22:23la plupart d'entre eux
01:22:24je vous donne des exemples
01:22:25très concrets
01:22:26ce sont des étudiants
01:22:27qui obtiennent
01:22:28des titres de séjour
01:22:29puis qui obtiennent
01:22:30un emploi
01:22:30et parce qu'il y a
01:22:31des délais à la préfecture
01:22:33il y a
01:22:33donc ils s'installent
01:22:34en France illégalement
01:22:35via le titre étudiant
01:22:36c'est ce que vous nous décrivez
01:22:37non, ils s'installent
01:22:38en France
01:22:39légalement
01:22:39ils s'installent en France
01:22:40puisque vous voulez être précis
01:22:41c'est ça la réalité
01:22:42non, et bien soyons précis
01:22:43monsieur Desarres
01:22:44vous êtes un ressortissant
01:22:46d'une autre nationalité
01:22:47vous avez un titre de séjour
01:22:49et donc vous arrivez
01:22:50en France
01:22:51de manière légale
01:22:51vous êtes d'accord avec moi ?
01:22:53vous avez vos études
01:22:54vous trouvez un emploi
01:22:55donc vous êtes en droit
01:22:57de demander un titre de séjour
01:22:58vous faites votre demande
01:22:59à la préfecture
01:23:00il y a un délai de 3 mois
01:23:012-6 mois
01:23:02c'est ce système là
01:23:03qui crée de l'illégalité
01:23:04contrairement au fantasme
01:23:06alimenté matin, midi et soir
01:23:07par la sphère Bolloré
01:23:08qui consisterait à dire
01:23:09qu'on est envahi
01:23:11qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
01:23:11oui, moi j'assume de le dire
01:23:13la sphère Bolloré
01:23:14qui essaie de calquer
01:23:16une certaine image
01:23:17de la France
01:23:19fantasmée
01:23:19qui parlerait
01:23:20d'une menace
01:23:22migratoire
01:23:22et bien je vous ai donné
01:23:23aussi des chiffres
01:23:24de l'INED
01:23:25c'est diffamatoire
01:23:26c'est l'INED
01:23:27moi j'assume de dire
01:23:28que vous essayez
01:23:29l'Institut National
01:23:30des Études Démographiques
01:23:31oui, donc je vous ai expliqué
01:23:32les situations
01:23:33dans lesquelles
01:23:33des ressortissants
01:23:34pouvaient se retrouver
01:23:35en illégalité
01:23:36et j'assume de dire
01:23:37que vous le calquez
01:23:38une certaine image
01:23:39de la France
01:23:40et ce que démontre
01:23:41cette étude
01:23:41c'est que la France
01:23:43est un pays métissé
01:23:45est un pays mélangé
01:23:46à la sortie
01:23:46de la seconde guerre mondiale
01:23:47il y avait
01:23:48un français sur dix
01:23:49qui avait des parents
01:23:51d'origine étrangère
01:23:52aujourd'hui
01:23:52c'est un français sur trois
01:23:53ne vous en déplaise
01:23:54Romain Nezard
01:23:55c'est aujourd'hui
01:23:57l'image de la France
01:23:58ce qui est devenu
01:23:59notre pays
01:23:59elle est fruit
01:24:00de ce mélange
01:24:01de ce métissage
01:24:02c'est la nouvelle France
01:24:03dont parle
01:24:05Jean-Luc Mélenchon
01:24:06d'ailleurs
01:24:06Jean-Luc Mélenchon
01:24:07s'est précipité
01:24:08aux 20h de TF1
01:24:09pour annoncer
01:24:09qu'il allait être
01:24:11candidat
01:24:11à la présidentielle
01:24:14il a peur de Balibagayoko
01:24:15qui lui ferait de l'ombre
01:24:16non absolument pas
01:24:17vraiment
01:24:18vos questions
01:24:19me font rire ce matin
01:24:20je passe un bon moment
01:24:21moi aussi
01:24:22ravi que ce soit
01:24:23un bon moment partagé
01:24:24non franchement
01:24:24sérieusement
01:24:25il s'était évidemment
01:24:27préparé
01:24:27par notre procédure
01:24:29interne
01:24:30on a réuni
01:24:31nos instances
01:24:31nos militants
01:24:32il a été rapide
01:24:33votre procédure interne
01:24:34non non
01:24:34il y a eu une procédure
01:24:35qui a été décidée
01:24:36par nos militants
01:24:37votée par d'ailleurs
01:24:39beaucoup plus de militants
01:24:40que la désignation
01:24:41de Bruno Rotailleau
01:24:41comme candidat
01:24:43à l'élection présidentielle
01:24:44Balibagayoko
01:24:45fait partie des maires
01:24:46qui a été élu
01:24:48au premier tour
01:24:48en plus
01:24:49en Seine-Saint-Denis
01:24:50qui incarne
01:24:52ce qui fait peut-être
01:24:53un petit peu trembler
01:24:54là aussi
01:24:55certaines sphères
01:24:56de la Bollorée
01:24:56mais
01:24:58qui est très bon
01:24:59d'ailleurs
01:24:59oui
01:25:00je pense qu'il y a
01:25:00un très bon maire
01:25:01qui fait plein de choses
01:25:02aussi pour
01:25:05ses administrés
01:25:05et c'est ça qui compte
01:25:07avant tout
01:25:08parce qu'il y a
01:25:09tellement de problèmes
01:25:10de logement
01:25:10de services publics
01:25:12à Saint-Denis
01:25:13et donc
01:25:13qui répond à ces problématiques-là
01:25:14et donc moi je suis très fière
01:25:15qu'il participe activement
01:25:17à notre campagne
01:25:18et d'ailleurs
01:25:18le premier meeting de campagne
01:25:19aura lieu le 7 juin
01:25:21j'invite tout le monde à venir
01:25:22c'est le 7 juin
01:25:23à 15h
01:25:23à Saint-Denis
01:25:25ce sera l'occasion
01:25:26de rencontrer
01:25:26à la fois Balibagayoko
01:25:27et Jean-Luc Mélenchon
01:25:28vous verrez
01:25:28ils seront ensemble
01:25:29vous serez rationnés
01:25:29et vous voyez que tous les messages
01:25:30peuvent passer sur CNews
01:25:32et sur Europe 1
01:25:32et je vous en remercie
01:25:33et bien voilà
01:25:34merci beaucoup
01:25:34Manon Aubry
01:25:35d'être venue ce matin
01:25:36sur le plateau de la matinale
01:25:37de CNews
01:25:37et dans le sud d'Europe
01:25:38bonne journée à bientôt
01:25:39merci
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