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  • il y a 11 heures

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00:0420h, 21h, Les informés, Brigitte Boucher.
00:09Bonjour à tous, bienvenue dans Les informés sur France Info, la radio et France Info, la TV, canal 16.
00:15Votre rendez-vous de décryptage de l'actualité.
00:18Nous sommes ensemble pendant une heure, alors au menu de ce lundi, le périscolaire.
00:23Comment restaurer la confiance alors que s'est ouverte aujourd'hui une convention citoyenne consacrée à la protection de l
00:29'enfance ?
00:30Le patron de Canal+, voix rouge sur le tapis rouge de la Croisette, après une tribune de 600 auteurs
00:36du monde du cinéma, peut-il tourner le dos au grand écran ?
00:40La visite de Gérald Darmanin en Algérie, peut-elle faire avancer la libération de Christophe Glez ?
00:45Enfin, le projet de loi Riposte arrive au Sénat.
00:48Sera-t-il utile dans la lutte contre le narcotrafic ?
00:52Et qu'on est en débat avec nos informés ce soir.
00:55Alexandra Schwartz-Bord, bonjour.
00:56Bonjour.
00:56Merci d'être avec nous.
00:57Vous êtes directrice adjointe de la rédaction de Libération.
01:00Patrice Moyon, bonjour.
01:01Bonsoir.
01:02Bonsoir.
01:02Vous êtes éditorialiste à Ouest France.
01:04Tam Tranui, bonsoir Tam.
01:06Bonsoir.
01:06Directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat.
01:09Et Adeline Percept.
01:10Bonsoir Adeline, correspondante à la RTBF à Paris.
01:14Alors, je vous le disais justement, au début de cette émission,
01:17une convention citoyenne consacrée à la protection de l'enfance
01:21et à l'organisation des temps scolaires a été lancée ce lundi.
01:2480 parents parisiens vont y participer.
01:27Une initiative du nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
01:30qui a dû affronter pendant sa campagne les dérives du périscolaire.
01:34Il a fait de ce fléau la priorité de son mandat.
01:38Ce matin, sur RTL, il se voulait rassurant.
01:41Je veux dire aux parents qu'ils doivent avoir confiance.
01:44Il y a eu des erreurs de commise.
01:46Il ne faut pas mettre tous les professionnels dans le même panier.
01:49L'immense majorité d'entre eux sont de très grands professionnels
01:52dans la qualité d'accompagnement, etc.
01:54Nous avons mis des verrous maintenant d'urgence
01:56qui sont extrêmement efficaces.
01:57Je veux dire aux parents qu'ils doivent avoir confiance dans leur école.
02:02Alexandra Schwartbrod,
02:03le Parquet de Paris a ouvert une enquête sur 84 écoles maternelles,
02:08une vingtaine d'élémentaires, une dizaine de crèches.
02:11C'est ce qu'a annoncé hier la procureure de Paris, Laure Becaud,
02:14qui a également précisé que tous les arrondissements de la capitale
02:17étaient concernés.
02:18Est-ce que ça, c'est véritablement de nature
02:20à rassurer les parents quand on entend ce que vient de dire Emmanuel Grégoire ?
02:23Non, forcément.
02:25Quand on a entendu ça ce matin, cette information,
02:29évidemment, tout le monde est inquiet.
02:31Mais je pense qu'il faut bien remettre les choses.
02:35Il n'y a aucune raison qu'il y ait ce genre de comportement
02:40ait lieu uniquement dans trois, quatre écoles.
02:44C'est, je pense, un problème de fond.
02:46Il n'y a pas de raison que ça ne se passe qu'à Paris,
02:49que des actes de ce type-là ne se soient passés qu'à Paris.
02:52Je pense que ça concerne l'ensemble du pays.
02:55Ça concerne même peut-être d'autres pays.
02:56Simplement, ces violences, jusqu'à présent, on ne les entendait pas.
03:01Les parents, les enseignants ne les entendaient pas.
03:03Maintenant, tout le monde sait que des violences sexuelles de ce type sont possibles et se produisent.
03:11Donc, je pense que le petit point positif, c'est que maintenant, tout le monde sait
03:16et personne ne peut fermer les yeux.
03:18Et ce qu'a entrepris Emmanuel Grégoire, il était plus que temps.
03:22Mais je pense qu'il faut remettre tout ce système sur la table.
03:26C'est-à-dire qu'il y a un problème de formation.
03:28Il y a un problème d'embauche.
03:29Il faut que les embauches dans le périscolaire soient beaucoup plus passées au crible,
03:35avec le CV, le passif, de tout.
03:38On va en venir justement aux solutions dans un tout petit instant.
03:41Aline Percep, on est face à un phénomène généralisé,
03:45comme semble le dire Alexandra Schwartbrod,
03:47avec une libération de la parole, avec une prise de conscience aussi ?
03:50On est sur un problème systémique.
03:54Le simple chiffre qui avait été établi par la civile,
03:58c'est 160 000 viols et violences sexuelles commises sur les enfants,
04:02alors pas seulement à l'école, mais par an, chaque année en France.
04:05Et l'impunité est totale, puisque quand on regarde en face les chiffres
04:09des auteurs, des pédocriminels qui sont traduits devant la justice
04:13et qui sont condamnés, c'est 1 à 3%.
04:15Donc le problème est systémique, et pas que dans l'école,
04:18dans tous les milieux, en réalité, où il y a des enfants.
04:22L'autre, les autres problèmes systémiques, c'est que,
04:25un, d'abord, vous n'êtes pas obligé de déclarer un accueil périscolaire.
04:30Alors là, ça concerne la province, pardon les régions,
04:34les petites communes, en l'occurrence,
04:38ne sont souvent, 40% d'entre elles, ne le déclarent pas.
04:42Ça, c'est un rapport de l'AMF.
04:44Donc quand vous ne déclarez pas un accueil périscolaire,
04:47déjà, comment vous voulez surveiller un petit peu les choses ?
04:49C'est compliqué.
04:51Donc il y a plein de problèmes comme ça.
04:52Et ce que demandent les associations, par exemple,
04:55pour revenir à ce qu'on peut faire là tout de suite maintenant,
04:58c'est, quand on recrute,
05:02de demander les antécédents judiciaires.
05:04C'est très précis, c'est un document où on voit
05:08toutes les plaintes qui ont été portées contre une personne,
05:12et pas seulement les condamnations.
05:14Et ça, ce serait évidemment de nature à rassurer, nous, les parents.
05:18Les parents, évidemment.
05:19Tam Tranu, il y a une proposition de loi
05:20qui est issue de la commission Bétarame
05:22qui va arriver au Parlement.
05:24Alors, on voit bien, comme on le disait,
05:26c'est que ça n'épargne personne,
05:27ni le public, ni le privé, d'ailleurs.
05:30Est-ce que ça peut apporter des réponses, justement, au périscolaire ?
05:34En partie, effectivement, cette proposition de loi
05:37qui émène des travaux qui ont été menés par Violette Spilbout
05:39et Paul Vannier avaient quand même contribué
05:42à mettre en lumière des problèmes très graves
05:45qu'il y avait pu avoir à Bétarame
05:47et plus largement dans l'enseignement privé.
05:49Et je suis tout à fait d'accord avec vous.
05:50On a vu ça dans l'enseignement privé,
05:52on voit ça dans le périscolaire public,
05:54on a vu ça dans l'église,
05:56on a vu ça dans les clubs de sport.
05:58Donc, je pense que c'est quand même...
05:59Faites partout où il y a des relations avec les enfants,
06:01adultes et enfants.
06:02Et même, on se rappelle très bien ce que disait
06:04Jean-Marc Sauvé à l'issue de ses travaux,
06:06il disait, par exemple, dans l'église,
06:07que c'était systémique
06:08et même qu'il y avait eu la recherche
06:09de certaines carrières, c'est terrible à dire,
06:12dans l'église, parce que recherche de proximité
06:14avec l'enfant et des personnes vraiment déviantes
06:16qui avaient cherché à s'orienter.
06:17On peut imaginer qu'on est également
06:19dans ce type de positionnement-là,
06:21par exemple, dans le périscolaire.
06:24Et effectivement, ça peut venir répondre
06:26à ce qu'on voit dans le périscolaire,
06:27vers la proposition de loi Betarame,
06:30qui va être examinée d'ici quelques jours
06:32à l'Assemblée nationale.
06:34La reconnaissance solennelle par la nation
06:35des violences commises sur les enfants,
06:37c'est symbolique, mais c'est important.
06:39La création d'un fonds d'indemnisation,
06:42les contrôles d'honorabilité.
06:43Le contrôle, c'est quand même un sujet
06:45extrêmement important.
06:46Il faut des contrôles réguliers,
06:47il faut des détections.
06:49C'est d'ailleurs ce que demandent,
06:49effectivement, les parents.
06:50Ils demandent aussi des choses
06:51qui paraissent assez évidentes.
06:53Ils demandent des binômes mixtes
06:55pour surveiller les enfants.
06:57Ils demandent un trombinoscope,
06:58par exemple, à Paris.
06:59C'est une des premières choses
07:00qui a été demandée.
07:01Et pour l'instant, tout le monde a dit
07:02que c'était impossible à faire.
07:03Parce que ce qu'il faut savoir,
07:04c'est que la directrice
07:06ou le directeur de l'école
07:07laisse en fait son établissement
07:09à des animateurs du périscolaire
07:11dont parfois, elle ne sait rien.
07:12Ou il ne sait rien.
07:13Ce n'est pas le directeur de l'école
07:15qui est responsable
07:16au moment où c'est le périscolaire
07:18qui prend en charge les enfants.
07:19C'est la mairie.
07:20Patrice Moyon,
07:23pour Ouest France.
07:24On voit l'ampleur de ce phénomène.
07:26Il y a un premier procès
07:28qui s'est tenu là très récemment,
07:29le 5 mai,
07:30avec une peine de 18 ans
07:31requise à l'encontre d'un animateur.
07:33La décision est attendue pour le 16 juin.
07:35Et puis, il y a un animateur
07:36d'une vingtaine d'années
07:36qui a également été placé
07:38en détention provisoire fin avril.
07:40On n'en est qu'au début, là,
07:43des révélations
07:44et de l'action judiciaire ?
07:46Alors, on n'en est qu'au début,
07:47effectivement.
07:48Je pense que ce qui est positif
07:49dans le scandale,
07:50d'une certaine façon,
07:52qui a été révélée à Paris,
07:53c'est qu'on voit effectivement
07:55que ça ne touche pas
07:56que les établissements publics,
07:58ça ne touche pas que Paris,
07:59puisque la haute commissaire
08:00à l'enfance,
08:01Sarah Elahiri,
08:02a fait procéder
08:03à une vaste vérification,
08:06650 000 demandes
08:08d'honorabilité
08:09pour vérifier
08:10qu'il n'y avait pas eu
08:10de condamnation,
08:11pas d'inscription
08:12aux casiers judiciaires
08:12ou pas d'inscription
08:14aux fichiers
08:15des auteurs
08:15d'infractions sexuelles.
08:17Il y a quand même eu
08:182 980 personnes
08:20qui, à la suite
08:20de ces contrôles,
08:22ont été écartées.
08:23Donc, ça veut bien dire,
08:24effectivement,
08:24qu'il y avait d'abord
08:25qu'il y avait un angle mort,
08:27puisqu'on ne vérifiait pas,
08:29et puis deux,
08:30qu'il y a un vrai travail
08:32de fond à conduire
08:34à la fois sur le plan judiciaire,
08:36la répression,
08:37et puis aussi,
08:37probablement aussi,
08:39à l'échelle de la société,
08:40de l'éducation tout de même.
08:41Alexandra Chouard-Borde,
08:42il a bien réagi,
08:43Emmanuel Grégoire,
08:44parce que bon,
08:45là, il se veut rassurant,
08:47mais il a déjà annoncé
08:48un plan d'action
08:49de 20 millions d'euros,
08:51avec donc,
08:51on parlait du suivi judiciaire
08:53tout à l'heure,
08:54après,
08:54avec une véritable transparence
08:56sur le recrutement,
08:57la formation.
08:58C'est un premier pas important ?
09:01Ah bah oui,
09:01je pense.
09:03Et quand il a dit
09:04que pour lui,
09:04ce serait une priorité,
09:06quand il était candidat,
09:07ce qu'il y a,
09:08c'est que maintenant,
09:08il faut qu'en effet,
09:09ce soit le cas.
09:10C'est-à-dire qu'il faut
09:11qu'il y ait des éléments concrets,
09:12il faut que ce dossier avance,
09:14il faut que les parents
09:14soient rassurés,
09:15il ne faut pas
09:16qu'ils soient justes
09:17dans l'incantation,
09:18parce que là,
09:19je pense que beaucoup de gens
09:20l'attendent au tournant.
09:21On a bien vu,
09:23comme pendant la campagne électorale,
09:25beaucoup ont essayé,
09:26justement,
09:27d'attaquer
09:28la mairie de Paris là-dessus.
09:30Donc là,
09:31il faut des preuves.
09:33Il faut des preuves
09:34que le dossier avance,
09:36il faut que,
09:37justement,
09:37toutes les plaintes
09:38soient traitées
09:39le plus rapidement possible,
09:40parce que c'est vrai
09:40qu'on peut comprendre
09:42les parents
09:43qui portent plainte
09:44et rien ne se passe.
09:46C'est parce qu'on sait
09:47que la justice,
09:48les lenteurs de la justice,
09:50on les connaît,
09:50mais sur des sujets comme ça,
09:52ils ne peuvent pas
09:52se permettre d'attendre,
09:53comme ça,
09:54de ne pas savoir
09:54quoi faire de leur enfant,
09:56est-ce qu'ils le laissent
09:56et est-ce qu'ils ne le laissent pas.
09:58Donc,
09:58il y a un problème
09:59de rapidité
10:00pour traiter les plaintes
10:02et encore une fois,
10:04simplement,
10:05on est dans un moment
10:06charnière,
10:07c'est-à-dire que là,
10:08tout est en train de sortir
10:10des sujets,
10:11des problèmes
10:12qui n'étaient,
10:13encore une fois,
10:13pas entendus jusque-là.
10:15Là,
10:15tout est en train de sortir,
10:16je pense qu'il faudra
10:17un peu de temps
10:18pour que les choses
10:20se mettent en place,
10:21qu'une nouvelle réglementation
10:22se mette en place,
10:23mais le côté positif,
10:25quand même,
10:25c'est que plus rien
10:27ne se fera comme avant.
10:29Ça,
10:29c'est évident,
10:30parce que maintenant,
10:31la prise de conscience
10:32serait trop grande
10:33et donc,
10:34là,
10:35il va y avoir des...
10:36Enfin,
10:36ce sujet va être traité
10:38et je pense bien traité
10:40et de toute façon,
10:41tout le monde maintenant
10:41sera vigilant
10:42pour qu'on ne retombe pas
10:44dans les lenteurs
10:45ou en tout cas,
10:46pour que ça ne tombe plus
10:48dans un trou noir,
10:48ce genre de plainte
10:49comme ça l'était jusque-là.
10:51Aline Percept,
10:51il y aura aussi
10:52une revalorisation peut-être
10:53de la parole des enfants
10:56qui, demain,
10:56sera peut-être plus écoutée
10:57qu'elle ne l'a été
10:58par le passé ?
10:59Oui,
11:00la parole des enfants,
11:01en fait,
11:01on s'est aperçu
11:02et c'est pour ça
11:02que les associations
11:04de parents demandent
11:05des trombinoscopes,
11:06c'est qu'en fait,
11:07on s'est aperçu
11:08que la plupart
11:08des violences sexuelles
11:10sont pratiquées
11:11sur des enfants
11:11qui sont en maternelle
11:13et donc,
11:14ils n'ont pas la capacité
11:15de décrire,
11:17parfois,
11:17ils n'ont pas du tout
11:18la capacité,
11:19en réalité,
11:19de décrire
11:20ce qui leur est arrivé
11:21ou pourquoi ils ne veulent pas
11:22aller à tel endroit
11:23et en l'occurrence,
11:24dans un accueil périscolaire
11:25où ils auraient été
11:26victimes de violences.
11:29Donc,
11:30au-delà des incantations,
11:32il va falloir faire
11:33toutes ces procédures-là.
11:35Il faut aussi se rendre compte
11:36qu'à Paris,
11:36il y a 15 000 agents
11:37périscolaires,
11:38c'est évidemment
11:39un macro-employeur
11:41dans un système
11:43où les agents
11:44sont très mal payés.
11:45C'est une,
11:46il faut le rappeler quand même,
11:47c'est une profession
11:48qui est complètement dévalorisée.
11:49Alors, les salaires,
11:50c'est entre 600 et 1 800 euros net,
11:53donc il est aussi prévu
11:54de les revaloriser.
11:55Mais est-ce que ça,
11:56ça peut faire
11:57qu'on tombe sur des personnes
11:58qui sont plus fiables
11:59que d'autres ?
11:59Ça fait que vous n'avez
12:00pas de candidat
12:01et donc vous prenez
12:02un peu ce qui arrive.
12:03Et l'un des problèmes
12:04dans les affaires
12:05qui sont en train
12:06de tomber en ce moment,
12:07c'est que ça s'est fait
12:08par cooptation.
12:10Quand vous êtes déjà
12:12pédocriminel
12:12et déjà dans un système
12:14et que vous cooptez
12:15d'autres pédocriminels,
12:16ça pose question.
12:17Enfin, je veux dire,
12:18ce n'est pas établi encore,
12:19mais il y a des soupçons
12:20comme ça.
12:21Certains avocats
12:22parlent de ça.
12:23Dame Tranouille ?
12:23Oui, juste pour dire
12:24qu'on ne parle pas
12:25que de violences sexuelles
12:26et de pédocriminalité,
12:27on parle aussi
12:28énormément de ce qu'on peut
12:29appeler de violences ordinaires,
12:31de paroles extrêmement violentes,
12:33d'intimidation,
12:35d'enfants qui se font
12:36tirer les cheveux, etc.
12:37Et là, on comprend
12:38qu'il y a eu effectivement
12:39un énorme système
12:40qui s'est mis en place,
12:41des personnes non formées.
12:43Donc, heureusement,
12:44ça ne va pas toujours
12:45au niveau aussi grave
12:46qu'effectivement,
12:47le viol ou l'agression sexuelle.
12:50Et on a vu, bien sûr,
12:52qu'il y a un énorme sujet
12:52de turnover,
12:53puisque c'est un sujet
12:55où vous avez des vacations
12:56de quelques heures
12:58avec des personnes
12:59qui ont été recrutées
13:00en quelques minutes.
13:01D'ailleurs,
13:02lorsque le sujet a été sorti,
13:04ça a été notamment
13:04par l'émission
13:05Cache Investigation.
13:06On avait vu la journaliste
13:06comment elle avait réussi
13:07à se faire embaucher
13:08en dix minutes,
13:10sans aucune formation.
13:11C'est vrai qu'on n'a pas
13:12très regardé sur l'embauche.
13:13Voilà, on avait quand même
13:15pu constater cela.
13:16Il y a quand même
13:16un sujet aussi,
13:17dire qu'on ne peut pas dire
13:18non plus que l'intégralité
13:19des agents du périscolaire
13:21à Paris pose problème.
13:23Aujourd'hui,
13:23il y a une grève,
13:25il y a effectivement
13:2516 000 agents.
13:26Alors, il y a 7 syndicats
13:27d'animateurs périscolaires
13:28qui ont appelé à la grève
13:29du 11 au 22 mai,
13:30parce que ça jette
13:31évidemment le propre
13:31sur toute une profession,
13:33une formation.
13:34qui sont tous considérés
13:35comme des violeurs potentiels,
13:37en puissance,
13:38des personnes toutes violentes.
13:40Voilà, sur 16 000 personnes,
13:41il y a 78 personnes
13:42qui ont été suspendues.
13:44Donc voilà,
13:45il faut quand même
13:45remettre aussi l'équilibre
13:49et essayer d'expliquer
13:50un petit peu tout ça.
13:51Mais voilà,
13:51c'est difficile d'avoir
13:52un discours équilibré
13:53lorsqu'on répond à la fois
13:54à la détresse,
13:55très intense des familles,
13:57ne pas être dans la surréaction
13:58et puis effectivement
13:59pas entièrement
14:01mettre par terre
14:02non plus le système.
14:02En fait, on a besoin
14:03quand même les parents.
14:04Le fait est que
14:05tout le monde a besoin
14:06aujourd'hui du périscolaire.
14:08Tout le monde ne peut pas
14:08aller chercher son enfant,
14:10notamment à 15h à Paris,
14:11puisque c'est le cas
14:12quand même deux jours
14:13par semaine.
14:14C'est impossible
14:15pour toute personne
14:15qui travaille.
14:16Alors, on l'a dit,
14:17Patrice Moyon,
14:18ça se gère au niveau
14:19de la commune,
14:20de la ville.
14:22Pour autant,
14:23est-ce que l'éducation nationale
14:24n'est pas complètement
14:25aux abonnés absents ?
14:26On n'est quand même
14:26pas très loin
14:28du système scolaire ?
14:29On n'est pas très loin
14:30du système scolaire.
14:31Cette affaire,
14:32elle a montré aussi
14:33la segmentation,
14:35en fait.
14:36C'est-à-dire qu'on ne demandait
14:38pas les mêmes documents
14:39selon qu'on était
14:40effectivement dans un IME,
14:42en accueil périscolaire,
14:44dans une école maternelle.
14:47Il y a un travail
14:50de rationalisation
14:51à faire aussi,
14:52c'est-à-dire exiger
14:53les mêmes choses
14:54pour tout le monde
14:54dès lors qu'on accueille
14:56des enfants.
14:58C'est vrai que le rôle
14:59de l'éducation nationale,
15:00Alexandra Schwartzberg,
15:01il vous interpelle
15:02ou vous dites
15:03en fait non,
15:04ce n'est pas à eux
15:05de réagir ?
15:06Je pense que c'est
15:09à l'ensemble
15:09de la société
15:10de réagir.
15:11C'est à l'ensemble,
15:12enfin,
15:12tous les...
15:13Je pense que l'éducation nationale
15:15a aussi son mot à dire,
15:17bien sûr,
15:17mais encore une fois,
15:19c'est un problème
15:19de société,
15:20d'abord.
15:21et ça touche
15:23les violences sexuelles.
15:25On voit bien
15:25qu'on a de plus en plus
15:26de cas qui sont...
15:27Il y a eu Bétarame,
15:28il y a eu...
15:29Que ce soit dans le privé,
15:30dans le public.
15:31Ça ne concerne pas,
15:32il ne faut pas croire
15:33que ça concerne juste
15:36un petit milieu,
15:37un petit noyau
15:38d'école ou de...
15:39Non,
15:40c'est un problème
15:41de société.
15:42Et maintenant,
15:44pendant des années,
15:45pendant des décennies,
15:47on a laissé...
15:48On a laissé faire,
15:49on n'a pas entendu
15:50la détresse
15:52d'enfants
15:54ou de parents
15:56qui tiraient
15:57la sonnette d'alarme.
15:58Maintenant,
15:58on sait.
15:59Mais je pense
15:59que l'éducation nationale,
16:01le gouvernement,
16:02dans son ensemble,
16:03doit être conscient
16:04de ce problème
16:05et s'en saisir
16:06à tous les niveaux
16:07de la société.
16:08Aline Percep,
16:09il y a cette convention
16:10citoyenne
16:10qui s'est ouverte
16:12aujourd'hui,
16:13qui arrive après
16:14une autre convention
16:15citoyenne
16:15sur le temps scolaire.
16:17Est-ce qu'elle peut apporter
16:18des réponses concrètes
16:19à ce problème
16:20du périscolaire ?
16:22Je pense que
16:23ce qu'essaye de faire
16:25Emmanuel Grégoire,
16:26c'est de faire participer
16:27tous les acteurs
16:28qui sont autour
16:30des enfants.
16:31Les parents,
16:32mais comme vous le disiez,
16:33aussi l'éducation nationale
16:34et tout le monde
16:35dans un même endroit
16:37pour essayer
16:38de réfléchir.
16:41le temps va être long
16:42de mettre en place
16:44tout cela.
16:44Parce que quand on parle
16:46de recrutement,
16:46on ne parle pas
16:47de changements
16:47qui se font du jour
16:48au lendemain.
16:49Quand on parle
16:49de mise en place
16:51de communication,
16:52et souvent,
16:53c'est ce qui s'est passé
16:54parce qu'une directrice
16:55ou un directeur d'école,
16:56il peut avertir
16:57sa hiérarchie,
16:58mais sur le périscolaire,
17:01ce n'est évidemment
17:02pas l'éducation nationale
17:03qui est compétente,
17:04c'est la ville.
17:05Donc,
17:06il y a eu
17:07de la déperdition
17:08d'informations
17:08et pas forcément
17:09du fait
17:10de l'éducation nationale,
17:11mais c'est parce que
17:12ça se perd dans les rouages.
17:13Et donc,
17:13tout ça,
17:14je pense que ce sont
17:15des pratiques,
17:16en fait,
17:17qu'il faut entièrement changer
17:18et cela va forcément
17:20prendre du temps.
17:21Alors,
17:22cette Convention citoyenne,
17:23elle a pour but aussi
17:23de revoir le temps scolaire.
17:26Alors,
17:27le maire de Paris,
17:28lui,
17:29plaide pour 4 jours et demi,
17:30la Convention,
17:31c'est en l'enfant,
17:32plaider pour 5 jours,
17:33d'autres pour 4 jours.
17:34Est-ce que ça,
17:35ça rentre dans le cadre
17:37du périscolaire ?
17:38Est-ce qu'il faut
17:39modifier le temps scolaire
17:41parce que finalement,
17:42on n'arrive pas peut-être
17:42à régler ce problème
17:43du périscolaire ?
17:44Sincèrement,
17:46moi,
17:46je n'ai pas bien compris
17:47l'articulation
17:48qu'il y avait
17:49entre le problème
17:49des violences
17:50faites aux enfants,
17:52le temps périscolaire
17:54et le scolaire aujourd'hui.
17:55Parce que,
17:55bon,
17:56le sujet du périscolaire,
17:58que vous soyez sur
17:594 jours,
18:004 jours et demi
18:01ou 5 jours,
18:02de toute façon,
18:03vous en aurez besoin.
18:04Voilà,
18:04à Paris,
18:05je disais,
18:072 jours par semaine,
18:08les cours,
18:09l'école s'arrête
18:10à 15h,
18:10vous rentrez dans
18:11les activités périscolaires,
18:12mais ensuite,
18:13vous avez,
18:14quoi qu'il arrive,
18:14pour beaucoup d'enfants,
18:15du centre de loisir,
18:16qu'il s'agisse du soir
18:18ou du matin,
18:19c'est la même chose
18:20dans un certain nombre
18:22de villes.
18:22La plupart des villes,
18:23aujourd'hui,
18:24par exemple,
18:25dans le pourtour
18:26de Paris,
18:27sont plutôt repassés,
18:29elles,
18:29aux 4 jours,
18:31avec des journées
18:32jusqu'à 16h30.
18:33Le problème du périscolaire,
18:34il peut se poser
18:35de 16h30 à 18h,
18:37il peut se poser
18:37dans la pause méridienne.
18:39Donc,
18:39je pense que ce sujet-là,
18:41il ne porte pas
18:42sur les violences.
18:43Enfant,
18:43il y a une question,
18:44effectivement,
18:44de bien-être,
18:45d'organisation.
18:46C'est un débat
18:47qu'on avait eu
18:47à l'époque,
18:48effectivement,
18:49des rythmes scolaires.
18:50Donc,
18:50ça,
18:50c'est une question
18:50de bien-être profond,
18:52de savoir si un enfant
18:54passe une meilleure journée,
18:56bien si,
18:56dans l'après-midi,
18:58il y a plus
18:58d'activités artistiques,
19:01ludiques,
19:01sportives,
19:02et auquel cas,
19:02ça n'a pas forcément
19:03à être géré
19:04par les enseignants.
19:05Mais,
19:05j'allais dire,
19:06moi,
19:06je ne trouve pas
19:07que ces sujets-là,
19:08forcément,
19:09devaient être pris
19:10dans le même,
19:12être mis dans le même sac.
19:14J'étais assez surprise
19:15quand Emmanuel Grégoire
19:16les a abordés directement,
19:17même si je sais
19:18que ça faisait partie
19:19des sujets régulièrement
19:20remis sur la table,
19:21notamment par les familles.
19:22Et je pense qu'il vaut mieux
19:23en effet ne pas les mélanger
19:25parce que c'est un sujet
19:26qui a tendance à hystériser
19:27un peu les débats,
19:28les rythmes scolaires
19:29parce que les parents
19:30n'ont pas les mêmes besoins
19:32que les enfants.
19:34Et qui pourraient faire
19:35peut-être passer
19:36le sujet du périscolaire
19:37un peu au second plan.
19:38Le sujet du périscolaire
19:39est trop important
19:40en ce moment
19:41pour qu'il passe au second plan
19:42et les rythmes scolaires.
19:44On a eu tellement de débats
19:45sur le sujet
19:46et chaque fois,
19:47ça s'est mal passé,
19:48chaque fois,
19:48c'est tombé dans un trou noir.
19:50Donc,
19:50je pense qu'il ne faut vraiment
19:52pas mélanger les choses,
19:53je suis d'accord.
19:53Et il faut traiter d'abord
19:55ce problème du périscolaire
19:57en mettant tout le système
19:59sur la table
20:00et en revoyant tout
20:02de fond en compte.
20:03Mais en effet,
20:03ça ne se fera pas
20:04d'un claquement de doigts
20:05parce que comme il faut
20:05tout remettre sur la table,
20:07ça va être un peu long.
20:0820h24 sur France Info.
20:10On va se poser une question
20:11à présent.
20:12Le cinéma et la politique
20:13font-ils bon ménage ?
20:15Une tribune signée
20:15par 600 professionnels
20:17du monde du cinéma
20:17provoque la colère
20:18de Maxime Saada,
20:20le patron de Canal+,
20:21le plus gros financeur
20:22du cinéma
20:23en plein festival de Cannes.
20:24Il ne veut donc plus
20:25dérouler le tapis rouge
20:26à des acteurs
20:27comme Juliette Binoche,
20:28Soin Arlo
20:29ou encore Jean-Pascal Zaddy,
20:30tous signataires de ce texte
20:32qui dénoncent,
20:32je cite,
20:33l'emprise grandissante
20:34de l'extrême droite.
20:36Rappelons que l'actionnaire
20:37de Canal+,
20:38n'est autre que l'âme d'affaires,
20:39Vincent Bolloré,
20:41le président du CNC,
20:43le Centre National du Cinéma,
20:44Gaëtan Bruel,
20:45qui ne se reconnaît pas
20:46dans cette tribune,
20:46a voulu temporiser.
20:47C'était ce matin
20:49sur France Inter.
20:50Vous savez,
20:51notre modèle,
20:51il a trois piliers fondamentaux,
20:53France Télé,
20:54Canal+,
20:54et le CNC.
20:55Et à un moment
20:55où effectivement
20:56on devrait être plus unique
20:57que jamais,
20:58j'ai un certain sentiment
20:59de gâchis.
21:00Sur les propos
21:01de Maxime Saada,
21:02j'ai du mal à croire
21:03que ce soit autre chose
21:05qu'une réaction à chaud.
21:08Alexandre Schwarzbord,
21:08je vous interroge
21:09parce que cette tribune
21:10elle est parue
21:10dans Libération,
21:11mardi,
21:12et elle a connu
21:13un écho redentissant hier
21:15avec la réaction
21:16du patron de Canal+,
21:17en pleine quinzaine canoise.
21:19Est-ce que c'est
21:20une simple réaction à chaud
21:22comme on vient de l'entendre
21:23et comme le dit
21:23Gaëtan Bruel ?
21:25Alors oui et non.
21:26On sait que chez Bolloré,
21:27ils sont assez coutumiers
21:28des coups de sang
21:29parce que souvenez-vous
21:30dans le même registre,
21:32l'éviction
21:33d'Olivier Nora,
21:35le patron de Grasset,
21:36ça s'est fait un jour
21:37où Vincent Bolloré a dit
21:38j'en ai marre de ce type,
21:40vous me le virez.
21:41Mais ça s'est fait comme ça
21:42en un claquement de doigts
21:44et sur un coup de sang.
21:46Et je pense qu'il l'a peut-être
21:47regretté un peu après
21:48quand on a vu
21:49ce qui s'est passé
21:50avec tous les auteurs
21:52qui ont voulu partir.
21:53Ils veulent partir,
21:54ils veulent quitter,
21:54et là c'est un peu pareil.
21:56Je pense que Saada,
21:58il a eu un coup de sang.
22:02Apparemment,
22:03d'après ce que nous racontent
22:04nos envoyés spéciaux
22:06sur la croisette,
22:08c'est assez chaud
22:09l'ambiance là-bas
22:10parce que du coup
22:10les films financés
22:12par Canal+,
22:13sont hués,
22:14il y a des sifflés,
22:15il y a maintenant,
22:16il est de bonne alloi
22:17de mettre un petit badge
22:20en zap Bolloré.
22:21Donc je ne suis pas sûre
22:22que ces coups de sang
22:23soient une bonne stratégie.
22:26Je pense qu'il faut en effet
22:27essayer de calmer le débat,
22:30surtout que ce coup de sang,
22:32finalement justifie,
22:33à la limite,
22:34montre que la peur
22:35des signataires
22:36de cette pétition
22:37est justifiée.
22:38Parce que si on en vient,
22:39si Canal+,
22:40en vient à faire
22:41des listes noires
22:43de comédiens
22:44ou de réalisateurs,
22:45de producteurs
22:45qu'on ne fera plus travailler,
22:47ça montre qu'en effet,
22:48il y a le feu au lac.
22:49Et il y a d'autant plus
22:50le feu au lac
22:51qu'évidemment,
22:52il ne vous a pas échappé
22:52qu'on entre dans une période
22:54de campagne électorale
22:55où l'extrême droite
22:56est en pôle position.
22:57Et donc,
22:59il y a en effet,
22:59après l'affaire Grasset,
23:02le milieu de la culture
23:03a très très peur
23:04de l'emprise
23:05de l'extrême droite
23:06sur la culture.
23:08Patrice Moyet,
23:09est-ce qu'effectivement,
23:10on peut,
23:11avec toutes ces affaires,
23:13se dire que le divorce
23:14est consommé
23:14entre la droite de la droite
23:15et le monde de la culture ?
23:18Entre la droite de la droite
23:19et la culture,
23:20oui,
23:20on peut dire
23:21que le divorce est consommé.
23:22Et que quand on entend
23:23la volonté
23:24de faire disparaître
23:25le CNC,
23:26on perdrait un instrument
23:28qui est extrêmement utile
23:30pour à la fois
23:30pour le cinéma français,
23:32pour le rayonnement
23:32de la culture française.
23:34Et on voit que
23:35l'organisation quand même
23:37du système français
23:38est très originale
23:40en Europe
23:40et qu'elle a permis,
23:41quand on compare par exemple
23:42avec l'Italie,
23:43qui avait un cinéma
23:44qui était extrêmement florissant,
23:46donc elle a permis
23:47de résister.
23:48Et d'ailleurs,
23:49l'ambition première
23:51de Vincent Bolloré,
23:52c'était de faire rayonner
23:53la culture française.
23:53Maintenant,
23:54il faudrait aussi
23:55qu'il accepte
23:57le pluralisme.
23:59Le vrai sujet,
24:00il est quand même économique,
24:01c'est-à-dire le poids
24:02dominant aujourd'hui
24:03de Vincent Bolloré
24:04dans l'édition,
24:07dans la diffusion,
24:09la production,
24:10et puis bientôt
24:10avec la prise de contrôle
24:12des salles de cinéma
24:13avec l'UGC
24:14dont il détient déjà
24:1534%.
24:16Aldine Persette,
24:16c'est vrai que ce poids
24:17de Canal+,
24:18dans le financement
24:19du cinéma,
24:20il est très très important.
24:21170 millions
24:23pour la production
24:23de long-métrage
24:24et la coproduction
24:25de la moitié
24:26des films
24:27qui sortent au cinéma.
24:28C'est un acteur
24:29incontournable aujourd'hui ?
24:30Oui, c'est un acteur
24:31incontournable.
24:32Moi, je suis un peu,
24:34franchement,
24:34je suis un peu surprise
24:35que les gens soient surpris
24:36parce que Vincent Bolloré,
24:39on sait,
24:39c'est documenté
24:40depuis des années maintenant
24:41qu'il a un projet politique,
24:43évidemment.
24:45Il n'est pas là
24:45pour racheter,
24:47pour racheter.
24:47Enfin, je veux dire,
24:48il a un projet politique.
24:49Souvenez-vous,
24:50il y a 10 ans,
24:51en 2016,
24:51il y a une rédaction entière
24:53e-télé
24:53qui est partie
24:54parce que Vincent Bolloré
24:56et ses coups de sang,
24:57il voulait maintenir
24:58Jean-Marc Morandini
25:00à l'antenne.
25:00Ce qu'il a fait,
25:01une rédaction entière
25:02de journalistes
25:03qui sont partis
25:04et qui ont juste
25:06été au chômage après.
25:07Enfin, je veux dire,
25:08voilà,
25:08et ça continue
25:10avec le monde de l'édition,
25:11ça continue avec le cinéma.
25:12Aujourd'hui, en revanche,
25:13le cinéma est très fragilisé.
25:15Canal a déjà baissé
25:17sa contribution
25:18de 35% l'année dernière.
25:20On ne peut pas dire
25:21que le service public
25:22soit en train d'augmenter
25:24ses budgets non plus.
25:25Donc, il y a une vraie thématique.
25:27Il y a en plus
25:27la concurrence des plateformes.
25:29Il y a une vraie thématique
25:29de financement
25:30du cinéma français
25:32et francophone.
25:33Je me permets de le dire
25:34pour nos amis belges,
25:35évidemment.
25:36Vous êtes à la RTBF,
25:37on le précise.
25:39Dans un tout petit instant,
25:39Tam Tranui,
25:40je vais vous donner
25:40la parole
25:41et on va poursuivre
25:42ce débat autour
25:44du cinéma
25:44et de la politique
25:45en s'intéressant notamment
25:46à la liberté d'expression.
25:48Mais il est 20h30
25:49sur France Info
25:51et c'est le journal
25:51d'Emmanuel Langour.
25:58Au 80e jour
25:59de la guerre
26:00lancé contre l'Iran,
26:01le trafic
26:01dans le détroit d'Ormuz
26:03a légèrement augmenté
26:04la semaine dernière
26:05après avoir atteint
26:05un plus bas
26:07en temps de guerre.
26:07Les gardiens
26:08de la révolution iraniens
26:10menacent désormais
26:11de faire payer
26:12l'utilisation
26:12des câbles sous-marins
26:14de ce détroit d'Ormuz.
26:16L'ONU exige de son côté
26:18qu'Israël prenne
26:19toutes les mesures possibles
26:20pour empêcher
26:21des actes de génocide
26:22à Gaza.
26:23Dans un nouveau rapport,
26:25le Haut-Commissariat
26:25des Nations Unies
26:27aux droits de l'homme
26:28dénonce en effet
26:29des signes
26:29de nettoyage ethnique
26:30observés
26:31dans le territoire palestinien
26:32ainsi qu'en Cisjordanie.
26:35Les forces israéliennes
26:36qui ont intercepté
26:37ce lundi
26:38au large de Chypre
26:39une partie
26:39de la nouvelle flottille
26:40pour Gaza
26:41composée d'une cinquantaine
26:43de bateaux.
26:44L'armada était partie
26:45de Turquie.
26:45la semaine dernière.
26:47Retour en France
26:48où il est présenté
26:49comme le chef incontestable
26:51du clan Yoda.
26:52Félix Bingui,
26:53figure du narcobantisme
26:55marseillais
26:55en cours jusqu'à
26:5720 ans de prison
26:58dans un procès
26:59qui a débuté aujourd'hui
27:00et va disséquer
27:01l'ascension
27:01puis le démantèlement
27:03d'un des plus juteux
27:04trafics de la cité
27:05phocéenne.
27:06C'est donc un bras de fer
27:07qui s'installe
27:08en plein festival de Cannes.
27:09Le collectif
27:10anti-Bolloré
27:11affirme ce soir
27:12avoir récolté
27:13plus de 600 signatures
27:14supplémentaires
27:15contre le milliardaire
27:16breton
27:17après la déclaration
27:18du président
27:19de Canal Plus
27:20qui appartient
27:21à Bolloré
27:22et qui a appelé
27:23son groupe hier
27:24à ne plus travailler
27:24avec les signateurs
27:25de cette tribune
27:26contre Vincent Bolloré.
27:28Cela porte donc
27:28au total
27:29à plus de 1200
27:30le nombre de professionnels
27:31du 7ème art
27:32à avoir signé
27:33cette tribune.
27:34Le football
27:35est la ligue professionnelle
27:36qui ouvre une instruction
27:37après l'envahissement
27:38du terrain
27:39hier à Nantes
27:40par des supporters
27:40en colère
27:41ce qui avait provoqué
27:42l'interruption définitive
27:44du match
27:44contre Toulouse
27:45durant la première mi-temps.
27:46Les dirigeants
27:47de l'OGC Nice
27:48sont eux convoqués
27:49après-demain
27:50mercredi
27:50après des incidents
27:51similaires
27:52cette fois à l'issue
27:53de la rencontre
27:54face à Saint-Etienne.
27:56Et puis un sale coup
27:57pour le PSG
27:58à 12 jours maintenant
27:59de la finale de la ligue
28:00des champions de football
28:01contre Arsenal
28:02Ousmane Dembélé
28:03souffre d'une gêne musculaire
28:05au mollet droit
28:06après le match d'hier
28:07du Paris Saint-Germain
28:08perdu contre le Paris FC
28:10le ballon d'or
28:11attaquant star
28:12du Paris Saint-Germain
28:13restera en soin
28:13donc toute cette semaine
28:15annonce son club.
28:18France Info
28:2020h, 21h
28:21Les informés
28:23Brigitte Boucher
28:26Vous êtes toujours
28:27dans Les informés
28:27sur France Info
28:28avec Alexandra Schwartz
28:29de Libération
28:30avec Patrice Moyon
28:31de West France
28:32d'Amtra Nuit
28:33de Public Sénat
28:34et Adeline Percep
28:35de la RTBF
28:36On reprend
28:37donc ce débat
28:38qu'on a laissé
28:39quelques instants
28:40le temps
28:40du flash
28:41pour parler
28:42donc cinéma
28:43et politique
28:44après cette tribune
28:45donc signée
28:46par 1200 personnes
28:48maintenant
28:48un collectif
28:49anti-Bolloré
28:49qui se met en place
28:50à Cannes
28:51après donc
28:52les patrons
28:53de Maxime
28:54les propos du patron
28:55de Canal Plus
28:56Maxime Saada
28:57qui donc
28:59s'oppose à cette tribune
28:59où on dénonce
29:01l'emprise grandissante
29:03de l'extrême droite
29:04Tam Tranhui
29:05ça pose évidemment
29:06le débat
29:06sur la liberté
29:07d'expression
29:07et notamment
29:09des acteurs
29:09qui se sont exprimés
29:11mais est-ce qu'on peut
29:13critiquer son financeur
29:14à partir du moment
29:15où il y a des liens
29:16financiers
29:17qui unissent
29:17les deux parties ?
29:18On voit vraiment
29:19le cinéma français
29:20qui est pris en étau
29:21entre la bataille culturelle
29:24et la dépendance économique
29:25et c'est évidemment
29:27toute la difficulté
29:28du sujet pour eux
29:29lorsque vous avez
29:30un groupe
29:30qui représente
29:3143% lui tout seul
29:33des apports
29:33des diffuseurs
29:34dans les films français
29:36on a cessé
29:37de citer
29:37les chiffres
29:38l'importance
29:39du groupe Canal Plus
29:41pour le cinéma
29:42aujourd'hui
29:42alors la question
29:43que ça pose
29:44c'est d'ailleurs
29:44même
29:44certaines personnalités
29:47à gauche
29:47se demandent
29:48s'il n'y a pas
29:48une trop grande
29:48concentration
29:49s'il ne faudrait pas
29:50même prévoir
29:50des dispositifs
29:51en antitrust
29:52face à ce type
29:54de situation
29:55et bien sûr
29:56que ça pose
29:57la question
29:57de la liberté
29:58d'expression
29:59on a vu
30:00à gauche
30:00notamment
30:00parce que
30:01finalement
30:01cette bataille
30:03culturelle
30:04cinéma
30:05devient une bataille
30:05politique
30:06aujourd'hui
30:06nous
30:07sur Public Sénat
30:08on a notamment
30:08interrogé
30:09les sénateurs
30:10droite, gauche
30:10de la commission
30:12de la culture
30:12et on avait
30:13vraiment
30:13une opposition
30:15très tranchée
30:15entre ceux
30:16qui dénonçaient
30:17une forme
30:17de maccartisme
30:18de liste noire
30:19d'un côté
30:20de liberté
30:22d'expression
30:23pour le monde
30:23du cinéma
30:24et de liberté
30:24d'expression
30:25tout court
30:26on a encore
30:26le droit
30:27de critiquer
30:28Vincent Bolloré
30:29nous disait-on
30:30et puis de l'autre côté
30:31et bien
30:31notamment
30:32du côté de l'extrême droite
30:33ceux qui disaient
30:33et bien
30:34on ne mord pas
30:35la main
30:36qui nous nourrit
30:36et puis
30:38certains
30:38notamment au centre
30:39qui aujourd'hui
30:40disent
30:40mais attention
30:42Canal Plus
30:43ce n'est pas
30:44CNews
30:45jusqu'ici
30:46ils ont
30:47financé
30:48le cinéma
30:49dans sa diversité
30:50n'ont pas fait apparaître
30:51dans leur choix
30:52de projet
30:54une volonté
30:55d'idéologie
30:57d'extrême droite
30:58mais il y a eu
30:59jusqu'ici
31:00un certain pluralisme
31:02voilà
31:02et donc
31:03est-ce que
31:04vous êtes en train
31:04de crier au loup
31:06avant même
31:06que le loup
31:07n'apparaisse
31:08voilà
31:09effectivement
31:09on a encore
31:10le droit
31:10de s'exprimer
31:11de signer
31:12des tribunes
31:12et c'est vrai
31:13qu'une telle menace
31:15de la part
31:15d'un acteur
31:16si important
31:18forcément
31:18c'est très jocant
31:19mais moi
31:19je suis assez d'accord
31:20sur le côté
31:20contre-productif
31:21possible
31:22puisque là
31:23on voit
31:23de nouvelles voix
31:24qui se rajoutent
31:251200 personnes
31:25on ne peut pas
31:26ne pas penser
31:27à ce qui s'est passé
31:28chez Grasset
31:29où ça a été
31:30la grande
31:31Mais on connaît
31:31et vous le rappelez
31:32Adeline Percept
31:33la détermination
31:34aussi de Vincent Bolloré
31:35et notamment
31:35quand il y a eu
31:36la fermeture
31:37d'i télé
31:37vous parlez de réaction politique
31:39je vous en cite quelques-unes
31:40l'extrême droite
31:40n'a jamais aimé
31:41la liberté
31:42ni la création
31:43ni le service public
31:43ça c'est ce que dit
31:44le patron du PS
31:45Olivier Faure
31:47bienvenue dans un monde
31:48où seul l'argent
31:48dicte la pensée
31:49ça c'est la députée
31:50France Insoumise
31:52Clémence Guettet
31:53son de cloche différent
31:54du coup
31:55du député
31:56Renaissance
31:57Sylvain Maillard
31:57invité de la matinale
31:58de France Info TV
31:59ce matin
32:02Canal Plus
32:03est accusé
32:04de ne pas assumer
32:05une diversité
32:06dans les films
32:07qu'il coproduit
32:08Canal Plus
32:09est un acteur important
32:10donc je suis un peu surpris
32:12que les signataires
32:13d'une tribune
32:14à charge
32:14contre l'entreprise
32:15Canal Plus
32:16en disant
32:17qu'elle a un projet
32:18civilisationnel
32:19comme vous l'avez dit
32:19et derrière
32:20qu'il y ait des conséquences
32:21s'en offusquent
32:22c'est vrai
32:23Patrice Moyens
32:24ce que dit
32:25Sylvain Maillard
32:25il dit que jusqu'ici
32:26en fait
32:26il y avait une diversité
32:27dans les films produits
32:28ce que disait aussi Tam Tranui
32:30est-ce que c'est exact
32:32est-ce que cette tribune
32:33elle dénonce
32:33quelque chose
32:34qui au fond
32:35aujourd'hui
32:36n'existe pas
32:37mais est représenté
32:38par l'actionnaire
32:39alors aujourd'hui
32:40cette diversité
32:41existe bien
32:42en revanche
32:43on sait bien
32:44que
32:45même s'il s'en défend
32:46même s'il prétend
32:48être juste un chrétien
32:49démocrate
32:51Vincent Bolloré
32:52mène une croisade
32:53idéologique en fait
32:54et qu'il est
32:55très interventionniste
32:56quoi qu'il s'en défend
32:58il intervient
32:59de manière indirecte
33:01donc on peut imaginer
33:02quand même
33:03que
33:03à terme
33:05Vincent Bolloré
33:06essaie de peser
33:07comme il l'a fait
33:08dans le secteur
33:09de l'édition
33:10qu'il ne se contente pas
33:12d'être par exemple
33:12comme
33:13Arnaud Lagardère
33:15qui laissait quand même
33:16les choses se faire
33:17ou mieux encore
33:18son père
33:18donc
33:19je pense que
33:20le vrai sujet
33:21il est quand même
33:22le vrai sujet
33:23il est économique
33:23c'est-à-dire que
33:24comment est-ce qu'on maintient
33:25une diversité
33:26comment est-ce qu'on
33:27préserve aussi
33:27un système
33:28qui a fait ses preuves
33:29qui a fait ses preuves
33:30sur la production
33:31sur la qualité
33:33sur l'économie
33:34donc là je pense
33:36qu'il y a un débat
33:36à mener
33:37y compris
33:40en refusant
33:41de se faire piéger
33:42par
33:43on est en train
33:45de
33:45on est en train
33:46de politiser
33:47ce débat
33:48il faudrait mieux
33:49l'économiser
33:49et voir comment on peut
33:52trouver des réponses
33:53et il va être
33:54effectivement
33:55à l'université
33:55très médiatisé
33:57pendant la présidentielle
33:582027
33:59je pense notamment
34:00à la privatisation
34:01du service public
34:02défendu par
34:03le rassemblement national
34:04tout ça
34:04ça fera partie
34:05des thèmes
34:07de la prochaine présidentielle
34:08oui parce que
34:09tout ce qui
34:10en fait je pense
34:10qu'on observe
34:11une américanisation
34:13du débat public
34:14en France
34:15et en Europe
34:16et par américanisation
34:18je ne cite pas
34:18les grandes heures
34:19de la civilisation américaine
34:21mais bien ce qui se passe
34:22aujourd'hui
34:22c'est-à-dire
34:23une société
34:24complètement divisée
34:25en deux blocs
34:26qui ne se parlent plus
34:27avec des injonctions
34:29permettez-moi de le dire
34:30à votre antenne
34:31mais des injonctions
34:32ridicules
34:33sur le fait
34:35de vouloir
34:35enlever le service public
34:37de radio
34:39et de télévision
34:40cette proposition
34:42du rassemblement national
34:43elle est populiste
34:44et comme toute pensée
34:47populiste
34:47ce n'est pas de pensée
34:48du tout
34:49et vraiment
34:50parce que
34:50ça aurait des conséquences
34:52sur toute l'économie
34:54justement
34:54des médias
34:56qui sont aujourd'hui
34:58pas très calculables
34:59à mon avis
35:00alors je propose
35:01de quitter Cannes
35:02pour rejoindre l'Algérie
35:03où Gérald Darmanin
35:04se trouvait
35:05en visite sur place
35:0624 heures à Alger
35:08pour parler coopération
35:09sur les questions
35:09de sécurité
35:10et de justice
35:11pour détendre aussi
35:12les relations
35:13entre nos deux pays
35:14en froid
35:14depuis l'été 2024
35:16il est le troisième
35:17représentant français
35:18à se rendre sur place
35:19en quelques mois
35:20après Laurent Nunez
35:21le ministre de l'Intérieur
35:22et puis la ministre déléguée
35:23aux armées
35:24Alice Ruffaut
35:25un signe de plus
35:25du réchauffement
35:26des relations diplomatiques
35:27alors qu'on espère toujours
35:29la libération
35:29du journaliste
35:30Christophe Gleize
35:31emprisonné
35:32depuis un an
35:33on va écouter
35:34Gérald Darmanin
35:35nous avons donc eu
35:36de très nombreuses réunions
35:38je remercie le président
35:39de la république algérienne
35:40du très long échange
35:41qu'il a bien voulu
35:42m'accorder
35:43on a pu évoquer
35:45le travail
35:46que nous devons
35:46continuer à faire
35:48pour renouer la confiance
35:49entre deux pays
35:50qui se respectent
35:50la France et l'Algérie
35:51je pense personnellement
35:53que j'ai pu
35:54pendant quatre ans et demi
35:55comme ministre de l'Intérieur
35:55montrer
35:56au président Macron
35:58au président Tebboune
35:59à mes homologues
35:59que nous savions
36:00en toute franchise
36:02parfois avec des désaccords
36:04mais avec beaucoup
36:05beaucoup de respect
36:05pour nos deux peuples
36:07travailler pour
36:07le bien
36:08la sécurité
36:09entre
36:11nos deux pays
36:12qui dont l'histoire
36:13est intimement liée
36:15Alexandra Schwartzberg
36:16c'est un nouveau
36:17signe de détente
36:18entre nos deux pays
36:19très clairement
36:19ah oui
36:20en tout cas
36:21la France
36:22les autorités françaises
36:23font tout pour
36:23ça on le voit bien
36:25trois ministres
36:26en visite
36:28et des signes
36:30d'ouverture
36:31de part et d'autre
36:32je pense que c'est
36:33une bonne chose
36:33on ne peut pas
36:36rester en froid
36:37avec un pays
36:38comme l'Algérie
36:38l'Algérie
36:39et la France
36:40ont une histoire commune
36:41qu'on le déplore
36:43ou qu'on s'en réjouisse
36:45132 ans
36:46de présence française
36:46en Algérie
36:47oui
36:47et même
36:48il y a une proximité
36:49il y a une proximité
36:50géographique
36:51c'est un pays
36:52qui est vraiment
36:53et on voit bien
36:54le nombre
36:55de dossiers
36:56qui sont sur la table
37:00le narcotrafic
37:01la DZ mafia
37:01tout ça
37:02on voit bien
37:02que ce sont des sujets
37:03qui nous concernent aussi
37:04qui les concernent aussi
37:05et dont il faut
37:06impérativement parler
37:08il y a beaucoup
37:09d'Algériens
37:09qui vivent en France
37:11l'Algérie
37:12c'est important
37:12en France
37:13et donc
37:15je pense que
37:16ce qui est en train
37:16de se passer
37:17c'est une bonne chose
37:18il faut
37:19continuer à discuter
37:20il faut évidemment
37:21impérativement
37:22que Christophe Gleize
37:24sorte de prison
37:25et ça
37:26il faut espérer
37:26que tous ces gestes
37:27de bonne volonté
37:29soient suivis
37:30des faits
37:32alors après
37:32ça ne veut pas dire
37:33tout accepter
37:34des autorités algériennes
37:35le régime algérien
37:36est quand même
37:37un régime
37:37qui fait
37:38beaucoup de mal
37:39dans son pays
37:41très autoritaire
37:42donc il y a
37:43des
37:44mais il faut échanger
37:45et là
37:47la fermeture
37:48qui avait été instaurée
37:48par Bruno Retailleau
37:49n'était pas possible
37:51n'était pas possible
37:52alors
37:54Emmanuel Macron
37:55n'a pas
37:56facilité les choses
37:57non plus
37:57donc là
37:58j'ai l'impression
37:59qu'en plus
38:00avec Laurent Nunez
38:01les choses
38:01sont en train
38:02de reprendre
38:03de se calmer
38:04de reprendre
38:04une tournure normale
38:05et c'est une excellente chose
38:07il y a Patrice Moyon
38:09effectivement
38:09les OQTF
38:11ces obligations
38:12de quitter le territoire
38:13français
38:13qui sont expulsées
38:15de France
38:15qui arrivent
38:16en Algérie
38:16c'est ce qu'a dit
38:17Laurent Nunez
38:17l'autre jour
38:18150
38:19qui ont donc
38:20rejoint
38:20l'Algérie
38:22ça y est
38:22finalement
38:23les discussions
38:24reprennent
38:24la coopération
38:25elle se fait aussi
38:26au niveau judiciaire
38:28au niveau
38:29du renseignement
38:30pour lutter
38:31contre le narcotrafic
38:32contre le terrorisme
38:34manque plus
38:34que Christophe Glez
38:36finalement
38:36il manque plus
38:37que Christophe Glez
38:38mais on voit bien
38:38quand même
38:39que les autorités
38:40algériennes
38:41savent souffler
38:42le chaud et le froid
38:43et on sait quand même
38:44qu'au coeur aussi
38:45des divergences
38:47ou des difficultés
38:48relationnelles
38:48entre les deux pays
38:49il y avait aussi
38:50le fait que la France
38:51ait reconnu
38:52que le Maroc
38:55était souverain
38:56sur le Sahara occidental
38:58or l'Algérie
38:59soutenait le Front Polisario
39:00donc il demandait
39:01l'indépendance
39:02du Sahara occidental
39:03donc il y a
39:04en permanence
39:05pour la France
39:05la difficulté
39:07aussi
39:07à prendre en
39:09considération
39:10les tensions
39:11entre l'Algérie
39:12et le Maroc
39:13sachant que la France
39:14a une relation
39:16historique
39:16avec les deux pays
39:17mais on peut
39:18maintenant espérer
39:19qu'effectivement
39:19la libération
39:20du journaliste français
39:22finisse par
39:23être obtenue
39:24comme celle
39:26de l'écrivain
39:27Boilem Sansad
39:28l'avait été obtenue aussi
39:29mais par l'Allemagne
39:30donc c'est vrai que là
39:31ce serait un pas
39:32supplémentaire
39:33si la France
39:33obtenait cette
39:34libération
39:35de Christophe Gleiz
39:36il y a effectivement
39:37Adeline Percept
39:39il y a effectivement
39:41cette libération
39:42qui est très attendue
39:44mais on voit bien
39:46que aussi
39:47eh bien
39:49l'attitude
39:51de Bruno Retailleau
39:51a brusqué
39:53un petit peu
39:54les choses
39:54a compliqué
39:55les relations
39:55entre la France
39:56et l'Algérie
39:57je vous propose
39:58d'écouter
39:59Ségolène Royal
40:00présidente du conseil
40:01d'administration
40:02de France-Algérie
40:03c'est tout le gouvernement
40:04Gérald Darmanin lui-même
40:06Emmanuel Macron lui-même
40:07quand vous reprenez
40:08leurs déclarations
40:09à l'égard de l'Algérie
40:11ce sont eux
40:13qui ont voulu faire
40:14une sorte de rapport
40:15de force
40:15je ne sais pas
40:16dans quel objectif
40:17politique
40:18mais moins justement
40:20ces relations
40:20sont politisées
40:22mieux
40:22ça sera utile
40:23le rapport de force
40:25la surenchère
40:26verbale
40:27débouche
40:28sur des conflits
40:29donc il faut substituer
40:30à cette brutalité
40:32un principe diplomatique
40:34de dialogue
40:34de respect
40:35de recherche
40:36de solutions
40:37en commun
40:37on avait là
40:39deux méthodes politiques
40:41opposées
40:41aujourd'hui
40:42il y en a une
40:43qui paye plus que l'autre
40:43oui
40:44et pourtant
40:45enfin oui
40:46on va voir
40:47sur le long terme
40:49Bruno Retailleau
40:50lui persiste et signe
40:51je ne sais pas
40:51si vous avez vu
40:52mais aujourd'hui
40:52il a dit
40:53non c'est moi
40:53qui ai raison
40:54sur toute la ligne
40:55au-delà des dossiers
40:58avec lesquels
40:59Gérald Darmanin
40:59vient aujourd'hui
41:00et qui sont quand même
41:01très très nombreux
41:02il y a aussi
41:03le dossier
41:05des ressources naturelles
41:06il ne faut quand même
41:07pas oublier
41:08que l'Algérie
41:08est un partenaire stratégique
41:10non seulement
41:11de la France
41:12mais aussi
41:12de l'Union Européenne
41:14et cela depuis
41:15notamment
41:16la guerre en Ukraine
41:17l'approvisionnement
41:18au gaz
41:19on dépend du gaz
41:2011%
41:21la France
41:22a augmenté
41:24quand même
41:24malgré la crise
41:25a augmenté
41:26son approvisionnement
41:27algérien de gaz
41:28mais l'Italie
41:28par exemple
41:29c'est 36%
41:30de gaz algérien
41:31donc il faut
41:32sur tous ces dossiers-là
41:34pouvoir avoir
41:35un dialogue profond
41:36puis il ne faut pas
41:36oublier non plus
41:37que l'Algérie
41:38joue un rôle
41:38au Sahel
41:39et en ce moment
41:40il y a une grande crise
41:41au Sahel
41:41et notamment au Mali
41:42et donc
41:44si la France
41:45et l'Europe
41:46veulent garder
41:47une voix
41:48veulent être
41:49dans la pacification
41:51de ce qui se passe
41:51il faut
41:53parler à l'Algérie
41:54parler à l'Algérie
41:55avec des relations
41:56qui sont compliquées
41:57et Patrice Moyon
41:58rappelait tout à l'heure
41:59ce problème du Sahara
42:01où effectivement
42:02nous avons reconnu
42:03la France
42:04la reconnaissance
42:06du Sahara
42:06la souveraineté
42:08marocaine
42:09en fait
42:10c'est quoi
42:11la contrepartie
42:12aujourd'hui
42:12de la libération
42:13de Christophe Glez
42:14est-ce que c'est
42:15revenir justement
42:16sur la reconnaissance
42:17marocaine du Sahara
42:18cette souveraineté
42:19marocaine
42:19ou est-ce que ça passe
42:21par d'autres
42:22négociations
42:23je ne suis pas sûre
42:24que ça soit
42:24en jeu
42:25enfin en tout cas
42:27les proches
42:28de Christophe Glez
42:30ont beaucoup
42:31attendu
42:31et ont espéré
42:33en fait
42:33la libération
42:35de Christophe Glez
42:36il y a déjà
42:36à plusieurs reprises
42:38il avait été annoncé
42:39que la fin du ramadan
42:41était un moment
42:42propice
42:42on avait parlé
42:43de la visite
42:44du pape
42:45en Algérie
42:46certains estimaient
42:47que ça pouvait avoir lieu
42:48à ce moment-là
42:49maintenant
42:49on a vu que
42:50RSF
42:52vise notamment
42:53l'organisation
42:54de la coupe du monde
42:55et cherche à internationaliser
42:57le cas de Christophe Glez
42:59en disant
43:00que Donald Trump
43:01est également
43:01au courant
43:02de cette situation
43:04et que
43:05lors du passage
43:06de l'équipe algérienne
43:07lors de la coupe du monde
43:08il peut y avoir
43:09des actions
43:10donc je ne suis pas sûre
43:10que ça remonterait
43:11jusqu'à un sujet
43:13diplomatique
43:14sur lequel
43:14quand même
43:15Emmanuel Macron
43:15à l'été 2024
43:16s'est engagé
43:17fermement
43:18aux côtés
43:20du Maroc
43:21on a vu
43:22l'immense distance
43:23qui
43:23en fait
43:24il y a eu
43:25le Sahara occidental
43:26il y a eu
43:26énormément de choses
43:27qui étaient
43:27un petit peu
43:28personnelles
43:29liées aussi
43:29à Bruno Retailleau
43:31c'était une véritable
43:31aire glaciaire
43:32à un moment
43:33où il y avait
43:33la remise
43:35en question
43:36des accords
43:37franco-algériens
43:38de 1968
43:39il y avait eu
43:40des arrestations
43:41de membres
43:42du consulat
43:44algérien
43:45il y avait eu
43:45l'arrestation
43:45d'un influenceur
43:46algérien
43:47on était allé
43:48jusqu'à l'exemption
43:49de visa
43:49pour les passeports
43:50officiels
43:50et diplomatiques
43:51algériens
43:52qui a été suspendu
43:53l'été dernier
43:53donc il y avait
43:54quand même
43:54toute une politique
43:55qui a vraiment
43:57contribué
43:57à énormément
43:58crisper la situation
43:59là je crois
44:00qu'on est dans
44:00un moment de détente
44:01ça a commencé
44:01avec Ségolène Royal
44:03qui était venue
44:03dès le mois
44:04de décembre dernier
44:05et Laurent Nunes
44:06c'est quasiment
44:07l'anti Bruno Retailleau
44:08là-dessus
44:09assez dépolitisé
44:10très technicien
44:13très présent
44:13sur les questions
44:14sécuritaires
44:15par sa formation
44:16aussi
44:16et qui sait
44:17qu'il a besoin
44:18absolument
44:18d'une coopération
44:19sur les questions
44:20terroristes
44:20donc je pense
44:21que tout ça
44:22les personnalités
44:23et Gérald Darmanin
44:24qui a quand même
44:24bien rappelé
44:25qu'il était
44:25ministre de l'intérieur
44:26avant Bruno Retailleau
44:27et qu'à l'époque
44:28ça se passait bien
44:28on a compris
44:29quand même
44:30tout ce langage
44:31qui a été mis en place
44:32c'est diplomatique
44:33c'est politique
44:34Alexandre Achazor
44:35ce sera
44:35un des thèmes
44:36de la campagne présidentielle
44:37mais j'allais dire
44:38comme à chaque fois
44:39l'Algérie
44:40fait partie
44:41du dossier
44:42à traiter
44:43pour un futur
44:44président de la République
44:45ah bah oui
44:45forcément
44:46pour les raisons
44:47que je mentionnais
44:49c'est-à-dire
44:49que l'Algérie
44:50c'est vraiment
44:51l'histoire
44:52de la France
44:53et de l'Algérie
44:54reste totalement
44:55imbriquée
44:55et donc
44:57ça va être un sujet
44:58il y aura les accords
44:59de 68
44:59notamment
45:00oui
45:01mais je pense pas
45:02que ça va être
45:02le seul sujet
45:04il y a tellement
45:05de sujets
45:06qui vont être abordés
45:07mais on peut pas
45:08ne pas parler d'Algérie
45:09dans une campagne présidentielle
45:10non non
45:11clairement
45:11et puis surtout
45:12quand on sort
45:12d'une séquence
45:13comme celle
45:14de laquelle
45:16on sort
45:17en effet
45:17avec l'hystérisation
45:18qui avait été faite
45:19par Bruno Retailleau
45:21là on voit
45:21que tout le monde
45:22essaye d'y mettre
45:23du sien
45:24pour recoller
45:25les morceaux
45:25et donc
45:26c'est un
45:28travail de longue haleine
45:29c'est un travail
45:29de longue haleine
45:31j'espère qu'on ne va pas
45:32parler que de ça
45:33pendant la campagne
45:34présidentielle
45:34mais en effet
45:35quand on voit
45:35comment Bruno Retailleau
45:37a essayé d'utiliser
45:38dont on connaît
45:39les ambitions
45:39présidentielles
45:40comment il a essayé
45:42d'utiliser ce dossier-là
45:44pour faire parler de lui
45:45et pour montrer
45:45qu'il avait une stature
45:47présidentielle
45:48on voit bien
45:48à quel point
45:49ce sujet est important
45:51et en 2017
45:52Patrice Moyon
45:55Emmanuel Macron
45:56avait reconnu
45:58la colonisation
45:58comme un crime
45:59contre l'humanité
46:00ça avait été un temps
46:00fort aussi
46:02de cette campagne
46:03qui avait suscité
46:04des réactions
46:05extrêmement
46:06extrêmement
46:08fortes
46:09mais
46:10souvenez-vous
46:12Emmanuel Macron
46:13avait dit aussi
46:14il y a eu
46:14des éléments
46:15de civilisation
46:15et des éléments
46:16de barbarie
46:17et ses prédécesseurs
46:18avaient déjà fait
46:19d'une certaine façon
46:20une partie
46:21du chemin
46:22que ce soit
46:23Nicolas Sarkozy
46:24même si
46:25Nicolas Sarkozy
46:26refusait
46:27d'endosser
46:28l'habit de la repentance
46:29l'habit de Bure
46:30comme il disait
46:32François Hollande
46:33avait fait aussi ce travail
46:34mais
46:35il y a quand même
46:36il y a eu des épisodes
46:37dans l'histoire
46:38effectivement
46:39de la colonisation
46:40de l'Algérie
46:41que la France
46:41doit regarder en face
46:42il faut se souvenir
46:43de cet if
46:44le 8 mai
46:451945
46:46c'est quand même
46:47des
46:49alors que la France
46:50fête
46:50la fin
46:51de la secondaire mondiale
46:52que des
46:53Algériens
46:54que des soldats
46:54algériens
46:54ont participé
46:55au combat
46:55en Allemagne
46:56il y a ce jeune
46:58qui est tué
46:58par un commissaire
46:58de police
46:59ça suscite
47:00une révolte
47:01et il y a
47:02dit-on
47:03plusieurs milliers
47:03de morts
47:04donc
47:05il faut que les deux
47:06pays apprennent
47:07à regarder
47:07leur histoire
47:08commune
47:09c'est pas facile
47:10parce que chacun
47:10des deux
47:12côtés de la rive
47:13de la Méditerranée
47:14chacun a tendance
47:15à instrumentaliser
47:16sur le plan politique
47:17le sujet
47:18et Alice Ruffaut
47:19d'ailleurs la ministre
47:20déléguée aux armées
47:20était aux commémorations
47:22du massacre
47:22de cet if
47:23il y a
47:24quelques jours
47:25quelques semaines
47:26et ça c'était aussi
47:28un geste fort
47:29Laurent Nunez
47:30donc au coeur
47:30du dossier algérien
47:32mais dont le projet
47:33de loi
47:33riposte
47:34arrive devant le Sénat
47:35au menu
47:35la lutte
47:36contre les rodéos urbains
47:37les free party
47:38et le narco trafic
47:40c'est un sujet
47:41d'actualité
47:42aujourd'hui
47:42s'est ouvert
47:43le procès du chef
47:43du clan Yoda
47:44rival de la DZ mafia
47:46jugé à Marseille
47:46et puis suite
47:47à la fusillade de Nice
47:49le 11 mai
47:49qui a fait deux morts
47:50et six blessés
47:51le procureur de Marseille
47:52a dit que trois personnes
47:53avaient été mises en examen
47:54dont le tireur présumé
47:55pour meurtre
47:56en bande organisée
47:57elles ont été placées
47:58en détention
48:00provisoire
48:00Adeline précepte
48:02tous ces règlements de comptes
48:03liés au narcotrafic
48:05qui incluent aussi
48:06qui incluent aussi beaucoup
48:06de jeunes
48:07et très souvent
48:08de plus en plus
48:09des mineurs
48:10est-ce qu'il faut
48:11véritablement
48:12une nouvelle loi
48:13est-ce que l'arsenal législatif
48:14il n'est pas déjà au complet
48:17l'arsenal législatif
48:19il est déjà très important
48:20je pense que les citoyens
48:23ont parfois l'impression
48:24que le phénomène
48:26a débordé
48:26en fait
48:27tous les cadres
48:28et depuis qu'on voit
48:30prospérer
48:31en fait
48:32il y a quelques années encore
48:33ces faits-là
48:34ils étaient cantonnés
48:35à des quartiers
48:36dans des grandes villes
48:37et aujourd'hui
48:38ils sont partout
48:38ils sont partout
48:39dans la région
48:40et même dans des petites villes
48:41où prospère
48:42le trafic
48:43donc en fait
48:45le cadre
48:46il est peut-être là
48:46mais les moyens
48:48et les moyens
48:49pour aller jusque
48:50aux sources
48:52des problèmes
48:53ne sont pas forcément là
48:55et pas sur tout
48:56le territoire
48:56clairement
48:57Tam Tranuy
48:58dans ce projet de loi Riposte
48:59il y a
48:59l'augmentation
49:00de l'amende délictuelle
49:01de 200 à 500 euros
49:04est-ce que c'est suffisant
49:05j'allais dire
49:06par rapport à l'ampleur
49:07de ce phénomène
49:09du narcotrafic
49:10même si
49:10on n'est pas obligé
49:11de reprendre
49:12la mexicanisation
49:14d'en parler
49:15Bruno Retailleau
49:15mais
49:16est-ce qu'il n'y a pas
49:17de deux poids deux mesures
49:18je crois qu'après
49:19il y a déjà eu
49:19une proposition de loi
49:21transpartisane
49:22importante
49:22qui a été adoptée
49:23par le Parlement
49:24l'un des rares textes
49:25qui a réussi à passer
49:26en cette grande période
49:28très compliquée
49:29au Parlement
49:30à la suite
49:31de la dissolution
49:32de l'Assemblée Nationale
49:33un texte
49:34pour le coup
49:34qui émanait du Sénat
49:35signé par la droite
49:37et la gauche
49:37Étienne Blanc
49:38et Jérôme Durin
49:40aujourd'hui
49:41président de région
49:42socialiste
49:43ils avaient quand même
49:44réussi à trouver
49:45des points de consensus
49:46avec notamment
49:47tout ce qui est lutte
49:48contre la criminalité
49:49organisée
49:50la mise en place
49:51du parquet national
49:53anti-criminalité organisée
49:56le PNACO
49:56le statut
49:57de repenti
49:58en s'inspirant
49:59par exemple
50:00de l'Italie
50:01donc je pense
50:01qu'il faut quand même
50:02aussi voir
50:03comment cette législation
50:05va pouvoir
50:06entrer en application
50:07avoir ces décrets
50:09qui seront pris
50:09etc.
50:10ce texte-là
50:11c'est plus évident
50:12de s'en prendre
50:12au consommateur
50:13c'est ça ?
50:15ce sujet-là
50:16avait été d'ailleurs
50:16soigneusement évité
50:18celui du consommateur
50:19parce que c'est un sujet
50:20pour le coup
50:20de dissensus politique
50:22moi je veux dire aussi
50:23que dans le texte
50:24Riposte
50:25il y a aussi
50:26beaucoup beaucoup
50:27d'autres choses
50:28on est quand même
50:29aussi sur
50:30le protoxyde d'azote
50:32la consommation
50:33qui fait des ravages
50:34aujourd'hui
50:35chez les jeunes
50:36les rodéos urbains
50:37le sujet
50:38des rêves parties
50:39où pour le coup
50:40c'est pareil
50:41on a réussi à dessiner
50:42un certain nombre
50:42de consensus transpartisans
50:44au Parlement
50:45entre les socialistes
50:46LR et centristes
50:48avec plus d'amendes
50:50à la fois
50:51pour les organisateurs
50:52et les participants
50:53et notamment ça
50:54après les événements
50:55qui ont eu lieu
50:56à Bourges
50:57il y a quelques semaines
50:59donc bon
51:00je dirais que
51:00le narcotrafic
51:01c'est une partie
51:02de ce texte
51:02mais c'est quand même
51:03avant tout
51:04tout ce qui est
51:06les phénomènes
51:07vraiment de sécurité
51:08du quotidien
51:09qui sont pris en charge
51:10par le projet
51:11de la riposte
51:11Alexandra Schwarzbrot
51:12il y a effectivement
51:13ce problème sécuritaire
51:14est-ce que face à tous
51:15ces règlements de comptes
51:18face à tous ces problèmes
51:20qu'évoque Tam Tranui
51:22est-ce que l'état
51:24est dépassé
51:24est-ce qu'on ne sait plus
51:25faire face aujourd'hui
51:26là on voit
51:28il y a plusieurs sujets
51:29on ne peut pas mettre
51:30sur le même plan
51:30par exemple
51:31les free parties
51:32ou les rêves parties
51:33et le narcotrafic
51:34c'est vraiment
51:35et je trouve d'ailleurs
51:36ce n'est pas normal
51:37que ce soit mis
51:37dans le même sac
51:39parce que c'est vraiment
51:39des sujets radicalement différents
51:41le narcotrafic
51:43oui je pense
51:43qu'on est clairement dépassé
51:45on a
51:46enfin
51:48les autorités
51:48ont réagi
51:49trop tardivement
51:50ont trop laissé
51:51prospérer
51:53ce trafic
51:54et là
51:54on le sent
51:55en effet dépassé
51:56c'est une question
51:57de moyens
51:57c'est toujours pareil
51:59le problème
52:00c'est que
52:00dans tous les domaines
52:02tous ces sujets
52:02où on a laissé
52:03la crise couvée
52:06maintenant
52:07il faut mettre
52:08les moyens
52:08il faut mettre
52:09les moyens
52:10il faut aussi aller
52:11je pense que
52:12ça rejoint le sujet
52:14dont on vient de parler
52:14sur l'Algérie
52:15il faut qu'il y ait
52:16plus de coopération
52:16entre les pays
52:19les pays environnants
52:20et oui
52:22c'est une question
52:22de moyens
52:22mais encore une fois
52:23attention
52:24attention
52:26il faut je crois
52:26pour chaque sujet
52:27il faut bien se dire
52:28qu'on est entré
52:29en période
52:30de campagne électorale
52:31et que les questions
52:32de sécurité
52:33sont mises en avant
52:34je trouve
52:35de façon très
52:36souvent un peu
52:37agressive
52:38hystérisante
52:39et du coup
52:40pour en effet
52:41faire peur
52:42dans les foyers
52:43et faire pousser
52:45l'extrême droite
52:46qui s'en empare
52:47avec joie
52:48donc il y a un vrai problème
52:49c'est vrai
52:50et il faut qu'il y ait
52:51davantage de moyens
52:52qui soient mis
52:52sur ce sujet
52:53pour lutter
52:54contre ce narcotrafic
52:55qui est une vraie plaie
52:56un vrai fléau
52:57mais attention
52:58à ne pas se laisser
52:59instrumentaliser
53:00par
53:01alors effectivement
53:02ce sera un des thèmes
53:03de la campagne électorale
53:04et d'ailleurs ça fait partie
53:05des propositions
53:05état d'urgence
53:07pour lutter contre
53:08le narcotrafic
53:08voilà ce que propose
53:09Edouard Philippe
53:10ou encore Bruno Retailleau
53:11Patrice Moyon
53:12en une petite minute
53:13est-ce que vous pouvez nous dire
53:14si la sécurité
53:15ça restera
53:16ça reste
53:17c'est ou pas
53:18un des échecs
53:19de la politique
53:19d'Emmanuel Macron
53:21en tout cas
53:22on voit que la société
53:25évolue très vite
53:26et qu'effectivement
53:27il y a des
53:29globalement
53:30l'échec
53:31c'est effectivement
53:32le fait que le narcotrafic
53:34aujourd'hui
53:34est en train de prendre
53:35une grande ampleur
53:36dans toute la société française
53:37pas seulement
53:38dans les villes
53:38mais à la campagne
53:39avec des réseaux
53:40mafieux
53:41et donc c'est à ça
53:41qu'il faut s'attaquer
53:42collectivement
53:43parce que c'est
53:44une vraie menace
53:44Merci Patrice Moyon
53:46d'avoir été avec nous
53:46à la une de
53:47Ouest France demain
53:48La question effectivement
53:50de Vincent Bolloré
53:51et du poids de Canal Plus
53:52dans le cinéma français
53:53Ce sera à la une aussi
53:54de Libération
53:54Alexandra Schwertborn
53:56pas seulement
53:56Oui
53:56Cannes
53:57Les nerfs à vif
53:58c'est la une de Libération demain
54:00et nous reviendrons aussi
54:01sur la mort
54:02d'Ofer Bronstein
54:04qui est ce militant
54:05pour la paix
54:05franco-israélien
54:06qui est mort aujourd'hui
54:08j'ai appris ça
54:09juste avant de partir
54:10et c'est quelqu'un
54:11qui a beaucoup
54:12beaucoup peu vrai
54:13pour essayer de rapprocher
54:14les deux peuples
54:16qui a été à l'origine
54:17aussi de la reconnaissance
54:18de l'État palestinien
54:19Il a beaucoup poussé
54:20Emmanuel Macron
54:21à reconnaître
54:21l'État palestinien
54:22l'été dernier
54:23en effet
54:23Merci à tous les cadres
54:25Merci à Adeline Perset
54:26Merci à Tame Tranuit
54:27Les informés
54:29c'est terminé
54:29pour ce soir
54:30il est 20h58
54:31sur France Info
54:32tout de suite
54:32c'est le journal
54:33d'Emmanuel Langlois
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