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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00En attendant, on a toujours la tension qui est sur le Détroit d'Ormouz, sur le marché pétrolier et donc
00:07sur le carburant.
00:09Demain, on aura le dispositif qui sera détaillé par le gouvernement pour venir en aide aux Français.
00:13Ce sera une conférence de presse, quelque chose de très solennel.
00:16À partir de 17h, ce sera à suivre en direct sur BFM TV.
00:19Dans tous les cas, on a le carburant et l'inflation qui risquent de repartir très fort.
00:24C'est ce que pense Michel-Édouard Leclerc.
00:26Quel que soit le produit de consommation, il y a un coût de transport dedans.
00:31Et c'est ce qui se traduit par les 2,4% d'inflation qui sont annoncées et dont on
00:36peut imaginer qu'ils vont augmenter au moins jusqu'en juillet.
00:40Si ça dure la guerre, ça va être beaucoup plus fort.
00:43L'inflation peut monter à 3%, 3-4% d'ici juillet.
00:47Gaëtan Mélin, au secours l'inflation de retour.
00:50Michel-Édouard Leclerc est prévisionniste.
00:55Parce qu'aujourd'hui, personne n'est capable de dire à combien se chiffrera l'inflation dans un mois, dans
01:04deux mois, dans trois mois.
01:06Pourquoi ? Parce qu'on ne sait pas non plus comment ce conflit va se développer, s'étendre.
01:13Il y a beaucoup d'interrogations.
01:15Et en plus...
01:15Donc prudence sur les prévisions d'inflation.
01:18Plus que prudence, puisque quand on regarde les chiffres d'inflation qui ont été publiés par l'INSEE, l'inflation
01:25n'est uniquement due qu'à l'augmentation des prix des produits pétroliers et de ses dérivés.
01:31Aujourd'hui, on ne mesure pas une inflation sur les services, sur les biens manufacturés et encore moins sur l
01:38'alimentaire.
01:39Donc pas d'augmentation pour l'instant sur l'alimentaire, sur les autres biens, à part le carburant.
01:43Oui, tout à fait.
01:44C'est ça qui fait gonfler le chiffre de l'inflation.
01:46Donc effectivement, les choses vont aller en se dégradant.
01:50Pourquoi ? Parce qu'au 1er juin, on a l'augmentation du SMIC qui fait que les coûts de production
01:54d'un certain nombre de secteurs qui utilisent justement des salariés payés au SMIC,
01:59vont voir leurs coûts de production augmenter.
02:02Alors, deux choix.
02:05Soit on répercute cette hausse des coûts de production, soit on prend sur ses marges.
02:11Ce sera intéressant de voir la réaction d'ailleurs de l'hôtellerie, la restauration qui embauche une grande partie de
02:17son personnel au SMIC.
02:19Mais pour l'alimentaire, tant qu'il n'y a pas de réouverture des négociations entre les industriels et les
02:26distributeurs,
02:28eh bien cette inflation ne peut pas progresser.
02:30Donc vous dites, attention, le pire n'est jamais sûr.
02:34Néanmoins, quand on entend par exemple l'ancien ministre de l'économie, Bruno Le Maire, ce matin chez Apolline de
02:39Malherbe,
02:40lui il parle quand même de choc économique majeur.
02:44On va l'écouter.
02:46On est face à un risque de choc économique et financier majeur dans les mois qui viennent.
02:52Si la crise dans le détroit d'Ormousse poursuit, cela provoquera à nouveau une augmentation des prix du pétrole,
02:59une augmentation des prix de l'alimentation, un risque de crise alimentaire aussi,
03:04puisque vous avez une augmentation très forte du prix des intrants.
03:08Et à terme, de vraies difficultés économiques.
03:12Il n'est pas rassurant.
03:13Non, mais il dit qu'il y a un risque et si.
03:16Donc vous voyez, les précautions de langage sont très importantes.
03:18Et le Premier ministre, lui-même, indiquait hier à l'Assemblée nationale,
03:22il a dit que la crise allait durer, que les conflits allaient se multiplier dans les prochaines années.
03:29Donc oui, bien évidemment, et c'est pour cela que le gouvernement essaie de se préparer
03:34et cherche à être souverain sur un certain nombre d'éléments qui sont très importants.
03:39Vous parliez tout à l'heure des engrais.
03:40Mais les engrais, pour le moment, les agriculteurs ne l'achètent pas au prix auquel il est sur les marchés
03:47financiers.
03:48Pourquoi ? Parce que ce sera pour la saison prochaine.
03:51Donc on ne peut pas répercuter dès maintenant une augmentation des prix des engrais qu'on n'utilise pas.
03:55D'accord. Mais demain, comme l'a dit Alain, ça sera d'ailleurs à 17h sur BFMTV en direct.
04:02Sébastien Lecornu va annoncer de nouvelles mesures ciblées face à la flambée des carburants.
04:08On doit s'attendre à quoi précisément ?
04:10Alors, il va une extension des mesures qui ont été déjà annoncées pour le mois de mai
04:15parce que je vous rappelle que les mesures qui seront annoncées demain ne concerneront que le mois de juin
04:19puisqu'on avance mois après mois.
04:22Effectivement. Donc oui, une extension des secteurs concernés.
04:27Vraisemblablement, davantage de professions comme les taxis, les personnels qui utilisent leur voiture pour les soins à domicile
04:35ou bien encore les infirmières pourraient cette fois-ci faire partie du boulot qui sera annoncé par le gouvernement.
04:43L'indemnité carburant également pourrait être revue à la hausse.
04:46Mais vraiment, on reste encore une fois sur des aides qui vont vraiment être ciblées vers les publics le plus
04:54en difficulté.
04:54Toujours pas de baisse de taxes générales sur les carburants.
04:57Mais bien évidemment.
04:58Comme l'ont fait nos voisins.
04:58Mais bien sûr que non.
05:00Et d'ailleurs, c'est très intéressant ce que vous venez de dire.
05:02Parce que depuis le début, Sébastien Lecornu a toujours dit qu'il était hors de question de ratisser large
05:07et de plafonner les prix pour tout le monde ou de baisser les taxes.
05:11Regardez aujourd'hui en Espagne ce qui se passe.
05:14Dès le départ, l'Espagne a annoncé une baisse des taxes.
05:17Aujourd'hui, comment l'Espagne va pouvoir sortir de cette situation qui commence à lui coûter très très cher ?
05:23Vous imaginez bien que...
05:245 milliards ça a déjà coûté.
05:25Oui, ça a coûté 5 milliards.
05:26Mais aujourd'hui, est-ce que vous pensez que le gouvernement espagnol va dire aux automobilistes
05:29« Bon, elle est terminée, hop, on reprend comme au paravent. »
05:32Eh bien oui, mais combien de temps ça va durer ?
05:34Vous êtes en mesure de dire si dans 6 mois, les prix vont baisser
05:38et s'il faudra, si le gouvernement espagnol pourra remettre ces taxes comme elles l'étaient ?
05:42Bien sûr, mais nous, on revient au point de départ de notre discussion.
05:44C'est-à-dire que finalement, le temps pour le moment joue en faveur de l'Iran
05:49qui doit regarder les économies mondiales s'échauffer, les opinions publiques s'agacer.
05:55Ils disent « Ben, voilà, c'est nous, on a du temps, on a le temps devant nous. »
05:58Alors, je ne dis pas que ça se passe bien en Iran, bien sûr.
06:00Mais ils misaient là-dessus aussi, les Iraniens.
06:02Ils misent là-dessus, mais qui sont les Iraniens ?
06:06On a le message de Ralibaf qui essaie lui aussi d'avoir son propre discours
06:11face au Gardin de la Révolution, parce qu'on le disait un peu mis de côté.
06:14Et puis, le président du Parlement dit l'homme fort, le nouvel homme fort du régime.
06:19Vous avez entendu, Pézez Kian ?
06:20Le président, pour le coup, de la République islamique d'Iran qui dit
06:23« Ce matin, à son peuple, il va falloir commencer à rationner l'énergie, le carburant. »
06:28Il a dit aussi hier, négocier, ce n'est pas capituler.
06:33Il y a des problèmes côté américain, mais il y a aussi des problèmes côté iranien chez nous aussi.
06:38Donc, vous voyez, la situation n'est pas si claire que ça.
06:42Là, aux États-Unis, on a 5 dollars le galon, quasiment.
06:44En 7 États, ce qui commence à faire beaucoup.
06:46L'économie pourrait aussi avoir des répercussions, justement, sur le planning de la guerre.
06:50Si jamais les discussions évoquées tout à l'heure, pas Patrick, ne fonctionnent pas,
06:54vous savez que le week-end prochain est un pont aux États-Unis, c'est le Memorial Day.
06:58Et donc, la bourse est fermée de vendredi après-midi jusqu'à lundi soir.
07:02Donc, Donald Trump a une fenêtre de quasiment 4 jours
07:06où il sera tranquille sur le marché intérieur et sur les cours pour peut-être agir.
07:11Ça ne le gêne pas, ça ne le gêne pas.
07:13Oui, mais on sait qu'il est aussi extrêmement influencé par les répercussions intérieures.
07:17Donc, il peut taper pendant 3 jours, s'arrêter au moment où les marchés vont ouvrir.
07:21Voilà, donc s'il veut taper à un moment où, justement, il n'y aura pas de répercussions chaque 24
07:24heures, c'est ce week-end.
07:26Merci à tous et à bientôt, Admiral, pour savoir où est le Charles de Gaulle, bien évidemment,
07:30puisque ce sera un feuilleton dans cette histoire de la guerre au Moyen-Orient.
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