- il y a 2 jours
Mardi 19 mai 2026, retrouvez Ludovic Tallon (Directeur design et Architecture du pôle Creative Architecture, Colliers) et François BOURVIC (Directeur général, MARNE AU BOIS SPL & MARNE AU BOIS SEM) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.
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00:17Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue dans Smartimo, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:21Au sommaire, on va aller du côté de Val-de-Fontenay, découvrir des projets novateurs.
00:26On va parler régénération urbaine et transformation de bureaux en logement.
00:31On reste sur le bureau, ces bureaux à quoi ressemblent-ils en 2026 ?
00:34La réponse avec un expert de la spatialisation et de la frugalité créative.
00:40Enfin, 200 milliards d'euros de fonciers dormants, comment les réveiller ?
00:43Une start-up a peut-être la solution, c'est tout de suite dans Smartimo.
00:52Et dans Smartimo, on s'intéresse au projet novateur du côté de Val-de-Fontenay.
00:56On est à l'est de Paris, juste à côté du Bois-de-Vincennes, pour en discuter, notre invité François
01:02Bourvic.
01:02Bonjour.
01:03Bonjour.
01:03François, vous êtes directeur général de Marnobois SPL pour Société Publique Locale
01:08et vous venez de créer une nouvelle entité, la MAB SEM pour Société d'économie mixte.
01:14Vous êtes également le directeur général de cette nouvelle entité.
01:17Alors, qu'est-ce qui a motivé cette décision pour pouvoir créer une nouvelle entité ?
01:20Alors, les deux entités sont très complémentaires l'une de l'autre.
01:24On a une société publique locale, donc avec des capitaux 100% publics,
01:28pour faire l'aménagement notamment du Val-de-Fontenay depuis 2012.
01:31Et on sait que le statut de société publique locale est restrictif sur un certain nombre d'objets,
01:38notamment pour des partenariats publics privés.
01:40On a donc créé une société complémentaire d'économie mixte avec un capital public et privé
01:44pour poursuivre nos opérations, notamment du côté de Val-de-Fontenay.
01:48Donc, un angle juridique et financier pour poursuivre ces opérations.
01:51Quelles vont être les principales missions de cette SEM, Société d'économie mixte ?
01:55On a souhaité dédier notre nouvelle société, donc MAB SEM,
02:00à tout ce qui sont les enjeux de la régénération urbaine.
02:03Aujourd'hui, on travaille dans un contexte extrêmement dense et d'ores et déjà très construit,
02:10donc la banlieue parisienne à l'est de Paris.
02:12Et dans ce contexte-là, on pense qu'il y a beaucoup d'objets urbains, d'immeubles, de terrains,
02:19à reconstruire ou à refaire sur elles-mêmes,
02:22donc des enjeux qui sont aujourd'hui communs à toute l'Île-de-France de régénération urbaine.
02:27Ça se déploie ensuite sur deux volets.
02:29La transformation des bureaux en logement, qui est un enjeu extrêmement important pour nous.
02:33Et le deuxième pan, c'est la redentification des zones d'activité existantes.
02:38Alors justement, on va basculer et regarder ces deux projets en détail.
02:41Le premier, celui de la transformation de bureaux en logement.
02:45Là, vous vous attaquez à un immeuble qui a déserté Malakoff-Humanis.
02:49Alors, ils ne sont pas partis très loin.
02:50Ils restent sur la commune, à une cinquantaine, une centaine de mètres.
02:54Mais voilà, il y a un immeuble un peu en déshérence et on sait que c'est assez compliqué.
02:59Quel projet, justement, de transformation ?
03:02Alors, ce projet est assez commun et cohérent avec la totalité des autres projets de transformation
03:08que nous menons sur le Val-de-Fontenay.
03:10Et avec les mêmes causes et les mêmes conséquences,
03:12on a des entreprises qui sont restées au Val-de-Fontenay.
03:15Ce qui est vrai de Malakoff-Humanis, est vrai de la Société Générale,
03:18qui est vrai de la Banque Palatine.
03:20Enfin, ils sont de nombreuses sociétés à être restées sur le Val-de-Fontenay,
03:24mais à avoir déménagé dans des bâtiments plus récents, plus adaptés à leurs besoins,
03:29laissant toute la première génération d'immeubles de bureaux, construits entre 1980 et 2000, vides.
03:36Notre objectif a été de ne pas démolir ces bâtiments de bureaux,
03:40d'abord pour des questions de carbone.
03:42Le fait de démolir un immeuble de bureaux émet énormément de carbone,
03:47et on vous souhaitait l'éviter dans des logiques très évidentes de respect des accords de Paris,
03:52de décarbonation, et donc transformer, donner un nouvel usage à ces bâtiments de bureaux.
03:58Le deuxième sujet, c'est, nous le savons tous,
04:01il y a un besoin de logement extrêmement important en Ile-de-France.
04:04On a pensé que c'était une bonne solution de transformer ces bâtiments de bureaux vides
04:11pour y créer des nouveaux logements.
04:13Sauf que cette réversibilité, François, elle n'est pas toujours évidente,
04:16notamment parce qu'il y a le bâti, déjà.
04:18Des bureaux, ce n'est pas tout à fait la même configuration que des logements.
04:22Là, vous avez choisi de garder la structure en place.
04:25Comment ça va se passer et combien de logements vous allez pouvoir construire ?
04:28Alors, c'est toujours compliqué.
04:30Ce qui est vrai pour ce bâtiment et pour tous les autres,
04:32c'est techniquement pas simple de passer d'une structure faite pour accueillir des bureaux
04:36à des logements qui, on le souhaite, nous, soient traversants
04:40ou avec des doubles orientations, avec du confort pour y habiter,
04:44des extérieurs, dès qu'on peut.
04:46Et donc, il faut faire preuve d'ingéniosité
04:49ou d'inventivité de conception pour les architectes.
04:53On a l'avantage d'être accompagné par des très bons architectes.
04:57C'est l'agence UAPS qui nous accompagne sur ce sujet.
05:01Donc, il y a d'abord une question technique qu'on arrive à résoudre
05:04dès lors qu'on s'accompagne des bons concepteurs.
05:07Le deuxième sujet, effectivement, il est plus financier,
05:11à la fois pour mobiliser l'argent nécessaire pour pouvoir acheter le bâtiment
05:15et avoir les fonds pour le transformer,
05:17aussi parce qu'aujourd'hui, tous les acteurs du logement
05:21ne sont pas encore prêts ou totalement sécurisés
05:27pour produire des logements dans des choses qui vont être un peu atypiques.
05:31Les hauteurs de fonds ne sont pas les mêmes que ce qu'on a dans du neuf,
05:34les largeur n'est également, etc. On a eu l'avantage ou la chance d'avoir des partenaires de long
05:42terme
05:42sur Val-de-Fontenay, en l'occurrence la foncière de transformation immobilière
05:47et la RATP Habitat, qui est un bailleur social avec lequel nous avons une convention
05:53pour produire 500 logements dans les toutes prochaines années.
05:56Et donc, on a essayé de bâtir avec, dans le cadre de ce partenariat,
06:01les conditions de réalisation du programme.
06:03C'est au final 250 logements ou équivalents logements,
06:06puisqu'il y a différents types de produits,
06:09très social, abordable, pour jeunes actifs, etc.
06:13L'objectif, c'est qu'on puisse répondre à la crise du logement
06:17à côté de la station de RER de Val-de-Fontenay,
06:20qui est extrêmement bien servie aujourd'hui.
06:22Aujourd'hui, on dit qu'il y a plusieurs millions de mètres carrés
06:26en région parisienne, de mètres carrés de bureaux vacants
06:30et qui ne retrouveront pas sans doute preneurs.
06:32Ils seraient à transformer.
06:33Pour vous, on est à combien de milliers de mètres carrés ?
06:35Alors, à l'échelle de l'Île-de-France,
06:38on parle parfois de 5 millions et parfois plus à l'horizon 2030.
06:42Nous, sur Val-de-Fontenay, on sait qu'on a 150 000 mètres carrés
06:45à transformer sur un ensemble de bureaux
06:47qui totalisent entre 400 000 et 500 000.
06:50Ça peut sembler beaucoup.
06:51Pour nous, c'est une aubaine.
06:52C'est une occasion de répondre à la crise du logement.
06:56Il ne s'agit pas de transformer tout et n'importe quoi.
06:58Il y a des bâtiments qui doivent rester en bureau
07:00parce qu'ils sont très bien desservis,
07:02parce qu'il y a des utilisateurs qui vont s'y intéresser.
07:06D'autres méritent d'être revisités, d'être réinventés.
07:11On travaille...
07:12Vous avez déjà des permis obtenus ?
07:14On a des permis obtenus sur 70 000 environ.
07:17Alors, souvent avec des partenaires qu'on retrouve souvent,
07:22I3F, Immobilier 3F, l'EPF pour les actions de portage.
07:26Là, on a, sur le cas d'Espèce, pour le projet, avec RATP Habitat,
07:30on a un partenaire promoteur qui s'appelle Truston.
07:32Voilà.
07:32Tout ça, ça se fait en partenariat.
07:34Seul, on n'y arriverait pas.
07:36On essaie d'agréger les bonnes volontés
07:38et les meilleures compétences pour y arriver.
07:40Et les meilleurs experts.
07:41Donc, c'est possible, mais il faut s'en donner, évidemment, les moyens.
07:44On parle également de la deuxième opération,
07:46la zone des marées.
07:475 hectares de locaux d'activité
07:49que vous souhaitez maintenir, voire rénover.
07:52Là, l'enjeu, il est aussi extrêmement important,
07:55même s'il est différent de celui du logement,
07:57c'est comment garder de l'emploi,
07:58de l'emploi productif, non tertiaire,
08:00donc des gens qui fabriquent, qui transforment.
08:05En Ile-de-France, dans la zone dense de l'Ile-de-France,
08:08on est sur le RER et la 86 à Val-de-Fontenay.
08:12Voilà, on rassure tout le monde,
08:13la zone des marées, c'est évidemment pas marécageuse,
08:14c'est déjà une zone d'activité.
08:16Alors, ce fut des marées il y a bien longtemps,
08:17puisque, effectivement, toute la zone
08:21dans la pleine alluviale de la Marne,
08:23très exactement, était marécageuse,
08:25mais bon, elle a été densifiée depuis bien longtemps
08:27et urbanisée depuis bien longtemps.
08:30Comment garder des emplois,
08:32comment garder des zones de production en Ile-de-France ?
08:34On parle souvent de réindustrialisation,
08:35y compris sur ce plateau.
08:37C'est là aussi pas si simple que d'y arriver.
08:40Pense-nous qu'il faut garder des terrains
08:42qui soient vraiment dédiés à cela,
08:45à de la production non tertiaire.
08:47On a eu l'opportunité, là aussi,
08:49avec nos partenaires de l'EPFIF,
08:51l'établissement public foncier d'Ile-de-France,
08:53d'acheter ce terrain,
08:55il y a quelques années maintenant,
08:58pour permettre le développement d'activités
09:00sur des sites comme ceux-là.
09:01Il faut produire un immobilier
09:03qui soit adapté aux conditions de production.
09:06Alors, ce n'est pas de la grosse industrie lourde,
09:08mais c'est de la petite industrie,
09:09c'est de la PME,
09:10et on a besoin de garder nos PME en Ile-de-France.
09:12Donc, produire un immobilier
09:14qui soit compatible avec les besoins de ces entreprises.
09:17Oui, il faut dire aussi que la zone,
09:19Val-de-Fontenay,
09:20dispose aussi d'infrastructures déjà existantes
09:23pour que la ville continue à s'avondir.
09:25Vous parlez de logement,
09:26on sait que les maires sont parfois un peu réticents.
09:28Voilà, ils préfèrent des fois avoir des entreprises
09:30qui cotisent plutôt que des habitants
09:31qui demandent des services.
09:33Là, tout est prévu à Val-de-France.
09:34Alors, tout est prévu.
09:35On a la chance, là aussi,
09:36c'est une chance, j'en parle comme ça,
09:38d'avoir déjà, d'être extrêmement bien desservi.
09:41On a deux RER, le A, le E,
09:43la ligne 15 du métro,
09:45donc de la Société Grand Paris qui arrive,
09:47le Travail-Monté T1.
09:48Donc, on a beaucoup d'infrastructures de transport
09:51et il nous semble important
09:52de garder des emplois et des logements
09:54aux abords de ces infrastructures
09:56pour éviter l'étalement urbain.
09:58Premier point.
09:58Et le deuxième point,
09:59on a aussi la chance d'avoir des écoles
10:00qui sont existantes à proximité,
10:04qui sont des belles écoles,
10:05qui ont été construites dans les années 60 et 70,
10:07qui étaient très généreuses en place,
10:09en cours, en locaux.
10:11Et on pense que le fait d'amener des habitants,
10:14donc des logements à proximité
10:16de ces infrastructures,
10:18qu'elles soient scolaires ou de transport,
10:20c'est une manière de maintenir très vivante
10:22et très dynamique ces villes
10:24de la première couronne parisienne.
10:26Voilà, c'est ça aussi, l'immobilier,
10:28des enjeux de régénération urbaine,
10:30de transformation du patrimoine
10:31et puis même de souveraineté.
10:33Merci en tout cas, François Bourguis,
10:35je rappelle que vous êtes le directeur général
10:36de Marnobois SPL et Marnobois SEM.
10:39Vous avez fait des gros efforts sur le naming,
10:41mais en tout cas, ça a l'avantage d'être clair.
10:43Merci François.
10:44Merci bien.
10:44Et à très bientôt sur Smartimo.
10:50Dans Smartimo, on se pose cette question,
10:52à quoi va ressembler le bureau de demain ?
10:54Pour en discuter, on est ravi d'accueillir un spécialiste,
10:56Ludovic Talon.
10:57Bonjour.
10:57Bonjour.
10:58Ludovic, vous êtes directeur design et architecture
11:00du pôle créative architecture chez Collier,
11:02ce qui est un aménageur d'espace de travail,
11:04mais pas que, il y a aussi du broker,
11:06c'est international.
11:06Vous avez le choix entre différents projets
11:10et vous en avez sélectionné huit
11:12pour nous les partager dans le book que vous publiez,
11:17un book qui décrypte justement ce bureau,
11:20à quoi va ressembler ce bureau de demain.
11:22Alors avec vous, on va explorer les nouvelles tendances
11:25en termes de créativité, en termes d'esthétisme,
11:28en termes même de storytelling.
11:30Un petit mot justement sur ce book
11:32qui est le fruit finalement de votre expérience
11:34puisque vous êtes au contact de nombreux aménageurs
11:36et vous faites beaucoup de projets chaque année, évidemment.
11:39Complètement.
11:39Le book, en fait, chaque année,
11:41nous sert effectivement à mettre en avant
11:43la diversité des opérations qu'on fait,
11:45la diversité des réponses aussi qu'on apporte
11:47en termes de conception, de réalisation de travaux.
11:50On sait que chaque projet a une complexité
11:52qui est propre à chaque fois
11:53et notre rôle, c'est vraiment de délivrer
11:55des réponses qui soient sur mesure.
11:56Donc cette année, en tout cas,
11:57on a la chance de pouvoir présenter
11:59une grande variété de projets réalisés
12:01à la fois pour du privé ou du public,
12:03de l'investisseur comme l'utilisateur.
12:05Et ce qui est intéressant,
12:06c'est qu'à chaque fois,
12:07cette mise en lumière permet de mettre en avant
12:08des thématiques, en tout cas,
12:10ou des tendances de fond
12:11qui ne sont pas que des réponses esthétiques
12:13mais aussi des réponses structurelles, stratégiques,
12:16des réponses de coûts aussi,
12:18d'aménagement, de choix d'aménagement
12:19et finalement de tendances ou de modes de travail
12:21aujourd'hui qu'on observe.
12:23Alors justement, il y a quatre grandes thématiques
12:24qui se dégagent.
12:25On va les balayer ensemble.
12:26Première chose, la frugalité créative,
12:29nouvelle esthétique de la sobriété.
12:30Est-ce que ça rejoint ce que vous disiez à l'instant ?
12:32C'est-à-dire que chacun fait attention au coût,
12:34bien évidemment,
12:35mais il faut quand même sortir quelque chose
12:36d'agréable, de confortable et de bon.
12:38Complètement.
12:38C'est ce qu'on observe aujourd'hui.
12:40Moi, c'est ce que j'appelle
12:40l'esthétique de la conscience.
12:42C'est qu'aujourd'hui,
12:42on ne réalise plus,
12:44on n'est plus dans une culture du tout beau,
12:45tout neuf.
12:46On est dans une culture du geste juste,
12:48du geste utile.
12:49Et donc, faire des choix
12:50qui soient le reflet de l'éco-responsabilité
12:52de l'entreprise.
12:53Donc, ça passe par des choix
12:55de matériaux aujourd'hui,
12:56qui sont de plus en plus biosourcés,
12:57recyclés,
12:58issus de filières de réemploi,
13:00de design, on va dire, circulaires,
13:02donc où on invente plusieurs cycles de vie
13:04à un matériau,
13:06à un mobilier aussi.
13:07On va faire des choix
13:07de réemployer le mobilier existant
13:09pour lui redonner une seconde vie
13:11dans le futur site.
13:12Des choix aussi,
13:13on observe de moins en moins
13:14de cloisonnements,
13:14donc on va avoir plutôt tendance
13:16à conserver des cloisonnements,
13:17conserver même des matériaux
13:19présents dans les sites en rénovation
13:20ou même des réseaux existants.
13:22Par exemple, sur CNG,
13:23on a conservé 80% des sols existants,
13:26ce qui n'en a avant rien
13:27à l'esthétique finale du projet,
13:29mais c'est ce qu'on observe aujourd'hui,
13:31effectivement,
13:31en termes de frugalité créative,
13:33c'est vraiment mettre l'argent
13:34en bon endroit,
13:35sur les bons espaces
13:36et pour les bons usages.
13:38Autre exemple,
13:39on a Citeo,
13:41qui a utilisé des matériaux bruts,
13:45qui préfère finalement
13:46un peu d'imperfection parfois.
13:48Complètement,
13:49c'est aussi le reflet
13:50de cette approche
13:51de l'esthétique de la conscience,
13:52c'est assumer son imperfection,
13:55assumer aussi,
13:56d'une certaine manière,
13:57sa matérialité,
13:59sa naturalité,
14:01je dirais.
14:01Donc, on va retrouver,
14:02effectivement,
14:03de la brique en terre cuite
14:04ou des matériaux
14:06tels que le métal
14:07ou le bois massif
14:08qu'on va retrouver
14:08dans ces espaces-là,
14:09mélangés,
14:10mixés avec des matériaux
14:11issus de filières recyclées,
14:14donc des matériaux composites
14:15avec le réemploi
14:17de copeaux de bois
14:18dans des résines
14:19type de corian,
14:20par exemple,
14:20qui va se façonner
14:21comme du bois
14:22qu'un menuier pourrait travailler
14:23ou des matériaux
14:26qui réutilisent des moules
14:27ou des huîtres,
14:29des coquilles d'huîtres,
14:29par exemple,
14:30qu'on va retrouver aussi
14:31dans ces matériaux composites.
14:33Voilà pour ce premier pilier.
14:34Le deuxième,
14:35c'est le storytelling spatial,
14:37incarner l'immatériel.
14:39Alors,
14:39je vous cite,
14:40dans un monde de travail hybride,
14:42l'espace doit raconter
14:42une histoire si forte
14:43qu'elle justifie le déplacement
14:44et renforce l'appartenance.
14:46Alors ça,
14:46c'est très important
14:47au moment du télétravail
14:48où on se pose la question
14:49est-ce que je viens au travail
14:49pour finalement faire
14:50les tâches que je peux faire
14:51chez moi ?
14:52Là aussi,
14:52il faut incarner
14:53cet immatériel.
14:54Comment on fait ?
14:55Comment on fait ?
14:56C'est qu'aujourd'hui,
14:56le bureau ne concurrence
14:58pas le domicile.
14:59Il offre ce que le domicile
15:01ou le télétravail
15:02en tout cas ne permet pas,
15:03c'est-à-dire
15:03le mouvement,
15:05la rencontre
15:06et les services premium.
15:07Donc finalement,
15:08imaginer demain
15:09le lieu de travail,
15:09c'est imaginer une expérience
15:11qui va mettre en avant
15:12les liens humains,
15:13le croisement justement
15:15des idées,
15:16des personnes,
15:17le mouvement
15:17et les services premium
15:19qu'on ne trouve pas chez soi.
15:20Donc aujourd'hui,
15:21imaginer un bureau,
15:22c'est concevoir
15:23une expérience totale.
15:25Je dis souvent,
15:26aujourd'hui,
15:27on passe du mètre carré
15:28rentable
15:29au mètre cube habité.
15:30Donc c'est vraiment
15:30imaginer un espace
15:31qui soit utilisé
15:32dans sa plénitude
15:33sur toute sa journée
15:34et pour voir,
15:36répondre en tout cas
15:36à tous les rythmes
15:37et les modes de travail
15:38qu'on a dans l'entreprise.
15:39Et ça,
15:40aujourd'hui,
15:40le domicile ne le permet pas.
15:42Comme on réactive
15:43le lien humain,
15:43c'est le bureau
15:44aujourd'hui qui le permet.
15:45Avec des espaces
15:47et vous dites aussi
15:47de la diversité des postures,
15:49multiplicité des bulles,
15:50des alcools,
15:51des zones de repli,
15:52on a même des zones de sieste,
15:53je ne sais pas
15:53si vous en construisez
15:54dans vos projets.
15:56Mais c'est vrai
15:57que vous faites attention
15:58également au confort sensoriel,
15:59la lumière,
16:00l'acoustique
16:00et puis le soin du détail.
16:02Oui, c'est ça.
16:03On reprend soin du bureau,
16:05comme on pourrait prendre soin
16:06de chez soi.
16:07C'est-à-dire,
16:07on fait attention
16:08à la lumière naturelle,
16:09aux circulations,
16:10à la fluidité,
16:11aux vues sur l'extérieur.
16:12On fait attention aussi
16:13au confort acoustique,
16:14sur le traitement de l'acoustique
16:15qui est un sujet fort,
16:16notamment avec le déclosonnement
16:18des espaces de travail,
16:19sur le travail de la lumière,
16:21même dans ces espaces-là,
16:22pour en faire
16:22des atmosphères chaleureuses,
16:24des atmosphères
16:24qu'on va préférer.
16:26Et en préférant
16:27ces espaces-là,
16:28ça permet de nouer du contact,
16:30créer des lieux de rassemblement
16:31et du coup,
16:32créer du lien humain
16:32qui est aussi
16:34l'activité centrale
16:35d'une entreprise,
16:36c'est de faire ensemble.
16:38Donc, effectivement,
16:39c'est ce qu'on va retrouver
16:40de plus en plus
16:41aujourd'hui
16:42dans les bureaux.
16:43Et puis enfin,
16:45penser au temps long,
16:46c'est-à-dire que le bureau,
16:47il n'est pas là
16:48pour quelques années,
16:50il faut qu'il s'inscrive.
16:51Vous dites,
16:52c'est un écrin
16:53plutôt qu'une vitrine.
16:54C'est vrai qu'avant,
16:55c'était une posture,
16:55d'avoir un beau bureau,
16:56un beau siège,
16:57il fallait que ça en jette,
16:57entre guillemets.
16:58Aujourd'hui,
16:58c'est complètement différent.
16:59C'est dans la même thématique
17:02que les co-responsabilités
17:03d'imaginer des cycles
17:04de bureaux.
17:05On observe de plus en plus
17:06des rénovations d'immeubles,
17:08des immeubles qui sont
17:09assez anciens,
17:09qui n'ont pas été conçus
17:10à l'origine pour du bureau,
17:11mais peut-être pour du logement,
17:12en tout cas, etc.
17:14Et aujourd'hui,
17:15on va s'attacher
17:15à révéler ce qui fait
17:17cette beauté
17:17de l'architecture
17:18pour en tout cas
17:20faire durer,
17:22mettre en avant,
17:23on va dire,
17:23cette modernité
17:25sur du temps long.
17:27Donc, un patrimoine
17:28qui renaît,
17:28on va remettre en avant
17:29effectivement des éléments
17:30architecturaux d'époque,
17:32redonner de la qualité,
17:33de la noblesse
17:33à ces espaces-là
17:34qui ont subi
17:35plusieurs opérations
17:36d'aménagement successives.
17:37Donc, c'est vraiment
17:38retrouver aussi
17:38l'essence même
17:40d'un lieu de travail
17:40pour en donner sa vérité,
17:42finalement,
17:42et en amener
17:43une vérité esthétique,
17:45mais aussi
17:45une vérité durable.
17:47Est-ce que, sachant,
17:48est-ce que vous faites
17:49des études peut-être
17:50sur les gens
17:51qui habitent finalement
17:52ces bureaux,
17:52c'est-à-dire les salariés
17:53et les collaborateurs,
17:55sur un bureau rénové,
17:56est-ce qu'il y a des critères
17:57peut-être de satisfaction ?
17:58Qu'est-ce qu'ils en disent ?
17:59Quel retour ?
18:02On a souvent, oui, effectivement,
18:04on agrège
18:04des retours d'expérience.
18:06Ce qui ressort,
18:07effectivement,
18:07c'est la capacité du lieu
18:10à créer des espaces
18:11qui rassemblent,
18:12qui réunissent,
18:12et ces espaces
18:13qui soient bien positionnés
18:15à l'échelle du bâtiment,
18:16de l'immeuble.
18:17On va préférer,
18:18effectivement,
18:19de mettre l'argent
18:20en bon endroit,
18:20et notamment sur les socles,
18:21les socles de bâtiments,
18:23qui donnent souvent
18:24sur des terrasses
18:25ou des cours intérieurs.
18:26Et imaginez
18:27ces lieux de vie
18:28qui sont connectés
18:28à ces espaces extérieurs,
18:29c'est ce qui, aujourd'hui,
18:30ressort le plus
18:31en termes de qualitatif
18:32dans les espaces de travail.
18:35Et, effectivement,
18:36ces retours continuent
18:38à nous nourrir,
18:39en tout cas,
18:39en termes d'expérience,
18:40on va raisonner
18:40en termes de parcours,
18:41mais aussi en termes
18:42d'identité
18:43dans les espaces de travail.
18:44Ce n'est pas uniquement
18:45une réponse multi-usage,
18:47mais c'est aussi une réponse
18:48comment on incarne
18:48la culture de l'entreprise
18:49dans ces lieux-là.
18:51Donc, ça passe par
18:51ces lieux collectifs
18:52qui sont vraiment
18:53le reflet
18:54de cette activité collective,
18:57de l'énergie
18:58de l'entreprise,
18:58on va dire,
18:59dans un lieu
19:00donc de lieux habités,
19:01mais c'est aussi
19:02comment on raconte
19:02l'entreprise
19:03à travers ces lieux communs,
19:04comment on met aussi
19:06en scène,
19:07on incarne l'identité
19:09graphique,
19:10artistique
19:10ou culturelle
19:11d'une entreprise.
19:12Ça passe aussi
19:12par ces leviers-là.
19:14Voilà,
19:15la culture d'entreprise
19:15effectivement qui se reflète
19:17dans le bâtiment
19:18et puis c'est vrai
19:18qu'on a un extérieur,
19:19un jardin,
19:20une cour,
19:20un rooftop,
19:21et bien tout de suite
19:22l'ambiance s'en ressent,
19:23surtout avec les températures
19:24qui vont remonter
19:25très prochainement.
19:26Merci Ludovic,
19:27Ludovic Talon,
19:27je rappelle que vous êtes
19:30directeur du design et architecture
19:31du pôle créative architecture
19:32et une cinquantaine de personnes
19:34chez Colliers.
19:35Merci d'être passé
19:36par un autre plateau.
19:38Merci.
19:38Voilà,
19:39dans un instant,
19:40la suite sur Smartimo.
19:41«Sous-titrage Société Radio-Canada »
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