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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et merci d'être avec nous. Il est 20h06 et à 21h. Soyez bien à l'antenne
00:06avec Eric Zemmour qui sera interrogé par Laurence Ferrari et par Pierre Devineau.
00:10Pour le moment, l'actualité avec Sarah Salman, Gilles-William-Golnadel, Jules Torres, Georges Fenech et Amine Al-Katmi.
00:19L'info du jour, l'info politique du jour.
00:21J'ai dit quoi ?
00:22Al-Katmi, comme vous voulez.
00:25Amine Al-Katmi ?
00:26Oui, vous avez dit Al-Katmi.
00:28Vous savez qu'avec les noms, là, ça devient compliqué. Si vous déformez mon nom, je risque de mal le
00:32prendre.
00:33Eh bien, écoutez, je vous demande...
00:35C'est vrai que c'était tendancieux.
00:36C'était tendancieux. Je vous demande de me pardonner.
00:39Il n'y avait en tout cas aucune volonté.
00:40Je vous crois.
00:41Comme vous dit.
00:42Bon, l'information politique du jour. Et elle est importante parce qu'elle peut avoir des conséquences très grandes.
00:47Un juge d'instruction va enquêter sur Édouard Philippe pour des faits présumés de détournement de fonds publics.
00:53C'est pas rien.
00:55Favoritisme, ce n'est pas rien.
00:56Prise illégale d'intérêt et concussion, malversation d'un fonctionnaire au Havre, ville dont il est le maire, a indiqué
01:03ce mardi le parquet national financier, le PNF.
01:07Donc évidemment, ça rappelle, bien sûr, différentes affaires.
01:11On pense immédiatement à François Fillon.
01:13Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du PNF, qui avait ouvert une enquête
01:19et mené des perquisitions en avril 2024.
01:22Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de parti civil.
01:26Les faits sont contestés depuis le début par l'ancien Premier ministre, actuelle maire du Havre.
01:31Bon, il n'y a pas d'autre information à vous donner que cela.
01:34Je peux simplement vous rapporter ce que dit l'entourage d'Édouard Philippe.
01:37Édouard Philippe prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire.
01:41Il l'apprend par la presse.
01:42Et il répondra, bien évidemment, à toutes les questions que posera la justice, comme il l'a toujours fait, de
01:47façon sereine.
01:48On parle d'un futur candidat à l'élection présidentielle.
01:53Possiblement un futur président de la République.
01:56Il est déjà candidat à l'élection présidentielle.
01:58Il est déjà candidat.
01:59Marine Le Pen, elle est peut-être candidate et elle est aussi accusée de détournement de fonds publics.
02:04Mais que voulez-vous dire ?
02:05Rien, il y a d'autres candidats qui sont concernés.
02:08Oui, mais que voulez-vous dire ?
02:11Rien, vous dites que c'est une infraction grave et qu'il va être candidat.
02:14Oui, c'est pas le seul.
02:15J'entends, mais c'est une information du jour.
02:18Oui.
02:19Mais il faut un peu la relativiser, parce qu'il y a deux possibilités.
02:24Soit c'est effectivement le parquet qui ouvre l'information.
02:28Après l'enquête, là, c'est un petit peu gênant.
02:31Mais si c'est une ouverture automatique sur plainte avec conscience de partie civile,
02:35parce que dès lors, je parle sur le contrôle de l'ouïe,
02:38dès lors qu'il y a une conscience de partie civile contre personne dénommée,
02:43le parquet est obligé d'ouvrir et le juge d'instruction obligé de mettre en examen.
02:47Mais c'est de l'automaticité.
02:48C'est un peu comme en matière de diffamation.
02:50Donc je ne sais pas si c'est une ouverture du parquet, ce qui semblerait...
02:54C'est un peu une enquête qui a eu l'enquête.
02:55C'est un juge d'instruction qui va enquêter sur Édouard Félix.
03:25Le PNF qui avait ouvert une enquête pour François Fillon
03:28le jour même des révélations du canard enchaîné
03:30et qui d'ailleurs est bien silencieux sur le cas de Dominique de Villepin.
03:34Oui.
03:34Qui a reçu des cadeaux lorsqu'il était au pied d'Orsay
03:37le ministre des Affaires étrangères.
03:38Des petites statuettes à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
03:41Et il les a rendus.
03:42Avec une très belle spontanéité.
03:44C'est très touchant comme spontanéité.
03:47Quand ça s'est su.
03:48Monsieur le magistrat, pourquoi le PNF ne se saisit pas par exemple de...
03:51Joker.
03:53Pourquoi de Joker ?
03:54Il n'y a pas de Joker ici ?
03:56Si vous savez des choses, dites-les !
03:59Je ne suis pas obligé.
04:00Ou alors taisez-vous jusqu'à la fin de l'émission.
04:03Juste à la fin de la saison.
04:05C'est ce qu'on fait déjà.
04:07S'il vous plaît.
04:08Non, je ne peux pas parler objectivement de quelqu'un qui est un ami.
04:12Donc je ne vais pas...
04:13A Dominique de Villepin et votre ami.
04:15Oui.
04:15Ah, alors il n'y a rien à dire.
04:17C'est tout à votre honneur.
04:18Alors moi qui ai de moins...
04:20Ça fait deux...
04:20Alors j'ai fait une émission.
04:21Vous m'avez dit que Michel Bréguer est votre ami.
04:24Oui.
04:25Non mais ça...
04:25Je ne le savais pas.
04:27Je voudrais savoir quel sens vous donner...
04:30À l'amitié.
04:32Comment dire ?
04:32À ce mot ami qui est parfois...
04:34Il m'a fait confiance.
04:35Et il m'a obtenu mon entrée en politique.
04:39Non mais...
04:39C'est tout à votre corps.
04:40Et ça c'est tout.
04:42Mais nous, je ne savais pas...
04:43Voilà.
04:43Monsieur Villepin, je ne sais aucune relation avec nos voisins.
04:47Oui, mais vous avez dit Jocker de telle sorte qu'on pouvait imaginer que vous saviez des choses.
04:51Non, non.
04:51Donc vous avez voulu une forme d'ambiguïté.
04:54Non, au contraire.
04:55Je suis un peu plus transparent.
04:56Pour vous mettre un peu au centre de notre discussion.
04:59Je ne sais pas comment vous l'interprétez mais j'ai perçu cela.
05:02Non mais moi qui n'ai pas de repartement amical avec monsieur Villepin.
05:07Oui, mais avec personne en général.
05:10Je ne suis pas esclave de mon amitié.
05:14Eh bien, je peux vous dire que quelqu'un qui, dans le cadre de l'exercice...
05:17Je parle sous le contrôle d'un magistrat quand même.
05:19Non, je ne dirai rien.
05:21Quelqu'un qui perçoit des statuts lors de l'exercice de ses fonctions ministérielles,
05:29qui ne les rend que parce qu'un ancien ami à lui, que nous connaissons bien,
05:37a révélé la réalité des choses.
05:40Il me semble que, effectivement, le parquet ne serait pas quand même...
05:45Ça ne serait pas excessif qu'il investigue.
05:47Et je suis étonné, justement, qu'il ne le fasse pas.
05:50Bon, autre sujet du jour.
05:52Autre sujet du jour.
05:53Et c'est vrai qu'on se disait dans notre belle maison CNews, mais aussi Canal+,
05:59heureusement que nous sommes là pour nos confrères.
06:03Parce qu'on était avant d'entrer dans cette émission avec Virginie Grand-Claude,
06:07qui s'occupe de la presse, à CNews, et elle me disait
06:10« Mais tout le monde ne parle qu'un jour c'est Grasset, un jour c'est Canal, un jour
06:15c'est CNews. »
06:16La presse.
06:16Un jour c'est Fayard.
06:18Un jour.
06:18Mais c'est formidable.
06:20Un jour c'est vous, un jour c'est moi, un jour...
06:22Mais ça, c'est vraiment sidérant, d'ailleurs, heureusement.
06:26On va sauver la presse française.
06:28Je pense qu'on va être déclaré mission d'utilité publique.
06:32On va sauver la pièce française.
06:34Alors, aujourd'hui, dans l'actualité sur le cinéma,
06:37il y a la réaction de Martin Adjari, que vous connaissez,
06:40qui est le président de l'ARCOM.
06:42Il a dit, il a réagi, le cinéma a besoin de Canal+,
06:44et Canal+, a besoin du cinéma, a-t-il déclaré,
06:47interrogé sur cette polémique lors de la présentation des priorités de l'ARCOM
06:50pour la période 2026-2028.
06:52Je pense qu'il y a quand même de nombreux acteurs qui doivent se parler,
06:55redescendre un peu après la vivacité des polémiques.
06:59Je précise quand même que tout est parti d'une tribune de libération.
07:02C'est toujours pareil.
07:05Lorsqu'on parle, parfois, en géopolitique, de l'agresseur et de l'agressé,
07:11les mêmes rappels que c'est l'agresseur dans le conflit russe-Ukraine,
07:16disent-ils, c'est M. Pouty.
07:19Là, l'agresseur, c'est la tribune.
07:21Vous y voyez un renvoi de dos à dos.
07:23Non, je n'envoie pas.
07:24Je parle analogie, je mets en parallèle.
07:28Là, c'est la fameuse tribune qui a accusé Canal+.
07:35Donc, le cinéma a besoin de Canal+, et Canal+, a besoin du cinéma.
07:38La liberté d'expression est essentielle.
07:40Donc, tout ce qui va à l'encontre de la liberté d'expression pose un problème.
07:43Nous serons vigilants au respect de la diversité dans le cadre des obligations de l'éditeur
07:46et dans le respect de sa liberté éditoriale.
07:51Alors, je pense que ça va être difficile de continuer à se parler les uns les autres politiquement.
07:58Vous allez écouter ce que dit Mme Legrin.
08:00Alors, Mme Legrin, elle n'en est pas à sa première,
08:03puisque Sarah Legrin, elle nous avait reçues, si vous vous souvenez bien.
08:05Chaleureusement.
08:06Chaleureusement, dans la commission d'enquête.
08:08Je la salue d'ailleurs, je l'ai invitée il y a deux ans, elle ne veut toujours pas venir.
08:11Mais elle peut venir.
08:12Il n'y a pas de chance.
08:13Et elle parle, je crois, de Vincent Bolloré et du groupe,
08:19et elle parle de fascisme à visage découvert.
08:21On en est là.
08:22À visage découvert.
08:23À visage découvert.
08:25Donc, évidemment, c'est difficile de pouvoir parler si on en est à ce niveau-là d'insultes.
08:32Donc, écoutez cet échange entre Mme Legrin et la réponse de Mme Péga,
08:35qui, comme chacun ça, est ministre de la Culture.
08:39Ne vous en déplaise, l'art est politique.
08:42Cannes et le CNC, au nid des amis de Trump et de Mélanie,
08:45sont nés de la résistance à la mostra fasciste et à l'impérialisme culturel américain.
08:50La liste des résistants s'allonge.
08:52Ils et elles façonnent une culture libre, populaire, émancipatrice,
08:55à milieu du puits du fou et autres fantasmes rances.
08:58Une culture vivante qui bat au rythme de la Nouvelle-France.
09:01Dans moins d'un an, le peuple de France respirera de nouveau.
09:04Avec Jean-Luc Mélenchon, nous démantèlerons l'Empire Bolloré
09:06et reconstruirons le service public de la culture pour toutes et tous.
09:11La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte.
09:15Je regrette que la réponse, disproportionnée à tout le moins,
09:20apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées, les avive alors.
09:24Alors même que les films sélectionnés aujourd'hui devraient démentir les craintes
09:30par la variété des récits ou des imaginaires dans lesquels ils nous entraînent.
09:36La France est un grand pays de cinéma.
09:39Notre filière du cinéma est une magnifique réussite culturelle et industrielle
09:44qui participe de l'attractivité de notre pays et de notre souveraineté culturelle.
09:50Nos industries culturelles ne doivent pas être instrumentalisées à des fins politiques.
09:58Madame la députée, je crois que vous serez d'accord pour dire avec moi
10:01que nous ne devons pas être les jeux de polémiques
10:04qui fragilisent une de nos plus belles réussites
10:07en attaquant semaine après semaine ces différents piliers
10:12accusés d'être au service d'idéologie politique.
10:15Bon, il faut dire à madame Sarah Legrin que les Khmer rouges ne sont pas encore entrés dans Paris.
10:21D'abord, on ne démantèle pas comme cela.
10:22Elle a dit que le canon français se met le chaos dans le pays.
10:27Donc les fameux banquets où on mange de la charcuterie et on boit du vin,
10:30elle considère que c'est ça qui seme le chaos dans le pays aujourd'hui en France.
10:33Non mais quand elle parle, on a l'impression que c'est du second degré.
10:37Très sincèrement, c'est gaguesque.
10:39Mais je n'ai pas l'impression quand même que la ministre de la Culture
10:43ait particulièrement admonesté les signataires de la pétition dans Libération.
10:48Elle a essayé de faire du en même temps.
10:51C'est-à-dire que moi je l'ai interprétée comme ça.
10:54Elle a trouvé la réponse de Maxime Saada visiblement trop forte
10:59par rapport à une tribune qui agressait Canal+.
11:03Voilà, je l'ai interprétée comme ça.
11:05Ils ont fait cette tribune et certains rétropédalent parce qu'ils disent
11:10« Ah bah oui, on a quand même besoin de Canal+. »
11:13Mais Canal+, est un acteur essentiel du cinéma.
11:17Bien évidemment, Canal+, soutient tous les cinémas, toute la diversité.
11:20Ça n'aurait pas de sens d'ailleurs.
11:22Mais ils ont des tribunes sans réfléchir.
11:23Des films comme l'histoire de Suleymane ne se serait pas fait sans Canal+,
11:27Canal+, a vocation à investir davantage dans le cinéma.
11:29Je l'ai dit, a dit, répété Maxime Saada.
11:31Je souhaite que Canal+, retrouve un niveau plus élevé.
11:33Alors, c'est vrai qu'on aurait pu rêver d'une défense de la ministre de la Culture.
11:39Il me semble que la fascisation de l'adversaire, à ce degré zéro de la pensée,
11:45aurait dû être quand même un tout petit peu stigmatisée par la ministre de la Culture.
11:49Oui, mais en fait, on pourrait écouter d'ailleurs de nouveau ce qu'a dit Maurice Drouillon.
11:55La ministre de la Culture, tous les gens dont elle s'occupe,
12:00dans 9 cas sur 10, c'est des gens à gauche, voire très à gauche.
12:04C'est ça le monde de la culture.
12:06Donc elle parle aussi à ces gens-là.
12:09Alors elle n'est pas très courageuse, vous me direz, elle est peut-être un peu débagot.
12:12Je vous le dis.
12:12Bon, sans doute.
12:13Peut-être même ne pense-t-elle même pas ce qu'elle dit.
12:15Elle avait descendu le rapport de Charles Aloncle.
12:17Peut-être, exactement.
12:19Mais elle est le monde de la culture, le monde du théâtre vivant,
12:23le monde du cinéma, le monde des artistes, de l'édition.
12:27Non seulement il penche à gauche, mais il penche très à gauche.
12:30Tout le monde n'a pas le courage de Maurice Drouillon.
12:32Tout le monde n'a pas le courage de Maurice Drouillon.
12:35Elle a choisi...
12:36Vous avez raison, elle leur parle parce qu'elle s'oppose à l'intelligence artificielle,
12:39alors que précisément, des artistes font des tribunes pour cela.
12:42Donc oui, elle leur parle à eux uniquement.
12:44Mais on pourrait souhaiter que les artistes, comme les sportifs d'ailleurs,
12:47ne s'immiscent pas trop dans le débat politique.
12:50Mais ils ne font que ça.
12:51Écoutez, on pourrait souhaiter qu'il y ait du soleil cette année.
12:54C'est le malabroin ce qu'ils ont fait.
12:56Je veux dire, mais c'est...
12:57Non, on se le fait.
12:58Je veux dire, Georges, on pourrait aussi souhaiter...
13:02On pourrait souhaiter qu'on ne dise pas de bêtises autour de ce plateau.
13:05Ça peut nous arriver.
13:07Non, là, il ne faut pas parler de moi quand même.
13:09Georges, écoutez, oui.
13:10À chaque fois que Cannes s'est pollué, Cannes s'est pollué déjà, chaque année, par la politique.
13:16Le cinéma...
13:17Vous avez bien compris ce qui se passe aujourd'hui, que ce soit dans les médias, que ce soit dans...
13:21Voilà.
13:22Il y avait le monopole du récit.
13:24Une bataille.
13:25C'est ça, le fond du fond.
13:27Il y avait le monopole du récit.
13:28Et ça change.
13:30Et puis, vous avez des antennes.
13:32Et puis, vous avez des personnalités.
13:33Puis, vous avez des...
13:35Le service public, même, a un peu changé dans des émissions comme ce soir.
13:39Je vois qu'ils invitent Eugénie Bastier.
13:41Eugénie Bastier va faire l'heure de vérité.
13:43C'est dire...
13:44Non, sans résistance.
13:45Mais peu importe.
13:46C'est-à-dire que d'autres voix arrivent.
13:49Donc, évidemment, ils perdent le monopole.
13:51C'est la dernière chose qui leur reste.
13:52Enfin, ils n'impriment plus.
13:54Ça n'imprime plus.
13:54Ah, ça n'imprime plus.
13:55Pardon, mais je n'ai pas l'impression.
13:57Ça n'imprime un peu, quand même.
13:58Alors, Hugo Célignac.
13:59Je voulais vous faire écouter.
14:00Parce qu'il y a quand même quelques producteurs de cinéma et quelques voix dans le cinéma.
14:03D'ailleurs, je peux vous montrer aussi la une de...
14:05Bon, l'Humanité, c'est vrai que ça ne vend pas beaucoup.
14:076 millions de subventions.
14:10C'est de l'argent pour tout le monde.
14:11Bon, voilà.
14:12L'OPA de Bolloré sur nos imaginaires.
14:14Bah, écoutez, on fait de la pub à l'Humanité.
14:16Vous voyez, mais cette couverture est folle.
14:20Cette couverture est folle, bien sûr.
14:22Depuis 1953, elles sont toutes folles.
14:23L'Humanité n'exprimerait pas sur les séquences publiques.
14:25Même pendant la...
14:26On l'a assez vu, Benjamin Hannault, peut-être.
14:29Voilà, on l'a assez vu quand même.
14:30On ne va pas faire trop de publicité non plus.
14:33Mais bon, ça donne évidemment ce climat-là.
14:36Il faut en parler.
14:36Alors, Hugo Célignac, c'est un promoteur de cinéma.
14:40Il travaille avec Canal depuis longtemps.
14:42Et il explique pourquoi les gens de Canal ont été, à juste titre, heurtés par cette tribune.
14:46Et il le dit plutôt bien.
14:48Écoutez, M. Célignac.
14:49Je comprends aussi la vexation.
14:51Parce que nous, on connaît aussi très bien les équipes.
14:52Et on voit à quel point nous, on est soutenus sur des projets divers, complexes.
14:58Et à quel point ils ont envie d'un cinéma différent et multiple.
15:07Et c'est vrai que je comprends aussi que toutes ces personnes se sont senties aussi vexées
15:12par rapport au travail qu'ils font depuis cette année, depuis 10 ans, depuis 20 ans,
15:18à nous accompagner sur plein de films.
15:21Il dit des choses avec humanité et lucidité.
15:26C'est-à-dire que c'est comme lorsque nous nous sommes attaqués.
15:29C'est humiliant pour les gens qui travaillent à Canal, qui accompagnent des projets.
15:33Ils sont traités de fascistes, ils sont traités d'extrême droite.
15:35Ce sont des gens qui travaillent, qui choisissent, qui donnent leur chance à des réalisateurs,
15:39qui ont une fibre artistique et pas politique.
15:45Donc ils sont insultés en permanence par ces gens-là.
15:49Convenant que ce n'est pas agréable.
15:50Je voulais vous faire écouter Fabien Roussel également, puisque tout le monde donne son avis.
15:54Alors Fabien Roussel est communiste.
15:56Ah bon ?
15:56Oui, il est communiste.
15:58Ça existe encore ?
15:59Mais ce n'est pas le pire.
16:00C'est juste quelqu'un qui s'est engagé dans un parti qui a tué 100 millions de personnes et
16:04qui...
16:04Je crois que le Parti communiste en France, c'est la dernière fois que...
16:07C'est le dernier parti qui s'appelle Parti communiste.
16:09Il n'y en a plus un au monde.
16:11Alors que ça ne soit pas le pire, ce n'est pas le sujet.
16:14Oui, mais c'est bizarre, c'est impétieux.
16:16L'anticommunisme devrait être une vertu.
16:20Quelqu'un qui utilise le mot communiste devrait, à mon avis, être considéré comme hors du...
16:25Écoutez ce qu'il a dit ce matin.
16:27Écoutez, puisque tout le monde est sommé.
16:29D'ailleurs, ces gens, vous ne les entendez parler que de ça.
16:32Autrement, ils n'existeraient même pas.
16:33Ils parlent du pouvoir d'achat, etc.
16:35On ne les entend pas.
16:36Si tu veux faire parler de toi, tu parles de Canal, tu parles de Vincent Bolloré, tu parles de CNews.
16:41Tu mets une pièce dans la machine, tu es content.
16:44Écoutez M. Roussel.
16:47Je l'aurais signé, mais c'était une pétition adressée à des réalisateurs, des producteurs.
16:52Et la réaction du directeur de Canal+, c'est une réaction violente qui porte atteinte à la liberté d
16:58'expression.
16:58Ce n'est pas une insulte.
16:59Ces signataires de pétition n'ont pas insulté Bolloré.
17:04Ils contestent juste le fait qu'un des principaux financeurs du cinéma français,
17:11qui est aussi le propriétaire de médias, du groupe Relais, d'éditeurs...
17:17Ils contestent Bolloré.
17:19On peut dire un positionnement clair chez CNews, au journal du dimanche, etc.
17:21Mais dans la production cinéma de Canal, vous voyez un problème ou pas, honnêtement ?
17:26La réaction du directeur de Canal est un problème.
17:30Pourquoi lui se permet de dire, ceux qui ont signé une pétition, je ne travaillerai plus avec eux ?
17:34Je ne les financerai plus ?
17:35Il dit qu'on nous insulte et on n'a pas de raison de financer des gens qui nous insultent.
17:38Mais donc, il montre le vrai visage du groupe Bolloré.
17:41C'est-à-dire que c'est comme ça qu'il se comporte.
17:43Il suffit qu'on signe une pétition pour qu'il ne finance plus le cinéma ?
17:47Ben, bravo.
17:48Belle réaction.
17:49Je trouve ça indigne de sa part.
17:50Il n'a pas de constance et il perd son sang-froid.
17:55On pourrait imaginer d'ailleurs que ceux qui ont signé cette tribune, tout simplement, ne veuillent pas.
17:59Ça serait même logique.
18:00Ça serait logique pour les membres.
18:01Ça serait logique.
18:02Alors, M. Roussel.
18:03M. Roussel, un jour, il a fait une émission qui ne s'appelait pas au tableau.
18:08Pas au tableau ?
18:08Non, au tableau.
18:09Au tableau.
18:10Il disait que Staline.
18:10Au tableau.
18:12Et il avait des enfants et puis les enfants lui ont dit Staline, c'est camarade ou pas camarade ?
18:17Gentil ou pas gentil, M. Roussel, qui donne des leçons ?
18:20Ben, écoutez ce qu'il disait du camarade Staline, M. Roussel, c'était il y a quelques années sur les
18:25antennes Le Canal.
18:26Il a été... Je ne sais pas comment on peut les classer.
18:29Parce qu'il est celui qui a été le chef de guerre contre le nazisme.
18:38L'URSS, à l'époque, a envoyé ses armées pour lutter contre Hitler.
18:43Et ils ont fait, avec les Américains, ils ont permis de faire tomber le nazisme.
18:50Donc, d'un côté, il a participé à la libération de l'Europe.
18:55Et de l'autre, il a été responsable de millions de morts dans son pays avec la création des goulags.
19:03Et donc, je ne sais pas comment on peut faire.
19:06Vous voyez, ce n'est pas... Je ne sais pas où le mettre.
19:10Ben, camarade ou pas camarade ?
19:12Ben, qu'est-ce qu'on retient de lui ? On retient de lui de quoi ?
19:15Qu'il a tué...
19:16Le général qui a fait...
19:18Eh ben, on le met là !
19:20C'est sidérant, quand même.
19:22Parce qu'il oublie de dire que ceux qui plaçaient alliés avec Hitler,
19:26et que sans cette alliance avec Hitler, il ne serait pas passé ça.
19:29C'est quelque chose de terrible.
19:31Mais ces mini-peuvres rire, ils sont...
19:33Ils sont humains.
19:34Mais on lui demande Staline, et il est avec des enfants,
19:37l'homme qui nous donne des leçons sur la liberté d'expression,
19:41et qui explique que la réaction n'est pas celle qui aurait dû être là,
19:46quand on lui dit, Staline, vous le mettez de quel côté ?
19:49Ah, je ne sais pas.
19:49Écoutez, franchement, il aimait bien Flaubert, mais il a tué plein de gens,
19:53mais il aimait bien Flaubert, quand même, et je me demande si ça ne le rachète pas.
19:57On n'a jamais fait le procès Nuremberg pour le communisme.
20:00Et les communistes français n'ont jamais fait ce procès non plus.
20:04Mais les communistes français, ils n'ont pas...
20:06Bien que ce ne soient pas les mêmes, quand même.
20:09C'est-à-dire ?
20:10Ce n'est pas des staliniens.
20:12Non, ils soutenaient Staline.
20:14C'est le genre de gauche qui arrive.
20:16Il se trompe, ça fait pas l'ondeur.
20:18Il a des amis communistes.
20:19C'est le genre de gauche qui arrive.
20:22Non seulement j'ai des amis communistes, mais j'ai travaillé avec des communistes.
20:26Georges, vous êtes partis pour faire une grande émission.
20:28Je vous le dis.
20:29Mais je vous parle en toute franchise.
20:31Mais elle est presque désarmée.
20:34Pour moi, les communistes français ne sont pas les communistes de Staline.
20:36Ils ont été dans la résistance.
20:38Non mais, d'abord, vous avez raison.
20:42Vous avez raison.
20:43Mais comment vous dire ?
20:45Je ne veux pas faire de parallèle avec certains partis de droite
20:49où il y a eu parfois des membres qui avaient flirté avec l'extrême droite.
20:55Pour le coup, l'extrême droite durant la guerre.
20:58Et à qui vous faites allusion ?
21:00Je ne sais pas, mais à qui vous faites allusion ?
21:02Expliquez-vous davantage.
21:04Peu importe.
21:05Donc, évidemment, ils n'étaient pas non plus précisément ces gens-là.
21:10Il y a des parcours complexes.
21:11Ils sont trastés.
21:12On peut avoir écrit de grandes pages de l'histoire du pays.
21:17Écrire la même personne.
21:18Enfin, vous m'avez compris.
21:19Vous m'avez compris.
21:20Mais bon, le Parti communiste, c'est votre expression.
21:23Je l'emploie partout.
21:24Le privilège rouge.
21:25Je ne sais pas, vous devriez la déposer.
21:27Maintenant, je ne dis même plus le...
21:29Il est sans mon autorisation.
21:31Où ça mène, majeure d'hier.
21:33Georges Marchès, c'était quelque chose.
21:34Georges Marchès, c'était quelque chose.
21:36C'est sur ce mot que nous a remarqué le beau.
21:40Et sur cette analyse politique majeure.
21:44Bon, écoutez.
21:46Georges Marchès, c'était quelque chose.
21:53On parlera dans une seconde de l'abandon.
21:56Ce film qui fait tant réagir.
21:58Mais une dernière chose sur le festival de Cannes.
22:01Pour vous montrer parfois l'atmosphère qu'il y a dans les salles de presse,
22:05dans les conférences de presse.
22:06Vous avez sans doute vu la question posée à Gilles Lelouch.
22:10Ah oui, à chez de l'Ora.
22:11Qui interprète...
22:13Il a bien répondu, Gilles Lelouch.
22:15Qui interprète le film Moulin.
22:17Jean Moulin.
22:18Voilà, Jean Moulin.
22:19Le film s'appelle comment ? Moulin ou Jean Moulin ?
22:21Moulin.
22:21Et question donc d'un...
22:24Alors, je ne sais pas, c'est d'un journaliste qui représente...
22:27Un journaliste.
22:29Qui est assez, objectivement, assez représentatif souvent des journalistes culture.
22:34Qui existent dans les...
22:36Qui écrivent en tout cas sur les films.
22:38Mais là encore, si vous êtes journaliste culture, c'est comme si vous êtes journaliste dans l'environnement.
22:44Vous êtes obligé d'épouser un peu le milieu dans lequel vous êtes.
22:49Donc tous les journalistes de l'environnement que j'ai connus, ils sont très à gauche, très écolos.
22:53Tous que j'ai connus.
22:54Et tous les journalistes culture, souvent, pas tous bien sûr, mais ils sont...
22:58Autrement, ils baignent dans ce milieu-là.
23:01Donc ils sont plutôt raccords du milieu dans lequel ils baignent.
23:03Écoutez la question.
23:06Je suis Yazid du Média Parole d'honneur.
23:09Et donc, l'année prochaine se dérouleront les élections présidentielles en France.
23:12Le Rassemblement National, fondé par certains des collaborateurs de Klaus Barbie,
23:16traître à leur nation, ont une chance d'arriver au pouvoir.
23:19Pensez-vous qu'il est aujourd'hui primordial, pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin,
23:22de combattre résolument le Rassemblement National ?
23:25Pensez-vous également que la France Insoumise majoritaire à gauche
23:28est aujourd'hui le meilleur rempart à l'extrême droite,
23:30son programme étant aussi inspiré du programme du Conseil National de la Résistance ?
23:34Question pour Gilles Lelouch, s'il vous plaît.
23:36Vous n'avez pas un tout petit peu orienté, votre question ?
23:40Je n'ai pas de réponse à ça, monsieur.
23:43Je sens qu'on n'est vraiment pas là pour commenter la politique française.
23:51Je sens qu'on a fait ce qu'on a pu pour rendre hommage à Jean Moulin.
23:56Et puis je voulais vous citer ce tweet d'Emeric Caron,
23:58même si c'est toujours délicat d'en parler de lui,
24:02parce que d'une certaine manière, c'est une publicité gratuite que nous lui faisons.
24:06Faire un film sur Jean Moulin, louer son courage, son engagement,
24:09puis déclarer qu'on ne veut pas parler de politique
24:12et refuser de dénoncer les héritiers actuels des assassins de Jean Moulin,
24:15qui sont à deux doigts de prendre le pouvoir,
24:18tout est dit de notre époque de déchéance morale.
24:19Je répète la phrase, de dénoncer les héritiers actuels des assassins de Jean Moulin.
24:25C'est-à-dire que pour ce monsieur Caron, c'est pour ça que la discussion devient difficile.
24:29C'est-à-dire que pour monsieur Caron, manifestement, Jordan Bardella...
24:32C'est Claude Barbi.
24:33C'est Claude Barbi.
24:33Voilà.
24:34Non mais, spirituellement...
24:36Donc qu'est-ce que vous voulez faire ?
24:37Comment on fait pour engager le débat ?
24:39C'est la même chose pour Canal.
24:40C'est-à-dire que dans des tribunes et dans leurs commentaires,
24:44ils disent que toutes les personnes qui travaillent à Canal+,
24:47sont des auxiliaires du fascisme.
24:48C'est aussi pour ça que la réponse, elle est graduée, si je puis dire.
24:51C'est-à-dire qu'il y a des gens qui en ont marre d'être disqualifiés,
24:54d'être diabolisés, d'être excommuniés par cette gauche culturelle.
24:57Mais ça va au-delà.
24:58Avec en plus des mots qui sont...
24:59Ça va au-delà.
25:00Et je trouve que Gilles Lelot, il a bien répondu en répondant à ça,
25:03mais enfin, expliquer que le parti antisémite reprend le programme du Conseil National de la Résistance,
25:11c'est le dernier degré de la perversion humaine, pardon de le dire.
25:15C'est pas seulement la fascisation de l'adversaire,
25:18c'est déculpabiliser la force antisémite première qui sévit aujourd'hui en France.
25:25Mais ces jeunes gens, en plus, qui posent des questions,
25:27vous l'interrogeriez sur le Conseil National de la Résistance,
25:31la personne qui a posé des questions,
25:32je ne sais pas si elle pourrait vous dire simplement deux lignes dessus.
25:37parce qu'il a rédigé sa question, il la lit.
25:40Mais il est journaliste dans un média que, à mon avis, personne ne connaît,
25:43qui s'appelle Parole d'honneur,
25:45qui est un média colonial, indigéniste,
25:48qui est né du parti des indigènes de la République.
25:51Bon, l'abandon.
25:53Non, mais il y a un problème de culture,
25:56de niveau, effectivement, avec des jeunes gens qui parlent.
26:00Rapport au réel aussi.
26:02Bon, tout ça va avec.
26:03Alors, l'abandon, ça fait plusieurs soirs qu'on vous en parle.
26:05Le gouvernement, il se trouve qu'il y a eu des questions à l'Assemblée Nationale.
26:08Qui a vu l'abandon, tour de la table ?
26:10Vous ?
26:12J'y vais demain.
26:14Vous nous direz...
26:16J'y vais demain, puisque je suis invité par Valérie Pécresse et...
26:19Ah, oui, demain, la région de Coréanine.
26:22La région de France, c'est un...
26:25C'est vrai.
26:26C'est une initiative importante, là.
26:28Vous savez qu'il y a un truc qui est tout simple.
26:30Et puis, parfois, il y a ce qu'on appelle, dans les villes, des cinémas.
26:33Alors, à Boulogne, il n'y est pas à Paris.
26:34Vous pouvez y aller.
26:35Non, mais là, c'est pas pareil.
26:36Vous achetez une place.
26:36Non, mais là, il ne paye pas.
26:37Mais non, mais il n'y a pas à Paris.
26:39Là, demain...
26:39Vous achetez une place, et vous voyez le film avec des gens.
26:42Mais là, c'est grave.
26:42Des vrais gens.
26:44Il y a un cocktail.
26:45Non, mais ce n'est pas le cocktail.
26:46Ah, non, mais...
26:47Non, mais arrêtez, là, Georges.
26:50Arrêtez, arrêtez.
26:51Non, non, arrêtez avec le cocktail.
26:52Il y a une initiative.
26:53Je pense qu'il faut la saluer.
26:54On a entendu beaucoup d'horreurs autour de ce film.
26:58Demain, il y a effectivement l'initiative de la région Île-de-France
27:01qui a financé le film et de Valérie Pécresse.
27:03Une partie du film.
27:04Qui organise...
27:05Qui a participé au cofinancement du film.
27:08Qui organise une projection gratuite pour plus de 700 personnes.
27:12Et notamment des lycéens.
27:14Il y a plus de 90 proviseurs de la région Île-de-France qui sont invités.
27:17Et donc, l'idée, c'est...
27:19Pour le coup, je le dis honnêtement.
27:21J'ai eu l'occasion d'en discuter avec Valérie Pécresse.
27:23Son objectif à terme est sans doute de faire de ce film un outil pédagogique.
27:27Mais en attendant que la période d'exploitation commerciale soit terminée.
27:31Demain, il y a 700 lycéens et des proviseurs
27:34qui vont venir gratuitement assister à cette projection.
27:36C'est des grandes, cette salle ?
27:37Oui, en fait, c'est le cinéma 7 Batignolles.
27:40Et il y a trois salles qui ont été réservées.
27:42Et donc, il y a 700 personnes, dont des élèves et des proviseurs qui seront là.
27:45Mais vous vouliez parler.
27:46Et donc, ça a un intérêt pédagogique.
27:49Vous vouliez parler aussi de ceux qui ont abandonné une seconde fois Samuel Paty.
27:53Oui, mais...
27:54En cliquant le film.
27:54Oui, bien sûr.
27:55C'est ça, c'est ça.
27:56Bien sûr.
27:56Là, je voulais vous parler, par exemple, de l'échange qu'il y a eu entre Sabrina Agresti-Roubach.
28:00Pas l'échange.
28:01D'ailleurs, ce qu'elle dit aujourd'hui, elle est ministre déléguée chargée de l'enseignement.
28:04Écoutez ce qu'elle a dit.
28:06L'équipe du film a préparé un projet pédagogique qui est actuellement en cours de travail au sein de l
28:11'éducation nationale,
28:13afin d'être mis à disposition des professeurs qui souhaiteront l'utiliser pour accompagner leurs élèves.
28:20La liberté pédagogique, et vous me l'accorderez, est un trésor.
28:24Moi qui ai produit tant de films, notamment sur le phénomène de radicalisation.
28:29C'est cette liberté que défendait Samuel Paty, et c'est celle de chaque enseignant.
28:35C'est au nom de cette liberté pédagogique qui s'impose à nous,
28:38qu'il convient d'encourager à aller voir ce film, mais non de l'obliger.
28:43Sabrina Roubach, ministre déléguée.
28:45Est-ce qu'il faut aller le voir ? On a eu cette discussion hier.
28:47Je pense que ça serait pas mal.
28:49Quand on était, nous, collégiens, on nous projetait nuit et brouillard,
28:53et c'était intéressant de le voir.
28:55Ça permettait d'avoir une conscience, pour ceux qu'on n'avait pas, à cette époque-là,
29:00peut-être d'initier une conscience politique.
29:04Moi, je ne décolère pas, pardon de vous le dire, de ceux qui ont critiqué le film.
29:10Je ne décolère pas contre le Huffington Post,
29:12qui explique qu'il n'y a rien à dire contre le film,
29:14mais que ce n'est pas très gentil pour les musulmans, en gros.
29:16Des articles dans Libération, et surtout des clownesques sur le tapis rouge,
29:22qui trouvent le moyen encore de taper, d'une certaine manière, sur le film.
29:26Et France Inter, pardon sur mon obsession que j'assume,
29:29France Inter défend le film.
29:31C'est un film, France Inter.
29:33Je n'ai pas entendu un mot de critique contre ceux qui descendent ce film.
29:38Il y a quand même un problème.
29:39Alors, pour tout dire, ce n'est pas tant que le film n'est critiqué,
29:42parce qu'il est incritiquable, le film.
29:44Donc, il y a effectivement à la marge,
29:47certains critiques, comme ce youtubeur, là, qu'on peut écouter tout de suite,
29:51qui s'appelle Stream Cujot, qui est, paraît-il,
29:55qui a beaucoup de followers et d'influence.
29:57Voilà, on peut écouter ce qu'il dit.
29:59Mais en revanche, c'est le silence.
30:01C'est surtout ça, on n'en parle pas.
30:03Ah non, mais certains vous expliquent que faire un film sur Samuel Paty,
30:08c'est islamophobe.
30:09Oui, parce que le réel est raciste, fasciste, islamophobe et d'extrême droite.
30:13En fait, quand on ne peut pas,
30:15et c'est exactement ce qui s'est passé dans ses papiers,
30:17quand on ne peut pas critiquer le film,
30:19quand on ne peut pas l'accuser de mentir,
30:20quand on ne peut pas remettre en cause l'histoire,
30:22quand on dit tout est réel, tout est factuel, tout est précis,
30:25eh bien, la conclusion de ça, c'est que ce n'est pas, en fait,
30:29le film qui est un problème, c'est l'histoire elle-même.
30:31Et donc, le réel, comme disait Lacan, c'est quand on se cogne.
30:34Et là, en l'occurrence, il ne supporte pas le réel.
30:37Quand on me dit, le terroriste a crié Allah ou Akbar,
30:40je suis désolé, c'est factuel.
30:41Il a crié Allah ou Akbar.
30:43Alors, je sais que ça peut hérisser les poils de ceux qui n'arrivent pas,
30:46par électoralisme, à faire la différence entre un musulman et un islamiste,
30:50et qui considèrent que les deux sont la même chose.
30:52Mais lorsque moi, j'entends Allah ou Akbar dans ce film,
30:55j'entends un islamiste, et par respect pour le musulman,
30:58je ne le mélange pas avec le musulman.
30:59Bravo. C'est clair. Rien à dire.
31:03Et nous allons écouter, justement, ce streamer,
31:08puisque ça s'appelle un streamer,
31:10qui était sur le tapis rouge de Cannes,
31:13et qui est revenu sur son intervention.
31:17L'abandon de Basson Garocq est un film dangereux.
31:21C'est un film dangereux.
31:22Et comme, après les propos que j'ai pu prononcer,
31:26quelques connards d'extrême droite, des mecs de Twitter,
31:28des nationalistes, des médias,
31:31ils ont colporté mes propos,
31:32ils ont déformé les trucs,
31:33ils ont dit n'importe quoi.
31:35Ça dit, j'ai manqué de respect à Samuel Paty.
31:37La première phrase que je dis,
31:39et tout le monde est d'accord,
31:40Samuel Paty était un martyr.
31:41C'est honteux ce qu'il est arrivé.
31:43C'est un meurtre terroriste.
31:44C'est horrible.
31:45Tout le monde était endeuillé pour lui,
31:46c'est un professeur.
31:47Il ne méritait pas ça.
31:47Je l'ai toujours dit.
31:48Faire un film, aussi peu de temps après sa mort,
31:51déjà c'est bancal.
31:52Mais moi, honnêtement, comme j'ai dit à PAF,
31:54j'ai dit, franchement, pourquoi pas ?
31:56Genre, moi, honnêtement,
31:57je partais avec des a priori, je suis honnête.
31:58Mais le timing où c'est fait,
32:00comment c'est fait, comment c'est amené,
32:02j'étais en mode, je pense que c'est maladroit
32:03et un film dangereux.
32:04Moi, je connais mes valeurs
32:05et mes valeurs humanistes,
32:07comme on dit, valeurs politiques.
32:08Je ne pars pas le plus confiant sur ce film-là.
32:11Mais j'ai cette noeuvre devant un film.
32:12Si le film, il amène ça bien,
32:14si c'est intéressant,
32:14si c'est un film important,
32:16je ne suis pas débile,
32:17je le ressentirais.
32:18Parce que là, en fait,
32:18c'est fait d'une manière maladroite,
32:21dangereuse et biaisée.
32:22Le film est nul.
32:24Mais je trouve que le début,
32:25il y avait un truc un peu réticent sur
32:26comment il traite du côté liberté d'expression.
32:28Et il aurait pu y avoir un peu de
32:30traitement sur la gestion,
32:32la protection des gens à risque,
32:34comme Samuel Paty, tu vois.
32:35Ou genre, comment la police a eu suivi tout
32:36et qu'il y a un souci,
32:37comment dire,
32:38dans les échelons et l'organisation.
32:40Mais c'est mal traité,
32:41c'est un truc de tout va bien,
32:43tout truc, tout aide.
32:44C'est hyper maladroit.
32:45C'est hyper maladroit.
32:46Et moi, je maintiens,
32:47je le répète, ça je le dis,
32:49je pense que je dis,
32:49c'est un film dangereux
32:50qui manque de risque à Samuel Paty,
32:52qui remplit un agenda
32:54contre les musulmans
32:55et pour respecter sa mémoire,
32:58il aurait fallu faire un documentaire
32:59ou autre.
33:00Bon, si on me dit
33:01que ce jeune homme est leader d'opinion
33:03auprès d'une certaine jeunesse,
33:04je m'inquiète quand même
33:06d'une certaine jeunesse.
33:07Le festival de Cannes,
33:08il va y avoir pu vigilants
33:09sur les accréditations.
33:11Qu'est-ce qu'il vient faire,
33:12ce type-là ?
33:13Et paraît-il que c'est un influenceur
33:15à Cannes que cette année.
33:17C'est un spécialiste du cinéma ?
33:18Non, mais vous voyez bien
33:19l'articulation, la pensée,
33:21le raisonnement.
33:22Si on invite tous ceux
33:23qui sont sur les réseaux sociaux...
33:24Il justifie ça par la temporalité,
33:26mais à partir de quel moment
33:27il aurait fallu le faire ?
33:28C'est un faux argument.
33:30Mais ne lui faites pas le plaisir
33:32de contrer ses arguments.
33:34C'est-à-dire que ça...
33:36A sautre question,
33:37pas de réponse,
33:37on me disait quand j'étais enfant.
33:39C'était vrai,
33:40on me disait ça.
33:40A sautre question,
33:41pas de réponse.
33:42Je ne veux même pas entrer
33:43dans une argumentation
33:44avec un jeune homme
33:45qui parle comme il parle.
33:47Il n'y a rien à répondre.
33:48Il y a juste à montrer.
33:49Non, mais il essaie de justifier.
33:50On a vu avec quel mépris
33:51il a traité le film
33:52et puis c'est tout.
33:53Bon, Thibaut de Montbrial,
33:55d'ailleurs,
33:56qui a résumé
33:58ceux qui sont
33:59dans cette actualité
34:01aujourd'hui,
34:02qui attaquent parfois
34:03ou qui se taisent souvent.
34:07Vous avez face à l'islamisme
34:08les naïfs,
34:11les idiots utiles
34:12et les collabos.
34:13Et les collabos,
34:14ils sont où ?
34:15Les collabos,
34:15ils sont à la gauche de la gauche.
34:17Donc les collabos,
34:18c'est les gens qui,
34:19au sein notamment
34:20de la France insoumise,
34:20ont fait le choix stratégique
34:22en allant au bout
34:23du rapport Terra Nova
34:24de 2011,
34:25mais au bout du bout
34:25de sa logique
34:26d'aller au bout
34:28de la logique
34:29qui consiste à dire
34:29puisqu'on a perdu
34:30l'électorat populaire,
34:31il faut récupérer
34:32l'électorat d'origine immigrée,
34:34le bout de cette logique
34:35étant,
34:35y compris,
34:37les islamistes.
34:38Ensuite,
34:38les idiots utiles,
34:39ce sont toutes les bonnes âmes
34:41qui n'ont pas compris,
34:42qui minimisent,
34:42qui disent
34:43non mais tu exagères,
34:44oui,
34:44bon,
34:44il y a des problèmes ponctuels,
34:45mais quand même
34:46à l'échelle du pays.
34:47Parce qu'ils n'ont pas
34:48les informations
34:49et parce qu'ils ne sont pas
34:50confrontés au quotidien.
34:52Et puis,
34:54les lâches,
34:55c'est ceux qui voient
34:55le problème
34:56et qui refusent
34:56de s'y attaquer.
34:58Voilà ce qu'on pouvait dire
34:59ce soir
35:00sur ce large sujet
35:01à la fois cinéma
35:02et puis l'abandon.
35:04Nous allons parler
35:05maintenant économie
35:05avec le Premier ministre
35:07Sébastien Lecornu
35:08qui a été interrogé
35:09ce mardi
35:09à l'occasion
35:09des questions au gouvernement
35:11sur les conséquences
35:11du conflit
35:12au Moyen-Orient.
35:13Je pense que c'est la première fois
35:14qu'il dit ce qu'il dit là.
35:15que ça va être difficile
35:17pour les Français
35:18sur le plan économique
35:19etc.
35:20Là,
35:21si vous décodez
35:22la parole
35:23du Premier ministre,
35:26inquiétude.
35:27Écoutez.
35:29Malheureusement,
35:29cette géopolitique
35:30s'est installée
35:31dans le réservoir
35:32des Françaises
35:32et des Français
35:33et malheureusement,
35:35nous le voyons,
35:35sous une forme
35:37ou sous une autre,
35:38cela va durer.
35:39Il ne faut pas mentir
35:40aux Françaises
35:41et aux Français.
35:41les guerres hybrides
35:43ou malheureusement
35:43les guerres plus directes
35:44vont se multiplier
35:46et donc évidemment,
35:47nous payons cash
35:48nos dépendances
35:49en la matière.
35:50Bon,
35:50on paye cash
35:51nos dépendances.
35:52Par exemple,
35:52le gaz,
35:53on l'achète à l'Algérie,
35:55au Qatar ou à la Russie.
35:57Donc,
35:58ça dit beaucoup de choses
35:59sur les rapports
35:59que nous avons aussi
36:00avec l'Algérie.
36:03Je vois que ça vous laisse
36:04quoi ?
36:06Oui,
36:07on est quoi ?
36:08Merci de...
36:09On le savait
36:09que la France
36:10c'était un état de faillite.
36:11Donc,
36:12il a quand même raison...
36:13Ce n'est pas demain
36:13qu'on va redresser la barre
36:14sans majorité
36:15et sans perspective.
36:16Il a quand même raison
36:17de dire que l'énergie
36:18aujourd'hui
36:19est un enjeu de souveraineté,
36:21que l'on dépend
36:21notamment sur le carburant
36:23à 99% des importations
36:24et donc évidemment
36:25quand il y a un embrasement
36:27dans la région
36:28et au Moyen-Orient,
36:29évidemment que ça a
36:30des conséquences directes
36:31pour la France.
36:32Bon,
36:32l'Algérie,
36:33puisque Gérald Darmanin
36:34était avec nous ce matin.
36:35C'était vraiment très intéressant
36:36d'écouter Gérald Darmanin.
36:37Il était à Alger ce lundi.
36:38Il a été accueilli
36:39par son homologue
36:41et puis il était
36:42avec Laurence Ferrari
36:43aujourd'hui
36:44et c'est l'occasion
36:45peut-être
36:46de rappeler
36:47les neuf années
36:49d'Emmanuel Macron
36:51avec l'Algérie
36:51et tout est parti
36:52finalement en campagne.
36:54C'est pour ça
36:54que les déclarations
36:56sont parfois importantes
36:57parce qu'elles signent
36:59un rapport
36:59et elles restent
37:00évidemment,
37:01mais elles signent.
37:02Et ce qu'il avait dit
37:02sur le crime
37:03contre l'humanité,
37:05ça donnait
37:05toute la couleur
37:06de ce double quinquennat.
37:09Donc écoutez
37:10ou réécoutez
37:10ce que disait
37:11Emmanuel Macron
37:13en 2017
37:13avant d'être
37:14président de la République.
37:16La colonisation
37:17fait partie
37:18de l'histoire française.
37:19C'est un crime.
37:21C'est un crime
37:21contre l'humanité.
37:22C'est une vraie barbarie.
37:23Et ça fait partie
37:24de ce passé
37:25que nous devons regarder
37:26en face
37:26en présentant aussi
37:27nos excuses
37:28à l'égard de celles
37:29et ceux
37:29vers lesquels
37:30nous avons commis ces gestes.
37:31Bon,
37:32il n'est pas utile
37:33de revenir peut-être dessus
37:34parce que ça a été
37:34tellement commenté.
37:35En revanche,
37:35Gérald Darmanin
37:36ce matin disait
37:36à Laurence Ferrari
37:37des trois demandes
37:38de la France.
37:40La France,
37:40elle a trois types
37:41de demandes.
37:41Elle a d'abord
37:42des demandes
37:42de renseignement.
37:43Nous devons savoir
37:44ce qui se passe
37:45chez les personnes
37:45qui ont quitté
37:46de ce sol national
37:47parfois pour fuir
37:47la justice française.
37:49Elle a ensuite
37:50une deuxième demande
37:51qui est l'interpellation.
37:52Nous avons quelques objectifs
37:53comme dirait
37:53la police judiciaire
37:54à interpeller
37:55qui ne doivent pas
37:55rester en liberté.
37:56En quoi algérien ?
37:57Ou algérien ?
37:58Voilà,
37:59des gens qui sont
37:59binationaux
38:00qui sont algériens
38:01ou qui sont français.
38:02En effet,
38:03qui doivent être interpellés
38:04et nous espérons
38:05être mis en détention.
38:06et puis il y a des gens
38:06qui doivent être extradés
38:07en effet sur le territoire national
38:08notamment en ce qu'il s'agit
38:10de français évidemment.
38:12Il a été très habile
38:14Gérald Darmanin ce matin.
38:16Très fin
38:16comme il l'est souvent d'ailleurs.
38:18Bien sûr
38:18parce qu'il y a des...
38:20D'abord,
38:21il a missionné sans doute.
38:22Il est sur la ligne
38:22du président de la République.
38:24Et puis,
38:25les intérêts français,
38:26il veut les préserver.
38:27Il pense que c'est
38:28la meilleure manière
38:28de les préserver.
38:29Il le sort de Christophe Gleize.
38:32Oui,
38:32moi je vous avoue
38:33que je suis
38:36assez dubitatif
38:38devant l'absence
38:38de tout esprit critique
38:40par rapport
38:40à la dictature algérienne.
38:41Qu'elle soit politique
38:42et je trouve que
38:44M. Darmanin,
38:44que j'aime beaucoup,
38:46ne m'éblouit pas
38:47dans son exercice
38:48là tout de suite.
38:48On est, pardon,
38:49condamné à avoir
38:50un esprit critique
38:51par rapport
38:51à une dictature algérienne
38:52qui nous a pris
38:53un otage,
38:54qui en détient encore
38:55un autre,
38:56qui refuse
38:57de reprendre
38:58les assassins
38:59au QTF,
38:59qui martyrisent
39:01le peuple kabyle.
39:04L'Algérie
39:05passe à travers
39:06tout esprit critique
39:08sur le plan médiatique
39:09ou politique.
39:10Il y a quand même
39:10un problème
39:11et ce problème,
39:12vous l'avez résumé,
39:13c'est la posture
39:15de repentance.
39:17Il n'y a pas que ça.
39:18Je vous ai parlé
39:19du gaz.
39:20Non.
39:20Oui.
39:21Non.
39:22C'est possible aussi.
39:23C'est notre premier
39:26producteur,
39:27pas producteur,
39:27mais fournisseur
39:29de gaz.
39:29Si vous ne voyez pas
39:30qu'il y a une dimension
39:31idéologique,
39:32sans doute.
39:33Quand vous avez
39:33un conseil constitutionnel
39:35qui refuse simplement
39:37de prolonger
39:38la durée
39:39des EQTF
39:40à l'instar
39:41de tous les pays
39:41européens,
39:42vous vous dites quand même
39:43qu'il y a un problème
39:44de masochisme en France.
39:45Je suis désolé de vous le dire.
39:46Tweet de Bruno Retailleux
39:47aujourd'hui.
39:48Une fois encore,
39:48le gouvernement fait preuve
39:49d'une incroyable naïveté
39:50face au régime algérien.
39:52La diplomatie des bons sentiments
39:53n'est pas la solution
39:54car elle est le problème.
39:56Depuis 10 ans,
39:56Emmanuel Macron
39:57nous a entraînés
39:57dans une relation toxique
39:59avec l'Algérie,
40:00marquée du saut
40:01de la repentance
40:01et de la crainte.
40:03Pour quel résultat ?
40:04Non seulement le régime algérien
40:06piétine ses obligations
40:07en matière migratoire,
40:08mais il règle ses comptes politiques
40:09sur notre territoire,
40:10emprisonne arbitrairement
40:11un écrivain français,
40:12un journaliste sportif,
40:13fait rajouter un couplet
40:14anti-français
40:15dans son hymne national.
40:16Je pose la question,
40:17quelle grande action
40:19accepterait d'être traité
40:20de la sorte sans réagir ?
40:21Ça, c'est aujourd'hui.
40:22Et écoutez ce qu'a dit
40:23Gérald Darmanin
40:24sur Christophe Gleize.
40:27Qu'avez-vous obtenu,
40:28Gérald Darmanin,
40:29des autorités algériennes
40:30et du président Tebboune
40:31que vous avez longuement
40:31rencontré hier ?
40:33D'abord,
40:34la reprise de notre coopération
40:35judiciaire
40:36à la demande du président
40:36de la République française.
40:37Je me suis rendu en effet
40:38en Algérie
40:39pour des moments
40:40très importants.
40:41D'abord,
40:41je pense évidemment
40:42à Christophe Gleize,
40:43à sa maman,
40:44à sa libération prochaine.
40:45Nous l'espérons
40:46toutes et tous.
40:46Vous avez des gages
40:47rassurants en la matière ?
40:48Je pense que ce n'est pas
40:49sur la plateforme de télévision
40:50qu'on peut le faire.
40:50Mais en tout cas,
40:50je peux dire
40:51que nous avons été
40:54très rassurés
40:54par la façon
40:55dont Christophe Gleize
40:56d'ailleurs est traité.
40:57Et puis, bien sûr,
40:58nous avons rappelé
40:59qu'il faut rendre
40:59Christophe Gleize
41:00non pas à la France
41:01mais à sa mère.
41:02Et je pense que
41:03le président Tebboune
41:04sera sensible.
41:04En tout cas,
41:05nous lui faisons confiance.
41:06Je lui fais confiance
41:07pour cela.
41:08Vous ne dites pas à la France
41:09mais c'est un compatriote français.
41:10Oui, bien sûr.
41:10Mais je pense que c'est
41:11avant tout une mère de famille
41:12qui est particulièrement
41:13blessée, touchée,
41:14qui a pu rencontrer
41:15le ministre de la Justice
41:16algérienne,
41:16qui a pu visiter son fils
41:18à plusieurs reprises.
41:19Voilà, je pense qu'il ne faut pas
41:20faire davantage de déclarations
41:21mais nous sommes tous
41:23touchés par l'humanité
41:24de cette situation.
41:26Et je peux vous dire
41:26que j'avais,
41:27avec mon homologue
41:28et avec le président Tebboune,
41:29des échanges extrêmement francs
41:30sur cette question.
41:31Vous dites qu'il faut
41:31un peu gommer le côté français
41:32pour mettre en avant
41:34la situation humanitaire
41:35de notre compatriote journaliste
41:36condamné à 7 ans de prison
41:37pour apologier du terrorisme ?
41:39Non, d'abord,
41:40effectivement,
41:40l'abattance à peine
41:41est définitive
41:42puisqu'il n'a pas fait
41:42pourvent en cassation
41:43et voilà,
41:44c'est autoprésident Tebboune
41:46me semble-t-il
41:46que de pouvoir faire
41:48ce geste pour cette famille
41:50et bien sûr
41:51pour notre bonne relation.
41:53Que de précaution de langage.
41:54Georges Fénèque.
41:55Que de précaution de langage.
41:58Que vraiment,
42:00c'est une honte.
42:01Moi, je vous le dis,
42:03je ne conteste pas
42:03l'habileté de M. Darmanin
42:04mais le mal est fait.
42:08Christophe Glez a été privé
42:09de deux années de sa liberté.
42:10Personne ne lui rendra.
42:12M. Sansal,
42:13un an,
42:13personne ne lui rendra.
42:15Et on est là encore
42:16à tendre de l'humanité
42:18d'une décision arbitraire.
42:20Même le président de la République
42:21avait dit
42:23détention arbitraire.
42:24Et on est là
42:25à prendre des gants,
42:26des pincettes.
42:27Il faut espérer,
42:28on a de bonnes raisons,
42:29je ne peux pas trop vous en parler.
42:31Exiger la libération
42:32d'un de nos compatriotes
42:33qui est détenu arbitrairement,
42:35qui est un otage.
42:36Moi, je suis extrêmement gêné
42:37par ces précautions.
42:38Si vous voulez.
42:39Il y a,
42:40vous savez,
42:40toute morale mise à part,
42:43c'est pratique
42:44de prendre un otage.
42:45Quand vous êtes
42:46preneur d'otage,
42:47on vous traite
42:48avec beaucoup d'urbanité.
42:50Parce qu'on parle
42:51de la justice algérienne.
42:52Je suis bien placé
42:53pour vous dire
42:54qu'elle n'existe pas,
42:55la justice algérienne.
42:56Si vous voyez
42:57la tête
42:58des demandes
42:59d'extradition
43:00de mes militants
43:01cabiles en France,
43:03mais,
43:03mais,
43:04la chambre de l'instruction,
43:06pardon de vous le dire,
43:07n'a même pas voulu regarder
43:09la tête
43:09de ces demandes.
43:11Il n'y a pas
43:11de justice algérienne.
43:13Il y a une dictature algérienne.
43:15Donc,
43:15je suis désolé.
43:16On se met,
43:17on se met
43:18dans une posture,
43:20même pas de repentance,
43:22dans une...
43:23C'est la position
43:25de Roteigot,
43:25vous partagez la...
43:26de Bruno Roteigot.
43:28Il n'y en a pas
43:28d'autres possibles ?
43:31Manifestement,
43:31il y en a une autre possible
43:32qui est en place par...
43:34Mais vous verrez
43:35qu'il va être
43:35Christophe Gleize.
43:37Il y a la Coupe du Monde
43:38qui arrive.
43:38Ça fait plusieurs fois,
43:39je vous le dis.
43:39Ce n'est pas rien
43:40la Coupe du Monde.
43:41L'Algérie est engagée
43:42dans la Coupe du Monde.
43:43Bon.
43:43Christophe Gleize
43:44est journaliste de football.
43:46Il est clair
43:47que pour le régime algérien,
43:49d'avoir un journaliste
43:51de football emprisonné
43:53pendant que la Coupe du Monde
43:54se déroule,
43:55c'est compliqué.
43:56C'est compliqué
43:56parce que là,
43:57autant la réponse médiatique
44:00est assez faible
44:00autour de Christophe Gleize.
44:02Gleize dans le monde du foot.
44:04Dans le monde du foot,
44:04c'est-à-dire que,
44:05d'ailleurs,
44:05les parents ont regretté
44:06que des grandes voix du foot
44:07ne s'engagent pas pour lui.
44:09Mais là,
44:09pendant la Coupe du Monde,
44:10il pourrait y avoir
44:11des interrogations multiples
44:12et je ne suis pas sûr
44:13que l'Algérie ait envie de ça.
44:14Eh bien,
44:15ils en prendront un autre après.
44:16Oui,
44:17bien sûr,
44:17bien sûr.
44:18C'est possible.
44:19mais tout le monde
44:20a interprété le fait
44:21qu'ils n'aillent pas
44:22en cassation
44:24comme un échange.
44:26Voilà.
44:27Qu'attendent de la Cour
44:28de cassation algérienne ?
44:29Vous plaisantez ou quoi ?
44:30Ça n'a aucun sens
44:31de pouvoir en cassation.
44:33Écoutez,
44:34c'est une possibilité.
44:36Ah bah oui.
44:36En tout cas.
44:37Alors,
44:37dernière chose,
44:37parce que là,
44:38je regarde le chronomètre
44:39avec beaucoup d'intérêt
44:41parce que vous savez
44:42que nous commençons à l'heure
44:44et plus que nous commençons,
44:46d'ailleurs,
44:46nous finissons à l'heure
44:47puisque c'est les autres
44:48qui vont commencer à l'heure.
44:50En même temps,
44:50si on finit à l'heure,
44:51eux commencent à l'heure.
44:51Bien sûr.
44:53Et a priori,
44:54c'est dans 3 minutes 45
44:55et ce sera Éric Zemmour
44:56qui sera sur notre antenne
44:59avec...
45:00D'ailleurs,
45:00c'est intéressant,
45:01quelles questions
45:01vous auriez envie de lui poser
45:02à Éric Zemmour ?
45:05C'est-à-dire que j'ai lu
45:06l'excellent article
45:07dans le Figaro
45:08ce matin
45:09à propos justement
45:10de ses rapports
45:11avec le RN
45:11de savoir
45:13si c'est lui
45:14ou Mme Knaffot
45:16qui se présentera
45:16aux élections.
45:17Mais je pense que
45:18toutes ces questions
45:18mériteront d'être posées.
45:19Elles seront évidemment posées.
45:20Oui,
45:21j'ai l'impression.
45:22Vous voulez mettre
45:23dans leur couple
45:24peut-être
45:24le fiel de la division ?
45:26Vous me connaissez un peu.
45:29La question,
45:30c'est comment
45:31son plus grand souci
45:32soutient pour s'y être
45:33sa plus grande menace ?
45:34Vous êtes vraiment axé
45:36manifestement
45:36sur le couple
45:38Knaffot-Zemmour.
45:41Si vous étiez en face
45:43d'Éric Zemmour,
45:44quelle question ?
45:44Il ne se rallie pas
45:44avec le RN.
45:46Il a un petit peu
45:46plus de voix
45:47que ce qu'il pourrait faire
45:48seul.
45:48Mais parce que là,
45:49il vous répondrait
45:50qu'il n'est pas du tout
45:51aligné sur la position
45:53politique du RN,
45:54notamment sur le plan économique.
45:55C'est un libéral.
45:56Il est un libéral.
45:57Et comme Jordan Bardella
45:58a une position
45:59qui n'est pas celle
45:59de Mme Le Pen,
46:00il n'y a plus de points
46:01Mais en tout cas,
46:01la question,
46:02et Pierre,
46:03vous répondrez sans doute
46:04que le RN n'a pas
46:05vraiment envie.
46:06C'est ce qu'il répondrait.
46:07Mais là,
46:08je ne parle pas du RN.
46:09Non, non,
46:09mais la question,
46:11il reste, je crois,
46:122 minutes 27.
46:12C'est une question sérieuse.
46:13Parce que l'autre
46:14ne l'était pas.
46:16Si vous pouvez poser
46:16une question sérieuse.
46:18C'est Laurent Serrari
46:19et Pierre Devineau.
46:20Ils vous écoutent peut-être.
46:20D'ailleurs,
46:21ça va...
46:21Alors, j'imagine
46:22qu'ils ont...
46:22Moi, je ne suis pas
46:23électeur d'Éric Zemmour.
46:24Pensez à toutes les questions.
46:25Je ne suis pas électeur
46:26d'Éric Zemmour,
46:27mais je vous poserai
46:27une question.
46:29Pourquoi,
46:30alors qu'un certain nombre
46:31de Français ont porté
46:33lors de la dernière campagne,
46:35en tout cas en début de campagne,
46:36un espoir sur sa candidature,
46:37pourquoi a-t-il torpillé
46:39sa candidature
46:39avec des débats
46:40qui étaient tous
46:41sauf des débats
46:41d'une élection présidentielle,
46:43le rôle de Pétain en France,
46:45l'histoire des prénoms.
46:46Si, c'est lui, pardon.
46:47Il a passé 3 semaines
46:50à répondre
46:51sur le rôle de Pétain,
46:52les Pétains et les Juifs,
46:53Pétain et la collaboration.
46:54Voilà, en tout cas,
46:54c'est les questions qu'il pose.
46:55C'est une question
46:56qu'on a le droit de poser.
46:56Comme il nous reste une minute...
46:57Attendez.
46:58Il doit rester pour le...
46:59Attendez.
46:59Il nous reste une minute quarante.
47:01Il nous reste une minute quarante.
47:03Je précise que c'est
47:04Laurent Capra qui était avec nous.
47:05Je donne comme cela
47:06les noms avant.
47:07David Tonnelier
47:08qui était à la vision.
47:09Guillaume qui était au son.
47:10Benjamin Hannaud
47:11qui se demande encore
47:12s'il va aller en Hongrie
47:13par la match du Paris Saint-Germain.
47:16Lucas Busutil
47:16et Tesla Fetter.
47:18Donc, il nous reste une minute vingt.
47:19Georges, quelles questions
47:20vous poseriez à Éric Zemmour ?
47:22Qu'est-ce que vous avez envie
47:22d'apprendre ce soir ?
47:24Quelles questions
47:25je poserais à Éric ?
47:26C'est ma question.
47:28J'ai un ami.
47:29Georges, est-ce que vous êtes avec nous ?
47:30C'est un ami.
47:32C'est son ami.
47:34J'ai l'impression d'être
47:35Pierre Dac avec Francis Blanc.
47:37C'est un ami de 30 ans.
47:37Est-ce que vous pouvez me dire
47:38le numéro ?
47:39Oui, c'est un ami de 30 ans.
47:40On a même co-écrit
47:42un livre ensemble.
47:42C'est vrai.
47:43C'est vrai qu'il y a 30 ans.
47:44Mais là, il vous reste
47:45quarante secondes.
47:46La question, c'est
47:47est-ce qu'il croit toujours
47:49en l'union des droites ?
47:50Ah, voilà une bonne question.
47:52Voilà une bonne question
47:53qui sera posée.
47:54Jules Therès ?
47:55Moi, je lui demanderai
47:5612 ans après,
47:57parce que vous savez
47:57qu'il est invité
47:58parce qu'il publie
47:59une version augmentée
48:00du suicide français.
48:01Oui.
48:01Comment il écrirait
48:02le suicide français en 2026 ?
48:03Le suicide français,
48:05beaucoup, son analyse
48:06est effectivement
48:07assez prophétique.
48:08Ah bah oui.
48:10Puisque c'est d'ailleurs
48:11la force d'Éric
48:11d'avoir dit des choses.
48:14Quand il a parlé
48:15de grands remplacements,
48:16certains,
48:18lui disaient
48:18que c'était n'importe quoi.
48:20Maintenant,
48:20l'expression,
48:20elle est quasiment
48:21dans le débat public.
48:23Bon, il nous reste donc,
48:24je vois,
48:2513 ou 12 secondes.
48:26On peut faire le décompte.
48:27Non, on peut faire le...
48:28Non.
48:30Laurence Ferrari,
48:31Pierre Devineau,
48:32Éric Zemmour.
48:34C'est vraiment intéressant.
48:35L'événement ce soir,
48:36c'est sur CNews.
48:37Bonne soirée.
48:37Sous-titrage Société Radio-Canada
48:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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