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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à Véronique Jacqui, à Gilles, William, Golnadel, à Geoffroy Lejeune et à Joseph Massescaron.
00:08Nous allons commencer cette rémission avec Emmanuel Macron, une fois n'est pas coutume,
00:12puisqu'il était à Chypre dans un sommet informel de l'Union Européenne et il s'est exprimé sur son
00:20allière politique.
00:21Et vous allez écouter cette déclaration puisqu'il annonce qu'il se retire.
00:25Il annonce qu'il se retire de la vie politique après la présidence de la République.
00:30C'est une information quand même qui est importante.
00:32Mais vous allez pouvoir l'écouter et me dire ce que vous en pensez.
00:38Pourquoi avez-vous voulu être président de la France ?
00:46Écoute, d'abord je me suis toujours intéressé, j'ai toujours aimé mon pays et je me suis toujours intéressé
00:55à la vie de mon pays.
00:58Mais ça, ça ne fait pas tout un président.
01:05Après, de plus en plus je me suis passionné pour la politique.
01:08Après j'ai fait des études et qui m'ont emmené, pas de manière directe, mais aux fonctionnaires.
01:13Puis après j'ai vu le secteur privé.
01:14Donc je me suis intéressé à ce que faisait l'État.
01:17Et j'avais envie que mes idées puissent se réaliser.
01:21Et donc j'ai été d'abord, j'ai conseillé d'autres présidents, après j'ai été même ministre.
01:25Et après j'ai voulu changer, je me suis dit on peut changer les choses plus fort, plus vite.
01:30Et donc j'ai lancé un mouvement politique.
01:32Et puis je suis allé à la présidence, voilà.
01:35Mais c'était pour, et c'est toujours pour faire des choses que je crois, pas simplement utiles,
01:41mais c'est me battre pour que mon pays et puis notre Europe avancent.
01:47Et puis défendre des valeurs auxquelles je crois.
01:51Donc c'est une affaire de passion.
01:53C'est pas tellement un plan de cadre.
01:55J'ai pas fait de politique avant.
01:56Et j'en ferai pas après, tu vois.
01:58Donc c'est...
02:01C'est ça.
02:01Et ça vous intéresse encore, toujours, à progresser pour la France ?
02:07Chaque jour.
02:09Ce qui est, je vais te dire, le plus dur après 9 ans, c'est que
02:13il faut garder ce que t'as bien fait,
02:16essayer d'aller plus loin.
02:18Mais il faut parfois reprendre des choses que t'as mal faites.
02:22Parce qu'il y a des choses que t'as faites et puis t'as pas réussi.
02:24Soit tu l'as pas bien expliqué.
02:25Soit c'était pas la bonne chose qu'il fallait faire.
02:27Soit on l'a pas faite assez vite.
02:29Et donc il faut avoir l'énergie d'aller le reprendre et de se dire ça,
02:31on a pas bien réussi, il faut le...
02:33Tu vois, il faut...
02:34Mais ouais, bien sûr.
02:36Jusqu'à la fin, sinon je regretterais trop.
02:41Je ne ferais pas de politique avant.
02:43Je ne faisais pas de politique avant.
02:45Et je n'en ferais pas après.
02:49Comment vous interprétez ces phrases ?
02:52Moi je trouve qu'il ne se mouille pas beaucoup.
02:54Parce que par exemple, avant d'être président, il ne faisait pas de politique.
02:56Mais il était quand même à la commission Attali.
02:58Il était à l'Élysée conseiller de François Hollande.
03:01Donc ça veut dire qu'on peut le retrouver après.
03:03Par exemple, il ne vient pas de dire, je ne prendrai pas la présidence de la commission européenne.
03:06Ça, ça aurait été plus clair.
03:09Donc je pense qu'il continuera comme il a toujours fait.
03:12Non, j'essaie d'imaginer, vous êtes jeune, là, vous posez un certain nombre de questions à un personnage qui
03:20est un personnage important,
03:21qui est un personnage central dans la vie européenne.
03:24Qu'est-ce que vous en retenez de ce passage ?
03:27Sérieusement, qu'est-ce que vous en retenez ?
03:28Imaginez, sans parler de président de la République, les mêmes interrogent, parce que je dis ça parce que j'ai
03:40vu,
03:41les mêmes interrogent un Philippe Seguin, les mêmes interrogent un Jean-Pierre Chevènement,
03:46les mêmes interrogent même Alain Madelin.
03:49Mais ils ont un certain nombre d'éléments.
03:52Il y a une boîte à outils qu'il aurait offert.
03:56Pourquoi ? Parce que qu'est-ce qu'ils attendent de ces personnages ?
03:58Ils attendent que cette personne soit une personne d'autorité.
04:01Pas autorité au sens autocratique, coercitif, mais quand on dit d'un grand médecin, c'est une autorité en son
04:06domaine.
04:07C'est ça ce qu'un jeune attend.
04:09Fondamentalement, c'est une autorité.
04:11Eh bien, cette autorité, pardonnez-moi, ils ne l'ont pas.
04:15Véronique Jacquet, qu'est-ce que vous en pensez ?
04:17Je trouve que ce qui est intéressant, c'est qu'il se pose la question de l'après,
04:20et que ça, ça devient quelque chose de récurrent avec nos présidents de la République,
04:24parce que la question ne se posait pas quand ils étaient élus à un certain âge.
04:28Là, on a un président qui a été élu à 39 ans.
04:30Mais par exemple, Valéry Giscard d'Estaing, il s'est posé la question de son avenir après son mandat présidentiel,
04:38et il est devenu président du conseil régional d'Auvergne.
04:43Bon, vous pouvez dire, c'est une façon de descendre d'un cran.
04:47On a François Hollande, qui est devenu député.
04:50Moi, je ne pense pas qu'il soit capable de faire autre chose que de la politique,
04:53parce qu'il a trop goûté au pouvoir, et qu'il voudra jouer un rôle.
04:58Non, moi, écoutez, je ne veux pas être inutilement blessant, ça ne m'inspire rien.
05:02Bon.
05:03Et vous, Pascal Ducot ?
05:04Je trouve que c'est d'une désinvolture terrible.
05:08Oui.
05:08Je trouve que vis-à-vis de la France, c'est irrespectueux.
05:12C'est comme si c'était une parenthèse, je m'en fiche.
05:16Mais c'est une interprétation tout à fait personnelle.
05:20C'est-à-dire que les gens ne faisaient pas avant, j'en ferais pas après,
05:22comme s'ils parlaient de...
05:24On parle de la France.
05:26On parle d'un engagement.
05:29Et il ne parle que de lui.
05:31Ah, il ne parle que de lui, ça.
05:32Voilà, ce qui transpire.
05:35Mais je vous dis, ce n'est que personnel,
05:37mais c'est le rapport qu'on a avec ce président,
05:39que les uns et les autres peuvent avoir.
05:41Il y a un lien qui se crée, après toutes ces années,
05:45un lien affectif ou pas.
05:50Et vraiment, je ne veux pas dire que je trouve que ce n'est pas bien,
05:53mais il y a une désinvolture que je ne trouve pas agréable.
05:58Je ne peux pas dire comme ça.
06:00Voilà.
06:02Non, ce n'est...
06:03Et ça peut me toucher, même.
06:05Je ne veux pas dire que ça me fait de la peine.
06:07Au fond, si, d'ailleurs.
06:08Au fond, si.
06:10Parce que tu as le sentiment que le plus important,
06:13ce n'est pas ça pour lui.
06:13Oui, mais vous avez raison, Pascal.
06:15Mais souvenez-vous...
06:16Donc, ce n'est pas ça.
06:19En fait, ça devrait être déchiré de dire, il me semble.
06:24Mais bon.
06:25Souvenez-vous, en 2017, il y avait une ambivalence,
06:27puisqu'il avait été élu en 10 ans,
06:29je veux être président parce que, justement,
06:31je ne sors pas du serail politique,
06:33je ne suis pas un homme comme les autres,
06:35on va construire une autre France, etc.
06:37Donc, lui, il est toujours dans le même logiciel,
06:40mais je suis d'accord avec vous.
06:41Il n'aime pas suffisamment la France pour rester à son service.
06:44Et d'ailleurs, sans doute, la notion même de service lui échappe-t-elle.
06:47Sinon, il ne parlerait pas de la France.
06:48Enfin, on peut penser qu'il rentrera à service aussi à la France
06:52en ne faisant plus de politique.
06:54Oui, ce n'est pas fou.
06:55Mais on aimerait que...
06:56Souvent, on a dit ça pour cette fonction-là,
06:59qu'il y ait quelque chose qui te dépasse,
07:01qu'il soit au-dessus de toi.
07:03Si tu veux être président de la République,
07:04vous n'avez pas envie de l'être,
07:05je n'ai pas envie de l'être,
07:06nous n'avons pas eu envie de l'être,
07:07ce n'est pas notre voie.
07:09Donc, celui qui est amené à cela,
07:12on aimerait qu'autre chose l'anime.
07:15Mais ce n'est pas possible quand vous êtes trop plein de vous-même.
07:19On n'a jamais été dans un autre cerveau en même temps.
07:21On ne sait pas comment on est un autre cerveau.
07:25C'est la vie.
07:28Bon, le président Lecornu.
07:30Alors, le président Lecornu a dit
07:31le gouvernement agira.
07:33J'ai dit quoi ?
07:34Président, déjà.
07:35Eh oui.
07:36L'absurde.
07:37L'absurde.
07:39Parfois.
07:39Non, mais c'est le soir.
07:40On est plus fatigué peut-être le soir.
07:42Le Premier ministre,
07:44heureusement, Benjamin Hanau est là.
07:45Et il veille en régie.
07:47Le Premier ministre Lecornu a dit
07:49le gouvernement agira.
07:51Et il a dit la campagne présidentielle doit commencer.
07:55Le gouvernement, il continuera d'agir.
07:58Comme je le fais là.
07:59Parce que de toute façon,
08:00les circonstances internationales l'exigent.
08:03Le bon sens l'exige.
08:05Si on ne veut pas que la France décroche,
08:07il faut le faire.
08:07Et c'est ce que veulent les Françaises et les Français.
08:10Donc, moi, je continuerai.
08:11Après, de temps en temps, ce qu'il faut ralentir,
08:14ce qu'il faut prendre une chicane
08:16et remettre de la méthode,
08:17je l'ai fait sur le 1er mai.
08:19Voilà.
08:20Je le dis comme je le pense.
08:22Après, oui, il y a une campagne présidentielle qui démarre.
08:25Ou qui peine à démarrer.
08:27C'est peut-être aussi, d'ailleurs, parce qu'elle peine à démarrer
08:28que c'est peut-être plus difficile.
08:30Parce que le jour où on a une vraie campagne présidentielle qui démarre,
08:33avec un vrai débat d'idées,
08:35noble,
08:36avec beaucoup de hauteurs de vue,
08:38ça créera une ambiance noble,
08:41avec beaucoup d'auteurs de vue.
08:43Donc, il faut qu'elle démarre.
08:44Alors, ça aussi, c'est formidable.
08:46C'est-à-dire que ce qui est noble,
08:47c'est la bien-pensance et le camp du bien.
08:49C'est ça, la traduction.
08:51C'est-à-dire que les autres n'ont pas le droit de parler.
08:53Mais nous, nous, on sait.
08:55Nous, camp du bien, nous...
08:57C'est-à-dire qu'on a mis le pays par terre pendant devant,
09:00mais on est noble.
09:02Enfin, un peu de modestie serait le bienvenu de temps en temps.
09:07Vous vous souvenez de tout le discours de M. Biscornu,
09:10pardon, de M. Lecornu, sur la transition énergétique.
09:13Non, non, pas de ça.
09:14Non, pas de ça non plus.
09:16Monérateur, mais non, c'est nul.
09:17Je pense que c'est nul.
09:18M. Lecornu, donc.
09:20Pas ça, pas vous.
09:21Ne tombez pas là-dedans, c'est nul.
09:23Donc, j'enlève.
09:24Mais oui.
09:26Mais donc, vous vous souvenez de ce qu'il disait sur la question...
09:28Il a fait un truc bien, c'est le 1er mai.
09:30Oui.
09:32Rien de pour ça.
09:33Tout son discours, je rappelle, sur la PPE,
09:35sur la transition énergétique,
09:36où il prenait les gens de haut sur une question,
09:39on l'a dit ici, assez,
09:40qui est une question essentielle.
09:42Eh bien, ça, pourtant, déjà ça,
09:45ça aurait dû suffire à dire, bon...
09:47Moi, je rêve, en tout cas, d'un homme politique
09:49qui dise, je me suis trompé.
09:52Mais ça, c'est encore pas ça qui dit...
09:54Moi, je rêve surtout que tout le monde puisse parler
09:57sans... Il n'y a pas de noblesse ou de pas noblesse.
10:00C'est ça qui m'ennuie, moi, dans ce qu'il dit.
10:02Les idées, dans une campagne présidentielle,
10:05elles sont...
10:06Elle est ouverte.
10:07Chacun peut exprimer.
10:08Non, mais ça veut dire que le contraire de la hauteur de vue,
10:14ce sont sans doute les bases idées sur l'immigration,
10:18sur la sécurité, sur ces choses-là du bas peuple.
10:21Je pense que c'est ça dont l'inconscient de M. Lecornuc,
10:24par ailleurs, est respectable.
10:28Il faut se souvenir que les deux dernières campagnes présidentielles,
10:31il n'y a pas eu franchement de débat,
10:32et il n'y a pas eu de grande...
10:34Surtout la dernière, en 2017, il y a eu débat.
10:36Oui, il y a eu débat, il y a eu une campagne flinguée
10:39par ce qui est arrivé à François Fillon,
10:41surtout, donc le débat est porté autour de ça.
10:43Mais sincèrement, en 2022, le pouvoir d'achat,
10:45l'Ukraine, l'Ukraine, le pouvoir d'achat...
10:47Enfin bon, ça ne volait pas très haut,
10:49même si c'était nécessaire pour certains Français.
10:51Enfin, ce n'est pas ce qui grandit, c'est la France.
10:52Véronique a vraiment raison,
10:53il faut s'y faire quand même à un moment donné
10:55la fin de la récréation.
10:56Le seul projet, le seul programme
10:59qui était un programme qui maniait les idées,
11:01c'était celui de François Fillon.
11:02Le seul.
11:04Objectivement, le seul.
11:04C'était faire.
11:06Voilà, c'était le seul.
11:06Et d'ailleurs, aujourd'hui,
11:08ils s'en inspirent tous.
11:09Peu ou prou.
11:10Tous.
11:12Et dans cette campagne présidentielle,
11:13CNews aura un rôle à jouer, forcément,
11:15et certains voudraient peut-être l'empêcher
11:17de jouer ce rôle, simplement,
11:18de témoigner de la réalité,
11:21ce que nous faisons à chaque jour.
11:22Et je parle de ça parce que Le Monde,
11:25c'est toujours intéressant,
11:27Le Monde fait une page aujourd'hui
11:30pour réclamer en clair la fin de CNews.
11:33Que fait l'ARCOM ?
11:34Le régulateur de l'audiovisuel défié par CNews
11:38est rappelé à son rôle de gendarme.
11:41CNews ne défie pas l'ARCOM.
11:44Les procès en sourcederie qui sont faits à CNews,
11:46d'ailleurs, l'ARCOM ne sanctionne pas CNews
11:50parce qu'il n'y a pas de matière à sanctionner CNews.
11:54Mais c'est ce que nous disons matin, midi et soir.
11:56Les coups les plus durs sont les journalistes.
11:58Vous avez une page dans Le Monde.
12:00Vous n'avez pas un mot sur Kamel Daoud,
12:01dont on va parler dans une seconde.
12:03Vous avez une page dans Le Monde
12:05qui est le journal dit de référence,
12:07même s'il ne le dit plus beaucoup,
12:09même s'il ne l'est plus beaucoup,
12:10pour au fond demander que des journalistes s'arrêtent.
12:14En l'occurrence, nous.
12:16Vous avez bien compris que c'est un acte de pression.
12:19Oui.
12:20C'est qu'il regrette que ça n'arrive pas,
12:22il le souhaite, une sorte de pression.
12:24Et ça caractérise, une fois de plus,
12:28la radicalisation de l'extrême-gauche intolérante.
12:33S'il pouvait fermer CNews,
12:36s'il pouvait interdire le JDD,
12:39ses chantres de la liberté,
12:41il le ferait.
12:42Et s'il pouvait interdire le Rassemblement national également ?
12:44Mais je vous signale que ça coïncide.
12:46Les trois, on est au caractère les uns avec les autres ?
12:49Mais ça coïncide chimiquement
12:51avec le fait que le monde a perdu de son prestige.
12:57Pardon, écoutez-moi,
12:58je ne suis pas plus courageux qu'un autre, je vous assure.
13:00Il y a 15 ans, un mauvais article du monde m'aurait empêché de dormir.
13:06Vous croyez ça ?
13:07Mais j'en suis complètement persuadé.
13:09Vous croyez que je prends des gants avec eux
13:11quand je joue avec eux ?
13:13Mais vous trouvez, il y a 25 ans déjà, ça vous...
13:15Ah oui, oui, il était...
13:18D'abord, il était...
13:19Parce que Gérald De Gaulle disait déjà,
13:20le monde, même la date est fausse.
13:22Non, mais je n'ai jamais fait l'apologie du monde,
13:30mais son niveau intellectuel,
13:32et même d'aucun journaliste du monde
13:35considère que c'est aussi une question de génération.
13:38Les journalistes du monde d'aujourd'hui
13:40n'arrivent pas à la cheville de leurs aînés
13:42qui étaient déjà à gauche.
13:44Il y a une...
13:45Pardon, ils n'ont plus le même niveau.
13:47Ils sont obsédés par CNews,
13:50ils sont obsédés par Vincent Bolloré,
13:52ils sont obsédés évidemment par Grasset,
13:54ils sont obsédés par tout ce qui touche
13:55de près ou de loin.
13:57Mais, alors il y a aussi une raison,
13:58c'est que nous faisons vendre, entre guillemets.
14:01Ça, c'est une vraie raison,
14:02parce que leurs journaux parfois sont en difficulté,
14:05tu parles de CNews, hop, ça se vend bien.
14:07Ça fait partie de leur meilleure vente absolument.
14:09Oui, à chaque fois, c'est ce qu'on me dit d'ailleurs.
14:11C'est ce qu'ils nous disent.
14:13Mais c'est formidable.
14:14Une page, l'Arcom, c'est refaire pression
14:16sur l'Arcom pour dire
14:18que fait l'Arcom ?
14:18Fermez CNews.
14:19Oui, mais cette passion de l'interdiction
14:21est vraiment un truc de gauche.
14:23En fait, on va supprimer celui qui en parle,
14:25comme ça le phénomène va disparaître en même temps.
14:26C'est un rapport très, très particulier
14:28à la réalité, au réel, au ressenti des gens.
14:32Enfin, c'est incroyable.
14:33Et vous ne verrez jamais personne à droite,
14:35par exemple, dire supprimons le monde.
14:37Ça n'existe pas.
14:38Même Gilles William Goldnadel, ici présent,
14:40ne veut pas la suppression du monde.
14:41Non, mais moi, c'est un journal privé.
14:44Je souhaite que le monde continue de vivre.
14:45C'est ce que je dis.
14:46Oui, je n'ai pas les mêmes opinions sur France Inter.
14:49Incapable d'empêcher, alors.
14:51Je vous lis quand même le chapeau,
14:52parce qu'incapable d'empêcher les manquements
14:54de la chaîne du groupe Bolloré,
14:55l'autorité de régulation est critiquée de toutes parts.
14:57Non, elle n'est pas critiquée de toutes parts.
15:00Elle est critiquée par les mêmes gens.
15:02C'est-à-dire les gens de gauche.
15:04En fait, ce sont les mêmes.
15:05On peut faire chaque phrase.
15:07Son président Martin Hadjari
15:08entend ne rien changer à sa règle d'équilibre,
15:10sanction des manquements à la loi.
15:11Il a raison.
15:12Et protection de la liberté de communication.
15:15Évidemment, il applique la loi.
15:17RSF a déposé une plainte,
15:19une nouvelle saisine en janvier,
15:20avec l'ambition d'amener l'autorité
15:21à constater que la chaîne varie insuffisamment
15:23des sujets de débat.
15:25RSF.
15:25Diversifie trop peu.
15:26RSF, oui.
15:27Oui, ils font payer.
15:28Diversifie trop peu ses intervenants
15:30et n'assure pas la pluralité des points de vue.
15:31que ces gens-là nous écoutent le matin.
15:34C'est intéressant, notamment.
15:36Dans l'état actuel et c'est factuel,
15:37CNews est hors la loi,
15:39estimait l'éditorialiste,
15:41considérant qu'elle était devenue une chaîne d'opinion,
15:43un statut interdit en France, etc.
15:45L'ARCOM n'a jamais assumé son rôle d'autorité
15:47de police administrative.
15:48Le législateur lui a pourtant bien confié
15:50la tâche de s'assurer du respect
15:51des règles du débat public.
15:53Vous voulez qu'on vous parle de France Inter ?
15:54Vous voulez qu'on parle du monde ?
15:57Et des erreurs la semaine dernière
16:00qu'ils ont dû rectifier ?
16:01Je crois que c'était sur Jordan Bardella, etc.
16:03Ça fait quatre jours que chaque matin...
16:07Sur France Inter,
16:08M. Chameroy, il fait un édito sur Vincent Molloré.
16:11C'est l'homme qui fait rire.
16:12Patrick Cohen, il fait un édito,
16:14pourquoi pas, sur CNews.
16:16Le troisième, Charline Van Dennecker,
16:17a fait un édito sur Grasset.
16:19Et la quatrième personne fait un édito,
16:21je ne sais sur quoi, sur...
16:22Mais si l'ARCOM avait fait son travail,
16:25France Inter aurait été condamné
16:2720 fois par jour
16:29pour reprendre les informations du Hamas
16:31sans le dire.
16:32C'est aussi simple que ça.
16:33Bon, enfin, si on peut faire...
16:36Non, mais Julien m'a raison,
16:37parce que sur ce point,
16:38c'est un scandale tel que...
16:40On laisse passer, on laisse filer.
16:43Alors que reprendre, en effet,
16:44toutes les intox du Hamas,
16:47c'est quand même grand.
16:48Sans le dire en le cachant.
16:50Une page.
16:52Une page.
16:53Dans le monde, c'est le sujet
16:55le plus important.
16:56C'est un des sujets
16:57les plus importants pour eux.
16:58Une page.
17:00Nous en marquons une pause
17:01et revenir,
17:01mais enfin, si on peut faire
17:02travailler nos confrères,
17:04c'est déjà une bonne chose
17:05pour la presse française.
17:06A tout de suite.
17:10À la suite de la condamnation
17:12à trois ans de prison ferme
17:13prononcée en Algérie
17:14contre Kamel Daoud,
17:15le ministre de la Culture
17:16rappelle la nécessité
17:17de défendre des artistes
17:18dans leur dignité
17:19et leur sécurité,
17:20dans un entretien
17:21avec Susie Fofigaro.
17:22Monsieur Daoud
17:24dénonce une décision
17:25hallucinante.
17:26La ministre de la Culture,
17:27c'est vraiment,
17:27elle a fait le minimum.
17:29Vraiment le minimum.
17:30La ministre française
17:31de la Culture,
17:31Catherine Pigard,
17:32a rappelé son attachement
17:33indéfectible
17:33à la liberté de création
17:34et à la nécessité
17:35de défendre les artistes
17:36dans leur dignité
17:37et leur sécurité
17:37dans une déclaration
17:38transmise à l'AFP.
17:40Il n'est pas question
17:40d'Algérie,
17:41il n'est pas question
17:42d'Islam,
17:44il n'est pas...
17:45C'est formidable.
17:46C'est absolument formidable.
17:47Imaginez si
17:48c'était un écrivain
17:50hongrois.
17:50Non, mais bien sûr.
17:52Par exemple,
17:53avec Orban.
17:53Non, mais c'est moins
17:54que le service minimum.
17:56C'est terrible.
17:57C'est formidable.
17:58Notre société,
17:58tous les jours,
17:59on le souligne,
17:59mais c'est formidable quand même.
18:01La société médiatique
18:02dans laquelle nous sommes.
18:03Vous vous êtes trompé
18:04tout à l'heure
18:04en disant que le monde
18:05n'avait pas fait quelque chose
18:06sur Kamel Daoud.
18:07Autant, c'est vrai,
18:08le service public
18:09n'a rien fait
18:10ou peut-être annoncer
18:11une fois rien.
18:11Le monde a commis
18:12un article
18:14aujourd'hui
18:15sur Kamel Daoud
18:16et je n'y vois
18:17aucune condamnation
18:18et j'y ai vu
18:19beaucoup de justifications
18:20par exemple,
18:22ils indiquent
18:23que Kamel Daoud
18:24a perdu le contact
18:25avec le peuple algérien
18:27parce qu'il a osé
18:29effectivement
18:30réagir
18:31après le 7 octobre
18:32et le tout
18:33à l'avenant.
18:34Je vous assure
18:35que je vous défie
18:37d'y trouver
18:37la moindre condamnation
18:38de la dictature algérienne.
18:40Je suis condamné
18:40en Algérie
18:41dit Kamel Daoud
18:43dans cet entretien
18:44au Figaro
18:44pour un roman
18:45qui n'y a jamais été publié
18:46ni diffusé.
18:47C'est hallucinant.
18:48Que dit-il encore
18:51il y a une volonté
18:51de dicter
18:52depuis l'Algérie
18:53ce qui peut être écrit
18:54en France.
18:54Cela prouve deux choses.
18:56D'une part
18:56il s'agit d'un procès politique
18:57sans fondement juridique réel.
18:59D'autre part
19:00il y a la volonté
19:00de dicter
19:01depuis l'Algérie
19:02ce qui peut être écrit
19:03en France.
19:04Malgré tout
19:04ce qui domine chez moi
19:05c'est une profonde tristesse
19:06pour l'Algérie
19:07quand on pense
19:07à une guerre de libération
19:08portée par un mythe
19:09aussi puissant
19:10aussi magnifique
19:10et qu'on en arrive
19:11aujourd'hui
19:12à faire de ce pays
19:12une vaste prison
19:13à transformer des écrivains
19:14en coupables successifs.
19:16Est-ce vraiment
19:16pour cela
19:17que les gens sont morts
19:18c'est ce qui me bouleverse
19:19le plus ?
19:20Je plains mon pays
19:21je plains les intellectuels
19:22qui y vivent encore
19:23etc.
19:25Il y a eu une période
19:29glorieuse
19:30de création
19:30culturelle
19:31en Algérie
19:32avant justement
19:33ces années noires.
19:34Il y a eu une période
19:35où il y avait
19:36une presse algérienne
19:36qui était indépendante.
19:38Il y a eu une période
19:39où il y a eu
19:40de grands artistes
19:41et de grands écrivains.
19:42Mais oui
19:43mais aujourd'hui
19:44c'est terminé
19:45et ce qui est important
19:47c'est que l'Algérie
19:48est devenue
19:48l'arbitre des élégances
19:49littéraires en France.
19:51C'est ça qui est important.
19:52Boalem Sansal
19:53a dit une semaine
19:53après la visite historique
19:54de Léon XIV
19:55en Algérie
19:55les 13 et 14 avril
19:56placé sous le signe
19:57du pardon
19:58de la paix
19:58de la réconciliation
19:59le pouvoir algérien
20:00retombe dans sa vieille méthode
20:01punir, intimider, faire taire.
20:03Il a raison sur un point
20:04Boalem Sansal
20:05c'est qu'il dit
20:05que le régime algérien
20:07cherchait avec la visite du pape
20:08une forme de respectabilité
20:10vis-à-vis des autres pays
20:11et qu'une fois
20:12qu'ils ont obtenu ça
20:13ça recommence exactement
20:14comme avant.
20:15Et juste un mot
20:15sur nos élites
20:16avec les larmes de crocodile
20:17vous savez la manière
20:18très feutrée
20:18de condamner ce genre
20:19de décision
20:21de la justice algérienne
20:22on a sous les yeux
20:23en ce moment
20:24un exemple chimiquement pur
20:25du traitement
20:25qui est réservé à des gens
20:26qui sont des vrais héros
20:27comme Boalem Sansal
20:28qui a passé un an en prison
20:29et qui a pensé
20:30qu'il allait y mourir
20:31parce qu'il était condamné
20:32à une peine très longue
20:33et il était malade
20:33et âgé.
20:35Ce qu'ils sont en train
20:36de faire en ce moment
20:37à Boalem Sansal
20:38c'est-à-dire
20:38le traîner dans la boue
20:39le diffamer
20:40expliquer que son livre
20:41que personne n'a lu
20:42pour l'instant
20:42est très mauvais
20:43confus
20:44j'ai lu ça dans Libération
20:44quand même
20:45une journaliste de Libération
20:46qui dit
20:46le livre est confus
20:47et impubliable en l'état
20:48alors qu'elle n'y a pas
20:49jeté un oeil
20:51ce qu'ils sont en train
20:51de faire à Boalem Sansal
20:52alors qu'il était en prison
20:53il y a encore quelques semaines
20:54quelques mois
20:55c'est juste la preuve
20:56de ce qu'ils feront
20:57avec Kamel Daoud
20:57avec tous les dissidents
20:58algériens
20:59qui sont courageux
21:00et c'est honteux
21:02mais ça va plus loin
21:03Yalimar ils expliquent
21:04que le livre
21:05a été réécrit
21:06par un auteur
21:06que je ne citerai pas
21:07et qui écrivait
21:09ligne par ligne
21:10ce qui transformait
21:13la prose
21:14de Boalem Sansal
21:15en fait
21:16c'est pas bien
21:17pardon de vous le dire
21:18j'y vois
21:19ici encore
21:20la marque
21:21de la radicalisation
21:22oui
21:23je pense qu'il y a
21:245-10 ans
21:25ils étaient quand même
21:26d'origine arabe
21:27ils étaient algériens
21:29ils bénéficiaient quand même
21:31d'une sorte
21:32de protection
21:34dès l'instant
21:35où justement
21:36ils affrontent
21:38la radicalité
21:39actuelle
21:40de l'Algérie
21:41c'est fini
21:42ils sont tout aussi
21:43détestables
21:44que les beaux français
21:45c'est pareil
21:46il n'y a plus de différence
21:47il y a deux choses
21:48qui me parlent
21:49la première
21:50c'est que Kamel Daoud
21:51ne reçoit aucun soutien
21:52du petit monde
21:53germano-pratin
21:54donc ça c'est quand même
21:56assez hallucinant
21:56on aurait pu imaginer
21:57à minima une pétition
21:58mais rien du tout
21:59la deuxième chose
22:00c'est qu'il a eu
22:00cette phrase magnifique
22:02quand Boilel Sansal
22:03était emprisonné
22:04l'an dernier
22:05il a dit un jour
22:06la prison de Boilel Sansal
22:07sera la nôtre
22:08quel avertissement
22:10de voir que même
22:11la ministre de la culture
22:12n'est pas capable
22:13d'avoir les mots
22:14qu'il faut pour le défendre
22:15quel avertissement
22:16pour notre pays
22:17et François-Xavier
22:19Benhamy a écrit
22:20à ceux qui racontent
22:20que la politique d'apaisement
22:21avec Alger
22:22est un succès
22:22cette nouvelle condamnation
22:24apporte un démenti brutal
22:25le régime algérien
22:26prétend maintenant dicter
22:27ce qu'un écrivain français
22:29chez un éditeur français
22:30n'aurait pas le droit
22:30d'écrire sous peine de prison
22:32et de confiscation
22:33de ses biens
22:35voilà ce qu'on pouvait dire
22:36sur cette actualité
22:38cette journée
22:40a été évidemment marquée
22:41par la cérémonie
22:42qui s'est tenue
22:42à Montauban
22:43ce jeudi
22:44en hommage au sergent-chef
22:45Florian Montauriau
22:46le militaire
22:47qui avait servi
22:47sur de nombreux théâtres
22:49d'opération
22:49depuis son engagement
22:50en 2007
22:51a été tué
22:51je le rappelle
22:52le 18 avril
22:53voyez le sujet
22:54de Sarah Fenzari
22:56quelques notes
22:57de musique
22:58et un silence
23:00celui d'un adieu
23:01pour un soldat
23:03tombé pour la paix
23:05le 18 avril dernier
23:07en pleine opération
23:08est pris dans une embuscade
23:10le sergent-chef
23:11Florian Montauriau
23:12casque bleu
23:13engagé au Liban
23:14est mort en mission
23:15toute la France
23:18Montauban
23:18et Catherine Vautrin
23:20ministre des armées
23:21lui rendent
23:22aujourd'hui hommage
23:23le parcours d'un soldat
23:25complet
23:25l'itinéraire
23:27d'un parachutiste
23:28le destin
23:29d'un héros
23:31dans les rangs
23:32le silence est lourd
23:34ce militaire expérimenté
23:36déployé au sein
23:37de la finule
23:38conjoint
23:39et père
23:40de deux enfants
23:41s'était engagé
23:42dans l'armée de terre
23:43il y a 19 ans
23:44avant de rejoindre
23:45le 17ème régiment
23:47du génie parachutiste
23:48passionné
23:49dévoué
23:50à son métier
23:51comme en témoigne
23:53le chef d'état-major
23:54de l'armée de terre
23:55il était un sous-officier
23:56d'exception
23:57et c'était un exemple
23:59de son vivant
23:59son cercueil
24:01drapé aux couleurs
24:02de la France
24:03porte toute la reconnaissance
24:05d'une nation endeuillée
24:06ajoute la ministre
24:08adjudant Florian Montauriau
24:10vous avez vécu
24:11et vous êtes tombé
24:12en homme libre
24:13vous resterez
24:14à jamais
24:15un exemple
24:16comme si le temps
24:17semblait s'être arrêté
24:18sur la place
24:19des armes
24:19de la caserne
24:20Florian Montauriau
24:22effet chevalier
24:23de la Légion d'honneur
24:26après la cérémonie militaire
24:27une marche silencieuse
24:29s'était lancée
24:30dans les rues
24:30de sa ville natale
24:31jusqu'à l'église
24:33où une messe
24:34a été célébrée
24:35en son honneur
24:36à sa mémoire
24:41vous avez peut-être
24:41écouté ce matin
24:42sur l'antenne d'Europe 1
24:43il y avait un très beau texte
24:44de Charlotte Dornela
24:45sur le sens du sacrifice
24:46et c'est vrai
24:47qu'on en a beaucoup parlé
24:48ces dernières heures
24:49même sur ce plateau
24:51le sens du sacrifice
24:52sacrifice pour la république
24:54pour la nation
24:54pour la France
24:55justement
24:56par rapport à ce qu'on disait
24:56tout à l'heure
24:57pour quelque chose
24:58qui te dépasse
24:59qui t'élève
25:00et qui va au-delà
25:02de toi
25:04quelque chose
25:05qui transcende
25:05c'est ça ce que veut dire
25:06Charlotte
25:07elle a raison
25:07c'est ça ce qu'on manque
25:08de transcendance
25:09et la transcendance
25:10c'est essentiel
25:10puisque c'est ce qui permet
25:11par définition
25:12de nous tenir debout
25:14oui mais qui a envie
25:15vous avez envie de faire ça
25:16vous auriez envie
25:17de vous engager
25:18d'être légionnaire
25:19d'être militaire
25:19alors moi je
25:20vous avez eu envie
25:21de le faire
25:22moi je suis
25:23oui
25:24mais vous ne l'avez pas fait
25:25les gens sont ce qu'ils font
25:26je suis
25:27bah oui
25:28les gens sont ce qu'ils font
25:29mais parce que moi
25:29mon père était dans la légion étrangère
25:31donc j'ai grandi
25:32le mieux aussi
25:32c'est pas un reproche
25:35que je vous fais
25:36non mais alors je vais vous expliquer
25:39j'ai grandi avec ces gens
25:40en tout cas j'en ai beaucoup côtoyé
25:42certains qui sont morts d'ailleurs
25:43et ce qui me
25:44ce qui m'émeut à chaque fois
25:45que je vois un cercueil
25:46de militaires
25:47c'est que
25:48à chaque fois que j'ai discuté
25:49c'était la question
25:50que je leur posais systématiquement
25:51est-ce que vous pensez
25:52que vous pouvez mourir au combat
25:52et bien tout le monde
25:53se préparait à mourir au combat
25:54c'était un choix
25:55ils s'étaient engagés
25:57jusqu'au sacrifice potentiellement
25:58personne ne voulait mourir
26:00mais par contre
26:02ils répondent
26:02j'ai toujours eu la même réponse
26:04c'est la mission
26:05et la mission
26:06elle peut conduire jusque là
26:07donc c'est un choix
26:08volontaire
26:09et éclairé de leur part
26:10et donc en effet
26:10c'est absolument magnifique
26:11et après
26:11la vie c'est la vie
26:12moi j'ai pas pu
26:13j'ai pas
26:15non mais c'était pas un reproche
26:17non mais par ailleurs
26:18vous pourriez me faire ce reproche
26:19non
26:19il se trouve que
26:20j'ai voulu le journaliste
26:21pour être plus prosaïque
26:24j'ai noté aussi
26:25que le président de la république
26:28avait
26:31déposé un message
26:32en ce qui concerne
26:33le second casque bleu
26:35qui a été tué
26:36et il parle
26:38il n'y a rien à faire
26:38des combattants du Hezbollah
26:40vous voulez qu'on l'écoute
26:41le président de la république
26:43sur Anissé Girardin
26:44oui
26:44ah bon
26:45c'était pas eu
26:47permettez-moi d'abord
26:49cher président
26:50mon cher Nikos
26:51d'avoir un mot
26:53pour le sergent
26:55Anissé Girardin
26:56qui a succombé hier
26:57à ses blessures
26:59lors d'une attaque
27:01contre la finule
27:02samedi dernier
27:03une attaque inacceptable
27:05commise
27:06selon toute vraisemblance
27:07par le Hezbollah
27:09qui a également coûté la vie
27:11à l'adjudant
27:11Notorio
27:12à qui la nation
27:13vient de rendre hommage
27:16je veux ici adresser
27:17mes condoléances
27:19sincères
27:19à sa famille
27:22ses frères d'armes
27:24et avoir une pensée
27:26aussi pour nos autres
27:27soldats blessés
27:28nous attendons évidemment
27:29des autorités
27:30libanaises
27:31que toute la lumière
27:33soit faite
27:33sur cette attaque
27:35que les auteurs
27:36soient identifiés
27:37arrêtés
27:38et puissent répondre
27:40de leurs crimes
27:40dans cet extrait
27:43il parlait du message
27:44écrit
27:44qu'il a déposé
27:45sur X
27:46il parle
27:47chaque mot étant pesé
27:48des combattants
27:49du Hezbollah
27:50donc on parle même pas
27:51des politiques
27:52des combattants
27:53il est incapable
27:54d'écrire le mot terroriste
27:56ce sont déjà des gens
27:57qui en 82
27:58ont tué 75
28:01parachutistes français
28:02ils méritent toujours
28:04pas le mot terroriste
28:04et il y a encore
28:05quelque chose de pire
28:06d'une certaine manière
28:08qui en dit long
28:09sur l'état d'esprit
28:11c'est que
28:12ils n'envisagent pas
28:14des représailles
28:15c'est-à-dire que ces gens-là
28:17on considère
28:18on met
28:19ces malheureux
28:21on perd des profits
28:21on n'envisage
28:22aucune sanction
28:24aucune punition
28:25contre des gens
28:27qui tuent
28:28des français
28:29depuis 50 ans
28:30on n'a jamais réagi
28:30depuis 50 ans
28:33il n'y a pas
28:33eu une réaction française
28:34donc ça montre
28:35ça montre
28:36mais tous les autres gouvernements
28:38il n'y a pas
28:39qu'Emmanuel Macron
28:39c'est-à-dire qu'on n'a jamais
28:42oui enfin écoutez
28:43Claude Moniquet
28:43d'ailleurs le rappelait
28:44oui mais
28:44Claude Moniquet
28:45Claude Moniquet a raison
28:47mais par contre
28:49quelques mots plus loin
28:50dans un autre message
28:51il envisage des sanctions
28:52contre Israël
28:53c'est-à-dire que
28:53malgré tout
28:54mais en ce qui concerne
28:55ceux qui tuent
28:56des français
28:57on n'a jamais réagi
28:58oui mais c'est
28:59ça fait partie du mal
29:00ça fait partie précisément
29:02du mal
29:03on n'a jamais réagi
29:03officiellement
29:04officiellement oui
29:05parce que François Hollande
29:06on sait qu'il a réagi
29:07il a fait un certain nombre
29:07de choses
29:08étrangement oui
29:09ça n'est pas faux
29:10Véronique Jacquet
29:11ça n'est pas faux
29:11non mais c'est vrai
29:12qu'il y a quelque chose
29:12d'un peu choquant
29:13c'est qu'on a un président
29:14qui est un commentateur
29:16avec un ton finalement détaché
29:18alors qu'on a deux hommes
29:19qui ont perdu la vie
29:20dans le cadre d'une mission
29:21qui est maintenant
29:22remise en question
29:23puisque le conseil de sécurité
29:24des Nations Unies
29:25dit que la finule
29:27termine son mandat fin 2026
29:28parce que les hommes
29:29prennent beaucoup trop
29:30de risques sur le terrain
29:31et ensuite le président
29:32de la République
29:33parle de mort pour la France
29:34mais pardonnez-moi
29:35ils ne sont pas morts
29:36en France
29:37ils ne sont pas morts
29:37pour la France
29:38ils sont morts
29:39pour une autre cause
29:41qu'on a de plus en plus
29:42de mal à défendre
29:43et où je suis d'accord
29:44avec Gilles William Goldanel
29:45c'est que
29:46qu'est-ce qu'il dit
29:47le président
29:47et alors c'est tout
29:48on a deux morts
29:49on n'a que des mots
29:50mais il faudrait peut-être
29:51autre chose
29:52que des mots quand même
29:53pour servir et rendre hommage
29:55à ces hommes-là
29:56donc je trouve ça
29:57extrêmement choquant
29:58la guerre
29:59avec des explosions
30:00ce soir à Téhéran
30:01le système de défense
30:02anti-aérienne
30:03activé
30:04des explosions
30:04ont retentit jeudi soir
30:05à Téhéran
30:06nous dit une dépêche
30:08il y a quelques minutes
30:08où le système de défense
30:10anti-aérienne
30:10a été activé
30:11on rapportait des médias
30:12iraniens
30:12pour la première fois
30:13depuis l'entrée en vigueur
30:14d'un cessez-le-feu
30:15avec les Etats-Unis
30:15le 8 avril
30:16d'après l'agence
30:17de presse officielle
30:18IRNA
30:19des tirs
30:20de la défense
30:20anti-aérienne
30:21ont été entendus
30:22Israël et le Liban
30:24envoient des délégations
30:25à Washington
30:25c'est aussi une information
30:26des dernières minutes
30:27pour de nouvelles
30:28dégociations
30:29afin d'obtenir
30:30la prolongation
30:31de la trêve
30:33je vous propose
30:34d'écouter
30:34Pauline Trevzer
30:35qui est sur la frontière
30:37libanaise
30:38avec cette trêve
30:38fragile
30:39bien sûr
30:40entre le Liban
30:42et Israël
30:44regardez juste derrière moi
30:46ces blindés israéliens
30:48puisque nous sommes
30:49à la frontière
30:49libanaise
30:51avec Fabrice Elsner
30:52vous allez voir
30:53de l'autre côté
30:54d'autres véhicules
30:55utilisés par l'armée
30:56israélienne
30:57juste en dessous
30:58de ce mur
31:00que vous voyez
31:00qui matérialise
31:01la frontière
31:03entre Israël
31:03et le Liban
31:04donc vous voyez bien
31:05que les soldats
31:07de Tzal
31:07sont encore présents
31:08dans la région
31:09puisqu'ils passent
31:10de l'autre côté
31:12de ce mur
31:13au sud Liban
31:14où ils ont dessiné
31:15une ligne jaune
31:17une zone tampon
31:18de 5 à 10 kilomètres
31:19pour assurer
31:20une mission
31:20de sécurité
31:22le problème
31:22c'est que le Hezbollah
31:24se rend
31:25dans cette zone
31:26pour tenter
31:26de violer
31:27ce cessez-feu
31:28qui a d'ailleurs
31:29été violé
31:30en réalité
31:31puisque ces terroristes
31:32du Hezbollah
31:33ont tenté
31:33à de multiples reprises
31:35de tirer
31:36en direction
31:37des soldats israéliens
31:38ils ont également
31:39tenté de lancer
31:40de tirer
31:40des roquettes
31:41vers le nord
31:42d'Israël
31:43on voit bien
31:43que la situation
31:44reste donc
31:45extrêmement tendue
31:46alors que doit
31:47se tenir aujourd'hui
31:48de nouveau
31:49pour parler
31:50entre le Liban
31:51et Israël
31:51à Washington
31:52Israël n'attaque
31:53pas l'Iran
31:54c'est une source
31:55sécuritaire israélienne
31:56a déclaré ce soir
31:57que l'armée israélienne
31:58n'était pas en train
31:58d'attaquer l'Iran
31:59après que des médias
32:00iraniens ont fait
32:01état de tir
32:01de la défense
32:02je vous en parlais
32:02il y a une seconde
32:03et dans les dernières
32:04dépêches à l'instant
32:05Donald Trump
32:06a assuré avoir
32:07tout le temps du monde
32:08concernant l'Iran
32:09il l'a assuré
32:10jeudi soir
32:11ce soir
32:12donc au contraire
32:13de l'Iran
32:13selon lui
32:14dans un message
32:14sur son réseau
32:15de touche sociale
32:16à tous ceux
32:17qui toujours moins nombreux
32:18lisent
32:19ces ratés
32:19du New York Times
32:20où on regarde
32:21les mensonges
32:22de CNN
32:23qui pensent
32:23que je suis plus pressé
32:24de mettre fin à la guerre
32:26et bien sachez
32:27que je suis sûrement
32:28la personne
32:29la moins sous pression
32:30à s'être jamais trouvé
32:31dans cette position
32:32alors il dit effectivement
32:33que les ratés
32:34du New York Times
32:35ou les mensonges
32:36de CNN
32:36ce serait bien
32:37qu'il vienne parler
32:38de la presse française
32:39monsieur Trump
32:40ce serait intéressant
32:41de nous dire
32:42ce qu'il en pense
32:44écoutez
32:45monsieur Jean-Noël Barraud
32:46sur le rôle
32:46de la France
32:47sur le cessez-le-feu
32:48très bien
32:48vous l'avez entendu
32:49cette déclaration
32:50non mais je l'imagine
32:51elle est formidable
32:52parce que
32:53Jean-Noël Barraud
32:54dit qu'on a un rôle
32:55considérable
32:56et que c'est grâce à nous
32:57ce qui se passe
32:58bien sûr
33:00et je vais même
33:01aller plus loin
33:02sans l'intervention
33:03de la France
33:04et bien il n'y aurait
33:04sans doute pas
33:05de cessez-le-feu
33:05aujourd'hui au Liban
33:06et il n'y aurait
33:07sans doute pas
33:07de discussion
33:08entre Israéliens
33:09et Libanais
33:09aujourd'hui à Washington
33:10ces discussions
33:11qui se font effectivement
33:12à Washington
33:13sans les Français
33:13sans l'intervention
33:14de la France
33:15ces discussions
33:15n'auraient sans doute
33:16pas eu lieu
33:16pourquoi
33:16parce que nous nous sommes
33:19mobilisés à tous les niveaux
33:20je vous rappelle
33:21que c'est le président
33:22de la République
33:23qui a informé
33:24le président Trump
33:24de la gravité
33:25des frappes massives
33:26qui ont ensanglanté
33:27le Liban
33:28lorsque Israël
33:29en 10 minutes
33:30a lancé
33:31100 attaques
33:32qui ont fait
33:33plusieurs centaines de morts
33:36puisque les événements
33:37nous échappent
33:38finions d'en être
33:38les organisateurs
33:39parce que si vous voulez
33:40la France
33:41avait un rôle à jouer
33:42depuis à peu près
33:4316 mois
33:44je n'ai pas lu
33:45une déclaration française
33:47pendant cette période-là
33:49qui demandait
33:50au Liban
33:51de respecter
33:52son engagement
33:53de désarmer
33:54ou au moins
33:55de tenter
33:55de désarmer
33:56le Hezbollah
33:57je suis désolé
33:58et je le dis
33:59au premier degré
33:59pour une grande partie
34:00des Libanais
34:01pas tous
34:01parce qu'il y en a
34:02qui sont pour le Hezbollah
34:03mais Israël n'aspire
34:04qu'à une seule chose
34:05c'est de ne plus recevoir
34:06des requêtes
34:07en Galilée
34:08c'est pas beaucoup
34:09ils n'ont pas de vision
34:11territoriale
34:11sur le Liban
34:12contrairement à ce qu'on dit
34:13bah oui
34:14mais rien que
34:15de ne plus vouloir
34:17recevoir des requêtes
34:18c'est déjà trop exigé
34:19en tout cas
34:20avec UAN Osaï
34:21à partir de 21h
34:22on en saura davantage
34:24on va revenir
34:24à la politique française
34:25avec une information
34:26parce que
34:26le diable
34:27n'est pas dans les détails
34:28comme on le dit toujours
34:29puisque le détail
34:30n'existe pas
34:30vous avez vu que
34:31Édouard Geffray
34:32est favorable
34:33à début des cours
34:35à 9h
34:36dans les écoles
34:37à 9h
34:38dans les écoles
34:38alors qu'on commence
34:39aujourd'hui
34:39à 8h
34:41et
34:43effectivement
34:44alors c'est une lecture
34:45possible
34:45je vous la soumets
34:46tout va dans le même sens
34:47plus de facilité
34:49plus de commodité
34:50moins de travail
34:518h c'est peut-être
34:52trop tôt
34:53donc 9h
34:54c'est peut-être mieux
34:55c'est surtout
34:56qu'il y a moins de professeurs
34:57je crois pas que ce soit
34:58ah si
34:59ça joue
35:00excusez-moi
35:01ça joue
35:01d'une manière prosaïque
35:02et oui
35:03il y a moins de professeurs
35:05donc comme il y a moins de professeurs
35:06on revoit la grille
35:07bien sûr
35:08c'est aussi ça
35:09je l'avais pas vu
35:10alors
35:11peut-être mauvais esprit
35:12mais je pense que
35:13ça a joué en tout cas
35:14c'est peut-être pas pour cette raison-là
35:15non
35:15c'est pour les rythmes scolaires
35:16c'est pour les rythmes scolaires
35:17c'est-à-dire qu'on considère
35:18que c'est
35:19en fait
35:20non je pense
35:20ce qu'il pense
35:21Jeffrey il expédie
35:22les affaires courantes
35:23il se lance pas dans quelque chose
35:24pour changer l'éducation nationale
35:27ça fait partie de ses idées
35:28non mais ça fait partie
35:29du rapport à l'effort
35:319h c'est plus tard que 8h
35:33oui c'est vrai
35:33mais on parle pas assez
35:34du manque de professeurs
35:36dans les classes
35:37c'est quand même
35:38bah oui
35:38c'est quand même un drame
35:40mais vous êtes sûr de ça ?
35:41ah oui
35:41quand vous le retrouvez
35:42non mais vous l'avez vérifié
35:43qu'il y a moins de professeurs
35:44à cause de 9h
35:45je veux pas de rapport
35:46non mais il veut dire
35:47qu'il y a moins d'heures de travail
35:48mais oui
35:49non non
35:50non parce qu'il y aura
35:51une heure de plus ce soir
35:52non non oui
35:53tout à fait
35:53c'est on décale
35:54c'est on décale
35:54dès 9h
35:56on décale ?
35:57oui
35:58quel intérêt de décaler ?
35:59bah c'est quoi
36:01on se lève plus tard
36:02on se lève plus tard
36:03ah oui
36:04c'est très intéressant
36:05d'ailleurs
36:05si c'est l'effort
36:07il y aura peut-être
36:08un peu moins d'heures
36:09parce qu'effectivement
36:10on dit que les vacances
36:10sont trop longues
36:11c'est vrai
36:12si l'école commence à 9h
36:13pour aller au travail
36:14après avoir déposé
36:15ses enfants à l'école
36:15on va arriver très tard aussi
36:16bah oui
36:19tout ça va
36:20ensemble
36:20après t'arriveras
36:22dans l'entreprise
36:22plus tard
36:23écoutez
36:23j'ai déçu les mots
36:25mais oh
36:26c'est important
36:28parce que moi
36:28je vais me faire
36:29l'avocat du diable
36:31si c'est commencé
36:32à 8h
36:33pour terminer
36:34à 16h15
36:35ou 16h30
36:36comme c'est le cas
36:36actuellement
36:37si c'est les faire
36:38commencer à 9h
36:38pour terminer
36:39à 17h et quelques
36:41ça change pas grand chose
36:42et pour des adolescents
36:43ah bah vous êtes gentil
36:44pour les patrons
36:45c'est peut-être pas plus mal
36:46mais à quelle heure
36:46mais c'est pas vrai
36:47il faut peut-être pas voir
36:47le mal partout
36:48non mais je sais pas
36:48moi je suis plutôt
36:49je suis plutôt
36:50ouverte à la réflexion
36:51bah non mais moi
36:51j'ai des collaboratrices
36:52mais c'est pas vrai
36:54j'ai des collaboratrices
36:55de quoi on parle
36:56on se couche
36:58à 9h le soir
36:59bah non justement
37:00et bah qu'on se couche
37:01à 9h le soir
37:01qu'on commence comme ça
37:02par se coucher
37:03à 9h le soir
37:03non mais quand vous avez
37:04été adolescent
37:05vous étiez au lit
37:05à 9h le soir
37:06Pascal
37:07mais qu'est-ce que vous appelez
37:08adolescent
37:08quand j'allais en seconde
37:10je me couchais
37:11à 9h ou à 10h
37:12j'en sais rien
37:12mais je me couchais
37:13pas à minuit en tout cas
37:14non pas à minuit
37:15bien sûr
37:15et puis on se levait
37:17on allait à l'école
37:17à 8h
37:18d'accord moi aussi
37:19j'allais à l'école
37:20vous êtes sur le
37:22vous commencez à affaiblir
37:24non mais
37:24non mais ça
37:25moi je trouve que
37:26en fait c'est intéressant
37:28parce que
37:29tout va dans le même sens
37:30c'est ça que je vois
37:31moi des forts
37:32tout va dans le même sens
37:33c'est ça que je vois
37:34dans ce 9h
37:35tout va dans le même sens
37:36donc voilà
37:37c'est l'effort minimum
37:39monsieur Retailleau
37:40et monsieur Mélenchon
37:41vous avez vu cet échange
37:41sur la Vendée
37:42écoutez ce qu'a dit
37:43Jean-Luc Mélenchon
37:44ça c'est drôle
37:45Jean-Luc Mélenchon
37:46sur la Vendée
37:47et sur Bruno Retailleau
37:49alors vous expliquez ça
37:50à Retailleau
37:51qui sort du fond de la Vendée
37:52là-bas
37:53où ils ont jamais vu la mer
37:54alors là bon
37:55c'est pas la peine
37:55de parler avec eux
37:56parce qu'ils comprennent
37:57même pas de quoi on parle
37:58pardon je termine
37:59sur une blague
38:00parce que ça m'amuse
38:01toujours de chandrer
38:03bon il le savait ou pas ?
38:05il a oublié
38:06les sables d'Olonne
38:07non mais il le savait
38:08il joue là
38:08à votre avis ?
38:09je sais pas
38:10non mais non mais
38:11il faut lire la réponse
38:13de Bruno Retailleau
38:14quel dommage monsieur Mélenchon
38:15je vous aurais bien invité
38:16à venir assister
38:17au prochain départ
38:18du Vendée Globe
38:18voilà
38:19ce qui nous permet
38:20de saluer notre ami
38:20Philippe de Villiers
38:21je serai d'ailleurs demain
38:22à l'antenne
38:24avec vous
38:25et Elliot Deval
38:26qui a reçu hier
38:27on en a parlé
38:28le prix Hussard
38:29pour l'ensemble de son oeuvre
38:31absolument
38:31et qui a fait un discours intéressant
38:33vous y étiez peut-être ?
38:34non
38:34non
38:35mais son discours était
38:36on l'a passé d'ailleurs
38:37hier
38:38mais terminez la phrase
38:39de monsieur Retailleau
38:40mais la flottille
38:41de Rima Hassan
38:42n'est pas admise à concourir
38:43c'est drôle
38:44c'est hyper drôle
38:44c'est vrai que c'est très bizarre
38:46cette histoire de mer
38:47la Vendée
38:47il n'y a pas la mer
38:48il ne pourrait pas
38:49être à ce point-là
38:50nul en géographie
38:51non mais c'est terrible
38:52écoutez c'est possible
38:53nous accueillons notre camarade
38:54Yoann Ouzahi
38:55qui va venir parler
38:56de la France déclassée
38:57parce que c'est ce soir
38:59un grand reportage
39:00et on verra
39:01quelques extraits
39:01tout à l'heure
39:02toute la semaine
39:03le fond du truc
39:04de Mélenchon
39:04parce qu'il connaît
39:06très bien la mer
39:06il connaît d'ailleurs
39:07il a écrit beaucoup
39:07sur les océans
39:08non
39:08c'est parce que
39:10la Vendée
39:10pour lui
39:11est associée
39:12au cœur du bocage
39:13c'est-à-dire que
39:14son logiciel
39:15est toujours sur
39:16la Révolution française
39:17c'est pour ça
39:18et puis je vous rappelle
39:18que c'est la Convention
39:20qui avait décidé
39:22de tuer
39:23le génocide vendéen
39:24le génocide vendéen
39:25et c'est une
39:26alors le génocide
39:28en tout cas
39:28le mot est parfois contesté
39:31il n'est pas contesté
39:32il n'est pas contesté
39:34par les Vendées
39:35en tout cas
39:35et ça nous permet
39:36de saluer une nouvelle fois
39:37le puits du fou
39:38et cette histoire
39:40qui est racontée
39:40il se moque
39:41du blanc moche
39:42avec ses sabots
39:43c'est toujours
39:44dans le même sens
39:45bon Bruno Retailleau
39:47lui était aujourd'hui
39:48quasiment en campagne électorale
39:49et il est allé à Nanterre
39:51alors comme on est
39:51un peu en retard
39:52et qu'on devait l'écouter
39:54sur la guerre
39:56qui est menée
39:58par les narcotrafiquants
40:00je vous propose
40:01peut-être
40:02d'écouter
40:03Bruno Retailleau
40:04lorsqu'il parle
40:05de l'économie
40:06de la drogue
40:10l'économie
40:11de la drogue
40:11ce sont en réalité
40:14des capitalistes
40:15criminels
40:15donc ce qui les intéresse
40:17c'est l'appât du gain
40:18c'est l'appât du gain
40:19cette économie
40:20ce sont des milliards
40:21et des milliards
40:22comme Al Capone
40:23il faut les frapper
40:24au portefeuille
40:25il faut donc faciliter
40:27simplifier
40:27les saisies
40:28les saisies des avoirs
40:30les saisies des biens
40:31il a également dit
40:33une chose qui est juste
40:33c'est qu'évidemment
40:34il faut s'attaquer à l'offre
40:35mais il faut s'attaquer
40:36à la demande
40:37et il a raison
40:38de s'attaquer à la demande
40:40alors il y a un tweet
40:41de Jordan Bardella
40:42qui fera peut-être sourire
40:44en tout cas
40:44moins sans doute
40:46monsieur Retailleau
40:47quel dommage
40:48que Bruno Retailleau
40:48n'ait pas été ministre
40:49de l'Intérieur
40:50pendant un an
40:52ce que ça veut dire
40:53mais je pense que Bruno Retailleau
40:55serait d'accord avec ça
40:56c'est que le ministre
40:56de l'Intérieur
40:57d'aujourd'hui
40:57dans les conditions
40:58dans lesquelles
40:59la vie politique française
41:00se passe
41:01ne peut rien faire
41:02en réalité
41:02ou pas grand chose
41:03il l'avait dit
41:04d'ailleurs en arrivant
41:05il avait en gros
41:05la voie réglementaire
41:06pour essayer d'agir
41:07sur des petites choses
41:09mais il n'avait pas
41:09les pleins pouvoirs du tout
41:11si on concerne
41:11que le narcotrafic
41:12a un certain rapport
41:14avec l'immigration
41:15vous n'avez pas tort
41:17et puisqu'on parle
41:18de drogue
41:18et bien
41:19il y a
41:21David Lissnard
41:22le maire de Cannes
41:23qui a sollicité
41:24le parquet de Grage
41:25sollicite la mise en place
41:27d'une action spécifique
41:28et d'envergure
41:28de contrôle
41:29pour la lutte
41:29contre les stupéfiants
41:30pendant la période
41:31du festival du film
41:32dans toute la ville
41:33y compris dans le secteur
41:34de la croisette
41:35et auprès des festivaliers
41:37on se consacre souvent
41:38pendant les grands événements
41:39comme le festival
41:40qui connaît un influx
41:40de 200 000 personnes
41:43alors
41:44moi j'ai trouvé
41:44que c'était une démarche
41:45intéressante
41:46ça aussi
41:46ce qu'il dit
41:47M. Lissnard
41:47mais le préfet
41:49festival ou pas festival
41:50il y a tout le temps
41:50des opérations de contrôle
41:51en matière de stupéfiants
41:53et ça concerne
41:54tous les lieux
41:54et tous les territoires
41:55a répondu
41:56Laurent Autiot
41:57donc
41:59c'est une réponse
42:00de petit homme gris
42:01à l'intérieur du palais
42:02des festivals
42:02oui
42:03non mais vous voyez
42:06moi ça me paraît
42:07moi je le connais
42:08Laurent Autiot
42:09c'est un ancien
42:10d'ailleurs conseiller
42:10d'Emmanuel Macron
42:11il est préfet
42:14c'est vraiment son métier
42:15donc en effet
42:17c'est un homme
42:17de l'administration
42:18mais c'est pas
42:18vous aviez bien vu
42:20ce que veut dire Lissnard
42:21c'est qu'il met
42:23le projecteur
42:24sur sans doute
42:25une tendance
42:26qui peut exister
42:27dans les artistes
42:28c'est ça qu'il veut dire
42:30et vous avez une réaction
42:31de petit homme gris
42:32du préfet
42:33j'ai rien contre ce monsieur
42:34comme s'il était touché
42:36dans sa susceptibilité
42:38qu'il dit
42:38mais on fait tous les jours ça
42:40c'est pas terrible
42:42il devrait au contraire
42:46souligner
42:47l'engagement
42:48de David Lissnard
42:49j'aimerais bien voir
42:49le coup de filet
42:50et puis même Lissnard
42:51il est dans une sorte
42:52de clin d'œuvre sociologique
42:53évidemment
42:54évidemment
42:55tout ça
42:56ça va être difficile
42:59vous savez
42:59les prochaines années
43:00bon
43:01on va pas vers le mieux
43:02moi je vous le dis
43:03ça va être difficile
43:04parce que vraiment
43:05bon avant de nous parler
43:06du déclassement
43:07les salvadors
43:08parce que
43:08les salvadors
43:09c'est un de nos sujets
43:10bien sûr
43:11préférés
43:12bien sûr
43:12je veux pas dire
43:13qu'on rêve
43:13de la justice salvadorienne
43:15non
43:15je dirais pas jusque là
43:16non non
43:17quoique
43:17avec ceux qui sont jugés
43:20c'est
43:20vous allez voir
43:21le sujet de Nicolas Roche
43:23ils sont 140
43:24ils sont jugés
43:25d'un seul coup
43:26j'ai pas vu
43:27beaucoup d'avocats
43:28visiblement
43:28mais c'est des grands
43:30criminels
43:30c'est pas des gens
43:31qui ont volé une pomme
43:32donc voyez
43:33ce sujet
43:34de Nicolas Roche
43:36dans cette salle
43:38sont regroupés
43:39les plus hauts chefs
43:40du gang MS-13
43:41un des groupes
43:42les plus dangereux
43:43au monde
43:43ces hommes
43:44sont accusés
43:45dans le premier procès
43:47de masse organisée
43:48contre le haut commandement
43:49d'un gang
43:50au salvador
43:51au total
43:52486 membres
43:53présumés
43:54du gang MS-13
43:55sont accusés
43:56de 47 000 délits
43:57et crimes
43:58dont 29 000 homicides
43:59le tout commis
44:00entre 2012
44:01et 2022
44:02ils comparaissent
44:03virtuellement
44:04depuis le centre
44:05de confinement
44:05du terrorisme
44:06cette méga prison
44:08inaugurée il y a 3 ans
44:09par le président
44:10salvadorien
44:10Naïm Boukele
44:11ces individus
44:13ont terrorisé
44:14le pays
44:14pendant de nombreuses années
44:16à tel point
44:17que le procureur
44:18souhaite rester anonyme
44:20nous attribuerions
44:21ainsi l'ensemble
44:22de ces crimes
44:22à cette organisation
44:23criminelle
44:24car ce sont eux
44:27qui ont donné
44:27les ordres
44:28permettant de commettre
44:29tous ces crimes
44:31que le gang a commis
44:32pendant tout ce temps
44:33sur les presque 500 accusés
44:3773 membres
44:39du gang MS-13
44:39sont en fuite
44:41parmi les nombreux
44:42délits et crimes
44:43les accusés
44:44sont poursuivis
44:45pour assassinat
44:46enlèvement
44:47torture
44:47ou encore rébellion
44:48selon le parquet
44:50le gang
44:51cherchait à établir
44:52un état parallèle
44:53les présumés
44:54membres
44:55de cette organisation
44:56considérés
44:57comme terroristes
44:58par le Salvador
44:58et les Etats-Unis
44:59risquent jusqu'à
45:00245 ans
45:01de prison
45:03moi j'ai
45:04pardon
45:04en avocat
45:06j'ai qu'un seul problème
45:07c'est
45:08s'il y a un innocent
45:09parmi ceux-là
45:10moi pour moi
45:11ça m'est insupportable
45:11mais il y en a
45:12ça a été prouvé
45:13voilà
45:13des innocents
45:13qui ont été emprisonnés
45:14ça m'est littéralement
45:15insupportable
45:16et pourtant
45:17je ne me caractérise pas
45:18par le laxisme
45:20c'est un m'est insupportable
45:21et bien alors
45:22allons
45:23prolongeons
45:23la discussion
45:25c'est-à-dire que
45:25s'il y a pour vous
45:26un seul innocent
45:28parmi ces milliers
45:30de personnes
45:30qui sont coupables
45:31et aujourd'hui
45:33un pays
45:34qui a retrouvé
45:35la sérénité
45:36vous mettez tout par terre
45:37un innocent
45:38non mais vous avez le droit
45:39moi c'est la question
45:40je vous pose
45:40encore une fois
45:41je suis réaliste
45:42mais un procès
45:43en gros
45:43comme ça
45:44je ne peux pas le supporter
45:45mais le président
45:46vous qu'elle est là
45:47je comprends votre point de vue
45:48je vous pose des questions
45:50parce que c'est une vraie
45:50question de conscience
45:51oui mais bien sûr
45:52qu'est-ce qu'on sauve
45:53il n'y a pas de bonne réponse
45:53à cette question
45:55il peut en avoir
45:57il y a une réponse politique
45:59la réponse est forcément mauvaise
46:01soit vous prenez le risque
46:03de l'erreur judiciaire
46:04ce qui est le cas du Salvador
46:05soit vous prenez le risque
46:06que la situation reste
46:07comme elle l'était avant
46:07mais oui mais il faut choisir
46:08je vous demande de choisir
46:10si vous êtes homme politique
46:11dans la vie
46:11on essaie un juste milieu
46:12on essaie quand même
46:13un juste milieu
46:14mais qui n'a pas de bonne réponse
46:15qu'est-ce que vous choisissez
46:16on peut imaginer
46:17je connais mal
46:18le droit salvadorien
46:20positif actuel
46:20on peut imaginer
46:22que peut-être
46:23un tout petit peu
46:24plus de nuance
46:25ne nuirait pas
46:26mais bien sûr
46:27que nous sommes d'accord
46:27vous avez raison
46:28mais je vous demande
46:28qu'est-ce que vous choisissez
46:30à l'arrivée
46:32ayez le courage
46:32de dire
46:33je choisis
46:35ou pas d'ailleurs
46:36je sauve l'innocent
46:38et je renverse
46:39tout le système
46:40non mais c'est très dur
46:41c'est très dur
46:42parce que celui
46:42qui vous parle
46:43connaît aussi
46:45le prix
46:46des bombardements
46:47même ciblés
46:48qui tuent des civils
46:49alors où ça commence
46:49où ça finit
46:50c'est compliqué
46:51donc vous répondez pas
46:53je vous réponds
46:54vous qui êtes pourtant
46:54un homme courageux
46:55oui mais je
46:57je ne me fais pas gloire
46:59à vous dire
47:00que ce système
47:00m'est insupportable
47:01parce que je sais
47:03je suis payé
47:04si j'ose dire
47:05pour savoir
47:05combien ça coûte
47:07de savoir
47:08que quelqu'un
47:09qui est innocent
47:10est condamné
47:11c'est insupportable
47:12c'est tout
47:12bien sûr
47:14André Valigny dit
47:15Goldanel reste avant tout
47:16avocat
47:16bravo
47:17mais oui c'est vrai
47:18et bien écoutez
47:19vous avez l'assentiment
47:20d'André Valigny
47:20mais il compte
47:22pour moi figurez-vous
47:22mais pour moi aussi
47:23pour moi aussi
47:25bon il y aura
47:26un doc français
47:27ce soir
47:27CNews vous propose
47:28une édition spéciale
47:30100% politique
47:31présentée par Johan
47:32avec un grand reportage
47:32inédit français
47:33déclassé
47:34travaillé pour survivre
47:35ça c'est un sujet
47:35qui est très très fort
47:37et qui sera l'un des
47:38principaux sujets
47:39de l'élection présidentielle
47:40par ailleurs
47:41parce qu'il y a des gens
47:42qui travaillent
47:42et ils ont le sentiment
47:44que ceux qui ne travaillent
47:45pas à côté
47:46reçoivent autant
47:47d'aide sociale
47:49et à quoi bon travailler
47:50il y a des français
47:51qui travaillent
47:51et qui n'arrivent plus
47:52à se nourrir
47:52c'est ça aussi
47:53la question
47:53et l'enjeu
47:54alors est-ce que vous voulez
47:55qu'on voit un extrait
47:56avec notamment
47:57un chauffeur désabusé
47:59je le dis pour
48:00Benjamin No
48:01c'est le deuxième extrait
48:02que nous avions prévu de passer
48:07le chauffeur
48:08Christian l'un des chauffeurs
48:09de l'entreprise
48:10est lui aussi
48:11complètement désabusé
48:13non c'est la galère
48:14c'est la grosse galère
48:16mais bon
48:17de toute façon
48:18qu'est-ce qu'on est
48:18on a beau dire
48:22ce qu'on veut
48:24eux ils sont en graisse
48:25là
48:25et puis nous
48:26on crève la dalle
48:27c'est du foutage
48:28du gueule
48:29tout simplement
48:30et je sais pas quand
48:31mais ça va péter
48:32je pense
48:33ça va pas durer
48:34des années comme ça
48:36pour cet homme
48:37qui vit à 50 km d'ici
48:39venir travailler
48:40ne vaut pratiquement
48:41plus le coup
48:42je fais mon plein
48:43pour pouvoir venir travailler
48:45pour pouvoir refaire mon plein
48:46en ce moment
48:47ça me coûte
48:49deux fois plus
48:50qu'avant
48:52en fait déjà
48:53il faut penser que
48:55moi je coûte de l'argent
48:56à mon patron
48:57pour qu'il m'envoie
48:58de travailler
48:59et ça me coûte de l'argent
49:00pour que je vienne travailler
49:01il n'y a rien qui va
49:02là dans l'histoire
49:03la crise du carburant
49:05au quotidien
49:05pour les gens
49:06ça veut dire quoi ?
49:07ça veut dire
49:08qu'aller travailler
49:09tout à coup
49:10n'est plus rentable
49:10pour pas mal de métiers
49:12ça veut dire
49:13qu'on entre
49:13dans un système
49:14de perte de sens
49:15il y a quelque chose
49:16qui m'a beaucoup
49:17beaucoup frappé
49:18sur les routes nationales
49:19dans le département
49:20de l'Aude
49:21c'est que sur les nationales
49:22les gens roulent
49:23plutôt à 60
49:24ça veut dire
49:26la misère
49:26ça veut dire
49:27qu'on compte
49:28chaque litre
49:29on n'a plus besoin
49:30de mettre des radars
49:33on garde l'argent
49:34pour pouvoir
49:34venir au boulot
49:36ce qui n'est pas très logique
49:37en soi
49:38parce que normalement
49:39on travaille
49:40pour pouvoir se faire
49:41un peu plaisir
49:42en temps
49:42pour pouvoir partir
49:43en vacances
49:43on n'y pense plus
49:44à ça
49:45vous imaginez
49:46qu'à plus de 2 euros
49:47le plein
49:47moi ma voiture
49:49me coûte plus cher
49:50que mon loyer
49:55Jardin dit aussi
49:56il ne le dit pas là
49:57mais il a dit ici
49:58sur ce plateau
49:58que le nombre de personnes
50:00qui sont pour y arriver
50:01doivent prendre
50:01un deuxième emploi
50:02moi j'en connais
50:04qui sont obligés
50:06de trouver
50:07un second emploi
50:08pour pouvoir circuler
50:09on n'a pas
50:11la précarité
50:13en France
50:14prend des proportions
50:15qui est des proportions
50:16mais phénoménales
50:17réellement
50:18ce qui reste
50:19entre le brut
50:20le net
50:21et ce que ça coûte
50:22à l'entreprise
50:22c'est souvent un calcul
50:24qu'on connait
50:24mais rafraîchissons-nous
50:26la mémoire
50:27avec cette séquence
50:28qu'on verra également
50:29tout à l'heure
50:29dans votre documentaire
50:33Pour un salarié
50:35qui gagne
50:352500 euros brut
50:36par mois
50:37son employeur
50:38doit débourser
50:38au total
50:393163 euros
50:40après impôts
50:41il ne restera
50:42que 1898 euros
50:44au salarié
50:463163 euros
50:47déboursés
50:481898 euros
50:49reçus
50:50la différence
50:521265 euros
50:53qui n'iront jamais
50:54à l'entreprise
50:54ni aux salariés
50:56autrement dit
50:5740% du coût du travail
50:59disparaît
50:59entre la poche
51:00de l'employeur
51:01et celle du salarié
51:02et plus les salaires
51:03augmentent
51:03plus les charges
51:04et les impôts
51:05sont élevés
51:05le salarié
51:07le salarié
51:07le salarié
51:09vous toucher
51:10vous touchez
51:10dans votre poche
51:11c'est tellement
51:12honteux
51:13la part d'argent
51:14la part d'argent
51:14que les gens
51:16gagnent en travaillant
51:17et qui garde pour eux
51:18est de plus en plus faible
51:19et ça c'est les charges
51:20les charges n'ont jamais été
51:21aussi importantes
51:22sur les gens qui bossent
51:23et donc non seulement
51:24leur salaire
51:25augmente de moins en moins vite
51:27mais en plus
51:27la part de salaire
51:28qui gagne
51:29et qui garde pour eux
51:30est de plus en plus faible
51:31aujourd'hui
51:32quand vous gagnez
51:32100 euros en travaillant
51:33vous en gardez 54
51:35il y a 30 ans
51:36vous en gardiez 60
51:37il y a 50 ans
51:38vous en gardiez 69
51:39en France
51:39on est dans la moyenne haute
51:41des pays
51:42qui taxent le plus de travail
51:44ce qui nuit d'ailleurs
51:45à notre compétitivité
51:46puisque plus vous avez
51:47un coût du travail
51:48qui est important
51:48plus ça fait des charges
51:50pour les entreprises
51:50moins évidemment
51:52elles sont amenées
51:53à embaucher
51:53donc en fait
51:54c'est une espèce
51:54de cercle vicieux
51:55dans lequel on est tous perdants
51:56et pour décrypter
51:58ce documentaire
52:00il y aura ce document
52:01il y aura sur votre plateau
52:02Johan
52:02oui à l'issue de ce documentaire
52:04qui part tout de suite
52:05après l'émission
52:05il n'y a pas de pub
52:06entre les deux
52:06le débat avec nos invités
52:08en plateau
52:08qui eux vous allez le voir
52:09ils ont des idées
52:10pour augmenter les salaires
52:11et augmenter le pouvoir
52:12d'achat des français
52:14c'est jeudi
52:15et donc demain soir
52:15ce sera Johan
52:17ce sera Elliot
52:17Elliot de Val
52:18qui sera là
52:19vendredi, samedi, dimanche
52:20mais avant de nous quitter
52:21je voudrais donner la parole
52:23à notre ami
52:23Gilles-Louis-Lam Golnadel
52:24parce que vous êtes nombreux
52:25manifestement
52:26à lui envoyer des cadeaux
52:27puisqu'il avait émis l'idée
52:29qu'il aimait avoir
52:31un tapis de souris
52:32vous avez une manière
52:33de résumer
52:34l'incident que nous avons
52:36aujourd'ensemble
52:36monsieur Praud
52:37de manière particulière
52:38en vérité
52:40nous en avons régulièrement
52:41en vérité
52:42les français vous ont sanctionné
52:43ils ont été choqués
52:44par le fait
52:44que vous vouliez m'interdire
52:46de pouvoir me détendre
52:47avec ça
52:48avec votre esprit
52:49un petit peu psychorigide
52:50ça vous gênait
52:51je vous ai tenu tête
52:52et de toute la France
52:54de toute la France
52:55j'ai eu justement
52:56ces gestes de solidarité
52:57qui me touchent
52:58regardez
52:59je me demandais
53:00ce que c'était
53:00regardez ce qu'on m'envoie
53:02regardez ce qu'on m'envoie
53:03c'est des téléspectateurs
53:04qui vous l'envoient
53:04ils nous envoient
53:05des tapis de souris
53:06la gentillesse des gens
53:07regardez
53:07regardez comment c'est beau
53:10de l'humour
53:11chaleur
53:13chaleur
53:13et le
53:14et pour
53:15et pour vous river
53:16votre clou
53:17oui monsieur Praud
53:18cet objet
53:19m'apporte
53:21sérénité
53:21et écoute
53:22voilà monsieur Praud
53:23voilà ce que les français
53:25vous disent
53:25c'est tout
53:26mais il y en avait un Paris 10
53:28qui était encore
53:28ah oui mais c'était un insultant
53:31malheureusement
53:31j'arrive plus à le retrouver
53:32malheureusement
53:33il était insultant
53:34j'ai passé un bon moment
53:35à me détendre avec celui-là
53:36bon merci
53:39merci
53:39merci à ceux
53:41qui vous ont envoyé
53:42cela
53:43vraiment
53:44ils sont chantés
53:45vraiment
53:45c'est plus important
53:46je vais remercier
53:48qui était avec nous
53:49ce soir
53:50et Jean-Marc Lelouch
53:52c'était à la réalisation
53:53David Tonneli était à la vision
53:54Greg était au son
53:55merci à Benjamin Hannaud
53:56à Afid
53:57Hibour
53:58et à Tess
53:59Lafétaire
54:00restez évidemment
54:01avec nous
54:02les déclassés
54:03c'est maintenant
54:04il n'y a pas de publicité
54:06donc on se retrouve
54:08avec Yoann Nouzaï
54:09dans 20 minutes
54:1040 minutes
54:1140 minutes
54:1140 minutes de reportage
54:12et ensuite le débat
54:13après ce document
54:14ce reportage
54:15à demain matin
54:16il n'y a pas d'un
54:16de la résection
54:16j'ai pas été
54:17il n'y a pas de publicité
54:17mais on a un autre
54:17et il n'y a pas de publicité
54:18c'est vrai
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