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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Véronique, Jacques et Gilles, William, Golnadel, André Valigny, Geoffroy Lejeune et Johan Ousey sont avec nous pour
00:06évoquer la loi Yadant.
00:08Poussée par le gouvernement, la proposition de loi déposée par Caroline Yadant, ambitionnée de lutter contre les nouvelles formes d
00:14'antisémitisme, vous le savez, parfois dissimulée derrière l'antisionisme.
00:17Un nouveau projet de loi de compromis sera présenté fin juin, il a été retiré, je vous propose d'écouter
00:22tout de suite Caroline Yadant, elle est députée des Français de l'étranger.
00:28Et elle est parentée députée macroniste ensemble pour la République.
00:32Ensemble pour la République. Écoutons-la.
00:35On le voit, le rythme des débats fait que mon texte n'aurait jamais pu être examiné d'ici demain
00:45soir.
00:45Il reste encore quatre textes à examiner, nous sommes très en retard sur le timing prévu.
00:53Et donc il est évident, et d'ailleurs ça a été une annonce publique faite par LFI dans tous les
01:00médias, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que la PPL Yadant, pour que la loi Yadant
01:05ne soit pas examinée.
01:07Dans ces conditions, je me réjouis que notre groupe ait pu obtenir de ce que le gouvernement va continuer à
01:19porter ce sujet
01:20dans le cadre d'un grand projet de loi gouvernemental qui reprendra les dispositions de mon texte, mais qui aura
01:31surtout une force encore plus grande
01:35pour dire à notre République, pour dire à la France que la lutte contre l'antisémitisme ne doit pas être
01:44une lutte de chacun ou uniquement de la communauté juive,
01:49mais ça doit être une lutte globale pour que nous puissions demain être porteurs d'un message vis-à-vis
01:59de notre histoire.
02:00Décryptage avec Yoann Ozaïs qui s'est passé à l'Assemblée nationale.
02:04Bon, la France Insoumise a tout fait pour que ce texte ne puisse pas être étudié et qu'il n
02:08'y ait pas de vote.
02:08Ils ont réussi, ils ont gagné. Devant cela, le groupe Ensemble pour la République de Gabriel Attal a fait pression
02:15sur le gouvernement
02:15pour qu'il reprenne ce texte. Ça ne sera plus une proposition de loi, ce sera un projet de loi
02:20présenté en Conseil des ministres à partir du mois de juin.
02:23Et qu'est-ce qu'il y avait dans ce projet de loi ?
02:25Avant l'été. Il y avait dans ce projet de loi le fait de rendre illégal.
02:32Par exemple, aujourd'hui, on voit très bien que des personnalités comme Rima Hassan ne peuvent pas dire mort aux
02:36juifs.
02:37Parce que ça, c'est quelque chose qui est condamné, heureusement.
02:39Ils ne disent pas mort aux juifs, ils disent mort à l'État d'Israël.
02:42Ils disent la Palestine de la rivière à la mer.
02:45La Palestine de la rivière à la mer, ça veut dire quoi ?
02:47Ça veut dire qu'il faut éradiquer l'État d'Israël et, sous-entendu, éradiquer le peuple juif.
02:51Aujourd'hui, ça, ça n'est pas condamné.
02:53La loi Yadam, reprise par le gouvernement, le condamnera.
02:57Est-ce qu'il faut condamner ça ?
02:58Parce que oui, il faut le condamner.
02:59Oui, mais c'est un sujet important parce que c'est la liberté d'expression.
03:03Non, on ne peut pas dire...
03:05Par exemple, la position d'Éric Zemmour, je vous la lis parce que j'ai trouvé intéressante.
03:09J'ai suivi avec intérêt les débats enflammés autour de cette proposition de loi.
03:12Les arguments échangés, la passion, les affectives, les insultes, tout a sonné faux.
03:15Tout sentait le théâtre, la mauvaise pièce jouée par de mauvais acteurs.
03:18Cette proposition de loi, comme toutes ses éventuelles variantes, ne réglera absolument pas les maux qu'elle veut combattre.
03:24Elle pourra même se retourner un jour contre les intentions de ses auteurs, car, comme disait Géraudou, le droit est
03:28le royaume de l'imagination.
03:30En revanche, elle ajouterait une pierre de plus à l'étouffement du débat démocratique.
03:34La démocratie, c'est la confrontation libre des idées arbitrées par le peuple.
03:37Ce n'est pas le procès des pensées et des mots mis à l'index par une censure politique et
03:41condamnée par une justice idéologisée.
03:44Ça, c'est le modèle indépassable des régimes communistes.
03:47Les idées peuvent choquer, scandaliser, blesser même.
03:49Mais ce qui choque, scandalise, blesse les uns ne sera pas.
03:52Ce qui choquera, scandalisera, blessera les autres.
03:54La seule limite est la diffamation qui protège les personnes.
03:58Je trouve que cette position est intéressante.
04:00Je suis assez libéral sur... Nous sommes assez libéraux sur ces sujets-là.
04:05Vous savez pourquoi il dit ça, Éric Zemmour ?
04:07Oui, parce qu'il a été condamné lui-même.
04:08Bien sûr.
04:09Mais il a raison d'ailleurs de dire ce qu'il a dit.
04:12En fait, il sait qu'avec les meilleures intentions du monde, c'est-à-dire lutter contre le racisme, la
04:17haine, etc.,
04:17vous avez finalement des lois liberticides et vous terminez, vous passez votre vie entière devant la 17ème chambre
04:22pour répondre de vos actes quand vous êtes journaliste, comme c'est son cas.
04:24Moi, ça m'est arrivé aussi.
04:25William connaît ça par cœur.
04:26Et j'ajoute, pour compléter ce qu'a dit Yohann tout à l'heure sur la proposition de loi Yadant,
04:31qu'elle faisait... Je pense qu'une des raisons du retrait et du fait que ça soit récupéré par le
04:34gouvernement,
04:35c'est qu'elle ne faisait pas l'unanimité, y compris au sein de la majorité.
04:38Mais pour une raison, pour le coup, très simple, c'est que puisqu'il était question de condamner la négation
04:45du droit à exister d'un État
04:48et que la France, entre-temps, a reconnu l'État de Palestine,
04:50ça aurait pu se retourner contre les bonnes intentions, entre guillemets, des gens qui la soutenaient.
04:54Tour de table avec Jélu-Dame Goldmanet.
04:57Je ne suis pas très loin de ce que je viens d'entendre.
04:59Un, c'est la France insoumise qui a gagné.
05:02Madame Yadant préfère faire contre mauvaise fortune ou bon cœur.
05:07Et je ne parierai pas le peu que je possède que cette loi soit votée au mois de juin.
05:13Voilà. La France insoumise, qui est un parti à la fois antisémite et antisioniste, a gagné.
05:19Et croyez-moi, au sein de l'audiovisuel de services publics,
05:23qu'on n'a rien fait pour aider cette loi.
05:25Donc, les adversaires de cette loi, je ne les adore pas.
05:27Ceux-ci, fermement posés.
05:29Moi, je suis pour un amendement, pour le premier amendement à l'américaine.
05:34Très clairement.
05:35Un, je ne supporte pas que la liberté d'expression soit contestée en France.
05:41Et deux, comme si ça ne suffisait pas,
05:44malheureusement, la vérité m'oblige à dire qu'on n'a pas toujours une justice très impartiale,
05:50plutôt idéologique, qui a tendance à réprimer certaines idées plutôt de ma main droite
05:55et pas celles plutôt de ma main gauche.
05:56Donc, pour toutes ces raisons confondues, croyez-moi, je ne suis même pas...
06:12Et vous parliez de Roger Garaudi, c'était pour...
06:15Qui avait écrit le...
06:16Un négationniste d'extrême gauche.
06:17Exactement.
06:18Écoutez la réaction de Madame Panault.
06:21C'est une victoire totale de la mobilisation citoyenne,
06:25de la résistance parlementaire.
06:26C'est une défaite aussi pour Madame Yadant.
06:29Et nous le disons,
06:31le texte qui est annoncé comme un projet de loi gouvernementale
06:35qui reprendrait entièrement cette proposition de loi Yadant
06:37et évidemment un enterrement de première classe,
06:40puisque ce texte arriverait peut-être en juin.
06:42On voit que l'ordre du jour est déjà extrêmement chargé.
06:45Pourquoi pas le mettre en novembre ?
06:47Pourquoi pas même le mettre en 2028 ?
06:49Donc, on voit bien que nous avons gagné une bataille très importante.
06:53Nous resterons évidemment vigilants et vigilantes
06:56pour que ce texte, qui est une menace à la fois
06:58pour tous les soutiens au peuple palestinien contre le génocide,
07:01mais aussi une menace pour nos libertés fondamentales,
07:04pour la recherche, pour le débat démocratique,
07:06ne reviennent pas par une petite porte,
07:08mais nous sommes extrêmement fiers
07:10d'avoir réussi à les faire reculer.
07:14Non, parce qu'eux, ils veulent toujours
07:18que soit réprimée la moindre contestation de l'immigration.
07:22Pour ce soit clair.
07:23André Valéry.
07:24Je suis d'accord évidemment avec tout ce qui a été dit
07:26sur la liberté d'expression
07:28qui est l'un des biens les plus précieux d'une démocratie.
07:31J'ajoute...
07:32Mais.
07:32Non, non, c'est pas mais.
07:34J'ajoute un autre élément.
07:35Non, j'ai vu ça dans une autre marque très vidique,
07:39le juge antiterroriste bien connu,
07:41qui a présidé l'association des magistrats instructeurs,
07:43que je connais bien,
07:44grand professionnel de la magistrature,
07:47qui disait qu'en plus dans cette loi,
07:48il y avait la notion floue de terrorisme,
07:50parce que le terrorisme c'est assez flou,
07:52c'est difficile à définir,
07:53à laquelle on allait accoler la notion floue
07:56d'implication, de provocation implicite.
08:00Provocation implicite au terrorisme.
08:01Quand on marie deux notions floues,
08:04bonjour aux avocats et aux magistrats pour s'en débrouiller en marge.
08:07Mais il n'applique pas les lois en cours
08:09contre l'apologie du terrorisme,
08:11il ne l'aurait pas appliquée.
08:12Véronique Jacquet qui n'a pas parlé.
08:13Oui, là on est sur une ligne de crête,
08:15parce que bien entendu l'antisémitisme est condamnable dans notre pays,
08:17mais là il est question finalement de l'antisionisme,
08:20qui est le nouveau visage de l'antisémitisme.
08:22Et moi je suis d'accord avec ce qu'a dit Éric Zemmour
08:25sur la liberté d'expression,
08:27le problème c'est la justice qui est aveugle,
08:29prenant par exemple le cas de certains procès
08:31où la dimension antisémite a été niée,
08:33l'empoisonnement d'une famille juive à Levallois,
08:36le tronçonnage de l'arbre en hommage à Ivan Halimi,
08:39des choses énormes où l'antisémitisme est nié,
08:42donc une nouvelle loi ne servirait à rien.
08:44Et en marge de cela, la Courneuve,
08:46le maire de la France Insoumise,
08:48fraîchement élu, proteste contre la loi Yadant,
08:51dont le report des débats a été officialisé jeudi,
08:53Ali Duhara a décidé de ce jeudi
08:56d'hisser un drapeau palestinien
08:58aux côtés de celui tricolore sur le fronton de l'hôtel de ville,
09:01je ne sais pas si on le voit d'ailleurs,
09:03cette image,
09:04est-ce que nous la voyons ou pas ?
09:06Je demande à Benjano.
09:08Écoutez, on peut voir le sujet effectivement de Maëva Halimi.
09:12Sur la façade de la mairie de la Courneuve,
09:15le drapeau palestinien aux côtés de celui de la France.
09:18Une initiative du maire insoumis de la ville Ali Duhara.
09:22Dans une vidéo publiée sur X,
09:24il se filme en train de hisser la bannière.
09:33Un geste présenté dans un communiqué
09:36comme un signe de protestation contre la loi Yadant
09:38visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme
09:42et qui menace selon lui la liberté d'expression.
09:44La municipalité entend exprimer son opposition à un texte
09:48qui, sous couvert de luttes contre l'antisémitisme et le terrorisme,
09:51soulève de vives inquiétudes quant au respect des libertés fondamentales.
09:55Devant l'hôtel de ville, plusieurs habitants ne comprennent pas cette démarche.
09:59Je ne sais pas pourquoi ils changent de drapeau, ce n'est pas normal.
10:01Il faut s'occuper des gens français,
10:05des gens qui ont besoin, qui sont dans le besoin et tout.
10:08C'est français et puis européen.
10:09Normalement, on ne doit pas mettre tous les drapeaux.
10:11Ce n'est pas la première fois que le drapeau palestinien
10:13est hissé sur une mairie française.
10:15Le 22 septembre dernier,
10:17jour de la reconnaissance de l'Etat palestinien par la France,
10:20plus de 80 mairies y avaient aussi fait ce choix,
10:22malgré l'interdiction du ministère de l'Intérieur.
10:25Un geste qui peut toutefois être sanctionné
10:28au motif du devoir de neutralité du service public.
10:31Les tribunaux administratifs peuvent notamment prévoir des amendes,
10:34mais aussi des mesures d'exécution forcées
10:36pour faire retirer la bannière.
10:38Voilà ce que nous pouvions dire ce soir sur ce sujet.
10:42Deuxième sujet du jour.
10:43Il est intéressant, c'est Emmanuel Macron,
10:45qui était ce jeudi à la Cité internationale de la langue française,
10:48situé à Villeur-Cotteres dans l'Aisne.
10:50Cotteres.
10:51Villeur-Cotteres, j'ai dit ?
10:52Villeur-Cotteres.
10:53Ça a choqué tout le monde.
10:56On n'a pas le droit à l'erreur.
10:58Ah non, c'est bien.
10:59Tu n'as pas le droit, ils sont là.
11:00On vous guette avec un...
11:02On n'a pas le droit à l'erreur.
11:03Mais bon, c'est la vie.
11:05À Villeur-Cotteres.
11:06Et vous savez pourquoi il est à Villeur-Cotteres ?
11:08Oui.
11:08Pour la langue française.
11:09Et qu'est-ce qui s'est passé à Villeur-Cotteres ?
11:10Leur donnance.
11:12Leur donnance.
11:12Quelle année ?
11:13Quelle année ?
11:14Villeur.
11:151539.
11:181539.
11:20Et quel était le roi ?
11:221539, c'est après François Ier.
11:24Non, c'est François Ier.
11:25C'est François Ier encore ?
11:26Encore perdu.
11:27L'ordonnance de Villeur-Cotteres.
11:29Contrairement à ce que l'on croit n'a pas décidé que la langue française était la langue de tout
11:32le royaume,
11:33qui a décidé que les actes officiels, notariés et publics seraient écrits en langue française.
11:38Moi, je trouve qu'il en fait un peu trop.
11:39Non, mais...
11:41C'est cet étalage de savoir à quelque chose.
11:44J'ai été à la francophonie, donc je connais un peu le sujet.
11:46Non, mais même...
11:47Ce n'était pas utile de le préciser.
11:49Vous le saviez comme ça, naturellement.
11:51C'est la culture.
11:52Dans l'histoire.
11:53La culture.
11:54Mais vous êtes dans l'histoire.
11:56Mais c'est la culture.
11:58Mais non, c'est bien.
11:58Et dans ce cas-là, l'usage des autres langues était...
12:01Donc on ne va peut-être pas faire non plus.
12:03Ce n'est pas le Collège de France, ça.
12:04On ne va pas partir sur Villeur-Cotteres à 1539.
12:08Il instaure le débat.
12:09Et puis après, on peut se parler.
12:11C'est possible qu'on puisse...
12:13Bon, le Président de la République, en plus, ça a coûté, je crois, assez cher la rénovation de ce bâtiment.
12:18C'est pour ça au moins qu'il serve et qu'il l'honneure aujourd'hui.
12:21Et il a rencontré des ailes.
12:22Et vraiment, j'ai trouvé intéressant ce qu'a dit le Président de la République.
12:26Oui.
12:26Parce que...
12:27Alors, je ne sais pas si c'est à lui de le dire.
12:28Mais c'est intéressant.
12:29Il a notamment dit une journée, déconnexion pour les jeunes gens, une fois par mois ou une fois par semaine.
12:38Écoutez ce qu'il a dit aux jeunes gens.
12:40On voudrait qu'il y ait une fois par mois une journée sans connexion pour se réhabituer à et se
12:49montrer que c'est possible.
12:50Journée durant laquelle, justement, on va lire, échanger, écrire, faire de la bande dessinée, faire du théâtre, passer du temps
12:58avec les autres.
13:00Parce que c'est très important.
13:01Parce que c'est justement ça qui permet de refixer son attention.
13:05Bon, ben là, il a raison.
13:06Tous les parents devraient dire ça.
13:07Alors, je ne sais pas si c'est une fois par...
13:08Ce n'est même pas une fois par semaine.
13:10C'est essayer...
13:11Une fois par mois, mais dans le cadre scolaire ou à la maison tout le temps ?
13:14Ah ben là, je pense que c'est...
13:15Non, parce que le problème, c'est qu'à la maison, on a des parents, maintenant, qui sont souvent tout
13:18aussi sur les écrans que les enfants.
13:21Ben non, mais c'est vrai.
13:21Donc, ils ne donnent pas l'exemple.
13:23Oui, je suis d'accord avec vous.
13:24Mais vous n'allez pas faire...
13:25Mais vous n'allez pas faire la police des parents, quoi.
13:28Vous n'allez pas faire la police des parents, mais je dis que c'est un combat qui me paraît
13:31difficile à mener.
13:32Oui.
13:33Est-ce qu'on aura le droit à la télévision, monsieur Proulx ?
13:35Ça empêche la lecture, monsieur Proulx ?
13:36Non, uniquement l'heure des pros, le soir, entre 20h et 21h.
13:40Le président de la République l'a dit un petit peu plus tard.
13:43Il a dit, sauf CNews.
13:45Vous aurez le droit de regarder CNews, c'est ce qu'il a dit.
13:48Non, non, non.
13:48Mais c'est vrai, il l'a dit.
13:49Mais bon, on n'a pas la bande, mais il l'a dit.
13:51Bon, deuxième passage.
13:53La lecture à haute voix.
13:54Ça, c'est intéressant.
13:56Est-ce que vous lisez de temps en temps à haute voix ?
13:58Jamais.
13:58Est-ce qu'avant de vous endormir, vous lisez à haute voix ?
14:00Je lis, mais non.
14:01Non, mais c'est vrai que ce n'est pas évident.
14:03Ce n'est pas spontané.
14:03Ce n'est pas spontané, parce que, bon, mais c'est...
14:06D'abord, tu comprends sans doute mieux quand tu lis à haute voix.
14:09Oui, mais c'est beaucoup plus long.
14:10Ça prend plus de temps.
14:11Ah ben oui.
14:12Oui, bien sûr.
14:14Quand tu comprends, ça prend plus de temps.
14:15Non, mais pas souvent.
14:17Quand on lit à haute voix, ça prend du temps.
14:18Oui, parce que tu photographies, mais tu entres davantage dans le texte.
14:23C'est sans doute ce qu'avait voulu dire le président.
14:24Écoutez la lecture à haute voix avec Emmanuel Macron.
14:27Je voudrais que toutes les semaines, on retrouve ce rite à l'école,
14:31et ce seront vos enseignants qui vont le trouver,
14:34de lire moins une demi-heure, une heure, et d'essayer de le faire à voix haute.
14:38Parce que la lecture à voix haute, c'est un exercice formidable
14:42qui permet de prendre confiance en soi, et évidemment le théâtre encore plus,
14:46de s'assurer qu'on comprend un texte.
14:47Je dis souvent, quand on lit un texte pour soi-même,
14:50parfois on passe, on oublie, on est fatigué.
14:52Dès qu'on lit à voix haute un texte,
14:56on comprend très vite si on comprend les mots ou pas.
14:59Ça s'entend au ton.
15:01Lire à voix haute pour les autres, c'est super.
15:04Il a évidemment raison de dire ça,
15:06mais c'est aussi le président de la République
15:07qui a eu sept ministres de l'éducation nationale,
15:11sept ou huit, dont aucun ne ressemblait à l'autre,
15:13et qui était parfois même le contraire de l'un et de l'autre.
15:16Et c'est tout le paradoxe que nous avons,
15:18comme toujours avec Emmanuel Macron.
15:20Je pense qu'il y a pas mal de domaines où on se dira qu'il y a le gâchis.
15:23Après, il a raison.
15:23Moi, je trouve ça juste étonnant qu'il se transforme en espèce de professeur.
15:27Enfin, j'ai aucun problème avec ce qu'il dit, en espèce,
15:29mais c'est pas vraiment son rôle.
15:32Oui, mais justement, ce qui est intéressant, me semble-t-il,
15:36c'est qu'il a bien intégré,
15:37qu'il n'avait plus rien d'essentiel à apporter aux Français,
15:41en tout cas rien qui permette de changer la vie des Français.
15:44Donc, dans l'année qui lui reste, il va se concentrer,
15:46et il en fait un combat d'ailleurs,
15:47mais sur des choses, on va dire que ce soit essentiel.
15:50C'est important, bien sûr, mais c'est pas fondamental.
15:52C'est important de parler à la jeunesse.
15:54C'est important de préserver la jeunesse des écrans.
15:57Non, mais d'accord, mais ça ne fait pas partie des priorités des Français.
16:00Il a bien compris qu'il ne pouvait rien apporter aux Français
16:03sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, sur l'immigration.
16:07L'éducation, c'est une priorité.
16:08Non, oui, non, mais ça, c'est une mesurette.
16:11Alors, comment est-ce que vous allez faire appliquer ça, d'ailleurs ?
16:14Donc, vous voyez, c'est plus une recommandation que quelque chose de concret.
16:17Je suis d'accord avec vous.
16:18Mais ça montre bien, voilà, il n'a plus rien à apporter de concret aux Français.
16:20Je me fais l'avocat du diable, vous avez raison.
16:22Et il se concentre sur des gadgets.
16:24Moi, je trouve que Yoann est un peu dur.
16:26On retrouve là un président qui est un grand amoureux du théâtre,
16:30qui est un amoureux de la lecture,
16:32et il a le droit de vouloir faire passer sa passion.
16:34Non, on est effectivement au fin de règne.
16:35Bien sûr qu'il y a le droit, Véronique.
16:36Mais bon, voilà, on ne va pas le déprimer là-dessus.
16:39La France est en faillite de tous les côtés.
16:42Non, mais on est d'accord, mais on a compris que ces combats-là étaient perdus pour lui.
16:52Je ne veux pas être méprisant, mais c'est tellement décalé avec l'horreur de la réalité qu'il y
16:58a quelque chose qui ne change pas.
16:58On est d'accord, mais on est d'accord.
17:01J'avais prévu un peu de choses aimables.
17:06Moi, je peux remettre un peu de placement si vous voulez.
17:08Il y a une chose que les gens ne savent pas, c'est que vous, vous lisez très bien à
17:11voix haute, Pascal.
17:12Comment ça, je lis à voix haute ?
17:13Quand vous lisez à voix haute, notamment quand vous lisez à William ou à moi, par exemple, votre édito du
17:17journal du dimanche,
17:18c'est très, très réussi.
17:19C'est vraiment un de vos talents et les gens ne le savent pas.
17:21Oui, mais je ne vais pas le...
17:22Je pense qu'il faudrait y penser.
17:24D'abord, je vous le lis pour que vous me donniez votre avis.
17:26Oui, mais c'est un de vos talents.
17:28Mais il y a de grands écrivains qui lisaient leurs manuscrits à voix haute.
17:32Et si à voix haute, ils ne le digéraient pas, ils réécrivaient leurs textes.
17:36C'est-à-dire Flaubert.
17:37Ça s'appelle le gueuloir.
17:39Flaubert disait le gueuloir.
17:41Il y a beaucoup de, paraît-il, qu'il faut lire à voix haute son texte.
17:44Bref, ce n'est pas le sujet.
17:46For sure.
17:47Il y a un jeune qui l'a un peu chambré, le président de la République,
17:51qui lui a dit for sure.
17:53Donc, le président a ri.
17:55Une séquence...
17:56C'est sympa.
17:56Agréable, ben bien, voilà, André, il a compris.
17:59Mais oui, c'est bon.
17:59Voilà, ça, c'est de la bonne communication, c'est ça.
18:02Soyons un peu agréables.
18:04Mais oui.
18:05Positif.
18:05On est agréables.
18:06L'élève.
18:07Dans quel genre de l'élève vous vous éliez ?
18:09Je l'ai dit plus en français.
18:11Je suis capable de l'élire en anglais.
18:13Oh, je suis un...
18:31Catherine Pégard, c'était là.
18:32Elle s'est allé faire s'asseoir et rit.
18:34Aux éclats.
18:35C'est drôle, quand même.
18:35Moi, j'adore.
18:36Mais ça, c'est un bon moment, par contre.
18:38Oui, oui.
18:38C'est attendrissant, je crois.
18:40Mais c'est vrai que voir des courtisans qui rigolent, c'est toujours un petit bonheur.
18:43Les courtisans, ça, c'est merveilleux.
18:44Non, mais lui-même rigole de bon cœur, là, honnêtement.
18:46Comment ?
18:47Lui-même, il rigole de bon cœur.
18:48Ah non, mais lui, il rit, mais c'est les courtisans.
18:50Il se veut Madame Pégard.
18:52Mais Madame Pégard, de ce point de vue-là, elle est diplômée.
18:56Bon, il est 9h25, nous marquons une pause et nous revenons parce que nous parlerons de François Hollande qui se
19:04prépare.
19:05Oui, mais...
19:05Quel bonheur, c'est le champ.
19:06Gabriel Attal qui se prépare.
19:10Tout le monde veut être président.
19:12Et on parlera de la DZ Mafia également, du RN et du Rassemblement National et des patrons.
19:17Ça, c'est intéressant parce qu'il y a un dîner, visiblement, avec Marine Le Pen et les grands patrons
19:23français.
19:24Et puis, nous pourrons évidemment revenir, puisque vous étiez toute la journée avec Éric Tegner,
19:29et ça, ça nous intéresse que vous disiez un mot, puisqu'il était au tribunal.
19:32D'accord.
19:33Et Éric Tegner est avec Gauthier Lebray le matin dans notre émission 100% Frontières.
19:37A tout de suite.
19:41Donald Trump a annoncé, on l'écoutera dans quelques minutes, il a affirmé que l'Iran a accepté de céder
19:45son uranium enrichi.
19:46C'est évidemment une information très, très importante et on l'écoutera.
19:49Donald Trump, je le répète, affirme que l'Iran a accepté de céder son uranium enrichi.
19:55Et c'était un point, évidemment, de discussion très important.
19:58Un mot de François Hollande, qui fait la une de Marianne.
20:01François Hollande, dont on dit qu'il pourrait se présenter,
20:03qui est objectivement le meilleur candidat de cette gauche républicaine.
20:09C'est celui qui a le plus d'expérience, sans doute.
20:10Il a sans doute plus de, comment dire, de qualité qu'un Glucksmann, qui représente aussi ce courant-là.
20:17Après, je ne sais pas comment ça se passera au sein du PS, au sein de la gauche.
20:22Je me prépare, écoutez ce qu'a dit François Hollande.
20:26Je supporte toutes les comparaisons.
20:28Comparaisons avec mon prédécesseur, comparaisons avec mon successeur.
20:32Et quand il y a des gens qui me disent, alors vous, on a voté pour vous, et on a
20:36été déçus.
20:36Je dis, vous préférez avant ?
20:37Amusant, ben non, quand même, avant, non.
20:40Vous préférez après ? Non.
20:41Bon, ben, ça ne me rassure pas, mais ça me permet de continuer.
20:46Quand on se compare, on se console.
20:47Oui, mais on fait mieux que se consoler.
20:51On se convainc qu'on a encore quelque chose, non pas simplement à défendre pour le passé, ça compte, mais
20:57à s'affirmer.
20:58André Valigny, c'est un secret de polichinelle que François Hollande réfléchit à se présenter.
21:01Et comment il peut articuler, selon vous, une candidature avec un bloc central qui sera représenté,
21:10avec une gauche extrême qui sera également représentée,
21:14et un candidat, ce camp-là, cette social-démocratie, je ne sais pas comment l'appeler,
21:19est-ce que ce sera Glucksmann, est-ce que ce sera Olivier Faure, est-ce que ce sera Boris Vallaud,
21:23est-ce que ce sera Ségolène Royal ? Non.
21:25Non, d'ailleurs, a priori, elle n'est plus dans cette course-là.
21:29Elle sera condamnée en Algérie.
21:29Mais comment peut-il articuler ce désir ?
21:35D'abord, je pense comme vous que c'est de loin le meilleur dans le camp de la gauche républicaine
21:40et social-démocrate,
21:41d'abord parce qu'il a l'expérience d'avoir été président,
21:44et puis parce qu'il a eu un quinquennat difficile où il a pris des mesures courageuses,
21:48notamment sur le plan économique, militaire et international aussi.
21:53Je pense que les choses...
21:54Vous êtes comme ses supporters, disons-le.
21:55Oui, oui, je suis ce qu'on appelle un Hollandais historique.
21:59Je pense que les choses vont se décanter à l'automne.
22:01D'ici l'été, les choses vont continuer à bouger dans tous les sens.
22:04Je pense qu'Olivier Faure et Raphaël Glucksmann n'ont pas la stature.
22:09Et je pense que s'il y a un candidat du bloc central et de la droite réunis,
22:15le candidat social-démocrate a une petite chance, si c'est Hollande, d'être au deuxième tour.
22:21Parce que je pense que le RN sera au deuxième tour, c'est sûr,
22:25et que la qualification du deuxième va se faire à un niveau assez bas, 16, 17, 18.
22:30Donc rien n'est joué.
22:31Je le répète, s'il y a Retailleau plus Edouard Philippe, ça donne une chance au candidat.
22:35Mais il y aurait une primaire selon vous, au PS ?
22:38Comment on désignerait ce candidat à gauche ?
22:42C'est en cours de décision, il y a des bureaux nationaux tous les mardis au Parti Socialiste,
22:47où les militants, enfin les dirigeants du parti s'écharpent.
22:50Rien n'est encore décidé, je pense qu'il faut qu'il y ait un candidat socialiste, ça c'est
22:54sûr.
22:55Je peux poser une question à André ?
22:56Oui.
22:57Moi je reconnais que j'ai du mal à croire à l'hypothèse de la victoire de François Hollande,
23:01mais pour une raison qui ne tient pas à son bilan, etc.
23:03C'est vraiment, je crois que quand il a quitté l'Elysée,
23:06il y avait une forme de honte dans le pays pour la fonction présidentielle.
23:09Et j'ai l'impression que même si les deux quinquennats de Macron ont été épouvantables à plein d'égards,
23:14j'ai vraiment le sentiment qu'on lui a reproché de ne pas...
23:17L'incarnation.
23:18Oui, exactement.
23:19Je pense que tout ça...
23:21Le président normal.
23:23Justement, pardon, ce qui m'interroge un peu, est ce que je trouve assez révélateur,
23:27et ça rejoint ce que dit Geoffroy, c'est que François Hollande nous dit aujourd'hui qu'il se prépare
23:32alors qu'il nous avait dit en 2012 qu'il était prêt.
23:35Manifestement, il ne l'était pas complètement prêt en 2012.
23:38Moi, je suis tout à fait d'accord avec ce que dit Geoffroy.
23:40Il a très, très mal incarné la fonction présidentielle.
23:43Très, très mal incarné.
23:44Mais à la limite, ça, on ne sait pas...
23:45Il a eu beaucoup de mal à habiter le costume.
23:47Non, mais il était empêché de se représenter, surtout.
23:49Bien sûr.
23:49Oui, mais par qui ?
23:50Par les frondeurs.
23:52Il a été empêché par les frondeurs.
23:53On ne va pas refaire la...
23:54Non, pas que par les frondeurs.
23:55Non, pas la sondage.
23:56Non, non, non.
23:58Par Macron et par les frondeurs.
23:59Par Macron et par les frondeurs.
24:00Oui, mais ça fait beaucoup.
24:01Et pourquoi les frondeurs ?
24:02Parce qu'il avait mené une politique courageuse sur plein de vie.
24:08C'est un peu...
24:09Ce n'est pas pour ça.
24:10Il y avait une image présidentielle qui était en décalage.
24:13Vous savez, l'image de Sarkozy...
24:15Non, c'est incomparable.
24:15L'image de Sarkozy...
24:17Sarkozy, pardonnez-moi.
24:18Écoutez, je connais beaucoup de gens qui préféraient être représentés par Hollande que par Sarkozy.
24:22Mais pardonnez-moi.
24:24Pardonnez-moi, c'est incomparable.
24:26Nicolas Sarkozy, non seulement il s'est représenté, il a terminé à 48,5.
24:31François Hollande, il n'a même pas pu se représenter.
24:34Voilà.
24:34Donc, quand même, l'objectivité qui est ici le maître mot, la neutralité et l'honnêteté,
24:41à la fin de son quinquennat, il était très impopulaire.
24:43Oui, c'est vrai.
24:44Mais on va par faire...
24:45J'ai une question ?
24:45Non, vous savez, alors, pour le coup, c'est juste une question pour André.
24:48Parce que comme André...
24:492017, c'est loin.
24:49Eh bien, moi, je parle de 2027.
24:51Oui.
24:51Là, quand même, c'est un bon en avant.
24:53Je me suis laissé dire, par d'autres Hollandais historiques que vous, André,
24:58que s'il revient, il avait décidé, en tout cas dans l'idée, de revenir sur une ligne,
25:03disons, de gauche danoise, assez dure sur les questions régaliennes.
25:06Est-ce que c'est vrai ou pas ?
25:08Alors, mais qu'il soit réaliste sur le plan des questions de sécurité et d'immigration,
25:12c'est une évidence.
25:13OK.
25:13Évidemment.
25:25C'est nouveau, quand même.
25:26La France ne cesse de changer, ça fait 25 ans.
25:28Ça fait 25 ans que l'immigration est massive.
25:31Ce n'est pas la France qui change.
25:32Elle change précisément parce que la gauche danoise fallait le faire il y a 20 ans.
25:36Mais on avance.
25:37Je vous renvoie sur une tribune que j'ai faite dans le Figaro il y a 15 jours
25:40où je disais que si la gauche veut revenir au pouvoir,
25:42il fallait regarder en face les questions de sécurité et d'immigration.
25:46Et Hollande n'est pas loin de penser comme moi, si j'ose dire.
25:48C'était ma question.
25:49Et c'est votre réponse et elle est excellente.
25:52Gabriel Attal également.
25:53Gabriel Attal veut rassembler la gauche.
25:55Il avait tendu la main aux électeurs de la gauche républicaine.
25:58François Hollande contre Raphaël Glucksmann.
26:01Les derniers sondages montrent effectivement à 8 ou 10 %.
26:04Mais Gabriel Attal souhaite aller sur ce...
26:08Comment dire ?
26:09Sur cet électorat-là.
26:10Sur ce terrain-là, bien sûr.
26:13Donc, lui-même...
26:15On en a parlé hier soir.
26:17Donc, je ne vais pas en revenir.
26:18C'est une interview fleuve dans Le Point.
26:21Gabriel Attal, en homme libre, dit-il.
26:23Bon, s'il le dit, c'est qu'il a besoin de le dire.
26:28Effectivement, la difficulté de Gabriel Attal, c'est de se séparer du macronisme.
26:32Il est perçu comme cela.
26:33Oui, et du logiciel de gauche aussi, non ?
26:35Oui, mais le logiciel de gauche, pour lui, est moins grave peut-être que le macronisme.
26:41Oui, mais pour les électeurs, je pense que ça va lui poser un problème.
26:43Attal, il a réussi à chaque fois qu'il a été à droite.
26:45Et dès qu'il a été à gauche, il s'est planté.
26:47Bon, et puis, il y a l'affaire de la France Insoumise, effectivement...
26:51Moi, pour moi, c'est le péché originel, ça.
26:53Impardonnable.
26:56Bon, à suivre.
26:58À suivre.
26:58En revanche, l'information du soir, nous l'avons dit, c'est Trump.
27:01On va l'écouter tout de suite, puisque un pas de plus, selon Trump,
27:08vers une possibilité de règlement du conflit.
27:12Je vous propose peut-être de l'écouter, Donald Trump, c'était il y a quelques minutes,
27:16lorsqu'il montait dans son hélicoptère, et qu'il a donné cette information.
27:22Il est très important que l'Iran ne dispose pas d'armes nucléaires, et ils l'ont accepté.
27:26L'Iran a accepté, et ils l'ont accepté de manière très forte.
27:31Ils ont accepté de nous rendre l'uranium enrichi, enfoui profondément sous terre,
27:35en raison de l'attaque que nous avons menée avec nos bombardiers V2.
27:38Donc, nous sommes en accord sur beaucoup de choses avec l'Iran,
27:41et je pense que quelque chose de très positif va se produire.
27:44Toujours prendre avec un peu de distance les propos de Donald Trump,
27:48qui, quelques heures avant, avait dit, je viens d'avoir d'excellentes conversations
27:50avec le très respecté président Joseph Aoun du Liban et le Premier ministre Bibi Netanyahou d'Israël.
27:55Ces deux dirigeants se sont entendus pour instaurer la paix entre leurs pays,
27:58en entamant officiellement un cesseux-feu de 10 jours à 17h, 23h, air française.
28:04Donc ça, c'est aussi une information importante,
28:06qui est commentée sur place par Pauline Trevzer, que je vous propose d'écouter.
28:12Oui, Pascal, Donald Trump vient d'annoncer ce cesseux-feu
28:17après des discussions menées par le président des Etats-Unis au téléphone,
28:21d'abord avec le président libanais Joseph Aoun,
28:24et ensuite avec Benjamin Netanyahou.
28:27Et le président des Etats-Unis s'est félicité,
28:30car les premières discussions qui ont eu lieu mardi étaient déjà à Washington,
28:34les premières discussions entre les deux pays depuis 34 ans.
28:38Le cesseux-feu entre le Liban et Israël doit donc entrer en vigueur à partir de ce soir,
28:43minuit, heure israélienne, et 23h, heure française, pour une durée de 10 jours.
28:49Et cela contraste vraiment avec ce que l'on a pu voir avec Fabrice Elsner,
28:53cet après-midi, à la frontière libanaise,
28:56où nous avons vu des explosions au sud de Liban,
28:59de Sahel qui continuent ces opérations,
29:02car le Hezbollah tentait toujours de viser le nord d'Israël.
29:06C'est donc un soulagement pour les Libanais,
29:09mais aussi pour la population ici en Israël.
29:13Nous sommes donc dans une zone où il y a désormais deux cesseux-feu,
29:17le premier avec l'Iran,
29:19qui devrait se terminer le 22 avril,
29:22si Washington et Teheran s'accordent sur ces pourparlers,
29:26et donc ce nouveau cesseux-feu avec le Liban,
29:30qui devrait donc, lui, se terminer le 27 avril.
29:34Pauline Trezère sur place en Israël pour CNews,
29:37et Donald Trump a également annoncé
29:40que le Hezbollah allait respecter sans doute ce cesseux-feu.
29:45Je crois que le Hezbollah va respecter le cesseux-feu,
29:48c'est très enthousiasmant, ça fait 48 ans.
29:52Nous allons rencontrer Netanyahou,
29:54comme vous le savez,
29:55le président du Liban.
29:57J'ai eu une très bonne discussion avec les deux.
30:01Il y aura un cesseux-feu.
30:03Il va inclure le Hezbollah.
30:07Et je crois que ça peut être la dixième guerre que j'arrête.
30:11Il ne s'agit pas d'accord, il faudra reprendre les combats.
30:18Attention, parce qu'un cesseux-feu, ce n'est pas la paix.
30:21On peut aller de cesseux-feu en cesseux-feu.
30:23Mais dans son tweet, dans son message,
30:26il a mis la paix, un cesseux-feu de tant de jours.
30:30Il faut faire attention aux mots qui sont employés.
30:32Si ces deux nouvelles sont vraies,
30:35et se réalisent, ça serait merveilleux.
30:39Et on pourrait dire quand même que Trump a gagné.
30:41Si l'uranium enrichi, restitué,
30:45l'Amérique aura gagné, clairement.
30:47Et puis le président Trump a également dit
30:48que le blocus était fantastique
30:51et qu'il était respecté.
30:52Voilà ce qu'on pouvait dire sur cette actualité
30:54qui sera développée sans doute tout à l'heure
30:55par vous, Yohann Ozaï,
30:57avec notamment Michael Dorian,
31:00le soir à 22h, désormais,
31:02entre 22h et minuit,
31:03et puis avec Gauthier Lebrecht tout à l'heure.
31:05Dans l'actualité française également,
31:06il y a ce rendez-vous entre le Rassemblement national
31:10et les patrons.
31:12Je vous propose d'écouter Patrick Martin
31:14parce que c'était intéressant.
31:16Marine Le Pen, c'est traditionnel.
31:18Marine Le Pen va voir des grands patrons
31:20et les grands patrons ont envie d'écouter Marine Le Pen
31:22comme les grands patrons français
31:23écouteront tous les candidats possibles à la présidentielle.
31:26C'est traditionnel depuis pas très longtemps.
31:28Ça n'a pas longtemps, c'est assez récent.
31:29Oui, c'est assez récent.
31:30Et là, en plus, la plupart d'entre eux y étaient.
31:32Des grands patrons y étaient.
31:34Jusqu'à présent, certains refusaient de venir.
31:35Là, ils sont tous venus.
31:37Visiblement, ça s'est plutôt bien passé.
31:39Marine Le Pen a plutôt eu un écho favorable
31:41auprès de ses grands patrons.
31:43Même, ça dépend des journaux qu'on lit le matin.
31:46Mais bon, il y en a qui écrivent parfois leurs articles.
31:50Voilà, ils disent des choses telles qu'ils...
31:52Il y a un article hors du commun dans l'Opinion.
31:54Vous lisez...
31:55Moi, je n'avais rien lu avant.
31:56Je lis en premier.
31:57Et vous lisez ça, vous vous dites
31:58mais elle n'y connaît rien.
31:59Ils sont sortis ulcérés, très inquiets.
32:01Et c'est une catastrophe, etc.
32:03Mais il n'y a personne qui vraiment le dit.
32:04C'est vraiment les journalistes qui l'affirment.
32:05Oui, exactement.
32:07Moi, après, je me suis renseigné.
32:09J'ai appelé les gens qui y étaient, etc.
32:10J'ai essayé de glaner un peu des sons de cloche.
32:11Et j'ai eu vraiment le son de cloche inverse.
32:13Pierre Encore, France Inter a fait venir
32:16le patron de la Maïf, il y a trois jours.
32:19Spécialement pour qu'il dise
32:20à quel point il était offusqué,
32:23qu'il puisse y avoir une rencontre
32:25entre le patronat français
32:27et le parti peut-être le plus important de France.
32:30Alors, on va écouter Patrick Martin,
32:32qui est le patron du MEDEF.
32:33Mais là où ils sont piégés, les grands patrons,
32:36c'est qu'effectivement,
32:37ils ne peuvent pas dire
32:40« Voilà, Marine Le Pen est venue
32:42et puis on a trouvé intéressant
32:43ce qu'elle nous a dit. »
32:44Parce que si vous dites ça...
32:47Attendez, franchement,
32:48j'ai entendu Martin, je crois.
32:50On va l'écouter, monsieur Martin.
32:51Mais lui, il est toujours neutre.
32:53Vous préférez écouter Martin que moi ?
32:54C'est le patron du MEDEF.
32:55Vous n'êtes pas encore mon patron.
32:57Si je passe après le patron...
32:57Vous allez le devenir, mais vous êtes...
32:59Écoutez ce qu'il dit.
33:00Attendez.
33:01Est-ce qu'il dit ?
33:03Contrairement à cette idée reçue,
33:06le patronat n'a pas basculé
33:08du côté du Rassemblement national.
33:09Nous, on attend de savoir qui est qui.
33:11On attend de connaître des programmes.
33:13Et pour l'instant,
33:14le moins qu'on puisse dire
33:15« Mais c'est vrai,
33:15beaucoup de formations politiques,
33:17c'est peut-être normal
33:18à ce stade de la compétition présidentielle.
33:20Il y a beaucoup d'ambiguïté. »
33:22Bon, il y a beaucoup d'ambiguïté.
33:23C'est assez neutre, disons-le.
33:25Mais d'autant que le programme de Mme Le Pen...
33:28Oui, quand même.
33:29Quand on est libéral,
33:31on n'est pas obligé d'adhérer
33:32ou de comprendre tout le programme du RN.
33:35Gauthier Lebrecht est là.
33:36Il va rentrer un peu plus tôt que d'habitude
33:38parce qu'il va nous parler du procès Éric Tegner.
33:40Il en a beaucoup parlé ce matin.
33:41Il se trouve que vous êtes l'avocat d'Éric Tegner.
33:43Donc, vous pourrez nous dire un mot là-dessus.
33:46Mais un mot de Jordan Bardella.
33:48Parce qu'hier, il était sur Antenne 2.
33:51Il était sur France 2.
33:53Et il a parlé de...
33:56C'est mon côté 1985.
33:58Ça ne manque pas de charme.
33:59Sur année.
34:00C'est mon côté 1985.
34:02Juste une illusion.
34:03D'ailleurs, je fais juste une parenthèse.
34:04Juste une illusion.
34:06Mercredi, carton plein.
34:0780 000 le premier jour.
34:0980 000 le premier jour.
34:11Je crois qu'il n'y a que Marsu Pilamy
34:12qui avait fait aussi bien.
34:14C'est mérité, sincèrement.
34:15C'est un film formidable.
34:16Ils ont tous vu.
34:17Ensemble en plus.
34:18Pas moi.
34:18Pas encore.
34:19On ne va pas revenir dessus.
34:20Bon, s'il vous plaît.
34:21Bon, c'est un film qui te...
34:22C'est une immersion sensorielle.
34:25On te plonge dans un bain de 1985.
34:27Et hop, tu ressors.
34:29Et tout d'un coup, tu as 13 ans.
34:30C'est merveilleux.
34:32Pour 10 euros, tu vas dans une salle.
34:34Et hop, tu as 13 ans.
34:35C'est un voyage dans le temps.
34:36Pour Gauthier, c'était avant-hier.
34:37Comment ?
34:39Il disait que pour moi, c'était avant-hier
34:41quand j'avais 13 ans.
34:41Oui, oui, oui.
34:43Bon, alors, je referme la parenthèse.
34:44Écoutez, Jordan Bardella,
34:45parce que Jordan Bardella, donc, sur France Télévisions hier,
34:49c'est intéressant d'écouter ce qu'il dit de Trump.
34:52Parce que tout l'ERN va vouloir se démarquer de Trump.
34:55Sans doute de Poutine, mais aussi de Trump.
34:57Écoutez.
34:57Bien sûr.
35:00On voit bien que les objectifs de guerre aujourd'hui
35:02du président Trump sont totalement erratiques.
35:05Et personne n'est capable aujourd'hui
35:07de dire quelle est la cohérence,
35:10quelle est la colonne vertébrale idéologique
35:12de cette guerre qui est menée
35:13et dont on ne voit pas le bout.
35:15Le rôle de la France est d'œuvrer
35:16dans la limite de ce que peut faire
35:18la diplomatie française,
35:20mais avec force et fermeté,
35:21à la réouverture du détroit d'Hormuz.
35:23Et on voit que cette intervention américaine,
35:25elle a des conséquences qui sont cataclyssémiques
35:28pour notre économie,
35:29pour notre système énergétique.
35:31Et donc, demain, nous devons redonner à la France
35:33les moyens de sa souveraineté,
35:34les moyens de son indépendance énergétique.
35:36Et c'est la raison pour laquelle
35:37nous nous sommes des partisans de la puissance
35:39et des partisans du nucléaire,
35:41en matière notamment énergétique,
35:42pour ne pas dépendre de nos voisins.
35:44Même si en matière d'hydrocarbures,
35:45c'est vrai que nous sommes extrêmement dépendants
35:46des marchés d'Hormuz, bien sûr.
35:48J'ai l'impression, Yohann Néousaï,
35:49que le RN en fait davantage
35:52dans l'antitrumpisme
35:54pour ne pas précisément
35:55qu'on les taxe de Trump.
35:57Mais parce que l'ensemble de leurs opposants,
35:59et il faut reconnaître qu'ils sont nombreux,
36:01essaient de les caricaturer
36:03en les faisant passer
36:04pour des trumpistes de toujours.
36:06ce n'est pas tout à fait le cas quand même
36:08parce que ni Jordan Bardella
36:09ni Marine Le Pen
36:10n'étaient par exemple
36:10à l'investiture de Donald Trump
36:12il y a maintenant un an et demi.
36:14Donc ce ne sont pas des trumpistes
36:16de la première heure
36:17et ils ont toujours dit
36:18que Donald Trump défendrait
36:19les intérêts des Américains
36:21et que les intérêts des Américains
36:22n'étaient pas nécessairement,
36:23et c'est un euphémisme,
36:24les intérêts des Français.
36:26André Vadini qui a été tenté
36:27un moment par le trumpisme.
36:29Vous l'aviez dit sur ce plateau.
36:30Il l'est toujours.
36:31Oui, oui, vous l'aviez dit.
36:33Je m'inscris en faux
36:35par rapport à ce qu'a dit Yohann Husserl.
36:37Le Pen et Bardella
36:38sont des trumpistes de toujours.
36:40Marine Le Pen avait fait le pied de grue
36:41en 2016 dans la Trump Tower
36:43pour essayer d'avoir un petit rendez-vous
36:44entre deux portes avec Trump
36:46qu'elle n'avait pas obtenu.
36:47Ce sont des trumpistes.
36:48Ils sont très embêtés maintenant
36:49parce que Trump, évidemment,
36:51accumule les bourdes et les bêtises
36:53et les volte-face.
36:55Mais il change d'avis tous les jours.
36:56Il dit n'importe quoi.
36:57Comme l'a dit Finkielkraut,
36:59il est inculte, infantile et décivilisé.
37:02Voilà.
37:03Donc Bardella et Le Pen
37:04ne savent plus comment faire
37:05pour se détrumpiser.
37:06Pour se détrumpiser.
37:09Ils ont très peu soutenu sa réélection.
37:11Comment ?
37:11Ils n'ont pas soutenu sa réélection.
37:13Ils ont fait un délève.
37:13Non, mais il y a un chasse.
37:15Sérieusement.
37:15C'était pour Kamala Harris peut-être ?
37:17Non, mais vous les sentez.
37:18Ce sont des trumpistes
37:19et des poutinophiles.
37:20André, André, sérieusement.
37:21Ils aiment poutiné Trump.
37:23Sérieusement, sérieusement.
37:24Oui, sérieusement.
37:25Si on parle vraiment.
37:25Non, mais vous aimez beaucoup Trump,
37:26vous aussi, donc évidemment,
37:27ça vous ennuie.
37:28Ce n'est pas le souci.
37:29Vous trouvez vraiment que c'est sérieux
37:31de dire que le président des Etats-Unis
37:32est inculte, infantile et décivilisé ?
37:35Oui, mais vous trouvez que c'est sérieux.
37:38Ah oui, c'est très sérieux.
37:38Mais je pourrais ajouter ignare, vulgaire.
37:41Vous pensez que c'est sérieux
37:42de dire qu'il est ignare ?
37:43Il est tout.
37:44Il est tout ce que j'ai dit.
37:44Il est pire que ça.
37:45Vous le pensez vraiment ?
37:47Comment vous pouvez, vous ?
37:48Parce qu'il faut défendre Trump.
37:50Mais je ne le défend pas.
37:50Vous qui aimez la littérature,
37:51le cinéma, l'humanisme à la française,
37:54vous défendez une espèce
37:55de pithécanthrope vulgaire
37:57aux cheveux oranges.
38:00Non, mais ce qui me frappe,
38:03d'abord, c'est la haine
38:03que ça procure même chez vous.
38:05Mais non, mais c'est du dégoût
38:06que j'ai.
38:06Je ne prends pas les gens
38:08qui réussissent à ce niveau-là
38:09pour des imbéciles.
38:10Voilà.
38:12Ah ben, avec l'argent aux Etats-Unis,
38:13on peut faire beaucoup de choses.
38:15Les plafonds, il n'y a pas
38:16de plafondement des campagnes électorales.
38:17Je vous dis, je ne prends pas
38:19quelqu'un qui a...
38:19J'ai oublié Véreux.
38:21J'ai oublié Promoteur Véreux.
38:22Ah oui.
38:23Je ne prends pas quelqu'un
38:24qui a le parcours de Trump
38:25pour un imbécil.
38:26Ah ben, l'île se branche,
38:27on peut lui rapprocher sûrement
38:28des tonnes de choses.
38:30Après, sur le blocus,
38:30personne ne le soutient.
38:31C'est pour ça que ces attaques-là...
38:35Et puis, je vais vous dire,
38:35ce qui est intéressant,
38:36c'est ce que...
38:37Arrêtons d'écouter
38:38les hommes politiques
38:39et voyons ce qu'ils ont fait.
38:40C'est ça qui m'intéresse.
38:42Est-ce qu'on peut...
38:42Eh ben, justement,
38:43voyons ce qu'il a fait.
38:44Les cheveux oranges.
38:45Vous avez franchement...
38:47Il confond la...
38:47Sur le plan capillaire,
38:49il n'a pas...
38:49Vous attaquez...
38:50La terre à côté,
38:51il la met sur le visage
38:52et sur les cheveux.
38:53Vous vous rendez compte
38:54que vous attaquez le physique,
38:58mais imaginez...
38:59Si c'était une femme.
39:00D'abord, si c'était une femme,
39:01si c'était effectivement
39:04quelqu'un d'autre.
39:05Voilà.
39:06C'est curieux.
39:07Attention à ce que vous dites.
39:08Voilà.
39:08C'est très étonnant.
39:09Attention à ce que vous dites.
39:10C'est très étonnant, je trouve.
39:11Moi, je crois beaucoup
39:12à la morphopsychologie.
39:13Oui.
39:14Écoutez,
39:15c'est bigre.
39:16Est-ce que je peux juste
39:17interrompre la thérapie
39:18d'André une seconde ?
39:19Je voulais...
39:20Il vous reste 13 minutes.
39:21Alors, je fais hyper rapide
39:22pour dire juste que
39:22dans le rapport du RN
39:24aux hommes politiques,
39:25aux présidents
39:26ou aux chefs d'État étrangers,
39:27il y a une rupture
39:28à partir de la guerre en Ukraine
39:29en 2022.
39:30C'est-à-dire qu'avant,
39:31Marine Le Pen
39:32cherche une respectabilité,
39:33notamment vis-à-vis
39:36Poutine, etc.
39:36Il y a la Trump Tower.
39:37En effet, cette séquence existe.
39:39Et en 2022,
39:40comme pendant la campagne présidentielle,
39:41tous ceux qui ont dit
39:42plutôt du bien de Poutine
39:43les dix années précédentes
39:44se font accuser
39:45d'être les soutiens
39:46de l'envahisseur.
39:47À ce moment-là,
39:48le RN, au contraire,
39:49adopte une prudence énorme
39:50vis-à-vis de tous
39:51les chefs d'État étrangers.
39:52Donc, en effet,
39:53Gauthier a raison.
39:53Ils ne soutiennent pas
39:54la réélection de Trump
39:54sur Poutine, évidemment.
39:56Et même sur les autres,
39:57même leur jaillier...
39:57Mais sur Orban,
39:58sur Orban,
39:58ils ont été jusqu'à Budapest
40:00pour le soutenir.
40:01Orban, c'est pas
40:02tout à fait la même chose.
40:03Orban, c'est Poutine, enfin.
40:04Ah bah non.
40:05Eh oui.
40:06Bon, il vient de quitter
40:08le pouvoir.
40:08Orban, c'est pas Poutine.
40:09Ah bah, il a quitté le pouvoir
40:10dans des conditions
40:11assez tranquilles, quand même.
40:12Vous m'avez expliqué
40:12qu'Orban était un dictateur ?
40:14Non.
40:15Ah bon ?
40:15Non, pas un dictateur.
40:17C'était un illibéral.
40:18La preuve,
40:19il laisse le pouvoir
40:19et la transition démocratique.
40:21Une corruption endémique.
40:22Bon, c'est possible,
40:23mais la transition démocratique,
40:25elle a eu lieu.
40:26Oui, bien sûr.
40:27Ailleurs, Orban,
40:27il était membre du PPE
40:28encore il y a quelques années.
40:29Allez, avançons.
40:30Écoutons Jordan Bardella
40:31sur Paris Match,
40:32cette fois-ci.
40:33C'est ce qu'il a dit hier.
40:35Il a annoncé
40:35comment ça s'était fait
40:36à notre consoeur.
40:39Quand on fait de la politique
40:41au niveau où je l'ai fait,
40:42c'est très difficile
40:43de conserver une vie privée.
40:45Vous savez que j'ai toujours
40:46été très attaché
40:47à ma vie privée.
40:48Il se trouve que
40:49depuis plusieurs mois,
40:51nous étions traqués
40:53par des paparazzi
40:54qui campaient
40:55au pied du domicile.
40:58qui nous suivaient
40:59lors de nos déplacements
41:00et lors de cette visite
41:02en Corse
41:03jusqu'au pied
41:04de notre hôtel.
41:05Et donc,
41:05nous avons pris la décision
41:06tous les deux
41:07de ne plus nous cacher,
41:09d'assumer,
41:11d'assumer ce qui relève
41:12pour nous aujourd'hui
41:13dans notre vie intime
41:14de l'évidence.
41:15Donc, vous saviez
41:16que les photographes
41:17étaient là
41:17et vous étiez d'accord
41:19pour cette séance de photos.
41:21Nous l'avons assumé,
41:21bien sûr.
41:22Je savais qu'ils étaient,
41:24ils nous ont suivis
41:25pendant de très nombreuses semaines.
41:27C'était votre manière
41:28d'officialiser les choses
41:29comme l'ont fait avant vous,
41:30Nicolas Sarkozy
41:31ou Carla Bruni,
41:32par exemple.
41:33Au fond,
41:33au Rassemblement National,
41:34aujourd'hui,
41:34vous faites comme les autres ?
41:36Non mais madame,
41:36moi je fais de la politique
41:38pour la France,
41:38je fais de la politique
41:39pour les Français
41:40et je demande à être jugé
41:41sur les idées que je porte,
41:43sur les idées que je défends
41:45et malheureusement,
41:46au niveau où je suis aujourd'hui,
41:47il m'est difficile
41:48de me protéger
41:49dans la mesure
41:50de ce que j'aimerais
41:50le faire ma vie privée.
41:52En tout cas,
41:52je peux vous dire une chose
41:53ce soir,
41:53c'est que je suis très heureux.
41:54Bon,
41:55il évite assez bien
41:56les pièges des journalistes,
41:58vous faites comme les autres,
41:59etc.,
41:59il ne va pas sur ce terrain-là
42:01et après,
42:02chacun...
42:02Alors,
42:02c'était une fausse paparazzade,
42:04manifestement,
42:05c'est ça qu'on apprend.
42:05Bon,
42:06Eric Tegner,
42:07on en parle.
42:07Qu'est-ce qui s'est passé ce matin
42:09durant 100% Frontières
42:11et puis on va écouter
42:12Eric Tegner
42:13qui est avec vous le matin.
42:15Il n'était pas là ce matin
42:15puisqu'il était au tribunal de Bobigny
42:17avec Maître Golnadel
42:18puisqu'il a fait une enquête
42:20dans son magazine Frontières
42:21sur la filière migratoire
42:23et parmi cette enquête,
42:24il y avait un chapitre consacré
42:25aux avocats pro-migrants
42:27qui vivent grâce à ce business-là
42:30qui est un véritable business
42:31puisque c'est l'aide juridictionnelle,
42:34donc vos impôts
42:34qui payent ses avocats
42:35et certains ont 90 dossiers
42:38par mois
42:38pour aider des migrants
42:40à rester en France
42:41pour faire sauter une obligation
42:42de quitter le territoire,
42:43etc.
42:43Et donc,
42:44sur ces avocats pro-migrants
42:45qui vraiment font quasiment
42:47du plein temps
42:47sur ces dossiers-là,
42:48quand on fait un business,
42:49il a nommé les avocats
42:51et il a mené cette enquête.
42:53Pardonnez-moi.
42:54Et donc,
42:54ces avocats l'ont attaqué
42:55pour les avoir nommés.
42:57Alors que,
42:58évidemment,
42:59si demain,
42:59vous vous retrouvez nommé,
43:00Pascal,
43:00dans une enquête de Mediapart,
43:02vous n'allez pas attaquer Mediapart
43:03pour dire
43:03qu'ils mettent une signe dans le dos,
43:04je suis attaqué
43:05à cause de Mediapart,
43:06j'ai des commentaires
43:07où on me menace,
43:08etc.
43:09Donc là,
43:09les avocats ont attaqué
43:10et se sont asservis
43:11d'une loi post-Samuel Paty
43:12pour attaquer Frontière
43:14en disant
43:14vous nous mettez en danger
43:15parce que vous avez fait
43:16des articles sur nous
43:17en nous citant
43:17et depuis,
43:18on a des menaces de mort.
43:19Et c'est pourquoi
43:20Éric Tegner était à la barre
43:21pendant plus de 4 heures.
43:22Il a cité Lola
43:23et il a cité Philippine
43:25et quand il a cité Lola
43:26en disant
43:27ses avocats participent
43:29au fait
43:29que les personnes
43:30sous OQTF
43:31ne soient pas expulsées
43:32en cassant des OQTF
43:34ou en ralentissant
43:34les procédures
43:35et Lola est morte
43:37et a été tuée
43:37par une personne
43:38sous OQTF
43:38et quand il a cité Lola
43:39il y a eu une vague
43:40de cris dans la salle
43:42comme c'est honteux
43:43de citer la jeune Lola
43:45à ce moment-là.
43:46Il faut savoir
43:46que c'est des avocats
43:47proches des associations
43:48pro-migrants,
43:49c'est des avocats,
43:49il y en a un
43:50qui a été un candidat LFI
43:51lors de la dissolution
43:52donc c'est des avocats
43:53d'extrême-gauche
43:54idéologisés pour une part
43:55et qui font du business
43:56avec les migrants.
43:57Il a fait un travail
43:58de journaliste
43:58et le tribunal
44:00on va l'écouter
44:01Eric Tegner
44:01mais vous défendez
44:02Eric Tegner
44:03qu'avez-vous à dire ?
44:04Alors le débat
44:05il n'est pas tout à fait
44:05contradictoire ce soir
44:06puisqu'il n'y a pas
44:07de représentant
44:08de la partie adverse
44:09mais qu'est-ce que
44:10vous pouvez rajouter
44:12à ce qu'a dit Gauthier ?
44:14Je ne peux pas rajouter
44:14que c'est un procès scandaleux
44:17c'est un procès corporatiste
44:20parce que
44:21pardon de le dire
44:22les avocats
44:22ne sont pas en sucre
44:23on a le droit
44:24de critiquer des avocats
44:26on a le droit
44:27de critiquer des journaux
44:28journalistes il me semble
44:28et même des magistrats
44:30mais sauf que
44:32c'est un procès
44:33Sur quelle base légale ?
44:35Alors écoutez
44:36simplement
44:36ne me demandez
44:37parce qu'on les a cités
44:39Ils ont utilisé
44:40à mon avis
44:41indûment
44:42une loi
44:44tout à fait récente
44:45en vérité
44:46en ne la comprenant pas
44:47cela étant
44:48madame le procureur
44:50de Bobigny
44:50a considéré
44:51que ça tenait
44:52quand même
44:53mais cela étant
44:54je m'essaye
44:55à l'objectivité
44:56puisque
44:56même si je ne suis pas
44:58objectif dans cette histoire-là
44:59ça ne tient pas en droit
45:00et ça ne tiendra pas
45:03devant la cour d'appel
45:04par exemple
45:04Maintenant
45:05c'est une preuve
45:06un
45:08mais
45:08d'intolérance
45:11invraisemblable
45:11de l'extrême gauche
45:12parce que là
45:13l'extrême gauche
45:14on n'a pas le droit
45:15de critiquer les avocats
45:16moi je suis le premier
45:17à défendre
45:18à défendre les avocats
45:19pardon
45:21vous vous rendez compte
45:22que l'ordre des avocats
45:23de Paris
45:23se sont constitués
45:25le pauvre avocat
45:26de Depardieu
45:27lorsque tout le monde
45:29lui a crié dessus
45:30y compris même
45:30le tribunal
45:31parce qu'il a défendu
45:32avec vigueur
45:33peu importe
45:34si c'était bien ou pas
45:35mais il a été mis en cause
45:37mille fois de plus
45:38que ces avocats
45:39qui effectivement
45:43défendent
45:43défendent
45:44les étrangers
45:45et effectivement
45:46de manière
45:47assez lucrative
45:49écoutons
45:49ils n'ont pas porté plainte
45:50pour diffamation
45:50c'est très intéressant
45:51ils n'ont pas porté plainte
45:52pour diffamation
45:53parce que les infos étaient vrais
45:54ils ont porté plainte
45:55parce qu'on les cite
45:56mais dans la presse
45:57tout le monde peut être cité
45:58à n'importe quel moment
45:59mais d'abord
45:59ils étaient trop tard
46:00pour porter plainte
46:01pour diffamation
46:01c'est pour ça qu'ils se sont dirigés
46:03écoutons les 53 secondes
46:04d'Eric Tegner
46:07Bonjour à tous
46:08je suis au tribunal de Bobigny
46:09durant toute la journée
46:10parce que j'ai été traîné ici
46:12par près d'une dizaine d'avocats
46:13en droit des étrangers
46:15pourquoi ?
46:15parce que Frontier
46:16l'année dernière
46:16a publié une grande enquête
46:17sur le business
46:18de l'immigration
46:20on parlait des ONG
46:20comme Utopia 56
46:21on parlait de différents
46:22tribunaux administratifs
46:23qui étaient assez laxistes
46:25sur les décisions
46:25par exemple
46:26sur les OQTF
46:27ou sur les non-renouvellements
46:28de titres de séjour
46:29et aujourd'hui
46:30c'est plus d'une dizaine
46:31d'avocats
46:31qui nous traînent ici
46:32c'est un procès historique
46:33sur le sujet
46:34la FP
46:35le monde
46:35toute une presse
46:36est présente évidemment ici
46:37pour parler de ce sujet
46:39donc j'étais convoqué ici
46:41pourquoi ?
46:41pas parce qu'ils nous accusent
46:42de diffamation
46:43mais parce qu'ils veulent
46:44nous empêcher
46:44de divulguer des informations
46:46ce que nous avons fait
46:47en vertu de la liberté
46:48de la presse
46:49alors on a déjà gagné
46:50un premier procès
46:52c'était à Marseille
46:53un deuxième procès
46:54c'était à Saint-Brieuc
46:55et on espère évidemment
46:56gagner ce procès
46:57avec Maître Pichon
46:58qui m'accompagne
46:59Maître Gilles-William-Golnadel
47:00également
47:01si on devait porter plainte
47:02sur tous les gens
47:03qui nous attaquent
47:05et les unes
47:06de libération
47:08de médiapart
47:09c'est la démonstration
47:11c'est la vie
47:12énième
47:12de l'intolérance
47:14d'extrême-gauche
47:14mais écoutez
47:15c'est comme ça
47:15il y a deux scandales
47:16dans cette affaire
47:17très rapidement
47:18le scandale
47:18c'est qu'Éric Kiteiner
47:19soit traîné au tribunal
47:21pour avoir révélé
47:21quelque chose
47:22qui me semble fondamental
47:23le deuxième scandale
47:24c'est que des avocats
47:25soient payés
47:26par l'impôt des français
47:27pour défendre des clandestins
47:28qui sont venus illégalement
47:29sur le sol français
47:30c'est aussi quelque chose
47:31qui me semble absolument
47:32inacceptable
47:32et c'est pour ça que
47:332027
47:35mais François Hollande
47:36peut-être que ça serait intéressant
47:37de l'entendre
47:38sur un sujet comme celui-là
47:38sur le fond
47:39je ne me prononce pas
47:40je ne connais pas le dossier
47:40comme dirait mon confrère
47:41mais je suis heureux
47:43moi
47:44contrairement à vous
47:44cher Johan
47:45je suis heureux
47:46qu'il y ait des avocats
47:46en France
47:47qui défendent les migrants
47:48dans le cadre de la loi
47:50dans le cadre de la loi
47:52la loi peut la changer
47:53mais on a le droit
47:54aujourd'hui la loi
47:55il y a des avocats
47:57qui font leur métier
47:57qui défendent les migrants
47:58mais on a le droit
47:59on a le droit
48:00de s'interroger
48:01sur l'argent
48:03que débourse
48:03le contribuable français
48:05qui augmente
48:05pour des gens
48:06qui pour certains
48:07n'ont pas le droit
48:08d'être sur le territoire français
48:09le budget de l'aide juridique
48:12explose
48:13parce qu'il y a de plus en plus
48:13de migrants
48:14très rapidement
48:15on va parler de Charles Lalonde
48:16simplement
48:16on n'a pas évoqué ce soir
48:17le départ
48:18d'Olivier Dora
48:19de Grasset
48:21mais ça passionne
48:22nos confrères
48:25manifestement
48:26ça passionne
48:26France Indère
48:27je vous assure
48:30à 8h à France Inter
48:31ils ont commencé
48:33par cette affaire
48:34cette affaire
48:35elle est plus importante
48:36que l'Iran
48:37elle est plus importante
48:38que la loi Yadon
48:39elle est plus importante
48:40que tout
48:40et ils n'ont pas arrêté
48:42et sur France Info
48:43ils ont le sentiment
48:44je crois
48:44vous avez eu un témoignage
48:45quelle est l'expression
48:46qui avait été ennuyé
48:47c'est la chute du mur
48:47c'est la chute du mur
48:48de Berlin
48:48un mot encore
48:49pour certains
48:50c'est la chute du mur
48:51de Berlin
48:51sur France Info
48:51tous les minutes
48:52ils parlent de liberté
48:53d'expression
48:54ce sont les mêmes
48:55qu'on renvoyait
48:56comme un malpropre
48:57Jean-François Aquilly
48:58parce qu'il a croisé
48:59dans un coin
49:005 minutes
49:01M. Bardella
49:01et ce sont les grands défenseurs
49:03de la liberté d'expression
49:04il n'empêche que le départ
49:06d'Olivier Nora
49:06est quand même un séisme
49:07dans le monde
49:08littéraire français
49:10je sais que vous allez dire
49:11que c'est Saint-Germain-des-Prés
49:12que ça ne touche pas
49:12à la profonde
49:12mais ça compte quand même
49:14ça compte quand même
49:15c'est la première nouvelle du monde
49:16il y a 150 écrivains
49:17qui quittent Grasset
49:18je suis d'accord avec vous
49:18mais peut-être que l'éditeur
49:20ne voulait pas éditer
49:25c'est la raison
49:28vous en êtes sûr ?
49:29moi j'en suis sûr
49:31il voulait l'éditer plus tard
49:33à l'automne
49:33et Bolem Sansal
49:34voulait que son livre
49:35paraisse au mois de juin
49:36moi je suis au courant de ça
49:38parce que j'ai fait
49:38un entretien avec Bolem Sansal
49:39la semaine dernière
49:40dans le JDD
49:41et sincèrement
49:42c'est hyper amusant
49:44de voir en effet
49:45le monde germanopratin
49:46vivre ça
49:47comme une apocalypse
49:49invraisemblable
49:49alors que c'est juste
49:50un éditeur
49:51qui n'était pas d'accord
49:52pour éditer son auteur phare
49:53qui vient d'arriver
49:54dans la maison d'édition
49:54et ton livre est déjà prêt
49:56moi c'est ce qu'il m'a dit
49:57Bolem Sansal
49:57il m'a dit mon livre
49:57il ne voulait pas ne pas l'éditer
49:59il voulait l'éditer plus tard
50:01à la rentrée littéraire
50:02pardon mais quand Nicolas Sarkozy
50:03est sorti de prison
50:03il avait...
50:04Olivier Nora que je ne connais pas
50:05fait l'unanimité
50:06en sa faveur
50:06mais sûrement
50:07mais je...
50:08intelligent
50:09aucun doute
50:10vous savez je suis très ami
50:11avec Dominique Fernandez
50:12aucun doute
50:12il est écracé depuis 67 ans
50:14il avait 30 ans
50:15il en a 97
50:16il est mortifié du départ
50:18d'Olivier Nora
50:19Dominique Fernandez
50:20c'est M. Nora d'ailleurs
50:21qui veut partir
50:22visiblement
50:23c'est M. Nora
50:24je ne sais pas
50:25comment ça s'est organisé
50:27je vais vous dire quelque chose
50:28qui est terrible
50:29c'est que ce petit effet monde
50:31effectivement
50:31dont vous parlez
50:32qui a sûrement beaucoup de talent
50:33et que nous aimons
50:33et que nous recevons
50:34parce que les artistes
50:35les écrivains
50:36vraiment c'est au coeur
50:37de ce que doit être
50:38la culture française
50:39mais il y a des gens
50:40qui meurent de faim en France
50:41ce qu'on appelle
50:42les gueux
50:42qui meurent de faim
50:43il y a des problèmes
50:44non non si si
50:45il y a des problèmes
50:47il y a des problèmes
50:48très très importants
50:49en France aujourd'hui
50:50des problèmes
50:51de pouvoir d'achat
50:52vous avez des pouvoirs
50:53de pouvoir d'achat
50:54et vous avez effectivement
50:57une levée de bouclier
50:58dans ce petit monde
50:59de Saint-Germain-des-Prés
51:00bien sûr
51:01porté par quelques médias
51:02je trouve que c'est indécent
51:04je ne peux pas vous dire
51:05autre chose
51:05j'ai vu hier soir
51:06une émission du service public
51:07qui a fait une heure
51:08consacrée à cela
51:09une heure consacrée à cela
51:11et qui ne parle jamais
51:12effectivement
51:13des EDFE
51:14des EDFE
51:15etc
51:15ça ne les intéresse
51:16l'émission que j'ai vue
51:18il n'y en a pas à droite
51:19mais en revanche
51:20les EDFE
51:20et les gens qui ont une voiture
51:22mais si
51:24je ne les mélange pas
51:26je dis que
51:28nos confrères
51:29et notamment du service public
51:30payés par nos impôts
51:31permitez-moi de le dire
51:34donnent un temps d'antenne
51:36démesuré à ces sujets-là
51:37parce que
51:38c'est leurs intérêts
51:39qu'ils défendent
51:40c'est tout ce que j'ai dit
51:41l'intérêt d'une petite caste
51:42c'est tout
51:43et il y a
51:44parfois
51:44c'est très réducteur
51:46et aussi
51:46en raison d'antipathie
51:48par rapport à d'autres
51:49c'est très réducteur
51:50mais
51:52en attendant
51:53ce n'était pas
51:53la première nouvelle
51:55du jour
51:55à mon avis
51:56à 8h
51:56et ça n'enlève rien
51:57ça n'enlève rien
51:58au talent
51:59à l'importance
52:00des écrivains
52:01à l'importance
52:01de la culture
52:02il faut défendre
52:03écoutez
52:03tous les jours
52:05dans l'heure des pros
52:06le matin
52:07je crois qu'on est le seul
52:08à faire ça
52:08on reçoit un écrivain
52:10pendant un quart d'heure
52:11ou 20 minutes
52:11ou une demi-heure
52:12donc
52:12ne nous prenez pas
52:14mais il y a une égémonie
52:15culturelle de gauche
52:17disons-le
52:18qui est soulignée
52:18dans cette
52:20conséquence
52:21c'est tout
52:21c'est tout
52:22ce qu'il faut souligner
52:23la gauche et la culture
52:24oui
52:24font bon ménage
52:25depuis longtemps
52:25depuis très longtemps
52:26non non non
52:27c'est qu'elle n'admette pas
52:29la gauche
52:29que d'autres gens de droite
52:30puissent s'exprimer
52:31dans le domaine de la culture
52:32il y a des gens
52:33cultivés à droite
52:33attendez
52:35on en parle moins
52:36non non mais vous n'avez pas
52:37là je vais refaire
52:38le monopole du coeur
52:39et vous n'avez pas non plus
52:39le monopole de la culture
52:40à gauche
52:41non non
52:42vraiment loin de là
52:43j'ai lu un papier
52:44très intéressant
52:44dans le Figaro littéraire
52:45aujourd'hui
52:46sur Maurice Barès
52:47oui
52:47très intéressant
52:48mais bien sûr
52:48les grands écrivains
52:49un des plus gros écrivains français
52:51mais les grands écrivains
52:51sont de droite
52:52on n'y peut rien
52:53non non
52:56j'y peux rien
52:57à part ça
52:58vous n'êtes pas sectaire
52:59mais qui vous trouvez
53:00de bien à gauche
53:02Dominique Fernandez
53:02c'est un très bon écrivain
53:04Dominique Fernandez
53:05très grand écrivain
53:05il y en a d'autres
53:06Annie Arnaud
53:07continue
53:10mais sûrement
53:12j'y peux rien
53:1521h04
53:15bon Charles Lalon
53:16qu'on est très en retard
53:17vous parlez du service public
53:18ça fait un moment
53:19qu'on fait des docs
53:20avec Guillaume Janton
53:21celui-là c'est de la bombe
53:22on fera un débrief juste derrière
53:24consacré donc
53:25à cette commission d'enquête
53:26et à Charles Lalon
53:27toutes les révélations
53:28parce que c'est ça
53:28qu'on va retenir ce soir
53:29c'est toutes les révélations
53:31qui sont sorties
53:31déjà grâce au rapport
53:32de la Cour des comptes
53:33et ensuite grâce
53:34à la commission d'enquête
53:35vous allez voir
53:35c'est incroyable
53:36le doc
53:37et ensuite le débat
53:37et tout ce qu'on dit là
53:39dans les vrais
53:39notamment de M. Nora
53:40qui est respecté
53:41comme un grand éditeur
53:42on n'a entendu que du bien
53:43voilà il n'y a aucun
53:44c'est vrai
53:44c'est un hommage qui parte
53:45et un éditeur
53:47c'est très important
53:47le rapport qu'il a
53:48et bien sûr
53:49c'est pas du tout
53:51pardon mais pour revenir
53:51au coeur de l'histoire
53:52c'est dommage
53:53de ne pas comprendre
53:54l'intérêt de publier
53:55Boilems en salle
53:56tout de suite
53:57bah oui évidemment
53:58c'est ça le vrai problème
53:59Jean-Marc Lelouch
54:00était à la réalisation
54:01ce soir
54:02la parole est libre
54:03sur ce plateau
54:03c'est ça qui est très important
54:06quand on arrive
54:06à s'exprimer
54:08je suis quand même
54:09cerné en général
54:10donc il faut que
54:12André
54:13André
54:13c'est une accusation
54:15grave
54:15c'est un combat
54:18il a parlé tout le temps
54:19il n'y a pas pu
54:20placer un mot
54:21au début
54:22ça m'a fait sourire
54:27Jean-Marc Lelouch
54:28était à la réalisation
54:29Ludovic Liebard
54:30était à la vision
54:30merci à Thomas
54:31qui était au son
54:32Benjamin Neau
54:33était là
54:34Mathis
54:34Jean Sma
54:36était là également
54:36Cyprien Gauillon
54:37passé une excellente soirée
54:38tout de suite
54:39ça commence tout de suite
54:40direct
54:40le doc
54:41sur la commission d'enquête
54:42vraiment c'est un doc
54:43regardez-le
54:44c'est un doc
54:45absolument formidable
54:47instructif
54:47qui montre là aussi
54:49le mécanisme
54:49de l'espace médiatique
54:51et après débat avec vous
54:52absolument
54:53et le doc
54:53peut-être que dans deux semaines
54:54il sera interdit
54:55pourquoi ça
54:56il serait interdit
54:56si le rapport n'est pas publié
54:57ah oui
54:58si le rapport n'est pas publié
54:59il sera interdit
55:00soumis au vote le 27
55:01lundi 27
55:01on saura si le rapport
55:03est publié ou non
55:03c'est 4 milliards
55:04c'est votre argent
55:084 milliards
55:10rigolez pas
55:10c'est votre argent
55:11à demain matin
55:14oh le tease
55:15donc
55:15c'est votre argent
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