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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00:01Bonsoir à tous et bienvenue à Sabrina Medjeber, à Pascal-Pierre Garbarini, à Geoffroy Lejeune, Joseph Massé-Scaron et Johan
00:00:07Ouzaï.
00:00:08On va revenir sur les participants au Technival près de Bourges qui quittent progressivement depuis ce lundi matin le terrain
00:00:13militaire investi depuis vendredi.
00:00:14Mais on va aussi s'interroger quand même sur comment 17 000 personnes arrivent-ils à Bourges dans un endroit
00:00:21avec des affiches qui annonçaient la venue de ce Technival.
00:00:27Comment est-ce possible ? Une fois qu'ils sont sur place, c'est très difficile pour le ministre de
00:00:31l'Intérieur d'intervenir.
00:00:33Et sans doute a-t-il eu raison de ne pas aller au contact parce que la société n'est
00:00:36pas prête pour qu'il y ait du gravuge.
00:00:38Sans doute, sans doute. Il n'y a pas d'incident grave, c'est ce qu'a dit le ministre
00:00:43de l'Intérieur et il a raison.
00:00:44Mais en amont, on va quand même s'interroger. Ça se voit 17 000 personnes qui arrivent.
00:00:49Ça se voit ? Moi je vous assure. Donc je me dis 17 000 personnes, le ministre de l'Intérieur
00:00:54ne fait rien et le préfet ne fait rien.
00:00:55Donc on va s'interroger évidemment à cette question. Et Mathilde Ibanez est sur place et elle nous rapporte les
00:01:01dernières informations.
00:01:04Les contrôles ici continuent de s'opérer. Il y a énormément de gendarmes.
00:01:09Ils sont plus de 600 à être répartis sur 19 zones de contrôle qui entourent cette free party.
00:01:16Vous pouvez le voir ici, il y a contrôle d'identité mais également des fouilles de sacs et de véhicules.
00:01:22Ici, les gendarmes ne laissent rien passer. Puisqu'il faut savoir qu'à l'intérieur de cette free party, c
00:01:29'est un village dans un village qui s'est organisé.
00:01:32Où il y a plusieurs stands de nourriture, de boissons mais également plusieurs stands de stupéfiants.
00:01:39Et à 19h, a priori...
00:01:41Oui, il y a des stands de stupéfiants.
00:01:43Oui, il y a des stands de stupéfiants. Mais oui, c'était de la drogue à ciel ouvert.
00:01:47A priori, vers 19h, le comptage, il restait 3000 personnes.
00:01:51Alors, écoutez Alexis, un agriculteur que nous avons eu sur l'antenne d'Europe 1 et qui nous raconte comment
00:01:56ça s'est passé.
00:01:57C'est 72h.
00:01:59Un week-end effroyable. Plein de craintes. Ça a démarré vendredi matin à 1h30 du matin. On a vu passer
00:02:08les premiers convois qui arrivaient de la Nièvre.
00:02:11On s'est posé beaucoup de questions. Et puis, à partir de 3h, ils ont débarqué sur Cornus.
00:02:16Et là, tous les copains agriculteurs m'ont rappelé en me disant « il va se passer quelque chose, on
00:02:21a besoin d'un coup de main ».
00:02:22Donc, dès le matin, on est monté. Et au vu du nombre de voitures, on ne pouvait rien faire.
00:02:28Honnêtement, même si on y avait été avec des dizaines et des dizaines de tracteurs, il y avait trop de
00:02:32chemin pour qu'ils puissent accéder.
00:02:34Et après, on a continué dans le délire de rentrer dans les exploitations agricoles, de faire n'importe quoi.
00:02:43C'est-à-dire, c'est quoi faire n'importe quoi ?
00:02:45Aujourd'hui, ils ont déféqué partout, même chez les gens au milieu de Cornus.
00:02:51Ils ont été capables de se garer partout, jeter des pétards au milieu des troupeaux de vaches en pleine nuit
00:02:55pour leur faire peur, couper des fils de clôture.
00:02:57Ils sont bien.
00:02:59Voilà, aujourd'hui, quand moi j'entends « tout se passe bien et le week-end s'est bien passé
00:03:04», mais le week-end ne s'est pas bien passé.
00:03:06On a passé trois jours à se demander ce qu'ils allaient pouvoir faire.
00:03:08Non, mais les médias disent à juste titre qu'il n'y a pas d'incident grave.
00:03:13Mais là où vous avez raison, c'est que c'est sous-traité dans l'espace médiatique pour plein de
00:03:17raisons.
00:03:17C'est le privilège rouge, c'est toujours la même chose.
00:03:20D'abord, est-ce que vous êtes tous d'accord que le ministre de l'Intérieur a trouvé la bonne
00:03:24réponse en ne chargeant pas, en n'intervenant pas ?
00:03:27Il y a 17 000 personnes, il y a 650 gendarmes, alors vous pouvez retirer évidemment le matériel, mais il
00:03:33y a un risque à ce moment-là de grabuge et que la société n'est pas prête à avoir
00:03:37des incidents de ce genre.
00:03:39Non, mais il est complètement impossible d'intervenir une fois que les personnes sont sur place.
00:03:43Normalement, un gouvernement qui fait respecter la loi, un gouvernement aurait dû empêcher les personnes d'arriver sur place.
00:03:50C'est comme ça que ça doit se passer.
00:03:51Mais vous posiez très justement la question, comment 17 000 personnes ont-elles pu arriver sur place ?
00:03:56Mais la réponse est dans la question.
00:03:57Elles sont arrivées sur place parce qu'on les a laissées arriver sur place.
00:04:01Non mais oui, non pardon, mais le gouvernement a décidé en conscience manifestement de les laisser aller sur place.
00:04:07Vous n'êtes pas d'accord, vous pensez qu'il faut aller au contact ?
00:04:09Parce que si vous allez au contact, il y a un risque.
00:04:12Mais moi j'ai déjà vu des ministres de l'Intérieur être tout à coup très courageux avec des gens
00:04:15qui étaient peut-être 17 000 personnes.
00:04:16Au moment des Gilets jaunes dans Paris, il y avait probablement 17 000 personnes et ça tirait du LBD et
00:04:21ça posait de problème à personne.
00:04:22Non mais la comparaison est peut-être un peu extrême, mais il y a des moments où quand politiquement ça
00:04:27ne les dérange pas, ils ne s'embêtent pas.
00:04:29Là récemment, je crois que c'était au mois de janvier ou février, il y a des agriculteurs qui sont
00:04:33venus dans Paris.
00:04:33Ils ont trouvé le moyen de poursuivre des agriculteurs qui étaient en tracteur pour les empêcher d'arriver à Paris.
00:04:38Ils ont bloqué les ponts sur la Loire notamment, etc. pour les empêcher de venir.
00:04:41Et quand ils sont arrivés, ils les ont verbalisés.
00:04:43Donc il y a des moments où ces gens-là sont très courageux.
00:04:44Et puis il y a des moments où ils sont beaucoup moins courageux.
00:04:46Là en l'espèce, ils sont beaucoup moins courageux.
00:04:48Et moi, la seule chose, la seule faille je trouve dans votre raisonnement, je ne suis pas spécialiste du maintien
00:04:51de l'ordre et je sais bien que c'est compliqué d'évacuer 17 000 personnes.
00:04:55Mais c'est que si vous ne faites rien et que vous théorisez le fait de ne faites rien parce
00:05:00que la société n'est pas prête.
00:05:01Déjà je ne suis pas d'accord avec ça parce qu'il y a beaucoup de gens dans la société
00:05:03qui sont prêts à ce qu'on déloge des gens qui n'ont rien à faire là.
00:05:06Mais surtout, ils vont recommencer et ils auront raison puisqu'il ne s'est rien passé.
00:05:09Non mais c'est ce qu'on disait ce matin.
00:05:10Il y a un sentiment d'impunité totale puisqu'ils savent qu'il ne se passera rien.
00:05:14Mais en amont, on peut imaginer alors.
00:05:16Mais le message qui est donné à la population, il est incompréhensible.
00:05:23C'est-à-dire que vous, vous brûlez un feu rouge, on vous tombe à bras raccourcis dessus.
00:05:27Et ce qui est normal, les personnes ne disent rien.
00:05:29Et là, il y a 17 000 personnes qui arrivent en pleine illégalité.
00:05:32Et en fait, on ne dit rien.
00:05:34On laisse faire.
00:05:35Et en plus, sur un champ où il y a des mines.
00:05:38Alors, ce qui se passe toujours, c'est que la réaction, et heureusement, il n'y a rien eu,
00:05:43c'est que s'il y avait eu un mort, là, tout le monde se serait indigné.
00:05:49Mais comme il n'y a pas eu de mort, et tant mieux, bien évidemment,
00:05:52là, on dit, bon, ce n'est pas grave, on va mettre des contraventions à 300 euros.
00:05:55Je voudrais savoir, ce qui serait intéressant, c'est sur le nombre de contraventions
00:05:59qui vont être données et quel est le montant qu'on va récupérer.
00:06:04Ça, ça serait une bonne comparaison pour savoir.
00:06:06Et personne ne les paiera, vous le savez bien.
00:06:07Et ensuite, ce qui serait intéressant, c'est que, sans s'en prendre aux personnes,
00:06:11à ce moment-là, les gendarmes qui étaient sur place,
00:06:14c'est de saisir le matériel de, comment dirais-je, de musique.
00:06:18Oui, mais ils n'ont pas voulu parce que c'est aller au contact et ils ne veulent pas.
00:06:22Alors, je le répète, il y a eu 650 gendarmes qui étaient là,
00:06:26qui ont peut-être autre chose à faire que de sécuriser cet endroit.
00:06:30Vous avez été obligés d'appeler un démineur,
00:06:32parce que c'était sur un champ de mines, des obus de la dernière guerre.
00:06:36Donc, on a été obligés de faire venir des démineurs.
00:06:39Il y a 45 sapeurs-pompiers qui étaient là, qui n'avaient aussi rien à faire,
00:06:43sûrement autre chose à faire que ça.
00:06:44Donc, écoutez quelques réactions de ce qui s'est passé sur cette free party.
00:06:53Ça se passe toujours très, très bien, parce qu'on a toujours ce formule de respect.
00:06:57Il y a rarement des débordements, c'est déjà arrivé,
00:06:59mais quand il y a des débordements, on est tous les uns pour les autres.
00:07:02Beaucoup de bienveillance, d'autogestion, c'est ce qui prime le plus.
00:07:05Ici, on est sur un terrain qui ne nous appartient pas, on n'a pas les autorisations.
00:07:08On va faire en sorte de toujours rendre le terrain le plus clean possible.
00:07:12C'est l'autogestion, c'est un peu à chaque free party.
00:07:16Il y a ce truc de « on laisse le terrain propre », c'est un peu une règle commune
00:07:21que tout le monde sait.
00:07:24C'est des délinquants, évidemment, si vous allez sur le terrain, il n'est pas laissé propre.
00:07:2917 000 personnes sur un terrain sans sanitaire, sans rien, ce n'est pas possible.
00:07:34Écoutez ce qu'a dit Laurent Nunez, qui a répondu, notamment Marine Tendelier et Sandrine Rousseau,
00:07:41je me demande pourquoi il répond à Sandrine Rousseau d'ailleurs, sur le déplacement répressif.
00:07:44Il est obligé lui-même de justifier que ce n'est pas un déplacement répressif.
00:07:48Ce que je voudrais dire déjà, c'est d'emblée répondre à Mme Rousseau et à Mme Tondelier
00:07:52que j'entendais ce matin parler de mon déplacement dans le département du Cher,
00:07:57dont je rappelle d'ailleurs que je suis originaire, où j'ai toutes mes attaches,
00:08:00parler de ce déplacement comme étant le déplacement sur un caractère répressif.
00:08:04Je voudrais leur rappeler très solennellement que ces rassemblements musicaux,
00:08:08ils sont soumis par des règles juridiques.
00:08:11Et la première des règles juridiques, c'est de les décarrer en préfecture.
00:08:13Dès lors qu'un rassemblement musical dépasse 500 personnes,
00:08:16on déclare le rassemblement en préfecture.
00:08:18C'est une déclaration.
00:08:19On présente le dispositif, l'organisateur qui doit se faire connaître
00:08:23présente ensuite le dispositif d'organisation de son événement.
00:08:27Ce qui s'est passé ici dans le Cher, ces jours derniers,
00:08:30et à partir de la nuit de jeudi à vendredi,
00:08:34n'obéit à aucune de ces règles juridiques.
00:08:37Donc c'est donc un rassemblement musical illégal.
00:08:40– Oui, et ça s'appelle des délinquants.
00:08:44Joseph Massescar.
00:08:45– Oui, il y a une chose qui me frappe quand même.
00:08:47C'est qu'il ne faut pas raconter d'histoire,
00:08:50puisque vous avez parlé tout à l'heure de ce temps de stupéfiants,
00:08:52ce qui était assez drôle, ce qui nous a fait rire.
00:08:56Fondamentalement, la sociologie des personnes, globalement,
00:08:59qui se trouvent là-bas, est la même que l'on peut retrouver contre les bassines.
00:09:03C'est la même que l'on retrouve même contre Notre-Dame-des-Landes.
00:09:06C'est-à-dire que la France, aujourd'hui, est devenue, en Europe,
00:09:11un immense déversoir pour toutes ces personnes-là.
00:09:15Tout simplement parce que le gouvernement français, en Europe,
00:09:18c'est certainement le plus faible d'Europe.
00:09:20– C'est le cas des Italiens, notamment.
00:09:21Beaucoup d'Italiens qui sont venus à cette préparation en Italie,
00:09:23ils ne peuvent pas faire ça.
00:09:24– On ne peut pas ne pas être frappé par ça.
00:09:26C'est pour ça que si on traite ce point, ce n'est pas anecdotique,
00:09:30c'est quelque chose qui a du sens sur le fait
00:09:34que la France est devenue un grand déversoir de l'Europe.
00:09:36– En dehors de ça, oui, absolument.
00:09:38– Je ne peux même dire dépotoir, mais je vais me calmer.
00:09:41– Loïc Kervan est député du Cher.
00:09:43Il est vice-président de la commission Défense.
00:09:45Bon, il a tweeté, aujourd'hui,
00:09:46des enfants ne pourront pas aller à l'école dans le Cher.
00:09:48Huit lignes de ramassage scolaire suspendues
00:09:50à cause de la rêve partie illégale.
00:09:52Nos territoires ruraux ne sont pas un terrain vague.
00:09:54On y vit, on y travaille, on y nourrit la France.
00:09:56Est-ce que vous croyez qu'on en parle, aujourd'hui, sur les...
00:09:58– Non.
00:09:59– On n'en parle pas.
00:10:00C'est ça qui me sidère.
00:10:02Si c'était une réunion,
00:10:04alors le canon français qui est très attaqué,
00:10:06si c'était une réunion ou même de militants de droite
00:10:09ou même de militants très à droite
00:10:11qui avaient organisé quelque chose de ce type.
00:10:14Mais évidemment, tous les médias en parleraient.
00:10:16Et on parlerait différemment.
00:10:18Et là, c'est le privilège rouge, c'est ce que vous dites.
00:10:20Ce sont des jeunes gens, c'est la fête, c'est des jeunes.
00:10:22C'est ce que dit Mme Aubry.
00:10:23Quelques grincheux voudraient que les free parties ne se tiennent plus.
00:10:26Ce n'est pas quelques grincheux, Mme Aubry.
00:10:28C'est que les égoles n'ont pas pu accueillir les enfants ce matin.
00:10:32Laissez les jeunes s'amuser et arrêtez de criminaliser la fête.
00:10:35Qu'est-ce que vous voulez faire ?
00:10:36– Il y a des établissements.
00:10:38– La même personne qui criminalise les boulangers.
00:10:40– Oui.
00:10:40– C'est ça qui est extraordinaire.
00:10:41– Exactement, vous avez raison.
00:10:43– Qui disait un boulanger, c'est un délaccord.
00:10:45– Vous avez parfaitement raison.
00:10:46– Et les gens qui tiennent des établissements de nuit,
00:10:48qui eux sont soumis à des règles.
00:10:49– Bien sûr.
00:10:50Tony Gomez, qui était cet après-midi avec nous,
00:10:53c'est à deux poids de mesure.
00:10:55Vous avez parfaitement raison.
00:10:56– Ce qui est intéressant, Pascal, pour compléter le propos de Joseph,
00:11:01c'est que d'une part, je rejoins ce que disait Geoffroy,
00:11:03c'est-à-dire que l'État sait,
00:11:05l'État a l'habitude de ses rêves partis inopinés.
00:11:08Il y a des précédents quand même,
00:11:09et je note notamment celui de la Canourge,
00:11:12où ils ont affronté des agriculteurs,
00:11:14parce qu'ils ont piétiné leur fauche.
00:11:16Donc l'État sait qu'il y a ce type de manifestation
00:11:18et n'est pas en mesure, justement, d'apporter une réponse claire.
00:11:21Pour l'instant, il y a un vide juridique avec la loi Riposte,
00:11:24qui va passer en seconde lecture au Sénat.
00:11:26Mais ça dit quelque chose lorsqu'il parle d'autogestion.
00:11:28Je trouve qu'il y a aujourd'hui une frange de la jeunesse,
00:11:31une partie de la jeunesse,
00:11:32qui apprend à s'autogérer et qui apprend à s'autodéfendre.
00:11:35Et je pense notamment au propos de Richie Thibault,
00:11:38qui appelait à des milices d'autodéfense populaire.
00:11:40Il y a aujourd'hui une frange de la jeunesse
00:11:42qui s'autogère et qui n'a pas du tout
00:11:45la considération de l'altérité
00:11:47et du respect de la propriété d'autrui.
00:11:50France Inter, parce qu'on parle d'un côté
00:11:53de ces jeunes gens qui font la fête
00:11:56et puis il y a d'autres personnes françaises
00:11:58qui font la fête.
00:11:59Je fais juste une parenthèse, d'ailleurs,
00:12:01une rêve partie ou un free party
00:12:02dans la plaine d'Ajaccio,
00:12:06avec des gens qui viendraient attaquer
00:12:07les agriculteurs ajacciens ou corse.
00:12:09Je ne sais pas comment ça se terminerait.
00:12:11Ça serait compliqué.
00:12:13Mais pas pour les agriculteurs.
00:12:15Je pense qu'effectivement,
00:12:16il faut mieux aller à bourse.
00:12:18Il y a une inversion, vous voyez.
00:12:19C'est-à-dire que vous dissuadez
00:12:20les toughers de venir faire un jour
00:12:23un rêve partie sur l'île de beauté.
00:12:26Ça serait compliqué, je pense.
00:12:29Bon, un reportage de France Inter
00:12:31et France 2 relève des propos racistes
00:12:33lors d'un banquet du canon français.
00:12:35Parce que le canon français est stigmatisé
00:12:37à leur retraite de raciste.
00:12:39Et vous allez entendre comment a été présenté
00:12:41ce matin sur l'antenne de France Inter
00:12:44ce reportage.
00:12:45Et je vous propose de l'écouter.
00:12:48Bonjour à tous.
00:12:49Quentin Torrent de Haine
00:12:50s'invite au table du canon français.
00:12:53Ces banques, Géant et Franchouillard
00:12:55font polémique depuis plusieurs mois en France.
00:12:58En partie financée par l'ultra-conservateur
00:13:00Pierre-Edouard Sterrin.
00:13:01Certaines communes l'interdisent.
00:13:02Nous étions à Caen, il y a deux semaines.
00:13:04Témoins d'insultes racistes
00:13:06et deux gestes en forme de salut nazi.
00:13:08C'est une enquête France Inter.
00:13:10Je voudrais savoir ce qu'est un geste en forme.
00:13:13C'est ce que j'ai noté aussi.
00:13:14Je voudrais savoir ce qu'est un geste en forme
00:13:17de salut nazi.
00:13:17Parce qu'un salut nazi, je sais ce que c'est.
00:13:20Mais un geste en forme de salut nazi,
00:13:23c'est quoi ?
00:13:24C'est pas un salut nazi.
00:13:25C'est pas un salut nazi.
00:13:26Ah bon ?
00:13:27Alors pourquoi on met salut nazi dans la phrase alors ?
00:13:29C'est plus efficace.
00:13:32Parce que c'est une fête trop française
00:13:33et que Pierre-Edouard Sterrin a été
00:13:34à l'un des investisseurs de cette fête.
00:13:36C'est extraordinaire quand même comment c'est présenté.
00:13:38L'ultra-conservateur, Pierre-Edouard Sterrin.
00:13:41C'est ça le sujet.
00:13:42Nous on est attaqué parfois en permanence.
00:13:45C'est quand même sur le service public,
00:13:46vous avez vu comment un torrent de haine.
00:13:49Un torrent de haine.
00:13:51C'est-à-dire que vous avez combien de personnes
00:13:53au canon français ?
00:13:544 000.
00:13:55Un torrent, les mots ont un sens.
00:13:57Un torrent de haine.
00:13:59On est dans cette atmosphère journalistique aujourd'hui.
00:14:03C'est pas simple.
00:14:04Moi j'invite les gens qui ne connaissent pas le canon français
00:14:07à regarder les vidéos.
00:14:08Parce que c'est juste 4 000 personnes
00:14:09qui en mangeant certes de la viande
00:14:12et en buvant du vin chantent Michel Delpech.
00:14:14En fait c'est très bon esprit.
00:14:15Et sur Pierre-Edouard Sterrin c'est très drôle.
00:14:17Parce que je crois que cette année
00:14:19c'était le premier business angel de France.
00:14:22En montant de financement annoncé.
00:14:26Il avait fait la une de challenge d'ailleurs pour ça.
00:14:28Donc ça veut dire que des gens financés
00:14:30par l'ultra-conservateur Pierre-Edouard Sterrin,
00:14:31il y en a énormément, c'est même d'ailleurs lui qui finance
00:14:33le plus d'entreprises en France.
00:14:36C'est ainsi.
00:14:38Mélenchon candidat.
00:14:39Quelle surprise !
00:14:41C'est la quatrième fois.
00:14:44Qui s'est présenté déjà 4 fois à une élection présidentielle ?
00:14:48Arlette Laguillet peut-être.
00:14:49Arlette Laguillet sans doute.
00:14:50Marine Le Pen.
00:14:51Marine Le Pen.
00:14:52Si elle peut.
00:14:56Mélenchon candidat.
00:14:57Je vous propose peut-être de l'écouter hier soir
00:14:59avec Anne-Claire Coudray.
00:15:05Oui je suis candidat.
00:15:08Si vous voulez c'est le contexte et l'urgence
00:15:11qui ont fixé la décision insoumise.
00:15:14Je l'ai été dans toutes sortes de fonctions,
00:15:16c'est-à-dire l'essentiel de ce que je faisais.
00:15:18Et puis là, la discussion ne s'est pas portée
00:15:21sur quel est le meilleur candidat
00:15:23du point de vue de je ne sais quoi,
00:15:25quelle esthétique.
00:15:26C'était qui est-ce qui est le mieux préparé
00:15:28pour faire face à la situation qui arrive.
00:15:30Bon, il disait un peu le contraire il y a 5 ans,
00:15:33il imaginait ne pas se présenter.
00:15:34L'année dernière tout simplement.
00:15:35Oui, il disait l'inverse.
00:15:37Il disait l'inverse et il disait qu'il fallait laisser
00:15:40les ambitions.
00:15:41Mais est-ce que c'est objectivement
00:15:43le meilleur candidat de la France insoumise ?
00:15:44Oui.
00:15:45Oui, bien sûr.
00:15:46Vous répondez à la question.
00:15:48Évidemment.
00:15:49C'est drôle d'avoir besoin de mettre en scène
00:15:50cette faux suspense du coup.
00:15:52Oui.
00:15:53Là, il dit que c'est la France insoumise
00:15:54qui a décidé de me présenter.
00:15:56Ils font des espèces de votations un peu en ligne
00:15:58pour dire qu'il y a un consensus exceptionnel
00:15:59qui se dégage avec 150 000 personnes
00:16:01qui ont cliqué sur Internet.
00:16:01Il ne va pas dire que la France insoumise, c'est moi.
00:16:03On avait déjà dit que la République, c'est moi.
00:16:05Oui, mais ça par contre, ce serait la vérité.
00:16:07C'est oui.
00:16:10De toute façon, tous ceux qui n'étaient pas d'accord,
00:16:12il y a eu des purges.
00:16:13Oui, voilà.
00:16:14Moi, ce qui me frappe, c'est son calme apparent.
00:16:16Non, c'est tes papys gentils.
00:16:18Ah, ben, exactement.
00:16:19Non, mais il est en train de faire sa mue, ça y est.
00:16:21Oui, oui.
00:16:22Il va essayer.
00:16:23Il va essayer de nous faire oublier
00:16:24toutes les horreurs qu'il a pu dire
00:16:26depuis quelques années maintenant,
00:16:28la violence dont il a fait preuve verbalement.
00:16:30Il va essayer de faire oublier cela aux Français.
00:16:32Il a un an pour y parvenir.
00:16:34Voilà, ça va être son but.
00:16:35Écoutez ce que disait M. Gage.
00:16:37Est-ce un bon candidat ?
00:16:40Je ne pense pas que ce soit le bon candidat.
00:16:42Vous savez, on avait prévu cette interview
00:16:45sans connaître qu'hier soir, Jean-Luc Mélenchon...
00:16:46Avant cette déclaration, en effet.
00:16:47Je vais vous dire,
00:16:48il n'y a pas que Jean-Luc Mélenchon
00:16:49dans la vie politique.
00:16:50C'est un non-événement.
00:16:51Un non-événement ?
00:16:52C'est un non-événement.
00:16:53Il avait certes dit en 2022,
00:16:55faites mieux.
00:16:56Il avait dit, quelques mois après,
00:16:58je souhaite être remplacé.
00:17:00Mais on sait qu'il pense qu'il est l'homme providentiel.
00:17:03Or, force est de constater qu'il ne l'est pas,
00:17:06ou en tous les cas, qu'il ne peut plus l'être.
00:17:08Aujourd'hui, si Jean-Luc Mélenchon se qualifie
00:17:10au deuxième tour de l'élection présidentielle,
00:17:13alors c'est la certitude de la victoire
00:17:14du Rassemblement National.
00:17:15Et c'est donc toute notre responsabilité.
00:17:18Construire une alternative,
00:17:19pas à Jean-Luc Mélenchon,
00:17:20mais à une offre politique qui est aux antipodes.
00:17:23Moi, c'est pour ça que je suis candidat
00:17:24à l'élection présidentielle.
00:17:25Joseph Massescaren,
00:17:26ce qui est important,
00:17:26ce qui vient d'être dit,
00:17:27parce qu'en 2022,
00:17:29le courant social-démocrate
00:17:34de Anne Hidalgo
00:17:35a fait un 75.
00:17:36Oui, absolument.
00:17:36Alors, c'est vrai qu'il y avait sans doute
00:17:37pas mal de gens aussi
00:17:38qui étaient passés chez Emmanuel Macron,
00:17:39de ce courant-là.
00:17:40Oui.
00:17:40Bon.
00:17:41Là, le courant social-démocrate,
00:17:42il va être représenté
00:17:43par M. Glucksmann,
00:17:45M. Hollande,
00:17:46M. Gach peut-être,
00:17:47mais il y aura quelqu'un.
00:17:48Oui.
00:17:48Bon.
00:17:48Il ne pèsera pas un 75.
00:17:50Non.
00:17:51Plus vraisemblablement,
00:17:52ça peut être un score à deux chiffres.
00:17:56Oui, mais ça veut dire
00:17:57que mécaniquement,
00:17:58ça fait baisser Mélenchon.
00:17:59Mais oui, mais dans ce que dit M. Gach,
00:18:02que j'aime bien,
00:18:04et qu'il parle du deuxième tour,
00:18:06la question qu'on a envie de lui poser,
00:18:08mais au second tour,
00:18:10vous allez voter Jean-Luc Mélenchon.
00:18:11Il l'a dit.
00:18:12Voilà, c'est ça, en fait.
00:18:14C'est ça.
00:18:14C'est-à-dire qu'en même temps,
00:18:16il dit,
00:18:17c'est un candidat qui va nous faire perdre,
00:18:19et il est prêt à voter au second tour
00:18:21pour le candidat qui va les faire perdre.
00:18:22Alors là, pardonnez-moi,
00:18:23il y a un moment où il faut arrêter,
00:18:25parce qu'on ne peut pas être...
00:18:27Qu'est-ce qu'il doit dire ?
00:18:29Ah ben, il peut très bien.
00:18:30Pourquoi est-ce qu'il ne verrait pas blanc ?
00:18:32Pourquoi il ne s'abstiendrait pas ?
00:18:33Qu'est-ce qu'il interdit ?
00:18:35Non, mais sérieusement ?
00:18:37Après, Jean-Luc Mélenchon,
00:18:39quelqu'un de très intelligent,
00:18:41qui a l'instinct politique,
00:18:42il sait très bien qu'il ne peut pas gagner
00:18:44l'élection présidentielle.
00:18:45Et vous n'en savez rien, moi non plus.
00:18:47Et vous n'en savez rien, moi non plus.
00:18:49Mais le plus probable est qu'il ne puisse pas
00:18:51gagner cette élection présidentielle.
00:18:53Il faudrait un séisme pour que ce soit le cas.
00:18:55Son but n'est pas de gagner l'élection présidentielle,
00:18:57son but, c'est d'être au second tour.
00:18:59C'est ça le but de Jean-Luc Mélenchon.
00:19:00Arriver pour la première fois au second tour,
00:19:03ça, ce serait une victoire pour lui.
00:19:04J'ai souvenir de Jean-Luc Mélenchon,
00:19:06il y a quelques années,
00:19:06qui disait, au second tour,
00:19:09face à Marine Le Pen,
00:19:10une chèvre gagnerait l'élection présidentielle.
00:19:12Il avait dit cela.
00:19:13Aujourd'hui, moi je dis qu'une chèvre gagnerait
00:19:15face à Jean-Luc Mélenchon.
00:19:16La réalité politique telle qu'elle est aujourd'hui,
00:19:19ça peut changer.
00:19:20Il y a un an de campagne.
00:19:21Il faudrait que ça change beaucoup.
00:19:22Mais la réalité politique aujourd'hui est celle-ci.
00:19:25Bali Bakayoko a pris la parole.
00:19:26Écoutez-le.
00:19:29Il y a d'abord une réalité globale
00:19:31qu'on rencontre au niveau du pays
00:19:33et ce qui amène à prendre la décision.
00:19:35Et ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon
00:19:36qui s'est autoproclamé.
00:19:38C'est d'abord l'intergroupe qui s'est réuni,
00:19:39auquel j'ai fait partie,
00:19:41et qui, après avoir discuté sur le fond politique,
00:19:44il y a eu une unanimité,
00:19:45quasiment, pour proposer la candidature
00:19:46de Jean-Luc Mélenchon.
00:19:47Je considère que Jean-Luc Mélenchon
00:19:48est la meilleure candidature
00:19:49dans la séquence politique dans laquelle nous sommes
00:19:51et face aux défis que nous avons, bien sûr,
00:19:52à remporter.
00:19:54Puis Jean-Luc Mélenchon, enfin,
00:19:55a répondu au Rassemblement National
00:19:56qu'il trouve grotesque.
00:19:59C'est grotesque ce qu'il raconte.
00:20:01Et le grand remplacement, tant mieux.
00:20:03C'est celui des générations
00:20:04les unes derrière les autres.
00:20:05Tout va bien.
00:20:06C'est votre adversaire ?
00:20:06Ah ben, c'est mon adversaire principal
00:20:09puisqu'il paraît qu'il va gagner.
00:20:11Honnêtement, je ne le crois pas.
00:20:12Je ne sais même pas s'ils seront au deuxième tour.
00:20:13La dernière fois, on m'avait mis 20 points derrière eux.
00:20:17À la fin, à un point près,
00:20:18ils n'étaient pas au deuxième tour.
00:20:20Donc, je pense que nous allons les battre
00:20:21à plate couture, pire encore qu'en 2024.
00:20:24Voilà.
00:20:24Merci.
00:20:24Et oui, laissez-moi vous dire une chose.
00:20:26Il y a deux visions de la vie.
00:20:27Tous ensemble, chacun pour soi.
00:20:29Nous, c'est tous ensemble.
00:20:30Voilà à quoi j'appelle tout le monde.
00:20:32Et surtout, aidez-moi.
00:20:34Enfin, c'est tous ensemble, mais moi devant.
00:20:36Oui, mais Anne-Claire Coudray lui a dit,
00:20:39d'ailleurs, la Nouvelle-France,
00:20:39vous ne l'incarnez pas vraiment.
00:20:40Ah non.
00:20:41Puisque c'est la quatrième fois
00:20:42que vous allez vous représenter,
00:20:43vous avez 74 ans,
00:20:45et a priori, vous êtes blanc.
00:20:48Donc, cette Nouvelle-France qu'il défend,
00:20:51il ne l'incarne pas.
00:20:52Oui.
00:20:53Moi, je pense qu'il a accéléré le mouvement
00:20:58parce qu'en effet, M. Bagayoko avait à...
00:21:03À vous croyez ?
00:21:03Ah oui, je pense, sérieusement.
00:21:05Il aurait pu y avoir une sorte de pétition
00:21:07venant des indigènes de la République ou autre.
00:21:09Je ne sais pas ce qu'il en pense.
00:21:10Dix ans, finalement, voilà.
00:21:13C'est la première fois qu'il part aussi tard en campagne,
00:21:15en réalité.
00:21:15On est à 12 mois de l'élection présidentielle.
00:21:18En 2022, il était parti, je crois,
00:21:1914 mois avant l'élection présidentielle.
00:21:21Et en 2017, il était parti un an et demi
00:21:24avant l'élection présidentielle.
00:21:25Donc, ça n'est pas si tôt que ça peut arriver.
00:21:27Il sera au deuxième tour, Geoffroy Lejeune ?
00:21:29Il y a un risque, en tout cas.
00:21:31Un risque ?
00:21:32Je ne sais pas si c'est le mot qui convient.
00:21:33C'est le sujet que j'ai choisi d'envoyer.
00:21:36Non, mais ce que je veux dire, c'est...
00:21:37Un risque, un risque pour vous, mais c'est une possibilité.
00:21:40Non, mais attendez, le fait que je qualifie ça de risque
00:21:42ne vous engage pas, Pascal.
00:21:43Attention, je ne voulais pas vous mettre...
00:21:45Non, mais son pari de la Nouvelle-France,
00:21:48c'est quelque chose sur le plan démographique
00:21:50et sur le plan statistique, en fait,
00:21:51qui se tente, de son point de vue à lui.
00:21:54Donc, non.
00:21:54Et puis, il y a quelque chose, c'est que Jean-Luc Mélenchon,
00:21:57il fait des remontadas dans les sondages
00:21:58à chaque élection présidentielle.
00:22:00Oui, oui.
00:22:00Johan disait tout à l'heure qu'il devient tout gentil, etc.
00:22:02C'est une bonne stratégie.
00:22:03La situation est différente d'il y a, je le répète, 5 ans.
00:22:08Très différente.
00:22:09Tout le courant social-démocrate
00:22:12qui s'était reporté beaucoup chez Emmanuel Macron
00:22:16et très faiblement sur Anne Hidalgo
00:22:22va avoir un candidat.
00:22:24Je rappelle qu'aux Européennes,
00:22:25Gixman a fait 13 points.
00:22:27Ça pèse.
00:22:27Et puis, Jean-Luc Mélenchon d'aujourd'hui
00:22:29n'est pas le même que 2022.
00:22:30Jean-Luc Mélenchon a fait 9...
00:22:32La France Unique a fait 9 points
00:22:35à la dernière élection européenne.
00:22:36Toujours 9 points aux Européennes, pardon.
00:22:38Ça ne l'empêche pas de faire quasiment 20.
00:22:40Donc, la situation est un peu différente dans 2022.
00:22:43Il y aura un éparpillement des...
00:22:45En 2019, ils avaient fait 6, je crois,
00:22:46ils sont européennes.
00:22:47Comment ?
00:22:47En 2019, je crois qu'ils avaient fait 6 aux élections européennes.
00:22:49On marque une pause et nous revenons
00:22:51puisque Mme Brown-Pivet a parlé de nous.
00:22:54Non, elle a parlé de moi.
00:22:55Eh bien, d'abord, elle a raison.
00:22:56Donc, de nous regarder.
00:22:59Et puis, elle a raison sur ce qu'elle a écrit.
00:23:02Donc, nous allons en parler après la pause.
00:23:08Deuxième partie de l'heure des pros
00:23:11et nous sommes toujours avec Sabrina Medjeber,
00:23:13Pascal-Pierre Garbarini, Geoffroy Lejeune,
00:23:15Joseph Massescaron et Johan Ozaï.
00:23:16Et c'est vrai que ce matin, il y a une séquence
00:23:19lorsque nous avons évoqué une fausse une de Closer
00:23:23créée par l'intelligence artificielle
00:23:25après une séance de shooting de Mme Valo-Belkacen
00:23:28qui était avec Yael Brown-Pivet.
00:23:31Et j'ai fait une erreur
00:23:33puisque j'ai cru que cette une était vraie.
00:23:37J'ai rectifié d'ailleurs 5 minutes ou 6 minutes plus tard.
00:23:39Mais peu importe.
00:23:41Même si j'ai rectifié,
00:23:42ce qui fait que Mme Brown-Pivet, à juste titre d'ailleurs,
00:23:44a fait une vidéo cet après-midi.
00:23:46Et je vous propose de la voir, cette vidéo,
00:23:48puisqu'elle a raison.
00:23:50Alors là, tout fait sens.
00:23:52Mme Brown-Pivet, vous allez la voir,
00:23:54elle ne s'habille jamais comme ça.
00:23:56Jamais comme ça.
00:23:57On dirait vraiment jamais.
00:23:58Et Najat et Yael, pour elle, ce n'est pas la crise.
00:24:03C'est une vraie une ?
00:24:03Bien sûr que c'est une vraie une.
00:24:05Ça veut dire à dire je suis un peu de gauche.
00:24:06Regardez, je suis amie avec Najat Valo-Belkacen.
00:24:08C'est ça que ça veut dire pour Yael Brown-Pivet.
00:24:10Vous savez qu'elle veut jouer un rôle dans l'élection présidentielle.
00:24:13Donc il fait apparaître à l'antenne
00:24:14une prétendue une de Closer
00:24:16qui réunirait Najat Valo-Belkacen
00:24:18et moi-même, trouvée sur les réseaux sociaux.
00:24:21Sauf que de toute évidence,
00:24:22elle est complètement fausse.
00:24:23Elle est générée par l'intelligence artificielle.
00:24:26Regardez les images, je ne ressemble pas à ça.
00:24:28Et pourtant, elle est diffusée en direct,
00:24:30qui plus est, à une heure de grande écoute.
00:24:32Et le pire, vous savez quoi ?
00:24:33C'est que l'ensemble des personnes présentes sur le plateau
00:24:35en tirent des conclusions politiques.
00:24:37Aujourd'hui, la frontière entre le vrai et le faux
00:24:39n'a jamais été aussi fragile.
00:24:41Alors dans ce contexte,
00:24:42la responsabilité des médias est immense.
00:24:45Informer, ce n'est pas que relayer.
00:24:47Informer, c'est vérifier.
00:24:48Face à la désinformation,
00:24:50soyons tous responsables,
00:24:51soyons tous vigilants.
00:24:53C'est la raison pour laquelle
00:24:54j'ai décidé de saisir l'ARCOM.
00:24:56Elle a raison.
00:24:57Je ne sais pas si elle a raison de saisir l'ARCOM,
00:24:58mais elle a raison.
00:24:59Il faut être vigilant.
00:25:00Et effectivement, on peut se faire avoir.
00:25:02Il peut exister des erreurs.
00:25:03Et quand on fait une erreur,
00:25:04il faut dire mea culpa.
00:25:06J'ai rectifié cinq minutes plus tard.
00:25:07Et je vous propose de voir ce que j'ai dit
00:25:09quelques minutes plus tard dans l'émission ce matin.
00:25:12Voilà, et pour être tout à fait complet
00:25:14sur l'image qu'on a vue tout à l'heure,
00:25:17en fait, c'était pour Yad Arthus Bertrand.
00:25:19Voilà, c'était une expo place de la Concorde.
00:25:22Et la lune...
00:25:24C'est, en fait, une séance photo,
00:25:25d'où le sigle qu'on a vu.
00:25:27Voilà.
00:25:27Et ce n'est pas une de closeur.
00:25:29Il n'y aura pas une de closeur avec madame...
00:25:32Elles ont posé ensemble,
00:25:33mais elles ne poseront pas.
00:25:34Elles ont pas une de closeur.
00:25:35En tout cas, ça fait parler.
00:25:37Et puis, c'est l'essentiel.
00:25:38Ça reste une séance photo mutuelle.
00:25:39Voilà, ça reste...
00:25:42J'espère que ça reste une séance photo.
00:25:44On va quand même te revérifier.
00:25:45J'espère que ce n'est pas de l'intelligence artificielle,
00:25:47bien évidemment.
00:25:49Donc voilà, ton tact, c'est madame...
00:25:52Bon, d'abord, ça veut dire qu'on nous écoute
00:25:54et qu'il faut être vigilant.
00:25:55Et effectivement, on est devenu aujourd'hui
00:25:58au centre, non pas des interrogations,
00:26:02mais des intérêts des uns et des autres.
00:26:05Non, mais je vous adhère à tout ce que vous venez de dire.
00:26:08C'est une erreur, il faut le reconnaître.
00:26:10Mais l'honnêteté voudrait quand même
00:26:13que Yael Brown-Pivet et tous ceux qui ont relayé cela
00:26:16précisent que vous avez immédiatement
00:26:17corrigé l'information.
00:26:18Parce que dès lors que l'information est corrigée,
00:26:20ça n'est plus une fake news.
00:26:21Ça n'est plus une fake news
00:26:22puisque vous avez précisément reconnu
00:26:24quelques minutes après votre erreur.
00:26:26Bon, je note que Yael Brown-Pivet,
00:26:28dans sa vidéo, qui est très vue sur les réseaux sociaux,
00:26:30elle est très très relayée et beaucoup regardée,
00:26:32ne précise à aucun moment que vous avez corrigé.
00:26:35J'ai vu les macronistes,
00:26:36le compte des Jeunes avec Macron sur Twitter,
00:26:39j'ai vu Clément Beaune également retweeter cette vidéo
00:26:41sans jamais préciser que vous aviez corrigé.
00:26:44Donc il y a une manipulation quand même
00:26:46de la part de certains macronistes,
00:26:47disons les choses,
00:26:48pour essayer de nous salir.
00:26:49C'est ça aussi le but, on ne va pas se mentir.
00:26:51Quand on fait une erreur, ce qui est le cas,
00:26:53moi je plaide coupable.
00:26:54Mais à culpa, c'est de ma faute.
00:26:56Le reste m'intéresse moins.
00:26:58Et puis c'est vrai qu'on attaque souvent,
00:27:00par exemple Clément Beaune,
00:27:01souvent on a souligné,
00:27:02moi je l'ai souligné, son emploi, etc.
00:27:05Donc c'est de bonne guerre qu'ils me répondent
00:27:09et qu'ils ne me fassent pas, entre guillemets,
00:27:11de cadeaux.
00:27:13Et puis il a le temps.
00:27:14Oui.
00:27:15Non, n'en rajoutez pas.
00:27:16On n'est pas dupes.
00:27:18On n'est pas dupes.
00:27:18Mais je vous répète,
00:27:20des erreurs, tout le monde en fait.
00:27:21Ben justement.
00:27:22Quand on fait une erreur,
00:27:23mea culpa et c'est tout.
00:27:25Moi vraiment,
00:27:26il n'y a pas de...
00:27:27Je ne cherche même pas à barguigner.
00:27:29C'est compliqué, voire impossible,
00:27:31de traverser cette existence sans faire d'erreur.
00:27:32Mais le problème,
00:27:33c'est que moi je suis stupéfait
00:27:36de voir la curée
00:27:37dès que quelqu'un reconnaît une erreur.
00:27:38Si vous voulez,
00:27:39en fait, vous,
00:27:39vous avez dit quelques minutes plus tard
00:27:41que vous avez fait une erreur
00:27:42et au lieu de le reconnaître,
00:27:43il vous tombe dessus.
00:27:44Ce serait beaucoup plus sain de dire
00:27:46merci d'avoir reconnu cette erreur.
00:27:48Pour le climat du débat public en France,
00:27:50ce serait un tout petit peu plus...
00:27:51CNews est au cœur.
00:27:53Oui, mais...
00:27:53Au cœur de toutes les attaques.
00:27:56Oui.
00:27:57Au cœur de toutes les attaques.
00:27:58C'est ainsi.
00:28:00Et c'est à nous d'être plus vigilants,
00:28:03en l'occurrence à moi,
00:28:04d'être plus vigilants,
00:28:05de faire davantage attention
00:28:06et de ne pas se faire surprendre.
00:28:09Vous voyez comment ils réagissent,
00:28:10vous comprenez mieux
00:28:10pourquoi eux ne reconnaissent jamais leurs erreurs.
00:28:13Mais peu importe.
00:28:14C'est la vie.
00:28:16C'est la vie.
00:28:16Tout ça, il y a des choses...
00:28:17Et convenons qu'il y a quand même aussi
00:28:19des choses qui sont plus...
00:28:20Simplement, Mme Brounbivet a raison
00:28:23de souligner que l'information,
00:28:25il faut être de plus en plus vigilant.
00:28:27Et d'ailleurs, si elle veut venir sur ce plateau...
00:28:29Je crois que ce sera la phrase
00:28:30la plus...
00:28:31La plus...
00:28:32La plus...
00:28:33La plus vicante que j'aurais dite.
00:28:34En fait, la phrase finalement que j'aurais dite.
00:28:36Je devrais les noter.
00:28:37Et si, M.
00:28:38Et si...
00:28:39M.
00:28:39M.
00:28:39M.
00:28:39M.
00:28:39M.
00:28:39M.
00:28:39M.
00:28:39M.
00:28:40M.
00:28:40M.
00:28:40M.
00:28:40M.
00:28:40M.
00:28:41M.
00:28:41M.
00:28:42M.
00:28:43M.
00:28:43M.
00:28:43pas, mais bon. Tout ça
00:28:45n'est pas très grave, si j'ose dire.
00:28:48Sondage
00:28:502027. Alors,
00:28:51sondage 2027.
00:28:53L'intérêt à l'égard de l'élection présidentielle, 80% des gens
00:28:55sont intéressés.
00:28:57Je me demande qui sont les 19% qui sont absolument
00:28:59pas intéressés. Ah non, l'élection, c'est beaucoup.
00:29:02Oui, bon. Alors, intention
00:29:03de vote au premier tour, Jordan Bardella,
00:29:05largement en tête, Jean-Luc Mélenchon
00:29:07est à 12, Raphaël Guixman à 11,
00:29:10Bruno Retailleau est à 9,
00:29:11Éric Zemmour à 5,
00:29:13bon, est-ce que Jordan Bardella
00:29:15est à 35 ? Marine Le Pen
00:29:17est plus bas. Aujourd'hui, elle est à 32.
00:29:20A intention de vote
00:29:21avec Gabriel Attal,
00:29:23il sort Gabriel Attal à 14,
00:29:25Gabriel Attal. C'est pas rien
00:29:2714.
00:29:29En fait, il est au second tour
00:29:32dans la configuration
00:29:33Attal-Marine Le Pen. Il est au
00:29:35second tour. Oui, vous souriez,
00:29:37Yoann, nous avez... Oui, je souris parce que je n'y crois pas une seconde.
00:29:39Et j'ai la certitude que ça ne sera pas cette
00:29:41configuration-là. Donc oui, ça me fait sourire.
00:29:42Alors, vous avez la certitude que ce ne sera pas Mélenchon.
00:29:45Vous avez la certitude. Moi, je serais vous.
00:29:48Je... Certitude.
00:29:49Qui aurait imaginé un an avant
00:29:51l'élection... Gabriel Attal au second tour
00:29:53de l'élection présidentielle. Mais qui aurait imaginé
00:29:55qu'Emmanuel Macron
00:29:58gagne la présidentielle ?
00:29:58Mais justement, les Français en ont sans doute tiré un certain nombre de leçons.
00:30:01Je vous assure, vous n'en savez rien
00:30:03et moi non plus.
00:30:05Alors, vraiment, je... On en reparle dans un an.
00:30:07Je pense que c'est plus ouvert
00:30:09et ça le sera fort.
00:30:11Enfin, il y a un signe intéressant, c'est que lors de ces déplacements
00:30:13de signature, il y a du monde.
00:30:15Bon, mais vous savez...
00:30:16Il y a du monde.
00:30:18Il y a du monde.
00:30:20Pour Gabriel Attal,
00:30:21mais en revanche, en termes d'audience,
00:30:23on ne fait pas des audiences formidables.
00:30:25Non, non, mais c'est intéressant. Parce que moi, j'ai vu
00:30:27dans des salons, Edouard Philippe est arrivé.
00:30:29Il n'y avait pas beaucoup de monde qui se précipitait.
00:30:31Et pourtant, il est beaucoup plus haut dans les zones d'un Edouard Philippe.
00:30:33Donc, ça n'a pas grand-chose.
00:30:34Mais ce n'est pas ça que je trouve le plus intéressant.
00:30:36Ce que je trouve le plus intéressant dans son tas,
00:30:39c'est quel est le thème
00:30:41qui comptera le plus dans le choix de votre élection présidentielle ?
00:30:44Et c'est le pouvoir d'achat qui écrasse.
00:30:47Bien sûr.
00:30:48C'est ça, la réalité. Et vous en avez parlé d'ailleurs.
00:30:50On en a parlé ce week-end ensemble.
00:30:51Pourquoi on en a parlé ce week-end ensemble ?
00:30:53Parce qu'en fait, j'ai été invité à un mariage à La Rochelle.
00:30:57Et avant d'aller au mariage avec mon épouse,
00:30:59on a fait le marché.
00:31:00Et pendant que mon épouse faisait les courses,
00:31:04moi, je me suis un peu promené dans les allées.
00:31:07Et puis, par hasard,
00:31:08j'étais à côté d'un couple
00:31:11qui était là et qui disait
00:31:12« Non, mais 20 euros, on ne peut pas acheter ça.
00:31:1520 euros. »
00:31:16Et puis, je vais un peu plus loin.
00:31:17Et j'entends « C'est si cher que ça, les fraises. »
00:31:21Et donc, on s'apercevait que vraiment,
00:31:26l'argent compte.
00:31:27Et sur des petites sommes.
00:31:29C'est-à-dire que c'est les sommes du quotidien.
00:31:31Et c'est vrai que...
00:31:33Ce n'est pas qu'on n'a pas l'habitude,
00:31:35mais là, en touchant du doigt,
00:31:37et ça se répétait.
00:31:38C'est-à-dire que vraiment,
00:31:39les gens sur le marché,
00:31:40on voyait qu'ils comptaient.
00:31:42Et ils ne comptaient pas sur des centaines d'euros.
00:31:44C'était vraiment 5 euros,
00:31:4620 euros,
00:31:47et ils faisaient attention
00:31:48à leur panier,
00:31:49au panier de la ménagère,
00:31:51comme on dit.
00:31:51Et je pense que c'est vraiment l'enjeu.
00:31:53En tous les cas...
00:31:54Comment rémunérer davantage le travail ?
00:31:56Comment faire moins de différence
00:31:57entre ceux qui travaillent
00:31:58et ceux qui ne travaillent pas ?
00:31:59Je pense que la campagne
00:32:01sera très axée là-dessus.
00:32:02100% d'accord.
00:32:03Au-delà de la sécurité, bien sûr,
00:32:04au-delà de l'immigration, bien sûr.
00:32:06Mais il y a...
00:32:06C'était le cas du meeting
00:32:08du Rassemblement National le 1er mai.
00:32:09Ils ont fait 20 secondes
00:32:11sur l'immigration
00:32:12et 45 minutes
00:32:13sur le pouvoir d'achat,
00:32:14qui sera le thème principal
00:32:15de la campagne, évidemment.
00:32:17Comment vous faites gagner ?
00:32:18Bien sûr.
00:32:19Il faut peut-être travailler plus aussi.
00:32:21Bien sûr.
00:32:21Et ça sera...
00:32:22Vraiment, c'est pour ça
00:32:23que cette élection,
00:32:24elle est passionnante.
00:32:25Sur la retraite,
00:32:26sur les heures travaillées.
00:32:31Sur les dépenses de l'État aussi.
00:32:31Sur les dépenses de l'État,
00:32:33bien évidemment.
00:32:34Autre thème ce matin,
00:32:35Robert Bourgi,
00:32:36spécialiste des relations franco-africaines,
00:32:38ex-conseiller officier
00:32:39de l'Élysée sous la prise
00:32:40de Jacques Chirac,
00:32:41a dénoncé les pratiques occultes
00:32:42et les cadeaux
00:32:43dont Dominique de Villepin
00:32:43aurait été complice
00:32:45et bénéficiaire.
00:32:46Il dit quand même
00:32:47que Dominique de Villepin
00:32:48aurait touché
00:32:49environ 50 millions d'euros
00:32:51sur l'ensemble des dons.
00:32:54La livraison la plus documentée
00:32:55est celle liée
00:32:56à Laurent Gagbo,
00:32:58président de la Côte d'Ivoire.
00:33:00Ce dernier en parle
00:33:00dans un livre en 2014
00:33:01et devant les caméras en 2024.
00:33:03Alors écoutez M. Bourgi
00:33:05qui attaquait fortement
00:33:06M. de Villepin ce matin.
00:33:07« Depuis deux ans,
00:33:10je ne reconnais plus cet homme.
00:33:12Copicolé avec Mélenchon,
00:33:15copicolé avec Rima Hassan,
00:33:18copicolé avec toutes sortes
00:33:20de dérives.
00:33:21Est-ce que vous imaginez
00:33:23simplement un ancien secrétaire général
00:33:26de l'Élysée,
00:33:28un ancien proche
00:33:29du président de la République,
00:33:31allait faire le pantin
00:33:33à la fête de l'humanité ?
00:33:35Baignant dans la démagogie
00:33:38la plus immonde,
00:33:41moi je ne supporte pas.
00:33:45Vous voulez que je réponde à ça ?
00:33:46C'était dans le journal du dimanche
00:33:47déjà il y a de nombreuses années.
00:33:50Il l'avait déjà dit en effet.
00:33:53Vous ne trouvez pas
00:33:53qu'on accorde un peu trop de pouvoir
00:33:54à Robert Bourgi ?
00:33:56Moi je suis un peu,
00:33:57si vous voulez,
00:33:58on a déjà,
00:33:59la France a déjà raté
00:34:00un rendez-vous d'élection présidentielle
00:34:02parce qu'il a décidé
00:34:02de s'amuser avec les costumes
00:34:03de M. Fillon.
00:34:05Peut-être qu'on peut s'épargner
00:34:06une deuxième élection présidentielle
00:34:07où c'est lui qui tient l'élection.
00:34:08Ce n'est pas la question.
00:34:09Est-ce qu'il a raison ou pas ?
00:34:11Oui, peut-être.
00:34:12J'entends ce que vous dites
00:34:13puisque je lui ai dit ça
00:34:14d'ailleurs ce matin.
00:34:15Je lui ai dit M. Bourgi.
00:34:16Il a dit qu'il regrette, etc.
00:34:18Vous êtes, comment dire,
00:34:19vous passez parfois
00:34:19pour quelqu'un de sulfureux
00:34:20comme on dit, etc.
00:34:22Vous avez vous-même participé
00:34:23à des choses qui paraissent étranges, etc.
00:34:25Je lui ai posé ces questions.
00:34:26Mais la question n'est pas là.
00:34:28Vous avez Dominique de Villepin.
00:34:29Est-ce que Dominique de Villepin
00:34:31a touché ou pas
00:34:32les sommes que dit M. Bourgi ?
00:34:34Les cadeaux.
00:34:35Déjà il l'a dit il y a très très longtemps.
00:34:36Ce n'est pas son métier
00:34:37de faire des enquêtes à sa place.
00:34:38Ensuite, Maître Garbarani
00:34:40vient de raconter à l'instant
00:34:41les Français qui sont
00:34:41à 5 ou 20 euros près
00:34:43sur leur marché.
00:34:43Vous venez d'expliquer
00:34:44que c'est une élection présidentielle
00:34:45capitale pour l'avenir de ce pays, etc.
00:34:47Si on peut juste éviter
00:34:48que des gens qui tirent des ficelles
00:34:49pour des intérêts qu'on ne connaît pas
00:34:51dictent le tempo médiatique,
00:34:52on va s'épargner beaucoup de problèmes.
00:34:53Je n'aime pas beaucoup
00:34:54les gens qui parlent trop comme ça.
00:34:55Ça, oui.
00:34:56Qu'est-ce que ça veut dire
00:34:57de parler comme ça ?
00:34:58De régler ses comptes ?
00:35:00Parce que là,
00:35:00c'est des règlements
00:35:01de comptes personnels.
00:35:02Non, ce n'est pas des règlements
00:35:03de comptes personnels.
00:35:04Il dit, je ne veux pas
00:35:05que M. Villepin puisse concourir
00:35:07et je vais vous dire
00:35:07qui est M. Villepin
00:35:08parce que c'est un danger
00:35:09pour la société.
00:35:10C'est ce qu'il dit.
00:35:11Je ne dis pas que...
00:35:12Parce qu'il y a un règlement
00:35:13de comptes derrière.
00:35:14Moi, je n'aime pas
00:35:15les gens qui parlent.
00:35:17C'est culturel,
00:35:18mais je m'approprie.
00:35:20Je me l'approprie.
00:35:21Il parle trop.
00:35:22Non, mais il parle trop,
00:35:24il parle à travers,
00:35:25il n'y a pas de preuves.
00:35:26Ah si, pardonnez-moi,
00:35:28il est venu avec les factures
00:35:28ce matin.
00:35:33Je rappelle quand même
00:35:34qu'il avait voulu également,
00:35:37il avait attaqué
00:35:38Jean-Marie Le Pen.
00:35:38On ne s'en souvient pas du tout.
00:35:39Oui, c'est vrai.
00:35:40Que Jean-Marie Le Pen
00:35:41lui avait répondu
00:35:41et qu'il avait gagné
00:35:42son procès en diffamation.
00:35:44Donc, avant d'écouter
00:35:46M. Bourgis,
00:35:47j'ai l'air de fois.
00:35:47Vous me dites que
00:35:48j'ai l'air de l'inviter ce matin.
00:35:49Ah ben non, c'est un spectacle.
00:35:50Vous faites ce que vous voulez,
00:35:51mais c'est un spectacle.
00:35:52Bon, écoutez la défense
00:35:53de Villepin
00:35:54selon Robert Bourgis.
00:35:57Il dit que Robert Bourgis
00:35:58lui a offert ses cadeaux,
00:36:00mais qui ont été livrés
00:36:02par le galériste
00:36:03au Quai d'Orsay
00:36:06et lorsque le journaliste
00:36:08faisait ce reportage,
00:36:10il est allé à la galerie de Souzy
00:36:13et la galerie de Souzy
00:36:14a confirmé
00:36:15que ça n'était pas Robert Bourgis
00:36:18qui avait payé
00:36:19les statuettes.
00:36:21Les factures sont là.
00:36:23Elles sont là.
00:36:24Bon, et il nous les a montrés
00:36:26effectivement.
00:36:27Voilà ce qu'on pouvait dire
00:36:28sur ce sujet.
00:36:29J'observe qu'effectivement,
00:36:31il y a une animité
00:36:32sur ce plateau
00:36:33pour mettre...
00:36:34Ça laisse présager
00:36:35le climat
00:36:36qui a précédé
00:36:38l'élection présidentielle.
00:36:42Il reste une petite demi-heure
00:36:44dans notre émission
00:36:45pour évoquer...
00:36:45Vous avez peut-être vu
00:36:46cette séquence
00:36:47du président Macron
00:36:47qui est arrivé à Erevan
00:36:49en Arménie.
00:36:50Il a été aperçu tôt ce matin
00:36:51en tenue de sport.
00:36:52On va le voir
00:36:53en train de courir
00:36:54peut-être près de la place
00:36:56de la République
00:36:57accompagné des gardes du corps.
00:36:59Depuis dimanche,
00:37:00il est en Arménie
00:37:00à l'occasion d'une visite d'État.
00:37:02Le président Tamra
00:37:03se fait déplacement
00:37:04dans la foulée
00:37:04et même la petite foulée
00:37:07d'un sommet
00:37:08de la communauté politique européenne
00:37:10qui réunira
00:37:10la plupart des chefs d'État
00:37:11et de gouvernement du continent
00:37:13outre ceux
00:37:13de l'Union européenne
00:37:15lundi à Erevan.
00:37:15Et vous allez écouter
00:37:16ce qu'il dit sur l'Europe
00:37:17parce que c'est vraiment
00:37:18très intéressant.
00:37:21Pour lui
00:37:22et pour d'autres,
00:37:25la situation ne va pas
00:37:26parce qu'il n'y a pas
00:37:26assez d'Europe.
00:37:28Et ça sera aussi
00:37:29un débat de la présidentielle.
00:37:30Et puis pour certains,
00:37:31c'est parce qu'il y en a trop.
00:37:33Donc on voit bien
00:37:34la ligne de frontière.
00:37:36Écoutez le président Macron.
00:37:38Je pense que l'Europe
00:37:39est un moment de vérité
00:37:41qui suppose plus d'unité
00:37:43et plus d'ambition.
00:37:44Cette réunion était importante.
00:37:45Pour moi,
00:37:46on doit encore accélérer
00:37:47et aller plus loin.
00:37:48On a besoin
00:37:49d'une Europe forte
00:37:50qui réduise
00:37:50ses dépendances excessives,
00:37:52qui bâtisse
00:37:53ses solutions
00:37:53de paix et de sécurité
00:37:54pour elle-même
00:37:55et qui agit
00:37:56comme un continent
00:37:56vraiment uni
00:37:57par une communauté
00:37:58de destin.
00:37:59Là,
00:37:59on est au cœur
00:38:00de la pensée
00:38:01Macron-Nenzi.
00:38:01Il y a quelque chose
00:38:02qui est cohérent
00:38:03chez Emmanuel Macron,
00:38:03c'est l'Europe.
00:38:04Il y a plus d'Europe
00:38:05pour faire quoi de plus ?
00:38:07Tout.
00:38:07Tout.
00:38:08Parce que là,
00:38:08pour l'instant,
00:38:09l'Europe...
00:38:09La santé,
00:38:10les frontières...
00:38:10Une communauté unie
00:38:12par une communauté
00:38:12de destin.
00:38:19Emmanuel Macron,
00:38:20c'est un théoricien,
00:38:21c'est un idéologue.
00:38:22Je sais ce que vous avez bien sûr.
00:38:23Comme tous les hommes politiques,
00:38:24ce qu'on reproche
00:38:25principalement
00:38:25à tous ces hommes politiques,
00:38:26c'est de ne pas être
00:38:27dans le résultat
00:38:28et de ne pas être concret.
00:38:30Donc,
00:38:30il est dans la parole
00:38:31et il est en théorie.
00:38:32D'ailleurs,
00:38:33il vit en théorie.
00:38:34La petite malhonnêteté
00:38:35du raisonnement,
00:38:35c'est comme les communistes.
00:38:36Ils disaient,
00:38:36ça a échoué
00:38:37parce qu'on n'en a pas fait assez.
00:38:38Bien sûr.
00:38:38Il faudrait faire plus de communisme
00:38:39et vous allez voir,
00:38:40ça va fonctionner.
00:38:40Emmanuel Macron vit en théorie.
00:38:43Voilà.
00:38:44Et il n'est pas le seul.
00:38:45Il vit en France en fait.
00:38:46Parce qu'il y a quand même
00:38:46un portrait
00:38:47qui a été dressé
00:38:48par Nicolas Baverez
00:38:49dans Le Point
00:38:49qui montre,
00:38:50mais pardon,
00:38:51son bilan chiffré,
00:38:52il n'y a aucun jugement moral
00:38:53de ma part,
00:38:54mais il semble que
00:38:55depuis neuf ans,
00:38:56la France est plus bactère.
00:38:57Et moi,
00:38:58j'aimerais un président
00:38:58qui nous parle de la France
00:38:59et des Français
00:39:00et de dire que l'Europe
00:39:02pose un certain nombre
00:39:03de problèmes
00:39:03pour nombreux Français.
00:39:04L'Europe est un moment de vérité.
00:39:06Oui,
00:39:06l'Europe est un moment de vérité
00:39:07parce qu'il est en Arménie
00:39:09et que pendant ce temps-là,
00:39:10ce que rappelle d'ailleurs
00:39:12avant François-Xavier Bellamy,
00:39:13il y a une civilisation
00:39:16plurimillénaire
00:39:16qui est en train
00:39:17d'être éradiquée
00:39:17dans le Haut-Karabakh.
00:39:20Rasée.
00:39:21Toutes les églises,
00:39:22les cathédrales
00:39:23sont rasées.
00:39:23Avec l'accord tacide de l'Europe.
00:39:25Avec l'accord tacide de l'Europe.
00:39:26Et ça,
00:39:27j'aimerais l'entendre là-dessus.
00:39:29J'ai beau tendre l'oreille,
00:39:31je n'entends rien.
00:39:32Les Arméniens
00:39:33qui ont célébré
00:39:33la semaine dernière,
00:39:35qui ont commémoré.
00:39:36Ils ont commémoré
00:39:37le génocide.
00:39:37Le génocide arménien.
00:39:39Et la communauté de destin,
00:39:40ça n'existe pas.
00:39:41Ça ne marche pas
00:39:42la communauté de destin.
00:39:43Parce qu'en fait,
00:39:44on a tous des destins
00:39:45qui sont différents.
00:39:46Et notamment au niveau
00:39:47des pays.
00:39:49La souveraineté d'un pays,
00:39:51d'un peuple,
00:39:52elle est forcément
00:39:53différente d'un autre
00:39:54parce que ce n'est pas
00:39:55la même histoire.
00:39:56Donc ça,
00:39:56ce sont encore une fois
00:39:57des mots.
00:39:58On jette comme ça
00:39:58des mots,
00:39:59des slogans.
00:40:00La communauté de destin,
00:40:01c'est très beau.
00:40:02Voilà, c'est beau.
00:40:03La communauté de destin.
00:40:04Mais qui a envie
00:40:05de se marier jusqu'au bout ?
00:40:07Là, on le voit.
00:40:08On voit bien
00:40:09que les différents pays
00:40:10il y a trop
00:40:11d'antagonismes
00:40:12et des intérêts différents.
00:40:13C'est pour ça
00:40:14que le mariage,
00:40:15c'est un faux mariage.
00:40:16Alors, parler de destin,
00:40:17ça me paraît
00:40:19vraiment utopique.
00:40:21Et puis,
00:40:22enfin, on peut revoir
00:40:23le discours,
00:40:23tout est dans le discours
00:40:24de Philippe Seguin
00:40:27face à François Mitterrand.
00:40:28Quand il dit
00:40:29que le Marseillais
00:40:30peut accepter
00:40:30la majorité
00:40:32même s'il n'est pas
00:40:33d'accord avec le Lillois
00:40:34mais parce que
00:40:35c'est la même France.
00:40:36S'il y a une élection
00:40:37entre l'Allemand
00:40:39et l'Italien,
00:40:39il n'acceptera pas
00:40:41de passer sous cette majorité-là
00:40:43d'un vote
00:40:44italien ou allemand.
00:40:45Bien sûr,
00:40:46c'est la nation vécue
00:40:46comme la place publique.
00:40:48Mais il est formidable.
00:40:50On peut le revoir.
00:40:51L'échange.
00:40:51L'échange entre Mitterrand.
00:40:52Et d'un niveau.
00:40:54Bien sûr.
00:40:54Mais c'est Philippe Seguin
00:40:56qui avait raison.
00:40:57Ce qu'on peut dire
00:40:58en tout cas,
00:40:58c'est que...
00:40:59Rétrospectivement.
00:41:00Ce qu'on peut dire
00:41:00en tout cas,
00:41:01c'est que 2027,
00:41:02ça...
00:41:03Tout le monde avait dit
00:41:03qu'il avait perdu le débat
00:41:04alors que...
00:41:05parce qu'il était intimidé
00:41:06par Mitterrand,
00:41:06etc.
00:41:07Mais la vérité,
00:41:07c'est qu'il avait raison sur tout.
00:41:08Il a raison sur tout.
00:41:09Quand vous le revoyez aujourd'hui,
00:41:10c'est qu'il a raison sur tout.
00:41:11Et le discours à l'Assemblée...
00:41:12Mais Mitterrand est aussi
00:41:14très habile.
00:41:15Très Mitterrand.
00:41:16Non, simplement.
00:41:172027 sera une année importante
00:41:18pour la France,
00:41:19naturellement.
00:41:19Mais une année importante
00:41:20pour l'Europe aussi.
00:41:21Parce qu'il y a
00:41:22quatre grands pays
00:41:23de l'Union européenne
00:41:23où il y a des élections
00:41:24en 2027.
00:41:25La France, l'Italie,
00:41:27la Pologne et l'Espagne.
00:41:28Donc, en fonction
00:41:29de ce qui va sortir des urnes,
00:41:30ça aura nécessairement
00:41:31une grande incidence
00:41:32sur l'Europe.
00:41:34La guerre.
00:41:34Un mot sur la guerre
00:41:35avec Emmanuel Macron
00:41:36qui a parlé du détroit d'Ormouz.
00:41:38Écoutons le président
00:41:39de la République.
00:41:41Aujourd'hui,
00:41:42on a le détroit d'Ormouz
00:41:43qui est fermé
00:41:44depuis des semaines.
00:41:45Donc, notre énergie,
00:41:46on doit surtout la mettre
00:41:47à réouvrir le détroit d'Ormouz.
00:41:49Parce que par ce détroit
00:41:51sortent à peu près
00:41:5220% du pétrole
00:41:53et du gaz mondial,
00:41:5430% des engrais.
00:41:56Donc, notre problème,
00:41:56c'est ça à la base.
00:41:57Ce n'est pas les comportements
00:41:58d'un tel ou un tel.
00:41:59Après, on doit s'assurer
00:42:00que quand les prix montent,
00:42:03ils sont répercutés
00:42:04le plus tard possible
00:42:05et que quand les prix baissent,
00:42:06ils sont répercutés
00:42:07le plus vite possible.
00:42:08Pour pas que ce soit
00:42:09nos consommateurs
00:42:11qui, en quelque sorte,
00:42:12soient les principales victimes.
00:42:14C'est là où il faut faire
00:42:14le suivi des marges.
00:42:16Mais aujourd'hui,
00:42:16il n'y a pas des producteurs
00:42:17ou que ce soit
00:42:18qui sont en train
00:42:18de faire beaucoup d'argent
00:42:20et qui font monter
00:42:21le prix à dessein.
00:42:22Il y a surtout
00:42:22un contexte géopolitique
00:42:25par ce blocus.
00:42:26Et donc, la priorité,
00:42:26c'est la réouverture pacifique
00:42:28et concertée d'Ormouz
00:42:30et le suivi,
00:42:31la transparence.
00:42:32s'il y a des profits excessifs
00:42:34ou des comportements
00:42:35de, si je puis dire,
00:42:37un peu prédateurs
00:42:38ou spéculateurs,
00:42:39en effet,
00:42:40les différents pays
00:42:40et les Européens
00:42:41devront y répondre.
00:42:42La fin de la guerre,
00:42:44la fin de la trêve
00:42:44est-elle proche ?
00:42:45L'armée américaine
00:42:46annonce avoir détruit
00:42:47sept bateaux iraniens
00:42:48qui menaçaient
00:42:49des navires commerciaux.
00:42:50Dans le même temps,
00:42:50une attaque de drones
00:42:51a provoqué un incendie
00:42:52sur le site pétrolier
00:42:54Emirati de Fujaira.
00:42:56Trois personnes ont été blessées,
00:42:57indiquées et communiquées.
00:42:58Les États-Unis ont intercepté
00:43:00des missiles et des drones
00:43:01iraniens visant des navires.
00:43:03Les prochaines heures
00:43:04vont être décisives.
00:43:05Je ne sais pas si vous avez
00:43:06des informations
00:43:07sur ce sujet,
00:43:09informations nouvelles.
00:43:10En tout cas,
00:43:10on sera demain matin
00:43:11avec Vincent Herouet
00:43:12et on pourra faire
00:43:13un point complet.
00:43:15Je suis pleinement conscient
00:43:16que mes représentants
00:43:18ont des discussions
00:43:18très positives
00:43:19avec l'Iran,
00:43:20a dit Donald Trump,
00:43:21et que ces discussions
00:43:22pourraient aboutir
00:43:22à une issue très favorable
00:43:24pour tous.
00:43:26Donald Trump,
00:43:27même si ce type
00:43:28d'intervention
00:43:29est fréquente
00:43:31depuis maintenant
00:43:32de nombreuses journées,
00:43:35disons-le.
00:43:36Un mot sur les carburants
00:43:37avec Michel-Édouard Leclerc
00:43:39qui a bien donné
00:43:40des leçons aux autres.
00:43:42Mais oui,
00:43:44ce n'est pas totalement
00:43:45un bon camarade.
00:43:46Il tacle quand même
00:43:48au passage,
00:43:49à chaque fois.
00:43:50Et voilà,
00:43:51il les tacle
00:43:51et puis toujours
00:43:52sous le même,
00:43:53en se positionnant
00:43:54toujours du côté
00:43:57du consommateur,
00:43:58il a raison.
00:44:00Et il propose
00:44:00que Total
00:44:01fasse moins de marge,
00:44:02pourquoi pas,
00:44:03ou baisse ses prix.
00:44:06Le ministre,
00:44:07je pense,
00:44:07serait avisé,
00:44:08si je peux me permettre
00:44:09de dire ça,
00:44:10de demander à Total
00:44:11de faire des ristournes
00:44:12aux clients.
00:44:12Vous pensez
00:44:13qu'ils peuvent se permettre
00:44:14de faire plus
00:44:15de ristournes encore ?
00:44:16Ils plafonnent déjà
00:44:17les prix
00:44:18depuis le début de la guerre.
00:44:19Son blocage de prix,
00:44:20il a tellement clagnoté,
00:44:22Total,
00:44:22le réseau Total
00:44:23en France,
00:44:23a tellement clagnoté
00:44:25ces deux dernières années
00:44:26où il était bien plus cher
00:44:27que Leclerc,
00:44:28Système U,
00:44:29Intermarché,
00:44:30Carrefour et tout ça,
00:44:31qu'aujourd'hui,
00:44:33le blocage des prix,
00:44:35il a déjà été financé
00:44:36par les marges
00:44:37qu'il a faites
00:44:37en France
00:44:38depuis deux ans.
00:44:39Donc après,
00:44:40il y a les super profits
00:44:42et ça,
00:44:42c'est hors juridiction,
00:44:44je pense,
00:44:44de l'administration française.
00:44:47Donc peut-être
00:44:47qu'on peut,
00:44:48si tout le monde
00:44:49s'y met,
00:44:50distributeur,
00:44:51industriel,
00:44:51consommateur d'énergie
00:44:52et pouvoir public,
00:44:53on peut peut-être
00:44:54lui demander des ristournes.
00:44:56Il a placé au passage
00:44:57que chez Leclerc,
00:44:58l'essence était moins chère
00:44:59que chez Total.
00:45:01Ce n'est pas si différent
00:45:03ces propos
00:45:04que de ceux
00:45:04d'Éric Coquerel.
00:45:06Ce n'est pas si différent
00:45:07quand on l'entend,
00:45:09quand on les entend
00:45:09tous les deux.
00:45:11Il parle des super profits
00:45:14mais il n'y a qu'une
00:45:15entreprise,
00:45:16c'est Total.
00:45:18Le gouverneur
00:45:18de la Banque de France
00:45:19a parlé.
00:45:20Alors lui,
00:45:20quand il parle,
00:45:21à chaque fois,
00:45:21il met le feu
00:45:23d'une certaine manière
00:45:24et il annonce
00:45:25pourquoi pas
00:45:26un choc pétrolier.
00:45:28Plus les choses
00:45:29se prolongent,
00:45:30plus on se rapproche
00:45:30d'un choc pétrolier.
00:45:32Mais tout va dépendre
00:45:33de la durée du conflit
00:45:34et donc de variables
00:45:36politiques et militaires.
00:45:36d'un choc pétrolier.
00:45:37C'est-à-dire qu'effectivement,
00:45:38on est aujourd'hui
00:45:38au 66e jour de guerre.
00:45:40Michel-Édouard Leclerc,
00:45:41par exemple,
00:45:41dit
00:45:42que ce n'est pas
00:45:43de si tôt
00:45:43qu'on retrouvera
00:45:44les prix d'avant.
00:45:45Est-ce qu'on peut même
00:45:46imaginer qu'au fond,
00:45:47les prix du carburant
00:45:48actuel
00:45:49puissent devenir
00:45:50le nouveau normal ?
00:45:51Je vais vous dire
00:45:52avec simplicité,
00:45:53je ne sais pas.
00:45:55Il a raison
00:45:56quand on ne sait pas
00:45:57de dire je ne sais pas.
00:45:58Voilà ce qu'on pouvait dire
00:45:59ce soir sur la grande actualité.
00:46:01On va recevoir
00:46:02Gauthier Lebrecht
00:46:03qui est avec nous
00:46:04et qui parlera tout à l'heure
00:46:05de Charles à l'oncle.
00:46:06C'est un documentaire
00:46:08que vous allez diffuser
00:46:09dans quelques instants.
00:46:10Mais il y a des informations
00:46:11un peu positives
00:46:12que je vous demande
00:46:13peut-être de commenter.
00:46:14C'est bien.
00:46:15Puisque Paul
00:46:15sait que ça,
00:46:16c'est que la France
00:46:17n'a pas gagné
00:46:18le Tour de France
00:46:18depuis 1985.
00:46:20Le dernier Tour de France,
00:46:21c'est Bernard Hinault.
00:46:22Or, nous étions
00:46:23une nation de cyclisme.
00:46:25Antille,
00:46:26Bobet,
00:46:28évidemment Hinault,
00:46:29c'est des grands
00:46:30Robic.
00:46:30Fignon.
00:46:31C'est des grands champions.
00:46:33On n'a pas gagné
00:46:34depuis 40 ans.
00:46:35Jamais on a eu
00:46:35une aussi longue absence.
00:46:37Mais comme on est
00:46:38encore plus long
00:46:38en tennis
00:46:39parce qu'on n'a pas gagné
00:46:39depuis 83,
00:46:41à Roland-Garros.
00:46:43Donc là,
00:46:43on a visiblement
00:46:44un champion.
00:46:45Paul Sexas
00:46:46qui a 19 ans
00:46:47et il va être
00:46:48le plus jeune coureur
00:46:50à participer
00:46:51au Tour de France
00:46:51depuis 1937.
00:46:54Il a 19.
00:46:55Et il a annoncé
00:46:56ce lundi
00:46:56qu'il participerait
00:46:57au Tour de France.
00:46:58Et voyez cette séquence
00:46:59parce qu'elle est très émouvante.
00:47:00Il est allé
00:47:01avec ses grands-parents
00:47:02en Haute-Savoie
00:47:03pour leur annoncer
00:47:05à eux,
00:47:05ils ont un certain âge
00:47:06évidemment,
00:47:06ses grands-parents.
00:47:08Et voyez cela
00:47:08parce que c'est émouvant.
00:47:10Je suis quand même
00:47:11venu pour vous annoncer
00:47:13quelque chose
00:47:13de particulier.
00:47:14c'est qu'en juillet prochain,
00:47:18j'aurai quand même
00:47:19une course.
00:47:20Ah bon ?
00:47:21Oui.
00:47:22C'est-à-dire ?
00:47:23C'est-à-dire ?
00:47:24Laisse-nous deviner.
00:47:25Devine.
00:47:26Tour de France.
00:47:27Oui.
00:47:28Ah, ben là, là.
00:47:29Ça y est,
00:47:30c'est décidé.
00:47:31Tu sais,
00:47:31ben,
00:47:32t'as pensé à moi
00:47:33parce que moi,
00:47:33à mon âge,
00:47:34je suis 85.
00:47:35Les années maintenant,
00:47:37ben,
00:47:38je suis là.
00:47:38Bon,
00:47:39je suis l'homme
00:47:40de plus heureux.
00:47:51Paul Seixas,
00:47:5219 ans.
00:47:54Moi,
00:47:54j'aimerais que cette France
00:47:55reste cette France.
00:47:56Je ne veux pas
00:47:57d'une nouvelle France.
00:47:58Je veux la France
00:47:59de la transmission générationnelle.
00:48:01Je veux la France du travail.
00:48:02Je veux la France de la fierté.
00:48:04Je veux la France de l'émotion.
00:48:05Je veux la France du rêve.
00:48:07Je ne veux pas
00:48:07de la France
00:48:08qui,
00:48:09on l'est dit,
00:48:10tout ce qu'elle veut.
00:48:10elle touche.
00:48:12Il n'y a pas
00:48:12de nouvelle France.
00:48:13La France a existé
00:48:14avant nous
00:48:14et elle existera
00:48:15après nous.
00:48:16La France insoumise.
00:48:17C'est quand même
00:48:17un projet politique.
00:48:18On salue notre ami
00:48:19Eugénie Bastier.
00:48:20Oui.
00:48:21Parce que c'est formidable
00:48:22tout ce qui se passe
00:48:23avec Eugénie.
00:48:24Eugénie est pressentie
00:48:25pour être une intervenante
00:48:28de l'heure des vérités.
00:48:29Ça ne veut pas dire
00:48:30qu'elle quitterait
00:48:30le Figaro,
00:48:31ni qu'elle quitterait
00:48:32Sid News,
00:48:33ni qu'elle quitterait
00:48:33Europe 1.
00:48:34Elle resterait,
00:48:35évidemment,
00:48:37dans ses organes
00:48:38de presse.
00:48:39Mais elle est pressentie
00:48:40parce que l'émission,
00:48:41ça se fait régulièrement.
00:48:42L'heure de vérité,
00:48:43c'était comme ça,
00:48:43d'ailleurs,
00:48:44il y a quelques années.
00:48:45Ce n'est pas des gens
00:48:45d'Antenne 2
00:48:46qui présentaient.
00:48:47C'était des gens
00:48:48qui venaient.
00:48:49Il y avait Albert Duroy,
00:48:50il y avait Alain Duhamel.
00:48:51Tout ça est assez classique.
00:48:53Et vous avez vu
00:48:54la réaction des uns
00:48:55et des autres ?
00:48:56Vous avez vu,
00:48:57par exemple,
00:48:57la réaction
00:48:58de M. Thomas Porte ?
00:48:59C'est extraordinaire.
00:49:01Voilà des sujets
00:49:02qui n'existaient pas
00:49:04de cette manière-là
00:49:05il y a 50 ans.
00:49:07C'est incroyable,
00:49:08ça veut dire que
00:49:09tous les gens
00:49:09que Génie
00:49:10représenterait
00:49:10dans cette émission,
00:49:11parce que c'est
00:49:12une très bonne nouvelle
00:49:12qu'elle se représente
00:49:13sur des plateaux
00:49:14du service public,
00:49:15n'ont pas le droit
00:49:16d'être représenté
00:49:17à la télévision,
00:49:17en tout cas,
00:49:18d'avoir quelqu'un
00:49:18qui a une sensibilité,
00:49:19une coloration.
00:49:20Moi, je suis très heureux,
00:49:21c'est une super bonne nouvelle,
00:49:22ça va me donner envie
00:49:22de la regarder,
00:49:23l'émission,
00:49:24et elle est absolument géniale,
00:49:25donc ça va être parfait.
00:49:27C'est d'abord
00:49:27une journaliste du Figaro,
00:49:29remarquable,
00:49:30qui dirige
00:49:31les pages ID.
00:49:32J'ai vu d'ailleurs
00:49:33qu'elle s'était fait attaquer
00:49:34par un de nos confrères,
00:49:35disons...
00:49:36Il n'a aucune responsabilité ?
00:49:37Il n'a aucune responsabilité.
00:49:38Il fait dix ans
00:49:39qu'elle fait ça.
00:49:39Oui.
00:49:40C'est fou.
00:49:42Oui, mais parfois
00:49:42on peut faire des erreurs aussi.
00:49:44Donc il a rectifié aussi.
00:49:45Il a reconnu lui aussi.
00:49:46Il a rectifié.
00:49:46Allez, on lui donne le...
00:49:47Voilà, donc ça fait
00:49:48deux erreurs de rectifier.
00:49:50C'est bien,
00:49:51mais c'est la charge.
00:49:53C'est-à-dire que
00:49:55ces gens-là
00:49:55ne veulent pas
00:49:56une parole différente.
00:49:57Surtout Eugénie Bastier.
00:49:58Eugénie Bastier.
00:49:59C'est quelqu'un
00:50:00de mesuré,
00:50:01d'intelligent,
00:50:02de pédagogue.
00:50:04C'est vraiment pas tombé
00:50:05sur la bonne personne
00:50:05si vous voulez.
00:50:06Elle n'est pas une excité, quoi.
00:50:09Bref.
00:50:10C'est peut-être un des effets
00:50:11aussi de la commission d'enquête.
00:50:12Le pluralisme
00:50:12qui revient au sein
00:50:13du service public.
00:50:15Oui.
00:50:16Vous avez raison.
00:50:17Mais vous avez parfaitement raison.
00:50:18Alors, on dit qu'il y aura
00:50:19M. Benjamin Duhamel.
00:50:21Mais il y a tellement de jalousie.
00:50:23Il est déjà sur le service public.
00:50:24Il y a tellement de jalousie,
00:50:26d'aigreur.
00:50:27Pourquoi lui ?
00:50:28Et pas moi ?
00:50:28Et ça.
00:50:29Ben oui,
00:50:29c'est une jeune femme brillante,
00:50:30douée.
00:50:31intelligente,
00:50:32cultivée.
00:50:33Et évidemment
00:50:34qu'elle a toute sa place
00:50:35dans cette émission.
00:50:36En plus,
00:50:36c'était un très bon constat
00:50:37de l'heure de vérité.
00:50:38Oui.
00:50:38C'est formidable.
00:50:39Et Marc-Olivier Fogel
00:50:40également est présenté ?
00:50:42Oui.
00:50:42Gautier Lebrette, non ?
00:50:44Non, sur le service public...
00:50:45Ah, mais vous pourriez faire
00:50:46une petite...
00:50:48Il n'y a que Yoann Huysa
00:50:49qui a moins de chance que moi.
00:50:52Il est bon.
00:50:53Il est très très bon.
00:50:54Il est très bon.
00:50:55Il est très bon quand même.
00:50:56Ah oui.
00:50:57Mais moi, pourquoi ?
00:50:58Ça serait intéressant.
00:51:01Dans les infos,
00:51:03il nous reste encore
00:51:04un petit peu de temps,
00:51:05je crois.
00:51:05Il nous reste...
00:51:07Le documentaire arrive.
00:51:07Voilà.
00:51:08Bon, alors,
00:51:09je vais vous parler
00:51:11des nouveaux modules
00:51:12à Rousse.
00:51:13Boomer.
00:51:15Dinguerie.
00:51:15Alors, dinguerie,
00:51:16je pensais que ça existait
00:51:17pour tout vous dire.
00:51:17Mais c'est pas mal, dinguerie.
00:51:19On était avec Jean-Marie Rouart
00:51:20cet après-midi.
00:51:21Il est vraiment très ennuyé
00:51:24parce qu'il trouve
00:51:24qu'il y a trop de mots anglais
00:51:25comme Boomer,
00:51:27notamment.
00:51:28Il prédit même,
00:51:29on était ensemble sur Europe,
00:51:30il prédit même la mort
00:51:30de la langue française
00:51:31dans 30 ans.
00:51:32Vous avez vu,
00:51:33M. Leclerc,
00:51:34il a dit un mot,
00:51:36il a dit cagnoté
00:51:36et il vient de rentrer
00:51:37dans le Larousse.
00:51:38Oui, alors,
00:51:39virilisme,
00:51:39vous trouvez ça comment,
00:51:42Sabrina ?
00:51:42Ça vous plaît ?
00:51:43Idéologie prenant
00:51:44une forme de culte
00:51:45de la virilité,
00:51:46notamment à travers
00:51:46l'exaspération des comportements.
00:51:49C'est justement
00:51:49parce qu'il est chargé
00:51:50d'idéologie qu'il me déplaît.
00:51:52Oui.
00:51:53Prompté,
00:51:53moi j'ai jamais entendu ça,
00:51:55envoyer un prompt,
00:51:56une instruction,
00:51:56un algorithme,
00:51:57notre intelligence artificielle.
00:51:58Ça je ne connaissais même pas.
00:51:59Prompté,
00:52:00personne ne dit ça.
00:52:01Crush,
00:52:01je connaissais.
00:52:02Crush,
00:52:02c'est plutôt joli d'ailleurs
00:52:03et j'entends ça
00:52:04dans la rédaction
00:52:05entre jeunes
00:52:06quand j'écoute.
00:52:07T'as un crush
00:52:08pour Gauthier Lebrette,
00:52:09je peux entendre ça.
00:52:10Ah bon ?
00:52:11Je peux entendre ça.
00:52:12Vous allez faire des histoires
00:52:14parce qu'il y a l'attention.
00:52:15Prenez d'autres exemples aussi.
00:52:17Non mais un crush,
00:52:18c'est un petit...
00:52:19Un béguin.
00:52:20Un béguin,
00:52:20c'est un vieux boss.
00:52:22Du coup,
00:52:22ça existait déjà,
00:52:23pourquoi il faut rajouter un crush ?
00:52:24Exactement.
00:52:24Oui mais c'est la langue,
00:52:26on ne le rajoute pas.
00:52:27C'est des jeunes qui lisent.
00:52:29C'est un dictionnaire
00:52:30de langue française,
00:52:30pardonnez-moi.
00:52:32Vous avez bien compris
00:52:33que c'est commercial aussi,
00:52:34t'en vendres.
00:52:34Je suis d'accord.
00:52:35Si tu vends le même dictionnaire
00:52:36que l'année dernière,
00:52:37t'en vendras pas un.
00:52:37C'est comme le Michelin,
00:52:38t'es obligé de vendre
00:52:40ton dictionnaire
00:52:41avec un nouveau,
00:52:42avec des nouveaux mots.
00:52:43J'espère qu'ils ne vont pas
00:52:44enlever des mots.
00:52:45Par exemple,
00:52:46j'espère qu'ils ne vont pas
00:52:47enlever des mots.
00:52:48Par exemple,
00:52:49vous avez employé un mot
00:52:50dans l'émission de ce soir
00:52:51que j'aime beaucoup,
00:52:52un verbe,
00:52:52qui est le mot barguiner.
00:52:54Barguiner, oui.
00:52:55Barguiner, oui.
00:52:56Oui, mais c'est un vieux mot ça.
00:52:57Pas du tout.
00:52:59Oui, vous avez raison.
00:53:00Ah oui.
00:53:01Il y a du sens.
00:53:01J'ai vu que M. Enthoven
00:53:04avait utilisé le mot marmouzet
00:53:07pour qualifier Jordan Bardella.
00:53:09Ce n'était pas très élégant
00:53:10de sa part,
00:53:11mais je crois que dans l'espace public,
00:53:13le mot marmouzet
00:53:13n'a plus été utilisé
00:53:15depuis René Coty.
00:53:17Depuis Jean-le-Cy.
00:53:18Je pense que marmouzet...
00:53:20Oui, très exact.
00:53:21Et puis, je vais vous parler
00:53:22de cinéma
00:53:22parce que Claire Maurier
00:53:24fait partie des grandes figures
00:53:27des secondes rôles
00:53:29du cinéma français.
00:53:31Elle s'est éteinte à 97 ans.
00:53:33C'est une comédienne de théâtre,
00:53:34de cinéma.
00:53:35Elle avait notamment incarné
00:53:36la fameuse géante du bar
00:53:38dans le fabuleux destin
00:53:39d'Amélie Poulin.
00:53:40D'Amélie Poulin.
00:53:42Mais elle est surtout
00:53:43la mère d'Antoine Douanel.
00:53:46Dans les 400 coups.
00:53:47Qu'ils croisent dans la rue.
00:53:48Bien sûr.
00:53:50Qu'est-ce qu'elle a ta mère ?
00:53:51Qu'est-ce qu'elle a ta mère ?
00:53:51Elle est morte.
00:53:54Et c'est Jean-Pierre Léo
00:53:55qui répond ça.
00:53:56Alors, voyez quand même
00:53:57un extrait
00:53:59d'Amélie Poulin,
00:54:01précisément,
00:54:01avec Claire Maurier
00:54:02qui est une figure
00:54:03tout le monde.
00:54:04Elle était également
00:54:06dans Un Mouvais Fils.
00:54:07Elle est formidable
00:54:07dans Un Mouvais Fils,
00:54:08dans Un Air de Famille.
00:54:09Vraiment,
00:54:09c'est une comédienne formidable.
00:54:12Toutes les femmes
00:54:12veulent s'endormir
00:54:13sur l'épaule d'un homme.
00:54:14Toutes.
00:54:15Oui, oui, je dis pas non,
00:54:16mais un homme,
00:54:17quand ça a bu un verre ou deux,
00:54:18ça ronfle.
00:54:18Alors, moi,
00:54:19j'ai l'oreille musicale.
00:54:20Oh, moi, vous savez,
00:54:21je me suis fait opérer
00:54:22des clois en nasale.
00:54:23Ah, dis-donc,
00:54:24vous, moi,
00:54:24vous avez le sens
00:54:24de la romance.
00:54:27On voit bien
00:54:28que vous n'avez pas connu
00:54:29le grand amour.
00:54:31Si je ne l'avais pas connu,
00:54:32on ne m'aurait pas raccourci
00:54:33la jambe droite.
00:54:35Ah, ben, je crois
00:54:35que c'était un accident de cheval
00:54:36quand vous étiez à Medrano.
00:54:38Oui, oui, oui, justement.
00:54:39J'étais amoureuse
00:54:40d'un trapéziste.
00:54:42J'aurais dû me méfier
00:54:42parce que les trapézistes,
00:54:43ça vous lâche au dernier moment.
00:54:45Et lui, le salaud,
00:54:46il m'a lâchée
00:54:46au moment même
00:54:47où j'entrais en piste.
00:54:49J'étais toute retournée
00:54:51et du coup,
00:54:51le cheval aussi.
00:54:54Malheureusement,
00:54:54j'étais de sauf.
00:54:58Allez,
00:54:59l'amour est-ce que...
00:55:00N'empêche,
00:55:01les coups de foudre,
00:55:02ça existe.
00:55:03Ben, non,
00:55:03je ne dis pas non.
00:55:05Moi, à 30 ans,
00:55:06on passait derrière
00:55:06un zinc.
00:55:07Je peux vous dire,
00:55:08j'en connais un rayon
00:55:08en question coup de foudre.
00:55:09Je peux même vous donner
00:55:10la recette.
00:55:11Ah, ouais ?
00:55:12Alors,
00:55:13vous prenez deux
00:55:14habitués.
00:55:15Vous leur faites croire
00:55:16qu'ils se plaisent.
00:55:18Vous laissez mijoter.
00:55:19Ça marche à tous les coups.
00:55:28S'il vous plaît.
00:55:30Quel fini.
00:55:31Et puis,
00:55:32l'autre extrait
00:55:32que je voulais vous proposer
00:55:33qu'on peut revoir d'ailleurs,
00:55:34c'est les 400 coups
00:55:35parce que je ne sais pas
00:55:36si vous avez revu
00:55:37les 400 coups.
00:55:38C'est un film de 58
00:55:39qui n'a pas pris
00:55:40une rite
00:55:41sur ce qu'est la jeunesse.
00:55:42Elle est pourtant
00:55:43très, très différente.
00:55:44D'ailleurs,
00:55:44les jeunes peuvent regarder ça
00:55:46comme un documentaire.
00:55:48La sévérité du pensionnat,
00:55:49la sévérité de l'école,
00:55:51les coups qu'ils reçoivent.
00:55:52Vous avez été pion.
00:55:55Vous ne conduisiez pas comme ça
00:55:56quand vous étiez pion.
00:55:58Je vais la main à l'Est.
00:56:00Non, mais il ne faut pas.
00:56:01Oui, c'était un autre temps.
00:56:03Donc, vous voyez à l'extrait,
00:56:05Claire Morier,
00:56:07Claire Morier,
00:56:08la mère d'Antoine Douanel.
00:56:10Turel.
00:56:11La mère d'Antoine Douanel
00:56:12et ça explique beaucoup
00:56:13l'œuvre de Truffaut
00:56:14puisque sa mère était lointaine
00:56:16avec lui
00:56:17et ça traverse évidemment
00:56:18sa filmographie.
00:56:21Ta lettre personnelle
00:56:23a fait beaucoup de peine
00:56:24à ton père.
00:56:25Tu as été très naïve
00:56:26de croire
00:56:26qu'il ne me la montrerait pas.
00:56:28Contrairement à certaines apparences
00:56:29nous formons un couple très uni.
00:56:30Et si j'ai connu
00:56:31une période assez douloureuse
00:56:32dans ma vie,
00:56:32ce n'était pas très malin
00:56:33de la lui rappeler.
00:56:34C'est tout de même grâce à lui
00:56:35que tu as un nom.
00:56:39Nous étions prêts
00:56:41à tenter une expérience
00:56:43entreprenant à la maison
00:56:43mais ce n'est même plus possible
00:56:44à cause des ragots des voisins.
00:56:46Sans compter que tu as dû te plaindre
00:56:47dans tout le quartier
00:56:48pour ce pas vraiment
00:56:49je n'ai rien dit.
00:56:50Oh remarque bien,
00:56:51j'ai l'habitude.
00:56:51Toute ma vie
00:56:52j'ai eu les imbéciles
00:56:53contre moi.
00:56:54Eh bien voilà,
00:56:55c'est tout ce que j'avais à te dire.
00:56:56Inutile d'apitoyer ton père
00:56:58en jouant les martyrs.
00:56:59Il m'a chargé
00:57:00de te faire savoir
00:57:00qu'il se désintéresse
00:57:01complètement de ton sort désormais.
00:57:03Tu es bon pour les enfants
00:57:04de troupes
00:57:05ou le centre d'apprentissage.
00:57:07Tu voulais gagner ta vie ?
00:57:09Eh bien tu vas voir
00:57:09si c'est amusant
00:57:10de travailler le bois
00:57:11et le fer.
00:57:15Bon Jean-Pierre Léo
00:57:16qui est une icône
00:57:17pour toute une génération
00:57:19de jeunes gens
00:57:20et qui a traversé
00:57:21les films de Truffaut.
00:57:22Pas que de Truffaut d'ailleurs
00:57:22parce qu'il était
00:57:23chez Godard.
00:57:24Voilà donc hommage
00:57:26que nous voulions faire.
00:57:27Le rapport de l'audiovisuel
00:57:28donc c'est ce soir.
00:57:28Qu'est-ce qu'on va voir ?
00:57:29Alors on va voir
00:57:30première grande interview
00:57:32depuis que le rapport
00:57:33a été adopté.
00:57:33Il sera publié demain matin.
00:57:35des deux protagonistes principaux
00:57:37c'est-à-dire Charles Lalonde
00:57:38qui s'explique longuement
00:57:39ainsi que Jérémy Patriel Etus.
00:57:41Vous allez voir
00:57:41que le rapport
00:57:42a failli être censuré.
00:57:42Ça s'est joué
00:57:43vous le savez à deux voix près
00:57:44mais ça s'est joué
00:57:44à quelques secondes
00:57:45quelques minutes.
00:57:46C'est-à-dire qu'au début
00:57:47Jérémy Patriel Etus
00:57:48quand il entre dans la salle
00:57:49il hésite entre l'abstention
00:57:51le vote contre
00:57:52ou le vote pour.
00:57:52Et les députés de gauche
00:57:54ils pensent que le président
00:57:55de la commission Horizon
00:57:56va voter contre le rapport.
00:57:57D'ailleurs ils sortent de là
00:57:58très en colère.
00:57:59Et Jérémy Patriel Etus
00:58:00évidemment
00:58:00fait basculer le vote
00:58:01en votant favorablement
00:58:03à ce rapport.
00:58:04Donc c'est le premier point.
00:58:05On a vraiment échappé
00:58:06de très peu à la censure.
00:58:08Ensuite c'est les préconisations
00:58:10de Charles Lalonde
00:58:11qu'il va faire ce soir.
00:58:12La fusion de France 2
00:58:14et France 5.
00:58:14La fusion de France 24
00:58:16et de France Info.
00:58:16Un milliard d'économies.
00:58:18Donc il veut couper
00:58:18un quart, un quart
00:58:20du budget
00:58:21du service public
00:58:23puisque c'est 4 milliards
00:58:24aujourd'hui.
00:58:25Jérémy Patriel Etus
00:58:26lui propose la fusion
00:58:27entre Radio France
00:58:27et France Télévisions.
00:58:29C'est un peu ce que vous voulez faire
00:58:30Rachid Alati
00:58:30quand il a été ministre
00:58:31de la Culture.
00:58:32Donc c'est ça
00:58:33que vous allez voir ce soir.
00:58:33L'envie de la gauche
00:58:35de censurer ce rapport.
00:58:36Et maintenant on fait quoi ?
00:58:37Maintenant on fait quoi ?
00:58:38Et les premiers effets
00:58:39donc c'est Eugénie Bastier
00:58:39sur le service public.
00:58:40C'est Cannes
00:58:41qui ne va pas du tout
00:58:42se passer comme avant.
00:58:43C'est les notes de taxi
00:58:44qui ont bien baissé.
00:58:45C'est les chambres d'hôtel
00:58:46évidemment à Cannes
00:58:47mais c'est les émissions
00:58:48qu'on ne va pas faire.
00:58:49Avant ils faisaient descendre.
00:58:50Si tu étais sur le service public
00:58:52et que tu n'allais pas à Cannes
00:58:52c'est que tu avais raté ta vie.
00:58:53Maintenant il y a quand même
00:58:54pas mal de monde
00:58:55qui va rester à Paris
00:58:57pendant le festival de Cannes
00:58:59et ils vont en faire descendre
00:59:00beaucoup moins
00:59:01et descendre beaucoup moins d'émissions.
00:59:03Donc il y a quand même
00:59:03des effets déjà
00:59:04de cette commission d'enquête
00:59:05et de ce rapport.
00:59:07On va voir quelques extraits
00:59:09mais on va voir d'abord
00:59:09le sujet de Mickaël Dosantos
00:59:11sur Madame Pégard
00:59:13qui est la ministre de la Culture
00:59:14parce qu'elle-même
00:59:15quand même prend la mesure.
00:59:17Alors elle n'est pas allée
00:59:18sur le terrain de l'idéologie.
00:59:20C'est-à-dire qu'elle ne remet pas
00:59:22en cause encore aujourd'hui
00:59:26le parti pris politique
00:59:28idéologique du service public
00:59:29qui existe.
00:59:30Hier soir j'ai regardé
00:59:31l'émission C'est ce soir.
00:59:33Il disait d'ailleurs
00:59:33que c'était formidable
00:59:34d'entendre l'émission ce soir.
00:59:36Vous aviez Mazarine Pinjot
00:59:37qui était là
00:59:37et le thème c'était
00:59:39démocratie et vérité.
00:59:40Donc évidemment
00:59:41elle était bien placée
00:59:42sans doute pour parler
00:59:43de ce sujet
00:59:43et elle pouvait...
00:59:46Non mais c'était formidable.
00:59:47Et elle disait
00:59:49et d'autres
00:59:51les gens de CNews
00:59:52ne nous regardent pas.
00:59:53Bon, j'avais envie
00:59:54d'envoyer un texto
00:59:55je disais
00:59:55moi je regarde.
00:59:57En tout cas.
00:59:58Bon, c'est monsieur
00:59:59comment il s'appelle
00:59:59le présentateur ?
01:00:01Mais c'était le week-end
01:00:01donc c'est Thomas Snégaroff.
01:00:03Voilà.
01:00:03C'était lui
01:00:04qui présentait ce sujet.
01:00:06Donc c'est politique je crois.
01:00:07Exactement.
01:00:08Je vous donne...
01:00:09Faudrait que nous on ne sait pas
01:00:10ces montages-là.
01:00:11Toutes les trois minutes
01:00:12il parle de CNews.
01:00:13Toutes les trois minutes
01:00:14il parle de CNews.
01:00:16Et des médias Bolloré.
01:00:17Toutes les trois minutes
01:00:18ça revient comme une entienne.
01:00:20Donc tu as une émission
01:00:20du service public
01:00:21tu as cinq personnes
01:00:22qui pensent évidemment
01:00:24la même chose
01:00:25et pourquoi pas
01:00:26et toutes les trois minutes
01:00:27il parle de CNews.
01:00:29C'est même sidérant.
01:00:30La place qu'aura pris
01:00:32CNews
01:00:32dans...
01:00:33C'est une chaîne.
01:00:35Une chaîne.
01:00:36Ce n'est pas une chaîne
01:00:37en plus qui fait
01:00:3710 millions de téléspectateurs.
01:00:39Il ne faut pas exagérer.
01:00:39Et combien de chaînes
01:00:40le service public a ?
01:00:41Ça qui est dingue.
01:00:42Imaginez France 2,
01:00:43France 3,
01:00:44France 4,
01:00:45Arte et France Info.
01:00:48Mais toutes les trois minutes.
01:00:49France 24.
01:00:49Toutes les trois minutes.
01:00:51Bon.
01:00:52Donc vous voyez le sujet
01:00:53et la réaction
01:00:54de la ministre de la Culture.
01:00:56Catherine Pégar
01:00:57met la pression
01:00:58sur l'audiovisuel public.
01:01:00Dans les colonnes du Figaro
01:01:01la ministre de la Culture
01:01:02exige une réforme urgente.
01:01:04Premier objectif
01:01:05garantir le respect
01:01:06du principe de neutralité.
01:01:08L'audiovisuel public
01:01:09doit avoir
01:01:10l'impartialité
01:01:11comme principe.
01:01:12Il ne peut être
01:01:13l'outil d'un camp
01:01:14contre un autre
01:01:15encore moins
01:01:16en cette période.
01:01:17Il faut être
01:01:18plus exigeant
01:01:19que jamais
01:01:19vis-à-vis
01:01:20de ceux
01:01:20qui dispensent
01:01:21l'information.
01:01:22Dans son rapport
01:01:23bientôt rendu public
01:01:24Charles Aloncle
01:01:25propose des économies.
01:01:26Le député
01:01:27souhaite la réduction
01:01:28d'un quart du budget
01:01:29sur l'audiovisuel public.
01:01:31Sur ce point
01:01:31Catherine Pégar
01:01:32semble plus mesurée.
01:01:33« Jeter un chiffre
01:01:35en pâture
01:01:35n'est pas la bonne méthode.
01:01:36Nous n'avons pas
01:01:37attendu ce rapport
01:01:38pour travailler.
01:01:39Le Premier ministre
01:01:40a demandé
01:01:41d'étudier
01:01:41des mesures d'urgence
01:01:42pour réduire les coûts
01:01:43et des mesures
01:01:44ont été prises.
01:01:45France Télévisions
01:01:46a proposé
01:01:47des économies
01:01:47substantielles
01:01:48en matière
01:01:49de frais de fonctionnement. »
01:01:50Des économies
01:01:51qui, selon la ministre
01:01:52de la Culture
01:01:52pourraient passer
01:01:53par la suppression
01:01:54de certains programmes.
01:01:56Des programmes
01:01:57produits en interne
01:01:58mais aussi
01:01:58par des sociétés
01:01:59de production
01:02:00parfois critiquées
01:02:01pour leurs factures
01:02:02excessives.
01:02:03Pour autant,
01:02:04Catherine Pégar
01:02:04ne souhaite pas changer
01:02:05ce mode de fonctionnement.
01:02:07« Renforcer le travail
01:02:08en interne
01:02:09est tout à fait pertinent
01:02:10mais il faut bien
01:02:11y réfléchir
01:02:11quand on parle de création.
01:02:13On ne peut pas
01:02:14se couper de la création
01:02:15en se repliant sur soi. »
01:02:17En juin prochain,
01:02:18des contrats d'objectifs
01:02:19et de moyens
01:02:19seront proposés
01:02:20au Parlement.
01:02:22« Le mot création
01:02:23est bien ambitieux
01:02:25pour une émission
01:02:26de plateau
01:02:27avec six personnes
01:02:28autour de la table.
01:02:30Je ne veux pas dire
01:02:31que nous faisons
01:02:32une œuvre de création.
01:02:34Ça fait sourire
01:02:35quand même.
01:02:36Parce que c'est ça,
01:02:37les émissions
01:02:38du service public
01:02:38qui sont externalisées,
01:02:40c'est parfois
01:02:41cinq ou six personnes
01:02:42autour d'une table.
01:02:43Comment s'appelle
01:02:43ce monsieur hier ?
01:02:44Vous me disiez, monsieur ?
01:02:45Thomas Zinghierhoff ?
01:02:46Oui, voilà.
01:02:46Ces quatre personnes,
01:02:49ce n'est pas
01:02:49une œuvre de création.
01:02:50C'est le même principe
01:02:51pour s'être dans l'air
01:02:51sur France 5
01:02:52ou des choses comme ça.
01:02:53Oui, pour l'émission
01:02:53qui est ré-souli tous les soirs.
01:02:54Mais on ne saura jamais
01:02:56combien cette émission
01:02:56est facturée.
01:02:58On ne le saura jamais.
01:02:59Oui, mais paraît-il
01:03:00qu'il y aura quand même
01:03:01des chiffres
01:03:01dans le rapport
01:03:02de Charles Lalonde
01:03:03et notamment des salaires.
01:03:04Puisqu'il a demandé
01:03:04les salaires,
01:03:04vous savez qu'il ne voulait
01:03:05pas les donner publiquement.
01:03:07Oui, ça va intéresser
01:03:08les Français.
01:03:08Les salaires des stars
01:03:10du service public,
01:03:11je pense que ça va faire
01:03:12de la reprise,
01:03:17Léa Salamé est salariée.
01:03:18Oui, mais...
01:03:19Il y a à quelle époque
01:03:19c'est autre chose ?
01:03:20Mais il y a le 20h de France 2 ?
01:03:22Les salaires...
01:03:22Élysée le sait ?
01:03:23Écoutez, les salaires
01:03:24du service public,
01:03:25ils sont moindres
01:03:26que dans le privé.
01:03:27C'est-à-dire que Léa Salamé,
01:03:29en tant que présentatrice
01:03:30du 20h de France 2,
01:03:32elle gagne sans doute moins
01:03:33que le présentateur Gilles Boulot.
01:03:36Bon, c'est sûr.
01:03:36En revanche,
01:03:37ce qui est intéressant,
01:03:38c'est l'argent de la production.
01:03:41Parce qu'effectivement,
01:03:41une émission de plateau,
01:03:42si elle est facturée...
01:03:43C'est sûr.
01:03:44Si elle est facturée
01:03:4570, 80 ou 100 000 euros,
01:03:47l'émission,
01:03:48là, il y a des marges importantes.
01:03:50Parce que c'est une émission
01:03:52comme nous faisons nous.
01:03:54Donc, c'est...
01:03:56Ça ne doit pas être facturé
01:03:57à ce prix-là.
01:03:58Mais vous avez posé la question
01:03:59à Charles Lalonde
01:03:59la semaine dernière.
01:04:00Oui.
01:04:00Il vous a dit
01:04:00qu'il ne pouvait pas vous le dire
01:04:01parce que le rapport
01:04:03n'était pas sorti,
01:04:03mais il ne vous a pas dit
01:04:04que ce n'était pas dans le rapport.
01:04:05On va voir demain matin.
01:04:06On verra dans le rapport.
01:04:09Vraiment, moi,
01:04:09ça m'intéresse beaucoup
01:04:10de savoir combien,
01:04:11par exemple,
01:04:11c'est dans l'air,
01:04:12c'est facturé combien.
01:04:13Combien est facturé ce soir ?
01:04:15Combien est facturé...
01:04:17Puis, sur la création,
01:04:18encore une fois,
01:04:20il me semble que
01:04:22on peut tout à fait prévoir
01:04:24des émissions,
01:04:25justement,
01:04:25les tours de table comme cela,
01:04:26sans que ce soit
01:04:27par une société
01:04:30de production externe.
01:04:31Et en revanche,
01:04:32pour la création
01:04:33d'autres émissions
01:04:34qui sont confiées
01:04:35à des personnes extérieures
01:04:37qui, elles, en revanche,
01:04:38vont essayer d'apporter
01:04:39un élément nouveau,
01:04:41une émission nouvelle,
01:04:42à avoir créé quelque chose.
01:04:43Là, il n'y a pas de création.
01:04:45Et pourtant,
01:04:45c'est externalisé.
01:04:46Ça, c'est une difficulté,
01:04:47je pense, financière.
01:04:49Ça aubert la trésorerie,
01:04:51à mon avis,
01:04:51de manière importante.
01:04:52En tout cas,
01:04:53il y a des économies
01:04:53sûrement à faire.
01:04:54Alors, est-ce qu'on peut voir
01:04:55un deuxième extrait ?
01:04:57Un extrait,
01:04:58c'est le premier extrait
01:04:59qu'on va voir de ce doc
01:05:00qui va arriver
01:05:00dans quelques secondes
01:05:01avec vous.
01:05:02C'est le jour du vote
01:05:03parce qu'il y a un suspense
01:05:04jusqu'au bout.
01:05:05Voyez l'extrait du documentaire
01:05:07qu'on verra dans une seconde.
01:05:10En coulisses,
01:05:11plusieurs élus
01:05:11auraient même créé
01:05:12des boucles de messagerie privée
01:05:14pour coordonner leur position
01:05:15et tenter de faire bloc
01:05:16contre la publication du rapport.
01:05:18Il est très clair
01:05:19qu'il y a eu du lobbying
01:05:20tout au long
01:05:20de cette commission d'enquête.
01:05:22Certains créaient
01:05:23des groupes
01:05:23WhatsApp,
01:05:24Telegram,
01:05:25ou que sais-je,
01:05:26de façon à pouvoir
01:05:26influencer les votes.
01:05:28On peut très clairement
01:05:29parler d'une volonté
01:05:30de censure
01:05:30de la part de la gauche.
01:05:31Mais c'est dommage
01:05:32parce que le fait
01:05:34de vouloir censurer
01:05:35un rapport,
01:05:36derrière,
01:05:37ça met la suspicion
01:05:39sur les députés eux-mêmes
01:05:41parce qu'on va avoir
01:05:42l'impression
01:05:42qu'ils nous cachent
01:05:43quelque chose.
01:05:43Et puis ça érige aussi
01:05:44Charles Aloncle
01:05:45en martyr
01:05:46qui, à juste titre,
01:05:47aurait pu dire
01:05:47« Vous voyez,
01:05:48moi je voulais pointer du doigt
01:05:49quelque chose d'essentiel,
01:05:51je voulais montrer des dérives
01:05:52avec votre argent public,
01:05:53eh bien on m'en empêche. »
01:05:56À mesure que la journée avance,
01:05:58la tension monte d'un cran.
01:05:59Il est 14h30,
01:06:00la réunion vient de commencer.
01:06:01À huis clos,
01:06:02à l'abri des regards.
01:06:04« Tout peut changer. »
01:06:04« Attention,
01:06:05le match n'est pas terminé. »
01:06:06« Il se joue jusqu'à
01:06:07la dernière minute. »
01:06:09« Car le vote s'annonce
01:06:10extrêmement serré. »
01:06:11« Ça s'est joué à peu de choses. »
01:06:12« C'était très serré. »
01:06:13« Les députés ont changé
01:06:14leur vote
01:06:15jusqu'à la dernière minute. »
01:06:19Bon.
01:06:21« Jusqu'à la dernière minute. »
01:06:22Donc ça, c'est très intéressant.
01:06:22C'est vraiment qu'on est passé
01:06:24non seulement à deux voies
01:06:25de la censure,
01:06:26mais dans les jeux de couloirs
01:06:28du Palais Bourbon,
01:06:29on voit que le switch
01:06:30s'est fait autour
01:06:30du président
01:06:31de la commission d'enquête
01:06:32et que le président
01:06:33de la commission d'enquête
01:06:33a quand même pensé un temps
01:06:35censurer
01:06:36ou s'abstenir
01:06:38ce rapport.
01:06:39Je pense qu'il doit regretter
01:06:40aujourd'hui
01:06:40d'avoir lui voté ça
01:06:42parce que
01:06:43ça serait à refaire.
01:06:44Je ne suis pas sûr
01:06:44qu'il ferait la même chose.
01:06:45En revanche,
01:06:45c'est la première fois
01:06:46que la droite
01:06:47et l'union des droites.
01:06:49Ce rapport passe
01:06:50parce qu'il y a
01:06:50l'union des droites.
01:06:51Oui, RN, LR
01:06:52et UDR, bien sûr.
01:06:53Ce n'est pas si fréquent
01:06:54à l'Assemblée nationale.
01:06:56Ça arrive
01:06:56sur les textes
01:06:58migratoires,
01:06:59les textes sécuritaires.
01:07:00Il y a toujours eu
01:07:01ces dernières années
01:07:02depuis 2022,
01:07:03les Républicains,
01:07:05même une partie
01:07:05des macronistes
01:07:06qui ont voté pour.
01:07:07Je pense à la loi
01:07:08immigration évidemment
01:07:09qui a fait couler
01:07:09tant d'encre.
01:07:10À la fin,
01:07:10il y a quand même eu
01:07:11une forme de consensus
01:07:11à droite.
01:07:14Deuxième extrait
01:07:15que je vous propose
01:07:16et Benjamin Aneau
01:07:16va me dire
01:07:17de quoi il en retourne.
01:07:19C'est sur le vote
01:07:21décisif précisément
01:07:22de Jérémy Patrier-Lettus.
01:07:26Mais au sein
01:07:27du groupe Horizon,
01:07:28largement abstentionniste,
01:07:30une voix va faire
01:07:30la différence,
01:07:32celle de Jérémy Patrier-Lettus.
01:07:34Contre toute attente,
01:07:35le président de la commission
01:07:36choisit de voter
01:07:37pour la publication
01:07:37du rapport.
01:07:38J'ai voté la publication
01:07:39du rapport par cohérence.
01:07:41Non pas parce que
01:07:41j'approuve ses conclusions,
01:07:43non pas parce que
01:07:44j'approuve la méthode
01:07:45du rapporteur,
01:07:46ça s'est vu,
01:07:46mais parce que moi-même,
01:07:48j'avais garanti
01:07:50la transparence
01:07:51des auditions.
01:07:51Et je n'allais pas dire
01:07:52aux Français
01:07:53pendant six mois,
01:07:54j'ai souhaité
01:07:55que vous puissiez
01:07:55regarder ces auditions
01:07:56à travers les vidéos,
01:07:58que vous puissiez
01:07:58les suivre en direct,
01:07:59mais en revanche,
01:08:00pour ce qui est de l'écrit,
01:08:02on le met sous le tapis
01:08:03et vous n'avez pas le droit
01:08:04de le connaître.
01:08:05Moi, je considère
01:08:06que quand on fait
01:08:06de la politique,
01:08:07on débat,
01:08:08idée contre idée,
01:08:09devant les Français.
01:08:14Oui, c'est évidemment
01:08:15que là, maintenant,
01:08:16il justifie son vote
01:08:17favorable à ce rapport,
01:08:18même s'il y a eu
01:08:19une éditation.
01:08:19Évidemment que la censure
01:08:20aurait été un scandale
01:08:22majeur,
01:08:22c'est-à-dire qu'il y a eu
01:08:23une commission d'enquête
01:08:23qui a duré plusieurs mois,
01:08:24qui s'est interrompue
01:08:25pendant plusieurs semaines,
01:08:26souvenez-vous,
01:08:27à la demande du président
01:08:28de la commission d'enquête.
01:08:29C'est pour ça qu'on a eu l'impression
01:08:29que ça avait duré
01:08:30beaucoup plus longtemps
01:08:31qu'une commission classique.
01:08:33Ça n'a pas duré
01:08:33beaucoup plus longtemps,
01:08:34il y a eu un mois
01:08:35d'interruption
01:08:35à cause de polémiques
01:08:38entretenues ici et là.
01:08:39Donc, à la fin,
01:08:39c'est heureux
01:08:40que le rapport ait pu être voté.
01:08:42Il sera donc publié demain matin
01:08:43et on en révèle
01:08:44les grandes lignes ce soir.
01:08:45Le propre président
01:08:46de la commission,
01:08:47il va voter contre son rapport.
01:08:48Il a hésité à le faire.
01:08:50Alors, ce n'est pas son rapport,
01:08:51c'est le rapport de Charles Aloncle.
01:08:52Oui, mais c'est lui le rapporteur.
01:08:54C'est le président de...
01:08:54Bien sûr.
01:08:55On a voulu faire un peu plus long
01:08:56ce soir précisément
01:08:57pour aborder ce sujet
01:09:00et on va voir le document
01:09:00à l'instant
01:09:01qui va partir vraiment
01:09:02à l'instant.
01:09:04Deux choses,
01:09:05parce que vous serez avec nous demain
01:09:05et je pense à tous les Corses
01:09:07parce que demain,
01:09:08c'est l'anniversaire de Furiani.
01:09:09Quoi, l'anniversaire.
01:09:10On va commémorer Furiani.
01:09:12Et c'était le 5 mai 1992.
01:09:15Et tous ceux qui étaient là
01:09:17ce soir-là,
01:09:18ce qui n'était pas mon cas,
01:09:18moi, je n'étais pas à Furiani,
01:09:19mais je suis revenu
01:09:20trois semaines plus tard
01:09:21et je me souviens avoir fait
01:09:21un reportage,
01:09:22notamment avec cette jeune femme
01:09:24que vous connaissiez bien.
01:09:26Vanina Ferrari
01:09:27qui était la compagne
01:09:28de Pierrot Gaudiciel
01:09:31qui est mort sur la tribune,
01:09:32qui était journaliste à RCFM.
01:09:34Et on aura vraiment une pensée
01:09:35parce que c'est un...
01:09:36Et les autres, bien sûr.
01:09:37C'est le jour de deuil
01:09:38de Furiani
01:09:39et toute la Corse,
01:09:41le nombre de gens
01:09:41qui ce soir-là sont tombés.
01:09:43Donc on en parlera demain soir
01:09:45pour se souvenir,
01:09:46simplement,
01:09:47et on transmet,
01:09:48évidemment,
01:09:49à toute la Corse
01:09:50et évidemment au Bastier,
01:09:52le souvenir abominable
01:09:54de cette soirée,
01:09:54la mémoire de cette soirée.
01:09:57Christophe Droyeau
01:09:58était à la réalisation,
01:09:59Nicolas Laporte
01:09:59était à la vision,
01:10:00merci à Arnaud
01:10:01qui était au son,
01:10:02on participait à l'émission
01:10:03Benjamin No,
01:10:03André Mallet,
01:10:05Tess Lafétaire
01:10:06et donc le documentaire
01:10:07part à l'instant
01:10:08et après...
01:10:08Il y a un grand débrief,
01:10:09Jacques Cardoz,
01:10:09Nelson Montfort,
01:10:10Memona Interman,
01:10:11il y aura du monde en plateau
01:10:12pour débriefer.
01:10:13Et des gens qui connaissent
01:10:14un peu la télévision manifestement.
01:10:15Exactement.
01:10:16Et qui sont passés
01:10:16sur le service public.
01:10:17A demain matin.
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