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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, c'est Elisabeth Lévy, Gilles-William Golnadel, Amine El Khatmi, André Valigny et Jules Torres
00:05pour un soir de tristesse puisque un deuxième militaire français de la finule.
00:11Vous le savez, la mission de l'ONU au Liban est morte ce mercredi des suites de ses blessures
00:15infligées par des membres du Hezbollah dans la même embuscade qui a tué l'adjudant Florian Montorio.
00:22Les obsèques religieuses auront lieu d'ailleurs demain à Montauban.
00:24C'est le troisième français tué par des alliés de Téhéran depuis le début de la guerre.
00:30Je vous propose d'écouter, de voir à la frontière libanaise, là où il y a un point d'observation
00:37de la finule, de retrouver Pauline Trevzer.
00:42Oui Pascal, nous sommes à la frontière libanaise et regardez ce qu'on voulait vous montrer avec Fabrice Esner,
00:47ce point d'observation de la finule de l'ONU car nous sommes juste à côté d'une base de
00:54l'ONU.
00:55Nous sommes à seulement un mètre de la frontière libanaise.
00:58Vous voyez ce grillage juste à côté de moi, et bien juste derrière c'est la Blue Line, le Liban.
01:05Et c'est d'une base comme celle-ci d'où venait Anissé Girardin qui a succombé à ses blessures.
01:11Aujourd'hui à la suite de l'embuscade menée par le Hezbollah samedi dernier, un premier soldat, Florian Montorio, était
01:19mort sur le coup.
01:21Donc vous voyez que ces soldats opèrent dans une zone extrêmement dangereuse car malgré ce cessez-le-feu, on voit
01:28ici que les combats continuent.
01:30Nous avons encore entendu des tirs d'artillerie échangés par l'armée israélienne et par le Hezbollah.
01:37Il y aurait 700 soldats français, 700 casques bleus qui opèrent dans la région.
01:42Message de Catherine Vautrin, pardonnez-moi, ministre des armées cet après-midi.
01:49J'ai malheureusement le regret d'informer l'Assemblée nationale du décès du caporal-chef Anissé Girardin du 132e régiment
01:58d'infanterie sinotechnique de Suip.
02:01Le caporal-chef Anissé Girardin est mort pour la France puisque c'est l'une des victimes de l'embuscade
02:08du Hezbollah qui a eu lieu samedi matin.
02:10Nous déplorions déjà une première victime auquel la France rendra hommage demain à Montauban.
02:15C'est donc malheureusement le second soldat que la France perd cette semaine dans ce contexte.
02:23Nous venons avec les parlementaires de tenir une minute de silence en la mémoire de ce caporal-chef Girardin.
02:32Et qui était précisément ce caporal-chef Anissé Girardin ?
02:36Eh bien le lieutenant-colonel Alexandre qui était de son régiment répond à cette question.
02:42Qui était le caporal-chef Anissé Girardin ?
02:46C'était un militaire de 31 ans qui venait tout juste d'avoir 31 ans.
02:50C'est un enfant du pays qui est né à Reims, qui est un passionné, un cynotechnicien passionné par sa
02:57spécialité.
02:58Il s'était engagé en octobre 2016 au 130e régiment d'infanterie sinotechnique.
03:02Il avait choisi la spécialité d'appui à la recherche et à la détection d'explosifs.
03:06Donc il a fait tout son cursus et il occupait actuellement la fonction d'adjoint au chef de groupe.
03:10C'est quelqu'un qui avait le sens du devoir et le sens de la camaraderie.
03:14Comme je l'ai dit, c'était un ménordome charismatique qui avait le souci constant du facteur humain.
03:18Donc sa première chose lorsqu'il voit son chef tomber, c'est de lui porter secours pour justement lui apporter
03:24l'aide nécessaire
03:25de façon à l'extraire de la zone et lui prodiguer pourquoi pas les premiers secours.
03:29Il y a l'émotion, Julie Torres, il y a évidemment le sens du sacrifice dont on parle de ces
03:34gens-là.
03:34Le sens du sacrifice pour des gens qu'ils ne connaissent pas et c'est quelque chose qui les dépasse,
03:39qui les élève.
03:40Et puis il y aura peut-être des conséquences politiques.
03:42Est-ce que ça peut changer quelque chose pour la France ?
03:45C'est le deuxième militaire de la Finule en une semaine.
03:48C'est le troisième depuis le début de ce conflit puisqu'il y en avait eu au début dans ce
03:53conflit au Moyen-Orient.
03:55Et évidemment, à chaque fois, ça nous heurte, ça nous frappe, ça nous choque.
03:58Donc ce militaire, il avait 31 ans, il avait toute sa vie devant lui, il avait un enfant, il était
04:03père d'un enfant.
04:04Donc évidemment que c'est extrêmement choquant.
04:06Et on sait qu'Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu, dont on peut critiquer le bilan, dont on peut critiquer parfois les
04:12positions,
04:13sont très attachés quand même à la valeur humaine et à la valeur des gens qui sont sur le terrain.
04:16Il y a des choses qu'on ne peut pas leur enlever.
04:18Et ça c'est vrai, c'est véritable et on l'a vu ces derniers jours avec l'hommage qu
04:21'a rendu Emmanuel Macron
04:22aux 55 membres de la BRI, du RAID, des sapeurs-pompiers de Paris du 13 novembre.
04:28Ils savent faire ce genre de choses et ils savent leur rendre hommage.
04:31Donc évidemment que ça peut avoir des conséquences directes sur le conflit et sur l'implication de la France dans
04:36le conflit
04:37parce que c'est toujours regrettable et ça nous touche au plus profond de nous-mêmes quand des militaires meurent
04:42sur le terrain.
04:44Je reste dubitatif sur les retombées politiques de cela.
04:50Je constate que M. Macron réserve davantage quand même ses flèches vers un certain État que plutôt contre le Hezbollah.
04:58Il a reconnu la 100 barguignées, il faut reconnaître la responsabilité du Hezbollah.
05:02Mais je voudrais surtout dire qu'il faudra un jour appeler un chat un chat.
05:06Or toute une partie de la presse continue à nommer le Hezbollah milisme, islamiste, jamais terroriste.
05:12Or c'est une organisation terroriste.
05:15Écoutez ce que disait Claude Moniquet, vous allez me dire si vous êtes d'accord.
05:18La France ne répond pas, dit-il, elle est attaquée depuis 50 ans.
05:21Ben oui.
05:23L'Iran et le Hezbollah nous attaquent depuis plus de 40 ans.
05:27Qu'avons-nous fait jusqu'à présent ? Rien.
05:29Nous n'avons jamais réagi militairement ou alors très symboliquement
05:33quand l'Iran ou le Hezbollah nous attaquaient parce qu'il y a cette croyance totalement absurde
05:39qu'attaquer l'Iran c'est déstabiliser le Moyen-Orient alors que c'est tout le contraire.
05:45C'est l'Iran qui depuis 47 ans déstabilise toute la région.
05:50Et ça, le Quai d'Orsay et la France refusent de le comprendre.
05:53Il était né le 12 avril 1995 à Nice et Gérard.
05:58Il venait d'avoir 31 ans.
06:02Je pense d'abord à ce qu'a dit le général Mandon qui a suscité un assez large tollé
06:06il y a quelques semaines ou quelques mois.
06:08Le chef d'état-major des armées, il a dit oui, si nous voulons être craints,
06:12si nous voulons être respectés, nous devons accepter de sacrifier nos enfants.
06:15Et ça nous rappelle, tout le monde a hurlé, ça nous rappelle qu'il y a des gens
06:18qui le font tous les jours, qui sont les militaires.
06:21Et qui peut-être devraient nous faire réfléchir à nos réactions face à ça.
06:28Et juste pour ajouter une chose, je me rappelle une visite de Lionel Jospin en Israël.
06:35Il a déclaré que le Hezbollah était une organisation terroriste.
06:38Ça a créé une crise au sein du gouvernement avec Hubert Bédrine.
06:42Un tollé absolu dans la presse.
06:44Et M. Moniquet a parfaitement raison.
06:46Je ne crois pas que ça va suffire à infléchir notre penchant pro-Hezbollah.
06:50Il s'est fait engueuler par Chirac lui-même.
06:53Par Chirac, pardon, vous avez raison mon cher.
06:55Je remarque quand même M. Valigny, et André Valigny, je regardais toutes les réactions
07:00de Fabien Roussel à Jordan Bardella, en passant par Jean-Luc Mélenchon.
07:04Personne ne demande un changement de politique française au Liban.
07:06Personne ne demande par exemple le retrait des forces françaises de la finule.
07:11La position est déjà très équilibrée.
07:14Non mais il y a presque, c'est assez rare, mais il y a unanimité des réactions.
07:20Consensus.
07:20J'étais en train de réfléchir à ça justement, Pascal.
07:23Est-ce que la France devrait se retirer de la finule ?
07:28Je ne pense pas qu'elle doit faire ça.
07:30Ce serait un aveu de faiblesse, une capitulation.
07:33La France a un rôle important à jouer.
07:35Elle est membre permanent du Conseil de sécurité.
07:37La question qu'il faut se poser peut-être, je ne suis pas un spécialiste,
07:40mais j'ai connu le même problème concernant le mandat d'une force d'interposition
07:46des Nations Unies en Centrafrique.
07:49Lorsque j'y suis allé, les responsables, il y avait des Français d'ailleurs,
07:52me disaient que le mandat n'était pas assez robuste,
07:55selon l'adjectif employé maintenant assez souvent.
07:58Est-ce que le mandat de la finule au Liban est assez robuste ?
08:01Est-ce qu'ils ne sont pas seulement dans une position défensive
08:04et pas assez offensive face au Hezbollah ?
08:07Vous rejoignez Jean-Luc Mélenchon ?
08:08Parce que Jean-Luc Mélenchon, dans la dernière ligne de son tweet,
08:11il disait à la France d'autoriser la riposte de ses militaires
08:14quand ils sont agressés, quel que soit l'agresseur.
08:16Je suis d'accord.
08:16Je ne vois pas le mot du Hezbollah dans le communiqué de M. Mélenchon.
08:21Sans doute une émission.
08:22Mais c'est le seul qui était sur votre position.
08:26Voilà ce qu'on pouvait dire en tout cas ce soir sur ce sujet,
08:30avec évidemment des conséquences toujours de ce conflit,
08:32et notamment avec le carburant, 82% des Français sont favorables
08:36à une baisse des taxes.
08:38C'est un drôle de sondage.
08:39Si vous demandez aux gens...
08:40Est-ce que vous voulez payer ?
08:42Il y a 18% de communistes en France.
08:45Êtes-vous favorables ou défavorables à une baisse des taxes
08:47et prélèvements sur les carburants pour faire baisser les prix à la pompe ?
08:5082% sont favorables.
08:52Je fais juste une parenthèse d'ailleurs,
08:54parce qu'on parlera peut-être de la politique.
08:55Vous avez vu que le nouveau programme du Parti Socialiste est sorti.
09:00Oui, ça ne nous a pas échappé.
09:01C'est soviétique.
09:02Il a un très beau titre, « Vivre libre ».
09:04Ah oui, et puis alors ?
09:05C'est audacieux quand il fait trembler le pays.
09:08Et puis c'est courageux.
09:09C'est une blague quand on dit le programme.
09:11Et Chloé Riedel, la responsable du programme,
09:14qui est eurodéputée socialiste,
09:15a une très belle phrase qui dit,
09:18qui est la suivante,
09:19« Nous devons reprendre la liberté
09:21qui a été abîmée,
09:22dont le thème a été abîmé par la droite et l'extrême droite. »
09:25La liberté est un conflit de gauche.
09:27Quelle belle phrase !
09:27À l'origine, la liberté, c'est la gauche.
09:29André, moi je vous assure, j'ai vu le programme.
09:32Il n'est pas chez le beau comme du Lénine.
09:34C'est le socialisme du XXIe siècle.
09:36C'est Bolschévi.
09:36Non, c'est le socialisme du XIXe siècle.
09:40Non, non, pas du tout.
09:41Moi, j'ai lu.
09:42Je vous assure, j'ai lu.
09:44C'est intéressant.
09:45Tout y est.
09:45Alors l'extrême droite, elle est partout.
09:47Il voit de l'extrême droite partout.
09:50L'oligarchie financière, bien évidemment.
09:52Le mot prédation est nouveau maintenant.
09:54Prédation, il a, je ne sais pas si c'est 5 ans, 10 ans avant.
09:57Les capitalistes sont des prédateurs.
09:59C'est vraiment...
10:01La concentration des médias.
10:02Tout y est.
10:03Vous avez raison.
10:04C'est un programme de gauche.
10:05Mais quelle concentration...
10:06De l'audiovisuel public.
10:07Oui, de l'audiovisuel public.
10:08Alors, cher...
10:10On va concrètement, on va rebondir sur ce que vous venez de dire.
10:14Quelle concentration des médias en France ?
10:16C'est-à-dire, par exemple, le groupe Bolloré a une chaîne, une radio.
10:21Mais il a une chaîne et une radio.
10:23Et un journal.
10:24Et un journal.
10:25Deux.
10:25Deux.
10:26Mais...
10:27Ça marche tellement bien qu'on en a fait un deuxième.
10:28Et plusieurs, oui.
10:29Non, mais ce que je veux vous dire, c'est qu'il y a 300 chaînes ou 400 chaînes.
10:33De quoi on parle ?
10:34Vous avez RTL qui est avec M6, une radio de la même manière, et une télévision.
10:39Vous avez TF1 qui a également TMC.
10:43Donc, il y a deux chaînes.
10:43En fait, c'est plutôt la règle.
10:45Ce n'est pas ce que vous appelez une concentration.
10:47Ce n'est pas...
10:48Quand dire...
10:49Il y a...
10:50Je le répète...
10:51Qui gasse.
10:51Non, mais...
10:53Je le répète...
10:53Il est de gauche, il a le droit.
10:54Je le répète, la possibilité d'avoir en France de se nourrir à des informations,
11:00des radios, des télévisions différentes.
11:01Vous ne pouvez pas dire qu'il y a un monopole ?
11:03Je ne vais pas parler de monopole, je vais parler de concentration.
11:05Et ça me rappelle ce qu'on disait de Robert Ersan, vous vous rappelez, dans les années 70-80 ?
11:10Le papivore, oui.
11:12Et il y a un audiovisuel public qui est extrêmement impartial.
11:15Et qui n'est pas du tout concentré.
11:18Donc, tout ça pour revenir au programme du PS.
11:22Le programme du PS.
11:23Alors, nationalisation ?
11:25Non.
11:25Si ?
11:26Vous n'avez pas lu ?
11:27Moi, je l'ai lu.
11:28Je ne l'ai pas lu dans le détail.
11:29Mais moi, je l'ai lu.
11:31Nationalisation.
11:31Vous dites vous-même non.
11:32Nationalisation.
11:33C'est génial.
11:34Même lui ?
11:35Nationalisation.
11:36Mais de quoi ?
11:36Nationalisation de quel secteur ?
11:39Temporaire, on est de temps en temps.
11:42Temporaire, c'est utile, oui, bien sûr.
11:44De CNews.
11:45Les sociétés.
11:47Taxes Zuckman.
11:48Taxes Zuckman.
11:502%.
11:50Boom.
11:51Taxes Zuckman qui seront prises.
11:54Hausse de l'impôt sur les sociétés.
11:56On est déjà à 33%, je crois.
11:58On ne paye pas assez dans ce pays.
12:01Nouvelle taxe pour, nouvel impôt pour, je crois.
12:05Pour les riches, pour les riches.
12:08En gros, il faut tout contrôler.
12:11Tout ce qui n'a pas marché dans l'économie,
12:13mais dites pas non.
12:15Tout ce qui n'a pas marché dans l'économie,
12:17depuis toujours, le PS le propose.
12:19C'est sidérant.
12:20Mais la gauche, c'est la liberté.
12:23La vocation de la gauche, c'est quand même la justice sociale
12:25et la justice fiscale.
12:27Mais elle est là.
12:28Mais justement, vous n'aimez pas la liberté.
12:30André, André, elle est là la justice fiscale.
12:33Vous le savez bien.
12:33Elle est là.
12:34Depuis 25 ans, vous savez que les gens les plus riches
12:36payent de moins en moins d'impôts ?
12:38Sur 25 ans, ils n'ont vu leurs impôts que baissés.
12:42Alors que les classes moyennes et les classes populaires...
12:44Mais les chiffres sont là.
12:46Les chiffres sont là.
12:47Les milliardaires payent de moins en moins d'impôts en France.
12:51Mais oui.
12:52Mais vous êtes obsédé par les milliards.
12:54C'est une obsédé.
12:55Franchement, on est le pays le plus redistributif.
12:58Oui, ça c'est vrai aussi.
13:00Et vous trouvez que c'est encore pas assez ?
13:01Quand tous les gens qui aiment bosser seront partis de ce pays, vous serez contents.
13:05Mais il n'en est pas question.
13:05Je parle des milliardaires, des très très très riches.
13:08Des gens très très riches.
13:09C'est très mal.
13:10C'est très très très mal.
13:10Qui depuis 25 ans ne cessent de voir leurs impôts diminuer.
13:13Vous le savez ça ?
13:14Vous le savez ça ?
13:15Mais je vais vous dire, ce n'est même pas vrai.
13:18Ah si, si, si.
13:19Et si on les augmentait, ça irait mieux ?
13:20La France irait mieux si on augmentait ses impôts ?
13:23Sur les très riches, oui.
13:24Mais arrête.
13:25Je peux vous donner la meilleure phrase de la journée ou pas ?
13:26Mais peu importe.
13:27Oui.
13:28Alors donc, tu vas...
13:29Parce que l'imposition, elle est très forte en France déjà.
13:32Bien évidemment.
13:32Oui, sur les classes moyennes, oui.
13:34Mais sur les classes moyennes, même sur des gens qui sont très favorisés.
13:3756% de trélèvements obligatoires, c'est beaucoup.
13:39C'est beaucoup, c'est vrai.
13:41Les gens qui sont très favorisés, qui ont 50% d'impôts, c'est quand même beaucoup.
13:45Ils redonnent 50%.
13:46On peut dire que c'est bien, on peut dire que c'est pas mal.
13:47C'est pas assez, c'est pas mal.
13:48Il y a quand même une phrase exceptionnelle.
13:50Moi j'ai lu tout le programme.
13:51Quand j'ai lu tout le programme, j'ai lu un résumé du programme.
13:54Qui émane de Philippe Brun, qui est l'un des porte-parole du Parti Socialiste, a dit, je cite,
14:00« Le programme du PS est intéressant, mais il n'est pas financé, nous devons en débattre. »
14:06Si vous commencez à poser ce genre de questions, on ne va pas s'en sortir.
14:09Ce que je veux vous dire, c'est qu'une cure de libéralisme ne ferait pas de mal.
14:15C'est tout ce que je veux vous dire.
14:16Un jour tentons le truc.
14:17Là par exemple, ça ne marche pas, on pourrait un jour tenter.
14:22Mais ne demandez pas aux socialistes d'être libérants.
14:24C'est ce que Hollande a fait à la fin de son mandat avec le crédit impôt compétitif.
14:27Mais est-ce que je peux vous dire un mot ?
14:29Non, ne dites pas un mot.
14:31En revanche, je voudrais qu'on écoute Edouard Philippe sur les aides.
14:34On a fait cette petite parenthèse un peu longue d'ailleurs.
14:36Et les aides pour le carburant, ils trouvent ça très bien, Edouard Philippe.
14:41Je pense que le gouvernement, en se plaçant dans la logique d'accompagner la poursuite d'activités des entreprises
14:48qui sont en difficulté du fait de l'augmentation à la fois rapide et importante des prix du carburant,
14:55se place dans la bonne logique.
14:57Tout ce qu'on peut faire, par exemple, pour aider les pêcheurs,
15:00qui sont très sensibles au prix du carburant, compte tenu de la consommation très importante qu'il y a à
15:03l'heure,
15:04me paraît très bienvenue.
15:06Donc, centrer ces aides sur l'aide à la poursuite d'activités, sur le secteur productif,
15:11c'est une décision qui me paraît responsable et intelligente.
15:13Et la peur que j'ai, cher André, parce que vous savez comment on aime tous la France,
15:19aujourd'hui, j'ai découvert que la voiture électrique calte en Chine, aujourd'hui.
15:26Vous allez monter en voiture électrique à Paris, arriver à Rome sans toucher une borne.
15:31Vous rechargerez votre batterie de 10% à 98% en commandant quasiment un café.
15:37Vous aurez une autonomie de 1500 kilomètres, rechargeable en 6 minutes.
15:42Calte vient de présenter 6 innovations lors de son super technologie d'est ce mardi à Pékin.
15:48On va être mangé.
15:50Sur le plan automobile.
15:51Mais mangé, et c'est ça qui me fait de la peine.
15:54C'est-à-dire que si on ne dit pas aux gens, vous bosserez plus,
15:58peut-être faut-il revenir sur quelques avantages qui ont existé.
16:01Vous parlez de social, social, social.
16:03Cette entreprise-là, elle contrôle la moitié des batteries mondiales.
16:06Mais c'est fini.
16:08C'est fini.
16:09Quoi, c'est fini, c'est jamais fini d'ailleurs.
16:10Il faut essayer de se battre.
16:11Mais comprenez que nous, pendant que vous vous demandez votre 12e semaine de congés payés,
16:16il y a des gens qui...
16:17La 14e.
16:19Dans la presse.
16:20Dans la presse.
16:21Vous savez, dans la presse, Franck, c'est de moi.
16:22J'avais beaucoup de congés payés, les journalistes, je crois.
16:25Dans Pascal Praud, on ne prend jamais de vacances.
16:26Non, mais à part Pascal Praud, les autres travaillent beaucoup.
16:28Mais ça va bien au-delà.
16:30Vous savez combien il y a de semaines de congés payés aux Parisiens ?
16:32Non.
16:3313 semaines plus les RTT.
16:36Il faut remettre de la justice, vous avez raison.
16:38France Inter, c'est 12 semaines.
16:39Comment voulez-vous ? Dans le journal L'Équipe, vous avez 13 semaines de congés payés.
16:45Et les journalistes ne veulent surtout pas bouger.
16:47Ils creusent leur mort, en fait.
16:49Ils creusent leur tombe.
16:49L'Équipe va mal.
16:50Mais comment voulez-vous que ça marche ?
16:52Évidemment.
16:53C'est-à-dire que ce sont des gens qui sont hyper privilégiés.
16:56Je vais me faire encore des amis auprès des journalistes.
16:58Oui.
16:58Alors, ils sont tous éléfistes.
17:00Ah oui ?
17:00Mais avec des systèmes hyper privilégiés.
17:03Oui.
17:04Les salaires des journalistes dans un quotidien, je ne suis pas sûr que ce soit si...
17:09Que tous les journalistes soient privilégiés dans un quotidien.
17:12On va pas arrêter.
17:12Mais c'est un système privilégié social.
17:14Vous avez raison.
17:14Socialement.
17:15Je vous rassure des lus.
17:16Mais vous avez raison.
17:17Les salaires de la profession ne sont pas...
17:18Vous avez des jeunes journalistes partout.
17:20Ils font du desfils pour ne pas...
17:23J'en connais deux ou trois qui sont NPA quand même.
17:26Pas exagéré.
17:27Mais là, vous avez raison.
17:28Bien sûr.
17:29Je le dis à grands traits.
17:31Voilà.
17:31Je le dis à grands traits.
17:33Tout le monde n'est pas...
17:34Voilà, c'est des tendances.
17:35C'est une couleur, bien sûr.
17:37Je le dis à grands traits.
17:38Mais la gauchisation de tout le monde, c'est très étonnant.
17:41Sauf de vous.
17:42Bah, moi je sais pas.
17:43Mais en tout cas, tout le monde s'est gauchisé.
17:45C'est-à-dire que le programme du PS aujourd'hui, c'est le programme du PC il y a
17:4830 ans ?
17:48Non, je pense pas, non.
17:50Attendant le chiffrage.
17:51Non mais franchement, il est fou votre programme.
17:53Attendant le chiffrage.
17:54La difficulté, Pascal, c'est qu'on est dans un pays où tout le monde...
17:56Plein de gens, en tout cas, veulent plus de libéralisme, moins de normes, renoncer.
18:00Mais dès que vous dites à des catégories particulières, vous, il faut renoncer à tel avantage,
18:04la catégorie en question se braque et dit non, pas moi, l'autre.
18:07Voilà.
18:08Les efforts, c'est toujours pour les autres.
18:09Mais tout le monde s'est gauchisé.
18:10C'est-à-dire que les LR, aujourd'hui, sont plus à gauche que le RPR.
18:15Pas les gens.
18:16Oui, pas les gens.
18:17Le RPR, les années 80, sur l'immigration, c'était gratif.
18:19Par rapport au libéralisme, il y a des sondages où on voit que de plus en plus de gens comprennent
18:23que ça ne marche pas.
18:24Mais moi, j'ai toujours en tête une phrase de Mélenchon.
18:26Allez, la pause.
18:27La dépense publique crée du bonheur.
18:29Jean-Luc Mélenchon.
18:30Mais c'est vrai que les journalistes sont plus à gauche, les médias sont plus à gauche,
18:34les écrivains sont plus à gauche, le cinéma est plus à gauche, le théâtre est plus à gauche,
18:37l'université est plus à gauche, tout le monde est plus à gauche.
18:39Sauf le peuple.
18:40Enfin, les Français, ils n'en avaient rien contre le quoi qu'ils m'en coûtent.
18:43Oui, sauf.
18:44Non, non, non, non.
18:45Sauf les Français.
18:46Donc, le Français penche à droite.
18:48Il paye assez pour ce système.
18:50Allez, la pause.
18:51La pause, on revient.
18:53La pause, on est en retard.
18:57Il est 20h32.
18:59La méthode Notre-Dame.
19:00Alors, maintenant, c'est nouveau.
19:02J'allais dire, c'est nouveau, ça vient de sortir.
19:03Mais il ne reste qu'un an pour Emmanuel Macron.
19:05Mais c'est son nouveau mantra, la méthode Notre-Dame.
19:08Il y aurait 150 projets stratégiques à un an de la fin.
19:14Et je vous propose d'écouter Emmanuel Macron.
19:17Parce que tout ce qu'il dit, au fond, c'est presque contre celui qui a piloté la France.
19:22Que ne l'a-t-il pas fait pendant les neuf premières années de son mandat ?
19:28Et là, ce que le gouvernement lance aujourd'hui, par les réunions de ce matin, par tout le travail de
19:34mobilisation,
19:35ce sont nos 150 grands projets stratégiques.
19:39Au fond, je le disais au maire il y a quelques jours, c'est la méthode Notre-Dame de Paris.
19:44Ce n'est pas compliqué.
19:46C'est-à-dire un projet identifié, une chaîne de commandement claire, des gens à qui on rend compte et
19:52des délais records qu'on doit tenir.
19:54Et donc, sur ces 150 grands projets, on parle de quelque chose qui est important pour la vie du pays.
19:59C'est plus de 70 milliards d'euros d'investissement, c'est 30 000 emplois, c'est 63 départements concernés.
20:08C'est en quelque sorte les cathédrales industrielles de l'indépendance française.
20:13Et donc, ces 150 grands projets stratégiques vont être suivis.
20:18Et pour ça, on prend comme on a fait pour les JO, comme pour Notre-Dame, les textes.
20:22Alors, on s'appuie sur les textes que j'évoquais, sur le texte de simplification qui a été voté la
20:29semaine dernière.
20:29Et puis, le gouvernement prend des mesures très concrètes.
20:32Je résume.
20:34La norme ne fonctionne pas.
20:36Mais je ne supprime pas la norme.
20:39Je fais un truc express.
20:43Donc, la méthode Notre-Dame.
20:44Je ne sais pas pourquoi je ne supprime pas la norme, puisqu'elle ne fonctionne pas.
20:47Première chose.
20:48Deuxième chose.
20:50La méthode Notre-Dame, mais ce n'est pas pour les prisons.
20:53Ça, on n'utilise pas la méthode Notre-Dame pour les prisons.
20:55Si, Darmanin, un système qui va...
20:57Non, non, il n'en a pas construit, il devait en construire.
20:59On n'en a pas construit.
21:00Les prisons modulaires, beaucoup moins coûteuses et moins longues à construire, Darmanin.
21:04Effectivement, on n'en a pas là.
21:05Il y en a qui arrivent.
21:06C'est en cours.
21:07On a perdu le quart de la moitié d'une cellule.
21:09Et the last, but not the least, on est à neuf ans de mandature.
21:14Donc, évidemment, il y a un problème de crédibilité.
21:17Non, mais vous avez compris.
21:18Non, mais ne soyez pas naïf.
21:20Je vous en supplie.
21:21Notre-Dame, c'est ça.
21:22Il y a des légions d'honneur.
21:23Il a parlé même des géos.
21:24Ce sont les deux choses.
21:26Sauf que c'est quoi qu'il en coûte.
21:27D'accord.
21:27N'oubliez jamais.
21:28Quoi qu'il en coûte de la part des milliardaires.
21:30À tort ou à raison.
21:31C'est quand même la méthode quoi qu'il en coûte.
21:33Tu dépenses de l'argent.
21:34À tort ou à raison.
21:35De l'argent privé.
21:36De l'argent privé.
21:37C'est autre chose.
21:38À tort ou à raison, la faillite de l'immigration, la faillite économique, tout le reste est à son débit.
21:45Ces deux choses-là sont à son crédit.
21:47Donc, c'est un petit clin d'œil par rapport à ça.
21:50C'est tout.
21:52C'était de l'argent, en fait.
21:53De l'argent privé.
21:54Ce n'est pas que de l'argent.
21:55Parce que, pardon.
21:56En France, Notre-Dame, il y avait beaucoup, beaucoup d'argent privé.
21:58Oui, mais ce n'est pas que de l'argent.
22:00C'est aussi la sortie.
22:01C'est aussi la sortie du droit commun.
22:03Exactement, Elisabeth.
22:04La sortie du droit commun.
22:06Parce qu'on avait un événement exceptionnel.
22:07Ça a été des délais raccourcis.
22:09Des procédures simplifiées.
22:10Tout ce qu'on a d'habitude.
22:12Toute la papasserie débile, administrative qui s'empile.
22:15On a dit, là, on ne fait pas parce qu'il faut aller vite.
22:17Donc, en fait, ce qui est sidérant, c'est que la méthode Notre-Dame, ce devrait être la méthode normale,
22:21tout le temps, dans un pays qui fonctionnerait normalement.
22:24Puis-je poser une question au juriste ?
22:25Parce que dans la méthode Notre-Dame, ils disent qu'ils suppriment un niveau de recours.
22:30C'est-à-dire que s'il y a des contestations, des projets, etc., il y a un seul niveau.
22:34Il me semble que la double juridiction, c'est constitutionnel.
22:37Donc, je ne sais pas si c'est possible, ça, de le faire.
22:40Mais sinon, oui, vous avez se dit, pourquoi on ne l'a pas fait tout le temps ?
22:44Pourquoi ce n'est pas comme ça que ça se passe ?
22:46Le chantier du siècle, écoutez Emmanuel Macron sur notamment l'énergie et le nucléaire.
22:51On a aujourd'hui le grand chantier du siècle, qui est le nucléaire.
22:56Il est fondamental parce qu'il va nous permettre de rester compétitifs en matière d'énergie,
23:00de rester décarbonés et de rester souverains.
23:02Toujours mes trois points.
23:03Donc ça, c'est ce qu'on est en train de consolider, de l'amont à l'aval.
23:07Et c'est absolument décisif parce qu'au moment où l'énergie est rare,
23:11et vous voyez toute la difficulté du moment,
23:13nous, nous exportons 90 TWh d'électricité.
23:16Et ça, c'est la force du nucléaire historique,
23:19du grand carénage qu'on a su faire et accompagner dans nos territoires,
23:22et de ce qu'on est en train de relancer.
23:26Autre sujet qui nous a intéressé, Kamel Daoud,
23:28qui annonce avoir été condamné à trois ans de prison en Algérie pour son roman « Ouris ».
23:33Je crois que France Interne n'en a toujours pas parlé.
23:35Je vous le confirme. Pas plus que France Info.
23:38Il y a l'auditeur fidèle.
23:39Ah ben oui, je ne reçois aucune indemnité supplémentaire.
23:43Ils ne vous invitent même pas d'ailleurs.
23:45Ils n'en ont pas parlé, ce n'était pas dans les titres.
23:47Donc l'écrivain franco-algérien a été poursuivi par la justice algérienne
23:50pour ce roman évoquant la guerre civile
23:52ayant opposé le régime algérien aux islamistes entre 1991 et 2002.
23:55Un sujet interdit en Algérie.
23:57Kamel Daoud, vous le connaissez,
23:59il est intervenu régulièrement dans les médias.
24:01Il a tweeté « Fait unique dans l'histoire algérienne,
24:04le verdict du procès du 7 avril 2026 est tombé le 21 avril courant ».
24:09Oui.
24:09Ça va assez vite.
24:10Je suis condamné à trois ans de prison ferme
24:12et à 5 millions de dinars algériens d'amende
24:14en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
24:18On attend également la réaction d'Urginie Despentes.
24:20Elle n'est pas venue, mais je ne doute pas que…
24:22Oui, et de l'ensemble.
24:23Et je rappelle qu'une députée européenne insoumise
24:25qui porte souvent un kéfier sur les épaules
24:27a dit de l'Algérie que c'était la Mecque des Libertés.
24:30J'attends la réaction générale de Saint-Germain-des-Prés,
24:36pas seulement de Mme Despentes.
24:38Moi, je ne les ai pas entendues.
24:40J'ai un petit doute.
24:41La manière dont ils traitent actuellement Boilem Sansal
24:44me laisse douter de la vigueur de leur réaction.
24:47Antoine Gallimard va sans doute être extrêmement rude,
24:50extrêmement sévère avec cette condamnation.
24:52Mais le point dont il est un chroniqueur le fera sans doute.
24:58Heureusement que le point est.
24:59Le défendra.
24:59Kamel Daoud a également écrit
25:04« Le texte réprime à l'évocation publique de la guerre civile.
25:06Dix ans de guerre, près de 200 000 morts,
25:09selon les estimations des milliers de terroristes amnistiés
25:11et un seul coupable, un écrivain. »
25:13C'est formidable son tweet d'ailleurs.
25:14C'est la qualité synthétique de ce qu'il écrit.
25:17Parce que ce texte est formidable.
25:18Il raconte ce qui s'est passé.
25:19La guerre civile en Algérie, elle est terrible.
25:25Ce qui est intéressant, c'est que vraiment,
25:27je pense que ça, c'est un signe des régimes totalitaires.
25:29C'est le fait de vouloir effacer une période de l'histoire.
25:33Ça n'a pas existé.
25:34Vous n'avez pas le droit d'en parler.
25:36Moi, j'ai été en Algérie pendant cette période-là.
25:39Oui, qui a commencé en 91, ça a duré.
25:44Je veux dire, tout le monde a ça en tête.
25:47Donc, pour un peuple qui est obligé de se taire,
25:49il y a une espèce de névrose.
25:51Le roman est évidemment interdit en Algérie.
25:54Kamel Daoud indique avoir été condamné en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
25:59Je vous l'ai dit.
26:00Pendant dix ans, l'Algérie a été le théâtre d'affrontements sanglants
26:03entre l'État et les islamistes.
26:05Réaction de Boilem Sansal, dont on parlera dans une seconde.
26:07Une semaine après la visite historique du pape Léon XIV en Algérie,
26:10les 13 et 14 avril, placé sous le signe du pardon,
26:13de la paix et de la réconciliation,
26:14le pouvoir algérien retombe dans sa vieille méthode,
26:17punir, intimider, faire taire.
26:18A réagi Boilem Sansal.
26:20Bon, il y a le parallèle avec le régime communiste.
26:25Il y a le parallèle Boilem Sansal-Solgenitine.
26:28Comparaison n'est pas raison, mais il y a quand même des éléments.
26:31Et puis, il y a le parallèle avec la réaction de nos intellectuels.
26:34On a parlé de Jean-Daniel qui expliquait...
26:37Elle est incroyable, qui expliquait à Solgenitine.
26:39Vous vous trompez, vous n'avez pas les bonnes informations.
26:41Il manquait d'informations.
26:42Il parlait de l'Occident.
26:43Il parlait de l'Occident.
26:45C'est pareil.
26:46Il parlait pas d'une ancienne...
26:46Et on attend le tweet de Ségolène Royard.
26:48Il parlait du discours de Harvard.
26:49Il parlait du déclin de l'Occident.
26:51Non, mais on peut tout mélanger.
26:53Jean-Daniel a toujours été un adversaire résolu du communisme.
26:57Et quand il s'est adressé à Solgenitine en lui disant
27:00vous ne savez pas tout, vous ne connaissez pas tout le sujet,
27:03il parlait du déclin de l'Occident.
27:05Il parlait pas de ce qui se passe en l'Occident.
27:07Jean-Daniel a toujours condamné le goulag.
27:09Non, Jean-Daniel, vraiment, il n'est pas suspect là-dessus.
27:12C'est la gauche antitotalitaire.
27:14En l'occurrence, c'est ce que Solgenitine disait.
27:17Il est en train d'expliquer à Solgenitine
27:19qu'il n'a pas les bonnes informations.
27:21Sur l'Occident ?
27:22Il a le droit de ne pas avoir la même analyse que lui.
27:26En l'occurrence, c'est Solgenitine qui a raison.
27:28Mais moi, j'aime beaucoup, je pense que Solgenitine avait raison.
27:32Il n'a pas nié le goulag, c'est tout.
27:35En tout cas, Boilem Sansal.
27:37Il ne s'est pas trompé.
27:39Vous parliez de Boilem Sansal.
27:40Et effectivement, c'est juste...
27:41Mais c'est Golan Royal qui est devenu le haut-parleur du régime algérien.
27:45Oui, mais c'est sa réaction.
27:47Passage.
27:48J'ai hâte de l'article du Monde qui, vous vous souvenez,
27:50avait quasiment justifié l'emprisonnement et l'incarcération de Boilem Sansal
27:53dans les jeux algériens pour l'interview qu'il avait donnée aux médias frontières
27:57sur le fait qu'il critiquait la dictature militaire,
28:00sur le fait qu'il avait une position extrêmement claire
28:03sur la marocanité du Sahara occidental.
28:05J'ai hâte de voir l'article du Monde pour justifier la condamnation
28:07de Kamel Daoud en Algérie.
28:09C'est l'état de droit ?
28:09C'est l'état de droit.
28:10Ce matin, Vincent Herouet réagissait.
28:13On ne va pas le repasser, cette jeune femme qui avait expliqué
28:16dans une émission à les critiques littéraires au Monde
28:19que Boilem Sansal était un mauvais écrivain et qu'il...
28:21Il ne vend pas de livres.
28:22Il ne vend pas de livres.
28:22Bon, je ne vais pas vous le repasser.
28:24Mais ce matin, visiblement, Vincent Herouet, vous allez l'écouter
28:27parce que c'est assez long et c'est remarquable.
28:29Son intervention était vraiment remarquable.
28:30Et il a des informations sur ce qu'il y aura dans le livre de Boilem Sansal
28:35et notamment sur Gallimard.
28:37D'accord.
28:38Donc écoutez...
28:38Qui va sortir rapidement, Dieu merci.
28:40C'est la moindre des choses.
28:41Tu as envie, évidemment, de lire.
28:44Ça sera un des événements littéraires.
28:46Et tu n'attends pas six mois pour écrire ce livre.
28:51D'ailleurs, il est sali par l'ensemble de la petite...
28:57La caste, la fameuse caste.
28:58Mais même quand il était en prison, il était déjà sali sur la 5, bien avant.
29:01Vous avez raison.
29:02Il était traité d'islamophobe sur France 5.
29:03Vous avez raison.
29:04Alors écoutez ce que dit Vincent Herouet.
29:07Parce que ce livre-là va effectivement, dans le landerneau littéraire, il va peser.
29:15Moi, j'attends avec grande curiosité de lire le prochain ouvrage de Boilem, puisqu'il racontera effectivement la mésaventure et
29:24sa captivité et la suite.
29:28Et le traitement que lui a réservé son éditeur, Gallimard.
29:33C'est-à-dire ?
29:35Vous savez qu'Antoine Gallimard a pris la direction d'une sorte de croisade aujourd'hui pour dénoncer l'ingratitude
29:44de Boilem, Sansal.
29:46Et combien il a été pendant un an l'homme qui recommandait à tous, et notamment au comité de soutien,
29:53de raser les murs, de se taire, si possible d'essayer d'apprivoiser le régime algérien.
30:01Alors que Boilem, Sansal, lui, était dans une opposition frontale et n'avait pas honte, n'était pas coupable.
30:08Il était innocent, donc il clamait son innocence et il ne demandait à personne de réclamer la pitié à M.
30:17Théboune.
30:17Il demandait au contraire qu'on le défende, on le soutienne.
30:21Moi, Antoine Gallimard est le seul éditeur dont je n'ai jamais entendu parler, qui a refusé par principe un
30:26prix littéraire, le prix des droits de l'homme,
30:28dessiné par le Parlement européen, et il l'a refusé parce que c'était le Rassemblement national qui, comme groupe
30:34parlementaire, avait été le premier à proposer le nom de Boilem, Sansal.
30:38Et donc, Gallimard a dit non, non, non, et c'était mensonger, ça, Sansal n'en veut pas, du fond
30:46de sa prison, alors qu'il ne pouvait communiquer avec personne,
30:48il n'en veut pas, il ne veut pas être instrumentalisé, parce que, sous-entendu, la droite instrumentalise Sansal, le
30:56comité de soutien l'instrumentalise,
30:57alors que l'Elysée ne l'instrumentalisait pas du tout, ni son éditeur.
31:02Pour faire clair et pour faire bref, Sansal a été trahi.
31:08Et aujourd'hui, il est dénoncé par toute une camarilla.
31:12Moi, je trouve ça extraordinaire qu'une critique littéraire puisse se permettre de dire que Boilem, Sansal est un écrivain
31:17médiocre,
31:18et reprenant exactement ce que disent les Algériens, reprenant exactement ce que dit la presse algérienne,
31:25la copiant et lui crache en-dessus, alors que le type a consacré sa vie à la littérature,
31:31il a sacrifié, c'est pas Bernard Palissy brûlant son plancher, mais c'est vraiment ça,
31:36c'est quelqu'un qui a risqué sa vie pour la littérature française, et il est français par la plume,
31:43et ensuite, il vient de passer un an de souffrance, et on lui crache dessus à qui mieux mieux,
31:50pour être, en plus niant totalement l'oeuvre qu'il a commise, parce qu'il a commis,
31:55Boilem, il a été accablé d'honneur pendant toute sa vie littéraire,
31:58il a été harcelé de prix, de gros tirages, il a eu tous les succès en France, dans la littérature
32:06française, pas en Algérie.
32:09Le renversement des valeurs qui existent dans ce monde...
32:14J'atteste que quand Boilem était revenu déjà, il était logé chez Gallimard,
32:18je déjeune avec l'ambassadeur Driancourt, très proche de Boilem,
32:22il a mis deux jours pour réussir à le voir, il n'arrivait même pas à le contacter.
32:26Il était conservé.
32:27Il l'avait un peu enfermé, oui.
32:28Ah, il est téléphone portable.
32:29Mais vous savez, ça montre à quel point il est presque impossible de critiquer l'islam dans ce pays,
32:34parce que ce qui lui est reproché, in fine, c'est quelqu'un qui a des mots très durs,
32:38pas sur l'islamisme, sur l'islam.
32:41Et je rappelle que la critique des religions est un droit,
32:44et ça, ça ne lui est pas pardonné.
32:46Et par ailleurs, je voudrais dire...
32:47C'est pas ça si vous me permettez le message de Boilem sans sale,
32:49c'est de dire, attention, ce qui s'est passé en Algérie, ça...
32:51Oui, vous avez tout à fait raison.
32:53C'est pas l'islam.
32:54Il critique aussi l'islam.
32:55Oui, je suis d'accord, mais ce message, et ça, toute la caste ne veut pas l'entendre
33:01puisque Virginie Despentes, elle, elle aime les frères Kouachi.
33:04Oui, mais ça...
33:05Et elle les comprend.
33:06C'est une mauvaise arabe.
33:08Donc...
33:08Non, mais d'abord, c'est le mauvais...
33:09Cela dit, moi, je n'aime pas l'argument.
33:12Quand bien même Boilem sans sale ne vendrait pas des milliers de livres,
33:16c'est-à-dire, on ne peut pas juger un écrivain simplement à ses ventes.
33:19Excusez-moi, c'est pas vrai.
33:20Mais on t'explique que c'est un mauvais écrivain.
33:22D'accord, je dis juste par ailleurs pour...
33:23J'ajoute...
33:24Il n'a pas de raison d'en voir.
33:24À notre conversation, je ne m'oppose à personne, là, donc c'est pas la peine de...
33:28J'ajoute juste une remarque.
33:30Non, mais vous avez raison.
33:31Ça ne peut pas être le seul critère.
33:33Ça ne peut pas être le seul critère.
33:34Boilem ne correspond pas au logiciel.
33:35Mais en même temps, c'est vrai que quand Jean-François Copier en vend 397,
33:40c'est assez...
33:41J'ai parlé d'écrivains, je parle d'écrivains.
33:44Pardonnez-moi.
33:46Les livres politiques, vous avez...
33:48Des grands écrivains qui n'ont rien vendu.
33:49Vous avez raison, vous avez raison.
33:50Il y a beaucoup de livres politiques qui se vendent bien.
33:52Mais des grands écrivains...
33:53Non, mais ça fait sens.
33:54Voilà, des grands écrivains qui n'ont rien vendu, ça, ça existe.
33:57Il y a quand même une radicalisation...
34:00Gilles William.
34:00Non, je veux dire que par rapport à ça,
34:02il y a une vraie radicalisation de l'extrême-gauche.
34:05Dans mes pires cauchepars, je n'imaginais pas, il y a encore 5 ans,
34:09qu'il y aurait une journaliste du monde censée être spécialisée dans la littérature
34:15qui traiterait de cette manière un grand écrivain comme Boilem Sansal
34:20sans qu'il n'y ait aucune réaction.
34:22Pardon de vous le dire, il se radicalise.
34:26Au fur et à mesure où il baisse dans l'estime publique,
34:30il devienne de plus en plus méchant.
34:32C'est lié.
34:33Mais c'est ce que je vous disais tout à l'heure.
34:35Le grand paradoxe de la période que nous vivons,
34:39c'est la gauchisation de tous.
34:42Je disais, le programme du PS, c'est le PC, il y a 40 ans.
34:45André n'était pas d'accord avec moi.
34:47Je suis désolé, le programme qui sort du PS est infiniment plus à gauche
34:53que celui de François Hollande.
34:55Et c'est surtout beaucoup plus sectaire.
34:56Et évidemment plus sectaire.
34:57Pas communiste, mais Georges Marchais était moins sectaire que la gauche d'aujourd'hui.
35:00Mais bien sûr.
35:01Oh, l'escalinien était quand même un peu sectaire.
35:04Je dis que j'étais un peu communiste.
35:05Et vous n'étiez même pas néo.
35:08Et alors ?
35:09L'anticommunisme.
35:10L'anticommunisme primaire.
35:12Mais c'est vrai qu'il y a un paradoxe.
35:14L'université a sans doute été toujours à gauche aujourd'hui.
35:16Elle est éléfiste.
35:17Oui, bien sûr.
35:18Beaucoup, oui.
35:18C'est ça qui est étonnant.
35:20Pareil pour la presse française.
35:22Elle a sans doute toujours penché plus ou moins à gauche.
35:24Mais une gauche sociale-démocrate peut-être.
35:27Non seulement elle est.
35:27Une gauche rose.
35:29Non seulement elle est.
35:30Par rapport aux années 70, je pense que vous avez raison.
35:34Entre 80 et maintenant, vous avez raison sur la gauchisation.
35:37Mais je pense que dans les années 70, les universités, Vincennes, etc.
35:41C'était bien beau.
35:42Bon, Philippe de Villiers, justement.
35:43Comme si ça ne suffisait pas.
35:44Non seulement ils sont éléfistes, mais légèrement antisémites et anti-blancs aujourd'hui.
35:48Ça aussi, ça fait partie de la radicalisation.
35:50Philippe de Villiers, parce que lui, il a du talent.
35:53Il vend des livres.
35:55Donc, parfois, un écrivain qui a du talent vend aussi des livres.
35:58Ça peut arriver.
35:58Ça arrive aussi.
35:59Philippe de Villiers a donc reçu ce soir le prix spécial des Hussards.
36:02Pour l'ensemble de son œuvre fidèle à l'esprit des Hussards.
36:04Marqué par une liberté de ton assumé, une indépendance littéraire revendiquée.
36:09Et c'est Arnaud Depuis-Fontaine qui lui a remis ce prix que vous voyez à l'instant.
36:15Et le jury est présidé par notre ami Éric Nolot.
36:19Le prix des Hussards.
36:21Et ça se passait au Lutetia.
36:22Exactement.
36:23Est-ce qu'on peut écouter ?
36:25Écoutons, Philippe de Villiers, qu'on écoute tous les vendredis soir.
36:28Avec beaucoup de plaisir sur l'antenne.
36:31Pour moi, depuis que je suis tout jeune, ayant étudié l'histoire de France, je me dis,
36:37si on perd la souveraineté, on perdra tout.
36:42La souveraineté qui est l'exercice d'une puissance qui ne relève d'aucune autre.
36:51Et voilà pourquoi j'ai écrit.
36:52Puis j'ai écrit aussi parce que je voulais, quelqu'un a parlé de mélancolie, je voulais porter, comme vous
37:04Éric, l'idée de l'exil.
37:07C'était mieux avant.
37:10Il faisait dire à Edgar Kiné, le véritable exil, ce n'est pas d'être arraché à son pays, mais
37:16c'est de n'y plus rien retrouver de ce qu'il a fait aimer.
37:21Et puis enfin et surtout, j'ai décidé d'écrire parce que j'espérais la reviviscence, malgré tout.
37:32Parce que comme chacun d'entre vous, comme chacun d'entre nous, malgré tout ce qui peut nous séparer, de
37:40génération et d'opinion, nous sommes Français.
37:43Ce que je trouve toujours formidable, André Valigny, Philippe de Villiers, il pourrait être un héros français.
37:48Le puits du fou, c'est exceptionnel.
37:49C'est une réussite hors du commun.
37:51Hors du commun.
37:52C'est-à-dire que tous les gens qui sont allés là-bas saluent le monde entier.
37:55D'ailleurs, je pense que c'est le meilleur part.
37:5650 récompenses internationales hier.
37:58Exactement.
37:59Il parle de sujets comme la souveraineté.
38:02On est d'accord, pas d'accord ?
38:03Je pense qu'on peut se retrouver quand même que la France, vous avez envie qu'elle soit souveraine, que
38:07ce ne soit pas Bruxelles qui décide pour nous.
38:10Non ? Vous n'êtes pas d'accord ?
38:12Vous vous en fichez ?
38:13Moi, je suis européen.
38:14Donc vous préférez que ce soit Bruxelles ?
38:15Non, pas Bruxelles.
38:16L'Union européenne.
38:17Vous préférez que...
38:24Souveraineté partagée.
38:25Mais André, vous avez raison.
38:26Moi, je préfère, moi, décider dans mon pays.
38:29Mais je comprends que vous, vous puissiez décider avec des ronds.
38:34Avec des...
38:35Vous savez, face aux empires chinois, américains et russes et turcs, il vaut mieux être unis.
38:41Et empêcher la lutte contre...
38:42Ça a bien marché, d'ailleurs.
38:43On est très puissants.
38:45On est super puissants par rapport à la Chine.
38:47Et ce que je voulais vous dire, c'est qu'il est caricaturé.
38:51Il est moqué.
38:52Pardon ?
38:52Mais de...
38:53Philippe de Vidier.
38:54Seulement ?
38:54Ça se passait déjà il y a 25 ans avec les Guignols.
38:57C'est-à-dire qu'il y a une entreprise de démolition permanente.
39:02Alors que, je vous dis, le Puy-du-Fou est présenté dans certains médias comme une caricature.
39:07C'est simplement l'histoire de France.
39:09Mais c'est bien pire.
39:09Vous y êtes allé au Puy-du-Fou ?
39:10Non, mais la caricature, vous savez, la caricature, tout le monde en est victime.
39:14La gauche, la droite, Jean-Marc Marché, dont vous parliez tout à l'heure.
39:17Mon Dieu, François Hollande.
39:19Mais ça n'est pas vrai.
39:20Laurent Gérard imite tous les matins, caricature tous les matins de Villiers et d'autres.
39:24Pour dire les choses, en parlant de radicalisation, je te renvoie à une interview du Monde d'aujourd'hui.
39:32Ce n'est pas vieux, c'est d'aujourd'hui.
39:34Tu as des bonnes lectures.
39:34Oui, j'essaye justement d'écouter les autres.
39:37Interview d'un président d'un syndicat de libraires et qui se glorifie de ne pas montrer, de mettre hors
39:47la vue des clients les ouvrages de Zemmour et de Philippe de Villiers.
39:52Il les met dans l'arrière-cuisine, je ne sais pas comment ça s'appelle, en disant, s'il y
39:58a un client qui rentre et qui me le demande, je suis obligé de lui donner parce que c'est
40:03la loi.
40:04Il les enlève, mais les libraires, comme toutes les professions intellectuelles, il est censé en vendre, il est censé être
40:15commerçant, il est censé gagner de l'argent.
40:17Vous avez une journaliste des pages débat du Monde qui se vante de ne pas traiter les livres de Fayard.
40:25Quelle que soit la qualité, l'auteur, peu importe, elle considère que lorsqu'il y a écrit Fayard en bas
40:29du livre, elle ne le traite pas.
40:31Si ce n'est pas une preuve de sectarisme débile et primaire, je ne vois pas ce que c'est.
40:36Là, je te parle d'un commerçant qui s'en sait gagner de l'argent avec un livre.
40:39Mais Gilles, les libraires, les libraires sont comme les profs de droit constitutionnel, comme les profs de français, etc.
40:46Ils penchent tous maintenant, et notamment les libraires, c'est un souci d'ailleurs.
40:51Voilà, longtemps oui, mais avant ils étaient plus ouverts.
40:55Là, il y a une haine maintenant, il y a une haine sur les gens de droite.
40:58Et surtout, ils se croient chargés de la censure.
41:01Enfin, écoutez, on n'a pas le rôle d'un livre.
41:02Ils voient de l'extrême droite partout, c'est-à-dire que Philippe de Villiers est qualifié comme un homme
41:06d'extrême droite.
41:06Ne me faites pas la leçon à moi, moi je suis Volterdi.
41:08Bon, Charles Aloncle, je déteste ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire.
41:13Mais on discute avec vous, pas seulement pour vous faire des reproches.
41:17Charles Aloncle, je vous annonce, j'ai écouté Maude Bréjean ce matin.
41:24Là, il y a un truc qui se prépare.
41:27Là, j'ai écouté Maude Bréjean, il ne faut pas me la faire à l'envers.
41:30Sur l'énergie ?
41:31Non, pas sur l'énergie du tout.
41:32Sur le rapport.
41:33Laurence, elle a été une fois, deux fois, trois fois.
41:36D'ailleurs, on peut commencer par Maude Bréjean.
41:38Mais là, à mon avis, ils ne vont pas voter le rapport.
41:40Ah bon ?
41:41Oh là là, ça ne sent pas bon là.
41:43Moi, je crois qu'il est en train de voter.
41:43Ça ne sent pas bon, j'ai écouté ça, enterré ce rapport.
41:46Alors, bon, je rappelle évidemment que le rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public rédigé par le
41:50rapporteur Charles Aloncle va être soumis au vote des députés le 27 avril prochain.
41:53Le texte contiendra les conclusions et les propositions de ce dernier, mais également un avant-propos du Président, qui exprime
41:58sa vision de l'enquête et les propositions de réforme.
42:00Maude Bréjean, ce n'est pas n'importe qui.
42:02Elle est porte-parole du gouvernement.
42:03Elle ne sait pas de quoi on parle.
42:05Elle n'a pas lu le rapport, elle ne sait rien.
42:07Ça, elle n'a pas lu, c'est sûr.
42:08Bon, donc ça, ça m'a fait dire, et on ne sait pas comment on va.
42:10En plus, c'est une jeune femme brillante, de qualité, Maude Bréjean.
42:14Voilà, c'est sûrement même une des meilleures de ce gouvernement et de la Macronie.
42:20Donc écoutez, remarquablement interrogée par Laurence, qui a essayé, toujours.
42:25Elle a été insistante.
42:26Toujours.
42:27Écoutez cette séquence.
42:28Un excellent journaliste.
42:28Et vous me dites si vous partagez mon sentiment.
42:33On va voir.
42:35Moi, par principe, j'estime que le travail parlementaire, de toute façon, doit être publié.
42:40Maintenant, un, je n'ai pas lu ce rapport.
42:42Et deux, c'est la responsabilité des parlementaires.
42:44Bah si, c'est un petit peu la question quand même.
42:46Ma question, c'est est-ce que vous souhaitez que ce soit rendu public et que les Français aient accès
42:48à cette information-là ?
42:49Si je lis le rapport, je vous donnerai mon avis.
42:52C'est une commission d'enquête auquel je n'ai pas participé.
42:54Je ne suis pas parlementaire.
42:56Vous n'y êtes pas intéressé du tout, Maude Bréjean ?
42:57Je n'y ai pas participé.
42:59Je ne dis pas que je ne m'y suis pas intéressé.
43:00Vous voyez, je suis porte-parole du gouvernement, ministre de l'Énergie.
43:02Est-ce que vous avez un exercice démocratique ?
43:04Les députés qui vont voter sur la publication de ce rapport, le feront en toute connaissance de cause.
43:09Ils auront le temps de lire ce rapport avant, ce qui est en fait assez normal.
43:13Il y a Anguille sous Roche.
43:15Il y a Baleine sous Gravier.
43:16Il y a quelque chose de pas clair.
43:20Après, elle ne l'a vraiment pas lu.
43:21Charles Aloncle, il a rendu son rapport cette nuit.
43:24Les députés ne pourront le lire que demain, dans une salle dédiée à l'Assemblée nationale,
43:28avec des créneaux, sans pouvoir prendre leur téléphone, sans pouvoir prendre de photos.
43:31Ils ne peuvent prendre qu'un petit carnet.
43:33Ce n'est jamais arrivé qu'un rapport ne soit pas...
43:35Si, c'est arrivé une fois sur le financement des syndicats en 2011,
43:38donc avant l'élection présidentielle de François Hollande.
43:39Il ne fallait pas froisser nos amis syndicalistes, notamment de la CGT.
43:44C'est arrivé une fois.
43:44Donc, c'est pour ça que Charles Aloncle, dans le JDD, dit que ce serait en effet un trouble démocratique,
43:50parce que cette commission, on en pense ce qu'on veut,
43:53mais elle a eu des révélations, elle a été suivie par les Français,
43:56comme aucune commission avant elle, à part peut-être celle sur l'affaire Benalla.
44:00C'est pour ça que le vote est à main levée.
44:04Donc, c'est quand même très compliqué.
44:05On va voir qui vote, qui veut enterrer le rapport.
44:07Donc, à mon avis, ce n'est pas sûr qu'il ne sera pas voté pour cette raison,
44:12parce que c'est quand même difficile.
44:13L'opinion a quand même...
44:15Écoutez, si tout disparaît, vous savez que tout disparaît.
44:18Tout disparaît.
44:19Je pense que du point de vue de l'opinion, de dire après, de voir les députés qui ne l
44:23'ont pas voté,
44:24je fais le pari, faisons un petit pari.
44:26C'est la jurisprudence Algérie, ça n'a pas existé.
44:29Vous avez raison, mais je fais le pari.
44:30C'est comme Camus Daoud, c'est la jurisprudence, c'est les mêmes, je l'assure.
44:35Enfin, il y a des médias.
44:35On n'en sait rien, moi, je fais le pari, ce sera voté.
44:37Vous savez, le système va mal, mais il se défend bien.
44:43Oui.
44:43Le système va mal, mais il se défend bien.
44:46Et il se défendrait en l'enterrant ?
44:47Vous trouvez qu'ils se sont bien défendus pendant cette commission d'enquête ?
44:50Ah oui, parce que quand vous avez...
44:53Non, ils ont montré l'écrou, mais ils ne se sont pas bien défendus.
44:55Non, non, je veux dire, Charles à l'oncle, il est pilonné.
45:00Ah oui ?
45:00Il est pilonné sur le fond, sur la forme, sur sa personnalité.
45:05Sur son prénom ?
45:06Sur son père !
45:07Je veux dire, c'est pilonné.
45:09Il a du courage.
45:11Il n'empêche qu'il a produit un rapport qui va peut-être être voté.
45:14Moi, je vous l'avais dit, voilà quelqu'un qui est sérieux, qui est crédible.
45:17Ils n'avaient pas l'habitude, qui a été interrogé, qui a été vraiment...
45:20Par rapport à...
45:21Je me souviens, celui qui nous avait interrogé, Santoule,
45:24qui a vraiment été jusqu'au bout, qui a été remarquable.
45:26Il s'est fait assassiner par quotidien.
45:30Par président d'un côté.
45:31Alors, libération, ça ne pose pas grand-chose.
45:34Mais voilà, quand même, quand tu as tous les médias contre toi...
45:39Sauf, effectivement, l'objectivité ou la neutralité ou l'honnêteté qui a été...
45:45Eh oui, mais je maintiens qu'ils ont fait une pub formidable sur cette commission d'enquête.
45:48Oui.
45:48Non mais, oui, en même temps, vous avez raison, parce que ça a pénétré...
45:51Parce qu'au fond, que le rapport, je veux dire, sur le fond, que le rapport soit voté ou pas...
45:55Oui, l'essentiel n'est pas là.
45:56Non, non, non, non, c'est un vrai sujet.
45:57Je ne veux pas dire que ce n'est pas grave, mais...
45:58Non, c'est un vrai sujet.
45:59Ils font attention un peu plus.
46:00Mais on s'en souviendra des suites du Majestic.
46:02Ils font un peu plus attention.
46:02Que ça soit dans le rapport ou pas.
46:04Ils font un peu plus attention.
46:05C'est vraiment pas le plus simple.
46:07Mais en état, c'est un état d'esprit.
46:09Je pense que cette commission d'enquête a eu au moins un effet positif à ce jour.
46:13C'est que France Télévisions se remet en cause sur le fonctionnement,
46:17sur les dépenses excessives, sur les dépenses de festivals de Cannes et autres.
46:20Ça, c'est bien.
46:20Sur le prochain Cannes, ils ont réduit la voilure.
46:22Tout à fait.
46:23Maintenant, sur Charles Lalonde, il fait un travail tout à fait intéressant.
46:28Il a beaucoup travaillé, c'est vrai, avec ses collaborateurs.
46:30Mais le fait qu'il soit critiqué et attaqué, comme vous dites, dans la presse de gauche,
46:34c'est la rançon de la gloire.
46:36Mais pardonnez-moi, ce n'est pas la presse de gauche.
46:40Quotidien, c'est la presse mainstream.
46:42Ce n'est pas la presse de gauche.
46:43C'est vrai.
46:46Quotidien l'a ciblé matin, midi et soir.
46:49Alors, quotidien, c'est la gauche, mais c'est le mainstream.
46:51Ça veut dire quoi, mainstream ?
46:52La gauche mainstream.
46:54C'est ce qui en a bien.
46:55Le milieu.
46:57France Inter, pour vous, ce n'est pas la presse de gauche, que je sache.
47:00Non, c'est la presse d'extrême gauche.
47:01Bon, non, mais ça ne devrait pas l'être.
47:03Il a été attaqué par le monde.
47:06Il a été attaqué par le Figaro, pas par CNews, pas par les échos.
47:15C'est la rançon de la gloire en politique.
47:18Quand on sort de l'anonymat, il est attaqué.
47:20Ma question, Pascal, si on ne veut pas être attaqué, il faut pas faire politique.
47:23André, essayons d'être un peu honnête.
47:25France Inter, c'est le service public.
47:27Oui, et alors ?
47:28Et vous trouvez normal que Charles Lalonde soit attaqué matin, midi et soir ?
47:32Il y a quatre chroniques qui sont consacrées par matin à Charles Lalonde, comme parfois
47:36sur CNews, ou comme parfois contre Vincent Bolloré.
47:38De Bolloré et de Valoncle.
47:40C'est la colonne qui commence.
47:41Vous avez Bernard Charmeroy qui continue.
47:43Vous avez Charline Vanhoenacker qui enchaîne, etc.
47:47Et les quatre chroniques, c'est un jour Vincent Bolloré, le lendemain Charles Lalonde, et le troisième
47:51jour, CNews.
47:51Ça commence à se voir.
47:53Mais pardon, c'est leur liberté.
47:59Mais sauf que c'est le service public.
48:01Vous n'arrêtez pas d'attaquer la gauche, mais c'est votre liberté.
48:03Mais sauf que c'est le service public.
48:05Ça c'est vrai, oui.
48:07C'est un petit détail.
48:08Mais cela dit, est-ce que vous croyez vraiment que le système se défendrait bien en enterrant
48:12ce rapport ?
48:14Non, je pense qu'il va être oublié le rapport.
48:15Moi je pense que pour le système, ce serait très mauvais.
48:18Ils ne peuvent pas l'enterrer.
48:19Moi je pense que ce serait l'idée, on cache quelque chose.
48:22Évidemment.
48:23Non au rapport protégé.
48:25C'est le service public.
48:27Oui, c'est ça qui change tout autrement, vous avez raison.
48:30Elisabeth a quand même dit quelque chose d'extrêmement important, c'est que le vote
48:32qui aura lieu lundi ne sera pas à bulletin secret, ce qui permet de voter sans que votre
48:37nom soit de manière publique.
48:38En revanche, là, ça se fera à la main levée.
48:41Donc évidemment que là, on pourra voir qui vote sur rapport et qui ne veut pas voter
48:45ce rapport.
48:45Et ça futtera évidemment si jamais il y en a qui ne veulent pas voter ce rapport.
48:48David Listard, avant de nous quitter, dit ceci, les postures du Président de la République
48:53sont exaspérantes.
48:54En effet, les lois d'exception invoquées à juste titre comme référence, Notre-Dame
48:57et Josée Olympique de Paris, vous remarquerez au passage qu'il y a toujours Paris quand
49:01on déroge pour que les choses puissent se faire, devraient devenir la règle commune
49:05pour tout le monde, entrepreneurs, collectivités, particuliers, bref, tous les maîtres d'ouvrages
49:08privés et publics.
49:09C'est ce que j'ai répété dans les discours au dernier congrès des maires et que propose
49:13la MF. Alors ça, c'est un libéral de Lissnard.
49:17– Afuera.
49:18– C'est le milleil français.
49:20Lissnard, c'est le milleil français.
49:21– Eh bien, c'est pas mal.
49:22– C'est efficace.
49:23– Oui, alors là, si votre référence est milleil, on ne va pas être d'accord.
49:27– Quand vous voyez le score avec lequel il a été réélu à Cannes, visiblement,
49:30ça semble plaire.
49:31– Mais ça n'a rien à voir gérer une ville comme Cannes qui est riche et qui est mort.
49:35Cannes, ce n'est pas la France et la France n'est pas Cannes.
49:38– Il n'y a pas mille villes qui ont baissé de beaucoup les impôts totaux.
49:41– En tout cas, ce qui serait sympa, ce qui serait intéressant, monsieur Valini,
49:46c'est qu'un jour, vous avez tellement peur qu'on essaie le libéralisme un peu,
49:50parce qu'en fait, ça marcherait et tout le monde serait plus riche.
49:53– Non, je ne crois pas.
49:53– Ah ben si, tout le monde serait plus riche à l'arrivée.
49:56– Les riches seraient plus riches.
49:57– On peut juste essayer de baisser les dépenses.
49:58– Bon marché de la réaction de nos syndicats.
50:01– Nicolas Bayet était à la réalisation.
50:03– C'est pour ça qu'il faut le défendre, c'est que tout le monde sera plus…
50:05– Non, je ne crois pas.
50:07– Mais il y aura peut-être plus d'inégalités, c'est pour ça que ça leur plaît.
50:09– Nicole Bayet est à la réalisation, Nicolas Laporte est à la vision,
50:14merci à Grey qui était au son, en partie est stipé à l'émission,
50:18Benjamin Aneau, André Mallet et Tesla Fetter.
50:22Nantes a perdu 3-0, et ça fait rire Benjamin Aneau.
50:25– Et Lyon a battu Paris.
50:26– Oui, Lyon a battu Paris.
50:28– Il y avait l'image, Wemba Yama, que je pouvais vous montrer,
50:31parce que je le dis mal,
50:33et la France, pour la première fois, aura l'organisation de la Coupe du monde de basket en 2031.
50:39– C'est ça, à Lyon-Lyon, justement, à Lyon-Lyon et Paris.
50:42– Il aura 27 ans, il sera donc ce qu'on appelle à son prime.
50:45– Vous parlez comme ça, regardez, il a eu une commension cérébrale,
50:49et il est tombé, et ça fait évidemment très peur.
50:53Il est 21h04, on est très en retard.
50:54Qu'est-ce qui se passe maintenant, Benjamin Aneau ?
50:57– L'Or Inter, présenté par Olivier Decaire-en-Flex,
51:00c'est maintenant l'Or Inter, c'est un programme qui est quasiment à chaque fois
51:05première chaîne info, exactement, parce que c'est un programme
51:10remarquablement intéressant, et qui parle par définition
51:13que d'international, comme son nom l'indique.
51:16– Ils croyaient que c'était sur France Inter.
51:19– S'il vous plaît, s'il vous plaît, un petit peu de calme,
51:25l'Or Inter, à demain matin.
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