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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, Sabrina Medjabur, Jules Thorez, Joseph Massescaron, Johan Ozaïe, Gilles William Gornadel.
00:07Ça commence tout de suite avec Gilles.
00:12Je vous assure, il est terrible.
00:14Est-ce que vous pouvez... Vous avez retrouvé... Je vous avais dit de ne pas prendre ça.
00:18Il a retrouvé.
00:19Il a son tapis de souris.
00:21Il a un tapis de souris.
00:22Il a un tapis de souris.
00:23C'est ma seule joie.
00:25C'est votre seule joie dans la vie.
00:27C'est formidable.
00:27Bon, 49-3, c'est le chiffre du jour.
00:31C'est pas une surprise.
00:32C'était ordonnance ou 49-3.
00:35Moi, je pensais que c'était qu'ordonnance.
00:37On m'avait dit ordonnance.
00:38D'ailleurs, le Premier ministre voulait ordonnance, visiblement.
00:40C'est 49-3, mais c'est tout ça pour ça.
00:42Non, le Premier ministre voulait 49-3.
00:43Élysée-vous l'ordonnance.
00:44Vous voulez les ordonnances.
00:45Moi, on m'aurait dit le contraire.
00:46Non.
00:48Il voulait le vote au départ.
00:49Oui.
00:50Il voulait le vote de l'Assemblée nationale.
00:52Bon, 350 heures pour rien, tout ça.
00:56Pas pour rien.
00:56Non, pas pour rien.
00:57Non, pas pour rien.
00:59Vu les avancées pour le PS, pas pour rien.
01:02Le débat a vraiment servi.
01:03Ce qui est rarement le cas dans un débat budgétaire, par ailleurs.
01:06Donc, ça a servi à quelque chose.
01:07Oui.
01:08Mais alors, 49-3, écoutez M. Le Cornus, ce qu'il a dit cet après-midi, avec regret 49-3.
01:15Nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel, avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume,
01:23mais d'engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finances.
01:31Alors, je le fais avec un regret, déjà, parce que j'ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole.
01:38Mais en même temps, pour tenir parole, il faudrait que je m'entête.
01:41Et pour s'entêter, on finirait par dire que je suis têtu.
01:45Et je ne veux surtout pas, vous l'avez bien compris, avoir l'ego mal placé et être source de désordre.
01:51Bon, il avait dit le contraire. C'est ça qui est toujours ennuyeux.
01:55Écoutez ce qu'il disait en octobre dernier.
02:00J'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'ENA 3 de la Constitution,
02:04puisque cet article, au fond, permet au gouvernement d'interrompre les débats,
02:09d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie.
02:14La seule chose qui intéresse ceux qui nous écoutent ce soir, c'est est-ce que cette potion de censure peut passer ?
02:19Est-ce que les LR vont être raccords avec ce qu'ils pensent ?
02:23Il y a quand même des augmentations d'impôts importantes.
02:26J'ai vu que la CSG, par exemple, passait de 9,6 à 10,6 dans les plans d'épargne retraite.
02:32Ce n'est pas rien. La CSG, c'est juste un scandale.
02:35C'était arrivé, c'est l'argent qu'on vous prend sur votre salaire.
02:39C'était arrivé avec Michel Rocard, ça devait être temporaire.
02:41C'est un impôt sur le revenu, c'est 10% de votre salaire.
02:4510% avant l'impôt sur le revenu.
02:47C'est un vraisemblable. Et à chaque fois, tu as plus d'impôts dans ce pays.
02:50Et les LR applaudissent.
02:52Il n'y aura pas de censure.
02:53Les LR ne vont pas censurer ?
02:54Non.
02:55Mais il leur faut quoi pour censurer ?
02:56Non, ils ne censureront pas.
02:57Mais Laurent Wauquiez a dit quand même qu'il regardait ?
02:59Mais pour toutes les raisons qu'on explique depuis les semaines, même des mois.
03:01Laurent Wauquiez a dit qu'il regardait ?
03:03Il a dit qu'il regardait, bien sûr.
03:04Mais il est en train d'orser déjà de dire que ce budget n'est pas un bon budget,
03:08mais qu'ils ont eu des avancées, qu'ils ont obtenu des choses
03:11et qu'il vaut mieux un budget mauvais que pas de budget du tout.
03:14Donc il n'y aura pas de censure, c'est vrai ?
03:15Oui, bien sûr.
03:16Yohann a complètement raison.
03:17Laurent Wauquiez va regarder.
03:19Non, mais il y a eu des avancées ?
03:21Laurent Wauquiez ?
03:22L'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, par exemple.
03:26C'est ce que disait Sébastien Lecornu vendredi dernier,
03:29qu'il répondait à une exigence du parti de la droite républicaine.
03:31Mais quand on regarde tout ça, un électeur de droite, un député de droite
03:35ne pourrait jamais normalement accepter ça.
03:37Mais souvenez-vous, il n'y a qu'un député, qu'une députée,
03:40Alexandra Martin, qui avait voté la motion de censure initialement
03:42il y a quelques semaines.
03:44Il y a 18 députés LR de droite qui ont voté le budget de la Sécurité sociale
03:48qui enterrinent la réforme des retraites,
03:51ou plutôt qui fait suspendre la réforme des retraites.
03:54Donc la droite, à mon avis, ne sera pas au rendez-vous de cette motion de censure.
03:58Ce qui m'intéresse plus, parce que j'ai peut-être un petit peu plus confiance
04:01dans leurs convictions, c'est les sénateurs,
04:03parce que le 49.3 n'agit pas au Sénat,
04:06donc il va y avoir une lecture au Sénat.
04:08Si le Sénat décide de réécrire le texte et de le caviarder,
04:11puisque c'est le mot qu'on utilise en ce moment,
04:12il y aura une situation d'enlisement et ce n'est peut-être pas fait.
04:15Mais je doute qu'il le fasse.
04:17Ça, c'est intéressant ce que vous dites.
04:18C'est-à-dire que même au Sénat,
04:21les LR pourraient approuver ce texte.
04:22Les LR au Sénat étaient majoritairement...
04:25Bruno Retailleau.
04:27Bruno Retailleau est beaucoup plus opposé à ce texte que Laurent Wauquiez,
04:29pour des raisons évidentes.
04:30Donc ils peuvent le changer quand même ?
04:32Bien sûr qu'ils peuvent le changer.
04:33Vous dites que vous n'y croyez pas ?
04:34Ah non, je n'y crois pas, parce que j'ai confiance dans leur conviction,
04:37mais pas dans leur courage.
04:38Ce qui est un petit peu différent.
04:40Ennuyeux.
04:41Non, mais ensuite, après, il y a la navette.
04:42Et in fine, c'est le...
04:43Oui, c'est la navette.
04:44Non, mais vous parlez d'enlisement.
04:46Ah ben, ils peuvent enliser.
04:47Si, par exemple, je vous dis n'importe quoi,
04:49ils retirent la suspension de la réforme des retraites,
04:52ça deviendra un texte qui sera inacceptable pour le Parti Socialiste.
04:55Et là, ça rebat un petit peu les cartes.
04:56Après, est-ce que ça va arriver ?
04:57C'est toute la question.
04:58C'est à moindre des choses que les LR retirent la suspension des retraites.
05:02Non.
05:03Si c'est ce qui arrive.
05:04C'est pari qui...
05:05Moi, je veux simplement dire que M. Lecornu,
05:08il s'est dédié pour rien.
05:10C'est ça que je ne comprends pas.
05:11Déjà que la parole publique est décrédibilisée,
05:15mais quel était l'intérêt...
05:17Non, mais je parle au premier degré.
05:18Quel était l'intérêt de prendre un engagement,
05:22de ne pas utiliser quelque chose qui existe dans l'arsenal juridique
05:27pour finalement ne pas tenir parole ?
05:31Au premier degré, ça heurte complètement mon...
05:34Mais l'intérêt, c'était d'aller dans quelque chose
05:40qui était réclamé par le Parti Socialiste.
05:42L'abandon du 49-3.
05:44Et aujourd'hui, le Parti Socialiste se félicite du 49-3.
05:49Voilà.
05:49Et les LR vont voter avec le PS.
05:51Voilà.
05:52C'est formidable, ce pays est formidable d'ailleurs.
05:55Il y a une ligne...
05:56C'est l'UMPS que dénonçait le Front National de l'époque
05:59dès les années 2010.
06:01Ce n'est pas nouveau.
06:02Mais c'est vrai que pour Sébastien Lecornu,
06:03c'était que des mauvais choix.
06:04Et d'ailleurs, on le dit depuis le mois de septembre,
06:06il ne pourra pas aller au vote.
06:08Il n'y a aucun budget qui a été voté depuis 2022
06:10sans le 49-3.
06:11Et le 49-3,
06:13bon, c'était une mauvaise solution.
06:15Les ordonnances, c'était aussi une mauvaise solution
06:17parce que c'est un super 49-3
06:19qui contourne le Parlement,
06:20alors que la première chose qu'il a dite,
06:21c'était le budget au Parlement.
06:22On ne va pas en parler pendant des heures.
06:24J'ai l'impression qu'on ne pourrait dire que des banalités
06:26et ce qui n'est pas d'autre genre.
06:27Il y a un point juste quand même qu'on peut dire.
06:30Vous voulez ajouter une autre banalité ?
06:31Une banalité, vous allez voir la banalité.
06:33Vous avez bien compris ce que je voulais faire.
06:34En fait, quand vous déplacez un peu,
06:37quand vous parlez un peu aux personnes,
06:38vous êtes frappé par le nombre de personnes qui partent.
06:42Et vous avez des...
06:43Qui partent à l'étranger.
06:44Qui partent à l'étranger,
06:45que ce soit au Mexique,
06:46que ce soit partout.
06:47Qui partent à l'étranger.
06:48Or, moi, ce qui me frappe,
06:49c'est que pour rester en place,
06:52les députés vont renforcer le fait
06:55que de plus en plus de personnes partent à l'étranger.
06:56Eh bien, vous leur direz.
06:5710 milliards de charges en plus pour les entreprises.
06:59Ça, ce n'est pas une banalité.
07:00Non, mais vous leur direz.
07:01Vous leur direz.
07:02Alors, la bataille culturelle,
07:03c'est vraiment un sujet qui nous intéresse.
07:06Et je trouve formidables les propos de ce point de vue-là
07:09de Rodolphe Bellemère,
07:10qui est le PDG de TF1,
07:11dans une interview à Ouest France.
07:13Je trouve que c'est vraiment un cas d'école
07:14sur ce qui se passe aujourd'hui.
07:16D'abord, dès qu'un patron de médias,
07:19aujourd'hui, est interrogé,
07:20il se détermine par rapport à CNews.
07:21C'est formidable, d'ailleurs.
07:23On joue le match avec TF1.
07:24Je trouve ça très, très bien.
07:26Puisque l'important, c'est de se placer
07:28en fonction de ce que fait ou non CNews.
07:32Donc, M. Bellemère a dit
07:33que le positionnement éditorial des médias du groupe Bolloré
07:35est très différent du nôtre.
07:37La mission sociale de TF1, c'est d'informer.
07:39Nous, visiblement, pour M. Bellemère,
07:41ce n'est pas d'informer.
07:43Et de contribuer au bon fonctionnement démocratique.
07:46Nous, je ne sais pas comment il voit notre fonction,
07:48mais manifestement, il ne la voit pas.
07:51de ce point de vue-là.
07:52Et d'être un acteur de cohésion nationale.
07:54Pourquoi pas ?
07:56Nous ne sommes au service d'aucun homme,
07:58d'aucun parti, d'aucune idéologie,
08:00et nous ne cherchons pas à façonner l'opinion.
08:02Alors, cette phrase m'a intéressé.
08:04Parce que tout le monde façonne l'opinion.
08:06Volontairement ou non.
08:07C'est-à-dire que, d'abord, je pense que M. Bellemère
08:09devrait écouter ses chaînes,
08:11ce qu'il ne le fait pas, manifestement.
08:13Parce que s'il écoutait quotidien,
08:15il verrait une volonté de façonner l'opinion.
08:18D'abord, parce que quotidien parle quasiment tous les jours de nous.
08:23On n'est pas obligé de prendre simplement la caricature de quotidien,
08:25on peut prendre même LCI, pardonnez.
08:26Il est plein de l'ordre des progrès.
08:28En tout cas, LCI ne nous attaque pas,
08:30mais quotidien nous attaque.
08:31Non, mais il y a une ligne éditoriale qui est logique,
08:34qui correspond au groupe, c'est tout.
08:35Je le répète.
08:37Donc, nous ne sommes au service d'aucun homme.
08:40Et nous ne cherchons pas à façonner l'opinion.
08:42Et il avait dit, d'ailleurs,
08:43que ce n'était pas une émission politique quotidienne.
08:46On l'écoutera tout à l'heure.
08:47Si Jean-Michel Apathy ne fait pas de politique,
08:49c'est vraiment que je n'y comprends rien.
08:51Et il dit, nous, on ne souhaite pas attiser
08:53les tensions soufflées sur les braises.
08:55Alors ça, je trouve ça formidable.
08:57Parce que ça, c'est le grand classique.
08:58Nous ne souhaitons pas attiser les tensions soufflées sur les braises.
09:00Ça veut dire qu'il y a des tensions, mais on les ignore.
09:04Il y a des braises, mais on ne souffle pas dessus.
09:07Et souvent, j'ai dit ça,
09:09c'est-à-dire que quand on dit
09:10je ne jette pas de l'huile sur le feu,
09:14on oublie qu'il y a le feu.
09:16Et là, je trouve que c'est un cas d'école.
09:18Alors nous, qu'est-ce qu'on fait ?
09:19Alors, on va prendre des exemples.
09:21Hier soir, et on en parlera tout à l'heure,
09:23il y a eu la canne.
09:24Bon, il se trouve qu'il y a eu des exactions dans Paris.
09:27Bon, tu as deux solutions dans ces cas-là.
09:29Soit on parle,
09:29nous, on en parle.
09:31Soit on ne parle pas.
09:32Défait, on ne parle pas.
09:34Ah ben non, on ne va pas souffler sur les braises.
09:37Ça s'appelle la bataille culturelle.
09:39Et pour M. Belmer,
09:42de plus en plus de mainstream.
09:43Alors, je ne veux pas l'attaquer lui,
09:45parce que lui, il est au service de sa chaîne.
09:48Je pense même que s'il est en off,
09:50il dirait même sans doute le contraire de ce qu'il dirait.
09:53Il dirait, comme beaucoup de gens que je rencontre,
09:56mais on ne peut pas le dire.
09:57Ah, vous avez raison, mais on ne peut pas le dire.
10:00On ne peut pas le dire, on ne peut pas le dire.
10:02Bon, ben, à force de rien dire, voilà où on en est.
10:04Je soumets cela à votre sagacité, monsieur.
10:07Oui, écoutez, bon, il fait partie de manière modérée.
10:10Il n'est pas dans une immense agressivité.
10:12Mais il appartient malgré tout, peut-être sans le savoir,
10:16je ne veux pas de procès d'intention, aux autorités d'occultation.
10:20Voilà.
10:21Et, oui, bon, c'est tout.
10:25Il pense que le bonheur des peuples passe par leur ignorance des faits.
10:31Il ne pense pas ça.
10:32Il pense surtout à son business.
10:34Il ne veut pas être attaqué par l'espace médiatique.
10:36Et il manque de courage.
10:37Oui, on peut voir ça comme ça.
10:39Mais en tous les cas, son discours, alors, je parle de sa pensée,
10:44pas de ses arrières-pensées.
10:45Mais sur le plan de la pensée, c'est ce qu'il dit,
10:47avec une candeur qui ne me désarme pas.
10:51Écoutez, en tout cas, ce qu'il disait, c'est intéressant,
10:55c'est en 2024, c'est devant l'Arcom, d'ailleurs,
10:57ou l'ancien Arcom, c'est ça, ce qu'il avait dit sur l'émission quotidien
11:01qui, je le répète, parle de nous matin, midi et soir.
11:04« Quotidien » n'est pas une émission d'actualité politique.
11:08« Quotidien » ne reçoit presque pas d'invité politique.
11:10C'est une émission d'actualité culturelle
11:12et c'est une émission d'actualité de société.
11:17J'avoue que le mot « culturel » accolé à « quotidien »
11:21a quelque chose de plaisir.
11:23D'oxymorique.
11:24Oui, peut-être d'oxymorique également.
11:27Non, François Hollande, c'est un élément à chaque fois culturel.
11:30On est dans le divertissement avec François Hollande.
11:32Non, mais, pour être un peu pardon, je suis désolée,
11:35mais façonner l'opinion, les médias contribuent évidemment
11:40parce que les médias apportent une perception et des écueils
11:43que perçoivent les téléspectateurs,
11:46mais c'est le contexte socio-économique de l'individu
11:49et donc du téléspectateur qui amène sa direction vers tel ou tel média.
11:55Ce ne sont pas les médias qui façonnent l'opinion.
11:57Les médias confortent l'opinion du téléspectateur lui-même inscrit
12:01dans un contexte socio-économique.
12:03C'est tout.
12:03Mais les débats qu'on peut avoir sur les chaînes
12:06peuvent en effet façonner l'opinion.
12:07Bien sûr, il y a ce réflexe bien souvent.
12:12On pense actualité internationale, sur quelle chaîne on va.
12:15On va sur LCI, c'est de moins en moins vrai.
12:17Mais bien sûr que LCI, par exemple, façonne l'information
12:20sur la guerre en Ukraine.
12:21Vous parlez de l'international, M. Métoron ?
12:23Moi, je parle de l'international.
12:25Il y a aussi des Français qui regardent cette chaîne-là
12:29pour en apprendre davantage sur l'actualité internationale.
12:33Mais quand vous voyez, par exemple, les plateaux qu'il y a,
12:35bien souvent, il n'y a pas de défenseur, par exemple, de M. Trump
12:38ou de quelqu'un qui cherche à expliquer ce que pense M. Trump.
12:41Donc évidemment que ces chaînes-là façonnent l'opinion.
12:42Qu'il y ait des lignes éditoriales,
12:44qu'il y ait des écueils idéologiques développés dans les scènes,
12:46c'est évidemment une réalité.
12:47Qu'en revanche, le téléspectateur, lui, décide de regarder telle et telle chaîne,
12:52c'est parce qu'en le regardant ou en la regardant,
12:55eh bien, il s'y conforte et il y voit ce qu'il a envie de voir.
12:57Parce qu'on veut tous les gens parler des téléspectateurs pour des débiles.
13:00Et puis le téléspectateur, il y a...
13:01Non, il ne parle pas pour des débiles.
13:03C'est-à-dire que c'est...
13:04Les journalistes parlent aux journalistes.
13:06Voilà.
13:07Donc ils parlent à l'espace médiatique.
13:10Et ils donnent des signaux pour que chacun comprenne
13:13de quel côté ils sont et du bon côté.
13:15Je ne parle pas aux journalistes.
13:17Mais je ne vous parle pas d'ici.
13:19Je ne vous parle pas d'ici.
13:20Alors, sur l'État international, je préfère écouter Vincent Hervouet
13:22que n'importe qui en France.
13:23Ah, je vous le confirme.
13:24Vous me permettez.
13:24Parce que lui apporte une liberté.
13:27Je vous parlais de réflexe.
13:28On va revenir à le quotidien,
13:29parce que je traiterai M. Belmer avec beaucoup de considération.
13:31Oui, ce qui est vrai.
13:32Mais le quotidien, c'est l'une des émissions, pardon de le dire,
13:35les plus sottes et les plus agressives qu'il m'ait donné d'entendre.
13:39Je ne plaisante pas les derniers mots que j'entends là,
13:42que j'ai entendu de M. Barthès.
13:45C'est quand il envisageait, tout à fait sérieusement,
13:48de ne pas montrer M. Zemmour.
13:52Il ne fallait plus entendre Éric Zemmour.
13:55Bon, je vous ai écouté Rima Hassan.
13:57Ce qui est intéressant, c'est qu'il a été interrogé par West France.
14:00D'ailleurs, évidemment, pas un mot sur Apathy, pas un mot sur Quotidien, etc.
14:04West France, c'est le journal le plus à gauche de France.
14:06Mais ils ne sont pas...
14:07Je lis West France tous les jours.
14:10Moi aussi, je lis, non.
14:11Non, mais il n'est pas...
14:12Alors, c'est plus complexe que ça.
14:14Un journal progressiste, wokiste.
14:16Oui, c'est de gauche.
14:17Oui, vous me l'accorderez.
14:19Mais comme toute la presse régionale.
14:22Alors, écoutons et avançons avec Rima Hassan,
14:24parce que ça aussi, Rima Hassan, c'est intéressant.
14:26Rima Hassan, elle a parlé vendredi.
14:28Vous parlez du privilège rouge.
14:30Ce qu'elle a dit, c'est un discours de guerre civile.
14:32C'est le privilège rouge vers elle.
14:33C'est un discours de guerre civile, ce que vous allez entendre.
14:38Personne ne reprend ce qu'elle dit.
14:39Je trouve ça invraisemblable.
14:41Donc, écoutez ce qu'a dit Rima Hassan sur l'État policier, sur l'État français.
14:46Dans un État raciste qui relativise son histoire coloniale,
14:50voire qui la glorifie, son nom, la couleur de sa peau, c'est politique.
14:56Dans un État policier, manifester, s'exprimer, c'est politique.
15:02Vous êtes ici, chacun et chacune, des sujets politiques à part entière.
15:09Dans ce que vous êtes, dans ce que vous faites, et dans ce que vous subissez aussi, parfois malgré vous.
15:16Alors, je sais que Rotaillot et tous ses prédécesseurs n'ont eu de cesse de désigner les musulmans
15:21et les immigrés comme les tout premiers responsables de tous les malheurs de la France,
15:27souvent pour éviter de rendre des comptes sur les conséquences des politiques qu'ils avaient menées et fait subir au pays.
15:35Alors, j'ai une chose à lui répondre ce soir à Rotaillot.
15:37Rotaillot, Abba Rotaillot, bien sûr, bien sûr.
15:47Et Bruno Rotaillot a tweeté, d'ailleurs, à juste raison,
15:50parce que Bruno Rotaillot, dans aucun de ses discours, n'a évidemment désigné ou les musulmans
15:54ou une catégorie particulière ou une ethnie en France, jamais, jamais, jamais.
15:59Alors, ce discours est intervenu lors de la lancement de la campagne municipale de Ali Duara,
16:06qui a donc reçu le soutien de Rima Hassan et de la militante d'ailleurs à Satra Auré.
16:10C'était vendredi 16 janvier au gymnase Bouguera El Wafi, qui se trouvait donc dans sa ville,
16:19et à la Courneuve, voilà, à la Courneuve, en Seine-Saint-Denis, et à Barretaillot, vous l'avez entendu.
16:24Bon, et Rima Hassan parle donc à des Français, devant elle, par définition, qui vont voter,
16:30et elle leur dit, l'État est raciste, la justice est raciste, la police est raciste.
16:35Donc, c'est une stratégie de guerre civile pour dire, votez pour nous.
16:38Oui, mais le pire, ce n'est pas ce que dit Hassan, je ne vois pas pourquoi je lui donnerai un prénom,
16:44elle n'en donne pas Rotaillot, ce n'est pas ce qu'elle dit, c'est l'absence totale de réaction
16:51avec le discours récent des insoumis, racialiste, anti-sioniste, et là, totalement anti-français et anti-blanc.
17:03On est maintenant dans l'anti-français et l'anti-blanc.
17:06Je n'ai, je vous assure, rien lu, pas lu une ligne dans le monde de critique,
17:12et rien entendu sur l'audiovisuel de ses vices publics.
17:14Très clairement, c'est-à-dire que ces idées immondes sont maintenant accueillies comme si elles étaient normales.
17:23On va marquer une pause, mais le monde préfère faire un papier sur la fiancée de Jordan Bardella.
17:28C'est vrai que Libération faisait l'autre jour un papier sur le cimetière de Jean-Marie Le Pen.
17:32Et j'avais eu l'occasion de dire que je savais que Libé faisait les poubelles,
17:36mais je ne savais pas qu'il faisait les cimetières.
17:38En revanche, il est 20h23, on marque une pause, et c'était dans Libé.
17:41Mais c'est du racisme antisembleux, parce que si M. Bardella était par exemple avec une immigrée d'origine arabe,
17:48vous imaginez si jamais quelqu'un disait « mais ça ne va pas plaire à son électorat ».
17:53Mais ça, le fait que cette dame-là, je ne sais pas ce qu'il y a, soit d'origine aristocratique, c'est vraiment du racisme aussi.
18:00Donc le monde a fait un papier people, pourquoi pas ?
18:03Et là aussi, c'est intéressant de le souligner, de le décrypter, nous sommes là pour ça.
18:08Il est 20h24, nous revenons dans une seconde.
18:11On est sur le discours, et sur la bataille culturelle, et le discours des médias mainstream.
18:19Il y a quelque chose qui nous a intéressés, il y a un jeune homme qui s'appelle Louis Catella,
18:23que je ne connaissais pas d'ailleurs, qui est visiblement chroniqueur dans l'émission « Quotidien »,
18:28dont on parlait tout à l'heure avec Rodolphe Belmer, qui est le PDG de TF1.
18:31Vous allez entendre M. Catella, qui a reçu une jeune femme qui s'appelle Ebony, qui a perdu la Starac.
18:38Et vous avez ce chroniqueur qui dit « Vous savez pourquoi vous avez perdu ? Parce que la France est raciste. »
18:45Et c'est des votes, les téléspectateurs.
18:47Donc vous avez sur la chaîne quotidienne, quelqu'un qui dit qu'à TF1, les téléspectateurs qui votent sont des racistes.
18:52Personne ne dit rien sur le plateau. C'est-à-dire, en fait, c'est comme Rima Hassan.
18:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans un média mainstream, on dit « La France est raciste, les Français sont racistes ».
19:01Écoutez cet extrait.
19:04Vous auriez pu gagner si vous aviez chanté un peu mieux.
19:08Ou si la France était un peu moins raciste.
19:13Et oui, Ebony, bien sûr, tel le paratonnerre du château de Damarille-Lys, vous avez pris la foudre.
19:18Vous avez subi une campagne de cyber-harcèlement complètement gratos et violente,
19:22ce qui m'a donné l'impression que la France était devenue un gros département du Var.
19:25Un mot quand même pour l'autre grande victime de cette finale, c'est évidemment Marine.
19:29Victime, comme CNews l'avait rappelé, de racisme anti-blanc.
19:33Ce fléau qui touche, d'après les chiffres de l'INSEE, absolument personne.
19:38Et qui fait zéro dégâts dans des régions comme Nulle Part sur Loire.
19:42Merci à Ebony d'être venu partager votre musique.
19:44Vous avez toute votre place dans le paysage musical français.
19:47N'avrez que vous ayez percé dans la France de Rotaillot.
19:49Et sachez que ce n'est pas grave d'être arrivé deuxième.
19:52Pour gagner, il aurait fallu que Marine eût été inéligible.
19:56Mais ça, pas de galère, c'est pour bientôt.
19:58Et comme dit Rodolphe Béalmer, nous ne cherchons pas à façonner l'opinion.
20:02C'est passé vendredi.
20:03C'est fou.
20:04Bien sûr que c'est fou.
20:05C'est fou.
20:05J'ai rarement entendu un truc comme ça.
20:07C'est dinguerie sans nom.
20:10Mais bien sûr, c'est fou.
20:11Et attention, parce que moi je regarde souvent au quotidien, en replay, ils élèvent le ton.
20:19Ils élèvent.
20:20Ils élèvent.
20:21Parce qu'ils n'étaient évidemment pas comme ça.
20:23Donc ça s'appelle la polarisation, la radicalisation.
20:26Oui, mais au-delà du caractère scandaleux, caricatural...
20:29Alors c'est un chroniqueur humoristique, il a le droit, moi, à la liberté d'expression.
20:31Justement, mais sous l'humour, il y a le scénario des 20 dernières années où ce sont des Blancs qui expliquent aux non-Blancs que les Blancs et les Français sont des salauds et qu'ils sont victimes du racisme.
20:51Les premiers créateurs du racisme anti-Blancs sont Blancs.
20:54Voilà.
20:55Il oublie de dire que Marine, la jeune femme qui était face à Ebony, avait subi aussi un cyber-harcèlement, puisque tout le monde en fait subit des cyber-harcèlement aujourd'hui sur les réseaux sociaux.
21:04Bien placé.
21:06Oui, alors, moi, j'ai eu un traitement privilégié, parce que c'était la France insoumise qui avait déclaré ça.
21:13Vous dites que c'est un humoriste.
21:15C'est pas un humoriste, c'est un chroniqueur, il n'est pas drôle d'ailleurs.
21:17Ils ne sont pas très drôles.
21:19Non, mais quand il dit « je suis navré que vous ayez gagné dans la France » de M. Retailleau, il faudra compter l'année prochaine sur l'inéligibilité de Marine Le Pen, il est dans la droite ligne de M. Barthès.
21:29C'est la ligne de Quotidien.
21:30Mais je vous répète, la phrase de son PDG, c'est « nous ne façonnons pas l'opinion, nous ne cherchons pas ».
21:38Quotidien travaille à cela, à faire battre dans les urnes le Rassemblement National.
21:42C'est leur objectif, c'est l'objectif politique du groupe Téléphant, manifestement, et de Quotidien.
21:46Donc, nous ne sommes au service d'aucun homme, d'aucun parti, d'aucune idéologie, nous ne cherchons à façonner l'opinion.
21:51Ce qu'il dit n'est pas vrai.
21:52Il lutte contre un camp.
21:53Bien sûr, il lutte contre un camp, bien sûr.
21:55Mais comme personne ne les interroge...
21:59Un petit mot quand même sur le racisme anti-blanc, accessoirement.
22:02Il y a un phénomène qu'on observe en Occident depuis 20 ans, précisément, qui s'appelle le « white trash » et le « white flag ».
22:10C'est la chasse des blancs des quartiers ouvriers ou des quartiers économiquement déclassés.
22:16Vous savez, ce sont les petites filles blanches qui ont été violées, droguées par des gangs indo-pakistanais.
22:23C'est l'Amérique, ou en tout cas la Rust Belt, d'où vient J. Devens, qui vous explique comment, en tant que petit blanc,
22:29il a souffert dans les quartiers, justement, où il y a une communauté ou une dominance culturelle beaucoup plus forte que celle des blancs.
22:35Il y a combien de petits blancs dans les quartiers qui ont été chassés, l'exode urbain ?
22:40François Bousquet l'explique très bien.
22:41Mais malheureusement, c'est un tabou, c'est un impensé, c'est comme une sorte d'inconscient,
22:47cette espèce de sphère médiatique où l'artifice du politiquement correct,
22:52ou l'artifice du conformisme social empêche, justement, de dévoiler ses vérités.
22:56J'invite M. Louis Cattela à aller vivre dans certains quartiers quelques jours
22:59pour qu'il constate de lui-même les conséquences de ce qu'est un petit blanc dans les quartiers.
23:03C'est ce qu'explique très bien le livre d'Alexandre Devecchio.
23:06Et quand Alexandre Devecchio est sur un plateau de télévision face à des personnes
23:11qui, normalement, ont la bonne parole, du coup, ils sont tellement étonnés
23:17qu'ils sont dans un état de sidération.
23:18Il a été très bon, Alexandre.
23:20Il a fait une masterclass.
23:23Donc, il a été très bon.
23:23Son livre est excellent.
23:25Et puis, lui-même a la légitimité pour parler de ces sujets-là.
23:27Donc, il vient d'Épinay.
23:29Il a été très bon parce que, c'est toujours pareil, il rapporte le réel.
23:33Ah oui ?
23:33Et il dit la vérité.
23:34Moi, ce qui me frappe, c'est la sidération des autres quand ils entendent ça.
23:37Oui, vraiment.
23:39Le seul manégal, la seule manière de s'en sortir là-bas,
23:42c'est d'être dans la soumission, dans le wesh.
23:44Oui, c'est ça, exactement.
23:46Mais ce pseudo-humoriste, s'il ne dit pas ça, il ne vient pas sur ce plateau.
23:50Oui, bien sûr.
23:51Voilà, il dit les choses que les gens veulent entendre sur son plateau.
23:56Et c'est pour ça qu'il est sur ce plateau.
23:58S'il disait autre chose, il n'y serait pas.
24:01Donc, ce n'est pas particulièrement drôle.
24:04Et puis, le ton, la manière dont il le dit,
24:06je ne lui promets pas un grand avenir sur les scènes humoristiques.
24:11Le Sénégal a remporté hier soir la Coupe d'Afrique des Nations de foot
24:13après un succès en finale face au Maroc 1-0.
24:16Alors, ce qui est extraordinaire, c'est qu'il y a eu des affrontements extrêmement violents.
24:21Mais alors, ça passe à l'as.
24:25Alors, on va voir la première séquence, c'est sur les Champs-Elysées.
24:27Vous me la prenez.
24:28Faites attention, vous soufflez sur les braises.
24:30Mais non, mais...
24:30Je ne m'étonne pas.
24:32C'est-à-dire que le match a été tellement lunaire,
24:34qu'il y a tellement de choses à commenter dans ce truc.
24:36Le match est lunaire, mais là encore...
24:38Vous avez vu le tweet du président de la République ?
24:40Oui.
24:40Mais je vous assure, on est dans un pays de fou.
24:42Mais c'est dommage d'ailleurs que ça se termine comme ça.
24:44Le président de la République...
24:47J'avais oublié d'ailleurs de le dire à notre ami ce soir, Lucas Busutil.
24:55Le président de la République a félicité le Maroc.
24:57Formidable organisation.
24:58Tout est bien.
24:59Les arbitrages, etc.
25:00Bon, tout ça, ce n'est pas exactement ça.
25:02Mais là encore, on hésite à dire ce qui se passe.
25:05On se plaît quand même à féliciter le Maroc pour l'organisation.
25:08Oui, absolument.
25:09Et je vous dis, François, j'en regrette que le Maroc est perdu.
25:11Alors, regardons la première séquence que je voulais vous montrer
25:13sur les Champs-Elysées, entre l'affrontement pour la police
25:15et franchement, je plains les pauvres policiers
25:18qui ont autre chose à faire un dimanche soir
25:19que de se faire tabasser comme ça s'est passé sur les Champs.
25:22Bon, donc ça, c'était Boulevard Barbès.
25:46Bon, c'est quand même juste, ce n'est pas rien, disons-le.
25:51Et ce qui est extraordinaire, c'est que la France Insoumise,
25:54au milieu de l'après-midi, a multiplié les tweets
25:57que vous avez peut-être vus pour expliquer que la police est raciste
26:01et violente.
26:03Et ça a été, une nouvelle fois, la France Insoumise attaque en meute.
26:08Donc, d'ailleurs, c'était un livre assez célèbre, la meute.
26:12Et vous allez voir tous ces tweets aujourd'hui
26:14de toutes les personnalités que j'ai vues.
26:17Alors, Thomas Porte, quand les néo-nazis défilent dans les rues du pays
26:20pas un policier, pas un coup de matraque, pas un seul gaz lacrymogène.
26:24Silence radio du gouvernement en France pour pouvoir manifester,
26:27y compris quand il s'agit de célébrer une victoire sans être tabassé.
26:30Mieux vaut être blanc, par exemple.
26:32Vous avez Ali Duara, dont j'ai parlé tout à l'heure.
26:34Les supporters sénégalais n'ont manifestement pas eu le droit
26:36au tact et à la souplesse réservée aux agriculteurs.
26:39N'est-ce pas, Laurent Nunez ?
26:41Ce qui s'est passé.
26:42C'est quand même très, très violent.
26:43Il y a eu 14 policiers blessés.
26:45Vous pensez que des policiers, à 11h du soir, le dimanche,
26:48ils attaquent comme ça, matraquent en main, s'il ne se passe rien ?
26:52C'est absolument incroyable.
26:54Les policiers n'attaquent personne.
26:55Oui, ils doivent se précipiter sur leur matraque.
26:57Mais bien sûr.
26:57Alors, il y a une autre séquence que je voulais vous montrer.
26:59Celle-là, je crois qu'elle est sur les Champs-Elysées, Lucas Busutile.
27:03Voyons là cette autre séquence.
27:06Alors, celle-là, vous allez la voir peut-être dans le sujet de Vincent Farrandez
27:10que je vous propose de voir à l'instant.
27:15En quelques minutes, la joie
27:17a laissé place au débordement, en marge de la victoire du Sénégal
27:24dans la Coupe d'Afrique des Nations hier soir.
27:27Dans le quartier de Barbès à Paris, la voie publique est envahie.
27:30Des mortiers d'artifices sont tirés en l'air.
27:35Les policiers interviennent pour dégager la route.
27:41Quelques gaz lacrymogènes sont tirés.
27:44Du mobilier urbain est dégradé.
27:47Sur les Champs-Elysées, huit compagnies de CRS, un drone
27:50et la brigade motorisée, la Brave M, sont déployées.
27:55Des affrontements éclatent.
27:56Certains automobilistes sont arrêtés.
28:04Les drapeaux sont également confisqués aux quelques supporters
28:08ayant tenté de célébrer sur la venue.
28:10Madame Obounou a dit manifester sa colère, répression, manifester sa joie, répression,
28:16manifester, répression, la France de Macron.
28:18Ce n'est pas exactement ça, bien sûr.
28:20Antoine Léaumont a dit le droit à manifester pacifiquement, y compris sa joie,
28:23il appelle ça pacifiquement, est un droit fondamental garanté par l'article 11 de la DDHC.
28:28La honte est sur un gouvernement qui réprime le bonheur par la force,
28:32mais laisse défiler tranquillement les nazis dans Paris.
28:35Puisqu'on parle des agriculteurs, je n'ai pas vu à mon sens un manifestant mettre un genou à terre
28:41et chanter la Marseillaise.
28:42Plus on va se rapprocher des élections municipales et plus on va se rapprocher de l'élection présidentielle,
28:48plus la France insoumise va chercher à racialiser le débat
28:52pour essayer de faire aller aux urnes des électeurs qui en général ne s'y déplacent pas.
28:57Donc ils vont racialiser le débat, on le voit, ils le font depuis longtemps,
29:00mais ils le font de plus en plus à l'approche des élections municipales.
29:04Par ailleurs, il est dit dans le sujet, et c'est un mot qui est couramment utilisé par les journalistes,
29:08il s'agit de débordements.
29:09Non, ce ne sont pas des débordements, c'est un défi qui est lancé à la France.
29:13Parce que la question qui doit nous intéresser est celle qui consiste à savoir
29:16pourquoi il y a ce genre d'image en France
29:19et pourquoi les célébrations se sont extrêmement bien déroulées au Maroc.
29:22Il n'y a pas ce genre d'image au Maroc, d'accord ?
29:25Donc si ces images ont lieu en France mais pas au Maroc, il y a une raison, d'accord ?
29:30C'est un défi lancé à la France.
29:31J'ai été étonné que vous ne parliez pas de France Inter ce matin,
29:33ils ont fait deux sujets, alors c'était des sujets contraires,
29:36pour expliquer que c'était formidable à Stein la manière dont les uns et les autres avaient vécu cette finale.
29:42Pourquoi les autres médias n'en parlent pas ?
29:44Sérieusement, ce n'est pas neutre quand même.
29:47À votre avis.
29:48Ils considèrent que c'est l'immigration, le mot peut-être.
29:52De la même manière qu'il y a, il y avait une manifestation aux Invalides pour la défense de la vie,
29:58pas un mot, on est les seuls à en avoir parlé.
30:04Pardon, là j'ai cru voir effectivement des débordements de l'équipe sénégalaise qui dans la joie...
30:10Je ne sache pas que les Marocains aient manifesté pour dire leur colère.
30:16Je crois que la communauté marocaine s'est bien comportée hier soir, si je peux me permettre.
30:19Bien sûr.
30:20Voilà, je tenais à le dire.
30:22Alors écoutez Reda Bellach, parce qu'il est représentant d'un syndicat de police et il est régulièrement avec nous.
30:29C'est vraiment quelqu'un qu'on aime écouter, qui est un enfant d'ailleurs de l'immigration,
30:35et qui souligne effectivement les difficultés pour les policiers de faire leur métier.
30:40On surexploite les policiers, honnêtement.
30:43Parce que moi j'ai des collègues, ils n'en peuvent plus en fait.
30:46C'est qu'il y a un événement, qu'il y ait une élection parce qu'on a peur qu'il y ait des débordements,
30:50qu'il y ait un événement parce qu'il y a un chef d'État qui se déplace, on a peur qu'il y ait des débordements.
30:55Plutôt que de prévenir ou de dissuader fermement, avec une réponse pénale ferme, à chaque fois on nous suremploie en fait.
31:01Et les collègues, franchement ils n'en peuvent plus.
31:04Je ne pense pas qu'on tiendra très longtemps, je l'ai déjà dit sur ce plateau.
31:06En étant 16 ans sur le terrain, j'ai été convoqué 6 fois à l'IGPN.
31:11Parce que j'ai fait usage de la force et que l'IGPN, soit la personne a déposé plainte,
31:15soit l'IGPN a estimé que j'avais trop utilisé et que je n'avais pas utilisé la force strictement nécessaire.
31:21Donc j'ai été embêté parce que ça ne fait jamais plaisir d'aller à l'IGPN.
31:24Mais si j'avais été condamné, ce qui est possible.
31:27Parce que vous savez, quand vous bossez toute une nuit, vous vous faites insulter une fois, deux fois,
31:32vous roulez au parterre une fois, deux fois, trois fois, oui, au bout d'un moment, oui.
31:35J'ai peut-être, enfin pas la gâchette, mais la main un peu plus, je ne vais pas le cacher.
31:40Il y a 14 policiers blessés hier soir en France, il n'y a pas un mot sur les médias mainstream.
31:46C'est faux.
31:47Mais parce qu'en plus c'est habituel, c'est quelque chose de courant maintenant.
31:5014 blessés dans des manifestations, c'est d'une banalité en France, ça qui est affligeant.
31:53Donc les policiers ne se sentent pas défendus, parfois ils ne se sentent pas défendus par leur hiérarchie,
31:58parfois par le président de la République.
32:00C'était dans le cas de l'affaire Naël, où il avait immédiatement donné la responsabilité sur Florian M.,
32:06dont le procès arrive.
32:09Vous imaginez le niveau de tension.
32:12Moi je pense, je ne sais pas si le procès va, il ne faut pas le délocaliser aujourd'hui.
32:16C'est-à-dire que vous allez aller dans un tribunal avec des jurés qui vont avoir la pression qu'ils vont recevoir.
32:22Bonne chance à eux.
32:23Mais vous savez, le témoignage de Reda Bellach est terrible,
32:25parce que ça aussi c'est très démotivant pour les policiers,
32:29quand ils décident évidemment de passer à l'action,
32:31puisque plutôt que de rester dans leur coin, ce n'est pas leur manière,
32:34c'est la manière dont justement les autorités de tutelle,
32:37comme les JPN, les jugent quelquefois,
32:40je peux vous dire que je ne suis pas le plus mal placé pour le vous dire,
32:42très injustement.
32:43Ségolène Royal à présent.
32:46Alors c'est vrai que, moi j'aime bien souvent recevoir Ségolène Royal,
32:50parce qu'elle a une parole différente.
32:53Ah oui, différente, évidemment sur l'autorité, etc.
32:56Et puis, elle a certaines valeurs sur la famille,
33:00qu'on peut entendre, le rapport qu'elle a avec ses enfants,
33:03l'éducation avec ses enfants.
33:04Une confiance en elle qui parfois dépasse l'entendement.
33:07Bon, voilà.
33:08Et puis après, il y a des gens qu'on aime bien,
33:09et puis c'est la vie.
33:10Il y a des gens qu'on aime bien,
33:11et il y a des gens qu'on aime moins bien.
33:12Comment ?
33:13Vous avez une faiblesse pour Ségolène Royal.
33:14Écoutez, bon.
33:15Mais là, en revanche, je ne peux pas tout à fait souscrire à ce qu'elle a dit,
33:19puisqu'elle est la nouvelle présidente de l'association France-Algérie.
33:23Elle a dévoilé donc un plan en trois points pour mettre fin à la crise franco-algérienne,
33:27reconnaître, réparer et s'excuser.
33:29Et c'est vrai que ça ne me paraît pas la bonne manière,
33:33parce qu'on remet une pièce dans la machine.
33:35Donc écoutez Ségolène Royal.
33:36La première de ces réparations et la première de ces excuses,
33:44c'est tellement évident, et on se demande pourquoi ça n'est toujours pas fait,
33:48c'est la restitution des biens culturels et des archives.
33:53J'étais encore, il y a peu de temps, à Dakar.
33:56Je rencontrais le nouveau président de la République.
33:59Il m'a dit, mais aidez-moi à retrouver les archives sur les tirailleurs sénégalais.
34:04Je suis allée, à la suite de cette visite,
34:07réclamer au ministère de la Défense des archives sur les tirailleurs sénégalais.
34:12Comment se fait-il quand on n'est toujours pas restitué ces archives ?
34:16C'est pareil pour l'Algérie.
34:18Il faut tout restituer.
34:20Il faut tout rendre.
34:21Et à l'heure où on s'interroge sur les coûts budgétaires de telle ou telle action,
34:25ça ne coûte rien.
34:27Et pourtant, ça n'est pas fait.
34:29Eh bien, moi, je pense qu'il faut le faire.
34:31Et rapidement.
34:31Elle n'a pas totalement tort sur l'Algérie.
34:34Il faut tout restituer.
34:35Ah oui.
34:36Excellent.
34:37Non, non, non, vraiment.
34:40Monsieur Prost, s'il vous plaît.
34:41Je n'ai rien dit.
34:42Monsieur Prost, s'il vous plaît.
34:43Je parlais des archives.
34:44Pas ça, s'il vous plaît.
34:45Je parlais des archives.
34:45Pas ça, s'il vous plaît.
34:46Je parlais des archives.
34:47Le modérateur, vous avez coucoué.
34:49Je parlais des archives.
34:51Je ne suis pas loin de quitter la pièce.
34:53Le modérateur que j'ai suivi dit que c'est de l'humour.
34:56C'est de l'humour.
34:57Et comme l'humour doit pouvoir exister.
34:59On peut au moins restituer leurs OQTF.
35:01Ça, c'est permis de le dire.
35:03Ça, c'est possible.
35:04Les OQTF, on a le droit de dire qu'on veut les restituer.
35:05Tout à fait.
35:07Non, mais Ségolène Royal, pourquoi ?
35:11Moi, je pensais qu'elle file un mauvais coton.
35:12Depuis déjà plusieurs mois, il y a une tendance à se rapprocher de Mme Tondelier.
35:16Alors, est-ce que c'est sincère ou est-ce que c'est une perspective politique ?
35:20Je ne sais, mais elle a parlé du génocide à Gaza.
35:23Là, elle est dans une perspective très pro-algérienne.
35:27Je dois vous dire que sur le plan intellectuel, elle m'inquiète un peu.
35:31Moi, je pense qu'il y a un inconscient colonial qui hante la gauche
35:37du fait de l'échec de sa mission civilisatrice en Algérie.
35:41Et que pour la gauche, l'Algérie est un vrai segment électoral.
35:45Et d'ailleurs, il y a même un schisme, sachez-le, au sein de LFI,
35:48entre certains qui sont partisans du MAC, Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie,
35:53et d'autres qui sont pro-FLN.
35:54Et ça a créé beaucoup de luttes intestines au sein de LFI.
35:58Et Mme Royal, dans cette espèce de soumission mémorielle,
36:01ne fait que finalement espérer quelque part agréger un électorat,
36:06peut-être en faveur de Mme Tondelier en cas d'alliance,
36:08ou peut-être en faveur de celui avec lequel ou celle avec laquelle elle s'alliera.
36:13Je la préférais ambassadrice des Pôles.
36:15Oui, oui.
36:16Ah oui, elle était très bien.
36:17Elle était très bien.
36:18Pour les pingouins, pour les pingouins.
36:19Ah oui, très bien.
36:20Elle aurait pu aider le Groenland.
36:21Voilà.
36:22Bon, Sarah Knafow.
36:23Sarah Knafow a précisé son programme en vue des municipales à Paris.
36:26Elle a annoncé entre autres de vouloir rouvrir à l'automobile les voies sur Berge.
36:30Alléluia.
36:30C'est très, comment dire...
36:33Clivant.
36:34Oui, c'est très clivant, mais c'est très audacieux.
36:37Oui.
36:37Allant du musée du Louvre à Bastille, aujourd'hui piétonisée.
36:42Elle veut créer une promenade en hauteur pour les mobilités douces.
36:46Qu'a-t-elle dit, Mme Knafow ?
36:48Elle dit, la vraie écologie n'est pas l'idéologie, c'est le pragmatisme.
36:51L'écologie concrète que je propose, ce ne sont pas des interdictions, mais des solutions.
36:55Je doublerai les effectifs de la police municipale pour atteindre 8000 agents.
36:59J'armerai la police municipale.
37:00Nous mettrons en place un plan d'interpellation systématique dans les zones de non-droit et les quartiers sensibles.
37:0710 milliards d'euros de dettes, c'est un scandale.
37:10Je m'engage à diviser cette dette par deux en 10 ans avec un plan de 10 milliards d'économies sur 10 ans.
37:14Stopper la course folle au logement social qui endettait la ville de manière vertigineuse.
37:18Non, mais ça, c'est des électeurs de la gauche.
37:21C'est vrai à Nantes, c'est vrai à Rennes.
37:22C'est-à-dire que tu multiplies les logements sociaux et t'as tes électeurs et t'es réélu jusqu'à la fin de ta vie.
37:29Simplement, les gens quittent les centres-villes.
37:31Alors, c'est une autre population qui arrive.
37:33C'est ainsi.
37:35Je vous propose peut-être d'écouter Dunia Tengour qui était sur place et qui nous rapporte...
37:39Alors, on ne peut pas écouter Sarah Claffaut.
37:41C'est important que vous le sachiez pour...
37:42Temps de parole, bien sûr.
37:44Pour des raisons de temps de parole.
37:46C'est fou, d'ailleurs.
37:47Je m'assure, c'est quand on y pense...
37:49Ça nous limite beaucoup.
37:50Mais quand on pense à la manière dont le système verrouille la parole en France, le système, c'est invraisemblable.
38:01Il y a 400 chaînes, chacun pourrait faire ce qu'il veut, au nom de la liberté.
38:05Il n'y a pas de temps de parole pour la presse écrite.
38:08C'est ainsi.
38:09Écoutons Dunia Tengour.
38:11Une ville habitable, sûre, admirée et prospère.
38:16Voilà ce que propose Sarah Claffaut, candidate à la mairie de Paris.
38:19Lors d'une conférence de presse devant les journalistes, la candidate a détaillé son plan d'action pour la capitale,
38:24ciblant de nombreux secteurs.
38:26Le logement avec un droit favorisé à la propriété.
38:30Elle a également évoqué une baisse des impôts sur la taxe foncière.
38:34La sécurité a aussi tenu une grande place lors de cette conférence de presse,
38:38avec le recrutement de plus de policiers municipaux.
38:41et leur armement.
38:43La candidate a enfin précisé que l'idéologie était exclue de son programme pour Paris.
38:49Elle est très intéressante, ce début de campagne à Paris,
38:52parce que Sarah Claffaut, déjà, hésitait beaucoup à apporter une candidature,
38:57parce que c'est vrai qu'une candidature droite radicale à Paris,
39:00ça n'a jamais eu les effets escomptés, ça n'a jamais fait de gros scores.
39:03Mais ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, tout le monde se définit par rapport à elle,
39:06alors qu'elle est maintenant candidate depuis seulement un mois.
39:09Emmanuel Grégoire, qui est candidat PS, quand il a eu l'interview, le 3 quarts des questions, c'est sur Sarah Claffaut.
39:14Pareil pour M. Bournazel, pareil pour Mme Dati.
39:17Alors que, finalement, Sarah Claffaut, quand on regarde dans les sondages, elle est plutôt bien placée.
39:21On a des sondages qui sont autour de 6-8%, ce qui est d'ailleurs un bon score.
39:25C'est à peu près le score qu'avait fait Éric Zemmour à Paris.
39:28Donc elle va faire un score, et je trouve qu'elle fait un début de campagne assez remarquable,
39:31en mettant des thèmes dans l'actualité.
39:33Par exemple, celui des 55 000 fonctionnaires à la mairie de Paris,
39:36qui méritent, je crois, d'être regardés avec beaucoup d'attention.
39:41Et puis surtout, la question de la dette aussi, rappelons-le, 10 milliards d'euros.
39:44Vous avez dit droite radicale, Sarah Claffaut, elle incarne ni plus ni moins,
39:48Ce n'est pas méchant dans ma bouche.
39:49Ce qui était le RPR dans les années 80.
39:51Ni plus ni moins.
39:52Et ceux qui ont connu le RPR post-avant 86, après c'est autre chose.
40:00Les états généraux de l'immigration, c'était droite bien comme on l'aime.
40:04Mais De Gaulle disait la même chose.
40:08Mais ce n'est pas injurieux dans ma bouche.
40:10Vous voyez, tout ça est devenu avec le temps...
40:13De Gaulle, ça a été plus, parce que le RPF de De Gaulle, pardon, c'était...
40:16Donc Sarah Claffaut, la difficulté pour elle, c'est qu'il ne faut pas qu'elle apparaisse,
40:22comme celle qui puisse faire perdre Rachida Dati.
40:26C'est quand même un problème.
40:28Si elle fait plus que 10%, c'est quand même un problème.
40:31Après, il y a un deuxième tour et un ralliement possible, une alliance possible.
40:34Oui, oui.
40:36Mais la sociologie parisienne favorise sans doute Sarah Claffaut.
40:41Parce qu'autant le RN est en difficulté dans une grande ville...
40:45Surtout avec un candidat qui n'est pas très populaire, M. Mariani, j'ai l'impression.
40:50Oui, mais là, dans une ville comme Paris, où vous avez une sociologie, me semble-t-il,
40:56qui sera sensible à Mme Claffaut, elle peut faire un score important.
41:03Mais elle même dit qu'elle ne veut pas gêner Rachida Dati, parce qu'elle veut faire gagner,
41:07elle veut battre la gauche.
41:08Donc comment vous trouvez ce chemin, ça ne va pas être simple.
41:11En tout cas, pour compléter ce que disait Jules, il y a dans cette campagne,
41:14il y a deux mois de l'échéance municipale, il y a une vraie dynamique pour la droite à Paris.
41:18Ce qui n'était quand même pas arrivé depuis longtemps.
41:21À la fois Sarah Claffaut et Rachida Dati, qui est quand même loin devant Sarah Claffaut,
41:24dans les sondages, mais il y a une dynamique pour les deux.
41:27Et toutes les deux font une très bonne campagne.
41:29La campagne de Rachida Dati est très bonne aussi,
41:32alors que la gauche est un peu inaudible dans cette campagne.
41:34Donc j'espère qu'elles ne vont pas se neutraliser l'une et l'autre.
41:37Alors c'est très rapidement, parce qu'on est aujourd'hui le 19 janvier,
41:41c'est dans deux mois.
41:42Je vois notre ami Gauthier Lebrette qui est déjà là,
41:44il peut venir parce que tout à l'heure je pense qu'il parlera de ces sujets-là.
41:48Bonsoir cher Gauthier.
41:49La ministre de la Culture est candidate de la droite à Paris,
41:53a annoncé dimanche d'ailleurs qu'elle quitterait le gouvernement
41:55avant les élections municipales des 15 et 22 mars prochains,
41:58sans donner toutefois de date.
42:01Je ne sais pas qui sera ministre de la Culture,
42:03c'est toujours intéressant de savoir quand elle va partir,
42:05qui sera ministre de la Culture.
42:06Vous n'avez pas une idée ?
42:08Claire Chazal, elle essaye à chaque fois.
42:10Soyez gentil avec Claire Chazal.
42:11C'est vraiment méchant.
42:14Yann Durespelle a été dans notre métier,
42:16elle a fait belle...
42:17Vous cherchez des noms, je vous en donne un !
42:19Vous arrivez, vous ironisez !
42:21Ça peut m'arriver.
42:22Mais c'est vrai qu'elle a plusieurs fois,
42:24c'est la jeunesse.
42:25Mais là avec Claire Chazal, écoutez,
42:27elle a fait une belle carrière.
42:28Elle est formidable.
42:29Mais qui a dit le contraire ?
42:31Oui, mais elle a fait une belle carrière dans notre métier,
42:34elle mérite notre...
42:35Mais qui a dit le contraire ?
42:37On n'a pas aimé.
42:39Reprenez-vous.
42:39Il y a un climat.
42:40Elle serait bien meilleure que d'autres.
42:42Elle serait bien meilleure que d'autres.
42:43J'ai une RS lobby.
42:45Non.
42:46Claire Chazal.
42:47On ne touche pas à Claire Chazal.
42:51On ne touche pas à Claire Chazal.
42:52Je vais faire un peu du mou.
42:53Non, mais je vais vous dire,
42:54c'est tout bête, moi j'ai travaillé avec elle.
42:57D'autres aussi.
42:57Oui, c'est...
42:59Voilà, c'est une professionnelle de qualité.
43:04Alors, en revanche,
43:05je voulais vous faire écouter...
43:06Ah oui, ça, ça fait ma joie.
43:09Alexandra Schwarzbronn.
43:10Ah oui, non, c'est merveilleux.
43:11Ça, c'est merveilleux.
43:12Donc, elle est directrice adjointe de Libération sur Public Sénat.
43:15Mais ce qui est toujours intéressant,
43:17c'est d'essayer de pénétrer la psychologie des uns et des autres.
43:19Donc, cette dame,
43:21qui est directrice...
43:23Numéro 2, numéro 3.
43:24Directrice adjointe.
43:25Ah oui, je ne sais pas.
43:26Elle dit, mais il faut que les Parisiens se...
43:27Vous ne me rendez pas compte,
43:28mais Rachida Datis,
43:30si elle est...
43:31Bon, je rappelle qu'elle est dans un journal
43:34qui a célébré, il y a 40 ans,
43:37l'arrivée des Khmer Rouges à Knampen.
43:39Bon, et qui, globalement, s'est trompée toujours sur tout le temps.
43:41Et la pédophilie, en fait.
43:42Et Roménie aussi.
43:43Voilà, sur tout le temps.
43:44Donc, madame, on parle souvent de l'histoire des partis politiques,
43:49l'histoire des journaux, ça existe.
43:50Donc, elle se trompe.
43:52Madame Schwarzschild, comme tout le monde, s'est trompée.
43:54Et évidemment, elle est une militante.
43:56Alors, une militante XXL.
43:57Pour voir le niveau.
43:58Je ne lui reproche pas, d'ailleurs.
43:59Bon, elle a le droit.
44:01Elle a le droit, c'est libé.
44:03Mais écoutez, ce qui est drôle,
44:05c'est la manière dont elle lit.
44:07T'as l'impression que Rachida Datis,
44:08elle va manger les enfants.
44:10Donc, écoutez...
44:11Ça, c'est parfait.
44:11Non, mais c'est même honteux que Rachida Datis,
44:15un, soit toujours ministre de la Culture,
44:17deux, se présente à Paris tranquillement.
44:19D'ailleurs, elle n'est pas démissionnée de son poste de ministre de la Culture
44:22pour se présenter à Paris.
44:24C'est quand même honteux.
44:25Enfin, je ne comprends même pas que les Parisiens la mettent à ce niveau de...
44:32Enfin, qu'elle se situe à ce niveau-là dans les sondages.
44:35Elle est très populaire.
44:35Parce que c'est une imposture totale.
44:38Et donc, il faut que les Parisiens et les Parisiennes,
44:42comme dirait Anne Hidalgo, j'ai l'impression de...
44:45Toutes et tous.
44:46Il faut qu'ils aient conscience de ce qui leur pend au nez.
44:49Enfin, là, il faut se réveiller.
44:52Imaginer, imaginons de vivre dans un Paris dirigé par Rachida Datis,
44:57peut-être avec une alliance avec l'extrême droite,
44:59puisque c'est très à la mode, l'alliance droite-extrême droite,
45:02est présidée dans un pays présidé par l'ERN.
45:06C'est puissant comme argumentation.
45:08Elle est sur une chaîne publique.
45:10Je n'ai pas l'impression qu'elle ait reçu une immense contradiction.
45:14Public Sénat.
45:15C'est l'impression que les Allemands sont à Paris.
45:18Elle n'en parlerait pas autrement.
45:19Elle m'a ouvert les yeux.
45:22Elle m'a répondu comme une crêpe.
45:24L'argumentaire est imparable.
45:25Il y a une telle démonstration.
45:27Mais la pauvreté intellectuelle de cette femme, pardon, c'est dingue.
45:32Et elle est invitée sur une chaîne comme Public Sénat
45:34pour aller dire à peu près n'importe quoi.
45:36C'est effarant.
45:38Mais il y a une intolérance.
45:40D'abord, il y a une radicalisation aujourd'hui.
45:42Les gens de gauche, en fait, ils ont eu la mainmise,
45:46surtout pendant des années, et sur la société culturelle.
45:50S'attendent depuis des semaines.
45:54Ça a été le service public, ça a été France Inter, Libération, etc.
45:58Ça les rend fous.
45:59Ils ne sont pas habitués.
46:01On doit s'attacher à son privilège.
46:03Mais bien sûr.
46:03Donc ils disaient, mais comment ?
46:05Les Parisiens, vous devez vous rendre compte ?
46:07Mais vous imaginez !
46:09Les loups sont entrés dans Paris.
46:12Et donc, moi, il faut prendre ça avec un peu de recul et un peu de sourire.
46:23Pourquoi pas ?
46:23Et en même temps, vous avez entendu Laura Adler qui ressemble un peu à cette dame
46:30qui expliquait que les Iraniens devaient prendre leur mal en patience.
46:35Oui, exactement.
46:36Bon, vous savez qu'aujourd'hui, c'est le Blue Monday.
46:39C'est quoi ?
46:40Vous ne savez pas ce que c'est que le Blue Monday ?
46:41C'est sa journée la plus déprimante de l'année.
46:43Et t'as une musique pour ça ?
46:44C'est pour ça que je vous ai invité.
46:45Je me suis dit que...
46:46Enfois, c'est moi qui vous invite.
46:49Il a bien joué son rôle.
46:51C'est pire que ça, même.
46:53Quoi ?
46:53Vous avez réclamé une invitation.
46:55J'ai réclamé...
46:57Il a fait deux interventions.
46:59Le fiel coule dans ses veines.
47:03C'est amusant.
47:04Il ne parle le fiel.
47:06Et il a 30 ans.
47:07Vous allez voir ce que ça va être.
47:08Il y a une volonté de vous nuire.
47:10Oui, bien sûr.
47:10Non, non, c'est naturel.
47:11Le moment que vous avez attendu, samedi soir.
47:14Et vous vous couchez à 6h du matin, je mets 8 jours pour récupérer.
47:18Si je me couche à 6h du matin, vous êtes très gentil, mais vous êtes jeune.
47:23C'est vrai.
47:23Donc, forcément, bon, il est 20h57.
47:27Le Blue Monday.
47:28Le Blue Monday.
47:29Ça est toujours le troisième lundi de janvier.
47:31Pourquoi ce jour-là ?
47:33Parce qu'on considère que c'est le pire jour de l'année.
47:36On est reviens nuit de Noël.
47:37Le début de l'année, il fait froid.
47:39Je ne sais pas qui décide, mais bon.
47:40Alors, moi, je me suis dit que pour célébrer le Blue Monday, on allait écouter les chansons
47:47les plus déprimantes.
47:49L'international.
47:50Elle allume, elle l'a tourne pas.
48:00Non, alors, celle-là.
48:01Il faut oublier tout.
48:04Peut s'oublier.
48:05Ça, c'est quand même très déprimant.
48:06Qui s'enfuit déjà.
48:09Oublier le temps.
48:11Des malentendus et le temps.
48:15Perdus.
48:16À savoir comment.
48:18Vous avez dit parfois, une femme ne me quitte pas.
48:21Oublier ses œuvres.
48:22Je ne suis pas dans la lamentation.
48:24Et il y a des femmes qui vous ont dit, ne me quitte pas.
48:29Trop.
48:31Il n'ose même pas dire.
48:32Non.
48:32Ne me quitte pas.
48:33J'ai eu deux malheurs dans ma vie.
48:34Ma première femme m'a quitté.
48:35La deuxième est restée.
48:37Avec le temps.
48:39C'est pas vrai.
48:40C'est ça, Chaguitry.
48:42Avec le temps.
48:43Celle-là, je la trouve déprimante.
48:45Parce que celle-là, elle dit qu'avec le temps, on se fout de tout.
48:48Ça, c'est horrible.
48:50On n'aime plus.
48:51On n'a plus de sentiments.
48:53C'est terrible.
48:54Et c'est vrai ou pas ?
48:55Je vous en parle.
49:00Troisième intervention.
49:02Le fiel.
49:05Le fiel coule dans ses rêves.
49:07Non, les sentiments, hélas, sont moins vifs que lorsqu'on avait 15 ans, peut-être.
49:15Peut-être.
49:16Mais on aime, j'espère.
49:20On est quand même...
49:21L'amour est là.
49:23C'est beau.
49:23Et puis, il est 20h59.
49:26Donc, Isabelle Piboulou va nous remonter le moral.
49:29Et après, ce sera donc Gautier Lebrecht.
49:33Moi, je vais être gentil avec vous, justement, et avec un programme remarquable.
49:37Et il est 21h, Isabelle.
49:39C'est à vous.
49:40Bonsoir, Pascal.
49:43Bonsoir à tous.
49:44À la Une, le 49-3 est donc l'arme dégainée par Sébastien Lecornu pour enfin doter la France d'un budget.
49:50Le Premier ministre reconnaît un semi-échec et un semi-succès.
49:55Il engagera dès demain la responsabilité de son gouvernement avec regret et amertume, dit-il.
50:00Mais il l'assure.
50:02Le déficit public sera, comme il l'avait promis, à 5% du PIB.
50:05En réaction à son passage en force, les députés LFI et ARN déposeront des motions de censure chacun.
50:13Les discussions à Paris sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie se concluent par un nouvel accord.
50:19Un texte complémentaire à l'accord de Bougival, signé en juillet dernier, qui prévoit notamment la création d'un État calédonien.
50:26Emmanuel Macron a aussi annoncé la signature d'un protocole financier dans la soirée.
50:31Un drame de plus en Savoie. Un skieur hors-piste est mort dans les Alpes.
50:36Âgé d'une trentaine d'années, il a été enseveli dans le couloir de l'Avanché à Val-d'Isère.
50:41L'alerte a été donnée vers 16h30 par un témoin.
50:45La victime, retrouvée 15 minutes après, n'a pas pu être réanimée.
50:49Le week-end du 10 janvier, déjà, 6 personnes ont péri dans des avalanches dans les Alpes.
50:54La préfecture de Haute-Savoie appelle à la prudence pour la journée de demain.
50:58Lionel Jospin, convalescence après une opération sérieuse.
51:02La nature de l'intervention n'a pas été divulguée.
51:05L'ancien Premier ministre socialiste de 88 ans se repose à son domicile
51:10et veut rassurer à tous ceux qui s'inquiètent de ma santé.
51:13J'ai subi une opération qui s'est bien passée, a-t-il précisé dans une brève déclaration.
51:19Constat alarmant de l'ONU, le recours à la peine de mort dans le monde augmente.
51:23Le nombre d'exécutions s'explique par une hausse significative dans un petit nombre d'États qui maintiennent la peine capitale.
51:31Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme se dit préoccupé par la situation en Iran, en Arabie saoudite et aux États-Unis.
51:38En Iran, par exemple, au moins 1 500 personnes auraient été exécutées l'an dernier,
51:43la peine capitale étant un outil d'intimidation du régime.
51:46Le chef de la police iranienne lance un ultimatum de trois jours aux personnes impliquées dans les manifestations pour se livrer aux autorités.
51:54Des contestations qu'il qualifie d'émeutes.
51:57S'ils se rendent, ils pourraient être traités avec plus de clémence, dit-il.
52:01Pour rappel, la mobilisation lancée le 28 décembre a été étouffée par une répression qualifiée de massacre par Amnesty International.
52:09Enfin, le prince Harry, devant la haute cour de Londres, le fils cadet du roi Charles III, poursuit sa bataille contre les tabloïdes britanniques.
52:18Le prince accuse l'éditeur du Daily Mail d'avoir obtenu des informations sur sa vie privée de façon illégale.
52:25Il témoignera jeudi devant le tribunal.
52:27À ses côtés figurent au total sept personnalités, dont le chanteur Elton John.
52:32Merci beaucoup Isabelle.
52:34Et puis il y a beaucoup de messages qui arrivent après la petite discussion que nous avons eue sur Avec le temps.
52:39Il y a quelqu'un qui me dit qu'on n'aime plus fort quand on a 15 ans, quel retour d'expérience.
52:46Merci à Lucas Buzutil qui était donc chef d'édition ce soir.
52:50Merci d'ailleurs pensé pour Benjamin Aneau qui n'était pas là et on l'embrasse fort, Benjamin.
52:56Samuel et Mickaël étaient à l'image, au son c'était Greg, Nicolas Roger était avec nous.
53:00Et vous dans un instant ?
53:02Absolument, sur Rima Hassan, sur les débordements en marge de la finale hier de la Coupe d'Afrique des Nations.
53:06Et puis j'aimerais aussi qu'on revienne, puisque hier ça a été peu traité,
53:09mais samedi, pardon, ce week-end, un jeune a été agressé pour sa doudoune dans le métro parisien à coups de machette.
53:15Oui.
53:16Je vois que vous serez en bonne compagnie parce que j'aperçois au loin Jean-Claude Dacier qui est présent.
53:2321h03, bonne soirée à tous avec Gauthier.
53:26A demain.
53:2622h03, bonne soirée à tous avec Gauthier.
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