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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, Elisabeth Lévy est avec nous, Gilles-William-Golnadel, Louis de Ragnell, Pierre Lelouch, Johan Ozaïe.
00:06Nous allons commencer avec Chalons-sur-Saône parce qu'il n'aura pas fallu attendre longtemps et c'est très
00:11intéressant ce qui se passe à Chalons-sur-Saône
00:13parce que c'est là qu'on voit que chaque jour la société française est testée, un peu plus, et
00:18on va voir comment elle va réagir, etc.
00:20Élu dimanche à Chalons-sur-Saône, deux membres d'une liste de la France Insoumise ont saisi le tribunal
00:25pour faire annuler un article du règlement intérieur du conseil municipal.
00:29Cet article interdit les vêtements ou signes religieux ostensibles.
00:34Donc vous avez eu d'abord un premier tweet de Gilles Platret.
00:37Gilles Platret, ex-républicain, il a été réélu dès le premier tour, il veut évidemment défendre la laïcité, c'est
00:44le maire de Chalons.
00:45La laïcité est attaquée à Chalons par les élus LFI, j'irai la défendre devant les juges.
00:50Mais on voit bien que la société française, elle est attaquée.
00:53Et au-delà de l'aspect religieux, je ne connais pas ces deux jeunes femmes, mais je vois, on peut
00:59imaginer que c'est bien autre chose qui est en jeu.
01:02Alors écoutez, M. Platret, la question lui est posée, qui sont ces deux jeunes personnes, nouvellement, élues au conseil municipal
01:09?
01:10Le leader Chalonnais de LFI et l'autre, la numéro 2, est représentant d'une organisation qui s'appelle Libawat.
01:17Libawat, c'est une organisation dite de femmes musulmanes, qui est là pour faire du communautarisme.
01:22Et donc, ils ont essayé de faire casser ce règlement intérieur qui disait quoi ?
01:26Qui disait simplement, nous ne voulons pas que les tenues vestimentaires défendent une religion plutôt qu'une autre.
01:31Donc deux personnes, un homme, Damien Salet, une femme, Lamia, Sabrina, Sari.
01:37Mme Sari appartient donc à l'organisation Libawat, comme le dit à l'instant M. Platret, syndicat de femmes musulmanes.
01:44Alors il y a pas mal de réactions, il y a la réaction de Marine Le Pen, et puis après
01:47je vais vous donner évidemment l'appareil, la parole.
01:50Le parti socialiste qui prétend défendre la laïcité et incarner les valeurs de la République a donc noué partout en
01:55France des accords électoraux avec une extrême gauche
01:57dont la seule obsession est de relayer l'antrisme communautaire et religieux dans les institutions représentatives de la République.
02:04Et M. Lysnard est sur cette ligne-là.
02:08Ça commence.
02:09Tout juste élu.
02:10Deux élus LFI saisissent la justice pour avoir le droit de porter le voile au sein du conseil municipal, etc.
02:16Etc.
02:18Commentaire ?
02:18On peut tout reprocher à la France insoumise et on a beaucoup de choses à leur reprocher.
02:22Mais une chose qu'on ne peut pas leur reprocher, c'est qu'ils n'avancent pas masqués.
02:25Tout est clair.
02:26Leur projet est clair.
02:28Ils sont main dans la main avec les islamistes, avec les frères musulmans.
02:32Ils appliquent le projet des frères musulmans.
02:35Bien sûr qu'ils vont vouloir imposer les signes religieux et le port du voile dans les conseils municipaux.
02:40Attention aux mairies.
02:42Saint-Denis est déjà tombé.
02:43Roubaix probablement dimanche.
02:44Moi j'attends.
02:45Je dis que la mixité est menacée.
02:47Je pense que les maires de Roubaix, les maires de Saint-Denis vont tenter d'imposer des horaires réservés aux
02:52femmes dans les piscines.
02:53J'attends de voir ce qui va se passer dans les cantines.
02:54Puisque les mairies ont la main sur les cantines pour les villes.
03:02C'est le communautarisme.
03:03Donc j'attends de voir ce qui va se passer pour les primaires.
03:05Je vais dans les cantines du primaire.
03:06Donc j'attends de voir ce qui va se passer.
03:08Quel repas est-ce qu'ils vont proposer aux élèves ?
03:10Voilà.
03:11Évidemment, tout cela est extrêmement grave.
03:13Mais encore une fois, les Français le savent.
03:15Ils n'avancent pas masqués.
03:17Non mais ça c'est tout à fait juste.
03:19Et ça permet dans le fond, c'est très bien.
03:20Vous dites que les Français le savent, on précise que les gens dont vous parlez sont Français.
03:24Oui, mais naturellement, les Français le savent.
03:26Tous les électeurs le savent.
03:27Non mais les gens dont vous parlez, c'est que c'est...
03:31Les autres Français le savent.
03:33Tous les Français le savent.
03:35Mais vous avez raison, ça devrait permettre un débat vraiment argument contre argument.
03:39Ce qui est plus inquiétant, c'est qu'ils ne mobilisent pas seulement les islamistes avec cela.
03:44Ils mobilisent une partie de la jeunesse des néo-bourgeois, des enfants néo-bourgeois, des centres-villes.
03:50Car tout cela, c'est au nom du libéralisme.
03:53Vous n'allez quand même pas empêcher les femmes de s'habiller comme elles veulent.
03:55Vous avez les féministes qui défendent le voile.
03:58Vous avez toute une partie de la jeunesse qui trouve qu'il faut laisser les gens faire comme ils veulent
04:02avec leur religion.
04:04Et donc ça, c'est inquiétant.
04:05Parce que ce n'est pas seulement une partie uniquement communautarisée.
04:10Ces mêmes gens très libéraux ne supportent pas la vue d'une crèche à tout hasard.
04:16Ils sont tellement libéraux.
04:17C'est du libéralisme assez sélectif.
04:20Oui.
04:22Non, ils veulent faire plaisir à leur clientèle.
04:25Je crois savoir que Gilles Platret a indiqué qu'ils avaient été déboutés par le tribunal administratif.
04:32Ces gens-là, ils sont quand même...
04:34De temps en temps, la justice...
04:37Vous ne pouvez pas en être en ce moment.
04:38Non, parce que Gilles Platret avait eu l'intelligence de faire un copier-coller du règlement de l'Assemblée nationale.
04:43Donc si le tribunal administratif rejetait la demande de Gilles Platret dans la mairie, je ne vois pas comment ça
04:49aurait pu tenir à l'Assemblée nationale.
04:51Mais tout ça, Pascal, n'est pas très étonnant en réalité.
04:54Non.
04:55C'est-à-dire que Saint-Denis va...
04:57Qu'est-ce qu'il cherche à faire ?
04:58C'est un territoire autonome.
04:59Le vrai séparatisme, c'est celui-ci.
05:01Non, mais quand vous écoutez le maire de Saint-Denis, on a vraiment l'impression, le soir de la victoire,
05:05c'est une terre de gauche, c'est à nous.
05:07Et on a l'impression qu'il n'y a qu'eux qui peuvent régner sur ce territoire-là.
05:10Et demain, vous verrez...
05:11Moi, je regarderai...
05:12Il y a deux villes à regarder dimanche soir en plus de Roubaix.
05:15Il y a la Courneuve et il y a Aubervilliers.
05:17Vous allez voir, ça va être un vrai laboratoire.
05:19La Courneuve, c'est très intéressant parce que la Courneuve, c'est deux listes qui se sont alliées.
05:25Exactement.
05:25Mais regardez la liste, pour en reparler, c'est quand même des gens assez chauds dans le registre de Yohann
05:30Uzaï en termes de LFI.
05:34Mais je trouve que par rapport à tout ça, il y a une remise en question...
05:37Ça, c'est là ce que vous dites, mais bon...
05:38Non, mais il y a une remise en question...
05:39Je vous ai connu plus précis.
05:41Non, Pascal, je pense qu'aussi, il faut se remettre un tout petit peu en question
05:44parce que ça fait des années qu'un certain nombre de personnalités et de partis politiques
05:48qui essaient de combattre LFI, force est de constater qu'aujourd'hui,
05:51les arguments qui ont été utilisés jusque-là ne fonctionnent pas.
05:54Alors, attention, parce que ce matin, Dimitri Pavlenko sur Europe 1 rapportait cette information,
05:59c'est l'opinion qu'il a donnée.
06:01655 000 voix, 655 000 voix pour la France insoumise au premier tour des municipales.
06:08Plus de 5 millions et demi pour la gauche républicaine.
06:10Donc, il y a un effet loupe, il y a un effet vitrine,
06:13parce qu'il y a Roubaix, il y a Toulouse, etc.
06:17655 000 voix.
06:18Et l'article, dans l'opinion, vous l'avez peut-être lu, qui était très remarquable d'ailleurs.
06:23C'est-à-dire que tu t'aperçois que presque la France insoumise est souvent en recul.
06:27Par exemple, la France insoumise a perdu trois villes qu'elle avait gagnées.
06:31Donc, tout ça n'est pas forcément dit.
06:32Comme les journalistes sur la France insoumise ont parfois une forme d'indulgence.
06:39Donc, c'est l'opinion qu'il l'a dit ce matin.
06:41Pascal, il y a deux choses.
06:42Il y a le nombre de voix et après, il y a les symboles.
06:44Pascal, il y a des villes...
06:46655 000 voix.
06:47Je suis d'accord avec vous, en valeur absolue.
06:49Vous savez, la politique, c'est aussi beaucoup des symboles.
06:51Et vous voyez le nombre de villes aujourd'hui en France dans lesquelles LFI impose des seconds tours.
06:56Vous avez raison.
06:57Et on a parlé de Nantes et on reparlera de Toulouse.
07:01Mais c'est aux électeurs de choisir.
07:02On le dit tous les soirs.
07:03Vous voulez dire quelque chose, M. Le Touche ?
07:04Oui, je voulais dire que je dirais à M. Platré d'utiliser une subvention municipale
07:11pour amener la dame en question, l'élu avec lui.
07:14et simplement un téléphone portable pour filmer.
07:18Dans un pays que j'ai bien connu, j'y ai travaillé en Afghanistan.
07:21Et regardez le traitement des femmes en Afghanistan.
07:24Et comment on les met dans les coffres des voitures.
07:26Et peut-être que cette dame comprendra que le voile n'est pas une bonne idée.
07:30En tout cas, ce serait un film à montrer dans les écoles.
07:33Elle ne comprendra pas.
07:34Mais vous avez raison.
07:36Vous exagérez son honnêteté intellectuelle.
07:38C'est ce que je ferai.
07:40C'est à sa place.
07:41Autre accord municipal.
07:44On est parfois surpris.
07:47Et la position de François Hollande, vraiment, elle est surprenante.
07:51Parce qu'à 48 heures, il a dit l'exact contraire.
07:54Et c'est François Hollande.
07:56Donc, tu es quand même surpris.
07:57Et je vous assure, pour nous surprendre aujourd'hui, il faut se lever tôt.
08:01D'une certaine manière.
08:02Bon, le maire sortant de Tulle, Bernard Combe, a annoncé mardi la fusion de sa liste avec celle de l
08:07'union PCF, LFI, écologiste pour le second tour des municipales.
08:11Tulle.
08:11En Corrèze.
08:12Une décision encouragée par l'ancien président François Hollande.
08:16Bernard Combe est un proche, en plus de François Hollande, député de la circonscription.
08:20Il est député d'Hivergauche.
08:24Il est arrivé deuxième derrière le candidat Laurent Melun.
08:30Il est maire, pardonnez-moi, je vous ai dit député, il est maire, Bernard Combe.
08:35Et, effectivement, il a fait une exception pour Tulle, François Hollande.
08:41Et ce qui est intéressant, c'est d'écouter ce qu'il disait.
08:44Mais, il y a, ah oui, on ne peut pas le passer, malheureusement, pour le temps de parole.
08:50Il le disait lundi sur l'antenne de France Inter.
08:53Et puis, Bernard Combe a répondu en disant, visiblement, puisque ce n'est pas du tout ce qu'il m
08:57'a dit ce matin au téléphone, il m'a dit union, union, union.
08:59Alors, peut-être que pour Tulle, c'est plus important qu'ailleurs.
09:02Et je crois que c'est vrai.
09:03Donc, Bernard Combe, je ne suis pas sûr que François Hollande soit très content de ce qu'a dit Bernard
09:07Combe, puisqu'il a manifestement trahi une conversation privée.
09:11C'était le journaliste qui lui disait, il fait une exception pour Tulle, François Hollande.
09:15C'est dans le journaliste, c'est dans France 3, pays de Corrèze.
09:21France 3, pays de Corrèze.
09:22Enfin, bon, je le dis à propos...
09:23C'est invraisemblable.
09:24Non, mais c'est un...
09:25Oui, mais c'est invraisemblable.
09:26Ça s'appelle, alors, traite, collabos, vous dites le mot goulé, c'est pas très agréable à entendre, sans doute.
09:31C'est la triste réalité, je le dis pour Hollande, je le dis pour l'ensemble, ou quasiment l'ensemble
09:36des socialistes.
09:37Tout le débat depuis 15 jours, 3 semaines, portait sur l'antisémitisme de LFI.
09:43En vérité, ça fait 2 ans qu'il porte là-dessus.
09:46Je veux dire, la digue a sauté.
09:48Elle a sauté, la digue.
09:49Il faut entendre ça.
09:52Vous entendez beaucoup de protestations dans la presse antiraciste ?
09:55Pas du tout.
09:57Donc, vous dites 650 000, finalement, c'est pas beaucoup.
10:00Mais c'est énorme par rapport à, justement, la manière dont ces gens-là se sont commis.
10:06Dans un pays normal encore, la question de la dissolution d'un parti antisémite se poserait.
10:13Et là, écoutez, pardon, la digue, elle a sauté.
10:17Chez les socialistes, la digue a sauté aussi, puisqu'ils vont avec eux.
10:21Oui, mais c'est ce que je dis.
10:22Et qu'ils naufragent en même temps leur valeur.
10:25Mais c'est ce que je dis, c'est à propos de François Hollande.
10:28Ce qui m'amuse toujours, c'est le monde intellectuel.
10:32Les journalistes, bien sûr, mais les universitaires.
10:34Comme vous avez raison.
10:35Les artistes, les intellectuels, les consciences de gauche,
10:39ceux qui nous donnent des pensions, les tribunes avec les universitaires, etc.
10:43Pas une pétition.
10:44Pas une pétition.
10:46La colline des bons sentiments.
10:48Personne.
10:48Mais pas un artiste.
10:49Rien, mais attendez.
10:50Mais pas un artiste.
10:51Les artistes, ils sont blanches gardinisées.
10:53Ils ont dans la tête que les juifs sont trop puissants.
10:56Ils ne sont pas antisémites.
10:57Il y en a beaucoup qui ont ça dans la tête.
10:59Honnêtement, Elisabeth, ils ont la truie.
11:02Il y a de la lâcheté.
11:03Ils ont la truie.
11:04La lâcheté, c'est quoi ?
11:06La lâcheté, c'est ceux qui pourraient dire quelque chose et qui ne parlent pas.
11:09Pourquoi ? Parce qu'il y a trop de coups à prendre.
11:11La lâcheté, c'est ceux qui disent, ce n'est pas le bon moment.
11:14Il y a une grande indifférence.
11:15Je ne peux pas parler.
11:17Oui, tu as raison.
11:18Il y a une grande indifférence.
11:18Pour compléter quand même ce que disait William, il y a des milieux où l'antisémitisme...
11:22Ce n'est pas le moment.
11:23Moi, j'entends ça.
11:24Il y a des tendances.
11:25Parce qu'il se parle de l'anticapitalisme, de l'antisémitisme.
11:28C'est une technique.
11:31Ce n'est pas le moment.
11:33C'est Ponce Pilate.
11:35Mais tout le monde n'est pas Émile Zola.
11:36Non, mais François Hollande, il a une responsabilité particulière.
11:38Personne n'a Émile Zola en l'opture.
11:39François Hollande, il a été président de la République.
11:42Qu'un ancien président de la République s'accommode, parce que c'est un peu ce qu'il fait,
11:45s'accommode de l'antisémitisme.
11:47François Hollande, il connaît les dangers liés à l'islamisme.
11:50Il les a touchés de très près, ces dangers-là.
11:52Et il s'en accommode tant même.
11:53Parce qu'en fait, François Hollande, il ne faut comprendre qu'une seule chose.
11:56Il a des grands principes, des grands discours, très beaux, magnifiques.
12:00On fait barrage, la France insoumise, impossible de s'allier.
12:02Et puis, dès que le poste est en jeu, comme là à Tulle,
12:06dès que le poste est en jeu, ces grands principes, on les oublie.
12:08Et quand il faudra qu'il se fasse élire en 2027,
12:11s'il a l'intention d'être candidat,
12:12il s'accommodera de tout ce que représente la France insoumise.
12:15Et il fera la tournée des plateaux de télévision
12:19où il sera reçu en majesté, dans l'émission de quelle époque ?
12:24Dans l'émission de Yann Barthez, etc.
12:26Où il fera rire ses amis qui souriront de bon cœur à ses plaisanteries.
12:30Et ils ont des barrages à l'extrême droite.
12:33Avançons, avançons, avançons.
12:35On parle beaucoup de M. Mélenchon sur l'antisémitisme de M. Mélenchon.
12:40Il n'est rien, M. Mélenchon, par rapport à ses lieutenants.
12:44Les portes, les soudés et tout.
12:46Il n'est rien.
12:48Il est mou, M. Mélenchon, par rapport aux autres.
12:50Avançons, parce que le président de la République,
12:53depuis l'Élysée, a donné ce qu'il fallait dire ou penser.
12:58Écoutez la parole de Maud Bréjot,
13:00et à travers elle, évidemment, la parole du président de la République.
13:04Sans commenter le résultat de ce premier tour,
13:06puisqu'il a indiqué que ce n'était évidemment pas son rôle,
13:09le président a tenu à souligner dans ce moment
13:13l'importance que personne n'oublie,
13:14que les extrêmes, où qu'ils soient,
13:17demeurent dangereux pour la République.
13:19Il a insisté sur le fait que les arrangements des partis
13:22ne devaient pas faire oublier quelques principes.
13:24D'une part, on ne peut pas oublier les discours
13:27et les actes d'excès d'où qu'ils viennent.
13:29Et d'autre part, on ne peut pas oublier les principes républicains
13:33niés d'où que cela vienne.
13:36En fait, c'est ça la lâcheté.
13:37Et même Maud Bréjot, qui est une jeune femme qui a de la qualité,
13:41c'est ça la lâcheté.
13:41– Oui, très bon, elle n'est pas parole.
13:43– Elle peut partir, c'est toujours pareil.
13:45– En vérité.
13:46– Quand tu n'es pas d'accord, tu peux partir.
13:48– Il renvoie dos à dos un parti antisémite
13:50avec un parti qui ne l'est plus.
13:52Cet homme-là ne fait rien, mais il le fait mal.
13:55Il n'est pas monté contre l'antisémitisme,
13:57il n'a pas monté contre le Hamas.
14:00La France est en faillite.
14:03Je veux dire, il n'a rien fait de bien, mais il le fait mal.
14:06– Mais c'est pire que ça.
14:07C'est lui l'ingénieur du chaos.
14:09C'est lui qui a dissous.
14:11C'est lui qui fabrique le fait que la vieille droite,
14:13la vieille gauche, c'est mort pour arriver dix ans plus tard
14:16en ayant clivé le pays entre une extrême droite
14:18et une extrême gauche, dont il a vécu.
14:21C'est quand même son bread and butter quotidien, ça.
14:24Il adore les extrêmes parce que lui, c'est le seul sage,
14:27c'est là-dessus qu'il ne gouverne pas depuis dix ans.
14:30C'est lui qui est à l'origine de ce désastre.
14:33Et c'est lui qui explique aujourd'hui.
14:35– Je ne commande pas, mais quand même, les extrêmes, ce n'est pas bon.
14:38– Vous voyez l'opinion se mobiliser, sans parler d'immigration.
14:42– Non, mais…
14:43– Je ne sais pas si on est à l'origine,
14:46mais il l'a formidablement utilisé,
14:49formidablement utilisé,
14:51avec un peu de machiavélisme,
14:52et vous avez 100% raison.
14:54– En fait, c'est inadmissible.
14:55Ce qu'on vient de là, ce qu'on entend là,
14:57c'est parfaitement inadmissible.
14:58C'est-à-dire que vous avez un président de la République
15:02qui renvoie dos à dos,
15:04le Rassemblement National qui,
15:06que je sache, on peut ne pas être d'accord avec lui,
15:08n'est pas à l'origine du moindre souci
15:11en France,
15:12depuis de nombreuses années,
15:14en tout cas sur ce type de brutalisation du débat.
15:18Et vous avez Jean-Luc Mélenchon
15:20qui hystérise la société française.
15:22Et vous avez un président de la République
15:23qui dit « c'est les mêmes ».
15:24Ben c'est inadmissible.
15:25– Ça revient à disculper le montage.
15:26– Je suis désolé, c'est inadmissible.
15:28Et vous avez Maud Bréjot
15:31qui effectivement se prête à ce jeu.
15:33Et bien quelle part ?
15:34– Je suis désolé quand tu n'es pas d'accord.
15:36– Alors tous les cas,
15:38ça revient à disculper le parti anticipé.
15:42– Mais vous avez parfaitement raison.
15:44– Pardon, mais est-ce que vous voyez
15:45une réponse, une mobilisation dans l'opinion
15:47de beaucoup, en dehors même des artistes ?
15:49– Bien sûr.
15:50– Moi j'ai l'impression qu'il y a une sorte d'indifférence,
15:52– J'ai rien vu dans le monde.
15:53– D'acceptation maintenant, ça y est,
15:57ça devient une idéologie parmi d'autres.
16:01– Monsieur Le Drian, alors lui pourtant il est ferme,
16:04mais bon c'est l'ancienne gauche Le Drian.
16:07Mais il ne remet pas non plus en cause le président Macron.
16:11Écoutez ce qu'il dit Le Drian.
16:13– Je suis consterné, je suis consterné de voir que mon ancien parti,
16:20le parti socialiste, après avoir condamné les outrances
16:24et les dérives des insoumis,
16:29après avoir même dit qu'il n'y aurait pas d'accord national,
16:33je suis consterné de voir que presque partout,
16:35à part Marseille et Rennes,
16:37les socialistes sont en train de s'allier avec la France insoumise,
16:42alors qu'ils étaient en opposition totale sur les valeurs,
16:46sur les enjeux de violence, sur les discriminations,
16:48sur le communautarisme, rien de comment.
16:50– Le PS a perdu son âme Jean-Yves Le Drian ?
16:52– Je pense que c'est un naufrage politique et moral.
16:55– Qui en porte la responsabilité ?
16:57– La direction actuelle du parti socialiste,
17:00ça me fait penser, figurez-vous,
17:02je remonte un peu dans le temps,
17:04à l'ASFIO de l'époque de Guy Mollet,
17:06je trouve qu'Olivier Faure a des accents de Guy Mollet du XXIe siècle.
17:11– Et on entend que ce n'est pas un compliment.
17:13– C'est à la fois l'alliance du sectarisme et de l'opportunisme.
17:18– Bon, c'est un discours évidemment remarquable
17:21et qui ne m'étonne pas de la part de M. Le Drian,
17:23qui est lui-même un homme de très grande qualité,
17:25un ministre à l'ancienne, un serviteur de l'État,
17:27qui a pris ses distances avec d'ailleurs Emmanuel Macron,
17:30parce qu'il a bien compris le grand danger d'Emmanuel Macron.
17:33– Oui, mais qu'il ne remet pas en cause.
17:33– Mais on ne lui pose pas la question non plus.
17:36– Oui, mais parce qu'après…
17:36– Il le sait qu'il est la cause.
17:37– Mais évidemment…
17:39– Non mais le discours est extrêmement clair.
17:42– Il n'y a pas d'ambiguïté.
17:43– Je voudrais atténuer, je veux dire, le fait que les socialistes…
17:46– Ça, c'est formidable ce qu'il dit.
17:47– Oui, mais enfin, je voudrais atténuer…
17:49Les socialistes ne se sont pas vendus tous.
17:52La plupart, idéologiquement, étaient déjà très proches de la France insoumise.
17:58– Dans la jeune génération.
17:59– Enfin, je vous mets au…
18:00– Dans la jeune génération, pas cette génération-là.
18:02– S'agissant, M. Fort, je vous mets au défi,
18:06quand vous regardez par exemple ces déclarations sur le conflit palestinien,
18:10de trouver une paille de différence avec M. Mélenchon.
18:14– On va marquer une pause, mais vous avez raison.
18:16Sur la jeune génération, par exemple, dans le programme du PS,
18:20ils veulent la semaine de quatre jours.
18:21– Voilà.
18:21– Vous connaissez les filles ?
18:22– Ah, quatre jours.
18:22– Oui, évidemment.
18:23– Pardon.
18:24– Ils veulent…
18:25Le but de la gauche…
18:27– En télétravail.
18:27– Le but de la gauche, depuis toujours, c'est de paupériser la France,
18:32parce que ce sont leurs électeurs.
18:36– Je suis désolé, si vous faites une politique libérale
18:39et que la France devient un peu plus aisée,
18:42ils se détourneront du PS et des partis de gauche,
18:45parce que les gens seront un peu plus riches.
18:47C'est ça, la France.
18:49– Et qu'il y aura moins de fonctionnaires.
18:50– La gauche fabrique des pauvres, c'est ses électeurs.
18:53– Vous savez ce que dit Jean-Luc Mélenchon ?
18:55– La pause.
18:57– Marco Siffer, il est 20h30, vous nous rappelez les titres.
19:04– Bonsoir Pascal, bonsoir à tous.
19:09À quatre jours, des municipales, Bertrand Delanoé appelle les électeurs
19:13de Pierre-Yves Bournazel à voter Emmanuel Grégoire,
19:17l'ancien maire socialiste, estime que les deux hommes ont des points communs,
19:20à savoir qu'ils sont sincères, sérieux, bosseurs et dévoués à Paris.
19:24Il accuse également Rachida Dati d'avoir trompé Bournazel
19:28en étant soutenu par Sarah Knafo et Jordan Bardella.
19:32– Dans l'actualité internationale, Israël l'assure,
19:35la série d'éliminations de responsables iraniens ne cessera pas.
19:39Nous continuerons à les traquer, affirme Tzal,
19:42qui a donné carte blanche à son armée.
19:44Ce mercredi, c'est le ministre iranien du renseignement qui a été éliminé.
19:48Et puis dans le même temps, fortes explosions tendues cet après-midi à Tel Aviv.
19:53Tzal avait annoncé auparavant avoir détecté des tirs de missiles iraniens
19:56vers le centre d'Israël.
19:58Aucun blessé n'est à déplorer.
20:00– Merci beaucoup Margot, on continue l'actualité municipale
20:03avec la prise de parole de Marine Le Pen,
20:05qui était à Chalons aujourd'hui, mais pas Chalons-sur-Saône.
20:08– Non, en Champagne.
20:09– Chalons en Champagne, qui n'est pas de confusion,
20:11et qui a projeté la situation d'aujourd'hui sur l'année prochaine.
20:15Et au fond, c'est une bande-annonce, c'est ce qu'elle nous dit,
20:17de ce qui se passera dans un an.
20:20– Cette extrême-gauche cherche de son côté à bâtir une nouvelle France,
20:25puisque c'est le terme qui est utilisé dans la neuve langue gauchiste.
20:30Un terme qui regroupe à la fois le saccage de notre identité,
20:34la mort de notre économie et la culture de l'impunité pour les criminels.
20:40Je vous le dis avec force, mes chers compatriotes,
20:43les alliances qui sont en train de se constituer sous nos yeux,
20:46à gauche, dans l'entre-deux-tours de ces municipales,
20:50sonnent comme une préfiguration de ce qui pourrait se produire en 2027.
20:55– Bon, Jean-Luc Mélenchon est le meilleur allié de Marine Le Pen.
20:59Ce qui se passe là en ce moment, c'est un cadeau,
21:01un cadeau de plus fait par l'extrême-gauche au Rassemblement national.
21:04Si, bien sûr.
21:05Et Marine Le Pen, ou Jordan Bardella, se pose en rempart face à cette extrême-gauche.
21:10Et ils ont bien raison de le faire, parce qu'aux yeux d'une majorité de Français,
21:13le Rassemblement national est beaucoup plus fiable,
21:16beaucoup plus sérieux pour diriger le pays que l'extrême-gauche.
21:18Donc, ils vont se poser en rempart jusqu'en 2027, jusqu'à l'élection,
21:22rempart, Rassemblement national, rempart face à l'extrême-gauche.
21:25Et c'est une stratégie qui est payante.
21:29– Et l'inverse est pareil, c'est-à-dire que,
21:32vu de chez Mélenchon et du peuple de gauche,
21:35tout sauf le fascisme.
21:37– Oui.
21:37– Et donc chacun va se renforcer mutuellement jusqu'à…
21:40– Sauf que je pense savoir, en cas de duel, qui gagnera l'élection.
21:43– Ah, ça…
21:45– Ne soyez pas si…
21:46– Ça, ça…
21:47– On parlait maintenant, si vous voulez.
21:49– Alors ça, même un vide, monsieur.
21:51– Franchement, quand je vois François-Jones,
21:55on va voir déjà ce qui va se passer à Toulouse, à Nantes.
21:59– Non, mais ne vous fiez pas aux grandes villes,
22:00les électeurs dans la ruralité.
22:02Vous pensez qu'ils votent Mélenchon, non ?
22:04– Oui, oui, oui, oui, mais bon.
22:06– Alors, il y aura un chantage.
22:08– Focus sur Nice.
22:09– Il y aura un chantage.
22:10Je me permets de vous rappeler que Mme Panot,
22:13a dorsé déjà dit que si jamais le parti fasciste gagnait,
22:17il ne respecterait pas le résultat.
22:19– Oui.
22:20– Il y aura effectivement…
22:21– Ah oui !
22:22– Il y a des gens qui vont avoir peur.
22:24– Bon, en tout cas, on n'en est pas là,
22:25et on ne sait pas qui sera au deuxième tour de la présidentielle.
22:29– Bruno Retailleau, focus sur Nice.
22:31Ça, c'est formidable ce qui s'est passé à Nice aujourd'hui.
22:33– Donc, Bruno Retailleau a d'abord refusé d'apporter clairement son soutien
22:37à Christian Estrosi, le maire sortant en raison,
22:39affronte au second tour, je vous le rappelle,
22:40l'ex-républicain Éric Ciotti.
22:42Alors, Bruno Retailleau était…
22:44Malheureusement, pour des raisons de temps de parole,
22:47je ne peux pas…
22:47Ah, on peut l'écouter.
22:49Benjamin O, on peut écouter ce qu'a dit Bruno Retailleau ce matin,
22:52sur la tête de BFM.
22:57Écoutons Bruno Retailleau sur Nice.
23:02– Écoutez, on avait un accord national avec Horizon,
23:06notamment, qui comprenait Nice.
23:07Maintenant, cette campagne a été délétère,
23:09donc la question que vous me posez désormais,
23:11j'y réponds en disant, c'est désormais aux Niçoises et aux Niçois
23:14de trancher dans les yeux.
23:16– Vous ne voulez pas choisir entre Christian Estrosi et Éric Ciotti ?
23:18– Nous avions un accord, je vous l'ai dit, nous avions un accord,
23:20mais compte tenu, écoutez, compte tenu, la campagne qu'il y a pu y avoir à Nice…
23:24– Vous parlez de la fin de campagne, vous parlez de la tête de cochon,
23:27avec des doutes, c'est ce que dit la presse locale notamment et les enquêtes.
23:31– Je parle aussi de l'appel au communautarisme.
23:34– Bon, c'est vrai que…
23:35– C'est un chef, hein.
23:36– C'est vrai que Nicolas…
23:37– Un chef, c'est fait pour cheffer.
23:39Et là, on le voit cheffer, c'est beau.
23:42C'est beau, c'est beau comme de l'antique.
23:43– C'est vrai que Nicolas Sarkozy, en tant que patron de l'UMP,
23:47ne parlerait pas comme Bruno Retailleau sur ce sujet-là.
23:49Après, on s'étonne qu'il patine et qu'il n'impose pas son leadership.
23:53C'était le moment peut-être d'imposer son leadership.
23:55– Non, mais c'est très stratégique ce qu'il fait là, Bruno Retailleau.
23:58Évidemment, il ne va pas défendre Christian,
23:59il ne va pas appeler à voter Christian Sarkozy.
24:01– Oui, mais attendez, j'ai pas trop de l'heure.
24:02– Allez-y, pardon, allez-y, allez-y.
24:03– Vous parlez, c'est intéressant la journée.
24:05Pourquoi c'est intéressant ? Parce que ça, il était 8h30.
24:08– Bon, vous avez eu Michel Barnier.
24:09La Commission nationale d'investiture des Républicains
24:11dont je préside le Conseil national a décidé
24:13de porter à Sarkozy, membre d'Horizon,
24:15le soutien de notre famille politique pour représenter la droite et le centre à Nice.
24:19Donc, il est en position avec M. Retailleau.
24:22– Avec le patron.
24:23– Et puis, vous avez également M. Larcher à Nice.
24:25Alors, au-delà d'une campagne brutale
24:27et loin des principes du débat démocratique,
24:29les Républicains ont accordé leur soutien à Christian Sarkozy et à son équipe.
24:32Il y a un accord politique entre les familles de la droite et du centre.
24:34Peu importe ce qu'a fait M. Sarkozy ou…
24:37– Y compris au Castellet.
24:38– Voilà.
24:39– Donc, écoutez maintenant ce qu'a dit M. Estrosi
24:42qui était plutôt content, évidemment, de ces soutiens-là.
24:47– Je remercie tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs républicaines
24:51du centre et de la droite et au-delà
24:53et qui aujourd'hui me témoignent leur soutien.
24:57– Édouard Philippe vous a contacté.
24:58Est-ce que vous pouvez nous dire un petit peu ce qu'il vous a dit ?
25:00– La même chose que tous,
25:02que l'ensemble du bloc républicain
25:05a le devoir de se rassembler autour de moi
25:08pour faire barrage au Rassemblement national,
25:12au lieutenant de Mme Le Pen
25:14qui a la prétention de s'emparer
25:17de tout ce que nous avons réalisé
25:19pour mettre cette ville sur une grande trajectoire
25:22et de pouvoir ainsi rassembler,
25:25comme nous l'avons fait à chacun de mes mandats,
25:29les Niçois et les Niçois
25:30qui veulent voir leur ville continuer à prospérer.
25:33– Il parle comme un socialiste.
25:35– Qu'en voulez-vous ?
25:37– Il fait une campagne de second tour très à gauche,
25:39Christophe Estrosy.
25:39– Il parle comme un socialiste.
25:41Il explique que le RN,
25:42il a travaillé avec M. Ciotti pendant des années
25:45et lui-même a commencé à droite
25:47et a commencé même très à droite.
25:49Donc tout ça est évidemment ridicule.
25:51Parce qu'au fond, la vérité c'est que tous ces gens-là
25:54pensent plus ou moins la même chose.
25:56– Presque totalement la même chose.
25:58– Bien sûr, donc après il y a des querelles d'égo,
26:01il y a des querelles...
26:01– Pour revenir à Bruno Retailleau,
26:05il y a une différence entre lui et les autres,
26:06c'est que Bruno Retailleau est candidat à la présidentielle de 2027
26:09et il a acté la défaite de Christian Estrosy.
26:12Donc d'abord il ne veut pas soutenir le perdant,
26:14il ne va pas dire je soutiens Christian Estrosy
26:15parce qu'il sait qu'il va perdre.
26:17Et puis surtout Bruno Retailleau,
26:18il espère siphonner les voix du Rassemblement National en 2027.
26:22Donc il ne va pas appeler à les faire battre à Nice
26:24pour essayer d'avoir leur voix en 2027.
26:27– Pardon, mais comment il peut être président ?
26:29– C'est très cohérent Bruno Retailleau.
26:29– Comment on peut présider un parti
26:31et avoir la commission d'investiture
26:33par un ancien Premier ministre
26:35qui prend la position contraire,
26:37président du Sénat prend la position contraire ?
26:39Mais comment voulez-vous que ça fonctionne ?
26:40– Écoutez, les Républicains, ils sont en fin de vie.
26:44Ils vont disparaître.
26:45– Suicide collectif.
26:46– Non mais c'est un calvaire en fait.
26:47– Ils vont disparaître, tout le monde le sait.
26:49Pourquoi ils vont disparaître ?
26:51Parce que l'électeur de droite, il va dire j'y vais plus.
26:53Parce que quand je vais à Marseille pour voter Mme Vassal,
26:56en fait c'est un maire de gauche qui est élu.
26:57Donc ça ne sert à rien que je vote pour les LR.
27:00Donc je voterai le Rassemblement National
27:02parce qu'au moins le parti est cohérent,
27:04il y a un chef, il y a une unité,
27:06alors que les LR c'est le bordel.
27:08Tu ne sais même pas la ligne des LR.
27:10Voilà ce que se dira sans doute l'électeur de droite.
27:13Tu n'as pas besoin d'être grand clair pour imaginer.
27:17– Les électeurs se fichent complètement de tout ça.
27:19Moi je regarderai avec intérêt le score de Martine Vassal.
27:22Mais que vont faire à Marseille les militants LR ?
27:25– Enfin Martine Vassal, c'est un vrai semblable.
27:26– Mais vous le savez, vous avez déjà la réponse.
27:27Et non mais surtout ce qui est gaguez-se qu'à Nice,
27:30c'est qu'Éric Ciotti c'est quand même l'ancien patron des LR,
27:33pas il y a 40 ans, il y a 3 ans.
27:35Donc il n'y a pas soudainement une horde de fascistes
27:38qui sont arrivés pour aller habiter à Nice.
27:39C'est simplement des gens qui ont toujours voté LR
27:41et qui se reconnaissent dans Éric Ciotti, c'est tout.
27:43– Alors le tweet de M. Ratailleux qui a été obligé un peu de rétropédaler.
27:46Ce matin sur BFM, j'ai redit que je ne soutenais pas Éric Ciotti
27:49et que je désapprouvais son rapprochement avec le Rassemblement National.
27:52LR a conclu un accord national avec Horizon
27:55qui a conduit à la désignation de Dominique Estrosi,
27:57en plus il l'appelle, comme chef de file de notre mouvement
28:02dans la campagne de Christian Estrosi.
28:05Cet accord n'a pas été remis en question,
28:07simplement la campagne d'élétéranisme a conduit à dénoncer ce climat
28:10qui ne grandit pas la politique et a rappelé que ce sont en définitive
28:12que les électeurs d'Issois qui tranchent.
28:14Bon, moi je trouve que tout ça effectivement…
28:16– Je pense que ça ne peut pas modifier le vote d'un seul électeur.
28:21– Non, non, mais en fait cette séquence-là,
28:25c'est l'impression que j'ai,
28:28les LR poussent chaque jour plus les électeurs à aller voter pour le R.
28:32– Exactement, bien sûr.
28:33– Voilà, ils les poussent.
28:35– Ça s'appelle la défaite volontaire, ça s'appelle un suicide assisté,
28:39t'as fait ça comme tu veux, ils te disent tous les jours
28:42ne votez pas pour nous, c'est quand même très étrange.
28:44– Ça n'est plus tenu, il n'y a plus la moindre idée,
28:46des querelles de personnes…
28:47– C'est très étrange, et tu as l'impression que ça ne sert plus à rien de voter pour
28:51les LR.
28:51– Sauf à Paris.
28:54À Paris, puisque Rachida Dati, sur… on va parler maintenant de Paris,
28:59et effectivement elle est soutenue par les LR.
29:01– Oui, bien sûr.
29:03– Elle a été naviguée dans différents…
29:05– Elle est quand même une personnalité…
29:07– Une personnalité sans conteste, ne me dites pas qu'elle a toujours été LR,
29:11je l'ai vu boycotter le groupe LR…
29:13– Elle est de droite, elle est de droite, elle a travaillé avec Nicolas Sarkozy chez Macron.
29:17– On va dire que c'est une Sarkozy, ça vous va ?
29:20– Pour vous faire plaisir, allez.
29:22– Bon, alors, elle a parlé, Rachida Dati de Sarah Knafo,
29:26elle a toujours dit qu'elle souhaitait faire battre la gauche
29:28et ne pas faire perdre la droite, c'est vrai que c'est un geste fort,
29:33c'est le moment où jamais que l'alternance intervienne à Paris.
29:35Alors, regardez la situation de Paris, parce qu'elle n'est en bonne position,
29:39Madame Dati, il y a une triangulaire.
29:41Bon, a priori, si tu fais 25 plus 11 plus 10,
29:44tu es devant Emmanuel Grégoire, alors c'est bien que ce n'est pas de l'arithmétique.
29:48– Bon, les votes de Bournazel ne seront pas homogènes, non ?
29:52– Vous pensez que les votes de Bournazel vont plus aller chez M. Grégoire
29:56où il y a Mme Simonnet que…
29:58– En partie, oui, je pense qu'il y a une bonne partie,
30:01je ne sais pas que disent les fondeurs, mais il y a une partie…
30:02– Ou ils s'abstiendront, ou ils voteront, Madame Dati.
30:05– Mais vous savez, regardez la réaction de Clément Beaune.
30:08Clément Beaune, on lui dit que la liste de Bournazel s'allie avec celle de Dati,
30:13il a ses vapeurs comme s'il allait rejoindre des nazis.
30:16– Mais Clément Beaune, écoutez, Clément Beaune, il s'est présenté à député, il a perdu.
30:21Il est commissaire au plan, donc il ne sert à rien, il touche une blinde pour ça,
30:25et d'où il va, c'est un chat noir, Clément Beaune.
30:28– Il représente la sociologie parisienne, il représente une…
30:31– Oui, il touche quelque chose, il perd.
30:35– Le nouveau bourgeois progressiste pense un peu comme ça, je suis désolée.
30:39– Mais il ne vote pas Bournazel.
30:40– C'est un beau mot, hein.
30:41– Alors là…
30:41– Non, je veux dire, il vote Bournazel, mais il ne va pas aller voter Emmanuel Grégoire.
30:44– Je ne suis pas sûr.
30:45– Il va s'abstenir.
30:46– Je ne suis pas sûr.
30:47– J'espère que vous avez raison.
30:48– Je remarque qu'à Noura, Sarah Knafo a fait l'unanimité,
30:51dans la manière dont elle a procédé.
30:53– Absolument.
30:53– Bien sûr.
30:54– Complètement.
30:54– Elle est sortie grandie de l'épreuve.
30:58– Si, si.
30:59– Elle a dit geste-forme.
31:01– Si, si, si.
31:02– Rachida Dati aurait pu être le louangeuse.
31:04– Rachida Dati a été parfaite là-dessus, elle a salué le geste-forme.
31:10– La séquence a été très bien faite.
31:12– Exactement.
31:13– Alors ce qui nous intéresse, c'est pourquoi justement, on vote Grégoire.
31:18Donc, les caméras de CNews sont allées dans la rue, ont interrogé, pourquoi votez-vous Grégoire ?
31:23C'est toujours intéressant d'écouter des gens.
31:25– Oui.
31:26– D'être à l'écoute.
31:27– Oui, c'est ce qui nous caractérise quand même.
31:30– Pardon.
31:31– Je ne l'écoute pas tout seul.
31:32– Donc écoutez, là c'est uniquement des électeurs d'Emmanuel Grégoire.
31:37Qu'est-ce qui vous motive à voter Grégoire ?
31:40– Je me vote pour la même personne qu'au premier tour, c'est-à-dire Emmanuel Grégoire.
31:45Emmanuel, pourquoi ?
31:45– Parce que je suis satisfait du bilan de la mandature par 7 ans.
31:51Et je souhaite que je continue sur cette voie pour les prochaines années.
31:54Je pense que c'est aussi le mieux placé pour faire barrage à Vachelet Dati,
31:59à l'alliance qu'elle a faite avec ta droite.
32:01– Parce que je trouve que Paris est très, très métonnée
32:03et qu'on a besoin d'un peu plus de nature.
32:07Et puis après c'est le côté social, le logement qui est très important
32:12parce que c'est très tendu à Paris et que c'est difficile de se loger
32:17pour un trou, on va dire, très, très, très élevé pour l'instant.
32:22– Je vous connais. – Bon, intéressant.
32:24– Oui, ben, ils ont le droit.
32:27– Oui, enfin ça montre, ce sont les électeurs qui n'ont pas lu les programmes des candidats.
32:30Voilà ce que ça montre.
32:31– Enfin, je ne me laisserai jamais…
32:33– Vous avez lu, vous, le programme des candidats ?
32:35– Ah oui.
32:35– Oui, parce que vous êtes journaliste.
32:37– Ah oui, je l'ai lu, oui.
32:38Je peux vous dire que…
32:39– Oui, je ne me laisserai jamais de redire aux électeurs antiracistes
32:44de M. Grégoire, qui est quand même en position, en bonne position,
32:49Mme Simonnet, ex LFI, qui a accueilli l'antisémite Corbyn à Paris.
32:55Donc après d'aller donner des leçons d'antiracisme aux autres, c'est un peu…
33:00– Bon, Arcachon, vous avez vu ce qui s'est passé à Arcachon.
33:02Le maire LR d'Arcachon, réélu dès dimanche, en premier tour,
33:05a été filmé en train d'insulter et de menacer son opposant.
33:07Il s'appelle Yves Foulon, il est maire LR, sortant d'Arcachon.
33:11Et dimanche 15 mars, il croise Vital Baud.
33:14Vital, c'est son prénom, et Baud, c'est son nom.
33:18Diver gauche, son principal opposant, devant un bureau de vote.
33:21Et mardi 17 mars, une vidéo est mise en ligne par le média Vakita.
33:25Et Vital Baud a porté plainte.
33:27Regardez ce sujet de Mathilde Couvillier-Flornois.
33:31– Le maire, comment on se croise ?
33:33– Justement, vous vous comportez mal, mais vous allez…
33:36– Pourquoi je me comporte mal ?
33:38– Je vais vous dire, il ne faut pas se mettre en spectacle.
33:41– Si je pouvais vous coincer derrière les poubelles, ça me ferait plaisir.
33:44– Ce n'est pas du niveau d'un maire de dire…
33:46Cette scène a été filmée à l'insu du maire d'Arcachon.
33:49Yves Foulon, réélu sous l'étiquette LR, à plus de 66% des voix.
33:54Sur cette vidéo, le maire sortant insulte son rival écologiste, Vital Baud.
33:58Ce dernier était équipé d'un micro-cravate dans le cadre d'un documentaire sur la campagne électorale.
34:04Les deux hommes se sont rencontrés au hasard à la sortie d'un des bureaux de vote de la ville
34:08dimanche dernier.
34:09Tout de suite, Yves Foulon s'est montré véhément.
34:12– Vous pouvez pas parler comme ça, monsieur le maire.
34:15Non, on ne pouvait pas parler comme ça.
34:17Mais non, mais moi, je…
34:18– Ça serait terrible.
34:19– Mais écoutez, moi, j'ai aucun problème.
34:21Moi et ma famille, écoutez, moi, je menace.
34:24Je ne menace pas.
34:25– Au cœur de la colère du maire, cette maison, la Villa Salès, patrimoine de la ville d'Arcachon,
34:32elle a été rachetée par le maire, puis détruite pour y construire sa résidence principale.
34:36Vital Baud, écologiste, l'avait mentionné dans son programme électoral.
34:40– La maison, la maison, c'est un enfant réel.
34:42– Qui est-ce qui a autorisé la destruction de la Villa Salès ?
34:44– C'est vous.
34:45– Le Conseil d'État, qu'est-ce qu'il a dit, le Conseil d'État ?
34:47– Allez, monsieur le maire, ne me frappez pas, ne me refrappez pas comme ça.
34:50– Vital Baud a décidé de porter plainte contre l'édile.
34:53Une enquête a été ouverte pour menaces, injures non publics et violences.
34:57– Ce que ça veut dire quand même, au-delà de cette histoire, c'est que la politique,
35:01parce qu'il y a plein de milieux qu'on connaît, un milieu de journalisme,
35:05les gens ne se tapent pas dessus quand même.
35:07Comme ça, ils se détestent cordialement.
35:09Mais la politique, c'est un drôle de truc.
35:11Et là, on voit une forme de Pierre Lelouch, d'ailleurs, qui a été…
35:15C'est un milieu très particulier, disons-le, où les haines recuites, les haines tout court.
35:20– Ou alors, on peut trouver chez certains un sentiment de toute puissance.
35:24Et là, en fait, il pète les plombs parce qu'il est dans la toute puissance.
35:26Il vient de gagner au premier tour.
35:28Ce qui est, dans une grande ville comme Arcachon, c'est quelque chose d'assez difficile.
35:33Et c'est plutôt un exploit.
35:34Et on voit ça chez beaucoup de politiques.
35:36C'est-à-dire que dès qu'ils perdent, ils sont au fond du seau.
35:38Et dès qu'ils gagnent, ils sont complètement gonflés à l'héléum d'orgueil.
35:41Et ils se sentent totalement supérieurs.
35:43Et il y a un sentiment d'impunité.
35:45Et c'est ce qu'on a vu chez ce maire qui a tenu des propos…
35:48– Bon, il a communiqué, M. Yves Foulon, maire d'Arcachon.
35:51Il a dit « J'ai été pris à partie par M. Baud dans un échange tendu
35:53qui ne figure pas dans cette vidéo.
35:55Il s'agit d'un coup monté car personne ne peut croire
35:57qu'un candidat puisse se promener équipé d'un micro dissimulé
35:59et d'une caméra cachée. »
36:00Là-dessus, il a raison.
36:01– Bien sûr.
36:01– Sans doute, il avait un micro cravate.
36:04– Puis il était filmé.
36:05– Mais il l'empêche.
36:06– Et alors, il n'a pas inventé les propos connaissants ?
36:09– Bien évidemment.
36:10Et alors, M. Retailleux a dit « Ses propos sont inacceptables.
36:12Je lui ai demandé de s'excuser.
36:13Ce candidat a publié sur des documents de propagande
36:16la photo de sa maison personnelle.
36:18C'est une atteinte à la vie privée.
36:19Ça n'excuse pas du tout les propos.
36:20On doit éviter toute violence.
36:22Il m'a dit qu'il le ferait par communiquer.
36:24Manifestement, il ne l'a pas fait.
36:25Emmanuel Macron à présent.
36:27Parce que là, c'est très intéressant,
36:29cette affaire de porte-avions qui a été dévoilée cet après-dit.
36:32Pourquoi c'est intéressant ?
36:33Parce que tous les porte-avions,
36:34alors, ceux qui nous écoutent
36:37et ne le savent peut-être pas encore,
36:39le porte-avions s'appellera France Libre.
36:42Bon.
36:43Et c'est un choix
36:45qui ne suscitera pas de critique ou de polémique,
36:48à mon avis.
36:49Mais peut-être pas non plus une adhésion forte.
36:52Et généralement,
36:53les porte-avions avaient un nom d'un grand français.
36:56– Et les autres bateaux aussi.
36:58– Et les autres bateaux aussi.
36:59C'est-à-dire que le président de la République
37:00a refusé de donner à un porte-avions,
37:04à un bateau,
37:05le nom d'un grand français.
37:06Pourquoi ?
37:06Parce qu'il a peur d'une polémique.
37:08Et ça m'a rappelé la cérémonie
37:10d'ouverture des Jeux Olympiques
37:12où on ne parlait pas de Napoléon,
37:14on ne parlait quasiment pas de Jeanne d'Arc,
37:15on ne parlait pas non plus de Charles de Gaulle.
37:17Et je trouve que ce n'est pas un détail.
37:18C'est le nom d'une époque,
37:21France Libre.
37:22Alors c'est difficile à critiquer
37:24puisque c'est une référence à de Gaulle.
37:25– Je pense que c'est intéressant ce que vous dites
37:26parce que je suis convaincu
37:28que si on avait été en début de quinquennat,
37:29le nom n'aurait pas été le même.
37:31Parce qu'Emmanuel Macron était aimé provoquer,
37:34la disruption,
37:35il y aurait eu sans doute quelque chose de plus clivant.
37:37Et effectivement,
37:38l'objectif c'est surtout de fédérer,
37:41d'éviter la moindre critique
37:42par rapport à ce choix.
37:44– Mais c'est un bégaiement.
37:46Excusez-moi, France Libre,
37:47c'est un peu l'autre nom de Charles de Gaulle.
37:48C'est-à-dire,
37:49ça va dans le sens de ce que vous dites,
37:50c'est-à-dire on a tellement peu…
37:52Non mais,
37:53évidemment que c'est incontestable,
37:54mais c'est un peu comme si on avait
37:55un seul personnage effectivement
37:57qui fasse consensus.
37:58Et que,
37:59parce que vous savez,
38:00il était question de Jeanne d'Arc.
38:01Mais vous imaginez les braillements
38:02si ça avait été Jeanne d'Arc.
38:04– On avait un porte-hélicoptère,
38:06tous les jeunes officiers faisaient leur classe,
38:09c'était le Jeanne d'Arc.
38:10Il y avait aussi Richelieu,
38:12qui a été un grand curassé
38:15de la Marine nationale.
38:16Il y a Lafayette,
38:18qui est le nom d'une série de frégates.
38:20Magnifique, Lafayette,
38:21au moment où on va fêter
38:22le 250e anniversaire des États-Unis.
38:24Heureusement qu'il était là, lui.
38:26Et les Auvergnats,
38:27qui ont gagné la bataille
38:28de chez sa pique baisse,
38:30c'est quand même les Français
38:30qui ont gagné cette guerre.
38:31On l'a un peu oublié,
38:33et Trump aussi d'ailleurs.
38:34C'était l'occasion de le rappeler.
38:35– C'est difficile à critiquer,
38:37parce que c'est une référence à De Gaulle.
38:39Mais j'ai envie de dire,
38:41ça ne fait pas de nom de porte-avions,
38:42mais c'est...
38:42– C'est dommage,
38:43c'est quoi le nom de porte-avions ?
38:44– Je suis sûr qu'il rêvait
38:46qu'il s'appelle Macron.
38:48Son truc à lui,
38:49c'était de l'appeler Macron,
38:50mais il ne pouvait pas tout de suite.
38:51– Vous ne pouvez pas être mort pour ça ?
38:53Pour avoir son nom ?
38:54– Ah oui,
38:55il est rare qu'on donne le nom de son vivant.
38:57– Bien sûr, je plaisante.
38:59– C'est comme canonisé,
39:00t'es pas canonisé ton vivant.
39:01On va attendre un peu.
39:02– Il aurait pu l'appeler Georges Pompidou
39:04qui était un très grand président.
39:05– En dictature, c'est possible.
39:06– Votre analyse, Pascal,
39:08est certainement la bonne.
39:09En tout cas, je pense ça aussi,
39:10mais ça en dit long sur notre époque.
39:12– Oui, bien sûr.
39:12– Ça veut dire qu'il n'y a plus rien
39:13qui soit capable de nous rassembler, au fond.
39:16C'est ça que ça signifie.
39:17Plus rien ni personne
39:18ne peut rassembler les Français.
39:21C'est quand même terriblement grave.
39:24– Là, sur une cérémonie d'ouverture,
39:26tu peux t'amuser
39:27et donner la cérémonie à Laurent Joly
39:29qui racontera une certaine France.
39:32Thomas Joly, d'ailleurs,
39:33j'ai dit Laurent Joly.
39:34Thomas Joly,
39:34qui racontera une certaine France
39:36fantasmée, loin de la réalité,
39:38et qui amusera la galerie.
39:40Pourquoi pas ?
39:41Et les bobos, notamment.
39:42Mais pas que.
39:43Mais là, tu ne peux pas jouer.
39:45Tu ne peux pas lui donner le nom
39:48ou de faire les pitreries
39:49que tu as faites ce soir-là.
39:50Donc, il faut un nom sérieux.
39:51Donc, tu trouves France Libre.
39:53Écoutons le président de la République.
39:54– Non, France Libre, d'ailleurs, Isabelle.
39:56– C'est avec là.
39:56– France Libre, il n'y a pas là.
39:57– Ah, il n'y a pas là ?
39:58– Non, c'est France Libre.
39:59– C'est le France Libre.
40:00– C'est le France Libre.
40:00– Ok, ok.
40:01– Écoutez Emmanuel Macron, France Libre.
40:03– Notre nouveau porte-avions
40:07portera le nom de France Libre.
40:13Dans ce nom passe la mémoire
40:15des femmes et des hommes
40:17qui se sont dressés face à la barbarie,
40:21unis pour sauver la patrie,
40:23déterminés à défendre
40:25une certaine idée de notre nation,
40:28nos compagnons de la libération.
40:30Ce nom scelle donc pour l'avenir un serment.
40:35Pour rester libre, il nous faut être craint.
40:39Pour être craint, il nous faut être puissant.
40:44Et pour être puissant, être prêt aux efforts.
40:50Dans ces efforts, soyons irréductibles,
40:54unis et sans relâche.
41:00puissance, indépendance, résistance.
41:03Oui, c'est en servant la patrie
41:09que nous remporterons la victoire.
41:13Patrium servando, victoriam tulit.
41:17– Bon, moi, il y avait deux noms
41:19qui auraient pu s'imposer.
41:20Le Bonaparte.
41:21– Bonaparte.
41:22– Oui, sûr.
41:22– Si tu ne veux pas être Napoléon,
41:24tu dis le Bonaparte.
41:25– Bon, et Jeanne d'Arc.
41:26Mais Jeanne d'Arc, dans une France post-chrétienne,
41:29évidemment, c'est devenu radioactif.
41:32Forcément.
41:33Donc, tu appelles ça...
41:36Je ne peux pas dire que c'est un non-choix.
41:37Mais bon, c'est un non-choix.
41:40– C'est pas loin.
41:41Quitte à rendre hommage à ceux qui ont fait
41:43cette France-là, celle du général de Gaulle
41:45avec la dissuasion des portes-avions,
41:47il y avait un homme qui s'imposait,
41:48c'était Pierre Messmer.
41:49Ça, c'était un grand.
41:50– Super idée.
41:51– Ça, c'était un grand.
41:52Et ça, c'est un des perdus.
41:53– Pierre Messmer, à chaque fois, je le dis,
41:55il serait un héros américain,
41:56il y aurait d'une bio sur lui.
41:57Il était à Birakem.
41:59Il est compagnon de la Libération, évidemment.
42:01C'est un grand Français, comme vous dites.
42:04Et c'est vrai qu'il est...
42:05– Grand ministre.
42:06– Grand ministre.
42:07– Il a été Premier ministre.
42:08– C'est le dernier Premier ministre de Georges Campédou.
42:10– Bien sûr.
42:11– Et c'est lui qui avait fait le plan nucléaire.
42:13– Et ses mémoires sont formidables.
42:15Les plans s'en vont.
42:15– C'est lui qui a porté la montée en puissance de l'armée française
42:18que nous avons déshabillée depuis 30 ans.
42:21– Il y a une réaction, paraît-il, de Jean-Luc Mélenchon.
42:23Me dit Jean-Luc Mélenchon,
42:25si je devais choisir,
42:26je nommerais le porte-avion Philippe Leclerc,
42:28à cause de son insoumission à Pétain,
42:30du serment de Koufra,
42:31du débarquement de Normandie
42:32et de son entrée dans le nid d'aigle d'Hitler.
42:34– Un mauvais choix.
42:35– Mais au moins, il est au-dessus des autres, quand même,
42:40Jean-Luc Mélenchon.
42:41– Hélas, on n'est pas avec de Gaulle.
42:43– Mais si, parce que ça…
42:45– Il a trouvé Leclerc.
42:46– Oui.
42:46– Moi, je trouve que ça soit le nom, mais…
42:48– Non, mais avec la perversité…
42:50– Mais d'où ça vient ?
42:52– Avec la perversité qui va avec.
42:55– Je n'ai jamais été impressionné,
42:56mais ce que je veux dire, c'est le grandiloquence.
42:59Qui peut être encore impressionné
43:02par cette grandiloquence
43:04qui ne repose sur rien ?
43:05– Emmanuel Macron, vous parlez ?
43:07– Oui, personne.
43:08– Qui peut être impressionné ?
43:08– Oui, mais il reste un an.
43:09– Écoutez, quelques Français interrogés dans la rue,
43:12on leur a demandé, qu'est-ce que vous pensez
43:13du porte-avions du nom choisi ?
43:18– C'est étrange.
43:20Ce n'est pas habituel, en tout cas.
43:22Habituellement, ils ont des noms un peu plus évocateurs
43:24que France Libre, un peu plus personnifiés.
43:27– Je pense que c'est un bon nom,
43:28parce qu'aujourd'hui, souvent, on associe
43:33la guerre à la liberté, à la paix, au final.
43:35– Je n'aurais pas appelé comme ça.
43:37Moi, je l'aurais mis en hommage
43:39à notre gendarme tué, Beltrame.
43:42– J'imagine que ça a un lien
43:44avec tout le conflit géopolitique, j'imagine,
43:47pour justement mettre en avant
43:49le côté un peu, on va dire, individuel
43:52ou peut-être indépendant de la France ?
43:55– Non, ça ne veut rien dire.
43:56Pas pour moi.
43:57– Bon, moi, j'aurais mis le Bonaparte.
44:00– Et il y a quelqu'un qui m'écrit.
44:01– Il faut qu'il n'y a pas de Napoléon ?
44:03– Si tu veux être un peu plus consensuel,
44:05il y a beaucoup de gens qui préfèrent
44:06c'est vrai Bonaparte à Napoléon.
44:09– Nous sommes d'accord.
44:10– Bon, un mot sur l'Iran,
44:12Gautier Lebreth est là,
44:13il va entrer avec nous à 20h55,
44:16il reste 5 minutes, un mot,
44:18parce que a priori, vous venez quand même
44:19pour parler de la guerre.
44:21– Oui, mais malheureusement,
44:22vous ne me donnez jamais la parole.
44:24– Mais demain, je donne rendez-vous à 16h30,
44:26parce que là, je vais consacrer
44:27une demi-heure au détroit d'Hormuz.
44:30Vraiment une énorme affaire.
44:31– Bon, y a-t-il quelqu'un
44:32pour diriger le régime ?
44:32– Voilà la question que je vous pose
44:34ce soir en Iran.
44:35– Non, mais est-ce qu'il a besoin
44:37d'être dirigé ?
44:38Le problème que nous avons aujourd'hui,
44:40c'est qu'il tient,
44:41ce régime tient,
44:42et il est extrêmement puissant à l'intérieur,
44:44le peuple a payé très cher,
44:47ils ont payé 30 000 morts,
44:48donc ils se tairent et ils attendent.
44:51Le régime, en même temps,
44:53résiste avec une stratégie,
44:55ils sont intelligents les Iraniens,
44:56ils ont inventé les jeux d'échecs,
44:58donc ils savent jouer.
44:59Donc là, ils ont fait une stratégie
45:01de la terre brûlée,
45:02ils canardent plus les États arabes
45:04autour d'eux qu'Israël.
45:06Figurez-vous, il y a plus de missiles
45:07qui tombent sur les Émirats
45:09qu'en Israël.
45:10Et l'autre chose,
45:11c'est qu'ils tapent maintenant
45:13les sites de production
45:15du gaz et de pétrole
45:16et ils bloquent le détroit.
45:18Ça veut dire qu'ils ont pris en otage
45:19l'économie mondiale,
45:21parce que le gaz et le pétrole,
45:22c'est pas que le gaz et le pétrole,
45:24c'est le kérosène des avions
45:25qui a été multiplié par deux,
45:26c'est le transport aérien,
45:28c'est l'agriculture pour les engrais,
45:31c'est la chimie lourde,
45:33c'est plein d'activités,
45:34c'est les minerais,
45:37c'est...
45:38Et Trump, on a vu que...
45:41Donc on a un problème
45:41avec l'ouverture du détroit d'Hormuz
45:45et surtout la coupure
45:49qui est en train de se produire
45:51entre les Européens et les Américains
45:52autour de cette affaire,
45:53qui va laisser des traces considérables
45:57sur la guerre en Ukraine
45:58et sur l'OTAN.
45:59Parce qu'on est quand même
46:00dans une situation très bizarre
46:03où l'Amérique choisit d'être neutre
46:06contre Poutine en Ukraine
46:07et nous, nous choisissons d'être neutres
46:10contre les Mollas en Orient.
46:12On l'est pas vraiment, mais bon...
46:14Ben oui, enfin...
46:15On est en train de dire aux Américains
46:17on va pas vous aider en Orient,
46:18mais venez nous aider en Ukraine.
46:20qui a quitté Donald Trump.
46:22Et ça c'est important
46:24parce qu'il dit
46:24la guerre n'était pas justifiée.
46:25C'est M. Kent, c'est ça ?
46:27Voilà.
46:27Donc ça...
46:28Lui dirigeait...
46:29Le contre-terrorisme.
46:30Oui, il dirigeait le contre-terrorisme
46:31et c'est intéressant
46:32parce que c'est un pur magas.
46:34C'est un ancien militaire.
46:35C'est pour ça que je l'interroge.
46:36Et c'est en train de montrer
46:38qu'il existe désormais un clivage
46:39à l'intérieur même
46:40de la base politique de Trump
46:42dans la partie la plus dure de la droite
46:44et il y a des gens
46:45qui lui reprochent
46:47d'avoir été entraînés
46:48dans cette guerre.
46:48C'est assez anti-israélien.
46:50Il y a une partie même
46:51qui est carrément antisémite
46:53dans le cas de ce monsieur
46:54qui faisait partie
46:55d'un groupe de suprémacistes blancs.
46:57Mais on commence à voir
47:00apparaître une fracture
47:01à l'intérieur du parti républicain
47:03autour de cette affaire.
47:05Et les sondages sont catastrophiques pour lui.
47:08Donc la question c'est
47:10combien de temps
47:11cette situation
47:12où l'économie mondiale
47:13est prise en otage
47:15parle des droits d'Hormuz
47:16peut continuer
47:17sans avoir des conséquences politiques.
47:18Vous avez dit ce moment.
47:19Oui, je vous dis simplement
47:20que le monde
47:21et l'IB et France Inter
47:22se régalent
47:23de ses déclarations.
47:25Ça fait longtemps
47:25qu'il était considéré
47:26comme un raciste
47:27et antisémite.
47:28Tous les groupements juifs
47:30avaient contesté
47:31sa nomination
47:32quand il a été nommé.
47:33Donc ça relativise
47:35un petit peu
47:35l'honnêteté de son discours.
47:37Oui, mais ça ne changerait
47:38au clivage
47:39qui est en train d'apparaître
47:40sur la question d'Israël
47:42dans la politique américaine.
47:43Au contraire, je dis
47:44qui parle.
47:45Je parle, qui parle.
47:46Donc c'est...
47:47Parce qu'il explique
47:48qu'il n'y avait aucun danger.
47:49Non, ce que j'essaye de dire
47:50c'est que l'Europe
47:51malheureusement
47:52est passée complètement
47:53anti-Israël aujourd'hui.
47:55Ce n'était pas le cas
47:56quand j'avais 20 ans.
47:57Au contraire.
47:57Tout le monde soutenait
47:58ce jeune pays
47:59qui faisait de l'agriculture
48:00dans le désert.
48:01Aujourd'hui,
48:02c'est un État totalitaire
48:05et génocidaire.
48:06C'est ce qu'on enseigne
48:07à Sciences Po aujourd'hui.
48:08Mais ça a contaminé aussi
48:10l'autre côté de l'Atlantique.
48:12Et on le voit aussi bien
48:13chez les démocrates
48:15que désormais
48:16chez les républiques.
48:16Ça crée un énorme problème.
48:18En revanche,
48:21Benjamin Netanyahou
48:21aide sans doute
48:22Donald Trump
48:23en éliminant un par un
48:26tous les membres importants
48:28du régime iranien.
48:28Voilà, la question c'est
48:29combien de temps
48:30il peut tenir ?
48:30Ah oui, mais c'est...
48:31Le Mossad,
48:32c'est le Mossad sans doute.
48:34Ils sont à un niveau
48:34sans doute de renseignement
48:36pour avoir...
48:36Ils ont infiltré le régime,
48:37ils l'ont dit,
48:37ils savent où se situent
48:39les membres du régime,
48:40qui sont leurs adresses.
48:41La personne,
48:42donc Larry...
48:43Ali Larry Janine,
48:46devait rentrer,
48:47c'est Vincent Hervouet
48:48qui a raconté ça ce matin,
48:49devait rentrer chez lui
48:50il y a deux soirs.
48:52Et puis finalement,
48:53il a dit
48:53je vais dormir chez ma fille.
48:54Et il a été tué
48:55chez sa fille.
48:55Donc tu as un niveau
48:56d'information
48:58rapporté à Vincent
48:59qui est tout à fait sidérant.
49:00Et c'est...
49:00Il y a des mollas
49:01qui travaillent vraisemblablement
49:02pour l'Israël.
49:03Et de corruption,
49:04vous avez parfaitement raison.
49:05Enfin, si vous écoutez
49:05encore une fois
49:06les journaux progressistes,
49:07c'est très bon pour l'Iran
49:09qu'on les délimine.
49:10Très très bon.
49:11Oui, oui, oui.
49:1221 heures.
49:13On va en parler à nouveau
49:13à 21 heures
49:14dans l'Orenterre
49:14de 100% politique.
49:15Exactement.
49:16Et puis à 22 heures,
49:17on reviendra sur les municipales
49:18et puis sur Chalons évidemment
49:19puisque ça commence
49:20les résultats
49:22de la Nouvelle-France.
49:23C'est intéressant
49:24cette séquence.
49:25Margot Schiffer
49:26nous rappelle à 21 heures
49:27les principales informations
49:29à retenir
49:30ces dernières heures.
49:34L'incendie dans la zone
49:35d'un complexe gazier
49:36au Qatar,
49:37désormais sous contrôle.
49:38Si des dégâts considérables
49:40sont à déplorer,
49:40aucun blessé
49:41n'a été dénombré.
49:42Doit déplore
49:43une menace directe
49:44à sa sécurité.
49:46Donald Trump
49:46a persisté signe.
49:48Il critique à nouveau
49:49ce mercredi
49:49le refus
49:50de ses alliés
49:51de l'aider
49:51à sécuriser
49:52le détroit d'Ormuz.
49:53Il fait d'ailleurs planer
49:54la menace
49:55d'un désengagement
49:56des États-Unis.
49:57Dans le même temps,
49:57les alliés de l'OTAN
49:58discutent de la meilleure façon
50:00de rouvrir
50:00cette axe stratégique.
50:03Et puis en mode foot
50:04avec le PSG
50:04qui rejoint
50:05les quarts de finale
50:06de la Ligue des champions.
50:07Les hommes de Luis Enrique
50:08se sont imposés hier soir
50:093-0 contre Chelsea.
50:11Ils affronteront
50:12au prochain tour
50:13le vainqueur
50:14du match Liverpool
50:15Galatasaray ce soir
50:16coup d'envoi
50:16de la rencontre
50:18à 21h sur Canal+.
50:19C'était sur Canal,
50:20c'était merveilleux
50:21et avec toute l'équipe
50:22de Canal comme d'habitude,
50:23c'est un match formidable.
50:23Le PSG c'est en démonstration.
50:25C'est vrai que ce n'est pas
50:26quelque chose
50:26qui vous intéresse follement.
50:29L'avoue.
50:31Tanguy Quinquenel
50:32était à la réalisation,
50:33David Tonneli
50:33était à la vision,
50:34Titouan était au son,
50:35merci à Benjamin Nau,
50:36Jean Delacoste,
50:37Larémondi,
50:38et maintenant ?
50:39Donc maintenant
50:39on parle international
50:40pendant une heure
50:40dans l'heure inter
50:41de 100% politique
50:41et on parlera politique
50:43dans la deuxième heure
50:44à 22h avec notamment
50:45l'histoire de ces adjointes
50:47qui veulent devenir,
50:48enfin qui veulent aller
50:49au conseil municipal,
50:50voilées évidemment.
50:51Restez avec nous
50:52sur l'antenne de CNews,
50:53merci de votre fidélité,
50:54à demain.
50:56Sous-titrage Société Radio-Canada
50:58Merci.
50:58Merci.
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