- il y a 2 semaines
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Avec Etienne Blanc, Sénateur LR du Rhône et porte-parole de Nouvelle Énergie (NE), parti politique fondé par David Lisnard. Il a été rapporteur de l’enquête parlementaire de mai 2024, qui fut à l’origine de la loi contre le narcotrafic en voie d’adoption définitive / Jean-Michel Verne, Journaliste d’investigation, auteur de "Inside DZ Mafia : Au coeur du gang narco mafieux" aux éditions Arthaud
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00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face-à-face.
00:06Vous êtes bien sur Sud Radio en ce mardi 19 mai 2026.
00:10Nous allons parler narcotrafic sur les réseaux sociaux, narcotrafic en général.
00:16Bruno Retailleau avait utilisé l'expression mexicanisation de la France.
00:20Il y a des endroits où c'est très avancé.
00:23Et est-ce qu'on pourra parler de marseillisation de Lyon ?
00:26Nous abordons tout ça avec le député Les Républicains du Rhône, Étienne Blanc,
00:33un parlementaire impliqué dans ce combat, un parlementaire courageux,
00:37qui n'a pas sa langue dans sa poche, qui parle vrai.
00:40C'est pour ça qu'il est très à l'aise sur Sud Radio.
00:42Et on sait son engagement républicain et citoyen pour la défense de ces valeurs essentielles
00:47que visiblement la gouvernance néglige ou n'arrive pas à juguler.
00:54Bonjour Étienne Blanc, merci d'être avec nous.
00:56Là, les dernières infos, on a vu à Lyon encore cette nuit un incident avec des blessés.
01:02Quel est le poids que l'on peut faire aujourd'hui sur l'évolution du narcotrafic recrutement par les réseaux
01:07sociaux ?
01:08On en est où ? C'est un petit peu endigué ou pour l'instant rien d'efficace n'est
01:12mis en place
01:13malgré la commission surtout que vous avez présidée ?
01:16Quel est le poids que l'on peut faire aujourd'hui ? Optimiste ou pas très optimiste ?
01:20D'abord, dans le rapport que nous avions fait à l'époque, sénateur, pas député, j'ai été député, je
01:26ne sais plus si je suis sénateur.
01:29Dans notre rapport, avec mon collègue président de la commission, Jérôme Durin,
01:36nous avions bien pointé les recrutements sur les réseaux sociaux en totale liberté.
01:41C'est-à-dire que sur les réseaux sociaux, vous mettez une annonce, vous allez surveiller sur un point de
01:45deal,
01:46200 euros, vous mettez le prix de la prestation, vous mettez quasiment les horaires de travail,
01:50et vous recrutez beaucoup de mineurs.
01:53Donc nous avions, dans la loi que nous avons fait voter après le rapport, considérablement augmenté les sanctions.
01:58On est maintenant à 70 000 euros d'amende, c'est 7 ans de prison pour recruter des petites masses,
02:03qu'on appelle les jobbers, pour parler un français parfait.
02:08Aujourd'hui, la puissance publique a cet outil à disposition et je crois que ça marche, je crois qu'on
02:12les surveille de mieux en mieux.
02:14Mais la réalité, c'est qu'on est débordé par le nombre, on est débordé par la puissance du narcotrafic.
02:20qui est en train de déferler sur la France.
02:22C'est ce que nous avions écrit, la France est sur un point de bascule, elle est au bord du
02:25gouffre.
02:26Très clairement, quand vous habitez Lyon et que vous prenez la dimension de l'affaire qui s'est produite cette
02:30nuit,
02:30oui, vous commencez à donner crédit au terme de ce rapport, on est au bord du gouffre.
02:35Vous voulez dire qu'il y a des organismes de narcotrafic qui sont en train de s'institutionnaliser,
02:41si je comprends bien, de prendre possession sur le territoire.
02:43Ils sont dans une rivalité guerrière, on est dans des guerres des gangs,
02:47DZMafia reste pour l'instant, j'allais dire, le leader de l'opération.
02:51Il semblerait que DZMafia aimerait bien s'intéresser, récupérer le territoire lyonnais.
02:56On est dans des secteurs commerciaux carrément, c'est terrible.
02:58C'est le narcotrafic, c'est comme Lidl.
03:03Vous avez un consommateur, il faut l'alimenter,
03:05et pour ça, il faut acheter de la drogue, la transformer, la transporter, la distribuer.
03:09Donc, il vous faut avoir des points de distribution,
03:11et ces points de distribution, ils font l'objet d'une conquête de marketing.
03:16Et vous avez à la disposition de ces conquêtes des moyens, aujourd'hui, extrêmement puissants.
03:21Je rappelle que, grosso modo, en France, vous avez 250 000 personnes
03:24qui vivent directement ou indirectement du narcotrafic.
03:27Vous avez un chiffre d'affaires qui est de l'ordre de 7 milliards d'euros.
03:31Mettez-le en rapport avec le budget de la justice qui est à 10 milliards.
03:34C'est 70% du but d'aide à la justice.
03:36Et pour conquérir ces points de distribution commerciale,
03:41il n'y a plus aucune limite.
03:42C'est la Kalachnikov, c'est les menaces, c'est les enlèvements, c'est les exécutions.
03:48Donc, aucune limite et aucune morale, et des moyens absolument gigantesques.
03:53Alors, vous avez la DZ Mafia et d'autres qui cherchent à conquérir ces points de distribution.
03:59Et Lyon, c'est une grande ville.
04:03Lyon et sa périphérie, c'est une grande métropole.
04:05Donc, il y a un marché.
04:06Je rappelle qu'en France, aujourd'hui, vous avez 5 millions de personnes qui consomment de la drogue.
04:11Et c'est 7 millions.
04:121,2 million de cannabis, 1,2 million de cocaïne régulier, et 3 millions occasionnels.
04:19C'est un marché à paire entier.
04:21Alors, le président de la République qui adore utiliser l'expression « nous sommes en guerre »,
04:24là, pour l'instant, avec votre description, effectivement,
04:26s'il y a bien un sujet sur lequel nous sommes réellement en guerre, c'est bien celui-là.
04:30Voilà. Nous sommes en liaison avec Michel Verne.
04:34Bonjour.
04:35Vous avez...
04:35Jean-Michel.
04:36Jean-Michel.
04:37Jean-Michel.
04:38Pardon, excusez-moi.
04:38Jean-Michel Verne, bien sûr, je vous connais en plus, donc l'erreur est impardonnable.
04:42Journaliste d'investigation et vous êtes auteur de « Insight des Z-Mafia ».
04:45Vous êtes au cœur du gang d'arco-bafieux, aux éditions Artho.
04:51Jean-Michel Verne, on peut estimer, aujourd'hui, les effectifs des Z-Mafia sont de...
04:55Est-ce qu'on peut quantifier ? Est-ce qu'on peut chiffrer le nombre de gens qui participent à
04:59ce gang ?
05:02Déjà, il faudrait définir ce qu'est la Z-Mafia.
05:05La Z-Mafia, c'est avant tout un petit cercle de gens qui sont en prison.
05:09Et ce petit cercle, il est très réduit, jusqu'à dire qu'aujourd'hui, en fait, il y aurait une
05:18pyramidalisation de l'organisation,
05:22c'est-à-dire que le chef serait aujourd'hui Gabriel Horry, dit Gabi.
05:28Mais au départ, on est sur 3-4 personnes.
05:31Et ces 3-4 personnes ont décidé de s'opposer au personnage qui, comparé aujourd'hui, depuis hier, devant le
05:41tribunal de Marseille,
05:42il s'appelle Félix Binguy.
05:44Il faut comprendre que la Z-Mafia n'existerait pas sans Félix Binguy, qui dirige le clan Yoda,
05:53qui, en 2021-2022, décide de prendre en main la cité, la paternelle, et va plus loin,
06:00parce qu'il s'allie à deux autres, je vais dire, narcotrafiquants importants,
06:06c'est le clan des Carmes et le clan de la Boucherine.
06:11Et ces gens-là montent en puissance, ils sont très ambitieux,
06:14et face à eux va se créer en prison la Z-Mafia.
06:17Tout part de là, tout part de Marseille, tout part de cette matrice qui s'appelle la cité-la-paternelle,
06:23qui aujourd'hui n'est plus rien en termes de narcotrafique, il faut le savoir.
06:27Et tout ça va se disséminer comme un cancer qui se métastase,
06:32avec des méthodes très particulières qui passent effectivement par les réseaux sociaux
06:37et qu'on a vraiment des difficultés à maîtriser.
06:39Alors, la question, clairement, que vient de dire M. le Sénateur,
06:49c'est est-ce qu'on est submergé ? Est-ce qu'on va disparaître ?
06:55Est-ce qu'un État totalitaire va s'installer dans tous nos territoires ?
06:59Est-ce que tout nous échappe ? Est-ce que tout est foutu ?
07:02C'est la question que vous pouvez se poser.
07:05Moi, je suis, je dirais, j'étais extrêmement pessimiste,
07:09je suis un peu moins depuis la conférence de presse que j'ai vue hier à Marseille,
07:13avec le procureur de Marseille, le procureur de Nice et le patron de la PJ de Nice.
07:19Ils sont arrivés à résoudre en moins de 48 heures
07:24cette expédition punitive extrêmement dramatique sur la place à Marie-Lys.
07:29Moi, j'ai senti une volonté, j'ai senti qu'il y avait des gens compétents,
07:33j'ai senti qu'avec quelques moyens, on arrivait à être très efficace.
07:39Après, effectivement, on a l'impression qu'il y a une course à l'échalote,
07:44qu'on est toujours en retard et qu'on court après quelque chose.
07:48Après Nice, c'est Lyon, après Lyon, ça va être la région parisienne.
07:52Voilà, mais je pense que si l'État se donne les moyens,
07:57si on a les hommes qu'il faut au bon endroit,
08:01on a les moyens financiers,
08:04on peut contrer ce phénomène ?
08:08Est-ce qu'on va le juguler ? Je n'en sais rien.
08:11Moi, j'ai une petite lueur d'espoir.
08:14Aujourd'hui, au moment où je vous parle,
08:17dans mon pessimisme habituel,
08:22j'ai une petite lueur d'histoire,
08:24je me dis que, vous savez,
08:26l'État italien a été complètement débordé
08:28après les assassinats des juges Falcon et Bortellino.
08:32Et puis, ils ont envoyé 60 000 militaires en Sicile.
08:34Ils nous ont mis des chars dans les rues de Palerme.
08:37Ils ont créé un nouveau système de lutte contre la mafia
08:42et ça a apporté ses fruits.
08:43Après, nous, on commence aujourd'hui à peine
08:46à se réveiller avec la loi du narcotrafic,
08:49avec la commission sénatoriale,
08:52mais il y a forcément des choses à faire.
08:54C'était ce que suggérait la sénatrice socialiste.
08:58Ça a mis à Galli, à un moment donné,
08:59ça avait fait scandale quand elle avait dit
09:01l'État de Marseille fait qu'il faudra peut-être intervenir
09:03la force armée et l'armée dans la rue.
09:05Les Italiens l'ont fait, ça a donné résultat.
09:08Étienne Blanc vous parle à la petite lueur d'espoir
09:10que Jean-Michel Verne nous offre en exemple hier
09:13les déclarations du parquet.
09:15C'est sûr, cette lueur d'espoir,
09:16elle doit aussi nous imposer de poser une question.
09:20Pourquoi est-ce qu'on s'y prend aussi tard ?
09:22Emmanuel Macron est président de la République
09:23depuis une dizaine d'années.
09:25Il n'a pas vu arriver les choses.
09:26Il n'a pas le journal.
09:27Lui ou les gens qui ont lu les jours autour de lui.
09:30Les gens de son gouvernement ne l'ont pas vu.
09:31Ses conseillers ne l'ont pas vu.
09:33Il a fallu que ce soit un rapport sénatorial.
09:35Parce que je rappelle que la loi,
09:36et je vous remercie de saluer les effets de cette loi,
09:39cette loi n'est pas d'initiative gouvernementale.
09:42Ce n'est pas le Premier ministre
09:43qui l'a présentée sur le bureau du Parlement.
09:45C'est une commission sénatoriale
09:47à la demande de Bruno Retailleau
09:48qui va pointer le problème
09:50et qui va dire attention,
09:51c'est en train de s'aggraver.
09:52Donc on ne peut pas s'empêcher
09:53de se poser cette question.
09:55Mais pourquoi si tard ?
09:56Et puis après vous avez raison.
09:57Oui, il y a des lueurs d'espoir.
09:58On a d'excellents services en France.
10:00On a de très bons services de renseignement.
10:02On a de très bons services d'enquête.
10:03On a de très bons services de police.
10:05Il faut leur donner des moyens.
10:07Les moyens sont matériels,
10:09mais ils sont aussi juridiques.
10:10Et on leur a donné des moyens juridiques nouveaux.
10:12En revanche, aujourd'hui,
10:13il y a deux lacunes.
10:15La première,
10:16c'est la surveillance
10:18des messageries cryptées.
10:20Tout le trafic de drogue,
10:21c'est du commerce,
10:22c'est de l'échange.
10:23Donc il faut commander,
10:25il faut sous-traiter.
10:26Et pour ça,
10:27la police doit surveiller.
10:29Et comment elles se font ces communications ?
10:31Évidemment sur des réseaux cryptés.
10:33Alors vous avez les opérateurs
10:34qui n'y a surtout pas.
10:35Parce que si vous rentrez trop facilement,
10:37on va perdre l'avantage
10:39de la confidentialité.
10:41Eh bien la France,
10:42il faut qu'elle sache ce qu'elle veut.
10:43C'est bien de protéger la correspondance.
10:46Mais quand on protège la correspondance
10:48et les communications
10:49de réseaux mafieux,
10:51à ce moment-là,
10:52il faut que la République déclare.
10:53Il faut faire des choix.
10:53Le deuxième manque
10:54qui est important,
10:55c'est les saisies.
10:56Tout le trafic de drogue,
10:57c'est fait pour gagner de l'argent.
10:58Si on n'arrive pas à saisir
11:00le fruit du trafic,
11:01à ce moment-là,
11:02ce sont des coups d'épée dans l'eau.
11:04Et là,
11:04on a des faiblesses juridiques profondes.
11:06On continue à en discuter.
11:07Je reçois Étienne Blanc,
11:09sénateur du Rhône,
11:11qui a présidé la commission sénatoriale
11:13sur le narcotrafic.
11:14Et nous avons en liaison
11:15Jean-Michel Verne,
11:16qui lui aussi est un journaliste
11:18d'investigation spécialisé
11:19dans ces questions de narcotrafic.
11:20Vous restez avec nous sur Sud Radio.
11:22Vous nous appelez au 0 826 300 300
11:24Emmanuel Galassot à votre appel
11:26parce que vous êtes certainement
11:27soit confronté,
11:28soit indigné,
11:29soit scandalisé,
11:30soit que vous assistez vous-même
11:31et vous avez peut-être
11:32des témoignages à nous apporter
11:33sur cette prolifération
11:35du narcotrafic
11:35à Marseille,
11:36à Lyon,
11:37dans les grandes villes
11:37et en France en général.
11:38Et peut-être considérez-vous,
11:40vous aussi,
11:40que le pouvoir public,
11:41la classe politique,
11:42ne se donne pas,
11:43ne se dotent pas des moyens
11:44sucessaires pour faire face
11:45à cette tragédie,
11:47à ce fléau
11:47qui peut avoir des conséquences
11:49bien plus tragiques.
11:50Au vu des problèmes
11:52que ça pose,
11:53on se dit que ça peut aller
11:54plus loin
11:54et que ça pourrait aller
11:55jusqu'à une fracture sociale
11:56beaucoup plus tragique.
11:57A tout de suite sur Sud Radio.
11:58On vous retrouve
11:59dans quelques instants.
12:04Vous êtes sur Sud Radio.
12:05Il est 13h20.
12:06Nous reprenons notre échange.
12:08Ce n'est pas qu'il est passionné,
12:09c'est qu'il est tendu
12:10parce que l'inquiétude est vive
12:12entre le sénateur Etienne Blanc
12:15qui est spécialiste
12:16des questions d'arcotrafique
12:18et qui a présidé
12:19une commission de rapport
12:20et puis Jean-Michel Verne,
12:21peut-être le journaliste
12:22le plus informé
12:22en matière d'arcotrafique
12:24dans l'enquête
12:25sur des aides mafias
12:26a révélé des choses
12:27que nous ne savions pas.
12:28Les deux hommes,
12:29le journaliste
12:29et le parlementaire,
12:31discutent.
12:31On disait qu'il y avait
12:32une petite lueur d'espoir.
12:33Enfin,
12:34les pouvoirs publics
12:34prennent dimension
12:35de la tragédie.
12:36Déclaration d'hier
12:37du parquet à Marseille
12:38où on peut peut-être
12:39commencer à croire
12:40que le gouvernement
12:42et la justice
12:43vont prendre
12:45les mesures nécessaires.
12:46Jean-Michel Verne,
12:48la première urgence
12:49pour vous,
12:49ça serait quoi ?
12:50C'est une mesure pratique ?
12:51C'est une mesure administrative,
12:52politique,
12:53médiatique ?
12:54Quel est le départ,
12:56quel est le déclenchement
12:57qui pourrait inverser la pandémie ?
12:59Moi,
13:00je pense que la première mesure,
13:03certes,
13:04la loi de narcotrafic
13:05a prévu un certain nombre
13:07de dispositifs
13:08nouveaux,
13:09de dispositifs juridiques nouveaux.
13:12Mais moi,
13:13je considère,
13:14et plusieurs magistrats
13:16d'ailleurs avec qui j'échange
13:18partagent le même point de vue,
13:19c'est qu'on n'est pas
13:20à aller assez loin
13:21dans la loi de narcotrafic.
13:23juridique,
13:24notamment
13:25dans ce que
13:28on qualifierait
13:32d'application en France
13:35de la méthode italienne.
13:36Je crois que là,
13:37on s'en est inspiré,
13:40on est monté d'un niveau,
13:42mais on n'est pas allé jusqu'au bout.
13:43On n'a pas créé,
13:45par exemple,
13:46quelque chose d'équivalent
13:48à l'article 416 bis
13:49qui existe
13:51dans le droit pénal italien.
13:53qui s'appelle
13:54l'association de type mafia,
13:57qui permet
13:58d'interpeller quelqu'un,
14:00de saisir ses biens,
14:02de le neutraliser,
14:04alors même
14:05qu'on n'a pas démontré
14:07qu'il soit
14:08impliqué
14:09dans un délit déterminé,
14:10mais par sa seule appartenance
14:12à une organisation criminelle.
14:14Ça, juridiquement,
14:16ça pose d'énormes problèmes
14:17en France.
14:18Ça pose un débat,
14:19notamment,
14:20entre magistrats du parquet
14:21et magistrats du siège.
14:23Vous savez,
14:24on est un pays
14:24très attaché
14:25aux libertés individuelles
14:27et créer
14:28un double statut
14:29de citoyen.
14:31On n'en est pas encore là
14:32parce que c'est ce qui se passe
14:33en Italie.
14:34Vous avez le citoyen,
14:35l'ANDA,
14:36et vous avez le mafieux.
14:37Le mafieux,
14:38on a décidé
14:38de lui appliquer
14:39un statut particulier,
14:41c'est-à-dire qu'il aura
14:43moins de droits
14:44que le citoyen.
14:46Normal.
14:46Voilà.
14:48Je dirais que c'est presque
14:49un débat philosophique.
14:52On commence à en parler
14:53en France,
14:54mais on a du mal.
14:55Jean-Michel Verne,
14:56vous mettez le doigt.
14:56Il y a du mal à faire le taux
14:58et souvenons-nous,
14:59moi je me souviens
15:00d'un épisode extrêmement marquant,
15:02c'est Nicolas Bisson
15:03qui s'exprime sur ce point,
15:05qui dit ce que je viens
15:06de vous dire,
15:07et derrière,
15:07vous avez la présidente
15:09du syndicat de la magistrature
15:11qui, sur France Info,
15:13dit non, non, non,
15:14c'est pas possible,
15:15nous on est le pays
15:16des droits et des libertés.
15:17Jean-Michel Verne,
15:19vous mettez le doigt
15:19sur un problème très épineux
15:21qui est la question
15:21de l'état de droit
15:22et Bruno Le Taillot
15:23l'avait soulevé.
15:25L'état de droit fait
15:25qu'effectivement
15:26il y a des dispositions
15:28constitutionnelles en France
15:29et que s'il y a
15:29une initiative législative,
15:31Etienne Blanc,
15:32je m'adresse à vous,
15:33vous avez soit
15:33le Conseil d'État
15:34ou surtout
15:35le Conseil constitutionnel
15:36qui pouvez dire,
15:36ah non, pas possible,
15:39infraction c'est contraire
15:39à la Constitution
15:40et à l'état de droit.
15:41Quand est-ce qu'on va pouvoir
15:43avoir aujourd'hui
15:44la possibilité d'envisager
15:45comme le sujet
15:45à Jean-Michel Verne,
15:46sans parler de législation
15:48d'exception,
15:49des lois courageuses,
15:50opérationnelles,
15:51efficaces,
15:52qui apportent des solutions
15:53concrètes dans une situation
15:54tragique,
15:54sans qu'on ait une instance,
15:56une institution judiciaire
15:57qui vous dise
15:57non, c'est pas possible,
15:59c'est contraire à l'état de droit.
16:00Il faut faire des choix
16:00dans la vie,
16:01surtout en démocratie.
16:02Ou alors c'est la dictature
16:03des imbéciles.
16:04Je pense que quand il y a
16:05péril en la demeure,
16:06les choix,
16:07ils sont tout simples.
16:09Vous savez,
16:10le texte que nous avons adopté,
16:12il est revenu
16:13sur les prises de position
16:15du syndicat de la magistrature.
16:16Le syndicat de la magistrature,
16:17il était contre
16:18le régime de l'incarcération
16:20dite dur.
16:21Le syndicat de la magistrature,
16:23il était contre
16:23ce que l'on appelait
16:24la procédure coffre,
16:26c'est-à-dire le procès
16:26verbal séparé
16:27qui n'est pas communiqué
16:28au parti.
16:29Le syndicat de la magistrature,
16:31il était très hostile
16:32au repenti,
16:33il était très hostile
16:33au système des indicateurs
16:35et on y est arrivé.
16:36Pourquoi ?
16:37Donnez-nous une explication,
16:38je suis sûr que vous en avez une.
16:39Pourquoi ?
16:39Mais c'est d'idéologie pure.
16:40C'est une idéologie pure.
16:42Ce sont les libertés individuelles
16:44qui priment sur l'intérêt général.
16:45C'est-à-dire que
16:46leur valeur idéologique de gauche
16:47passe avant la nécessité
16:49de la République
16:49d'appliquer l'état de droit.
16:50ils sont même capables
16:51de faire des circulaires
16:52pour contester un certain nombre
16:53de textes en disant
16:54aux membres du syndicat
16:55surtout ne les appliquez pas
16:57parce qu'on n'est pas d'accord.
16:58C'est-à-dire que vous avez
16:59une éternelle histoire.
17:00Ce sont les gens
17:01qui ont fait le mur des camps.
17:01Nous sommes d'accord.
17:02J'étais affiché
17:03en très bonne position
17:05à côté de Nicolas Sarkozy.
17:05C'est votre plus belle promotion
17:06M. le sénateur.
17:07Pour moi c'est une fierté.
17:09Pour moi c'est une véritable fierté.
17:11Ce syndicat il est comme ça.
17:13Bon donc
17:13et il faut le savoir
17:14mais c'est vrai
17:14parce que vous avez un syndicat
17:16marginal
17:17qui s'exprime de la sorte
17:19qu'il faut
17:21courber les chines
17:22et se mettre à genoux.
17:23Il faut continuer le travail.
17:24On a abouti
17:25à un régime d'incarcération
17:27qui est extrêmement dur
17:28et c'est une bonne chose.
17:29Le système des repentis
17:30c'est une bonne chose.
17:31Le système des indicateurs
17:34un indicateur
17:34qui est dans un réseau
17:35on continue à l'actionner
17:36pour qu'il vous dise
17:37tout ce qu'il sait
17:38c'est une très très bonne chose.
17:40Donc moi je ne les espère pas.
17:42Je constate en plus
17:43que le conseil constitutionnel
17:44comme le conseil d'état
17:45mais sont des magistrats
17:47ils voient bien
17:48ce qui est en train
17:48de se passer en France.
17:49Au conseil constitutionnel
17:50pas tous
17:50ce sont des hommes politiques
17:51nommés pas des hommes politiques.
17:52Oui mais quand vous leur dites
17:53qu'à Lyon cette nuit
17:55il y a eu trois personnes au tapis
17:57et on s'est tiré dessus
17:58et on est venu
17:59sur un point de lille
18:00en trottinette électrique
18:02ça doit commencer
18:03à les interroger
18:04comme ça nous interroge nous.
18:05Donc la république
18:06elle doit se défendre
18:08et ce combat-là
18:09il faut le mener
18:10et il faut le mener
18:11de manière très très large.
18:12Il y a des socialistes
18:13qui le comprennent.
18:13Vous parliez
18:14tout à l'heure
18:15de M. Cazeneuve.
18:16M. Cazeneuve
18:17il était ministre d'Intérieur
18:18il a parfaitement conscience
18:19du problème.
18:20Donc vous avez
18:21une partie de la gauche
18:22qui est consciente
18:23de la difficulté
18:24du risque pour la France.
18:25Enfin moi je suis désolé
18:26mais quand nous travaillions
18:27avec Jérôme Durin
18:28nous avions un contact
18:29avec des magistrats mexicains
18:30je dis la France
18:32c'est pas un narco-état
18:33mais méfiez-vous
18:34il y a toute une série
18:35de signes indicateurs
18:37qui les entendent
18:37que vous êtes
18:37sur la mauvaise pente.
18:38Jean-Michel Verne
18:39si on ne fait rien
18:42enfin on ne fait rien
18:42on a fait des choses
18:43et le sénateur confirme
18:44qu'il y a eu des avancées
18:45en tout cas
18:46il y a une prise de conscience
18:47au niveau des pouvoirs publics
18:49si les mesures nécessaires
18:51ne sont pas prises
18:52suffisamment rapidement
18:53on pourrait aboutir
18:54à quel type de situation
18:55dans certains territoires ?
18:58Si oui
18:59on pourrait aboutir
19:00à une sorte de partition
19:02du territoire
19:03moi je pense
19:04à ce qui s'est passé
19:05l'été dernier à Nîmes
19:07vous avez les narcos
19:08qui ont fait passer
19:09un communiqué
19:10en disant
19:11attention
19:11si vous sortez dans la rue
19:13on va vous tuer
19:14on va tuer vos enfants
19:15oui
19:16vous voyez
19:17c'est un
19:18c'est à dire
19:19la mise en place
19:20d'un système mafieux
19:21tout simplement
19:21c'est un vrai signal
19:22le système mafieux
19:23est tout simplement
19:24un système
19:25qui vient
19:26si vous voulez
19:27se substituer à l'état
19:28aux carences de l'état
19:29donc vous avez des quartiers
19:31où l'action de l'état
19:33est assez homéopathique
19:35on donne de l'argent
19:36et puis voilà
19:38on laisse un peu
19:39la brute sur le cou
19:40à un certain nombre
19:41de personnes
19:41voilà
19:42et à partir de là
19:43vous avez des groupes criminels
19:45qui se disent
19:45nous on va prendre
19:46le territoire
19:46vous aviez un reportage
19:47d'un envoyé spécial
19:48c'était un cas
19:49de mémoire
19:50qui était assez emblématique
19:52où on voyait
19:53des narcos
19:55organisés
19:56des apéros
19:57envoyer des gens
19:58pour porter les courses
20:00de la femme célibataire
20:02qui vivait avec ses trois enfants
20:03dans son appartement
20:04je crois
20:05qu'ils ont parfaitement compris
20:06ce qu'ils pouvaient faire
20:08au niveau
20:11sur le terrain
20:12et comment ils pouvaient
20:13contrôler les âmes
20:16c'est ça
20:18qui est le plus dangereux
20:21Etienne Blanc
20:21ce que dit
20:22Jean-Michel Verne
20:23est vrai
20:23il serait en train
20:24de faire un peu de social
20:25c'est-à-dire
20:26là où il y aurait
20:26des carences
20:27de la société
20:27et de l'Etat
20:28les nafotrafiques
20:29un peu comme les islamistes
20:30ont fait en Algérie
20:31d'où leur succès
20:32on est allé voir
20:33les gens qui étaient
20:34en souffrance
20:34en fracture sociale
20:35on leur apporte
20:36des solutions
20:37que la collectivité
20:37ne peut pas leur apporter
20:38et emballer
20:39c'est peser
20:39bien sûr
20:40ils ont une politique sociale
20:41aujourd'hui
20:42dans certains quartiers
20:44ils accompagnent les familles
20:45au moment de la rentrée
20:46avec des fournitures scolaires
20:47on me dit même
20:48que dans certains quartiers
20:49ils font du soutien scolaire
20:50c'est à vérifier
20:51mais ça n'est pas impossible
20:53ils vont chercher
20:54à phagocyter
20:55dans des quartiers entiers
20:56des personnes
20:57qui sont en difficulté
21:00le nombre tout à l'heure
21:01ils sont 250 000
21:03à travailler dans le système
21:03donc ils ont intérêt
21:04à ce que l'entreprise
21:05elle soit pérenne
21:06et pour qu'elle soit pérenne
21:07il faut qu'ils s'associent
21:10les habitants
21:10de certains quartiers
21:12ils sont excellents
21:13pour le faire
21:13bien sûr
21:14vous restez avec nous
21:15vous avez vu
21:15on est dans un échange
21:16pertinent
21:18passionnant
21:18et courageux
21:19entre Étienne Blanc
21:20et Jean-Michel Verne
21:21sur Sud Radio
21:21sur la question du narcotrafic
21:23on voit bien
21:23que les pouvoirs publics
21:24n'ont pas le courage
21:25de prendre les dispositions
21:26nécessaires
21:26et on laisse
21:27à quelques exceptions
21:29près se dégrader
21:29la situation
21:30et on sait que ça va mal finir
21:31vous restez avec nous
21:32vous nous appelez
21:33au 826 300 300
21:35vous avez la parole
21:36il va être 13h30
21:37c'est le moment
21:38où ceux qui nous écoutent
21:39peuvent intervenir
21:40et participer à ce débat
21:42donner votre avis
21:44exprimer votre colère
21:45ou éventuellement
21:46dire mais non
21:47il faut toujours espérer
21:48parce qu'on aura
21:49à un moment donné
21:49le courage
21:49de prendre les dispositions
21:51qui s'imposent
21:51à tout de suite
21:52sur Sud Radio
22:06pour parler
22:07qui a du Rhône
22:07combattant
22:08anti-narcotrafique
22:09et Jean-Michel Verne
22:11journaliste d'investigation
22:12militant
22:13anti-narcotrafique
22:14les deux font la paire
22:15et je peux vous dire
22:15qu'on dit des choses ici
22:17qui ne s'entendent pas toujours
22:18et qui devraient interpeller
22:19la classe politique
22:20et le gouvernement
22:20pour savoir qu'il y a
22:21des mesures courageuses
22:22à prendre
22:23état de droit
22:24ou pas
22:25ou pas état de droit
22:25nous sommes en ligne
22:26avec Olivier
22:28qui nous appelle
22:28de Maine
22:29bonjour Olivier
22:31bonjour
22:32bonjour à vos invités
22:33vous êtes dans un territoire
22:35qui est concerné
22:36me semble-t-il
22:37entre Bocquer et Avignon
22:38par cette tragédie
22:39du narcotrafic
22:42même Tarascon
22:43à côté
22:44on n'en parle pas beaucoup
22:45mais le trafic est énorme
22:48et c'est vrai
22:49qu'on ne peut rien faire
22:53et personne ne pourra
22:54rien faire
22:55pourquoi ?
22:56pourquoi vous dites ça ?
22:57parce que
22:58quand vous en arrêtez
22:58il y en a deux
22:59qui attendent
23:00pour prendre la place
23:01il y en a en l'air
23:03la relève est immédiate
23:04si je comprends bien
23:05ah oui
23:05dans l'heure qui suit
23:07dans l'heure qui suit
23:08par contre
23:09là où on peut faire
23:10ce sont les consommateurs
23:13parce que
23:13c'est trafiquant
23:15vous leur mettez des amendes
23:17vous enlevez des allocations
23:18familiales
23:19tout ça
23:19mais ils rigolent
23:20ils rigolent
23:21avec les sommes qui brassent
23:22ils s'empichent royalement
23:23de ça
23:24par contre
23:24les consommateurs
23:26eux c'est peut-être pas pareil
23:28des touches aux porte-monnaie
23:29et je vois que c'est de solution
23:31après il y a une solution
23:32à très long terme
23:34c'est l'éducation
23:35dans l'école
23:36ah ah ah
23:37tant qu'on fera pas
23:38parce que moi j'ai vécu
23:39une éducation comme ça
23:41moi j'ai 69 ans
23:43les leçons de morale
23:44le respect
23:45la peur de l'uniforme
23:46on apprenait tout
23:47donc après qu'on grandit
23:49on grandit avec
23:50et on fait pas de conneries
23:51et là
23:53il n'y a plus de morale
23:54il n'y a plus rien
23:55il y avait des valeurs
23:56il y avait des principes
23:58il y avait la phrase
23:59de leçon de morale
24:00sur le tableau
24:00vous vous souvenez
24:01on a deux ans d'écart
24:03moi on avait des affiches
24:04tous autour de la classe
24:05il fallait les lire
24:06tous les matins
24:06donc l'école
24:07l'école qui est la solution
24:08à bien des mains
24:09alors je
24:10oui
24:10Jean-Michel Verne
24:11Jean-Michel Verne
24:12vous répond
24:13Jean-Michel Verne
24:14que vous inspire
24:14la réflexion d'Olivier
24:16ah oui
24:17moi j'ai le souvenir
24:18d'avoir eu des cours
24:19d'éducation civique
24:21c'est quand même
24:22autre chose
24:23des grands mots
24:24des grands mots
24:25tout de suite
24:28mais j'avoue que
24:30oui c'est vrai
24:31qu'on est
24:33voilà
24:33on est dans
24:34nous on est d'une autre
24:35j'allais presque dire
24:37d'une autre galaxie
24:44aujourd'hui
24:45les valeurs
24:46ne sont plus du tout
24:46les mêmes
24:47je ne sais pas
24:48pour beaucoup de populations
24:49d'ailleurs je ne sais pas
24:50s'il reste des valeurs
24:52l'aspect éducatif
24:54est majeur
24:55et tout
24:56vous savez
24:57c'est une succession
24:58de faillites aussi
24:59faillites de l'éducation
25:00nationale
25:03faillites de la gestion
25:05de ces quartiers
25:07devenus
25:08des sortes de ghettos
25:10dont on ne sort pas
25:12où c'est extrêmement
25:13difficile d'en sortir
25:15il faut comprendre
25:15que la vie des gens
25:17là-bas
25:17ce n'est pas extraordinaire
25:19et pour un jeune
25:20pour un jeune
25:21qui
25:23je veux dire
25:24dont les parents
25:25sont divorcés
25:26qui a décroché
25:27du système éducatif
25:29une proposition
25:30d'aller travailler
25:31sur un plan de drogue
25:32via un réseau social
25:33sur un réseau crypté
25:35ou non
25:36voilà
25:37pour quelques centaines
25:38d'euros
25:39après on monte
25:40on peut aussi
25:41rêver
25:42je ne sais plus
25:43de mémoire
25:44pour Nessim Ramdam
25:46on avait
25:47promis
25:48au jeune
25:48qui a tué
25:49le chauffeur
25:50de BTC à Marseille
25:52plusieurs dizaines
25:53de milliers d'euros
25:53il n'a jamais rien touché
25:55mais de suite
25:56pour lui
25:58par exemple
25:58René Sprofide
25:59il est très intéressant
26:01il vit
26:02entre un camp de gitans
26:03et un plan de drogue
26:05ses parents
26:05sont incarcérés
26:07pour trafic de drogue
26:08quel avenir
26:10a ce jeune homme
26:11ce jeune garçon
26:13je dirais presque
26:15il y a une sorte
26:15de déterminisme criminel
26:17qui arrive
26:18bonne remarque
26:19Jean-Michel Verne
26:20avant de passer
26:22la parole à Chantal
26:23Étienne Blanc
26:25sans prendre
26:25pas seulement
26:26à la fontaine
26:26mais à la cruche
26:27c'est à dire
26:28au récipiendaire
26:29celui qui va consommer
26:30est-ce qu'on peut aussi
26:31s'attaquer
26:32à l'autre bout
26:33de la chaîne
26:34je l'ai dit d'ailleurs
26:35au président de mon groupe
26:36au Sénat
26:37comme je l'ai dit
26:37au président du Sénat
26:38il faut maintenant
26:38une deuxième étape
26:39dans le travail
26:39que nous avons fait
26:40et c'est un travail
26:41sur la consommation
26:42vous avez de bons résultats
26:43sur la consommation
26:44vous avez des pays
26:45comme la Suisse
26:45qui ont lutté
26:46de manière très très efficace
26:47contre les addictions
26:49mais pour ça
26:49il faut des moyens
26:50et ça ça nous renvoie
26:52à un pays
26:52qui a 3500 milliards de dettes
26:54qui est en déficit
26:55de 150 milliards par an
26:56et qui n'a plus
26:57les moyens
26:57de mener des politiques solides
26:59c'est ça la réalité des choses
27:01on est à bout
27:02on sent bien
27:03je pense qu'on est
27:04au bout du bout
27:04d'un système
27:05et qu'aujourd'hui
27:06moi je fais partie
27:07des équipes
27:07de David Lissnard
27:08il faut changer de système
27:09il faut redonner
27:10de l'énergie
27:11à ce pays
27:12pour retrouver
27:12les moyens
27:13de mener
27:14des politiques publiques
27:15qui ont du sens
27:16on ne doute pas
27:16que ce sujet
27:17sera au coeur
27:18de la campagne présidentielle
27:19et que les candidats
27:21potentiels
27:21ils sont très nombreux
27:22commencent à étudier
27:23quelle est la formulation
27:24qu'il va falloir trouver
27:25pour convaincre les français
27:25des mesures efficaces
27:27merci Étienne Blanc
27:28d'avoir été
27:29avec nous
27:29merci beaucoup de votre invitation
27:30et je sais que vous reviendrez
27:31nous voir
27:31parce que ce dossier
27:32n'est pas clos
27:33et que vous serez toujours
27:33celui qui aura
27:34la parole la plus pertinente
27:35et la plus courageuse
27:36pour dénoncer ce fléau
27:38merci quand vous voulez
27:38Chantal bonjour
27:39vous nous appelez de Brive
27:41oui tout à fait
27:42bonjour
27:44et bonjour
27:45Péricault
27:46et bonjour
27:46Étienne Blanc
27:47qui s'en va
27:48dommage
27:49il vous écoute
27:49il vous écoute
27:51il vous écoute
27:51il m'écoute
27:52d'accord
27:52bon vous avez
27:53une suggestion à faire
27:55sur les portables en prison
27:56c'est ce qui vous
27:57c'est ce qui vous
27:57chèverine le plus
27:58si effectivement
27:59ben voilà
28:00si effectivement
28:01les gros bonnets
28:01sont en prison
28:02pour quelle raison
28:03on leur laisse
28:04leur portable
28:04la première des choses
28:05c'est enlever
28:06les portables
28:06d'accord
28:08il me semble
28:08très logique
28:09pour les couper
28:10de l'extérieur
28:11carrément
28:12et puis bien sûr
28:14il y a toujours
28:14la possibilité d'écrire
28:15mais c'est pareil
28:16autrefois
28:16on lisait bien
28:17les courriers
28:18des incarcérés
28:19etc
28:20donc pareil
28:22voilà
28:22pourquoi
28:23est-ce qu'on ne commence
28:23pas comme ça
28:24pourquoi on ne sait pas ça
28:25pourquoi on n'essaie pas
28:26on va demander
28:28il me semble
28:29que ce serait logique
28:30et quant au reste
28:31et bien
28:32peut-être qu'il va falloir
28:33utiliser
28:34des choses
28:35beaucoup plus
28:36beaucoup plus
28:37drastiques
28:38je pense
28:39en l'occurrence
28:40tous ces jeunes
28:40effectivement
28:42qui sont donc
28:43des leaders
28:44mais qui se rébalent
28:45avec des kalachinikovs
28:47dans ces cas-là
28:47c'est pas compliqué
28:48ils ont fait la guerre
28:49et bien qu'on les envoie
28:51la guerre
28:51Jean-Michel Verne
28:53Jean-Michel Verne
28:54je pense qu'on peut
28:56s'entendre avec l'Ukraine
28:57et qu'on les envoie
28:59en Ukraine
28:59et qu'ils fassent vraiment
29:00la guerre
29:00peut-être ça va les calmer
29:01Chantal
29:02restez avec nous
29:03je vais demander
29:04à Jean-Michel Verne
29:05de réagir
29:05à cette histoire
29:06de portable en prison
29:07est-ce qu'il y a
29:08des solutions
29:10administratives
29:11ou politiques
29:11pour essayer
29:13d'endiguer
29:13le fléau
29:16alors
29:16ça dépend
29:17de quelle prison
29:18on parle
29:18s'il s'agit
29:19des super prisons
29:20qui ont été créées
29:21à Gondé-sur-Sarthe
29:22et Vendin-le-Vieille
29:23oui
29:24on a des solutions
29:25puisqu'on est arrivé
29:26justement
29:27à leur
29:27si je puis me permettre
29:29à leur couper le sifflet
29:30puisque
29:31mis à part
29:32le cas
29:33de Gabriel Horry
29:34qui a réussi
29:36via son avocat
29:37à pirater
29:38une ligne dédiée
29:40c'est un cas
29:41assez exceptionnel
29:42aujourd'hui
29:43le problème
29:44de la DGD
29:45c'est de communiquer
29:47et
29:48les portables
29:49ne circulent
29:50pas librement
29:51à Gondé-sur-Sarthe
29:52et Vendin-le-Vieille
29:53restent
29:54les autres prisons
29:54et là
29:55c'est un vrai
29:57souci
29:58parce que
29:58vous avez à la fois
30:00du matériel
30:01qui arrive
30:01par voie de drone
30:03dans les prisons
30:04même s'il y a
30:05des dispositifs
30:06pour les contrer
30:07ensuite
30:07vous avez
30:08les surveillants
30:09qui sont
30:10des cibles
30:11faciles
30:11à corrompre
30:13ou à contraindre
30:14c'est à dire
30:15bon
30:15tu vas
30:16faire rentrer
30:17ces téléphones
30:19sinon on va
30:20s'en prendre
30:20à toi
30:21et à ta famille
30:23voilà
30:23après
30:24il y a
30:24le goût
30:25effectivement
30:26du lucre
30:27mais
30:29c'est vrai
30:30qu'il y a
30:30des gens
30:31il faut voir
30:32qu'un surveillant
30:33qui débute
30:34il a un salaire
30:34très faible
30:35certains
30:37surveillants
30:37dorment dans
30:38leur voiture
30:38à la prison
30:39des bons maîtres
30:40parce qu'ils n'ont pas
30:41de quoi se payer
30:41un appartement
30:45et donc
30:46c'est ça
30:50qui est très compliqué
30:51mais encore une fois
30:54après
30:54il s'agit
30:55d'une volonté
30:56politique
30:58il faut
30:59mettre en place
31:00des dispositifs
31:01qui permettent
31:02de contrer
31:02le phénomène
31:03on a vu
31:04sur certains reportages
31:05qu'il y a des prisons
31:06qui sont dirigées
31:07presque par les détenus
31:08qui font ce qu'ils veulent
31:09et donc ça
31:10ça reste
31:11ça reste
31:14un gros souci
31:16donc voilà
31:17il faut complètement
31:18revoir la politique
31:19pénitentiaire
31:20il faut
31:22évidemment
31:23avoir des forces
31:23sur le terrain
31:24pour contrer
31:25le narcotrafic
31:25c'est un problème
31:26d'ensemble
31:27on ne peut pas
31:27d'un côté
31:28s'intéresser
31:28au téléphone
31:29ne pas s'intéresser
31:30à l'éducation
31:31ne pas s'intéresser
31:33aux filières
31:34d'approvisionnement
31:35de drogues
31:36qui se déversent
31:37sur notre territoire
31:39voilà
31:39il faudrait presque
31:41je dirais
31:42un summit
31:43un sommet
31:44anti-narco
31:46au plus haut sommet
31:48de l'état
31:50voire entre pays
31:51parce que
31:52effectivement
31:54Chantal
31:56à Brive
31:57on est dans une France
31:59tranquille
32:00de ce côté là
32:01ou à Brive
32:01vous vous sentez aussi
32:02il y a un petit peu
32:05on n'entend pas ça
32:08il y en a du trafic
32:09mais bon
32:09on n'est pas gêné
32:10non non
32:11c'est tranquille
32:11chez nous
32:12non non
32:12c'est pas ça
32:13mais c'est désolant
32:14c'est désolant
32:15et surtout
32:15tout le mal
32:16que ça fait
32:16autour de soi
32:19quelque part
32:20tous ces gens
32:20qui consomment
32:21etc
32:21et qui deviennent
32:22complètement
32:22des zombies
32:23quelque part
32:24plus ça va
32:25plus de monde
32:28ne réfléchit plus
32:30ils sont complètement
32:32même leur mental
32:33est touché
32:35par la drogue
32:35donc c'est une catastrophe
32:36il faut arrêter ça
32:37quelque part
32:38on en est tous
32:39on en est tous conscients
32:41vous restez sur
32:42sur suite radio
32:43vous nous appelez
32:43au 0 826 300 300
32:46Emmanuel Galasso
32:47attend votre appel
32:47on peut continuer
32:48à parler narcotrafic
32:49avec Jean-Michel Verne
32:51mais vous pouvez aussi
32:52aborder d'autres sujets
32:53d'actualité
32:54que vous avez entendus
32:55sur cette antenne
32:55ou qui vous interpellez
32:57tout simplement
32:57dans la journée
32:58on pourra en discuter
32:59librement
32:59puisqu'ici c'est
33:00de parler en vrai
33:00au 0 826 300 300
33:02à tout de suite
33:03sur Sud Radio
33:05midi 14h
33:07Sud Radio
33:08la France
33:08dans tous ses états
33:09Péricault Légas
33:12nous étions
33:12en train de discuter
33:13avec le sénateur
33:14Étienne Blanc
33:15et le journaliste
33:16Jean-Michel Verne
33:17de façon
33:18j'allais dire
33:19courageuse
33:19et efficace
33:20d'un problème
33:21du narcotrafic
33:22mais ce n'est pas
33:23la seule tragédie
33:24qui déchire
33:25la société française
33:25il y a aussi
33:26le cas de nos
33:27de nos agriculteurs
33:28nos agricultrices
33:29qui sont en détresse
33:30nous avons
33:30nous avons en ligne
33:32Damien
33:32qui nous appelle
33:33de Castanet-Tolosan
33:34bonjour Damien
33:36bonjour Périgo
33:36bon
33:37on essaye
33:39les nouvelles
33:39ne sont pas bonnes
33:40et le monde
33:40le monde agricole
33:41est en détresse
33:42je pense que c'est pour ça
33:44que vous nous appelez
33:45pour faire part
33:46de votre
33:46oui
33:48j'ai entendu
33:49votre intervention
33:49juste
33:50il y a quoi
33:51il y a une heure et demie
33:51de ça
33:51par rapport à la loi
33:52la loi d'urgence
33:54de madame
33:54Genevard
33:56donc
33:57bon déjà
33:58ce qu'il faut dire
33:58c'est qu'il y a
33:59tout n'est pas à jeter
34:00dans la loi d'urgence
34:01non bien sûr
34:02bien sûr
34:03heureusement
34:03heureusement
34:04ce qui est dommage
34:05c'est que
34:06ce qui pourrait se résumer
34:08en trois mots
34:08c'est à dire
34:09laisser nous travailler
34:11en 53 pages
34:13il devra être encore validé
34:15par le parlement européen
34:17derrière
34:17oui
34:18donc une fois de plus
34:19c'est pas forcément
34:20la France
34:20qui décide
34:23et qui est souveraine
34:24mais elle sera soumise
34:25à validation
34:28et le problème
34:29aujourd'hui
34:29avec madame Genevard
34:30aussi gentille soit-elle
34:32moi j'ai rien contre
34:33elle est pas méchante
34:34je la connais pas
34:36le problème
34:37c'est qu'on a des
34:38plein de politiques
34:39à des postes stratégiques
34:40là aujourd'hui
34:40c'est comme si on avait
34:41un pilote du Helm
34:42qui était au commande
34:43en 380
34:44oui
34:45c'est un exemple
34:46que j'ai
34:47c'est un exemple
34:47que j'ai usé un jour
34:48à peu près comme ça
34:49c'était dans cet esprit là
34:51mais on nous sommes d'accord
34:52sur le fond
34:53Damien
34:54et après
34:56vous dénonciez
34:56tout à l'heure
34:58vous dénonciez
34:59ou relevez
35:00le fait que ça
35:02favorisait plutôt
35:03des gros élevages
35:06pas forcément
35:07le monde
35:08de l'agricole français
35:09mais voilà
35:10rappelons-le
35:10le plus vertueux du monde
35:11ça a été reconnu
35:13par des instances
35:14absolument
35:15absolument Damien
35:16absolument
35:16le plus vertueux du monde
35:17bien sûr
35:20il ne faut pas oublier
35:21une chose
35:21c'est que derrière
35:23moi ce qui m'inquiète
35:24c'est celui de business
35:24mondial
35:25qui va être
35:25c'est-à-dire qu'on a
35:26beaucoup parlé
35:28de production
35:28hors sol
35:29volaille
35:30hors
35:31et on ne sait
35:32on ne sait où
35:33on ne sait pas
35:33mais c'est des productions
35:34qui aujourd'hui
35:35sont soumises à intégration
35:36donc l'intégration
35:37c'est quoi
35:38c'est l'agriculteur
35:39et ni plus les moins
35:40qu'un presse
35:40à faire un service
35:42d'une firme
35:43une coopérative
35:44ou autre
35:45et ça profite
35:47à des grosses
35:48industriels
35:49notamment
35:49N
35:49dont je ne citerai pas
35:50le nom
35:50mais qui a l'ondeur
35:51de la santé
35:51au niveau du ministère
35:53de l'agriculture
35:53monsieur Rousseau
35:54évidemment
35:55président du gouvernement
35:56et oui
35:57c'est le paradoxe
35:58de la FNSEA
35:59c'est une multinationale
36:00agro-industrielle
36:01en même temps
36:01que le premier syndicat
36:02agricole français
36:03donc il faut savoir
36:04exactement
36:05pour qui on roule
36:06et quels sont
36:07les intérêts réels
36:08que l'on défend
36:09Damien
36:09vous convenez
36:11si on parle
36:12de multinationales
36:12ça va
36:14le jour où on parlera
36:15de mafias
36:15ça sera plus dramatique
36:16oui
36:16on n'en est pas là
36:18on n'en est pas là
36:19bon même s'il y a des gens
36:19qui accusent
36:20ma mafia
36:21est un bien content
36:22mais évidemment
36:22il y a des accords
36:23et des enjeux financiers
36:24qui quelquefois
36:25sont assez éloignés
36:26des intérêts
36:27de nos agriculteurs
36:29Damien
36:29vous convenez
36:30que la souveraineté
36:31nationale agricole
36:32française
36:33consiste à protéger
36:34les producteurs français
36:35contre des produits
36:36dont l'élaboration
36:37est interdite
36:38en Europe et en France
36:39qu'on autorise
36:40à l'importation
36:41et on interdit
36:42ces mêmes produits
36:42aux français
36:43ce que dirait
36:44madame Gennevard
36:45un petit peu
36:45c'est ben
36:45écoutez
36:46on va faire de l'extensif
36:47on pourra aussi
36:48s'aligner
36:49sur les produits
36:50sur les fabrications
36:51les protocoles
36:52qui sont interdits
36:53ailleurs dans France
36:54ou en Europe
36:54on a l'impression
36:55que c'est ça
36:56qu'elle est en train
36:57de comprendre
36:57c'est ça
36:58qui est difficile
36:58à admettre
36:59tout à fait
37:00et puis je pense
37:00que le fond du problème
37:02c'est que
37:04le monde agricole
37:04aujourd'hui
37:05il n'a pas besoin
37:06d'une loi d'urgence
37:07il a besoin
37:07de protectionnisme
37:08il a besoin
37:09de politiques
37:10qui ont des
37:12commissions
37:13et de consommateurs
37:14et de consommateurs
37:15qui s'adressent en priorité
37:16aux produits français
37:18voilà
37:18et si on paye
37:19un peu plus cher
37:20on en achète
37:20un petit peu moins
37:21mais on est d'abord
37:21sur l'idée
37:22de nos agriculteurs
37:23tout à fait
37:24et puis après
37:25il y a un autre point
37:26sur lequel j'aimerais revenir
37:27c'est que j'ai parcouru
37:29les 53 pages
37:29du projet de loi
37:30tout à l'heure
37:31et j'ai passé
37:34avec mes clients
37:35mais aussi mes amis
37:37parce que je suis membre
37:38dès j'ai eu
37:38en 1964
37:39j'ai passé
37:40beaucoup de temps
37:41sur une autoroute
37:41cet hiver
37:42à la fin d'un des fêtes
37:45où la seule réponse
37:46de notre ministre
37:47de l'agriculture
37:47c'était de jouer
37:48la politique de l'autruche
37:49je le rappelle
37:50elle a l'habitude
37:51elle a l'habitude
37:53surtout il avait été
37:54dans les revendications
37:56il avait été demandé
37:56d'avoir des groupes
37:58de travail régionalisés
37:59parce que la France
38:00c'est pas une agriculture
38:01mais c'est des agricultures
38:02évidemment
38:03évidemment
38:03et ça Jérôme Baille
38:05que vous avez reçu
38:06bien sûr
38:07à nombre de reprises
38:09bien sûr
38:31nous sommes bien d'accord
38:32mais je pense que
38:33certains y pensent
38:34et qu'il faudra repenser
38:35en ce sens
38:35l'organisation de l'agriculture
38:37merci Damien
38:37pour votre témoignage
38:38de Castanet-Toulosan
38:40vous êtes bien concerné
38:41du problème
38:41et vous avez bûché
38:42vous avez lu les 53 pages
38:43de la loi d'urgence agricole
38:45et vous avez compris
38:46que même s'il y a
38:46quelques aspects
38:47qui sont intéressants
38:48ça sera loin
38:50d'être la solution
38:50nous avons Philippe
38:52qui nous appelle
38:53de Casillac
38:54bonjour Philippe
38:55oui bonjour Perico
38:56et merci encore
38:57de donner la parole
38:58à tout ce monde rural
38:59qui a besoin
39:00mais on est là pour ça
39:01on est là pour ça Philippe
39:02et de représenter
39:04un peu la France
39:05telle qu'on la connaît
39:06et qu'on la veut
39:06voilà
39:07vous êtes agriculteur
39:08vous même Philippe
39:09ou non ?
39:10agriculteur dans l'élevage
39:11en Vaudelay
39:12en Vaudelay
39:12en Limousin-Tropos
39:14à l'État
39:14magnifique
39:16magnifique
39:16magnifique
39:17au nord du Lot
39:17au nord du Lot
39:18limite au bout
39:20de la région occitanique
39:20du côté de Martel
39:21du côté de Martel
39:22par là
39:22c'est ça
39:23voilà
39:23vous êtes venu
39:25vous êtes venu
39:25sur ma commune
39:26vous êtes venu
39:26sur ma commune
39:26déjà
39:27oui
39:27je me souviens
39:29je me souviens
39:30Philippe
39:30qu'est-ce que vous
39:32pensez du projet
39:33de loi d'urgence
39:33de Mme Gennevar
39:35moi je suis un peu
39:36comme le Damien
39:37de Toulouse
39:39tout n'est pas jeté
39:40mais ce qui est
39:40c'est que
39:42laissons-nous produire
39:43tel qu'on sait faire
39:43avec des produits
39:45et des règles de qualité
39:46et aujourd'hui
39:47la question
39:47il n'y a pas 50 questions
39:49ni 3 ni 1
39:49il y en a une
39:50ni 3 ni 2
39:51il y en a une
39:51est-ce qu'on veut
39:52de la souveraineté agricole
39:54de l'alimentaire
39:54dans 5 ans
39:5610 ans
39:5615 ans
39:56ou 20 ans
39:56on veut des agriculteurs
39:57en France
39:57oui ou non
39:58la question elle est là
39:59du tout
40:00soit on continue
40:02à matraquer le monde agricole
40:03et on va disparaître
40:04petit à petit
40:04comme a disparu
40:06d'autres professions
40:06la métallurgie
40:07et tout ça
40:07soit on les protège
40:09et on leur dit
40:09on produit
40:10comme on sait produire
40:11avec des produits
40:12qui ne sont pas
40:13un outil pour la santé
40:14et raisonner
40:15alimentaire, sanitaire
40:16ou alors
40:17on dit
40:18on ne s'en occupe plus
40:19on les matraque
40:19et on dit
40:20on n'aura plus d'agriculture
40:21plus de souveraineté alimentaire
40:22dans ce pays
40:23et ensuite
40:24plus de tourisme non plus
40:25plus de tourisme
40:26ça va ensemble
40:27ça va ensemble
40:27les paysages
40:28c'est les agriculteurs
40:29qui les maintiennent
40:30et l'élevage
40:31et l'élevage
40:31tout ça
40:32et les incendies
40:33tout ce qui va avec
40:33donc il n'y a pas
40:3450 questions aujourd'hui
40:35il y en a une
40:36c'est soit on garde
40:37l'agriculture
40:37la souveraineté
40:38ou on ne la garde pas
40:39c'est tout simplement
40:40pas plus compliqué que ça
40:41il ne faut pas avoir
40:42fait des lois
40:42et des lois
40:43et réunir des élus
40:44pendant des semaines
40:45et faire des mètres cubes
40:46de papier
40:50ce n'est que bon sens
40:51et lucidité
40:53vous n'êtes pas le seul
40:54à le penser
40:55hélas nos gouvernants
40:56qui savent
40:57et je pense que les problèmes
40:58que vous avez soulevés là
40:59ils les connaissent par coeur
41:00pourquoi n'ont-ils pas
41:01le courage
41:02de mettre ça en place
41:03pourquoi est-ce qu'on ne prend pas
41:04enfin une résolution
41:06définitive
41:06pour sauver nos agriculteurs
41:08le jour il n'y aura plus
41:08de paysannes et de paysans
41:09en France
41:09je l'ai toujours dit
41:10c'est la France
41:11qui disparaîtra
41:12Philippe merci pour votre
41:13témoignage depuis Casillac
41:14je sais qu'on aura l'occasion
41:16de se reparler
41:16parce que ce dossier
41:17de Placo
41:18n'est pas clos
41:19et évidemment
41:19Sud Radio
41:20qui est la radio du Parlons Vrai
41:21sera toujours du côté
41:22des paysannes et des paysans
41:23des agriculteurs
41:24qui se battent
41:24pour défendre
41:25ce merveilleux patrimoine
41:26merci à tous
41:27pour aujourd'hui
41:28je vous dis à demain
41:29pour d'autres aventures
41:31sur l'information
41:32et je vous laisse
41:33avec Brigitte Laé
41:34qui va nous apaiser
41:35avec des considérations
41:37beaucoup plus sentimentales
41:38vous restez sur Sud Radio
41:40la radio du Parlons Vrai
41:41merci d'être là
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