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Avec Vincent Louault, sénateur Horizons d'Indre-et-Loire

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-03-25##

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Transcription
00:00Vous vous souvenez de ce candidat au municipal qui avait promis à sa compagne de l'épouser s'il était
00:04élu ?
00:04Et bien Edouard Philippe, lui, avait promis d'épouser la campagne présidentielle s'il regagnait la mairie du Havre.
00:09C'est chose faite. L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron est prêt.
00:13Mais quelle marge de manœuvre a-t-il ? La route est longue et l'horizon incertain.
00:17On en parle avec le sénateur d'Indre-et-Loire, sénateur horizon, Vincent Louau. Bonjour.
00:23Bonjour Péricault-Légasse.
00:25Et Mauds-Goffler qui est à mes côtés.
00:27Bonjour Vincent Louau.
00:28Non, non, mais il n'y a aucun souci.
00:29Merci d'être à l'antenne avec nous sur Sud Radio pour parler des conséquences politiques de ce deuxième tour
00:35des élections municipales.
00:37Courageusement, Edouard Philippe avait mis dans la balance sa capacité à être candidat à la présidentielle.
00:44Alors c'est quand même original.
00:46Le vote de quelques milliers de Français pouvait déterminer l'avenir de la République.
00:50Et il disait, si je n'ai pas la confiance des Havre, je ne serais pas habilité à être candidat
00:56à la présidentielle de la République.
00:56Déjà sur ce point-là, c'est courageux, mais c'est original comme démarche.
01:01C'est tout à son honneur.
01:03Mais quand même, et donc s'il avait été battu, il aurait privé la France de son génie et de
01:08son talent.
01:08Je suis très étonné de cette position.
01:10Qu'est-ce que vous en pensez, monsieur le sénateur ?
01:14Écoutez, c'est une position courageuse.
01:16Je pense que quand on fait de la politique, on a des engagements, des valeurs.
01:20Et on considère qu'il faut être au rendez-vous des élections.
01:25Et donc, c'est tout à fait légitime d'avoir ce genre de position.
01:30Pour moi, ça ne me choque pas du tout.
01:33C'est tout à fait naturel.
01:35Et c'est courageux.
01:37Alors, je vais vous la faire à l'envers.
01:39Édouard Philippe, il est parti haut à un moment donné.
01:43Il était, allez, on va dire qu'il était le candidat de la Macronie, du centre-droit, du socle commun,
01:48légitime.
01:49Il avait un passage à Matignon, apprécié par pas mal de Français d'ailleurs.
01:53Ensuite, rupture avec le président de la République, jusqu'à suggérer sa démission.
01:57Il est allé loin, lui aussi.
01:58Et pour autant, il dégringolait tout doucement.
02:00Vous savez, comme un bonhomme de neige qui fond avec le soleil.
02:05Et là, vous estimez que, il estime, vous estimez que sa victoire au Havre,
02:09qui est une vraie victoire, mais c'est jamais que quelques milliers de voix,
02:13suffit à légitimer qu'il se ressente mis en selle pour candidater à la magistrature suprême.
02:20Déjà, la victoire au Havre, contrairement aux médias parisiens qui croient tout savoir sur tout,
02:25et qui en fait ne savent surtout rien sur rien,
02:28contre une liste communiste et une liste du Rassemblement national,
02:31est une belle victoire et il peut en être fier.
02:34Ça, c'est le premier point.
02:35Le Havre, c'est quand même une ville ouvrière où il a prouvé son ancrage
02:39et de pouvoir parler à nos habitants.
02:42Donc, Edouard Philippe n'a jamais caché le fait qu'il était candidat à la présidentielle.
02:47Il a monté Horizon, basé sur les maires, basé sur les élus locaux,
02:52dans l'objectif de présenter une offre politique nouvelle pour les Français.
02:56Le Havre était une étape obligée, un passage obligé, et c'est bien, c'est fait.
03:02Et aujourd'hui, moi, je suis fier d'être derrière un homme qui a des valeurs,
03:06qui a un langage qui est toujours constant, qui est toujours constant,
03:09et qui assume d'avoir une volonté, avec une volonté de présenter un programme.
03:16Il l'a dit hier soir au journal, par exemple, en parlant de la jeunesse,
03:22en parlant de l'éducation et tout un tas de sujets qui, aujourd'hui,
03:25nécessitent une refondation de nos politiques en France.
03:29Bon, en tout cas, on peut dire que la campagne, politiquement parlant,
03:34pas officiellement, la campagne de l'élection présidentielle,
03:38je dis bien l'élection parce qu'on entend les élections.
03:40Non, il n'y a qu'une élection, puisqu'il n'y a qu'un vainqueur, il n'y a
03:43qu'un président.
03:43La campagne de l'élection présidentielle de 2027 est lancée.
03:47Vincent Louot, au vu, je vais vous donner une définition,
03:51l'arc républicain au centre et à droite.
03:54Il y a un arc républicain à gauche, d'ailleurs,
03:56ce deuxième tour a permis de faire la distinction,
03:59cette municipale, ces municipales ont permis de faire la distinction
04:01entre ces deux sensibilités de gauche.
04:04Dans l'arc républicain centre-droit avec le socle commun,
04:08est-ce qu'Edouard Philippe, aujourd'hui, ils sont quand même assez nombreux, potentiellement ?
04:12Alors, il y a ceux qui sont plus ou moins déclarés,
04:14ceux qui sont en réserve, on a vu David Glissnard, là,
04:16je pense qu'ils se démarquent du LR, peut-être, pour aller en lice.
04:21Est-ce qu'aujourd'hui, Edouard Philippe représente vraiment...
04:25Alors, si le nouveau monde a échoué en 2017 avec Emmanuel Macron,
04:31est-ce que vous pouvez me certifier qu'il représente bien cet autre monde,
04:36ce nouveau monde de la République française,
04:39auquel aspirent tant de Françaises et tant de Français ?
04:42Écoutez, moi, je vais vous donner l'exemple de ce que je vis au quotidien avec Edouard Philippe.
04:45Edouard Philippe me laisse proposer ce que je veux et faire ce que je veux au Sénat,
04:51et on peut être force de proposition.
04:54Et à la fin, on a un président de parti qui arbitre et qui prend des décisions.
04:59Et aujourd'hui, droit dans ses valeurs.
05:00Vous savez, me laisser faire ce que je souhaite au Sénat et dans ma vie politique,
05:05et je ne suis jamais bridé.
05:07Et Edouard Philippe, aujourd'hui, ce qu'il nous dit, à tous,
05:11c'est, nous, on a une volonté de proposer aux Français un programme,
05:16il l'a dit plein de fois, massif.
05:18Donc, aujourd'hui, il faut qu'on soit en capacité de faire cette offre politique,
05:23et l'atterrissage se fera naturellement sur un tri des candidatures et des nombreux candidats,
05:30dans des partis qui sont en train de s'étrangler, par exemple au LR ou au Parti Socialiste.
05:36Donc, nous, on préfère la clarté et avancer.
05:39Et vous savez, je pense que le bruit politique est important en ce moment,
05:44et j'ai envie de dire, nous, on va continuer à tracer notre route
05:48et à aller vers là où on doit aller, c'est-à-dire gagner cette élection présidentielle.
05:53Est-ce que vous êtes d'accord avec le constat qui a été fait par certains leaders,
05:56évoqué par Gabriel Attal ?
05:58Il faudra quand même, si on veut vraiment gagner,
06:01qu'il y ait un candidat, un candidat, alors il ne sera pas unique,
06:04parce que, voilà, enfin si, il n'y aura qu'un seul candidat
06:06de cette sensibilité politique-là qui est large, qui est diverse.
06:12Est-ce qu'il y a les moyens techniques et les moyens politiques
06:14d'aboutir à un seul candidat où ça va vous sembler malgré tout difficile ?
06:19Et comment y arriver ?
06:20Et si on décide, comment y arriver ?
06:21Non mais moi, écoutez, la mythologie du candidat unique,
06:26en partant du principe qu'il ne doit pas y avoir de premier tour
06:29et que le deuxième tour doit avoir lieu au premier tour,
06:33moi, à part faire créer des frustrations au sein de nos habitants
06:37et de nos électeurs, ne me conviennent pas.
06:39À titre totalement personnel, je considère que les histoires de front républicain,
06:45de bidouilles de partis, ne marchent plus.
06:48et qu'aujourd'hui, le seul candidat qui doit réussir à passer devant les autres,
06:54il doit le prouver, et il a un an pour le prouver.
06:57Et après, nos habitants, nos citoyens, font un choix au premier tour.
07:01Et vous savez, ça va se régler très rapidement,
07:03parce qu'au premier tour d'une présidentielle, vous savez qu'il n'y a pas de triangulaire.
07:07Vous savez que ça se fait entre deux hommes au deuxième tour.
07:10Et donc, vous savez que votre vote doit être utile au premier tour.
07:14Donc, laissez les Français, foutez la paix aux Français,
07:17et laissez faire les Français.
07:19Et moi, j'en ai un peu marre de ce contexte où on dit,
07:21il va falloir faire une grande primaire, blablabla, blablabla.
07:25Est-ce que vous voyez des électeurs de LR, par exemple,
07:29finir par voter pour Gabriel Attal ?
07:31Il faut arrêter cette fable, en fait.
07:34Moi, je suis beaucoup plus à assumer le fait que je suis fier de mon candidat.
07:38Je vais tout mettre en œuvre pour qu'on ait un programme qui ait de la gueule
07:43et qui soit massif, avec une parole politique.
07:45Donc, je suis fier quand Édouard Philippe va sur les plateaux télé
07:51et parle dans la presse de façon claire et honnête.
07:55Avant de passer la parole à Maud Coffler,
07:57je vous fais juste observer, Vincent Louot,
07:59que votre théorie, c'est exactement ce qu'a appliqué Feu Lionel Jospin en avril 2002,
08:04et c'est Jean-Marie Le Pen qui est arrivé au deuxième tour.
08:07Soyons très prudents sur cette équation.
08:09Maud Coffler.
08:10Vincent Louot, Édouard Philippe a déclaré hier
08:12qu'il était favorable à toutes les logiques de rassemblement
08:15et d'union de la droite et du centre.
08:17Dans le même temps, enfin, quasiment dans le même temps,
08:19en fait, le lendemain matin, ce matin,
08:21David Lysnard, qui était chez les Républicains,
08:23a annoncé qu'il quittait les Républicains,
08:25précisément parce que l'union est impossible,
08:27en tout cas dans le logiciel des Républicains.
08:29Qu'est-ce que vous avez pensé, d'une part,
08:31de la déclaration d'Édouard Philippe hier soir
08:33et de l'annonce de David Lysnard ce matin ?
08:38Écoutez, la prestation hier d'Édouard Philippe,
08:42on voit un homme d'État,
08:43tout le monde reconnaît que l'homme est à la hauteur
08:47des enjeux du moment,
08:49sur une prise de hauteur qui est nécessaire.
08:51La décision de David Lysnard,
08:53et je ne vais pas commenter ce que font les LR,
08:55mais c'était prévisible.
08:58En fait, les auto-entrepreneurs
09:00de la présidentielle sont lancés.
09:02Moi, je suis fier de faire partie
09:05d'un bloc qui est ouvert,
09:08on l'a prouvé,
09:08on l'a prouvé dans de nombreuses élections.
09:11Nous sommes capables de faire des alliances,
09:13nous sommes capables aussi d'avoir
09:15une forme d'attractivité sur des valeurs,
09:18sur ce qui est horizon,
09:19pour dire aux élus,
09:21maintenant, il est temps de nous rejoindre,
09:24de dire qu'on va s'agglomérer,
09:26de dire qu'on va faire des pas
09:28les uns vers les autres.
09:29Les Français attendent autre chose
09:32que ce débat qui fait vente du flux
09:35et du média aux médias que vous êtes,
09:38mais ils ont envie d'avoir une offre politique
09:41qui tient la route.
09:41Et après, vous les laisserez choisir.
09:43Vincent Louau, on peut rêver,
09:46on peut rêver.
09:47Est-ce que, au vu,
09:48alors on serait obligé de se référer au sondage,
09:51est-ce que, en décembre 2026,
09:54ou en janvier 2027,
09:56au vu des sondages,
09:57est-ce que vous pensez que cette famille politique,
10:00dans sa diversité,
10:01peut dire au mieux placé,
10:03allez, Edouard, c'est toi qui y vas,
10:06Gabriel se retire,
10:07enfin, toutes les tentatives, voilà.
10:09On ne peut pas prendre le risque
10:10de perdre cette élection présidentielle,
10:12parce qu'on sait que les deux hypothèses
10:14sont, pour vous, chaotiques,
10:16et peut-être tragiques pour la France,
10:17de prendre des responsabilités courageuses,
10:21de prendre, avoir le sens
10:22de la patrie et de la nation,
10:24et de dire, nous avons,
10:25on s'est réunis,
10:26et on décide que c'est Edouard Philippe.
10:27Alors, s'il est moins bien placé
10:29dans les sondages,
10:30celui qui sera devant lui,
10:31pour l'instant, c'est lui,
10:32qui, dans cette famille,
10:33même si ce n'est pas des chiffres
10:34mirobolants,
10:35mais c'est du 17, du 18, du 19,
10:37si c'est lui qui est le mieux placé,
10:39est-ce que vous pensez
10:40que les états-majors politiques
10:42du socle commun
10:43et de l'arc républicain de droite
10:45peuvent dire,
10:46sans passer par une primaire,
10:47qui a toujours été un fiasco,
10:48allez, c'est toi qui y vas.
10:50Est-ce que c'est quelque chose
10:50d'envisageable ?
10:52Écoutez, soit,
10:54alors moi je suis agriculteur,
10:55vous le savez,
10:56il faut laisser faire la nature.
10:59Oui, oui, je suis agriculteur,
11:00je suis paysan,
11:01la réponse de l'émisateur,
11:02c'est une réponse de paysan.
11:03Oui, oui, la réponse du paysan,
11:05il faut laisser faire la nature,
11:07il faut laisser les sondages sonder,
11:09il faut laisser les Boeing atterrir,
11:11et c'est normal que quand tu vas
11:13faire 7, 8, 5, 6, 7, 8%,
11:16il y a un principe de réalité.
11:18Après, je ne veux pas tomber dans le piège
11:20des partis qui veulent sauver leur boutique,
11:24en ayant un candidat,
11:25pour avoir des candidats après la législative,
11:27pour après la survie de leur parti.
11:28Bien sûr.
11:29Donc moi, je vous dis juste,
11:31par pitié,
11:33laissez faire les Français,
11:34laissez choisir les Français,
11:36le Front Républicain a laissé beaucoup de traces,
11:38à force,
11:39vous avez des électeurs qui ne veulent plus voter
11:41pour des pseudo-Front Républicain,
11:44vous avez une forme de bidouillage
11:49de la vie politique qui finit par être inacceptable.
11:52Donc, encore une fois,
11:54laissez les candidats,
11:55tous les candidats,
11:56dire ce qu'ils ont à dire,
11:57et la nature va faire le reste.
11:59Franchement,
12:00et je suis tout à fait d'accord sur votre analyse,
12:02à chaque fois qu'on a fait des primaires,
12:04on finit à 5, 6, 7, 8% pour certains,
12:07donc j'ai connu ça à d'autres moments,
12:09dans certains partis politiques,
12:10donc la primaire, je ne suis pas du tout fan.
12:13Donc, il faut laisser faire,
12:14il faut laisser faire le choix des Français
12:17et atterrir le débat d'idées.
12:19Il faut qu'on soit autre chose
12:20que du débat d'égo,
12:21où les hommes politiques,
12:24pour sauver leur parti,
12:25nous emmènent dans un bad trip présidentiel
12:27que vous avez très bien décrit tout à l'heure.
12:29Vincent Louau,
12:30je vous rappelle le nom officiel de cette commune,
12:32c'est le Havre de Grasse,
12:34créé par François 1er.
12:35Je vous souhaite bon vent,
12:37cher Vincent Louau,
12:38avec l'aventure Horizon,
12:41au Grand Large,
12:42et puis d'ici là,
12:43j'aurai certainement besoin
12:44d'avoir vos avis et vos conseils
12:46pour éclairer nos auditeurs
12:47sur les enjeux de la présidentielle 2027.
12:50Merci Vincent, à bientôt.
12:51Merci Maud,
12:52merci Perico.
12:53Merci Vincent Louau.
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