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Avec Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-11-26##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Le fait du jour.
00:013,7 millions de consommateurs, 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
00:06Rien à voir avec le succès du Beaujolais Nouveau-Péricot.
00:08Ces chiffres, ce sont ceux du narcotrafic en France.
00:11Comment lutter contre un tel marché en pleine expansion ?
00:13Un marché qui tue les bourgeois des centres-villes.
00:16Comme dit Emmanuel Macron, sont-ils vraiment les principaux investisseurs de ce narcotrafic ?
00:20A qui la faute en réalité ? On en parle avec le sénateur des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier. Bonjour.
00:24Bonjour.
00:25Bonjour Stéphane Ravier, merci d'être sur Sud Radio dans ce studio.
00:28Vous vous souvenez de Sabia Galli qui avait suggéré à un moment donné que l'armée descende dans la rue à Marseille.
00:32Ça avait fait scandale.
00:34Et puis finalement, l'armée n'est pas descendue.
00:36Par contre, le narcotrafic se porte très bien.
00:38On connaît les tragédies. La famille Kézassi a été touchée.
00:41Brahim en un premier temps.
00:43Mehdi récemment.
00:44Cette jeune fille de 24 ans qui a été tuée par une balle perdue en nettoyant sa fenêtre.
00:48Vos sénateurs des Bouches-du-Rhône, vous connaissez bien.
00:51Je crois que le drame s'est passé dans la Cité-Saint-Dix, dans le Dixième.
00:54C'est un secteur que vous connaissez bien.
00:56On voit toutes les autorités de l'État, jusqu'au sommet de la République, dire qu'il faut se mobiliser.
01:04On n'en voit pas grand-chose.
01:06Est-ce que vous, vous considérez qu'il y a vraiment des moyens, peut-être douloureux,
01:10peut-être courageux, à prendre pour éradiquer le narcotrafic ?
01:14Écoutez, il n'est jamais trop tard pour bien faire.
01:16En tout cas, tous ceux qui sont responsables de la situation se sont tous précipités autour de M. Kessassi et de sa mère,
01:27à l'occasion de cette marche blanche, pour être sur la photo.
01:31Ils ont, comme moi, présenté leurs condoléances.
01:33Mais eux auraient dû aussi présenter leurs excuses.
01:37Parce que de M. Dupond-Moretti, ancien ministre de la Justice,
01:41qui avait, j'allais dire, recadré les magistrats marseillais,
01:44qui l'année dernière faisaient savoir qu'à Marseille, on était en état de mexicanisation du stup.
01:50– Expression reprise par le ministre de l'Intérieur.
01:52– Pardon ?
01:53– Expression reprise par le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
01:55qui s'était fait tacler aussi pour arrêter quand il était en Mexique.
01:58– Et M. Dupond-Moretti d'ajouter que les magistrats marseillais faisaient le jeu du RN.
02:03Et il a eu le culot de venir montrer son visage à cette marche blanche,
02:10comme Benoît Payan, le maire de Marseille,
02:12qui est évidemment un animal à sang froid qui ne rougit jamais
02:14d'avoir eu un discours, puis de tenir un discours radicalement indifférent aujourd'hui.
02:20– Peut-être que le narcotrafic n'est qu'un ressenti ?
02:23– Peut-être que c'est un ressenti, que c'est un sentiment.
02:27– Voilà, c'est un sentiment.
02:29– Lors de la précédente mandature au conseil municipal,
02:31lorsque j'alertais, et pas la première fois,
02:33sur la situation qui avait déjà largement dégénéré,
02:36qu'il fallait plus de policiers, qu'il fallait des moyens pour la justice, etc.
02:39Je me souviens du conseiller municipal Benoît Payan
02:43qui nous faisait savoir qu'il ne s'agissait que d'un problème social,
02:46qu'il fallait plus de présence de pouvoir public, d'équipement public.
02:53Il fallait des gymnases, il fallait des écoles, voilà la réponse de Benoît Payan.
02:57Il y a une poignée d'années, et maintenant, aujourd'hui, il fait l'éloge.
03:01– Pourquoi pas ? Mais ce n'est pas la base du problème.
03:03– Il est vêtu de costumes bleu marine, et désormais, il vante, et il a raison de le faire,
03:07il vante l'action de la police, il est minuit moins une, il était temps.
03:12On nous dit que l'assassinat, qui n'est pas une balle perdue,
03:15mais l'assassinat du jeune Kessassi pour intimider son frère…
03:19– C'était une balle perdue, c'était une balle perdue.
03:23Brahim Kessassi, lui, il faisait partie du réseau, il a été assassiné,
03:28tandis que le jeune frère, lui, c'est par intimidation, pour intimider son frère,
03:33qui, lui, est assez actif via son association.
03:38– Bon, donc, c'est une mexicanisation, c'est la DZ mafia, DZ qui veut dire Algérie.
03:46Je dis ça parce que les responsables politiques se refusent encore aujourd'hui
03:50d'évoquer le problème central, qui est la politique d'immigration en général,
03:55et dans le stup en particulier, donc ils s'interdisent d'y apporter une réponse efficace.
04:02Eh bien, la réalité, c'est celle-là, c'est que maintenant,
04:06la situation a complètement dégénéré, et que la classe politique,
04:09qui l'a niée pendant des dizaines d'années, aujourd'hui, vient nous faire la leçon.
04:13Alors qu'ils nous fassent la leçon, tant mieux, mais que l'on passe du constat,
04:18que l'on partage tous à Marseille depuis bien longtemps, aux actes.
04:21Parce qu'il ne suffit pas de parler de narcotrafiquants et de narcoterrorisme,
04:25je crois que j'étais le premier à utiliser ce terme,
04:28parce que dans les cités, ils vont régner la terreur.
04:29– Là, c'est le cas, c'est le cas, là.
04:31– Oui, oui, mais moi, je dirais que…
04:33– Un marat comme petit frère.
04:33– Écoutez, ils ont découvert l'humidité de l'eau.
04:36Ils ont découvert qu'il faisait jour à midi.
04:38Bon, mais maintenant, il va falloir prendre des mesures,
04:39dans tous les domaines, dans tous les domaines.
04:42Le constat, parce qu'on nous dit que c'est un tournant,
04:44l'assassinat du jeune qui est s'assi,
04:46mais il y avait déjà eu un tournant l'année dernière,
04:48quand un jeune de 14 ans avait été recruté par un narcotrafiquant
04:52qui était en prison pour assassiner un concurrent.
04:55Bon, il y avait déjà eu un tournant, quelques mois avant,
04:58lorsqu'il y avait eu trois règlements de compte dans la nuit.
05:00Donc, vous voyez, de tournant en tournant,
05:02la classe politique a fait une sortie de route.
05:06Bon, et bien maintenant qu'elle a repris la route,
05:08qu'elle a repris le chemin de la vérité exprimée,
05:11il faut désormais des actes.
05:13– Alors, il y a deux axes, M. le Sénateur.
05:14Il y a peut-être une gauche qui a peur des conclusions
05:17de ce développement du narcotrafic,
05:20puisqu'il y aurait des conclusions à tirer dans le sens de ce que vous avez dit,
05:23par rapport à l'immigration, l'insécurité.
05:26Et puis, j'allais dire, il y a le reste de la classe politique,
05:29celle qui a gouverné la France.
05:31Quel est le problème ?
05:32Ils sont dans une résignation peureuse ?
05:34Ils ont peur de prendre des mesures compliquées ?
05:38– Ils culpabilisent de ne pas avoir fait ce qu'il fallait
05:41et maintenant qu'on s'est acheté trop tard ?
05:43– S'ils culpabilisaient, ils auraient peut-être l'idée de démissionner,
05:47parce qu'ils ont échoué non seulement dans ce domaine-là,
05:49mais dans tous les domaines.
05:50Donc la réalité, c'est qu'ils savent maintenant
05:52qu'en face, la DZ mafia, ce sont des individus,
05:56c'est une organisation mafieuse, prête à tout,
05:58y compris à assassiner le frère de quelqu'un
06:01qui est investi dans l'associatif, à qui le tour.
06:05Peut-être qu'ils se sentent menacés désormais.
06:07Après avoir tué un innocent comme ça,
06:09peut-être que le prochain, ça sera un maire, un préfet,
06:12un député, ou un sénateur.
06:17– Bon, moi je suis conscient de la situation,
06:19et depuis très longtemps.
06:20– Stéphane Ravier, concrètement,
06:22est-ce que si vous étiez aux affaires,
06:23comme on dit, si vous étiez en situation,
06:25ou si on vous consultait pour prendre des mesures efficaces,
06:27est-ce qu'il y en a une, deux ou trois à prendre d'urgence,
06:31pour en moins, en un premier temps,
06:32on ne va pas résoudre en un jour,
06:33mais est-ce que déjà qu'il y aurait quelque chose en termes d'ordre public,
06:37ou au niveau, j'allais dire, administratif,
06:39ou au niveau judiciaire,
06:41à prendre tout de suite,
06:43même si c'est une loi d'exception,
06:44pour régler le problème de cette ville qu'on aime tant
06:47et qui est en train de virer au cauchemar ?
06:49– Il faut reprendre tous les maillons de la chaîne,
06:51y compris celui de la prévention,
06:53qui n'a jamais été évoquée.
06:54– Allez, donnez-moi le premier maillon,
06:55le premier maillon sur lequel vous êtes.
06:55– Ah ben, écoutez, c'est l'immigration.
06:57Voilà, il faut stopper l'immigration,
06:58et il faut se débarrasser de 50% des petites mains
07:02qui sont dans le trafic.
07:0350% des petites mains, ce sont des clandestins.
07:05– Comment on s'y prend ?
07:07– Qu'est-ce que la loi autorise ?
07:09– Il faut tordre le bras des pays dont ils sont originaires,
07:12que ce soit l'Algérie,
07:15certaines parties viennent,
07:16pas que de l'Algérie,
07:17mais en tout cas de tous les autres pays
07:18qui ne veulent pas nous délivrer des laissés-passés consulaires,
07:21il faut leur tordre le bras.
07:21– Le bras faire un tailleau avec le gouvernement algérien.
07:23– Il faut leur tordre le bras
07:25en leur faisant savoir que les transferts d'argent
07:27de leurs ressortissants qui travaillent chez nous légalement,
07:30c'est terminé.
07:30Il faut leur faire savoir que le regroupement familial,
07:32c'est terminé,
07:33que les visas, c'est terminé,
07:36que les étudiants, c'est terminé.
07:39Nous avons les moyens d'engager un bras de fait,
07:41il faut-il avoir le courage de le faire.
07:43Il faut des moyens humains,
07:44dans la police, dans la justice,
07:46mais il faut surtout avoir une volonté politique.
07:49Il faut surtout avoir le courage
07:50d'engager le bras de fer,
07:52sinon nous continuerons à subir.
07:54Et il faut voir ce que l'on voit.
07:55Comme disait l'autre,
07:56il faut avoir le courage de dire ce que l'on voit,
07:58mais il faut avoir le courage aussi de voir ce que l'on voit.
08:01Et quand on refuse de voir l'élément central
08:04qu'est la politique d'immigration dans ce domaine,
08:07on s'interdit d'avoir des résultats.
08:09Je faisais tout à l'heure un lusement à Samia Ghali,
08:10quand une sénatrice socialiste suggérait
08:12qu'on fasse venir l'armée,
08:14qu'on fasse descendre l'armée dans la rue,
08:15c'est un symbole
08:16où la présence quand même
08:18des forces de l'ordre,
08:20j'allais dire,
08:20très armées,
08:22pourrait à un moment donné
08:23dissuader sur certains territoires.
08:24C'était un opportunisme.
08:2548 heures après,
08:26il nous faisait savoir
08:27qu'en réalité,
08:27c'est parce qu'il manquait des logements sociaux,
08:29parce qu'il manquait des gymnases,
08:30parce que les écoles étaient délabrées, etc.
08:32Vous chassez le naturel socialiste,
08:33il revient très vite au galop.
08:35La réalité, c'est que oui,
08:35il faut les moyens militaires,
08:37mais pas encore tout à fait en France métropolitaine.
08:40Mais là, d'où parle la coque ?
08:42On sait que ça passe par les anti-françaises
08:44et là, nous avons les moyens
08:45et il faut mettre les moyens militaires.
08:47En France, il faut donner les moyens humains
08:49et je dirais, pas psychologiques,
08:51mais il faut libérer la police.
08:53Elle est incarcérée, la police.
08:54Elle sait où agir,
08:56envers qui, à quel endroit.
08:58Elle les connaît par cœur.
08:59Elle connaît par cœur le terrain.
09:00Moi, j'ai fait plusieurs,
09:01je dirais, pas descentes,
09:02mais visites avec des policiers
09:05dans plusieurs cités.
09:06Il me dit, monsieur le sénateur,
09:07mais le chou, il est là.
09:08La nourrice, elle est là.
09:09Lui, on l'a arrêté trois fois.
09:10On ne va pas tarder à l'arrêter une quatrième.
09:12On sait que la coque arrive par là.
09:14Ils connaissent tous les circuits
09:16et tous les individus
09:18parce qu'ils les ont arrêtés au moins une fois.
09:20Eh bien, justement,
09:20ceux qui sont clandestins,
09:21quand on dit qu'il manque de policiers,
09:23celui qui est arrêté
09:24comme simple chouf ou comme vendeur,
09:26lorsqu'on aura la possibilité de l'expulser,
09:28il ne reviendra plus dix fois au commissariat.
09:31Oui, on va gagner du temps.
09:32Et on aura peut-être moins besoin
09:33d'engager de nouveaux policiers
09:35puisqu'ils seront beaucoup plus efficaces
09:37car libérés
09:38de leur carcan administratif
09:42tant au niveau
09:43de remplir des dossiers
09:45et de pouvoir
09:49ou pas les expulser.
09:50Stéphane Ravier,
09:52au-delà du narcotrafic
09:53des règlements de comptes,
09:54il y a la violence gratuite
09:55dont a été victime Laurent.
09:57Vous avez diffusé
09:57les images de son visage
09:59victime de multiples fractures
10:01au nez,
10:02à la pommette,
10:03hémorragie sous-durale,
10:04traumatisme crânien.
10:05Laurent a 53 ans,
10:06il a été roué de coups
10:07par trois individus
10:08alors qu'il promenait son chien
10:09derrière l'hôtel de ville
10:10de Marseille.
10:11Ça aussi,
10:12c'est une constante à Marseille ?
10:13Il y a 50 mètres
10:13du bureau de Benoît Payon
10:15mais là aussi,
10:16il va nous dire
10:16que c'est un sentiment.
10:18Donc la réalité,
10:19c'est celle-là,
10:19c'est que vous vous promenez
10:20à 7h du matin
10:21quasiment sur le vieux port
10:23de Marseille,
10:24le quartier du Panier
10:24qui est l'épicentre
10:26du tourisme à Marseille
10:30et vous vous faites massacrer
10:31par trois individus
10:32dont on me dit
10:33qu'ils sont d'origine
10:34nord-africaine.
10:35Bon,
10:36puisqu'on parle vrai ici,
10:38je vous donne une information,
10:39c'est un scoop.
10:41Les mêmes causes finalement
10:42que le narcotrafic,
10:43sinon...
10:44Écoutez,
10:45manifestement,
10:46la politique d'immigration,
10:48dans ce cas-là,
10:49je ne dis pas que c'est
10:49à chaque fois,
10:50mais 67% de la délinquance
10:52à Marseille
10:53le fait des étrangers
10:53et on ne compte pas
10:55les binationaux.
10:56Et on ne compte pas
10:57les binationaux.
10:58Bon,
10:58donc tout le monde,
10:59moi je veux bien,
11:01certains se refusent
11:02à voir l'éléphant
11:03dans le couloir
11:03mais les Marseillais le voient
11:04et ils le subissent.
11:05Vous vous souvenez
11:06de la scène
11:06de French Collection,
11:08Jen Ackman qui court
11:09le long des quais
11:10du port de Marseille
11:11qui passe devant la mairie
11:12poursuit.
11:13Et Edouard Daufré
11:14qui est le chef
11:14justement des narcotrafiquants
11:16est sur son bateau.
11:16Il finit par la battre
11:17quand même,
11:17c'est la fin du film.
11:19Il finit par la voir.
11:20On espère qu'un jour
11:21peut-être il y aura
11:22un Jen Ackman
11:23qui sera là,
11:24politique,
11:25policier,
11:26administratif
11:26pour que ce fléau
11:27qui salit la République,
11:28qui abîme la France
11:29et qui détruit l'image
11:31de cette merveilleuse ville
11:32qu'est de Marseille,
11:32de cette société.
11:33Et pas que de notre ville,
11:34pardonnez-moi.
11:35Bien sûr,
11:35mais Marseille est très très symbole.
11:36L'histoire de Marseille
11:39est ancienne et complexe.
11:40On sait que voilà,
11:41on connaît cette réalité.
11:42Peut-être un jour
11:43cette ville aura-t-elle
11:44le droit de retrouver
11:44la paix et la sérénité
11:45que la belle Provence
11:46et que le monde
11:47méditerranéen lui promet.
11:48Merci Stéphane Ravier.
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