- il y a 5 heures
- #sudradio
Avec Christophe Bay, eurodéputé RN / Stéphane Linou, expert associé au laboratoire sécurité-défense du CNAM, auteur du livre « Résilience alimentaire et sécurité nationale » / Michael Moreau, auteur de "Sa Majesté nomme"
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NewsTranscription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas.
00:00:05Pour Emmanuel Macron, le salon de l'agriculture 2026 commence dans le calme.
00:00:10Nous voulons continuer de produire, de préserver, de protéger.
00:00:15Des poignées de main, des selfies et même des applaudissements.
00:00:19On n'a aucune naïveté, on a besoin dans le contexte international de protéger notre agriculture.
00:00:23Cette Europe Light va arrêter de nous essayer d'apaiser avec des mesures anti-environnementales ou anti-sociales.
00:00:29Plus loin, la colère des bonnets jaunes, de la coordination bolerave.
00:00:32On n'arrive plus à avancer dans ce pays, c'est une honte.
00:00:35On demande juste que l'état français nous écoute.
00:00:38On veut au fond que les mêmes règles du jeu s'appliquent à ceux qui veulent importer chez nous.
00:00:46Bonjour et bienvenue en ce mercredi 25 février 2026 sur Sud Radio.
00:00:53Péricault-Légas est à l'antenne à côté de Maude Koffler face à moi, Julien Delmas,
00:00:57qui s'assure de la qualité de l'émission.
00:00:59Emmanuel Galasso qui recueillera vos appels au 0826 300 300.
00:01:03Un tout petit mot, hier nous étions en direct du stand de l'Occitanie sur le salon de l'agriculture.
00:01:10J'allais dire, très belle ambiance, ferveur malgré la morosité ambiante.
00:01:14On a eu un petit problème technique de liaison indépendant de notre volonté
00:01:18que Julien Delmas a essayé de gérer de son mieux avec son génie.
00:01:21Mais voilà, quand la technique ne veut pas, elle ne veut pas.
00:01:24Du coup, la dernière intervenante, Marie-Pierre Eliès Ouri,
00:01:28qui nous parlait de son livre, La viande n'a pas dit son dernier mot.
00:01:31Nous la réinvitons une heure durant, le 11 mars.
00:01:34C'est très important.
00:01:35Cet ouvrage est formidable, ce qu'elle raconte.
00:01:38Ça décrypte beaucoup de choses.
00:01:39Ça met les poings sur les i's.
00:01:41Bien sûr qu'il faut manger de la viande et surtout quand c'est de la bonne viande.
00:01:44Et puis voilà, on effacera quelques clichés le 11 mars.
00:01:47Pour l'actualité du jour, alors on va parler, on va rester un petit peu indirectement lié au salon.
00:01:52L'Union Européenne fait-elle du mal, beaucoup de mal, ou beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal à l'agriculture française
00:02:00?
00:02:00On en discutera avec Christophe Bé, eurodéputé RN, qui viendra nous expliquer,
00:02:04entre le Mercosur et puis la PAC qui arrive, combien nos paysans et nos paysans ont à craindre
00:02:09de ce que l'Union Européenne réserve à l'agriculture française.
00:02:14Ça sera à 12h10, à 12h45, on reste un petit peu indirectement dans cette thématique.
00:02:22Et si une sécurité alimentaire en cachait une autre ?
00:02:25On va recevoir un spécialiste, voilà, il y a un problème de sécurité alimentaire.
00:02:28Est-ce que les normes que l'on fixe sont-elles les bonnes ?
00:02:31Est-ce qu'on regarde bien du côté du danger et on ne regarde pas toujours de là où on
00:02:35devrait plutôt se méfier ?
00:02:37Est-ce que la sécurité alimentaire est vraiment une idée claire et nette ?
00:02:41Ou est-ce qu'il y a sujet à débat ? On en discutera avec un scientifique, Stéphane Linou,
00:02:46qui est spécialiste de la sécurité et défense au CNAM et qui lui donnera son avis.
00:02:50Il est l'auteur du livre « Résilience alimentaire et sécurité nationale ».
00:02:57De 13h à 14h, de 13h à 14h, je recevrai Mickaël Moreau, qui au ce moment défraye la chronique, sur
00:03:04le thème « Les copains d'abord ».
00:03:06Il semblerait que cette chanson de Georges Brassens s'adouine le leitmotiv à l'Élysée plus que la marseillaise.
00:03:11On verra avec ce journaliste, cet éditorialiste que l'on connaît bien,
00:03:15quelles sont aujourd'hui les dérives qu'un président de la République peut commettre
00:03:20avec ce pouvoir de nommer près de 10 000 fonctionnaires ou responsables d'administration
00:03:25et combien Emmanuel Macron est peut-être celui de tous les présidents de la République française
00:03:30qui en a usé ou abusé le plus.
00:03:34Et puis Maud, parmi les joyaux de l'actualité...
00:03:38On a quelques perles, on a par exemple la démission de Laurence Descartes
00:03:41qui était très attendue quand même, après ces innombrables polémiques.
00:03:45Voilà, donc on parlera entre autres de ça.
00:03:47Et puis Mme Chiquirou et Mme Panneau qui ont fait des déclarations tonitriantes.
00:03:49La France insoumise en plein délire.
00:03:51On va essayer d'équiper.
00:03:52Voilà le menu de ce mercredi 25 février.
00:03:54A tout de suite.
00:03:55Et surtout, n'oubliez pas ce numéro merveilleux, le 0826 300 300
00:03:59qui vous permet de participer à l'émission comme si vous étiez dans le studio.
00:04:03A tout de suite.
00:04:03Sud Radio.
00:04:05La France dans tous ses états.
00:04:07L'humeur de Pericot.
00:04:09Alors le sujet était déjà évoqué par mon ami, consoeur et collègue Valérie Expert
00:04:14entre 10h et 10h25 sur la présence des fast-food dans les campagnes.
00:04:18Effectivement, la société McDonald's, elle est arrivée à faire le plat un peu
00:04:22des territoires urbains où elle peut se développer.
00:04:24Il commence à miroiter du côté des campagnes.
00:04:26Et hier, en me promulant dans les couloirs du salon,
00:04:29j'ai été interpellé par beaucoup d'agriculteurs ou de responsables de la réalité
00:04:32qui me disaient, mais les McDo arrivent.
00:04:35On a vu des McDo, je vais dire le mot fast-food, j'ai pas envie de stigmatiser une marque
00:04:39particulièrement,
00:04:40s'installer en pleine Cambrose, dans un carrefour.
00:04:44Le village le plus proche à l'est est à 2 km, le plus proche à l'ouest est à
00:04:483 km.
00:04:49Ils s'installent là, sachant qu'ils vont avoir la demande.
00:04:51Et certains élus s'inquiètent de ce début de prolifération.
00:04:58D'autres disent, des gens passionnés de sociologie vous disent,
00:05:02oui mais pour les jeunes qui n'ont pas dans les villages, il n'y a plus rien.
00:05:04Le petit café à l'ancienne avec le comptoir, tout ça, ça n'existe plus.
00:05:08Le petit casse-coute.
00:05:09Ils vont au fast-food rural.
00:05:12Et puis ça leur permet d'avoir, c'est un point de ralliement, c'est un point de rendez-vous.
00:05:15Ils vont avec leurs, moi je disais, des mobilettes, avec leur cyclomoteur.
00:05:19Et puis avec leur ordinateur, ils peuvent rester là.
00:05:22Ils discutent entre eux, ils boivent un café, c'est pas très cher.
00:05:25Et puis on peut manger pour une somme tout à fait accessible à leur budget.
00:05:29Et puis même les familles, le déjeuner du dimanche familial,
00:05:33on allait dans l'auberge du coin ou le petit bistrot,
00:05:35comme on n'a plus les moyens, on va au McDo.
00:05:38Ça s'appelle la McDonalisation de la société.
00:05:40Jacques Puysa avait écrit un livre dessus dans les années 2000, au début des années 2000.
00:05:46Non à la McDonalisation.
00:05:47C'est pas, on n'a rien contre McDonal.
00:05:49C'est un système alimentaire, c'est une culture alimentaire.
00:05:51Ce sont des mœurs, c'est une pratique américaine.
00:05:53Le fast-food, on sait que c'est le hamburger, c'est le sandwich
00:05:57que les émigrants allemands de Hambourg avaient amené aux Etats-Unis.
00:06:00Deux tranches de pain avec de la viande et ce qu'on trouve à l'intérieur.
00:06:03Mais aujourd'hui, c'est devenu un système de civilisation
00:06:05qui n'est pas forcément conforme aux nôtres.
00:06:07Je parle du fast-food et tout ce qui est la street-food.
00:06:10On n'a rien.
00:06:11Vive les cuisines étrangères, vive les saveurs de la mondialisation.
00:06:14Je me régale, moi qui suis gastronome.
00:06:16Les cuisines japonaises, thaïlandaises, il y a des choses merveilleuses.
00:06:19En Afrique du Nord, c'est un bonheur.
00:06:21Et un bon hamburger bien fait, avec du bon pain et de la bonne viande française,
00:06:26c'est un plat merveilleux.
00:06:27Les enfants en raffolent.
00:06:29Aujourd'hui, cette américanisation de la France,
00:06:32je dis bien américanisation parce qu'il n'y a pas que ça.
00:06:34Ah, il y a la casquette de best-baller.
00:06:36On va me mettre fou parler de la casquette de best-baller.
00:06:38On ne va pas remplacer la casquette de best-baller par un béret.
00:06:40Ben, c'est des chapeaux.
00:06:41Les séries américaines, la musique américaine.
00:06:44Et je me disais à un moment donné,
00:06:46j'avais envie de dire à Donald,
00:06:47j'ai dit Donald, Donald Trump,
00:06:49vous vous êtes fait taper sur les doigts
00:06:51parce que vous avez voulu annexer le Groenland.
00:06:53Mais je pense qu'il y a peut-être un pays
00:06:55que vous devriez annexer tellement
00:06:57ils cherchent à ressembler aux vôtres.
00:06:58C'est la République française.
00:07:00Mais que Trump fasse une proposition,
00:07:02tant qu'à faire, qu'il nous annexe.
00:07:04On est tellement fascinés par les Etats-Unis.
00:07:07Quand il a été élu, on a une partie de la gauche morale
00:07:09qui disait, mon Dieu, quelle horreur,
00:07:11le néonazisme qui arrive à la Maison-Blanche.
00:07:14Il faut défendre la culture américaine.
00:07:15Et puis tous ces gens, ces masses,
00:07:18qui sont là, totalement imbibés, imprégnés,
00:07:20culture américaine, contre laquelle je n'ai rien.
00:07:22Ce que je ne veux pas, c'est une forme de remplacement.
00:07:24C'est qu'on abandonne ce qu'il y a de bien chez nous.
00:07:26Des mœurs, des traditions, des pratiques, une mentalité.
00:07:29Et qu'on remplace ça par le système américain.
00:07:31Quand on voit ce qu'est devenu la société américaine,
00:07:33quand on voit ce que la sociologie nord-américaine
00:07:37apporte aux individus,
00:07:39on n'est pas forcément tenté
00:07:40de se précipiter dans leurs bras
00:07:42et de mettre partout le symbole
00:07:44de l'Amérique triomphante,
00:07:45du capitalisme financier globalisé,
00:07:48qui est cette enseigne jaune de fast-food,
00:07:51de la trouver dans nos campagnes, dans nos carrefours,
00:07:53à la porte de nos petites auberges,
00:07:54bientôt à la place de nos chapelles,
00:07:55je suis désolé, je pousse un coup de gueule
00:07:57parce que je suis très inquiet
00:07:58et je fais appel à nos élus,
00:08:01à nos maires,
00:08:02à nos équipes municipales,
00:08:03à tous nos élus territoriaux.
00:08:05Certains d'ailleurs sont en train de s'indigner
00:08:06et de résister.
00:08:08Ne laissez pas faire.
00:08:09Ce n'est pas ça la France.
00:08:10La France est ouverte aux cultures du monde entier
00:08:12depuis la nuit des temps.
00:08:13La société française a été faite
00:08:14du melting pot de beaucoup de choses.
00:08:16Elle est déjà créolisée depuis.
00:08:17Il est égal aux Romains.
00:08:18qu'on arrête à nous embêter avec la créolisation.
00:08:20C'est la réalité de la France.
00:08:21Mais avec l'intégration,
00:08:23quand on veut devenir français,
00:08:24on est français.
00:08:25Et en tout cas,
00:08:25ce système de sandwich
00:08:27ne correspond pas à nos mœurs,
00:08:28ni aux valeurs,
00:08:29ni à nos valeurs.
00:08:30Vive la République, vive la France.
00:08:31Les fast-foods polluent nos campagnes
00:08:33et certaines décisions européennes
00:08:34polluent notre agriculture.
00:08:36C'est le sujet de l'entretien
00:08:37qui vient avec l'eurodéputé
00:08:38du Rassemblement National,
00:08:39Christophe Baer.
00:08:40Restez bien avec nous.
00:08:41N'hésitez pas à lui poser vos questions
00:08:42en direct sur Sud Radio
00:08:43au 0826 300 300.
00:08:46A tout de suite.
00:08:46Sud Radio,
00:08:48la France dans tous ses états,
00:08:50le fait du jour.
00:08:51Entre la crise agricole,
00:08:52la dermatose nodulaire
00:08:53et la baisse drastique
00:08:54de sa fréquentation,
00:08:55le salon de l'agriculture
00:08:56de 2026
00:08:56n'est décidément pas
00:08:58comme les précédents.
00:08:59Derrière les stands,
00:09:00des producteurs portent des badges
00:09:01non au mercle sourd encore.
00:09:03L'ambiance est morose.
00:09:04En toile de fond,
00:09:05une politique européenne
00:09:06qui maltraite
00:09:06la paysannerie française.
00:09:07On en parle avec l'eurodéputé
00:09:09du Rassemblement National,
00:09:10Christophe Baer.
00:09:11Bonjour.
00:09:11Bonjour.
00:09:12Bonjour Christophe Baer.
00:09:13Merci d'être avec nous
00:09:13en studio sur Sud Radio.
00:09:15J'étais hier moi-même
00:09:17dans les couloirs
00:09:18du salon de l'agriculture.
00:09:20Année millésime
00:09:21un peu morose.
00:09:22Pas de bovins
00:09:23et puis une situation agricole
00:09:25de plus en plus tragique
00:09:27et les agriculteurs
00:09:28que je rencontrais,
00:09:30moi j'ai dit les paysannes
00:09:30et les paysans
00:09:31dont certains sont des amis,
00:09:33même ceux qui me disaient
00:09:34on a quand même cru en l'Europe
00:09:35à un moment donné.
00:09:36Là on commence à être très inquiet.
00:09:37On ne voit même plus
00:09:38à quoi ça peut nous servir.
00:09:40Il y a eu les avantages
00:09:41de la PAC à un certain moment
00:09:42mais là les programmes
00:09:44qui nous sont annoncés
00:09:46sont totalement terrifiants.
00:09:47Ne serait-ce que
00:09:48les renégociations de la PAC
00:09:49on va donner les chiffres.
00:09:50On est à 371 milliards.
00:09:52On aurait dû pour maintenir
00:09:54le coût constant
00:09:54passer à 480
00:09:55et là on va en avoir besoin
00:09:57de 291.
00:09:58Voilà.
00:09:58Au frais de qui ?
00:09:59Et puis le Mercosur
00:10:00qui va s'appliquer
00:10:01et M. le député
00:10:02d'autres joyeusetés
00:10:04qui attendent
00:10:05les agriculteurs.
00:10:06On peut en parler
00:10:07effectivement
00:10:07notamment
00:10:07si vous avez aimé
00:10:08le Mercosur
00:10:09vous allez adorer
00:10:10l'accord avec l'Australie.
00:10:12Donc c'est
00:10:13l'Union Européenne
00:10:15sous la direction
00:10:15de Van der Leyen
00:10:16est partie dans une frénésie
00:10:17d'accords de libre-échange.
00:10:20le premier bien sûr
00:10:20qui va impacter fortement
00:10:23le monde agricole
00:10:24et nos paysans
00:10:24et je dirais même
00:10:25que maintenant
00:10:25pour être paysan en France
00:10:27il faut être un véritable héros.
00:10:28Oui, oui, c'est de la résistance.
00:10:29C'est de la résistance, tout à fait.
00:10:31c'est bien sûr
00:10:32le Mercosur.
00:10:32Le Mercosur
00:10:33c'est une aberration
00:10:34d'abord
00:10:34temporelle historique.
00:10:36Ça fait 25 ans
00:10:37qu'il était négocié.
00:10:38Bon.
00:10:39Comme quoi
00:10:40ça posait quand même
00:10:40quelques problèmes.
00:10:41Il est totalement dépassé
00:10:43dans son architecture
00:10:44puisqu'on le voit maintenant
00:10:46les Etats
00:10:47les Etats-Unis
00:10:48la Chine se protègent.
00:10:49Bon.
00:10:50Il n'y a plus que l'Union Européenne
00:10:51avec Van der Leyen
00:10:52qui pense qu'il faut
00:10:54ouvrir encore nos frontières
00:10:55et notamment dans le domaine agricole.
00:10:56Un petit rappel
00:10:57monsieur le député
00:10:57ça vient de l'acte unique
00:10:58européen de 86
00:10:59Jacques Delors
00:11:00on est d'accord
00:11:00c'est pas une idée de droite
00:11:01c'était une idée de gauche.
00:11:02C'était...
00:11:02Oui, c'est ce qu'on peut faire.
00:11:03Il disait
00:11:04il faut ouvrir
00:11:04il faut ouvrir la mondialisation.
00:11:06Tout à fait.
00:11:07Bien sûr.
00:11:08Ça dégoulinera.
00:11:09La mondialisation euro
00:11:10c'était il y a un quart de siècle
00:11:12c'était la mondialisation heureuse.
00:11:14La facture dit quoi aujourd'hui
00:11:15de cette mondialisation heureuse ?
00:11:16On va le voir
00:11:17puisque je disais déjà
00:11:18donc ils ont provisionné un milliard
00:11:20déjà pour compenser
00:11:21les pertes de marché
00:11:22de nos agriculteurs
00:11:23et puis cet accord
00:11:24est une aberration
00:11:26dans tous les domaines.
00:11:26C'est une aberration agricole
00:11:28c'est une aberration environnementale
00:11:30et un sujet qui est moins abordé
00:11:32pas à l'ordre du jour aujourd'hui
00:11:33mais je vais quand même
00:11:34me permettre d'en dire un mot.
00:11:35Vous êtes là pour ça ?
00:11:35Vous êtes là pour ça ?
00:11:36C'est aussi une aberration industrielle.
00:11:38Oui, oui.
00:11:38On est bien d'accord.
00:11:39Un mot si vous voulez bien.
00:11:40Alors d'abord une aberration agricole.
00:11:42Quand sur le même segment
00:11:44le même segment
00:11:46on produit les mêmes choses
00:11:47mais avec un salaire minimum
00:11:49qui est de 300 euros au Brésil
00:11:51vous imaginez...
00:11:53On ne joue pas dans la même cour.
00:11:55On ne joue pas dans la même cour.
00:11:56On est encore plus loin
00:11:56dans le domaine industriel.
00:11:58Deuxièmement c'est une aberration
00:11:59en termes de produits.
00:12:01Depuis maintenant 20 ans
00:12:03l'Union Européenne
00:12:04s'est imposée des règles
00:12:05des normes très strictes
00:12:07en matière sanitaire
00:12:08en matière d'hygiène
00:12:09dont on se félicite
00:12:10dont on se félicite
00:12:12à condition que
00:12:13ça soit pour tout le monde.
00:12:14Voilà.
00:12:15Et alors ce n'est pas le cas
00:12:16avec les Brésiliens
00:12:16puisque nos amis Brésiliens
00:12:19utilisent des produits
00:12:20que ce soit des produits
00:12:22sanitaires, médicamenteux
00:12:23ou pour nourrir les animaux
00:12:25qui sont soit avec des EGM
00:12:26soit par exemple des antibiotiques
00:12:28qui sont interdits
00:12:29depuis 20 ans
00:12:30au sein de l'Union Européenne
00:12:31et donc c'est...
00:12:34Donc interdit d'utiliser chez nous.
00:12:36Chez nous totalement.
00:12:36Et on va autoriser
00:12:37l'importation en Europe
00:12:40de produits
00:12:41qui sont totalement dangereux
00:12:43enfin dangereux pour notre bon.
00:12:44Le Président de la République
00:12:45a dit qu'il ne fallait pas s'inquiéter.
00:12:47Oui mais c'est...
00:12:47Il est payé au grain et que...
00:12:48Non mais bien sûr.
00:12:48Alors moi je vais vous donner
00:12:49un exemple très concret
00:12:50M. Desgasse.
00:12:53Ma commission
00:12:54donc la commission
00:12:54du commerce sanitaire
00:12:55a envoyé
00:12:55une mission
00:12:57de contrôle
00:12:58d'information
00:12:59au Brésil.
00:13:00Et donc elle a visité
00:13:01le port de Santos
00:13:02le port de Santos
00:13:03chaque jour
00:13:0415 000 conteneurs
00:13:05partent vers l'Europe.
00:13:0715 000 conteneurs.
00:13:08Bon.
00:13:09Vous savez combien
00:13:09il y a
00:13:10de contrôleurs sanitaires ?
00:13:1234.
00:13:13Pour 15 000...
00:13:14Pour 15 000
00:13:1515 000
00:13:16conteneurs
00:13:17qui partent tous les jours.
00:13:18M. le député
00:13:18je me suis laissé dire
00:13:19qu'il passe souvent
00:13:20par le Havre
00:13:21ou par Marseille
00:13:22où les 34 fonctionnaires
00:13:23font leur travail
00:13:24et que pour éviter
00:13:25ce peu de contrôles
00:13:26ce peu de contrôles
00:13:27ils vont maintenant
00:13:28par Rotterdam
00:13:29et comme les Pays-Bas
00:13:30ne posent aucun contrôle
00:13:31par ici la monnaie
00:13:32vous pouvez rentrer
00:13:33comme vous voulez.
00:13:33Vous vous rendez compte ?
00:13:34Emmanuel Macron a dit
00:13:35vous ne vous en faites pas
00:13:36il va y avoir des contrôleurs
00:13:36des contrôles
00:13:37au départ
00:13:37et donc au port de Santos
00:13:39au Brésil
00:13:39c'est 34 inspecteurs sanitaires
00:13:41pour 15 000 conteneurs
00:13:42il n'y a pas que des conteneurs
00:13:43qui en arrière à l'école
00:13:44mais vous imaginez
00:13:45c'est 34 au total.
00:13:46On dit biopobie
00:13:47parce que j'ai parlé
00:13:48du Havre et de Marseille
00:13:49vous parlez des 34
00:13:49contre eux
00:13:50qui sont au Brésil
00:13:51au départ de la marchandise.
00:13:52Et ces 34
00:13:53si vous enlevez
00:13:54les congés
00:13:54et les récupérations
00:13:55vous imaginez
00:13:56le nombre de
00:13:57c'est total
00:13:58c'est un effectif
00:13:58au mieux.
00:14:01Donc cet accord
00:14:02est une aberration
00:14:03qui va avoir
00:14:03des conséquences dramatiques
00:14:05pour nos paysans
00:14:07et notre agriculture
00:14:07parce que
00:14:10il n'y a pas que
00:14:11le berco-sur
00:14:13nos agriculteurs
00:14:13sont pris dans un étau
00:14:14si on vient d'un côté
00:14:15vous avez
00:14:15les facilités
00:14:16qui ont été données
00:14:17à l'Ukraine
00:14:18qui en termes agricoles
00:14:19je ne dis pas
00:14:19qu'il ne faut pas aider
00:14:20l'Ukraine
00:14:20ce n'est pas le sujet
00:14:21on vous rappelle
00:14:22le poulet dédouané
00:14:23le poulet
00:14:24quand vous achetez
00:14:25votre poulet
00:14:27en supermarché
00:14:28et plus encore
00:14:28chez votre boucher
00:14:29c'est du poulet
00:14:30français en général
00:14:31par contre
00:14:31quand vous achetez
00:14:32un sandwich
00:14:32ou quand vous allez
00:14:33dans un restauration
00:14:34collective
00:14:3690% des poulet
00:14:37ne sont pas d'origine
00:14:38la transhabilité
00:14:39n'est pas marquée
00:14:39sur la carte
00:14:40ou le menu du restaurant
00:14:42c'est terminé
00:14:42donc on ne sait pas
00:14:43ce qu'on a
00:14:44dans nos assiettes
00:14:44donc en fait
00:14:45nos agriculteurs
00:14:46vont être pris
00:14:46dans un véritable étau
00:14:48étau donc
00:14:49à la fois
00:14:49par les facilités
00:14:50accordées à l'Ukraine
00:14:51et puis
00:14:52cette frénésie
00:14:53comme je le disais
00:14:54cette frénésie
00:14:55d'accords
00:14:56de libre-échange
00:14:57alors pourquoi ?
00:14:58parce qu'il faut dire
00:14:59une chose
00:14:59monsieur Léias
00:15:00c'est que
00:15:00l'Union Européenne
00:15:01telle qu'elle est
00:15:02conçue actuellement
00:15:03est une Union Européenne
00:15:04allemande
00:15:06on l'avait compris
00:15:07mais je veux dire
00:15:08aussi un exemple
00:15:09très concret
00:15:09on connait bien sûr
00:15:11madame Van der Leyen
00:15:12qui n'est pas roumaine
00:15:13ni hongroise
00:15:14au sein du Parlement
00:15:16européen
00:15:16vous avez quatre commissions
00:15:17stratégiques
00:15:18l'industrie
00:15:20la défense
00:15:21le commerce international
00:15:23et les affaires étrangères
00:15:25et bien
00:15:26ces quatre commissions
00:15:27sont tenues
00:15:28par des allemands
00:15:28tiens
00:15:29voilà
00:15:29c'est un plus hasard
00:15:30je rajoute
00:15:31une petite cerise
00:15:32sur le gâteau
00:15:33c'est que
00:15:33la directrice générale
00:15:34du commerce international
00:15:35qui est une femme
00:15:36au demand
00:15:36éminemment compétente
00:15:37est aussi allemande
00:15:38voilà
00:15:38donc le couple franco-allemand
00:15:40n'existe que dans la tête
00:15:42des français
00:15:42c'est ça que je peux vous dire
00:15:43parce que par exemple
00:15:44vous prenez
00:15:44la commission du commerce international
00:15:46et de l'industrie
00:15:47et bien
00:15:47d'une mandature à l'autre
00:15:49le SPD
00:15:50donc les socialistes allemands
00:15:51et les conservateurs allemands
00:15:53s'échangent mutuellement
00:15:54ils se mettent d'accord
00:15:54entre eux
00:15:55voilà
00:15:55donc ça reste dans le précaré allemand
00:15:57et la France n'existe plus
00:15:59au sein des instances européennes
00:16:00quand certains économistes
00:16:01nous disent
00:16:02qu'ils sont tout à fait respectables
00:16:03et patentés
00:16:04l'euro
00:16:04c'est le nouveau nom du Dutchmark
00:16:06en fait on a pris une manée
00:16:07qui était à l'étiage
00:16:08des besoins économiques
00:16:09de l'Allemagne
00:16:10et on le paye cher aujourd'hui aussi
00:16:11on le paye très cher
00:16:12parce qu'on a un euro très fort
00:16:13bien entendu
00:16:13et ça ça nous coûte très très cher
00:16:15alors je ne dis pas
00:16:16que ce n'est pas dans notre programme
00:16:17au sein du rassemblement international
00:16:18de sortir de l'euro
00:16:20non non mais repensez peut-être
00:16:21une monnaie commune
00:16:22ou unique
00:16:22mais celle d'aujourd'hui
00:16:23est un fléau
00:16:24pour l'économie française
00:16:25c'est un peu
00:16:26on ne sait pas trop
00:16:27où veut aller Emmanuel Macron
00:16:29sur cette histoire
00:16:30de groupe privilégié des 6
00:16:32il y a un peu de cette idée
00:16:33enfin bon
00:16:34on sort un peu de notre sujet
00:16:35donc voilà
00:16:36on est donc
00:16:37là-dessus en fait
00:16:39Emmanuel Macron avait 7 ans
00:16:40pour s'opposer au Mercosur
00:16:41il ne l'a pas fait
00:16:42il l'a fait à un moment donné
00:16:44ensuite il a dit
00:16:44que c'était possible
00:16:45c'est exactement ça
00:16:46on en est où exactement
00:16:46quelle est la position
00:16:48de la France officielle
00:16:49aujourd'hui par rapport
00:16:49à la signature ce traité
00:16:50Emmanuel Macron en fait
00:16:52c'était semaine A
00:16:53semaine B
00:16:54semaine A
00:16:54quand il était avec Lula
00:16:56il fallait absolument
00:16:57signer cet accord
00:16:58et puis après
00:16:59semaine B
00:17:00quand il était en France
00:17:01il dit
00:17:02non il ne faut pas le signer
00:17:03alors
00:17:03c'était sa dernière position
00:17:05mais c'est un monument
00:17:06de cynisme
00:17:07et d'hypocrisie
00:17:08puisqu'il sait pertinemment
00:17:10que cet accord
00:17:12devait être adopté
00:17:13à la majorité qualifiée
00:17:14et non pas à l'unanimité
00:17:15ce qui est d'ailleurs
00:17:16effectivement
00:17:17une rupture du mandat
00:17:19puisque le mandat initial
00:17:20qui avait été donné
00:17:20par le conseil
00:17:21c'est-à-dire par les états
00:17:22à la commission
00:17:23c'était de signer
00:17:24un accord global
00:17:26commercial
00:17:27environnemental
00:17:28et politique
00:17:28et social
00:17:29avec le Brésil
00:17:30mais ça
00:17:31ça impliquait l'unanimité
00:17:32qui a poussé au vote
00:17:33à la majorité qualifiée
00:17:35et non plus à l'unanimité
00:17:36c'est à certains pays
00:17:37certains intérêts
00:17:38alors
00:17:39c'est dans le traité
00:17:41le TFU
00:17:42le fameux traité
00:17:43oui mais les lobbies
00:17:44les lobbies ont poussé fort
00:17:45quand même
00:17:46pour qu'il y ait
00:17:46bien sûr mais ça a été adopté
00:17:48par
00:17:48ah c'est adopté
00:17:49et le gouvernement français
00:17:49l'a validé
00:17:50et hélas
00:17:51à marche forcée
00:17:52comme on le sait
00:17:53comme on le sait
00:17:54en France
00:17:54avec le refus des français
00:17:56qui a été balayé
00:17:57aussi par Nicolas Sarkozy
00:17:59bon enfin tout ça
00:18:00pour dire
00:18:02à vos auditeurs
00:18:03que ce système
00:18:04est profondément vicieux
00:18:06et qu'Emmanuel Macron
00:18:09savait pertinemment
00:18:09ce qu'il faisait
00:18:10puisqu'il savait très bien
00:18:11qu'il n'y avait besoin
00:18:11d'une majorité qualifiée
00:18:13donc il pouvait dire
00:18:15je vais m'opposer
00:18:16je vais m'opposer
00:18:16en fait
00:18:16il savait que ça passerait
00:18:17quand même
00:18:18il savait que ça passerait
00:18:18puisqu'il y a une majorité qualifiée
00:18:19donc en fait
00:18:20il a trompé les français
00:18:21une fois de plus
00:18:21il a trompé surtout
00:18:22nos paysans
00:18:23et nos agriculteurs
00:18:23Christophe B
00:18:24est-ce qu'on peut dire non
00:18:24république française
00:18:25est-ce qu'on peut jouer la subsidiarité
00:18:28la chaise vide
00:18:29comme disait le général de Gaulle
00:18:30est-ce qu'on peut dire
00:18:31à un moment donné
00:18:31est-ce qu'il y a
00:18:32ce qu'on appelle
00:18:32un droit de réserve
00:18:33en disant
00:18:34toutes les dispositions
00:18:34du Mercosur
00:18:35qui ponderaient un préjudice
00:18:36à l'intérêt de la France
00:18:37et de son agriculture
00:18:38et bien nous ne les appliquons pas
00:18:39ou nous ne les respectons pas
00:18:40qu'est-ce qui se passe
00:18:41dans ces cas-là ?
00:18:41M. Edgar
00:18:41je vous répondrai oui
00:18:42en 2027
00:18:43quand le Rassemblement national
00:18:44aura gagné la présidence
00:18:45ah d'accord
00:18:46pour l'instant
00:18:47non
00:18:48ce n'est pas possible
00:18:49vous voulez dire
00:18:49c'est irréversible
00:18:50alors pour l'instant
00:18:51ce qui est encore possible
00:18:52et ce qui embête bien
00:18:54Mme von der Leyen
00:18:55c'est qu'elle veut appliquer
00:18:56le Mercosur
00:18:57par anticipation
00:18:58sans passer
00:18:59par le Parlement européen
00:19:00le dernier obstacle possible
00:19:02elle a perdu un vote
00:19:03d'ailleurs là-dessus
00:19:03elle a perdu un vote
00:19:04puisque grâce à l'action
00:19:06du Rassemblement national
00:19:07on a réussi donc
00:19:08à demander l'avis
00:19:10de la Cour de la justice européenne
00:19:11mais qui est
00:19:12un moment transitoire
00:19:13bon
00:19:14le moment fatidique
00:19:15ça va être
00:19:16quand cet accord
00:19:17sera ratifié
00:19:18ou ne pas ratifié
00:19:20enfin sera présenté
00:19:21au Parlement européen
00:19:22on ne connait pas la date
00:19:23parce que pour l'instant
00:19:23ils sont bien embêtés
00:19:24parce que les majorités
00:19:25la majorité
00:19:26elle fluctue
00:19:27c'est notre dernier espoir
00:19:29c'est de pouvoir le stopper
00:19:31au niveau du Parlement européen
00:19:32bon
00:19:32on ne sait pas
00:19:33les votes sont certainement
00:19:34très serrés
00:19:34mais je ne peux pas vous dire
00:19:35à ce stade
00:19:36dans quel sens sera
00:19:37donc ça laisse
00:19:38une incertitude énorme
00:19:40pour nos paysans
00:19:40et nos agriculteurs
00:19:41je vous recevrai à ce moment-là
00:19:42on vous rappellera
00:19:43on verra l'évolution
00:19:44et vous nous dire
00:19:45ce qui s'est passé
00:19:45et quels ont été
00:19:46les véritables enjeux
00:19:47voilà
00:19:47et qui a voté quoi
00:19:49et qui a voté quoi
00:19:50voilà
00:19:50non mais il faut que les gens sachent
00:19:51que c'est facile
00:19:53de faire des déclarations
00:19:53mais ensuite
00:19:54quand on est sur
00:19:56dans l'enceinte
00:19:57du Parlement européen
00:19:58et qu'on vote
00:19:58des lois
00:19:59dont on n'a pas parlé
00:20:00ou qu'on a dit
00:20:01qu'on voterait contre
00:20:02c'est sûr que c'est problématique
00:20:03alors moi
00:20:03en complément de votre question
00:20:06qu'est-ce qu'on peut faire
00:20:07alors effectivement
00:20:08les parlements nationaux
00:20:09sont exclus
00:20:10par contre
00:20:10dans notre programme
00:20:11au Rassemblement d'Ancien
00:20:12on a deux idées
00:20:13la première
00:20:13c'est l'exception agricole
00:20:15c'est-à-dire on sort
00:20:16les accords agricoles
00:20:18du Mercosur
00:20:18et surtout
00:20:19on développe le localisme
00:20:20les productions locales
00:20:21je vous réinviterai
00:20:22pour en parler
00:20:23merci d'être venu Christophe
00:20:24merci d'avoir été
00:20:25vous restez bien avec nous
00:20:26dans un instant
00:20:26on parlera de la sécurité alimentaire
00:20:28c'est un sujet
00:20:29qui nous concerne tous
00:20:30là aussi
00:20:30vous n'hésitez pas
00:20:31à réagir au 0826 300 300
00:20:33ce sera juste après
00:20:34les perles
00:20:34à tout de suite
00:20:35sur Sud Radio
00:20:35les perles du jour
00:20:37les femmes représentent
00:20:3834% de cette assemblée
00:20:40elles sont plus interrompues
00:20:41leur voix est davantage couverte
00:20:43que celle des hommes
00:20:43alors ça suffit
00:20:44votre numéro de Rouen
00:20:46insupportable
00:20:47à Paris
00:20:47la campagne municipale
00:20:48ne manque pas
00:20:49de rebondissement
00:20:49hier on apprenait
00:20:50que les écologistes
00:20:51auraient fiché leurs candidats
00:20:52selon des critères
00:20:53qu'ils sont pourtant
00:20:54les premiers à dénoncer
00:20:55oui assez étonnant
00:20:57alors à dénoncer
00:20:58ça dépend dans quel sens
00:20:59ils le prennent
00:20:59évidemment
00:21:00c'est le témoignage
00:21:00d'un journaliste
00:21:01appelé Jules Laurence
00:21:02qu'il dit avoir été approché
00:21:04qu'on lui a expliqué
00:21:05chez les Verts
00:21:06que l'orientation sexuelle
00:21:09était un élément
00:21:10dont il fallait tenir compte
00:21:11alors on ne sait pas
00:21:12dans quel sens
00:21:12il paraît
00:21:13quand ils font
00:21:13leur fiche de candidature
00:21:15on précise le genre
00:21:16éventuellement
00:21:18le sexe évidemment
00:21:19homme-femme
00:21:20mais qu'on a le droit
00:21:20de nuancer
00:21:21avec d'autres paramètres
00:21:23et là il semblerait
00:21:24que les mœurs sexuelles
00:21:26soient un élément
00:21:28qui rentre en compte
00:21:30dans le choix des candidats
00:21:31comme si on voulait
00:21:32mettre en avant
00:21:33quelque part
00:21:33ce qu'on appelle
00:21:34les minorités
00:21:34alors est-ce que
00:21:36si on est homosexuel
00:21:37ou non-binaire
00:21:38ou transgenre
00:21:39est-ce qu'on a plus de chances
00:21:40d'être choisi
00:21:41pour être candidat
00:21:42aux élections municipales
00:21:44ça reste
00:21:44il semblerait
00:21:45selon les déclarations
00:21:46de ce journaliste
00:21:47que ce soit
00:21:48un choix
00:21:49on en va avoir
00:21:50une explication très vite
00:21:50je pense qu'ils vont
00:21:51être amenés
00:21:52à s'expliquer
00:21:53je veux dire
00:21:54c'est pas
00:21:54que c'est pas interdit
00:21:55c'est très très bizarre
00:21:56mais ça serait bien
00:21:57de l'annoncer clairement
00:21:58voilà
00:21:59nos candidats
00:22:00le choix
00:22:02qui fait
00:22:03que nous les
00:22:04sélectionnons
00:22:05pour être candidats
00:22:06c'est parce qu'ils ont
00:22:07telle mœurs
00:22:07telle pratique
00:22:08qui répondent à telle
00:22:09ça pourrait être
00:22:10des critères culturels
00:22:11ça pourrait être
00:22:11des critères
00:22:12je ne sais pas
00:22:13universitaires
00:22:13ou autres
00:22:14ou de compétences
00:22:15ou de connaissances
00:22:15là visiblement
00:22:16ça serait la sexualité
00:22:17quand ce sont d'autres
00:22:18qui le font
00:22:18c'est la discrimination
00:22:19mais là
00:22:20à vérifier
00:22:21de très près
00:22:23je travaille au Louvre
00:22:24il n'y a pas de risque zéro
00:22:25je suis déconné
00:22:26après les innombrables polémiques
00:22:28le vol des bijoux
00:22:29les trafics de billetterie
00:22:30l'insalubrité des bâtiments
00:22:31la présidente du musée du Louvre
00:22:33Laurence Descartes
00:22:34a démissionné
00:22:35oui Laurence Descartes
00:22:36a fini par lâcher prise
00:22:37elle était au coeur
00:22:39de la tourmente
00:22:40elle préside le Louvre
00:22:41au moment où on a eu
00:22:42cet événement majeur
00:22:44avec ce cambriolage
00:22:45comme ça
00:22:46vol à la tire
00:22:47en toute sérénité
00:22:49il semblerait
00:22:50qu'elle se soit
00:22:50elle essayait
00:22:51de s'accrocher à ce poste
00:22:52parce qu'elle y tenait beaucoup
00:22:53on ne dit pas
00:22:54qu'elle n'avait pas
00:22:54des compétences artistiques
00:22:56elle ne semble pas
00:22:57être pleurée
00:22:58par ses collaborateurs
00:22:59il paraît qu'elle ne disait
00:23:00jamais bonjour
00:23:00qu'elle était assez froide
00:23:01et distante
00:23:02et puis là
00:23:03j'ai l'impression
00:23:04que Mme Rachida Dati
00:23:06qui devrait démissionner
00:23:07qui a dit qu'elle allait démissionner
00:23:09de son poste
00:23:09de ministre de la culture
00:23:10elle s'y est engagée
00:23:11avant les élections municipales
00:23:14elle tarde à démissionner
00:23:16parce que je crois
00:23:16qu'elle voulait être là
00:23:18enterrinée
00:23:18la démission
00:23:19de Laurence Descartes
00:23:20pour être elle
00:23:21celle qui nommera peut-être
00:23:22la personne qui succédera
00:23:24à Laurence Descartes
00:23:25à la présidence du Louvre
00:23:27c'est vrai que le bilan
00:23:28le bilan
00:23:29le bilan est terrible
00:23:30pour Laurence Descartes
00:23:32qu'a essayé
00:23:32alors elle dit
00:23:33qu'elle paye la facture
00:23:34qu'elle accepte de se sacrifier
00:23:35qu'elle avait pourtant annoncé
00:23:37elle avait pris des
00:23:38elle avait pris les devants
00:23:40elle avait
00:23:40elle avait essayé
00:23:41d'interpeller
00:23:42les autorités de l'État
00:23:43sur toutes les carences
00:23:45que présente ce musée
00:23:46finalement
00:23:46c'était qui paye la facture
00:23:48bon
00:23:48comme je l'ai dit tout à l'heure
00:23:50on ne la plorera pas
00:23:52et ça ne retire rien
00:23:53à ses vertus professionnelles
00:23:55je crois qu'elle n'a pas
00:23:56à ce poste important
00:23:59prestigieux et important
00:24:00je ne pense pas
00:24:01qu'elle n'aura donné
00:24:01le meilleur d'elle-même
00:24:04alors le mot dans l'actualité
00:24:05après la mort du jeune Quentin
00:24:07le gouvernement
00:24:08entend dissoudre
00:24:08des groupuscules violents
00:24:09oui
00:24:10mais pas forcément
00:24:11ceux auxquels on croit
00:24:12alors vu l'implication
00:24:13du groupuscule d'extrême-gauche
00:24:14la jeune garde
00:24:15dans l'assassinat de Quentin à Lyon
00:24:16on s'attendait
00:24:17à ce que ce mouvement
00:24:17soit dissous
00:24:19Manu Militaris
00:24:20avait été acté en conseil des ministres
00:24:21le 12 juin 2025
00:24:22sous l'impulsion de Bruno Retailleau
00:24:23mais non
00:24:24parce qu'entre temps
00:24:25la jeune garde a saisi
00:24:26le conseil d'état
00:24:27qui traîne à rendre son verdict
00:24:29pourtant ce ne sont ni les drames
00:24:30ni les arguments qui manquent
00:24:31donc on se demande franchement
00:24:32au nom de quoi
00:24:32la jeune garde
00:24:33est-elle encore de ce monde
00:24:34et pendant ce temps
00:24:35deux autres groupuscules
00:24:37d'ultra-droite
00:24:38implantées à Montpellier
00:24:39et à Albi
00:24:39sont visées par une procédure
00:24:40de dissolution
00:24:41lancée par le ministère de l'Intérieur
00:24:42il y a quelques mois
00:24:44sans davantage de précision
00:24:45le but n'étant pas
00:24:46de les défendre
00:24:47j'attire juste votre attention
00:24:48sur le timing
00:24:49toujours
00:24:49puisque l'information
00:24:50n'est sortie que cette semaine
00:24:51et sur l'efficacité aléatoire
00:24:52des services de l'état
00:24:53et de la justice
00:24:54dans ce genre d'affaires
00:24:55éminemment politiques
00:24:56pour rappel
00:24:57Génération Identitaire
00:24:58qui commettait des actions
00:24:59non violentes
00:25:00et appelait pour faire court
00:25:00à ne pas accueillir
00:25:01davantage d'immigrés
00:25:02sur le territoire français
00:25:03par des actions symboliques
00:25:04a été dissoute
00:25:05en deux mois
00:25:06en 2018
00:25:07malgré là aussi
00:25:08un recours déposé
00:25:08devant le conseil d'état
00:25:09et pour aller encore plus loin
00:25:11dans la décence
00:25:11depuis plusieurs jours
00:25:12les filles tentent
00:25:13de responsabiliser
00:25:14le collectif féministe
00:25:15Némésis
00:25:15dans la mort de Quentin
00:25:16je rappelle rapidement
00:25:17que Quentin s'était porté volontaire
00:25:19pour assurer la sécurité
00:25:20des militantes
00:25:20du collectif Némésis
00:25:21lors d'un happening pacifique
00:25:22à Lyon
00:25:23en marge d'un meeting
00:25:24de Rima Hassan
00:25:25et que c'est après
00:25:25cette action non violente
00:25:27que Quentin a été lynché à mort
00:25:28inverser le récit
00:25:29pour se déresponsabiliser
00:25:30c'est la marque de fabrique
00:25:31de la France Insoumise
00:25:32qui réclame donc
00:25:33la dissolution de Némésis
00:25:34le ministre de l'Intérieur
00:25:36Laurent Nunez
00:25:36ne s'y est pas opposé
00:25:38dissoudre les victimes
00:25:39c'est un concept
00:25:39et mieux encore
00:25:40dissoudre un collectif
00:25:41qui scande
00:25:41violeurs étrangers dans l'avion
00:25:43et ne pas parvenir
00:25:44à dissoudre un groupuscule
00:25:45dont l'un des membres
00:25:46a reconnu hier
00:25:47devant la police
00:25:48avoir poussé ses militants
00:25:49à je cite
00:25:50buter un garçon
00:25:51de 23 ans
00:25:51un coup de pied
00:25:52ça aussi
00:25:52c'est un sacré concept
00:25:54quoi qu'il en soit
00:25:54et pour conclure
00:25:55depuis 2017
00:25:5649 groupes ont fait l'objet
00:25:57de décrets de dissolution
00:25:59au conseil des ministres
00:25:59mais certains résistent
00:26:01comme la jeune garde
00:26:01ou comme les soulèvements
00:26:03de la terre
00:26:03qui ont été épargnés
00:26:04par le conseil d'état
00:26:06éminemment politiques
00:26:06vous disais-je
00:26:07ah oui
00:26:07il y en a qui résistent
00:26:08plus à la dissolution
00:26:09il faut peut-être
00:26:09prendre de la soude caustique
00:26:11il y a une potion
00:26:13virer les fascistes
00:26:15des médias
00:26:16est-ce qu'on n'en peut plus
00:26:17délaquer des fascistes
00:26:18sur les plateaux télé
00:26:20la France insoumise
00:26:21toujours s'enflamme
00:26:22depuis plusieurs jours
00:26:23et enchaîne les sorties
00:26:24toutes les plus absurdes
00:26:25ou inquiétantes
00:26:25les unes que les autres
00:26:26oui
00:26:27on entend
00:26:28Nam Chikiru
00:26:29qui menace
00:26:30donc les journalistes
00:26:31les nazillons
00:26:31les voilà
00:26:32donc retirer
00:26:33leur carte de presse
00:26:34que tout ce qu'ils disent
00:26:36est absolument
00:26:37néfaste
00:26:38qu'ils mentent
00:26:39que c'est eux
00:26:39qui racontent
00:26:40des horreurs
00:26:41que donc il faut
00:26:43les éliminer
00:26:44sur le plan professionnel
00:26:45et puis nous avons
00:26:46madame
00:26:46madame Panot
00:26:47Mathilde Panot
00:26:48qui a dit
00:26:49quoi qu'il arrive
00:26:50nous ne laisserons pas
00:26:51l'ERN
00:26:52prendre le pouvoir
00:26:53vive les antifas
00:26:54qui sont là
00:26:55pour faire la résistance
00:26:56face au fascisme
00:26:57du rassemblement national
00:26:58tout ça est quand même
00:26:59très inquiétant
00:27:00ce sont des représentants
00:27:03de la nation
00:27:04ce sont des élus
00:27:04ils représentent un parti
00:27:06qui est majoritaire
00:27:06à gauche
00:27:08là on est en train
00:27:09tout simplement
00:27:09de prôner
00:27:11et de prédire
00:27:12la guerre civile
00:27:12ça veut dire
00:27:13insurrection
00:27:14donc disqualification
00:27:15d'énigrement
00:27:17et madame Panot
00:27:18on ne laissera pas faire
00:27:19ça veut dire quoi
00:27:20vous allez vous opposer
00:27:21au suffrage universel
00:27:22il va falloir vous expliquer
00:27:23d'urgence
00:27:23madame la présidente du groupe
00:27:25elle est fiée
00:27:25à l'Assemblée nationale
00:27:26ce sont des propos
00:27:28qui soulève
00:27:29une inquiétude
00:27:30énorme
00:27:31venant de notre part
00:27:32donc on attend
00:27:33des explications
00:27:34et puis
00:27:35on a bien compris
00:27:36que si vous n'êtes pas d'accord
00:27:37on vous envoie les antifas
00:27:39c'est ça
00:27:39on sait comment ça s'est fini
00:27:40à Lyon
00:27:41bon écoutez
00:27:42plus ça s'éclaircit
00:27:43plus les choses deviennent claires
00:27:44plus il sera précis
00:27:45de trouver des solutions
00:27:49Deux caisses d'épargne
00:27:50ont été condamnées
00:27:51à verser une lourde somme
00:27:52pour pratiques commerciales
00:27:54trompeuses
00:27:54Oui
00:27:55Deux agences de la caisse d'épargne
00:27:56la caisse d'épargne
00:27:57Grand Est
00:27:58et celle de l'Île-de-France
00:27:59ont été sanctionnées
00:28:00par 9 millions d'euros
00:28:02d'amende
00:28:03pour pratiques commerciales
00:28:04trompeuses
00:28:05c'est ce qu'a révélé
00:28:06la DGCCRF
00:28:07la fameuse répression des fraudes
00:28:09alors non respect
00:28:10d'encadrement des frais bancaires
00:28:11ont surfacturé
00:28:12illégalement
00:28:13des frais bancaires
00:28:14qui ne correspondaient
00:28:15à aucun abus
00:28:16aucun dépassement
00:28:17et puis ensuite
00:28:18il y a une histoire
00:28:19de plafond impliquable
00:28:21qui n'était pas respecté
00:28:22déjà
00:28:23en novembre 2025
00:28:25une finiale
00:28:26de la Banque Populaire
00:28:27de Paris
00:28:27avait été sanctionnée
00:28:28et condamnée
00:28:29à 2,5 millions
00:28:31voilà
00:28:32d'amende
00:28:32donc
00:28:33je sais
00:28:34qu'on est toujours
00:28:35très vigilants
00:28:36avec nos relevés bancaires
00:28:37les frais bancaires
00:28:38ça a toujours été une polémique
00:28:39elles sont très encadrées
00:28:40par le gouvernement
00:28:40aujourd'hui
00:28:41il y a des seuils
00:28:41qu'on ne peut pas franchir
00:28:42et pourtant
00:28:43nous constatons
00:28:44qu'il y a encore
00:28:44des organismes bancaires
00:28:45qui se permettent
00:28:46d'abuser
00:28:46de la confiance
00:28:47j'allais dire
00:28:48de l'insouciance
00:28:49ou quelque part
00:28:50de l'ignorance
00:28:53de notre clientèle
00:28:54on ne sait pas tout
00:28:54il y a des gens
00:28:54des personnes âgées
00:28:55voilà les frais
00:28:56et bien on en abuse
00:28:57et puis on finit
00:28:58par être condamné
00:29:00au tribunal
00:29:009 millions de euros
00:29:01quand une banque
00:29:02est condamnée
00:29:02pour ce qu'il y a
00:29:03ça ne rend pas la confiance
00:29:05ça ne met pas la confiance
00:29:06dans le système bancaire
00:29:07donc soyez bien vigilants
00:29:08sur vos relevés
00:29:09et demandez à votre agent
00:29:10si vous avez encore
00:29:11quelqu'un qui vous parle
00:29:12parce qu'en général
00:29:13c'est des touches
00:29:14c'est des irons
00:29:15voilà
00:29:15donc vérifiez bien
00:29:16vos frais bancaires
00:29:17et n'hésitez pas
00:29:18à demander des explications
00:29:19à votre agent de banque
00:29:26un homme a été condamné
00:29:27à une lourde peine
00:29:28pour avoir tué
00:29:29l'un de ses agresseurs
00:29:30quand l'instinct
00:29:31vous pousse
00:29:32à vous défendre
00:29:33la morale
00:29:33elle vous dit
00:29:34d'être prudent
00:29:34non pas face à l'agresseur
00:29:35mais face à la justice
00:29:36tout commence au soir
00:29:37du 1er octobre 2020
00:29:38il est presque minuit
00:29:40lorsque Pablo
00:29:4120 ans
00:29:41patiente
00:29:42avec sa petite amie
00:29:43dans sa voiture
00:29:43garée sur un parking
00:29:44à deux pas
00:29:45d'un supermarché
00:29:45ils attendent une proche
00:29:47lorsque deux jeunes
00:29:48deux jeunes hommes
00:29:49de 17 et 18 ans
00:29:50s'approchent du véhicule
00:29:50avec une intention
00:29:51visiblement plutôt suspecte
00:29:53eux sont de ville juif
00:29:55Pablo et de Créteil
00:29:56et c'est de là
00:29:56que vient le problème
00:29:57l'un des deux agresseurs
00:29:58lance à Pablo
00:29:59t'es au courant
00:30:00qu'un mec de chez toi
00:30:00nique un gars de chez nous
00:30:01il sort un couteau
00:30:03menace Pablo
00:30:03qui refuse de se laisser faire
00:30:04un coup de couteau
00:30:05atteint sa main
00:30:06mais Pablo parvient
00:30:07à désarmer son agresseur
00:30:09qui lui
00:30:09s'attaque
00:30:10à la petite amie de Pablo
00:30:11l'agresseur
00:30:12finit par être poignardé
00:30:13à l'épaule
00:30:14il s'enfuit
00:30:14avec les clés de la voiture
00:30:15et s'effondre
00:30:16quelques secondes plus tard
00:30:16le second agresseur
00:30:18attaque à son tour
00:30:19Pablo
00:30:20qui réplique
00:30:20en lui infligeant
00:30:21plusieurs coups de couteau
00:30:22mortels
00:30:23devant les magistrats
00:30:24Pablo invoque
00:30:25la légitime défense
00:30:26il assure ne pas avoir
00:30:27voulu tuer
00:30:27mais la justice
00:30:28écarte la notion
00:30:29de légitime défense
00:30:29au regard de la disproportion
00:30:31entre ces blessures
00:30:32et celles de ses agresseurs
00:30:33Pablo a donc été condamné
00:30:35à 12 ans de prison
00:30:36vendredi dernier
00:30:37incroyable affaire quand même
00:30:38et là
00:30:39Dieu sait si nous condamnons
00:30:40la violence
00:30:40et des gens qui en viennent aux mains
00:30:42au point de tuer
00:30:43quelqu'un dans la rue
00:30:45enfin quand même
00:30:46la légitime défense
00:30:47ça finit
00:30:47ou ça commence où
00:30:48il a cherché à se défendre
00:30:49c'est toujours la même interrogation
00:30:50si c'est pas lui
00:30:51qui prend le coup de couteau
00:30:52et que c'est lui
00:30:53qui le donne
00:30:53alors il y a disproportion
00:30:54il fallait qu'il fasse quoi
00:30:55à un moment donné
00:30:56et c'est ce qui arrive aux policiers
00:30:57quand ils se défendent
00:30:58ah oui j'ai tiré
00:30:59ah bah oui
00:30:59mais bien sûr qu'il fallait tirer
00:31:01bon ben voilà
00:31:03à éclairer
00:31:03avec des magistrats
00:31:05qui devraient être
00:31:06un petit peu plus vigilants
00:31:07quand ils condamnent
00:31:08savoir exactement
00:31:09ce qui s'est passé
00:31:09on a l'impression
00:31:10qu'ils sont pas toujours conscients
00:31:11de ce qui se passe
00:31:12quand on est en train
00:31:12de se battre
00:31:13et défendre sa vie
00:31:15et c'est le moment
00:31:16de parler de sécurité alimentaire
00:31:17avec notre prochain invité
00:31:19Stéphane Linou
00:31:20auteur de
00:31:21Résilience alimentaire
00:31:22et Sécurité nationale
00:31:23tout de suite
00:31:23après cette petite pause
00:31:24n'hésitez pas
00:31:25à nous appeler
00:31:25au 0 826 300 300
00:31:27à tout de suite
00:31:37Bonjour Stéphane Linou
00:31:38je vous reçois
00:31:39parce qu'on s'est croisé hier
00:31:40sur le salon de l'agriculture
00:31:41et au déboté
00:31:42j'ai décidé de vous recevoir
00:31:43parce que vous proposez
00:31:45un thème
00:31:45vous avez écrit un livre
00:31:47qui s'appelle
00:31:48Résilience alimentaire
00:31:50et Sécurité nationale
00:31:51est-ce qu'il y a un lien
00:31:52entre la résilience alimentaire
00:31:54et la sécurité nationale
00:31:55déjà expliquez-nous
00:31:56quel est ce lien
00:31:59pour m'avoir invité
00:32:00pour évoquer
00:32:01le plus vieux sujet du monde
00:32:02qui est tout simplement
00:32:03le lien entre alimentation
00:32:04et sécurité
00:32:05que l'on a oublié
00:32:06depuis que
00:32:06nous avons le ventre plein
00:32:08depuis à peu près
00:32:09une soixantaine d'années
00:32:09on ne pensait qu'à ça
00:32:11et on pense que se nourrir
00:32:12est une affaire réglée
00:32:13que ça viendra toujours
00:32:14de quelque part
00:32:15qu'au pire
00:32:16papa état
00:32:17a un plan
00:32:18concernant ce sujet
00:32:19si c'est un sujet
00:32:20et en fait
00:32:21de tout ça
00:32:21il n'y a rien
00:32:22donc dans mon ouvrage
00:32:23dans mon livre
00:32:24enquête
00:32:24résilience alimentaire
00:32:25et sécurité nationale
00:32:26j'ai pris la température
00:32:28c'était avant le Covid
00:32:29dans le monde de la sécurité
00:32:31est-ce qu'on pense
00:32:32à la production alimentaire
00:32:33dans le monde de la sécurité
00:32:34et les risques
00:32:35est-ce qu'on pense
00:32:36aux risques et à la sécurité
00:32:37dans le monde
00:32:37de la production alimentaire
00:32:39et est-ce que dans le monde
00:32:39de la gouvernance
00:32:40on comprend la question
00:32:41voilà
00:32:41donc c'était mon scénario
00:32:43c'était imaginons
00:32:44qu'il y ait
00:32:44une pandémie grippale
00:32:46qui bloque les chaînes
00:32:46d'approvisionnement
00:32:47donc ça c'était en 2008
00:32:48lorsque j'avais lancé
00:32:49le mouvement Le Cavour
00:32:50j'avais fait le pari
00:32:51de me nourrir
00:32:52que dans un rayon
00:32:52de 150 kilomètres
00:32:53pendant un an
00:32:54pour alerter
00:32:56sur notre degré
00:32:56de vulnérabilité
00:32:58par rapport aux approvisionnements
00:32:59c'est devenu un enjeu
00:32:59aujourd'hui sociologique
00:32:59économique
00:33:00et quasiment politique
00:33:01le cavorisme
00:33:02exactement
00:33:03surtout politique
00:33:04parce qu'on ne sait pas
00:33:05encore assez
00:33:05que 98%
00:33:07de ce qui remplit
00:33:08nos assiettes
00:33:10arrive par les camions
00:33:11venant d'autres régions
00:33:12et d'autres nations
00:33:12et dans le même temps
00:33:1497% de ce que
00:33:15nous produisons
00:33:16dans nos territoires
00:33:17arrive également
00:33:18par les camions
00:33:18et souvent pas les mêmes
00:33:20venant d'autres régions
00:33:21et dans d'autres nations
00:33:22donc tout ça
00:33:23ça tient
00:33:23lorsque ces perfusions alimentaires
00:33:25lorsque ces flux
00:33:26tiennent
00:33:26mais si par exemple
00:33:27il y a une guerre hybride
00:33:28une cyberattaque
00:33:29sur la chaîne logistique
00:33:31on se tape dessus
00:33:32tout simplement
00:33:32parce que les supermarchés
00:33:33n'ont que même pas
00:33:34de joueur de stock
00:33:35sans panique
00:33:35on ne produit quasiment
00:33:36plus notre nourriture
00:33:37à titre individuel
00:33:38on ne la cuisine plus
00:33:39on ne stocke plus
00:33:40il n'y a pas de filet
00:33:42de sécurité alimentaire
00:33:43dans nos territoires
00:33:44il n'y a pas de stock
00:33:45dans les collectivités locales
00:33:46et pas non plus
00:33:47de stock alimentaire
00:33:48stratégique d'état
00:33:49et dans le même temps
00:33:50on est devenu
00:33:51intolérant à la frustration
00:33:52et on a oublié
00:33:54le truc de base
00:33:55qui nous a fait survivre
00:33:57pendant des millénaires
00:33:58le biais
00:33:58comme on dit en occitan
00:33:59le bon sens
00:34:01de transformer les ressources
00:34:03en quelque chose d'utile
00:34:04donc vous mettez ce combo là
00:34:05une cyberattaque
00:34:06qui bloque les supermarchés
00:34:08les chaînes d'info
00:34:09en continuent ou pas
00:34:10qui disent
00:34:11que ça peut peut-être
00:34:11durer 10 jours
00:34:12et vous avez des paniques
00:34:13donc pour moi
00:34:14c'est une question
00:34:15de sécurité intérieure
00:34:16d'ordre public
00:34:17mais également
00:34:18de sécurité nationale
00:34:19donc la première norme alimentaire
00:34:21dont il faut s'assurer
00:34:22c'est pas le nutritionnel
00:34:23est-ce qu'il y a
00:34:24tel toxine ou autre
00:34:25c'est un problème
00:34:27vous c'est l'approvisionnement
00:34:28on peut aujourd'hui
00:34:30se trouver en carence alimentaire
00:34:32parce qu'il y aura eu
00:34:32une configuration politique
00:34:34ou géopolitique
00:34:35qui ferait qu'on n'aura pas
00:34:36de quoi nourrir
00:34:37dans les grandes surfaces
00:34:38on ne trouverait pas
00:34:39de matière première
00:34:39tout à fait
00:34:40tout à fait
00:34:41il suffit
00:34:42pourtant on a des paysans
00:34:44qui sont là
00:34:44c'est ça le paradoxe
00:34:46c'est qu'on peut crever de faim
00:34:48avec des paysans pas loin
00:34:49tout simplement
00:34:49parce que le monde
00:34:50de la production
00:34:51le monde de la distribution
00:34:52de la transformation
00:34:53ne sont pas forcément connectés
00:34:55et dépendent des flux
00:34:56et des transports
00:34:57qui sont là aussi
00:34:58extrêmement vulnérables
00:34:59là vous ouvrez une porte
00:35:00absolument effarante
00:35:02à savoir qu'en propre France
00:35:04avec l'agriculture
00:35:05dont on connaît la performance
00:35:07malgré les souffrances
00:35:07malgré les carences
00:35:08malgré les difficultés
00:35:09on reste quand même
00:35:10un garmanger gigantesque
00:35:11avec une population
00:35:12qui est très attachée
00:35:13à la conscience
00:35:14qu'on mange français
00:35:14même s'il y a beaucoup
00:35:15d'importations
00:35:16cette année c'est la première fois
00:35:17qu'on a importé plus que
00:35:18et vous dites
00:35:18malgré tout
00:35:20il y a un système
00:35:21il y a une codification
00:35:21qui fait qu'on pourrait trouver
00:35:22qu'on pourrait se trouver
00:35:23en pénurie
00:35:25en pénurie
00:35:26alors je vous donne un exemple
00:35:27très très très concret
00:35:28et très récent
00:35:29j'en ai besoin
00:35:30je forme les élus
00:35:31un peu partout en France
00:35:32sur le risque de rupture
00:35:33d'approvisionnement alimentaire
00:35:34une fois démontré
00:35:35que c'est une question
00:35:36de sécurité intérieure
00:35:37et de sécurité nationale
00:35:38je propose de passer
00:35:39par des outils
00:35:40de sécurité civile
00:35:41qui existent déjà
00:35:42les plans communaux
00:35:43et intercommunaux
00:35:43de sauvegarde
00:35:44qui ne restent qu'à enrichir
00:35:45avec ce risque là
00:35:46et avec le pays de Béarnes
00:35:48le projet alimentaire
00:35:49du pays de Béarnes
00:35:50en décembre
00:35:51ils m'ont demandé
00:35:52ça serait bien
00:35:53de faire ça
00:35:54votre défi
00:35:56locavore et bas carbone
00:35:56j'impose un compas géant
00:35:58dans l'assiette
00:35:59et dans le territoire
00:36:00donc moins de 51 km
00:36:02autour de l'assiette
00:36:02bien présenté
00:36:033 plats minimum
00:36:04et également bas carbone
00:36:05mais correctement payé
00:36:07à nos producteurs
00:36:08donc réaliser un repas
00:36:09de fête local chic
00:36:10et pas cher et bas carbone
00:36:11on fait avec ce qu'on a
00:36:12et on voit
00:36:13où c'est que les maillons pètent
00:36:14et là
00:36:15on a fait relever mon défi
00:36:16à 12 structures différentes
00:36:18et pour une fois
00:36:18il y a eu une crèche
00:36:19des cantines scolaires
00:36:20collèges
00:36:21restauration d'entreprise
00:36:22pour entre 3000 et 4000 repas
00:36:24et rien qu'avec un repas
00:36:25vous savez quoi ?
00:36:27on a asséché le territoire
00:36:28en légumes
00:36:30en crème
00:36:31et en beurre
00:36:32rien qu'avec un repas
00:36:33carrément
00:36:34carrément
00:36:35donc
00:36:35c'est extrêmement parlant
00:36:38et justement
00:36:39par rapport aux appels d'offres
00:36:40c'est dû à quoi ?
00:36:42c'est dû à quoi ?
00:36:43cette défaillance
00:36:44c'est dû à quoi ?
00:36:45alors entre autres
00:36:46à une trop grande spécialisation
00:36:48des territoires
00:36:50et au fait qu'on a cru
00:36:53que ça viendrait toujours
00:36:54de quelque part
00:36:54on va au moins cher
00:36:55et notamment
00:36:56la question aussi
00:36:57des appels d'offres
00:36:58et sur les 12 structures
00:36:59qui ont relevé mon défi
00:37:01toutes
00:37:01ont dû
00:37:03s'affranchir
00:37:04de la commande publique
00:37:05actuelle
00:37:06donc sinon
00:37:07ils n'auraient pas pu nourrir
00:37:08donc ils ont dit
00:37:09on va le faire en direct
00:37:09sinon on ne peut pas répondre
00:37:11aux appels d'offres
00:37:11ça veut dire que
00:37:13cette question
00:37:13des appels d'offres
00:37:14qui interdit
00:37:16de décrire
00:37:17la provenance
00:37:18des produits
00:37:19pour les cantines
00:37:19et bien en fait
00:37:20c'est anti-sécurité collective
00:37:22qui fixe ces normes ?
00:37:24pour l'instant
00:37:26la directive européenne
00:37:27sur les marchés
00:37:28interdit
00:37:28d'écrire
00:37:29la provenance
00:37:32des aliments
00:37:33à pas de traçabilité
00:37:34sur les produits transformés
00:37:35ça on s'est battu
00:37:36depuis des années en France
00:37:37depuis des nasagnes
00:37:38au cheval roumain
00:37:39et puis on n'arrive pas
00:37:40à avoir rien de cause
00:37:41pas de traçabilité
00:37:42d'ailleurs
00:37:44la Cour Européenne de Justice
00:37:45et le Conseil d'Etat
00:37:46ont dû appliquer
00:37:47pas de traçabilité
00:37:48dans les produits industriels
00:37:49on n'a pas à savoir
00:37:50d'où ça vient
00:37:51voilà bon
00:37:52ça c'est déjà pas bien
00:37:53on est d'accord
00:37:54mais là
00:37:54il y a un verrou
00:37:55vraiment à faire sauter
00:37:56et là
00:37:57il y a par exemple
00:37:58l'association des maires de France
00:37:59qui met un peu la pression
00:38:01pour que cette directive européenne
00:38:03soit assouplie
00:38:04et permette
00:38:05par exemple
00:38:05aux collectivités locales
00:38:07d'avoir la liberté totale
00:38:09de mettre 50%
00:38:11en approvisionnement local
00:38:13sans se faire taper sur les doigts
00:38:14donc ça
00:38:14ça permettrait
00:38:15de donner de la visibilité
00:38:16à nos agriculteurs
00:38:17qui produisent
00:38:18mais certains
00:38:18qui ne vendent pas
00:38:19mais Stéphanie
00:38:20vous avez déjà
00:38:21des collectivités territoriales
00:38:23que ce soit les régions
00:38:24pour les lycées
00:38:24ou les départements
00:38:25pour les collèges
00:38:26qui essaient
00:38:26d'avoir une gestion
00:38:28locale
00:38:28territoriale
00:38:30moi-même
00:38:31c'est un combat
00:38:31que j'ai accompagné
00:38:32très souvent
00:38:33faire en sorte
00:38:34que les enfants
00:38:34dans les cantines
00:38:35les personnes âgées
00:38:36dans les EHPAD
00:38:36ou les malades
00:38:37dans les hôpitaux
00:38:37essaient de manger du local
00:38:39le plus important
00:38:39c'est quand même
00:38:40les cantines scolaires
00:38:40c'est plus accessible
00:38:41et vous avez beaucoup
00:38:42d'organismes
00:38:43de restauration collective
00:38:44qui sont en train
00:38:45de mettre en place
00:38:45un programme
00:38:46donc avec les chambres
00:38:47d'agriculture
00:38:49je recevrai des responsables
00:38:50de l'agriculture
00:38:51pour nous expliquer
00:38:51comment la sécurité agricole
00:38:53pourrait être mise en place
00:38:54aujourd'hui
00:38:54tout ça est bien pensé
00:38:55tout ça est bien organisé
00:38:57ça commence à être pensé
00:38:59mais il y a des verrous
00:39:00à faire sauter
00:39:01il serait temps
00:39:02parce que c'est une question
00:39:03de sécurité collective
00:39:04c'est ça
00:39:05et ce qui n'est pas encore
00:39:07assez compris
00:39:07c'est que
00:39:09on risque vraiment
00:39:10de se taper dessus
00:39:11et tant qu'on ne favorise pas
00:39:14le local
00:39:14pour des raisons de sécurité
00:39:17en fait
00:39:18la question de la biodiversité
00:39:20de la santé
00:39:21ou du revenu
00:39:22de nos agriculteurs
00:39:23c'est pas ça
00:39:24qui fait bouger les foules
00:39:25qui se taper dessus
00:39:25comment ?
00:39:26qui se taper dessus
00:39:27et bien nous
00:39:28la population
00:39:29vous avec qui ?
00:39:30la population
00:39:31qui n'a pas de stock
00:39:33à la maison
00:39:34un petit début de guerre civile
00:39:36pour des raisons
00:39:37comme au Moyen-Âge
00:39:38avec les famines
00:39:39c'était la responsabilité politique
00:39:41des élus
00:39:41des ancêtres des mers
00:39:42à la sécurité alimentaire
00:39:43et on l'a vu
00:39:45je ne veux pas être alarmiste
00:39:46pour rien
00:39:47mais il y a quand même eu
00:39:48des signaux faibles
00:39:50les premiers jours
00:39:52du Covid
00:39:53où il y avait une incertitude
00:39:55sur le maintien
00:39:56des transports
00:39:57et c'est là
00:39:58qu'il y a eu
00:39:58des échauffourées
00:40:00des bagarres
00:40:01et des tensions
00:40:01dans les supermarchés
00:40:02et à partir du moment
00:40:03où il a été décidé
00:40:04que les transports
00:40:05seraient maintenus
00:40:05c'est là que ça s'est calmé
00:40:07donc ça prouve bien
00:40:08et c'est le plus ancien
00:40:09couple de risques
00:40:10quand même
00:40:10qui existait
00:40:11dans les villes
00:40:11approvisionnement alimentaire
00:40:13et ordre public
00:40:15cette défaillance
00:40:15rapporte quand même
00:40:16de l'argent à certains
00:40:17ou non ?
00:40:18ça favorise un certain
00:40:19système de consommation
00:40:20ou ?
00:40:21alors ?
00:40:22il y en a qui trouvent
00:40:22leur compte
00:40:23oui bien sûr
00:40:24il y en a qui trouvent
00:40:24leur compte
00:40:26oui
00:40:27mais
00:40:28ou plutôt
00:40:29qu'ils redoutent
00:40:31si on mettait en place
00:40:32ce que vous dites
00:40:33il y a des gens
00:40:33qui seraient lésés
00:40:34il y a des lobbies
00:40:35qui seraient lésés
00:40:36peut-être des chaînes
00:40:37de production
00:40:38peut-être l'agro-industrie
00:40:39peut-être la grande distribution
00:40:40peut-être
00:40:41l'agro-industrie
00:40:43oui
00:40:43mais collectivement
00:40:44on y gagnerait davantage
00:40:45parce que le coût
00:40:46de l'inaction
00:40:46il n'y aurait que des perdants
00:40:48c'est clair
00:40:49c'est ça
00:40:50c'est ça le truc
00:40:51à mon avis
00:40:52il faut vraiment
00:40:53il faut que les circonstances
00:40:54se présentent
00:40:54on est bien d'accord
00:40:55mais
00:40:56il vaut mieux anticiper
00:40:57le coût de l'inaction
00:40:58ça serait terrible
00:40:59et mieux vaut
00:41:01mettre en place
00:41:02des mesures barrières alimentaires
00:41:04territorialisées
00:41:05pour limiter
00:41:06ou éviter
00:41:06la saturation
00:41:07justement
00:41:08de nos infrastructures
00:41:08de sécurité collective
00:41:09c'est ça le truc
00:41:11et en même temps
00:41:11on coche les cases
00:41:12de l'économie
00:41:13du revenu des agriculteurs
00:41:15du revenu pour les territoires
00:41:16du revenu
00:41:18dans les ménages également
00:41:19mais également
00:41:19des questions
00:41:20de préservation
00:41:21de ressources
00:41:22avec l'écologie
00:41:22avec l'eau
00:41:23avec la santé
00:41:24notre évidemment
00:41:25sécurité collective
00:41:26et le climat
00:41:27en fait ça ça touche
00:41:28toutes les cases
00:41:29c'est extrêmement
00:41:30œcuménique
00:41:31il n'y a pas de ventre de droite
00:41:32il n'y a pas de ventre de gauche
00:41:33on est bien d'accord
00:41:34qui détient le levier
00:41:36administratif et politique
00:41:37pour décider
00:41:38de bien
00:41:40prévoir l'avenir
00:41:41dans ce sens
00:41:41c'est gouvernement
00:41:42c'est gouvernement
00:41:43c'est gouvernement
00:41:43c'est gouvernement
00:41:44c'est gouvernement
00:41:44c'est gouvernement
00:41:44c'est gouvernement
00:41:44c'est gouvernement
00:41:44on essaie prévoir
00:41:45et étant donné
00:41:47que pour l'instant
00:41:47ce n'est pas prévu
00:41:48et c'est ce que j'avais
00:41:49démontré dans mon livre
00:41:50enquête avant le Covid
00:41:53qui protège
00:41:54c'est le préfet
00:41:55et le maire
00:41:55en cas de problème
00:41:56systémique
00:41:57le préfet
00:41:58nos infrastructures
00:41:58de sécurité
00:41:59sont débordées
00:42:00donc mécaniquement
00:42:01vers qui ça se retourne
00:42:02l'élu à portée
00:42:03d'engueulade
00:42:04qui protège
00:42:05la population
00:42:05c'est dans les textes
00:42:06c'est le maire
00:42:07donc c'est
00:42:08en faisant partir
00:42:09le coût d'une commune
00:42:10on contamine
00:42:11on élargit
00:42:12à l'intercommunalité
00:42:13cette question là
00:42:14et c'est là
00:42:14qu'il y a les projets
00:42:15alimentaires et territoriaux
00:42:17qui nécessitent
00:42:18des financements
00:42:19les PAT
00:42:19exactement
00:42:20qui nécessitent
00:42:21des financements
00:42:22pour fonctionner
00:42:23et pour moi
00:42:25alimenter financièrement
00:42:26les projets alimentaires
00:42:27et territoriaux
00:42:27pour arriver à du concret
00:42:28c'est fabriquer
00:42:29de la sécurité collective
00:42:30donc quand on parle
00:42:31de souveraineté alimentaire
00:42:33au niveau national
00:42:33tout en décapitant
00:42:35les projets alimentaires
00:42:38et territoriaux
00:42:39et l'agence bio
00:42:39c'est agir
00:42:41contre notre sécurité nationale
00:42:42les politiques ont été
00:42:43interpellés ou non
00:42:44ceux qui sont compétents
00:42:45ceux qui sont concernés
00:42:45petit à petit
00:42:47vous avez des parlementaires
00:42:48qui doivent interpeller
00:42:50le gouvernement
00:42:50je pense sur cette question là
00:42:51alors une sénatrice
00:42:52en 2019
00:42:53de la Haute-Garonne
00:42:54Françoise Laborde
00:42:55avait porté mes travaux
00:42:57au Sénat
00:42:57bien sûr
00:42:58elle avait d'ailleurs déposé
00:42:59son projet de résolution
00:43:01basé sur mes travaux
00:43:02d'ailleurs
00:43:03résilience alimentaire
00:43:04des territoires
00:43:04et sécurité nationale
00:43:06c'était fin décembre 2019
00:43:07et il n'a manqué que 16 voix
00:43:10pour que ce projet de résolution
00:43:11soit adopté
00:43:12et bien bon
00:43:14Stéphanie nous merci
00:43:14je recevrai
00:43:16le complément de votre information
00:43:18c'est la sécurité agricole
00:43:19on en parlera très vite
00:43:20parce que je pense
00:43:21que l'un ne va pas sans l'autre
00:43:22et puis vous nous tenez au courant
00:43:23sur l'évolution de ce projet
00:43:24et puis n'hésitez pas à revenir
00:43:26s'il y a des informations nouvelles
00:43:27en tout cas vous avez soulevé
00:43:29un thème qui est important
00:43:30pour la sécurité nationale
00:43:31merci de vous y intéresser
00:43:32merci
00:43:33à très bientôt
00:43:35midi 14h
00:43:37Sud Radio
00:43:38la France dans tous ses états
00:43:41le face à face
00:43:42non ce n'était pas le radeau
00:43:46de la méduse
00:43:47ce bateau
00:43:49qu'on se le dise
00:43:50au fond des ports
00:43:52dise au fond des ports
00:43:55ils naviguaient en perpénard
00:43:58sur la grand mare des canards
00:44:01et s'appelaient les copains d'abord
00:44:03les copains d'abord
00:44:06voilà je voulais illustrer
00:44:07la présence de Michael Moreau
00:44:09auteur de sa majesté
00:44:10nomme
00:44:11voilà
00:44:11en cette émission
00:44:12en ce face à face
00:44:13de la France dans tous ses états
00:44:15ce document historique
00:44:17qui nous raconte
00:44:18comment le président de la république
00:44:20peut aujourd'hui
00:44:21de façon tout à fait régalienne
00:44:23je ne sais pas si Louis XIV
00:44:24avait autant de pouvoir
00:44:25si quand même
00:44:26nommé à des postes clés
00:44:28à des postes très importants
00:44:29ou moins importants
00:44:31qui bon lui semble
00:44:32je reçois donc voilà
00:44:34Michael Moreau
00:44:35sa majesté
00:44:36nomme le roi
00:44:37on vous l'a connu
00:44:38le roi danse
00:44:39le thème c'est le fait du prince
00:44:41en fait
00:44:41et là
00:44:42Michael Moreau
00:44:44avec cet ouvrage
00:44:45publié chez Robert Laffont
00:44:47vous mettez le doigt
00:44:49sur cette particularité
00:44:50de la 5ème république
00:44:51où le chef de l'état
00:44:53il y a un gouvernement
00:44:55avec l'article 20
00:44:56qui dit que le gouvernement
00:44:57détermine et conduit
00:44:57la politique de la nation
00:44:58un parlement
00:45:00une assemblée nationale
00:45:01qui est la représentation
00:45:02du peuple souverain
00:45:03pour autant
00:45:04le locataire
00:45:05le titulaire de l'Elysée
00:45:06dispose quand même
00:45:07d'un certain nombre
00:45:08de interrogatives
00:45:09constitutionnelles et légales
00:45:10qui lui permet
00:45:11à certains moments
00:45:12de faire ce qu'il veut
00:45:13déjà vous qui avez observé
00:45:15alors vous avez rencontré
00:45:16170 personnalités
00:45:17il faut lire ce livre
00:45:18parce que je disais
00:45:19c'est un cours d'histoire
00:45:20on apprend plein de choses
00:45:23Sacha Touy
00:45:23quand même
00:45:23à un moment donné
00:45:24et on se dit
00:45:25oh il a osé
00:45:26il n'est pas le seul
00:45:27il n'est pas le seul
00:45:29Mitterrand
00:45:29on n'en a pas hésité
00:45:30Chirac aussi
00:45:32du temps de De Gaulle
00:45:33on va venir
00:45:34c'était fait à bon escient
00:45:35c'était des personnes
00:45:36compétentes au poste clé
00:45:37et là
00:45:38on a dérivé vers
00:45:40je ne sais pas
00:45:40que j'ai voulu
00:45:41qu'on mette cette chanson
00:45:41de Brassens
00:45:42les copains d'abord
00:45:43là c'est de plus en plus
00:45:44les copains d'abord
00:45:45ça ne veut pas dire
00:45:46qu'ils sont tous nuls
00:45:47mais c'est quand même
00:45:47d'abord des copains
00:45:48alors le pouvoir de nomination
00:45:50du président de la république
00:45:51c'est un pouvoir
00:45:51qui est finalement
00:45:52très méconnu
00:45:53mais auquel les présidents
00:45:54de la république
00:45:55ont beaucoup tenu
00:45:56tout au long de la cinquième
00:45:59et ont de plus en plus tenu
00:46:00même ça raconte aussi
00:46:01la présidentialisation
00:46:02accrue du pouvoir
00:46:04tout au long de la cinquième
00:46:05c'est à dire que chaque année
00:46:06le président de la république
00:46:08nomme des milliers de personnes
00:46:10donc il y a des milliers de postes
00:46:12qui dépendent vraiment de lui
00:46:13en fait le même
00:46:15quand on demande à Matignon
00:46:16ou à l'Elysée
00:46:17il n'y a même pas de chiffres
00:46:18ils n'arrivent même pas
00:46:19à s'estimés
00:46:20c'est incalculable
00:46:20on va dire au sens du terme
00:46:21c'est-à-dire qu'il y a des postes
00:46:22aussi qui passent au conseil des ministres
00:46:24il y en a d'autres
00:46:24qui ne passent pas au conseil des ministres
00:46:25etc.
00:46:25on m'a fait des estimations
00:46:27certaines convergent autour de 5 000
00:46:28mais on m'a fait des estimations
00:46:29jusqu'à 10 000
00:46:30donc c'est des postes
00:46:31enfin le chiffre
00:46:32est absolument considérable
00:46:35l'étendue est très fort
00:46:38c'est un pouvoir aussi
00:46:39sur les gens
00:46:40finalement qui veulent être nommés
00:46:41donc ça provoque des phénomènes de cours
00:46:42c'est un pouvoir hérité
00:46:44de la monarchie
00:46:45de pouvoir choisir les gens
00:46:47et dans tous les domaines
00:46:48de la sphère publique
00:46:49que ce soit
00:46:50aujourd'hui on voit la nomination
00:46:52du patron du Louvre
00:46:53donc dans le domaine de la culture
00:46:54les présidents de la République
00:46:55s'impliquent beaucoup
00:46:56dans les nominations dans la culture
00:46:57mais aussi dans des secteurs
00:46:59plus régalien évidemment
00:47:00les renseignements
00:47:01aussi la diplomatie
00:47:03les ambassadeurs
00:47:04les recteurs
00:47:05énormément énormément de postes
00:47:07dépendent du président de la République
00:47:09qui peut choisir seul
00:47:10sur beaucoup de postes
00:47:11même sans critères vraiment imposés
00:47:13ça a évolué au fur et à mesure
00:47:15de l'application de la constitution
00:47:17de la série publique
00:47:17le général de Gaulle commence
00:47:19ensuite on a Pompidou
00:47:20on ne va pas tous les citer
00:47:21Giscard, Mitterrand
00:47:22Chirac, Sarkozy, Hollande
00:47:25à chaque mandat
00:47:26en lisant votre ouvrage
00:47:27on a l'impression
00:47:28qu'ils utilisent
00:47:29de plus en plus ce droit
00:47:30alors ce droit
00:47:31ils doivent l'utiliser
00:47:31il faut les nommer ces postes
00:47:33mais qu'au début
00:47:34c'est vraiment en fonction
00:47:35de la compétence
00:47:36et j'allais dire
00:47:37de la légitimité de l'individu
00:47:39qu'il est nommé
00:47:39et qu'ensuite
00:47:40ça devient sur des critères
00:47:42plutôt partisans
00:47:43on nomme des ambassadeurs
00:47:44oui alors même dans les années
00:47:46et ensuite c'est carrément
00:47:47des gens du cercle rapproché
00:47:49voire des amis
00:47:50alors le cercle rapproché
00:47:52ça a aussi existé
00:47:53par le passé
00:47:54par exemple dans les années 80
00:47:55je raconte
00:47:57François Mitterrand
00:47:58qui nomme un ami médecin
00:48:00ambassadeur
00:48:01alors qu'il n'avait
00:48:01aucune expérience
00:48:02dans la diplomatie
00:48:05ce qui est sûr
00:48:06c'est que c'est
00:48:08c'est un pouvoir
00:48:09encore croissant
00:48:10c'est à dire qu'au début
00:48:11en 1958
00:48:12quand le général de Gaulle
00:48:13déjà quand il met en place
00:48:15la constitution
00:48:15il fait une ordonnance
00:48:16le 28 novembre 1958
00:48:18qui réexplique bien
00:48:21encore plus
00:48:21l'article 13
00:48:22de la constitution
00:48:23à savoir que
00:48:23c'est l'article 13
00:48:25qui stipule
00:48:25que le président de la république
00:48:27a un pouvoir
00:48:27de nommer
00:48:28certains postes
00:48:29de sa seule autorité
00:48:29nomme aux emplois civils
00:48:31et militaire de l'état
00:48:32de sa seule autorité
00:48:33oui
00:48:33alors même si
00:48:34beaucoup de postes
00:48:35en fait
00:48:36passent aussi
00:48:36en conseil des ministres
00:48:37mais dans les faits
00:48:38les ministres
00:48:38en fait
00:48:39ils font de plus en plus
00:48:40de figuration
00:48:40mais est-ce que la totalité
00:48:41doit passer en conseil des ministres
00:48:42il me semble
00:48:43non
00:48:43il me semble bien
00:48:45qu'il y a des postes
00:48:45qui sont nommés directement
00:48:46il y en a certains
00:48:46qui passent en conseil des ministres
00:48:47par exemple
00:48:49le Louvre
00:48:49là c'est passé
00:48:50en conseil des ministres
00:48:51tout à l'heure
00:48:51mais en fait
00:48:52le président de la république
00:48:53choisit seul
00:48:54choisit même de plus en plus seul
00:48:55alors je n'ai pas eu le nom
00:48:57de la personne
00:48:57Christophe Léribeau
00:48:58qui vient de
00:48:58Christophe Léribeau
00:48:59qui succède à madame
00:49:00qui avait été en fait
00:49:01choisi en 2024
00:49:04nommé en 2024
00:49:05à la tête du Louvre
00:49:06à la suite d'une succession
00:49:07qui a duré
00:49:07pendant plusieurs années
00:49:08pour trouver un successeur
00:49:10à Catherine Pégar
00:49:11ce sont des tractations
00:49:12des tractations terribles
00:49:13ce sont des longues tractations
00:49:14le président aime bien choisir seul
00:49:16et donc
00:49:20dès le début en 58
00:49:21finalement
00:49:21De Gaulle choisit
00:49:22que le
00:49:24explique très clairement
00:49:25que les nominations
00:49:27doivent dépendre plus
00:49:28du président de la république
00:49:29davantage
00:49:29que du premier ministre
00:49:30mais
00:49:31il y a eu des tournants
00:49:32dans l'histoire
00:49:33par exemple
00:49:331985
00:49:34l'été 85
00:49:35le 6 août 1985
00:49:38François Mitterrand
00:49:39fait passer un décret
00:49:40un peu en douce
00:49:41parce qu'on est en plein été
00:49:42qui augmente encore
00:49:43sensiblement
00:49:44le nombre de nominations
00:49:45qui dépendent
00:49:46du président de la république
00:49:47plutôt que du gouvernement
00:49:48l'été 85
00:49:49c'est pas un hasard
00:49:50on est à quelques mois
00:49:52de législatives
00:49:53il sait déjà
00:49:54que ces législatives
00:49:54vont être perdus
00:49:55et il se prépare déjà
00:49:56à une cohabitation
00:49:57dure
00:49:58et ça a été
00:50:00critiqué
00:50:02par la droite
00:50:02en 1995
00:50:03débat de l'entre-deux-tournes
00:50:05de la présidentielle
00:50:06donc les images
00:50:07existent
00:50:08évidemment
00:50:08encore sur l'INA
00:50:11Jacques Chirac
00:50:12débat face à Lionel Jospin
00:50:13et dit que l'un de ses premiers gestes
00:50:15et ses mots
00:50:15l'un de mes premiers gestes
00:50:16s'il est élu président
00:50:17de la république
00:50:18ce sera de restreindre
00:50:19ce pouvoir de nomination
00:50:20qu'il parlait
00:50:21d'une dérive monarchique
00:50:23évidemment
00:50:23il n'a pas fait
00:50:26et ce pouvoir
00:50:27et finalement
00:50:27tous les présidents de la république
00:50:28ont continué
00:50:29à beaucoup s'attacher
00:50:30à ce pouvoir
00:50:31vous dites ça vient d'un décret
00:50:32donc il y a des décrets présidentiels
00:50:33il y a des décrets
00:50:34qui posent
00:50:35François Mitterrand
00:50:36a émis un décret
00:50:38renforçant
00:50:39sa capacité personnelle
00:50:40le nombre de postes
00:50:41étendant le nombre de postes
00:50:42notamment dans la culture
00:50:42c'est un décret qu'il a émis
00:50:43au titre de sa présidence
00:50:44de la république
00:50:45je pensais que les décrets
00:50:46devaient quand même passer
00:50:47ça a été contre-signé
00:50:48par Laurent Fabius
00:50:49qui était premier ministre
00:50:50c'est ce que j'allais vous dire
00:50:50bien sûr
00:50:51mais ça a été décidé
00:50:53et j'ai interrogé
00:50:55des personnalités
00:50:57de l'Elysée de l'époque
00:50:58dans l'entourage
00:50:58de François Mitterrand
00:50:59qui reconnaissent très clairement
00:51:00que c'était pour étendre
00:51:02le pouvoir de nomination
00:51:03de François Mitterrand
00:51:04à l'approche
00:51:05des législatives
00:51:06c'est incroyable
00:51:07parce que
00:51:08et c'est la polémique
00:51:09que soulève la nomination
00:51:10d'Amélie de Montchanin
00:51:11de Richard Ferrand
00:51:12déjà au conseil conventionnel
00:51:13et on verra qui
00:51:16qui sera au conseil d'état
00:51:19au départ
00:51:20on constate
00:51:21votre livre le dit bien
00:51:22ce sont des amis politiques
00:51:24qui sont souvent compétents
00:51:26mais c'est des proches
00:51:27qui sont fiables politiquement
00:51:28alors il y a des postes
00:51:29on peut évoluer
00:51:30ensuite c'est carrément
00:51:31une faveur que l'on rend
00:51:32un service que l'on rend
00:51:34on nomme un peu
00:51:34comme on nommait
00:51:35une maîtresse
00:51:36ou un copain
00:51:37ça peut tout au long
00:51:39de la cinquième en fait
00:51:39ça a existé
00:51:41même si en fait
00:51:42aujourd'hui
00:51:43il y a quelques garde-fous
00:51:44qui ont été créées
00:51:45au fur et à mesure
00:51:45notamment Nicolas Sarkozy
00:51:47a mis en place
00:51:48quelques garde-fous
00:51:49notamment pour certains postes
00:51:51le passage devant
00:51:52des auditions
00:51:54devant le Parlement
00:51:55c'est-à-dire que
00:51:56devant les commissions
00:51:57parlementaires
00:51:57les commissions parlementaires
00:51:58peuvent s'opposer
00:51:59à certaines nominations
00:52:00présidentielles
00:52:00mais en fait
00:52:01dans les faits
00:52:01c'est très très rare
00:52:02parce qu'ils doivent voter
00:52:02au 3 cinquième
00:52:04contre
00:52:04ce qui est vraiment
00:52:05absolument rare
00:52:06c'est d'arriver
00:52:06qu'une seule fois
00:52:07depuis 2008
00:52:08qu'une seule fois
00:52:09depuis 2008
00:52:09donc ça montre
00:52:10à quel point
00:52:11c'est très rare
00:52:13en fait
00:52:14il n'y en a pas tant que ça
00:52:15il n'y en a pas tant que ça
00:52:16des garde-fous
00:52:17après
00:52:19nommer
00:52:20soi-même
00:52:20nommer seul
00:52:21ça ne veut pas forcément dire
00:52:22nommer
00:52:23des personnes pas compétentes
00:52:24c'est-à-dire que
00:52:25il peut y avoir
00:52:27on nomme pas que
00:52:28des gens
00:52:29sur des critères
00:52:30de proximité
00:52:30on nomme aussi
00:52:31parfois sur des critères
00:52:33de compétences
00:52:34sur beaucoup de postes
00:52:35évidemment
00:52:36mais
00:52:38il y a beaucoup de postes
00:52:39où finalement
00:52:40il y a très très peu
00:52:40de critères
00:52:41donc on peut choisir
00:52:42un petit peu
00:52:43qui on veut
00:52:43et puis il y a des postes
00:52:44très sensibles
00:52:45régalien
00:52:46les renseignements
00:52:47etc
00:52:47où évidemment
00:52:49il faut une proximité
00:52:51avec le président
00:52:51de la république
00:52:52pour pouvoir bien s'entendre
00:52:53c'est spécifique à la France
00:52:55ou non ce genre de situation
00:52:56alors ça dépend des secteurs
00:52:58il y a toutes sortes
00:52:59de modèles à l'étranger
00:53:01pour nommer
00:53:01aux Etats-Unis
00:53:02ou une présidence
00:53:03je veux dire
00:53:03un régime présidentiel
00:53:04il y a du spoil de système
00:53:05bien sûr
00:53:07il y a des pays
00:53:08où il y a un rôle
00:53:09accru du parlement
00:53:10qui ont un oeil
00:53:11encore plus acéré
00:53:12sur les nominations
00:53:13ce qui n'est pas trop le cas
00:53:15donc en France
00:53:15après ça pose aussi une question
00:53:17c'est qu'un rôle accru
00:53:18du parlement
00:53:18dans les nominations
00:53:19ça veut dire une politisation
00:53:20accrue de ces nominations
00:53:22c'est-à-dire qu'on peut nommer
00:53:23pour des raisons politiques
00:53:23plus que pour des raisons
00:53:25de compétence
00:53:26il y a un peu
00:53:29tous les modèles
00:53:30il y a des pays
00:53:31où c'est plus décentralisé
00:53:32où les ministères
00:53:33jouent un peu plus
00:53:34leur rôle
00:53:36là c'est très concentré
00:53:37autour du
00:53:38autour du président
00:53:39de la république
00:53:39ça raconte bien
00:53:40la présidentialisation
00:53:41du régime actuel
00:53:43Sa Majesté nomme
00:53:44Harry nomme qui
00:53:45les copains d'abord
00:53:46c'est pour ça qu'on écoutait
00:53:48tout à l'heure
00:53:48la chanson de
00:53:49Georges Brassin
00:53:50je suis avec
00:53:50Mickaël Moreau
00:53:51auteur de ce document
00:53:52qui est un document
00:53:53politique
00:53:53et historique
00:53:54parce que vous relatez
00:53:56j'allais dire
00:53:57le comportement
00:53:57des chefs d'état
00:53:58de cette cinquième république
00:53:59appelez-nous
00:54:00au 0 826 300 300
00:54:02Emmanuel Galasso
00:54:03attend votre appel
00:54:04je suis persuadé
00:54:05alors pas que vous vous sentiez
00:54:06concerné
00:54:06je pense pas que vous attendiez
00:54:07à être nommé demain matin
00:54:08par monsieur Macron
00:54:09à un poste quelconque
00:54:10quoique on ne sait jamais
00:54:11mais en tout cas
00:54:12vous avez certainement
00:54:12une idée sur le fait
00:54:14qu'aujourd'hui
00:54:15il y a peut-être
00:54:15des abus de pouvoir
00:54:16d'une personnalisation
00:54:17du pouvoir
00:54:18voilà
00:54:18le pouvoir régalien
00:54:20est-ce que ça vous choque
00:54:21est-ce que ça vous inspire
00:54:22est-ce que ça vous donne
00:54:23des idées
00:54:24est-ce qu'il faudrait réformer
00:54:25restreindre un peu
00:54:26les pouvoirs du président
00:54:27de la république
00:54:27enfin voilà
00:54:28tout un tas de considérations
00:54:29que vous êtes à même
00:54:29de nous transmettre
00:54:30et de partager avec nous
00:54:31vous appelez
00:54:32Emmanuel Galasso
00:54:33au 0 826 300 300
00:54:35et Michael Moreau
00:54:36qui est un homme
00:54:37sage et posé
00:54:38saura vous apporter
00:54:39la réponse la plus précise
00:54:40aux interrogations
00:54:41que vous formulerez
00:54:42à tout de suite
00:54:42sur Sud Radio
00:54:44Sud Radio
00:54:44la France dans tous ses états
00:54:46Péricault Légace
00:54:48je reçois
00:54:49Michael Moreau
00:54:50auteur de
00:54:51Sa Majesté Nomme
00:54:52vous avez compris
00:54:52de quoi il s'agit
00:54:53le roi
00:54:54le roi
00:54:54c'est pas le roi dense
00:54:55c'est le roi
00:54:56le fait du prince
00:54:57le président de la république
00:54:58nomme à des postes
00:54:59très importants
00:55:00des personnes de son choix
00:55:01soit qu'il ait le pouvoir
00:55:03de les nommer
00:55:03personnellement
00:55:04directement
00:55:04sans aucune consultation
00:55:06soit qu'il soit obligé
00:55:08de passer par une validation
00:55:09au conseil des ministres
00:55:10ce qui lorsqu'on est
00:55:11en majorité absolue
00:55:13est systématique
00:55:14là peut-être
00:55:15qu'Emmanuel Macron
00:55:16a dû avec
00:55:17Michel Barnier
00:55:18et François Bayrou
00:55:19négocier quelques nominations
00:55:20il ne s'en est pas présenté
00:55:21d'aussi importante
00:55:22que celle d'aujourd'hui
00:55:23là en tout cas
00:55:23on est dans la dernière
00:55:25ligne droite
00:55:25de son quinquennat
00:55:27voilà
00:55:28les sondages
00:55:29prédisent une victoire
00:55:30d'un parti d'opposition
00:55:31qui serait le Rassemblement National
00:55:33et visiblement
00:55:34Michael Moreau
00:55:35on verrouille
00:55:36un max
00:55:37et puis on ne s'en cache pas
00:55:38c'est un peu l'image
00:55:39que ça donne
00:55:39vous êtes d'accord ?
00:55:40alors il y a deux choses
00:55:40c'est que un
00:55:41on est en fin de règne
00:55:42et que tous les précédents
00:55:43présidents de la République
00:55:44en fin de règne
00:55:45ont recasé
00:55:45donc là
00:55:46est-ce qu'il va y avoir
00:55:47la même chose
00:55:48sachant qu'il y a des postes
00:55:50sur lesquels ça a commencé
00:55:51il y a plusieurs types de postes
00:55:53il y a des postes
00:55:54qu'on appelle
00:55:55inamovibles
00:55:55c'est-à-dire
00:55:55où en fait
00:55:56c'est très très difficile
00:55:57pour un président de la République
00:55:59de destituer la personne
00:56:01qui est en cours de mandat
00:56:02donc là c'est le cas
00:56:03on a beaucoup parlé
00:56:04d'Amélie de Montchalin
00:56:05à la tête de la Cour des Comptes
00:56:06c'est à vie
00:56:07c'est jusqu'à la retraite
00:56:08jusqu'à ce qu'elle ait 68 ans
00:56:11jusqu'à ce qu'elle ait 68 ans
00:56:13elle en a 40
00:56:14là elle a potentiellement
00:56:16si elle veut s'accrocher
00:56:17pendant 28 ans à ce poste
00:56:19elle peut s'accrocher
00:56:20pendant 28 ans
00:56:21je leur dis aux auditeurs
00:56:22de Sud Radio
00:56:23si ça vous château
00:56:24et si ça vous choque
00:56:24appelez-nous
00:56:25on en discute avec
00:56:26Michael Moreau
00:56:27c'est vraiment passionnant
00:56:28c'est pour ça d'ailleurs
00:56:29que souvent à la Cour des Comptes
00:56:30jusqu'ici
00:56:31les présidents de la République
00:56:32ont plus nommé
00:56:33des personnalités
00:56:34autour de 60 ans
00:56:35pour pas qu'il y ait des temps
00:56:37des temps de pouvoir
00:56:39aussi long
00:56:40Didier Migaud
00:56:41s'est retiré par les Midas
00:56:43je pense lui aussi
00:56:43il est parti normalement
00:56:44Didier Migaud
00:56:45il a été en plus nommé
00:56:46au gouvernement
00:56:48Pierre Moscovici
00:56:49aurait pu
00:56:50il lui restait encore
00:56:51un petit peu
00:56:51il lui restait un petit peu
00:56:52en fait il aurait pu
00:56:53même son mandat actuel
00:56:54se terminer en septembre
00:56:55il aurait pu même
00:56:56le prolonger encore un peu
00:56:57après il a dit assez clairement
00:56:58que lui préférait
00:57:00il va à une fonction supérieure
00:57:01partir
00:57:02oui
00:57:02il va à Luxembourg
00:57:04à la Cour des Comptes Européennes
00:57:06mais il avait dit aussi
00:57:08assez clairement
00:57:09je donne une référence
00:57:10en mai 2024
00:57:11où il avait déclaré
00:57:14qu'il souhaitait partir
00:57:15de toute façon
00:57:16pas après la présidentielle
00:57:17avant la présidentielle
00:57:18pour que son successeur
00:57:19soit choisi
00:57:21par Emmanuel Macron
00:57:21plutôt que par
00:57:22un éventuel président
00:57:24ou présidente RN
00:57:25si jamais
00:57:25un président ou présidente RN
00:57:27a été élu
00:57:29en 2027
00:57:33donc il y a
00:57:33il y a des postes
00:57:35comme ça
00:57:35qui sont inamovibles
00:57:36la Banque de France
00:57:37ça va arriver
00:57:39en juin
00:57:39c'est inamovible
00:57:40il va y avoir
00:57:40le conseil d'état
00:57:41le patron du conseil d'état
00:57:42qui va être nommé
00:57:43au mois de mai
00:57:44son titre c'est vice-président
00:57:46puisque le président
00:57:47c'est le premier ministre
00:57:48du conseil d'état
00:57:48voilà c'est ça
00:57:49exactement
00:57:50avec une
00:57:52une contrainte supplémentaire
00:57:53pour le président de la république
00:57:54c'est que pour être
00:57:54patron du conseil d'état
00:57:55il faut avoir le
00:57:56il faut être conseiller d'état
00:57:57ce qui n'est pas le cas
00:57:58de la Cour des Comptes
00:57:59la Cour des Comptes
00:58:00minimum chalin
00:58:00n'est pas issue
00:58:01de la Cour des Comptes
00:58:01mais on peut trouver
00:58:03un conseiller d'état
00:58:05dans son entourage
00:58:06ou autre
00:58:06où il faut un minimum
00:58:09de compétences
00:58:10ou en tout cas
00:58:10une autorité
00:58:11par rapport à l'institution
00:58:13légitime
00:58:13ou alors sinon
00:58:14c'est au choix du président
00:58:15voilà
00:58:16il y a des postes
00:58:17sur lesquels
00:58:17il y a moins de critères
00:58:18après il y a des postes
00:58:19qui ne sont pas inamovibles
00:58:20par exemple
00:58:20tous les directeurs
00:58:21d'administration centrale
00:58:22qui sont des postes
00:58:23importants dans la haute
00:58:24administration
00:58:25bien sûr
00:58:26et là pour le coup
00:58:27un président de la république
00:58:28quel qu'il soit
00:58:30peut
00:58:32nommer
00:58:32et dénommer
00:58:33du jour au lendemain
00:58:34un directeur d'administration centrale
00:58:35mais cela se passe par le conseil des ministres
00:58:36je pense très souvent
00:58:37oui mais par exemple
00:58:38c'est aussi le cas
00:58:39des directeurs d'administration centrale
00:58:41mais tout ce qui est préfet
00:58:42évidemment
00:58:42le conseil des ministres
00:58:44mais le président
00:58:45peut décider
00:58:48un préfet peut être appelé
00:58:49tous les mardis soirs
00:58:50pour dire
00:58:50le lendemain matin
00:58:51vous n'êtes plus en poste
00:58:5380% des préfets
00:58:54nommés en conseil des ministres
00:58:55pour ne pas dire 90
00:58:56l'ont été sur validation
00:58:58du président de la république
00:58:59sauf un
00:59:00que le premier ministre
00:59:01ou le ministre de l'intérieur
00:59:02voudraient nommer personnellement
00:59:03pour quelqu'un
00:59:04on lui accorde
00:59:05le fait de nommer le préfet
00:59:06mais c'est le président
00:59:06qui décide
00:59:07en fait c'est le président
00:59:07qui décide
00:59:08mais après effectivement
00:59:09tout passe en conseil des ministres
00:59:11à ceci près
00:59:12que parfois
00:59:12en période
00:59:13de politique
00:59:14plus complexe
00:59:15par exemple
00:59:15quand Bruno Retailleau
00:59:16a été ministre de l'intérieur
00:59:17il y avait des deals
00:59:18c'est à dire qu'il y avait
00:59:19des présidents de la république
00:59:20qui disaient
00:59:21moi je nomme un tel
00:59:21et Bruno Retailleau
00:59:23qui choisissait
00:59:24un autre poste
00:59:25parfois en période
00:59:26de cohabitation
00:59:26ou de majorité
00:59:29pas très claire
00:59:31il peut y avoir
00:59:31des deals
00:59:32sur des nominations
00:59:32puisque ça doit passer aussi
00:59:33en conseil des ministres
00:59:34avec des contre-signatures
00:59:35ou alors
00:59:36des préfets qui sautent
00:59:37parce que pas assez docile
00:59:38récemment le préfet
00:59:39du Pas-de-Calais
00:59:40il y a eu un problème
00:59:41de manifestation
00:59:41le cortège présidentiel
00:59:43s'est fourvoyé
00:59:43ils sont tombés
00:59:44sur des manifestations
00:59:45ils ont dû faire marche arrière
00:59:46le préfet avait pourtant
00:59:48bien balisé
00:59:49le parcours
00:59:49que devait suivre
00:59:52le cortège providentiel
00:59:53et hop
00:59:53il a sauté
00:59:54on l'a mis ailleurs
00:59:55et ça c'est parce que
00:59:56l'Elysée a dit
00:59:56je ne veux plus le voir
00:59:57et puis c'est assez régulier
00:59:57qu'à chaque alternance
00:59:58à l'élection
01:00:00d'un nouveau président
01:00:01de la république
01:00:02le nouveau président
01:00:02de la république
01:00:03choisit de changer
01:00:04des préfets
01:00:04alors il y a des préfets
01:00:05peut-être plus politisés
01:00:06que d'autres
01:00:06dont on connaît
01:00:07les impointances
01:00:08avec certains partis
01:00:09bon ça s'est joué
01:00:09entre croix
01:00:10ça s'est joué
01:00:11pendant 50 ans
01:00:12entre UDR, RPR
01:00:14et puis à partir de 81
01:00:15ceux qui étaient proches
01:00:16du PS
01:00:16voilà
01:00:17et encore
01:00:18on ne les change pas tous
01:00:18parce que le préfet aussi
01:00:20il a la capacité
01:00:20à évoluer dans son comportement
01:00:22quand on est préfet
01:00:23on n'a pas sa carte
01:00:24de parti politique
01:00:25oui on est censé être
01:00:26plus sa politique
01:00:26mais si on est trop marqué
01:00:27effectivement
01:00:28alors ils ne sont pas
01:00:29limogés
01:00:30comme aux Etats-Unis
01:00:31où ils vont entrer au chômage
01:00:32ils sont forcément recyclés
01:00:34ils continuent à garder leur
01:00:36ça aussi c'est quand même
01:00:37une aberration
01:00:37qui peuvent être envoyés
01:00:38à un endroit
01:00:38pas du tout espéré
01:00:40on retombe toujours
01:00:41sur ses pieds
01:00:42même si le poste
01:00:43n'est pas aussi prestigieux
01:00:44avec aussi
01:00:46on a bien vu
01:00:47tout au long de la 5ème
01:00:48des critiques
01:00:49sur le
01:00:51à l'époque
01:00:53déjà à l'époque
01:00:54des gaullistes
01:00:55on parlait
01:00:55l'opposition
01:00:56critiquait l'Etat UDR
01:00:57quand les socialistes
01:00:59étaient au pouvoir
01:01:00le RPR critiquait
01:01:01l'Etat PS
01:01:01après le PS
01:01:02a critiqué l'Etat RPR
01:01:05c'est très souvent arrivé
01:01:06qu'en fait
01:01:08le président de la République
01:01:09le pouvoir en place
01:01:10veuille mettre l'Etat
01:01:11l'Etat à sa main
01:01:12Michael Moreau
01:01:13compte tenu des pouvoirs
01:01:14que je me permets de dire
01:01:16que c'est attribué
01:01:17le Conseil constitutionnel
01:01:18surtout depuis 1971
01:01:20où avec l'accord du Parlement
01:01:22le Conseil constitutionnel
01:01:23a introduit
01:01:24dans ses prérogatives
01:01:25le fait de pouvoir
01:01:25se référer
01:01:26à la déclaration universelle
01:01:27des droits d'homme
01:01:28ce qui lui donne un pouvoir
01:01:29de décider de tout
01:01:30surtout
01:01:31donc le rôle du président
01:01:32du Conseil constitutionnel
01:01:34même s'il n'est qu'une voix
01:01:35sur neuf
01:01:36est quand même
01:01:37aujourd'hui
01:01:37un rôle politique
01:01:39très très
01:01:39en tout cas
01:01:40beaucoup plus important
01:01:41que ce qu'on a connu
01:01:42moi quand j'étais gamin
01:01:43il y avait Roger Frey
01:01:43bon et puis ensuite
01:01:45ça s'est politisé
01:01:45de puissance en plus
01:01:47Roland Dumas
01:01:48oui ça a souvent été
01:01:49des proches quand même
01:01:50des présidents
01:01:51c'est la première fois
01:01:52que vraiment
01:01:53on mettait le copain
01:01:55Jean-Louis Debré
01:01:56a été nommé
01:01:57en quelques jours
01:01:58de l'année présidentielle
01:01:59de 2007
01:02:00en mars 2007
01:02:01qui est un homme politique
01:02:02tout à fait respectable
01:02:03et on en ordre
01:02:04sa mémoire
01:02:05mais enfin
01:02:05nommé au Conseil constitutionnel
01:02:07ça avait quand même interpellé
01:02:08Roland Dumas
01:02:09c'était vous savez
01:02:09ce que disait Mitterrand
01:02:10quand j'ai besoin
01:02:11de régler un problème
01:02:12de droit
01:02:12je vais voir
01:02:13Bernard Dumas
01:02:13quand c'est le problème
01:02:14est tordu
01:02:14je vais voir
01:02:15Roland Dumas
01:02:15donc la phrase
01:02:16était restée célèbre
01:02:17et là
01:02:18on a Richard Ferrand
01:02:19qui
01:02:19bon
01:02:20aux yeux de la loi
01:02:21c'est un citoyen
01:02:22qui a le droit
01:02:23de prétendre à ce poste
01:02:24malgré qu'il y a eu
01:02:24un petit litige
01:02:25sur le crédit mutuel
01:02:26de Bretagne
01:02:27c'est un personnage controversé
01:02:28et quand on sait le rôle
01:02:29du Conseil constitutionnel
01:02:31mettre un homme si proche
01:02:32un copain de cette nature
01:02:33à une institution
01:02:35qui peut défaire
01:02:36ou faire les lois
01:02:36c'est quand même énorme
01:02:38vous ne trouvez pas
01:02:38alors du coup
01:02:39c'est déjà arrivé
01:02:40par le passé
01:02:42il y a une différence
01:02:43quand même
01:02:43par rapport au
01:02:44oui mais le Conseil constitutionnel
01:02:45n'avait pas autant de pouvoir
01:02:46qu'il a ouvert
01:02:46enfin
01:02:47ou n'osait pas
01:02:49user de ce pouvoir
01:02:49avec quand même
01:02:50une différence
01:02:51c'est que c'est l'un des postes
01:02:52qui passe devant
01:02:53qui nécessite une audition
01:02:55devant le Parlement
01:02:55ce qui n'est pas le cas
01:02:56par exemple
01:02:56du patron
01:02:57du patron de la Cour des Comptes
01:02:58c'est vrai
01:02:58ni du Conseil d'Etat
01:03:00et pour Richard Ferrand
01:03:02c'est passé
01:03:02le RN s'est abstenu
01:03:04le RN s'est abstenu
01:03:05aurait pu s'y opposer
01:03:06donc la validée
01:03:07aurait pu s'y opposer
01:03:07oui
01:03:08et c'est passé
01:03:09qu'à une seule voix près
01:03:10qu'à une seule voix près
01:03:12d'ailleurs Emmanuel Macron
01:03:13et Richard Ferrand
01:03:14ne s'y attendaient absolument pas
01:03:15que ce soit aussi serré
01:03:16ils ont cru en
01:03:17oui bien sûr
01:03:18ils ont même cru en donné
01:03:19que ça serait peut-être
01:03:20perdu parce que
01:03:22c'était pas sûr
01:03:23qu'il aurait fallu
01:03:23un autre profil
01:03:24moins politique
01:03:25et au final
01:03:26au final
01:03:27c'est passé
01:03:27il y a eu des présidents retoqués
01:03:29des candidats
01:03:30non en fait
01:03:31le plus proche
01:03:33c'est Ferrand
01:03:33qui a failli
01:03:35en fait c'est depuis 2008
01:03:37qu'il y a des validations
01:03:38que des commissions parlementaires
01:03:40peuvent s'opposer
01:03:41à des nominations
01:03:41à certaines nominations
01:03:42de l'article 13
01:03:45mais c'est très très difficile
01:03:48un vote contre
01:03:50au 3-5ème
01:03:50c'est des commissions
01:03:51c'est quasi impossible
01:03:53c'est arrivé qu'une seule fois
01:03:54depuis 2008
01:03:55c'est arrivé qu'une seule fois
01:03:56c'était Emmanuel Macron
01:03:58qui voulait nommer
01:03:59le patron de l'ADEME
01:04:00l'agence pour le développement durable
01:04:02qui était Boris Ravignon
01:04:03le maire de Charleville-Mézières
01:04:05et il a été aussi retoqué
01:04:07pour des raisons
01:04:07dont on pense aussi
01:04:08politique politicienne
01:04:09puisque c'était un ancien LR
01:04:11qui n'avait pas soutenu
01:04:12Valérie Pécresse
01:04:13mais Emmanuel Macron
01:04:15en 2022
01:04:15et c'était quelques jours
01:04:17après un 49-3
01:04:18sur les retraites
01:04:19qui avait été très très mal vécu
01:04:20par les parlementaires
01:04:21y compris dans le camp
01:04:22macroniste
01:04:22ça s'est passé
01:04:23en avril 2023
01:04:25c'est la seule fois
01:04:26que c'est arrivé
01:04:28c'est dire à quel point
01:04:29c'est quasi impossible
01:04:31c'est très très difficile
01:04:32en tout cas
01:04:32pour les commissions parlementaires
01:04:33de s'y opposer
01:04:34et là il a dû se conformer
01:04:35je reçois Mickaël Moreau
01:04:36auteur de
01:04:37Sa Majesté Nomme
01:04:38le titre dit tout
01:04:39le fait du prince
01:04:40nous sommes sur Sud Radio
01:04:41appelez-nous
01:04:42au 0 826 300 300
01:04:44Emmanuel Galasso
01:04:45attend votre appel
01:04:46parce que
01:04:47je sais bien
01:04:48que vous avez des questions
01:04:48à poser
01:04:49je sais bien que tout ça
01:04:50vous titille
01:04:51vous chagrine
01:04:51vous agace
01:04:52vous énerve
01:04:52et que ces nominations
01:04:54du fait du prince
01:04:55c'est quelque chose
01:04:55qui n'est pas forcément conforme
01:04:57à l'idée que vous vous faites
01:04:58de la république
01:04:59de la cinquième république
01:05:00en particulier
01:05:01et peut-être même
01:05:02de la démocratie française
01:05:03on attend votre appel
01:05:05sur Sud Radio
01:05:06à tout de suite
01:05:06et moi je suis avec
01:05:07Emmanuel Moreau
01:05:10midi 14h
01:05:11Sud Radio
01:05:12la France dans tous ses états
01:05:13Péricault Légas
01:05:15je reçois Mickaël Moreau
01:05:17auteur de Sa Majesté Nomme
01:05:18comment le président de la république
01:05:19peut nommer
01:05:20qui bon lui semble
01:05:21quand il le veut
01:05:22aux postes
01:05:23qui sont ceux
01:05:24où il a un pouvoir
01:05:25de décision
01:05:26et comment si au début
01:05:27c'était fait uniquement
01:05:28en fonction de la légitimité
01:05:30et des compétences
01:05:31du personnage
01:05:32au fur et à mesure
01:05:33que cette république
01:05:35a avancé
01:05:35ça a été le fait du prince
01:05:36et on a fini par nommer
01:05:38des proches
01:05:39des alliés
01:05:39des copains
01:05:40et plus que ça
01:05:41éventuellement
01:05:42appelez-nous
01:05:43au 0826 300 300
01:05:45Emmanuel Galasso
01:05:46attend votre appel
01:05:46je suis sûr que vous avez
01:05:48un ami sur la question
01:05:49vous pouvez peut-être
01:05:50d'ailleurs trouver ça
01:05:51très bien
01:05:51que monsieur Emmanuel Macron
01:05:53ait nommé
01:05:53Amélie de Montchannin
01:05:54à la cour des comptes
01:05:55il y a des gens
01:05:56qui disent
01:05:56mais pourquoi la contester
01:05:57c'est quelqu'un de très compétent
01:05:58en termes économiques
01:05:59et puis vous pouvez trouver
01:06:00que c'est un petit peu
01:06:01mal placé
01:06:01par rapport au lien
01:06:03qu'elle a joué
01:06:04à côté du président de la république
01:06:06du temps du général de Gaulle
01:06:08on l'a évoqué tout à l'heure
01:06:09on est nommé
01:06:10parce qu'on est évidemment
01:06:11dans la famille politique
01:06:13du président de la république
01:06:14il a nommé des proches
01:06:15au grand poste
01:06:17mais on est quand même
01:06:17nommé parce qu'on a
01:06:18une compétence avérée
01:06:19en tout cas il a nommé
01:06:21quand même aussi
01:06:21quelques proches
01:06:22après il
01:06:24vous avez un exemple
01:06:25en tête ou non ?
01:06:26même à la tête
01:06:27de tous les
01:06:28tous les
01:06:29tous les grands
01:06:30de toutes les grandes institutions
01:06:32c'était quand même
01:06:33des proches
01:06:33mais
01:06:35après c'était une époque
01:06:36aussi où les ministères
01:06:38pouvaient
01:06:38jouer
01:06:40avoir un rôle
01:06:41plus important
01:06:42dans les nominations
01:06:43sur lesquels
01:06:44sur les postes
01:06:45pas moins importants
01:06:46moins en vue
01:06:47le général de Gaulle
01:06:48déléguait
01:06:51malheureusement
01:06:52la culture
01:06:52était nommée
01:06:53en tant que ministre
01:06:54il nommait aussi
01:06:55des gens
01:06:56mais avec
01:06:57l'aval
01:06:58et la bénédiction
01:06:58du général de Gaulle
01:06:59bien entendu
01:07:00ou de Georges Pompidou
01:07:01on est quand même
01:07:02dans une logique
01:07:03d'on est au service
01:07:04de l'état
01:07:04oui
01:07:05et oui
01:07:06même s'il y avait aussi
01:07:07des critiques déjà
01:07:08de l'opposition
01:07:08quand même
01:07:09qui critiquaient
01:07:10l'état
01:07:11UDR par exemple
01:07:12c'est une réalité
01:07:13avec tous les
01:07:16hauts fonctionnaires
01:07:17qui étaient
01:07:19gaullistes
01:07:20en fait
01:07:20c'était
01:07:21Servan Schreiber
01:07:23du parti radical
01:07:23qui avait imaginé
01:07:25cette expression
01:07:25de l'état UDR
01:07:26qu'on a retrouvé ensuite
01:07:27c'est lui qui avait inventé
01:07:29la formule
01:07:29de l'état UDR
01:07:30après on a eu
01:07:32l'état UDF
01:07:32ou l'état giscardien
01:07:33après
01:07:34alors Valéry Giscard d'Estaing
01:07:35quand il arrive en 1974
01:07:37quand il est élu
01:07:39déjà
01:07:41les nominations
01:07:42font parler
01:07:43puisqu'il écarte
01:07:44finalement
01:07:44des gaullistes
01:07:46c'est une page
01:07:46qui se tourne
01:07:47à cette époque là
01:07:48donc les nominations
01:07:50notamment
01:07:50des hauts fonctionnaires
01:07:51font déjà parler
01:07:52et puis arrive 1981
01:07:54avec l'alternance
01:07:55où les patrons
01:07:57d'entreprises publiques
01:07:58sont beaucoup changés
01:08:01il faut nommer aussi
01:08:02tous les patrons
01:08:03à la tête des entreprises
01:08:04nationalisées
01:08:05y compris les banques
01:08:07et parfois
01:08:07on a trouvé
01:08:08des proches du PS
01:08:09et des proches
01:08:10du président de la république
01:08:12alors dans ce cas
01:08:12là Mickaël Emeroux
01:08:13vous convenez
01:08:13que si il y a un choix
01:08:14en majorité
01:08:14c'est un peu normal
01:08:15qu'on mette des alliés
01:08:16ou des gens
01:08:17qui vont pas mettre
01:08:17des entraves
01:08:18dans votre nouvelle politique
01:08:19voilà
01:08:20le problème
01:08:20est toujours de savoir
01:08:21est-ce que ces personnes
01:08:22sont compétentes
01:08:23et sont légitimes
01:08:24à ce poste
01:08:25alors par exemple
01:08:26Emmanuel Macron
01:08:27lui il assume
01:08:28une part de ce polysystème
01:08:30de quand il est arrivé
01:08:31en 2017
01:08:31même il faisait quelque chose
01:08:33que ne faisaient pas
01:08:35ses prédécesseurs
01:08:35c'est que pour les directeurs
01:08:37d'administration centrale
01:08:37ils les recevaient
01:08:38avant de les nommer
01:08:39c'était une façon
01:08:40de les adouber
01:08:41de les adouber
01:08:42de leur donner même
01:08:43une feuille de route
01:08:43vous dépendez bien de moi
01:08:45d'être sûr
01:08:46qu'ils soient en phase
01:08:46avec la politique
01:08:47pour laquelle il avait été élu
01:08:49c'est ça
01:08:49ils vérifiaient d'abord
01:08:50leurs lignes
01:08:50et ensuite ils disaient
01:08:52n'oubliez pas
01:08:52que c'est moi qui étais fait roi
01:08:53c'est une forme
01:08:54finalement de spoil système
01:08:56qui dit pas son nom
01:08:58il y a des postes
01:09:00il y a des postes
01:09:01pour lesquels
01:09:02deux hautes administrations
01:09:04pour lesquelles aussi
01:09:05on peut
01:09:07on peut
01:09:07on peut
01:09:08on peut se dire
01:09:09qu'effectivement
01:09:10il faut des hauts fonctionnaires
01:09:11qui vont devoir
01:09:12impliquer une politique
01:09:13et vaut mieux
01:09:13qu'ils soient en phase
01:09:14avec
01:09:16avec la politique
01:09:17de l'exécutif en place
01:09:19c'est clair
01:09:19on disait
01:09:20en rentaine
01:09:22Michael Moreau
01:09:23que
01:09:24autant les deux premiers présidents
01:09:25De Gaulle et Pompidou
01:09:26étaient habités
01:09:27par un patriotisme
01:09:28j'allais dire
01:09:29par une conscience
01:09:30de la nation
01:09:30qui fait que s'il nommait
01:09:32des alliés politiques
01:09:33c'était quand même
01:09:33parce que ces gens
01:09:34avaient une légitimité
01:09:35et qu'à partir de Giscard
01:09:36plus encore avec Mitterrand
01:09:37et Chirac
01:09:38et alors là
01:09:38ça va de plus en plus fort
01:09:40on nomme
01:09:41au fait du prince
01:09:42en fonction d'une affinité
01:09:43d'une sympathie
01:09:43ou d'une amitié
01:09:44alors ça peut arriver
01:09:45même si encore une fois
01:09:46nommer approche
01:09:48c'est pas forcément
01:09:48nommer quelqu'un d'incompétent
01:09:50non
01:09:50mais on est bien d'accord
01:09:51et heureusement
01:09:52et heureusement
01:09:52il y a eu beaucoup d'amis
01:09:54qui étaient des gens
01:09:54extrêmement compétents
01:09:55mais il y a plein d'exemples
01:09:56de nominations
01:09:57même y compris
01:09:58dans des organismes
01:09:59des institutions indépendantes
01:10:01ou le
01:10:02sous
01:10:02ou des nominations
01:10:05qui ont fait parler
01:10:06qui ont fait polémique
01:10:07en 89
01:10:08on a beaucoup parlé
01:10:09de François Mitterrand
01:10:10qui nomme
01:10:10Georgette Lemaire
01:10:11la chanteuse
01:10:11qui est en détresse financière
01:10:13il faut lui trouver quelque chose
01:10:14et du coup
01:10:15on la nomme
01:10:15au conseil économique
01:10:16et social
01:10:16pour lui trouver un salaire
01:10:18mais elle donne
01:10:19des interviews
01:10:20à l'époque
01:10:21dans les interviews
01:10:22elle dit elle-même
01:10:23qu'elle ne sait pas
01:10:23ce que c'est
01:10:24que le conseil économique
01:10:25et social
01:10:25et elle va devoir
01:10:26y siéger
01:10:27et y travailler
01:10:29contre un salaire
01:10:30François Mitterrand
01:10:31est le premier président
01:10:32de la république
01:10:33qui commence un petit peu
01:10:34à abuser
01:10:35de cette prérogative
01:10:36alors François Mitterrand
01:10:37il étend son pouvoir
01:10:38et puis il y a aussi
01:10:40le fait que
01:10:40c'est de l'alternance
01:10:41c'est-à-dire
01:10:42qu'il veut
01:10:44une administration
01:10:45qui ne soit
01:10:48pas suspect
01:10:48de vouloir faire
01:10:49l'inverse
01:10:49de sa politique
01:10:50en 81
01:10:51on a un peu nettoyé
01:10:52les écuries de GIA
01:10:53si je puis dire ainsi
01:10:54là où c'était possible
01:10:55voilà
01:10:56une partie
01:10:56quand une nouvelle majorité arrive
01:10:58elle n'a pas envie
01:10:59d'avoir l'équipe précédente
01:11:00qui est aux manettes
01:11:01et qui pourrait mettre
01:11:01des bâtons dans les roues
01:11:02mais ils ne s'en sont pas privés
01:11:03ça c'est clair
01:11:04oui
01:11:04avec le cas
01:11:05en plus
01:11:06avec le cas aussi
01:11:07de toutes les entreprises publiques
01:11:08qui ont mis
01:11:08toutes les entreprises
01:11:09à nationaliser
01:11:10alors l'audiovisuel
01:11:11on va en parler énormément
01:11:12bien sûr
01:11:14non mais continuez
01:11:15sur Mitterrand
01:11:15il nomme des postes
01:11:16aux administratives
01:11:17parce qu'il y a par exemple
01:11:18dans les banques
01:11:20par exemple
01:11:20qui ont été nationalisés
01:11:21il y a eu des nominations
01:11:22de proches
01:11:23de personnes
01:11:24qui n'avaient pas forcément
01:11:26la capacité
01:11:27de ce poste-là
01:11:29BNP
01:11:30Société Générale
01:11:31Crédit Lyonnais
01:11:31on se souvient
01:11:32M. Abrère
01:11:35Perlevade
01:11:35il n'y a pas eu
01:11:35que des gens
01:11:36qui n'étaient pas
01:11:37mais il y a eu
01:11:38notamment
01:11:39beaucoup de petites banques
01:11:40nationalisées
01:11:41et sur lesquelles
01:11:42il y a eu
01:11:42des proches
01:11:44qui n'étaient pas
01:11:46qui normalement
01:11:47n'auraient pas été nommés
01:11:48et c'est des personnalités
01:11:50de l'entourage
01:11:51de François Mitterrand
01:11:51qui me l'ont dit
01:11:53ou de Jacques Delors
01:11:53de l'époque
01:11:54François Mitterrand
01:11:55lui ne se gêne pas
01:11:57on dirait d'ailleurs
01:11:58qu'il estime ça
01:11:58tout à fait normal
01:11:59qu'il nomme des gens
01:12:00proches de lui
01:12:01pour lesquels il a des estimes
01:12:02à des postes de prestige
01:12:03je me souviens
01:12:04à l'époque
01:12:05vous souvenez
01:12:06Gilles Martinet
01:12:06qui était un des responsables
01:12:07de l'Observateur
01:12:08se retrouve à l'une
01:12:09des plus prestigieuses
01:12:11ambassades de France
01:12:12qu'est celle de Rome
01:12:13dans les murs
01:12:14du palais Farnese
01:12:15c'était extraordinaire
01:12:16lui-même
01:12:17il avait demandé ça
01:12:18comme une faveur
01:12:19et on lui accorde
01:12:20comme si le souverain
01:12:21comme si le roi
01:12:21avait accordé
01:12:22cette prébande
01:12:23ce sont des pratiques
01:12:24là Gilles Martinet
01:12:26vous avez d'autres cas
01:12:27sur Mitterrand
01:12:27par exemple
01:12:28sur François Mitterrand
01:12:28il y a eu
01:12:29un de ses amis médecins
01:12:31qui a été nommé
01:12:32à plusieurs postes
01:12:32d'ambassadeurs
01:12:33alors que je disais
01:12:34tout à l'heure
01:12:35il n'avait aucune expérience
01:12:36dans la diplomatie
01:12:38et d'ailleurs
01:12:39il y avait une forme
01:12:41de blague
01:12:41qui circulait
01:12:42au sein du quai d'Orsay
01:12:42si on veut nommer des nuls
01:12:44on a tout ce qu'il faut ici
01:12:44c'était une blague
01:12:46alors vous citez la phrase
01:12:47voilà
01:12:48c'est cette phrase là
01:12:49alors est-ce que c'est peut-être
01:12:51Hubert Védrine
01:12:51qui l'aurait dit
01:12:53non c'est Hubert Védrine
01:12:54qui me l'a raconté
01:12:56qui vous l'a raconté
01:12:57il n'en est pas
01:12:57il n'en est pas
01:12:59et puis c'est vraiment
01:12:59c'est une blague
01:13:00évidemment
01:13:00mais ça racontait
01:13:02ça racontait quelque chose
01:13:04c'est une phrase
01:13:04qu'on peut appliquer
01:13:05à tous les ministères
01:13:06et à toutes les institutions
01:13:06il y a toujours
01:13:07un foyer de nuls
01:13:08disponible
01:13:08pour pouvoir les nommer
01:13:10c'est le lot d'ailleurs
01:13:11de l'administration française
01:13:12et sur la diplomatie
01:13:13d'ailleurs
01:13:15sur le cas des ambassadeurs
01:13:18François Mitterrand
01:13:18aussi avait décidé
01:13:20de nommer
01:13:21sur certains postes
01:13:22des personnes
01:13:23qui n'étaient pas
01:13:23ambassadeurs d'origine
01:13:24mais fiables
01:13:25mais fiables
01:13:26mais voilà
01:13:27mais fiables
01:13:28Jacques Chirac
01:13:29là aussi
01:13:29on ne se prive pas
01:13:30de nommer des copains
01:13:31et des copines
01:13:32à des postes clés
01:13:33oui bien sûr
01:13:34bien sûr
01:13:35il y a eu aussi même des
01:13:37alors parfois
01:13:38il y a des
01:13:38il y a des personnes
01:13:39qui ne sont pas forcément
01:13:42proches à la base
01:13:43mais qui provoquent
01:13:44qui provoquent
01:13:44des grandes batailles
01:13:45par exemple
01:13:46il y a eu une bataille
01:13:47très importante
01:13:48autour de EDF
01:13:49en 2004
01:13:52Jacques Chirac
01:13:53voulait renouveler
01:13:54François Rousseli
01:13:54dont il n'était pas
01:13:56proche à la base
01:13:56mais dont il était
01:13:57devenu proche
01:13:58de François Rousseli
01:14:01et il s'est passé
01:14:02quelque chose
01:14:02d'assez inédit
01:14:03c'est que
01:14:03Jean-Pierre Raffarin
01:14:04qui était premier ministre
01:14:05à l'époque
01:14:06s'y est opposé
01:14:07mais très très fortement
01:14:08au point
01:14:09disent plusieurs témoins
01:14:10de mettre
01:14:11même sa démission
01:14:12dans la balance
01:14:13et finalement
01:14:16Jean-Pierre Raffarin
01:14:17a eu la tête
01:14:19de François Rousseli
01:14:20mais il y a eu
01:14:22des proches aussi
01:14:23évidemment
01:14:24que Jacques Chirac
01:14:25a nommé
01:14:26il y a eu par exemple
01:14:26je cite aussi
01:14:27le cas des renseignements
01:14:28alors les renseignements
01:14:29il faut évidemment
01:14:29que les patrons du renseignement
01:14:30soient proches
01:14:31du chef de l'État
01:14:33il vaut mieux
01:14:34et au début
01:14:36des années 2000
01:14:37Jacques Chirac
01:14:38qui se méfiait
01:14:38beaucoup
01:14:38des services
01:14:39d'espionnage
01:14:40des mauvais coups
01:14:41de services
01:14:42d'espionnage
01:14:45avait décidé
01:14:46de nommer
01:14:46des proches
01:14:47des collaborateurs
01:14:48qui se sont
01:14:48qui se sont ensuite
01:14:49avérés des grands patrons
01:14:50du renseignement
01:14:51mais qui à l'époque
01:14:52n'avaient pas cette expérience-là
01:14:53et qui ont alerté
01:14:54eux-mêmes
01:14:56Jacques Chirac
01:14:56en disant
01:14:57mais on y connaît
01:14:58je n'y connais pas grand-chose
01:14:59en termes de renseignement
01:15:00et Jacques Chirac
01:15:01leur a répondu
01:15:01mais c'est pour ça
01:15:02que je vous nomme
01:15:03c'est-à-dire que pour lui
01:15:04le critère de proximité
01:15:05devait être avant tout
01:15:07essentiel
01:15:08sur un poste
01:15:09comme celui-là
01:15:09alors est-ce qu'on a pu
01:15:11avoir aussi le cas
01:15:12en homme
01:15:13pour ne pas se débarrasser
01:15:14mais neutraliser
01:15:15on faisait tout à l'heure
01:15:16allusion à Philippe Séguin
01:15:17on sait que Jacques Chirac
01:15:18le nomme à cet poste
01:15:19précigieux
01:15:20de président de la Cour des Comptes
01:15:21en 2010
01:15:22en 2010
01:15:23pardon il part en 2010
01:15:25mais il est nommé
01:15:27juste avant
01:15:28et tant qu'il est
01:15:29président de la Cour des Comptes
01:15:30il ne pourra pas
01:15:31prendre de position
01:15:32contraire aux orientations
01:15:33alors qu'on sait
01:15:34qu'il y avait une grosse
01:15:35grosse divergence
01:15:35sur l'Europe
01:15:36sur la France
01:15:38sur la politique intérieure
01:15:39entre Philippe Séguin
01:15:40et Jacques Chirac
01:15:41et il le nomme
01:15:42à la Cour des Comptes
01:15:43la neutralisation
01:15:44le président de la Cour des Comptes
01:15:45ne peut pas prendre
01:15:45de position politique
01:15:46politicienne
01:15:46et puis on commençait
01:15:47à rentrer vers la fin
01:15:49de l'ère Chirac
01:15:50où il fallait aussi
01:15:52où il y a eu
01:15:53et c'était très avéré
01:15:55aussi des nominations
01:15:56de ne pas seulement
01:15:57de grandes personnalités
01:15:59de ce calibre-là
01:16:00mais aussi
01:16:01des conseillers
01:16:01qui ont été
01:16:03remerciés
01:16:05qui avaient donné
01:16:06beaucoup
01:16:06en fait
01:16:07à Jacques Chirac
01:16:08et qu'il fallait
01:16:10remercier
01:16:11et dont il fallait aussi
01:16:12s'assurer
01:16:12la poursuite
01:16:14de leur carrière
01:16:14la suite de leur carrière
01:16:15en épluchant bien
01:16:16votre bouquin
01:16:17je n'ai pas trouvé
01:16:17de maîtresse
01:16:18nommée
01:16:18alors il y a peut-être
01:16:19des choses qu'on ne sait pas
01:16:20ça n'est jamais allé jusque-là
01:16:22des amis proches
01:16:23oui
01:16:23mais des intimes
01:16:25dans l'intimité
01:16:26non
01:16:27des intimes
01:16:28ça peut arriver
01:16:28après je ne suis pas rentré
01:16:31dans les chambres
01:16:32à qui je vais coucher
01:16:33mais là c'est un lien
01:16:34c'est vraiment
01:16:35un geste humain
01:16:36effectivement
01:16:37elle n'est pas compétente
01:16:38il la nomme
01:16:38quel irrespect
01:16:40pour l'institution
01:16:40en question
01:16:41en disant
01:16:41je vais mettre
01:16:42Jeannette Vermeer
01:16:43qui est quelqu'un
01:16:43d'une accordioniste
01:16:45formidable
01:16:46au conseil économique
01:16:47et social
01:16:47oui
01:16:48Jean-Jet Lemaire
01:16:48oui oui
01:16:49pardon
01:16:50Jean-Jet Lemaire
01:16:50je dis
01:16:50je suis confondé
01:16:52avec
01:16:52à l'époque
01:16:53alors sachant
01:16:54que c'était vraiment
01:16:55c'était un geste
01:16:55elle avait fait
01:16:57quelques médias
01:16:58elle avait envoyé
01:16:58une être présidente
01:16:59de la république
01:17:00pour dire qu'elle était
01:17:01en détresse financière
01:17:01je se souviens
01:17:02à l'époque
01:17:03le conseil économique
01:17:04et social
01:17:05aussi nommait régulièrement
01:17:06des personnalités
01:17:07aussi du monde
01:17:07de la culture
01:17:08et du coup
01:17:10lui avait trouvé
01:17:10ce poste-là
01:17:11après ce qui faisait parler
01:17:13c'est qu'elle a accepté
01:17:14aussi de faire
01:17:14des reportages
01:17:15ou des interviews
01:17:16dans lesquels
01:17:16elle disait
01:17:17qu'elle nique
01:17:18qu'elle ne connaissait pas
01:17:20même le conseil économique
01:17:21et social
01:17:21et qu'elle était vraiment
01:17:22nommée pour le coup
01:17:23pour avoir un salaire
01:17:25je suis avec
01:17:26Mickaël Mouraud
01:17:27nous décryptons
01:17:29progressivement
01:17:29le différent comportement
01:17:30des présidents
01:17:31de la république française
01:17:32à l'heure
01:17:32de nommer
01:17:33des amis
01:17:34ou des copains
01:17:35ou des proches
01:17:35à des postes essentiels
01:17:37de la république
01:17:37appelez-nous
01:17:38au 0 826 300 300
01:17:41je vais prendre Marc
01:17:43dès qu'on aura
01:17:44passé cette petite pause
01:17:46je prendrai Marc
01:17:46qui nous appelle de Mézi
01:17:47qui a des questions
01:17:48à poser
01:17:48à Mickaël
01:17:49à tout de suite
01:17:57je reçois
01:17:57Mickaël Moreau
01:17:58auteur de
01:17:59Sa Majesté Nomme
01:17:59vous avez compris
01:18:00qu'il s'agit
01:18:01de la façon
01:18:01dont le président
01:18:02de la république
01:18:02nomme
01:18:03ou quelquefois
01:18:04d'ailleurs évoque
01:18:06des hauts dignitaires
01:18:07de l'état
01:18:07en fonction
01:18:08de leur faciès
01:18:09de les sympathies
01:18:11qui leur portent
01:18:11ou des affinités
01:18:13qu'ils ont ensemble
01:18:13nous avons Marc
01:18:14qui nous appelle
01:18:15de Béziers
01:18:17Marc
01:18:17vous trouvez normal
01:18:18que le président
01:18:18de la république
01:18:19puisse nommer
01:18:19certains postes
01:18:20comme ça
01:18:20à sa guise
01:18:21sans consulter
01:18:22personne
01:18:23oui bonjour
01:18:24Périgaud
01:18:25bonjour
01:18:25bonjour
01:18:26bonjour
01:18:26bonjour
01:18:27alors
01:18:29je ne sais pas
01:18:30si c'est normal
01:18:31qu'il
01:18:33ça résonne non ?
01:18:34non non vous entend
01:18:34très bien
01:18:35allez-y Marc
01:18:36allez-y
01:18:36parlez tranquillement
01:18:37je me demandais
01:18:38si
01:18:38alors je ne sais pas
01:18:39si c'est normal
01:18:40qu'il nomme ou pas
01:18:41tout ce que je sais
01:18:42c'est que Charles de Gaulle
01:18:43avait fait une constitution
01:18:46sur mesure
01:18:47par rapport à sa personnalité
01:18:48et la question
01:18:49que je me pose
01:18:50en permanence
01:18:50j'aurais pu poser
01:18:51à un constitutionnaliste
01:18:53ou un historien
01:18:54c'est comment
01:18:55Charles de Gaulle
01:18:56qui connaissait tant
01:18:57la population française
01:18:58le peuple français
01:18:59a pu imaginer
01:19:01que tous ses successeurs
01:19:02seraient à son image
01:19:03aussi rigoureux
01:19:04scrupuleux
01:19:05et avec l'intérêt
01:19:06du pays
01:19:08et de la collectivité
01:19:10d'une part
01:19:11et puis l'autre question
01:19:12si vous permettez
01:19:13Périgo
01:19:13je vous en prie
01:19:15l'autre question
01:19:16c'était
01:19:16étant donné
01:19:17qu'on a des politiques
01:19:18qui n'ont plus
01:19:19l'envergure
01:19:20des anciens politiciens
01:19:22et qui ont créé
01:19:24beaucoup de structures
01:19:25on parle de
01:19:25de la défense
01:19:27on parle de
01:19:28de tous les outils
01:19:29dont la république
01:19:31dispose
01:19:31vu qu'on a
01:19:33des politiques
01:19:33maintenant sous-dimensionnées
01:19:35est-ce que
01:19:36justement
01:19:37ces outils
01:19:37ne sont pas
01:19:38sur-dimensionnés
01:19:38par rapport
01:19:39à la capacité
01:19:40de nos politiques
01:19:42à gérer ça
01:19:42et du coup
01:19:43ça fait la part belle
01:19:44c'est aux fonctionnaires
01:19:45qui sont très compétents
01:19:47mais qui finalement
01:19:48comme ils n'ont pas
01:19:49de vis-à-vis politique
01:19:50et bien ça devient
01:19:51l'état profond
01:19:52il faut la politique
01:19:53à la place du politique
01:19:54on a bien compris Marc
01:19:55donc Michael Moreau
01:19:56Marc vous demande
01:19:56si quand le général
01:19:57de Gaulle
01:19:58avec Debré
01:19:59et Jean Foyer
01:19:59ont fait la constitution
01:20:00cet article 13
01:20:01est-ce qu'il a pensé
01:20:02qu'après lui
01:20:03ça serait peut-être pas
01:20:04que ça serait peut-être
01:20:04pas des gens aussi rigoureux
01:20:06et avec le sens
01:20:07de l'état
01:20:08et la neutralité
01:20:09qui allait avoir
01:20:09ce levier
01:20:10de l'article 13
01:20:11qui permet au président
01:20:12de la République
01:20:12de nommer des personnes
01:20:14de son choix
01:20:14à des postes
01:20:15souvent très importants
01:20:16en tout cas
01:20:16le général De Gaulle
01:20:17a laissé je disais
01:20:18tout à l'heure
01:20:18un outil aussi
01:20:20à ses successeurs
01:20:21c'est que dès le début
01:20:22en plus de la constitution
01:20:25il est fait une ordonnance
01:20:28le 28 novembre 1958
01:20:30qui très clairement
01:20:31encore plus clairement
01:20:32que le dit la constitution
01:20:33même beaucoup plus clairement
01:20:34dit que sur les nominations
01:20:36c'est le président de la République
01:20:37qui a la main
01:20:38plutôt que le premier ministre
01:20:40donc dès le début
01:20:42quand même
01:20:42il était imaginé
01:20:44que c'est le président
01:20:45de la République
01:20:45que le régime
01:20:47était présidentiel
01:20:48donc il y tenait
01:20:48il tenait à cette nuance
01:20:50il y tenait beaucoup
01:20:51oui mais se doutant
01:20:52et Marc a raison de dire
01:20:53il se doutait bien
01:20:54qu'après lui
01:20:54tout le monde
01:20:55n'allait pas être
01:20:56de cette auteur
01:20:56de vertu
01:20:57et de moralité politique
01:20:59est-ce que
01:21:00Michael Moreau
01:21:01l'article 13
01:21:02en gros
01:21:03reste quand même
01:21:04l'outil de la méritocratie
01:21:05alors
01:21:08ne donnez pas un pourcentage
01:21:10vous voyez
01:21:11oui et oui
01:21:11à 60%
01:21:1270%
01:21:13non c'est le
01:21:13à chaque
01:21:14à chaque
01:21:16élection
01:21:16d'un nouveau président
01:21:17de la République
01:21:17c'est le nouveau défi
01:21:18c'est comment
01:21:20renouveler
01:21:20la haute administration
01:21:21qui se renouvelle
01:21:23finalement
01:21:24assez peu
01:21:25et comment nommer
01:21:25des personnalités
01:21:26nouvelles
01:21:27ce qu'on appelle
01:21:28comment renouveler
01:21:30ce qu'on appelle
01:21:30à l'Élysée
01:21:31le vivier
01:21:34Emmanuel Macron
01:21:35a essayé
01:21:35de casser
01:21:36les concords de l'État
01:21:37alors même
01:21:38qu'il en est issu
01:21:39pourquoi à votre avis
01:21:40il a voulu
01:21:41pour s'en émanciper
01:21:42justement
01:21:43ou pour pouvoir
01:21:44avoir les coudées
01:21:45plus franches
01:21:45oui pour pouvoir
01:21:47aussi avoir
01:21:47des nominations
01:21:50moins attendues
01:21:51plus originales
01:21:52il aime
01:21:53par exemple
01:21:53dans la culture
01:21:54des profils
01:21:55plus
01:21:55il y a eu des profils
01:21:56aussi internationaux
01:21:57comme Alexandre Darnèf
01:21:59à l'Opéra de Paris
01:22:01il n'y a pas que des loupés
01:22:02on est d'accord
01:22:03il n'y a pas que des loupés
01:22:04non
01:22:04pas du tout
01:22:05même
01:22:05il n'y a pas que des loupés
01:22:07on sait qu'il a aussi
01:22:09cassé
01:22:09les chasse gardées
01:22:10par exemple
01:22:11du conseil d'État
01:22:12notamment
01:22:13il y avait
01:22:13dans la culture
01:22:13parce que je parlais
01:22:14de la culture
01:22:14dans la culture
01:22:15il y avait beaucoup de postes
01:22:16il y en a toujours
01:22:17quand même
01:22:18mais des postes réservés
01:22:19par tradition
01:22:20alors que rien ne le précise
01:22:22dans les textes
01:22:22à des conseillers d'État
01:22:23il a essayé
01:22:24de casser
01:22:25ce genre de choses
01:22:27la difficulté
01:22:27pour un président
01:22:28de la République
01:22:28c'est de renouveler
01:22:29ce qu'on appelle
01:22:30le vivier
01:22:31et d'avoir
01:22:33une relève
01:22:35différente
01:22:36d'avoir des visages
01:22:37nouveaux
01:22:37parce que la haute administration
01:22:38quand une fois
01:22:38elle se renouvelle
01:22:39assez peu finalement
01:22:40Michael Moreau
01:22:41on a plusieurs fois cité
01:22:42le mot de conseil d'État
01:22:43rappelons brièvement
01:22:45c'est une institution
01:22:46c'est le tribunal
01:22:47de l'administration
01:22:48c'est pas des juges
01:22:49mais c'est l'organisme
01:22:50qui valide
01:22:51ou pas
01:22:52les décisions administratives
01:22:53les arrêtés
01:22:54les décrets
01:22:55exactement
01:22:55il y a deux
01:22:56il y a deux missions principales
01:22:57pour le conseil d'État
01:22:58dont on va choisir
01:22:59bientôt le nouveau patron
01:23:00c'est au mois de mai
01:23:01donc ce sera très important
01:23:02il y a un rôle de conseil
01:23:04du gouvernement
01:23:05sur l'élaboration
01:23:06de la loi
01:23:06et ensuite
01:23:07il y a un rôle
01:23:08de c'est le plus haut juge
01:23:10administratif
01:23:10en France
01:23:11pour juger
01:23:13les litiges
01:23:15administratifs
01:23:15et là le gouverneur
01:23:16de la banque de France
01:23:17a démissionné
01:23:17bien avant la fin
01:23:18de son mandat
01:23:19pour laisser au président
01:23:20de la république
01:23:20ses cousues de fil blanc
01:23:21la possibilité de nommer
01:23:22en juin
01:23:23en juin
01:23:24la personne
01:23:25que bon lui semblera
01:23:26un poste de crédit
01:23:28de l'économie française
01:23:29voilà
01:23:29François de Villeroy-Gallot
01:23:30devait partir après
01:23:31la présidentielle
01:23:31finalement et par avant
01:23:32donc c'est Emmanuel Macron
01:23:33qui va choisir
01:23:34son successeur
01:23:35ou sa successeuse
01:23:36qu'on tourne un petit peu
01:23:37le suffrage universel
01:23:38parce qu'on pourrait se dire
01:23:40au prochain président de la république
01:23:41nommé
01:23:42qui sera élu en 2027
01:23:43de décider quand même
01:23:44avec qui il va avoir
01:23:45autour de lui
01:23:46il mettra des postes clés
01:23:47et là on dit
01:23:48je verrouille avant
01:23:50tu peux prendre le poste
01:23:51mais je te préviens
01:23:52j'aurais verrouillé
01:23:52ça, ça, ça et ça
01:23:53et ça
01:23:54c'est pas très démocratique
01:23:55vous êtes d'accord
01:23:55Michael ?
01:23:56C'est fait en accord
01:23:57avec la constitution finalement
01:23:58il n'y a rien qui est
01:23:59il n'y a pas de problème
01:24:00c'est l'article 13
01:24:01mais avec par exemple
01:24:02un précédent
01:24:02qui est intéressant à regarder
01:24:03qui est 2012
01:24:05on est en pleine campagne présidentielle
01:24:08Nicolas Sarkozy
01:24:09qui est en campagne
01:24:10veut nommer
01:24:11un poste inamovible également
01:24:12un poste très important
01:24:13le patron de la caisse des dépôts
01:24:15qui a un autre bras armé
01:24:16de l'état
01:24:16bien sûr
01:24:17caisse des dépôts et consignations
01:24:18et il veut nommer
01:24:19son secrétaire général de l'Elysée
01:24:21Xavier Muscat à l'époque
01:24:22oui Xavier Muscat
01:24:22ça fait polémique
01:24:23en pleine campagne présidentielle
01:24:25je me souviens
01:24:27et résultat
01:24:28en février 2012
01:24:31Nicolas Sarkozy
01:24:32décide de geler
01:24:33cette nomination
01:24:34en accord avec Xavier Muscat
01:24:36il n'a fait pas
01:24:37et il décide même
01:24:38il annonce même
01:24:38qu'il gèle
01:24:39toutes les nominations
01:24:41à des hauts postes
01:24:42toutes les nominations
01:24:44qu'il devait décider
01:24:45en tant que président
01:24:46de la République
01:24:46le temps de la campagne présidentielle
01:24:48pour que
01:24:49ces nominations
01:24:50ne lient pas
01:24:51la personne
01:24:52qui serait élue
01:24:52ou réélue
01:24:53en 2012
01:24:54alors Nicolas Sarkozy
01:24:56qui sera le président
01:24:56de la République
01:24:57nous sommes journalistes
01:24:59vous êtes un grand journaliste
01:25:00Michael Moreau
01:25:01vous avez vécu
01:25:01beaucoup de périodes
01:25:02du journalisme en France
01:25:03Nicolas Sarkozy
01:25:04décide
01:25:05si ça sera le président
01:25:05de la République
01:25:06alors là c'est pour clarifier
01:25:07les choses
01:25:07c'est moi qui nomme
01:25:08les patrons de l'audiovisuel
01:25:10arrêtons les cimes agrès
01:25:11avec les hautes autorités
01:25:12les CSA
01:25:13tout ça
01:25:13je le nomme
01:25:14comment ça se passe
01:25:16depuis finalement ?
01:25:17maintenant c'est du coup
01:25:18c'est le
01:25:20François Hollande
01:25:20est revenu au système d'avant
01:25:22à savoir que c'est
01:25:23l'Arcom
01:25:23l'Arcom
01:25:24qui choisit
01:25:26mais pendant un certain temps
01:25:27c'est le président
01:25:28qui nomme
01:25:28le patron de l'audiovisuel
01:25:29sous Nicolas Sarkozy
01:25:31alors que Nicolas Sarkozy
01:25:33en termes de nomination
01:25:34a quand même beaucoup
01:25:35innové
01:25:36c'est-à-dire que c'est lui
01:25:37qui met en place
01:25:37les procédures d'audition
01:25:38pour un certain nombre
01:25:39de postes
01:25:39c'est lui qui décide
01:25:41de nommer un opposant
01:25:42Didier Migaud
01:25:43à la tête de la Cour des Comptes
01:25:44en 2010
01:25:45ça ne se faisait pas
01:25:47ça ne se faisait pas avant
01:25:49même s'il a lui-même
01:25:50beaucoup nommé
01:25:51et beaucoup aimé nommer
01:25:52parfois aussi
01:25:54sans trop consorter
01:25:55son gouvernement
01:25:56quand il nomme
01:25:58Henri Prolliot
01:25:59à la tête d'EDF
01:26:00ou quand il nomme
01:26:02Guillaume Pépi
01:26:03à la tête de la SNCF
01:26:04Guillaume Pépi
01:26:05le notement à la SNCF
01:26:06alors que François Fillon
01:26:07le Premier ministre
01:26:07avait annoncé
01:26:08à Anne-Marie Hydra
01:26:08qu'elle serait reconduite
01:26:09on se souvient du café
01:26:10du caféage
01:26:10il a fait aussi
01:26:12c'est lui qui a nommé
01:26:13à l'époque
01:26:14c'était contesté
01:26:15parce qu'elle était
01:26:15conseillère à l'Elysée
01:26:16Catherine Pégard
01:26:17à la tête de Versailles
01:26:19de la présidence
01:26:20du château de Versailles
01:26:20même si après
01:26:21Catherine Pégard
01:26:22a été très estimé
01:26:23sur ce poste
01:26:24mais à l'époque
01:26:25il l'avait vraiment
01:26:28choisi lui-même
01:26:28elle était conseillère
01:26:29à l'Elysée
01:26:30et à l'époque
01:26:31ça avait fait
01:26:32controverse aussi
01:26:32dans le milieu
01:26:33de la culture
01:26:34là il y a encore
01:26:35des postes à nommer
01:26:35avant la fin du mandat
01:26:37par exemple
01:26:38alors le plus important
01:26:39c'est le Conseil d'Etat
01:26:41donc la vice-présidence
01:26:42du Conseil d'Etat
01:26:43oui c'est ça
01:26:43à la tête d'une institution
01:26:45gardienne de l'Etat de droit
01:26:47là c'est la nomination
01:26:49in nominem
01:26:49c'est-à-dire
01:26:50le président de la République
01:26:50tout seul
01:26:51ou validation
01:26:51du Conseil des ministres
01:26:53de toute façon
01:26:53sur la plupart des postes
01:26:55il y a validation
01:26:55mais sur le Conseil d'Etat
01:26:56il n'y a pas de passage
01:26:58comme pour la Cour des comptes
01:26:59il n'y a pas d'audition
01:27:00devant le Parlement
01:27:00il n'y a pas d'audition
01:27:01devant le Parlement
01:27:01mais c'est quand même
01:27:02le gouvernement qui signe
01:27:03alors bon
01:27:04je pense pas
01:27:05oui je pense pas
01:27:05que Sébastien Lecornu
01:27:06s'oppose au choix
01:27:07d'Emmanuel Macron
01:27:08non c'est le président
01:27:09quoi qu'il arrive
01:27:09le patron du Conseil d'Etat
01:27:10c'est vraiment le président
01:27:12de la République
01:27:12qui choisit
01:27:13il y a un nom qui circule
01:27:14qui est Marc Guillaume
01:27:15le préfet d'Île-de-France
01:27:17bien sûr
01:27:17mais on sait que
01:27:18Emmanuel Macron aime bien
01:27:20dézinguer les favoris
01:27:21et aime bien faire des surprises
01:27:22à la dernière minute
01:27:23Amélie de Montchalin
01:27:23elle n'était pas du tout
01:27:25annoncée par exemple
01:27:26Marc Guillaume
01:27:27qui ne serait pas
01:27:27le plus illégitime
01:27:28là on peut dire
01:27:30un conseiller d'Etat
01:27:31qui était surtout
01:27:31secrétaire général
01:27:32du gouvernement
01:27:34il connait très très bien
01:27:35le conseil d'Etat
01:27:36et la matière juridique
01:27:37il était secrétaire général
01:27:38du gouvernement
01:27:39notamment pendant
01:27:39toute la période
01:27:40confinement
01:27:41un autre poste important
01:27:42auquel Emmanuel Macron
01:27:44il y a des postes
01:27:44qui vont être très visibles
01:27:46quand même
01:27:47il y a des postes
01:27:48il y a défenseurs des droits
01:27:49il y a
01:27:50on attendait aussi
01:27:51évidemment des postes
01:27:52dans la culture
01:27:52comme le Louvre
01:27:53là ça vient de tomber
01:27:54mais il y a un certain
01:27:54nombre de postes
01:27:55est-ce qu'il va y avoir aussi
01:27:56cet été
01:27:57comme ça arrive souvent l'été
01:27:58des mouvements
01:27:58d'un grand mouvement de préfet
01:27:59qui va permettre
01:28:00ou pas de recaser
01:28:02des personnes aussi
01:28:04est-ce qu'il va y avoir aussi
01:28:05des changements d'ambassadeur
01:28:06avec la difficulté
01:28:07qu'un ambassadeur
01:28:08normalement c'est un représentant
01:28:10personnel en fait
01:28:11finalement un peu
01:28:11du président de la république
01:28:12donc c'est difficile
01:28:14de nommer à de telles postes
01:28:15juste avant la présidentielle
01:28:17on le saura très bientôt
01:28:18peut-être que votre livre
01:28:19Michael Moreau
01:28:20va peut-être influencer
01:28:20le président de la république
01:28:21merde il y a Michael Moreau
01:28:22qui a mis le doigt dessus
01:28:23je vais faire gaffe maintenant
01:28:24à ce que je fais
01:28:24parce que c'est sûr
01:28:25que vous avez attiré notre attention
01:28:26celle des médias
01:28:27celle de l'opinion publique
01:28:28là les décisions régaliennes
01:28:30le fait du prince
01:28:31a pris des proportions
01:28:31jamais vues dans l'histoire
01:28:33de la cinquième république
01:28:35je rappelle le titre
01:28:35de votre ouvrage
01:28:36Sa Majesté Nomme
01:28:37ça veut tout dire
01:28:38aux éditions Robert Laffont
01:28:40par Michael Moreau
01:28:41que j'ai eu le bonheur
01:28:42et la joie
01:28:43de recevoir aujourd'hui
01:28:44j'espère qu'on aura l'occasion
01:28:45de se retrouver
01:28:45sur d'autres sujets
01:28:46Michael
01:28:47vous êtes un interlocuteur formidable
01:28:49je vous dis à demain
01:28:50et là je vous laisse en compagnie
01:28:52de la douce Brigitte Laé
01:28:53pour des sujets
01:28:54beaucoup plus apaisants
01:28:55merci Michael Moreau
01:28:56merci beaucoup
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