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  • il y a 2 jours
"Cette année-là", l’émission d’Éléments sur TV Libertés, remonte le temps jusqu’à l’année 2001 et un numéro d’Éléments consacré au "localisme : une réponse à la mondialisation". Vingt ans plus tard, l’écologie est devenue le monopole autoproclamé d’un progressisme hors-sol, tandis que la droite semble avoir déserté un terrain qui fut pourtant le sien. Comment expliquer ce décrochage ? Comment une pensée de la limite, du lieu et de la transmission a-t-elle pu être abandonnée à ses adversaires ?
Autour d’Olivier François, les analyses de Thomas Hennetier, David L’Épée et Christophe A. Maxime.
Le rendez-vous musclé et impertinent du magazine des idées.
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Transcription
00:10Générique
00:16Chers amis, bonjour, bienvenue dans cette nouvelle édition de cette année-là.
00:20Cette fois c'est moi qui l'anime et non pas notre ami Patrick Luzinqui.
00:23Nous allons parler d'un sujet peut-être qui va paraître à nos plus jeunes télé-téspectateurs appartenir au monde
00:29ancien.
00:30L'époque où éléments plaidaient pour le localisme, la décroissance, une écologie de combat.
00:35C'est-à-dire pour des valeurs et des idées qui ont un peu disparu de la droite française et
00:41européenne.
00:41Où la fascination pour le transhumanisme, pour la technique, pour l'homme connecté,
00:46l'emporte peut-être sur la question de l'enracinement et de l'identité dans ce qu'elle peut avoir
00:52de charnelle.
00:53Mais nous allons en parler. Je suis heureux de vous recevoir.
00:57Nous avons, comme le mois dernier, sur le plateau, Thomas Hentier, que j'ai le plaisir de recevoir à nouveau.
01:03Bonjour Olivier.
01:04David Lépé, notre ami camarade suisse.
01:07Je tiens toujours à dire que vous êtes suisse, chère David Lépé.
01:10Je pense que c'est important de rappeler.
01:12Voilà, et de montrer qu'un Suisse, c'est un être intelligent, beau et dynamique.
01:17Comme vous et moi.
01:19Christophe André-Maxime, toujours là.
01:21Et alors, Christophe, je vous laisse la parole, puisque avant de rentrer dans le vif du sujet...
01:25On va contextuler, on va rappeler.
01:26Vous nous en avez rappelé.
01:27Alors le numéro date de mars 2001.
01:29Le numéro que nous allons traiter, que je vais indiquer, on va demander de le montrer à l'antenne.
01:35C'est le numéro 100 de la revue Élément.
01:38Début 2001.
01:38Le localisme, une réponse à la mondialisation.
01:40Et c'était un numéro d'ailleurs assez historique.
01:42Nous allons en parler.
01:42Je vous laisse la parole pour faire un petit rappel.
01:45Un petit rappel, je voulais préciser que sur le plateau, il y a un Suisse et trois Normands, je crois.
01:49Ah oui.
01:50Aucun Français ?
01:53Un breton quand même, chère.
01:54Normands, Français, Européens, comme dit...
01:56Oui, alors effectivement, notre émission, je le rappelle à tout le monde, à nos lecteurs, à nos téléspectateurs, c'est
02:00cette année-là.
02:01Alors cette année-là, nous prenons le prétexte, si vous voulez, d'une année pour se focaliser, comme on dit
02:07maintenant, sur un numéro d'éléments.
02:08C'est un numéro d'éléments de l'année 2001, début 2001.
02:12Alors écoutez, je vais vous faire un petit panorama d'ambiance sur l'année 2001, qui est une année charnière
02:17pour le coup.
02:172001, c'est littéralement la première année numérique de notre ère, et la première année numérique du troisième millénaire.
02:25Alors c'est effectivement l'écrasante événement des attentats du 11 septembre, donc à la fois le Pentagone et Manhattan.
02:33Dans la foulée, nous assistons également à la seconde guerre d'Afghanistan, 30 ans après la première.
02:39Le contexte avant ces attentats, en fait, c'est la réélection à l'apparition du numéro de George Bush senior,
02:44qui prend la place, on l'a oublié, de Clinton, parce que Clinton était en poste il y a 25
02:47ans.
02:49Ce qui est toujours intéressant, c'est que non seulement on se rend compte, à travers la plume des auteurs
02:56comme Alain de Benoît,
02:57qu'il y a une actualité, il y a une résonance permanente, mais qu'en fait, le contexte du monde
03:04n'est pas très différent.
03:05Par exemple, en Israël, c'est l'élection d'Ariel Sharon.
03:08Et nous avons dans la foulée en 2001 les mêmes attentats du ramasse.
03:11Donc l'histoire se répète en permanence.
03:13En Amérique du Sud, il y a des crises économiques extraordinaires.
03:17L'Argentine avec des dizaines et des dizaines de morts.
03:20En Europe, nous avons des choses qui sont un peu équivalentes au contexte actuel,
03:24puisqu'il y a l'élection des coalitions de Berlusconi aux législatives en Italie,
03:28et que vous avez également les travaillistes de Tony Blair en Angleterre.
03:34Quelque chose qui vous touchera, Olivier, c'est les débuts, je crois que c'est les débuts de l'incarcération
03:38et des transferts de Milosevic à la haie.
03:40Donc ce sont les suites de l'affaire du Goslave.
03:46Alors, soyons plus légers, parlons un petit peu de culture.
03:49Quelque chose qui va intéresser notre rédacteur en chef François Bousquet,
03:542001, le prix Nobel de littérature, c'est cet écrivain caraïbéen qui est V.S. Naples.
03:59Ah, qui aime beaucoup François.
04:01C'est un grand spécialiste qui a beau écrire sur V.S. Naples.
04:04Voilà, rappelons très brièvement V.S. Naples à nos lecteurs.
04:07C'est un écrivain de langue anglaise.
04:09Dans ses romans, il y a plusieurs choses, des guérilleros.
04:14Il était un critique, on peut le dire aussi, du tiers-mondisme.
04:16Alors, effectivement, puisque Naples est un caribéen d'origine indienne,
04:22et il y a de grands récits autour de l'Inde.
04:24Je crois qu'il y a le regard de l'Inde, le masque de l'Afrique,
04:26on sait des choses à découvrir pour nous.
04:28Ces livres sur l'islam aussi sont importants.
04:29Oui, absolument, mais je crois aussi dans un contexte indien.
04:33Non, pas seulement, mais bon, c'est pas grave.
04:35Que tout le monde se renseigne, c'est très bien.
04:37Et donc, voilà, ça paraît rabousquet.
04:41Bon, écoutez, pour finir, quelques rappels sur le cinéma, la musique.
04:45Au festival de Cannes, Nani Moretti est sacré pour la Chambre du Fils.
04:50Nous avons le Seigneur des Anneaux aux Etats-Unis, en France.
04:54Nous avons le Goût des Autres, qui est très récompensé.
04:56Et puis, ce très beau film de Xavier Beauvoix, qu'on aime bien, je crois, ici à Élément,
04:59c'est Selon Mathieu.
05:00Voilà, c'est un peu tout.
05:01Et puis, je crois que c'est la mort en musique de Gilbert Bécaud, de Charles Trenet,
05:06et puis quelques artistes internationaux.
05:07C'était il y a 25 ans.
05:09C'était en 2001, il y a 25 ans, pour nous rafraîchir la mémoire.
05:12C'est Thomas, tu vois.
05:12Mars 2001, puisque c'est le numéro, la date d'apparition du numéro,
05:16c'est aussi Paris qui bascule à gauche.
05:18Oui, c'est vrai.
05:19Avec Delannoye.
05:21Ou d'un tout petit cheveu.
05:22Maintenant, c'est un gros paquet de cheveux.
05:24C'est le début d'une nouvelle sociologie à Paris.
05:26Un peu rare avec Emmanuel Grégoire, qui est quand même un...
05:29Qui est un héritier.
05:30Un héritier.
05:31Et c'est une majorité avec des écolos des villes, on va peut-être en reparler.
05:36C'est déjà l'incarnation d'une gauche bobo.
05:39La figure de Delannoye, qui pour moi est une figure un petit peu factice de la gauche culturelle,
05:44puisque moi je trouvais que c'était un maire assez plouc et inintéressant.
05:48Mais voilà, effectivement...
05:49C'est un ami de Pascal Sevran.
05:50Oui, c'est bien être d'Alida.
05:52C'est un peu maigre, même si on aime beaucoup Pascal Sevran.
05:55Chers amis, nous allons peut-être passer dans...
05:57Je disais que ce numéro est historique, parce que quand je me suis intéressé à la pensée localiste,
06:01à Peter Berg, à des gens qui nous ont donné d'ailleurs des entretiens dans ce numéro,
06:08aux sources du biorégionalisme, ce qui fait une partie du dossier.
06:12C'est un entretien mené d'ailleurs par Michel Marmin et Hélène Benoît.
06:15Et tous les articles sur le biorégionalisme et le localisme qu'on trouve notamment sur Kerninfo,
06:21je le note, c'est une source importante pour les universitaires, on cite ce numéro d'éléments.
06:25Alors, je disais qu'aujourd'hui, cela paraît lointain, cette idée de localisme, etc.
06:31Même si certains de nos amis en parlent toujours,
06:33mais il faut dire qu'à droite, on a un retour d'une forme d'occidentalisme moderniste.
06:39Et alors, j'aimerais quand même citer l'éditorial de Robert Dehaies, d'Alain de Benoît,
06:44qui me semble important parce que les éditoriaux de notre ami Alain de Benoît
06:48sont toujours des manifestes et indiquent un peu la voie à suivre, en quelque sorte.
06:52La notion de communauté est directement liée à celle de démocratie locale.
06:56En même temps qu'une réalité immédiate, la communauté est un instrument de création de l'imaginaire social.
07:01C'est à partir d'elle qu'il est possible aujourd'hui de recréer le collectif.
07:04La dimension collective, c'est aussi ceux qui ont une cause à faire valoir en commun,
07:08appartient à ma communauté, celui qui dans la vie de tous les jours est confronté aux mêmes problèmes que moi.
07:13Il y a une forme de réalisme, à la fois politique et anthropologique,
07:17que je trouve intéressante, à l'heure où on nous incite à nous reconnaître dans des communautés
07:23que j'aimerais dire qu'elles sont un peu trop vastes pour être honnêtes, d'une certaine manière.
07:29J'attends ce que vous en pensez.
07:32Quand vous dites que ça paraît loin dans la ligne éditoriale d'éléments,
07:37ça ne paraît pas loin du tout, puisqu'on prend ce numéro un petit peu au hasard,
07:41parce que la une était là, mais en fait on en parle tout le temps, on en parle régulièrement.
07:45Et on était à la fois peut-être les premiers sur ce sujet,
07:50et les derniers, pour autant qu'on ait cette vision un petit peu plus inquiétante que vous avez,
07:54ça se discute, vous dites que ce thème-là n'est plus très populaire à droite,
07:57mais en fait il ne l'a jamais été.
08:00Et après c'est toujours le vaste débat qu'on n'ouvrira pas sur qu'est-ce que la droite,
08:04mais disons pour simplifier où la droite est le camp dit conservateur,
08:08ou alors il est le camp du libre marché.
08:11Or, toute écologie est nécessairement conservatrice,
08:14et tout aussi nécessairement elle est anticapitaliste.
08:17Donc elle est substantielle ou au contraire incompatible avec la droite,
08:21selon le sens où on l'entend.
08:23Et le phénomène que vous observez, qui n'est pas nouveau,
08:25mais qui donne un petit peu de la voix,
08:27peut-être aussi sous l'influence atlantiste, américaine,
08:32avec ces nouveaux barons de la tech,
08:35ce qu'on appelle maintenant depuis quelques semaines ou quelques mois
08:37les néo-réactionnaires,
08:38qui sont effectivement, comme vous dites, promettéens,
08:40qui rêvent de conquête spatiale, de développement technologique.
08:43On a eu ça il y a une vingtaine d'années en France
08:45par la voix de quelqu'un comme Dantec par exemple,
08:47Maurice Dantec, dont je trouvais le discours assez insupportable,
08:50où il disait mais qu'importe si des gens meurent de faim,
08:52de toute façon ce qu'il faut c'est retourner sur la Lune.
08:54Enfin, il y avait à la fois un mépris social et un mépris environnemental
08:59sous prétexte que la droite devait être promettéenne.
09:02Un grand bien lui fasse, nous n'en avons jamais fait partie,
09:04et je suis très content que nous ayons fait partie
09:07de cette famille de pensées, de thèses qui se retrouvent par exemple
09:10dans le livre d'Alain Benoît sur la décroissance.
09:13Voilà, soyons les premiers selon les derniers.
09:15Notons que cette droite néoprométhéenne en général a une esthétique,
09:18et ça ne trompe jamais, l'esthétique assez lamentable, assez adolescente.
09:21Il suffit de voir par exemple les réalisations de l'atelier MISOR.
09:25Cher Thomas, est-ce que vous avez quelque chose à dire ?
09:27Comment expliquer d'ailleurs que l'écologie qui devrait,
09:30comme tu l'as rappelé David, être conservatrice,
09:32donc de la droite profonde, j'aime bien dire la droite profonde
09:36comme il y a une écologie profonde,
09:37comment expliquer qu'elle ne soit pas faite à gauche ?
09:39C'est une question qu'on a déjà posée, mais je la reprends à nouveau frais.
09:43Elle est passée à gauche, ou en tout cas la droite,
09:46pour simplifier, l'a laissée peut-être tomber,
09:51cette écologie de la conservation,
09:55et l'a offerte, c'est un grand mot,
10:01l'a offerte à la gauche qui en a fait une idéologie,
10:05une écologie de la transformation.
10:08Ce n'est pas tout à fait la même chose.
10:11Et donc aujourd'hui, la droite s'oppose,
10:15et à mon avis, la juste titre pour le coup,
10:17a une idéologie qui est devenue une idéologie
10:22de la transformation radicale.
10:25Et du contrôle social aussi.
10:26Du contrôle social, de l'homme nouveau,
10:31de l'euthanasie et du suicide assisté.
10:35Enfin, on peut aller loin finalement,
10:37dans ce qu'on appelle l'écologie,
10:39et dans ce qu'on a pu appeler l'écologie intégrale.
10:41Et donc on arrive à cette double méprise
10:45ou cette double impasse,
10:46où la droite, pour faire simple,
10:50défend des limites du point de vue sociétal
10:53et promeut l'illimité dans le domaine économique,
10:58et où inversement,
11:00un camp progressiste
11:05défend l'illimité en matière sociétale
11:09et promeut les limites en matière économique,
11:12en matière de développement,
11:13en matière de croissance.
11:14C'est tout l'enjeu de ce qu'on appelle
11:15depuis environ une dizaine d'années,
11:17l'écologie intégrale.
11:19C'était notamment la revue Limite
11:20qui avait porté ce terme.
11:21Je trouve que le terme est très bien trouvé.
11:23Nous, nous parlions beaucoup du libéralisme intégral
11:26en disant que c'est à la fois
11:28cette espèce de libéralisme sociétal
11:29défendu par la gauche progressiste
11:31et le capitalisme défendu par la droite.
11:33Eh bien, en face,
11:34de même que nous sommes dans un anti-libéralisme intégral,
11:36eh bien, nous sommes dans une écologie intégrale,
11:38c'est-à-dire qui ne cherche pas seulement
11:42à préserver et maintenir les biotopes
11:44qui sont absolument nécessaires
11:45à la survie de toutes les espèces,
11:46à commencer par la nôtre,
11:47mais au-delà du domaine du zoologique
11:52et du biologique,
11:53eh bien, il y a beaucoup de choses à conserver.
11:55Il y a une écologie culturelle,
11:56il y a une écologie, je ne sais pas,
11:58même urbanistique,
12:00anthropologique,
12:01alors là, c'est peut-être le terme
12:01le plus fondamental,
12:02et je pense que nous avons toujours su défendre
12:05cette écologie intégrale
12:07sans dissocier ce domaine de la biologie
12:10de l'ensemble de la sphère
12:11dans laquelle l'humain évolue.
12:12Et surtout, peut-être qu'à droite,
12:14c'est vrai que je remarque que souvent
12:15l'écologie à gauche
12:17prétend défendre la planète.
12:18D'ailleurs, on ne sait pas trop,
12:19et je trouve que la planète
12:20est quelque chose, au fond,
12:22d'assez abstrait,
12:23qui permet de donner lieu
12:24justement au contrôle social
12:26ou à une écologie technique.
12:27– La planète ne se porte pas trop mal.
12:29– Voilà, la planète sera toujours
12:31et s'en sortira.
12:31– On espère qu'elle offre
12:32les conditions de vie
12:33qui nous permettent d'y rester,
12:34c'est toute autre chose.
12:35– Je crois que c'est René Rizel
12:36qui disait que l'écologisme,
12:37tel qu'il est pratiqué
12:39par les partis écologiques,
12:40était la manière
12:42que la société industrielle
12:43avait trouvée
12:43pour continuer à détruire la nature.
12:45Mais l'enjeu de l'écologie,
12:46et ça, je pense que c'est au cœur
12:48du numéro sur le localisme,
12:49c'est de voir aussi
12:50que le retour au local
12:51nous permet d'échapper
12:52à ce que Debord appelait le spectacle,
12:54c'est-à-dire à une vie
12:55qui s'éloignait dans la représentation.
12:57C'est pour ça, me semble-t-il,
12:58que ce numéro,
12:59je crois qu'il est toujours disponible,
13:00d'ailleurs, au moins sur le site en PDF,
13:02il faut le dire,
13:03que ce numéro est important
13:04parce qu'à l'ère
13:05où un certain nombre de jeunes
13:07passent plus de 10 heures par jour
13:09sur les écrans,
13:10le retour au local,
13:10qu'est-ce que c'est ?
13:11C'est le retour au réel,
13:12à la réalité,
13:13à l'attention qu'on porte aux choses,
13:15à son univers local,
13:18à sa rue, au paysage,
13:20à sa maison.
13:21Et je pense que c'est important
13:22de le signer.
13:23Et c'est d'ailleurs l'enjeu
13:25de cette micro-politique
13:27qu'appelait Alain de Benoît.
13:30Alors, que faire aujourd'hui ?
13:31Que pensez-vous ?
13:32Comment essayer de défendre
13:34à nouveau frais,
13:35à nouveau,
13:36cette écologie enracinée ?
13:37Je ne veux pas vous faire parler
13:39de stratégie politique
13:40puisque nous ne sommes pas
13:41une revue de militants,
13:42mais quand même,
13:43la question se pose.
13:44Je reviens un petit peu
13:45sur mes propos introductifs
13:48de voir que beaucoup de jeunes,
13:49aujourd'hui,
13:50sont fascinés
13:50par ce prométhéisme.
13:52Comment leur expliquer
13:53que, bien non,
13:55c'est peut-être une erreur
13:56ou c'est une utopie dangereuse ?
13:57Je me permets de poser
13:58cette question à vous,
14:00cher ami.
14:01Qu'est-ce que vous en pensez ?
14:04Ce prisme est peut-être
14:05un petit peu biaisé
14:06parce que ce que j'observe
14:08également,
14:08c'est qu'il y a aussi
14:09beaucoup de jeunes,
14:10alors pas forcément
14:11catacologués à droite,
14:12certes,
14:13mais qui sont dans une rupture
14:14de type presque sécessionniste
14:16avec la société
14:18dite thermo-industrielle.
14:20on dit souvent,
14:21on a des survivalistes
14:22à droite
14:23et des collapsologues
14:23à gauche,
14:24mais il y a quand même
14:25une même sensibilité.
14:27Et l'erreur
14:28dans laquelle
14:28il ne faudrait pas tomber,
14:29c'est celle, par exemple,
14:30qu'on voit poindre
14:31dans une partie
14:33de la gauche américaine.
14:34Il y a un livre
14:35qui sort ces jours
14:35de deux Américains,
14:38des sociodémocrates,
14:39des libérales,
14:40comme on dit,
14:40messieurs Thompson et Klein,
14:42qui s'appellent
14:43Abondance,
14:44et où ils s'adressent
14:46à leurs lecteurs de gauche
14:47en disant
14:47pour résister
14:48au trumpisme mosquien
14:50qui nous ringardise
14:51parce qu'eux,
14:52ils sont dans le toujours plus,
14:53le progrès,
14:54on en voit comme des archéos,
14:55eh bien,
14:56il faut que la gauche
14:56redevienne productiviste,
14:59promettéenne,
14:59croissantiste,
15:00et je pense que c'est
15:01évidemment une fausse bonne idée,
15:04mais pour dire
15:05que le problème
15:05se pose aussi à gauche
15:06et qu'on y donne
15:07généralement
15:07de très mauvaises réponses.
15:10Dis-moi, Thomas,
15:11je me permets
15:12de te demander
15:13est-ce que tu as
15:13un message
15:15d'espérance
15:16à livrer
15:17à nos téléspectateurs,
15:18le combat d'éléments
15:19continue,
15:20et plus que jamais d'ailleurs,
15:21mais c'est vrai
15:22qu'on a parfois
15:22l'impression vraiment
15:25que l'appel
15:26à réenracinement,
15:27peut-être que je suis pessimiste,
15:28tombe un peu
15:30dans l'eau.
15:32Oui,
15:34pour...
15:34Et coloniser
15:35les imaginaires.
15:36Et coloniser
15:36les imaginaires,
15:37oui,
15:37parce que
15:38c'est essentiellement
15:42le doute
15:43qu'on peut avoir
15:44sur ces démarches
15:47de réenracinement
15:49qui vont parfois
15:50avec des logiques
15:51de décroissance,
15:53c'est la capacité
15:54de chacun
15:55à renoncer
15:55à des produits,
16:01du confort,
16:03de la nécessité
16:05d'avoir du réseau,
16:07par exemple,
16:08comme on dit,
16:09ah mince,
16:10je ne fais pas de réseau,
16:11bon,
16:13et à échapper
16:15à ce monde
16:18des flux
16:19et des réseaux.
16:21Alors,
16:22je voulais dire,
16:23mais certaines réponses
16:24sont déjà
16:26contenues
16:26dans le numéro
16:27d'il y a 25 ans,
16:27notamment par ces auteurs
16:28italiens qui avaient été
16:29interrogés à l'époque,
16:30on peut le découvrir.
16:31Il y a aussi une question
16:32qui peut-être
16:32à la fois extrêmement
16:33concrète
16:33et extrêmement abstraite,
16:35c'est la question
16:36de la morale.
16:37On a l'impression
16:37que dans ce qu'on peut
16:39appeler la gauche
16:40qui parle d'écologie,
16:41il y a un moralisme,
16:42un moralisme parfaitement
16:43abstrait qui va nous parler
16:44d'une planète géologique
16:46inerte,
16:48de monades humaines
16:50sans identité
16:51et ce qu'on pourrait
16:53peut-être appeler
16:53la droite,
16:54c'est une morale,
16:55une morale de plus
16:55grande proximité,
16:57de plus grande densité,
16:57de plus grande vertu.
16:58Je pense que c'est
16:59pour dire des choses
17:00très simples.
17:01Oui, c'est vrai.
17:02Je pense quand même
17:03à cette phrase,
17:04même si le garçon
17:04est sans doute
17:05très courageux.
17:06C'est Patrick Luzinqui
17:07qui me l'a soufflé
17:08ou Daniel Conversano,
17:09vous savez,
17:10qui est un influenceur
17:11de droite.
17:12Il arrive en Roumanie,
17:13enfin je peux manger
17:14mon McDo tranquille
17:16avec des blancs.
17:17Je trouvais
17:17que c'était assez...
17:18Et pourtant,
17:19le garçon est très courageux,
17:20encore une fois.
17:21Je ne suis pas de ceux
17:21qui veulent attaquer
17:22les gens à dominem.
17:24Il a été victime aussi
17:25de propos assez ignobles,
17:26Daniel Conversano.
17:27mais quand même,
17:28cette phrase m'a anéanti,
17:29pour tout vous dire.
17:31Évidemment,
17:32c'est tentant
17:33quand on a,
17:35quand on fait face
17:36à un discours
17:39anti-viande,
17:45anti-barbecue,
17:47etc.
17:47c'est tentant
17:48d'avoir un réflexe
17:51d'opposition
17:53et de provocation.
17:54Bien sûr.
17:56Bon,
17:56donc,
17:57il faut,
17:57évidemment,
17:58il faut essayer
17:59de s'en défier
18:01et d'élever
18:02un petit peu
18:02le niveau.
18:03Mais,
18:04face à une nouvelle écologie,
18:07justement,
18:08que j'évoquais,
18:09une écologie de la transformation,
18:10une écologie punitive
18:13et une écologie
18:17moralisatrice
18:17venant,
18:19on le voit,
18:19d'un point de vue électoral,
18:20de populations
18:22de métropoles
18:23qui ont rarement
18:25contact
18:26avec la nature.
18:28C'est tentant
18:29d'avoir ce type
18:29de réaction.
18:31Oui,
18:31il y a d'ailleurs
18:32l'écologie de ce...
18:33D'ailleurs,
18:33en plus,
18:33on voit que l'écologie
18:34à gauche,
18:35ça a été développé
18:36d'ailleurs dans
18:36la dernière année
18:37d'Alain de Benoît
18:37où il fait une typologie
18:38de la droite
18:39et de la gauche.
18:40Qu'est-ce qui caractérise
18:40la droite
18:41et qu'est-ce qui caractérise
18:42la gauche ?
18:42Je trouve que c'est
18:43parmi les plus belles pages
18:43et dans Mémoire vive.
18:45Oui,
18:45c'est dans Mémoire vive,
18:46d'ailleurs.
18:46Et je trouvais
18:47que c'est intéressant
18:48parce que quand on voit
18:48l'écologie de gauche,
18:50c'est une écologie
18:51qui se rêve,
18:52qui est douce,
18:53maternelle,
18:54mais dans le sens
18:55du big mother
18:55d'un auteur.
18:57Mais il faut rappeler
18:58à nos jeunes,
18:59je parle un peu
18:59à nos jeunes,
19:00qu'il y a une écologie virile,
19:02qu'il y a une écologie
19:03de la confrontation aussi
19:04et de la conjugaison
19:06de la confrontation
19:07et de la contemplation
19:09de la nature.
19:09Je pense,
19:10parce que c'est à mon avis
19:11un de ses meilleurs livres
19:12au dictionnaire
19:13Amoureux de la chasse
19:14de Dominique Vénère
19:15où il y a notamment
19:15des entrées sur la forêt
19:17qui montrent
19:18à quel point
19:19cette forêt,
19:20ça va être
19:21un lieu initiatique
19:24où à travers
19:25la souffrance
19:25qu'on peut éprouver
19:26quand on traverse
19:27pendant plusieurs kilomètres
19:28une forêt
19:29où on est seul,
19:30etc.,
19:31eh bien on finit
19:31par devenir un homme
19:33tout simplement.
19:34C'est la confrontation
19:34avec la nature,
19:35avec le cosmos
19:36et la piété pour le cosmos
19:38qui nous permet
19:38d'être des hommes.
19:40Et le cosmos
19:40n'est pas cette chose
19:42inerte
19:43ou cette chose
19:43qui nous ouvre les bras
19:45pour nous engloutir
19:46comme dans un certain rêve
19:48balnéaire
19:49que semblent évoquer
19:50souvent les écologistes.
19:51Cette vision,
19:52on la retrouve
19:52chez un auteur
19:53que nous aimons bien
19:55tous ici,
19:55je pense,
19:56contemporain,
19:56qui est Sylvain Tesson
19:57qui est un grand amoureux
19:58de la nature,
20:00pas quelqu'un de spécialement
20:02politisé ou sans écologiste,
20:03mais pour qui
20:05cette fusion,
20:06ce rapport à la nature
20:07est charnel,
20:09poétique,
20:09méditatif.
20:10Il écrivait,
20:11pas dans un de ses livres,
20:12mais dans un texte
20:13paru dans la presse
20:14il y a quelques années,
20:14je plaide pour cela
20:16une écologie
20:17qui expliquerait
20:18la permanence
20:19et la continuité
20:20des temps,
20:20une écologie
20:21qui serait conservatrice,
20:23c'est-à-dire
20:23une tentative
20:24à la grecque
20:24et non à l'américaine
20:26de s'inspirer
20:27des équilibres naturels,
20:28une écologie
20:29qui aurait à la fois
20:30un goût
20:30pour les frontons baroques
20:32et pour les salamandres,
20:33pour les marécages
20:34et pour les musées,
20:35pour la mélancolie
20:37et pour les encolies.
20:40Écologie intégrale,
20:41comme nous disions.
20:41Écologie intégrale,
20:42retour aussi au local,
20:44on en reparle
20:45puisque le local,
20:46je l'ai déjà dit,
20:47mais les circuits
20:48il y a aujourd'hui,
20:49d'ailleurs paradoxalement
20:50grâce à Internet,
20:50une manière,
20:51si on veut refuser
20:52par exemple
20:53de se soumettre
20:55à une marchandisation
20:57mondialisée
20:58qui fait qu'aujourd'hui
20:59on produit
21:00des chaussures en Chine
21:02qui sont assemblées
21:02en Espagne
21:03et qui sont ensuite
21:04vendues en Belgique
21:05puis revendues en France.
21:06Eh bien,
21:07il y a des réseaux,
21:07je vois le nombre
21:08de petits producteurs locaux
21:10qu'on peut trouver
21:11assez facilement
21:11autour de chez soi.
21:13J'encourage par exemple
21:14d'adhérer à une AMAP,
21:15j'encourage à aller défendre
21:17et Dieu sait
21:18si nos agriculteurs,
21:19nos paysans,
21:20je préfère le terme paysan,
21:21s'il en reste,
21:22il en reste encore quelques-uns,
21:23il faut les soutenir.
21:25Il se trouve que j'habite
21:26dans une région agricole
21:27près de Chartres,
21:28enfin Chartres,
21:29il y a la Beauce
21:30donc ce n'est pas
21:30l'agriculture la plus
21:32l'enracinée,
21:32c'est souvent.
21:33Mais il y a quelques fermes
21:34et des amis qui habitent
21:36dans l'Ardèche
21:37peuvent en témoigner aussi
21:38qui vendent des oeufs,
21:40des légumes
21:40et souvent en mettant
21:41un tout petit peu plus
21:42que le prix qu'on met
21:43dans un panier
21:45au supermarché,
21:46on arrive à manger
21:47plus naturellement
21:47et à rester en bonne santé.
21:49C'est aussi une question
21:49à la fois le localisme
21:51de santé morale
21:52et de santé
21:54très concrète,
21:55physique.
21:55Et il y a une dimension
21:56hédoniste dans l'exemple
21:57que vous donnez
21:58parce que c'est vrai
21:59qu'autant il y a
21:59cette opposition
22:00que vous disiez
22:01entre une écologie maternante
22:03et une écologie plus viriliste.
22:04Il y a une autre opposition
22:05qui traverse d'ailleurs
22:06également la gauche
22:07qui est entre une écologie
22:09un petit peu moraliste
22:11de la privation
22:12un peu protestante
22:13et une écologie
22:15ce que Paul Ariès
22:16appelait
22:17je ne sais plus
22:18si c'était
22:19la simplicité gourmande
22:20ou quelque chose comme ça.
22:22Et il est vrai
22:23que décroître,
22:26aller vers la simplicité,
22:27ce n'est pas uniquement
22:28à envisager
22:29sous l'angle de la privation
22:30mais sous l'angle aussi
22:31non pas de quelque chose
22:32de moins,
22:33mais de plus
22:33plus de qualité de vie
22:35plus de saveur
22:36plus d'enracinement
22:37plus de terroir
22:38enfin
22:39on a beaucoup à y gagner
22:41pas seulement par
22:42on va dire
22:43une morale civique
22:44de sauver le monde
22:45ou sauver la planète
22:45mais aussi pour
22:47améliorer notre qualité de vie
22:48et offrir à nos enfants
22:50un cadre plus
22:50plus riant
22:51plus sensuel
22:53plus agréable.
22:54Simplicité gourmande
22:55j'ai senti que ce mot
22:56vous touchez beaucoup
22:57et vous intéressez
22:58cher Christophe
22:58vous qui êtes enraciné
22:59dans votre terroir normand.
23:00Oui, moi je suis parisien
23:02mais
23:03vous avez beaucoup de liens
23:04avec la Normandie
23:04Oui, bien sûr
23:05je voulais revenir au contenu
23:07du numéro
23:08d'il y a 25 ans
23:09quel numéro ?
23:10C'est le 101 ?
23:11Le 100
23:11C'est le numéro 100
23:12Il ne parle pas que de localisme
23:14C'est un numéro extraordinaire
23:15j'encourage nos lecteurs
23:17à aller le consulter
23:18se le procurer et l'acheter
23:19en version numérique
23:20je crois seulement
23:20lisez-le
23:21c'est un
23:22en dehors de notre sujet
23:24vous avez un article
23:25fleuve prodigieux
23:26d'Alain Benoît
23:27sur la collaboration
23:28et puis il y a quelque chose
23:29qui nous est assez émouvant
23:30il y a un petit article
23:32de notre ami Michel Marmin
23:34sur son ami Gérard Blain
23:36qui est magnifique
23:36qui est magnifique
23:37c'est un numéro
23:38et un très beau dossier
23:38sur le polar français
23:39absolument
23:40avec Jean-Pierre Deloux
23:41et avec Jean-Pierre Deloux
23:43c'est un journal
23:44qui ne ressemble
23:45pas tout à fait
23:46à notre formule actuelle
23:48qui est un peu différent
23:49mais que j'encourage
23:51tout le monde
23:51à consulter
23:52parce qu'il est passionnant
23:53il est passionnant
23:55et d'une richesse
23:56et d'une pluralité
23:57comme on dit
23:57extraordinaire
23:58Retrouver
23:59donc sur le site d'Element
24:00sur le site d'Element
24:01il faut dire que nous avons
24:02pas un blog
24:03un site internet
24:04où nous avons à la fois
24:04des vidéos
24:05des conférences retransmises
24:07des émissions de radio
24:08que tu animes
24:09d'ailleurs sur Radio Courte
24:10que j'ai animé
24:11sur Radio Courte
24:12C'est notre ami
24:13Xavier Aiman
24:13qui est maintenant
24:14le rédacteur en chef
24:15le journal de la Nouvelle Droite
24:16on retrouve beaucoup
24:17de documents
24:18et notamment
24:18ses numéros d'Element
24:19de Nouvelle École
24:20enfin toutes les productions
24:21de la Nouvelle Droite
24:22depuis le début quasiment
24:23je crois qu'on peut trouver
24:24et de Crisys évidemment
24:25je parle quand même
24:26au rédacteur en chef
24:27de Crisys
24:28donc je note Crisys
24:30quel est le dernier numéro
24:31d'ailleurs j'en profite
24:32pour dire le dernier numéro
24:32de Crisys
24:33alors Crisys
24:34le dernier numéro de Crisys
24:35est consacré au jeu
24:36au jeu
24:36d'accord
24:37il vient de paraître
24:38il vient de paraître
24:39et alors vous pouvez nous en dire
24:40quelques mots
24:41très brefs
24:41parmi les collaborateurs
24:42on s'est amusé
24:46si je puis dire
24:47c'est le cas de le dire
24:47à explorer
24:49à la fois
24:50l'histoire
24:51l'histoire des jeux
24:52dans le monde
24:53des exemples
24:54dans le monde
24:54indo-européen
24:56de
24:58évidemment
24:58de revenir aussi
24:59sur
25:01le capitalisme
25:02l'histoire du capitalisme
25:04j'ai écrit notamment
25:05un article
25:05sur l'histoire du monopoli
25:07comme représentation
25:09capitaliste du monde
25:10et comme
25:11on évoque aussi
25:12un très grand entretien
25:13avec Gérard Dussouy
25:15autour du nouveau
25:16grand jeu géopolitique
25:17au XXIe siècle
25:18donc on décline
25:19cette notion de jeu
25:21ce qu'on n'avait pas encore fait
25:22sur notre site
25:23ou dans quelques bonnes librairies
25:24je pense
25:25non
25:25malheureusement
25:26non non
25:26c'est connu un temps
25:27où Crisys était présent
25:28à la librairie compagnie
25:29il faut y remédier
25:30mais voilà
25:31nous allons
25:31nous allons lutter
25:32pour Crisys
25:33et combattre
25:33pour que nos publications
25:35soient diffusées
25:36je vois qu'il nous reste
25:3730 secondes
25:38chers amis
25:39je recommande donc
25:40la lecture
25:41du numéro 100
25:42consacré
25:42au localisme
25:44et avec des entretiens
25:45c'est un numéro
25:45assez historique
25:46notamment pour
25:47l'entretien avec
25:48Peter Berg
25:48et je vous dis
25:50maintenant
25:50dans un mois
25:52maintenant
25:52ou dans deux mois
25:53je ne sais plus
25:53vous retrouverez
25:55l'émission
25:55le plus d'éléments
25:56animée par
25:57Patrick Luzencki
25:58chers amis
25:59je vous dis
26:00bonne journée
26:01bonjour chez vous
26:02au revoir
26:02au revoir
26:04au revoir
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