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  • il y a 2 jours
Ce mercredi 6 mai, le succès des indices de la tech en Bourse, le coût colossal des data centers engendré par l'IA et les prévisions de hausse des taux de la BCE au mois de juin ont été abordés par Robin Rivaton, président de Stonal et essayiste, et Frédéric Loisel, Fund manager chez Quaero Capital, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:03Il est 8h37 sur BFM Business et sur M, c'est là et filsons là nos débriefeurs ce matin.
00:08Robin Rivaton, président de Stona, les essayistes.
00:10Bonjour, à côté de vous Frédéric Loisel, gérant de portefeuille de chez Cairo Capital.
00:14On disait qu'Étienne Braque il y a quelques instants, on s'attend à une ouverture plutôt positive.
00:19Déjà positive hier, là on est plutôt dans une séquence.
00:22Fin de la guerre ce matin, alors il faut suivre évidemment minute par minute
00:25avec un brent qui est redescendu sous les 108 dollars.
00:29On a aussi parmi les événements de la matinée, la bourse de Séoul.
00:33Alors là c'est un carton plein quand même Étienne, le Cospi, grâce à Samsung, carton plein.
00:37Deux seuils historiques qui ont été touchés, le Cospi qui touche les 7000 points pour la première fois
00:41et puis Samsung qui dépasse les 1000 milliards de dollars américains de capitalisation boursière,
00:46plus 10% ce matin avec des informations de Bloomberg qui évoquent que vous avez une délégation d'Apple
00:51qui est allée visiter une Asie-Union de Samsung qui est en train de se construire au Texas.
00:55D'après les informations de Bloomberg, ils sont également allés chez Intel.
00:57Le but c'est de diversifier les approvisionnements, ne pas dépendre uniquement de TSMC
01:01qui sert à des usines aux Etats-Unis mais qui en a encore bien sûr du côté de Taïwan,
01:06un secteur des semi-conducteurs qui est en plein boom, que ce soit en termes de performances boursières
01:11avec quand même Samsung qui fait x5 en l'espace d'un, mais aussi les résultats.
01:14Souvenez-vous, la semaine dernière, Samsung avait annoncé 27 milliards d'euros
01:17si vous faites la conversion de profits, grâce notamment aux semi-conducteurs
01:21qui réalisent aujourd'hui 95% de ces profits.
01:23Robin, qu'est-ce que ça vous inspire ?
01:25On a une bourse coréenne effectivement en feu, elle est en feu grâce au super cycle de l'IA.
01:30Aujourd'hui, il y a deux valeurs, Samsung à peu près à un peu plus de 1000 milliards.
01:34Vous avez Inix à 700-800 milliards qui est le numéro 2 de la mémoire.
01:39Ces petites puces dont on a besoin dans les cartes Nvidia pour faire tourner les modèles d'IA.
01:45Et à eux deux, ils pèsent 45% de la bourse de Séoul.
01:48Donc on a une bourse sud-coréenne qui est très portée par ça.
01:52C'est une bourse qui a fait 75%, plus 75% en 2025, plus 75% depuis le début de
01:57l'année.
01:57Donc c'est des chiffres qui sont absolument incroyables.
02:00La question, c'est la durabilité.
02:02Il y a eu des très grosses réformes sur le droit de l'actionnariat en Corée du Sud l'année
02:05dernière.
02:06Donc beaucoup de gens se disent qu'en plus, au-delà de la conjoncture,
02:08il y aura peut-être un euro-pricing des valeurs sud-coréennes au global.
02:11Avec, vous savez, les sud-coréens, les familles tiennent beaucoup les entreprises,
02:16avec des conglomérats, et donc les minoritaires ont peu de pouvoirs, ont peu de dividendes.
02:19Il y a eu une grosse réforme.
02:20On va voir ce que ça donne.
02:22Et pour plus de poids pour les minoritaires ?
02:23Voilà, pour plus de poids, pour augmenter les dividendes aussi.
02:27Et donc il y a un très très gros afflux d'épargne retail,
02:30notamment américain, sur la bourse de Séoul.
02:32On va voir ce que ça donne au-delà du cycle de l'IA.
02:35Frédéric Loisel, est-ce qu'il y a un côté, dans la tech américaine,
02:38on a un peu fait le tour, du coup on se diversifie avec la tech asiatique ?
02:41Vous avez ça, mais en tout cas c'est une tendance très forte.
02:44On a souvent remarqué qu'entre la bourse américaine et la bourse européenne,
02:48aujourd'hui, depuis le conflit en Iran, vous avez une différence.
02:51Depuis le 27 février, la bourse américaine, en dépit de tout ce qui se produit,
02:54fait plus 5%.
02:56Alors on n'est pas du tout sur les valeurs qu'on vient d'évoquer,
02:58mais la bourse européenne, en revanche, où le secteur de l'IA pèse beaucoup moins,
03:03est négative.
03:04Donc oui, effectivement, je rejoins ce qui vient de dire sur le caractère durable
03:10de cette réforme.
03:13Mais ce qui est très important de remarquer,
03:14c'est qu'aux États-Unis, on vient de clore une saison des résultats
03:17sur le premier trimestre.
03:18Excellente.
03:19Excellente.
03:1980% des entreprises, et on ne parle pas simplement de la tech,
03:23on a des chiffres faramineux pour Google,
03:25on a des chiffres faramineux pour Nvidia.
03:26Donc on parle quand même pour Google d'une perspective de bénéfice,
03:31en fait, de 120 milliards à la fin de l'année.
03:33120 milliards, juste pour mettre en perspective,
03:34le déficit budgétaire français, on doit, c'est 145 milliards.
03:37Donc on est quand même sur des chiffres assez gigantesques,
03:40mais il faut bien noter que 80% des entreprises du S&P,
03:44en fait, font mieux que les anticipations
03:46et que les perspectives des analyses.
03:48Donc on est sur quelque chose de très robuste.
03:50Donc les investisseurs sont assez rationnels.
03:52On parle souvent de cette irrationnalité
03:53entre le sentiment du consommateur, en fait,
03:57qui est plus mitigé,
03:58et le sentiment des investisseurs
03:59qui est, qu'on dit, irrationnel,
04:02alors qu'il ne l'est pas.
04:03Les résultats sont très bons
04:04et l'investisseur est rationnel
04:06en regardant les résultats et les perspectives.
04:08Alors Gilles Mouek d'Axayem nous disait tout à l'heure,
04:10oui, mais les valorisations de la tech,
04:12on ne les prend pas au regard
04:13des émissions obligataires qui sont faites et de la dette.
04:16Etienne, on en a encore une avec Alphabet hier,
04:19en euros, sera-t-on sphérique aussi ?
04:20Oui, au départ, le groupe pensait lever 3 milliards d'euros
04:23et finalement, ils ont levé 9 milliards d'euros
04:25pour la simple et bonne raison
04:26qu'une nouvelle fois, il y avait beaucoup d'investisseurs
04:28qui étaient présents.
04:29Il y avait 25 milliards dans le carnet d'ordre.
04:30Aujourd'hui, ils vont refaire la même chose
04:32mais en dollars canadiens.
04:34Ils avaient déjà fait des émissions obligataires
04:35très impressionnantes en février
04:37où le groupe avait levé plus de 30 milliards
04:39même sur des échéances 100 ans.
04:40On en avait parlé à l'époque, c'était inédit.
04:42Ils avaient levé de l'argent en France-Suisse,
04:43en euros, en dollars.
04:45Et c'est vrai que tout le monde se précipite
04:46pour acheter des actions Alphabet
04:47parce qu'elle gagne quand même plus de 20%
04:49depuis le début de l'année.
04:50D'ailleurs, elle est au coude à coude avec NVIDIA
04:51dans les capitalisations boursières
04:52pour atteindre la première place
04:54mais aussi pour prêter de l'argent
04:55dans le sens où déjà sur le papier
04:57quand vous dites à votre client
05:01Je suis présent dans l'intelligence artificielle.
05:04Et puis surtout, aujourd'hui,
05:06vous avez des résultats qui sont là.
05:08Vous avez quand même un groupe
05:09qui a fait 40 milliards de résultats d'exploitation
05:11au premier trimestre
05:13et qui aura encore besoin de lever de l'argent
05:14parce que pour rappel,
05:15ils vont investir 190 milliards dans l'IA.
05:17Avec des taux quand même qui sont de plus en plus élevés.
05:19C'est-à-dire que ça ne se fait pas non plus sans courbain ?
05:21C'est quand même ça aussi.
05:22Le paradoxe, c'est que les résultats sont incroyables
05:24mais le fricage flot,
05:25donc vraiment ce que sort quand même les sociétés,
05:29les sept magnifiques,
05:30que même les entreprises de la tech au global,
05:32eux se dégradent très très très fortement.
05:33On a des fricage flots
05:34qui commencent vraiment à baisser
05:35dans des proportions très fortes.
05:37Tout simplement parce que ces entreprises,
05:38elles génèrent beaucoup de profit
05:39mais elles investissent des sommes
05:41qui sont totalement au-delà du réel.
05:44On parle de trillions de dollars,
05:46en tout cas d'engagement, de commitment.
05:48Et donc aujourd'hui,
05:49la question qui se pose,
05:50c'est qu'à un moment quand même,
05:52il va falloir que ces investissements payent.
05:53Et donc ça aujourd'hui,
05:54tout le monde ne sait pas.
05:55Ce qu'on voit,
05:57le profit qu'on voit aujourd'hui,
05:58c'est le passé.
06:00C'est les investissements passés,
06:01c'est les positions dominantes du passé
06:03qui produisent ces profits d'aujourd'hui.
06:05Aujourd'hui, ces entreprises
06:05sont un signe d'investissement massif.
06:07La question,
06:08le point d'interrogation qu'on se pose tous,
06:10c'est est-ce que les investissements
06:12qui sont réalisés aujourd'hui
06:14produiront des super profits demain ?
06:15Et ça, aujourd'hui, personne ne le sait.
06:17Frédéric ?
06:18Alors il n'y a pas d'alerte,
06:19c'est un point qui est crucial,
06:20mais il n'y a pas d'alerte
06:21sur les marchés obligataires.
06:22Souvent, les marchés obligataires
06:23donnent un point d'alerte
06:24sur le caractère durable
06:26de l'exploitation d'un business.
06:29Là, vous avez toutes ces émissions
06:30dont on vient de parler.
06:31C'est quand même,
06:32je crois que depuis 2025,
06:33c'est 300 milliards de dollars.
06:35On en est en fait
06:36sur les émissions obligataires
06:37liées au seul secteur de la tech.
06:39Et on projette trois trillions
06:40pour construire toutes les infrastructures
06:42de l'intelligence artificielle.
06:43Trois trillions ?
06:43Il y a de la place.
06:44Trois trillions, exactement.
06:45C'est le consensus en fait
06:46des analyses et des stratégistes.
06:48Donc il y a beaucoup de place encore
06:50pour émettre de la dette.
06:51Et il y aura suffisamment
06:51d'investisseurs pour financer tout ça ?
06:53Ça se passe bien pour le moment.
06:54C'est-à-dire que les marchés
06:56obligataires américains,
06:57c'est une machine à absorber
06:58de la dette d'un investment grade,
07:00comme on dit.
07:00Donc les entreprises
07:01qui sont les mieux notées,
07:02c'est 8 trillions.
07:03Donc pour l'heure,
07:04si vous voulez,
07:05tout se passe très bien.
07:06On a quand même,
07:07depuis le début de l'année,
07:09Étienne mentionnait effectivement
07:10l'émission d'Alphabet,
07:11mais vous avez Meta
07:12qui a sorti,
07:14je crois que c'était
07:15il y a 15 jours,
07:1525 milliards de dollars
07:16sur six tranches.
07:17Vous avez Amazon
07:18qui a sorti en mars
07:1950 milliards,
07:21qui a emprunté 50 milliards
07:22sur les marchés obligataires,
07:23des grands marchés obligataires
07:25européens,
07:26américains et canadiens
07:27sur 11 tranches.
07:29Et pour l'heure,
07:30il y a un vrai bon accueil.
07:32Maintenant,
07:32il y a des concessions.
07:33Il y a des concessions,
07:35ce qu'on appelle
07:35dans le jargon obligataire,
07:36sur les marges d'intérêt
07:37qui sont proposées.
07:40Donc aujourd'hui,
07:41pas des concessions,
07:41ça veut dire que c'est plus cher.
07:42C'est un peu plus cher
07:43et quelque chose
07:44qui est assez notable,
07:45notamment,
07:46c'est que sur le marché
07:46américain obligataire,
07:49le spread d'intérêt,
07:50donc la marge d'intérêt
07:51des entreprises de la tech,
07:56rejoint les spreads d'intérêt
07:57des entreprises de téléphonie
07:59qui sont bien moins notées.
08:01Une entreprise de télécom
08:02aux Etats-Unis,
08:03c'est deux à trois crans
08:05de notation de moins
08:06qu'une entreprise de la tech
08:08et pourtant,
08:09aujourd'hui,
08:10les écarts de taux sont minimes.
08:12Donc on a effectivement
08:13des coûts d'exploitation
08:15notamment par la charge financière
08:17qui est en train de monter.
08:18Etienne ?
08:19Vous avez des entreprises
08:20qui sont en concurrence,
08:21Alphabet, Meta,
08:22sur le marché obligataire
08:23et surtout,
08:25elles rebattent un petit peu
08:26les cartes dans le sens
08:26où elles ne lèvent pas
08:27uniquement de l'argent
08:28en dollars américains.
08:29Elles lèvent de l'argent
08:30en France-Suisse,
08:31elles lèvent de l'argent
08:31en euros
08:32et donc in fine,
08:33ça vient aussi un petit peu
08:34siphonner l'offre
08:35sur le marché obligataire
08:36en euros,
08:37en France-Suisse,
08:38etc.
08:38Donc pour l'instant,
08:38ça se passe bien
08:39puisqu'on est encore
08:40sur la première partie
08:41de l'année 2026.
08:43Pour rappel,
08:43vous avez quand même
08:43des GAFAM
08:44qui vont investir
08:44700 milliards de dollars.
08:46Certes,
08:46elles génèrent des profits
08:47mais ça ne suffit pas,
08:48il faut s'endetter.
08:49Et donc ça sera intéressant
08:50de voir comment ça va se passer
08:51à la fin de l'année
08:51pour ces entreprises
08:52mais également
08:53pour une société européenne.
08:54C'est-à-dire que
08:55si demain,
08:55vous êtes une entreprise
08:56de software du CAC 40
08:57ou même si vous n'êtes pas coté,
08:58vous allez devoir aller
08:59sur le marché obligataire
08:59et vous allez vous retrouver
09:00en concurrence
09:01avec Alphabet,
09:02avec Meta,
09:02avec toutes ces sociétés
09:03qui elles aussi
09:04lèvent de l'argent en euros
09:05alors que le marché européen
09:06n'est pas leur premier marché
09:08surtout pour l'investissement
09:09dans les data centers
09:09puisqu'au final,
09:10ces investissements
09:11dans les data centers
09:12se font surtout aux Etats-Unis
09:13mais aussi en Asie.
09:14Et justement sur les investissements
09:15sur les data centers
09:16il n'y a pas non plus
09:18d'impact sur les valorisations
09:19de la tech
09:19de la question énergétique.
09:21Data centers qui vont quand même
09:21avoir besoin
09:22d'un certain nombre d'électricité
09:24il y a déjà des tensions
09:25avec des hausses
09:26du prix de l'électricité
09:27pour les consommateurs
09:28ça c'est un bon sujet
09:29on a l'impression.
09:30Ce n'est pas un bon sujet
09:30mais la construction
09:32des data centers
09:33avec le plan qui est promis
09:35c'est une série
09:36de goulots d'étranglement
09:37à plein d'endroits.
09:38Il y a des goulots
09:38d'étranglement sur l'énergie
09:39il y a des goulots
09:40d'étranglement
09:40sur la fabrication
09:41des chips
09:42des puces
09:43il y a des goulots d'étranglement
09:44sur les machines d'ASML
09:45qui doivent permettre
09:45de fabriquer les puces
09:46donc il y a des goulots
09:47d'étranglement
09:47sur les transformateurs
09:48il y a des goulots d'étranglement
09:49à tous les endroits
09:50de la chaîne de valeur
09:51ces goulots d'étranglement
09:52ils ne sont pas statiques
09:53c'est-à-dire que tout d'un coup
09:54quelqu'un va lancer
09:55une nouvelle usine
09:56et donc le super cycle
09:57de la mémoire
09:57dont on parle avec
09:59la Corée du Sud
09:59peut-être que dans 2, 3, 6 mois
10:02ou 9 mois
10:03il va retomber
10:04parce qu'en fait
10:04il y aura une nouvelle usine
10:05qui va être mise en production
10:11on en relève en permanence
10:12donc celui de l'énergie
10:14a été perçu
10:15comme un goulot très important
10:16il est en train
10:17d'être plutôt résolu
10:18aux US
10:18il y a du gaz en quantité
10:19on trouve des moyens
10:20de faire tourner ce gaz
10:21via des turbines
10:22toutes sortes de turbines
10:23on raconte qu'il y a des data centers
10:24qui attendent
10:25d'être plugés
10:27il y en a
10:28vu la masse du volume
10:30c'est pas anormal
10:31qu'il y ait une partie
10:31du data center
10:32qui soit en attente
10:33d'être connecté au réseau
10:34et donc on trouve
10:35des solutions
10:35aujourd'hui
10:36le goulot d'étranglement
10:37principal
10:37c'est la mémoire
10:38d'ici 6 mois
10:40ce sera sans doute
10:41plus la mémoire
10:41mais ce sera les puces
10:43et ainsi de suite
10:44Fréry Closel
10:44et après on parle
10:45des banques centrales
10:46ce sont des goulots
10:48d'étranglement
10:49voire même
10:50il y a un côté obscur
10:51en fait effectivement
10:52du siphonnage de l'énergie
10:53au profit de ces data centers
10:55mais c'est un élément
10:56très porteur
10:57pour le secteur également
10:57ça traduit quoi ?
10:59ça traduit en fait
10:59une demande
11:00qui ne cesse de se démentir
11:01vous parliez des puces
11:03tout à l'heure
11:03il y a maintenant
11:05en fait
11:05on est passé d'une crainte
11:06d'une surcapacité
11:08à une crainte
11:08que les capacités
11:09qui sont construites
11:10ne suffiront pas
11:11à la demande
11:14vous avez par exemple
11:15les vieilles puces
11:16en fait
11:16qui ont été sorties
11:18par Nvidia
11:19en 2022
11:20qui coûtent plus cher
11:21aujourd'hui
11:21donc vous avez quand même
11:22effectivement
11:23des goulots d'étranglement
11:24mais ça dénote quoi ?
11:26ça dénote en fait
11:27une demande
11:27qui ne se dément pas
11:28et depuis notamment
11:30la sortie
11:31par Anthropik
11:31de son moteur
11:34Claude Code
11:35vous avez effectivement
11:36une deuxième révolution
11:37assez silencieuse
11:38dans le secteur
11:38après Tchat GPT
11:39en 2022
11:40où on voit
11:41qu'effectivement
11:41alors qu'avant
11:42les moteurs de recherche
11:45produisaient du contenu
11:47aujourd'hui
11:47elles font des choses
11:48donc c'est une mini révolution
11:50et en fait
11:50ce qui traduit
11:52effectivement
11:52le caractère
11:53très original
11:55et très révolutionnaire
11:56de ce qu'on produit
11:57aujourd'hui
11:58c'est que
11:58l'adaptation
12:00de ces révolutions
12:02en fait
12:02dans le milieu
12:03et dans les entreprises
12:04industrielles
12:04est très rapide
12:05on a généralement
12:06en fait
12:07les consommateurs
12:07qui s'incorporent
12:10très vite
12:11ces technologies
12:11et vous avez
12:12un temps de latence
12:12beaucoup plus important
12:13pour que les entreprises
12:14et le milieu professionnel
12:16l'adoptent
12:17aujourd'hui
12:17en fait
12:17ces temps de latence
12:18ont été très raccourci
12:19avant de parler
12:20des banques centrales
12:22et peut-être
12:22des perspectives
12:23de hausse des taux
12:24Emmanuel Moulin
12:25candidat de l'Elysée officielle
12:26désormais
12:27pour remplacer
12:27François-Mélo de Gallo
12:28ça vous inspire quoi
12:29Frédéric Loisel ?
12:30Alors c'est un spécialiste
12:31de la dette souveraine
12:32et aujourd'hui
12:33en fait
12:33dans la banque centrale
12:34vous avez une majorité
12:35qui a basculé clairement
12:36du côté allemand
12:37donc on est sur
12:38de l'orthodoxie
12:39donc la voie
12:40la plus prépondérante
12:41on a beaucoup parlé
12:42l'année dernière
12:43c'est Isabelle Schneibel
12:44donc on est
12:45depuis un an
12:46en fait
12:46sur une bascule
12:47au sein de la banque centrale
12:49vers la conception allemande
12:51de la politique monétaire
12:52donc en fait
12:53la nomination
12:53en fait
12:54d'un poids lourd
12:54très reconnu
12:55en fait
12:56sur les questions
12:57de dette souveraine
12:58et de soutenabilité
13:00de dette publique
13:00c'est plutôt
13:01une bonne nouvelle
13:01pour la France
13:02Il est plutôt côté colombe
13:04moins orthodoxe
13:05Il est français
13:05il est représentant
13:07il est représentant
13:08de la tradition française
13:09effectivement
13:10Robin ?
13:11Oui
13:12effectivement
13:13c'est le candidat
13:14de l'Elysée
13:15sans surprise
13:17après on verra
13:18s'il poursuit
13:18un peu
13:19la ligne de vérité
13:21qui s'est révélée
13:21chez l'ancien
13:23l'actuel encore
13:24président
13:24de la banque de France
13:25avec son courrier
13:26assez surprenant
13:28où il a défendu
13:29critiqué la gérontocratie
13:31et défendu
13:31la jeunesse
13:32on espère
13:33que le futur
13:34président de la banque
13:35de France
13:36poursuivra ce discours-là
13:37parce que c'est le seul
13:38discours de vérité
13:38encore une fois
13:39il n'y a plus de jeunes
13:39il n'y a plus de naissances
13:40et donc tous nos systèmes
13:42sociaux ne tiennent pas
13:43quelle que soit
13:43la politique monétaire
13:44qu'on met en place derrière
13:45Ouverture des marchés
13:46dans deux minutes
13:47côté européen
13:48Etienne pour se faire
13:49un peu froid dans le dos
13:49vous nous parliez ce matin
13:50de trois hausses de taux
13:52potentielles
13:52du côté de la BCE
13:53Hier vous avez
13:54plusieurs gouverneurs
13:55de la banque centrale
13:56européenne
13:57dont notamment
13:58Nagel ou encore Casimir
13:59qui ont dit
13:59il va falloir remonter
14:01les taux au mois de juin
14:01il n'y a pas le choix
14:02en fait ils sont très inquiets
14:03de la poussée de l'inflation
14:04en zone euro
14:04ils craignent des pressions
14:06inflationnistes
14:06et ça ça se voit
14:07sur le marché obligataire
14:08le boon
14:09donc le 10 ans allemand
14:10n'arrive pas à redescendre
14:11sous les 3%
14:12le 10 ans français
14:12est toujours au-delà
14:14des 3,7%
14:15et puis en plus
14:15hasard de calendrier
14:16cette réunion du mois de juin
14:17ça sera la première réunion
14:18si tout se passe bien
14:20d'Emmanuel Moulin
14:21d'Emmanuel Moulin
14:22donc voilà
14:22il va se faire baptiser
14:24dès sa première réunion
14:24il nous reste moins de 2 minutes
14:263 hausses de taux
14:27ça fait beaucoup non ?
14:28alors ça change tous les jours
14:29oui
14:30on passe de 1
14:31comme le 3 dans le mousse
14:31c'est en fait
14:32ce que traduit Étienne
14:34c'est effectivement
14:34les hausses de taux
14:35qui sont pressées par les marchés
14:37et donc ça change beaucoup
14:38Casimir et Nagel
14:39en fait sont des habitués
14:40en fait du message dur
14:43en revanche
14:44c'est pas forcément négatif
14:45pour les taux longs
14:45quand on se souvient
14:46de ce qui s'était passé
14:47en 2011
14:48on avait à peu près
14:48le même contexte
14:49en fait pétrolier
14:50et prix du baril très haut
14:52on a vu qu'après la première hausse
14:54des taux de la banque centrale
14:55c'était Jean-Claude Richer
14:56les taux longs avaient
14:57beaucoup beaucoup baissé
14:58l'idée du marché
14:59c'était de dire en fait
15:00que la banque centrale
15:01est là pour défendre
15:02les anticipations
15:03les ancrer
15:03et donc les taux longs
15:05ont pu baisser derrière
15:06les anticipations
15:07c'est toujours ce qu'il y a
15:07de plus important
15:08on reprend hier dans
15:08reste une minute
15:09oui même si effectivement
15:11c'est peut-être pas
15:11forcément négatif
15:12pour les taux longs
15:14mettre 3 hausses
15:15des taux courts
15:16d'ici la fin de l'année
15:17ça sera un carnage
15:18sur certains secteurs
15:19le secteur de l'immobilier
15:20par exemple
15:20va prendre un bouillon absolu
15:22et je pense que
15:23c'est très dangereux
15:24donc j'espère que
15:24les 3 hausses resteront
15:25des hypothèses
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