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  • il y a 22 heures
Avec Jean-Jacques Cordival, secrétaire général du Syndicat des personnels de la communication et de l'audiovisuel (SNPCA-CGC)

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-05-05##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jean-François Aquili.
00:05Allez, notre invité Jean-Jacques Cordival, bonjour.
00:09Bonjour.
00:09Vous êtes secrétaire général du syndicat des personnels de la communication de l'audiovisuel.
00:14CGC.
00:15Oui, la CGC, oui quand même, il faudrait le citer comme ça, ce serait plus simple.
00:19Absolument, vous avez raison, quelle faute.
00:22Bienvenue, vous étiez vraiment au cœur de cette commission d'enquête, si je puis dire.
00:29Vous avez été auditionné sur l'audiovisuel public, les propositions de Charles à l'oncle vont-elles être enterrées ?
00:36C'est la question qui est posée ce matin, le rapport va être consultable à partir d'aujourd'hui, il
00:41est rendu public ce matin.
00:43Est-ce qu'on va peut-être à l'inverse un jour à terme vers une réforme effective des grands
00:49ensembles que sont France Télévisions et Radio France ?
00:52Alors, il y a ces propositions, je les rappelle pour ceux qui nous écoutent, vous nous appelez au 0826 300
00:57300 si vous voulez intervenir.
00:59Un milliard d'euros d'économies sur les quatre qui sont alloués au service public d'audiovisuel.
01:04Des fusions France 2 et France 5, la suppression de France 4, du MOUV à Radio France, la baisse du
01:10budget sport et jeux France Télévisions,
01:13on va peut-être rentrer dans le détail plus tard, l'interdiction de la télé-réalité.
01:16Bref, ce rapport à l'oncle enflamme le débat.
01:21Et puis il y a une polémique, il faut commencer par ça, autour de votre personnalité, Jean-Jacques Cordival,
01:26notamment de la part du président de la commission d'enquête.
01:28Ah oui, oui, j'ai appris ça hier, il paraît que chez Quotidien, il a expliqué qu'il étudiait une
01:35possibilité de parjure me concernant.
01:37Alors, je vais le dire, il n'y a pas plus de parjure que de beurre en broche.
01:39Mais ce que je vais dire, c'est qu'il doit savoir, Patrie Léthus, que nous sommes aujourd'hui dans
01:45une plainte contre une des sociétés de production.
01:47On est aux côtés d'un collectif de salariés, je pense que vous le savez, qui a déposé plainte.
01:52Une plainte au prud'homme et puis une plainte au pénal qui vise l'un des dirigeants de MediaOne pour
01:57faux témoignages, voilà, lors de la commission d'enquête.
02:01Et à ce moment-là, il y a eu, donc, dans ces plaintes qui ont été déposées, les salariés ont
02:07porté plainte parce que, je prends un exemple,
02:09le 7 avril 2025, c'est-à-dire l'année dernière, à peu de choses près, ils ont commencé par
02:15faire une émission sur les studios de MediaOne, c'est dans l'air.
02:18Les gens sont payés 4 heures, vous savez que la règle, c'est 8 heures par jour, je ne vais
02:22pas vous l'apprendre, vous le savez.
02:24Ils ont enquillé derrière avec une émission qui s'appelle C'est à vous, voilà, ils ont été payés 4
02:28heures.
02:29Puis ils ont enquillé avec une troisième émission qui s'appelle Projet 75.
02:33Je pense que Delphine Ernotte, elle doit savoir ce que c'est Projet 75.
02:37Et je pense qu'avec Patrie Lettus, on en reparlera parce que ces salariés ont voulu être entendus par Patrie
02:41Lettus,
02:42ils ont échangé des mails et s'en est resté là.
02:45Il a dit, on ne pourra pas vous entendre à la commission.
02:46Alors que c'était important puisque, encore une fois, c'est de l'argent public et le débat, c'est
02:51le financement de l'audiovisuel public et comment ça fonctionne.
02:55Alors, il y a beaucoup de critiques.
02:56Alors, c'est effectivement Jérémy Patrie Lettus qui est député et qui a présidé cette commission d'enquête,
03:00qui était souvent en opposition avec le rapporteur à l'oncle.
03:06C'était parfois même un peu gênant, cette espèce de numéro de duétiste.
03:11Donc, il a vraiment lancé une enquête pour parjure contre vous.
03:15C'est officiel.
03:17Mais non, c'est ce qu'il dit.
03:19J'attends avec impatience.
03:21Moi, mon avocat m'a dit...
03:22Vous ne savez pas encore officiellement, c'est vrai.
03:23Mais il n'y a rien du tout.
03:24Mais vous rigolez.
03:25Et en plus, quand il va y avoir un juge d'instruction, s'il y en a un, parce qu
03:28'il n'y en aura pas,
03:29on va pouvoir lui expliquer tout ce que je viens de vous révéler à l'instant.
03:31Parce que c'est invraisemblable ce qui se passe.
03:33Alors, il y a de nombreuses réactions dès ce matin.
03:35Parce qu'effectivement, c'est enclenché, si je puis dire, par le fait que le rapport soit rendu public par
03:41Charles à l'oncle.
03:42Vous avez Sébastien Lecornu qui estime que le rapport de M. à l'oncle, je le cite,
03:48est une occasion manquée, dit le Premier ministre, et passe à côté de l'essentiel.
03:54Occasion manquée, peut-être, parce que Sébastien Lecornu estime qu'il y a eu trop de place, on va dire,
04:01à tout ce qui était trop polémique,
04:04trop de controverses, et pas assez sur le fond.
04:07Je pose la question, Jean-Jacques Cordival, à vos yeux.
04:10Vous savez, je crois que ces gens n'ont pas compris ce que c'était que le mot enquête.
04:14Enquête, c'est investigation.
04:15Il est absolument normal qu'on investigue.
04:17Quand vous êtes devant un tribunal, quelle qu'il soit, une juridiction, vous lancez des investigations.
04:21Donc derrière, on ne peut pas se plaindre qu'il y a eu des investigations.
04:24Elles ont été peut-être trop profondes, peut-être trop polémiques, peut-être trop politisées, j'en sais rien.
04:29Mais voilà, quand on dit que Alonc poursuit un but politique, Patrice Léthus, il ne poursuit pas un but politique,
04:34étant dans le staff du futur président de la République, selon lui, à savoir Édouard Philippe.
04:40Oui, c'est un soutien d'Édouard Philippe, oui.
04:41Bien sûr.
04:42Chacun a sa propre trajectoire ou son agenda politique, sans doute.
04:46Mais est-ce qu'au fond, Jean-Jacques Cordival, tous ces mois d'audition n'auront pas été trop marqués
04:52par le saut de la polémique, justement.
04:55Pour revenir, c'est le mot qui ne me vient à l'esprit, c'est le seul.
04:57Mais vous savez, dès le départ, vous avez vu, il y a une petite bande qui s'agite autour du
05:02rapporteur,
05:05à chaque fois qu'il ouvre la bouche, c'est pour lui couper la parole, vous n'avez pas le
05:08droit de dire ça, il ne faut pas dire ça,
05:09ça ce n'est pas possible, etc.
05:11Vous avez une députée, pareil, là aussi, c'est invraisemblable, écologiste,
05:16mais vous savez qu'elle est la porte-parole de Ruffin, elle ne poursuit pas un but politique.
05:20Je parle de Taillé-Polliant.
05:21Donc pour vous, tout le monde avait son arrière-pensée quelque part.
05:25Qu'est-ce que vous, vous êtes venu dénoncer, au fond, quand vous avez été entendu auditionner ?
05:29C'était spectaculaire, quand même.
05:30Écoutez, nous, d'abord, on a parlé franchement, on a dit la vérité,
05:35si par rapport à l'heure et demie où on a été entendu,
05:38on ne garde que l'histoire de cette histoire de faux parjure qui n'est pas un parjure,
05:42moi j'ai hâte de pouvoir expliquer ça au procureur de la République ou à la juge d'instruction,
05:46si jamais il y a besoin.
05:47Ça s'est dit.
05:48Oui, ça s'est dit.
05:48Mais par-delà cet aspect très particulier des choses,
05:53selon vous, qu'est-ce que vous avez voulu vous mettre sur la table ?
05:56Ça fait dix ans que ça dure.
05:57On a externalisé tout ce qu'on pouvait externaliser, on continue.
06:01Voilà.
06:01On vient vous dire, est-ce qu'il faut une privatisation ?
06:03Nous, on l'a dit, on l'a répété, mais vous le savez,
06:06on n'est pas pour la privatisation de l'audiovisuel, sûrement pas.
06:09De l'audiovisuel public, sûrement pas.
06:10On n'a jamais été pour.
06:11On est pour une réforme.
06:12Mais on ne peut pas vous dire, j'entendais hier que la ministre Pégard,
06:16la nouvelle ministre de la Culture, Catherine Pégard,
06:19avait reçu Sibyl Veil et Delphine Ernotte.
06:22Mais pour dire quoi ?
06:23Pour dire à Delphine Ernotte, ça fait dix ans que vous êtes engagé à faire les choses,
06:26vous ne les avez pas faits ?
06:27C'est une blague.
06:28Quand on vous dit aujourd'hui, on va axer vers les jeunes,
06:30mais ça fait dix ans qu'on entend ça.
06:33Vous avez vu quand même le rapport de la Cour des Comptes,
06:36vous avez vu le rapport de l'Inspection Générale des Finances.
06:38Vous dites, il faut maintenir un service public de l'audiovisuel,
06:42mais quoi ? Réduire la voilure, grosso modo ?
06:44Mais moi, ce que je dis, c'est que...
06:45Maximiser les moyens ?
06:47Mais ce que je dis, c'est que ça fait dix ans que l'audiovisuel public court à sa perte,
06:51notamment France Télévisions,
06:52avec une gestion abracalabrantesque,
06:55pour reprendre le mot de Jacques Chirac.
06:57Vous voyez, un maman ou un autre.
06:59Il me semble qu'il y a eu quelques petits problèmes au Louvre récemment.
07:02Qu'est-ce qui s'est passé ?
07:03La présidente du Louvre a donné sa démission ?
07:05Les salariés de France Télévisions attendent la même chose.
07:07Alors, il y a un message, un post sur X,
07:11le réseau de Delphine Ernot ce matin,
07:14il y a une heure à peu près,
07:16intitulé
07:17« Une vision de la télévision publique élitiste,
07:19éloignée des familles et des publics les plus populaires ».
07:23Que dit la patronne de France Télévisions ?
07:26Je vous dis quelques phrases en diagonale,
07:29c'est un peu long, je ne vais pas vous faire la lecture intégrée,
07:30mais elle dit
07:31« Tout ça pour en arriver là, un rapport à charge,
07:35des attaques personnelles, affaiblissement historique,
07:38chacun cherche à imposer sa lecture idéologique du service public ».
07:42Elle ajoute que la polémique a remplacé l'analyse,
07:45l'invective a pris le pas sur les faits,
07:47et il y a eu recherche du coup médiatique.
07:50Ce que dit Delphine Ernot,
07:51je vais vous faire réagir à ça,
07:52Jean-Jacques Cordival,
07:53c'est « Supprimer des chaînes,
07:55ce n'est pas simplement réorganiser une grille ».
07:57Si elle parle de renoncement,
07:59le rapport est lui de les vrais enjeux d'avenir,
08:02des informations,
08:03concurrence des grandes plateformes internationales,
08:06pérennité de la création française et européenne,
08:09elle dit que ce service public appartient aux Français.
08:11Donc, elle conteste votre vision, en fait,
08:14qui est un peu dramatique de ce que devient le service public.
08:17D'abord, le service public, ce n'est pas Delphine Ernot.
08:19On est bien d'accord.
08:21Ils dirigent quand même France Télévisions.
08:22Non, mais il y a un moment, ce n'est pas ça.
08:24On est en train de...
08:25Regardez, elle montre des chiffres,
08:28en disant « Voilà les chiffres qui sont faits.
08:31Ils ont été publiés par NPA. »
08:33Encore une fois, l'un des dirigeants de NPA,
08:35qui l'a suivi tout le temps et qui a fait sa pub
08:37avant même qu'elle soit parachutée en 2015,
08:39et qui faisait déjà des documents de Fimlin à l'époque.
08:43Mais il y a un moment ou un autre,
08:44il faut quand même comprendre que tout ça n'est pas possible.
08:46On ne peut pas vous dire qu'on a un rapport de la Cour des comptes
08:50qui parle de possibles dissolutions.
08:52On est dans une situation à France Télévisions catastrophique.
08:54Et on vient vous dire aujourd'hui,
08:55oui, mais il faut un service public fort,
08:57mais que ne l'a-t-on dit il y a dix ans ?
08:59C'était l'argument de la BBC à la française.
09:03Ça fait très longtemps que nous entendons parler de ça.
09:05C'est ça, voilà.
09:06Vous avez Patrice Létus, excusez-moi,
09:08qui vient de donner une interview au Figaro,
09:09qui dit qu'il faut réunir les deux.
09:13Il faut un holding.
09:14Tout le monde vous dit que c'est terminé.
09:15Le holding, c'est fini.
09:16Non, mais il vient de vous le dire.
09:18Hier, il dit dans le Figaro,
09:19ce qui sauvera France Télévisions et Radio France,
09:22c'est qu'ils soient en commun.
09:23On voit bien que ça ne marche pas.
09:24Regardez ici, c'est une catastrophe,
09:26c'est un fiasco.
09:27Elle vient vous parler des plateformes.
09:28Ici, c'est l'addition de France 3 Régions
09:30et des anciennes locales de Radio France
09:32qui s'appelait France Bleu.
09:33Voilà.
09:34Elle vient vous parler des plateformes
09:35en disant que c'est géant américain.
09:36Mais avec qui elle vient de faire un partenariat ?
09:38Avec Amazon ?
09:39Avec YouTube ?
09:40Donc il y a un moment...
09:41Et puis, on vient vous dire...
09:43Vous vous souvenez de Salto à l'époque ?
09:44On a lancé Salto.
09:45Ça a coûté 90 millions d'argent aux Français,
09:48à peu de choses près.
09:48Vous prenez 90 millions,
09:52c'est exactement ça qui s'est passé.
09:53Alors, vous allez nous dire,
09:54Jean-Jacques Cordival,
09:55vous, secrétaire général de la CGC,
09:57Oui, oui.
09:58Ce que vous...
09:59C'est drôle.
10:00Ce que vous préconisez
10:02pour le service public,
10:04l'audiovisuel,
10:05qu'est-ce que vous voyez au fond
10:05qu'elle serait une réforme,
10:07on va dire, raisonnable
10:09parce qu'il y a de la qualité,
10:11il y a des professionnels,
10:12il y a des gens qui attendent,
10:13il y a des publics pour ça.
10:15Il y a une transformation aussi.
10:16Tout le monde va sur les plateformes aujourd'hui,
10:17c'est vrai,
10:18quels que soient les médias,
10:19publics, privés.
10:19Allez, on en reparle dans un instant.
10:21Vous nous appelez au 0826 300 300.
10:23Je vous ferai écouter un extrait
10:24de ce qu'a dit l'ancien animateur
10:26Philippe Rizoli sur, vous savez,
10:27réduire le budget des jeux,
10:29des divertissements.
10:30A tout de suite pour la suite
10:31de La Vérité en Face.
10:32Le Grand Matin Sud Radio,
10:34La Vérité en Face,
10:36Jean-François Aquili.
10:37Quelle réforme,
10:38s'il peut y avoir une un jour
10:40pour cette audiose visuelle publique,
10:42sujet à tant de controverses.
10:44Avec nous, Jean-Jacques Cordival,
10:46secrétaire général de la CGT.
10:49CGC, c'est fou cette histoire,
10:51de la CGC,
10:52le syndicat des personnels
10:53de la communication audiovisuelle.
10:56Je vous ferai écouter
10:57ce qu'a dit ce matin
10:58Philippe Rizoli,
10:59l'ancien animateur du Juste Prix,
11:01qui a été interrogé
11:02par Patrick Roger
11:03sur Sud Radio.
11:04Vous savez,
11:05c'est réduction du budget
11:08proposé par Charles Aloncle,
11:09des jeux télévisés,
11:11la réponse de Philippe Rizoli.
11:12Moi, ce Charles Aloncle,
11:13je le trouve plutôt sympathique,
11:14parce qu'il a le mérite
11:15de mettre un coup de pied
11:16dans la fourmilière
11:17et d'essayer de faire bouger
11:18un petit peu les choses.
11:19Mais je pense que là,
11:20il est en train de se tromper
11:20de combat avec son histoire
11:22de jeu.
11:23Est-ce qu'il y a trop de jeux ?
11:24Ça veut dire quoi ?
11:25Que le jeu nuirait à la santé
11:29comme la vue d'alcool
11:30pourrait être dangereux ?
11:31Je ne comprends pas,
11:31ce n'est pas une sous-catégorie,
11:32les jeux.
11:33Les jeux,
11:33c'est un véritable programme
11:35de télévision.
11:36Il y a des marques
11:37qui ont traversé les années,
11:38qui ont même traversé les siècles.
11:40D'abord,
11:41j'ai cru comprendre,
11:42ils disaient,
11:42il y a 8, 10 jeux,
11:438 ou 9 jeux par jour
11:44sur France Télé.
11:45Je ne vois pas où on les trouve,
11:46c'est 8, 9 jeux.
11:47Non, il n'y a pas 8, 9 jeux.
11:49Sur France 2,
11:50il y en a 4, en gros.
11:51Il n'y en a pas 9.
11:52Ensuite,
11:52si on prend ce qu'on appelle
11:53les spéciales,
11:54c'est-à-dire le samedi soir,
11:56ce sont des programmes
11:57tout à fait pertinents
11:58à mon sens.
11:59Prenez par exemple
12:00un jeu auquel j'ai participé
12:01d'ailleurs récemment,
12:02présenté par Cyril Ferrault
12:03sur France 2,
12:04qui s'appelle 100% logique.
12:06La réponse est sous vos yeux.
12:07C'est un jeu absolument passionnant.
12:10Jean-Jacques Cordival.
12:11Pas content,
12:12Philippe Rizoli.
12:12Pas touche au jeu.
12:13Alors,
12:13si on regarde de près,
12:14l'idée,
12:15c'est la baisse d'un quart
12:17du budget du sport
12:18et des trois quarts
12:19de celui des divertissements.
12:20C'est proposé
12:21par Charles Lalonde.
12:22Je ne sais pas si...
12:23Chaque proposition,
12:24en fait,
12:24sera sujet à controverse,
12:27à contestation
12:28dans cette histoire.
12:29C'est comme la réforme
12:30de l'État,
12:30plus globalement.
12:31Chaque fois que vous ouvrez
12:32une case,
12:33tout le monde est d'accord
12:33pour dire
12:34on réforme le système,
12:35c'est trop compliqué,
12:35etc.
12:36Mais dès que vous ouvrez
12:36la moindre case,
12:37il y a une contestation.
12:38Qu'est-ce qu'il faut faire,
12:40Jean-Jacques Cordival,
12:40pour faire en sorte
12:42que le service
12:43de l'audiovisuel public
12:43aille mieux demain ?
12:45Alors,
12:45d'abord,
12:45je suis tout à fait d'accord
12:46avec ce que vient de dire
12:47Philippe Rizoli.
12:48C'est une évidence.
12:49D'abord,
12:50quelles sont les trois missions
12:51de l'audiovisuel public,
12:52en tout cas,
12:52la télévision publique ?
12:54Divertir,
12:54informer,
12:56divertir,
12:56informer,
12:57éduquer.
12:58Bon,
12:58donc,
12:58il y a un moment ou un autre,
12:59je ne vois pas en quoi les jeux,
13:00comme il vient de le dire,
13:01ce serait le parent pauvre
13:02de la télévision publique,
13:03c'est n'importe quoi.
13:04Donc,
13:04il adore,
13:04M. Aloncle,
13:05Charles Aloncle,
13:06quand il propose ça.
13:07Mais,
13:07vous savez,
13:07je vais vous dire un truc,
13:09quand Borloo avait été
13:11l'ex-ministre de la ville,
13:13quand il avait été chargé
13:14de faire un rapport
13:15sur la ville
13:15qu'il avait remis
13:16au président de la République,
13:17donc,
13:17il avait fait tout un tas
13:18de préconisations,
13:18vous vous souvenez ?
13:19Combien on en avait gardé
13:20des préconisations ?
13:22Zéro.
13:22Donc,
13:23il y a un moment ou un autre,
13:24préconiser,
13:25encore une fois,
13:25c'est une chose,
13:26que ça aboutit,
13:27c'en est une autre.
13:28On vient vous parler
13:28d'une niche parlementaire,
13:29une niche parlementaire,
13:30c'est une niche.
13:31Bon,
13:31ça ne veut pas dire
13:32que la majorité,
13:33elle est pour la niche,
13:34on est d'accord.
13:35Donc,
13:36moi je veux bien...
13:36C'est celle de l'UDR,
13:37fin juin,
13:37pour s'attaquer...
13:39Mais on verra bien
13:39ce qui restera dedans.
13:41Mais faire des préconisations...
13:42Pour confiter d'intérêts
13:42supposés dans l'audiovisuel public.
13:45Mais bien sûr !
13:45On fait quoi ?
13:46Vous avez un regard
13:48de professionnel,
13:49vous faites quoi
13:50pour réduire la voie dure ?
13:51Il y a un moment
13:53quand ça ne marche pas,
13:55et quand on constate
13:55que depuis 10 ans
13:56ça ne marche pas,
13:57et qu'on a des rapports
13:58qui sont alarmants,
13:59vous avez vu
14:00ce qui s'est passé,
14:00il y avait un capital social
14:01de 424 000 euros.
14:04Normalement,
14:04toute entreprise,
14:05puisque France Illusion
14:06est une entreprise publique
14:07mais de droits privés,
14:08on ne peut pas descendre
14:09en dessous de 50%.
14:09Elle a enlevé
14:10150 millions récemment
14:12en disant,
14:12ça y est,
14:12on est à flot,
14:13et non on n'est pas à flot,
14:14on est encore en dessous
14:14des 50%.
14:15L'entreprise n'est plus viable.
14:17Donc à un moment,
14:17quand l'entreprise n'est plus viable,
14:19il faut en changer la tête.
14:20Ça me paraît logique.
14:21Et puis il faut en faire en sorte
14:22que la nouvelle personne
14:23qui arrive à France Télévisions
14:25décide de quoi faire,
14:26mais sûrement pas
14:27de refaire avec l'identique.
14:29Est-ce que vous n'en faites pas
14:30une croisade personnelle ?
14:31Non, mais non, mais non.
14:32Normal, je vous pose la question.
14:33Mais pas du tout !
14:34Il y a un moment ou un autre.
14:35Enfin, quand vous êtes chef d'entreprise,
14:37vous voyez qu'au niveau
14:38de votre entreprise,
14:39ça ne marche pas.
14:40Vous avez un directeur général,
14:41vous lui dites
14:41mais qu'est-ce qui se passe ?
14:42On est en train de couler.
14:44Vous le remerciez
14:45à un moment ou un autre.
14:45Comment est-ce que vous voyez
14:46les choses à l'avenir demain ?
14:48Vous avez raison,
14:49ce sont des préconisations,
14:50des propositions,
14:51ça se discute,
14:52tout n'est pas bon à prendre dedans.
14:55Charles Lalong dit d'ailleurs
14:56maintien d'un service public
14:57d'audiovisuel,
14:59contrairement à ce que dit
15:00le Rassemblement National,
15:01ça a été redit
15:02dans ce studio l'autre matin,
15:03ils veulent privatiser.
15:05Ça, c'est un peu une folie aussi, non ?
15:09Bien sûr, c'est une folie.
15:10Et en plus,
15:11je viens de vous le dire,
15:12c'est quasiment déjà privatisé.
15:14Regardez tout ce qu'on fait
15:15à l'extérieur.
15:15L'externalisation pour vous.
15:16Les MédiaWall, les Manijay,
15:17les tout-gazers médias,
15:18etc.
15:19Ce ne sont que des contrats
15:20à l'extérieur.
15:21Les gens à France Télévisions
15:22se désespèrent, encore une fois,
15:24d'avoir de moins en moins de boulot.
15:25Moi, je commencerais
15:26par réintégrer,
15:27ça c'est une des préconisations,
15:28mais nous, on l'a dit
15:29depuis dix ans,
15:30cette préconisation,
15:31réintégrer la production
15:31en interne.
15:33S'il faut mettre
15:33des portiques lumineux
15:34avec de la moquette rouge
15:36qu'on mette des portiques lumineux
15:37avec la moquette rouge
15:38pour que les gens viennent.
15:39Mais vous ne pensez pas
15:40que les métiers en interne,
15:41c'est un peu...
15:42Enfin, c'était très noble jadis.
15:45Moi, j'ai connu le service public
15:46il y a très longtemps.
15:48Aujourd'hui, c'est un peu compliqué
15:49vu l'évolution des technologies.
15:52Intégrer l'IA, par exemple,
15:54qui fait irruption partout,
15:56ça demande quand même
15:57des niveaux de compétences
15:58qui ont peut-être forcément plus
15:59les boîtes privées
16:00qui interviennent
16:01et qui sont prestataires
16:03que l'avoir à domicile.
16:06Il y a un peu cet aspect-là
16:07des choses, quand même, non ?
16:08Non, mais ça, c'est...
16:08Jean-François, c'est du pipeau.
16:10Le fait d'intégrer l'IA,
16:11encore une fois,
16:12l'IA, c'est pas la panacée.
16:14À un moment, vous êtes journaliste,
16:15c'est pas l'IA qui fait votre journal.
16:17Bon, on est bien d'accord.
16:18C'est moi.
16:18L'IA, c'est moi.
16:19L'IA, c'est vous.
16:20Les techniciens,
16:21ils sont super formés
16:22à France Télévisions.
16:23Il n'y a pas besoin de dire...
16:24J'entendais hier quelqu'un
16:25qui me disait
16:25que ça coûte plus cher
16:26à France Télévisions
16:27de faire travailler les gens.
16:28C'est faux.
16:29Ça coûte moins cher
16:30à France Télévisions
16:30de faire travailler les gens.
16:31Mais le seul problème,
16:32c'est que quand on vous dit
16:33qu'il y a un salaire moyen
16:34de 7900,
16:36mais c'est faux, ça aussi,
16:37le salaire moyen.
16:38Pour qu'il soit moyen,
16:39il faut qu'il y ait
16:39des salaires extrêmement hauts.
16:40Vous avez vu le rapport
16:41de la Cour des comptes ?
16:41Les 50 plus gros salaires
16:43sont entre 200 et 300 000 euros
16:44à France Télévisions.
16:45Donc c'est ça
16:47que vous changeriez ?
16:48Mais évidemment !
16:50Vous avez des directeurs
16:51de tout,
16:51des directeurs de ma fesse,
16:52des directeurs de mon bras,
16:53des directeurs de mon épaule,
16:54des directeurs de mon oreille,
16:55vous avez des directeurs de tout.
16:57Et là, vous avez vu,
16:58vous parlez de l'IA,
16:59vous avez vu qu'on a nommé
17:00quelqu'un à l'IA ?
17:01Est-ce que depuis
17:01qu'il a été nommé à l'IA,
17:03il a fait quelque chose,
17:04le directeur de l'information sortant ?
17:06Il est en train
17:07de négocier son départ,
17:08tout le monde le sait ?
17:09Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
17:10Il est à l'IA,
17:10parce que la clé à molette
17:11est à la mayonnaise.
17:13Oui, c'est une formule à retenir.
17:15Jean-Jacques Cordival,
17:16quand vous voyez
17:17la liste des propositions
17:19de M. Charles à l'oncle,
17:21qu'est-ce que vous retenez
17:22quand vous voyez
17:23tout ce qu'il propose ?
17:26Compliqué ?
17:26C'est compliqué.
17:27Il y a un moment ou un autre.
17:28On a l'impression
17:29que c'est un peu...
17:30On met tout,
17:31c'est une boîte,
17:31un peu un fourre-tout,
17:32on met tout à l'intérieur
17:33et puis on voit.
17:34Par exemple, quand il dit
17:35qu'il faut qu'il y ait
17:36une retenue,
17:36un droit de réserve
17:37des salariés
17:39sur les salariés
17:40de l'audiovisuel public
17:41qui ne pourrait pas
17:42se répandre
17:43sur les réseaux sociaux.
17:44Mais on n'est pas en démocratie.
17:45On n'a pas le droit
17:46de parler sur les réseaux sociaux.
17:47Dès l'instant
17:48où on ne dénigre pas
17:48sa société,
17:49où est le problème
17:50de s'exprimer
17:50sur les réseaux sociaux ?
17:51Ça, c'est une mauvaise analyse.
17:53Quand vous dites
17:55pantouflage,
17:56c'est-à-dire que
17:56des responsables
17:58des hauts placés
18:01des chaînes publiques
18:03négocient avec
18:03des prestataires
18:04des sociétés privées
18:05de production
18:06et ensuite les rejoignent.
18:08Ça, il faut quoi ?
18:09Un délai
18:09de carences
18:10et ça,
18:10il faudrait...
18:11Bien sûr, bien sûr.
18:12Comme dans la fonction
18:12de la haute fonction publique ?
18:13Bien sûr.
18:14Je prends l'exemple
18:14de Candilis
18:15qui arrive de Baniget
18:16à l'époque.
18:17Il est numéro 2
18:19de France Télévisions
18:20et puis,
18:22quelques temps après,
18:23il s'en va de numéro 2
18:24et il retourne
18:25chez Baniget.
18:25Ça s'appelle comment ça ?
18:27Il n'y a pas de conflit
18:27d'intérêt,
18:28mais bien sûr
18:28qu'il y a un conflit
18:29d'intérêt.
18:29Ça, c'est vrai que comment ?
18:30Avec des délais ?
18:31Avec une interdiction.
18:33Ça se fait bien,
18:34par exemple,
18:35pour les députés
18:36ou autres agents
18:38de l'administration
18:38quand ils veulent rejoindre.
18:40Je crois que le ministre
18:41des Transports
18:42avait été justement
18:43invalidé par rapport
18:44à une société
18:44qu'il voulait rejoindre.
18:45C'était trop proche
18:46de ce qu'il avait
18:47à l'époque géré
18:49dans son portefeuille.
18:50Je pense aussi
18:50pour ceux qui sortaient
18:51jadis du CSA
18:52et désormais de l'ARCOM.
18:53Il faut un temps
18:54de latence,
18:55si je puis dire,
18:55pour avant
18:56de pouvoir éventuellement
18:57retravailler dans la branche.
18:58Bien sûr.
18:59Ça, il faudrait l'instaurer
19:00pour vous.
19:00Ce serait important.
19:01C'est déjà instauré.
19:02Les 4 milliards d'euros,
19:04Jean-Jacques Cordival,
19:06de subventions publiques
19:08alloués aux deux grandes maisons,
19:09vous y touchez ou pas ?
19:12Il y a un moment
19:13ou un autre.
19:14Je vais prendre l'exemple
19:16du projet.
19:18On en a parlé,
19:18j'en parle assez souvent.
19:19Frédérique Dumas,
19:20vous savez qu'elle était
19:21candidate.
19:21On a expliqué
19:22qu'elle avait un projet
19:24qui était formidable.
19:25Justement,
19:25il y avait un contrôle,
19:26il y avait une façon
19:27de gérer cet argent.
19:28Là, il n'y a plus aucun contrôle,
19:29il n'y a plus rien.
19:29C'est la foire à la saucisse.
19:32Il y a un moment
19:33ou un autre,
19:33vous ne pouvez pas vous dire
19:34en permanence,
19:35on n'a pas de compte
19:36à rendre sur l'argent
19:36qu'on utilise.
19:37Il nous reste une minute,
19:38Jean-Jacques Cordival.
19:40Cette réforme,
19:41elle va venir un jour,
19:42j'imagine.
19:43Elle sera un des objets
19:44de discussion
19:45de la campagne présidentielle
19:46qui arrive.
19:47il ne se passera rien
19:48d'ici l'élection présidentielle.
19:50Mais c'est un tort.
19:51Ça peut se réformer avant
19:53quand même,
19:53ça peut évoluer avant
19:55dans le bon sens.
19:56Moi, je serai
19:56le président de la République,
19:57je taperai du point
19:58sur la table tout de suite.
19:59Qui disait en 2017
20:00l'audiovisuel public,
20:01sa gouvernance
20:02c'est la honte de la République ?
20:03C'est bien lui.
20:04Qui proposait un Big Bang ?
20:05Et puis,
20:06le Big Bang,
20:06c'est quoi ?
20:07Laisser pendant 10 ans
20:08la même personne aux manettes
20:09et encore pendant 50 plus ?
20:11C'est une blague.
20:12C'est une blague.
20:12Le président de la République,
20:13il devrait agir maintenant.
20:15Oui,
20:15il devrait agir maintenant.
20:16En tout cas,
20:17Jean-Jacques Cordival,
20:18je vous sens très engagé,
20:20pour ne pas dire très remonté
20:21au sortir de ces mois,
20:24ces longs mois
20:24de controverses
20:27sur cette question
20:28d'audiovisuel public.
20:29Donc,
20:29nous verrons bien
20:30si Jérémy Patrielleitus
20:32lance cette enquête
20:33pour parjure.
20:35Je retiens la clé à molette
20:36et la mayo,
20:37et la mayonnaise.
20:38C'est pas mal ça.
20:39Je vais essayer,
20:39tiens, chez moi.
20:40Ben voilà.
20:41Si vous arrivez à la montée,
20:42vous me le dites.
20:42Une chose me dit Jean-Jacques Cordival
20:43qu'on va vous réinviter
20:44pour essayer de suivre.
20:46C'est très important
20:47le suivi aussi
20:48des informations,
20:49des sujets
20:50de cette réforme
20:51parce qu'elle fait
20:52beaucoup parler aujourd'hui.
20:54Elle mobilise
20:54beaucoup de monde.
20:55Merci d'avoir été
20:56notre invité.
20:57Je rappelle,
20:58le secrétaire général
20:59du syndicat CGC.
21:00Il faut le dire.
21:01C'est important,
21:02le C à la fin.
21:03Merci Jean-Jacques Cordival
21:04et bonjour à vous Valérie Expert.
21:06Bonjour.
21:06Et nous,
21:07demain,
21:07nous recevrons
21:08M. Patrielleitus.
21:09Donc peut-être
21:10qu'il vous répondra.
21:12Et je rappelle à Jean-Jacques Cordial
21:13que vous avez reçu
21:14aussi Patrick Sébastien.
21:15Absolument.
21:16J'ai reçu Patrick Sébastien
21:17et j'ai reçu également
21:18Charles Aloncle.
21:19Voilà.
21:19Ça se passe.
21:20Ça se passe.
21:21Mettez-vous d'accord
21:21sur le sud de radio.
21:22La boucle sera bouclée
21:23mais on serait ravis
21:24de vous accueillir
21:24également.
21:26Au menu, soit-à.
21:27Au menu,
21:28écoutez,
21:29le rapport justement
21:31sur l'audiovisuel
21:32qui est rendu public
21:34aujourd'hui
21:35sur les différentes
21:36sur les différents affrontements,
21:38les différentes réactions,
21:40celles de Mme Ernotte également.
21:42Moi, j'aimerais bien
21:42qu'elle donne des exemples
21:44de ce qu'elle dénonce,
21:47les accusations,
21:47les insinuations.
21:48En tout cas,
21:49auditeurs de Sud Radio,
21:50on vous attend
21:51au 0826 300 300.
21:53On aura Frédéric Dhabi
21:53avec nous.
21:54Donc on fera un petit point
21:55sur les candidats
21:56à l'élection présidentielle.
21:58Ah, il vous faut une bonne heure
21:59pour ça.
21:59Oui, c'est ça.
22:00C'est du monde.
22:00Mais je crois que des gens
22:01qui me disent
22:01vous êtes journaliste,
22:02alors il va se passer quoi ?
22:03Ah oui.
22:04Ben, on n'en sait rien.
22:05Et puis,
22:06mais dites-nous
22:06ce que vous aimeriez,
22:08ce que vous attendez
22:10évidemment
22:10de tous ces politiques
22:12et puis les radars.
22:13Vous avez vu
22:13la lune du Parisien ce matin,
22:14les communes
22:16qui vont pouvoir installer
22:17des radars
22:18dans leur ville.
22:20Dites-nous là aussi
22:21ce que vous en pensez
22:220826 300 300.
22:24Bonne émission.
22:24Sous-titrage Société Radio-Canada
22:25Sous-titrage Société Radio-Canada
22:25...
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