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Laurence Ferrari et Pierre de Vilno reçoivent Jordan Bardella, eurodéputé et président du Rassemblement national, dans #LaFranceEnFace
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00:00:00Bonsoir à tous et bonsoir à toutes, bienvenue dans Punchline, non plutôt dans la France en face, sur CNews et
00:00:04sur Europe 1.
00:00:05Bonsoir Pierre, ça commence très fort.
00:00:06Ça commence très fort, bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:00:08Rappide de vous retrouver pour notre rendez-vous politique, donc sur nos antennes, au cœur d'une séquence d'actualité
00:00:13très dense au plan international,
00:00:15bien sûr avec le conflit au Moyen-Orient, ainsi qu'au plan national avec les questions de préoccupation pour le
00:00:20pouvoir d'achat des Français
00:00:21qui sont au cœur évidemment de l'actualité.
00:00:24Notre invité ce soir, c'est le président du Rassemblement National, Jordan Bardella. Bonsoir à vous.
00:00:28Bonsoir et merci de votre invitation.
00:00:30Bonsoir Jordan Bardella, président du Rassemblement National.
00:00:33Vous êtes aussi en tête de tous les sondages d'opinion au premier tour de la prochaine présidentielle
00:00:38et vainqueur dans la quasi-majorité des cas de figure au second tour.
00:00:42Une heure d'émission avec vous et avec les Français, ceux dont vous parlez dans ce livre,
00:00:47des Français qui vont vous interroger pour mieux vous connaître, pour connaître mieux l'homme et l'homme politique que
00:00:53vous êtes.
00:00:53Jordan Bardella a beaucoup de questions concernant les Français.
00:00:56Mais d'abord, un mot de la situation à l'international.
00:00:59Donald Trump a lancé aujourd'hui, il y a quelques heures, une opération baptisée Projet Liberté dans le détroit d
00:01:04'Hormuz
00:01:05pour permettre le trafic maritime.
00:01:07Les karakouis sont bloqués.
00:01:08Est-ce que c'est l'opération de la dernière chance pour vous ?
00:01:11Et est-ce que Trump est enlisé de ce conflit, à votre avis ?
00:01:15C'est ce que beaucoup d'observateurs remarquent.
00:01:18Ce conflit dure depuis maintenant près de deux mois.
00:01:23On voit que les objectifs de guerre du président américain sont pour le moins erratiques.
00:01:29L'OTAN, c'est le mot que j'ai utilisé.
00:01:31S'agit-il de neutraliser le programme nucléaire iranien,
00:01:35étant entendu que celui-ci a déjà été affaibli par des frappes américaines à l'été 2025 ?
00:01:39S'agit-il de remplacer le régime, l'abominable régime des Mollahs,
00:01:45dont on voit qu'il résiste, qu'il tient, qu'il se radicalise ?
00:01:47Et qu'on sait qu'il y a d'ailleurs, sous la quasi-totalité des responsables iraniens,
00:01:52six à sept grades de succession, chacun par poste.
00:01:55On a donc d'un côté des États-Unis d'Amérique qui s'enlisent dans un conflit
00:01:59dont on peut dire aujourd'hui qu'il est trouble, extrêmement confus.
00:02:03Et de l'autre, l'Iran qui, par la géographie, commande aujourd'hui le détroit d'Hormuz,
00:02:11qui est le point névralgique, l'un des poumons de l'économie mondiale
00:02:14puisqu'il transite près de 20% du pétrole.
00:02:16Et puis autour, beaucoup de pays, dont certains sont des alliés de la France,
00:02:19je pense aux Émirats arabes unis qui ont encore été agressés ce matin.
00:02:24Il y a une plateforme pétrolière qui a été la cible de missiles et de drones iraniens.
00:02:27Donc la situation est difficile.
00:02:29Notre responsabilité à nous, c'est non seulement d'assurer la sécurité de nos ressortissants,
00:02:34c'est évidemment d'assurer la sécurité de nos partenaires dans la région.
00:02:38Encore une fois, je pense aux Émirats avec qui nous avons un partenariat de défense.
00:02:42Et puis c'est évidemment de protéger les Français
00:02:47de conséquences très lourdes sur le plan économique, sur le plan énergétique.
00:02:51Et là, je pense que la France n'a pas fait suffisamment.
00:02:54Quand on voit notamment tous les pays européens qui baissent les taxes sur le carburant,
00:02:57la France semble imprissante.
00:03:00Mais vous êtes très dure avec Donald Trump, Jordan Bardella,
00:03:02après l'avoir pourtant insensé au moment de son élection, son arrivée à la Maison-Blanche.
00:03:05Vous avez vraiment changé d'avis sur lui ?
00:03:08Une guerre erratique, avez-vous dit ?
00:03:09Des objectifs flous ?
00:03:12C'est ainsi qu'on traite un allié ?
00:03:14D'abord, l'action du 47e président américain est de manière très nette, très différente
00:03:20de celle du 45e président américain et de son premier mandat,
00:03:24lorsqu'il a mis en œuvre et promettait le désengagement américain des conflits mondiaux.
00:03:28On le voit renouer avec à la fois une forme de doctrine Monroe,
00:03:32c'est-à-dire une volonté hégémonique des États-Unis dans leur sphère d'influence à l'Ouest,
00:03:37et en même temps avec des interventions, d'abord au Venezuela, ensuite en Iran,
00:03:42où on voit que le président américain renoue avec une logique qui est une logique belliqueuse,
00:03:48qui consiste à concevoir le monde sans droit, sans loi, au mépris de règles internationales,
00:03:56qui aujourd'hui, dans le monde actuel, ne sont plus respectées par personne.
00:03:59Mais c'est vrai que lorsque le président américain a été élu,
00:04:02j'avais dit que ce vent de liberté qui soufflait sur l'Amérique
00:04:04aurait évidemment des conséquences néfastes sur l'Europe.
00:04:06Et souvenez-vous, au Parlement européen, j'avais notamment appelé à lever les obstacles
00:04:11qui pèsent sur la croissance et qui pèsent sur l'industrie,
00:04:13parce que l'Europe est aujourd'hui encerclée.
00:04:16On a à l'Ouest des États-Unis, qui renouent avec leur logique interventionniste,
00:04:21qui se désengagent d'organismes internationaux comme l'OTAN, par exemple.
00:04:26À l'Est, la Chine et la Russie, qui sur le plan...
00:04:28Pas encore désengagée de l'OTAN.
00:04:29A la fois, en tout cas dans la stratégie nationale américaine,
00:04:33qui a été publiée par les États-Unis et qui prévoit l'organisation des rapports mondiaux,
00:04:39les engagements américains en matière de sécurité internationale,
00:04:42il est écrit noir sur blanc, un des engagements de l'Europe,
00:04:45avec des propositions réitérées du président Trump,
00:04:48de sortir d'organisations internationales qui fondent l'Occident
00:04:52depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en matière d'accords internationaux,
00:04:56je pense à l'OTAN.
00:04:57Et puis on voit qu'à l'Est, les pressions belliqueuses de la Russie
00:05:01et les pressions économiques et industrielles de la Chine,
00:05:04rajouter à cela cet encerclement des pressions migratoires au Sud,
00:05:07font que l'Europe et les nations européennes sont aujourd'hui encerclées
00:05:10et on a besoin de renouer avec la puissance,
00:05:13avec l'indépendance sur le plan économique,
00:05:15sur le plan diplomatique, sur le plan militaire,
00:05:17sur le plan de la défense.
00:05:18Et donc pour vous répondre,
00:05:19il faudra faire demain dans un monde de plus en plus incertain,
00:05:22où les alliés d'hier ne seront peut-être pas ceux de demain,
00:05:25en tout cas dans l'intensité et dans la solidarité
00:05:28qui prévalait jusqu'alors.
00:05:30Est-ce que si une guerre devait survenir sur le territoire européen,
00:05:33elle viendrait de la Russie,
00:05:34comme en est persuadé aujourd'hui l'exécutif français
00:05:35et le chef d'état-major des armées ?
00:05:38La guerre peut venir de toutes parts.
00:05:40Et je vous renvoie d'ailleurs au livre extrêmement éclairant
00:05:45qui a été publié par le général de Villiers,
00:05:48qui a quitté le président Macron comme chef d'état-major des armées en 2017,
00:05:52lorsque ce dernier s'apprêtait à engager une baisse renouvelée
00:05:56du budget de la défense dans un monde de plus en plus incertain.
00:05:59Son livre s'appelle « Vers la guerre ».
00:06:00Et il y a beaucoup d'observateurs engagés,
00:06:03comme le général de Villiers,
00:06:04qui alertent aujourd'hui sur le retour de la guerre.
00:06:06La guerre est économique, elle est technologique,
00:06:09elle est hybride et elle est de plus en plus militaire.
00:06:11Et donc, face à cela,
00:06:15personne ne peut dire quelles sont les intentions du président Poutine.
00:06:19La Russie apparaît aujourd'hui comme une menace
00:06:21qui conteste beaucoup d'intérêts européens.
00:06:23On l'a vu pendant très longtemps en Afrique.
00:06:25Il suffit de voir ce qui est en train de devenir aujourd'hui le Mali,
00:06:29au moment où on se parle,
00:06:30avec une coalition de djihadistes,
00:06:33de groupes indépendants,
00:06:35face à un gouvernement qui a été,
00:06:38je dirais, pendant très longtemps soutenu par la Russie,
00:06:40au détriment de la France,
00:06:42et qui fait craindre sur l'Europe
00:06:43un risque notamment de périls migratoires,
00:06:46un risque pour la sécurité en Afrique.
00:06:48Tout cela est aussi le fruit et le résultat
00:06:50d'un jeu extrêmement trouble auquel s'est livrée la Russie,
00:06:53bien souvent contre des intérêts français.
00:06:54Donc, il faut être très clair dans le monde qui vient.
00:06:57On ne pourra compter que sur nous-mêmes.
00:06:59Et donc, face au risque de guerre,
00:07:01encore une fois, qui peut prendre différentes formes,
00:07:04économiques, technologiques, numériques,
00:07:06des guerres d'ingérence qui nous sont menées par des puissances hostiles,
00:07:09et puis parfois des guerres armées,
00:07:10il faut être prêt, prêt à défendre les intérêts de la France,
00:07:13prêt à défendre les intérêts vitaux de la nation française.
00:07:16Et donc, je crois que demain et après-demain,
00:07:18il faudra consentir à des efforts budgétaires importants
00:07:21pour faire en sorte qu'à l'horizon 2030,
00:07:23nous atteignions 3% du PIB dans ce qui est engagé
00:07:27en termes d'efforts budgétaires pour la défense,
00:07:29et 3,5% du PIB à l'horizon 2035.
00:07:32Parce qu'encore une fois, avoir une armée puissante et indépendante,
00:07:35c'est le prix de notre liberté.
00:07:36En tout cas, Jordan Bardella, conséquence directe de ce conflit au Moyen-Orient,
00:07:40plus de 60 jours maintenant, c'est bien sûr le prix notamment des carburants.
00:07:45Cet après-midi encore, le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:07:48a rallongé la liste des bénéficiaires, des aides de l'État.
00:07:53Il n'a pas exclu que les super-profits de Total,
00:07:57les fameux plus 51% bénéfices nets en hausse, seraient étudiés.
00:08:02Et Patrick Pouyanné, le patron de Total, prévient
00:08:04si le gouvernement taxe les super-profits de Total,
00:08:06alors il ne pourra plus assurer le plafonnement des prix.
00:08:09Comment est-ce que vous voyez cette dichotomie entre,
00:08:12d'un côté le gouvernement qui dit
00:08:14peut-être qu'on va faire parce qu'il faut aider toute la nation,
00:08:17et puis une entreprise privée qui dit
00:08:18attendez, on va arrêter le Total Bashing
00:08:20parce que vous vous adressez précisément à une entreprise privée
00:08:24et pas à une entreprise d'État.
00:08:26Il y a deux sujets dans ce que vous abordez.
00:08:27D'abord, il y a la question immédiate du quotidien des Français
00:08:31et des millions de gens qui utilisent leur voiture pour aller travailler.
00:08:34Et qui sont contraints depuis plusieurs semaines
00:08:36de restreindre leurs déplacements,
00:08:39de faire des petits pleins de 20 à 25 euros
00:08:41en attendant peut-être d'avoir une baisse pérenne
00:08:44du prix de l'essence dans les semaines qui suivent.
00:08:47Je pense à nos artisans, à nos infirmières libérales,
00:08:50à nos commerçants, à nos pêcheurs, à nos routiers
00:08:52qui ont besoin de leur véhicule pour aller travailler
00:08:54et qui ne sont pas aidés.
00:08:55Les aides qui sont utilisées, en tout cas déployées par le gouvernement,
00:08:58sont dérisoires.
00:09:00Elles ne vont cibler que quelques personnes.
00:09:01Une cinquantaine d'euros à compter du mois de juin.
00:09:04Elles vont donc laisser sur le bord de la route
00:09:07des millions de Français dans un pays
00:09:08qui compte 40 millions d'automobiles.
00:09:11Je pense que ce n'est pas à la hauteur.
00:09:12Un nouveau train d'aide sera annoncé la semaine prochaine.
00:09:14Je regarde d'abord la situation en Europe.
00:09:17Tous les pays européens qui dépendent du pétrole
00:09:21ont baissé les taxes.
00:09:22Je pense à l'Italie, je pense à l'Espagne,
00:09:24je pense au Portugal, je pense à l'Allemagne,
00:09:26je pense à la Pologne.
00:09:26Si j'étais à la place du Premier ministre,
00:09:30j'aurais baissé la TVA de 20% à 5,5% sur l'énergie,
00:09:35notamment sur le carburant.
00:09:37Et j'aurais baissé de 16 centimes la TICPE.
00:09:39Ce qui fait qu'avec un gouvernement-rassemblement national,
00:09:41on aurait rendu immédiatement 40 centimes sur le litre à la pompe.
00:09:44Et donc, je vais rentrer dans le détail,
00:09:47et donc concrètement pour les Français qui nous regardent,
00:09:50sur un plein moyen de 50 litres,
00:09:52c'est 25 euros que je rends immédiatement à la pompe.
00:09:54C'est moins d'un pour cent de la dépense publique en termes de coût.
00:09:57Donc, on pourra rentrer dans la situation budgétaire de l'État.
00:09:59Mais c'est un choix budgétaire qui est nécessaire
00:10:01et qui est aujourd'hui demandé par des millions de gens
00:10:04et qui peut se retrouver immédiatement à la pompe.
00:10:06Pourquoi est-ce que lorsqu'on va, par exemple, en Espagne,
00:10:09moi j'ai des amis qui étaient en Espagne il y a quelques jours,
00:10:11et ils m'ont envoyé la photo de la station Essence.
00:10:14Quand vous payez 1,50 euro en Espagne,
00:10:15c'est bien qu'il y a un sujet.
00:10:16Et ce sujet, c'est évidemment le sujet de la pression fiscale.
00:10:20J'ai été regarder, puisque contexte exceptionnel, mesure exceptionnelle,
00:10:25ce qui avait été fait en 2008,
00:10:26pendant la crise des subprimes
00:10:28et la crise que l'économie internationale avait connue.
00:10:30En 2008, le baril était à 147 dollars.
00:10:34L'essence, c'était à 1,45 euro.
00:10:36Donc, ce qui a changé depuis, c'est la pression fiscale
00:10:38qui est mise sur la France du travail,
00:10:40qui est mise sur les millions de gens qui ont besoin de leur véhicule.
00:10:42Le baril n'était pas le même.
00:10:43D'accord, mais enfin, la fiscalité et les prélèvements obligatoires
00:10:47dans une économie française qui dégouline de normes
00:10:50et dégouline d'impôts n'étaient pas la même.
00:10:51Or, je pense qu'on est là vraiment au cœur de...
00:10:55D'abord, ce n'était pas la même fiscalité à l'époque.
00:10:58Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'on voit bien là
00:11:00que la pression fiscale qui a été mise sur l'économie française
00:11:03et notamment sur les gens qui travaillent,
00:11:04elle est non seulement insoutenable,
00:11:06mais on est là au cœur d'un des problèmes majeurs de l'économie française.
00:11:08Donc, si j'avais été à la place de M. Lecornu,
00:11:10j'aurais baissé les taxes sur l'essence
00:11:12et j'aurais immédiatement rendu du pouvoir d'achat aux Français
00:11:15en soulageant les automobilistes.
00:11:16Deuxièmement, vous m'avez interrogé sur Total.
00:11:20Et on a une question d'un téléspectateur là-dessus.
00:11:23Donc, je vous réponds après ?
00:11:23Oui, on va écouter Jacques qui, lui, a une question à vous poser
00:11:26sur le fait, est-ce qu'il y a la même ligne au RN
00:11:29sur la taxation des super-profits de Total ?
00:11:31On écoute Jacques.
00:11:33Bonjour Jordan Bardella, j'ai une question à vous poser
00:11:36sur votre différence entre la déclaration de Marine Le Pen
00:11:39sur le groupe Total Énergie
00:11:41qu'elle compte taxer sur des super-profits
00:11:44sur lesquels je ne partage pas son opinion
00:11:47et je voudrais savoir si vous aussi, vous êtes d'accord avec elle.
00:11:51Il y a deux lignes différentes au RN ?
00:11:52Alors, je vais répondre sur le fond.
00:11:53Et vous comprendrez ensuite qu'il n'y a pas deux lignes au RN.
00:11:57On est dans un contexte exceptionnel et il est parfaitement normal, légitime
00:12:01que des grands groupes qui enregistrent des bénéfices extrêmement importants
00:12:06contribuent dans ce contexte et de manière exceptionnelle
00:12:08à l'effort national et à la mobilisation collective.
00:12:13Cette contribution de la part de Total,
00:12:16elle a pris la forme d'un plafonnement des prix à la pompe
00:12:20à la fois sur le sans-plomb 95 et à la fois sur le diesel.
00:12:23J'ai été interrogé, et donc c'est un geste patriotique,
00:12:27il faut naturellement saluer et que d'autres groupes n'ont pas fait,
00:12:31étant entendu que pour les grands groupes de la supermarché notamment,
00:12:35l'essence est souvent un produit d'appel.
00:12:38Mais ce que je veux dire par là, c'est que dans une période exceptionnelle,
00:12:42de crise exceptionnelle, il est naturel et légitime
00:12:45que des groupes qui enregistrent des bénéfices importants
00:12:47contribuent à l'effort national.
00:12:49Et donc, c'est la raison pour laquelle il y a quelques jours,
00:12:51j'ai été interrogé par une chaîne concurrence,
00:12:53j'ai demandé à Total, comme président du Rassemblement national,
00:12:56de prolonger ce plafonnement et de prolonger ce geste
00:12:59qui est un geste direct qui nous permet, en tout cas qui permet au pays,
00:13:04d'avoir des conséquences concrètes sur le pouvoir d'achat des Français
00:13:06et donc de se traduire directement sur le ticket de carburant
00:13:09des Français qui se déplacent.
00:13:10Mais M. Pouyanné dit qu'il ne faut pas avoir le plafonnement des prix,
00:13:13ce qui est logique, c'est la taxation des superpreuves.
00:13:15On va tout remettre en perçant le beurre et l'argent du beurre.
00:13:17Absolument. Deuxièmement, j'ai rappelé une chose
00:13:18qui m'apparaît du bon sens, c'est que la contribution exceptionnelle
00:13:23des grands groupes, elle est déjà en vigueur.
00:13:25C'est-à-dire que lors du vote du budget,
00:13:27vous vous souvenez à l'automne 2025,
00:13:29donc le budget de l'année 2026,
00:13:30il y a déjà une surtaxation d'impôts sur les sociétés
00:13:34qui a été mise en œuvre, qui a été votée par le gouvernement,
00:13:38nous ne l'avions pas soutenu à l'époque,
00:13:39mais qui a été décidée par le gouvernement
00:13:41et qui s'applique aujourd'hui à tous les grands groupes
00:13:43qui font plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires,
00:13:45c'est-à-dire environ 400 à 450 grands groupes français,
00:13:49ce qui fait que nous avons,
00:13:50et les Français qui nous écoutent ce soir doivent le savoir,
00:13:53nous avons aujourd'hui les grands groupes
00:13:56qui sont en France les plus taxés
00:13:59de toutes les économies développées.
00:14:00Donc on n'en rajoute pas.
00:14:01Cette surtaxation, je dirais, exceptionnelle,
00:14:04elle a déjà été intégrée au budget de l'État.
00:14:07Moi, j'ai dit une chose très simple.
00:14:09À chaque problème, la taxe et l'impôt ne peuvent pas être une réponse.
00:14:14Dans notre pays, on s'est habitués de manière insupportable
00:14:17à ce que la France et l'économie française soient une foire aux impôts
00:14:21où dès qu'il y a un problème, on invente une taxe.
00:14:24Dès qu'il y a un problème, on invente un impôt supplémentaire.
00:14:27Sauf qu'une fois que nous aurons fait ça,
00:14:29il n'y aura plus rien à taxer dans l'économie française.
00:14:31On vit dans un pays où la fiscalité,
00:14:36les prélèvements obligatoires représentent 44 à 45 % du PIB.
00:14:40C'est-à-dire que nous avons non seulement l'enfer fiscal
00:14:43le plus important et le plus majeur d'Europe,
00:14:46mais que nous vivons dans un pays qui prélève le plus
00:14:49parmi l'ensemble des économies développées.
00:14:51Donc, je veux dire, total à bondeau,
00:14:54il faut qu'il y ait une contribution naturelle, légitime.
00:14:58Et cette contribution, me semble-t-il,
00:14:59pour que ça ait un effet direct sur le pouvoir d'achat des gens,
00:15:03elle doit se traduire par un prolongement.
00:15:05Le temps qu'il faut et le temps que ce sera nécessaire
00:15:07de ce plafonnement des prix, c'est le cas.
00:15:10Sauf si on taxe les bénéfices de Total,
00:15:12c'est ce qu'a dit M. Pouyanné.
00:15:13Naturellement, et je me permets,
00:15:16je dis ça avec encore plus d'aisance,
00:15:18que je n'ai pas d'action chez Total
00:15:20et je n'ai jamais rencontré M. Pouyanné.
00:15:23Donc, Marine Le Pen l'a rencontrée,
00:15:24donc il y a eu des discussions sur la situation économique du pays
00:15:27et sur la situation de l'industrie,
00:15:29Non, elle a dit qu'il était normal
00:15:31qu'il y ait une contribution exceptionnelle.
00:15:32Et cette contribution exceptionnelle, précisément,
00:15:34elle peut prendre la forme d'un plafonnement des prix.
00:15:36Juste, pardon, pour préciser parce que...
00:15:38Elle a dit que si à la fin ça ne suffisait pas,
00:15:40on ferait les comptes.
00:15:41On peut toujours faire les comptes.
00:15:43Et il est naturel qu'il y ait un contrôle des marges
00:15:46et qu'il y ait un contrôle de ce qui peut apparaître
00:15:49comme des abus.
00:15:50Mais je veux juste rappeler une chose,
00:15:52c'est que, nécessairement, en ayant fait ce geste sur la fiscalité,
00:16:00enfin, pardon, sur le prix,
00:16:02l'absurde puisque c'est l'État qui n'a pas fait de geste sur la fiscalité,
00:16:05mais en ayant fait cet effort sur le prix à la pompe,
00:16:08l'essentiel des bénéfices qui ont été faits par Total
00:16:10ont été faits à l'étranger.
00:16:11Or, vous savez très bien que la loi vous empêche
00:16:13d'aller taxer une entreprise sur les profits qui sont faits à l'étranger.
00:16:16Donc, je pense qu'il faut aussi arrêter la mélanchonisation des esprits
00:16:20qui consiste, à chaque fois qu'il y a un problème,
00:16:22à concevoir une taxe, à concevoir un impôt
00:16:24et, en l'occurrence, à essayer de nous faire dire
00:16:26ce que nous n'avions pas dit.
00:16:27Il faut une contribution exceptionnelle.
00:16:28Cette contribution, elle prend la forme d'un plafonnement des prix.
00:16:31C'est très bien.
00:16:31Et je rappelle que, s'agissant de la surtaxation d'impôts
00:16:33sur les sociétés qui est aujourd'hui la plus élevée
00:16:36de toutes les économies développées,
00:16:37elle existe déjà et elle a été votée par le budget.
00:16:41Non, non, il n'y a pas...
00:16:41Mais deux visions un peu différentes de l'économie.
00:16:43Non, il n'y a pas deux visions différentes de l'économie.
00:16:45Il n'y a pas deux lignes.
00:16:47Et ce que je vous dis là est précisément
00:16:48ce que nous avons dit avec Marine Le Pen
00:16:50dans la rencontre avec les journalistes
00:16:51que nous avons eue en marge de notre meeting du 1er mai.
00:16:53Alors, vous parlez du pouvoir d'achat, justement.
00:16:55Alexandre a une question très précise pour vous
00:16:57sur le pouvoir d'achat.
00:16:59Bonjour, je m'appelle Alexandre.
00:17:01Je suis commerçant et j'aimerais poser une question
00:17:03à M. Bardella.
00:17:04Si vous êtes au pouvoir,
00:17:05que comptez-vous faire pour le pouvoir d'achat ?
00:17:08Réponse.
00:17:09Je pense que le pouvoir d'achat
00:17:10va être au cœur de la campagne présidentielle.
00:17:12Plus que les autres enjeux ?
00:17:14Oui, peut-être.
00:17:15En tout cas, la France est dans un tel état de déclin
00:17:20que l'école va être importante,
00:17:21que la sécurité des Français va être importante.
00:17:23Et je sais que nous en parlerons,
00:17:25de la question de l'immigration.
00:17:26Mais c'est vrai que l'état actuel de l'économie française
00:17:28nous impose des mesures très fortes,
00:17:30à la fois pour relancer l'économie,
00:17:31pour relancer la production,
00:17:32pour relancer la croissance
00:17:33et déverrouiller les obstacles fiscaux et normatifs
00:17:36qui pèsent aujourd'hui sur les entreprises françaises,
00:17:38sur les petites, sur les moyennes et sur les grandes,
00:17:40mais aussi pour rendre aux Français les fruits de leur travail
00:17:42et les fruits de leur argent.
00:17:43Sur le pouvoir d'achat, il y a deux choses.
00:17:45D'abord, il y a les dépenses contraintes
00:17:47et ensuite, il y a la question des salaires.
00:17:49L'essentiel des mesures que nous avons proposées jusqu'à présent
00:17:52consiste à baisser les dépenses contraintes.
00:17:54En abaissant notamment,
00:17:55je l'ai dit en début d'émission,
00:17:57puisque vous avez la gentillesse de m'interroger
00:17:59sur les mesures que nous prendrions
00:18:01si nous étions au pouvoir,
00:18:02de baisser la TVA de 20% à 5,5%
00:18:05pour faire baisser les factures de carburant,
00:18:07les factures d'énergie,
00:18:09les factures de fioul,
00:18:10les factures de gaz.
00:18:11Dans notre pays,
00:18:12se chauffer et se déplacer
00:18:13est en train de devenir un produit de luxe.
00:18:16C'est insupportable.
00:18:17Nous considérons qu'il s'agit d'un produit
00:18:18de première nécessité.
00:18:20Et donc, il faut baisser la pression fiscale
00:18:22et baisser les taxes qui pèsent
00:18:23sur les produits du quotidien
00:18:25et notamment sur l'énergie.
00:18:27Deuxièmement,
00:18:27l'un des grands enjeux de cette campagne présidentielle
00:18:29est de permettre au salaire brut
00:18:32de se rapprocher du salaire net.
00:18:34Il y a un écart considérable
00:18:36entre le salaire qui est déboursé
00:18:38par le chef d'entreprise
00:18:39pour payer son salarié
00:18:40et la réalité du salaire net
00:18:42qui pèse
00:18:43et qui est ensuite utilisé
00:18:45par le salarié
00:18:47dans la vie de tous les jours
00:18:48pour régler ses dépenses.
00:18:50L'écart s'est creusé au fil des années d'ailleurs.
00:18:52Oui, l'écart s'est creusé
00:18:54parce que la France a un modèle social
00:18:56qui est extrêmement généreux
00:18:58et parce que nous sommes aujourd'hui
00:19:00dans une situation
00:19:00de déraison budgétaire considérable
00:19:02et nous allons proposer
00:19:04des mesures extrêmement fortes
00:19:05pour réduire la mauvaise dépense publique,
00:19:08pour remettre le pays
00:19:09sur le chemin de la discipline,
00:19:10à la fois sur les questions régaliennes,
00:19:12mais d'abord et avant tout
00:19:13de la discipline budgétaire.
00:19:15On est à la fois le pays
00:19:16qui taxe le plus
00:19:17et le pays qui gaspille le plus.
00:19:18Parce que si vous enlevez des taxes,
00:19:20ça fait moins d'argent pour le...
00:19:21Absolument.
00:19:21Alors je vous ai ramené,
00:19:22je me suis permis
00:19:23de préparer cela cet après-midi,
00:19:25quelques économies
00:19:27que nous ferons à compter
00:19:28du printemps 2027
00:19:29si les Français
00:19:30nous donnent les clés
00:19:31et le volant de la voiture France.
00:19:34Les prestations sociales
00:19:35versées aux étrangers,
00:19:3720 milliards.
00:19:38L'argent public
00:19:39qui est donné à des états...
00:19:40Étrangers en situation régulière.
00:19:42Étrangers que régulière.
00:19:44À des étrangers
00:19:44dont l'Algérie,
00:19:4513 milliards.
00:19:46Les subventions aux éoliennes
00:19:47et aux panneaux solaires chinois,
00:19:498 milliards.
00:19:49La bureaucratie
00:19:50et les agences d'états
00:19:52par centaines,
00:19:527 milliards.
00:19:53L'audiovisuel public,
00:19:544 milliards.
00:19:55Les soins gratuits
00:19:56aux clandestins,
00:19:571 milliard.
00:19:58Les associations politisées
00:19:59pro-migrants,
00:20:003 milliards.
00:20:00La fraude,
00:20:0115 milliards.
00:20:02L'augmentation
00:20:02de la contribution
00:20:03de la France
00:20:03au budget de l'Union européenne
00:20:04cette année,
00:20:056 milliards.
00:20:06Le nouveau prêt à l'Ukraine
00:20:07qui a été décidé
00:20:08il y a quelques semaines.
00:20:09Je suis pour aider l'Ukraine,
00:20:10bien sûr.
00:20:11Mais c'est 18 milliards
00:20:12que le gouvernement
00:20:13vient de trouver
00:20:13qui paye.
00:20:14Ok, Jordan Barilla.
00:20:15Juste pour finir,
00:20:18je rentre dans le détail.
00:20:19Je rentre dans le détail.
00:20:20Ils travaillent,
00:20:21s'ils sont en situation régulière,
00:20:22c'est qu'ils travaillent,
00:20:22donc ils contribuent
00:20:23à la richesse du pays.
00:20:24Non, les 20 milliards...
00:20:25Non, non, non,
00:20:26pardon,
00:20:26pour être bien clair
00:20:27et merci de me permettre
00:20:28de préciser.
00:20:28Les 20 milliards
00:20:29dont je parle,
00:20:30ce sont les aides sociales
00:20:32non contributives
00:20:33qui sont versées
00:20:34aux étrangers
00:20:35en situation régulière.
00:20:37Je ne touche pas
00:20:38aux aides sociales
00:20:40contributives,
00:20:41c'est-à-dire
00:20:41un étranger
00:20:42qui travaille,
00:20:43qui se retrouve
00:20:44au chômage.
00:20:45S'il a chargé
00:20:45ses droits au chômage,
00:20:46il touche
00:20:46son allocation chômage.
00:20:47En revanche,
00:20:48à compter du printemps
00:20:492027,
00:20:50si les Français
00:20:50nous font confiance,
00:20:51nous mettrons en place
00:20:52par référendum
00:20:54l'ensemble du bouclier
00:20:55juridique,
00:20:56politique et administratif
00:20:57pour réduire
00:20:58l'immigration en France
00:20:59et nous mettrons en place
00:20:59notamment
00:21:00un critère de nationalité
00:21:02pour bénéficier
00:21:03par exemple
00:21:04des allocations familiales.
00:21:05Avec nous,
00:21:05il ne sera plus possible
00:21:07de bénéficier
00:21:08d'allocations familiales
00:21:09si vous n'avez pas
00:21:09la nationalité française.
00:21:11Si en tout cas,
00:21:11l'un des deux parents,
00:21:13l'un des deux membres du couple
00:21:14n'a pas la nationalité française.
00:21:16Deuxièmement,
00:21:17par exemple,
00:21:17nous mettre en place
00:21:18la priorité nationale
00:21:19dans les logements sociaux.
00:21:20Le logement social
00:21:21est une aide sociale.
00:21:22Nous considérons
00:21:23que pour cela,
00:21:24il faut avoir
00:21:25la nationalité française
00:21:26et accessoirement
00:21:27ne pas avoir
00:21:28un casier judiciaire
00:21:29long comme le bras.
00:21:30Donc,
00:21:30ça ne va pas réduire
00:21:31la différence
00:21:31entre le brut et le net ?
00:21:32Qui apparaît ?
00:21:33Si,
00:21:34parce que ça va nous rendre
00:21:34de l'argent,
00:21:35parce que ça va nous rendre
00:21:36des marges de manœuvre,
00:21:38parce que notre modèle social,
00:21:39vous parlez de la différence
00:21:40entre le brut et le net,
00:21:41une grande partie est captée
00:21:43par les charges sociales,
00:21:44madame.
00:21:44Mais comment est-ce qu'on peut
00:21:46légitimement,
00:21:48justement,
00:21:48et sur le long terme,
00:21:50protéger les gens
00:21:50qui en ont le plus besoin,
00:21:51les gens qui traversent
00:21:52des accidents de la vie
00:21:53et qui doivent bénéficier
00:21:54du modèle social français
00:21:55qui est aussi la grandeur
00:21:56de notre pays ?
00:21:56Si notre système
00:21:58de solidarité nationale
00:21:59est un système
00:22:00de solidarité universel,
00:22:01est-ce que c'est normal
00:22:02qu'on puisse venir en France
00:22:04sans jamais avoir travaillé,
00:22:05sans jamais avoir cotisé,
00:22:07quand un retraité sur trois
00:22:08renonce à se soigner
00:22:09parce que les médicaments
00:22:09sont trop chers
00:22:10et qu'on bénéficie
00:22:11de toute la palette de soins
00:22:13gratuite ?
00:22:13Est-ce que c'est normal ?
00:22:14Le seul levé que vous avez,
00:22:14c'est l'immigration.
00:22:15Non,
00:22:16je vous en ai donné beaucoup.
00:22:17Vous voyez,
00:22:17par exemple,
00:22:18l'argent public qu'on donne
00:22:19à des États étrangers,
00:22:19dont l'Algérie,
00:22:20ça nous coûte 13 milliards.
00:22:22Est-ce qu'on a besoin
00:22:23d'aller financer
00:22:23le réseau d'eau à Gaza
00:22:24ou d'aller financer
00:22:25des pistes de vélo
00:22:26à Madagascar ?
00:22:27Pardon,
00:22:28mais je pense qu'en temps
00:22:28de crise,
00:22:29tout ce qui n'est pas utile
00:22:30est inutile.
00:22:31Les subventions
00:22:32aux panneaux solaires chinois,
00:22:34quand on a besoin
00:22:35de relancer la filière nucléaire
00:22:36ou de soutenir
00:22:37nos barrages hydroélectriques
00:22:38qui subissent
00:22:39une pression terrible
00:22:40de la Commission européenne
00:22:41pour les privatiser,
00:22:42ça,
00:22:42ça nous coûte 8 milliards.
00:22:44Comment est-ce qu'on peut dire
00:22:44aux Français
00:22:45qu'on n'a pas d'argent
00:22:46pour baisser les taxes
00:22:47sur leurs produits du quotidien
00:22:48quand,
00:22:48de l'autre,
00:22:49on augmente
00:22:50de 6 milliards d'euros
00:22:51la contribution de la France
00:22:52au budget de l'Union européenne
00:22:53et je vais vous en dire un mot
00:22:53parce qu'on a le temps.
00:22:55J'étais,
00:22:55il y a quelques jours,
00:22:56au Parlement européen,
00:22:57vous savez que je suis président
00:22:58du premier groupe d'opposition
00:22:59au Parlement européen.
00:23:01On a discuté
00:23:02en session plénière
00:23:03du vote
00:23:04du nouveau budget
00:23:05de l'Union européenne
00:23:06pour les 7 prochaines années
00:23:07que la Commission européenne
00:23:08veut faire passer
00:23:09en accéléré,
00:23:10c'est-à-dire avant
00:23:11l'élection présidentielle française
00:23:12pour que nous n'ayons pas
00:23:12notre mot à dire.
00:23:14Ce budget prévoit
00:23:15une augmentation
00:23:16de 80%
00:23:17des moyens
00:23:18de l'Union européenne
00:23:19dont une hausse
00:23:20de 40%
00:23:21des dépenses
00:23:22de fonctionnement.
00:23:23Est-ce qu'on peut légitimement
00:23:24regarder les Français
00:23:25dans les yeux
00:23:25et leur dire
00:23:26qu'on va par exemple
00:23:27augmenter le budget
00:23:28jet privé
00:23:29des commissaires européens
00:23:30de 50%
00:23:31sur les 7 prochaines années
00:23:33quand on refuse
00:23:34de baisser leurs taxes
00:23:35sur l'essence ?
00:23:36Est-ce qu'on peut légitimement
00:23:37regarder les Français
00:23:38dans les yeux
00:23:39quand on leur explique
00:23:40qu'on va augmenter
00:23:40les moyens
00:23:41qui sont alloués
00:23:42à l'accueil de l'immigration
00:23:43et des migrants
00:23:44qui posent un pied
00:23:44sur le sol européen
00:23:46quand on a un retraité
00:23:47sur trois
00:23:47qui renoncent
00:23:48à se soigner
00:23:48parce que le reste
00:23:49à charge
00:23:49est trop important ?
00:23:50Donc,
00:23:52cette injustice,
00:23:54cette différence fondamentale
00:23:55entre ce à quoi
00:23:56aspirent nos compatriotes
00:23:57qui ont envie
00:23:58de pouvoir dignement
00:23:59vivre de leur travail,
00:24:00qui ont envie
00:24:01de pouvoir profiter
00:24:02de la vie,
00:24:03qui ont envie
00:24:03de pouvoir dépenser
00:24:04leur argent
00:24:04dans les loisirs
00:24:05de la vie,
00:24:05parfois d'épargner
00:24:06sans être accablés
00:24:08de normes,
00:24:08de taxes,
00:24:09d'impôts
00:24:10et d'une fiscalité
00:24:11toujours plus lourdes.
00:24:12Ces grands débats
00:24:13seront au cœur
00:24:13de l'élection présidentielle
00:24:14et le Rassemblement National
00:24:15sera toujours
00:24:16le porte-parole
00:24:17de la France
00:24:18du travail,
00:24:19le porte-parole
00:24:19de la France
00:24:20qui se lève tôt,
00:24:21qui ne se plaint pas,
00:24:22qui bien souvent
00:24:24en silence
00:24:25et avec beaucoup
00:24:26d'humilité
00:24:27se débrouille seul
00:24:28de nos artisans,
00:24:29de nos commerçants,
00:24:30de nos chefs d'entreprise,
00:24:31de nos salariés,
00:24:31de nos fonctionnaires,
00:24:32de nos soignants,
00:24:33de nos militaires,
00:24:34de nos policiers,
00:24:34de toute cette France
00:24:35qui est à l'europrès
00:24:37aujourd'hui
00:24:37et qui en a assez
00:24:38que l'État
00:24:40mette en permanence
00:24:41ses mains
00:24:42dans les poches
00:24:42de ceux qui bossent
00:24:44et de ceux qui se lèvent
00:24:44tôt pour travailler dur.
00:24:45Justement, vous parlez du travail,
00:24:46vous n'êtes pas le seul,
00:24:46il y a d'autres candidats
00:24:47effectivement,
00:24:48notamment Bruno Retailleau
00:24:49qui veut mettre
00:24:49la France au travail,
00:24:51qui veut peut-être
00:24:52casser le carcan
00:24:52des 35 heures,
00:24:53vous, vous parlez
00:24:54notamment de la retraite,
00:24:55l'âge de départ
00:24:56peut-être à 62,
00:24:58peut-être à 60 ans,
00:24:59on ne comprend pas très bien
00:24:59comment est-ce que vous voulez
00:25:00remettre la France au travail
00:25:02et paradoxalement
00:25:03que les Français
00:25:04travaillent moins longtemps.
00:25:06Alors, pardon,
00:25:07il y a plusieurs choses.
00:25:09d'abord sur Bruno Retailleau,
00:25:11moi je ne vais pas passer
00:25:12la campagne
00:25:15à critiquer les autres,
00:25:16on va essayer de passer
00:25:17du temps à dire
00:25:18ce qu'on va faire.
00:25:18Je ne vous obligez pas
00:25:19à le critiquer.
00:25:19Mais juste,
00:25:20je me permets quand même
00:25:21de glisser cette observation,
00:25:23M. Retailleau,
00:25:24il a été ministre
00:25:25d'Emmanuel Macron,
00:25:26il est donc comptable
00:25:27en partie aussi
00:25:28de la situation
00:25:29dans laquelle se trouve
00:25:30notre pays,
00:25:30on parlera peut-être
00:25:31encore tout à l'heure
00:25:32de l'immigration.
00:25:33Il n'y a jamais eu,
00:25:34il se trouve qu'il n'y a jamais eu
00:25:35autant d'immigration en France,
00:25:36on a passé les 500 000 titres
00:25:37de séjour légaux,
00:25:38qu'en 2025,
00:25:39c'est-à-dire que lorsque
00:25:42M. Retailleau était
00:25:43ministre de l'Intérieur.
00:25:46Deuxièmement,
00:25:46je vous rappelle
00:25:46que les Républicains,
00:25:47ils ont validé le budget
00:25:49de M. Lecornu,
00:25:50c'est-à-dire que les Républicains,
00:25:51ils ont validé un budget
00:25:52qui augmentait
00:25:53les prélèvements obligatoires
00:25:54de 20 milliards,
00:25:55qui allait notamment taxer
00:25:56aussi nos entreprises françaises,
00:25:57les moyennes
00:25:58et les grands groupes,
00:25:59mais également un budget
00:26:01qui aggravait
00:26:02la dépense publique
00:26:03de 30 milliards d'euros.
00:26:04Donc, c'est bien beau
00:26:05de venir dire demain
00:26:06qu'on va s'engager
00:26:07en disant qu'on va faire
00:26:08ce qu'on n'a pas fait hier,
00:26:09mais il faut aussi,
00:26:10en l'occurrence,
00:26:10rendre des comptes.
00:26:12Vous m'interrogez
00:26:12sur deux points précis
00:26:13qu'il y a à la fois
00:26:14la retraite
00:26:14et le travail.
00:26:15Est-ce qu'il faut travailler
00:26:16plus sur la retraite ?
00:26:32Et qu'il y a sans doute
00:26:33de l'insincérité
00:26:34dont sont gérés
00:26:34les comptes publics.
00:26:35Vous savez que l'État,
00:26:36pour surabonder notamment
00:26:37dans les retraites
00:26:38des fonctionnaires,
00:26:39va pomper dans les branches
00:26:41de la sécurité sociale,
00:26:42dans la famille,
00:26:44dans la santé,
00:26:44dans la dépendance,
00:26:45que tout cela se fait
00:26:46de manière cachée
00:26:46et qu'il y a donc
00:26:47de l'insincérité
00:26:48dont M. Macron
00:26:49et l'ensemble
00:26:49de ses gouvernements
00:26:50ont géré
00:26:50les comptes de l'État.
00:26:51Donc, c'est pire
00:26:51que ce qu'on nous dit ?
00:26:52Oui, je pense que
00:26:53la situation financière du pays
00:26:54et nous le découvrirons
00:26:56en ouvrant les tiroirs
00:26:57l'année prochaine.
00:26:58C'est la raison pour laquelle
00:27:07le déficit annuel,
00:27:08vous savez,
00:27:08un inspecteur des finances publiques
00:27:10s'appelle M. Beaufray
00:27:12qui est régulièrement présent
00:27:13dans les médias,
00:27:14qui a beaucoup travaillé
00:27:15sur cette question
00:27:15des retraites
00:27:16et qui estime très certainement
00:27:17à 70 milliards d'euros,
00:27:19c'est-à-dire quasiment
00:27:19la moitié du déficit public annuel,
00:27:21ce que représentent
00:27:21aujourd'hui les retraites.
00:27:23Donc, nous devons bâtir
00:27:24le modèle,
00:27:25le système de retraite,
00:27:27qui puisse nous permettre
00:27:28demain d'être plus juste
00:27:29sur le plan social
00:27:31et plus efficace
00:27:32sur le plan économique.
00:27:33Pourquoi est-ce que je dis
00:27:33plus juste sur le plan social ?
00:27:35Parce qu'aujourd'hui,
00:27:36lorsque vous êtes
00:27:36une infirmière libérale,
00:27:38par exemple,
00:27:39qui commence à travailler
00:27:40à 21 ans ou à 22 ans,
00:27:41vous devez cotiser 43 ans
00:27:43pour avoir votre retraite
00:27:44à tout plein.
00:27:45Lorsque vous avez fait
00:27:46des longues études,
00:27:48que vous avez, par exemple,
00:27:49fait des allers-retours
00:27:50à l'étranger
00:27:50pour enrichir
00:27:51votre cursus étudiant
00:27:52et que vous commencez
00:27:52à travailler à 30 ans,
00:27:54par exemple,
00:27:55vous ne devez cotiser
00:27:57que 37 ans
00:27:58pour atteindre
00:27:59votre retraite
00:27:59à tout plein.
00:28:00Or, je trouve que
00:28:00ce différentiel
00:28:01qui pénalise
00:28:02ceux qui ont commencé
00:28:03à travailler tôt
00:28:04et donc qui ont des métiers
00:28:05difficiles
00:28:06et qui est peut-être
00:28:07plus souple
00:28:07avec ceux qui ont commencé
00:28:08à travailler plus tard
00:28:09m'apparaître profondément injustes
00:28:11et n'est pas viable
00:28:12sur le plan social.
00:28:13On garde un âge
00:28:14de départ fixe
00:28:16à 60, 62 ans,
00:28:17Jordan Bardella ?
00:28:18Ça fera partie
00:28:19des discussions
00:28:20que nous aurons
00:28:21dans le cadre
00:28:21de la campagne présidentielle
00:28:23et dans le cadre
00:28:23du projet.
00:28:24C'est-à-dire que
00:28:25je ne peux pas m'engager
00:28:26sur une situation
00:28:27financière
00:28:28et économique
00:28:30alors que,
00:28:31d'abord,
00:28:31le programme est en train
00:28:31d'être fait,
00:28:32donc nous sommes en train
00:28:33d'y travailler
00:28:33pour apporter
00:28:34les meilleures réponses,
00:28:35les réponses
00:28:35qui soient les plus justes
00:28:36pour permettre
00:28:36à la France
00:28:37qui n'a pas cet avantage
00:28:39que nous avons
00:28:40de pouvoir travailler
00:28:41dans des bureaux
00:28:42qui sont climatisés
00:28:44pendant l'été,
00:28:45qui sont chauffés en effet,
00:28:45qui sont des métiers de force,
00:28:46qui font des métiers difficiles.
00:28:47Cette France-là,
00:28:48elle doit pouvoir partir
00:28:49beaucoup plus tôt
00:28:50à la retraite.
00:28:50Et ceux qui ont commencé
00:28:52à travailler plus tard
00:28:52doivent être mieux responsabilisés
00:28:54et c'est pour ça
00:28:55que nous avions présenté
00:28:56une réforme progressive
00:28:57lors de la dernière
00:28:58élection présidentielle.
00:28:59Il y a ce sujet
00:29:01de l'âge de départ
00:29:02ou de la durée de cotisation
00:29:03qui sera tranchée
00:29:03lors de l'élection présidentielle
00:29:05et il y a pour moi
00:29:06un deuxième sujet
00:29:06pour à la rentrée
00:29:07un programme dessus
00:29:08à la rentrée.
00:29:09Comme tous les candidats,
00:29:11comme tous les partis.
00:29:12Est-ce qu'il pourrait y avoir
00:29:13pas d'âge de départ ?
00:29:14Est-ce qu'il pourrait y avoir
00:29:15que les annuités ?
00:29:15Parce que c'est aussi le cas
00:29:17dans certains pays.
00:29:17Oui, mais vous savez
00:29:18que le système français
00:29:19résulte de tout matière
00:29:20de ces deux critères.
00:29:21Donc l'âge de départ,
00:29:23vous voulez changer
00:29:23beaucoup de choses ?
00:29:24L'âge de départ légal
00:29:25en soi n'a pas
00:29:27grande signification
00:29:28puisque la durée
00:29:28de cotisation
00:29:29prime très largement.
00:29:31Mais ce que je note,
00:29:32c'est que dans un système
00:29:35où ceux qui travaillent
00:29:37pèlent à la retraite
00:29:37de ceux qui ne travaillent pas,
00:29:39il y avait une quarantaine
00:29:41d'années,
00:29:41il y avait une quarantaine
00:29:42d'années,
00:29:44quatre cotisants,
00:29:45quatre actifs
00:29:45pour un retraité.
00:29:46On est aujourd'hui
00:29:47à 1,7 actifs
00:29:49pour un retraité.
00:29:50Donc le sujet,
00:29:51c'est le travail.
00:29:53Et le sujet pour moi,
00:29:54ce n'est pas que les Français
00:29:54ne travaillent pas assez.
00:29:56Les Français,
00:29:56ils aimeraient travailler
00:29:57plus en l'occurrence
00:29:58pour gagner encore plus
00:30:00dans un certain nombre
00:30:01de filières
00:30:01et d'autres qui se contentent
00:30:02aujourd'hui du temps
00:30:03de travail légal.
00:30:04Moi, ce que je pense,
00:30:05c'est qu'il n'y a pas assez
00:30:06de gens qui en quantité
00:30:07travaillent
00:30:08et qu'il y a dans notre pays
00:30:10une partie des Français,
00:30:12une partie du pays
00:30:13qui travaille dur
00:30:13et qui porte sur ses épaules
00:30:15les efforts de tout le monde
00:30:16et la solidarité nationale
00:30:18qu'ils financent
00:30:18pour tout le monde.
00:30:19Donc je pense que les jeunes...
00:30:20Est-ce qu'il y a des assistés ?
00:30:21Est-ce qu'il y a des assistés
00:30:22dans les pays ?
00:30:22Je vais vous répondre.
00:30:23Je pense que les jeunes
00:30:24rentrent trop tard
00:30:25sur le marché du travail.
00:30:26D'abord,
00:30:26le premier emploi significatif
00:30:28en France,
00:30:29c'est autour de 27 ans.
00:30:31C'est bien significatif
00:30:32au sens statistique
00:30:33au sens de l'INSEE.
00:30:34C'est 23 ans en Allemagne.
00:30:36Et donc,
00:30:36ces quatre années
00:30:37de travail,
00:30:39de création de valeur,
00:30:40d'initiative,
00:30:41de cotisation
00:30:41dans le système de retraite
00:30:42qui sont perdues.
00:30:43Et pourquoi ?
00:30:43Parce qu'on a considéré
00:30:45à tort,
00:30:46me semble-t-il,
00:30:46que toute une classe d'âge,
00:30:48que toute une classe
00:30:49de jeunes Françaises
00:30:50et de jeunes Français
00:30:51devait faire des études longues
00:30:53et devait aller
00:30:53à l'université.
00:30:54On a sous-estimé
00:30:56la richesse inestimable
00:30:58pour la société,
00:30:59pour l'économie française,
00:31:01des métiers manuels,
00:31:02des métiers professionnalisants,
00:31:04de tous ces métiers
00:31:05de la main
00:31:06qui permettent aussi
00:31:07à nos industries
00:31:08d'avoir une main-d'œuvre qualifiée.
00:31:09Et quand on compare,
00:31:10par exemple,
00:31:11la France à la Suisse
00:31:13ou à l'Allemagne,
00:31:14eh bien,
00:31:14on gagnerait à s'inspirer,
00:31:16j'en parle d'ailleurs
00:31:16dans le livre
00:31:17que vous avez
00:31:17« Les gentillesses de Cister »,
00:31:18d'un collège modulaire,
00:31:20c'est-à-dire de pouvoir,
00:31:21dès le collège,
00:31:21mieux orienter,
00:31:23mieux flécher les jeunes
00:31:23qui n'ont pas l'appétence
00:31:24pour des études longues
00:31:26ou pour ce qu'on appelle
00:31:27un peu vulgairement
00:31:28et un peu à tort
00:31:29et je m'en excuse,
00:31:30les sciences molles,
00:31:30pour aller aussi
00:31:31vers des métiers,
00:31:33des plombiers,
00:31:35électriciens,
00:31:36ingénieurs.
00:31:36On a besoin
00:31:37de toutes ces tâches
00:31:38et de tous ces métiers
00:31:39de la main
00:31:40que la Suisse
00:31:41et que l'Allemagne
00:31:41ont su garder.
00:31:42Donc,
00:31:42je pense que dès l'éducation,
00:31:43dès l'école,
00:31:44on a, je pense,
00:31:50intérêt...
00:31:50très lucide
00:31:51et très pragmatique
00:31:52à s'inspirer
00:31:52de ce qu'il fait
00:31:53dans les autres pays
00:31:53parce qu'on a besoin
00:31:54d'une industrie.
00:31:55Moi, je ne crois pas
00:31:55à un pays sans usines,
00:31:56je ne crois pas
00:31:57à un pays sans entreprises
00:31:59et donc,
00:31:59on a besoin
00:32:01de mieux orienter
00:32:02les jeunes générations
00:32:04et je pense
00:32:04qu'en faisant rentrer
00:32:06les...
00:32:06Je pense,
00:32:07d'ailleurs,
00:32:07c'est une certitude,
00:32:08en faisant rentrer
00:32:08les jeunes plutôt
00:32:09sur le marché du travail,
00:32:12on contribuera aussi
00:32:13à rétablir
00:32:13le déséquilibre majeur
00:32:14qui subsiste aujourd'hui
00:32:16dans le système de retraite.
00:32:17C'est ça qu'on ne peut pas
00:32:17les forcer à choisir
00:32:18des filières
00:32:18qu'ils ne veulent pas choisir.
00:32:20Absolument.
00:32:2021h30,
00:32:21on est en direct
00:32:21sur CNews
00:32:22et sur Europe 1,
00:32:22on est avec Jordan Bardella.
00:32:23On n'avait pas répondu
00:32:24à ma question,
00:32:25est-ce qu'il y a des assistés
00:32:25dans notre pays ?
00:32:26Est-ce qu'il faut mettre fin
00:32:27à la logique d'assistanat ?
00:32:30Je me garde
00:32:31de tout jugement moral,
00:32:33enfin, je veux dire,
00:32:33ça fait 50 ans...
00:32:34Vous l'avez évoqué
00:32:35lors du discours
00:32:36du Premier maire.
00:32:36Oui, mais ça fait 50 ans
00:32:37que dans toutes les émissions,
00:32:39on demande aux politiques
00:32:39est-ce qu'il y a de l'assistanat
00:32:47pour votre électorat ?
00:32:48Non, je pense qu'il y a
00:32:49un écart trop important
00:32:51entre celui qui ne travaille pas
00:32:52et qui bénéficie
00:32:53de l'assistance sociale,
00:32:54qui ne travaille pas
00:32:55pour tout un tas de raisons,
00:32:56et bien souvent
00:32:57pour des raisons
00:32:57liées à des accidents
00:32:58de la vie,
00:32:59qui ne travaille pas
00:32:59et qui bénéficient
00:33:00de la protection sociale,
00:33:01et celui qui travaille
00:33:02et qui a un bas salaire.
00:33:04Et moi, j'entends
00:33:04toute la journée sur le terrain,
00:33:05j'entends autour de moi
00:33:07ma mère,
00:33:08des gens avec qui j'ai grandi,
00:33:09des amis,
00:33:10des gens autour de moi,
00:33:11me dire
00:33:12on fait énormément d'heures,
00:33:13on fait des métiers difficiles
00:33:15pour un petit salaire
00:33:16et d'autres ne travaillent pas
00:33:17et bénéficient peu ou prou
00:33:19ou pas très loin
00:33:20de la générosité
00:33:22du modèle social français
00:33:23que nous finançons.
00:33:24Je veux dire,
00:33:24ce qu'on appelle vulgairement
00:33:26l'assistanat,
00:33:27mais en l'occurrence
00:33:28ce faible différentiel
00:33:30et je le dirais ainsi
00:33:30entre celui qui ne travaille pas
00:33:32et qui a l'assistance sociale
00:33:33et celui qui travaille
00:33:33et qui a un bas salaire,
00:33:35il n'est pas suffisant.
00:33:35Et donc je pense
00:33:36qu'il faut accroître cet écart.
00:33:38Justement, sur ce sujet,
00:33:39une question d'Antoine
00:33:40pour vous.
00:33:43Bonjour M. Bardella,
00:33:44je m'appelle Antoine
00:33:45et j'ai 60 ans
00:33:46et j'ai une question
00:33:48à vous poser.
00:33:50Est-ce que vous êtes
00:33:51pro-business,
00:33:53pro-entreprise
00:33:55ou plutôt pro-impôt,
00:33:58pro-fiscalité ?
00:33:59Voilà.
00:34:00Bonsoir M. Bardella.
00:34:13pour considérer
00:34:15que l'État peut tout
00:34:16et que l'État
00:34:17à lui seul
00:34:20accentué
00:34:20par la dégradation
00:34:21de sa situation financière
00:34:22et de sa mauvaise gestion
00:34:23depuis 40 ans
00:34:24va demain
00:34:25remettre à lui seul
00:34:26le pays
00:34:27sur le chemin
00:34:28de la prospérité ?
00:34:29Je veux dire,
00:34:29la dette
00:34:30c'est notre
00:34:34héritage commun.
00:34:35Il appartient
00:34:36à l'État
00:34:36de baisser
00:34:37sa dépense publique
00:34:38et de baisser
00:34:39ses innombrables
00:34:40gaspillages
00:34:40d'argent public
00:34:41mais il appartient
00:34:42aussi
00:34:42aux entreprises françaises
00:34:44et l'État
00:34:45doit être là
00:34:45pour créer
00:34:46le cadre fiscal
00:34:47et normatif
00:34:47le plus favorable
00:34:48dans la compétition internationale
00:34:50pour remettre
00:34:51le pays
00:34:51sur le chemin
00:34:52de la croissance.
00:34:52Si on pense demain
00:34:54que la France
00:34:55redeviendra
00:34:55une grande puissance
00:34:56capable de se faire
00:34:58respecter
00:34:58sur la scène européenne
00:34:59et sur la scène internationale
00:35:00capable d'épater le monde
00:35:02par son talent
00:35:03et par son initiative
00:35:04je vous ai donné
00:35:05la dette
00:35:06c'est la baisse
00:35:07de la mauvaise dépense publique
00:35:08et je crois
00:35:08vous avoir donné
00:35:08des économies
00:35:09extrêmement concrètes
00:35:10et si demain
00:35:11nous arrivons
00:35:12à la tête du pays
00:35:13un peu avec une règle d'or
00:35:14nous remettrons le pays
00:35:16sur le chemin
00:35:16de la raison budgétaire
00:35:17parce que la France
00:35:18vit au-dessus de ses moyens
00:35:20c'est pas un plan d'austérité
00:35:21non c'est pas un plan d'austérité
00:35:23il y a des gaspillages
00:35:24considérables d'argent public
00:35:25les gens qui nous regardent
00:35:26se disent
00:35:27mais attendez
00:35:27on vit dans un pays
00:35:28où on paye toujours
00:35:29plus d'impôts
00:35:29et où la qualité
00:35:30du service public
00:35:31est toujours plus dégradée
00:35:32si le taux de fiscalité
00:35:33était celui
00:35:34qui l'est aujourd'hui
00:35:35dans notre pays
00:35:36mais que derrière
00:35:37on n'attendait pas
00:35:38des heures à l'hôpital
00:35:39on trouvait des services
00:35:40de santé
00:35:41des maisons de santé
00:35:43dans la ruralité
00:35:44on avait une sécurité
00:35:45qui était assurée
00:35:46dans l'espace public
00:35:47si on n'avait pas peur
00:35:48pour nos enfants
00:35:49et nos petits-enfants
00:35:50lorsqu'ils sortent
00:35:50dans la rue
00:35:50et qu'ils rentrent
00:35:51à des heures tardives
00:35:52si la justice
00:35:53était opérationnelle
00:35:54les français ne se poseraient
00:35:55pas toutes ces questions
00:35:56mais souvenez-vous
00:35:57c'était ça aussi
00:35:57qui était au cœur
00:35:58du mouvement des Gilets jaunes
00:35:59et qui est au cœur
00:35:59de la colère
00:36:00des millions de français
00:36:00qu'on rencontre
00:36:01chaque jour
00:36:02chaque semaine
00:36:03chaque mois
00:36:03chaque année
00:36:03les gens ne supportent plus
00:36:05l'idée même
00:36:05que l'argent public
00:36:07soit gaspillé
00:36:07et pardon je crois
00:36:08vous avoir donné
00:36:09un certain nombre
00:36:10de gaspillages d'argent public
00:36:11donc oui je crois
00:36:11dans l'entreprise française
00:36:12je crois dans la liberté
00:36:13d'entreprendre
00:36:14et moi je veux avec eux
00:36:15faire ce travail
00:36:16tout au long
00:36:16des prochains mois
00:36:17on a lancé avec Marine Le Pen
00:36:19une consultation
00:36:20de l'ensemble
00:36:20des filières économiques
00:36:21pour permettre
00:36:22je dirais
00:36:23aux entreprises françaises
00:36:24et bien
00:36:24de se réconcilier aussi
00:36:26avec l'Etat
00:36:27de recréer un lien
00:36:28de confiance avec eux
00:36:28j'ai besoin
00:36:29qu'ils nous fassent
00:36:31qu'ils nous donnent
00:36:32qu'ils nous fassent confiance
00:36:33puis qu'ils nous donnent
00:36:34l'ensemble des normes
00:36:35et des contraintes
00:36:37normatives
00:36:37de tout ce despotif
00:36:39administratif
00:36:40qui pèse aujourd'hui
00:36:41sur l'entreprise française
00:36:42et qui fait que
00:36:43un artisan
00:36:44aimerait passer plus de temps
00:36:45dans son atelier
00:36:45mais il est aujourd'hui contraint
00:36:46de faire deux jours et demi
00:36:47de paperasse
00:36:48c'est vrai pour un artisan
00:36:49c'est vrai pour un agriculteur
00:36:50et cette situation
00:36:51elle est insupportable
00:36:52donc moi je veux
00:36:52de la part des acteurs économiques
00:36:54qu'ils me donnent
00:36:54la liste des boulets normatifs
00:36:56qui sont aujourd'hui
00:36:57des freins
00:36:57dans la compétition internationale
00:36:59je vais vous dire un mot
00:37:00parce qu'au Parlement européen
00:37:01je suis très engagé
00:37:03pour l'industrie
00:37:04et notamment pour l'industrie automobile
00:37:06il y a quelques minutes
00:37:06avant le début
00:37:08de cette émission
00:37:10sur Europe 1
00:37:10vous donniez la parole
00:37:11à Luc Châtel
00:37:12qui est toujours aujourd'hui
00:37:13qui est un ancien ministre
00:37:14tout à fait respectable
00:37:16et un homme extrêmement courtois
00:37:18que j'ai eu l'occasion
00:37:19de rencontrer
00:37:20qui défend les intérêts
00:37:22de la filière automobile
00:37:24il dit
00:37:24quel est le premier frein
00:37:25aujourd'hui
00:37:26au développement
00:37:27de l'industrie automobile
00:37:28qui fait que
00:37:29dans dix ans
00:37:29on roulera tous
00:37:30avec des véhicules chinois
00:37:31et il n'y aura plus
00:37:31une seule usine automobile
00:37:32en France
00:37:33c'est le carcan normatif
00:37:34et nos entreprises françaises
00:37:36nos grandes industries françaises
00:37:38mais aussi les petites
00:37:39et les moyennes
00:37:39ne jouent pas
00:37:40avec les mêmes armes
00:37:41dans le cadre
00:37:41de la mondialisation
00:37:42donc si demain
00:37:43les français
00:37:43nous accordent
00:37:45leur confiance
00:37:45et si demain
00:37:46je suis chef du gouvernement
00:37:47je ferai en sorte
00:37:48non seulement
00:37:49d'être à leur écoute
00:37:50mais d'engager
00:37:52dès notre arrivée
00:37:53au pouvoir
00:37:53des ordonnances
00:37:54de simplification
00:37:55pour alléger
00:37:57cet impôt papier
00:37:57qui pèse aujourd'hui
00:37:58sur les entreprises françaises
00:37:59et pour remettre aussi
00:38:00l'idéologie
00:38:01de la décroissance
00:38:02qui a contaminé
00:38:03les esprits
00:38:03au Parlement européen
00:38:04parce qu'une grande partie
00:38:05des méfaits
00:38:06que subissent aujourd'hui
00:38:07l'industrie automobile
00:38:07vient du Green Deal
00:38:09du pacte vert
00:38:10qui a été soutenu
00:38:10par Madame Van der Leyen
00:38:11et par Monsieur Macron
00:38:12et qui fait qu'on a perdu
00:38:1340 000 emplois industriels
00:38:14ces 5 dernières années
00:38:15et qu'on a imposé
00:38:16de manière totalement folle
00:38:18et totalement idéologique
00:38:19la fin du thermique
00:38:20en 2035
00:38:21donc on a le sentiment
00:38:22que les gens
00:38:22qui prennent des décisions
00:38:23en France
00:38:25en fait sont là
00:38:26pour avantager
00:38:27les économies
00:38:28les autres économies
00:38:30c'est-à-dire qu'on a le sentiment
00:38:31que quand on prend
00:38:32une décision en France
00:38:33elle est bonne
00:38:34pour l'industrie chinoise
00:38:35elle est bonne
00:38:35pour l'économie américaine
00:38:37mais elle est systématiquement
00:38:38mauvaise
00:38:38et à rebours
00:38:39de ce qu'attendent
00:38:39aujourd'hui
00:38:40nos chefs d'entreprise
00:38:4021h39
00:38:40on est en direction
00:38:41CNews et sur Europe
00:38:42Jordan Bardella
00:38:43est notre invité
00:38:43on va évoquer
00:38:44les questions régaliennes
00:38:45il y a une image
00:38:46je crois qui a symbolisé
00:38:47pour les français
00:38:48le décalage
00:38:49entre ce qu'ils souhaitent
00:38:50et l'impuissance de l'état
00:38:51c'est ce qui s'est passé
00:38:52lors de cette free party
00:38:54aux environs de Bourges
00:38:55avec ces milliers de jeunes
00:38:57qui ont réussi
00:38:57à se rassembler
00:38:59malgré l'interdiction
00:39:00par la préfecture
00:39:01le ministre de l'Intérieur
00:39:02s'est rendu sur place
00:39:03est-ce que ce n'est pas
00:39:04le symbole
00:39:05du fait qu'il y a des français
00:39:08qui se font verbaliser
00:39:09en allant sur le terrain
00:39:11sur lequel se sont rendus
00:39:12ces fêtards
00:39:13et eux ont pu y passer
00:39:15trois jours
00:39:15en saccageant les lieux
00:39:16il n'y a plus d'état
00:39:17aujourd'hui
00:39:18est-ce que les gens
00:39:19qui nous regardent
00:39:20et dont certains
00:39:21et beaucoup ont vu
00:39:22ces images
00:39:22ont le sentiment
00:39:23que ce qu'ils payent
00:39:25par leurs impôts
00:39:26est à la hauteur
00:39:27de la protection
00:39:28que leur accorde
00:39:29l'état français
00:39:32si j'étais premier ministre
00:39:33je ferais du rétablissement
00:39:35de l'ordre
00:39:35et de la sécurité
00:39:37sur chaque mètre carré
00:39:39du territoire national
00:39:40mon obsession quotidienne
00:39:42mais comment
00:39:44des milliers de jeunes
00:39:45qui sont des antifas
00:39:48bien souvent
00:39:50sous l'effet
00:39:51de produits stupéfiants
00:39:53peuvent-ils
00:39:54alors que l'incident
00:39:56mais hier l'événement
00:39:58était annoncé
00:39:59depuis plusieurs jours
00:39:59tenir en respect
00:40:01l'état de la sixième
00:40:03puissance mondiale
00:40:04je veux dire
00:40:05on en est là
00:40:05donc quand je vois
00:40:06ces images
00:40:07c'est d'abord
00:40:07un sentiment
00:40:10d'injustice
00:40:11et d'incompréhension
00:40:13profonde
00:40:14à l'égard de ce que
00:40:15devient aujourd'hui
00:40:15l'état français
00:40:16qui est incapable
00:40:17de protéger la France
00:40:19et de protéger les français
00:40:20il ne représente pas
00:40:21la jeunesse française
00:40:22il représente une partie
00:40:23une petite partie
00:40:24de la jeunesse française
00:40:25mais à partir du moment
00:40:27où vous choisissez
00:40:28de défier l'état
00:40:29et bien vous devez avoir
00:40:30face à vous
00:40:31un état
00:40:32ordonné
00:40:33capable d'appliquer
00:40:34il y a eu des contraventions
00:40:35des verbalisations
00:40:37est-ce dissuasif
00:40:38tant qu'on ne musclera pas
00:40:40notre arsenal pénal
00:40:42et notre arsenal judiciaire
00:40:43et bien le laxisme
00:40:45règnera dans notre pays
00:40:45je pense que la France
00:40:47a besoin
00:40:48et c'est aussi
00:40:49le reste de mai 68
00:40:50a besoin d'une pensée
00:40:51ordonnée
00:40:51on vit dans le désordre
00:40:53depuis des décennies
00:40:54je veux dire
00:40:55l'état est
00:40:57impitoyable
00:40:57avec les honnêtes gens
00:40:58avec les gens
00:40:59qui payent leurs impôts
00:41:00avec les gens
00:41:01qui une fois
00:41:02ont oublié
00:41:02c'est pas bien
00:41:03de mettre leur ceinture
00:41:05de sécurité
00:41:05qui ont leur téléphone
00:41:07à la main
00:41:07bien sûr qu'il faut sanctionner
00:41:08et être intraitable
00:41:10avec la délinquance
00:41:10routière
00:41:11ou en tout cas
00:41:11avec des comportements
00:41:12qui parfois peuvent
00:41:13mettre en danger
00:41:14tout le monde
00:41:14donc c'est pas un bon exemple
00:41:15mais enfin
00:41:17quand on voit ça
00:41:18on se dit qu'il y a toujours
00:41:19non pas un deux poids
00:41:20deux mesures
00:41:20mais que l'état
00:41:21est toujours très fort
00:41:23avec les honnêtes gens
00:41:24et toujours extrêmement faible
00:41:25avec ceux qui veulent
00:41:26semer le désordre
00:41:27le chaos
00:41:28et le bordel
00:41:30dans le pays
00:41:31L'autre fait d'actualité
00:41:32c'est Charles Rodouel
00:41:33qui a vu son texte
00:41:34sur le logement
00:41:34de la durée de détention
00:41:35dans les CRA adoptés
00:41:36l'Assemblée nationale
00:41:37a adopté à 345 voix
00:41:38contre 177
00:41:39concrètement
00:41:40c'est une avancée
00:41:41pour vous
00:41:42j'imagine
00:41:43mais est-ce que ça va changer
00:41:44aussi quelque chose
00:41:45dans la façon
00:41:47dont ces CRA
00:41:47fonctionnent
00:41:48avec d'un côté
00:41:49la police
00:41:50aux frontières
00:41:50qui explique
00:41:51aux détenus
00:41:52ou en tout cas
00:41:53à celui qui est dans les CRA
00:41:54qu'il va devoir repartir
00:41:55et puis
00:41:56des associations
00:41:57qui sont à l'autre bout
00:41:58du couloir
00:41:59et qui vous disent
00:42:00voilà comment tu peux
00:42:00te défendre
00:42:01face à ce qu'on est
00:42:01en train de te dire
00:42:02alors d'abord
00:42:02si vous me le permettez
00:42:03monsieur Villeneau
00:42:05monsieur Rolldwell
00:42:06il fait le SAV
00:42:07du travail du Rassemblement
00:42:08national au Parlement
00:42:09européen
00:42:09puisque c'est nous
00:42:10qui dans une alliance
00:42:12il faut le dire
00:42:13que nous avons discuté
00:42:14avec les élus de droite
00:42:16et notamment les élus
00:42:17de François-Xavier Bellamy
00:42:18au Parlement européen
00:42:20permis l'avancée
00:42:22d'un nouveau règlement
00:42:23qui s'appelle
00:42:24le règlement retour
00:42:25qui va permettre
00:42:26d'inscrire
00:42:28quand ils retrouvent
00:42:29leur courage
00:42:29elle peut exister
00:42:30mais
00:42:32il nous arrive
00:42:33de travailler régulièrement
00:42:34ensemble
00:42:34main dans la main
00:42:35sur des textes
00:42:36d'intérêt
00:42:37national
00:42:38en tout cas
00:42:38européen
00:42:39mais qui concernent
00:42:39la protection
00:42:40avec les élus
00:42:41les républicains
00:42:43avec certains élus
00:42:44les républicains
00:42:44au Parlement européen
00:42:45et plus largement
00:42:46avec des élus
00:42:47conservateurs
00:42:48ou avec des élus
00:42:48de droite
00:42:49au sein du Parlement
00:42:50européen
00:42:50puisque vous savez
00:42:51que moi j'ai le troisième
00:42:51groupe
00:42:52le premier groupe
00:42:53d'opposition
00:42:53le troisième
00:42:54en nombre du Parlement
00:42:54le premier groupe
00:42:55d'opposition
00:42:55donc il nous arrive
00:42:56de devoir faire
00:42:57front commun
00:42:58contre la commission
00:42:59européenne
00:42:59mais dont madame
00:43:00Van der Leyen
00:43:00je le rappelle
00:43:00est élue
00:43:01précisément
00:43:02de la droite
00:43:02de la droite
00:43:03européenne
00:43:03donc c'est le paradoxe
00:43:03des républicains
00:43:04mais juste pour vous
00:43:05pour répondre à votre
00:43:06question
00:43:07nous avons permis
00:43:08le texte n'est pas encore
00:43:10définitivement adopté
00:43:10mais nous avons permis
00:43:12une avancée considérable
00:43:13et dans un vote conjoint
00:43:14avec la droite
00:43:14au Parlement européen
00:43:15nous avons permis
00:43:16l'entrée en vigueur
00:43:17prochaine
00:43:17de la réglementation
00:43:20en matière migratoire
00:43:20la plus dure
00:43:21que la construction européenne
00:43:22n'ait jamais connue
00:43:23et il y a notamment
00:43:23dans ces dispositions
00:43:24la possibilité
00:43:25d'allonger le délai
00:43:27de rétention
00:43:27en centre de rétention
00:43:28administratif
00:43:29d'un an renouvelable
00:43:30c'est-à-dire jusqu'à
00:43:31deux ans
00:43:31parce qu'aujourd'hui
00:43:32la loi française
00:43:34et les dispositifs
00:43:35européens qui existent
00:43:36sur l'immigration
00:43:36sont des dispositifs
00:43:37qui incitent
00:43:38à la submersion migratoire
00:43:39qui l'organisent
00:43:40et qui ont transformé
00:43:41nos états
00:43:41en hôtesse d'accueil
00:43:42pour l'immigration
00:43:43de l'ensemble
00:43:43du continent africain
00:43:45donc il y a urgence
00:43:46à reprendre le contrôle
00:43:47de nos frontières
00:43:48et à construire
00:43:49des centres
00:43:50de rétention administratif
00:43:51nous sommes évidemment
00:43:51engagés sur cette question
00:43:52et la première mesure
00:43:54que nous mettrons en oeuvre
00:43:55demain si les français
00:43:56nous accordent leur confiance
00:43:57sera l'organisation
00:43:58d'un référendum
00:43:59sur l'immigration
00:44:00qui aura valeur constitutionnelle
00:44:02et qui soumettra
00:44:02aux français
00:44:03dès notre arrivée
00:44:04au pouvoir
00:44:05ça peut être envisagé
00:44:06au premier tour
00:44:07dès le premier tour
00:44:07des élections législatives
00:44:09pour rendre le pouvoir
00:44:10au peuple
00:44:10parce que ça fait
00:44:1140 ans
00:44:12qu'on impose aux français
00:44:12une politique d'immigration
00:44:13complètement folle
00:44:14nous avons
00:44:15je le rappelais
00:44:16sous monsieur Retailleau
00:44:16passé les 500 000
00:44:19entrées légales
00:44:19sur le sol français
00:44:20sans parler des étrangers
00:44:21en situation irrégulière
00:44:22et donc il y a urgence
00:44:23à remettre de l'ordre
00:44:24pourquoi ?
00:44:25parce que l'immigration
00:44:26est aujourd'hui
00:44:26un facteur de désordre
00:44:27dans le pays
00:44:28et que notre incapacité
00:44:29à maîtriser
00:44:30nos flux migratoires
00:44:31en France
00:44:31mais aussi
00:44:32au niveau européen
00:44:33crée les conditions
00:44:35d'une submersion migratoire
00:44:36d'un choc des communautés
00:44:37sur notre sol
00:44:37et ce sentiment légitime
00:44:39que partagent beaucoup
00:44:40de français
00:44:41de ne plus reconnaître
00:44:42le pays dans lequel
00:44:42ils ont grandi
00:44:43vous savez que moi
00:44:44j'ai grandi en Seine-Saint-Denis
00:44:45et j'ai grandi
00:44:46dans des territoires
00:44:47où beaucoup de gens
00:44:48aujourd'hui
00:44:50ne reconnaissent plus
00:44:51la France qu'ils ont aimé
00:44:51la France dans laquelle
00:44:52ils ont grandi
00:44:53et ce sentiment
00:44:53il est aussi partagé
00:44:55par des français
00:44:56issus de l'immigration
00:44:58je me rappelle
00:44:59de cette anecdote
00:45:00qui doit dater
00:45:01de plus d'une dizaine
00:45:02d'années
00:45:02je distribuais des tracts
00:45:04pour mon parti
00:45:05sur le marché
00:45:06de Drancy
00:45:07et j'ai rencontré
00:45:09un franco-algérien
00:45:10qui m'a dit
00:45:10vous savez
00:45:11monsieur
00:45:12jeune homme
00:45:13parce que j'étais très jeune
00:45:14à l'époque
00:45:14il m'a dit
00:45:15vous savez jeune homme
00:45:16l'islamisme
00:45:17que j'ai fui de mon pays
00:45:18dans les années 90
00:45:19avec la terreur du GIA
00:45:21je suis en train
00:45:22de la retrouver
00:45:23dans mon pays
00:45:24dans mon quartier
00:45:25et dans ma ville
00:45:26aujourd'hui
00:45:26il vivait
00:45:28et peut-être vit-il encore
00:45:29aujourd'hui à Drancy
00:45:30on était quelques mois
00:45:31après les attentats
00:45:32entre les attentats
00:45:33de Charlie Hebdo
00:45:33et du Bataclan
00:45:34et donc ce sentiment
00:45:35très sain
00:45:36au fond
00:45:36de ne plus reconnaître
00:45:39la France
00:45:39est partagé par des millions
00:45:41de gens dans notre pays
00:45:42et donc
00:45:42le meilleur moyen
00:45:44de l'exprimer
00:45:44et pour moi
00:45:45pour nous
00:45:46le meilleur moyen
00:45:47de permettre aux français
00:45:49d'avoir la parole
00:45:49sur ce sujet
00:45:50c'est d'organiser
00:45:51un référendum
00:45:52nous le ferons
00:45:53parce que c'est nécessaire
00:45:54et parce que
00:45:56l'immigration
00:45:57n'en est qu'au début
00:45:57du commencement
00:45:58je veux dire
00:45:59on a face à nous
00:46:00je parlais d'encerclement
00:46:00tout à l'heure
00:46:02géopolitique
00:46:02mais on a face à nous
00:46:03le continent africain
00:46:04qui compte aujourd'hui
00:46:051,2 milliard d'habitants
00:46:07et qui à l'horizon 2050
00:46:09dans une vingtaine d'années
00:46:10tout juste
00:46:10va passer à 2,5 milliards
00:46:12d'habitants
00:46:13donc l'immigration
00:46:14n'en est qu'au début
00:46:14du commencement
00:46:16et je souhaite
00:46:17non pas accepter
00:46:18cette submersion prochaine
00:46:20permettre au continent africain
00:46:22de je dirais
00:46:23de conserver ses forces vives
00:46:25mais surtout protéger
00:46:26mon peuple
00:46:26mon identité
00:46:27mes valeurs de civilisation
00:46:28une question
00:46:28à laquelle vous avez
00:46:29un peu répondu
00:46:30Eliane
00:46:30à propos de
00:46:31l'efficacité
00:46:32de votre programme
00:46:33sur l'immigration
00:46:35bonjour monsieur Bardella
00:46:37pourriez-vous
00:46:37s'il vous plaît
00:46:38m'expliquer
00:46:39comment vous
00:46:40vous pourriez être
00:46:41plus performant
00:46:43que les gens
00:46:44qui sont actuellement
00:46:45au pouvoir
00:46:46et qui nous ont
00:46:47vraiment déçus
00:46:48merci beaucoup
00:46:50alors la réponse
00:46:52de Jordan Bardella
00:46:52alors un référendum
00:46:55ils vous ont déçu
00:46:56parce que pour eux
00:46:57l'immigration
00:46:58n'a jamais été un problème
00:46:59elle est un projet
00:47:02lorsque
00:47:03monsieur Mélenchon
00:47:04et peut-être
00:47:05aura-t-on l'occasion
00:47:06d'en reparler
00:47:07juste après
00:47:08invoque la nouvelle France
00:47:09l'immigration
00:47:10constitue pour lui
00:47:11un projet
00:47:11le projet
00:47:13d'un remplacement
00:47:14d'électeurs
00:47:16un projet d'immigration
00:47:17de travail aussi
00:47:18Jordan Bardella
00:47:19oui enfin
00:47:19l'immigration
00:47:21de travail
00:47:22c'est 10%
00:47:23des visas
00:47:23l'immigration
00:47:25c'est 10%
00:47:26des 500 000
00:47:29des 450 000 visas
00:47:30qui étaient accordés
00:47:31jusqu'en 2025
00:47:32bon
00:47:3350 000 sur 450 000
00:47:36vous encevez
00:47:37les 50 000
00:47:37qui sont de l'immigration
00:47:38de travail
00:47:38les autres qui payent
00:47:39c'est vous
00:47:40c'est moi
00:47:41c'est les français
00:47:42qui travaillent
00:47:43c'est la solidarité nationale
00:47:44donc cette générosité là
00:47:46elle n'est plus possible
00:47:47il y a les conséquences
00:47:47sur le plan
00:47:48civilisationnel
00:47:49et sur le plan
00:47:49démographique
00:47:50mais il y a aussi
00:47:51ces conséquences
00:47:52sur le plan
00:47:53sur le plan budgétaire
00:47:54donc nous mettrons
00:47:55en oeuvre un référendum
00:47:55dans ce référendum
00:47:56il y aura la priorité nationale
00:47:57c'est-à-dire
00:47:58le fait de pouvoir
00:47:59réserver
00:48:00les allocations sociales
00:48:01et notamment
00:48:02les HLM
00:48:02aux familles
00:48:03de nationalité française
00:48:04il y aura
00:48:06l'expulsion systématique
00:48:07des délinquants
00:48:08et des criminels étrangers
00:48:09il y aura
00:48:10la suppression
00:48:11d'avoir l'accord
00:48:12du pays
00:48:12du droit du sol
00:48:13oui mais nous obtiendrons
00:48:14ces accords
00:48:14et on pourra parler
00:48:17non puisque
00:48:19notre référendum
00:48:20réaffirmera
00:48:21la primauté
00:48:21du droit français
00:48:22et il y aura
00:48:23valeur constitutionnelle
00:48:23c'est-à-dire que
00:48:24nous faisons entrer
00:48:24le droit
00:48:25des étrangers
00:48:26musclés
00:48:27renforcés
00:48:28dans la constitution
00:48:29française
00:48:29si toutefois
00:48:30les français
00:48:31décident d'adopter
00:48:31ce référendum
00:48:33dans la constitution
00:48:33donc il y a cela
00:48:35il y a le traitement
00:48:35de l'asile
00:48:36dans les ambassades
00:48:36et consulats
00:48:37des pays de départ
00:48:38parce qu'aujourd'hui
00:48:38l'asile est devenu
00:48:40je veux dire
00:48:41une pompe aspirante
00:48:42de l'immigration massive
00:48:43vous arrivez en France
00:48:44peu importe
00:48:45où vous venez
00:48:45vous êtes avec vos bagages
00:48:46vous déposez une demande
00:48:48d'asile
00:48:48que vous obteniez
00:48:49la protection consulaire
00:48:51et la protection
00:48:51de l'état français
00:48:52ou non
00:48:52vous restez
00:48:53quoi qu'il arrive
00:48:53sur le sol français
00:48:55et vous rappeliez
00:48:55de manière assez alarmante
00:48:58la faiblesse
00:48:59du nombre d'OQTF
00:48:59et puis il y a un sujet
00:49:00européen
00:49:01pardon mais quand on voit
00:49:02le premier ministre socialiste
00:49:03monsieur Sanchez
00:49:05encore une fois
00:49:06c'est la décision souveraine
00:49:07du gouvernement espagnol
00:49:09et donc soumise
00:49:10à l'approbation
00:49:10du peuple espagnol
00:49:11mais la régularisation
00:49:13de 500 000
00:49:14travailleurs clandestins
00:49:15comme madame Mélanie
00:49:16à l'époque
00:49:16non
00:49:17madame Mélanie
00:49:18n'a pas régularisé
00:49:19500 000 travailleurs clandestins
00:49:20elle a au contraire
00:49:21fait baisser en un an
00:49:22de 60% le nombre
00:49:23d'arrivées illégales
00:49:25sur le sol italien
00:49:27mais quand on régularise
00:49:28500 000
00:49:30clandestins en Espagne
00:49:31et bien aujourd'hui
00:49:32la réglementation
00:49:33en vigueur
00:49:33dans l'espace Schengen
00:49:34et la libre circulation
00:49:35permet à quelqu'un
00:49:36qui obtient un titre
00:49:37de séjour en Espagne
00:49:38de circuler
00:49:39dans l'intégralité
00:49:39de l'espace Schengen
00:49:40et donc
00:49:41de se retrouver en France
00:49:42pour moi cette situation
00:49:43elle est inacceptable
00:49:43et donc demain
00:49:45si le siège français
00:49:46au conseil bascule
00:49:47parce que la France
00:49:48et nous nous voulons cela
00:49:50avec Marine Le Pen
00:49:51retrouve ce leadership
00:49:52sur la scène européenne
00:49:53et bien nous irons chercher
00:49:54une majorité
00:49:55pour que Schengen
00:49:56redevienne un projet
00:49:57européen
00:49:58et que la libre circulation
00:50:00soit uniquement
00:50:01réservée aux citoyens
00:50:02de l'Union Européenne
00:50:03je vous donne un exemple
00:50:04et après on avant
00:50:05si vous
00:50:06décidez demain
00:50:07d'aller passer un week-end
00:50:08en Espagne
00:50:09à Madrid
00:50:09ou à Barcelone
00:50:10vous êtes de nationalité française
00:50:12vous aurez donc droit
00:50:13à cette libre circulation
00:50:14mais le fait
00:50:15de pouvoir bénéficier
00:50:16d'un titre de séjour
00:50:17en Espagne
00:50:17et bien ne vous donnera pas
00:50:19le droit à circuler
00:50:20dans tous les pays
00:50:21de l'Union Européenne
00:50:23et puis nous ferons
00:50:24pour finir de répondre
00:50:26à la question
00:50:27qui m'a été posée
00:50:27par votre téléspectatrice
00:50:30nous rétablirons
00:50:31des contrôles
00:50:31aux frontières
00:50:32tous les pays européens
00:50:33aujourd'hui
00:50:34à commencer par l'Allemagne
00:50:35à commencer par l'Autriche
00:50:37rétablissent des contrôles
00:50:38aléatoires
00:50:39mais disons des présences
00:50:40renforcées
00:50:41au point de passage
00:50:42de l'immigration clandestine
00:50:43pour protéger
00:50:44encore une fois
00:50:44d'un phénomène
00:50:46qui je le dis
00:50:47et je le redis
00:50:47et je le dirai
00:50:48pendant la campagne
00:50:49présidentielle et législative
00:50:50on est qu'au début
00:50:51du commencement
00:50:51donc les français
00:50:52doivent bien avoir en tête
00:50:53que notre pire ennemi
00:50:55c'est le temps
00:50:55et que ce qu'il est encore possible
00:50:57ce qu'il est encore possible
00:50:58c'est un adversaire
00:51:00mais je...
00:51:01et c'est déclaré dimanche soir
00:51:02vous avez suivi
00:51:02cette déclaration
00:51:03on va en parler
00:51:04on va en parler
00:51:05parce qu'il nous reste
00:51:05peu de temps
00:51:06cher Jordan Mardella
00:51:07bon il faudra que je revienne
00:51:09mais...
00:51:09mais en tout cas
00:51:10est-ce que Jordan Mélenchon
00:51:12dit que le RN
00:51:13est son principal adversaire
00:51:14qui vous battrait
00:51:15à plate couture
00:51:15est-ce que finalement
00:51:17Jean-Luc Mélenchon
00:51:18n'est pas votre meilleur ennemi
00:51:20pour emporter la présidence
00:51:21d'abord ça lui fait
00:51:21un point commun
00:51:22avec les...
00:51:23je sais pas
00:51:24105 autres candidats
00:51:25à l'élection présidentielle
00:51:26puisque tout le monde
00:51:26est candidat
00:51:27je sais pas si vous êtes
00:51:28vous-même peut-être
00:51:29être candidat à l'élection
00:51:29tout le monde est candidat
00:51:30à l'élection présidentielle
00:51:32ça lui fait un point commun
00:51:33avec tous les candidats
00:51:34qui disent que leur adversaire
00:51:35dans cette campagne
00:51:35c'est le Rassemblement National
00:51:37donc moi mon adversaire
00:51:38dans cette campagne
00:51:40ce n'est pas tant
00:51:42M. Philippe
00:51:42que M. Mélenchon
00:51:43c'est la dette
00:51:45c'est l'insécurité
00:51:46c'est les fins de mois difficiles
00:51:49c'est le déclin
00:51:50de notre pays
00:51:51c'est le déclin éducatif
00:51:52c'est le déclin industriel
00:51:53c'est ça moi mes adversaires
00:51:54vous regardez pas
00:51:54on dit aussi
00:51:55que dans une hypothèse
00:51:56le RN pourrait
00:51:58ne pas gagner
00:51:59face à Edouard Philippe
00:52:00par exemple
00:52:00vous regardez pas
00:52:01le programme d'Edouard Philippe
00:52:02je vais vous dire
00:52:02je vais pas passer la campagne
00:52:03à commenter les sondages
00:52:04parce que
00:52:05quand les sondages vont être bons
00:52:06je vais venir sur les plateaux
00:52:08pour vous dire
00:52:08la victoire est à portée de main
00:52:10et quand les sondages seront moins bons
00:52:11je vous dirais que c'est un sondage
00:52:12parmi d'autres
00:52:12donc je ne vais pas passer
00:52:13soyons très honnête
00:52:14vous interviewez les responsables
00:52:16politiques depuis très longtemps
00:52:16je ne vais pas passer
00:52:17tout mon temps
00:52:18à commenter les sondages
00:52:19ce que je dis
00:52:19c'est que M. Mélenchon
00:52:21je crois
00:52:22il lui manque
00:52:22me semble-t-il
00:52:23une qualité essentielle
00:52:24pour être chef de l'Etat
00:52:25c'est le sang-froid
00:52:26et quand on n'est pas capable
00:52:27de garder son sang-froid
00:52:28quand on éructe en permanence
00:52:30quand on insulte tout le monde
00:52:31en permanence
00:52:32quand on criminalise
00:52:34quasiment
00:52:34celui qui ne pense pas
00:52:38avec ses propres idées
00:52:39qu'on défend le désarmement
00:52:40de la police républicaine
00:52:41qu'on insulte en permanence
00:52:44les femmes et les hommes
00:52:45qui portent l'uniforme
00:52:46quand on défend le CCIF
00:52:50c'est-à-dire le bras armé
00:52:52des frères musulmans en France
00:52:53quand on a autour de soi
00:52:54des gens de la jeune garde
00:52:55qui sont des militants antifascistes
00:52:58dits antifascistes violents
00:52:59qui tabassent
00:53:01qui lynchent
00:53:02qui tuent dans les rues de France
00:53:03alors je pense qu'on est discrédité
00:53:04pour rassembler
00:53:05une majorité française
00:53:06et pour apaiser
00:53:07le débat dans la société française
00:53:09mais il n'était pas le plus près
00:53:10à gauche
00:53:10le mieux organisé
00:53:11avec les troupes
00:53:12qui sont en ordre de marche
00:53:13comme il l'a dit
00:53:15il a son parti
00:53:16il a sa vision de la société
00:53:18que je conteste
00:53:19et contre laquelle
00:53:20je me battrai toujours
00:53:21mais Jean-Luc Mélenchon
00:53:23on peut lui reconnaître ça
00:53:24il a l'intelligence
00:53:25de savoir manier les mots
00:53:26de savoir manier le langage
00:53:28de savoir faire une campagne
00:53:29de savoir aussi réécrire
00:53:31l'histoire de France
00:53:32et sans doute
00:53:33aurons-nous l'occasion
00:53:35d'en discuter
00:53:35pendant la campagne présidentielle
00:53:37mais il a au moins
00:53:38il faut lui reconnaître
00:53:39ce talent de savoir
00:53:41faire campagne
00:53:42moi la question
00:53:42que je lui pose
00:53:43c'est
00:53:44est-il possible
00:53:45de faire une campagne
00:53:46présidentielle
00:53:46sans insulter ses opposants
00:53:47matin, midi et soir ?
00:53:51alors on va évoquer maintenant
00:53:52Marine Le Pen
00:53:53est-ce qu'il ne serait pas
00:53:54l'adversaire idéal
00:53:55pour Marine Le Pen
00:53:56au second tour de 2027
00:53:57si tant est qu'elle puisse
00:53:58se présenter ?
00:53:58Jean-Luc Mélenchon ?
00:54:01je vais vous dire
00:54:02je peux secrètement
00:54:03espérer que
00:54:04l'un de mes opposants
00:54:05se retrouve au second tour
00:54:06la réalité c'est que
00:54:09je n'ai aucune prise
00:54:10sur cela
00:54:11et donc vous dire
00:54:12aujourd'hui
00:54:13j'aimerais que ce soit un tel
00:54:14j'aimerais que ce soit un tel
00:54:14je veux dire
00:54:15ça c'est de la liberté
00:54:17de choix et de vote
00:54:19et de conscience
00:54:19du peuple français
00:54:20moi ce que je
00:54:20simplement
00:54:21et c'est peut-être cela
00:54:23que les français doivent
00:54:23retenir ce soir
00:54:24on ne fera pas la France
00:54:25de demain
00:54:26on ne bâtira pas
00:54:27la grande puissance française
00:54:28au XXIème siècle
00:54:29avec ceux qui l'ont affaibli
00:54:31avec ceux qui l'ont trahi
00:54:32avec ceux qui ont échoué
00:54:33donc
00:54:34cette élection présidentielle
00:54:35c'est un grand moment
00:54:36de clarification
00:54:37d'abord cette élection
00:54:38elle revêt un enjeu
00:54:39de civilisation énorme
00:54:40parce que
00:54:41peut-être que dans 5 ans
00:54:42il n'y aura plus
00:54:43d'industrie automobile
00:54:44en France
00:54:45peut-être que dans 5 ans
00:54:46il n'y aura plus
00:54:47d'agriculteurs en France
00:54:48parce qu'ils auront été
00:54:49écrasés par les charges
00:54:50les normes
00:54:50et par la concurrence
00:54:51internationale déloyale
00:54:52peut-être que dans 5 ans
00:54:54nous ne serons pas
00:54:55à commenter
00:54:55des faits d'insécurité
00:54:57très graves
00:54:58qui alimentent
00:54:59les médias chaque jour
00:55:00mais nous dénoncerons
00:55:01les cartels
00:55:02qui comme au Mexique
00:55:04en ce moment même
00:55:05sont en train de mettre
00:55:06le pays à feu et à sang
00:55:07parce que l'État
00:55:08a décidé de s'attaquer
00:55:09au trafic de drogue
00:55:10donc notre pays
00:55:12est à un point de bascule
00:55:13et je veux dire
00:55:13au peuple français
00:55:14la France a tous les atouts
00:55:16pour réussir
00:55:16elle a tous les atouts
00:55:17pour renaître
00:55:18elle a un peuple fabuleux
00:55:19elle a des entreprises
00:55:20fabuleuses
00:55:21elle a des salariés
00:55:22qui avec courage
00:55:22se lèvent
00:55:22travaillent dur le matin
00:55:23nous avons
00:55:24je veux dire
00:55:25un savoir-faire
00:55:26une histoire
00:55:26une identité
00:55:27une culture
00:55:27sans commune mesure
00:55:28au monde
00:55:29mais saisissez-vous
00:55:30de cette opportunité
00:55:31la France sera
00:55:32ce que vous en sera
00:55:33donc notre responsabilité
00:55:35c'est de nous préparer
00:55:36c'est d'être prêt
00:55:37c'est de proposer au pays
00:55:38un chemin différent
00:55:39c'est d'avoir le courage
00:55:40ensuite
00:55:40de mettre en oeuvre
00:55:42ce sur quoi nous aurons
00:55:43été élus
00:55:44de le faire
00:55:44avec notre conviction
00:55:45avec notre détermination
00:55:46et en tout cas
00:55:47je veux dire aux français
00:55:47que nous serons prêts
00:55:48vous parlez de culture
00:55:50de patrimoine français
00:55:51ça passe également
00:55:52par l'audioselle publique
00:55:53et 77% des français
00:55:55veulent une réforme
00:55:56de l'audioselle publique
00:55:57alors ça peut se prendre
00:55:58de différentes manières
00:55:59vous avez un rapport
00:56:00qui vient d'être publié
00:56:02aujourd'hui
00:56:02par Charles Aloncle
00:56:03et puis vous avez aussi
00:56:05dans ce rapport
00:56:06l'idée que
00:56:08nulle part il est écrit
00:56:09qu'il y a une privatisation
00:56:11du service public
00:56:13vous vous souhaitez
00:56:14une privatisation
00:56:15pourquoi
00:56:15qu'est-ce que ça changerait
00:56:16par rapport à juste
00:56:17les recommandations
00:56:18de Charles Aloncle
00:56:20d'abord je veux rendre
00:56:20vous me le permettez
00:56:22je suis aussi dans mon rôle
00:56:23de chef de parti
00:56:24vous savez que l'UDR
00:56:25le parti d'Éric Ciotti
00:56:27dans lequel
00:56:28s'est beaucoup impliqué
00:56:29Charles Aloncle
00:56:30ces derniers mois
00:56:30au travers de son travail
00:56:31il n'a fait que son travail
00:56:32de parlementaire
00:56:33et il l'a fait
00:56:33avec beaucoup de talent
00:56:35est un travail
00:56:37et une oeuvre
00:56:38extrêmement pertinente
00:56:39pour le débat public
00:56:40donc je veux rendre hommage
00:56:41au travail
00:56:42qu'il a conduit
00:56:42avec aussi l'ensemble
00:56:43des membres
00:56:44de cette commission
00:56:44parce qu'il contribue
00:56:46à un grand moment
00:56:47de transparence démocratique
00:56:49il y a eu à plusieurs reprises
00:56:51des rapports
00:56:51et notamment le dernier en date
00:56:52de la cour des comptes
00:56:53sur le service public
00:56:54qui pointait
00:56:54une logique de déraison budgétaire
00:56:56avec des frais de bouche
00:56:57complètement hallucinants
00:56:59avec des dérives
00:57:00dans la gestion du personnel
00:57:01et tout cela est évidemment
00:57:02au frais de la princesse
00:57:04et au frais des contribuables
00:57:05qui nous regardent ce soir
00:57:07la question qu'on doit se poser
00:57:09le rapport à l'oncle
00:57:11propose un certain nombre
00:57:12de réformes
00:57:15de recommandations
00:57:16que nous étudierons
00:57:17dans le cadre du projet
00:57:17que nous allons présenter
00:57:18avec Marine Le Pen
00:57:19et Éric Ciotti
00:57:20dans le cadre de la campagne présidentielle
00:57:21Mais vous êtes pour la privatisation
00:57:22Moi je suis favorable
00:57:22à la privatisation
00:57:23de l'audiovisuel public
00:57:24Comment on peut garder
00:57:25la qualité ?
00:57:26Parce que le service public
00:57:27est dans une dérive financière
00:57:30dans une dérive
00:57:30de gestion interne
00:57:31pointée là encore
00:57:32par des rapports
00:57:33de la cour des comptes
00:57:33et dans un militantisme politique
00:57:35qui consiste à exhumer
00:57:36tout ce que la gauche caviar
00:57:38compte de plus sectaire
00:57:39Je vous rappelle
00:57:39que sur le service public
00:57:41j'ai été comme président
00:57:42du premier parti de France
00:57:43comparé à Hitler
00:57:44et que monsieur Ciotti
00:57:46mon ami Éric Ciotti
00:57:47a été comparé à Benito Mussolini
00:57:48il y a quelques semaines
00:57:49lors des élections municipales
00:57:50Tout cela avec l'impôt des français
00:57:51c'est inacceptable
00:57:52Donc
00:57:54est-ce qu'il y a encore un sens
00:57:55à ce qu'un grand pays
00:57:56comme le nôtre
00:57:57à ce qu'une grande démocratie
00:57:59comme la France
00:58:00en 2026 et en 2027
00:58:02soit propriétaire
00:58:03de ces chaînes de télé
00:58:04de ces chaînes de radio
00:58:05d'un service public
00:58:06qui est aujourd'hui
00:58:07aux yeux de millions de français
00:58:08totalement pléthorique
00:58:09et bien je crois que non
00:58:10Et donc demain
00:58:11nous souhaitons
00:58:12c'est vrai
00:58:13mener ce combat nécessaire
00:58:15de privatisation
00:58:16de l'audiovisuel
00:58:17public
00:58:18nous allons naturellement
00:58:19étudier les recommandations
00:58:21qui sont faites
00:58:21par ce rapport parlementaire
00:58:23et par ce rapport
00:58:24de monsieur Allon
00:58:24qui est injustement attaqué
00:58:26d'ailleurs
00:58:26depuis quelques jours
00:58:27parce qu'il a mis
00:58:27je dirais le bouton
00:58:29et en tout cas la loupe
00:58:30là où ça faisait mal
00:58:31et donc voilà
00:58:32cette œuvre démocratique
00:58:33était nécessaire
00:58:33Est-ce que vous ne connaissez pas
00:58:33une concurrence
00:58:35on a vu qu'il y avait
00:58:36plus de jeux
00:58:37dans les chaînes
00:58:37du service public
00:58:38sur TF1
00:58:39qui est la principale
00:58:40concurrente
00:58:40si vous faites une chaîne
00:58:42privatisée
00:58:43il va y avoir forcément
00:58:44un jeu de concurrence
00:58:45et donc
00:58:46est-ce que
00:58:47est-ce que vous ne souhaitez pas
00:58:49Jordan Bardella
00:58:49quelque chose
00:58:50qui est hors concurrence
00:58:51avec des programmes
00:58:53éducatifs
00:58:53des programmes culturels
00:58:55qui est en fait
00:58:55D'abord
00:58:56pardon
00:58:57monsieur De Villeneuve
00:58:57pardon
00:58:59monsieur Mélenchon
00:59:00n'est pas président
00:59:00de la République
00:59:02je serais sans doute
00:59:02au goulag
00:59:03si c'était le cas
00:59:03mais il n'est pas
00:59:04président de la République
00:59:05et donc la concurrence
00:59:06en économie
00:59:07c'est libre
00:59:08c'est sain
00:59:09et ça permet je crois
00:59:10à chacun d'être meilleur aussi
00:59:11donc
00:59:13nous serons extrêmement prudents
00:59:15et nous l'avons dit
00:59:16c'est uniquement avec monsieur Mélenchon
00:59:17non mais
00:59:17nous l'avons dit
00:59:18non vous me dites
00:59:19est-ce que la concurrence
00:59:20c'est pas un sujet
00:59:20dans l'économie française
00:59:21en tout cas dans l'audiovisuel
00:59:22je vous réponds
00:59:23que dans une économie de marché
00:59:24je crois à ce principe
00:59:25la concurrence est parfaitement sain
00:59:26et ça permet à chacun
00:59:27aussi de s'améliorer
00:59:28donc nous allons observer
00:59:29nous allons étudier
00:59:31nous allons regarder
00:59:31l'ensemble des pistes
00:59:32notamment des fusions
00:59:33qui sont proposées
00:59:34sur un certain nombre de chaînes
00:59:35par Charles Alonc
00:59:36et nous prendrons une décision
00:59:39dans le cadre
00:59:39de la campagne présidentielle
00:59:40moi je souhaite la privatisation
00:59:41il peut y avoir des clauses
00:59:42qui puissent nous permettre
00:59:43de conserver
00:59:44le travail d'archive
00:59:45par exemple
00:59:46qui est fait par l'INA
00:59:47des clauses
00:59:48notamment de défense
00:59:49de l'information
00:59:51des territoires
00:59:52au travers de tout le réseau
00:59:53France Bleu
00:59:54et de vos confrères
00:59:55qui font aussi
00:59:55un travail remarquable
00:59:56parce que bien souvent
00:59:57ceux qui sont au bas de l'échelle
00:59:58ne sont pas ceux
00:59:59qui bénéficient
01:00:00des pince-fesses
01:00:01des frais de bouche
01:00:01et des nuits à 1500 euros
01:00:02lors du festival local
01:00:03une dernière question
01:00:04qui concerne votre vie privée
01:00:06nous avons une téléspectatrice
01:00:07qui vous pose une question
01:00:08elle s'appelle Evelyne
01:00:09Gendarme Bardella
01:00:17bonjour monsieur Bardella
01:00:18je voudrais vous poser une question
01:00:20je suis ravie d'aider votre romance
01:00:24avec cette jeune fille
01:00:26descendant de Bourbon
01:00:29si elle était première dame
01:00:31j'espère que vous allez continuer
01:00:33et que vous allez donner
01:00:35une belle descendance
01:00:36à la France
01:00:38voilà pour cette question
01:00:39Evelyne Gendarme Bardella
01:00:41ce n'est pas tant une question
01:00:42d'ailleurs
01:00:42qu'un point de vue personnel
01:00:45mais je redis ce que j'ai déjà dit
01:00:47je suis très heureux
01:00:48Marine Le Pen
01:00:49elle a évoqué l'étalage de la vie privée
01:00:51de Gabriel Attal
01:00:52à travers son livre
01:00:53En Hommes Libres
01:00:54elle a regretté
01:00:55cet étalage de la vie privée
01:00:56est-ce que vous ne voyez pas
01:00:57une critique
01:00:57non pas du tout
01:00:58contre vous
01:00:59non ce qui est commenté
01:01:02sur la démarche
01:01:04de Gabriel Attal
01:01:05c'est de s'inventer
01:01:06des souffrances
01:01:06parce que ça fait bien
01:01:08avant une élection présidentielle
01:01:09d'aller expliquer aux français
01:01:11qu'on a souffert
01:01:12qu'on a des cicatrices
01:01:15vous l'avez fait dans votre livre
01:01:17personne ne vous l'a dénié
01:01:18je l'ai fait
01:01:18chacun raconte son histoire
01:01:19chacun est libre
01:01:21d'acheter ou non
01:01:22le livre de Gabriel Attal
01:01:24et chacun peut le lire
01:01:26et se faire un point de vue
01:01:27ses souffrances sont sincères
01:01:28il ne faut pas s'inventer
01:01:30des souffrances
01:01:30ou des cicatrices
01:01:31je pense qu'il a été
01:01:33dans un milieu
01:01:33qui est un milieu
01:01:34plutôt privilégié
01:01:35plutôt confortable
01:01:37c'est son parcours
01:01:37la vie ne l'a pas épargné
01:01:38ça n'enlève rien
01:01:40à ses convictions
01:01:41à ses compétences
01:01:42à ses incompétences
01:01:43en tout cas à son talent
01:01:44mais je veux dire
01:01:45ce n'est pas là-dessus
01:01:45qu'il faut juger
01:01:46donc c'est là-dessus
01:01:47que se portait la remarque
01:01:48de Marine Le Pen
01:01:49je suis dans une situation
01:01:50pardon
01:01:51qui était un peu différente
01:01:53moi partout où je vais
01:01:55malheureusement
01:01:56c'est l'époque qui veut ça
01:01:57il y a souvent des gens
01:01:59qui nous prennent en photo
01:01:59des gens qui nous prennent
01:02:00en vidéo
01:02:01et en l'occurrence
01:02:01vous le comprenez ça
01:02:02c'est assez inconfortable
01:02:03je ne vais pas vous le cacher
01:02:04mais ça fait partie
01:02:06des inconvénients
01:02:07de la société d'aujourd'hui
01:02:08lorsque vous faites
01:02:09de la politique
01:02:09que vous êtes identifié
01:02:10que tout le monde
01:02:11a entre ses mains
01:02:11un téléphone portable
01:02:12avec un appareil photo
01:02:14qui s'active très facilement
01:02:14mais nous étions suivis
01:02:15avec Carolina
01:02:16depuis plusieurs semaines
01:02:17par des paparazzis
01:02:18par des photographes
01:02:19et donc à un moment donné
01:02:21nous avions décidé
01:02:21d'assumer
01:02:23ce qui relevait pour nous
01:02:24de l'évidence
01:02:25elle en est très heureuse
01:02:26j'en suis très heureux
01:02:27maintenant je demande
01:02:28à tout le monde aussi
01:02:29de la laisser tranquille
01:02:31y compris à Evelyne
01:02:32qui pose une question
01:02:33un peu plus
01:02:34j'allais dire
01:02:35oui mais vous savez
01:02:36quand on dit souvent
01:02:38quand on fait de la politique
01:02:39il faut se dévoiler
01:02:41et je devais passer
01:02:43par cette étape
01:02:44parce que de toute manière
01:02:46je n'avais pas le choix
01:02:48après est-ce qu'il y aura
01:02:49une descendance
01:02:50c'est la vie
01:02:51qui en décide
01:02:52c'est notre histoire
01:02:53notre destin personnel
01:02:56je souhaite fonder une famille
01:02:58et avoir des enfants
01:03:00lorsque le moment sera venu
01:03:02et la décision m'appartient
01:03:04et en tout cas
01:03:06nous appartient
01:03:07merci beaucoup
01:03:08merci à vous
01:03:10merci à vous
01:03:11en régie
01:03:12à David Poujo
01:03:12à tous ceux
01:03:13qui ont travaillé
01:03:13sur cette émission
01:03:14dans un instant
01:03:14c'est Mickaël Dorian
01:03:15qui vous attend sur CNews
01:03:16et Maëlle Hassani
01:03:17pour Europe 1 Nuit
01:03:18bonne soirée
01:03:18à demain matin
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