00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:11Bah oui, vous êtes bien sur Sud Radio, mais vous entendez un générique d'un jeu.
00:17Tout le monde veut prendre sa place sur France Télévisions.
00:20Pourquoi ? Parce que les jeux sont remis en question sur France Télévisions
00:26dans le rapport de Charles Aloncle qui dit qu'il faudrait en supprimer, grosso modo, les trois quarts.
00:32Est-ce qu'il faut les supprimer ?
00:34Tiens, un ancien présentateur donne son avis.
00:37Ancien présentateur de jeux sur France Télévisions comme sur TF1 aussi.
00:42Regardez, écoutez.
00:49Vous vous souvenez de cet indicatif ou pas ?
00:52Est-ce que vous vous en souvenez ?
00:54Le Juste Prix.
00:55Philippe Rizzoli, bonjour.
00:58Bonjour Patrick.
00:59Oui, Le Juste Prix, bien sûr, mon cher Philippe Rizzoli.
01:06Vous évoquez les jeux, en deux mots, il n'y avait pas que ça.
01:09Il y a Un Juste Prix, c'est Millionnaire, c'est Géopardy, c'est Star Quiz.
01:12Donc les jeux, c'est un domaine que je prétends quand même connaître un tout petit peu.
01:17Alors je vous écoute.
01:18Un tout petit peu, un tout petit peu, comme vous dites si bien modestement, Philippe Rizzoli.
01:23Parce que vous connaissez bien, effectivement.
01:24Donc oui, le rapporteur Charles Aloncle propose d'avoir moins de jeux télévisés à l'antenne de France Télévisions.
01:33Est-ce qu'il faut des jeux ?
01:34C'est que j'ai compris.
01:35Oui, parce que vous, vous avez présenté des jeux à la fois dans le privé, TF1,
01:40mais également dans le service public sur France Télévisions.
01:44Est-ce qu'il y a trop de jeux sur le service public ?
01:47Est-ce que c'est le rôle du service public d'avoir des jeux ?
01:53J'ai bien compris votre question.
01:55D'abord, je veux dire que moi, je n'ai pas encore vraiment lu complètement le rapport,
01:59mais moi, ce Charles Aloncle, je le trouve plutôt sympathique
02:02parce qu'il a le mérite de mettre un coup de pied dans la fourmilière
02:05et d'essayer de faire bouger un petit peu les choses.
02:07Donc là, de ce point de vue-là, je serai plutôt de tout cœur avec lui.
02:13Mais je pense que là, il est en train de se tromper de combat avec son histoire de jeux.
02:17Est-ce qu'il y a trop de jeux ?
02:18Ça veut dire quoi ?
02:19Que le jeu nuirait à la santé comme l'alcool, comme l'abus d'alcool pourrait être dangereux ?
02:27Je ne comprends pas, ce n'est pas une sous-catégorie, les jeux.
02:29Les jeux, c'est un véritable programme de télévision.
02:33Il y a des marques qui ont traversé les années,
02:36qui ont même traversé les siècles.
02:38On parlait du juste prix tout à l'heure.
02:39Ça a été créé dans les années 50 aux Etats-Unis
02:42et ça existe encore de nos jours.
02:44Ça a été repris par M6.
02:46Vous allez me dire que ce n'est pas le service public.
02:49Mais je ne sais pas qu'il nous explique.
02:52Ce n'est pas de nous dire qu'il y a trop de jeux.
02:53D'abord, j'ai cru comprendre qu'il y avait 8 ou 9 jeux par jour sur France Télé.
03:01Je ne vois pas où on les trouve.
03:03C'est 8 ou 9 jeux.
03:04Non, il n'y a pas 8 ou 9 jeux.
03:06Sur France 2, il y en a 4 en gros.
03:08Il n'y en a pas 9.
03:10Ensuite, si on prend ce qu'on appelle les spéciales,
03:13c'est-à-dire le samedi soir,
03:15ce sont des programmes tout à fait pertinents à mon sens.
03:19Prenez par exemple un jeu auquel j'ai participé d'ailleurs récemment,
03:22présenté par Cyril Ferrault sur France 2,
03:24qui s'appelle 100% logique.
03:26La réponse est sous vos yeux.
03:27Mais c'est un jeu absolument passionnant.
03:29Par ailleurs, il a déjà un peu tout le monde sur le dos,
03:35ce pauvre Charles Alonc.
03:37Il est un peu tout seul.
03:38Il se bat un petit peu tout seul contre tout le monde.
03:40Mais là, il risque de se mettre les téléspectateurs à dos,
03:43à aller dans les magasins de jeux.
03:44Vous allez voir le nombre de jeux qui sont vendus quotidiennement,
03:50le nombre de jeux qui sont créés.
03:52Il y a une vraie industrie du jeu.
03:56La question qu'il pose,
03:59elle a ce mérite de se dire,
04:01est-ce que c'est une mission du service public
04:03que de proposer des jeux ?
04:05J'ai compris, mais ce n'est pas la bonne question.
04:07Ce n'est pas la bonne question.
04:08La bonne question, c'est pourquoi pose-t-il cette question ?
04:13Quel est le problème avec le jeu
04:16par rapport au talk show,
04:21par rapport au documentaire ?
04:23C'est ça que j'aimerais qu'ils nous expliquent.
04:24C'est cette position-là que j'aimerais qu'ils défendent.
04:26Qu'ils nous disent, moi, j'aimerais qu'il y ait moins de jeux.
04:28Pourquoi pas ?
04:30Mais pourquoi ?
04:32Il y a une question derrière tout ça, d'ailleurs.
04:35Les jeux télé, est-ce que ça coûte de l'argent
04:37ou est-ce que ça rapporte, justement ?
04:40Les jeux télé, ça rapporte de l'argent.
04:43Les jeux télé, c'est fabriqué en ZN.
04:46Là, pour le coup, je suis solidaire de son combat.
04:49C'est-à-dire qu'il faut effectivement réduire les marges.
04:52J'ai entendu parler de 60% de marge sur certains jeux,
04:56ce qui est absolument inadmissible,
04:58surtout là, quand on s'adresse au service public,
05:01c'est-à-dire avec l'argent du contribuable.
05:03Là, effectivement, il faut se pencher sur la question.
05:06Sauf que je vous rappelle que c'est une commission.
05:08Elle n'a pas force de loi,
05:10donc ils donnent des conseils très bien.
05:12Là, elle tombe mal, en plus, cette commission,
05:15parce qu'on est dans une année préélectorale.
05:17Il se passe quoi ?
05:19Les gens en place ont encore une année.
05:21Bon, ben, ils ne vont pas bouger.
05:22Ils ne vont pas bouger une oreille.
05:23Donc, ce rapport, qu'est-ce qu'il va devenir ?
05:26Là, on en parle beaucoup, parce qu'il sort aujourd'hui.
05:29Mais qu'est-ce qu'il va devenir dans les semaines qui viennent ?
05:32Je vous le dis tout de suite, il ne va devenir rien.
05:34Il ne va rien se passer.
05:35Non, mais après, il pourra être au centre, peut-être aussi,
05:38de questions lors de la campagne des présidentielles.
05:42Et puis, par la suite, dans un an,
05:45remis sur le dessus de la table, quoi.
05:48Peut-être, non ?
05:49Oui, je...
05:50Non, mais là, je partage votre point de vue.
05:52Mais est-ce que vous ne pensez pas que les partis en course
05:55pour accéder à la présidence
05:56ont déjà leur point de vue sur la question,
05:59indépendamment de ce qui est dit dans ce rapport ?
06:03Dans lequel, pour avoir quand même parcours sur le jeu,
06:05il y a de très, très bonnes choses.
06:07Et encore une fois, je suis assez solidaire de son travail à Charles Aloncle.
06:11Je ne suis pas en train de le dénigrer.
06:12Mais je pense que là, c'est exactement, si vous voulez,
06:15comme dire, interdiction de la télé-réalité sur le service public.
06:19Mais il n'y en a pas de la télé-réalité sur le service public.
06:21Qu'est-ce qu'on va interdire ?
06:22Quelque chose qui n'est pas...
06:24Vous voyez, c'est des petits détails comme ça
06:26qui risquent finalement de nuire à l'ensemble de son travail
06:29qui est plutôt intéressant.
06:31Oui, mais bon, merci en tout cas.
06:33Philippe Rizoli, de bon matin de nous avoir donné votre avis.
06:36Puis c'était un petit clin d'œil aussi.
06:38C'est moi qui m'en remercie de m'avoir réveillé.
06:40Oui, oui.
06:41Alors que vous avez déjà réveillé des auditeurs de Sud Radio
06:43il y a quelques années, Philippe Rizoli.
06:46J'ai même commencé ma carrière sur Sud Radio.
06:48J'ai commencé puis j'y suis revenu dans les années 2010.
06:52Vous voyez, c'est une boucle la vie, évidemment.
06:55C'est une boucle.
06:56Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
07:01À propos, dans La Vérité en Face, on y reviendra tout à l'heure.
07:04Tout à l'heure d'ailleurs.
07:05L'audiovisuel public, les propositions de Charles Alonc
07:08seront-elles enterrées ou pas ?
07:10Jean-François Quilly reviendra avec Jean-Jacques Cordival
07:14qui est un ancien syndicaliste de France Télévisions
07:18qui sera avec nous tout à l'heure.
07:19Et puis le président de la commission sera l'invité exceptionnel aussi
07:22de Valérie Expert.
07:23Demain, de 10h à 11h.
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