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NewsTranscription
00:00Bonsoir Jacques, bonsoir, bonsoir, qu'est-ce qu'il y a au menu ce soir ?
00:04Justement on parle fast-food !
00:06Oui, là on ne vous propose pas de manger malheureusement, mais on vous propose quand même de très bons sujets
00:10sur lesquels vous avez été nombreux à vouloir réagir.
00:12Les fast-foods de poulet frit, c'est un fléau pour certains.
00:15La semaine dernière, l'ouverture d'une enseigne de fast-food Master Poulet a fait polémique à Saint-Ouen.
00:20Alors, un chiffre assez fou, il y a eu 186 fast-foods dont le nom indique que l'activité est
00:26centrée autour du poulet
00:27ont ouvert en 2025 contre seulement 25 dix ans auparavant en 2015.
00:33C'est assez impressionnant.
00:35Il y a un vrai boum, un vrai boum du poulet.
00:35Il y a un vrai boum.
00:36Alors, vous vous en mangez peut-être plus qu'avant, des fast-foods de poulet.
00:39Est-ce que c'est un fléau pour vous ?
00:41Vous êtes peut-être dérangé par la présence de ces restaurants de poulet frit.
00:44Dites-le nous au 08 126 300 300.
00:47Et puis Jacques, on va parler Made in France.
00:49Tiens, puisque un emblème qu'on a peut-être tous eu quand on était plus jeunes,
00:52peut-être que vous achetez à vos enfants, Sophie, la girafe, un symbole français.
00:56Tout à fait.
00:57Qui se veut Made in France et qui pourtant est fabriqué en Chine.
01:00Eh oui, suite à une enquête de 30 millions de consommateurs, c'est ça je crois ?
01:04Absolument, une enquête, c'est le métier d'investigation Mediapart
01:08qui a révélé que l'entreprise Julie, c'est les autres entreprises qui commercialisaient
01:11la Sophie Giraffe, qui ne produisent pas en France.
01:14Oui, et depuis plusieurs années.
01:15Depuis plusieurs années, je crois depuis 2013, on reviendra là-dessus.
01:18Alors, le Made in France doit-il devenir une cause ou une priorité nationale ?
01:22Vous êtes peut-être prêt ou pas d'ailleurs à payer plus cher pour du français.
01:26Pareil, dites-le-nous, dit 0800 26 300 300 pour en parler.
01:29Et ce sujet sur le tourisme, peut-être que certains d'entre vous ont dû annuler
01:33ou alors modifier leurs vacances d'avril.
01:36Peut-être certains ne vont pas partir l'été.
01:38Ou d'ailleurs, vous tenez en camping, vous tenez en hôtel
01:41et vous voyez que les réservations sont moins nombreuses qu'auparavant.
01:44Dites-le-nous, 0800 26 300.
01:46On prendra le temps d'en parler jusqu'à 20h, Jacques.
01:49C'est parti.
01:50Et tout de suite, on va accueillir Louise de Pau pour parler de ce sujet des fast-foods de poulet
01:55qui gangrènent beaucoup, beaucoup de villes.
01:57Bonsoir, Louise.
02:00Bonsoir, je ne sais pas quoi vous dire parce que, de la façon dont ça m'a été présenté,
02:07moi je ne vais jamais, jamais dans des fast-foods.
02:12Fast-foods.
02:13Fast-foods, oui.
02:15Des restaurations rapides.
02:16Alors Louise, j'ai une question pour vous puisque c'est vrai que c'est un sujet à multiples facettes
02:22et chacun reproche à ses fast-foods quelque chose de particulier ou ne reproche pas d'ailleurs.
02:28Parce qu'évidemment, il y en a beaucoup qui sont des défenseurs et il faut les comprendre.
02:31Parfois, on n'a juste pas les moyens de se nourrir autrement.
02:35Ce n'est pas toujours de la grande qualité, de la grande gastronomie, ça on le sait.
02:39Mais d'un point de vue des désagréments que ça pourrait causer, vous, vous êtes concerné par cela.
02:47Je crois que vous passez tous les jours devant des fast-foods et vous constatez qu'il y en a
02:54toujours de plus en plus qui vont s'alimenter.
02:57Il y en a toujours autant, mais je me dis que si un bon sandwich, ne serait-ce qu'une
03:06bonne tranche de jambon,
03:07avec un bon beurre et un bon pain, ça ne coûte pas plus cher.
03:12Et puis après, c'est à nous de choisir où, à terme, on va au fast-food pour avoir l
03:22'illusion d'avoir un repas pas cher.
03:25Et après, on donne notre fric aux pharmaciens.
03:28Oui.
03:29On n'est pas censé donner notre argent aux pharmaciens, puisqu'en principe, une partie des médicaments est quand même
03:34remboursée.
03:35Et puis surtout, l'alimentation peut difficilement faire sans.
03:41Non, mais si vous mangez de la merde, vous ferez de la merde.
03:46Et puis, au bout d'un moment, c'est compliqué de raconter ça en 30 secondes.
03:55Je vois ce que vous voulez dire.
03:56Vous voulez dire que c'est un cercle...
03:58Vous voulez dire que c'est un cercle vicieux.
04:09Vous voulez dire que si on ne s'alimente pas, si on s'alimente mal, on le paiera.
04:13Si ils ont du plaisir à manger, moi, je n'ai rien contre.
04:18Mais c'est que le plaisir de manger des trucs avec des sucreries et tout ça, des sucres cachés.
04:24Mais après, à terme, s'ils ont des problèmes, c'est la pharmacie, quoi.
04:30Oui, Louise, mais il y a beaucoup de jeunes qui n'ont pas beaucoup de sous.
04:33Et puis, il y a des gens qui ne sont pas forcément très jeunes, mais qui se disent aussi,
04:37quand je vais dans un de ces restaurants rapides, j'ai l'impression d'être rassasié,
04:45d'avoir bien mangé au sens où je n'ai plus faim en sortant.
04:48Est-ce que c'est quelque chose que vous entendez, ça ?
04:52Je l'entends, mais c'est très exactement mon cas.
04:54Parce que si vous vouliez habiter là où j'habite, vous comprendriez mieux, peut-être,
05:02de tout ce que je vous raconte.
05:03Vous êtes à peau, c'est ça ? Vous êtes à peau ?
05:05Voilà.
05:07Oui ?
05:08Oui.
05:08Et, comment dire, c'est compliqué, mais moi, je fais le maximum, au maximum, je fais mes courses.
05:20Bon, j'ai la chance d'habiter dans le centre-ville, mais attendez, j'habite dans un centre-ville
05:27qui coûte très cher, donc j'habite dans un endroit très, très petit, donc j'ai quand même
05:39la possibilité, parce que je le veux, d'aller me fournir chez les producteurs, ils sont à côté,
05:50mais c'est vrai que les légumes coûtent de plus en plus cher, etc., etc.
05:55Alors, on a Jean, lui, qui est en région parisienne, à Longjumeau, qui a été restaurateur
06:02pendant plusieurs années.
06:03Il va peut-être nous donner son avis également, Jean, puisque vous, vous avez vu l'arrivée
06:08de ces gros fast-foods qui auraient totalement changé votre manière de consommer ou la manière
06:16de consommer.
06:17Vous êtes un observateur, j'imagine, assez aigu de la façon dont les Français consomment.
06:23Bonsoir, Jean.
06:24Oui, bonsoir.
06:25Ben oui, donc moi je suis chef de cuisine d'abord, et restaurateur en second, et artisan.
06:30Évidemment, moi j'ai 66 ans, 67 ans, et j'ai commencé ce métier, j'avais 15 ans.
06:39La gastronomie, sauf pas la gastronomie, la façon de manger a complètement été bouleversée
06:45depuis ces diverses 10, 15 dernières années.
06:50Parce qu'évidemment, ça a été la nouveauté au départ, ça a changé le sandwich en bon
06:56beurre, qui ne l'est pas très bon d'ailleurs.
06:59Et donc on a amené, qu'est-ce que c'est la bouffe américaine, de mettre un repas
07:03chaud dans un sandwich, ce qui était l'inverse du jambon beurre.
07:07Et donc à partir de là, les Français ont appris à consommer différemment.
07:11Maintenant, c'est pas parce que c'est pas cher que c'est...
07:15Alors c'est pas cher, oui, c'est pas cher quelque part, parce que les coefficients,
07:19sur les fast-foods, quels qu'ils soient, sont considérables.
07:22Ah bon ?
07:22Bah oui, effectivement, un restaurant gastronomique a une marge de 3 à 4.
07:27Oui.
07:28D'ailleurs, on multiplie par 3 ou 4, et encore, on a juste payé tout ce qu'il y avait
07:31à
07:32payer avec ça.
07:33Tandis que ce qui est kebab, en ce moment, les poulets, les fast-foods, un steak haché dans
07:41un fast-food, son prix de revient était 0,5 centimes.
07:45Un cornet de frites dans un fast-food, sa marge était 80%.
07:48C'est pas moi qui le dis, il y a des émissions là-dessus, c'est contrôlable, c'est contrôlable.
07:53Le kebab, les marges sont de 10.
07:56La chose la plus rentable pour gagner beaucoup d'argent, c'est le kebab et crêperie.
08:00Parce que la matière première vaut pas cher, ça cale.
08:03Autant les crêperies, c'est très bien, c'est breton, c'est parfait.
08:08Mais aujourd'hui, il y a l'histoire des poulets qui arrive parce qu'on va dans la médiocrité
08:13de plus en plus, c'est-à-dire que c'est pas cher, effectivement, les gens vont manger
08:17pour pas cher.
08:18Je pense que ce qu'on a perdu en France, c'est ce que ma grand-mère et ma mère
08:23m'ont
08:23appris, c'est-à-dire à cuisiner, à se faire à manger.
08:25C'est pas à cuisiner, pas à faire du top chef, pas à faire des trucs extraordinaires.
08:29Juste tout simplement apprendre à se faire à manger des choses simples, qu'ici les gens
08:33calculaient entre ce qu'ils achètent des fois, par exemple, tout simplement une barquette
08:37de carottes râpées, vous leur mettez au prix du kilo, ça vaut très cher.
08:42Et en plus, c'est pas bon.
08:44Donc on a perdu ça et il y avait une ministre qui est plus là, à qui on avait fini
08:50par convaincre
08:52qu'ils allaient donner des cours de cuisine et des cours de façon de manger.
08:57Moi, j'ai fait la semaine des goûts pendant 20 ans avec des enfants de CN2.
09:01Jean, je vais être...
09:04Je suis obligé de vous couper parce que, bon, on a un petit rendez-vous là tout de suite,
09:09mais surtout, j'ai énormément de questions à vous poser et ça m'intéresse énormément
09:13parce que moi, je me suis toujours demandé pourquoi on réussissait pas à trouver un café,
09:19une chaîne de restaurant, une petite brasserie qui viendrait concurrencer ces masterpoulets,
09:25ces chaînes de restauration rapide.
09:27Donc j'ai plein, plein de questions à vous poser, mais on se retrouve dans quelques secondes.
09:32Et puis vous pourrez agir 08 526 300 300.
09:34Si vous voulez prendre la parole sur ces fast-foods de poulets qui envahissent de plus en plus les villes,
09:39on vous écoute, on est là jusqu'à 20h avec Jean.
09:41On poursuit la discussion avec vous.
09:4219h20, les vraies voix font parler la France.
09:45Sud Radio, voix font parler la France.
09:49Eh oui, les vraies voix, les vraies voix font parler la France.
09:52Et vous nous appelez, vous nous appelez au sujet de ces fast-foods et de cette affaire de masterpoulets
09:56qui fait beaucoup parler, parfois autour d'un poulet justement.
10:00On est avec Jean et Sandrine, François-Louis Bourneau qui est à mes côtés.
10:08François-Louis, il y a également le sujet du Made in France dont on parlera tout à l'heure
10:13parce qu'il y a également des gens qui réagissent à cette affaire de Sophie la girafe.
10:19Elle n'est pas si française que ça.
10:21Un symbole français fabriqué en Chine.
10:23C'est quand même, beaucoup sont choqués d'ailleurs si vous l'êtes
10:25et que vous avez l'habitude d'acheter ça à vos enfants, que vous en avez eu quand vous étiez
10:28plus petit.
10:290826 300 300, le Made in France, faut-il en faire une cause nationale ?
10:32C'est la question qu'on se pose ensemble jusqu'à 20h.
10:35Et vous pouvez l'appeler mais vous pouvez aussi envoyer des SMS.
10:38Bien sûr, 728, vous envoyez VV et vous pouvez nous écrire un témoignage.
10:42Et puis à je participe aussi, arrobasudradio.fr, on peut également lire vos témoignages.
10:46Alors on retrouve Jean, qui est du côté de l'Essonne, long jumeau.
10:51Vous nous disiez, Jean, juste avant la coupure, que vous étiez, vous êtes restaurateur
10:57et vous avez été restaurateur pendant plein d'années.
10:59Alors moi j'ai une question très simple, si ça marche beaucoup,
11:03pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un créneau pour une nourriture peut-être un peu plus saine,
11:09un peu moins grasse, mais qui satisferait les jeunes et cette population qui a du mal à se nourrir ?
11:18C'est un problème de coût.
11:19C'est toujours, la balance c'est entre bon et pas cher.
11:23Et ça, c'est pas possible.
11:24Donc bon, si on veut manger français, si on veut manger de saison,
11:28si on veut manger des produits de qualité, il n'y a pas à mi-sert,
11:32il y a forcément, c'est un peu plus cher.
11:34Quand vous voyez qu'un pignon dans ces nouveaux fast-foods qui font le bun en ce moment avec les
11:40poulets,
11:41ils vendent un pignon de poulet 1 euro.
11:42Mais combien vous croyez qu'ils l'ont acheté ?
11:44Mais ils l'ont acheté 1 ou 2 centimes.
11:46Ils gagnent de l'argent sur 1 euro.
11:48C'est incroyable.
11:49Mais ils viennent d'où ?
11:50D'ailleurs, ils viennent d'où ces poulets ?
11:52Ils viennent d'Ukraine ou du Brésil.
11:54Ouais, Ukraine, Brésil et une partie de l'Europe également, Pologne, me semble-t-il, non ?
12:00Ouais, il y a la Pologne, peut-être.
12:02Il y a même des poulets qui viennent d'Ukraine, qui passent par la Belgique ou la Hollande
12:07et qui se font estampiller Hollande ou Belgique parce que ça, c'est toujours le même problème.
12:12C'est que ça transite quelque part.
12:13C'est comme des champignons pendant les saisons.
12:15Vous avez des champignons qui sont estampillés brive alors qu'ils viennent d'Ukraine.
12:20Depuis Tchernobyl, il n'y a jamais eu autant de champignons.
12:24Il y en a beaucoup qui ont été refoulés, d'ailleurs, à Rungis à cause des bécrènes.
12:29La problématique, c'est ça.
12:33Malheureusement, je crains que le mal soit très profond.
12:35Il a été fait, il a été formé.
12:38Ces enseignes sont des enseignes nationales, voire internationales,
12:42qui gagnent des millions d'euros.
12:43Ils achètent et ils produisent des quantités de nourriture de mauvaise qualité.
12:49Même si vous achetez, vous avez un fast-food qui va dire,
12:53mais moi, j'achète français.
12:54Oui, mais vous achetez quoi de français ?
12:56Alors, il vaut mieux acheter un truc pas bon français pour les agriculteurs français.
13:00Merci pour eux.
13:02Mais ça reste, les cahiers des charges, c'est le fast-food qui l'a déterminé.
13:06Il faut que la frite, elle soit de telle taille, il faut qu'elle ait tel goût et que de
13:11Lyon,
13:11je vais parler de Lille à Marseille où j'ai exactement une frite.
13:15C'est une normalisation du goût qui, malheureusement, est tous blessure du sucre.
13:20Les poulaines, il y a des trucs sucrés, les sauces sont sucrées, tout est sucré.
13:25Quand on voit qu'on a taxé le Coca-Cola, c'est très bien de taxer le Coca-Cola
13:28parce que le sucre, c'est la première des drogues.
13:31Mais le problème, c'est que vous mettez du sucre dans des produits salés
13:34qui ne sont pas vus et ni estampillés.
13:37Récemment, j'ai acheté des saucisses de Toulouse dans un magasin correct.
13:41Et dedans, même le fabricant artisanal avait émis du glucose.
13:46Et donc, cette accumulation de sucre,
13:50toute cette génération va avoir des problèmes de diabète,
13:53ce qui est déjà à peu le cas, d'obésité et de cancer.
13:56Oui, mais vous touchez du doigt une vraie...
13:58C'est un vrai enjeu de société, évidemment.
14:01Et on ne s'en rend pas compte.
14:03Non seulement on ne s'en rend pas compte,
14:04mais surtout, on n'a pas du tout envie de blâmer tous ces jeunes
14:07qui font la queue devant les chaînes de fast-food
14:10et qui vous disent qu'il y a à la fois des protéines,
14:12moi, je me sens bien rempli.
14:16On est aussi dans une France où le repas à 1 euro
14:20pour un certain nombre de jeunes étudiants, il est impératif.
14:22Vous restez avec nous, Jean,
14:24parce que votre discours est super intéressant.
14:26Mais on est avec Sandrine, qui nous appelle de Saint-Médard.
14:30Bonsoir, Sandrine.
14:30Bonsoir, Sandrine.
14:33Ça vous faisait réagir également,
14:35ces nouvelles chaînes de Masterpoulet.
14:39mais peut-être pour une autre raison.
14:40Dites-nous tout, Sandrine.
14:41Voilà, parce que moi, je pense que...
14:43Donc, bonjour à tous.
14:44Bonsoir.
14:45Je pense que, voilà, ces chaînes ne sont pas idiotes.
14:50Ils ont une politique de vente qui est différente.
14:53C'est-à-dire que le poulet, toutes les cultures peuvent en manger.
14:57Toute culture peut manger du poulet.
15:00Donc, et c'est pas cher.
15:02Comme disait Jean, il a tout à fait raison.
15:04Moi, je suis avec un agriculteur.
15:06Je peux vous dire que, bon,
15:09la viande n'est pas chère,
15:10quand on la sort de suite.
15:13C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'entre-deux,
15:17il n'y a rien.
15:17Il n'y a pas du direct,
15:18un grand direct, voilà.
15:20Ce n'est pas cher.
15:21Il ne faut pas dire ça.
15:22Par contre, ce qu'il y a,
15:23c'est qu'on est en train d'éteindre,
15:25voilà, toute cette viande,
15:27tous ces agriculteurs.
15:29Et le « Made in France » n'existe plus par rapport à ça.
15:32C'est-à-dire que, comme il disait Jean,
15:34la viande, elle vient d'Ukraine,
15:35elle vient d'Europe de l'Est.
15:37Mais pourquoi,
15:38si on aidait un peu plus,
15:41si on arrêtait de dire,
15:42ah, ben les poules en batterie,
15:44les poules en batterie,
15:44oui, ben, qu'est-ce qu'on fait en Ukraine ?
15:47Il faut bien nourrir.
15:48On n'arrive plus à nourrir les Français,
15:50donc on va chercher ailleurs.
15:52Pourquoi ne pas repartir sur des bonnes bases ?
15:56Et puis, on ne peut pas leur reprocher de faire ça,
16:00puisque c'est autorisé.
16:01Mais il faudrait repartir sur des bonnes bases,
16:03et que la France nourrisse la France.
16:05C'est incompréhensible,
16:07parce qu'on est, à part le riz,
16:09si vous prenez toutes les catégories,
16:12on verra avec Jean tout à l'heure,
16:14si je dis une bêtise,
16:16mais je suis sûr de moi,
16:18en dehors du riz,
16:19on pourrait être autosuffisant
16:21dans à peu près tous les domaines.
16:22Je ne dis pas qu'on l'est actuellement,
16:24mais on devrait l'être.
16:25On devrait l'être,
16:26et on a la capacité de l'être.
16:28Le problème, c'est que...
16:29Oui, mais on ne l'est pas.
16:30On ne l'est pas, on ne l'est plus.
16:31On ne l'est plus, sans Ukraine.
16:32Parce que, voilà, mais oui,
16:34et moi, je suis partisan
16:35de faire de l'agriculture
16:37une grande cause nationale.
16:39Et je veux dire,
16:39s'il y a bien un thème
16:41où la souveraineté devrait être préservée,
16:44c'est sur le terrain de l'agriculture.
16:47C'est la terre qui nous nourrit.
16:49Enfin, je veux dire,
16:50et puis il n'y a pas de meilleur...
16:50Quand on voulait parler aux Français,
16:54c'est comme quand ma mère me disait,
16:56si tu veux un homme,
16:57il faut l'attraper par l'estomac.
16:58J'adore.
17:01À l'origine, la révolution,
17:02c'était ça.
17:03C'est le peuple à faim.
17:05On veut du pain.
17:06Aujourd'hui, voilà,
17:08on est prêt à tout laisser aller,
17:11c'est-à-dire l'essence, tout ça,
17:14mais vous enlevez la nourriture.
17:16Là, ça va être admisable.
17:18Vous restez avec nous, Sandrine.
17:19On a Kévin qui nous appelle.
17:21Il n'est pas très loin de chez vous, d'ailleurs.
17:23Il est à Bordeaux.
17:26Kévin, vous vouliez parler également...
17:29Bonsoir.
17:30Bonsoir.
17:31Bonsoir, Kévin.
17:31Vous vouliez également évoquer cette problématique.
17:37Oui, moi, je voulais aborder un aspect dont on ne parle pas,
17:41où je n'ai pas entendu parler depuis qu'on a parlé de Masterchef,
17:44de Mastercoulet, pardon.
17:47C'est les techniques d'abattage.
17:50Grosso modo, moi, personnellement,
17:52j'aime les techniques d'abattage qui étourdissent l'animal.
17:56Et de plus en plus, ces abattoirs s'orientent vers des techniques d'abattage à l'âle,
18:01sans que ça soit mentionné.
18:03Voilà.
18:03Donc, quelque part, je dirais, il y a double tromperie
18:08et une tendance à accroître sur un changement de méthode d'abattage
18:14par rapport aux méthodes d'abattage occidentales,
18:16qui respectent l'animal, qui l'étourdissent.
18:20Et ce sont des choses qui ne sont pas dites.
18:22Voilà.
18:23Parce que par rapport aux clientèles qui sont visées,
18:26et en fin de compte, il y a des labels qui sont cachés.
18:30Et donc, il y a quelque part une occultation aux clients.
18:34Vous êtes partisan de plus de transparence sur ce sujet-là ?
18:39Bien sûr.
18:40Et je voudrais que les abattoirs ne migrent pas progressivement
18:44vers des abattages à l'âle,
18:45pour simplifier et rationaliser leur chaîne.
18:47Je veux dire, je vis dans un mode occidental,
18:51je considère que les progrès ou les cultures sont à respecter
18:56au plus haut niveau, dans nos pratiques,
19:00dans les pratiques qui ont évolué vers un abattage soucieux
19:05de la douleur de l'animal.
19:08Toutes les cultures sont respectables, évidemment.
19:12Est-ce que vous réclamez, vous, avant tout ?
19:14C'est cette transparence, et ça, je peux le comprendre.
19:18Ou ce manque de transparence, en l'occurrence.
19:20Et l'abattage respectueux de l'animal.
19:26Et non pas respectueux d'une autre pratique que je n'approuve pas.
19:31On va justement poser la question, vous restez avec nous, Kevin.
19:33On va justement poser la question à Jean.
19:35Il en sait quelque chose, Jean.
19:36Il est restaurateur, il est derrière les fourneaux.
19:40Probablement, oui.
19:40Il travaille depuis plusieurs années dans des bons restaurants.
19:45Est-ce qu'il peut y avoir, est-ce que vous approuvez ce que vient de nous dire, Kevin ?
19:50C'est un autre débat.
19:53Mais c'est ce que l'a dit votre auditrice tout à l'heure.
19:56Effectivement, l'avantage du poulet, c'est un, que ce n'est pas cher.
19:59Et deuxièmement, ça répond à toutes les cultures.
20:02Donc forcément, c'est le produit en vedette aujourd'hui.
20:05Parce que, un, ça s'élève extrêmement rapidement.
20:10Alors évidemment, dans des hangars, on connaît ce genre de poulet.
20:13On est loin des poulets à la Belle-Rouge et encore moins des poulets bio.
20:16Je vois même en ce moment, il y a une chaîne américaine qui fait de la publicité,
20:21qui je trouve horrible, qui appelle ses nuggets le poulet du dimanche.
20:26Vraiment, on est tombé, on utilise nos codes, nos codes gastronomiques,
20:32nos codes culinaires, nos codes de façon de manger le dimanche.
20:35En disant, voilà, vous avez des nuggets, vous avez le poulet du dimanche.
20:39Enfin, on est à des années-lumières du poulet du dimanche.
20:41Oui, c'est une forme de vol de propriété de ce qu'est la gastronomie, quelque part.
20:46Ce que vous nous dites.
20:47Oui, bien sûr.
20:50Dans l'agroalimentaire, on utilise les codes de l'artisanat
20:53pour vendre des trucs absolument, souvent, assez mauvais.
20:56On reprend.
20:57On va reprendre.
20:58Les crèmes de la mamie, dans le fond de la cuisine, il y a longtemps que c'est industriel.
21:02On a encore plein de questions à vous poser.
21:04Jean, Kevin, Sandrine, vous êtes avec nous et vous intervenez sur cette problématique
21:08face à cette affaire des poulets.
21:13Cette affaire des poulets, ça fait sourire, mais non, parce que c'est...
21:17C'est un vrai sujet.
21:18Non, mais il s'agit de notre gastronomie.
21:20Il s'agit à la fois de la première des nécessités pour nous tous, de pouvoir s'alimenter.
21:26On le voit aussi à travers certaines réactions, ça touche aux origines.
21:32Voilà, donc tout ça, c'est un vrai sujet qui traverse aujourd'hui la France
21:36et vous êtes nombreux à nous appeler.
21:38Bien sûr, parfois même au détriment de la santé des consommateurs, c'est important.
21:41Et si ça vous fait réagir, prenez la parole.
21:440826 300 300, on se retrouve tout de suite.
21:47Sud Radio, parlons vrai.
21:49La France, c'est finalement, ce soir, on parle du made in France,
21:52qu'il s'agisse des fast-foods et du poulet frit.
21:55D'une certaine façon, c'est ce que nous disaient Jean et Kevin à l'instant,
21:59c'est que c'est aussi le made in France qui est attaqué.
22:02Parce que ces masterpoulets, notamment, il y en a d'autres,
22:06eh bien, ils se développent énormément.
22:08Vous avez sans doute suivi l'affaire de Saint-Ouen,
22:11où le maire de la ville, Karim Bouamran, a essayé de faire interdire
22:16et de faire fermer le restaurant trois jours après son lancement.
22:19Puis, il avait installé des blocs de béton devant le fast-food pour en bloquer l'accès.
22:24Bon, finalement, le restaurant a pu rouvrir.
22:27D'un autre côté, on est quand même meurtris quand on voit tous ces jeunes
22:30qui se disent, oui, mais enfin, moi, pour 5 ou 6 euros,
22:34j'ai un vrai gros plat, je me sens rassasié, j'ai des protéines.
22:38Bon, voilà.
22:40Donc, on en parle parce que tout ça, ça vous fait réagir.
22:42Et ce qui nous fait réagir aussi, c'est l'affaire de la girafe Sophie
22:47qui n'est pas si éloignée que ça, finalement, de ce dont on parle.
22:49Parce que c'est pareil, c'est le made in France, François-Louis Bourdin.
22:52Bien sûr, Jacques.
22:53Le célèbre jouet, en fait, serait principalement fabriqué en Chine
22:56et nous, en France, comme le prétend l'entreprise qui le commercialise.
23:00Alors, on vous pose la question, d'une part, pour le fast-food,
23:02qui est l'alimentaire, mais aussi pour tous les produits dérivés.
23:05Et le made in France, pour vous, est-ce que c'est une cause ou une priorité nationale ?
23:10Est-ce qu'on doit vraiment en faire un enjeu économique, un enjeu patriotique ?
23:140826 300 300 pour en parler.
23:16Vous en pensez quoi du made in France ?
23:18Est-ce qu'on est en déclin ?
23:20Oui, et Eric, il va réagir dans un instant.
23:22Mais juste auparavant, je voudrais redonner la parole à Jean et Kevin
23:25parce que, finalement, face à cette affaire de Master Poulet,
23:28c'est de ça dont on parle.
23:31C'est aussi une forme de souverainisme, Jean, notre restaurateur.
23:36Oui, bien sûr, mais bien sûr que c'est...
23:39Moi, je suis d'une génération où cette culture n'existait pas.
23:43Donc, on allait dans des restaurants.
23:45Là, aujourd'hui, par exemple, vous me posiez une question tout à l'heure,
23:48mais comment on peut faire pour contrer tout ça ?
23:50Vous avez la restauration aujourd'hui qui est très accessible,
23:54dans laquelle on va manger une cuisine très française.
23:57Il y en a qui diraient peut-être même franchouillard,
23:59mais ça me plaît bien.
24:00C'est les bouillons, tous les bouillons...
24:02Oui, c'est très bien, ça.
24:03Que les jeunes adorent, d'ailleurs, pour les mêmes raisons.
24:06Parce que ce n'est pas très cher et voilà.
24:08Il y a une convivialité aussi.
24:10Oui, mais la cuisine de tous les jours, elle n'est pas chère.
24:14Celle que vous fabriquez vous-même,
24:16celle que vous cuisinez juste de cuire des œufs durs et de charier de mayonnaise,
24:19si vous le faites vous-même,
24:20vous allez avoir un gain financier extraordinaire.
24:23Les gens ne se rendent pas compte que tous ces produits de l'agroalimentaire
24:27qui sont des produits finis, comme diraient les médecins,
24:30ultra transformés,
24:31parce qu'évidemment, pour pouvoir les transporter dans sa voiture
24:35et qu'ils montent en température, il faut mettre des produits.
24:38Donc, les gens ont perdu complètement le sens de la nourriture,
24:42le temps qu'il faut y passer,
24:43qui n'est pas beaucoup de temps par rapport au temps qu'ils passent à scroller sur les portables.
24:48Ils pourraient le passer dans leur cuisine,
24:50à faire des carottes râpées, à faire des œufs durs.
24:53À faire des choses très simples, des salées pommes de terre.
24:56Les gens achètent des choses extrêmement simples à faire,
25:00qui prennent peu de temps et qui pourraient être dix fois meilleures,
25:03sans aucun additif ni aucun conservateur.
25:05Il faut se réapproprier cette cuisine.
25:07Parce que c'est vraiment, vraiment, je suis persuadé,
25:11intimement, très très persuadé, intimement convaincu,
25:14qu'on est sur un cas de santé.
25:16Ça va être une catastrophe.
25:19Des rapports ont déjà été faits dans l'Institut Montaigne
25:22sur le coût de la santé à cause de ces nourritures ultra-transformes.
25:26Vous parlez de...
25:27Et des maladies à venir, oui, bien sûr.
25:28Des poulets qui vous sont vendus dans ces fast-foods.
25:32Ils sont bourrés de gènes.
25:34Ils sont bourrés de conservateurs.
25:36Ils ont des antibiotiques à fond.
25:38C'est un peu le problème avec l'Argentine.
25:41Ils ont un extrêmement bon bovin.
25:43Simplement, ils n'hésitent pas à expliquer quand il y a besoin
25:46pour augmenter la quantité.
25:48Donc, on est, en France, on est respectueux de l'abattage,
25:52de la vie des animaux, de la façon de les laisser tranquillement vivre
25:56pour tranquillement grossir et atteindre le but.
25:59Mais évidemment, ça coûte un peu plus cher.
26:01Il faut manger moins, surtout beaucoup moins de viande,
26:03ce qui est totalement l'opposé des fast-foods.
26:05Parce que, là, on n'est pas du tout dans les 5 fruits, 5 légumes.
26:09Il faut passer de 20% de viande et le reste en légumes.
26:15C'est ça.
26:16Il faut modifier son comportement
26:18parce que ça va être un problème financier de santé
26:21en plus d'être malade.
26:24Donc, il y a ces petits problèmes
26:28qui paraissent être légumes pour certains
26:30qui vont être d'énormes problèmes plus tard.
26:32On est bien d'accord.
26:33Alors, on est avec Eric également, qui est à Bordeaux
26:35et qui nous dit qu'il a grandi dans cette culture du « made in France ».
26:39Vous vouliez réagir également sur cette question
26:44parce que vous, vous nous dites que,
26:46c'est aussi, vous rejoignez un peu ce que dit Jean,
26:49c'est un problème d'éducation.
26:51Vous êtes là ?
26:52On vous entend, on vous écoute.
26:55Vous êtes à l'antenne ?
26:57Je vous salue à tous.
26:59Alors, c'est marrant parce qu'on a exactement la même démarche.
27:02Moi, j'ai été levé, j'ai eu la chance d'avoir dans ma famille
27:05un grand chef bordelais
27:06qui a été, entre autres, chef du président Pompidou, etc.
27:10à l'époque où ils n'avaient pas la notoriété qu'ils ont aujourd'hui.
27:13Et c'est très amusant parce que, bon,
27:15j'ai noué pas mal de liens d'amitié dans le milieu de la restauration,
27:18même si je n'en ai pas fait, moi, mon métier.
27:22Et par contre, c'est vrai que philosophiquement,
27:25je ne me force pas, j'ai été élevé
27:28avec le fait de cuisiner tous les jours du produit frais.
27:31C'est ce que vient de dire notre ami.
27:34Et je suis désolé, on peut très bien se nourrir
27:37à un prix très raisonnable, de manière très saine.
27:40Alors, bon, on a la chance, effectivement,
27:42dans le Bordelais, le Sud-Ouest, d'avoir une région magique
27:44avec une population qui n'est pas trop importante,
27:47ce qui fait qu'on arrive à trouver des produits de qualité.
27:49Moi, je pense que ce qu'il faut, c'est d'abord,
27:51à partir de l'école, réapprendre aux joueurs à cuisiner
27:53et que les familles s'y mettent.
27:55Est-ce qu'on a besoin d'aller ?
27:56Alors, je vais être honnête, cher ami, le restaurateur,
27:59j'étais, aujourd'hui, toute la journée, en train de donner un coup de main
28:02à une de vos consoeurs qui est venue s'installer au Cap-Ferré.
28:05J'habite le Cap-Ferré, en fait.
28:07Et donc, elle a passé son concours pour être mosse.
28:12Elle était en demi-finale aujourd'hui.
28:13Elle s'appelle Mélanie Serre.
28:15Et c'est très intéressant d'échanger avec des professionnels
28:17parce que, justement, on s'aperçoit qu'ils sont aussi très demandeurs
28:21de ces cuisines toutes simples, de tous les jours,
28:24qu'on nous a appris depuis qu'on est tout petits.
28:25Seulement, bon, j'ai 70 ans.
28:27Alors, effectivement, ça prend du temps.
28:31Effectivement, est-ce que l'école est prête à faire ce genre de démarche ?
28:33Est-ce que les familles sont prêtes à faire ça ?
28:35Mélanie Serre.
28:35Alors, je vous rejoins totalement, Eric et Jean, sur cette question.
28:40Il faut réapprendre aux plus jeunes, effectivement, à mieux se nourrir.
28:44Mais, en attendant, il y aura toujours une clientèle pour la nourriture très rapide
28:49parce qu'on n'a pas forcément le temps,
28:50parce que dans les villes, on est pressé, etc.
28:52Et donc, je reviens à cette...
28:55Peut-être que c'est un vœu pieux, mais pas tellement
28:57puisqu'il y a des solutions avec des crêperies, avec les bouillons.
29:03Et il y a peut-être un chemin pour ces restaurations peut-être un peu plus saines.
29:09Je parle de restauration saine.
29:10Je parle juste d'aliments et de provenances qui proviendraient de circuits courts.
29:17Rêvons un peu.
29:19Et qui pourraient alimenter une restauration rapide.
29:24Et là, il y a peut-être...
29:25Tout commence par le produit.
29:26Oui.
29:27Tout commence par le produit.
29:29Donc, ce que disait la jeune femme auparavant,
29:33c'est revaloriser les vraies filières, des gens qui sont des vrais producteurs.
29:37Que les gens qui pêchent puissent vivre de leur pêche.
29:39Que les gens qui sont des agriculteurs, des vrais, qui font de la vraie culture,
29:43puissent se nourrir également avec leur travail.
29:46Et le problème, il est là en France.
29:48C'est le chien qui se manda en permanence.
29:50Oui.
29:51Alors, il y a d'ailleurs, j'ai entendu dans la classe politique,
29:53un certain nombre de gens qui disent
29:54« Mais pourquoi pas taxer les fast-foods pour qu'ils soient moins compétitifs ? »
30:00Je suis d'accord, mais on a Fabrice qui est à Toulouse,
30:03et lui, il est de cet avis.
30:04Bonsoir, Fabrice.
30:06Fabrice, vous nous dites que les fast-foods ne sont peut-être pas si compétitifs que ça.
30:11Les prix ont tendance à augmenter, c'est ça ?
30:13Oui, oui, clairement.
30:15Pour vous faire vite fait un petit résumé,
30:18j'ai mon épouse qui est enceinte, elle avait envie d'un McDo.
30:21Je suis allé le lycée, et moi, je travaille dans le bâtiment,
30:24donc il m'arrive régulièrement d'aller manger ou au restaurant.
30:26Oui, parce que vous n'avez pas beaucoup de temps.
30:28C'est ça.
30:30Et en vrai, quand on voit les tarifs des fast-foods,
30:32il vaut mieux aller dans un restaurant.
30:33Quand on voit qu'on est à 15 euros un menu du jour,
30:36un plat du jour,
30:40pour McDo, on se ressort pour les mêmes tarifs,
30:42si on veut manger correctement.
30:44Donc déjà, ce n'est pas intéressant.
30:46Et en plus, moi, je suis de la région de Toulouse-Aide,
30:47mais j'habite très exactement en Anariège.
30:49Et quand je vois ce qu'on fait à nos agriculteurs,
30:52comment on leur casse les couilles,
30:54désolé pour le terme,
30:55et comment on les taxe,
30:56c'est qu'on oblige à vacciner des vaches,
30:57ce n'est pas nécessaire.
31:01Avec le derrière, on a du Mercosur.
31:03Les gens sont au courant,
31:04tout le monde le sait,
31:06il n'y a personne qui est dans la rue,
31:07il n'y a personne qui a des agriculteurs,
31:09les politiques sont en train de nous prendre pour des cons.
31:11L'Europe est en train...
31:13Encore une fois, je suis désolé, je suis un peu vulgaire,
31:15mais c'est un peu...
31:15Alors attention quand même, Fabrice,
31:17je suis obligé de vous reprendre là-dessus.
31:19Je ne vous ai rien dit sur la première fois,
31:21mais non, non, je ne peux pas vous laisser...
31:24Mais je vous écoute, prenez le temps.
31:25Il y a des Européens qui sont en train de nous le mettre bien profond.
31:28Non, non, non, non.
31:30Attention à votre façon de parler quand même.
31:32Désolé.
31:33Mais en gros, dans l'idée,
31:35vous comprenez que tout le monde est au courant,
31:37et vraiment ce qui se passe en Ariège avec les agriculteurs,
31:41alors que dans les cités, à Toulouse,
31:43il y a zéro CRS,
31:44il y a deux fois moins de gens qui sont déployés,
31:47foutez la paix aux gens, quoi.
31:48Là où je rejoins votre auditeur,
31:49c'est qu'il y a clairement trop de taxes.
31:51Vous voulez faire du Made in France ?
31:52Baisser les taxes, laisser faire les entreprises,
31:54parce que quand on fait quelque chose de bon,
31:56on arrive à le vendre à des Américains.
31:57Non, en tous les cas, ce qui est intéressant,
32:00c'est le récit tout à l'heure que vous faisiez
32:03de ce comparatif entre...
32:05C'est formidable qu'il y ait encore des menus à 15 euros
32:08dans des cafés, dans des brasseries.
32:10Ce n'est pas si fréquent que ça, quand même.
32:13Et il faut comprendre aussi les jeunes qui se disent
32:15« Bah ouais, mais moi, pour 6 ou 7 euros,
32:18chez Master Poulet,
32:19enfin bon, on les cite, ça fait 50 fois qu'on les cite, malheureusement,
32:22mais bon, ils ont bien profité d'ailleurs de cette affaire, apparemment. »
32:28C'est la question des marges.
32:31Et ça, c'est ce que nous disait Jean tout à l'heure.
32:33Est-ce qu'on ne peut pas, j'ai envie de dire,
32:36adopter le même principe, mais en moins gras,
32:39en un peu plus sain,
32:41et avec des provenances qui seraient moins lointaines ?
32:44C'est un vœu pieux, ça, Jean ?
32:46Non, les gens veulent du gras et du sucre.
32:49C'est ce qui excite tout le monde.
32:50Tous ces plats sont basés sur le gras et le sucre.
32:52Non, parce que le bouillon...
32:54Mais non, Jean, regardez le bouillon.
32:56Bah oui, mais le bouillon et les crêperies.
32:57Il y a des gens qui aiment ça, quand même.
33:00Je voudrais vous faire...
33:01Je pense à un truc qui me revient,
33:03mais c'est vrai que c'est quelque chose que j'ai vu évoluer dans les restaurants
33:07et qui est totalement insupportable.
33:09C'est les menus enfants.
33:11Moi, je vous le disais tout à l'heure,
33:13j'ai fait la semaine du goût pendant 20 ans
33:15avec deux classes de CM2 qui sont dans mon restaurant.
33:17Moi, j'étais du sud-ouest,
33:18donc on fait la cuisine du sud.
33:20Et aujourd'hui, dans les restaurants,
33:23même un bon restaurant de qualité,
33:25vous avez des menus enfants.
33:26Et regardez ce qu'on propose aux enfants dans un menu enfant,
33:29dans un restaurant traditionnel.
33:31Du steak haché, du ketchup, des frites et des nuggets.
33:35C'est vraiment incroyable.
33:36C'est vrai que...
33:37Vous voyez, c'est le début de l'éducation.
33:38Si vous emmenez votre enfant d'un certain âge,
33:41même qui est capable de commencer à apprécier,
33:45eh bien, il faut le laisser manger.
33:47Moi, les enfants, quand ils étaient dans mon restaurant,
33:49il n'y avait pas de menu.
33:49C'est-à-dire, on réduisait les parts,
33:51on s'adaptait.
33:52Il y avait toujours de la purée maison,
33:54des choses comme ça.
33:55Mais j'étais hors des questions de faire un steak haché.
33:58C'est pas...
33:59D'orner du ketchup.
34:00L'éducation au goût.
34:01Moi, ma grand-mère, ma mère,
34:02quand elle devait à manger,
34:03moi, je mangeais des endives cuites à l'eau
34:06parce qu'il y avait de l'amertume.
34:07et je trouvais ça marrant.
34:09Mais si vous êtes tout le temps dans le sucre,
34:12le sucre, les poulets, les fasoules,
34:14vous prenez un hamburger.
34:16Le pain, c'est du pain blanc sucré.
34:17Je sais.
34:18Il y a du sucre dans la viande.
34:20Il y a du sucre dans le ketchup.
34:21Il y a du sucre dans le cheddar.
34:23Vous n'avez que du sucre.
34:24Oui.
34:24Quand on a eu le...
34:26Rappelez-vous, après le Covid,
34:29à la réouverture des restaurants,
34:31il y avait trois heures de queue
34:32pour aller chez l'enseigne américaine.
34:35Je ne vais pas vous le citer pour ne pas vous empêcher.
34:36Non, là, ce n'était pas.
34:37Mais il y avait deux, trois heures de queue.
34:40Et vous aviez des mamans qui emmenaient leurs enfants
34:42parce qu'ils étaient accros,
34:43ils étaient en manque.
34:45Alors, ils n'étaient pas en manque de manger un cassoulet,
34:47ils étaient en manque de manger un hamburger.
34:48On va rejoindre Sandrine aussi sur ce thème
34:53parce que je suis sûr qu'elle a plein de choses à dire.
34:57Mais François-Louis Bourneau,
35:00on poursuit cette discussion ?
35:01Bien sûr, parce que nos auditeurs ont plein de choses à dire.
35:04Restez avec nous.
35:040826 300 300.
35:06On se retrouve dans un instant.
35:07Si vous voulez parler made in France,
35:08si vous voulez parler bien manger,
35:10eh bien, c'est dans un instant.
35:15La discussion est passionnante
35:17avec Sandrine, Jean, Kevin et Eric.
35:20On parle de ces fast-foods,
35:22mais on parle plus profondément
35:24de la qualité de notre nourriture
35:26et de ce qu'il faudrait faire
35:27pour essayer d'éviter d'avoir à retourner
35:32dans ces fast-foods
35:34parce que, comme nous le disait Jean
35:35juste avant la coupure,
35:37c'est le règne du sucre
35:39et on est en train d'éduquer nos enfants
35:41de mauvaise manière
35:42en leur apprenant à rajouter du sucre au sucre
35:47avec ces...
35:48On ne va pas citer les marques,
35:49mais enfin, voilà, vous savez tous,
35:51vous voyez de quoi je veux parler
35:53avec ces sauces tomates
35:57qui nous viennent des Etats-Unis
35:58et qui sont bourrées de sucre.
36:01Justement, Sandrine voulait réagir sur ce point.
36:05Oui, alors je voulais répondre à Jean
36:07par rapport...
36:09Quand on va au restaurant,
36:11moi, avec les enfants,
36:12moi, j'ai cinq enfants,
36:14donc j'ai vu pas mal de choses passer.
36:17Quand il dit, oui, c'est nuggets
36:19ou steak haché, tout ça,
36:21oui, pourquoi pas ?
36:22Moi, je dis, il faut laisser faire.
36:24Par contre, c'est au restaurateur,
36:25à ce moment-là,
36:27de faire ses nuggets
36:29et de sortir des même steaks.
36:31Mais non, quand on fait des nuggets,
36:32c'est autre chose,
36:33il faut que les gens...
36:36Ce que nous dit Jean,
36:38Sandrine, ce que nous dit Jean,
36:39c'est qu'il ne faut pas faire de nuggets,
36:40justement,
36:40c'est qu'il faut faire autre chose.
36:41Mais pourquoi pas ?
36:42C'est bon.
36:43Vous prenez des cornflakes,
36:46c'est clair.
36:46Ce n'est pas français,
36:47c'est sucré.
36:48Oui, mais il y a de l'avoine.
36:49À ce moment-là,
36:50on fait avec l'avoine.
36:51Vous faites un lunet de poulet
36:52avec de l'avoine,
36:53pourquoi pas ?
36:55Jean ?
36:56Dans les cornflakes,
36:57il y a du cagnum,
36:58ce n'est pas bon du tout.
36:59Non, mais madame,
37:00je vous comprends,
37:01c'est sûr.
37:02Le problème,
37:03c'est que les parents,
37:03quand ils emmènent des enfants
37:04au restaurant,
37:05ils ont envie qu'ils mangent,
37:06ils n'ont pas envie
37:06qu'ils laissent tomber.
37:07Mais c'est parce que
37:09personne ne les a éduqués.
37:11Personne ne leur a imposé
37:12un petit peu de temps en temps,
37:13leur a imposé quelque chose.
37:14Si vous faites...
37:15Vous pouvez faire une salade de betteraves,
37:17vous pouvez manger des betteraves
37:18extraordinaires,
37:19elles n'étaient pas obligées
37:19de faire des betteraves
37:20de la cantine
37:21qui ne sont pas bonnes.
37:22Globalement,
37:22souvent,
37:23elles sont achetées tout de fait.
37:24Mais on ne va pas faire
37:25des nuggets.
37:26Non, il faut leur faire mâcher.
37:27On a des dents,
37:28c'est fait pour manger.
37:29Donc, on peut leur faire du poulet,
37:31on peut leur faire un plan de poulet,
37:32on peut leur faire plein de choses.
37:33Mais si on va au restaurant,
37:34c'est pour manger autre chose.
37:36Ce n'est pas pour manger
37:37ce qu'on mange à la maison.
37:38Moi, je trouve
37:38un titre personnel.
37:40Moi, j'ai mangé un jour.
37:42J'avais une amie
37:43qui est décédée
37:44qui s'appelait Maïté.
37:45Et on va manger
37:46dans son restaurant
37:47dans les Landes.
37:48Et mon fils,
37:49qui a été bien élevé,
37:50évidemment, c'est normal,
37:51on avait un restaurant
37:51et les tatas,
37:52ils faisaient à manger.
37:54Mais quand elle a vu
37:54que sur la carte de Maïté,
37:56il y avait des nuggets,
37:57il a dû la voir en cuisine,
37:59il a dit,
37:59mais quand même,
38:00on est dans les Landes,
38:01des nuggets.
38:02Moi, je veux du magret de canard.
38:04Je ne veux pas des nuggets
38:04dans le menu enfant.
38:06Aller au restaurant,
38:07c'est un plaisir.
38:08C'est un plaisir
38:09de mettre les pieds sous la table
38:10et de manger des produits
38:11ou des plats
38:12qu'on ne sait pas faire,
38:13éventuellement.
38:13Mais si un enfant
38:15mange des nuggets à la maison,
38:16même si je vais laisser
38:17les meilleurs nuggets,
38:18d'ailleurs,
38:18il va trouver qu'elles ne sont
38:19peut-être pas bonnes,
38:20d'ailleurs,
38:20parce qu'il n'a pas retrouvé
38:21le goût de ses nuggets habituelles.
38:23Donc, c'est pas garçon.
38:24Sandrine, on écoute Sandrine.
38:26À la maison,
38:27il mange aussi bien
38:27du cassoulet maisons
38:29que du bourguignon,
38:30que de la garbure,
38:32comme chez nous.
38:33Après, moi,
38:33mon homme,
38:33il fait le canard.
38:35Donc, je peux vous dire
38:36qu'hier soir,
38:37il a été à l'abattoir.
38:39Alors, par rapport aussi à la...
38:41Je voulais répondre aussi à Jean
38:42par rapport à l'abattage
38:43des animaux.
38:44En France,
38:45c'est très réglementé.
38:48Très réglementé.
38:49Vous ne pouvez pas abattre
38:50comme ça.
38:52Donc, après,
38:53ce qui se passe en Ukraine,
38:54c'est une bonne question
38:55puisque, de toute façon,
38:56l'Europe,
38:58je peux vous dire
38:59que massacre
39:00nos agriculteurs
39:01au niveau des normes
39:03et ça continue.
39:04Ça ne s'arrête pas.
39:06Puisque, de toute façon,
39:07un jour ou l'autre,
39:08la France ne sera
39:09qu'un pays de tourisme.
39:11Pas d'agriculteurs.
39:12Bon, on va...
39:14Il faut garder espoir,
39:16Sandrine, quand même.
39:18Je peux vous dire
39:19qu'avec le prix du gasoil
39:20qui est augmenté,
39:21quoi, le GNR,
39:23il ne faut pas l'oublier,
39:24ça va avec,
39:26que les...
39:27Tout ce qui est semences,
39:29qu'on interdit
39:31certaines semences,
39:33qu'on dit,
39:34la ferraille,
39:36quand il faut réparer un tracteur,
39:38je vous assure que la ferraille,
39:39elle a peut-être triplé de prix.
39:42Alors, comment voulez-vous
39:43que nos petits agriculteurs
39:44s'en sortent ?
39:45En plus, on leur tombe dessus.
39:46Si ce n'est pas la grippe aviaire,
39:48ça va être la vache folle.
39:49Si ce n'est pas la vache folle,
39:50c'est encore autre chose.
39:51Tout le temps.
39:52Chaque année,
39:52il y a quelque chose.
39:54Oui, moi,
39:54c'est l'un de mes thèmes favoris.
39:57Je pense qu'il faut...
39:59Ça devrait être
40:00une grande cause nationale
40:01et je pense qu'il faudrait
40:03beaucoup, beaucoup,
40:04beaucoup plus aider.
40:06Nos agriculteurs
40:06ont fait tourner la parole.
40:07Vous êtes nombreux à nous appeler,
40:10Sandrine,
40:11Jean,
40:11Kevin et Eric.
40:12Eric,
40:13vous qui êtes du côté de Bordeaux,
40:15on parlait beaucoup
40:15de l'éducation
40:17et de cette culture du goût.
40:20Bon, vous, apparemment,
40:22vous êtes dans un environnement
40:23où la culture du goût
40:25l'a plutôt été bien respectée.
40:29Est-ce qu'à travers
40:30ce que vous voyez autour de vous,
40:33il y a un danger
40:34sur le made in France
40:35qu'on a dans l'assiette ?
40:38Non.
40:38Honnêtement,
40:39autour de moi,
40:39moi, je rejoins
40:41votre auditeur de Toulouse
40:43qui parlait de ces petits menus
40:44que vous trouvez
40:45dans des restaurants
40:46où vous avez
40:46de jeunes garçons
40:47qui ont fait des écoles
40:49d'hôtellerie en France
40:50ou de jeunes femmes
40:51et qui vous mettent
40:52des petits plats
40:53à vous régaler
40:54avec des choses très simples
40:55et à des menus
40:56à, allez, on va dire,
40:56entre 15 et 19 euros.
40:58C'est exceptionnel.
40:59C'est exceptionnel.
41:00Et il y en a plein
41:00autour de chez nous.
41:01Grâce à Dieu.
41:02Grâce à Dieu.
41:03Voilà.
41:03Et pour en revenir
41:04à ce que disait Jean
41:05à propos du sucre
41:06et du gras
41:07et de son ami Maïté,
41:08il ne faut jamais
41:09quand même oublier
41:10que, je l'ai bien connu aussi,
41:12Maïté disait
41:13que c'était bon
41:13dans la cuisine.
41:14C'est le gras.
41:14Mais pas n'importe quel gras.
41:15C'est ça le problème.
41:16Bien sûr.
41:17Ce n'est pas de ne pas manger
41:18de gras
41:18ou de ne pas manger de sucre.
41:19Il faut en manger
41:20de manière propriée.
41:22Je reviens encore
41:23chez le restaurateur
41:24dont je parlais tout à l'heure,
41:25la Dicaferie,
41:26qui leur toujours m'a servi
41:27des petits pavés de l'hôte
41:30juste snackés,
41:31vous voyez.
41:31Et elle avait fait
41:32une petite sauce
41:33avec un bouillon d'arête
41:34avec un bouillon d'arête
41:35et un petit peu de miel
41:36et un petit peu de miel.
41:38Mais juste,
41:38c'était dosé,
41:39c'était parfait.
41:40Vous voyez ?
41:40Donc, en fait,
41:41la cuisine,
41:42c'est aussi du savoir-faire
41:44et ça,
41:44pour s'apprendre
41:45le ton plus jeune.
41:46Bien sûr.
41:46Je suis persuadé
41:47que,
41:48pour en revenir
41:49à le sujet
41:50que j'ai abordé
41:50qui était plutôt
41:50une cuisine d'origine familiale
41:52plutôt que de restaurateur,
41:54qu'on doit essayer
41:55de faire tout ce qu'on peut.
41:56Moi,
41:56je fais beaucoup de prosélicismes
41:57autour de la table.
41:59Comme je vous le disais,
42:01bon,
42:01moi,
42:01j'ai interdit de trucs
42:02à la maison,
42:02mais c'est philosophique
42:03pour avoir pas mal voyagé
42:04et notamment aux Etats-Unis
42:07et Coca-Cola
42:07en particulier.
42:08Quand on voit
42:09la tête moyenne
42:10de l'Américain moyen,
42:12ça ne vous donne pas
42:12vraiment envie
42:13de continuer
42:13à boire ce genre de choses.
42:15Et puis après,
42:16j'en reviens aussi
42:17à ce que disent les gens
42:18sur le côté
42:18de la cuisine pré-manufacturée.
42:20C'est le danger mortel.
42:21On y faut un tas
42:22de cochonneries à l'intérieur.
42:24Donc,
42:24le produit maison,
42:25personne ne va balancer
42:26des adjuvants chimiques,
42:27ne va balancer des hormones,
42:28etc.
42:29Donc,
42:30le secret,
42:31à mon avis,
42:32est-ce que j'aurai
42:34le droit
42:34à un écho ?
42:36Je n'en sais rien.
42:37Mais le secret,
42:38il est là.
42:38Il est là.
42:39Apprends nos gens
42:40à tout simplement
42:41se nourrir,
42:42savoir se nourrir.
42:43Oui,
42:43mais après,
42:44moi,
42:44j'entends tout ce que vous dites
42:46et je ne peux être que d'accord.
42:48J'ai juste un doute,
42:49si vous voulez,
42:50par rapport à une certaine catégorie
42:51de la population
42:53qui n'a pas forcément le temps.
42:54Voilà,
42:55qui n'a pas forcément le temps,
42:56qui cherche aussi
42:57à manger relativement rapidement
42:58et bien à midi.
43:00Alors,
43:00bon,
43:01il y a un espoir dans tout ça
43:02parce que c'est vrai
43:02que les bouillons
43:03connaissent un succès incroyable.
43:05Les crêperies,
43:06bon,
43:06c'est quand même une solution
43:07pour les restaurateurs
43:08de marger quand même
43:10suffisamment correctement
43:11face aux taxes
43:12et face à tout ce qu'il y a à payer
43:13et c'est de la bonne nourriture.
43:17On fait tourner la parole,
43:19Éric,
43:19on va...
43:20Ah,
43:21il y a Karine
43:21qui nous appelle.
43:24Karine,
43:24elle est dans quelle région ?
43:26Karine,
43:27bonsoir.
43:28Oui,
43:29bonsoir à tous.
43:29Je suis dans la région
43:30de Midi-Pyrénées,
43:31sur Lavore,
43:33dans le 81.
43:35et du coup,
43:36je rentrais du travail
43:37et j'ai sauté sur l'occasion
43:38de vous appeler
43:39parce que j'ai vraiment
43:40super intéressante.
43:42D'accord.
43:42Merci.
43:43Qu'est-ce que vous souhaitiez
43:45nous dire ?
43:46Je crois que vous avez
43:48deux filles
43:48et vous avez établi
43:50une sorte de règle
43:52pour les fast-food,
43:53c'est ça ?
43:54Oui,
43:55alors nous,
43:55on y va,
43:56voilà,
43:56vraiment,
43:56une fois,
43:57je les ai tous les deux mois
43:58parce que quand on rentre
43:59quelque part,
44:00c'est plus facile,
44:01c'est rapide.
44:02Mais encore,
44:03si on veut,
44:03on commande à la vente,
44:04si on va prendre autre chose
44:05d'ailleurs,
44:05mais c'est vrai qu'on y va
44:06et je disais,
44:07c'est vrai que
44:09je trouve ce qui plaît
44:10en France,
44:11c'est là où il y a
44:12un souci,
44:13c'est que les fast-foods,
44:14ils arrivent à,
44:16ils sont très attractifs
44:17parce qu'il y a des jeux
44:18sur place,
44:19les parents,
44:19ils peuvent manger,
44:20les enfants,
44:21ils vont jouer,
44:21ils mangent,
44:22on lâche un petit peu
44:23le,
44:23on lâche le lettre quoi
44:25et du coup,
44:25les autres,
44:26les restaurants
44:27qu'on a en France,
44:28c'est très,
44:29voilà,
44:29on rentre,
44:31c'est long,
44:32ça peut être long
44:32pour les enfants
44:34et je trouve que voilà,
44:35c'est là où ils sont
44:36bien en fait,
44:37c'est là qu'ils arrivent
44:38à mener,
44:38à attirer justement
44:39cette génération-là aussi.
44:41C'est intéressant
44:42ce que vous dites
44:43parce que voilà,
44:43on a beaucoup parlé
44:44de l'assiette,
44:45de la rééducation,
44:46du goût aussi
44:47pour les jeunes,
44:49de ce côté
44:49made in France
44:50qu'on a tous envie
44:51de préserver
44:52mais vous,
44:52vous nous dites autre chose,
44:53vous nous dites
44:53il y a un autre enjeu aussi
44:54parce que c'est pas mal
44:55de pouvoir,
44:56lorsqu'on a des enfants
44:57en bas âge,
44:58pouvoir un peu se décontracter
44:59pendant que les enfants
45:00sont,
45:00nous on est en train de manger,
45:02les enfants sont en train
45:03de jouer également
45:03et c'est vrai qu'un enfant
45:05en règle générale
45:06il se lasse assez vite
45:07finalement de ce qu'il a
45:08dans l'assiette
45:09et c'est un peu
45:09ce que vous nous dites
45:10Karine.
45:11voilà,
45:12et pour rebondir sur ça
45:13justement on a été
45:14dans le restaurant un jour
45:15où en fait
45:15ils avaient simplement
45:16une cuisine à hauteur d'enfants
45:18où ils pouvaient
45:19prendre les légumes,
45:20les fruits,
45:21parce qu'il y a des enfants
45:22qui ne connaissent pas
45:22en fait les fruits
45:24et les légumes,
45:25ils ne savent pas
45:25ce que c'est une tomate,
45:26ils ne savent pas
45:27ce que c'est une tomate.
45:27Rassurez-moi,
45:28à vos enfants
45:28vous les éduquez bien
45:29avec de la bonne betterave
45:31et de la bonne tomate.
45:33Ah non,
45:33mais moi je vis
45:35comme ma grand-mère
45:36à l'époque en fait
45:36donc si vous voulez,
45:37j'adore la terre,
45:39j'adore,
45:40voilà,
45:41on leur transmet ça
45:42mais vous savez
45:43quand je vais,
45:43il y a ça
45:44et quand je vais au supermarché
45:45je vois les caisses
45:47quand j'y vais,
45:48quand je vais faire
45:48certaines courses
45:49que je vois les caisses
45:50je me dis
45:50mais pourquoi on ne met pas
45:51plutôt des fruits
45:52et des légumes aux caisses
45:53plutôt que des bonbons ?
45:55Alors moi,
45:55mais si,
45:55bien sûr qu'elles le savent
45:56que c'est du...
45:57que c'est de la tentation
45:59et que justement
45:59on ne les prend pas
46:00parce que c'est fait exprès
46:01et c'est le sucre
46:02c'est fait vite,
46:02on évite à vite fait,
46:04on évite à...
46:05comment...
46:06on évite cette...
46:08cette appétence
46:09quoi pour le sucre
46:10mais elles le savent.
46:11Mais je me demande
46:12pourquoi notre génération
46:14elle n'est pas plus
46:15ouverte là-dessus
46:16mais c'est la société
46:17de consommation
46:18qui veut ça aussi.
46:18Oui,
46:19restez avec nous
46:19parce que c'est super intéressant
46:21et j'ai envie que Jean réagisse
46:22et que vous interagissiez
46:23tous les deux,
46:24Jean et Karine.
46:26Jean,
46:26est-ce qu'il n'y a pas
46:27quelque chose
46:28à trouver aussi
46:29dans cette idée
46:30de marketing
46:31que savent très bien faire
46:32les fast-food américains
46:34parfois sur les jeux des enfants ?
46:37Pourquoi pas des crêperies
46:38ou des bouillons ?
46:40Alors peut-être une autre chaîne,
46:41j'en sais rien
46:41mais une chaîne
46:42de restauration française
46:43où il y a aussi
46:44un petit peu de jeux
46:45et une réponse
46:47à cette demande
46:47pour les jeunes enfants.
46:50C'est tout.
46:51Je me souviens
46:51tellement de problèmes
46:52on passerait des heures
46:54moi je suis tellement
46:54passionné
46:55que là je me freine
46:56je me freine
46:58mais ce que je viens de dire
46:59que sont d'abord
47:00faut rien interdire
47:01Bocuse
47:02quand McDo
47:03enfin le restaurant
47:04les McDo
47:05on va dire les Quick
47:06les Burger King
47:07et compagnie
47:07quand ils sont arrivés
47:09en France
47:09d'abord ils n'y croyaient pas
47:10ils pensaient qu'un pays
47:11comme la gastronomie
47:12on va venir faire un tour
47:13mais on n'y croit pas du tout
47:15et on est quand même
47:15aujourd'hui
47:16le numéro 1
47:17de cette chaîne
47:17dans le monde
47:20Bocuse disait
47:21laissez les manger
47:21ce genre de trucs
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