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Les Vraies Voix avec Samuel Botton, Domenico Cotrone, Philippe Bilger

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##SEUL_CONTRE_TOUS-2026-05-06##

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Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Jacques Cardoz, Cécile de Ménibus.
00:06Avec Jacques, c'est un plaisir de vous retrouver tous les jours de 17h à 19h, à partir de 19h
00:11d'ailleurs.
00:12Jacques Cardoz, ici présent avec François Libourneau.
00:15C'est une libre antenne, vous avez la possibilité de débattre et de parler des sujets qui vous intéressent.
00:21On vous oriente un petit peu, comment ?
00:22Oui, on parlera de Master Poulet, dont on va parler dans un instant.
00:26N'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez de cette affaire, parce que c'est devenu une
00:29affaire.
00:30On parlera également tourisme à la suite de ce virus qui apparaît sur un paquebot et qui commence à faire
00:34peur.
00:35On se demandait si vous étiez en train de revoir vos plans pour cet été, s'il y aurait moins
00:39de réservations.
00:40On parlera également du Made in France, après l'histoire de la petite poupée, la girafe Sophie, pardon, pas la
00:46poupée.
00:47La girafe Sophie, dont on croyait qu'elle était française, et puis elle était française.
00:51Elle est franco-chinoise.
00:52Aussi chinoise, voilà.
00:53Tout ça, ça vous fera réagir, j'en suis sûr.
00:56En attendant, c'est la fois un plus.
00:58Les vrais voix sud radio, seuls contre tous.
01:01Ah non, c'est seuls contre tous, pourquoi vous me dites que c'est l'info en plus ?
01:04Non, je suis désolé, pardon.
01:06J'adore être de mauvaise foi.
01:07Pardon, Samuel Botton, il faut laisser tranquille les enseignes de poulet frit, vous dites.
01:12Oui, de poulet tout court, alors pour un peu de contexte, je vous renvoie à la brillante démonstration de Patrick
01:17Roger ce matin dans la matinale,
01:18qui était très très bien faite et remarquable dans les chiffres.
01:22Pour le reste, j'ai l'impression que depuis deux semaines, je vis au milieu du poulet.
01:26J'ai un maire socialiste qui, ma foi, bénéficiait d'une petite hype, qui a été réélu, qui aurait pu
01:30prétendre à plus,
01:31et qui finalement se retrouve à se battre contre une enseigne de poulet.
01:34Je vois des médias qui sont capables de faire des plateaux et des heures entières de débats sur
01:40est-ce que Master Poulet, c'est bien ? Est-ce que telle enseigne est acceptable ?
01:44Et pourquoi aujourd'hui, nous avons droit du poulet à l'alerte, ainsi de suite ?
01:47Mesdames et messieurs, autant vous dire que vous cherchez à lutter contre la nouvelle génération.
01:51Avant les Master Poulet, ainsi de suite, on a eu droit à la folie du burger.
01:55On a eu droit à la déferlante du kebab.
01:57Et en fait, ces habitudes de consommation, elles se renouvellent chez les jeunes.
02:00Ce qui devrait vous interpeller, c'est qu'aujourd'hui, finalement, le poulet, c'est presque un objet de justice.
02:05Un marqueur, un rééquilibrage, si on veut.
02:08En l'occurrence, celui d'un manque de moyens chez cette nouvelle génération,
02:12et qui a quand même besoin de se faire plaisir, et pourquoi pas, à certains égards, de manger sain.
02:16Je préfère que mon enfant aille dans une de ses enseignes manger du poulet grillé,
02:20plutôt que de se faire une enseigne qu'on connaît, américaine, il y en a plein,
02:24et qui sont bourrés de gras.
02:26Donc en fait, c'est un faux débat, et je pense qu'à un moment, il faut arrêter.
02:28Et surtout, je pense que ça dit même quelque chose du racisme latent qu'on peut avoir en France,
02:33parce que le problème principal, finalement, c'est le fait que cette viande soit halal.
02:36Mais enfin, la viande halal en France, on a déjà depuis 30 ans dans ce genre de restaurant,
02:41et j'ai même envie de vous dire qu'à mon époque, quand j'étais écolier,
02:44se posait déjà la question du porc ou sans porc à la cantine,
02:47parce qu'à table, il y avait des juifs et des musulmans.
02:49Donc laissez-nous tranquilles, et allez plutôt tenir la veste
02:52à ces gens qui se réunissent autour d'un cochon,
02:54parce qu'ils considèrent que c'est représentatif de la France,
02:57et qui, avec quelques verres de plus dans la tête, se permettent de lancer des saluts nazis.
03:02Ah !
03:04C'est bien balancé.
03:05J'allais dire que j'étais totalement d'accord.
03:08La fin, vous avez joué jusqu'à la fin.
03:13Les saluts nazis, moi, je ne les ai pas vus sérieusement.
03:15Oui, il y en a eu.
03:16Je l'ai vu sur la vidéo, qui a été reprise par le service public qui a dévoilé.
03:21J'ai vu ça sur les réseaux sociaux aujourd'hui, comme certifié officiel.
03:24Effectivement, à un moment, j'ai un petit rassemblement,
03:26j'ai 3-4 mecs où on sent que le geste a l'air quand même assez assuré.
03:32Il y a quelque chose de limite et de tendancieux, d'accord ?
03:34Oui.
03:34Mais par contre, à partir du moment où on explique qu'on a le droit de manger à l'âle
03:37en France,
03:38on a aussi le droit de manger du cochon en France.
03:40Complètement.
03:41Et maintenant, j'allais dire, je suis complètement d'accord,
03:44parce que pour moi, cette histoire, c'est juste de laisse-brouf.
03:47Ils répondent à une demande.
03:49Si demain, il n'y a plus de demande, Master Poulet, il n'existe pas,
03:52exactement comme toutes les autres chaînes de fast-food.
03:55C'est simple, c'est le marché du commerce, c'est l'offre et la demande.
03:58Si vous n'avez pas de demande, il n'y a pas d'offre.
03:59Plus largement, allez trouver aujourd'hui en France des fast-foods
04:02où vous mangez entre 6 et 12 euros un repas équivalent à cette qualité-là
04:07pour ce que doit être du fast-food.
04:09Il n'y en a pas.
04:10C'est une affaire qui est quand même très difficile à analyser.
04:12C'est parce qu'il y a une contre-offre de McDo qui fait à 6 euros maintenant.
04:17Voilà, il va l'annoncer, oui.
04:17Tout à fait.
04:18Mais je trouve que c'est une histoire qui est fascinante
04:20parce qu'elle est très difficile à analyser
04:22et que chacun va avoir son prisme, en réalité.
04:25On peut aussi se dire que le poulet, c'est juste très très bon
04:29pour les jeunes qui ont envie de faire de la gonflette,
04:31de la protéine facile.
04:33Non, mais c'est vrai.
04:34C'est vrai.
04:34Et que ce n'est pas très cher, que c'est bon.
04:36On sait que c'est une viande blanche, donc c'est sain, vous l'avez dit.
04:39Il y a aussi le côté écolo.
04:41Ça dépend d'où elle vient.
04:42C'est ça.
04:43Ça dépend de l'autre régime.
04:45Dans la catégorie fast-food, j'ai envie de vous dire...
04:47Il y a pire.
04:48Bon, on se dit, voilà, ça reste une viande blanche, quoi.
04:51Et puis, effectivement, il y en a d'autres qui voient,
04:53puisqu'on a dans cette affaire autour de cette municipalité
05:00où on a essayé d'interdire ce master poulet,
05:03on voit bien que ça prend d'autres proportions
05:05qui, cette fois, sont politiques,
05:09voilà, et religieuses également, en toile de fond.
05:13Voilà, donc...
05:14Mais ça reste une affaire qui est très...
05:16Je trouve qu'elle intrigue tout le monde, en fait.
05:18Elle parle à tout le monde et elle intrigue tout le monde.
05:20Pour des bonnes et de mauvaises raisons.
05:22Philippe Bilger.
05:23Je n'aurais pas entendu l'interdiction de ce maire de Saint-Ouen.
05:28Je n'avais jamais entendu parler de master poulet.
05:31Dans le micro, Philippe.
05:31Objectivement.
05:32Alors que j'adore les McDo,
05:34mais malheureusement, on ne fait plus les potatoes que j'aimais.
05:39C'est un scandale.
05:41Je ne sais pas si c'est votre sujet, Samuel,
05:45je trouve tout de même qu'on s'excite pour pas grand-chose.
05:49Le sentiment que j'ai de l'extérieur,
05:52comme si la France manquait de polémiques véritables sur le fond,
05:56qu'on a besoin d'en inventer d'autres
05:59qui nous donnent l'impression que peut-être
06:01il y a la possibilité de se réconcilier tout de même
06:06paradoxalement sur le poulet.
06:07Oui, parce que le poulet, ben voilà.
06:09Vous voulez la belle rouge français ?
06:11On en a fait des tonnes là-dessus.
06:12Moi, la seule question qui m'intrigue...
06:13Ça m'intéresserait plus, ça.
06:14Ça m'intéresserait plus qu'on cherche à savoir
06:17si vraiment les poulets qu'on sert sont des poulets d'origine française.
06:21Ils ne le sont pas de toute évidence,
06:22parce que vous avez 50% d'exportation.
06:24Mais la dernière question que je veux poser,
06:26c'est dans tout l'entourage de M. Boamran,
06:28notamment ses conseillers en communication,
06:30est-ce qu'à un moment, il n'y en a pas un qui lui a dit
06:31« ça y est, des branches ».
06:33C'est-à-dire, après la séquence calamiteuse
06:35à laquelle il a eu droit,
06:36c'est un sac Master Poulet et des gens qui mangent devant lui,
06:38je pense que là, on atteint un point de rupture.
06:40Et même lui, il faudrait qu'il revienne à la réalité
06:42et se dire « bon, je suis maire d'une ville,
06:44peut-être des sujets un peu plus importants que le Master Poulet ».
06:47Bon, clairement.
06:48Si vous êtes rassasié...
06:51C'est très bon.
06:53Non, mais le Poulet, c'est très bon
06:54quand il court dans nos prêts français.
06:57Voilà, c'est ça, c'est aussi un peu le problème.
06:59Et ce n'est pas sûr que ça vienne de chez nous
07:01et plutôt de Pologne, je pense.
07:03Ou d'Ukraine.
07:04Ou d'Ukraine.
07:05Les partis civils sont moins écoutés
07:07que l'avocat ou l'avocat général.
07:09Cette réflexion, elle n'est pas très originale.
07:14Je l'ai vécue durant plus de 20 ans
07:16quand j'étais avocat général aux Assises de Paris.
07:20Mais elle m'est venue immédiatement
07:21en lisant ce que les avocats des partis civils
07:26dans l'affaire Sarkozy avaient dit,
07:28notamment l'un d'eux, avait dit
07:29« on veut lutter contre l'inversion victimaire ».
07:34Il appliquait ça à Nicolas Sarkozy.
07:37Mais moi, je vais dépasser le cas
07:40de cette personnalité
07:41qui m'intéresse tout de même assez.
07:44Et j'ai constaté qu'aux Assises,
07:47les partis civils,
07:49les avocats de partis civils
07:51n'étaient pas traités
07:52de manière aussi respectable
07:56que l'avocat de la Défense.
07:58C'est un très bon rôle,
08:00l'avocat de la Défense.
08:01Il défend parfois une cause
08:03jusqu'à l'absurde.
08:04Mais c'est magnifique de défendre.
08:06Et l'avocat général
08:08est l'avocat de tous les citoyens.
08:11Et j'ai la faiblesse de penser
08:13que quand c'est bien exercé,
08:16c'est un magnifique rôle également.
08:18Donc je voulais dire par là
08:20que la partie civile,
08:21l'avocat de la partie civile,
08:23a probablement le rôle le plus délicat
08:27dans un procès.
08:28Parce qu'en réalité,
08:30un grand avocat de partie civile
08:32doit faire un grand requisitoire,
08:35aussi structuré et cohérent,
08:37mais sans la volupté
08:39de requérir une peine.
08:41Et ça, c'est quelque chose
08:42de pas évident.
08:44Et souvent,
08:44les avocats de partie civile,
08:46aussi,
08:47entre deux termes,
08:50ou bien ils considèrent
08:51que c'est l'avocat général
08:52qui doit tout faire,
08:54eux, ils sont tranquilles,
08:55ou bien ils plaident trop longtemps
08:58et c'est un drame aussi.
09:00Ça m'a dit ?
09:03Je suis sans voix.
09:06Non, je vais vous dire honnêtement,
09:08d'une part,
09:08ce n'est pas mon métier,
09:09donc j'ai forcément moins d'expertise
09:11que Philippe sur cette question.
09:13Après, j'ai toujours eu tendance
09:13à dire une chose,
09:14il faut faire confiance
09:15à notre justice,
09:16à son système
09:17et à tout ce qui peut être mis en place.
09:21Donc, de porter un jugement là-dessus,
09:22je serais assez mal à l'aise.
09:23Après, je peux comprendre votre position,
09:24comme vous avez dit,
09:25vous avez plus d'expérience que moi,
09:27mais cette partie de débat
09:28se fera sans moi.
09:29Oui, allez-y, allez-y.
09:30Oui, c'est vrai qu'on n'a pas l'expertise
09:33que...
09:34Ah, il vous a scotché !
09:35Mais clairement,
09:36là où je peux rebondir,
09:37c'est qu'un avocat de la défense
09:39aura forcément toujours plus à faire
09:42quand on se défend,
09:43c'est toujours comme ça en fait.
09:45Il faut toujours argumenter plus
09:47pour dire que ce n'est pas moi.
09:48Alors qu'accuser quelqu'un,
09:50entre guillemets, c'est facile.
09:52Mais pour défense d'une cause,
09:53c'est beaucoup plus compliqué.
09:54Ce n'est pas tellement vrai aux assises.
09:56Et ensuite,
09:57je fais un peu d'ironie,
09:59on n'est pas obligé
10:00de s'y connaître en matière judiciaire.
10:03Cécile me donne bien la parole,
10:05parfois en matière d'économie.
10:07Oui, c'est vrai.
10:09C'est vrai, c'est vrai.
10:10Alors moi,
10:10deux petites choses.
10:11D'abord, la première,
10:12je sais que c'est peine perdue,
10:14mais je trouve dommage
10:15que les plaidoiries,
10:17que ce soit une plaidoirie de la défense,
10:19que ce soit la plaidoirie
10:19d'un avocat général,
10:21ne soit pas retranscrite
10:24pour le grand public.
10:24Parce que là,
10:25vous nous dites des choses
10:26qui sont très intéressantes
10:28au vu de votre expérience.
10:30Voilà, on sait,
10:31vous êtes un homme de prétoire
10:33et vous avez fait votre carrière.
10:35Vous êtes un grand magistrat.
10:37Et moi,
10:38j'ai eu l'occasion,
10:39évidemment,
10:39à travers ma carrière,
10:40d'assister à un certain nombre
10:41de procès,
10:41j'ai toujours bu les paroles
10:43des avocats,
10:45mais vraiment avec gourmandise
10:47parce que c'est travaillé,
10:49il y a de la verve.
10:50Évidemment,
10:51on est toujours
10:51beaucoup plus proche
10:52de celui qui est du côté
10:54de la victime
10:54parce que,
10:55bon,
10:55ça dépend des cas,
10:56mais en général,
10:57il y a beaucoup plus de courage.
10:59Enfin,
11:00je veux dire,
11:00la barrière est plus difficile
11:01à remonter,
11:02si vous voulez.
11:03Donc,
11:03il y a une prouesse,
11:04il y a quelque chose
11:04de romantique.
11:05Mais je trouve dommage
11:07que, si vous voulez,
11:07les Français ne puissent pas
11:09apprécier ça.
11:10Les Français,
11:11ils ne peuvent pas
11:11parce qu'en fait,
11:12ce n'est pas télévisé,
11:13ce n'est pas retranscrit.
11:18je me souviens
11:19d'en avoir parlé
11:19avec le ministre
11:20de la Justice,
11:20d'ailleurs,
11:21M. Dupond-Moretti,
11:22qui souhaitait,
11:22lui,
11:23aller filmer
11:24un certain nombre
11:25de plaidoiries.
11:27Je trouve qu'il y a encore
11:28un travail à faire là-dessus
11:29pour que les Français
11:30comprennent mieux
11:31ce qu'est la justice.
11:33Et à travers ce que vous nous dites,
11:35vous voyez,
11:35je le pense encore plus fort.
11:37Alors Jacques,
11:38ce n'est pas le lieu.
11:39On risquerait
11:40de déborder largement,
11:42mais je pense
11:43que la retransmission
11:44des procès
11:45serait très dangereuse.
11:47Ah bon ?
11:47Parce qu'il y a beaucoup...
11:49Moi,
11:49je n'ai jamais constéré
11:51dans le métier
11:52que c'était du théâtre.
11:55Non, non,
11:55mais même à postériori,
11:57parce qu'au moment
11:57où les gens jugent,
11:58surtout pas.
11:59À postériori,
12:00peut-être.
12:00Voilà,
12:01je parle juste de ça.
12:02Si vous voulez,
12:02à des fins d'éducation,
12:04pour qu'on comprenne,
12:05etc.
12:05Je veux bien
12:06que vous alliez plus loin
12:06pour nous dire
12:07pourquoi le direct
12:09sur un tribunal,
12:11en tout cas
12:11sur un grand procès,
12:13pourrait nuire
12:14d'une façon ou d'une autre.
12:15Mais ma chère Cécile,
12:16parce qu'il est...
12:17Je ne veux pas non plus
12:19me parer
12:19des plumes
12:20de la vertu absolue,
12:22entendons-nous.
12:23Mais j'ai toujours,
12:24dans la mesure
12:25où mon tempérament
12:26n'aurait jamais pu
12:27me conduire
12:28à une théâtralité
12:30non sincère,
12:31non entendre.
12:32Malheureusement,
12:33j'ai toujours dit
12:34ce que je pensais
12:35dans tous les lieux
12:36où on me demandait
12:37de parler
12:38et ça m'a créé
12:39des problèmes.
12:40Mais prenons
12:41quelques avocats
12:42dont j'ai les noms
12:43en tête
12:44ou même
12:45des magistrats.
12:46Eh bien,
12:47je pense que
12:48si on retransmet
12:50la cour d'assises
12:52pour certains
12:54qui la vivent déjà
12:55comme un théâtre,
12:57ça va devenir
12:57une opportunité
12:59narcissique
13:00phénoménale.
13:01et même
13:02si on cherchait
13:03à réduire
13:04par les prises
13:05de vues
13:05tout ça,
13:06je crois
13:06que ça peut être
13:07dangereux.
13:08Une forme
13:08de redondance
13:10dans l'absence
13:11d'authenticité.
13:12Vous voulez dire
13:12une commission parlementaire
13:13par exemple ?
13:13Très rapidement,
13:14ça peut mener
13:15à une mystérisation
13:16des débats
13:16dont on n'a même
13:17pas idée
13:18encore plus
13:18avec les réseaux sociaux
13:20qui nous entourent.
13:21Je suis beaucoup plus
13:21raccord avec l'idée
13:22de Jacques
13:22effectivement
13:23de faire ça
13:23a posteriori
13:24pour comprendre,
13:25décortiquer.
13:26Mais en live,
13:27ça pose un problème
13:28de sécurité,
13:29de déontologie
13:30et de tenue.
13:32Récemment,
13:33j'ai vu une série
13:34absolument formidable
13:35sur une plateforme
13:35américaine
13:36que je ne citerai pas
13:37mais qui retranscrit
13:40merveilleusement bien
13:41une grande affaire
13:42criminelle
13:43des années 80
13:44où,
13:45vous l'avez vu,
13:46une femme
13:47en tue une autre
13:49de 40 coups de hache.
13:5040 coups de hache.
13:51On voit tout.
13:52C'est 4 ou 5 épisodes.
13:54Donc,
13:55on voit les faits,
13:56on voit les contradictions.
13:58Mais balancez le nom.
13:59Alors,
13:59je ne me souviens plus
14:00du titre en anglais.
14:01Non,
14:02je vais le retrouver.
14:03Je vous le dirai.
14:05Mais surtout,
14:07elle est acquittée.
14:08Elle est acquittée
14:09dans le Texas
14:10dans les années 80
14:10après 40 coups de hache.
14:12Et si on n'avait pas
14:13la plaidoirie,
14:15si on n'avait pas eu
14:15la plaidoirie,
14:16on n'aurait pas pu le faire.
14:17Allez,
14:17vous restez avec nous
14:17dans un instant,
14:18l'info en plus.
14:19On reviendra
14:20avec le président,
14:22directeur général
14:23des Taxi G7.
14:23qui a plein de choses
14:24à nous dire.
14:25A tout de suite.
14:2717h20,
14:27les vraies voix sud radio.
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