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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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00:00:00Bonjour à tous, 120 minutes info, le coup d'envoi, on vous accompagne jusqu'à 17h pour décrypter toute l
00:00:05'actualité.
00:00:06Il y a beaucoup de choses à dire aujourd'hui, restez bien avec nous, beaucoup de thèmes à évoquer.
00:00:09Je vous présente les invités dans une poignée de secondes, le temps de saluer à 15h presque pile Margot Siffer,
00:00:14l'essentiel de l'actu.
00:00:15Bonjour Margot.
00:00:15Et à la une ce porte-conteneur français appartenant à l'armateur français CGA-CGM et battant pavillon Malta, il
00:00:21a fait l'objet d'une attaque hier dans le détroit d'Hormuz.
00:00:24Et l'attaque a fait des blessés parmi les membres d'équipage, mais le gouvernement l'affirme, ce n'est
00:00:28en aucun cas la France qui était visée.
00:00:31A noter que Donald Trump a annoncé hier suspendre l'escorte de navires dans le détroit avec l'espoir de
00:00:37parvenir à un accord américano-iranien.
00:00:40Il menace seul le cas échéant de bombarder l'Iran.
00:00:44Ce porte-conteneur qu'on a évoqué, on parle sur le sport tout de suite ?
00:00:49Alors c'est tout ce que vous m'avez donné cher ami, donc je vous laisse poursuivre le journal.
00:00:52Oui, effectivement, dans le même temps.
00:00:54Israël qui se dit prêt à répondre avec force en cas d'attaque de l'Iran.
00:00:58Affirmation du chef d'état-major de l'armée israélienne.
00:01:01Ça reste donc en état d'alerte sur tous les fronts.
00:01:04Olivier Benkemon, vous êtes sur place avec Olivier Gangloff.
00:01:08On a entendu à l'instant ce début de désescalade entre Téhéran et Washington.
00:01:13Est-ce que l'état hébreu est aligné avec ça ou bien est-ce qu'il compte poursuivre ses attaques
00:01:17coûte que coûte contre l'Iran ?
00:01:22Alors officiellement, effectivement, Israël est totalement aligné avec les Etats-Unis.
00:01:25Mais vous l'avez dit, le chef d'état-major de la force aérienne l'a dit lors de son
00:01:30discours hier soir.
00:01:32Israël est prêt à déployer toutes ses forces, sa force aérienne et de manière indépendante s'il le faut.
00:01:38On a bien compris en coulisses qu'Israël ne croit pas à un plan de paix, à des plans qui
00:01:44ont été élaborés il y a déjà un moment pour frapper le brut iranien
00:01:48et qu'ils souhaiteraient y aller avec les Etats-Unis ou peut-être sans les Etats-Unis.
00:01:53Sur la question de l'alignement, il faut quand même dire que les Israéliens, même s'ils ont acquis une
00:01:58force aérienne importante,
00:02:00de nouveau F-15, de nouveau F-35, ce qui va monter à peu près à une centaine le nombre
00:02:04de leurs aviations de chasse,
00:02:07sont obligés d'être alignés en quelque sorte parce qu'ils dépendent matériellement et techniquement, il faut le dire, des
00:02:13Etats-Unis.
00:02:14Mais il y a une chose sur laquelle ils ne peuvent pas lutter, c'est la question de la diplomatie,
00:02:18ça c'est l'Amérique qui s'encharpe.
00:02:20Donc a priori pour l'instant, normalement, Israël est aligné sur la position américaine.
00:02:27Merci beaucoup Olivier Benkemon en Israël avec Olivier Gangloff.
00:02:31Tout de suite une page sport et un rendez-vous incontournable ce soir, 21h.
00:02:53Et les Gunners qui se sont qualifiés hier soir pour la finale de Ligue des Champions,
00:02:57ils se sont imposés 1-0 face à l'Atletico Madrid.
00:03:00Et cette question désormais, qui du Bayern ou du PSG affrontera Arsenal ?
00:03:05En finale, réponse ce soir à 21h sur Canal+.
00:03:08Et en attendant, les enjeux de cette demi-finale tant attendus avec la rédaction d'Infosport+.
00:03:15Il y a une semaine, Parisiens et Municois choquaient le monde entier en se livrant un match que personne n
00:03:21'est prêt d'oublier.
00:03:22Aussi fou que cela puisse paraître, les deux équipes ont prévu de remettre ça ce soir.
00:03:28Le PSG n'a pas prévu de se renier, même à l'extérieur, même sur la pelouse, de l'autre
00:03:33meilleure équipe d'Europe.
00:03:35Et pour cela, Paris n'a pas prévu de compter ni de penser à ce but d'avance, à qui
00:03:40elle allait.
00:03:40Si on pense en petit peu à le dernier match contre Chelsea, on a allé à Londres avec trois buts
00:03:49de différence.
00:03:51Il y avait perd dans l'ambiance, parce que tu conseilles un but et c'est difficile.
00:03:57On a allé à Liverpool avec deux buts de venteux.
00:04:03Si tu prends un but, c'est catastrophique.
00:04:05Demà il n'y a pas de différence, c'est seulement un but.
00:04:08Il sera comme ça tous les temps.
00:04:10C'est donc un champion d'Europe, sans crainte ni peur, avec une immense confiance dans le staff et ses
00:04:16joueurs,
00:04:17qui s'apprêtent à défier le Grand Bayern à Munich.
00:04:19Un défi épique.
00:04:25C'était votre programme avec Lacoste, L1212 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:31Vous avez paisiblement regardé votre programme avec Repare Store.
00:04:35Les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:04:38Je répare, je répare store.
00:04:40Et merci beaucoup, Marc Gossifer, pour l'essentiel rendez-vous à 15h30.
00:04:44Johan Uzaï qui est avec nous ce soir.
00:04:45Il en est malade ce soir, il sera à l'antenne, il ne pourra pas voir le match.
00:04:48Johan Uzaï, je sais que vous n'avez pas dormi de la nuit.
00:04:50Si vous saviez à quel point ça me contrarie.
00:04:52Merci d'être avec nous en tout cas.
00:04:53Juliette Sadat du service Police Justice, merci beaucoup d'être là pour une première thématique
00:04:57sur laquelle on va revenir avec vous.
00:04:59Marc Eno, bonjour, merci également de nous accompagner.
00:05:02Bonjour à Fabien Bouglet, expert en politique énergétique.
00:05:04On reviendra sur la polémique et les menaces du patron de Total dans une petite demi-heure avec vous.
00:05:10Olivier Vial également, merci beaucoup d'être là.
00:05:12Directeur du CERU, centre d'études, recherche universitaire.
00:05:14Merci à Pierre Lissia de nous accompagner.
00:05:16Ça faisait un moment qu'on ne vous avait pas vu sur ce plateau.
00:05:18Ça fait plaisir de vous voir, conseiller LR de Paris.
00:05:21Il va être question de la municipalité, de ces camps de migrants,
00:05:24ces centres d'hébergement réquisitionnés par la mairie socialiste
00:05:28qui font enrager pas mal de rivres.
00:05:31C'est le programme de cette première heure ensemble.
00:05:32D'abord, le tribunal correctionnel de Paris.
00:05:34Alors ça, il va falloir que vous nous expliquiez, chère Juliette.
00:05:37Le tribunal correctionnel de Paris qui a requis un an et demi d'emprisonnement avec sursis
00:05:41contre un animateur périscolaire, Nicolas Gé, 47 ans,
00:05:44suspecté de plusieurs agressions sexuelles, de harcèlement au cours de ses fonctions.
00:05:48Il avait été suspendu en octobre 2024, placé sous contrôle judiciaire.
00:05:52Le procureur hier a requis un an et demi avec sursis.
00:05:56Comment expliquer ce réquisitoire, Juliette ?
00:05:58Alors justement, c'est très difficile à expliquer,
00:05:59d'autant plus que je n'étais pas à l'intérieur du tribunal
00:06:02puisque l'audience s'est déroulée à huis clos.
00:06:05En effet, ces réquisitions, on n'a pas pu entendre les justifications,
00:06:08les explications du parquet.
00:06:11Est-ce que c'est le casier vierge du prévenu ?
00:06:14Est-ce que c'est les résultats d'expertise psychiatrique et psychologique
00:06:18qui ont indiqué que peut-être en l'éloignant définitivement des enfants,
00:06:23ça préviendrait toute récidive ?
00:06:25En tout cas, en effet, 18 mois de sursis, ça paraît ridiculement faible
00:06:31par rapport à la peine encourue.
00:06:32Je rappelle qu'il était jugé pour harcèlement sexuel sur 9 petites filles,
00:06:37ainsi que pour agression sexuelle sur 3 d'entre elles,
00:06:39pour lesquelles il risquait jusqu'à 10 années de prison.
00:06:43Donc en effet, une peine requise incompréhensible
00:06:47et j'imagine une douleur immense pour les parents qui ont entendu.
00:06:51D'ailleurs, hier, ils sont partis sans un mot.
00:06:53Ils n'avaient pas le courage de s'adresser à la presse.
00:06:54Parce que c'est juste inadmissible pour les familles et pour les victimes.
00:06:58Écoutez, Anne, de l'association SOS Périscolaire, qui réagissait tout à l'heure.
00:07:03On imagine à quel point tout le monde est choqué.
00:07:06En tout cas, chez SOS Périscolaire, c'est évidemment un sentiment très très fort
00:07:10qui nous anime.
00:07:11C'est absolument inadmissible.
00:07:14Demander 18 mois de sursis, c'est incompréhensible.
00:07:18Et surtout, le ministère public représente la société et l'État.
00:07:23Donc quel est le message que l'on fait passer quand on demande de telles peines qui sont ridicules ?
00:07:30Nous, le message qu'on entend, et que les parents évidemment ne peuvent qu'entendre,
00:07:33c'est « Eh bien, vas-y, tu peux recommencer quand tu veux, tu n'auras que du sursis ».
00:07:38C'est absolument inadmissible.
00:07:41Nous comptons, en tout cas, on a toujours l'espoir que les juges puissent aller au-delà des réquisitions.
00:07:49On peut toujours l'espérer.
00:07:52Sauf que c'est souvent l'inverse, Juliette, je parle sous votre contrôle.
00:07:55Généralement, les jugements sont en deçà des réquisitions du procureur.
00:07:59Donc on peut imaginer que la peine soit encore moins élevée.
00:08:01C'est-à-dire que ce n'est pas compliqué, peut-être, Yohann, une première action.
00:08:04Soit c'est beaucoup trop parce que ce monsieur est innocent,
00:08:07soit c'est incompréhensible, et ce n'est pas assez,
00:08:09parce qu'il a harcelé sexuellement, il a agressé sexuellement trois fillettes
00:08:13et harcelé sexuellement neuf autres fillettes.
00:08:17C'est incompréhensible.
00:08:18Bien sûr, c'est incompréhensible.
00:08:19D'autant plus que le procureur est censé agir au nom de la société
00:08:22pour protéger cette même société.
00:08:24Chose qu'il ne fait manifestement pas face à ce qu'on peut appeler,
00:08:26disons les choses clairement, un prédateur, à n'en pas douter.
00:08:30C'est surprenant, oui et non, surprenant pour les raisons que je viens d'évoquer,
00:08:33mais non, parce que moi ça fait longtemps que je dis sur ce plateau
00:08:36que la justice, même s'il ne s'agit pas de faire des généralités,
00:08:39mais en tout cas bon nombre de magistrats ne protègent plus les Français.
00:08:42Nous commentons régulièrement sur ce même plateau des décisions de justice
00:08:46qui nous paraissent toutes plus ahurissantes les unes que les autres
00:08:48et qui mettent régulièrement en danger nos compatriotes.
00:08:52On le voit quand il s'agit, par exemple, d'expulser,
00:08:55de condamner à des pannes extrêmement fermes des étrangers
00:08:57qui commettent des crimes, des délits sur notre sol.
00:09:00On le voit quand il s'agit d'antisémitisme, notamment.
00:09:03Ça fait longtemps, plus de trois ans maintenant que je dis
00:09:05que la justice, en tout cas une grande partie de la justice,
00:09:08ne protège plus nos compatriotes.
00:09:09Sauf qu'on est sur une thématique qui sort de l'idéologie,
00:09:12qui est censée faire un consensus total auprès de chaque être humain,
00:09:17quelle que soit sa sensibilité politique.
00:09:19On parle d'agression sexuelle sur des gamines.
00:09:20Mais c'est là que vous vous trompez complètement, Julien.
00:09:22J'en ai peur.
00:09:23Le laxisme est une idéologie en soi.
00:09:25Le laxisme est une idéologie qui a gagné une partie de la magistrature.
00:09:28On en a un nouvel exemple là.
00:09:30Pierre Lissia, votre commentaire.
00:09:32Je rappelle que vous êtes conseiller de Paris.
00:09:33C'est un scandale très parisien.
00:09:36Évidemment que d'aucuns cherchent à pointer des responsabilités administratives
00:09:40dans la municipalité.
00:09:42Il y a potentiellement des centaines de victimes
00:09:43qui n'ont pas encore trouvé d'ailleurs la force de parler.
00:09:47On est ahuri par ces réquisitions.
00:09:49Et encore une fois, il y a de très fortes chances pour que le jugement soit équivalent
00:09:53ou en deçà, mais a priori pas au-dessus de ce qui est requis.
00:09:57En réalité, il y a deux choses qui sont parfaitement incompréhensibles et scandaleuses.
00:10:01C'est à la fois les réquisitions du parquet,
00:10:03où on se dit, mais pour les faits qui sont reprochés,
00:10:08et finalement, cette peine qui n'en est presque pas une,
00:10:12qui est complètement indolore.
00:10:13C'est une invitation à recommencer, comme le dit Anne.
00:10:15Ça, c'est la première chose qui est effectivement incompréhensible.
00:10:19La deuxième chose qui est tout aussi incompréhensible
00:10:23et qui devrait tout autant nous scandaliser,
00:10:26c'est que cet homme-là, qui n'est malheureusement pas le seul,
00:10:29ce genre de profil de prédateur dans les écoles parisiennes,
00:10:33ça n'est pas un cas isolé, ça n'est pas le seul.
00:10:35Et ce qui est scandaleux, c'est que cet homme-là ait pu exercer
00:10:39dans une école publique parisienne,
00:10:41ou dans plusieurs écoles publiques parisiennes.
00:10:42Là, je crois que c'est, en l'occurrence, dans ce cas,
00:10:45c'est une école du 11e, du 11e arrondissement de Paris.
00:10:47Beaucoup d'écoles du 11e arrondissement qui sont concernées,
00:10:51en tout cas qui sont touchées par des faits d'agressions sexuelles
00:10:53dans les écoles.
00:10:53Et en fait, on se retrouve aujourd'hui face à ce scandale du périscolaire.
00:10:58On y revient, le scandale du périscolaire à Paris.
00:11:00Vous parliez de responsabilité administrative,
00:11:03mais à un moment, il faut arriver aux responsabilités pénales.
00:11:06Et je pense que dans l'organisation même de la ville de Paris,
00:11:09du périscolaire, la ville a organisé un système
00:11:15qui est défaillant de façon systémique.
00:11:18Et aujourd'hui, on en paye, et malheureusement,
00:11:20depuis 10 ans, on en paye les conséquences,
00:11:22et ressortent aujourd'hui l'ensemble des affaires,
00:11:25les langues se délient, la justice est enfin saisie,
00:11:28la ville a enfin pris peut-être la mesure
00:11:31de la gravité de la situation,
00:11:34et peut-être l'ampleur aussi du phénomène.
00:11:35On parle aussi de réseau, on parle aussi d'un réseau de prédateurs sexuels dans les écoles.
00:11:38C'est un scandale gigantesque.
00:11:40Début de l'année, 78 agents de la ville ont été suspendus,
00:11:4331 pour des suspicions de violences sexuelles.
00:11:46On a vraiment ce sentiment, et ce sera le dernier mot,
00:11:48parce qu'au-delà de la consternation qu'on peut avoir,
00:11:49il n'y a pas grand-chose à dire.
00:11:50Je crois que le jugement sera rendu dans plusieurs mois.
00:11:52Le 16 juin.
00:11:53Le 16 juin, dans deux mois environ, un peu moins.
00:11:57C'est un scandale gigantesque,
00:11:58et cette impression, Olivier, on va conclure là-dessus,
00:12:00que la justice n'a pas du tout pris la mesure de ce qui se passe.
00:12:04C'est un crachat au visage de ces gamines et de leurs familles.
00:12:07C'est surtout ça.
00:12:07En plus, les deux interventions sont liées.
00:12:09Parce que si la justice ne marque pas l'exemple à ce moment-là,
00:12:14il y a peu de chances que demain, en réalité,
00:12:16il y ait une vraie enquête très profonde sur l'ensemble du réseau.
00:12:19On sait, effectivement, on commence à découvrir ce qu'il y a à Paris.
00:12:21Il y a déjà des signaux qui nous disent que, ça se trouve,
00:12:23ce n'est pas que Paris qui est concerné,
00:12:25mais qu'on a d'autres villes où il y a sans doute eu le même style de défaillance.
00:12:30Et donc, si on veut être en capacité vraiment de faire la lumière sur tout ça,
00:12:35de travailler sur cette violence-là,
00:12:38il faut que la justice fasse son travail.
00:12:40Et comme vous l'avez bien dit,
00:12:41soit il est innocent et c'est une peine qui est trop forte,
00:12:45soit il est réellement coupable de ce qu'il y a à Paris.
00:12:49Un espèce d'entre-deux qui n'a aucun sens.
00:12:51Et là, on est sur quelque chose qui est totalement ridicule.
00:12:54Je vous voyais réagir hors antenne.
00:12:56C'est pour ça que je me permets de vous regarder, Fabien Boubler.
00:12:58Non, mais ça, en tant que parent et en tant que personne
00:13:01ayant eu des enfants dans les écoles publiques,
00:13:03c'est consternant et c'est des questions qu'on voit régulièrement surgir,
00:13:07y compris en région parisienne.
00:13:09Il n'y a pas un parent aujourd'hui.
00:13:10Il n'y a pas un parent qui emmène son gamin dans un centre de loisirs
00:13:13ou dans de l'extra scolaire
00:13:15et qui ne se pose pas la question de qui est en face
00:13:18et qui va s'occuper de ses enfants quand ce scandale a sétanisé tout le monde.
00:13:21C'est un sujet qui intervient depuis la réforme des rythmes scolaires
00:13:25et depuis François Hollande et depuis les lois sociétales de 2012-2013.
00:13:30On va même le rappeler.
00:13:31On avance dans nos thématiques.
00:13:33C'est le petit plaisir de la mairie socialiste de Paris.
00:13:36C'est surtout pour cela que vous êtes avec nous, Pierre Vissière,
00:13:38réquisitionner des gymnases pour loger des migrants
00:13:41dans des arrondissements tenus par la droite.
00:13:44C'est la spécialité du moment.
00:13:46Après, Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire s'en font également ce petit plaisir.
00:13:49Après le 15e, c'est le 16e arrondissement qui est concerné.
00:13:51Ce sont des militantes de Némésis qui ont alerté la nuit dernière.
00:13:54La mairie du 16e a été mise totalement sur le fait accompli.
00:13:58Regardez cette séquence de collectifs Némésis
00:14:01devant ce gymnase Monterland hier dans le 16e.
00:14:04Après OV, on suit la police à Vélo
00:14:07et on découvre une installation disinulée de migrants dans le 16e.
00:14:10Excusez-moi, vous savez pourquoi il y a toutes les voitures et tout ?
00:14:14Oui.
00:14:15C'est pourquoi ? Vous savez ?
00:14:16Oui, c'est la même qui nous a emballé.
00:14:17C'est pour nous le dire.
00:14:18Ah, parce qu'ils ont envoyé qui ?
00:14:21Les affrontements qui sont là, ils n'ont pas les rembattement.
00:14:24Oh !
00:14:25On a trouvé le gymnase en question, c'est ouf, en gros.
00:14:27Il y a plein de trucs de la protection civile
00:14:29et ils sont en train d'accueillir des migrants.
00:14:31Il y en a plein, plein, plein, plein, vraiment.
00:14:33Je pense qu'il y a une centaine là.
00:14:34Il y a même la police.
00:14:36Et, ah, c'est là.
00:14:38C'est ouf.
00:14:39Le dispositif qu'il faudrait en pleine nuit, c'est des maladies.
00:14:43Ce soir avec Léonard, on est devant le gymnase de Mont-Erlande, en 16e arrondissement de Paris.
00:14:47Et ce que vous voyez derrière nous, toute cette agitation, c'est la protection civile et la police
00:14:51qui sont en train d'installer des dizaines, voire des centaines de migrants.
00:14:54Il y a un monde absolument fou, une queue abominable.
00:14:56Et, en fait, si vous voulez, ça se passe à nuit.
00:14:58Là, il est 22h30.
00:14:59Et les habitants du 16e ne sont pas du tout au courant.
00:15:02Je pense qu'on leur cache tout simplement qu'on met les migrants dans leur quartier.
00:15:05Donc, demain matin, ils vont se réveiller et il y aura 500 migrants dans un gymnase en Basseuse.
00:15:08Et ce qui est fou aussi, c'est qu'on le rappelle, c'est payer avec vos impôts.
00:15:12Voilà, donc les gens du 16e qui vont avoir tous ces migrants,
00:15:14qui vont débarquer demain matin sans avoir été au courant et sans avoir été concertés,
00:15:19eh bien, ils le payent avec leurs impôts.
00:15:21Et on se demande ce qu'en pense le maire du 16e, Jérémy Redler,
00:15:24qui est censé être de droite, mais qui a forcément validé.
00:15:27Parce que, comme on vous l'a dit, il y a quand même la police.
00:15:28Donc, c'est complètement légal ce qui est en train de se passer.
00:15:30Ça ne peut pas se faire sans l'accord du maire.
00:15:32Donc, ces électeurs peuvent le remercier, pour son honnêteté.
00:15:36Et on entendra le maire du 16e dans un instant,
00:15:37parce qu'en l'occurrence, ce n'est pas la première fois qu'il est mis sur le fait accompli.
00:15:40Et il n'était pas du tout au courant.
00:15:41Il a appris ça hier soir dans la soirée.
00:15:43Mathieu Devesse, d'abord, sur place pour CNews, devant ce fameux gymnase Monterland.
00:15:49On est vraiment dans le très extrême ouest de Paris,
00:15:53pour ceux qui méconnaissent.
00:15:55Quelle est la situation sur place ?
00:15:57Est-ce que vous savez combien de migrants ont été installés hier ?
00:16:00S'il s'agit de femmes, d'enfants, d'hommes seuls ?
00:16:03Qu'est-ce que l'on sait de ces gens qui ont été installés hier ?
00:16:08Ce que l'on sait, Julien, c'est qu'il y a 150 migrants et sans-abri
00:16:12qui ont donc été accueillis hier soir.
00:16:15Ici, dans ce gymnase, le gymnase Henri de Monterland.
00:16:19Majoritairement donc des familles, des enfants.
00:16:21Même si certains écoliers nous disent qu'il y a également des jeunes hommes,
00:16:25des jeunes hommes isolés.
00:16:26Le problème, c'est ce que nous disait le maire qu'on a interrogé il y a quelques minutes.
00:16:29C'est surtout la méthode.
00:16:31A 21h hier, il apprend depuis un appel de la directrice de cabinet du maire de Paris
00:16:37que 150 migrants sans-abri vont donc être accueillis ici.
00:16:41Et regardez ce qu'il y a en face.
00:16:42Il y a cette école, école maternelle, élémentaire, collège, lycée.
00:16:46Et donc, pas le temps de prévenir la direction et les parents d'élèves
00:16:50que les écoliers, tout simplement, ne vont pas avoir des cours de sport.
00:16:54Par exemple, il y a du badminton, du tennis et des cours de piscine.
00:16:58Il y a le baccalauréat aussi qui arrive.
00:16:59Et donc, peut-être certaines lacunes dans ces disciplines-là.
00:17:02Le problème également, c'est ce que nous disait le maire,
00:17:04c'est qu'est trop souvent, selon lui, ce sont des mairies de droite
00:17:07qui sont réquisitionnées pour accueillir des sans-abri, des migrants.
00:17:11La quatrième fois déjà depuis septembre, donc, qu'un gymnase,
00:17:15ici dans le 16e arrondissement de Paris, mairie de droite,
00:17:18le maire, il est de la couleur Les Républicains,
00:17:20quatrième fois donc que des gymnases sont réquisitionnés dans cet arrondissement.
00:17:24Merci beaucoup Mathieu Devesse pour ces précisions.
00:17:26Justement, avant d'en discuter un instant en plateau,
00:17:28le maire du 16e, Jérémy Redler, devant ce gymnase interrogé il y a quelques instants.
00:17:33J'ai moi-même appris tardivement hier soir la réquisition du gymnase Monterland
00:17:38par la mairie de Paris, qui m'a évidemment, comme à son habitude, pas consulté.
00:17:45Je n'ai pas été consulté pour cette réquisition de gymnase,
00:17:48comme c'est l'habitude à la mairie de Paris.
00:17:50Et j'ai été informé quelques minutes, quelques heures,
00:17:53avant l'arrivée des migrants, ce qui, évidemment, pose de gros problèmes,
00:17:58notamment d'organisation, puisque ce matin,
00:18:01il y avait des scolaires qui avaient prévu des cours et des écoles,
00:18:05qui m'ont écrit en me disant que les écoles se sont présentées
00:18:09à la porte de l'établissement, puisque, par définition,
00:18:13ils n'avaient pas pu encore être prévenus.
00:18:15Et donc, certains élèves sont venus avec leurs professeurs pour faire du sport
00:18:18et ont été renvoyés dans leur école.
00:18:21Carlicia, j'y vois presque une provocation politique
00:18:25de la part de la mairie socialiste envers ces arrondissements tenus par la droite.
00:18:31– Ce n'est même pas tant de la provocation que de l'amateurisme absolu.
00:18:36Parce qu'en fait, un gymnase…
00:18:37– Il y a quand même une fâcheuse tendance à ouvrir ces centres d'hébergement
00:18:40de dernière minute dans des arrondissements tenus par l'opposition.
00:18:43– Dans le 16e, dans le 8e, effectivement, on a vu des réquisitions de gymnase dans le 15e.
00:18:46– Mais bon, un gymnase, par définition, c'est fait pour faire du sport
00:18:54et ça n'est pas une structure d'accueil pour migrants.
00:18:57Ça, c'est une chose, la ville de Paris a tendance à oublier ce principe-là.
00:19:02C'est qu'un gymnase, il y a des usagers, il y a des scolaires, il y a des clubs
00:19:05de sport, etc.
00:19:06qui pratiquent et qui utilisent ces infrastructures-là.
00:19:11Ça n'est pas fait, ce ne sont pas des infrastructures qui sont faites pour accueillir des migrants.
00:19:16Et encore une fois, on voit souvent dans certaines communes
00:19:20qui sont touchées par des crises soudaines, des inondations ou autres,
00:19:26des personnes qui sont accueillies dans des gymnases, sur des lits de fortune,
00:19:31pour faire face à l'urgence.
00:19:33Donc, on pourrait entendre qu'il y ait des réquisitions comme ça de bâtiments publics
00:19:37et notamment de gymnases, pour faire face à l'urgence.
00:19:39Or là, le problème, c'est que la situation migratoire à Paris,
00:19:43elle n'est pas soudaine, elle n'est pas...
00:19:48– On ne la découvre pas.
00:19:49– On ne la découvre pas.
00:19:50Ça fait depuis 2015 qu'il y a des installations de campements sauvages dans Paris,
00:19:55notamment dans le nord-est parisien.
00:19:56Depuis 2015 que la ville de Paris, Anne Hidalgo puis Emmanuel Grégoire aujourd'hui,
00:20:01expliquent que Paris est une ville refuge pour les réfugiés,
00:20:05que Paris est une ville qui a une vocation justement à cet accueil un peu inconditionnel des réfugiés.
00:20:13On ne peut pas avoir depuis dix ans des discours comme ça,
00:20:17qui sont, pardon, mais politiquement irresponsables de dire que...
00:20:20– Surtout contradictoire avec le traitement qu'on donne à ces migrants,
00:20:24que ce soit des logements d'urgence dans des gymnases,
00:20:26ou pire, des tentes sous le métro dans la moitié du 18e arrondissement.
00:20:30– Aussi bien pour les riverains dans le 18e, dans le 10e, dans le 19e,
00:20:33aussi bien pour les migrants que pour les riverains.
00:20:35Et ça fait dix ans que ça dure.
00:20:36Donc il n'y a plus de caractère urgent.
00:20:38Donc il n'y a plus de nécessité de réquisitionner aujourd'hui des gymnases.
00:20:40Si aujourd'hui on en est dans cette situation,
00:20:42ce n'est pas une question de tant de provocation que d'amateurisme absolu de la ville de Paris.
00:20:46– C'est un peu des deux, moi j'ai l'impression tout de même.
00:20:48Écoutez, c'est deux élèves qui ont été interrogés par nos équipes devant le gymnase,
00:20:54avec un parent d'élèves également, écoutez-les.
00:20:56– Il y a eu des migrants aussi dans la piscine qui est Boulevard Lannes,
00:21:00et elles n'ont pas eu piscine, ils ont supprimé le cours des piscines.
00:21:04Maintenant, voilà.
00:21:05Et là, en tout cas, quand il y a des migrants, ils ne les emmènent pas.
00:21:07– Non, ce n'est pas la première fois.
00:21:09On a déjà dû, je ne sais plus quel sport on faisait, mais on a déjà dû partir.
00:21:13On a déjà dû faire autre chose parce qu'on ne pouvait pas aller au gymnase.
00:21:16Pendant plusieurs moments, du coup ça a décalé ce qu'on devait faire.
00:21:19C'est un peu relou parce qu'on doit changer de sport,
00:21:22parce qu'on ne peut pas tout faire partout.
00:21:25Mais sinon, ce n'est pas très grave.
00:21:27Ça se règle, un moment où ils partent, on trouve un moyen de bouger.
00:21:32Nos parents ne sont jamais au courant de ça,
00:21:33juste on arrive en sport, ils disent qu'on ne peut pas aller au gymnase
00:21:36parce qu'il y a des personnes à l'intérieur, et du coup on fait en fonction.
00:21:39– L'année dernière, pendant à peu près trois mois,
00:21:42ils étaient là et on a été privés des activités sportives dans le gymnase.
00:21:48Et dans ce cas-là, ils ne font pas grand-chose.
00:21:49Je ne sais pas comment ça se passe, comment ils les font partir,
00:21:51mais après trois mois, on a pu retrouver le gymnase.
00:21:54– Je vais citer cette jeune fille, Marqueno,
00:21:57c'est vrai que c'est un peu relou quand même pour les habitants dans leur quotidien.
00:22:01– C'est plus que relou, c'est plus que relou.
00:22:04Non, je suis assez d'accord avec ce qu'a dit Pierre Lissia,
00:22:06ce qui est fou, c'est qu'effectivement, ce qu'on appelle la crise de l'immigration,
00:22:10elle dure depuis au moins 2015, donc ça fait plus de dix ans,
00:22:13on a une municipalité, on a un camp politique et la gauche
00:22:16qui nous explique que l'immigration massive, c'est génial,
00:22:19c'est de l'enrichissement, c'est souhaitable et tout ce qu'on veut,
00:22:21à minima, qui est au moins une politique d'accueil qui a été mise en place.
00:22:24En réalité, rien du tout.
00:22:25Un gymnase, encore une fois, ce n'est pas du tout fait pour accueillir des gens,
00:22:27en plus, ce n'est même pas accueillir ces gens décemment.
00:22:29Donc si le projet…
00:22:30– Ça veut dire surtout que le bien-être des gens qui habitent dans le quartier,
00:22:33on s'en fout complètement.
00:22:35– Yohan, je vais me mettre à la place de la gauche du coup une seconde.
00:22:37Si le projet, c'est de faire venir des milliers de gens très bien,
00:22:39le problème, c'est qu'on entasse des gens dans des lieux
00:22:42qui ne sont pas prévus pour cela,
00:22:43et surtout derrière, on ne prévoit rien d'autre.
00:22:45Ça veut dire que quand ils partiront,
00:22:46ça veut dire qu'ils partiront dans le gymnase d'à côté, du quartier d'à côté.
00:22:49– C'est ça la contradiction, c'est qu'on déplace le problème,
00:22:51on s'en lave les mains et on laisse la responsabilité au maire de secteur.
00:22:55Yohan, conservez précieusement ce que vous avez en bouche.
00:22:58On arrive dans cinq minutes à peine, le temps d'une courte pause.
00:23:01On poursuit la discussion.
00:23:02A tout de suite.
00:23:03– Presque 15h30, de nouveau de retour sur le plateau de 120 minutes infos
00:23:11avant de poursuivre nos débats et de vous montrer ce reportage exceptionnel
00:23:15dans le nord de Paris et ce camp de migrants à ciel ouvert
00:23:17qu'on va vous montrer, je le disais, dans un instant.
00:23:20Le journal de Margot Siffer, à la une, rebond Jean-Margot,
00:23:24un porte-conteneur français appartenant à l'armateur français CGA-CGM
00:23:28battant pavillon Maltais.
00:23:29Il a fait l'objet d'une attaque hier dans le détroit d'Hormuz.
00:23:31– Une attaque qui a fait des blessés parmi les membres d'équipage
00:23:35qui ont été évacués et soignés.
00:23:37Elle a aussi occasionné des dommages aux Nagyres.
00:23:39Alors, si la France n'était en aucun cas visée,
00:23:42les tirs montrent que la situation reste très dangereuse.
00:23:45Mise en garde de la porte-parole du gouvernement, on l'écoute.
00:23:50– Les tirs qui ont visé hier.
00:23:53Un bateau CMA-CGM montre de toute évidence
00:23:57que la situation reste dangereuse.
00:24:00Je tiens à noter et à rappeler devant vous
00:24:03que le bateau CMA-CGM n'était pas sous pavillon français.
00:24:09Il s'agissait d'un pavillon Maltais avec un équipage philippin
00:24:14à qui nous faisons part, bien sûr, de toute notre solidarité.
00:24:19D'autres ont par ailleurs été pris pour cible ces derniers temps,
00:24:23vous le savez.
00:24:24En l'État, ce n'est donc en aucun cas la France qui a été visée.
00:24:31– Et à noter que Donald Trump a annoncé hier
00:24:34suspendre l'escorte de navires dans le détroit d'Hormuz
00:24:37avec l'espoir de parvenir à un accord américano-iranien.
00:24:40Il menace le cas échéant de bombarder l'Iran.
00:24:44– Dans l'actualité également, lutter contre le fléau de la cabanisation.
00:24:49Une proposition de loi débattue en ce sens aujourd'hui au Sénat.
00:24:52– Avec un objectif, lutter contre ces constructions illégales
00:24:55sans permis de construire et sur un terrain non constructible.
00:24:59Le texte doit permettre au préfet d'intervenir en amont
00:25:01pour interrompre les travaux et ordonner par arrêter la démolition.
00:25:05Illustration à Saint-Nazaire de ce fléau avec Jean-Luc Thomas.
00:25:10– Sur le chemin, je viens de constater qu'il y a un tuyau d'eau usée,
00:25:14enfin vraisemblablement d'eau usée.
00:25:15La problématique, c'est qu'il se déverse dans le cours d'eau
00:25:18dit de la fosseille où on a des espèces protégées.
00:25:21– Cette zone est classée terre agricole non constructible
00:25:24avec d'énormes environnementales contraignantes.
00:25:28Pourtant, des habitations existent sans permis de construire,
00:25:32donc totalement illégales.
00:25:33– On est sur une parcelle d'un hectare et demi
00:25:35qui a été coupée en 29 petites parcelles.
00:25:39En 13, on a réussi à prendre contact avec les locataires.
00:25:42Donc on a trouvé de la cabanisation sur toutes ces parcelles.
00:25:46– Trois familles habitent à l'année chacune sur une parcelle.
00:25:49Dans cette commune, 19 cas de cabanisation sont en cours de traitement.
00:25:54Les actions administratives et judiciaires remontent à plus de deux ans pour certains cas.
00:25:59– Tout est vérifié, tout est avalisé par les services préfectoraux,
00:26:05les services de police, les services de l'État en général, mais rien n'arrive.
00:26:10C'est les lenteurs et les lourdeurs administratives de notre pays
00:26:14qui font que tout cela tarde à se concrétiser.
00:26:17– Tout le département est touché, les services de l'État ont recensé 550 faits de cabanisation.
00:26:24Une nouvelle loi doit permettre d'accélérer les procédures.
00:26:28– Elle permet de passer d'une procédure qui nécessite aujourd'hui
00:26:32systématiquement une décision de justice préalable
00:26:34à un système qui permet au préfet d'ordonner une démolition d'office
00:26:40lorsque bien sûr il y a un problème de sécurité.
00:26:42C'est plus simple, c'est plus rapide.
00:26:44– Dernier exemple, ce bâtiment est censé être un centre d'insémination pour chevaux.
00:26:49Dans les faits, c'est devenu une maison d'habitation.
00:26:53– À la recherche des dernières victimes du tueur en série,
00:26:56Émile Louis de Nouvelle Fouille, programmée au cimetière de Rouvray dans Lyon.
00:27:00– Elles reprendront à compter du 18 mai.
00:27:02Et pour deux semaines après avoir été interrompue l'an dernier
00:27:04suite au décès accidentel d'un gendarme sur les lieux,
00:27:08Émile Louis avait été condamné en 2004 à la perpétuité
00:27:11pour un viol et assassinat de sept jeunes femmes disparues dans Lyon
00:27:14entre 1975 et 1979.
00:27:17Elles avaient été retrouvées dans ce cimetière du Rouvray.
00:27:21– Et puis deux infectiologues en rouque depuis les Pays-Bas
00:27:23pour monter à bord du bateau de croisière
00:27:25où plusieurs cas d'infection à l'antavirus ont été détectés.
00:27:29– Et ces médecins resteront à bord de ce bateau même après son départ du Cap Vert
00:27:33où trois suspects ont été évacués.
00:27:35Le navire accostera sur l'île de Ténérife dans les Canaries
00:27:38où tous les passagers étrangers seront rapatriés.
00:27:41En attendant, on apprend qu'un voyageur évacué en Afrique du Sud
00:27:44a été contaminé par une souche transmissible entre humains.
00:27:48Un autre passager a été hospitalisé à Zurich en Suisse.
00:27:51– Merci beaucoup Margot pour l'essentiel.
00:27:52On vous retrouve à 16h.
00:27:53– 13h, Yohann Uzaï, Pierre Lissia, Marqueno, Olivier Vial et Fabien Bouglet
00:27:59toujours autour de la table.
00:28:00Si vous étiez avec nous avant la pause, on est en train de parler de cette politique
00:28:04d'hébergement des migrants par la mairie socialiste de Paris
00:28:06qui décide de réquisitionner du jour au lendemain un gymnase
00:28:09dans le 16e arrondissement en direction le nord de Paris également
00:28:12où la situation est incontrôlée, incontrôlable.
00:28:16Peut-être aussi près d'un millier de migrants installés à ciel ouvert
00:28:19dans des tentes, François Tiskevitch est sur place.
00:28:21– C'est un véritable bidonville à ciel ouvert qui s'étend ici
00:28:26sous le métro aérien entre les stations Barbès et Stalingrad.
00:28:30Des centaines de tentes y sont installées.
00:28:32Des dizaines de matelas jonchent le sol avec son lot de détritus.
00:28:35Un camp de migrants qui s'étend puisque leur nombre a doublé
00:28:38ces dernières semaines.
00:28:39On estime désormais à 800 le nombre de personnes présentes ici.
00:28:43Et forcément, les riverains en subissent les conséquences.
00:28:46Ils se plaignent de l'insalubrité, des bruits, des odeurs de déjection.
00:28:50Mais ce qui inquiète le plus ces riverains, c'est la consommation de stupéfiants,
00:28:53notamment de crack.
00:28:55Une dame nous expliquait par exemple avoir peur de rentrer chez elle
00:28:59car des affrontements entre migrants ont lieu à n'importe quel moment de la journée.
00:29:03Le maire socialiste de Paris s'est rendu ce mardi sur place pour rencontrer les riverains.
00:29:09Il propose la création de centres d'hébergement d'urgence.
00:29:12Emmanuel Grégoire qui rencontrera ce jeudi le préfet de région.
00:29:17Ils sont près d'un millier.
00:29:19C'est gigantesque.
00:29:20Johan, je vous donne la parole.
00:29:21Je sais que vous voulez apprendre.
00:29:22Je commence par Pierre qui connaît parfaitement ce nord de Paris.
00:29:26Il est conseiller de Paris devant le 18e, puis aujourd'hui dans le 19e.
00:29:29Ils sont près d'un millier sur place.
00:29:32Oui, bidonville à ciel ouvert.
00:29:33Il n'y a pas d'autre mot.
00:29:34Mais vous savez ce qui me met moi en colère,
00:29:36c'est qu'on a connu des installations de cette ampleur-là
00:29:40au même endroit en 2015.
00:29:42Au même endroit en 2015.
00:29:45Tout le nord-est parisien est concerné.
00:29:46Je vous rappelle aussi, ça a été dit dans votre reportage,
00:29:48que le nord-est parisien est en proie, aujourd'hui,
00:29:52depuis quelques années, à un fléau qui s'appelle le fléau du krach,
00:29:54qui est la drogue du pauvre.
00:29:56C'est pas nouveau.
00:29:56Extrêmement addictive, extrêmement violente.
00:29:59Et en fait, quand vous concentrez comme ça des populations
00:30:01en extrême précarité, en extrême souffrance, en extrême fragilité,
00:30:06avec des populations de dealers, de toxicomanes,
00:30:09forcément, forcément, à un moment ou à un autre,
00:30:12vous avez des liens qui se font.
00:30:15Et c'est ce qu'on a constaté, d'ailleurs,
00:30:17du côté de la porte de la chapelle, il y a quelques années.
00:30:20Et ce qui me met en colère, c'est que, voilà,
00:30:22il s'est passé 10 ans, 11 ans maintenant.
00:30:2411 ans sans que rien n'ait changé depuis.
00:30:26Rien n'a changé depuis.
00:30:28Les alertes des riverains et ce que vivent les riverains
00:30:31sont exactement les mêmes choses aujourd'hui qu'il y a 10 ans.
00:30:35C'est-à-dire que vous avez, effectivement, des RICS
00:30:39parce que vous avez des migrants qui sont installés...
00:30:42C'est tout le quotidien qui est chamboulé, du matin au soir.
00:30:45Du matin au soir, toute la nuit.
00:30:47Toute la nuit, vous avez des RICS,
00:30:49vous avez des migrants qui sont installés aussi par communauté.
00:30:52Vous avez les Afghans d'un côté, les Érythréens de l'autre,
00:30:55les Soudanais un peu plus haut, etc.
00:30:56Et donc, avec des confrontations...
00:30:58Sans compter ceux qui sont sous la drogue,
00:30:59qui viennent de prendre et qui ont des comportements...
00:31:02Certains.
00:31:02Aujourd'hui, les migrants qui sont installés sous ce métro-là,
00:31:07entre Barbès et Stalingrad,
00:31:08ne sont pas encore complètement exposés au krach.
00:31:10Mais c'est une crainte, forcément.
00:31:14Et juste pour la petite histoire,
00:31:16après les premières installations en 2015 de ces camps de migrants,
00:31:20la ville de Paris avait annoncé un réaménagement total
00:31:22de cette fameuse promenade urbaine entre la chapelle et Stalingrad,
00:31:25qui a coûté quand même...
00:31:26C'est sous le métro aérien, on est d'accord.
00:31:28Sous le métro aérien, qui a coûté 11 millions d'euros.
00:31:31Il y a 11 millions d'euros en 2016-2018
00:31:34qui ont été injectés dans ce quartier-là
00:31:36pour permettre aux habitants de se réapproprier leur quartier,
00:31:40pour permettre aux habitants, justement,
00:31:42d'en finir avec ces occupations sauvages, illégales,
00:31:45qui pourrissent la vie de tout un quartier.
00:31:47Aujourd'hui, on en est exactement au même point.
00:31:51C'est pour ça que, comme je vous disais tout à l'heure,
00:31:52il y a une forme d'amateurisme.
00:31:54C'est que le constat que vous faites aujourd'hui,
00:31:56on le faisait il y a 10 ans, et rien n'a été fait depuis.
00:31:59Rien n'a jamais appris, la ville n'a jamais appris de ses erreurs.
00:32:02C'est pour ça que je dis aujourd'hui
00:32:03que le discours de dire que Paris est une ville refuge pour les migrants
00:32:08n'est pas un discours qui peut-être plaît beaucoup
00:32:11dans les meetings du Parti Socialiste,
00:32:13mais qui se confronte violemment à la réalité du terrain.
00:32:16Parce qu'il n'y a aucune dignité
00:32:18à dire que Paris est une ville refuge
00:32:20et accueillir des migrants sous les ponts du métro aérien
00:32:23de la Chapelle et de Barbès et de Stalingrad.
00:32:25Il n'y a aucune dignité.
00:32:26Si être socialiste, c'est ça,
00:32:28alors permettez-moi d'être fier de ne pas être socialiste.
00:32:30C'est un discours de posture
00:32:32qui est d'une irresponsabilité totale
00:32:34quand on voit les conditions
00:32:36dans lesquelles sont logés ces migrants.
00:32:39Remettez-nous, s'il vous plaît,
00:32:41le bon titre du Parisien,
00:32:43parce qu'on a donc le maire entrant,
00:32:44le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
00:32:46qui continue,
00:32:47qui se dit prêt à créer de grands centres d'hébergement,
00:32:49qui veut aller plus loin.
00:32:51Mais j'ai envie de dire,
00:32:52Yohann Uzaï,
00:32:52et je sais que c'est ce que vous allez me dire,
00:32:54les Parisiens,
00:32:55ils ont signé pour ça.
00:32:56Il a été reconduit,
00:32:57l'équipe socialiste en tout cas,
00:32:59a été reconduite à Paris.
00:33:00Oui, deux choses.
00:33:01Deux choses.
00:33:02D'abord, un mot sur la sémantique,
00:33:04qu'on se mette d'accord tout de suite.
00:33:05On peut dire que les images des tentes
00:33:07qui s'entassent les unes sur les autres,
00:33:08où 800 migrants
00:33:09dorment dans des conditions lamentables dans la rue,
00:33:11ça ressemble à une invasion migratoire.
00:33:13Parce que je sais que Marine Le Pen
00:33:14et Éric Zemmour, notamment,
00:33:15ont été taxés de racisme
00:33:17pour dire et utiliser ces mots-là.
00:33:19Mais il me semble,
00:33:20quand on voit cela,
00:33:21que ça correspond manifestement à la réalité.
00:33:24Quand on a dit cela,
00:33:25on peut effectivement critiquer la mairie de Paris.
00:33:28Évidemment, c'est responsable de dire,
00:33:29comme Anne Hidalgo,
00:33:30Paris est une ville refuge,
00:33:31vient qui veut et nous les accueillerons.
00:33:33Nous voyons bien que ça n'est pas possible
00:33:34et que ces personnes dorment dans des conditions
00:33:36qui sont inacceptables
00:33:37pour un pays comme la France.
00:33:39Mais le problème,
00:33:40qu'ils dorment dans un gymnase,
00:33:41qu'ils dorment dans un théâtre,
00:33:42comme le théâtre du Châtelet,
00:33:44le problème...
00:33:44Ou la gaieté lyrique.
00:33:45La gaieté lyrique, pardon.
00:33:47Le problème, c'est qu'ils sont en France.
00:33:49C'est ça le problème.
00:33:50Ce n'est pas qu'ils soient dans un théâtre
00:33:50ou dans un gymnase.
00:33:51Le problème, c'est qu'ils sont en France.
00:33:53Et on sait très bien
00:33:53que quand ils sont en France,
00:33:55dans la plupart des cas,
00:33:56ils ne repartent pas.
00:33:57Or, nous le voyons.
00:33:58Nous n'avons pas les moyens de les loger.
00:34:00C'est flagrant.
00:34:00Je veux dire, regardez ces images.
00:34:01Nous n'avons plus les moyens de les loger.
00:34:03Ils sont dans des conditions indignes.
00:34:05C'est inacceptable.
00:34:06Donc, non seulement nous n'avons plus les moyens
00:34:07de les loger,
00:34:08mais nous n'avons plus les moyens
00:34:09de les soigner.
00:34:10Nous n'avons plus les moyens
00:34:13de leur verser des allocations.
00:34:14Il n'y a plus de travail.
00:34:15Le chômage est en train de repartir à la hausse.
00:34:17Nous n'avons plus d'argent.
00:34:18Donc, nous n'avons plus d'argent
00:34:19pour accueillir ces personnes-là.
00:34:21Et au-delà de ça,
00:34:21nous n'avons plus les capacités
00:34:23de les assimiler,
00:34:24de les intégrer.
00:34:25Donc, tout plaide pour qu'ils ne viennent pas
00:34:27jusqu'en France.
00:34:27Et c'est ça le défi.
00:34:28Le défi, ce n'est pas de trouver un logement.
00:34:30Le défi, ce n'est pas de savoir
00:34:31où est-ce qu'ils vont dormir.
00:34:32Le défi, c'est de faire en sorte
00:34:33que ces personnes-là
00:34:34qui veulent venir
00:34:35ne puissent jamais franchir
00:34:37nos frontières.
00:34:38Ce sera l'enjeu principal,
00:34:39enfin, un des principaux enjeux
00:34:41naturellement de 2027.
00:34:42Marqueno, dernier mot
00:34:43sur ce sujet.
00:34:44Oui, Pierre Lissier
00:34:44a évoqué la promenade urbaine,
00:34:46la fameuse promenade urbaine
00:34:47entre Barbès et Stalingrad,
00:34:49ce qui est quand même
00:34:49complètement dingue
00:34:50dans cette averse.
00:34:50Et vous l'avez dit,
00:34:5111 millions d'euros
00:34:51fichés en l'air.
00:34:52Parce que quand vous faites
00:34:53le tour aujourd'hui,
00:34:53quand vous regardez,
00:34:54ils avaient annoncé...
00:34:54Mais qu'est-ce qu'ils en ont fait
00:34:55ces 11 millions d'euros ?
00:34:56Ils avaient annoncé
00:34:56en grande pompe
00:34:57des jardins partagés,
00:34:58des arbres fruitiers,
00:34:59des potagers participatifs.
00:35:00Il n'y a eu aucun...
00:35:01Rien n'a entrepris ?
00:35:02Rien n'a été fait ?
00:35:03On voit des traces de dessins
00:35:04à la craie au sol.
00:35:05On voit des traces...
00:35:05Mais on voit surtout
00:35:06ces tentes qui sont en veillées.
00:35:08Donc non seulement
00:35:08ils n'ont rien fait,
00:35:09non seulement il y a des gens
00:35:10qui dansent dehors
00:35:11et qu'on ne peut pas accueillir.
00:35:12Et en plus,
00:35:12ils ont pris 11 millions d'euros,
00:35:13ils les ont balancés.
00:35:15Et c'est ça qui est terrible.
00:35:16C'est-à-dire qu'en fait,
00:35:16vous avez une municipalité
00:35:17non seulement qui ne fait rien
00:35:18pour régler les problèmes
00:35:18mais qui en plus,
00:35:19lorsqu'elle a de l'argent,
00:35:21finalement,
00:35:21elle les balance par la fenêtre
00:35:22pour des projets
00:35:22qui ne voient jamais le jour.
00:35:23Enfin, un potager participatif
00:35:26près de la colline du Crac.
00:35:27Enfin, vous voyez,
00:35:27on est sur cette délire-là.
00:35:29Je veux dire,
00:35:29on parle de la mairie de Paris
00:35:30mais depuis 9 ans,
00:35:31c'est la France d'Emmanuel Macron
00:35:33qui n'a été capable de rien
00:35:34sur ces questions
00:35:35et qui voit ces situations
00:35:36empirer que ce soit Paris
00:35:38ou dans la plupart
00:35:38des grandes villes françaises.
00:35:40Bon, on a tout dit sur le sujet.
00:35:42Vous voulez ajouter
00:35:42un tout dernier mot peut-être,
00:35:43Pierre, pour conclure ?
00:35:44Un mot aussi.
00:35:45Je pense qu'il faut rappeler aussi
00:35:46l'importance
00:35:47de la volonté politique
00:35:48quand il y a vraiment
00:35:49une volonté politique pour agir.
00:35:50Vous savez,
00:35:51le métro aérien,
00:35:52il y a deux métros aériens à Paris.
00:35:54Il y en a un dans le nord
00:35:55et un dans le sud de Paris.
00:35:57La ligne 2 et la ligne 6.
00:35:59Vous regardez
00:36:00sous le métro aérien
00:36:01de la ligne 6
00:36:01dans le sud de Paris
00:36:02entre le 15e
00:36:03et le 7e arrondissement.
00:36:05Il n'y a pas de migrants.
00:36:06Pourquoi il n'y a pas de migrants ?
00:36:07Pourtant, on est sur la même commune.
00:36:08C'est quelques encablants
00:36:08de stations de métro.
00:36:09Ce n'est pas très loin.
00:36:10Il n'y a pas d'installation
00:36:11parce que les espaces sont occupés,
00:36:13parce que vous avez
00:36:18des terrains de sport.
00:36:19Ce que je demande
00:36:20tout simplement,
00:36:21c'est que le maire de Paris
00:36:24puisse redonner finalement
00:36:25aux Parisiens
00:36:25la maîtrise de son espace public
00:36:27et de dire
00:36:27s'il y a des mésusages,
00:36:29comme ils aiment bien dire,
00:36:30s'il y a des occupations sauvages
00:36:31de cet espace public,
00:36:32on va se le réaccaparer.
00:36:33Et si ça passe par des commerces,
00:36:35si ça passe par un parking,
00:36:36alors ça fait horreur,
00:36:38c'est un mot qui fait horreur
00:36:38à la ville de Paris,
00:36:39mais à un moment,
00:36:40occuper l'espace
00:36:41permet d'éviter des installations.
00:36:43Je veux dire
00:36:43quand les touristes
00:36:44prennent le métro
00:36:45pour aller voir, je ne sais pas,
00:36:45le Moulin Rouge
00:36:46ou le Sacré-Cœur
00:36:48puisqu'on est dans ce quartier
00:36:49du 18e arrondissement
00:36:50et doivent être
00:36:51surpris de ce qu'ils voient.
00:36:53ils ont compris
00:36:54quand ils vont de l'aéroport
00:36:55au centre de Paris
00:36:56en voiture.
00:36:57C'est vrai aussi,
00:36:58mais il y a moins de monuments
00:36:58sur l'autoroute à 1
00:37:00que dans le cœur
00:37:01du 18e arrondissement quand même
00:37:02et on est moins
00:37:03dans ce Paris rêvé
00:37:04que l'on peut imaginer
00:37:05de la part des touristes.
00:37:07Tout autre chose
00:37:08avant de faire la pause
00:37:09et de se retrouver à 16h,
00:37:10les conséquences
00:37:11de ce qui se passe bien sûr
00:37:12au Moyen-Orient,
00:37:13c'est le prix de l'essence,
00:37:14cette menace de Total
00:37:15et c'est surtout pour ça
00:37:16que vous êtes avec nous
00:37:17Fabien Bouglet,
00:37:17cette menace de Total
00:37:19entre la taxe
00:37:20sur les super profits
00:37:21et le plafonnement
00:37:22des prix à la pompe.
00:37:23Patrick Pouyennet
00:37:24qui nous dit
00:37:24si vous nous taxez
00:37:25en gros on supprime
00:37:26le plafonnement des prix
00:37:27en cas de surtaxe
00:37:28dit le patron de Total
00:37:29sur nos raffineries
00:37:30qui sont par ailleurs
00:37:32souvent déficitaires.
00:37:33Dans ce cas,
00:37:33nous ne pourrons pas
00:37:34maintenir le plafonnement
00:37:35des prix dans nos stations
00:37:35de France.
00:37:36Total Energy
00:37:37ne va pas non plus
00:37:37s'excuser de performer
00:37:38et de réussir dans son domaine.
00:37:40Il n'y a aucune honte,
00:37:41cela signifie
00:37:41que l'entreprise
00:37:42fonctionne bien.
00:37:42Quand un grand patron
00:37:43de cette envergure
00:37:44dit quelque chose,
00:37:45il faut savoir l'écouter.
00:37:47Un commentaire
00:37:48sur ce chantage
00:37:49du patron de Total,
00:37:50on ne peut pas
00:37:51parler de chantage.
00:37:52Oui, mais c'est
00:37:52un chantage justifié.
00:37:53Alors moi,
00:37:54je n'ai pas d'action à Total,
00:37:55je ne suis pas du tout investi,
00:37:57je suis fondé
00:37:58en guise de déclaration
00:37:59d'intérêt,
00:38:00je n'ai absolument
00:38:01aucun intérêt
00:38:01à utiliser de Total.
00:38:02Mais une chose est certaine,
00:38:04c'est qu'il y a aussi
00:38:05les surprofits fiscaux,
00:38:06on n'en parle pas.
00:38:07C'est-à-dire que l'État
00:38:09est en train de rentrer
00:38:10un bouc émissaire,
00:38:11c'est-à-dire Total,
00:38:12qui est le principal
00:38:12pétrolier français,
00:38:14le principal distributeur
00:38:15français dans les stations
00:38:16serbes.
00:38:17Et qui est une fierté française.
00:38:18Et qui est une fierté française.
00:38:19On l'a fait depuis la guerre
00:38:2014-18,
00:38:21on n'a pas de pétrole
00:38:22en France,
00:38:22mais on a été content
00:38:23d'avoir une entreprise
00:38:24aussi importante que Total
00:38:25pour assurer
00:38:26notre souveraineté énergétique
00:38:27et la disponibilité.
00:38:29Et le rôle de Total,
00:38:31c'est d'assurer
00:38:31notre approvisionnement
00:38:32au pétrole
00:38:32qui est absolument nécessaire.
00:38:35Total dit,
00:38:37alors opportunément,
00:38:38je vais plafonner les prix.
00:38:40Alors j'ai fait un calcul,
00:38:41le plafond donc
00:38:42à 2 euros
00:38:43et 2,20 euros.
00:38:45En 99,
00:38:46très précisément.
00:38:47Parce que c'est
00:38:47une part symbolique
00:38:48qui n'est pas franchie
00:38:49par Total.
00:38:49En fait,
00:38:50Total s'y retrouve.
00:38:51Pourquoi ?
00:38:51Parce que,
00:38:52oui,
00:38:52parce qu'en fait,
00:38:54avant ce plafonnement,
00:38:56il vendait 850 millions
00:38:57de litres
00:38:59d'essence
00:39:00par mois.
00:39:01Et après,
00:39:02on a eu
00:39:03une augmentation
00:39:04à 1,2 million.
00:39:05Disons que Total,
00:39:07en plafonnant les prix,
00:39:08a baissé
00:39:09sur sa marge
00:39:10mais a augmenté
00:39:11sa clientèle
00:39:12entre 20 et 40%.
00:39:14Oui,
00:39:14donc il s'y retrouve.
00:39:15Donc il s'y retrouve
00:39:16par la quantité.
00:39:17Donc,
00:39:18globalement,
00:39:18ils font une opération
00:39:20sympathique,
00:39:21ils jouent un rôle citoyen,
00:39:23ils font en sorte
00:39:24de maintenir les prix
00:39:25mais ils élargissent
00:39:27leur clientèle
00:39:28et donc ils font
00:39:29un bon deal.
00:39:30D'ailleurs,
00:39:30les distributeurs
00:39:31qui vont être
00:39:31les stations-services
00:39:34de supermarchés,
00:39:34eux n'arrivent pas
00:39:36et ne peuvent pas
00:39:36plafonner les prix
00:39:37parce qu'ils ont
00:39:37des marges
00:39:39extrêmement faibles.
00:39:40Et on ne peut pas
00:39:41dire à Total,
00:39:41d'un côté,
00:39:42vous plafonnez les prix
00:39:43et de l'autre,
00:39:43on va vous taxer.
00:39:44C'est d'ailleurs
00:39:45que le problème,
00:39:46c'est que ce dont
00:39:46personne ne parle,
00:39:47c'est que depuis
00:39:47le 1er janvier,
00:39:48on a les certificats
00:39:50d'économie d'énergie
00:39:51qui pèsent sur les pétroliers
00:39:52et les distributeurs
00:39:53qui est de l'ordre
00:39:54de 20 centimes
00:39:56la fameuse taxe
00:39:58que d'aucuns
00:39:59a proposé
00:39:59qu'elle soit supprimée
00:40:00pour que les Français
00:40:02s'y retrouvent à peu près.
00:40:03Parce que sur 2 euros,
00:40:05on a en gros
00:40:06TTC,
00:40:07on a 1 euro de taxe,
00:40:09la TICPE,
00:40:11la certificat
00:40:12d'économie d'énergie
00:40:12et la TVA
00:40:13et on a aux alentours
00:40:15de 80 à 90 centimes
00:40:16d'essence
00:40:17pour résumer.
00:40:18Donc,
00:40:19il faut parler,
00:40:20les surprofits de Total,
00:40:21ce n'est pas en France
00:40:22qu'ils font des surprofits,
00:40:23ils font des surprofits
00:40:24parce que Total,
00:40:26c'est une multinationale
00:40:27à partir de la France
00:40:28qui va faire des profits
00:40:29et qui paye énormément
00:40:31d'impôts
00:40:31dans des lieux
00:40:32d'extraction.
00:40:33Donc,
00:40:34c'est un peu hypocrite,
00:40:35c'est-à-dire que l'État,
00:40:36si on regarde bien,
00:40:37il essaye de passer
00:40:38la patate chaude
00:40:39du coût de l'électricité
00:40:41en le passant
00:40:42sur les pétroliers
00:40:43et les distributeurs.
00:40:44C'est le bouc émissaire.
00:40:44C'est le bouc émissaire.
00:40:45D'ailleurs,
00:40:46on ne parle pas de super-profit,
00:40:47un jour,
00:40:47il va falloir qu'on me l'écoute.
00:40:47Il va falloir parler
00:40:48des super-profits.
00:40:48Parce que moi,
00:40:49le mot super-profit,
00:40:49je ne sais pas ce que ça veut dire.
00:40:50Soit vous êtes profitable,
00:40:51soit vous ne l'êtes pas.
00:40:52Super-profit,
00:40:53c'est-à-dire quoi ?
00:40:53Ce qui va être intéressant,
00:40:54c'est de parler de super-profits fiscaux.
00:40:57Que font les super-profits fiscaux ?
00:40:59Parce que j'ai calculé...
00:41:00Parce que vous ouvrez la chasse
00:41:01aux entreprises
00:41:02quand vous parlez de super-profits.
00:41:03C'est une espèce de mot-valise
00:41:04qui vous permet
00:41:05de leur rentrer dans l'art
00:41:06en disant
00:41:06c'est super,
00:41:07donc c'est exceptionnel.
00:41:09C'est-à-dire que là,
00:41:09aujourd'hui,
00:41:10qui est ponctionné ?
00:41:10C'est les Français.
00:41:12La TVA,
00:41:13j'ai calculé avec,
00:41:14si on continue sur un an,
00:41:16on va avoir,
00:41:17l'État va avoir
00:41:17entre 4 et 5 milliards d'euros
00:41:19de TVA en plus
00:41:20par rapport à l'année dernière.
00:41:22Si c'est sur toute l'année,
00:41:24on est d'accord.
00:41:24C'est sur une année longue.
00:41:26Alors,
00:41:27la TIPCE,
00:41:28c'est une taxe fisc.
00:41:29Donc là,
00:41:30il n'y aura pas d'augmentation.
00:41:31C'est Jean-Anne Bardella,
00:41:31hier,
00:41:32qui rappelle sur le plateau
00:41:33de CNews,
00:41:34hier soir,
00:41:34qu'il propose de passer
00:41:35à 5,5 la TVA.
00:41:36Oui,
00:41:36on peut la passer ponctuellement
00:41:37à 5,5.
00:41:38On peut aussi supprimer
00:41:39les subventions.
00:41:39Pourquoi le faire ?
00:41:40Mais pourquoi ?
00:41:41Parce qu'il y a des dépenses derrière.
00:41:43Et les dépenses,
00:41:44c'est quoi ?
00:41:44C'est le financement
00:41:45des subventions
00:41:45aux énergies intermittentes,
00:41:47éoliennes,
00:41:47panneaux solaires
00:41:48et tout ce qui est subventionné
00:41:49d'énergie verte,
00:41:50entre guillemets,
00:41:51qui pèse 10 milliards d'euros.
00:41:53Vous supprimez
00:41:54les subventions
00:41:54à ces énergies dites vertes,
00:41:56je dis bien dites vertes,
00:41:5710 milliards d'euros
00:41:58et vous pouvez baisser
00:41:59la TIPCE de 30 centimes.
00:42:01Ce qui est terrible,
00:42:02c'est de se comparer
00:42:02avec nos voisins en fait.
00:42:03De voir que chacun
00:42:04trouve une solution,
00:42:05chacun est capable
00:42:06de faire des aides globales,
00:42:08de pouvoir rogner
00:42:09sur telle ou telle taxe,
00:42:10quitte à la remettre
00:42:11quand la crise sera passée.
00:42:12Évidemment.
00:42:13Et ces deux œufs,
00:42:16la taxe pour leur payeur,
00:42:17c'est un certificat
00:42:20on sait très bien
00:42:20qu'à court terme,
00:42:21ça ne sert à rien,
00:42:23que l'énergie renouvelable,
00:42:24on a tous compris
00:42:25un petit peu
00:42:25où ça nous menait
00:42:26dans ce pays,
00:42:27sans refaire tout le chapitre.
00:42:30On n'est pas capable
00:42:31en fait d'avoir du bon sens.
00:42:33C'est-à-dire qu'on n'est pas capable
00:42:34aussi et surtout
00:42:35si vous regardez bien,
00:42:36depuis quelques temps,
00:42:37on a un narratif
00:42:38où on n'est pas capable
00:42:39de faire des économies
00:42:41tout court.
00:42:42Il y a un moment,
00:42:42on fait des économies
00:42:43et on fait bénéficier
00:42:44les Français de ces économies
00:42:46en baissant les taxes.
00:42:46Et je le répète
00:42:48parce que je pense
00:42:49que c'est ça.
00:42:49Monsieur Lecornu,
00:42:50que faites-vous
00:42:51des super profits fiscaux
00:42:53et comment allez-vous
00:42:54redistribuer
00:42:54les super profits fiscaux ?
00:42:55Il y en a forcément.
00:42:56Non, mais hier,
00:42:57ils ont parlé du surplus
00:42:57en revanche.
00:42:58Le surplus
00:42:59qui a gagné l'État,
00:43:00ce n'est pas grand-chose.
00:43:01C'est peau de chagrin.
00:43:02C'est 180 millions.
00:43:03En réalité,
00:43:05c'est là où
00:43:05c'est plus compliqué.
00:43:06C'est qu'en réalité,
00:43:07on s'aperçoit
00:43:08qu'avec Hormi Total
00:43:09qui, justement,
00:43:10grâce au plafonnement,
00:43:11a augmenté
00:43:12sa diffusion d'essence,
00:43:15le nombre d'hectolitres
00:43:18a baissé.
00:43:18Donc, en réalité,
00:43:20l'argent qu'on prend
00:43:21sur les taxes,
00:43:22c'est de baisse
00:43:22parce qu'on vend
00:43:23moins d'essence qu'avant.
00:43:25Sans le ralentissement
00:43:25de la croissance.
00:43:25Sans le ralentissement
00:43:26de la croissance,
00:43:27l'augmentation
00:43:27des taux d'intérêt.
00:43:28Donc, en réalité,
00:43:29pour l'instant,
00:43:30il n'y a pas d'augmentation
00:43:31de super profits fiscaux.
00:43:33Au contraire,
00:43:34on a encore plus
00:43:35de profits fiscaux.
00:43:37quand une entreprise
00:43:38gagne beaucoup d'argent,
00:43:39on a cette espèce
00:43:40de sentiment
00:43:40qu'elle vole aux gens.
00:43:41Mais c'est surtout
00:43:42qu'effectivement,
00:43:43c'est l'objectif
00:43:44de la gauche
00:43:45qui consiste à dire
00:43:46qu'il y a une inquiétude,
00:43:47on la transforme en colère
00:43:48et pour la transformer en colère,
00:43:49on va dévigner un coupable.
00:43:50Le coupable,
00:43:50c'est total.
00:43:51En tout cas,
00:43:52ce sera beaucoup plus vertueux
00:43:53de baisser les taxes
00:43:54ponctuellement
00:43:55plutôt que de financer
00:43:56le chômage
00:43:57et financer la pauvreté
00:43:58parce que c'est ça
00:43:59qui va nous arriver.
00:44:00On va aller dans
00:44:00une station service
00:44:01en région parisienne
00:44:02pour voir un petit peu
00:44:02les comportements
00:44:03des automobilistes.
00:44:04Bonjour Mathilde Ibanez
00:44:05qui est à Clamart
00:44:06si j'ai bien compris.
00:44:08On a le Premier ministre
00:44:09hier qui nous a expliqué
00:44:10que la crise allait durer.
00:44:12On n'a pas de nouvelles aides
00:44:13dans les tuyaux.
00:44:13D'ailleurs,
00:44:13si on sonde un petit peu
00:44:14les gros rouleurs,
00:44:15pour l'instant,
00:44:16personne n'a rien touché
00:44:17et chacun se débrouille.
00:44:18Comment réagissent
00:44:19ces automobilistes
00:44:20auprès de vous ?
00:44:24Mais écoutez,
00:44:25ce qu'on peut vous dire,
00:44:25c'est qu'ici,
00:44:26c'est la résignation
00:44:27finalement qui domine
00:44:28les automobilistes
00:44:29que nous avons rencontrés
00:44:30qui continuent
00:44:30de faire leur compte
00:44:32parfois
00:44:32aux centaines près.
00:44:33Ils s'attendaient
00:44:34en tout cas
00:44:35à avoir un coup de pouce
00:44:36de l'État.
00:44:36Je vous propose
00:44:36de les écouter.
00:44:38Quand je vois
00:44:39que l'Allemagne
00:44:40il y a quelques jours
00:44:40a baissé,
00:44:42l'Espagne a baissé,
00:44:43l'Italie a baissé
00:44:44et ainsi de suite.
00:44:45Chez nous,
00:44:46on ne veut rien savoir.
00:44:47On sait très bien
00:44:48que ça râlait
00:44:49quand on est à 1,50€.
00:44:52On râlait.
00:44:53Après,
00:44:53il y a eu les gilets jaunes
00:44:54à 1,80€
00:44:55et ainsi de suite.
00:44:56Là,
00:44:56plus personne ne bouge.
00:44:58Ils mettent tout ça
00:44:58sur la guerre.
00:45:00Bien sûr qu'il y a la guerre
00:45:00mais je ne pense qu'il y en a
00:45:02qui sont des trésors de guerre.
00:45:03Il faut qu'ils fassent
00:45:04quelque chose
00:45:04parce que je crois
00:45:05qu'on est un seul pays
00:45:06de l'Europe
00:45:06où ils ne baissent pas
00:45:07les taxes.
00:45:08Donc ça serait bien
00:45:09qu'ils participent.
00:45:14Vous avez entendu
00:45:15en tout cas
00:45:16ces automobilistes
00:45:17qui ne comprennent pas
00:45:18pourquoi ils n'ont pas d'aide.
00:45:20Alors,
00:45:20pour essayer de faire
00:45:21des économies,
00:45:21on a discuté avec eux
00:45:22et ils préfèrent
00:45:23en tout cas
00:45:23se priver
00:45:24de certains plaisirs
00:45:25voire utiliser
00:45:26beaucoup moins
00:45:27leurs véhicules
00:45:27et prendre
00:45:28les transports en commun.
00:45:30C'est l'Ibenez
00:45:31à Clamart
00:45:31en région parisienne.
00:45:32Un dernier mot
00:45:33parce qu'on est en retard
00:45:34Fabien Bouglet,
00:45:35je suis désolé.
00:45:36Mais en fait,
00:45:37ce qu'on comprend
00:45:37depuis un mois,
00:45:38c'est que le monde
00:45:39ne peut pas vivre
00:45:40avec 20% de pétrole
00:45:42en moins
00:45:42et si ça dure,
00:45:44si aujourd'hui
00:45:45il y a encore des stocks
00:45:45donc c'est à peu près maîtrisé,
00:45:47les marchés
00:45:47ne sont pas complètement
00:45:49affolés
00:45:49mais ça peut être terrible
00:45:50en fait.
00:45:51En fait,
00:45:52ce qu'on est en train
00:45:52de vivre
00:45:53c'est que pendant 25 ans
00:45:54on a fait le pacte vert européen,
00:45:56on a fait une politique
00:45:57de transition énergétique,
00:45:59on n'a rien préparé,
00:46:00on a eu des gouvernants
00:46:01qui n'ont pas envisagé
00:46:03l'énergie
00:46:04comme une arme de guerre
00:46:05et aujourd'hui
00:46:06on est en train
00:46:06de subir
00:46:07parce qu'il y a la guerre
00:46:08en Iran
00:46:09et en fait
00:46:09on n'est pas du tout préparé
00:46:11et nos gouvernants
00:46:12ne prennent pas
00:46:12la mesure de la situation.
00:46:14Ça promet.
00:46:14Merci beaucoup Fabien
00:46:15d'être venu sur ce plateau,
00:46:16Fabien Bouglet,
00:46:17Pierre Lissier également,
00:46:18je vous remercie.
00:46:19On marque une pause
00:46:21et on se retrouve
00:46:22avec le journal de 16h
00:46:23et encore plein de choses
00:46:24à vous montrer,
00:46:25à décrypter.
00:46:26Restez bien avec nous,
00:46:27120 minutes,
00:46:27info revient.
00:46:31Il est 16h,
00:46:32120 minutes,
00:46:33info le retour
00:46:33et d'abord l'essentiel
00:46:34avec Margot Siffer.
00:46:36Et on débute
00:46:37avec cette menace
00:46:38de Donald Trump.
00:46:39Les Etats-Unis
00:46:40bombarderont l'Iran
00:46:41avec une intensité
00:46:42bien plus forte
00:46:43si ses dirigeants
00:46:44ne concluent pas d'accord.
00:46:46Dans le même temps,
00:46:46la France demande
00:46:47aux deux parties
00:46:48de traiter la question
00:46:49d'Ormouza part
00:46:50du reste du conflit.
00:46:52Elle va également
00:46:52présenter ses exigences
00:46:54pour relancer
00:46:54une mission de sécurisation.
00:46:56« La coalition est prête »,
00:46:58affirme l'Elysée.
00:46:59Au moins 8 morts
00:47:00et une quarantaine
00:47:01de blessés
00:47:02dans l'incendie
00:47:02d'un centre commercial
00:47:03hier près de Téhéran.
00:47:05Plusieurs étages en flamme
00:47:06dans ce complexe
00:47:07qui hébergeaient
00:47:08250 commerces
00:47:09et une cinquantaine
00:47:10de bureaux.
00:47:11Une enquête
00:47:11pour déterminer
00:47:12les circonstances
00:47:13de ce drame
00:47:13a été ouverte.
00:47:15Et puis,
00:47:16une messe sera célébrée
00:47:17le 10 juin
00:47:18par le pape Léon XIV
00:47:19à la Sagrada Familia
00:47:20de Barcelone,
00:47:21une date qui correspond
00:47:22au centenaire
00:47:22de la mort de Gaudi.
00:47:23La plus autour
00:47:24de la basilique
00:47:25sera pour l'occasion
00:47:26inaugurée.
00:47:27Une veillée de prière
00:47:28se tiendra également
00:47:28le soir précédent
00:47:29au stade olympique.
00:47:31Le pontife débutera
00:47:32son voyage en Espagne
00:47:33par Madrid
00:47:33à les 6 et 7 juin
00:47:35avant de rencontrer
00:47:36le lendemain
00:47:36le premier ministre espagnol.
00:47:39Merci beaucoup Margot Gaudi.
00:47:41Fantastique architecte
00:47:42de cette Sagrada Familia.
00:47:44Merci Margot.
00:47:44Rendez-vous dans 30 minutes.
00:47:46Johan Uzaï-Marqueno
00:47:47toujours présent.
00:47:47Olivier Vial également.
00:47:49Karim Maloum
00:47:49nous a rejoint.
00:47:50Journaliste,
00:47:51merci beaucoup Karim
00:47:52de nous accompagner
00:47:52dans cette deuxième heure.
00:47:54Restez bien accrochés.
00:47:55Plein de thèmes
00:47:56à évoquer ensemble.
00:47:57Beaucoup d'images
00:47:57à décrypter.
00:47:58D'abord,
00:47:58cette scène choquante.
00:47:59Ça se passe à Polémieux
00:48:01au Mont-dehors.
00:48:02C'est près de Lyon.
00:48:02Une statue de la Vierge
00:48:05sauvagement vandalisée.
00:48:06probablement dans la nuit
00:48:07du 3 au 4 mai
00:48:08au petit matin.
00:48:08Les habitants ont découvert
00:48:09regarder à l'angle
00:48:12de chemin
00:48:12la Vierge décapitée
00:48:14tenant encore dans ses bras
00:48:15l'enfant Jésus.
00:48:16Lui aussi sans tête.
00:48:18Image assez scandaleuse.
00:48:19Et réaction d'abord
00:48:20peut-être de quelques habitants
00:48:21qui ont découvert
00:48:24cette désolation.
00:48:26On n'a pas,
00:48:27quelle que soit la religion,
00:48:29on n'a pas à massacrer
00:48:30un symbole religieux
00:48:31qui le plaise
00:48:31ou qui ne le plaise pas.
00:48:32Ce n'est pas dans les habitudes
00:48:34des habitants des mondeurs.
00:48:36On ne vient pas se promener
00:48:36dans les monts d'or
00:48:37pour tomber sur une Vierge
00:48:38qui a été décapitée.
00:48:39Ça n'a plus de sens.
00:48:40Ça n'a plus de sens.
00:48:41On va se demander
00:48:42ce qu'il faut laisser
00:48:42sur la voie publique
00:48:44du monde dans lequel
00:48:45on est maintenant.
00:48:46C'est intégré au village,
00:48:47c'est intégré au paysage.
00:48:50C'est comme les croix.
00:48:51Là, on revient de la croix.
00:48:53C'est un but de promenade,
00:48:55la croix.
00:48:57Mais on ne va pas
00:48:59scier toutes les croix
00:48:59des montagnes
00:49:00sous le prétexte
00:49:01que c'est notre histoire.
00:49:02Voilà.
00:49:03Olivier Vial,
00:49:04un acte de vandalisme
00:49:06de plus sur un édifice religieux.
00:49:08C'est un symbole religieux.
00:49:09Malheureusement, la France
00:49:10représente un peu plus
00:49:11d'un tiers
00:49:12de tous les actes
00:49:13anti-religieux
00:49:13de toute l'Europe.
00:49:14Donc on est vraiment
00:49:15le pays où c'est
00:49:16le plus important.
00:49:18Et depuis dix ans,
00:49:19on a à peu près
00:49:20le même nombre
00:49:21d'actes anti-religieux
00:49:22et notamment anti-chrétiens
00:49:23avec par contre
00:49:24une augmentation
00:49:25de l'intensité.
00:49:26C'est-à-dire qu'avant,
00:49:27on avait quelques
00:49:29actes de vandalisme.
00:49:30Mais là,
00:49:30on a de plus en plus
00:49:31d'incendies.
00:49:32Notamment depuis 2024,
00:49:33on a eu des incendies
00:49:35de plus en plus fréquents.
00:49:36Il y en a eu plus de 50
00:49:37en 2024 dans des églises.
00:49:39On a des actes
00:49:42extrêmement symboliques.
00:49:43Il y a eu une église
00:49:44dans le 14e
00:49:44où la Vierge,
00:49:46cette fois-ci,
00:49:46avait été poignardée.
00:49:47Ils avaient poignardé
00:49:48la statue de la Vierge.
00:49:49Donc il y a une volonté
00:49:50effectivement de choquer.
00:49:52Et là, malheureusement,
00:49:54on a eu un rapport
00:49:55en 2021
00:49:56que seulement 14%
00:49:59de taux de délucidation.
00:50:01En fait,
00:50:01on a beaucoup de mal
00:50:02à trouver
00:50:03parce qu'on a des profils
00:50:03très différents.
00:50:05Effectivement,
00:50:05il y a eu
00:50:05un cas récent
00:50:06avec une personne
00:50:08qui avait tenté
00:50:08deux jours de suite
00:50:09d'incendier
00:50:11l'église
00:50:12de Notre-Dame-des-Champs.
00:50:14Et finalement,
00:50:14il n'a pas été
00:50:15il a été jugé
00:50:17irresponsable
00:50:17de ses actes
00:50:18donc aucune condamnation.
00:50:20On a quelques profils
00:50:21comme ça
00:50:21mais on a aussi beaucoup
00:50:23effectivement aujourd'hui
00:50:23quand on regarde
00:50:24on a quatre styles
00:50:25de profils
00:50:26des militants islamistes
00:50:28des militants
00:50:30d'ultra-gauche
00:50:32laïcarde
00:50:32et puis aussi
00:50:33parce que ça commence
00:50:34à monter
00:50:34tout un réseau
00:50:36d'ultra-droite
00:50:37et surtout
00:50:37d'ultra-droite
00:50:38païenne
00:50:38et de satanistes
00:50:39et ça c'est quelque chose
00:50:40qui monte depuis
00:50:41quelques temps
00:50:42notamment sur les réseaux sociaux
00:50:43puisqu'il y a des tendances
00:50:44TikTok
00:50:44de satanistes
00:50:46de plus en plus importants.
00:50:47En tout cas les actes
00:50:48de christianophobie
00:50:50Karim Maloum
00:50:51et Johan Uzay
00:50:52qui prennent de l'ampleur
00:50:52dans le pays
00:50:53et cette impression
00:50:54que cette christianophobie
00:50:55d'ailleurs qui est un terme
00:50:56qui est très peu utilisé
00:50:58est très peu présent
00:50:59dans le débat public.
00:51:00Je pense que
00:51:01sans prendre trop de risques
00:51:02que nous sommes
00:51:02la seule chaîne info
00:51:04la seule des quatre chaînes info
00:51:05qui relaiera
00:51:05cette information aujourd'hui.
00:51:07Alors que les actes
00:51:07sont majoritaires
00:51:07dans les actes religieux ?
00:51:0857% ?
00:51:09Allez, tour de table
00:51:10chacun un mot
00:51:11et on change de thème.
00:51:12Parce qu'il y a plus d'églises aussi
00:51:13on peut cacher le soleil
00:51:15avec un tamis
00:51:16mais le soleil va percer
00:51:17donc les actes
00:51:18contre les chrétiens
00:51:19et contre les juifs
00:51:21et même contre les musulmans
00:51:22existent dans ce pays
00:51:23mais on peut parler
00:51:25d'un cas isolé
00:51:26c'est fort possible
00:51:27c'est un cas
00:51:28Là on démontre
00:51:29que ce n'est pas un cas isolé
00:51:29puisque c'est en pleine
00:51:32reconnaissance.
00:51:32C'est une hypothèse
00:51:33mais je l'ai vaincu très vite
00:51:34mais dans ce pays
00:51:35il y a une idéologie
00:51:37de la haine
00:51:37depuis une dizaine d'années
00:51:39une quinzaine d'années
00:51:39on voit des actes
00:51:41contre toute personne
00:51:42qui n'est pas d'accord
00:51:43contre on n'est pas d'accord
00:51:43avec quelqu'un
00:51:44il y a ces actes
00:51:45anti-religieux
00:51:46c'est un acte politique
00:51:47avant tout
00:51:48c'est pour ça que j'ai dit
00:51:49dès le début
00:51:50j'évacue
00:51:50c'est un acte isolé
00:51:51c'est un acte politique
00:51:52un acte de haine
00:51:54qui sépare les français
00:51:55de s'attaquer
00:51:55de s'attaquer
00:51:56à des chrétiens
00:51:57à monter des communautés
00:51:59contre d'autres communautés
00:52:00mais qui est capable
00:52:01de faire ça ?
00:52:02Il faut toujours s'interroger
00:52:03à qui s'interroger
00:52:06aujourd'hui
00:52:07l'idéologie de la haine
00:52:08dans ce pays
00:52:08elle est organisée
00:52:09il a une matrice idéologique
00:52:11et cette matrice idéologique
00:52:12qui porte un an
00:52:13c'est l'islamisme
00:52:15Marc Eno
00:52:17moi je trouve que ça dit
00:52:18beaucoup des atteintes
00:52:20constantes
00:52:21à l'identité du pays
00:52:22plus globalement
00:52:23mais j'allais le dire
00:52:25un petit peu
00:52:25la christianophobie
00:52:26c'est une aile anti-religieuse
00:52:27qui pourrait presque être
00:52:28comparable au racisme anti-blanc
00:52:29c'est à dire qu'en fait
00:52:30elle est niée idéologiquement
00:52:32par une grande partie
00:52:33du spectre politique
00:52:34et médiatique
00:52:34et alors vous avez
00:52:35effectivement ces actes
00:52:36vous avez des croix
00:52:37qui sont tronçonnées
00:52:38dans les montagnes
00:52:38vous avez des statuts
00:52:39de la Vierge décapitée
00:52:39vous avez des églises incendiées
00:52:40profanées etc
00:52:41mais il ne faut pas
00:52:43sous-estimer
00:52:44la petite musique
00:52:45qu'on entend tout le temps
00:52:46dans les médias
00:52:47que ce soit un éditorialiste
00:52:48de France Inter
00:52:48que ce soit un humoriste
00:52:50de France Inter
00:52:50qui fasse un sketch
00:52:51anti-chrétien
00:52:51que ce soit le discours ambiant
00:52:54qui dit que l'église catholique
00:52:55est homophore
00:52:56et homophore
00:52:58réactionnaire
00:52:58patriarcale
00:52:59au quotidien
00:52:59bien sûr
00:53:00moi je me rappelle
00:53:00il y a quelques années
00:53:01il y avait un tiktoker
00:53:02qui s'était amusé
00:53:02à aller twerker
00:53:03dans une église par exemple
00:53:04alors un acte complètement crétin
00:53:05mais voilà
00:53:06et il s'est justifié
00:53:07en disant qu'il avait lu
00:53:08que l'église était
00:53:09une institution homophobe
00:53:10enfin bref
00:53:10parce qu'elle ne l'aimait pas
00:53:11si vous voulez
00:53:11et à partir du moment
00:53:12où finalement
00:53:13vous avez ce discours ambiant
00:53:14qui dit que le christianisme
00:53:15c'est mal
00:53:16tout comme l'histoire de France
00:53:17elle est entachée
00:53:19de nombreux crimes
00:53:20tout comme il ne faut pas
00:53:21être fier de son héritage
00:53:22de son passé de sa culture
00:53:22et bien vous avez
00:53:23cette espèce de petite musique
00:53:25qui au fond légitime
00:53:26le passage à l'acte
00:53:26si l'église
00:53:27est ce qui est raconté
00:53:28et bien au fond
00:53:30détruire un symbole
00:53:31comme une statue
00:53:32et bien en fait
00:53:33c'est lutter contre le mal
00:53:34en quelque sorte
00:53:35dans cette façon de taire
00:53:36ce type d'acte
00:53:37il suffit de chercher
00:53:38par exemple
00:53:39sur cette virge décapitée
00:53:40et la réaction du ministre
00:53:41de l'Intérieur
00:53:41qui est par ailleurs
00:53:42comme chacun le sait
00:53:42ministre des cultes
00:53:44silence radio
00:53:45total absolument
00:53:46on est incapable
00:53:47d'assumer notre identité
00:53:48je veux dire
00:53:49quand on est dans une société
00:53:50où on se demande
00:53:51si on a le droit de dire
00:53:52qu'on va fêter Noël
00:53:52le 25 décembre
00:53:53il ne faut pas s'étonner
00:53:54derrière
00:53:55qu'on voit ce type
00:53:56ce type d'image
00:53:57Johan dernier mot
00:53:58tout cela est très inquiétant
00:53:59parce qu'il y a
00:54:00de plus en plus de personnes
00:54:01en France
00:54:01qui cherchent
00:54:02à effacer
00:54:03les racines chrétiennes
00:54:04de notre pays
00:54:05alors il y a ceux
00:54:05qui le font
00:54:06de manière extrêmement violente
00:54:08ouvertement
00:54:08très direct
00:54:09nous allons décapiter
00:54:10la Vierge
00:54:10nous allons en poignard
00:54:11des unes
00:54:11dans le 14ème arrondissement
00:54:13de Paris
00:54:13en incendiant des églises
00:54:15en dégradant
00:54:16des lieux cultes
00:54:17il y a ceux
00:54:18qui le font d'une manière
00:54:19un peu différente
00:54:19comme la Ligue des droits
00:54:20de l'homme
00:54:21qui mène un combat
00:54:22vraiment
00:54:22un combat très très dur
00:54:24pour qu'aucune crèche
00:54:25surtout ne soit installée
00:54:26dans les mairies
00:54:27en France
00:54:28et puis il y a ceux
00:54:29qui le font
00:54:29complètement inconsciemment
00:54:30sans se rendre compte
00:54:32naturellement
00:54:32et puis il y a ceux
00:54:34qui le font
00:54:34complètement inconsciemment
00:54:35comme Bruno Guillon
00:54:36sur France 2
00:54:37qui refusent
00:54:38que sur le service public
00:54:39on utilise l'expression
00:54:40chemin de croix
00:54:41c'est complètement inconscient
00:54:43il a eu peur
00:54:45il a pris un coup de stress
00:54:48il a dit chemin de croix
00:54:49il faut que je le dise
00:54:49tout cela est complètement inconscient
00:54:51de la part de Bruno Guillon
00:54:52mais là encore
00:54:53ça participe
00:54:54de cette petite musique
00:54:55qui fait que progressivement
00:54:56on est en train
00:54:57de gommer
00:54:58les racines chrétiennes
00:54:58de notre pays
00:54:59et dans le même temps
00:55:00c'est là que le drame commence
00:55:02dans le même temps
00:55:03les islamistes
00:55:03eux font très bien
00:55:04leur travail
00:55:05ils poursuivent leur boulot
00:55:06ils mènent leur projet politique
00:55:07et ils tentent de grappiller
00:55:09progressivement
00:55:10du terrain
00:55:11dans notre pays
00:55:12et je me permets
00:55:13de rappeler
00:55:13pour conclure ce sujet
00:55:14que pour l'instant
00:55:15l'enquête
00:55:15ne dit absolument pas
00:55:18l'origine
00:55:19de cette décapitation
00:55:21de la Vierge
00:55:21et de l'enfant Jésus
00:55:22donc aux abords
00:55:23de la capitale des Gaules
00:55:25on a parlé tout à l'heure
00:55:27de cette bidonvilisation
00:55:28de Paris
00:55:29avec les images
00:55:30qu'on vous montrait
00:55:30de ces centres de migrants
00:55:31dans le 18ème arrondissement
00:55:32on pourrait apposer
00:55:34ce terme également
00:55:35à propos de ce restaurant
00:55:37installé en plein air
00:55:39sur un terrain vague
00:55:40à Sarcelles
00:55:40qui provoque la polémique
00:55:42de nombreuses personnes
00:55:43se questionnent
00:55:43sur les règles
00:55:44le respect des règles d'hygiène
00:55:46et on peut difficilement
00:55:47leur donner tort
00:55:48regardez d'abord
00:55:49ce reportage
00:55:50au coeur de ce restaurant sauvage
00:55:54le week-end
00:55:55plus que 50 personnes
00:55:57ou plus
00:55:58nous on a des enfants ici
00:55:59on le sort le week-end
00:55:59alors avec les poussettes
00:56:01on ne peut même pas
00:56:01passer sur le trottoir
00:56:02il arrive que le vendredi
00:56:04samedi dimanche
00:56:05qu'il y a plein plein
00:56:06plein de monde
00:56:07l'ambiance est bonne
00:56:08l'ambiance est bonne
00:56:09parce que vous retrouvez
00:56:10tout le monde
00:56:10beaucoup plus des Africains
00:56:11qui connaissent
00:56:12et puis certains Européens
00:56:14qui viennent avec leurs amis
00:56:15voilà donc
00:56:16on se partage
00:56:17chacun vient manger
00:56:18se faire plaisir
00:56:19et puis après
00:56:19les spécialités ici
00:56:20en termes de barbecue
00:56:21nous avons du poisson
00:56:24voilà
00:56:24nous avons du poisson
00:56:26en Afrique
00:56:27on appelle ça
00:56:28du poisson d'eau douce
00:56:29donc dans des feuilles
00:56:31voilà
00:56:31nous avons du
00:56:32il y a du porc
00:56:33et puis il y a du mouton
00:56:34alors on m'a dit
00:56:35qu'il y avait jusqu'à
00:56:36100, 200 personnes
00:56:37parfois le week-end
00:56:38oui
00:56:39jamais de la vie
00:56:39non ?
00:56:41jamais de la vie
00:56:42c'est la personne qui t'a dit
00:56:43c'est pas vrai
00:56:43d'accord
00:56:44et vous faites quoi
00:56:45manger madame ?
00:56:45moi j'ai juste fait
00:56:46seulement le petit barbecue
00:56:47pour les gens
00:56:47c'est tout
00:56:48d'accord
00:56:49c'est tout
00:56:50et ça coûte combien ?
00:56:512 ou 3 euros
00:56:52si t'as 2 ou 3 euros
00:56:52je te donne quelque chose
00:56:53tu vas manger
00:56:54le lendemain j'ai reproduit
00:56:54la même sauce
00:56:55touche la viande
00:56:56il est frais
00:56:56on vient de me donner
00:56:57touche touche
00:56:57je viens de reçoire
00:56:59là tout seul
00:57:00c'est tout
00:57:00on dit problème d'hygiène
00:57:01on n'est pas de frigo
00:57:03on n'est pas de viande
00:57:05tu as vu les cd
00:57:06je vais juste
00:57:07je vais juste
00:57:07je vais chauffer
00:57:07je suis en Afrique
00:57:09j'ai grandi
00:57:10c'est en Europe
00:57:10je suis à l'âge
00:57:12de 11 ans
00:57:12vous remerciez
00:57:13monsieur le maire
00:57:14de vous autoriser
00:57:14à être là ?
00:57:15vous m'autorisez
00:57:15d'être là
00:57:16si je peux
00:57:16mais laisser
00:57:16il n'est qu'à
00:57:17me laisser là
00:57:18c'est vrai que ça a l'air
00:57:19bien frais
00:57:19tout ça
00:57:20Sarcel
00:57:21Johan
00:57:22rapidement
00:57:22parce que je voudrais
00:57:22qu'on voit la séquence
00:57:23pour bien comprendre
00:57:24ce restaurant sauvage
00:57:26Sarcel qui est tombé
00:57:27dans l'escarcelle
00:57:27de l'extrême gauche
00:57:28au dernier municipal
00:57:29j'ai envie de dire
00:57:29merci monsieur le maire
00:57:31non mais écoutez
00:57:32on pourrait rigoler
00:57:33mais en fait
00:57:33c'est complètement dramatique
00:57:34on rit jaune
00:57:35oui c'est complètement dramatique
00:57:36alors on met de côté
00:57:37parce qu'il y a une question
00:57:38de santé publique
00:57:39évidente
00:57:39non mais j'allais vous dire
00:57:40on met de côté
00:57:41l'aspect sanitaire
00:57:42parce qu'il est évident
00:57:43que si les services vétérinaires
00:57:45se penchaient sur la question
00:57:46bon c'est plié tout de suite
00:57:48évidemment c'est même dangereux
00:57:49de manger dans ce genre d'endroit
00:57:51on met de côté également
00:57:52l'aspect économique
00:57:53parce qu'il y a des restaurateurs
00:57:54qui eux sont installés
00:57:56très légalement
00:57:56qui payent des charges
00:57:57qui payent les impôts
00:57:58qui ont des salariés
00:57:59déclarés etc
00:58:00j'ai pas vu l'inspection du travail
00:58:01comme chez le boulanger
00:58:02en premier mail
00:58:03donc qui payent extrêmement cher
00:58:04pour pouvoir travailler
00:58:06eux manifestement
00:58:06ne doivent pas cotiser
00:58:07ne déclarer rien
00:58:08nous sommes d'accord
00:58:09donc ce sont déjà
00:58:09deux aspects extrêmement graves
00:58:11mais l'autre aspect
00:58:12pardon
00:58:12c'est qu'on importe à nouveau
00:58:14là des mœurs
00:58:15qui ne sont pas les nôtres
00:58:16enfin pardon
00:58:16mais il est dit dans ce reportage
00:58:18oui mais nous en Afrique
00:58:19nous avons l'habitude
00:58:20de faire comme ci
00:58:21de faire comme ça
00:58:21de manger le cochon
00:58:22le poisson
00:58:23oui mais justement
00:58:24nous ne sommes pas en Afrique
00:58:25en fait
00:58:25nous sommes en France
00:58:26et quand je vous le disais
00:58:28tout à l'heure
00:58:28ça rejoint un peu
00:58:29le sujet précédent
00:58:30mais je vous disais
00:58:30nous n'avons plus
00:58:31les moyens d'intégrer
00:58:32nous n'avons plus
00:58:33les moyens d'assimiler
00:58:34c'est pour cela
00:58:35qu'il ne faut plus accueillir
00:58:36parce que si nous continuons
00:58:37à accueillir
00:58:38dans les mêmes proportions
00:58:39que ces dix dernières années
00:58:40et bien nous allons assister
00:58:42à des camps de migrants
00:58:43qui seront de plus en plus nombreux
00:58:44de plus en plus étendus
00:58:45à ce genre de restaurants
00:58:46qui vont naturellement
00:58:47se multiplier
00:58:48pour accueillir
00:58:48une population migrante
00:58:50qui sera demandeuse
00:58:51de ce genre d'endroit
00:58:52donc en fait
00:58:53les conséquences à la chaîne
00:58:54vont se multiplier
00:58:55et nous allons au-delà
00:58:57au-devant d'une catastrophe
00:58:58c'est écrit en fait
00:58:59regardez cette séquence
00:59:00sur les réseaux sociaux
00:59:01qui a fait le buzz
00:59:01comme on dit
00:59:02pour mieux comprendre
00:59:03de quoi il s'agit
00:59:17Bonsoir, bonjour
00:59:18ça dépend
00:59:19on a à part à sa selle
00:59:213 chemins de miro 95
00:59:23200 centaines
00:59:24le numéro c'est 0612
00:59:2617 52
00:59:27merci
00:59:29c'est
00:59:30voilà
00:59:32c'est pas un faux truc
00:59:34c'est
00:59:35Kéou
00:59:37donc
00:59:38il y a
00:59:38N'yabala
00:59:39non
00:59:39il y a
00:59:42poisson braisé
00:59:42à bébé
00:59:44voilà
00:59:45loco béi
00:59:46à bébé
00:59:47loco fléné
00:59:48voilà
00:59:49c'est Kéou
00:59:51je me farm
00:59:52voilà
00:59:53c'est Kéou
00:59:55voilà
01:00:00on reste un peu
01:00:05sur ces images
01:00:06pour que vous alliez
01:00:07au bout de la séquence
01:00:08mais moi je me dis
01:00:09comment un maire
01:00:10peut autoriser ça
01:00:13c'est un scandale
01:00:14pour un élu de la république
01:00:15oui alors chacun
01:00:16lève la main
01:00:16allez-y Karim
01:00:17vous qui êtes le nouveau venu
01:00:18sur le plateau
01:00:18en fait
01:00:19trois questions se posent
01:00:21est-ce que cette dame
01:00:22ou ces personnes
01:00:22ont le statut de commerçant
01:00:24pour exercer
01:00:25non
01:00:25on n'a pas vu l'URSAF
01:00:26ils n'ont pas le statut
01:00:28de commerçant
01:00:28ils n'ont pas le droit
01:00:29d'occuper une place publique
01:00:31parce qu'ils peuvent
01:00:31occuper une place publique
01:00:32c'est un terrain vague
01:00:33c'est un terrain vague
01:00:34en fait
01:00:35ce sont des autorisations
01:00:37temporaires
01:00:37ça n'existe pas
01:00:38d'autorisation permanente
01:00:39le troisième point
01:00:41c'est une question
01:00:42de santé publique
01:00:43il est où l'hygiène
01:00:44il est où la chaîne du froid
01:00:45là on expose des gens
01:00:47à des dangers
01:00:48c'est irresponsable
01:00:49de la part du maire
01:00:50c'est irresponsable
01:00:51des responsables
01:00:52qui doivent
01:00:53contrôler
01:00:53sur question d'hygiène
01:00:55et question de sécurité
01:00:56que personne n'intervient
01:00:57ça donne une image
01:00:58et l'impression
01:00:59même dans les pays
01:01:00de tiers-monde
01:01:00de temps en temps
01:01:00ça disparaît
01:01:01on ne retrouve pas
01:01:02parce qu'ils sont contrôlés
01:01:02j'en visite beaucoup
01:01:03de pays de tiers-monde
01:01:04c'est rare qu'on trouve
01:01:05une scène pareille
01:01:06c'est rare
01:01:06ça existe des petites scènes
01:01:08c'est pas exclu
01:01:09mais ça d'une manière publique
01:01:11mais souvent
01:01:12on cachette
01:01:13d'une manière clandestine
01:01:14et ça c'est qu'en France
01:01:15qu'on le consomme
01:01:16et ça n'a rien à voir
01:01:17avec l'immigration
01:01:18ça n'a rien à voir
01:01:18avec l'intérêt
01:01:19ça a à voir avec la France
01:01:20ça a à voir avec la France
01:01:22qui est forte avec les faits
01:01:23une nouvelle fois
01:01:24je parle trop fort Johan
01:01:25bien sûr
01:01:26je réplique à Johan
01:01:27c'est une question d'autorité
01:01:28tout simplement
01:01:29s'il y a vie de l'autorité
01:01:30ces personnes
01:01:31on ne pourrait pas exercer
01:01:32de cette manière
01:01:33bref
01:01:33mise en danger de la vie d'autrui
01:01:34franchement je ne vois pas d'autre
01:01:36qui veut dire un dernier mot
01:01:37mais effectivement
01:01:37en fait
01:01:37ça ressemble beaucoup
01:01:38à la polémique qu'on a eue
01:01:39il y a quelques jours
01:01:40sur la Free Party
01:01:41en fait l'extrême gauche
01:01:42elle trouve totalement tolérable
01:01:44ce qui est totalement illégal
01:01:46et là on a exactement
01:01:47le même
01:01:47je pense que la Free Party
01:01:48vous aviez des scènes
01:01:49qui étaient des délinquants
01:01:51pour Manon Bré
01:01:52qui n'étaient pas très loin
01:01:53les boulangers
01:01:53il y a une différence
01:01:54pardon
01:01:54c'est que là
01:01:55il y a un lien direct
01:01:56à faire avec l'immigration
01:01:57enfin excusez-moi
01:01:58si nous n'avions pas été
01:02:01favorables à une immigration
01:02:02de masse
01:02:03comme ça là
01:02:03a été le cas
01:02:04depuis notamment 10 ans
01:02:05avec l'arrivée
01:02:05d'Emmanuel Macron au poids
01:02:06mais même avant
01:02:07nous ne serions pas confrontés
01:02:08à ce genre de scènes
01:02:09et je vous le dis
01:02:10encore une fois
01:02:11ça n'est rien
01:02:11à côté de ce que nous allons voir
01:02:13dans les prochaines années
01:02:14si nous continuons
01:02:15c'est un fait
01:02:16surtout si on continue
01:02:17à avoir une justice administrative
01:02:18à deux vitesses
01:02:19d'être fort avec les faibles
01:02:20encore une fois
01:02:20les faibles avec les forts
01:02:21et de laisser régner
01:02:23l'impunité dans certains domaines
01:02:24de la vie sociale
01:02:25oui et dernier mot là-dessus
01:02:27je souscris à ce que vient de dire
01:02:28Yohan sur l'immigration
01:02:29mais surtout
01:02:29franchement je pense
01:02:30au restaurateur
01:02:30je ne sais pas si vous êtes déjà
01:02:31renseigné sur la montagne
01:02:33de paperasse qu'il faut
01:02:33pour un commerce
01:02:34et un restaurant
01:02:35les normes
01:02:36la chaîne du froid
01:02:37les inspections
01:02:38qui sont hyper dures
01:02:39pour une mouche morte
01:02:41dans votre cuisine
01:02:41vous pouvez vous faire fermer
01:02:42administrativement
01:02:43votre restaurant trois jours
01:02:44j'exagère à peine
01:02:46quand tu vois ça
01:02:47pour les restaurateurs
01:02:49qui travaillent même à côté
01:02:50c'est insupportable
01:02:52de voir cela
01:02:52c'est le deux poids deux mesures
01:02:55quand tu es un bon citoyen
01:02:56tu es sanctionné
01:02:56tu es flicage 24
01:02:57et par contre
01:02:58tu peux te mettre à la marge
01:02:59et faire ce genre de choses
01:03:00et personne ne t'embête
01:03:01et le maire est au courant
01:03:02et puis c'est formidable
01:03:02le maire est très gentil
01:03:03c'est insupportable
01:03:05de voir ça
01:03:05il nous reste trois minutes
01:03:07avant de marquer
01:03:08la dernière pause
01:03:09et de se retrouver
01:03:09on va en tamestem
01:03:10sur les banquets
01:03:11du canon français
01:03:12on reste dans le culinaire
01:03:14chers amis
01:03:15qui sont de nouveau
01:03:16la cible de critique
01:03:18vous connaissez
01:03:18cette société d'événements
01:03:20qui organise depuis 4 ans
01:03:21ces banquets
01:03:21qui mettent en avant
01:03:22la gastronomie
01:03:23l'art de vivre
01:03:24à l'art française
01:03:25déjà dans le viseur
01:03:26de certains membres
01:03:27de LFI
01:03:28on en a beaucoup parlé
01:03:29c'est désormais
01:03:30autour du recteur
01:03:31de la grande mosquée
01:03:32de Paris
01:03:32Afiz Shemzendin
01:03:33de s'en prendre
01:03:35à l'entreprise
01:03:36il dénonce
01:03:36les banquets
01:03:37où la consommation
01:03:38de porc
01:03:38selon lui
01:03:40constitue
01:03:40une manière
01:03:41d'exclure
01:03:42symboliquement
01:03:43une partie
01:03:43de la population
01:03:44écoutez-le
01:03:47au salon du bourget
01:03:49début avril
01:03:49la rencontre annuelle
01:03:50des musulmans
01:03:51de France
01:03:51interdite
01:03:52la veille
01:03:53par la préfecture
01:03:53de police
01:03:54rétablie
01:03:55in extremis
01:03:57par la justice
01:03:58administrative
01:03:59quelques heures
01:04:01à peine
01:04:01avant l'ouverture
01:04:02à Caen
01:04:03le 18 avril
01:04:054000 convives
01:04:07autour d'un cochon
01:04:08à la broche
01:04:09un banquet
01:04:10présenté
01:04:11comme la célébration
01:04:12des valeurs françaises
01:04:14avec en face
01:04:16un contre-pique-nique
01:04:18de quelques dizaines
01:04:19de personnes
01:04:20venues
01:04:20dire
01:04:21non
01:04:24je ne mets pas
01:04:26tous ces rassemblements
01:04:28dans le même
01:04:28sac
01:04:29il y a une différence
01:04:31entre un festival
01:04:33breton
01:04:33qui célèbre une langue
01:04:34et un banquet
01:04:36où l'on chante
01:04:37à la gloire
01:04:38d'une figure
01:04:39politique
01:04:40en excluant
01:04:42symboliquement
01:04:43ceux qui
01:04:44ne ressemblent pas
01:04:46il y a une différence
01:04:48entre une communauté
01:04:49qui se rend visible
01:04:51parce qu'elle a
01:04:52longtemps été invisible
01:04:54et un groupe
01:04:56qui se rend visible
01:04:58pour rappeler
01:05:00aux autres
01:05:00qu'ici en France
01:05:02ils ne sont pas
01:05:03chez eux
01:05:06je n'efface pas
01:05:07ces différences
01:05:08mais je pose
01:05:10tout simplement
01:05:10la question
01:05:11que ni les arrêtés
01:05:13préfectaux
01:05:14ni les contre-pique-nique
01:05:16ne peuvent
01:05:17malheureusement
01:05:18résoudre
01:05:20réaction de Mario Maréchal
01:05:22avant de faire
01:05:23tourner la parole
01:05:24en plateau
01:05:25le recteur
01:05:25qui s'indigne
01:05:26que l'on mange
01:05:26du porc
01:05:27dans les banquets
01:05:28monsieur
01:05:28nous sommes en France
01:05:29ici nous mangeons
01:05:30du cauchot
01:05:30sur toutes ses formes
01:05:31depuis toujours
01:05:32et partout
01:05:32si cela ne vous plaît pas
01:05:33vous pouvez toujours
01:05:34aller vivre ailleurs
01:05:34dans un pays
01:05:35qui applique la charia
01:05:36par exemple
01:05:36Gilles Platret
01:05:37maire d'hiver droite
01:05:38de Chalon-sur-Saône
01:05:39qui accueillera
01:05:40un de ses prochains
01:05:41banquets
01:05:42en substance
01:05:43le recteur de la Grande Mosquée
01:05:44dans son dernier billet
01:05:45franchit un pas très dangereux
01:05:46monsieur Hafiz
01:05:47est l'une des plus hautes
01:05:48autorités musulmanes de France
01:05:49mais c'est aussi un relais
01:05:51dans notre pays
01:05:52du dictateur
01:05:53Théboune
01:05:53que cherche-t-il
01:05:54à interdire les banquets
01:05:55où ce qu'on consommerait
01:05:58ne serait pas halal
01:05:59pardonnez-moi
01:05:59il y a là une dérive
01:06:00que je qualifie
01:06:01de sédicieuse
01:06:02car elle est de nature
01:06:03à accélérer le processus
01:06:04d'affrontement communautaire
01:06:05ce qui au demeurant
01:06:06ne serait pas
01:06:07pour déplaire à Alger
01:06:08une dérive sédicieuse
01:06:10pour le maire de Chalon
01:06:11allez-y Olivier
01:06:12effectivement
01:06:12on voit bien
01:06:13que là
01:06:14le discours du recteur
01:06:15il est en train de mettre
01:06:17il l'empreinte
01:06:18la même rhétorique
01:06:18que LFI
01:06:19et on a la volonté
01:06:21de tout conflictualiser
01:06:23pour justement
01:06:23créer ces tensions
01:06:24en plus
01:06:25il utilise
01:06:25des vrais fake news
01:06:27puisque quand il dit
01:06:28que dans ces banquets
01:06:29on chante à la gloire
01:06:30d'une personnalité politique
01:06:31c'est faux
01:06:32j'en ai fait plusieurs
01:06:33ce n'est pas du tout le cas
01:06:35et effectivement
01:06:36oui
01:06:36il y a du cochon
01:06:38mais c'est un événement privé
01:06:39tout le monde peut aller
01:06:40où il veut
01:06:41si vous n'avez pas envie
01:06:43d'aller manger vegan
01:06:43vous n'allez pas
01:06:44dans un restaurant vegan
01:06:45donc il n'y a pas
01:06:46de volonté
01:06:47de discriminer les gens
01:06:48il y a simplement
01:06:49une question de liberté
01:06:50et en s'attaquant ainsi
01:06:51à ce symbole là
01:06:53c'est l'idée effectivement
01:06:54de créer du conflit
01:06:55là où il n'y en a pas
01:06:56pour essayer d'opposer
01:06:57les uns aux autres
01:06:57c'est exactement
01:06:58la stratégie mise en place
01:06:59par LFI
01:07:00c'est une stratégie
01:07:01qui est aussi
01:07:02on le sait depuis très longtemps
01:07:03menée par les influenceurs
01:07:05algériens
01:07:06et là
01:07:06on peut dire
01:07:07effectivement je rejoins
01:07:08Gilles Platret
01:07:09que le recteur
01:07:10de la mosquée de Paris
01:07:11a mis ses pas
01:07:12dans ceux de la dictature
01:07:13de Téboune
01:07:14et effectivement
01:07:14du régime algérien
01:07:15et ses procès en islamophobie
01:07:17incessants pour tout
01:07:18et n'importe quoi
01:07:19qui sont dévastateurs
01:07:20alors 30 secondes
01:07:21avec Karim
01:07:22on va marquer la pause
01:07:23et on conclut cette conversation
01:07:23juste après
01:07:24le recteur de la grande mosquée
01:07:25de Paris
01:07:25est une personnalité religieuse
01:07:27bien sûr
01:07:27il est habilité
01:07:28à parler
01:07:29tout ce qui est enceinte
01:07:30dans la religion
01:07:31ce n'est pas le cas
01:07:32et là il intervient
01:07:33dans l'espace public
01:07:34donc il ramène la religion
01:07:36dans l'espace public
01:07:37et que la religion
01:07:38relève de l'espace privé
01:07:39il fait quoi ?
01:07:40il fait la même chose
01:07:41que les islamistes
01:07:42qui ramènent
01:07:43la religion
01:07:44dans les mariages
01:07:45dans les fêtes
01:07:46dans l'activité politique
01:07:47l'activité juridique
01:07:49etc
01:07:49il fait le même travail
01:07:50que les islamistes
01:07:51donc là
01:07:51il nous invite
01:07:52et là c'est dangereux
01:07:53ce qu'il fait
01:07:54il viole la laïcité
01:07:56et il viole toutes les lois
01:07:57qui concernent
01:07:57la séparation
01:07:59des mosquées
01:08:00des églises
01:08:00ou des sénagres
01:08:01de l'espace public
01:08:02et c'est rien d'autre
01:08:03qu'une nouvelle démonstration
01:08:04de haine
01:08:05de ce que peut être
01:08:06la tradition française
01:08:07on en dit encore
01:08:08un ou deux mots
01:08:08avant de changer de sujet
01:08:09juste après la pause
01:08:10restez avec nous
01:08:14un peu plus de 16h30
01:08:16le retour de 120 minutes infos
01:08:17et d'abord l'essentiel
01:08:18de l'actualité
01:08:19Margot Siffer
01:08:19un port conteneur français
01:08:21battant pavillon
01:08:22melté
01:08:23victime d'une attaque
01:08:24hier dans le détroit
01:08:25d'Ormuz
01:08:25des membres d'équipage
01:08:26blessés
01:08:27si la France
01:08:27n'était en aucun cas visée
01:08:29les tirs montrent
01:08:30que la situation
01:08:31reste très dangereuse
01:08:32mettant en garde
01:08:32la porte-parole
01:08:33du gouvernement
01:08:34l'Hexagone va présenter
01:08:35à Washington
01:08:36et Téhéran
01:08:36ses exigences
01:08:37pour lancer une mission
01:08:38de sécurisation sur place
01:08:41nouvelle loi
01:08:42fouille programmée
01:08:42au cimetière du Rouvret
01:08:44où le tueur en série
01:08:45Emile Louis
01:08:45avait l'habitude
01:08:46d'enterrer ses victimes
01:08:47elles reprendront
01:08:48à compter du 18 mai
01:08:49menée pour deux semaines
01:08:50le boucher de Lyon
01:08:51avait été condamné
01:08:52en 2004
01:08:52à la perpétuité
01:08:53pour viol et assassinat
01:08:55de sept jeunes femmes
01:08:56disparues entre 1975
01:08:58et 1979
01:09:01et puis le navire de croisière
01:09:02frappé par un foyer
01:09:03d'antavirus
01:09:04accostera dans un délai
01:09:05de trois jours
01:09:05sur l'île de Ténérife
01:09:06tous les passagers étrangers
01:09:07seront rapatriés
01:09:09trois cas suspects
01:09:10ont déjà été évacués
01:09:11ce mercredi
01:09:12au Cap-Vert
01:09:12on apprend aussi
01:09:14qu'un passager
01:09:14rapatrié en Afrique du Sud
01:09:16a été contaminé
01:09:17par une souche
01:09:18transmissible
01:09:19entre humains
01:09:20un autre voyageur
01:09:21a été hospitalisé
01:09:22à Zurich
01:09:22en Suisse
01:09:52merci beaucoup
01:09:53la société des journalistes
01:09:55se mobilise contre son arrivée
01:09:57regardez
01:09:57ce communiqué
01:09:59et cet exergue
01:10:00qu'on vous propose
01:10:01Eugénie Bastier
01:10:02est une polémiste
01:10:03alors non
01:10:04elle est éditorialiste
01:10:05identifiée pour ses idées
01:10:06très conservatrices
01:10:07et souverainistes
01:10:08c'est ce qu'ils disent
01:10:09elle revendique clairement
01:10:10ses opinions
01:10:11dans ses éditoriaux
01:10:12c'est en effet
01:10:12le rôle d'un éditorialiste
01:10:14et sur les réseaux sociaux
01:10:15en les soutenant
01:10:16de façon militante
01:10:17or l'expression
01:10:17d'une opinion politique
01:10:18appartient aux candidats
01:10:19qui porteront leurs idées
01:10:20elle ne peut donc pas
01:10:21incarner et animer
01:10:22le débat politique
01:10:23en France 2
01:10:23par ailleurs
01:10:24il nous paraît regrettable
01:10:25de rémunérer une chroniqueuse
01:10:26qui attaque constamment
01:10:27l'audiovisuel public
01:10:28multiplie les publications
01:10:29dénigrant Radio France
01:10:30et France Télé
01:10:31tout en réclamant
01:10:32une réduction
01:10:33de leurs moyens
01:10:35les journalistes
01:10:35du service public
01:10:36pris en flagrant délit
01:10:37de sectarisme
01:10:38Olivier Vial
01:10:39justement au moment
01:10:40où ils essayent de dire
01:10:41que le rapport à l'oncle
01:10:43est caricatural
01:10:44ils en montrent
01:10:44exactement l'illustration
01:10:46c'est qu'effectivement
01:10:47en faisant ça
01:10:47en essayant de
01:10:48de s'attaquer
01:10:50à tout ce qui pourrait être
01:10:51un petit
01:10:52une petite avancée
01:10:54vers du pluralisme
01:10:55ils montrent
01:10:55finalement
01:10:56sur cette question là
01:10:57au moins
01:10:57le rapport à l'oncle
01:10:58avait vu juste
01:10:59et donc
01:11:00ils ont beau le dénoncer
01:11:01ils viennent là
01:11:02clairement
01:11:02de lui donner encore
01:11:03une illustration parfaite
01:11:05de ce qu'il avait dénoncé
01:11:06pensée différente
01:11:07de la doxa
01:11:08qu'on entend sur le service
01:11:10public
01:11:11la meute est lâchée
01:11:12en fait
01:11:12faut-il rappeler
01:11:13à ces personnes
01:11:14qu'un éditorialiste
01:11:16donne son avis
01:11:17il exprime
01:11:17ses opinions
01:11:18et ses analyses
01:11:19sinon ce n'est plus
01:11:20un éditorialiste
01:11:21depuis que je suis sur ce plateau
01:11:22je suis un éditorialiste
01:11:23du magazine rupture
01:11:24j'exprime
01:11:24des opinions
01:11:25et des analyses
01:11:26il y a des gens
01:11:27qui sont d'accord
01:11:27il y a des gens
01:11:28qui ne sont pas d'accord
01:11:29mais ce qu'on demande
01:11:30à des éditorialistes
01:11:31c'est d'être des professionnels
01:11:32et que ces journalistes
01:11:34aussi
01:11:34c'est une professionnelle
01:11:35qu'ils soient sur le service public
01:11:37c'est une très bonne nouvelle
01:11:38ils ont
01:11:39donc recruté
01:11:40trois éditorialistes
01:11:41qui ont des sensibilités
01:11:42différentes
01:11:43c'est formidable
01:11:44c'est même
01:11:45c'est excellent
01:11:46il faut applaudir
01:11:47dire qu'il a des opinions
01:11:48heureusement qu'il a des opinions
01:11:50un éditorialiste
01:11:51n'est pas neutre
01:11:51ça n'existe pas
01:11:52et ça n'a jamais existé
01:11:53ça n'existera jamais
01:11:54non mais c'est très simple
01:11:56en fait
01:11:56d'ailleurs le SDJ
01:11:57qu'on explique
01:11:57parce que nous
01:11:58on est dans ce milieu
01:11:59et on fait à peu près
01:12:00la différence
01:12:00mais le SDJ
01:12:01n'est pas un syndicat
01:12:02c'est une sorte
01:12:03de contre-pouvoir
01:12:04dans une rédaction
01:12:05mais ça n'a pas
01:12:06le statut
01:12:08de syndicat
01:12:09marqué
01:12:09en gros
01:12:10pour ces gens
01:12:11le journaliste de droite
01:12:12est un journaliste d'opinion
01:12:14mais le journaliste de gauche
01:12:15est dans une neutralité
01:12:16absolue
01:12:16et totale
01:12:17non mais ça c'est
01:12:18l'éternel champ lexical
01:12:19je veux dire
01:12:19un journaliste de gauche
01:12:20est un éditorialiste
01:12:21un journaliste de droite
01:12:22est un polémiste
01:12:22un pourflétaire
01:12:23enfin en tout cas
01:12:23quelqu'un qui est davantage là
01:12:25pour propager la haine
01:12:26que des idées
01:12:27en tout cas dans leur logiciel
01:12:28c'est ce qui se passe
01:12:28non mais c'est là
01:12:29où c'est formidable
01:12:30c'est que
01:12:31je vais répéter un peu
01:12:32ce qu'a dit Olivier Vial
01:12:33mais on a le rapport
01:12:33à l'on qui tombe
01:12:35en 24 heures
01:12:36on a l'humoriste
01:12:37islamiste Bennazar
01:12:38qui revient
01:12:39on va revenir sur les Molières
01:12:40dans une seconde
01:12:41qui revient en Molière
01:12:42on a le communiqué
01:12:43Delphine Ernaut
01:12:44qui explique que le service public
01:12:46représente la française
01:12:46des français
01:12:47ils viennent prouver
01:12:48tout ce qu'il y a
01:12:49dans le rapport à l'on
01:12:49exactement
01:12:49et cette affaire sur Geneviève
01:12:51c'est absolument incroyable
01:12:52et c'est là
01:12:53et c'est là où on voit
01:12:54qu'effectivement
01:12:54pour reprendre la formule
01:12:55de Mathieu Bocoté
01:12:56c'est quand elles se sont contestées
01:12:57que la gauche se sont assiégées
01:12:59et bien là c'est exactement ça
01:12:59une journaliste
01:13:01une seule journaliste du Fidéro
01:13:02qui vient dans une émission
01:13:03de service public
01:13:04et ça y est
01:13:05on a l'impression
01:13:06que l'extrême droite
01:13:07est les années 30
01:13:07c'est fascinant
01:13:09cette rhétorique
01:13:09et cet état
01:13:10de menace permanente
01:13:11dans laquelle il semble vivre
01:13:12on le sait
01:13:13et on le voit
01:13:14à travers cette affaire
01:13:15la gouvernance
01:13:17de France Télévisions
01:13:18est absolument injouable
01:13:19parce que je pense
01:13:20que la direction
01:13:20elle a compris un petit peu
01:13:22les leçons
01:13:22des séquences
01:13:23des derniers mois
01:13:24et c'est pour ça
01:13:24qu'il y a de plus en plus
01:13:25de journalistes
01:13:25dits de droite
01:13:26qui participent
01:13:28à des émissions
01:13:28et le fait de faire appel
01:13:29à Eugénie Bastien
01:13:30en est la preuve
01:13:31et puis il y a
01:13:32de l'autre côté
01:13:34cette SDJ
01:13:35ces syndicats
01:13:36qui continuent
01:13:37d'être dans cette bien-pensance
01:13:39et dans cette posture
01:13:41et on rappelle encore une fois
01:13:42qu'on ne parle pas de libération
01:13:43on parle du service public
01:13:44c'est-à-dire d'un service
01:13:45payé par l'intégralité
01:13:47des français
01:13:47quelles que soient leurs opinions
01:13:48et je rappelle
01:13:49que les français
01:13:49ils votent à 60%
01:13:51à droite
01:13:51et le Figaro
01:13:52je crois que c'est le journal
01:13:53le plus lu dans ce pays
01:13:54en tout cas pas loin
01:13:55le Figaro est un journal
01:13:56de répéter
01:13:56et pour avoir la position
01:13:58de Génie Bastien
01:13:58dans ce journal
01:13:59objectivement
01:13:59c'est que c'est une excellente
01:14:00journaliste
01:14:00parce que globalement
01:14:01qu'on arrive à ce stade-là
01:14:02au Figaro
01:14:02c'est qu'on n'est quand même
01:14:03pas mauvais
01:14:03je voudrais qu'on voit
01:14:04cette séquence
01:14:04et Johan vous réagissez
01:14:06parce qu'attaqué
01:14:07par la SDJ
01:14:08donc la Société des Journalistes
01:14:09de France Télévisions
01:14:10et par l'Huma
01:14:11l'Humanité
01:14:12il y a eu cette séquence
01:14:13sur le site web
01:14:14de l'Huma
01:14:15c'est une jeune journaliste
01:14:16qui se fait plaisir
01:14:16regardez
01:14:18elle c'est Eugénie Bastien
01:14:19personne ne sera vraiment étonné
01:14:20d'apprendre
01:14:21qu'elle a été notamment
01:14:21chroniqueuse chez CNews
01:14:23et journaliste au Figaro
01:14:24plus surprenant en revanche
01:14:25d'apprendre qu'elle va bientôt
01:14:26rejoindre les bancs du service public
01:14:28elle sera en effet
01:14:29une des chroniqueuses
01:14:30sur la nouvelle émission
01:14:31de France 2
01:14:32pour les présidentielles
01:14:33oui oui
01:14:33petite piqûre de rappel
01:14:34donc sur qui elle est vraiment
01:14:35Eugénie Bastien
01:14:36c'est une des figures centrales
01:14:38de cette extrême droite médiatique
01:14:40qu'on pourrait qualifier
01:14:41par exemple
01:14:41de réacosphère
01:14:42conservatrice
01:14:43souverainiste
01:14:43obsédée par les dérives
01:14:45du féminisme et l'immigration
01:14:46elle est même présentée parfois
01:14:47comme la fille spirituelle
01:14:49d'Éric Zemmour
01:14:49la grande classe non ?
01:14:50et puisque son personnage
01:14:51ne cesse jamais de nous surprendre
01:14:53Eugénie Bastien
01:14:53n'est pas seulement journaliste
01:14:54elle est aussi essayiste
01:14:56et alors là tenez-vous bien
01:14:56en 2016
01:14:57elle publie
01:14:58Adieu Mademoiselle
01:14:59livre dans lequel
01:15:00elle dénonce notamment
01:15:01la disparition du mot
01:15:02Mademoiselle
01:15:02bah oui parce que
01:15:03ne plus définir les femmes
01:15:04par leur statut marital
01:15:05c'est évidemment
01:15:06une tragédie civilisationnelle
01:15:08en 2018
01:15:09elle enchaîne
01:15:09avec un autre bouquin
01:15:10qui s'appelle
01:15:10Le Port-Émissaire
01:15:11livre entièrement consacré
01:15:13à démonter le mouvement MeToo
01:15:14et à accuser les femmes
01:15:16de se victimiser un peu trop
01:15:18on est sur un bingo classique
01:15:19donc et attention
01:15:20on atteint le sommet
01:15:21que dis-je le Graal
01:15:22avec cette citation
01:15:23qui est directement
01:15:24tirée de son bouquin
01:15:25elle l'a écrit
01:15:26elle-même
01:15:26une maoraisse
01:15:27n'a jamais tué personne
01:15:30bon pas que faire
01:15:32la promotion de la plume
01:15:33d'Eugénie Bastien
01:15:34mérisse un peu le poil
01:15:35mais en réalité
01:15:36ce n'est pas tellement
01:15:37sa personne
01:15:37qui nous intéresse ici
01:15:38no offense
01:15:39c'est vrai que c'est
01:15:40du grand journalisme ça
01:15:41ça c'est du grand journalisme
01:15:43il y a des leçons à prendre
01:15:44je trouve de cette séquence
01:15:46et les bruitages
01:15:47bon
01:15:47sans commentaire
01:15:49j'ai une théorie
01:15:51j'ai une théorie
01:15:52et moi vous savez
01:15:52ce que je pense
01:15:53c'est que je pense que
01:15:54elle a tellement de talent
01:15:56Eugénie Bastien
01:15:57qu'ils ont peur
01:15:58ils ont peur
01:15:59de se faire retourner le cerveau
01:16:00parce que c'est une
01:16:01c'est une jeune femme
01:16:03qui a un discours
01:16:04très construit
01:16:05très clair
01:16:05qui a une culture politique
01:16:08énorme
01:16:08et je pense que
01:16:09quand elle va se retrouver
01:16:10sur les plateaux
01:16:10face à d'autres journalistes
01:16:12qui peut-être penchent à gauche
01:16:14et qui n'auront pas
01:16:15d'argument à lui opposer
01:16:16parce qu'elle est tellement
01:16:16construite
01:16:17et tellement claire
01:16:18et tellement pleine de bon sens
01:16:19que je pense qu'ils ont tous peur
01:16:20de dire
01:16:21on va se faire retourner le cerveau
01:16:22surtout pas qu'elle vienne
01:16:22parce qu'elle va gagner
01:16:23en fait
01:16:24et c'est une théorie
01:16:25je partage
01:16:27en partie votre théorie
01:16:29merci
01:16:29mais je pense
01:16:31qu'ils n'ont pas peur
01:16:32seulement d'Eugénie Bastien
01:16:33l'extrême gauche
01:16:35et la gauche extrême
01:16:36sont en train de comprendre
01:16:38d'abord qu'ils ont perdu
01:16:38le monopole du récit médiatique
01:16:40ça ça fait déjà un petit moment
01:16:41mais ils ont déjà eu du mal
01:16:42à l'avaler
01:16:42mais en plus de perdre
01:16:44le monopole du récit médiatique
01:16:46ils sont en train de se rendre compte
01:16:47qu'ils sont en train de perdre
01:16:48la bataille des idées
01:16:49ce qui est sans doute
01:16:51encore plus grave
01:16:51pour eux
01:16:52donc bien sûr
01:16:53tout cela les rend fous
01:16:54et tout cela fait qu'ils sont en train
01:16:55de se radicaliser
01:16:57je vous l'annonce
01:16:58ça sera le cas
01:16:58durant l'année qui vient
01:16:59jusqu'à l'élection présidentielle
01:17:01et peut-être même davantage
01:17:02mais la réalité
01:17:04c'est que l'extrême gauche
01:17:06et la gauche extrême
01:17:07se croient chez elle
01:17:09au sein du service public
01:17:10que ce soit France Télévisions
01:17:11et ça c'est jamais dénoncé
01:17:12que ce soit France Télévisions
01:17:13ou que ce soit Radio France
01:17:15la gauche extrémisée
01:17:17pense que le service public
01:17:18lui appartient
01:17:19c'est pour cela que Charles Aloncle
01:17:20il a été attaqué
01:17:22avec autant de virulence
01:17:23c'est pour cela que Charles Aloncle
01:17:24il a été carrément nazifié
01:17:27par certains
01:17:27parce qu'on ne touche pas
01:17:29au service public
01:17:30ça appartient à la gauche
01:17:31à la gauche extrémisée
01:17:33il est hors de question
01:17:34de changer quoi que ce soit
01:17:35il est même hors de question
01:17:36d'enquêter sur le service public
01:17:38c'est un sacrilège
01:17:39ça n'est plus possible pour eux
01:17:40donc effectivement
01:17:41les choses sont en train de changer
01:17:42ça les rend fous
01:17:43ils se radicalisent
01:17:44et je vais vous faire une confidence
01:17:46c'est heureux
01:17:47c'est l'histoire d'une petite caste
01:17:48qui veut tout diriger
01:17:49tout contrôler
01:17:50et qui ne supporte pas
01:17:52que le récit change de main
01:17:54l'avenir de cette caste
01:17:55derrière elle en réalité
01:17:56c'est qu'il ne faut rien céder
01:17:57ils font pression
01:17:59mais je ne pense pas
01:18:00que la direction de France Télévisions
01:18:01en vont demander
01:18:02non mais là je pense
01:18:03qu'il y a une vraie prise de conscience
01:18:04dans la direction
01:18:05et une vraie césure
01:18:06avec le reste
01:18:07c'est à ce moment
01:18:08quand on est un démocrate
01:18:09un républicain
01:18:10toute ma vie
01:18:10je me suis battu
01:18:11pour la liberté d'expression
01:18:12parce qu'au prix de ma vie
01:18:13il faut continuer le combat
01:18:15jusqu'au moment
01:18:16où le service public
01:18:17redevient le vrai service public
01:18:18on a eu
01:18:19les Molières
01:18:20Eugénie Bastier
01:18:21vivement demain
01:18:22parce qu'il nous régale
01:18:23dans le service public
01:18:24retour
01:18:25tiens un petit instant
01:18:26sur les Molières
01:18:26hier
01:18:27enfin avant-hier
01:18:28et on y est revenu
01:18:29déjà hier
01:18:31ce qui est fait de votre argent
01:18:32il y a eu l'extrait
01:18:33de Merwenn Ben-Lazare
01:18:34qui était sorti
01:18:35alors pour des raisons de droit
01:18:36on ne peut plus le rejouer
01:18:36mais on peut remettre des images
01:18:37de Merwenn Ben-Lazare
01:18:39sur scène
01:18:39lors des Molières
01:18:40il avait été sorti
01:18:41Manu Militari
01:18:41de l'émission
01:18:42C'est à vous
01:18:42l'an passé
01:18:43pour des tweets polémiques
01:18:44pro-polygamie
01:18:46ou anti-femme
01:18:46il a fait son grand retour
01:18:47pour se moquer
01:18:48de Rachida Dati
01:18:49sur scène
01:18:50qui avait demandé
01:18:51son exclusion
01:18:52on lui a donné
01:18:53cette fameuse tribune
01:18:54pour dire que
01:18:55son allégeance
01:18:56à la République
01:18:56avait des limites
01:18:57je vois juste
01:18:58que vous voyez
01:18:58l'édito
01:18:59de notre confrère
01:19:00d'Europe 1
01:19:01Laurent Tessier
01:19:01qui résumait parfaitement
01:19:03hier
01:19:04ce à quoi on a assisté
01:19:06La cérémonie des Molières
01:19:08c'est le rendez-vous
01:19:08qui récompense chaque année
01:19:09les personnalités
01:19:10du monde du théâtre
01:19:11public et privé
01:19:12une soirée sur France 2
01:19:13animée par Alex Vizorek
01:19:15il y a eu hier soir
01:19:15tous les clichés
01:19:16par l'audiovisuel public
01:19:17très vite
01:19:18le présentateur
01:19:19s'est adressé
01:19:19à la ministre de la Culture
01:19:21Catherine Pégard
01:19:22présente dans la salle
01:19:22il s'est amusé
01:19:23à donner une liste
01:19:24de noms
01:19:24qu'il imagine au ministère
01:19:26profitons de Mme Pégard
01:19:27vraiment
01:19:28parce qu'à votre place
01:19:29l'an prochain peut-être
01:19:30il y aura Michel Onfray
01:19:33il y aura
01:19:34Maria Carolina
01:19:35de Bourbon
01:19:36des Deux Siciles
01:19:38tout est possible
01:19:39tous les clichés
01:19:40lors de cette cérémonie
01:19:41des Molières
01:19:41en présence
01:19:42de Delphine Ernot
01:19:43la patronne
01:19:43de France Télévisions
01:19:44évidemment
01:19:44l'ancien humoriste
01:19:45de France Inter
01:19:46a très vite parlé
01:19:47de CNews
01:19:48à la question
01:19:48ami
01:19:49entends-tu
01:19:50le vol noir
01:19:51des corbeaux
01:19:52sur nos plaines
01:19:53la réponse est
01:19:54oui
01:19:54sur CNews
01:19:57toutes les 10 minutes
01:19:58des règlements de compte
01:19:59un faux Donald Trump
01:20:01est arrivé sur scène
01:20:01un peu avant 22h
01:20:03pour s'en prendre
01:20:03notamment à l'ancienne
01:20:04ministre de la Culture
01:20:05Rachida Dati
01:20:11je traduis
01:20:12je n'aime pas son nom
01:20:13Rachida
01:20:13elle a volé
01:20:14les bijoux du Louvre
01:20:15ensuite le maître
01:20:16de cérémonie
01:20:17Alex Vizorek
01:20:17a eu envie
01:20:18de faire venir
01:20:18hier soir
01:20:19sur France 2
01:20:19sur le service public
01:20:21le pseudo humoriste
01:20:22de France Inter
01:20:23Merwan Benlazar
01:20:24il s'est fait virer
01:20:25pas pour son humour
01:20:26parce que sa tenue
01:20:27a été jugée
01:20:28trop islamiste
01:20:29selon certains
01:20:30son histoire
01:20:31est même remontée
01:20:32au Sénat
01:20:32où Rachida Dati
01:20:33a promis
01:20:34il ne sera plus
01:20:35à l'écran
01:20:36moi
01:20:37il me fait rire
01:20:37alors je l'ai invité
01:20:38Merwan Benlazar
01:20:41Merwan Benlazar
01:20:42qui a déjà lancé
01:20:43des appels
01:20:43à la censure politique
01:20:44pour le RN
01:20:45des propos anti-police
01:20:46sur France Inter
01:20:47est arrivée sur scène
01:20:48habillée avec une marinière
01:20:49et encore un règlement de compte
01:20:50il y a un an
01:20:51la ministre de la Culture
01:20:52à l'époque
01:20:53elle m'avait banni
01:20:53de France Télévisions
01:20:54pendant sa conquête
01:20:56de la mairie de Paris
01:20:56aujourd'hui
01:20:57elle n'est plus ministre
01:20:58elle n'est pas à la mairie
01:20:59et moi je suis de retour
01:21:00sur France Télévisions
01:21:01donc tout le monde
01:21:02est de retour à sa place
01:21:03j'ai l'impression
01:21:04elle a bien pensé
01:21:05s'il ne manquait plus
01:21:06qu'une vidéo
01:21:06un sketch de 3 minutes
01:21:07se moquant du rapporteur
01:21:08de la commission
01:21:09d'enquête parlementaire
01:21:10sur l'audiovisuel public
01:21:11Charles Aloncle
01:21:12avec sur les images
01:21:12le maître de cérémonie
01:21:14Alex Visorec
01:21:15dans une salle
01:21:15pour une commission
01:21:16d'enquête fictive
01:21:17face à un acteur
01:21:18jouant le rôle de Charles Aloncle
01:21:19ça vous intéresse vraiment
01:21:20les Molières ?
01:21:21c'est pas pour moi
01:21:21c'est pour monsieur Bolloré
01:21:22il veut racheter la cérémonie
01:21:23vous rigolez ou quoi ?
01:21:24alors là laissez-moi vous dire
01:21:25que s'il rachète la cérémonie
01:21:26il n'y aura plus personne
01:21:27du métier dans la salle
01:21:28comme un César
01:21:30tous les clichés
01:21:31étaient réunis hier soir
01:21:32sur France 2
01:21:32dans ce tribunal médiatique
01:21:33avec notre argent
01:21:34nos impôts
01:21:35et cela aurait pu alimenter
01:21:36le rapport de Charles Aloncle
01:21:37sur l'audiovisuel public
01:21:37qui est publié aujourd'hui
01:21:39je vais citer la punchline
01:21:40de Amine Elbaï
01:21:42que j'ai entendu tout à l'heure
01:21:42dans 100% Frontières
01:21:44on était lundi soir
01:21:46c'était lundi soir
01:21:47je crois que des Mollas
01:21:48que des Molières
01:21:50pas mal
01:21:50il est allé la chercher
01:21:52très loin celle-là
01:21:53mais le discours était hallucinant
01:21:54non mais moi
01:21:55c'est ce que j'ai dénoncé
01:21:56dès hier
01:21:56pardon
01:21:57mais ce monsieur
01:21:58encore une fois
01:21:59à tous les codes du salafisme
01:22:00alors manifestement
01:22:01monsieur Vizorek
01:22:02se gauche
01:22:04de sa tenue
01:22:05en disant
01:22:06mais bien sûr
01:22:06il a une tenue formidable
01:22:07ça le fait beaucoup rire
01:22:08non en réalité
01:22:09c'est qu'il coche
01:22:10les cases du salafisme
01:22:11alors là
01:22:12la tenue
01:22:12il l'a un peu abandonnée
01:22:14en partie seulement
01:22:14pas complètement
01:22:15mais en partie
01:22:15parce que quand même
01:22:16il s'est dit
01:22:16je peux quand même pas
01:22:17aller aussi loin
01:22:18là ça va se voir
01:22:19donc il a essayé
01:22:20quand même de dissimuler
01:22:21un petit peu
01:22:21mais ses idées
01:22:22manifestement
01:22:23elles sont toujours là
01:22:23enfin on pourrait revenir
01:22:24sur les propos
01:22:25qui l'ont tenu
01:22:25c'était une atmosphère générale
01:22:27pendant toute la cérémonie
01:22:28qui sont absolument
01:22:29je vous disais tout à l'heure
01:22:30je vous disais
01:22:34il y a quelques instants
01:22:35qu'une partie de la population
01:22:36consciemment
01:22:37ou inconsciemment
01:22:38s'efforcer
01:22:39de gommer
01:22:41nos racines chrétiennes
01:22:42et bien
01:22:42pendant ce temps
01:22:43il y a
01:22:44d'autres personnes
01:22:45en face
01:22:46qui elles
01:22:47font le travail
01:22:48des islamistes
01:22:49qui eux
01:22:50et bien
01:22:50essaient de grignoter
01:22:51du terrain
01:22:52petit à petit
01:22:53et voilà
01:22:54ces deux aspects là
01:22:57vont de pair
01:22:59et je vous le dis
01:22:59ça va
01:23:00si rien ne change
01:23:01nous conduire
01:23:02inexorablement
01:23:03à un drame
01:23:04les gens ne sont pas dupes
01:23:05et d'ailleurs
01:23:05je vous suggère
01:23:06la une du prochain
01:23:08JD News
01:23:09avec ce sondage
01:23:10en une
01:23:1077%
01:23:12des français
01:23:13veulent une réforme
01:23:14de l'audiovisuel
01:23:16public
01:23:16cette caste
01:23:19notamment
01:23:19du service public
01:23:20cette caste culturelle
01:23:21intellectuelle
01:23:22tellement éloignée
01:23:23des considérations
01:23:23d'évrageant
01:23:24j'ai envie de dire
01:23:25les français
01:23:25ils ont compris
01:23:26et c'est certainement
01:23:27l'essentiel
01:23:28Oui et ce qui est fascinant
01:23:30c'est qu'on entend
01:23:31le discours
01:23:31on l'a vu avec ce sketch
01:23:33du méchant Bolloré
01:23:35qui voudrait
01:23:35la culture française
01:23:37des méchants de droite
01:23:38qui voudrait privatiser
01:23:39le service public
01:23:40vous avez lu Libé
01:23:41aujourd'hui ou pas ?
01:23:42J'ai pas eu ce plaisir
01:23:43Un édito absolument magnifique
01:23:45qui regrette
01:23:47qui tape
01:23:48sur la cérémonie des Molières
01:23:49en disant
01:23:49c'est quand même dommage
01:23:50qu'il n'y ait que des blancs
01:23:51qui a été nommé
01:23:51et moi je voudrais juste dire
01:23:52aux rieurs dans la salle
01:23:53à ceux qui applaudissent
01:23:54à ceux qui trouvent
01:23:55que c'est formidable
01:23:55ce monsieur Benlazard
01:23:58c'est quand même formidable
01:23:59et bien je veux dire
01:24:00ils seront
01:24:01j'ai presque envie de dire
01:24:01ils seront les prochains
01:24:02enfin vous voyez
01:24:03c'est ça qui est terrible
01:24:04c'est qu'ils n'ont même pas besoin
01:24:05ils n'ont même pas besoin
01:24:06de s'inventer un adversaire
01:24:07mais c'est comme
01:24:08les leaders
01:24:09l'état-major de LFI
01:24:10ils se bouffent déjà
01:24:11le temps du porte-parole
01:24:12est terminé
01:24:13la révolution
01:24:13mange ses enfants
01:24:15c'est fini
01:24:16Johan très vite
01:24:16parce que je voudrais
01:24:17que la parole circule
01:24:17Marc Heno parle
01:24:19de l'édito de Libé
01:24:20tout le monde s'en fiche
01:24:21personne ne le lit
01:24:21l'édito de Libé
01:24:22non pardon
01:24:22mais ça n'a aucun impact
01:24:24l'édito de Libé
01:24:24on s'en moque
01:24:25les journalistes le lisent
01:24:25les français non
01:24:26c'est du journalisme
01:24:28pour les journalistes
01:24:29les gens vont lire
01:24:30ne s'en fendent qu'avec
01:24:30rapidement Johan
01:24:31l'édito de Libé
01:24:32pardon
01:24:33tout le monde s'en fiche
01:24:34personne ne le lit
01:24:34en revanche
01:24:35la cérémonie des Molières
01:24:36sur France Télévisions
01:24:37personne ne la regarde
01:24:38elle a fait un faible score
01:24:39mais ça fait 1,2 million
01:24:40de personnes
01:24:40d'accord
01:24:41c'est une tribune considérable
01:24:43encore une fois
01:24:43qu'on offre à des personnes
01:24:45qui ont tous les codes
01:24:46du salafisme
01:24:46qui ont tous les codes
01:24:47des islamistes
01:24:48alors même que nous sommes
01:24:49censés être en guerre
01:24:50contre cet islamisme
01:24:51qui représente
01:24:52je cite
01:24:53une menace existentielle
01:24:54pour notre pays
01:24:55c'est un problème majeur
01:24:56en fait ils n'en ont absolument
01:24:57rien à faire
01:24:58du rapport à l'oncle
01:24:59ils vont continuer
01:25:00à faire ce qu'ils ont envie
01:25:00de faire
01:25:01et tout ça
01:25:02avec l'argent des contribuables
01:25:04évidemment
01:25:04il nous reste 2 minutes
01:25:05un petit moment chacun
01:25:06ce que ça montre
01:25:06c'est effectivement
01:25:07qu'ils sont tellement convaincus
01:25:09que ça leur appartient
01:25:10que là c'était
01:25:11une cérémonie de provocation
01:25:12c'est une cérémonie
01:25:13où en fait
01:25:14ils essaient de montrer
01:25:15que vous avez voulu
01:25:16un rapport
01:25:17qui dit
01:25:18qu'on n'est pas assez
01:25:19ouvert
01:25:20et bien en fait
01:25:21on assume
01:25:21une cérémonie
01:25:22qui l'est encore plus
01:25:24qu'on veut juste
01:25:24un service public
01:25:25qui nous ressemble
01:25:26un peu plus
01:25:26c'est tout
01:25:27c'est la concrétisation
01:25:29du fait qu'ils ont
01:25:30l'impression
01:25:31que ça leur appartient
01:25:32et que c'est
01:25:34effectivement
01:25:34eux qui doivent décider
01:25:36ça pourrait vite changer
01:25:37c'est pas sûr
01:25:39vous venez de chercher
01:25:39d'Emmanuel Macron
01:25:40en 2018
01:25:41mais en fait
01:25:41on voit le service public
01:25:42Karim Maloum
01:25:43on a vu le service public
01:25:44en réalité
01:25:44l'extrême gauche-gauche
01:25:45mais en fait
01:25:45qui a basculé
01:25:46dans le wokisme
01:25:46total
01:25:47c'est une nouvelle religion
01:25:50les gens
01:25:50c'est pas l'extrême gauche
01:25:51uniquement
01:25:51on a toute une vision
01:25:53idéologique
01:25:54qui domine
01:25:55les services publics
01:25:56qui exclut tout le monde
01:25:57donc l'entre-soi
01:25:58ils insultent la culture
01:25:59ils insultent l'histoire
01:26:01ils peuvent s'attaquer
01:26:02à tout le monde
01:26:02ils sont inattaquables
01:26:03mais en fait
01:26:04comme je disais tout à l'heure
01:26:05c'est parmi
01:26:06leurs dernières émissions
01:26:07parce qu'on ne se laissera pas faire
01:26:09le service public
01:26:10appartient à tous les français
01:26:11il y a des postures
01:26:12moi j'ai le sentiment
01:26:13vraiment que
01:26:15ces gens-là
01:26:15ne croient pas
01:26:16pas Marwan Benlazar
01:26:17mais je pense par exemple
01:26:18à Josiane Balasco
01:26:19qui est montée à la tribune
01:26:20en disant
01:26:20aujourd'hui j'ai une tribune
01:26:21mais demain
01:26:21il n'y aura peut-être plus
01:26:22des tribunes
01:26:23on est dans une posture
01:26:24qui est tellement éculée
01:26:25et qui je trouve
01:26:26manque de sincérité
01:26:28il faut être dans ce moule-là
01:26:29pour rester dans le milieu
01:26:30parce que si vous en sortez
01:26:32vous êtes en marge
01:26:33et vous ne travaillez plus
01:26:34je trouve qu'il y a vraiment
01:26:35ce côté posture également
01:26:36et c'est insincère
01:26:37ça fait partie
01:26:38on avait eu ce débat-là
01:26:39sur le festival d'Avignon
01:26:41où on sent qu'effectivement
01:26:41cette posture
01:26:42elle est effectivement
01:26:43ce qui vous donne
01:26:44la carte pour travailler
01:26:45donc ils sont effectivement
01:26:46une grande partie obligée
01:26:48de jouer à ça
01:26:49il y en a une partie
01:26:50qui est malheureusement
01:26:51sincère
01:26:52et qui croit
01:26:53à ce petit théâtre anti-fasciste
01:26:55qui était dénoncé
01:26:56par Miguel Jospin
01:26:57mais effectivement
01:26:58il y a une grande partie
01:26:59des gens
01:26:59et on le sait
01:27:00qui le disent en off
01:27:02c'est qu'en fait
01:27:02ils se sentent obligés
01:27:03s'ils n'ont pas
01:27:04ce genre de discours-là
01:27:05ils ne travaillent plus
01:27:06et puis c'est une démarche
01:27:07qui n'a rien à voir
01:27:07avec la République
01:27:08parce que la République
01:27:09est fondée
01:27:09sur l'universalisme
01:27:11des libertés
01:27:11les gens s'expriment
01:27:12donc c'est anti-républicain
01:27:13c'était le mot de la fin
01:27:14merci Carrey
01:27:15merci à tous les quatre
01:27:16d'avoir été sur ce plateau
01:27:18Thomas Goussard
01:27:19Axel Thomas
01:27:19sont préparés à cette émission
01:27:20je les en remercie
01:27:21Laurence Ferrari
01:27:22dans quelques instants
01:27:23pour Punchline
01:27:23évidemment comme tous les soirs
01:27:24je vous dis
01:27:25rendez-vous demain
01:27:2615h avec
01:27:27je l'espère
01:27:28j'ose le dire
01:27:29un Paris Saint-Germain
01:27:30qualifié pour la finale
01:27:31de la Ligue des Champions
01:27:32mais ça c'est une autre histoire
01:27:33bonne soirée
01:27:33et à demain
01:27:34que c'est une autre histoire
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