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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News. Il aura essayé par tous les moyens.
00:00:05Et ce week-end encore, Donald Trump, souvenez-vous, disait vouloir pulvériser les Iraniens même s'il ne le souhaitait
00:00:11pas.
00:00:11L'opération Liberté, dernière décision, est moins drastique mais tout aussi dangereuse.
00:00:15Guider, escorter les navires pour les faire sortir du détroit d'Hormuz.
00:00:19Durant deux temps forts de ce Midi News, nous allons vous expliquer concrètement comment cette opération est faisable,
00:00:26ce qu'elle implique, combien elle coûte, combien elle est nécessaire pour nous tous en France aussi,
00:00:31avec les répercussions sur les prix des carburants, entre la propagande iranienne et la com' américaine.
00:00:37Les informations sont difficiles à transcrire.
00:00:40Et dans ce Midi News, on vous explique tout point par point avec les spécialistes, les invités.
00:00:45Et tout à l'heure avec l'ambassadeur Bertrand Besancenot, nous irons sur place en Israël avec nos envoyés spéciaux
00:00:50et nous consacrerons aussi une page nationale avec la rave partie dans le Cher.
00:00:54Plus de 3500 procès-verbaux dressés.
00:00:57Jean-Luc Mélenchon également, candidat à la présidentielle.
00:01:01Et bien sûr, le rapport à l'oncle, c'est demain qu'il sera rendu.
00:01:06Bienvenue dans Midi News.
00:01:07Je vous présente mes invités juste après les dernières informations de Somaïa Labidi.
00:01:11Bonjour Somaïa.
00:01:12Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:14À la une de l'actualité, la tension monte d'un cran dans le golfe Persique.
00:01:18L'agence de presse iranienne Fars affirme que l'Iran a tiré deux missiles contre une frégate de l'armée
00:01:23américaine.
00:01:25Frégate qui s'approchait du détroit d'Hormuz et qui a ignoré l'avertissement de la marine iranienne.
00:01:30Aucune confirmation officielle ne corrobore à ce stade ces affirmations.
00:01:35Après l'annonce soudaine du retrait de soldats américains d'Allemagne,
00:01:38les dirigeants européens ont reçu 5 sur 5 le message de Donald Trump sur l'Iran et monte au créneau.
00:01:44C'est ce qu'a assuré le chef de l'OTAN, Marc Rutte, à son arrivée à un sommet en
00:01:48Arménie.
00:01:49Et puis en France, la publication du rapport sur l'audiovisuel public finalement repoussé à deux mains.
00:01:55Un rapport de 400 pages du député UDR, Charles Aloncle,
00:01:58qui prévoit une cure d'austérité de plus d'un milliard d'euros annuels,
00:02:02soit un quart des crédits de l'État pour l'audiovisuel public
00:02:05et qui espère en traduire une partie dans une proposition de loi en juin prochain.
00:02:10Merci Semaïa, à tout à l'heure, pour d'autres informations.
00:02:13Page spéciale sur l'Iran et sur ce détroit d'Ormuz avec mes invités Judith Vaintrault.
00:02:17Bonjour. Nelson Manfort est là. Bonjour chère Nelson.
00:02:20Sébastien Boussois également, géopolitologue spécialiste des questions internationales.
00:02:24Olivier Vial, le directeur du Sérou. Bonjour Olivier.
00:02:27Et Harold Ayman, bien sûr, que vous connaissez bien.
00:02:31D'ailleurs, il est absolument irremplaçable, notre cher Harold.
00:02:34Journaliste internationale pour CNews.
00:02:38Effectivement, information à prendre avec beaucoup de pincettes sur cette frégate américaine
00:02:44qui aurait été visée par l'Iran.
00:02:47Pas d'autre précision que de la part de Téhéran là-dessus.
00:02:52Opération nouvelle, opération américaine, opération liberté,
00:02:57avec pour objectif débloquer les navires bloqués, immobilisés depuis deux mois.
00:03:04Ils sont plusieurs milliers.
00:03:05Le président américain évoqua un geste humanitaire.
00:03:08De son côté, l'Iran met en garde.
00:03:10Toute intervention américaine sera considérée comme la violation du cessez-le-feu.
00:03:14Précision de François Tiskevitz.
00:03:1815 000 soldats, plus d'une centaine d'aéronefs comme des hélicoptères ou des avions de chasse F-35.
00:03:25Mais aussi des navires de guerre, plus précisément des destroy et lance-missiles.
00:03:30L'opération Projet Liberté a débuté ce lundi matin avec pour objectif
00:03:35de guider les navires bloqués depuis deux mois dans le détroit d'Hormuz.
00:03:38Cette mission, dirigée par le président, apportera son soutien aux navires marchands
00:03:43qui souhaitent transiter librement par ce corridor commercial international essentiel.
00:03:48Notre soutien à cette mission défensive est essentiel,
00:03:51à la sécurité régionale et à l'économie mondiale.
00:03:54D'autant plus que nous maintenons également le blocus naval.
00:03:57Selon la presse américaine, la marine devrait conseiller aux navires des itinéraires sécurisés,
00:04:02notamment pour éviter les mines placées par le régime iranien.
00:04:05L'US Navy n'escorterait pas directement les navires,
00:04:09mais se tiendrait à proximité au cas où ils doivent empêcher des attaques iraniennes.
00:04:13D'autant que Téhéran n'a jamais donné son accord pour cette opération
00:04:17et menace d'attaquer l'armée américaine si elle s'approche du détroit d'Hormuz.
00:04:21Fin avril, le nombre de navires commerciaux présents dans le Golfe s'élevait à 913,
00:04:26dont 270 pétroliers et une cinquantaine de navires gaziers.
00:04:29Quelques 20 000 marins seraient bloqués dans le détroit.
00:04:33– Voilà, donc entre 1 000 et 3 000 navires bloqués dans le détroit d'Hormuz.
00:04:38À date, Corentin Alonzo nous a rejoint.
00:04:39Bonjour Corentin, on va faire le point sur la situation.
00:04:43Combien de navires sont concernés justement ?
00:04:45– Il y a, Pierre, 850 navires qui sont concernés,
00:04:48bloqués dans ce détroit d'Hormuz,
00:04:50selon une agence de sécurité maritime britannique.
00:04:53Ça concerne à la fois les pétroliers, les métaniers, des portes-conteneurs ou encore des vraquiers.
00:04:59Si on regarde maintenant dans le détail, si on écarte les pays locaux, les pays du Golfe,
00:05:03on retrouve donc des navires grecs 75, mais aussi beaucoup de navires asiatiques.
00:05:09Chine 74, Japon 39, Singapour 29, la Corée du Sud 22,
00:05:14ou encore l'Inde avec 14 navires.
00:05:16La France, elle, compte encore 13 portes-conteneurs dans le détroit.
00:05:20Au total, cela correspond à 20 000 marins civils immobilisés sur ces bateaux dans le détroit d'Hormuz.
00:05:26Des marins qui ne peuvent pas retourner chez eux et qui sont rationnés en termes de nourriture.
00:05:31Il y a évidemment, donc cela crée des impacts sur la santé mentale à long terme.
00:05:36Enfin donc, si on regarde, et c'est toute la question, sur quelles routes vont-ils emprunter ?
00:05:41Désormais, il y a donc deux routes.
00:05:43Une route d'abord, une ancienne route qui a été empruntée avant le conflit, le début du conflit.
00:05:49Mais cette route, cette zone ici, est minée selon la marine iranienne.
00:05:54Téhéran assure avoir miné cette zone et donc demande aux navires désormais de passer par une seconde route.
00:06:00Cette route ici, plus proche de ses côtes, mais du coup plus compliquée à défendre pour la marine américaine.
00:06:06Merci de ces précisions, Corentin Alonso, Harold Hyman.
00:06:10Le démenti est officiel.
00:06:13CENTCOM estime qu'aucun navire américain n'a été touché par des tirs de roquettes iraniennes.
00:06:22Alors que, bien sûr, l'État iranien, les gardiens de la révolution disent le contraire.
00:06:28Ça ne peut pas dire qu'ils n'aient pas été tirés.
00:06:30En tout cas, c'est la guerre de communication, en tout cas la propagande iranienne contre les informations américaines, Judith.
00:06:43Oui, écoutez, c'est gentil de me donner la parole, mais là je suis extrêmement démunie.
00:06:49Vous serez moins démunis quand on entendra Emmanuel Macron, parce qu'Emmanuel Macron a réagi, bien sûr, sur le sujet.
00:06:56Et il reste sur sa position de ne pas vouloir entrer dans ce conflit.
00:07:00On écoute Emmanuel Macron.
00:07:12D'accord.
00:07:14Donc nous, nous avons bâti une mission ad hoc sur laquelle nous travaillons.
00:07:19La planification militaire s'est faite à Londres.
00:07:21Mais nous souhaitons qu'il y ait surtout une réouverture concertée entre l'Iran et les États-Unis.
00:07:27C'est la seule solution qui permet durablement de rouvrir le détroit d'Hormuz,
00:07:31de permettre la libre navigation et de le faire sans restrictions et sans péage.
00:07:36Ce qu'on peut dire à propos d'Emmanuel Macron, en tout cas, c'est qu'il est invariable depuis
00:07:41le début sur le sujet.
00:07:43Dans une position qui n'a aucune influence.
00:07:45Certainement, mais en tout cas il est invariable.
00:07:47Il veut plus.
00:07:47C'est un peu de bonne guerre.
00:07:48Il est contre la guerre pour la désescalade.
00:07:51Il l'est depuis le premier jour, disons le lendemain, des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran.
00:07:59Et on ne sait pas par quelle opération du Saint-Esprit, il veut amener les Iraniens à céder sur les
00:08:06deux points fondamentaux
00:08:07qui sont de donner l'uranium en ici, dont ils disposent d'une part et d'autre part cesser leurs
00:08:24hostilités,
00:08:25arrêter de menacer Israël, de l'éradiquer et arrêter de financer et d'armer des proxys
00:08:35qui sèment la guerre et la désolation et le terrorisme un peu partout dans le monde.
00:08:40Je crois qu'on ne pèse surtout rien effectivement dans l'équation.
00:08:44Emmanuel Macron est tout aussi invariable quelque part que Donald Trump.
00:08:47En fait, en réalité, la situation est claire et nette.
00:08:50telle est qu'Emmanuel Macron et les Européens considèrent qu'ils n'iront pas s'embarquer dans ce bourbier
00:08:56dans lequel quelque part Donald Trump les a emmenés.
00:08:59Puisque au-delà du contexte de la guerre, de la justification de la guerre et de la volonté
00:09:03de renverser à un moment la République islamique ou de l'affaiblir durablement,
00:09:07on n'avait effectivement pas ce blocage du détroit d'Hormuz.
00:09:11Et là, on voit bien les Européens qui sont plutôt dans la réflexion, l'analyse,
00:09:16le temps long dans une situation où on n'a pas véritablement de temps.
00:09:20Mais j'imagine qu'il stratégifie quelque chose de beaucoup moins probablement impulsif
00:09:24et spontané, pour ne pas dire autre chose, que l'opération qui est en train
00:09:28ou que va mener en réalité Donald Trump.
00:09:31Ce qui est clair et net, c'est que depuis le début, effectivement,
00:09:33Emmanuel Macron dit qu'ils n'iront pas débloquer le détroit d'Hormuz par la violence.
00:09:38Ce sont deux perceptions complètement radicales des rapports de force et de la géopolitique.
00:09:42Et en termes de rapports de force, l'Europe n'est effectivement nulle part.
00:09:45Alors, Daïman, est-ce que ça veut dire que, puisque la dévégation est paralysée pour l'instant,
00:09:50est-ce que ça veut dire que Donald Trump va pouvoir à nouveau négocier encore avec les Iraniens ?
00:09:56Alors, déjà, il voudrait démontrer au Congrès qu'il n'y a plus de guerre.
00:10:01Donc, il n'est pas sujet à l'approbation du Parlement.
00:10:05Oui, parce qu'il a dit qu'il y avait un cessez-le-feu.
00:10:06Donc, pour lui, ça voulait dire qu'il n'y avait pas de guerre.
00:10:08Ce n'est pas exactement la même chose.
00:10:09Non, mais pour lui, c'est la même chose.
00:10:11Je veux dire, il doit imposer cette idée ou du moins en faire un tel débat
00:10:15qu'il a encore de la marge pour avancer.
00:10:17Donc, ça, il a presque réussi.
00:10:19Et il pourrait même effacer l'ardoise et recommencer les 60 jours.
00:10:23Il se donne le temps de ramener une flotte et des troupes sur la zone.
00:10:29Des troupes de débarquement, pas des troupes d'invasion,
00:10:32de débarquement expéditionnaire, rapide.
00:10:36Et comme ça, il est en position de force et chaque fois davantage,
00:10:41tout en montrant une certaine mollesse, si vous voulez,
00:10:44une mensuétude envers les Iraniens en disant,
00:10:47regardez ce que je pourrais faire, que je n'ai pas envie de faire,
00:10:51mais que je ferai.
00:10:52Et c'est dans ce contexte que vous allez négocier.
00:10:54Et eux, ils ont proposé 14 points qui sont à déchirer.
00:10:58Parce qu'ils disent, on veut des réparations,
00:11:01on veut que vous en alliez, que vous vidiez le Moyen-Orient, en gros.
00:11:04Des choses qu'ils ne demandaient pas avant la guerre.
00:11:06La levée des sanctions économiques, la poursuite du programme, la totale.
00:11:10Voilà.
00:11:11Donc, ils ont mis la barre plus haut que haut.
00:11:14Et donc, maintenant, tout le monde va devoir descendre des cocotiers
00:11:19et négocier quelque chose de raisonnable.
00:11:22Oui, et puis la position d'Emmanuel Macron,
00:11:23on voit bien qu'effectivement, c'est un peu des vœux pieux.
00:11:25Parce qu'il y a deux acteurs, effectivement, qui, eux, ont la capacité de jouer sur le jeu.
00:11:30C'est les Iraniens et Donald Trump.
00:11:32Et on voit bien qu'on n'essaye même pas de peser sur Donald Trump.
00:11:35Et qu'à chaque fois qu'on a essayé de le faire, la réponse, ça a été, par exemple, ce
00:11:38qu'il vient de faire,
00:11:39c'est suppression du contingent de 5 000 militaires en Allemagne.
00:11:43C'est pression sur l'Europe.
00:11:46Et on voit bien qu'en fait, à chaque fois qu'on ose simplement hausser un tout petit peu la
00:11:50voix,
00:11:51la réponse, elle est extrêmement forte.
00:11:53et que, du coup, Emmanuel Macron, il est condamné à ne faire que des vœux pieux.
00:11:57Donc, peut-être que le mieux, c'est effectivement d'aller lui aussi au Vatican,
00:12:00mais cette fois-ci pour faire une prière.
00:12:02Là, c'est Rubio.
00:12:03Rubio qui va au Vatican, il est reçu jeudi par l'Ordre.
00:12:07Et là, en fait, l'Ordre.
00:12:08Oui, l'Ordre serait plus efficace.
00:12:10C'est plus près aussi.
00:12:11Il y a des avantages.
00:12:12Nelson.
00:12:12Il y a quand même un point que l'on peut signaler,
00:12:16et je pense qu'Arode ne me contredira pas.
00:12:17C'est qu'en général, un président dont le pays est en guerre,
00:12:20si l'on accepte le sombre épisode de la guerre du Vietnam,
00:12:24bénéficie d'un certain soutien de l'opinion populaire,
00:12:26de l'opinion populaire américaine.
00:12:27Et là, tout a été fait médiatiquement,
00:12:29en tout cas au début,
00:12:31et il y avait quand même une certaine approbation.
00:12:33Or, depuis maintenant quelques jours,
00:12:35même quelques semaines,
00:12:36la cote de popularité de Donald Trump ne cesse de s'effondrer.
00:12:40Il y a des fameux midterms,
00:12:41les élections à mi-mandat qui arrivent au mois de novembre.
00:12:44Je crois qu'il a baissé en dessous de 40% de popularité,
00:12:46ce qui est très très faible pour un président américain en place.
00:12:49Et je pense que ces différents allers-retours,
00:12:52quelqu'un peut-être, Arold, parlait de mollesse, je ne sais pas.
00:12:54Effectivement, déjà...
00:12:55C'est Arold, c'est Arold.
00:12:56C'est Arold, oui.
00:12:57Arold parlait de mollesse.
00:12:58Ça ne lui ressemble pas trop.
00:13:00Et je pense quand même que ces fameuses élections de mi-mandat
00:13:03risquent de peser dans sa réflexion ultérieure.
00:13:06J'ajoute que là, contrairement à ce qui se passe habituellement
00:13:09où il y a ce fameux Joint Chief of Staff,
00:13:11c'est-à-dire avec la marine, l'aviation et l'armée de terre
00:13:14qui sont au cabinet de la Maison Blanche,
00:13:17là, nous avons un homme qui décide à peu près de tout.
00:13:20Et tout ceci, à force de personnaliser énormément ce conflit,
00:13:25je ne sais pas quelles peuvent être les conséquences
00:13:27sur un plan de politique intérieure.
00:13:28Par contre, c'est justement cette articulation-là.
00:13:30Je pense que pendant les premières semaines,
00:13:32à partir du moment où le conflit restait très localisé,
00:13:34ne concernait que le Moyen-Orient, que l'Iran,
00:13:36que le soutien à Israël dans la tentative d'affaissement du régime iranien,
00:13:41les Américains pouvaient, en tout cas l'électorat Maga,
00:13:43pouvait considérer qu'il pouvait apporter un soutien,
00:13:45même si tout ça était en totale contradiction
00:13:47par rapport au programme de Trump,
00:13:49par rapport à ses premiers mois
00:13:52où il défendait l'idée d'un non-réengagement.
00:13:54Et que là, à partir du moment où ça commence à avoir des conséquences
00:13:57d'un point de vue économique,
00:13:58que le prix du galon commence à augmenter du côté américain,
00:14:01là, ça commence probablement un peu à embêter les Américains.
00:14:03Et il va en être question tout à l'heure du prix du carburant
00:14:06avec Éric de Ritz-Maten.
00:14:07Juste une chose aussi, c'est que dans cette guerre asymétrique,
00:14:10on voit que la propagande, notamment iranienne,
00:14:13elle est destinée d'abord au public américain,
00:14:15ce qui n'est pas du tout le cas, effectivement,
00:14:17de la communication américaine.
00:14:19Elle est pour nous rassurer, nous, les alliés,
00:14:21ou en tout cas les Américains.
00:14:23Mais la propagande iranienne fonctionne.
00:14:25Et ce qui est, effectivement, qui va dans le sens de ce que dit Nelson,
00:14:28c'est que depuis quelques semaines,
00:14:30on voit que certains influenceurs magas reprennent des éléments de discours
00:14:34de la propagande iranienne.
00:14:36Peut-être d'ailleurs, quelquefois, sans s'apercevoir que ce sont des éléments de discours,
00:14:40sans vérifier, mais on voit effectivement que cette propagande-là,
00:14:43à la fois avec des codes qui sont vraiment des codes très occidentalisés,
00:14:47avec les légaux, etc., c'est destiné au public américain.
00:14:50– En tout cas, c'est destiné, c'est utilisé par des influenceurs magas,
00:14:56sans doute de New York ou de Los Angeles.
00:14:58Ça m'étonnerait qu'au fin fond de l'Iowa, on reprenne…
00:15:01– Ce ne sont pas les villes où Donald Trump est le plus évident.
00:15:04– Oui, en fait, la difficulté, c'est que les influenceurs magas,
00:15:07aujourd'hui, ils peuvent avoir, par exemple, Carlson Tucker,
00:15:11c'est 28 millions d'abonnés, d'audience, donc ça touche tout le monde.
00:15:17Et il y a un phénomène de syndication qui fait que même dans les grandes villes,
00:15:20ça touche après les petites villes.
00:15:21– Ces vidéos donnent raison clairement à Donald Trump
00:15:23quand il dit que le régime a changé.
00:15:25En fait, c'est très paradoxal, cette histoire,
00:15:26parce que les premières vidéos de propagande du régime iranien,
00:15:29il y a deux mois, au moment de la guerre,
00:15:31c'était des trucs très idéologiques, très martyrologie chiite,
00:15:34très tout ça, à la mode Corée du Nord, quelque part.
00:15:36Et là, on est vraiment dans quelque chose de très occidentalisé
00:15:38qui montre qu'on est passé d'un régime religieux à une autocratie.
00:15:41– Ce qui est important aussi, puisqu'on est dans la com, dans la propagande,
00:15:44ça dépend effectivement des Américains, des Iraniens, etc.
00:15:48– Ce qui est important, ce sont les noms aussi des opérations.
00:15:51Et Félix Pérolas est là justement pour nous faire un panel
00:15:56de tous ces noms d'opérations militaires qui y sont choisis.
00:15:59Pas tout à fait au hasard, hein Félix ?
00:16:01– Oui, tout à fait, Pierre, vous les avez sûrement déjà vus passer,
00:16:04ces noms d'opérations militaires qui ont été donnés
00:16:06dès le début du conflit au Moyen-Orient.
00:16:09Opération Fureur Épique pour les Etats-Unis,
00:16:12Lion Rugissant pour les Israéliens et Promesse Honnête pour l'Iran.
00:16:16Quand on voit ces noms, on se croirait tout simplement
00:16:18dans un studio hollywoodien, mais ils ne sont pas donnés par hasard.
00:16:22Il y a deux objectifs, désigner l'émission sans en révéler la nature
00:16:26lors des communications radio, mais ils sont là aussi
00:16:29pour encourager les troupes à poursuivre leurs efforts.
00:16:32– Et à quoi servent justement ces noms, Félix ?
00:16:35– Alors, il faut comprendre que ces noms d'opérations,
00:16:37ils servent à envoyer un message à l'opinion publique nationale,
00:16:40d'abord pour rassurer, pour montrer sa puissance à l'ennemi,
00:16:45pour le dissuader, l'intimider et aussi aux alliés
00:16:48pour afficher une ligne claire sur l'opération.
00:16:52Ensuite, chaque État est libre de choisir ou non le nom du code
00:16:56et de le diffuser.
00:16:57Et vous allez voir que chaque pays a sa spécificité
00:16:59dès qu'il s'agit de donner un nom.
00:17:01Les Américains, ils ont une tradition très imagée
00:17:04dans leur choix de noms d'opérations militaires
00:17:07qu'on peut qualifier de neutres ou abstraits.
00:17:10Les Israéliens, par exemple, ils aiment souvent reprendre
00:17:13les images bibliques et les Iraniens ont souvent
00:17:16des noms idéologiques ou religieux en référence
00:17:18à l'islam chiite ou à la résistance.
00:17:21– Oui, c'est intéressant, tous ces noms, Harold,
00:17:23justement, qui ne sont pas utilisés au hasard, bien sûr.
00:17:25– On se rappelle le Desert Storm, Tempêche du Désiré.
00:17:29– Mais ça, c'est mieux en anglais quand même, en général.
00:17:31Là, on les traduit, ça fait un peu plus tard.
00:17:32– Mais c'est comme les paroles des chansons,
00:17:33ça, c'est toujours mieux en anglais.
00:17:34Je vais fâcher Didier Barvelivien qui va me dire
00:17:36« Mais non, la chanson française, quand même ! »
00:17:39À chaque fois qu'on a essayé de traduire des chansons anglaises
00:17:43avec des versets français, c'était quand même un petit compliqué.
00:17:45– Mais c'est une parenthèse fermée, on est dans un sujet sérieux
00:17:48qui est bien sur le détruit d'anglais.
00:17:49– Ils ont quand même des noms guerriers.
00:17:52Pour dire fureur épique, on ne peut pas dire que ce soit
00:17:56genre « Opération Marguerite ».
00:17:58C'est tout à fait martial.
00:18:02Et je crois que le petit message martial, hollywoodien, est lancé.
00:18:07– Oui, ça permet aussi de visifier les troupes, d'une certaine manière.
00:18:11– Là-dessus, je suis moins sûr que ça soit aussi efficace que ça.
00:18:14– D'ailleurs, il a toujours fallu…
00:18:16– Il l'a toujours fait, mais par exemple, là on sent qu'il y a une montée
00:18:22en puissance dans les imaginaires qui sont de plus en plus belliqueux.
00:18:27Et c'est pourtant pas des démocrates, mais ça a été par exemple
00:18:30un des conseillers de Donald Reagan qui récemment a trouvé
00:18:34que la communication de l'armée américaine et de Donald Trump
00:18:37était presque contre-productive parce qu'elle finissait par inquiéter ses alliés
00:18:41plutôt que par réellement les mobiliser.
00:18:45– C'est-à-dire qu'en plus, si vous permettez, ça creuse le contraste
00:18:50entre une impression d'indécision, d'absence de soutien
00:18:58et pour cause de l'opinion américaine vis-à-vis de Donald Trump.
00:19:03Donc un paysage incertain, flou, on ne connaît pas bien les perspectives.
00:19:10Il dit que de toute façon, il continuera, mais il n'en donne pas tous les jours le signe.
00:19:14Parfois oui, parfois non.
00:19:16Et puis ces noms qui assènent et qui disent la détermination.
00:19:20Et plus l'emballage est prometteur, plus le contenu doit être à la hauteur.
00:19:25Or, ce n'est pas le cas.
00:19:25– En tout cas, on a une confirmation de ce qu'on disait tout à l'heure avec Harold,
00:19:29c'est le détroit d'Hormuz, l'armée américaine dément qu'un de ses navires
00:19:33ait été frappé.
00:19:34Donc là, on a encore un exemple flagrant de la propagande iranienne.
00:19:37Oui, pardon Nelson.
00:19:38– Non, ce que je veux dire, c'est qu'il peut être à vérifier,
00:19:41mais ces noms, ces appellations de noms très guerriers,
00:19:45effectivement, Desert Storm, etc., sont relativement récents.
00:19:48Je n'ai pas souvenu en dehors de l'opération Overlord,
00:19:51qui était la plus grande opération militaire peut-être de l'histoire,
00:19:54mais qui n'a pas une signification, qui est d'ailleurs intraduisible en fait,
00:19:57qui n'a pas une signification particulièrement guerrière.
00:20:00Je crois que ça remonte peut-être à la guerre du Golfe 90-91,
00:20:04que pour la première fois, on a utilisé ces appellations,
00:20:07qui sont effectivement sans doute destinées à faire peur.
00:20:09À qui font-elles peur ? Je ne sais pas.
00:20:11Mais c'est un phénomène relativement récent.
00:20:12– C'est vrai qu'avant, c'était des noms de lieux.
00:20:14On parlait de Mahabitch, on parlait de la bataille de Verdun,
00:20:16on parlait de…
00:20:17– Et puis après, on va revenir des durées, la guerre des 12 jours,
00:20:19puis après, ce sera la guerre des 70.
00:20:20En Israël, après, pour l'histoire, on oublie quand même assez facilement
00:20:25le nom des opérations pour les retenir par un terme ou un récit un petit peu différent.
00:20:30– Oui, et alors dans un instant, on parlera d'autres choses.
00:20:34On parlera du rapport à l'oncle sur le duvel public.
00:20:37Je vous signale également qu'à 14h, on refait une page internationale
00:20:40justement sur le détroit d'Hormuz, qu'à 14h également avec Éric de Ritmatène,
00:20:45on verra l'impact bien sûr sur les carburants.
00:20:48Comment est-ce que cette opération peut vous aider, vous,
00:20:50à ce que l'essence finalement soit moins chère,
00:20:52puisque vous attendez quand même depuis longtemps.
00:20:54Les distributeurs sont à nouveau réunis aujourd'hui à Bercy.
00:20:58Et puis alors dans un instant, je vous le disais,
00:20:59ce rapport à l'oncle avec quelques-unes des mesures du rapport à l'oncle
00:21:04qui sont distillées dans le Figaro.
00:21:07– Absolument.
00:21:08– Oui.
00:21:09– Une petite en appetizer, comme on dit ?
00:21:12– Une petite, c'est par exemple la fusion de France 2 et de France 5
00:21:16et la suppression de France 4.
00:21:18– Voilà.
00:21:19– C'est pas une petite d'ailleurs, c'est une grosse.
00:21:20– C'est plutôt une grosse et on en parle dans un instant dans Midi News.
00:21:24Vous restez avec nous, à tout de suite.
00:21:26– Dans un instant dans Midi News, on parle du rapport de Charles Aloncle
00:21:32sur l'audiovisuel public après les dernières informations de Somaïa Labidi.
00:21:35– Et à la une de l'actualité, Pierre, la guerre de communication reprend
00:21:39deux plus belles entre Téhéran et Washington.
00:21:41L'agence de presse iranienne Fars affirme que l'Iran a tiré deux missiles
00:21:45contre une frégate de l'armée américaine.
00:21:47Une frégate qui s'approchait du détroit d'Ormuz
00:21:50et qui aurait ignoré l'avertissement de la marine iranienne.
00:21:53Une information démentie il y a quelques minutes par l'armée américaine.
00:21:57– Au 66e jour de guerre, les marchés sont toujours aussi volatiles.
00:22:02Le cours du baril de Brent repasse au-dessus de la barre des 110 dollars.
00:22:05Il s'est habillé actuellement à un peu plus de 112 dollars,
00:22:08ce qui représente un peu plus de 95 euros.
00:22:11Et puis le possible foyer d'antavirus,
00:22:14ce syndrome respiratoire aigu qui a fait trois morts à bord d'un navire de croisière
00:22:17qui est actuellement au port de Praia, au Cap Vert,
00:22:20présente un faible risque de propagation,
00:22:22selon le directeur régional de l'Organisation mondiale de la santé Europe.
00:22:26– Merci beaucoup Samaïa.
00:22:29La Bidi sont à table.
00:22:30Nelson Montfort, Judith Vintraub, Elodie Houchard nous a rejoints.
00:22:34– Bonjour.
00:22:34– Joyeuses politiques à CNews et Olivier Vial.
00:22:37Les mesures du rapport à l'oncle ont été distillées pour certaines
00:22:42dans le Figaro ce matin.
00:22:45On va en prendre connaissance tout de suite à l'écran.
00:22:48Voici donc diversifier les opinions des éditorialistes de Radio France,
00:22:54réduire de trois quarts le budget des jeux et des divertissements
00:22:58et un tiers budget sport,
00:23:00supprimer de nombreuses chaînes de radio et de télévision publique,
00:23:03mais encore revoir le mode de production de certaines émissions,
00:23:06faire nommer le PDG de Radio France et de France Télévisions
00:23:09par le Président de la République,
00:23:10réduire drastiquement les coûts liés au festival de Cannes
00:23:13ou voitures de fonction.
00:23:15Nelson Montfort, vous qui avez travaillé de longues années
00:23:18dans le service public, est-ce que ce sont des mesures de bon sens ?
00:23:21Comme c'est passé assez vite, il faudrait peut-être les remettre.
00:23:24On va les revoir de toute façon.
00:23:28Effectivement, concernant ce dont j'étais le plus proche,
00:23:31à savoir le service des sports,
00:23:33une chose que je tiens à dire,
00:23:34c'est que j'ai entendu lire M. Aloncle ce matin sur une autre radio,
00:23:38c'est que je pense que France Télévisions Sports,
00:23:40c'est à peu près ce qui personnifie le mieux
00:23:42ce que peut être cette chaîne de...
00:23:44Ça, vous dites ça parce que vous étiez dedans.
00:23:46J'y arrive, j'y arrive, j'y arrive.
00:23:48Pour deux raisons.
00:23:48La première, c'est que des événements comme le tournoi de tennis
00:23:51de Roland Garros, le tour de France Télévisions,
00:23:54le rugby, le tournoi des 6 nations et autres peut-être...
00:23:57Roland Garros qui n'est plus le même depuis que vous n'êtes plus...
00:23:59Non, ça c'est gentil.
00:24:00Le tournoi de Roland Garros...
00:24:01Attendez, à la fin de chaque match, il y a Nelson, Nelson, Nelson !
00:24:06Ce que je veux dire, c'est que...
00:24:08Je pense que ça représente vraiment une forme de patrimoine français
00:24:11et que ce patrimoine français soit sur une chaîne de télévision publique française
00:24:15ne me choque pas du tout.
00:24:16J'ajoute, et là je suis très très à l'aise pour vous en parler,
00:24:19c'est que je crois que...
00:24:20De mémoire, je crois que le budget d'ensemble à louer à France Télévisions Sports par an
00:24:25est aux environs de 200 millions d'euros, je le veux.
00:24:29Sur les 3 milliards et demi...
00:24:30À vérifier... Bon, je ne vais pas dire que c'est une goutte d'eau,
00:24:32mais enfin, je veux dire, par rapport à l'impact que peuvent avoir...
00:24:36Parce que les meilleures audiences, en dehors peut-être de grands débats politiques...
00:24:39C'est le tour de France...
00:24:40Je pense que c'est les meilleures audiences, non seulement les meilleures audiences de sport,
00:24:43mais les meilleures audiences tout court.
00:24:44Donc moi, je suis très à l'aise pour vous répondre.
00:24:46Pierre, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai été si heureux de vous rejoindre.
00:24:50C'est que je suis très à l'aise pour vous en parler et très honnête.
00:24:53Je pense que les économies ne sont pas à faire...
00:24:56Là, je sais quand même de quoi je parle.
00:24:58Sur le sport.
00:24:59Sur le service sport.
00:25:00Mais sinon, sur le reste.
00:25:01D'autant plus, si je peux me permettre de terminer,
00:25:05c'est que très rarement, le sport, voire jamais,
00:25:08ne fait appel à des sociétés de production extérieure.
00:25:10Or, je crois que le problème du rapport à l'oncle...
00:25:13Un des problèmes soulevés par le rapport à l'oncle,
00:25:16ce sont les productions extérieures.
00:25:18Nous, nous faisons appel aux quarts de production de France Télévisions
00:25:22qui sont implantés.
00:25:24Il suffit de venir voir un reportage où nous pouvons être...
00:25:26Ce qu'on appelle les quarts-régis, c'est-à-dire ces grands camions
00:25:29dans lesquels il y a tout le matériel de réalisation.
00:25:32...qui emploient des réalisateurs et des techniciens de France Télévisions
00:25:37qui peuvent être extrêmement fiers de leur travail.
00:25:39Ça, ça, je tiens à le dire.
00:25:40Alors après, je ne vais pas trop m'en parler.
00:25:42Non, non, mais écoutez, vous êtes celui qui, à table, connaît mieux le sujet.
00:25:45Concernant les autres points de ce rapport qui sera donc officialisé demain,
00:25:49mais qui, grâce au journal de Judith, est officialisé aujourd'hui...
00:25:52C'est le journal de Judith, ça lui appartient.
00:25:54C'est Judith Dassault, en fait.
00:25:56Quelle proposition !
00:25:58Vous savez, quand il y a un colonel qu'on appelle général,
00:26:00ça se passe toujours très bien.
00:26:01Tant mieux.
00:26:02C'est pas l'inverse.
00:26:02J'ai une question précise à vous poser sur le sport.
00:26:04Je tenais vraiment à le dire.
00:26:07D'autant que...
00:26:07Non, je ne vais pas faire trop long.
00:26:09Non, non, non, mais attendez, Nelson.
00:26:10D'autant que...
00:26:11D'autant plus que, non seulement concernant le Tour de France cycliste,
00:26:15il y a une vraie concurrence qui peut s'établir.
00:26:17Je pense que c'est un secret de polychinelle de savoir que TF1 aurait été
00:26:20et peut-être est toujours intéressé par le Tour de France cycliste,
00:26:24à condition que les étapes se terminent plus tard.
00:26:27C'est-à-dire qu'à la place de se terminer vers 16h30-17h,
00:26:29qu'elles se terminent vers 19h.
00:26:31Alors, ce qui a été refusé par les organisateurs du Tour de France cycliste,
00:26:34ils ont très bien fait, parce que ça nuit à l'organisme des coureurs.
00:26:38Ce que je veux bien dire.
00:26:39Il y a toujours un candidat, souvenez-vous, à Roland-Garros pendant des années.
00:26:42L'un des sponsors, c'était la marque Peugeot.
00:26:44Et puis, depuis quelques années, c'est la marque Renault.
00:26:47Parce qu'évidemment, on imagine que les accords ont été soit mal faits,
00:26:50ou en tout cas, on s'est reposé sur ses lauriers pendant de longues années.
00:26:54Je vous dis pas une trop bonne.
00:26:55Concernant Roland-Garros, justement, j'avais une question à poser à Nelson.
00:26:58Le rapport épingle une pratique qui consiste pour France Télévisions à acheter Roland-Garros
00:27:04et ensuite à revendre certains des meilleurs matchs à une plateforme privée Amazon,
00:27:11pour ne pas la citer Amazon étant payante.
00:27:13ce qui fait que le téléspectateur qui veut regarder ces matchs en question de Roland-Garros
00:27:19se paye deux fois, une fois pour le budget de France Télévisions
00:27:23et ensuite, éventuellement, pour son abonnement à la plateforme.
00:27:26Alors, on clôt le sujet, parce qu'il y a évidemment d'autres sujets que le France Télévisions.
00:27:32Parlez-moi, ce n'est pas exactement ça, si je peux parler, avec tout le respect que je vous dois.
00:27:37Il se trouve qu'effectivement, depuis maintenant quelques années,
00:27:41à vérifier, je crois 3-4 ans, il y a ce qu'on appelle les Night Sessions.
00:27:44Les Night Sessions, c'est donc à partir de 20h ou 21h,
00:27:46où il y a le match du soir, le grand match du soir,
00:27:49qui effectivement n'est pas retransmis sur France Télévisions.
00:27:51Il est retransmis sur, effectivement, une chaîne privée.
00:27:55Mais, s'il y a un match, je ne vais pas trop rentrer dans les détails,
00:27:58mais s'il y a un match qui se termine au-delà de 21h,
00:28:01que nous avions commencé à diffuser, nous le poursuivons.
00:28:07Nous n'interrompons pas les programmes à 21h pour...
00:28:10Souvent, on change de chaîne, d'où la multiplicité des chaînes.
00:28:14C'est-à-dire que France 2 s'arrête et puis à une époque, ça passait sur...
00:28:16Ce n'est pas du tout un abandon en race campagne.
00:28:18C'est simplement, effectivement...
00:28:20C'est une revente.
00:28:20C'est une revente, voilà, c'est ça.
00:28:22Mais la question ne portait pas sur l'interruption du programme,
00:28:25portait sur la revente.
00:28:26Et sur le fait qu'il faille payer deux fois,
00:28:28une fois en tant que contribueux, une fois en tant que abonné.
00:28:31Justement, justement, la discussion que nous avons là prouve bien
00:28:36que ces événements-là ne sont pas des événements anodins.
00:28:39Et par rapport à l'enveloppe générale de dépenses extravagantes,
00:28:45je pense que ça...
00:28:46Il ne faut pas dire une goutte d'eau,
00:28:47mais c'est très peu par rapport à l'impact général.
00:28:48On a compris que c'était un tout petit budget par rapport au reste.
00:28:52Et puis je vous demanderai tout à l'heure,
00:28:54qu'est-ce qui coûte très cher ?
00:28:55Alors du coup, si le sport ne coûte pas cher à quelques heures,
00:28:56de la publication du rapport à l'ongue, Catherine Pégard.
00:28:59La ministre de la Culture et de la Communication
00:29:00va recevoir ce lundi les PDG de France Télévisions et de Radio France,
00:29:04en l'occurrence Delphine Ernotte et Sybine Veil.
00:29:07Les colonnes du Figaro montrent qu'une réforme urgente
00:29:11de l'audiovisuel public est demandée.
00:29:14Les détails avec Mickaël Dos Santos.
00:29:17Catherine Pégard met la pression sur l'audiovisuel public.
00:29:21Dans les colonnes du Figaro,
00:29:22la ministre de la Culture exige une réforme urgente.
00:29:25Premier objectif, garantir le respect du principe de neutralité.
00:29:29L'audiovisuel public doit avoir l'impartialité comme principe.
00:29:33Il ne peut être l'outil d'un camp contre un autre,
00:29:36encore moins en cette période.
00:29:38Il faut être plus exigeant que jamais
00:29:40vis-à-vis de ceux qui dispensent l'information.
00:29:43Dans son rapport, bientôt rendu public,
00:29:45Charles Alloncle propose des économies.
00:29:47Le député souhaite la réduction d'un quart du budget
00:29:50sur l'audiovisuel public.
00:29:51Sur ce point, Catherine Pégard semble plus mesurée.
00:29:55Jeter un chiffre en pâture n'est pas la bonne méthode.
00:29:57Nous n'avons pas attendu ce rapport pour travailler.
00:30:00Le Premier ministre a demandé d'étudier des mesures d'urgence
00:30:03pour réduire les coûts et des mesures ont été prises.
00:30:06France Télévisions a proposé des économies substantielles
00:30:09en matière de frais de fonctionnement.
00:30:11Des économies qui, selon la ministre de la Culture,
00:30:14pourraient passer par la suppression de certains programmes.
00:30:17Des programmes produits en interne,
00:30:19mais aussi par des sociétés de production,
00:30:21parfois critiquées pour leurs factures excessives.
00:30:23Pour autant, Catherine Pégard ne souhaite pas changer
00:30:26ce mode de fonctionnement.
00:30:28Renforcer le travail en interne est tout à fait pertinent,
00:30:31mais il faut bien y réfléchir quand on parle de création.
00:30:34On ne peut pas se couper de la création
00:30:36en se repliant sur soi.
00:30:37En juin prochain, des contrats d'objectifs et de moyens
00:30:40seront proposés au Parlement.
00:30:43Elodie Huchard, on voit que l'une des mesures du rapport à la langue
00:30:46s'est diversifié les opinions des éditorialistes de Radio France.
00:30:48L'impartialité, c'est le sujet numéro un de ce rapport.
00:30:51C'est le sujet numéro un.
00:30:53C'est celui qui arrive en numéro un aussi dans la liste des recommandations.
00:30:56Et il y a en tout, rien que sur cette partie,
00:30:5913 recommandations qui vont veiller justement à la neutralité
00:31:02de ce service public.
00:31:03Ça passe absolument partout, par le contenu des émissions,
00:31:06par le processus aussi de nomination des dirigeants,
00:31:09par ce système aussi de savoir quand on produit à l'extérieur,
00:31:12de savoir quelle est la société qui produit.
00:31:14Donc on voit une neutralité qui est travaillée de manière très globale,
00:31:17pas uniquement, entre guillemets, sur du déclaratif
00:31:19ou en regardant rapidement les émissions.
00:31:22Donc là-dessus, Catherine Pégard, visiblement,
00:31:24et Charles Lalong sont d'accord quand elle dit, la ministre,
00:31:27qu'il y a des pistes d'économie qui ont été envisagées
00:31:29et que le Premier ministre a demandé à travailler.
00:31:31Olivier, oui, sans doute.
00:31:32En revanche, il ne travaille dans quel sens ?
00:31:35Combien d'économies on demande ?
00:31:36On a l'impression que c'est une réflexion un petit peu floue.
00:31:38Il n'y a pas vraiment de pistes très sérieuses.
00:31:40Là où dans le rapport, il y a beaucoup de choses qui sont chiffrées
00:31:43et où à chaque fois dans le rapport, on voit
00:31:45si on fusionne telle et telle chaîne, ça économise tant.
00:31:47Si on fait ci, ça économise tant.
00:31:48C'est ça aussi qu'il faut.
00:31:49C'est une réflexion globale sur le service public
00:31:51menée par le gouvernement, pourquoi pas ?
00:31:53Mais ce qu'il faut, ce sont des pistes beaucoup plus concrètes.
00:31:55Olivier.
00:31:56Oui, je pense qu'il y a plusieurs éléments.
00:31:58C'est qu'un, on s'aperçoit que dans tous les pays occidentaux,
00:32:01il y a une vraie révolution vis-à-vis de l'audiovisuel.
00:32:03C'est qu'effectivement, on regarde de moins en moins la télé,
00:32:05les jeunes, et sont sur les réseaux.
00:32:07Et là, pour le coup, vraiment, France Télévisions,
00:32:09je pense que c'est un des endroits où elle a montré
00:32:11qu'elle a raté le coche totalement.
00:32:14À chaque fois qu'elle a voulu lancer des trucs comme Slash TV,
00:32:17ça a été un scandale à la fois d'inefficacité,
00:32:20et d'idéologie idéologiquement extrêmement orientée,
00:32:24extrêmement mauvaise.
00:32:25Donc là, je pense qu'il y a un vrai enjeu, de toute manière,
00:32:27de revoir aussi cette gouvernance.
00:32:29Je ne sais pas si dans le rapport, ça va être traité,
00:32:31mais un des autres vrais points noirs de France Télévisions,
00:32:36c'est les syndicats.
00:32:37Et là, les syndicats, ils ont la mainmise à la fois sur le contenu.
00:32:42On a vu que très souvent, finalement,
00:32:44même quand la gouvernance voulait être neutre,
00:32:48les syndicats poussaient dans un sens.
00:32:50Et surtout, ils ont une capacité à enfoncer toutes les réformes
00:32:55et à faire en sorte que toutes les réformes,
00:32:57notamment sur les salaires, sur le contenu et l'émission des journalistes,
00:33:02elles mettent trois ou quatre ans,
00:33:03alors que dans tout autre organisme,
00:33:05elles peuvent être traitées en quelques mois.
00:33:07Là, il faut trois ou quatre ans pour que quelque chose sorte de cette...
00:33:09Il y a une partie de la classe politique qui dit
00:33:11qu'il faut vraiment mettre de l'ordre dans l'audiovisuel public.
00:33:16La Cour des Comptes a été également celle qui s'est alarmée la première,
00:33:20souvenons-nous, parce qu'on parle du rapport à l'oncle,
00:33:22mais la Cour des Comptes avec Pierre Moscovici,
00:33:25qui n'est pas un homme de droite, s'est alarmée.
00:33:28Et il y a deux pistes.
00:33:31Il y a celle de on maintient l'audiovisuel public,
00:33:33mais on réduit les coûts et on fait de l'ordre,
00:33:35notamment sur peut-être des lignes idéologiques.
00:33:38Et puis l'autre qui dit qu'il faut privatiser.
00:33:40Et ce matin, Sarah Knafow,
00:33:42eurodéputée reconquête qui était sur CNews et sur Europe 1,
00:33:44a dit que l'audiovisuel public,
00:33:46ça n'est pas un problème de gestion,
00:33:48c'est un problème de raison d'être.
00:33:49Il faut privatiser.
00:33:50Le rôle de l'État, ce n'est pas de financer taratata ou fort boyard.
00:33:54D'accord ou pas d'accord ?
00:33:55Comment lui donner tort ?
00:33:56Comment lui donner tort ?
00:33:57La succession de jeux,
00:34:01notamment sur France 3 et France 2 l'après-midi,
00:34:04est accablante.
00:34:04Nous, on avait fait au Figaro Magazine une couverture sur
00:34:07faut-il supprimer la redevance audiovisuelle
00:34:09avant que ce soit budgétisé ?
00:34:11Ça voulait dire, faut-il supprimer le service public de l'audiovisuel ?
00:34:15Donc j'avais vu Delphine Ernaut à cette occasion
00:34:18et je lui avais parlé de ça,
00:34:19de ce long tunnel de jeux
00:34:22qu'il y avait sur les après-midi du service public.
00:34:25Réponse de l'intéressé.
00:34:27Est-ce que vous connaissez le niveau des gens
00:34:30qui regardent la télévision à cette heure-là ?
00:34:32Non mais effectivement, la vraie question qui se pose,
00:34:35finalement, c'est pas de savoir s'il faut privatiser le service public
00:34:38ou avoir un service public qui existe.
00:34:40Je pense que c'est pas la question du service,
00:34:42c'est qu'il y a des programmes.
00:34:43Il y a des programmes qui sont effectivement de mission publique
00:34:45et donc on pourrait très bien imaginer qu'on ait des programmes publics
00:34:48et qu'ils puissent même être mis à disposition
00:34:51de certaines autres plateformes
00:34:53et qu'il y a d'autres missions, effectivement, certains jeux.
00:34:56On imagine que c'est pas forcément une mission de service public.
00:34:59J'ai bien entendu, donc c'est la présidente de France Télévisions
00:35:01qui vous fait cette réponse-là,
00:35:03qui vous dit, vous imaginez le niveau intellectuel.
00:35:06Alors, c'est pas exactement le niveau.
00:35:09Les mots sont importants, mais en tout cas,
00:35:10elle vous a fait comprendre que...
00:35:11C'est vraiment de mémoire et elle m'avait dit,
00:35:15elle dit que c'est l'entourage,
00:35:16que les gens ne sont...
00:35:21Les téléspectateurs de l'après-midi...
00:35:23Non mais c'est extrêmement grave, ça.
00:35:24C'est témoigner d'un mépris...
00:35:26C'est un mépris de classe.
00:35:27Pas simplement de classe, d'ailleurs.
00:35:30C'est un mépris de l'intellect des Français.
00:35:32C'est un mépris tout court,
00:35:33parce qu'en fait, ça faisait surtout référence à l'âge,
00:35:36puisque, effectivement, pour regarder la télévision l'après-midi,
00:35:41il faut être soit retraité, soit...
00:35:45Je crois que l'âge moyen des téléspectateurs de France Tévion,
00:35:52comme de la plupart des grandes chaînes de TF1, etc.,
00:35:55est au-dessus de 60 ans, je crois.
00:35:56Oui, alors l'âge moyen de ceux qui font la rave partie dans le Cher,
00:35:59il est en tout cas bien inférieur.
00:36:018000 personnes encore sur ce site militaire près de Bourges,
00:36:05où l'on retrouve Mathilde Ibanez avec Antoine...
00:36:11Attendez, je prends mes lunettes.
00:36:13Durand dans le Cher.
00:36:14Quelle est la situation, ma chère Mathilde,
00:36:16sur le site de Cornus où se poursuit cette free party ?
00:36:20Pardonnez-moi.
00:36:21Eh bien, écoutez, ce que je peux vous dire,
00:36:23c'est que cette free party continue.
00:36:25Il en reste encore pas mal de personnes sur place,
00:36:27mais vous avez quand même quelques fêtards
00:36:29qui commencent à quitter cette zone progressivement
00:36:32et qu'ils font face à des contrôles de gendarmes,
00:36:37qu'ils soient au volant ou à pied,
00:36:38puisqu'ici, les gendarmes sont fortement mobilisés.
00:36:42Ils sont plus de 600 répartis sur 14 points de zone
00:36:46autour de cette free party.
00:36:49Depuis le début de ce rassemblement,
00:36:52les chiffres donnent la mesure de l'opération.
00:36:55C'est plus de 19 000 véhicules qui ont été contrôlés,
00:37:009 interpellations, 63 armes saisies,
00:37:04plus de 3 000 procès verbodressés,
00:37:075 gardes à vue et 151 verbalisations
00:37:10pour détention de stupéfiants.
00:37:12A savoir que les gendarmes restent, eux, fortement mobilisés,
00:37:15mais vous avez également tous les services de secours
00:37:17qui restent également présents sur place jusqu'à la fin
00:37:21de cette free party.
00:37:23Ils se trouvent au plus proche de ces personnes.
00:37:25Je rappelle qu'il y a eu plus de 91 personnes
00:37:28qui ont été prises en charge,
00:37:30dont 4 en urgence absolue
00:37:32pour justement consommation de stupéfiants.
00:37:35Merci beaucoup Mathilde Ibanez avec Antoine Durand.
00:37:38C'est faux ce que ça mobilise comme personnel,
00:37:40à la fois de gendarmerie, d'ambulancier, de secouriste.
00:37:43Mais d'ailleurs, il est là le problème,
00:37:44c'est qu'en fait, ces jeunes ou moins jeunes
00:37:46partent faire la fête de manière totalement insouciante.
00:37:49Et ils le peuvent, puisqu'ils savent que derrière,
00:37:51l'État sera là, malgré le fait que ce soit illégal.
00:37:53600 gendarmes sont là-bas,
00:37:55il y a une quarantaine de pompiers,
00:37:5735 secouristes, un poste médical avancé
00:37:59qui a été monté à côté, c'est-à-dire que
00:38:00ça mobilise beaucoup de monde.
00:38:02On apprend aussi ce matin par le député
00:38:04Loïc Kervran, qui est le député de la circonscription,
00:38:07que tout le bazar qu'ils sont en train de mettre
00:38:08a coupé quand même 8 lignes de ramassage scolaire,
00:38:11donc autant d'enfants qui n'iront pas à l'école.
00:38:13Et donc, en payant des impôts,
00:38:15on est tous en train de participer au fait
00:38:17que ces gens s'amusent beaucoup.
00:38:18Et ils savent qu'ils peuvent le faire
00:38:19de manière totalement innocente et inconsciente,
00:38:22puisque derrière, évidemment, il y a des forces de l'ordre
00:38:24et des services de secours.
00:38:25Je n'ai pas beaucoup entendu
00:38:26les différents mouvements écologistes se plaindre.
00:38:29Bien sûr, au contraire.
00:38:31On laisse, je ne vais pas dire un champ de ruines,
00:38:33mais on n'en est quand même pas très loin.
00:38:35Et parfois, ce sont sur des réserves naturelles
00:38:36et ils ne disent rien non plus.
00:38:37Oui, là, c'est sur un terrain militaire.
00:38:38Il y a une dangerosité,
00:38:39parce qu'on a retrouvé évidemment un obus.
00:38:41On ne sait pas dans quel état il est.
00:38:43On sait très bien que ces armes-là
00:38:44peuvent exploser à la figure.
00:38:46Et s'ils tentaient que ça explose,
00:38:48ils imaginaient derrière le retournement de situation.
00:38:51Comment est-ce que ces mêmes toffeurs
00:38:54utiliseraient cette information
00:38:55pour dire que l'État ne les a pas protégés,
00:38:56l'État sur lequel, finalement, ils crachent,
00:38:58alors qu'en réalité, l'État est là pour les protéger.
00:39:01C'est un renversement perpétuel de valeurs.
00:39:04Et quand on parle du canon français,
00:39:07évidemment, LFI dit que c'est absolument abject
00:39:10de faire le canon français
00:39:12parce que c'est contraire aux valeurs de la France.
00:39:14Par contre, quand c'est les toffeurs,
00:39:15c'est autre chose.
00:39:16Et c'est Sharon Camara qui nous explique.
00:39:18L'une est dans le viseur de la France insoumise
00:39:21et l'autre est encouragée par des membres
00:39:23du parti d'extrême-gauche.
00:39:25Entre le canon français et les free-parties géantes,
00:39:28LFI a fait son choix.
00:39:29Si le gouvernement veut durcir la répression
00:39:32des free-parties illégales,
00:39:33l'eurodéputé LFI, Mano Aubry,
00:39:35ne condamne pas la tenue de cet événement,
00:39:38mais appelle plutôt à son encadrement.
00:39:39Je pense qu'il vaut mieux les accompagner,
00:39:42donner des autorisations préfectorales
00:39:44pour identifier des lieux
00:39:46où ces fêtes peuvent se tenir.
00:39:48En parallèle, certains membres du parti
00:39:50se positionnent contre le canon français.
00:39:52L'une des pétitions contre l'événement
00:39:54a été soutenue par l'eurodéputé LFI,
00:39:57Emma Fourreau.
00:39:58Ces rencontres sont pourtant légales et autorisées.
00:40:00Depuis plusieurs mois maintenant,
00:40:01nous subissons une campagne de harcèlement
00:40:03et de diffamation extrêmement violente.
00:40:05Ceux qui nous attaquent,
00:40:06notamment la France insoumise,
00:40:08installent un climat de tension permanent.
00:40:10L'Afri-partie géante illégale,
00:40:12organisée sur un terrain militaire ce week-end,
00:40:14a réuni jusqu'à 17 000 participants,
00:40:17selon la préfecture.
00:40:18Pour le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniès,
00:40:20les sanctions devront être durcies à l'avenir
00:40:23pour éviter des rassemblements similaires.
00:40:25Appel à un commentaire d'Olivier Vial.
00:40:27Oui, parce qu'effectivement,
00:40:28là on voit bien la différence.
00:40:29Moi, j'ai participé plusieurs fois
00:40:30à des soirées organisées par le canon français.
00:40:33Ah, je pensais plutôt teuf.
00:40:35Non, effectivement, le canon français
00:40:36est un, effectivement, tout est légal,
00:40:39tout est encadré.
00:40:39La sécurité, pour le coup,
00:40:41c'est eux qui l'assurent.
00:40:42Et en réalité, il n'y a quasiment pas d'ébordement.
00:40:43J'étais notamment à Châlons-sur-Saône
00:40:45et le lendemain,
00:40:46j'ai parlé avec la police municipale de Châlons
00:40:48qui me dit qu'effectivement,
00:40:50ils n'avaient quasiment jamais vu ça
00:40:51parce que pour un tel rassemblement,
00:40:54les gens sont tous partis dans la rue
00:40:55sans qu'il n'y ait aucun incident,
00:40:58aucun problème de sécurité.
00:41:00Et donc, effectivement,
00:41:00on voit la différence.
00:41:01C'est que d'un côté,
00:41:02on a 17 000 personnes
00:41:03qui arrivent de façon totalement illégale,
00:41:05dont une partie de ces gens-là sont armés.
00:41:07Plus de 3 500 PV dressés.
00:41:08Voilà, dont une partie de ces gens-là
00:41:10arrivent armés,
00:41:11ce qui pose quand même une question.
00:41:12C'est vrai que quand on va faire la fête,
00:41:14on n'a pas besoin d'être armés normalement.
00:41:16Donc, c'est bien qu'on a deux choses différentes.
00:41:18Et effectivement,
00:41:18il y a un rapport totalement inversé
00:41:22à ce qui est la légalité
00:41:24et à ce qui devrait être encouragé ou pas.
00:41:26Allez, dans un instant,
00:41:27on reparle du détroit d'Hormuz
00:41:29avec cette opération Liberté
00:41:30conduite par les États-Unis.
00:41:32À l'instant,
00:41:32les Émirats Arabes Unis
00:41:34disent que l'Iran a tiré deux drones
00:41:37sur un pétrolier appartenant
00:41:39à leur compagnie nationale.
00:41:41Prendre pour cible la navigation marchande
00:41:43d'utiliser le détroit d'Hormuz
00:41:44comme un moyen de coercition économique
00:41:47constitue un chantage,
00:41:48un acte de piraterie.
00:41:49Voilà ce que disent
00:41:51les Émirats Arabes Unis.
00:41:53A tout de suite dans Midi News.
00:41:57Dans un instant,
00:41:58on reparle de l'opération Liberté
00:42:00menée par les Américains
00:42:01dans le détroit d'Hormuz
00:42:01après les dernières informations
00:42:03de Somaïa Labidi.
00:42:04Et à la une de l'actualité, Pierre,
00:42:06la guerre de communication
00:42:07reprend de plus belle
00:42:08entre Téhéran et Washington.
00:42:10L'agence de presse iranienne Fars
00:42:12affirme que l'Iran a tiré deux missiles
00:42:14contre une frégate de l'armée américaine.
00:42:16Une frégate qui s'approchait
00:42:17du détroit d'Hormuz
00:42:18et qui aurait ignoré
00:42:19l'avertissement de la marine iranienne.
00:42:21Une information démentie
00:42:23par l'armée américaine.
00:42:24De leur côté,
00:42:25les Émirats Arabes Unis
00:42:26affirment que l'Iran a tiré
00:42:28deux drones sur un de leurs pétroliers
00:42:29dans le détroit d'Hormuz.
00:42:31Pendant ce temps,
00:42:32Emmanuel Macron appelle,
00:42:33je cite,
00:42:34à une réouverture concertée
00:42:35entre l'Iran
00:42:36et les Etats-Unis du détroit.
00:42:38Le président en a également profité
00:42:40pour rappeler l'importance
00:42:41du respect du cessez-le-feu
00:42:43entre Israël et le Liban.
00:42:44Écoutez.
00:42:45Je veux ici redire aussi
00:42:46qu'il est essentiel
00:42:47que le cessez-le-feu
00:42:49soit respecté au Liban.
00:42:50Il y a encore eu
00:42:51plusieurs dizaines de morts
00:42:52la nuit dernière.
00:42:53Il est essentiel
00:42:54que le cessez-le-feu
00:42:55soit respecté.
00:42:56C'est vraiment
00:42:57l'engagement
00:42:58que les partis ont pris.
00:42:59Et je le dis
00:42:59pour la souveraineté,
00:43:01l'indépendance du Liban
00:43:03et la protection
00:43:04des populations civiles.
00:43:05Retour en France
00:43:06avec les distributeurs
00:43:08de carburants
00:43:08reçus ce matin à Bercy.
00:43:10Une réunion
00:43:10avec le ministre
00:43:11de l'Économie,
00:43:12Roland Lescure
00:43:12et Maude Bréjon,
00:43:13porte-parole du gouvernement,
00:43:15pour tenter
00:43:15de trouver des solutions
00:43:16à l'envolée
00:43:17des prix à la pompe.
00:43:18Une envolée
00:43:19qui n'est pas de l'orfée,
00:43:20assure le président national,
00:43:21station service mobilien.
00:43:23La réunion
00:43:24était essentiellement
00:43:25basée sur
00:43:26la situation
00:43:27de l'approvisionnement
00:43:27carburant
00:43:28et sur les fameuses marges
00:43:30que j'appelle
00:43:31coûts de distribution.
00:43:33Et la bonne nouvelle
00:43:34de cette réunion,
00:43:34c'est qu'effectivement,
00:43:36après plusieurs tergiversations,
00:43:37dont des fuites
00:43:38la semaine dernière
00:43:38sur un pseudo document
00:43:40de travail,
00:43:41il a bien été prouvé
00:43:42que les marges
00:43:43n'avaient pas augmenté
00:43:44entre avant la guerre
00:43:45et après la guerre.
00:43:46À la une également,
00:43:48la Free Party
00:43:49dans le Cher
00:43:49est toujours en cours.
00:43:50Une Free Party
00:43:51sur un terrain militaire
00:43:53très dangereux
00:43:54qui ne respecte
00:43:55aucune règle en vigueur,
00:43:56notamment l'obligation
00:43:57de déclaration
00:43:58en préfecture.
00:43:59Même si certains
00:44:00fêtards quittent le site,
00:44:01il reste encore
00:44:02près de 8 000 personnes
00:44:03sur place.
00:44:04Plus de 19 000 contrôles
00:44:05ont été réalisés
00:44:06par les 600 gendarmes
00:44:08mobilisés.
00:44:10C'était une promesse
00:44:11de Sébastien Lecornu.
00:44:13À partir d'aujourd'hui,
00:44:13tous les étudiants
00:44:15pourront manger pour 1 euro
00:44:16dans les restaurants universitaires.
00:44:18Jusqu'à présent,
00:44:19ce tarif social
00:44:20n'était réservé
00:44:21qu'aux boursiers.
00:44:21Les autres payaient
00:44:223,30 euros leur repas.
00:44:25Et puis on termine
00:44:25avec ce séisme
00:44:26de magnitude 6
00:44:27qui a frappé
00:44:28le centre des Philippines.
00:44:29Une secousse détectée
00:44:30à une profondeur
00:44:31de plus de 73 kilomètres
00:44:33qui a provoqué
00:44:34de nombreux dégâts
00:44:35mais sans faire de blessés.
00:44:37Située dans la ceinture
00:44:38de feu du Pacifique,
00:44:40une zone d'activité
00:44:41sismique intense,
00:44:41l'immense archipel
00:44:42subit quasi quotidiennement
00:44:44des tremblements de terre.
00:44:46Merci Somaïa
00:44:47à tout à l'heure
00:44:47pour d'autres informations.
00:44:49Tout de suite l'écho.
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00:45:03par vie de quartier
00:45:04et temps de trajet
00:45:04sur bienici.com
00:45:06Avec Eric Deritmatène.
00:45:08Bonjour Eric.
00:45:09Bonjour Pierre.
00:45:09Alors on en parle
00:45:10et on va en reparler
00:45:11bien sûr
00:45:11de cette opération
00:45:12Liberté
00:45:12menée par Donald Trump
00:45:14le projet Liberté.
00:45:16Si cela se fait
00:45:16combien de temps
00:45:17faudra-t-il pour que
00:45:18les prix baissent
00:45:19à la pompe à essence ?
00:45:21Alors les prix qui baissent
00:45:22ça se ferait assez vite
00:45:23d'après l'Union française
00:45:24des pétroles.
00:45:25Il faudrait que ce soit
00:45:25une paix durable
00:45:26c'est-à-dire une paix sûre
00:45:27que ça ne redémarre pas
00:45:28le lendemain le conflit
00:45:29et là effectivement
00:45:30il pourrait y avoir
00:45:31un impact intéressant
00:45:32j'en reparlerai tout à l'heure
00:45:33mais ce qu'il faut voir
00:45:34c'est le temps aussi
00:45:35de remise en route
00:45:36de tout le système pétrolier
00:45:38parce que c'est très long
00:45:39certains puits de pétrole
00:45:40ont été mis à l'arrêt
00:45:41pour arrêter un puits
00:45:42ça ne se fait pas
00:45:43avec un bouton
00:45:44on ne tourne pas
00:45:44un robinet
00:45:45ça prend plusieurs jours
00:45:46pour l'arrêter
00:45:47et c'est aussi long
00:45:47pour les relancer
00:45:48on parle même parfois
00:45:49jusqu'à deux mois
00:45:50pour relancer la production
00:45:51de pétrole
00:45:52et actuellement
00:45:52une compagnie comme Total
00:45:54a déjà perdu 15%
00:45:55de production de pétrole
00:45:56avec le Moyen-Orient
00:45:57donc elle a hâte
00:45:58de remettre en route
00:45:58ces puits bien entendu
00:45:59Donc si je comprends bien
00:46:00si le détroit est libéré
00:46:01on fera passer le pétrole
00:46:02actuellement stocké
00:46:03dans ses citernes ?
00:46:04Pour l'instant
00:46:04le pétrole il est stocké
00:46:06dans des citernes
00:46:07dans des camions
00:46:08aussi d'ailleurs
00:46:08on voit des fils de camions
00:46:09des fils indiennes
00:46:10de camions
00:46:11à travers la Syrie
00:46:12qui vont rejoindre
00:46:13un port de la Méditerranée
00:46:14le port de Bagnas
00:46:1412 jours de route
00:46:15et puis ensuite
00:46:16il y a le transport
00:46:17par la mer
00:46:18alors ça
00:46:19donc on reparle
00:46:19du déblocage d'Hormuz
00:46:20si ça se fait bien entendu
00:46:22le retour à la normale
00:46:23là ça ne se fera pas
00:46:24du jour au lendemain
00:46:24vous allez voir les étapes
00:46:25regardez
00:46:25on a travaillé ce matin
00:46:26avec l'UFIP
00:46:27l'Union Française des Pétroles
00:46:29on a travaillé aussi
00:46:30avec Total
00:46:31déjà
00:46:32le transport
00:46:32par la mer
00:46:33si vous faites Hormuz
00:46:34fausse sur mer
00:46:35ou le Havre
00:46:36où on raffine le pétrole
00:46:3725 jours
00:46:38donc vous imaginez
00:46:39on rouvre Hormuz
00:46:40il faut 25 jours
00:46:41de transport par la mer
00:46:42ensuite vous avez
00:46:43la phase raffinage
00:46:44on met le pétrole
00:46:45dans des grandes machines
00:46:46qui vont raffiner
00:46:47ça peut être du gasoil
00:46:48ça peut être du sans-plomb
00:46:49ça dépend de l'indice d'octane
00:46:51ça peut être du kérosel
00:46:52là c'est 7 jours
00:46:54de travail pour raffiner
00:46:55ensuite ce pétrole raffiné
00:46:57il va aller vers
00:46:57des dépôts pétroliers
00:46:59et là
00:47:00en général
00:47:00ce sont des oléoducs
00:47:02ce sont des péniches
00:47:03sur les fleuves
00:47:04ce sont des transports ferroviaires
00:47:05il faut 2 à 5 jours
00:47:06pour aller jusqu'au dépôt
00:47:08donc le pétrole
00:47:08qui est devenu raffiné
00:47:10et ensuite
00:47:11vers votre station service
00:47:122 jours
00:47:12vous prenez compte
00:47:13ça fait de sacrés étapes
00:47:14donc on voit bien
00:47:15que la logistique
00:47:15c'est un temps incompressible
00:47:17donc si on vous annonce
00:47:18Hormuz va rouvrir
00:47:19ça se fera près du jour au lendemain
00:47:20donc si je comprends bien
00:47:22les prix qu'on connaissait
00:47:23avant
00:47:23c'est à dire
00:47:241,60
00:47:251,55
00:47:26c'est pas pour tout de suite
00:47:27alors il y aura un impact
00:47:28on est à 110 là actuellement
00:47:30c'est pas impossible
00:47:31qu'on repasse sous 100 dollars
00:47:32s'il y avait des bonnes nouvelles
00:47:33et ensuite
00:47:34et c'est là
00:47:35où ça se corse
00:47:36c'est qu'on serait
00:47:37au taux de 80 dollars
00:47:38j'ai consulté ce matin
00:47:40total
00:47:41ça restera cher
00:47:42de toute façon
00:47:43ça restera cher
00:47:43parce que vous avez
00:47:44les vacances d'été
00:47:45qui commencent
00:47:46notamment aux USA
00:47:48où on roule énormément
00:47:48aux Etats-Unis
00:47:49la saison chaude
00:47:50où les clims vont tourner
00:47:51parfois avec les groupes électrogènes
00:47:52il y a aussi le gaz
00:47:53qui fait tourner la climatisation
00:47:54et puis les stocks
00:47:55pour l'hiver
00:47:56qui vont se refaire
00:47:57donc les prix vont rester haut
00:47:58il n'y aura pas de pénurie
00:48:00ça c'est sûr
00:48:01pour les 3 ou 4 mois à venir
00:48:02mais les prix resteraient élevés
00:48:03autour de 80 dollars le baril
00:48:0580 dollars au lieu de 110
00:48:07c'est quand même déjà mieux que rien
00:48:08mais n'oublions pas
00:48:09qu'au début de l'année
00:48:10on était à 60 dollars le baril
00:48:12donc pour que à la pompe
00:48:14ça baisse
00:48:14avec en plus les taxes que l'on a
00:48:15on risque de rester longtemps
00:48:17entre 1,80 euros
00:48:18et 2 euros
00:48:19pour le sans-plomb
00:48:2095
00:48:20et ça seulement si
00:48:22tout se passait bien
00:48:23ce qui pour l'instant
00:48:24est encore
00:48:25avec un gros point d'interrogation
00:48:26Merci beaucoup Eric
00:48:27de Ritmated
00:48:44Et pour évoquer justement
00:48:46cette opération
00:48:48dans le détroit d'Ormouz
00:48:48et également l'impact
00:48:49sur les carburants
00:48:51Nelson-Montfort est toujours là
00:48:52à Roald Heimann
00:48:53Judith Ventraub
00:48:54Olivier Vial
00:48:55je salue l'ambassadeur
00:48:57Bertrand Besancenot
00:48:58merci d'être avec nous
00:48:59je voudrais qu'on continue
00:49:01quelques instants
00:49:02sur le carburant
00:49:04les distributeurs
00:49:05ont été convoqués aujourd'hui
00:49:06par Roland Lescure
00:49:07et voilà ce que disait
00:49:09ce matin
00:49:09avant la réunion
00:49:11l'un des principaux
00:49:12distributeurs de France
00:49:13en l'occurrence
00:49:13Michel-Édouard Leclerc
00:49:15le Premier ministre
00:49:16le Premier ministre
00:49:16je pense serait avisé
00:49:18si je peux me permettre
00:49:18de dire ça
00:49:19de demander à Total
00:49:20de faire des ristournes
00:49:21vous pensez qu'ils peuvent
00:49:22se permettre
00:49:23de faire plus de ristournes
00:49:25encore ?
00:49:26ils plafonnent déjà
00:49:27les prix
00:49:27depuis le début de la guerre
00:49:28son blocage de prix
00:49:29le réseau Total
00:49:32en France
00:49:32a tellement cagnotté
00:49:34ces deux dernières années
00:49:35où il était bien plus cher
00:49:37que Leclerc
00:49:38Systému
00:49:38Intermarché
00:49:39Carrefour
00:49:39et tout ça
00:49:40qu'aujourd'hui
00:49:42le blocage des prix
00:49:44il a déjà été financé
00:49:45par les marges
00:49:46qu'il a fait
00:49:46en France
00:49:47depuis deux ans
00:49:48donc après
00:49:49il y a les super profits
00:49:51et ça
00:49:51c'est hors juridiction
00:49:53je pense
00:49:53de l'administration française
00:49:55donc peut-être
00:49:57qu'on peut
00:49:57si tout le monde
00:49:58s'y met
00:49:59distributeur
00:50:00industriel
00:50:00consommateur d'énergie
00:50:01et pouvoir public
00:50:02on peut peut-être
00:50:03lui demander des ristournes
00:50:04c'est assez étonnant
00:50:05ce langage
00:50:06de Michel-Édouard Leclerc
00:50:07parce qu'il se positionne
00:50:08en tant que lui-même
00:50:09aussi distributeur de pétrole
00:50:10donc il est concurrent de Total
00:50:11et puis en même temps
00:50:12il n'ose pas trop
00:50:13c'est le premier distributeur
00:50:15de pétrole en France
00:50:16avec Systamu d'ailleurs
00:50:17dont le ministre du commerce
00:50:19est l'ancien patron
00:50:21de Systamu
00:50:22et si vous voulez
00:50:23Serge Papin
00:50:23oui Serge Papin
00:50:24ce qui est étonnant
00:50:25c'est que Michel-Édouard Leclerc
00:50:26lui avait dit
00:50:26je vais baisser de 20 centimes
00:50:28le prix de l'essence à la pompe
00:50:29il l'a même annoncé
00:50:30au ministère de l'économie
00:50:30il n'a pas pu le faire
00:50:31alors que Total ne le fasse pas
00:50:34je pense qu'ils ont les moyens
00:50:35de le faire
00:50:35mais ils font déjà la remise
00:50:36puisqu'on a quand même
00:50:371,99€
00:50:37ils le font
00:50:38parce que 1,99€
00:50:39ça pourrait coûter 2,20€
00:50:40moi j'ai déjà vu
00:50:41du super templon
00:50:41à 2,20€
00:50:42ces dernières semaines
00:50:43donc au lieu de 2,20€
00:50:44dans une station concurrente
00:50:45on est en dessous de 2€
00:50:47chez Total
00:50:47bon ça leur fait une bonne publicité
00:50:48mais quand on pose la question
00:50:50à Total
00:50:50j'avais reçu Madame Patria
00:50:51la directrice générale de Total
00:50:53elle m'a dit
00:50:53on ne gagne pas d'argent en France
00:50:55parce que
00:50:55vous n'allez pas me croire
00:50:56mais le raffinage
00:50:58ne rapporte rien
00:50:59la distribution coûte cher
00:51:01avec le transport par la route
00:51:02j'en parlais tout à l'heure
00:51:02avec les péniches
00:51:04les transports fluviales
00:51:05les routiers etc
00:51:06donc ils s'arrangent
00:51:07alors après c'est un mécanisme
00:51:09vous savez d'optimisation
00:51:10Total c'est une entreprise mondiale
00:51:11ils prospectent
00:51:13ils forrent
00:51:14ils exploitent
00:51:15dans des pays bien entendu
00:51:16variés
00:51:17et puis c'est comme ça
00:51:18qu'ils gagnent leur vie
00:51:18mais les bénéfices
00:51:20ne sont pas faits en France
00:51:21ça on l'oublie
00:51:22le réflexe de gauche
00:51:23c'est de dire
00:51:24ah ils gagnent tellement d'argent
00:51:25ils devraient faire
00:51:26la réalité c'est que
00:51:27sur le plan comptable
00:51:28ça serait intéressant
00:51:29d'avoir un expert financier
00:51:31qui explique comment justement
00:51:32les bilans comptables
00:51:33sont faits chez Total
00:51:34c'est la loi
00:51:35ils ont le droit
00:51:35l'optimisation
00:51:36c'est une chose autorisante
00:51:37en tout cas ce sujet sur Total
00:51:39on l'a quand même
00:51:40beaucoup commenté
00:51:40la semaine dernière
00:51:41et je vous propose
00:51:42que pour l'instant
00:51:44on arrête
00:51:44parce que d'ailleurs
00:51:45les stations Total
00:51:46continuent d'ailleurs
00:51:47le capage des prix
00:51:49à 1,99 et 2,25 pour le gasoil
00:51:51Bertrand Besancenot
00:51:52sur cette opération américaine
00:51:55dans le détroit d'Hormuz
00:51:57avec à l'instant
00:51:59les Émirats Arabes Unis
00:52:00qui affirment
00:52:01que l'Iran a tiré des drones
00:52:02sur un de leurs pétroliers
00:52:04qui dénoncent
00:52:04un acte de piraterie
00:52:06de la part du corps
00:52:07des gardiens
00:52:08de la révolution islamique
00:52:10comment est-ce que vous
00:52:11vous appréciez
00:52:12cette opération américaine ?
00:52:13Écoutez
00:52:14on voit qu'actuellement
00:52:15on est toujours dans la guerre d'usure
00:52:17ou la guerre des nerfs
00:52:18entre Téhéran
00:52:19et Washington
00:52:21où effectivement
00:52:22il y a à la fois
00:52:22des pourparlers
00:52:23dont le président Trump
00:52:25enfin grâce aux Pakistanais
00:52:26dont le président Trump
00:52:28dit qu'ils ont fait
00:52:29de gros progrès
00:52:30donc ceci par exemple
00:52:31Donc il y a des négociations
00:52:32pas avec les têtes d'affiches
00:52:34mais avec ce qu'on appelle
00:52:35les technos
00:52:35les conseillers
00:52:36Oui c'est ça tout à fait
00:52:37mais qui porte sur
00:52:39en principe sur tous les sujets
00:52:41mais avec une priorité
00:52:42sur la question d'Hormuz
00:52:44et sur le nucléaire
00:52:45qui sont les deux sujets
00:52:46prioritaires de l'heure
00:52:47Alors simplement
00:52:49on voit bien
00:52:49les uns et les autres
00:52:50tentent
00:52:51dans cette opération
00:52:53de guerre de nerfs
00:52:54d'avancer
00:52:55de prendre un pion
00:52:57alors d'un côté
00:52:58on voit le président Trump
00:52:59dit bon mais écoutez
00:53:00je vais déjà faire passer
00:53:02les bateaux neutres
00:53:02sous protection américaine
00:53:04sur à quoi immédiatement
00:53:06les Iraniens répondent
00:53:07en disant
00:53:07mais naturellement
00:53:08si vous essayez
00:53:10d'intervenir militairement
00:53:11dans le Détroit
00:53:12et bien nous agirons
00:53:14bon
00:53:14Donc pour eux
00:53:15il n'y a pas de neutralité
00:53:16Non non exactement
00:53:17et donc apparemment
00:53:19s'il y a eu effectivement
00:53:20la frappe d'un bateau
00:53:21apparemment c'est plutôt
00:53:22la version des Émirats
00:53:23c'est à dire un pétrolier
00:53:24qui a été touché
00:53:25je ne crois pas
00:53:26que les Iraniens
00:53:28auraient tiré immédiatement
00:53:30sur un bateau militaire américain
00:53:32mais enfin
00:53:33c'est à vérifier
00:53:34et du côté iranien
00:53:36ce qu'on voit également
00:53:37c'est qu'ils ont fait
00:53:38une proposition
00:53:39en disant
00:53:39écoutez
00:53:40il faut que toute l'affaire
00:53:41soit réglée d'ici un mois
00:53:43mais quand ils parlent
00:53:45de l'affaire réglée
00:53:46ils parlent de Détroit d'Ormus
00:53:47la levée des sanctions
00:53:48etc.
00:53:48ils ne parlent pas du nucléaire
00:53:50c'est à dire
00:53:50qu'ils en restent finalement
00:53:51à leur position
00:53:52qui est de traiter
00:53:53plus tard
00:53:54les autres sujets
00:53:55à commencer par le nucléaire
00:53:56donc si vous voulez
00:53:57on est toujours
00:53:58dans cette guerre d'usure
00:53:59on a l'impression
00:54:00que les deux protagonistes
00:54:01savent très bien
00:54:03qu'il n'y a pas
00:54:03de véritable alternative
00:54:04parce que
00:54:05l'autre alternative
00:54:06serait effectivement
00:54:07très dangereuse
00:54:08pour tout le monde
00:54:09enfin ça serait un risque
00:54:10d'escalade majeure
00:54:11à moins que ce soit
00:54:13une opération limitée
00:54:14mais même une opération limitée
00:54:15dans Détroit d'Ormus
00:54:16par les forces américaines
00:54:18serait elle-même risquée
00:54:19donc effectivement
00:54:20je crois que pour le moment
00:54:20on est un peu encore
00:54:22dans la guerre
00:54:22des déclarations
00:54:24et des petites tentatives
00:54:25pour voir jusqu'où on peut aller
00:54:27une guerre de déclarations
00:54:30diverses
00:54:30avec une présence américaine
00:54:32d'un côté
00:54:33et puis une propagande iranienne
00:54:35également de l'autre
00:54:36tout à l'heure
00:54:37il y a effectivement
00:54:37Harold
00:54:38il y a eu un démenti
00:54:39du CENTCOM
00:54:40qui disait que
00:54:41pas du tout
00:54:42finalement
00:54:42cette frappe
00:54:44n'a pas eu lieu
00:54:45de l'Iran
00:54:47sur une frégate américaine
00:54:48alors comme on m'a fait observer
00:54:49le démenti
00:54:51du CENTCOM
00:54:52le commandement central
00:54:52c'est que
00:54:53aucun tir
00:54:54n'a atteint
00:54:55le navire américain
00:54:57ça ne veut pas dire
00:54:58qu'on n'a pas tiré
00:54:59quelque part
00:55:00et ça m'étonnerait
00:55:01que depuis le début
00:55:02de toute cette affaire
00:55:03les gardiens de la révolution
00:55:05n'aient absolument rien
00:55:06tiré nulle part
00:55:08Nelson
00:55:09sur cette guerre d'usure
00:55:11cette guerre d'usure
00:55:12justement
00:55:12il y a quand même
00:55:14un cap important
00:55:15c'est celui
00:55:16je pense qu'Arode
00:55:17ne me contredira pas
00:55:18c'est celui
00:55:18de l'apport du congrès
00:55:20du congrès américain
00:55:21qui doit normalement
00:55:22se faire au bout
00:55:23de deux mois
00:55:24or là
00:55:25ce qui se passe
00:55:26c'est que
00:55:26le président Trump
00:55:27prend en exemple
00:55:29les pauses
00:55:30qui sont faites
00:55:31dans ce conflit
00:55:31donc c'est pas deux mois
00:55:33je pense à un mois et demi
00:55:34ou un mois
00:55:34dix ans etc
00:55:35à partir de quand
00:55:37il va falloir quand même
00:55:38qu'il y ait à un moment donné
00:55:39l'accord
00:55:40du congrès américain
00:55:42ou est-ce que
00:55:43le président Trump
00:55:43va décider
00:55:44de s'en passer
00:55:45une fois pour toutes
00:55:45ça c'est une question
00:55:47qui reste
00:55:48la question
00:55:49elle n'est pas
00:55:49totalement tranchée
00:55:50parce qu'effectivement
00:55:51ils font valoir deux choses
00:55:52c'est que cet accord
00:55:53du congrès
00:55:55est en fait assez récent
00:55:56puisque c'est que
00:55:56depuis Nixon
00:55:57et que ça a été
00:55:58un peu imposé
00:55:59d'une façon indienne
00:56:00et à la fois
00:56:01il joue l'idée
00:56:02que le cessez-le-feu
00:56:03a mis fin
00:56:04et aussi
00:56:05il y a des recours
00:56:06qui sont en train
00:56:06d'être proposés
00:56:07disant que
00:56:08c'est inconstitutionnel
00:56:09puisque ça limite
00:56:09le pouvoir
00:56:11de chef d'état-major
00:56:12et donc effectivement
00:56:13on sent que c'est un débat
00:56:14en tout cas
00:56:14qui dans la politique américaine
00:56:15n'est pas encore
00:56:16totalement tranché
00:56:17même si
00:56:18je pense qu'une grande partie
00:56:19de la classe politique américaine
00:56:20aimerait
00:56:20regarder ce que dit
00:56:23Donald Trump
00:56:23on va regarder
00:56:24les discours de Donald Trump
00:56:26qui sont affichés
00:56:27à l'écran
00:56:28des pays ont sollicité
00:56:29l'aide des Etats-Unis
00:56:31afin de libérer
00:56:32leurs navires
00:56:32nous mettrons tout en oeuvre
00:56:34pour libérer leurs navires
00:56:35et leurs équipages
00:56:36du détroit d'Ormuz
00:56:37je suis pleinement conscient
00:56:39que mes représentants
00:56:40ont des discussions
00:56:41très positives
00:56:41avec l'Iran
00:56:42et que ces discussions
00:56:43pourraient aboutir
00:56:44à une issue
00:56:44très favorable
00:56:45pour tous
00:56:46donc là
00:56:46Donald Trump
00:56:47joue évidemment
00:56:49le côté
00:56:49tout va bien
00:56:51il s'adresse
00:56:52à la fois
00:56:52à la communauté internationale
00:56:54à la fois
00:56:54aux Iraniens
00:56:55pour leur faire peur
00:56:56et à la fois
00:56:57aux électeurs
00:56:58j'allais dire
00:56:59c'est toujours les mêmes
00:57:00c'est les électeurs
00:57:00de la Rose Belt
00:57:01ceux qui vont voter
00:57:02et notamment
00:57:03en faveur
00:57:04ou en défaveur
00:57:05pour lui
00:57:06dans les mid-terms
00:57:06donc c'est un jeu
00:57:08à trois bandes
00:57:09qui est évidemment
00:57:09très très dangereux
00:57:10oui et puis
00:57:10il va mettre également
00:57:11les pays consommateurs
00:57:13de son côté
00:57:13d'ailleurs il présente
00:57:14finalement cette initiative
00:57:15comme étant une initiative
00:57:16humanitaire
00:57:17pour permettre
00:57:18effectivement aux équipages
00:57:20de retrouver une vie normale
00:57:21si je peux dire
00:57:22et en même temps
00:57:23un certain nombre
00:57:24de navires
00:57:24de quitter le détroit d'Ormuz
00:57:25et donc d'alimenter
00:57:27si je peux dire
00:57:27les pays consommateurs
00:57:28donc si vous voulez
00:57:29la proposition en elle-même
00:57:30est plutôt habile
00:57:32simplement
00:57:33elle bute
00:57:34sur le fait
00:57:35que les Iraniens
00:57:36en général
00:57:37ne se laissent pas attraper
00:57:38par ce genre
00:57:39de
00:57:40de discours
00:57:41de discours
00:57:42donc on ne sait pas
00:57:44et il est possible
00:57:45d'effectivement
00:57:45qu'il y ait eu un tir
00:57:46près d'un navire
00:57:47de guerre américain
00:57:48mais sans le viser explicitement
00:57:51c'est à dire
00:57:51c'est encore une fois
00:57:52une façon
00:57:53ça c'est les informations
00:57:53que vous avez
00:57:54oui
00:57:54c'est une façon aussi
00:57:55très iranienne
00:57:56de dire
00:57:57attention
00:57:58nous sommes sérieux
00:57:59on a raté notre tir
00:58:00mais la prochaine fois
00:58:01on vous loupera pas
00:58:02en tout cas
00:58:02la présence américaine
00:58:03elle est bien là
00:58:04Félix Pérolas
00:58:05nous a rejoint
00:58:06elle est concentrée
00:58:07au Koweït
00:58:08et au Qatar
00:58:09vous nous dites
00:58:09que la présence
00:58:11cette présence américaine
00:58:12va s'accroître
00:58:12dans la région
00:58:1315 villes militaires américaines
00:58:15ont été expressément
00:58:16déployées
00:58:17ces dernières semaines
00:58:18pour des nouvelles opérations
00:58:20et pour représenter
00:58:21cette présence américaine
00:58:22dans la région
00:58:22je vous propose
00:58:23de commencer
00:58:24par cette image
00:58:25c'est l'amiral
00:58:25Brad Cooper
00:58:26qui a visité
00:58:27ce destroyer
00:58:29lance-missile américain
00:58:30ce destroyer
00:58:31il patrouille
00:58:32dans les eaux régionales
00:58:33en soutien
00:58:33aux opérations
00:58:34de blocus américain
00:58:36contre l'Iran
00:58:37car depuis ce matin
00:58:38les américains
00:58:39ont commencé
00:58:40à soutenir
00:58:40le Freedom Project
00:58:41autrement dit
00:58:42le projet
00:58:43pour la liberté
00:58:48en quoi consiste
00:58:49ce projet
00:58:50Félix
00:58:50alors ce projet
00:58:51il sert à rétablir
00:58:52la liberté
00:58:53de navigation
00:58:53pour le trafic
00:58:54maritime commercial
00:58:55dans le détroit
00:58:56d'Hormuz
00:58:57et pour cela
00:58:58d'importants moyens
00:58:59militaires américains
00:59:00sont déployés
00:59:01en plus de ceux
00:59:02présents déjà
00:59:03dans la région
00:59:03vous le voyez
00:59:04sur cette image
00:59:05des destroyers
00:59:07lance-missiles
00:59:07plus de 100
00:59:09aéronefs
00:59:09terrestres
00:59:10et maritimes
00:59:11des plateformes
00:59:12sans pilote
00:59:12multi-domaines
00:59:13et je le disais
00:59:14au début
00:59:1415 000 militaires
00:59:16qui ont été
00:59:17expressément déployés
00:59:18ces destroyers
00:59:19ces aéronefs
00:59:20ils vont donc
00:59:20accompagner
00:59:21les navires marchands
00:59:22qui souhaitent
00:59:23transiter librement
00:59:24par le détroit
00:59:25d'Hormuz
00:59:25renforçant un peu plus
00:59:26la présence américaine
00:59:28dans la région
00:59:28voilà donc
00:59:29pour cette présence
00:59:30américaine
00:59:31dans cette région
00:59:32c'est pas étonnant
00:59:32de Bertrand Besans
00:59:34nous évidemment
00:59:34non non
00:59:35tout à fait
00:59:36c'est à dire
00:59:36on voit bien
00:59:37que finalement
00:59:38les Etats-Unis
00:59:39pour le moment
00:59:41préféraient éviter
00:59:42d'avoir amené
00:59:43une véritable opération
00:59:44militaire
00:59:45pour libérer
00:59:46entre guillemets
00:59:46le détroit d'Hormuz
00:59:47mais pour cela
00:59:49il faut qu'ils montrent
00:59:50leur détermination
00:59:51et donc
00:59:52le fait de faire
00:59:53rentrer sous prétexte
00:59:54d'opération humanitaire
00:59:55des bâtiments
00:59:56militaires américains
00:59:58dans le détroit d'Hormuz
00:59:58est naturellement
00:59:59une façon
01:00:00de marquer
01:00:01sa détermination
01:00:02simplement
01:00:03en face
01:00:04nous savons
01:00:05que les Iraniens
01:00:06savent que leur seule carte
01:00:08c'est effectivement
01:00:09de bloquer
01:00:09le détroit d'Hormuz
01:00:10et je vois difficilement
01:00:12comment ils se laisseraient faire
01:00:13donc je veux dire
01:00:14on rentre
01:00:14dans un risque
01:00:16d'escalade
01:00:17qui est évident
01:00:17même si les deux protagonistes
01:00:19on l'a dit
01:00:20essayent d'éviter
01:00:21un conflit
01:00:23plus important
01:00:24néanmoins
01:00:25entre
01:00:26la façon
01:00:27de travailler
01:00:27du président Trump
01:00:29et l'extrémisme
01:00:30des dirigeants
01:00:31de Téhéran
01:00:32effectivement
01:00:33on peut très bien
01:00:34avoir des dérapages
01:00:35c'est ce problème
01:00:36il y a une inconnue
01:00:37aussi me semble-t-il
01:00:38c'est l'attitude
01:00:39de la Chine
01:00:40qui est la principale
01:00:42bénéficiaire
01:00:44du pétrole
01:00:46qui transite
01:00:47par le détroit d'Hormuz
01:00:48qui a déjà
01:00:50haussé un sourcil
01:00:52c'est-à-dire
01:00:53que c'était vraiment
01:00:55le tout premier degré
01:00:57de l'intervention
01:00:59en faveur
01:01:00d'une négociation
01:01:02qui aboutisse
01:01:03rapidement
01:01:04dans quelle mesure
01:01:05la Chine peut-elle supporter
01:01:06sur le long terme
01:01:08d'être privée
01:01:10de telles ressources
01:01:12ça c'est une vraie question
01:01:15sur le long terme
01:01:16vous avez toutes les raisons
01:01:17la Russie évidemment
01:01:18en profite
01:01:18oui mais disons
01:01:19qu'à court terme
01:01:20la Russie effectivement
01:01:21exporte
01:01:22et puis vous avez
01:01:22quand même
01:01:23160 millions
01:01:24de barils
01:01:24qui sont sur l'eau
01:01:26des barils iraniens
01:01:28ce qui fait qu'en réalité
01:01:29si vous ajoutez à ça
01:01:30les réserves stratégiques
01:01:31de la Chine
01:01:32en réalité
01:01:33la Chine
01:01:34peut tenir
01:01:35relativement longtemps
01:01:36si on peut dire
01:01:37bon cela étant
01:01:38elle n'a aucune envie
01:01:39de se retrouver
01:01:39dans une situation
01:01:42incertaine
01:01:43et puis il y a
01:01:44d'autres pays
01:01:44comme l'Inde
01:01:45le Bangladesh
01:01:45et d'autres
01:01:46qui eux sont frappés
01:01:47ou le Japon
01:01:47ou la Corée
01:01:48qui sont frappés
01:01:49effectivement
01:01:49beaucoup plus directement
01:01:50donc il y a quand même
01:01:52une pression internationale
01:01:53pour essayer
01:01:53de sortir de l'impasse
01:01:55parce qu'aujourd'hui
01:01:56c'est très joli
01:01:57d'avoir cette guerre de nerfs
01:01:58entre les uns
01:01:58et les autres
01:01:59mais certes
01:02:01les Iraniens
01:02:02sont censés
01:02:02pouvoir tenir
01:02:03quelque temps encore
01:02:04et d'après
01:02:05les estimations
01:02:06on estime
01:02:07qu'en réalité
01:02:09étant donné
01:02:09justement
01:02:10la vente
01:02:10du pétrole
01:02:12sur leur navire
01:02:12fantôme
01:02:13ils peuvent tenir
01:02:14facilement
01:02:153-4 mois
01:02:15bon
01:02:16donc je veux dire
01:02:17c'est ça le problème
01:02:18donc si vous voulez
01:02:19en revanche
01:02:20les pays consommateurs
01:02:21eux sont dans une situation
01:02:23qui commence à devenir
01:02:24très difficile
01:02:25donc il va y avoir
01:02:26une pression croissante
01:02:27pour qu'on essaie
01:02:28de trouver une formule
01:02:29mais si on n'y arrive pas
01:02:30il faudra penser
01:02:31à d'autres solutions
01:02:32évidemment
01:02:32ils tiennent
01:02:33et ils tiennent aussi
01:02:35grâce à la guerre des mots
01:02:36c'est ce qu'on disait
01:02:37et Corentin Alonso
01:02:39nous a rejoint
01:02:39les Iraniens
01:02:40fortement aidés
01:02:40par l'intelligence artificielle
01:02:42tournent
01:02:43Donald Trump
01:02:44en dérision
01:02:45Corentin
01:02:45oui exactement
01:02:46depuis le début de la guerre
01:02:47les Iraniens
01:02:47ont l'habitude
01:02:49d'utiliser l'IA
01:02:50pour caricaturer
01:02:51l'ennemi
01:02:52et dans de nouvelles images
01:02:53vous allez le voir
01:02:54de propagande
01:02:54le régime se moque
01:02:56de cette situation
01:02:57de blocage
01:02:57dans le détroit d'Hormuz
01:02:59Donald Trump
01:02:59et même des pains
01:03:00en mignon
01:03:01regardez
01:03:13nous devons s'arrêter
01:03:15l'Iran
01:03:17oui
01:03:18non
01:03:19les Iraniens
01:03:21sont allowed
01:03:21à passer
01:03:25oh
01:03:28qu'est-ce que c'est ?
01:03:40voilà pour cette version
01:03:41des mignons
01:03:42version Donald Trump
01:03:43et le président iranien
01:03:44Corentin
01:03:44se met lui aussi en scène
01:03:45oui vous allez le voir
01:03:46dans une vidéo
01:03:47publiée ce samedi
01:03:48on voit
01:03:49le président iranien
01:03:50Massoud
01:03:51Pézeskian
01:03:52ici
01:03:52donc
01:03:53en train
01:03:54de faire des accolades
01:03:55de serrer les mains
01:03:56des passants
01:03:57tout sourire
01:03:57il se rend
01:03:58à son travail
01:03:59dans un hôpital
01:04:00lui le chirurgien
01:04:01de profession
01:04:02qui a l'habitude
01:04:03d'effectuer
01:04:03des opérations
01:04:04du coeur
01:04:05notamment
01:04:05l'objectif
01:04:06de cette vidéo
01:04:07montrer évidemment
01:04:07que tout
01:04:08serait sous contrôle
01:04:10plus que jamais
01:04:10vous le voyez Pierre
01:04:11la guerre de communication
01:04:12se poursuit
01:04:13et vous avez eu
01:04:15c'est un malencontreux
01:04:16Jean-Luc Mélenchon
01:04:17qui s'est glissé
01:04:18sur votre écran plasma
01:04:19derrière vous
01:04:20pourquoi ?
01:04:21parce que justement
01:04:21dans un instant
01:04:22on va parler
01:04:22de la campagne présidentielle
01:04:23il ne vous a pas échappé
01:04:24que Jean-Luc Mélenchon
01:04:26s'est porté candidat
01:04:27pour la quatrième fois
01:04:28consécutive
01:04:29hier au journal de ETF
01:04:31vous restez bien avec nous
01:04:32dans ces news
01:04:33on revient dans un instant
01:04:34à tout de suite
01:04:36dans un instant
01:04:37on évoque
01:04:38le début de campagne
01:04:40de présidentielle
01:04:41avec la candidature
01:04:42de Jean-Luc Mélenchon
01:04:43mais d'abord
01:04:43les dernières informations
01:04:44et à la une de l'actualité
01:04:46la guerre de communication
01:04:48reprend de plus belle
01:04:49entre Téhéran et Washington
01:04:50l'agence de presse iranienne
01:04:52Fars affirme
01:04:52que l'Iran a tiré
01:04:53deux missiles
01:04:54contre une frégate
01:04:55de l'armée américaine
01:04:56frégate qui s'approchait
01:04:58du détroit d'Hormuz
01:04:59et qui aurait ignoré
01:05:00l'avertissement
01:05:00de la marine iranienne
01:05:01une information démentie
01:05:03par l'armée américaine
01:05:05de leur côté
01:05:06les Émirats Arabes Unis
01:05:07affirment que l'Iran
01:05:08a tiré deux drones
01:05:09sur un de leurs pétroliers
01:05:10dans le détroit
01:05:11L'Iran qui poursuit
01:05:13l'arrêt serait la répression
01:05:14trois hommes exécutés
01:05:15dans le nord-est du pays
01:05:16après avoir été reconnus
01:05:18coupables d'avoir contribué
01:05:19au décès de membres
01:05:20des forces de sécurité
01:05:21lors des manifestations
01:05:23qui ont secoué le régime
01:05:24en décembre et janvier dernier
01:05:26et puis le navire
01:05:27abritant un possible foyer
01:05:29d'antavirus
01:05:29et qui a causé trois morts
01:05:31n'a pas été autorisé
01:05:32à accoster au port
01:05:33de la capitale capverdienne Praia
01:05:34et ses passagers
01:05:36ne pourront pas débarquer
01:05:37décision des autorités sanitaires
01:05:39du pays
01:05:40afin de protéger
01:05:41sa population
01:05:41un peu plus tôt
01:05:43le directeur régional
01:05:44de l'Organisation mondiale
01:05:45de la santé Europe
01:05:46faisait état
01:05:47d'un risque faible
01:05:48de propagation
01:05:48de ce syndrome respiratoire
01:05:51aigu
01:05:51Merci Semaia Labidi
01:05:53d'autres informations
01:05:54tout à l'heure
01:05:54à 15h
01:05:56Jean-Luc Mélenchon
01:05:57annonce donc sa candidature
01:05:58pour 2027
01:06:00il a déjà été candidat
01:06:01en 2012
01:06:02en 2017
01:06:02et en 2022
01:06:04et au dernier scrutin
01:06:05d'ailleurs
01:06:05il a échoué de peu
01:06:06accédé au second tour
01:06:08écoutez-le
01:06:08il était hier soir
01:06:09l'invité de TF1
01:06:14Si vous voulez
01:06:14c'est le contexte
01:06:16et l'urgence
01:06:17qui ont fixé
01:06:18la décision insoumise
01:06:20je l'ai été
01:06:21dans toutes sortes
01:06:21de fonctions
01:06:22c'est-à-dire l'essentiel
01:06:23de ce que je faisais
01:06:23et puis là
01:06:25la discussion
01:06:26ne s'est pas portée
01:06:27sur quel est le meilleur
01:06:28candidat
01:06:29du point de vue
01:06:29de je ne sais quoi
01:06:30quelle esthétique
01:06:31c'était
01:06:32qui est-ce qui est le mieux
01:06:33préparé
01:06:34pour faire face
01:06:35à la situation
01:06:35qui arrive
01:06:37Mélenchon
01:06:38qui s'est donc
01:06:38déclaré candidat
01:06:40hier
01:06:40au 20h de TF1
01:06:42je vous propose
01:06:43de le réécouter
01:06:43parce qu'on n'a pas
01:06:44entendu le début
01:06:46Oui je suis candidat
01:06:49si vous voulez
01:06:50c'est le contexte
01:06:51et l'urgence
01:06:52qui ont fixé
01:06:54la décision insoumise
01:06:55je l'ai été
01:06:56dans toutes sortes
01:06:57de fonctions
01:06:57c'est-à-dire l'essentiel
01:06:58de ce que je faisais
01:06:59et puis là
01:07:00la discussion
01:07:01ne s'est pas portée
01:07:02sur quel est
01:07:02le meilleur candidat
01:07:04du point de vue
01:07:04de je ne sais quoi
01:07:05quelle esthétique
01:07:07c'était
01:07:07qui est-ce qui est
01:07:08le mieux préparé
01:07:09pour faire face
01:07:10à la situation
01:07:10qui arrive
01:07:11Cette explication
01:07:13de texte
01:07:13elle vaut
01:07:14son pesant de cacahuètes
01:07:15quand même
01:07:15Elodie Huchard
01:07:16on n'a pas tergiversé
01:07:17de savoir
01:07:18s'il y avait
01:07:18un autre candidat
01:07:19bah non
01:07:20en fait
01:07:20non
01:07:21on n'a pas tergiversé
01:07:21c'est moi
01:07:22Oui c'est l'avantage
01:07:23que peut avoir
01:07:24la France insoumise
01:07:24c'est-à-dire
01:07:25qu'il n'y avait pas
01:07:25beaucoup de suspense
01:07:26pour savoir
01:07:27qui allait être
01:07:28le candidat
01:07:29il y avait
01:07:30une réunion
01:07:31hier
01:07:31avec l'état-major
01:07:32du parti
01:07:33un certain nombre
01:07:33d'élus
01:07:34officiellement
01:07:35pour réfléchir
01:07:36à la candidature
01:07:36et aux prochaines étapes
01:07:38et au calendrier
01:07:38des réunions comme ça
01:07:39il y en a déjà deux
01:07:40qui sont programmés
01:07:41donc on aurait pu par exemple
01:07:42attendre le cycle
01:07:43de trois réunions
01:07:44pour décider
01:07:45mais de toute façon
01:07:46ça se passe aussi
01:07:47comme ça
01:07:47à la France insoumise
01:07:48quand vous avez par exemple
01:07:49un organigramme
01:07:50qui est dévoilé
01:07:51personne ne sait vraiment
01:07:52pourquoi cet organigramme
01:07:53il n'y a pas forcément
01:07:53de vote des militants
01:07:55ni des adhérents
01:07:56ça se fait vraiment
01:07:57de manière assez opaque
01:07:58et d'ailleurs
01:07:58certains élus s'en plaignent
01:07:59parce qu'ils découvrent
01:08:00qu'ils sont nommés
01:08:01ou qu'ils sont sortis
01:08:03de l'organigramme
01:08:03sans explication
01:08:04et sans aucune
01:08:06c'est assez vertical
01:08:07comme organisation
01:08:08c'est très vertical
01:08:09et puis effectivement
01:08:10il y a cette question
01:08:11de l'urgence
01:08:12alors lui sans doute
01:08:13pense à une urgence
01:08:14externe au parti
01:08:16peut-être à la situation
01:08:17politique internationale
01:08:18que sais-je
01:08:19la réalité c'est que
01:08:20comme il n'y a pas de suspense
01:08:21autant y aller
01:08:21et puis que dans certains sondages
01:08:23aussi Jean-Luc Mélenchon
01:08:24voit que certains
01:08:25comme le maire de Saint-Denis
01:08:26commencent à être plus populaires
01:08:27que lui
01:08:27donc autant ne pas attendre
01:08:29autant y aller
01:08:29et puis comme ça
01:08:30les éventuelles autres volontés
01:08:32sont déjà étouffées
01:08:33en effet
01:08:34selon le dernier baromètre
01:08:35Doxa pour Public Sénat
01:08:36le patron des Insoumis
01:08:37fait en effet
01:08:38jeu égal avec
01:08:39Bali Bagayoko
01:08:40il est loin des autres
01:08:41leaders de la gauche
01:08:42et du premier du classement
01:08:44en l'occurrence
01:08:44Jordan Bardella
01:08:46écoutez les détails
01:08:47avec
01:08:47Michael Dosantos
01:08:53Jean-Luc Mélenchon
01:08:54n'a plus la cote
01:08:55auprès des Français
01:08:55selon le dernier
01:08:57baromètre Doxa
01:08:58pour Public Sénat
01:08:5972% des sondés
01:09:00désapprouvent
01:09:01le leader Insoumis
01:09:02il est désormais
01:09:03la personnalité politique
01:09:05la moins appréciée
01:09:06un rejet qui ne cesse
01:09:08de croître au fil des années
01:09:09moins 34 points
01:09:10depuis la présidentielle
01:09:12de 2022
01:09:12à gauche
01:09:14les Français privilégient
01:09:15désormais d'autres options
01:09:16des personnalités
01:09:17moins clivantes
01:09:1822% des personnes interrogées
01:09:20adhèrent au discours
01:09:21de Raphaël Glucksmann
01:09:22et François Hollande
01:09:23François Ruffin
01:09:25complète le podium
01:09:26Jean-Luc Mélenchon
01:09:27n'obtient lui
01:09:28que 14%
01:09:29et fait même
01:09:30jeu égal
01:09:31avec son camarade
01:09:32d'insoumis
01:09:32Bali Bagayoko
01:09:33le nouveau maire
01:09:34de Saint-Denis
01:09:35est même considéré
01:09:36comme plus sympathique
01:09:37par les sondés
01:09:38du côté des sympathisants
01:09:40de gauche
01:09:40le patron d'Elefi
01:09:41ne fédère pas davantage
01:09:43Marine Tondelier
01:09:44reste la personnalité
01:09:45préférée
01:09:46tout parti confondu
01:09:47Reste à savoir désormais
01:09:49si ce désamour croissant
01:09:50pour Jean-Luc Mélenchon
01:09:51va se concrétiser
01:09:52dans les urnes
01:09:54Voilà
01:09:54Judith Ventraub
01:09:55évidemment
01:09:56Jean-Luc Mélenchon
01:09:57sinon rien
01:09:58c'est ce qu'on se dit
01:09:58à LFI
01:09:59C'est ce que se dit
01:10:00Jean-Luc Mélenchon
01:10:02et de toute façon
01:10:03il a tellement verrouillé
01:10:05ce mouvement
01:10:06dont il disait lui-même
01:10:08c'est un mouvement gazeux
01:10:09c'est pas un parti
01:10:09d'ailleurs
01:10:10il n'y a pas d'adhérent
01:10:11ce qui fait que
01:10:12vous ne pouvez pas
01:10:12par exemple
01:10:13attenter une action en justice
01:10:14contre la direction du parti
01:10:16si vous trouvez qu'elle ne respecte pas
01:10:17des règles démocratiques
01:10:19qui par ailleurs n'existent pas
01:10:20donc c'est tenu
01:10:21c'est une maison tenue
01:10:22mais le danger
01:10:24vient de l'extérieur
01:10:25même si dans les chiffres
01:10:26que vous avez donnés
01:10:27en fait à chaque fois
01:10:28tout le monde est à touche-touche
01:10:29C'est ça
01:10:29Un point
01:10:30deux points
01:10:31personne ne fait la différence
01:10:33Alors Mélenchon est certes
01:10:35le leader français
01:10:37le moins apprécié
01:10:38par l'ensemble de l'opinion
01:10:39mais dans son camp
01:10:43en fait il ne tombe pas très bas
01:10:44il n'est pas nettement distancé
01:10:47par aucun des autres protagonistes
01:10:50et ça c'est quand même
01:10:51sa force
01:10:53Oui je suis tout à fait d'accord
01:10:54sa force c'est à la fois
01:10:55qu'il a un socle
01:10:57il rassemble moins
01:10:58mais il a un socle
01:10:59qui est extrêmement fort
01:11:00et surtout c'est le seul aujourd'hui
01:11:01qui a un écosystème militant
01:11:03qui est derrière lui
01:11:04il dispose de tout un réseau
01:11:07et ça a été sa grande force
01:11:08sur la dernière campagne
01:11:10c'est que les autres
01:11:10ont un parti politique
01:11:11lui effectivement
01:11:12Judith l'a dit
01:11:13il a un mouvement gazeux
01:11:14mais surtout
01:11:14il a derrière lui
01:11:15tout un écosystème
01:11:17d'associations
01:11:18tout un écosystème
01:11:19de mouvements
01:11:20de sociétés civiles
01:11:22soi-disant
01:11:22qui travaillent pour lui
01:11:24et qu'il est en capacité
01:11:25de mobiliser
01:11:26donc c'est sa grande force
01:11:27c'est de pouvoir s'appuyer
01:11:28sur un réseau activiste
01:11:30beaucoup plus important
01:11:31que tous les autres
01:11:31et il espère
01:11:33grâce à ça
01:11:33comme il l'a fait à chaque fois
01:11:34faire une remontée
01:11:35et s'imposer
01:11:36comme étant
01:11:38le seul
01:11:39dans son couloir
01:11:40à être en capacité
01:11:41à accéder au second tour
01:11:41c'est toute cette question là
01:11:43et pour l'instant
01:11:44il a quand même
01:11:45de vrais vrais avantages
01:11:47par rapport
01:11:47à ses autres camarades
01:11:50c'est qu'effectivement
01:11:50il dispose
01:11:51d'une armée
01:11:52ce que n'ont pas les autres
01:11:53et ce que disait
01:11:54Marine Tondelier
01:11:55je crois
01:11:55Elodie
01:11:56elle disait
01:11:57si tout le monde
01:11:58se plante à gauche
01:11:59Mélenchon
01:12:00ce sera le roi du cimetière
01:12:01c'est une expression
01:12:03qui veut dire évidemment
01:12:04beaucoup de choses
01:12:05oui parce que
01:12:05comme le rappelait
01:12:06justement Olivier Judith
01:12:07c'est à dire qu'on voit
01:12:08Marine Tondelier
01:12:09Olivier Faure
01:12:10d'autres qui regardent
01:12:11ce qui va se passer
01:12:11du côté communiste aussi
01:12:12et un autre
01:12:13Jean-Luc Mélenchon
01:12:14qui lui avance
01:12:15coûte que coûte
01:12:16c'est à dire que
01:12:16sa stratégie en interne
01:12:18on vient d'en parler
01:12:19sa stratégie en externe
01:12:20si j'ose dire
01:12:21à gauche
01:12:21c'est de dire
01:12:21mais si vous voulez
01:12:22venir m'aider
01:12:23si vous voulez me rallier
01:12:23venez
01:12:24en revanche
01:12:25ceux qui espèrent
01:12:25que Jean-Luc Mélenchon
01:12:26se disent
01:12:27il faut discuter
01:12:28il faut voir
01:12:28s'il peut y avoir
01:12:29un autre candidat
01:12:29il n'en est évidemment
01:12:30pas question
01:12:31et ça pour le coup
01:12:32Jean-Luc Mélenchon
01:12:33il sait que le parti
01:12:33est en ordre de marche
01:12:34il sait qu'il a effectivement
01:12:35tout ce système militant
01:12:37qui est autour de lui
01:12:38il aurait tort
01:12:38finalement de se priver
01:12:39et d'attendre
01:12:40des éventuelles discussions
01:12:41avec d'autres partis
01:12:42pour se lancer
01:12:42et en tout cas
01:12:44puisqu'on a parlé
01:12:44du premier du classement
01:12:45sachez
01:12:46je le rappelle
01:12:46pour ceux qui ne le sauraient pas encore
01:12:48que demain soir à 21h
01:12:49nous serons avec
01:12:50Laurence Ferry
01:12:51en face du premier
01:12:53de cordée dans les sondages
01:12:54en l'occurrence
01:12:55Jordan Bardella
01:12:57le président du RN
01:12:58pour un numéro spécial
01:13:00de la France en face
01:13:00pardon Nelson
01:13:01oui juste un petit mot
01:13:03parce qu'il se trouve
01:13:03qu'il y a une vingtaine d'années
01:13:04j'étais assez proche
01:13:05du département de l'Essonne
01:13:07la fin de Jean-Luc Mélenchon
01:13:08non non non
01:13:08mais justement
01:13:09parce que là on aurait eu
01:13:11quand même un scoop
01:13:11c'est la vingtaine d'Essonne
01:13:13et le moustachu
01:13:15Jean-Luc Mélenchon
01:13:15parce que
01:13:17il a
01:13:17je crois qu'il y a
01:13:19peu d'itinéraires
01:13:20dans la politique française
01:13:21où on voit des personnes
01:13:22qui ont autant
01:13:22déjà il a changé physiquement
01:13:24mais surtout
01:13:25il a changé
01:13:25mais vraiment
01:13:26totalement
01:13:26parce que c'était plutôt
01:13:27un homme
01:13:28je ne vais pas dire
01:13:29doux et gentil
01:13:29mais enfin c'était un homme
01:13:30qui n'avait absolument pas
01:13:32le langage
01:13:32c'est la taquilla
01:13:33comment ?
01:13:34c'est la taquilla
01:13:34voilà
01:13:35qu'il a aujourd'hui
01:13:36et j'ai trouvé que
01:13:37hier soir
01:13:37dans sa déclaration
01:13:38de candidature
01:13:39il revenait un petit peu
01:13:40parce qu'elle était
01:13:40assez consensuelle
01:13:42cette déclaration
01:13:43de candidature
01:13:43en tout cas dans la forme
01:13:44très apaisée
01:13:44et pas du tout comparable
01:13:46aux vociférations
01:13:47alors justement
01:13:48ce que vous dites
01:13:49sur vociférations
01:13:50il y a une chose
01:13:51qu'on ne peut pas lui reprocher
01:13:52c'est de mettre en avant
01:13:53ses troupes
01:13:54d'ailleurs cette photo
01:13:55que vous avez
01:13:55là derrière vous
01:13:56le montre
01:13:57c'est relativement rare
01:13:59la politique
01:13:59où on est plutôt
01:14:00au service de quelqu'un
01:14:01lui
01:14:01il faut quand même reconnaître
01:14:02qu'il montre
01:14:03j'allais dire
01:14:03cette jeune garde
01:14:04mais peut-être que le mot
01:14:05n'est pas très bien sauvé
01:14:07là je crois qu'on voit
01:14:07de gauche à droite
01:14:08Eric Coquerel
01:14:09Mathilde Panot
01:14:10et comment
01:14:12Louis Boyard
01:14:13si vous prenez
01:14:13la même photo
01:14:14il y a deux ans
01:14:14ou il y a trois ans
01:14:16vous vous apercevez
01:14:16qu'effectivement
01:14:17il fait du ménage
01:14:17régulièrement
01:14:18tous ceux qui émettent
01:14:20un petit doute
01:14:20sur Raquel Garido
01:14:25François Ruffin
01:14:25en tout cas
01:14:26ceux-là n'ont
01:14:26visiblement pas
01:14:27encore été purgés
01:14:28je ne sais pas
01:14:29mais c'est assez rare
01:14:30enfin je ne sais pas
01:14:31et le dit
01:14:32confirmant ou pas
01:14:33mais que d'un tel changement
01:14:34pas tout de suite
01:14:36mais en tout cas
01:14:37en 15-20 ans
01:14:38en tout cas
01:14:38oui mais effectivement
01:14:40vous avez raison
01:14:40changement
01:14:41mais on voit bien
01:14:42qu'il y a ces deux Mélenchon
01:14:43parce que vous le disiez
01:14:44à la fois il y a le Mélenchon
01:14:45qui peut être très agressif
01:14:46qui peut être véritablement
01:14:47dans l'outrance
01:14:48et le Jean-Luc Mélenchon
01:14:49qui s'est retrouvé
01:14:50l'ancien Jean-Luc Mélenchon
01:14:52si j'ose dire
01:14:52au moins sur la forme
01:14:54quand il fait sa déclaration
01:14:56de candidature
01:14:57il aurait pu la faire
01:14:57à un meeting
01:14:58en parlant très fort
01:14:59en ayant plus de temps de parole
01:15:01il choisit de la faire
01:15:02de manière très traditionnelle
01:15:03sur un 20h
01:15:05et là on voit
01:15:05qu'il essaye aussi
01:15:06et sans doute
01:15:07que pendant la campagne
01:15:08il va jouer là-dessus
01:15:09certes il faut séduire sa base
01:15:10et il faut la garder
01:15:11donc il faut rester extrême
01:15:13comme il s'élète
01:15:13mais si à un moment donné
01:15:14il veut élargir un peu
01:15:15il va falloir se poser un petit peu
01:15:17Ce sera intéressant de savoir
01:15:18quelle sera la garde
01:15:19autour de Jean-Luc Mélenchon
01:15:21lors de la campagne présidentielle
01:15:23en tout cas il y en a un
01:15:24dont on parle beaucoup
01:15:25parce qu'encore une fois
01:15:26il est équivalent dans les sondages
01:15:28avec lui au sein même de LFI
01:15:30c'est Bali Bagayoko
01:15:31le maire de Saint-Denis
01:15:33qui hier justement
01:15:34a parlé de cette candidature
01:15:36C'est une réalité globale
01:15:40qu'on rencontre au niveau du pays
01:15:42et ce qui amène en fin de compte
01:15:43à prendre la décision
01:15:43et ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon
01:15:45qui s'est autoproclamé
01:15:46c'est d'abord l'intergroupe
01:15:47qui s'est réuni
01:15:48auquel j'ai fait partie
01:15:49et qui après avoir discuté
01:15:51sur le fond politique
01:15:52il y a eu une unanimité
01:15:53quasiment pour proposer
01:15:54la candidature de Jean-Luc Mélenchon
01:15:55Je considère que
01:15:56Jean-Luc Mélenchon
01:15:57est la meilleure candidature
01:15:58dans la séquence politique
01:15:59dans laquelle nous sommes
01:15:59et face au défi
01:16:00que nous avons bien sûr
01:16:01à remporter
01:16:02Pas sûr face au nouveau défi
01:16:04en tout cas quand on entend
01:16:05Sarah Knafo ce matin
01:16:06sur CNews et sur Europe 1
01:16:08voilà ce qu'elle dit
01:16:09quand Jean-Luc Mélenchon
01:16:10parle de Nouvelle-France
01:16:11il s'oppose à Éric Zemmour
01:16:12qui parle de grand remplacement
01:16:13ce sera intéressant
01:16:14de voir si ses soutiens
01:16:16considéreront
01:16:16qu'il est de l'ancien monde
01:16:18et qu'il doit être
01:16:20grand remplacé
01:16:21Olivier Vial
01:16:22Oui mais je pense
01:16:23qu'effectivement
01:16:24le problème c'est que
01:16:26il ne sera pas grand remplacé
01:16:27puisque c'est lui
01:16:27qui est à l'origine du logiciel
01:16:29en fait le logiciel
01:16:30aujourd'hui
01:16:31et c'est là aussi
01:16:31sa force
01:16:32c'est que malgré tout
01:16:33aujourd'hui
01:16:34la gauche intellectuelle
01:16:37conceptuelle
01:16:37elle est du côté
01:16:38des décolonialistes
01:16:39elle est du côté
01:16:42des militants
01:16:43contre l'impérialisme
01:16:45etc.
01:16:45et donc elle est totalement
01:16:46dans cette ligne-là
01:16:46et il faut bien avoir en tête
01:16:48que raciser pour eux
01:16:49c'est d'abord
01:16:50une question d'idéologie
01:16:51tous ceux qui ont été
01:16:53les grands ambassadeurs
01:16:55de cette idéologie
01:16:56des racisés
01:16:56ce sont des blancs
01:16:57ce n'est pas des gens
01:16:59qui sont issus des quartiers
01:16:59c'est effectivement
01:17:01des universitaires
01:17:02proches
01:17:03par exemple
01:17:03Robin DiAngelo
01:17:04qui est l'inventeur
01:17:06du concept
01:17:06de fragilité blanche
01:17:07elle est blanche
01:17:08et en fait
01:17:09il est totalement
01:17:10dans cette ligne-là
01:17:11donc c'est une ligne
01:17:12qui est d'abord
01:17:13une ligne politique
01:17:13avant d'être une ligne
01:17:15ethnique
01:17:15ou une ligne religieuse
01:17:16c'est d'abord une ligne politique
01:17:17et donc il en est le concepteur
01:17:19oui et en plus
01:17:20moi l'argument
01:17:21de l'expérience
01:17:22ça me fait rire
01:17:23parce qu'en fait
01:17:25il a créé
01:17:27un système
01:17:27qu'il a ensuite
01:17:28complètement verrouillé
01:17:30c'est la quatrième fois
01:17:31qu'il est candidat
01:17:33à la présidence
01:17:34de la République
01:17:35donc effectivement
01:17:37c'est du sophisme
01:17:38par définition
01:17:39l'expérience
01:17:40il est là
01:17:41puisqu'il n'y a que lui
01:17:42qui puisse concourir
01:17:43ça forge
01:17:45en dehors d'Arlette Laguillet
01:17:47qui je crois
01:17:48a été candidat
01:17:48six ou sept fois
01:17:49est-ce que quelqu'un
01:17:49a déjà été candidat
01:17:50quatre fois
01:17:52Arlette Laguillet
01:17:53plus que quatre
01:17:54je pense
01:17:54je crois six ou sept
01:17:56j'entendais
01:17:57Mme Arthaud
01:17:58l'autre jour
01:17:59il y a peut-être
01:18:00Nicolas Dupont-Aignan
01:18:01qui est candidat
01:18:02en tout cas
01:18:03voilà
01:18:04ce qu'on pouvait dire
01:18:05sur cette candidature
01:18:06et pendant ce temps
01:18:07la rave party
01:18:08ne s'est pas terminée
01:18:09dans le chair
01:18:09rassemblement illégal
01:18:10près de Bourges
01:18:11qui se poursuit
01:18:12sur un terrain
01:18:13militaire dangereux
01:18:14il faut-il le rappeler
01:18:15ce n'est pas un lieu
01:18:16anodin
01:18:16et même si on le sait
01:18:18que les agriculteurs
01:18:19sont malheureusement
01:18:21totalement désemparés
01:18:22quand ce genre
01:18:23de rave party
01:18:24a lieu sur leur terrain
01:18:25là c'est un terrain
01:18:26militaire
01:18:26avec une dangerosité
01:18:28due à des obus
01:18:29qui sont sur place
01:18:31Mathilde Ivanaise
01:18:32est avec Antoine Durand
01:18:33sur le site de Cornus
01:18:35où se poursuit
01:18:36cette free party illégale
01:18:37et encore des milliers
01:18:38de personnes
01:18:39ce matin Mathilde
01:18:43Exactement
01:18:43il serait près de 8000
01:18:45à être encore présents
01:18:46sur le terrain
01:18:47et ce que je peux vous dire
01:18:48c'est qu'ils ne se sont pas prêts
01:18:49en tout cas
01:18:50à quitter
01:18:50les lieux tout de suite
01:18:52nous on a pu parler
01:18:52en tout cas
01:18:53avec les agriculteurs
01:18:54parce que vous le disiez
01:18:55ils sont sur un terrain
01:18:55militaire
01:18:56mais les premiers
01:18:57impactés
01:18:58par cette free party
01:19:00ce sont les agriculteurs
01:19:01puisque ces fêtards
01:19:03traversent leurs champs
01:19:04parfois
01:19:04et détruisent
01:19:05de nombreuses exploitations
01:19:06qui aujourd'hui
01:19:07ne sont plus viables
01:19:09je vous propose
01:19:09en tout cas
01:19:10d'écouter
01:19:10ces deux agriculteurs
01:19:11que nous avons rencontrés
01:19:12C'est des gens
01:19:14qui sont venus
01:19:14pour faire la fête
01:19:14mais bon
01:19:17c'est des gens
01:19:17qui ne sont pas d'ici
01:19:18alors moi
01:19:18qui connais quand même
01:19:19le terrain
01:19:20je leur ai expliqué
01:19:22que le terrain
01:19:22où ils allaient
01:19:23c'était super dangereux
01:19:23mais bon
01:19:24ils nous ont dit
01:19:25que non
01:19:25que ça craignait rien
01:19:26voilà
01:19:27donc tant mieux pour eux
01:19:28moi je veux bien
01:19:29le risque était là
01:19:30et le risque est toujours là
01:19:31aujourd'hui ce qu'on a
01:19:32comme dégâts
01:19:33il y a des passagers
01:19:34dans les champs
01:19:35il y a le technival
01:19:36où il se trouve
01:19:37voilà
01:19:37il n'y a plus d'herbe
01:19:38et puis
01:19:39ce qu'on redoute
01:19:40surtout c'est le départ
01:19:41parce qu'au départ
01:19:42on ne sait pas
01:19:44d'où ils vont partir
01:19:45et dans quelle direction
01:19:46ils vont emprunter
01:19:47quoi
01:19:48vous l'avez entendu
01:19:49ce qu'il risque
01:19:50et bien aussi
01:19:50c'est le départ
01:19:51en tout cas
01:19:52ce que je peux vous dire
01:19:53c'est que les fêtards
01:19:54qui sont sur ce terrain
01:19:55n'ont pas l'intention
01:19:56de partir tout de suite
01:19:57on nous parlait
01:19:58qu'il resterait
01:19:58jusqu'à mardi
01:19:59mercredi
01:20:00puis jeudi
01:20:01personne ici
01:20:01ne sait vraiment
01:20:03quand est-ce qu'ils vont partir
01:20:04par contre
01:20:05il y a quand même
01:20:05quelques fêtards
01:20:06qui commencent à partir
01:20:08doucement
01:20:09progressivement
01:20:09mais vous pouvez le voir
01:20:10et bien
01:20:10ils font face
01:20:11à la gendarmerie
01:20:12et à des nombreux contrôles
01:20:14il faut savoir que les gendarmes
01:20:15sont plus de 600 répartis
01:20:16sur 19 points de contrôle
01:20:19autour de cette zone
01:20:20et ce que je peux vous dire
01:20:21et bien
01:20:22c'est que depuis ce rassemblement
01:20:23les chiffres donnent
01:20:24la mesure de l'opération
01:20:26plus de 19 000 véhicules contrôlés
01:20:289 interpellations
01:20:2963 armes saisies
01:20:31plus de 3000 procès-verbaux
01:20:325 gardes à vue
01:20:33et aussi 151 verbalisations
01:20:36pour détention de stupéfiants
01:20:38Merci beaucoup Mathilde Ivana
01:20:40sur place avec Antoine Durand
01:20:42et effectivement les chiffres
01:20:44parlent d'eux-mêmes
01:20:45et Laurent Nunez
01:20:46le ministre de l'Intérieur
01:20:47a été assez drastique
01:20:49hier sur le sujet
01:20:50Elle a été drastique
01:20:50dans le discours
01:20:51mais que n'est-il drastique
01:20:52dans les actes ?
01:20:53Il y a presque 15 ans
01:20:56Michel Charas
01:20:57qui a été maire
01:20:58de Puy-Guillaume
01:20:59une petite ville
01:21:00du Puy-de-Dôme
01:21:02pendant plus de 20 ans
01:21:03jusqu'en 2010
01:21:04m'avait raconté
01:21:06qu'il avait eu vente
01:21:07de l'organisation
01:21:08d'une rêve-partie
01:21:09dans un champ
01:21:10alors c'était pas un champ militaire
01:21:12c'était un champ de paysans
01:21:15et qu'il avait appelé
01:21:16un copain agriculteur
01:21:17qui disposait d'un petit avion
01:21:19pour faire de l'épandage
01:21:20de phytosanitaires
01:21:22ou d'autres produits
01:21:23et dès que le matériel
01:21:24la sono
01:21:25avait été là
01:21:26et bien
01:21:27ils avaient épandu
01:21:28du lisier
01:21:28sur la sono
01:21:30l'histoire
01:21:31s'était terminée
01:21:32tranquillement
01:21:33il n'y avait pas eu de blessés
01:21:34il n'y avait pas eu de heurts
01:21:35avec les forces de l'ordre
01:21:36d'ailleurs je ne suis même pas sûre
01:21:37que les forces de l'ordre
01:21:38aient été sollicitées
01:21:40et ça c'était il y a 15 ans
01:21:41il y a plus de 15 ans
01:21:42il m'a raconté ça
01:21:44il y a un moment
01:21:44alors si aujourd'hui
01:21:45on fait cela
01:21:46quand vous avez des personnalités politiques
01:21:49comme Manon Aubry
01:21:49hier
01:21:50qui vous explique
01:21:50qu'il faut quand même accompagner
01:21:52les teufeurs
01:21:52dans un cadre réglementé
01:21:54et comme ça
01:21:54ça se passera bien
01:21:55mais que le boulanger
01:21:57qui a ouvert le 1er mai
01:21:58lui est un délinquant
01:22:00puisqu'il contrevient
01:22:01à la loi
01:22:02évidemment
01:22:03j'aimerais bien avoir aussi
01:22:04la réaction
01:22:05de ces personnes
01:22:07aujourd'hui
01:22:08s'il y avait eu
01:22:08un fait tel que celui-ci
01:22:10je pense qu'il y aurait eu
01:22:11plusieurs procès
01:22:11voilà
01:22:11il y aurait eu plusieurs procès
01:22:13en tout cas
01:22:13on parlait de Laurent Nunes
01:22:14le ministre de l'Intérieur
01:22:15qui dans le discours
01:22:17en effet
01:22:18a été ferme
01:22:19sur les verbalisations
01:22:20et donc
01:22:21voilà
01:22:21on ne pouvait pas ignorer
01:22:23qu'on rentrait
01:22:23dans un rassemblement
01:22:25musical interdit
01:22:27illégal donc
01:22:28et donc dans ce cas là
01:22:29ce sera un délit
01:22:30aussi pour les participants
01:22:31et nous pourrons appliquer
01:22:32l'amende forfaitaire délictuelle
01:22:34à hauteur de 300 euros
01:22:35un délit c'est pas rien
01:22:36un délit
01:22:37c'est pas je paye 300 euros
01:22:38pour solde de tout compte
01:22:39c'est une inscription
01:22:40notamment au traitement
01:22:40des antécédents judiciaires
01:22:41avec toutes les conséquences
01:22:43qu'il peut y en avoir
01:22:43pour la suite
01:22:45du déroulement
01:22:46pour la suite
01:22:47de la vie
01:22:47de ces personnes
01:22:48voilà
01:22:48donc on durcit le texte
01:22:50on le renforce
01:22:51c'est vraiment
01:22:51une de mes priorités
01:22:52voilà
01:22:53l'intérêt pour nous
01:22:54ce sera de voir
01:22:55effectivement
01:22:56par nos différents services
01:22:57ici à CNews
01:22:58de voir si ça sera
01:22:59vraiment appliqué
01:23:00alors on parlait
01:23:01justement de cela
01:23:02l'autre jour en plateau
01:23:03avec un membre
01:23:04des forces de l'ordre
01:23:04en disant que c'était parfait
01:23:05pour certains points
01:23:06c'était totalement inapplicable
01:23:07en l'état actuel de la loi
01:23:09déjà il y aura
01:23:09un premier problème
01:23:10c'est que
01:23:11il y a un effet d'annonce
01:23:12qui sera sans doute
01:23:13confronté à ce qu'on peut
01:23:14véritablement faire
01:23:15rien que sur les amendes
01:23:16quand il dit 300 euros
01:23:18d'amende
01:23:18très bien
01:23:19mais il va falloir
01:23:20beaucoup de forces de l'ordre
01:23:21quand vous avez 40 000 personnes
01:23:22qui sur 3 jours
01:23:23quittent en terrain
01:23:24s'il faut donner des amendes
01:23:25à tout le monde
01:23:25ça nécessite encore plus
01:23:27de forces de l'ordre
01:23:27vous êtes face à des gens
01:23:28souvent sous substance
01:23:29Mathilde a dit
01:23:3019 000 interpellations
01:23:31oui oui
01:23:31mais vous imaginez bien
01:23:32ce que ça présente
01:23:33des contrôles
01:23:33ça veut dire quand même
01:23:34qu'on a parlé à 19 000 personnes
01:23:36donc on a les identités
01:23:38il y a les identités
01:23:38il y a la question après
01:23:39la solvabilité
01:23:40c'est toujours la même chose
01:23:41sur les amendes
01:23:42c'est à dire qu'après
01:23:42vous allez regarder
01:23:43ils ne sont pas solvables
01:23:43et donc à la fête d'après
01:23:44ils retourneront
01:23:45et on leur mettra une amende
01:23:46de 300 euros
01:23:47qu'ils ne payeront toujours pas
01:23:48oui parce qu'ils sont
01:23:48insolvables en effet
01:23:49effectivement aujourd'hui
01:23:50il y a quand même
01:23:51un vide juridique
01:23:52même si on peut faire
01:23:53quelque chose
01:23:54donc ils parlent
01:23:55effectivement de cet exercissement
01:23:56il y a eu un rapport
01:23:57qui a été
01:23:57une mission d'information
01:23:58du Sénat
01:23:59qui a été remis
01:24:00de façon très opportune
01:24:02le 29 avril
01:24:03donc il y a quelques jours
01:24:04de Lauriane Jossand
01:24:05qui justement
01:24:06demande effectivement
01:24:07là un vrai
01:24:10un vrai délit
01:24:11pour les organisateurs
01:24:12et une vraie
01:24:13contraintention
01:24:14de classe 5
01:24:15ce qui veut dire
01:24:15qu'on pourrait monter
01:24:16jusqu'à 1500 euros
01:24:18pour les participants
01:24:19et 3000 euros
01:24:20en cas de récidive
01:24:21là on a quelque chose
01:24:22qui serait intéressant
01:24:22et effectivement
01:24:24mais pour l'instant
01:24:25on ne l'en a pas
01:24:26et ça
01:24:26ces propositions de loi
01:24:28elles doivent être
01:24:30normalement
01:24:31ajoutées dans la loi
01:24:31qui va arriver
01:24:32dans quelques jours
01:24:34au Sénat
01:24:34la loi qu'on appelle
01:24:37la loi Riposte
01:24:38et donc tout ça
01:24:39effectivement
01:24:40il va falloir
01:24:40le mettre en place
01:24:42malheureusement
01:24:42ça fait maintenant plus
01:24:43quand Judith parle
01:24:45de ce qui s'est passé
01:24:45il y a 15-20 ans
01:24:46ça veut dire que
01:24:47ça fait 15 ans
01:24:48qu'on connait le sujet
01:24:49et que malheureusement
01:24:49le dernier mot à Nelson
01:24:50oui très rapidement
01:24:51nous sommes assez loin
01:24:52de l'ambiance des festivals
01:24:53de l'île de White
01:24:54ou de Woodstock
01:24:55à la fin des années 60
01:24:56début des années 70
01:24:57j'étais sûr qu'il avait parlé de ça
01:24:58des artistes merveilleux
01:25:00effectivement nous en sommes
01:25:01assez loin
01:25:01merci beaucoup Nelson Monfort
01:25:02merci Judith Ventreau
01:25:04Belodie Huchard
01:25:05et Olivier Vial
01:25:06dans un instant
01:25:06120 minutes info
01:25:07avec l'ami Julien Pasquet
01:25:10restez avec nous
01:25:11remerciements
01:25:12à toutes les équipes
01:25:13de Midi News
01:25:13France Goldfarb
01:25:15Anaïs Bernamonti
01:25:16Samira Ouled
01:25:17Jean de Lacoste
01:25:19réalisation signée
01:25:21Mickaël
01:25:21Nicolas à la vision
01:25:22et Raphaël
01:25:23au son
01:25:24très bonne journée
01:25:24sur C-d'où ?
01:25:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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