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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition de Midi News en ce jeudi de l'ascension.
00:00:05Et hasard du calendrier, c'est en ce jeudi de recueillement que Gérald Darmanin est à Caen pour rendre hommage
00:00:10au personnel pénitentiaire.
00:00:12Deux ans après la spectaculaire et meurtrière évasion de Mohamed Amra au péage d'Incarville, deux agents pénitentiaires abattus, trois
00:00:19autres grièvement blessés il y a deux ans.
00:00:22Retour sur ce déplacement et puisque les mots ont un sens, nous suivrons aussi ce qu'a dit le ministre
00:00:27de la Justice, y compris sur l'autre sujet qui le concerne.
00:00:30L'abandon du plaidé coupable parce qu'il n'y a pas de majorité pour le voter, dit-il.
00:00:35L'appel de Muriel Robin au Molière n'y est-il pas aussi pour quelque chose ? Nous verrons cela
00:00:40tout à l'heure dans une heure.
00:00:42Nous ferons aussi un point sur le antavirus pour inviter le docteur Pablo Goldschmidt, il est argentin.
00:00:49La souche des Andes est bien spécifique, il connaît évidemment beaucoup mieux son pays que nous et il nous en
00:00:55parlera.
00:00:56Trump in China après les cérémonies d'accueil et des mots importants sur Taïwan, place au business.
00:01:02Donald Trump est avec une délégation de chefs d'entreprise américains et puis nous reviendrons sur des faits de violence
00:01:08particulièrement graves.
00:01:10Aaron, un homme de 67 ans, plusieurs fois poignardé avant de se faire voler son scooter.
00:01:14Et puis ce baby-sitter, pédocriminel, multi-récidiviste, mis en examen écrué pour arts violets et agressé sexuellement une vingtaine
00:01:21d'enfants ces trois dernières années.
00:01:23Aujourd'hui âgé de 37 ans, il a plusieurs fois déménagé dans toute la France pour brouiller les pistes.
00:01:28Mais il avait déjà été condamné à 5 ans de prison avec une interdiction de travailler auprès des mineurs.
00:01:35Enfin Cannes, le festival, le cinéaste Pierre Salvadori défend son indépendance avec le groupe Canal+, qui finance le cinéma.
00:01:42Vous l'entendrez.
00:01:43Voilà pour le programme de BD News.
00:01:44Après les dernières informations de Somaïa Labédie, bonjour Somaïa.
00:01:47Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:49A la une de l'actualité durant le banquet d'État donné en l'honneur de Donald Trump, Xi Jinping
00:01:54a prôné une relation saine et durable et stable avec les États-Unis.
00:01:58Nous sommes tous deux deux grands peuples. Nous avons 5000 ans d'histoire et vous, 250 de son côté.
00:02:05Le président américain a qualifié ces discussions avec son homologue chinois d'extrêmement positive et productive.
00:02:10Écoutez.
00:02:12La relation entre les peuples américains et chinois remonte à la fondation même des États-Unis.
00:02:19Le premier conseil américain avec Samuel Shaw, avec les premiers échanges commerciaux entre les pays en 1784, les marchands chinois
00:02:31avaient appelé les Américains le nouveau peuple.
00:02:38Et deux siècles et demi plus tard, la relation est devenue une des relations les plus importantes de la scène
00:02:45internationale.
00:02:47Nelly Dénac, vous avez suivi ces deux discours. Qu'est-ce qu'on peut en retenir ?
00:02:51Écoutez, on va s'intéresser aussi au décorum. J'y reviens dans un instant.
00:02:56Vous le voyez, il est reçu en grande pompe à ce banquet monumental et pas très intimiste, il faut bien
00:03:01le dire.
00:03:02Pour l'instant, on a le droit à des déclarations assez convenues.
00:03:06Vous l'avez soulevé, des déclarations de respect mutuel.
00:03:10Tout le reste, évidemment, se passe en coulisses lors de la rencontre bilatérale qui aura lieu cette nuit en heure
00:03:16française.
00:03:18Trump qualifie ces discussions avec Xi d'extrêmement positives et productives.
00:03:22Il prévenit d'ailleurs un avenir fabuleux entre eux.
00:03:25Comme il aime toujours le rappeler, il use toujours de superlatifs, Donald Trump.
00:03:28Son hôte lui rappelle qu'ils sont en effet deux grands peuples.
00:03:31Et en signe d'ailleurs de cette amitié retrouvée, Donald Trump aimerait bien voir Xi Jinping à Washington en septembre.
00:03:37L'invitation a été lancée. Donc jusqu'ici, que de bonnes intentions en façade.
00:03:42Mais notez quand même cette déclaration de Xi Jinping au tout début du sommet.
00:03:46Cette mise en garde sur le risque de conflits à propos de Taïwan, tout en accueillant évidemment à bras ouverts
00:03:52les chefs des multinationales américaines.
00:03:54C'est là que ça va se jouer. Je reviendrai vous en parler.
00:03:56Chiffre à l'appui parce qu'il y a encore des enveloppes d'armement supplémentaires qui étaient prévues à l
00:04:01'agenda du Pentagone.
00:04:02Mais le go, la signature finale, c'est Donald Trump qu'il a.
00:04:06Donc on verra ce que ça donne à l'issue de la visite.
00:04:08Merci pour ce point complet.
00:04:10Nelly Dénac, à la une de l'actualité également, un navire arraisonné par des individus non identifiés au large des
00:04:16Émirats arabes unis près du détroit d'Hormuz.
00:04:19Navire qui se dirige actuellement vers les eaux territoriales iraniennes, annonce l'agence de sécurité maritime britannique.
00:04:26Et puis c'est l'autre information de cette mi-journée.
00:04:30La totalité des cas contacts en France ont été testés négatifs à l'antavirus, annonce de la ministre de la
00:04:37Santé sur X.
00:04:37Toutefois, par mesure de précaution, ces 26 personnes resteront placées en isolement hospitalier,
00:04:43continueront à être suivies médicalement et à être testées trois fois par semaine.
00:04:48Stéphanie Riste qui précise que dorénavant, les autorités sanitaires ne communiqueront plus sur ces résultats, sauf en cas de test
00:04:55positif.
00:04:56Merci beaucoup Sommaya pour ces informations, d'autres informations à 13h30.
00:05:00On reviendra évidemment sur l'actualité en Chine tout à l'heure.
00:05:03À 14h, beaucoup d'enjeux pour Donald Trump dans ce voyage en Chine qui rappole d'ailleurs en tout point
00:05:11pratiquement le voyage de Nixon avec Mao Zedong.
00:05:14C'était en 1972.
00:05:16Autour de la table pour parler de tous les sujets.
00:05:19Maxime Le Guay, bonjour.
00:05:21Bonjour Pierre.
00:05:21Journaliste politique CNews, Paul Lamarre est avec nous.
00:05:24Bonjour Pierre.
00:05:24Jean-Christophe Gallien qui nous fait la concurrence.
00:05:26Vous me faites la concurrence des chaussettes rouges.
00:05:28Oui, ça y est.
00:05:28On va faire un gros plan sur les chaussettes rouges de Jean-Christophe Gallien.
00:05:31Et comme ça, on va faire un petit comparatif entre les miennes et les vôtres.
00:05:34Et puis voilà, comme ça, ça sera bien.
00:05:35On parlera chiffon.
00:05:37Je vois que je ne suis pas seul, on se sent moins seul, comme on dit.
00:05:39Merci beaucoup d'être, comment dirais-je, solidaire des chaussettes rouges.
00:05:44Rien à voir avec les chaussettes rouges.
00:05:45On va partir à Vendin, non pas à Vendin-le-Vieille, mais on partira tout à l'heure,
00:05:49puisque c'est le représentant FO Justice de Vendin-le-Vieille qui va nous parler.
00:05:54Souvenez-vous de Mohamed Amra, de son évation spectaculaire.
00:05:57C'était le 14 mai 2024.
00:05:59Ce commando armé attaquait un fourgon pénitentiaire, justement, dans lequel était transporté Mohamed Amra.
00:06:08Aujourd'hui, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a décidé de rendre hommage au personnel pénitentiaire
00:06:16qui avait été tué et blessé.
00:06:18Célia Barotte est sur place pour suivre le ministre de la Justice avec Charles Pousseau.
00:06:24Célia Barotte, une cérémonie a donc eu lieu.
00:06:29Oui, une cérémonie, Pierre, qui vient tout juste de se terminer.
00:06:32Mais beaucoup d'émotions ici, à Caen, puisque les familles d'Arnaud Garcia, mais aussi de Fabrice Moello
00:06:39étaient réunies pour leur rendre hommage.
00:06:41Bien évidemment, de nombreux agents de l'administration pénitentiaire étaient présents.
00:06:45Leurs anciens collègues et aussi les trois autres agents blessés lors de cette attaque du péage d'Incarville.
00:06:51Alors, Gérald Darmanin a témoigné dans son discours de la pleine mobilisation de l'État
00:06:57dans la protection des agents de l'administration pénitentiaire.
00:06:59Il a rappelé la lutte engagée contre la criminalité organisée.
00:07:04Une lutte qui, bien évidemment, passe par la création de nouveaux outils, de nouveaux dispositifs de protection.
00:07:10Il a rappelé la rapide création du parquet national anticriminalité organisée
00:07:16ou encore la création des prisons de haute sécurité.
00:07:20Gérald Darmanin a donc renouvelé son soutien et sa reconnaissance envers les agents
00:07:25qui, il l'a rappelé, risquent leur vie chaque jour dans l'exercice de leur fonction.
00:07:31Gérald Darmanin s'entretient actuellement avec les familles des agents tués, les agents blessés.
00:07:38Et il a rappelé que l'État allait s'engager pleinement pour leur sécurité,
00:07:43pour que cette profession qui est bien souvent discrète et timide,
00:07:48mais très importante pour l'ordre républicain, soit à nouveau valorisée, mais aussi protégée.
00:07:53En tout cas, les représentants des syndicats présents ici attendent beaucoup
00:07:57également de la campagne présidentielle à venir,
00:08:01puisqu'ils vont s'entretenir avec les futurs candidats.
00:08:04Il faut que cette profession, disent-ils, soit mise au premier plan
00:08:08et que leur sécurité ne soit pas négligée.
00:08:10Merci beaucoup, Célia Barotte, en duplex avec Charles Pousseau.
00:08:15Vous parliez effectivement d'Arnaud Garcia,
00:08:17qui est donc l'un des deux surveillants tués avec Fabrice Moello.
00:08:22L'avocate de la famille d'Arnaud Garcia, Pauline Rago, était sur CNews.
00:08:27Elle assure que malgré la souffrance, continue la famille à une confiance en la justice française.
00:08:33Ça fait deux ans et je peux vous dire que la souffrance de cette famille est toujours à vif.
00:08:40Ils ne s'y habitueront jamais, en vérité, mais comment le pourraient-ils ?
00:08:45Alors, vous voyez, dans ces conditions, ils n'ont plus que la justice.
00:08:49Et ils ont confiance, une sincère confiance, dans l'information judiciaire qui est en cours actuellement,
00:08:56mais qui a d'ores et déjà permis d'établir de nombreuses, de très nombreuses même responsabilités.
00:09:03Alors, à plusieurs niveaux, à des niveaux différents, bien entendu.
00:09:06Mais ce qui est certain pour cette famille, c'est que personne ne doit pouvoir passer entre les mailles du
00:09:13filet.
00:09:14Voilà, Pauline Rago, l'avocate de la famille d'Arnaud Garcia,
00:09:18qui fait partie de l'un de ces deux surveillants qui avaient été tués en 2024
00:09:22dans cette attaque à la fois spectaculaire, bien sûr, et meurtrière.
00:09:26Je signale que trois autres agents avaient été grièvement blessés.
00:09:29Nous sommes en ligne avec David Lacroix.
00:09:31Bonjour, vous êtes représentant FO Justice à Vendin-le-Vieille.
00:09:35Que représente cette cérémonie pour vous avec Gérald Darmanin ce matin ?
00:09:40Cette cérémonie est primordiale et tout à fait légitime.
00:09:46Il faut absolument garder et respecter la mémoire de Fabrice Arnaud,
00:09:50qui a été lâchement abattu, ainsi que nos trois collègues très grèvement blessés.
00:09:55Nous devons ce devoir de mémoire pour nos collègues et ne jamais oublier,
00:09:59pour les nouvelles générations de surveillance qui rentrent dans cette administration,
00:10:03qui n'oublient pas que nous faisons un métier très dangereux.
00:10:05Très dangereux.
00:10:06Qu'est-ce que vous diriez sur la dangerosité de ce métier en 2026 ?
00:10:11C'est-à-dire, est-ce qu'elle est plus dangereuse qu'avant ?
00:10:13Plus dangereuse qu'il y a cinq ans, qu'il y a dix ans, qu'il y a quinze ans
00:10:16?
00:10:19C'est à l'image de notre société où la violence est montée crescendo
00:10:22et nos établissements pénitentiaires sont le reflet de cette société,
00:10:26avec cette surpopulation carcérale, avec les matelas au sol,
00:10:29avec des agents qui sont au quotidien à gérer plus d'une centaine de détenus à eux seuls,
00:10:35ce qui exacerbe bien sûr les violences et aussi cette montée de la criminalité organisée
00:10:40avec les moyens qu'ils arrivent à mettre en place pour s'évader,
00:10:46pour organiser des assassinats de leurs cellules.
00:10:48Oui, et les cellules, on a du mal à comprendre à chaque fois
00:10:53comment est-ce qu'on peut organiser un bureau, pratiquement,
00:10:58pour un narcotrafiquant dans une cellule de prison aujourd'hui.
00:11:02Parce qu'en fait, nous sommes des travailleurs de l'ombre
00:11:05et tant qu'il ne se passe rien, on garde le couvercle sur nos établissements pénitentiaires
00:11:11et c'est lorsqu'il se passe quelque chose qu'on s'aperçoit que
00:11:14les moyens n'ont pas été mis depuis des années dans nos établissements.
00:11:17Et on s'aperçoit que depuis un an, le garde des Sceaux,
00:11:20qui a décidé de mettre des moyens à Vendal-le-Vieille pour faire une prison vraiment hermétique,
00:11:25on voit que quand on met vraiment ces moyens, cela fonctionne.
00:11:28Ça fait un an que nous sommes ouverts et nous n'avons trouvé aucun téléphone portable à Vendal-le-Vieille.
00:11:33Ah oui, donc aujourd'hui, il y a un net progrès sur ces prisons qu'on appelle les prisons de
00:11:37haute sécurité.
00:11:39Absolument. Quand les moyens humains et matériels sont mis à disposition du personnel,
00:11:45on s'aperçoit qu'on peut vraiment faire un vrai travail de sécurisation
00:11:49et de mise sur le côté de ces...
00:11:53et empêcher de nuire ces détenus qui sont très dangereux.
00:11:57David Lacroix, il y a une chose aussi que peut-être les Français ne comprennent pas,
00:12:00c'est qu'il y a des jours où on leur dit qu'il y a une surpopulation carcérale.
00:12:04Comme il y a une surpopulation carcérale, au niveau de la justice,
00:12:07par exemple pour les peines de moins d'un an, on met un bracelet électronique.
00:12:10D'un autre côté, à l'autre bout de la chaîne, on dit,
00:12:13on fait des super prisons de haute intensité
00:12:17et vous dites d'ailleurs qu'il y a des résultats là-dessus.
00:12:21Est-ce que vous appelez pas, vous, à une sorte de mise à plat,
00:12:25puisqu'on est là, vous et moi aujourd'hui, avec les invités et les téléspectateurs,
00:12:30à ouvrir le capot, comme on dit, à remettre un peu tout à plat
00:12:34pour que, finalement, le pénitentiaire fonctionne mieux aujourd'hui en France ?
00:12:39Absolument. Il faut moderniser nos établissements,
00:12:41il faut reconstruire d'autres aussi.
00:12:44Il nous faut donner la main, il faut sécuriser ces prisons.
00:12:46On commence par des caillibotis aux fenêtres
00:12:49pour empêcher les livraisons par drone,
00:12:51des systèmes antidrones qui sont très efficaces, comme on le voit à Vendin.
00:12:55Donc, il nous faut, à chaque fois, c'est le nerf de la guerre.
00:13:00C'est l'argent, c'est les moyens, il nous faut ces moyens
00:13:03qui n'ont pas été donnés depuis des années.
00:13:05Donc, on s'aperçoit que quand on met ces moyens-là,
00:13:07on arrive à faire du bon travail et travailler en sécurité pour les agents
00:13:12et pour l'ensemble de l'administration.
00:13:13Donc, oui, il est temps de mettre vraiment ces moyens
00:13:16pour sécuriser nos établissements pénitentiaires.
00:13:17Merci beaucoup, David Lacroix, d'avoir été en duplex avec nous
00:13:20de Vendin le Vieil et Maxime Le Gueye.
00:13:22J'ai l'impression qu'à chaque fois, le nerf de la guerre, c'est l'argent.
00:13:25C'est-à-dire qu'il manque des moyens.
00:13:27Pour le ministère que vous voulez, à chaque fois qu'il y a une faille,
00:13:31on y dit qu'il manque de l'argent.
00:13:33Il faut évidemment des moyens, mais s'agissant des prisons français,
00:13:37c'est encore plus trivial que ça, Pierre.
00:13:39Il faut des places de prison, aussi bêtement.
00:13:41Emmanuel Macron en avait prévu 15 000, il n'en a rien été
00:13:46parce que tout découle de cela.
00:13:48Les matelas dans les prisons, c'est précisément parce qu'il n'y a pas de place.
00:13:52Donc il y a cette promiscuité qui fait que les agents pénitentiaires
00:13:55sont évidemment en danger parce que lorsque vous ouvrez une cellule
00:13:58et que vous vous retrouvez avec 6, 7 détenus, évidemment, c'est un problème.
00:14:03Au début de la chaîne, les magistrats, eux, jugent en fonction du nombre de places
00:14:08qu'ils ont.
00:14:08Donc parfois, ils relâchent parce que précisément, ils ont conscience
00:14:12que les personnes ne pourront pas aller en prison.
00:14:14Donc il faut évidemment mettre des moyens.
00:14:16Évidemment que Gérald Darmanin a raison de créer ces prisons de haute sécurité,
00:14:20ces prisons modulaires.
00:14:22Évidemment qu'il faut renforcer...
00:14:22Ça coûte de l'argent, les prisons.
00:14:23Évidemment.
00:14:23Vous dites qu'il faut construire des places de prison,
00:14:26mais il faut des moyens pour construire des places de prison.
00:14:28Certes, mais lorsqu'on voit parfois où est mis l'argent français,
00:14:31on peut se dire que la situation de la prison française,
00:14:34l'arbitrage de la volonté politique, ce serait peut-être...
00:14:36Là, on a ouvert le capot, mais on a ouvert aussi le coffre, Jean-Christophe.
00:14:39Oui, il manque des places, mais il manque des surveillants.
00:14:42Et il en manque un grand nombre.
00:14:43On est quasiment à la nécessité de quasiment doubler la population aujourd'hui.
00:14:48Ce qui veut dire beaucoup d'argent, non pas seulement, pour le coup,
00:14:50en investissement, mais en fonctionnement.
00:14:52Vous avez que l'État...
00:14:52Et en motivation qu'il veut être surveillant de prison aujourd'hui.
00:14:54Oui, aussi, mais il y a des gens qui ont envie.
00:14:55Alors ça, c'est un point, un premier point.
00:14:57Mais dans l'affaire Damra, moi, je trouve qu'il y a...
00:14:59C'est le symptôme de quelque chose d'un peu plus large.
00:15:02C'est-à-dire qu'on voit bien, vous parlez d'argent,
00:15:04un État qui est en difficulté de volonté politique, d'argent,
00:15:07ou bien qui court après le système.
00:15:08Et l'autre, le système parallèle, l'entreprise noire du crime organisé,
00:15:13elle, elle est là, elle étudie les temps en permanence.
00:15:15C'est comme si elle avait un temps d'avance.
00:15:16Elle est capable, vous vous rendez compte, de préparer ça.
00:15:18Mais ensuite, non seulement de préparer ça, cette évasion,
00:15:21de tuer des gens, mais ensuite d'organiser une fuite.
00:15:24Et cette fuite, elle ne devait pas s'arrêter en Roumanie.
00:15:26Elle devait sortir de l'Union européenne.
00:15:27Donc on a un système qui lui-même est organisé,
00:15:29et d'ailleurs qui est coalisé entre différents types de gangs à travers la planète,
00:15:33et donc qui permet aujourd'hui, et c'est ça qu'il faut qu'on comprenne,
00:15:36c'est-à-dire que ça ne s'agit plus simplement d'un territoire marseillais,
00:15:39Dijonais ou je ne sais quoi, on est face à un crime qui est globalisé.
00:15:42Donc la France, elle-même, avec d'autres partenaires, elle fait face à ça.
00:15:45Et je crains, si vous voulez, que ce ne soit pas simplement...
00:15:47Bien sûr que c'est important d'avoir des places de prison,
00:15:49bien sûr que c'est important d'avoir plus de monde qui surveille,
00:15:52mais il faut plus d'argent dans cette guerre qui est à l'œuvre.
00:15:54C'est une guerre qui est à l'œuvre.
00:15:55Et aujourd'hui, l'affaire Amra, pour moi,
00:15:57c'est la radiographie d'un système qui est en grande difficulté,
00:16:00notre système à nous, par rapport à la globalization de ce crime organisé.
00:16:04Paul Amard.
00:16:05Et cette question est d'autant plus aiguë qu'effectivement,
00:16:08j'ai bien écouté le représentant syndical David Lacroix,
00:16:11que le monde de la criminalité a considérablement changé.
00:16:14Je reviens sur le mode opératoire de l'intervention du commando.
00:16:18Vous savez, autrefois, on disait gangsters.
00:16:21Alors c'est une question de génération.
00:16:22Les gangsters pouvaient être très brutaux, très violents.
00:16:26Ils pouvaient braquer, ils pouvaient menacer, mais ils ne tuaient pas.
00:16:29Et ils mettaient un point d'honneur à ne pas tuer.
00:16:31Surtout pas l'homme en uniforme ou la femme, et encore moins les civils.
00:16:35Aujourd'hui, ils tuent sans vergogne, sans aucun état d'âme.
00:16:40Et je retiendrai volontiers le constat fait par les enquêteurs
00:16:43quand ils ont parlé du mode opératoire de ce commando.
00:16:46Je cite les enquêteurs.
00:16:47« Commando aguerri », méthode de progression armée.
00:16:52Et là, on se pose la question sur le profil de ces hommes.
00:16:58On fait souvent le lien entre le terrorisme et le narcotrafic.
00:17:02Je constate aujourd'hui que ces hommes-là qui sont intervenus
00:17:04se sont comportés comme des terroristes.
00:17:06Tuant sans sommation, assassinant des surveillants de prison,
00:17:11comme des terroristes.
00:17:12Et il y a des liens, on le sait, les services de renseignement le savent,
00:17:15des liens structurels entre le monde du narcotrafic, notamment,
00:17:19et le monde du terrorisme.
00:17:20Il y a des allers-retours entre ces deux mondes.
00:17:23Et je ne suis pas sûr que nos sociétés, aujourd'hui,
00:17:28se soient vraiment adaptées à cette nouvelle criminalité.
00:17:30Et il faut voir les choses en profondeur.
00:17:32Et c'était tout l'objet de la discussion qu'on a eue avec David Lacroix
00:17:34de savoir comment est-ce qu'on peut s'installer,
00:17:36avoir un bureau en cellule, avoir un téléphone portable,
00:17:39gérer son narcotrafic.
00:17:41Voilà, alors on y va pas à pas, nous dit ce représentant syndical
00:17:45qui aimerait évidemment que les choses aillent beaucoup plus vite.
00:17:47Mais en tout cas, il y a encore beaucoup de trous dans la raquette.
00:17:50Un autre trou dans la raquette.
00:17:52Et alors là, pour le coup, ça fait quand même plusieurs semaines
00:17:55qu'on vous parle sur ces news des violences faites sur les enfants,
00:17:59dans le périscolaire, notamment à Paris, avec ce grand dossier
00:18:02qui est désormais rouvert, avec des associations qui reçoivent des coups de fil
00:18:06tous les jours, on apprend qu'un baby-sitter de 37 ans
00:18:08a été mis en examen dans le Nord pour viol et agression sexuelle
00:18:12sur plusieurs très très jeunes enfants gardés dans la métropole lilloise
00:18:16des enfants qui avaient pour certains deux mois
00:18:20déjà condamnés pour des faits sur mineurs,
00:18:22interdits de travailler au contact d'enfants.
00:18:25Il avait été condamné à 50 prisons.
00:18:2618 victimes potentielles ont été identifiées.
00:18:31Il a travaillé pour 44 familles et 58 enfants au total,
00:18:36dont 18, vous le voyez à l'écran, âgés de 2 mois à 5 ans.
00:18:40On va tenter d'en savoir plus avec Jean-Pierre Cloès.
00:18:43Il est délégué Alliance Police des Hauts-de-France.
00:18:47Monsieur Cloès, est-ce que vous pourriez nous en dire plus
00:18:51sur le cas de ce baby-sitter ?
00:18:54Bonjour, déjà avant toute chose, je voudrais rapidement saluer
00:18:58le travail de mes collègues de l'Avrière des mineurs.
00:19:00Je ne sais pas, là on a affaire à des choses tout à fait ignobles
00:19:05et je voudrais aussi avoir une pensée au nom d'Alliance Police Nationale
00:19:08également à toutes ces familles et à toutes ces jeunes victimes.
00:19:13Ce que je peux vous dire, je ne vais pas pouvoir vous éclairer plus
00:19:16parce que effectivement, cette personne qui avait été condamnée
00:19:20une première fois avec des restrictions,
00:19:23notamment elle avait l'interdiction de ne pas approcher des mineurs,
00:19:27d'entrer en contact avec des mineurs.
00:19:29C'est quelque chose qu'il a continué à faire,
00:19:31ce qui a mené à la fin de la mesure socio-éducative judiciaire.
00:19:37Il a été donc incarcéré pour une période de deux ans.
00:19:39Les collègues se sont aperçus durant l'enquête qu'il avait récidivé
00:19:43puisqu'il y a des signalements qui auraient été faits.
00:19:46Il a été replacé, il y a une reprise de garde à vue récente
00:19:51en début de semaine parce qu'il y avait des éléments à éclaircir.
00:19:54On a même retrouvé sur un support de stockage où il a commis des actes sexuels
00:19:59sur un animal domestique.
00:20:01Donc il a vraiment commis des choses ignobles.
00:20:04Aujourd'hui, il a été replacé en détention provisoire.
00:20:08Il y a un juge d'instruction qui a ouvert l'information.
00:20:13Il y a des investigations supplémentaires qui vont être effectuées.
00:20:17Donc je ne peux pas vous dire grand-chose sur cet individu.
00:20:20J'entends bien qu'on est au prémisse de cette investigation.
00:20:23On sait qu'il est mis sous écrou.
00:20:26Il y a évidemment une espérance de beaucoup de Français qui nous regardent
00:20:30de se dire que peut-être cette fois-ci, il va y rester
00:20:32parce qu'il a réussi en attendant de passer entre les mailles du filet.
00:20:36Il a fait, entre guillemets, exprès d'habiter plusieurs lieux en France.
00:20:41C'était Poitiers en Charente.
00:20:44Ça a été Nice.
00:20:46Là, il a été topé à l'île, à Tourcoing, pardon, dans le Nord.
00:20:51Bon, c'est difficile même pour vous, policiers,
00:20:55de se dire qu'un individu comme celui-ci arrive encore une fois à s'échapper.
00:21:00Effectivement, c'est difficile pour nous et c'est difficile pour les familles
00:21:03qui sont dépités, qui sont en colère.
00:21:09Après, ce que je peux conseiller, lorsqu'on fait appel à des intervenants
00:21:14dans le cadre d'un babysitting, l'employeur, donc les familles,
00:21:18peuvent éventuellement demander à l'intervenant de fournir un extrait
00:21:22de son casier judiciaire.
00:21:24Donc voilà.
00:21:25L'article 3 du casier judiciaire, je crois, où il me semble,
00:21:30on peut avoir les antécédents.
00:21:33Tout à fait.
00:21:34Après, ça ne va pas tout résoudre.
00:21:38Le risque zéro n'existe pas, mais c'est un moyen peut-être aussi de se rassurer.
00:21:42Merci beaucoup, monsieur Cloès, d'avoir été avec nous.
00:21:44Alors effectivement, j'ai dit difficile.
00:21:46Je vous ai vu bondir, Jean-Christophe Gallien.
00:21:48On est tous d'accord autour de cette table que c'est totalement abject.
00:21:51C'est-à-dire, mais abject, oui, mais ce n'est pas pour ça que je bondissais.
00:21:55J'ai écouté le représentant de la police et ce qui m'épate, moi, si vous voulez,
00:22:00c'est la question qu'il faut se poser, c'est que si l'État sait,
00:22:02et si les services de l'État connaissent, la justice, les services administratifs, la police,
00:22:06pourquoi les familles ne peuvent pas savoir ?
00:22:07Qu'est-ce qui explique dans ce pays ?
00:22:09On a l'affaire de Square Neck, on a d'autres affaires derrière.
00:22:11Comment on fait pour être aussi incapable de transmettre l'information ?
00:22:15J'ai une fonction publique qui est financée par notre activité.
00:22:1955%, presque 60% de la richesse produite chaque semaine, chaque mois, chaque année dans ce pays va à ça.
00:22:25Pour qu'on ait des incapacités de ce type ?
00:22:27Mais moi, si je suis les parents...
00:22:29En fait, la question que vous posez, c'est où est le service public ?
00:22:30Quelle incapacité ! C'est incroyable !
00:22:32C'est-à-dire qu'il se balade et ainsi de suite, d'accord, il se promène, il va changer
00:22:35d'endroit.
00:22:35Mais attendez, on est où ?
00:22:36On en est où aujourd'hui, notre capacité de suivre les gens ?
00:22:39Ça veut dire qu'à ce moment-là, n'importe quel criminel va se promener, il va faire ce que
00:22:41vous voulez.
00:22:42Là, c'est comme bon d'affaires à Marra juste avant.
00:22:44C'est le symptôme des incapacités de ce pays et de cette administration à suivre et à faire son travail
00:22:49correctement.
00:22:50Je suis désolé de le dire à ce niveau-là.
00:22:52Mais là, c'est scandaleux.
00:22:53Et j'entends cette espèce de défaite annoncée et continue dans l'expression du représentant de la police.
00:22:58Ça ne me satisfait pas.
00:23:00On y reviendra sur cette affaire totalement folle, effrayante de ce baby-sitter.
00:23:06Dans un instant, on parle du antivirus avec un médecin.
00:23:10Alors, il n'est pas français, il est argentin.
00:23:11Et donc, pour cause, il connaît bien la source de ce virus très spécifique, la souche des Andes.
00:23:18Restez avec nous dans MediNews.
00:23:22Dans un instant, coup de projecteur sur le antivirus après les dernières informations de Somaïa Labidi.
00:23:27Et justement, Pierre, à la une de l'actualité, la souche du virus détectée dans les huit cas confirmée en
00:23:32lien avec le foyer d'infection à l'antavirus sur le navire de Croisière, M.V.
00:23:36Ondus, et bien celle des Andes, souche transmissible entre humains.
00:23:41C'est ce qu'a indiqué hier l'Organisation Mondiale de la Santé.
00:23:44A la une également, 48 heures après l'expiration d'une trêve avec la Russie, un mort et 31 blessés
00:23:49dans une vaste attaque nocture sur Kiev.
00:23:51Plus de 650 drones et 56 missiles ont ciblé l'Ukraine, selon le président Volodymyr Zelensky.
00:23:58Et puis après une journée de mobilisation mardi, et malgré la modification de la mesure par le gouvernement,
00:24:03une intersyndicale appelle à manifester à nouveau le 26 mai contre l'augmentation des frais d'inscription à l'université
00:24:09pour la majorité des étudiants étrangers.
00:24:11Des étudiants qui devront s'acquitter de droits d'inscription fixés à près de 3000 euros par an en licence,
00:24:17contre 178 euros aujourd'hui, et près de 4000 euros en master, contre 254 euros en ce moment.
00:24:24Merci beaucoup Somaya, et tout à l'heure à 14h nous partirons en Chine pour suivre les négociations entre le
00:24:31président chinois
00:24:32et la délégation américaine, je dis bien délégation parce que Donald Trump n'est pas tout seul,
00:24:36il y a toute une série de grands entrepreneurs américains dont Elon Musk, et bien sûr nous en parlerons tout
00:24:42à l'heure.
00:24:43Alors sont à table, Jean-Christophe Gallien, Paul Amart, Maxime Leguay, nous accueillons le docteur Pablo Goldschmidt,
00:24:48bonjour docteur, merci d'être avec nous, vous êtes virologue argentin, ça fait quelques années, longues années que vous êtes
00:24:52en France,
00:24:53mais vous étiez en Argentine il y a encore peu de temps.
00:24:55Vous avez un livre, ça c'est un livre que vous avez écrit je crois, en espagnol, vous allez nous
00:24:59en parler tout à l'heure,
00:25:01à propos du antivirus, l'Union Européenne va renforcer, je l'apprends à l'instant, son mécanisme d'échange d
00:25:07'informations,
00:25:08c'est ce que souhaitait Sébastien Lecornu pour qu'il y ait une homogénéation après cette détection sur le bateau
00:25:14MV Hondus
00:25:15entre les différents pays européens, d'abord examinons les différentes trajectoires possibles de ce virus
00:25:22après être apparu dans plusieurs pays, voilà donc ces trois scénarios possibles, c'est François Tiskevitch qui nous explique.
00:25:35C'est le scénario le plus optimiste, mais également le plus crédible.
00:25:39Première hypothèse concernant l'antavirus, le nombre de cas évolue à la marge et reste principalement limité au contact des
00:25:46personnes contaminées.
00:25:47Dans ce cas de figure, le virus ne muterait pas et ne deviendrait pas plus contagieux,
00:25:52le nombre de malades resterait donc faible, seulement quelques personnes parmi les contacts des cas déjà identifiés
00:25:58pourraient possiblement développer des symptômes, mais l'épidémie devrait être maîtrisée
00:26:03et l'on ne devrait plus compter de malades dans quelques mois.
00:26:06Second scénario, des cas continuent à apparaître, mais l'épidémie reste sous contrôle.
00:26:11Dans ce cas de figure, les voyages en avion et les transferts des personnes infectées
00:26:16auraient généré des contaminations qui sont passées sous les radars.
00:26:19Mais ces éventuels nouveaux clusters devraient s'avérer relativement faciles à contrôler,
00:26:24car la forte létalité du virus limite le risque d'une propagation silencieuse.
00:26:29Enfin, dernier scénario, l'épidémie continue à s'étendre de façon plus importante avant d'être finalement contrôlée.
00:26:37À moins d'une mutation qui modifierait profondément la contagiosité du virus, ce cas de figure reste peu probable.
00:26:43Car si on ne sait pas encore si le virus se transmet avant l'apparition des premiers symptômes,
00:26:48il semble présenter un pic de contagiosité au moment de leur émergence.
00:26:52Des conditions qui rendent pour l'instant suffisantes les mesures d'isolement rapide pour casser les chaînes de transmission.
00:27:00Voilà donc pour ces scénarii possibles, sachant que le gouvernement multiplie les réunions.
00:27:05On va en parler avec Maxime Leguay dans un instant.
00:27:07Réunion à Matignon, réunion avec les collèges de médecins et experts.
00:27:11On a vu Madame Riste avant-hier avec toute une série d'experts et de virologues.
00:27:16Il se trouve que nous avons, nous, sur CNews, choisi d'inviter un virologue et un virologue argentin.
00:27:21Alors, Pablo Goldschmidt, quand vous entendez ce qui se passe, quelle est votre première réaction ?
00:27:26Sachant que quand on demande aux Français, un sondage CSA montrait hier que 55% des Français n'étaient pas
00:27:33inquiets par ce qui se passe.
00:27:37Moi, je vous répondrai avec une question.
00:27:39Qu'est-ce que je fais ici à ce moment-là pour quelque chose qui ne s'est pas si
00:27:43important ?
00:27:44Ça veut dire, il y a eu une personne qui est décédée et il y a des gens qui ont
00:27:49été infectés.
00:27:50Mais l'année dernière, il y a eu 100 000 personnes infectées par les antivirus dans le monde.
00:27:56C'est un calcul qui était 200 000.
00:27:57On n'a rien fait.
00:27:59Et pourquoi aujourd'hui ?
00:28:00Oui.
00:28:01Ça, c'est la première question que je me pose.
00:28:03J'ai plein de questions.
00:28:04Et quand je vois mes confrères, parfois j'ai honte.
00:28:07Parce qu'ils font du copier-coller, un de l'autre, sans se poser des questions.
00:28:12Et la vérité de l'histoire, c'est l'historique de ce problème.
00:28:16Ces antivirus, déjà il y avait en Europe, en 1930, des fièvres hémorragiques.
00:28:21Donc, il y avait des antécédents.
00:28:23En 1950-1953, il y a eu des antivirus en Corée.
00:28:27Il y a eu 3 000 morts.
00:28:29En 1978, grâce aux techniques des cultures cellulaires, on a pu l'isoler, on a l'identifié.
00:28:35On a vu qu'il y avait des antivirus.
00:28:37Alors, des choses très intéressantes, c'est qu'ils ont des choses communes.
00:28:42Ceux qui sont en Europe, ceux qui sont en Asie et ceux qui sont dans les Andes.
00:28:47La question, c'est, au moment où la Terre s'est formée et les continents se sont séparés,
00:28:52il y a des rongeurs qui sont restés de côté.
00:28:54Ils se sont adaptés en fonction des espèces de rongeurs.
00:28:58C'est pareil que la maladie du sommeil.
00:29:00La maladie du sommeil en Afrique et le Chagas-Maza en Argentine.
00:29:05Il y a une variante de cette parasite qui peut atteindre le cerveau.
00:29:11En Argentine, Bolivie et Pérou, ça produit des pathologies cardiologiques.
00:29:15C'est intéressant.
00:29:17Mais si on ne fait pas une analyse historique et si on ne regarde pas ce qui se passe et
00:29:20on fait du copier-coller,
00:29:22on fait peur tout de suite parce qu'il y a une personne décédée dans un bateau.
00:29:26Donc, ça, c'est la première chose.
00:29:27Je suis extrêmement choqué de cette importance et de l'énergie qu'on dépense dans tout ça.
00:29:33En 1993, il y a eu déjà des épidémies.
00:29:35Il y a une souche qui s'appelle Dobrava de Belgrade.
00:29:38Il y a eu combien de cas d'antavirus qu'on n'a jamais parlé ?
00:29:43Combien de cas il y a eu de la Heartland-Missouri ?
00:29:45À Missouri, il y a aussi.
00:29:46Il y a le choclovirus.
00:29:49On ne parle pas.
00:29:50Il y a des centaines de cas.
00:29:51Et tout ça, c'est des antavirus, simplement de différentes façons.
00:29:56Parce que vous parliez de la Corée.
00:29:58En Corée, en fait, ils ont travaillé sur un vaccin pour justement la souche qu'il y a là-bas.
00:30:03Il s'avère qu'il n'est pas très efficace.
00:30:05Je crois qu'il y en a un aussi en Chine, là encore, pour la souche chinoise.
00:30:08Il y a 50 variantes.
00:30:0950 variants.
00:30:10Et 140 taxes.
00:30:11Ça veut dire sous-espèces.
00:30:15Pourquoi c'est important, peut-être, que vous avez contacté l'Argentine ?
00:30:19Et qu'est-ce que l'expérience qu'a eu l'Argentine ?
00:30:21En Argentine, il y a une maladie qui s'appelle Marles de los Rastrojos, ou la fièvre des ruines.
00:30:26Ça a tué tous les travailleurs qui travaillaient dans le blé, dans les silos et dans les dépôts des céréales.
00:30:34L'Argentine, c'est un pays céréalier et les employés mouraient.
00:30:37Mouraient de quoi ?
00:30:38Des fièvres et d'hémorragie.
00:30:40Sans plaquettes.
00:30:41Un peu semblable à ce qu'on peut imaginer avec d'autres types de virus.
00:30:46Ces gens décédés.
00:30:48Très compliqués.
00:30:49Mais Steggy, c'est un monsieur qui travaillait là, il a commencé à se poser la question, quoi faire ?
00:30:56Parce que la mortalité était 50, 70 à 80%.
00:31:00Oui.
00:31:01Il a contacté Walter Reed, que c'est le centre de l'armée américaine.
00:31:05Pourquoi ?
00:31:06Parce que l'armée américaine avait peur qu'avec ce type d'agents comme le virus de Junine,
00:31:10on puisse faire la guerre bactériologique.
00:31:12Ah oui.
00:31:14Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:31:15Il y a eu une mortalité énorme.
00:31:17Mais il y a des gens qui se sont sauvés.
00:31:20Ceux qui se sont sauvés, pourquoi ils se sont sauvés ?
00:31:23Parce qu'il y avait des titres d'anticorps très élevés qui les ont protégés.
00:31:26On a créé une banque de sérums de convalescent.
00:31:31Ça veut dire que les centres de transfusion, ils ont pris le sang, ils sont centrifugés,
00:31:37ils ont pris les sérums de convalescent.
00:31:41Avec toutes les garanties qu'ils doivent donner un médicament, on a passé presque à zéro mortalité.
00:31:47Quand c'est arrivé en 2019, les antivirus andes, et j'ai publié le livre,
00:31:52j'ai dit faisons une banque de sérums de convalescent.
00:31:56Vous pouvez montrer votre livre à l'écran pour qu'on puisse le voir ?
00:31:59Non, c'est un livre qui s'appelle Les gens et les microbes.
00:32:01Dans lesquels...
00:32:02La reine qui est l'unique microbe.
00:32:03C'est en espagnol et en anglais, people and microbes.
00:32:06C'est une question sur la vision sociale et historique des maladies infectieuses.
00:32:12Ça n'arrive pas du ciel.
00:32:13Si vous le faites, professeur, je vous écoute très attentivement.
00:32:16Tout à l'heure, le bandeau de CNews, c'était le virus des Andes.
00:32:20Donc tout le monde pense que ce virus est circonscrit à l'Argentine,
00:32:24qu'il vient d'Argentine et qu'il y a eu ensuite des cas contacts.
00:32:26Mais la grande question qu'on se pose, puisque vous êtes en train de nous dire
00:32:29que l'antavirus, c'est un peu partout.
00:32:32Ce matin, une histoire vraie, j'ai pris le métro pour venir.
00:32:36Je sors du métro et je vois un rat traverser la rue.
00:32:39J'ai changé de trottoir.
00:32:41Donc je me suis posé la question, est-ce qu'on pourrait être contaminé ?
00:32:45Il y a énormément de rongeurs, comme on dit poliment, aujourd'hui.
00:32:49Les téléspectateurs de CNews sont en train de déjeuner.
00:32:51De rongeurs dans les squares, où vont les enfants.
00:32:53Dans les rues de Paris.
00:32:54À Paris, c'est incroyable, cette population comme elle est importante.
00:32:57Est-ce qu'il y a...
00:32:58Je vous pose une question toute simple.
00:32:59Qu'à mon avis, les Français se posent aujourd'hui, est-ce qu'il y a un risque ?
00:33:03Il y a un risque, déjà, numéro un, de l'heptospirose.
00:33:07Ça veut dire que les éboueurs, et les gens qui travaillent, et même les gens qui font des canoës ou
00:33:12des kayaks,
00:33:13ils sont vaccinés contre l'heptospir.
00:33:15Parce qu'on sait très bien que les rats transmettent l'heptospir.
00:33:18Les rats, c'est des réservoirs.
00:33:20Pour le virus, on n'a pas fait de grosses études.
00:33:24Mais on sait que quand vous, il y a capturé des rats dans différents endroits de France,
00:33:29il y avait des rats porteuses d'anticorps contre les antivirus.
00:33:34Donc, les animaux sont contaminés.
00:33:37Quel est le problème ?
00:33:37Le problème, et pourquoi il y a eu ce problème dans le côté de Bariloche et de Bolson ?
00:33:42Parce que ce n'est pas n'importe où, ce n'est pas ni à la terre du feu, c
00:33:46'est un endroit précis.
00:33:47Il y a un endroit dans lequel il y a une énorme immigration allemande et suisse, à Bariloche.
00:33:53C'est où dans le pays ?
00:33:54C'est en Patagonie, c'est dans le sud-ouest.
00:33:57Sud-ouest.
00:33:58Ça n'a rien à voir avec la terre du feu, comme ils ont dit.
00:34:00C'est pour ça que c'est un peu choquant.
00:34:01Oui, parce qu'on a parlé de cette décharge à Ushuaïa.
00:34:04Voilà, mais c'est pour ça que c'est un peu choquant, parce que le problème venait d'El Bolson,
00:34:08il l'a au Pueblo.
00:34:10Qu'est-ce qui se passe ?
00:34:11Il y a des souris, qui s'appellent les souris à colongues,
00:34:13qui sont presque toutes porteuses de ce type de maladie.
00:34:17Et on n'a jamais été malades.
00:34:18On n'a jamais eu de problème.
00:34:20Qu'est-ce qui se passe ?
00:34:22Et là, où vient le problème.
00:34:24Est-ce que, oui ou non, il y a eu de la corruption dans les permis de construire des cabanes
00:34:30dans la forêt,
00:34:31dans lesquelles jamais les humains sont allés ?
00:34:35Et c'est là où a commencé le problème.
00:34:37Ils ont construit dans des zones qui étaient complètement vierges,
00:34:41avec des forêts primaires,
00:34:43et ces souris sont arrivés dans les maisons.
00:34:46dans les urines.
00:34:48Et c'est comme ça qu'a commencé l'épidémie
00:34:50en 1993 et 1996.
00:34:54Justement, vous parlez de cette épidémie,
00:34:59puisque entre fin 2018 et début 2019,
00:35:03un village de Patagonie en Argentine a été frappé par un important foyer d'antavirus des Andes.
00:35:0834 contaminations et 11 décès.
00:35:11Huit ans après, personne n'a oublié.
00:35:13Aurélie Denonin, Mathilde Ibanez et Anaïs Bauché.
00:35:18Dans ce village isolé de Patagonie, Argentine,
00:35:21le souvenir de l'antavirus reste très présent,
00:35:23huit ans après les faits.
00:35:24Après une fête d'anniversaire au village,
00:35:26avec une centaine de convives,
00:35:28plusieurs personnes tombent malades.
00:35:2934 habitants sont contaminés,
00:35:3211 personnes sont décédées.
00:35:33Après ce traumatisme,
00:35:35la prudence fait désormais partie du quotidien de ces habitants.
00:35:38Parce que je veux me protéger.
00:35:39On ne sait jamais,
00:35:40peut-être que des souris sont passées,
00:35:42ou quelque chose comme ça.
00:35:43Et tu as toujours la main devant ton visage,
00:35:45donc c'est pour ça que je porte le masque.
00:35:48Ici, en tant qu'habitant de la région,
00:35:50on apprend à vivre avec ça,
00:35:51et pas seulement ici.
00:35:52Parce que je vais au Chili,
00:35:53et de l'autre côté des Andes,
00:35:55c'est exactement pareil.
00:35:56Ils ont l'antavirus,
00:35:58donc on s'habitue à vivre avec.
00:35:59Bien avant la pandémie de Covid-19,
00:36:02cette commune de 1300 habitants
00:36:03a connu les quarantaines,
00:36:05les isolements prolongés,
00:36:06et la peur de la contamination.
00:36:08Les périodes d'isolement sont beaucoup plus longues
00:36:10qu'avec le Covid,
00:36:11et c'est aussi un problème difficile à vivre
00:36:13psychologiquement pour la personne isolée.
00:36:15Autrefois, les cas concernés
00:36:16surtout des travailleurs ruraux
00:36:17ou des habitants de zones isolées,
00:36:19aujourd'hui, on observe aussi des contaminations
00:36:21chez des personnes vivant en ville,
00:36:22parfois après de courts séjours dans la nature.
00:36:25Désormais, les mesures adoptées
00:36:27par les habitants sont strictes.
00:36:29Isolement systématique en cas de contamination,
00:36:32aération des garages et hangars,
00:36:34désinfection à l'eau de Javel
00:36:35pour se protéger des rats à longue queue,
00:36:38vecteur de la souche honte du virus.
00:36:41Qu'est-ce qu'a fait le gouvernement argentin à l'époque ?
00:36:46Je ne peux pas vous répondre
00:36:47parce que je ne sais pas.
00:36:48C'est fédéral.
00:36:50Donc, chaque région a des mesures différentes.
00:36:53La question intéressante ici,
00:36:55c'est que si vous avez des centres
00:36:57avec des services de réanimation,
00:36:59vous avez des centres qui ont
00:37:00la circulation extracorporelle
00:37:02pour les problèmes cardiaux.
00:37:04Si vous avez des gens
00:37:05qui connaissent bien la dialyse,
00:37:07il n'y a presque pas de mortalité.
00:37:09La mortalité est directement proportionnelle
00:37:11au manque de moyens de santé.
00:37:13Un hôpital régional dans un petit village
00:37:18n'a pas ces infrastructures.
00:37:19Donc, quelqu'un qui a la fièvre
00:37:20et quelqu'un qui a les symptômes
00:37:22et qui ne peut pas se déplacer à un hôpital,
00:37:25il y a les risques.
00:37:26C'est pour ça que quand vous voyez
00:37:27les taux de mortalité,
00:37:29ça va de 1 à 50%.
00:37:31Ça veut dire quoi ?
00:37:32Ça veut dire que quand vous êtes soigné,
00:37:34vous avez un risque
00:37:35et quand vous n'êtes pas soigné,
00:37:37vous avez un autre.
00:37:38Tous les chiffres aujourd'hui
00:37:39ne veulent strictement rien dire
00:37:42si vous ne faites pas une corrélation
00:37:44des chiffres par rapport
00:37:46à la qualité des soins.
00:37:47Comme les hôpitaux publics,
00:37:50ils étaient vidés depuis déjà
00:37:52des dizaines d'années de budget.
00:37:55Comme la dialyse n'existe presque pas
00:37:57en province, dans les services publics
00:38:00et comme les services de cardio,
00:38:02peut-être, si ça s'est passé à Bariloche,
00:38:04c'est une chose mélaille,
00:38:05on parlait d'un village à côté
00:38:07d'un lac isolé.
00:38:08Est-ce que les gens avaient les moyens
00:38:09même de prendre le bus sur la voiture
00:38:11pour aller dans une ville ?
00:38:13Donc, toute cette espèce de peur
00:38:14qu'ils font,
00:38:16est-ce que c'est justifié
00:38:17si on ne dit pas qu'il n'y a pas
00:38:20l'infrastructure sanitaire ?
00:38:21Vous comprenez ?
00:38:22Christophe Gallien.
00:38:23Moi, je trouve qu'il faut
00:38:24vous remercier, Pierre,
00:38:26remercier C-News
00:38:27et remercier surtout le docteur Goldsmith
00:38:28pour nous révéler
00:38:29ce que vous venez de nous révéler.
00:38:33Depuis quelques jours,
00:38:34je dis qu'il faut débrancher en France
00:38:36parce qu'on est en France,
00:38:37la sirène Covid
00:38:38qui est faite autant que l'État,
00:38:41notre État central,
00:38:42là, il ne s'agit pas d'un État fédéral,
00:38:43fait retentir.
00:38:45Fait retentir.
00:38:46Et j'ai détesté,
00:38:46je vous le dis comme je le pense,
00:38:48la conférence de presse hier
00:38:49du ministre de la Santé,
00:38:50de madame la ministre de la Santé,
00:38:51qui elle-même,
00:38:52dans des conditionnels
00:38:54dont on ne sait pas trop
00:38:55pourquoi ils sont là,
00:38:56mais c'est elle qui porte parole.
00:38:57Mais ça veut dire
00:38:58qu'il y a une équipe autour d'elle.
00:38:59Puis il y avait un certain nombre
00:39:00de vos confrères autour
00:39:00qui hochaient la tête,
00:39:01comme vous savez,
00:39:03ces petits personnages
00:39:04qu'on avait derrière les voitures
00:39:05il y a quelques années,
00:39:05vous voyez,
00:39:06qui faisaient comme ça.
00:39:07Pas très sympa pour émettre.
00:39:08Oui, mais vous savez,
00:39:10c'est quand on parle de pandémie,
00:39:12quand on recite le Covid,
00:39:13c'est ça qui est scandaleux.
00:39:14Et je reviens à ce qu'on disait tout à l'heure.
00:39:16Là, pour le coup,
00:39:16vous, ce que vous nous dites,
00:39:18c'est de faire un travail scientifique,
00:39:20repartir dans l'histoire,
00:39:21regarder ce qui se passe
00:39:21et nous dire que oui,
00:39:22vous avez des rongeurs partout à Paris
00:39:24et effectivement,
00:39:25parfois on change de côté
00:39:26parce qu'on veut nous faire quoi.
00:39:27Le virus,
00:39:28il existe,
00:39:29mais ce qui est endémique,
00:39:31ce qui est endémique
00:39:31et ce que le politique,
00:39:33je pense qu'on n'en est pas très loin,
00:39:35sait,
00:39:35c'est que la panique,
00:39:36elle est pandémique très rapidement.
00:39:37La panique est pandémique.
00:39:38L'idée de faire peur,
00:39:39si vous voulez,
00:39:40et le gouvernement se parle à peur,
00:39:42si vous voulez,
00:39:42c'est quelque chose
00:39:42qu'on a trop vu
00:39:44et heureusement que les Français,
00:39:45je pense qu'ils se sont,
00:39:46une deuxième fois,
00:39:47ne se seront pas abusés.
00:39:48D'ailleurs,
00:39:48les 55% dont vous parlez
00:39:49montrent bien que
00:39:50vous pouvez nous raconter
00:39:51ce que vous voulez.
00:39:51La réalité,
00:39:52c'est qu'on comprend mieux
00:39:52peut-être que vous.
00:39:53Je pense que Maxime Le Guay,
00:39:55le gouvernement français,
00:39:56a voulu prendre les devants
00:39:58à cause du pataquès
00:40:00qu'on a connu en 2020
00:40:01avec le Covid.
00:40:02Chromatisé par,
00:40:03effectivement,
00:40:04le Covid-19
00:40:05et les éventuels procès
00:40:07en inaction
00:40:08qui pouvaient venir poindre.
00:40:10Et donc,
00:40:11il y a eu une volonté,
00:40:12d'ailleurs,
00:40:12un peu grossière
00:40:13d'afficher,
00:40:14surafficher cette communication
00:40:15de réunions interministérielles.
00:40:18Maxime,
00:40:18je trouve très sympathique.
00:40:19Mais attendez,
00:40:20parce que ça va dans le sens
00:40:21de ce qui vient d'être dit.
00:40:21le gouvernement,
00:40:22aujourd'hui,
00:40:23je ne sais pas si vous avez remarqué,
00:40:24a changé le braquet.
00:40:26Ça va dans le sens
00:40:27de la dédramatisation.
00:40:28Stéphanie Riste
00:40:29nous dit
00:40:30que désormais,
00:40:31il n'y aura plus
00:40:31de communication quotidienne
00:40:33sur les testés positifs
00:40:35ou non.
00:40:35La réunion
00:40:36qui devait avoir lieu
00:40:37à Matignon,
00:40:37la deuxième du jour,
00:40:38finalement,
00:40:39n'aura pas lieu ce soir.
00:40:40On est en train
00:40:41de redescendre.
00:40:42Voilà,
00:40:42on redescend un petit peu
00:40:43du côté
00:40:44de la communication gouvernementale.
00:40:45Si vous permettez,
00:40:46moi,
00:40:46je crois que
00:40:47si on doit faire un résumé
00:40:49de ce qui se passe,
00:40:50je peux le résumer
00:40:52en paresse
00:40:53de mes confrères.
00:40:54Paresse de vos confrères ?
00:40:56Tout à fait.
00:40:56Paresse.
00:40:56Pourquoi paresse ?
00:40:57Copier, coller
00:40:59et ne l'étudie pas.
00:41:00Et on ne sait pas
00:41:00ce qui se passe
00:41:01dans un
00:41:02et le référent de l'autre.
00:41:03Mais c'est absolument pathétique.
00:41:05Mais vous avez dit
00:41:06le virus est en Europe.
00:41:07Ça veut dire que
00:41:08par défaut,
00:41:08il n'est pas en Argentine ?
00:41:09Il n'y a pas de virus
00:41:10en Argentine ?
00:41:11En Argentine,
00:41:11il y en a un.
00:41:12Il y a le Burmala
00:41:13qui est en Finlande
00:41:14et il y a des variantes
00:41:15d'antavirus partout.
00:41:17La question,
00:41:18c'est,
00:41:18il y a le virus partout,
00:41:20il y a des services
00:41:21qui savent gérer
00:41:22les problèmes
00:41:24broncopulmonaires,
00:41:24qui savent gérer,
00:41:26s'il faut ou non,
00:41:26faire une transfusion
00:41:29des plaquettes.
00:41:30C'est ce qui est en train
00:41:30de se passer
00:41:31avec cette femme à Misha
00:41:31qui a 65 ans
00:41:32et qui est dans un état
00:41:33très grave.
00:41:33Si vous me permettez,
00:41:35docteur ou professeur,
00:41:37je réagis très différemment
00:41:40de vous.
00:41:41Quand j'ai vu
00:41:42le comportement
00:41:43de la ministre,
00:41:43de tous les experts,
00:41:45j'ai applaudi.
00:41:45J'ai apprécié
00:41:46ce comportement
00:41:48de transparence,
00:41:49de vérité.
00:41:50Vraiment.
00:41:50Et je l'ai dit d'ailleurs,
00:41:51j'étais chez Laurencière,
00:41:52je l'ai dit.
00:41:53Bon, je vais devoir
00:41:54peut-être faire
00:41:54amende d'honorable,
00:41:55mais il y a quelque chose
00:41:56qui m'intrigue.
00:41:57Mais vraiment,
00:41:58à partir du moment
00:41:59où vous vous dites,
00:42:00vous êtes l'expert,
00:42:01nous on n'a pas
00:42:02cette expertise,
00:42:03le virus existe ici.
00:42:05A partir du moment...
00:42:06Pas le même.
00:42:07Peut-être.
00:42:07Une variante.
00:42:08Une variante.
00:42:09Vous pensez déjà
00:42:09que c'est une variante.
00:42:10Est-ce que vous l'appelez
00:42:10l'antavirus ou pas ?
00:42:11Oui, c'est une...
00:42:12Alors l'antavirus existe ici.
00:42:15Pourquoi ?
00:42:16Dans cette exigence
00:42:17de transparence,
00:42:17de vérité que moi,
00:42:18j'ai salué.
00:42:19Mais peut-être
00:42:20que je me suis planté.
00:42:21Pourquoi vos collègues
00:42:22ne l'ont-ils pas dit ?
00:42:24Et pourquoi ils n'ont pas lu
00:42:25la page d'un institut pasteur
00:42:26sur les antivirus
00:42:27dans lesquels on explique
00:42:28région par région
00:42:29combien des rats
00:42:30étaient infectés
00:42:31et sur quelle espèce ?
00:42:33Vous comprenez ?
00:42:33C'est pour ça que c'est la paresse.
00:42:35Pour ne pas nous affoler davantage,
00:42:37pour ne pas nous affoler davantage,
00:42:38professeur,
00:42:39pour ne pas nous affoler davantage,
00:42:40ils ne l'ont peut-être pas dit,
00:42:41sur consignes politiques.
00:42:43Là, il y a un mystère.
00:42:44Non, non, non.
00:42:45Il n'y a pas de consignes politiques.
00:42:47Non.
00:42:47C'est très facile
00:42:48de copier
00:42:50un câble
00:42:51ou un message
00:42:51d'un autre
00:42:52et chacun
00:42:53se sert
00:42:53d'un autre référent.
00:42:54Et être expert,
00:42:55aujourd'hui,
00:42:56vous avez un lien espagnol
00:42:57toujours,
00:42:57comment on nomme un expert ?
00:42:58On le nomme avec le doigt.
00:43:00Toi oui,
00:43:01toi non.
00:43:02C'est tout.
00:43:02Les experts
00:43:03sont auto-gérés
00:43:05et auto-répliqués.
00:43:08Donc voilà,
00:43:09quelle est la garantie
00:43:10de qu'eux,
00:43:11ils ont fait leur boulot ?
00:43:12Je ne peux pas croire
00:43:13un seul instant.
00:43:14Les éléments d'information
00:43:15étaient un peu connus.
00:43:16La blessure mémorielle
00:43:17était connue.
00:43:18Comment on peut jouer
00:43:19avec les mots
00:43:19Covid et pandémie
00:43:21lorsqu'on est ministre de la Santé ?
00:43:22Non, je ne pouvais pas aimer
00:43:23cette conférence de panse.
00:43:23Bon, vous ne serez pas d'accord
00:43:24là-dessus,
00:43:25mais en tout cas,
00:43:25on remercie beaucoup
00:43:26le docteur Goldschweig.
00:43:29C'est une maladie infectieuse.
00:43:32Il faut faire attention.
00:43:33Si vous allez dans un silo
00:43:35ou dans une maison
00:43:36qui était fermée,
00:43:38vous mettez des masques
00:43:39et des gants
00:43:40et vous ouvrez
00:43:40toutes les fenêtres.
00:43:41Il faut que ça...
00:43:42Après, on nettoie...
00:43:43Il y a du bon sens.
00:43:44Et voilà.
00:43:44Et c'est très simple.
00:43:45Depuis qu'il y a ça,
00:43:46dans la région de Bariloche
00:43:48et de la Gopolo,
00:43:48il n'y a plus de cas.
00:43:49Donc voilà,
00:43:50c'est tellement simple
00:43:51et ça ne mérite même pas
00:43:52de perdre une minute là-dessus.
00:43:54Merci d'être resté
00:43:55plus d'une minute
00:43:55avec nous, docteur.
00:43:57Dans un instant,
00:43:57Trump en Chine.
00:43:58A tout de suite
00:43:59dans MediNews.
00:44:01Dans un instant,
00:44:02Trump in China.
00:44:04On verra exactement
00:44:05les tenants
00:44:06et les aboutissants
00:44:06sachant que
00:44:07Xi Jinping
00:44:08a déjà taclé
00:44:09le président américain
00:44:11en disant
00:44:12nous,
00:44:13c'est 5 000 ans d'histoire,
00:44:13vous,
00:44:14c'est 250.
00:44:14On voit ça après.
00:44:16Les informations
00:44:16de Sommet à la Viti.
00:44:18Vous en parliez
00:44:18à l'instant,
00:44:19Pierre,
00:44:19et vous allez y revenir
00:44:20dans ce MediNews
00:44:21durant le banquet d'État.
00:44:23En son honneur,
00:44:24Donald Trump a loué
00:44:24des discussions
00:44:26extrêmement positives
00:44:27et productives
00:44:28avec son homologue chinois,
00:44:29Xi Jinping,
00:44:29qui lui est revenu
00:44:31sur la relation saine
00:44:32et stable et durable
00:44:33entre Pékin et Washington
00:44:34tout en soulignant
00:44:35la longévité
00:44:36de la civilisation chinoise.
00:44:38Écoutez.
00:44:41Avec 1,4 milliard de personnes
00:44:43fortes de notre civilisation
00:44:44de 5 000 ans,
00:44:46nous sommes en train
00:44:46d'avancer sur le développement
00:44:48de notre économie.
00:44:522026 marque
00:44:52le 250e anniversaire
00:44:54de l'indépendance
00:44:55des États-Unis.
00:44:55Plus de 300 millions
00:44:57d'Américains travaillent fort
00:44:58pour le développement
00:44:58de leur pays.
00:44:59Nos deux peuples
00:45:00sont des peuples grands.
00:45:05La renaissance
00:45:06de la grande nation chinoise
00:45:07et de rendre
00:45:08à l'Amérique plus grande
00:45:09sont deux initiatives
00:45:10qui peuvent travailler ensemble.
00:45:14À quelques jours
00:45:16de l'expiration
00:45:16du CESELF négociateur
00:45:18Israéliens et Libanais
00:45:20se retrouvent
00:45:20à partir d'aujourd'hui
00:45:21à Washington
00:45:22pour une nouvelle session
00:45:23de Pour Parler.
00:45:24Une deuxième rencontre
00:45:25qui intervient au lendemain
00:45:26d'une série de frappes israéliennes
00:45:28menées sur une trentaine
00:45:28de lieux au Liban.
00:45:31Retour en France
00:45:32cette fois-ci
00:45:32avec la totalité
00:45:33des cas contacts
00:45:34qui ont été testés
00:45:35négatifs à l'antivirus
00:45:37annonce de la ministre
00:45:38de la Santé sur X.
00:45:40Toutefois,
00:45:40par mesure de précaution,
00:45:41ces 26 personnes
00:45:42resteront placées
00:45:43en isolement hospitalier,
00:45:45continueront à être suivies
00:45:46médicalement
00:45:47et à être testées
00:45:48trois fois par semaine.
00:45:49Stéphanie Riste
00:45:50qui précise
00:45:51que dorénavant
00:45:51les autorités sanitaires
00:45:53ne communiqueront plus
00:45:54sur ces résultats
00:45:55sauf en cas
00:45:56de test positif.
00:45:58Et puis on termine
00:45:59ce journal
00:45:59avec la fin de l'inquiétude
00:46:01en Gironde.
00:46:02Levé partiel
00:46:02du confinement
00:46:03pour raison sanitaire
00:46:04des 1700 passagers
00:46:05d'un paquebot de croisière
00:46:06arrivé hier matin
00:46:07au large de Bordeaux.
00:46:08Des analyses complémentaires
00:46:10ont confirmé
00:46:10qu'il s'agissait
00:46:11d'une simple épidémie
00:46:12de gastro-entérite.
00:46:13Précision de notre envoyé
00:46:14spécial sur place
00:46:16Valentin Rouillon.
00:46:18Pas d'inquiétude.
00:46:19Voilà ce qu'il faut retenir
00:46:20de ce bateau.
00:46:21L'ambition.
00:46:21Cela fait suite
00:46:22aux déclarations
00:46:23de la préfecture
00:46:24de Gironde
00:46:25et de l'agence régionale
00:46:26de santé
00:46:27ce mercredi soir
00:46:28aux alentours
00:46:2919h30.
00:46:29Le débarquement
00:46:30est possible
00:46:31pour les personnes
00:46:33asymptomatiques
00:46:33parce que 80 personnes
00:46:34qui restent confinées
00:46:35à l'intérieur
00:46:36de ce bateau
00:46:36ont été testées positives
00:46:38au norovirus.
00:46:40Donc un épisode
00:46:40de gastro-intestinal.
00:46:42Les autorités précisent
00:46:43qu'il n'y a aucun lien
00:46:44avec l'antavirus.
00:46:46Donc c'est la plupart
00:46:47des passagers
00:46:48qui peuvent débarquer
00:46:49depuis ce mercredi soir
00:46:51à partir
00:46:52aux alentours
00:46:53de 21h.
00:46:53On a pu
00:46:54avec Sacha Romain
00:46:55assister
00:46:56au débarquement
00:46:57des premiers passagers
00:46:58et derrière moi
00:46:59ces passagers
00:47:00qui profitent
00:47:01toujours
00:47:01de cette escale
00:47:02à Bordeaux
00:47:03avant que le bateau
00:47:04ne reparte
00:47:05pour sa dernière escale
00:47:06en direction
00:47:07de l'Espagne
00:47:08avant de revenir
00:47:08dans l'Ecosse
00:47:10du Nord.
00:47:11Voilà ce qu'on pouvait dire
00:47:12de l'actualité
00:47:13à 14h Pierre.
00:47:14Merci Somaïa
00:47:15à la bidie
00:47:16tout de suite
00:47:16l'économie.
00:47:19Votre programme
00:47:20avec Bien Ici
00:47:20On est bien ici
00:47:22Trouvez votre futur logement
00:47:23par vie de quartier
00:47:24et temps de trajet
00:47:25sur bienici.com
00:47:28Votre programme
00:47:29avec pierrinnovation.fr
00:47:35La chronique éco
00:47:36avec Bérénice
00:47:37de Ville-Fleur
00:47:37Bonjour Bérénice
00:47:38Le SMIC
00:47:39va augmenter
00:47:40au 1er juin
00:47:40près de 45 euros
00:47:41brut de plus
00:47:42par mois
00:47:43pour les salariés
00:47:43payés au minimum légal
00:47:44C'est une bonne nouvelle
00:47:45pour leur pouvoir d'achat
00:47:47mais c'est une moins bonne nouvelle
00:47:48pour les entreprises
00:47:50Oui Pierre
00:47:50c'est vrai que le SMIC
00:47:51c'est le seul salaire
00:47:52en France
00:47:52automatiquement
00:47:53indexé sur l'inflation
00:47:55Or hier
00:47:56on le sait
00:47:56l'INSEE a indiqué
00:47:57que l'inflation
00:47:59a atteint
00:47:592,2% en avril
00:48:00sur un an
00:48:01Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:48:02Ça veut dire que les prix
00:48:02ont augmenté
00:48:03de 2,2%
00:48:04en avril
00:48:05sur un an
00:48:06Donc
00:48:06conséquence mécanique
00:48:08le SMIC est revalorisé
00:48:10au 1er juin
00:48:11il va augmenter
00:48:12de 2,41%
00:48:14Alors
00:48:14ça veut pas dire grand chose
00:48:15concrètement
00:48:16qu'est-ce que ça veut dire
00:48:17en termes d'euros ?
00:48:18Ce qu'on aura dans la poche
00:48:19le SMIC horaire brut
00:48:20passera à 12,31 euros
00:48:22et le SMIC mensuel brut
00:48:24atteindra
00:48:241,867 euros
00:48:26et 2 centimes
00:48:27ça fait
00:48:281,477 euros
00:48:29net
00:48:30et 93 centimes
00:48:31soit une augmentation
00:48:32de 34,82 euros
00:48:34pour les concernés
00:48:35Alors attention
00:48:36c'est pas un coup de pouce politique
00:48:38c'est une hausse mécanique
00:48:39pour protéger
00:48:40les ménages
00:48:40les plus modestes
00:48:41de l'augmentation
00:48:42des prix
00:48:43Donc
00:48:43pour les salariés
00:48:45au SMIC
00:48:46c'est une bonne nouvelle
00:48:47mais pour les employeurs
00:48:48comme on l'a dit
00:48:49c'est plus compliqué
00:48:49Bah oui
00:48:50côté salarié
00:48:50c'est une bouffée d'air
00:48:52on respire un peu
00:48:52côté patron
00:48:53on transpire un peu
00:48:54Oui parce que
00:48:55pour une entreprise
00:48:56une hausse du SMIC
00:48:57il faut bien s'imaginer
00:48:58c'est pas seulement
00:48:58une ligne de paye
00:49:00qui bouge
00:49:00ça augmente le coût du travail
00:49:02forcément
00:49:03surtout dans les secteurs
00:49:04concernés
00:49:05les secteurs où
00:49:06les salariés
00:49:08sont au minimum légal
00:49:09la restauration
00:49:09le commerce
00:49:10nettoyage
00:49:10aide à domicile
00:49:11sécurité
00:49:12et il y a un autre sujet
00:49:13très sensible
00:49:14aujourd'hui
00:49:15quand une entreprise
00:49:16embauche quelqu'un au SMIC
00:49:17il faut savoir
00:49:18que l'Etat
00:49:19lui fait un cadeau
00:49:19entre guillemets
00:49:20il allège fortement
00:49:21les cotisations
00:49:23sociales
00:49:23qu'est-ce que c'est ?
00:49:24c'est ce qu'on appelle
00:49:25les allègements de charges
00:49:26sur les bas salaires
00:49:28une mesure qui a été créée
00:49:29pour encourager
00:49:30justement l'emploi
00:49:31peu qualifié
00:49:32sauf que
00:49:33le gouvernement
00:49:34pour financer
00:49:35notamment le coût
00:49:36de la guerre en Iran
00:49:37regarde de très près
00:49:39ce dispositif
00:49:39et envisagerait
00:49:40de donner un sérieux
00:49:41coût de rabot
00:49:42dessus
00:49:43donc l'augmentation
00:49:44du SMIC
00:49:45d'un côté
00:49:45plus ce coût de rabot
00:49:47probable
00:49:48et bien on imagine
00:49:48que ça va coûter
00:49:49très cher
00:49:50pour les entreprises
00:49:51et puis il y a encore
00:49:52un autre angle mort
00:49:53qu'il faut soulever
00:49:54dans cette histoire
00:49:54Bérenice
00:49:55tous ceux qui gagnent
00:49:56un tout petit peu plus
00:49:57que le SMIC
00:49:58leur fiche de paye
00:50:00ne bouge pas d'un centime
00:50:01et bien oui Pierre
00:50:01j'ai même envie de dire
00:50:02c'est peut-être le sujet
00:50:03le plus sourcible
00:50:05de cette hausse
00:50:06imaginez
00:50:06vous travaillez en caisse
00:50:07vous gagnez 1900 euros
00:50:08par mois
00:50:09vous êtes là depuis 3 ans
00:50:11vous avez 3 ans d'ancienneté
00:50:12et bien au 1er juin
00:50:13le SMIC
00:50:14va vous rattraper quasiment
00:50:16puisqu'il va être
00:50:16à 1867 euros
00:50:17ça veut dire que
00:50:18quelqu'un qui arrive
00:50:19qui n'a pas d'expérience
00:50:20va quasiment gagner
00:50:21la même chose que vous
00:50:22vous rien ne bouge
00:50:24aucune augmentation
00:50:25automatique n'est prévue
00:50:26il faudra aller la négocier
00:50:27la demander
00:50:28cette augmentation
00:50:29il faudra peut-être
00:50:30attendre que votre branche
00:50:31professionnelle
00:50:32rouvre ses grilles salariales
00:50:33ça peut prendre des mois
00:50:35donc forcément
00:50:36c'est ce qu'on appelle
00:50:36l'écrasement
00:50:37des grilles salariales
00:50:38forcément ça peut créer
00:50:39un sentiment d'ajustice
00:50:41et ça se comprend
00:50:42donc oui
00:50:4345 euros brut
00:50:4434 euros net
00:50:45c'est bien
00:50:46pour les salariés
00:50:47concernés
00:50:48ceux qui touchent
00:50:49le SMIC
00:50:49mais c'est vrai
00:50:50que pour les autres
00:50:51derrière
00:50:52c'est une mécanique salariale
00:50:53on va dire
00:50:54qui grince
00:50:54voilà ce qu'on pouvait dire
00:50:56sur le SMIC
00:50:57qui augmente
00:50:57mais ça ne veut pas dire
00:50:58que les salaires
00:50:59augmentent
00:51:00par la même occasion
00:51:01merci beaucoup Bérénice
00:51:03C'était votre programme
00:51:05avec Bérénice
00:51:06On est bien ici
00:51:07Trouvez votre futur logement
00:51:08par vie de quartier
00:51:09et temps de trajet
00:51:10sur bienici.com
00:51:13C'était votre programme
00:51:14avec pierrinnovation.fr
00:51:20Sont autour de la table
00:51:22Paul Amart
00:51:23Jean-Christophe Gallien
00:51:24Maxime Leguay
00:51:25Nelly Dénac
00:51:26spécialiste politique
00:51:27et internationale
00:51:29Sabrina Birlin
00:51:29Bouillet nous a rejoint
00:51:30on va parler de faits de violence
00:51:32dans un instant
00:51:33avec vous
00:51:34mais d'abord
00:51:34cette visite
00:51:35de Donald Trump
00:51:36qui
00:51:36je l'ai dit tout à l'heure
00:51:38rappelle fortement
00:51:39le dégel des relations
00:51:40sino-américaines
00:51:42en 1972
00:51:42avec Nixon
00:51:43quand il arrivait
00:51:44avec Henry Kissinger
00:51:46qui avait été d'ailleurs
00:51:47l'instigateur
00:51:47de tout ce premier dégel
00:51:50avec Mao Zedong
00:51:51en tout cas
00:51:51Donald Trump
00:51:52et Xi Jinping
00:51:53vous l'avez vu
00:51:54sont arrivés
00:51:55avec
00:51:55cet accueil
00:51:56avec les enfants
00:51:57dans la diplomatie
00:52:00chinoise
00:52:00ça veut beaucoup dire
00:52:01s'il n'y a que les militaires
00:52:03c'est pas forcément bon signe
00:52:04s'il y a les militaires
00:52:05avec les enfants
00:52:06c'est plutôt bon signe
00:52:08voilà
00:52:08et donc vous avez pu
00:52:09entendre également
00:52:10tout à l'heure
00:52:11dans le journal
00:52:12de Somaïa Labidi
00:52:14ce petit tacle
00:52:16de
00:52:17Xi Jinping
00:52:19aux américains
00:52:19vous c'est
00:52:21250 ans d'histoire
00:52:22nous c'est 5000
00:52:22on est 1,4 millions
00:52:23et vous êtes 300 millions
00:52:25bon ça
00:52:25comme ça
00:52:25ça a le mérite
00:52:26d'être fait
00:52:26en tout cas
00:52:28Donald Trump
00:52:28lui
00:52:29a également
00:52:30pris la parole
00:52:31et il a insisté
00:52:32sur ce lien
00:52:33qu'ont les deux pays
00:52:35lien de plus de 200 ans
00:52:36a dit Donald Trump
00:52:38ces liens commerciaux
00:52:40et de respect
00:52:41qui datent
00:52:42d'il y a 250 ans
00:52:43on est de cette volonté
00:52:44de bâtir
00:52:45un avenir
00:52:47prospère
00:52:47pour nos deux pays
00:52:48nous avons des valeurs
00:52:49en commun
00:52:50le travail
00:52:50le courage
00:52:51la réussite
00:52:52nous aimons
00:52:53nos familles
00:52:54et nos pays
00:52:54ensemble
00:52:56nous avons
00:52:57cette possibilité
00:52:58de tirer parti
00:52:59de ces valeurs
00:53:00pour créer
00:53:01davantage
00:53:01de prospérité
00:53:02de coopération
00:53:03et de bien-être
00:53:05et de paix
00:53:05pour nos enfants
00:53:06nos enfants
00:53:07que nous chérissons
00:53:08cette région
00:53:10ce monde
00:53:11est un monde
00:53:12qui est si particulier
00:53:15puisque
00:53:15la Chine
00:53:16et les Etats-Unis
00:53:17sont présents
00:53:17après les banquets
00:53:19et les longs discours
00:53:20les discussions
00:53:21vont commencer
00:53:22la question de Taïwan
00:53:23va s'imposer
00:53:24évidemment
00:53:24comme principal
00:53:25point de tension
00:53:25entre la Chine
00:53:26et les Etats-Unis
00:53:27nous sommes en ligne
00:53:28avec
00:53:29Chan-Wi Zhang
00:53:30qui est journaliste
00:53:31à CGTN
00:53:33à Pékin
00:53:33bonjour
00:53:33merci d'être
00:53:34avec nous
00:53:35en duplex
00:53:36pourquoi la question
00:53:37de Taïwan
00:53:38est à ce point
00:53:39centrale
00:53:39dans les discussions
00:53:40entre Pékin
00:53:41et Washington
00:53:42parce que
00:53:43simplement
00:53:43c'est la ligne rouge
00:53:44dans les négociations
00:53:45entre la Chine
00:53:45et les Etats-Unis
00:53:46si un pays étranger
00:53:47armait un mouvement
00:53:48séparatiste
00:53:49dans l'un des Etats
00:53:50américains
00:53:51est-ce que les Etats-Unis
00:53:52seront d'accord
00:53:52est-ce que les Américains
00:53:54seront d'accord
00:53:54donc c'est la même question
00:53:55ici en Chine
00:53:56sur Taïwan
00:53:57je voudrais mettre
00:53:58les choses au clair
00:53:59parce que c'est un dossier
00:54:00qu'on entend vraiment
00:54:01beaucoup de confusion
00:54:02Taïwan ce n'est pas
00:54:03une question ouverte
00:54:04c'est une question
00:54:05qui a déjà été tranchée
00:54:06historiquement
00:54:07juridiquement
00:54:08diplomatiquement
00:54:08la Chine exerce
00:54:09une administration
00:54:10effective sur Taïwan
00:54:12depuis plus de 700 ans
00:54:13et la parenthèse
00:54:14coloniale et japonaise
00:54:15n'a duré que 50 ans
00:54:16donc entre 1895
00:54:18jusqu'à 1945
00:54:20donc aussi aujourd'hui
00:54:22avec les droits
00:54:22internationaux
00:54:23les trois documents
00:54:24sont absolument décisifs
00:54:25la déclaration au Caire
00:54:26la déclaration de Postam
00:54:28et puis l'acte
00:54:28de la capitulation japonaise
00:54:30tout cela revient
00:54:31pour donner
00:54:32cette idée
00:54:33au monde entier
00:54:34que Taïwan
00:54:34fait partie de la Chine
00:54:35et ce qui est nouveau
00:54:37ce n'est pas la position
00:54:38de la Chine
00:54:38parce que la Chine
00:54:39a toujours intérêt
00:54:40à cette position
00:54:42et ce qui est nouveau
00:54:43c'est la dérive
00:54:44séparatiste
00:54:45d'une minorité
00:54:45de Taïwan
00:54:46et aussi à la tentation
00:54:48de Washington
00:54:48de revenir
00:54:49sur ces engagements
00:54:50qu'ils ont déjà engagés
00:54:51il y a 50 ans
00:54:52est-ce que les Etats-Unis
00:54:53vont continuer
00:54:54à tenir leur parole
00:54:56la position de la Chine
00:54:57n'a pas changé
00:54:57et elle ne changera pas
00:54:59je pense que
00:54:59ça c'est la ligne rouge
00:55:01dans les négociations
00:55:03fondamentales
00:55:04entre la Chine
00:55:04et les Etats-Unis
00:55:05parce que rappelons
00:55:06qu'entre les deux pays
00:55:07il y a eu
00:55:08ce principe
00:55:09d'une seule Chine
00:55:09et les trois
00:55:10communiqués conjoints
00:55:11que les Etats-Unis
00:55:12ont déjà signés
00:55:13eux-mêmes
00:55:13et c'est la condition même
00:55:15d'existence
00:55:15de cette relation
00:55:16bilatérale
00:55:17entre la Chine
00:55:18et les Etats-Unis
00:55:19et donc
00:55:20il faut le dire
00:55:21très clairement
00:55:22en fait
00:55:22le problème
00:55:23c'est que
00:55:23si les Etats-Unis
00:55:24veulent s'ingérer
00:55:26auprès du Taïwan
00:55:27ce n'est pas une bonne chose
00:55:28même pour Donald Trump
00:55:29parce que
00:55:30c'est ni bon
00:55:31pour sa crédibilité
00:55:32à l'international
00:55:33ni bon
00:55:34pour la situation
00:55:34aujourd'hui
00:55:35à l'intérieur
00:55:36des Etats-Unis
00:55:36on se rappelle
00:55:37qu'il est aujourd'hui
00:55:38à six mois
00:55:39des élections
00:55:40de mi-mandat
00:55:40donc aujourd'hui
00:55:41je pense que c'est important
00:55:42pour les Etats-Unis
00:55:43de reconnaître le fait
00:55:44et revenir sur ce pied
00:55:46des qualités
00:55:46et sur ce pied de base
00:55:47des réalités
00:55:48pour lancer cette coopération
00:55:50avec la Chine
00:55:50Merci de nous rappeler
00:55:51la position chinoise
00:55:52Shan Wun Zhang
00:55:53journaliste à CGTN
00:55:55juste sur l'accueil
00:55:56qu'on a vu
00:55:57je le disais tout à l'heure
00:55:58notamment avec les enfants
00:55:59qu'est-ce que ça veut dire
00:56:00cet accueil
00:56:01est-ce que c'est une forme
00:56:02de réchauffement
00:56:03des relations ?
00:56:06Alors je pense que c'est
00:56:07une pratique
00:56:08que la Chine utilise
00:56:10déjà
00:56:11ça fait partie
00:56:12d'un protocole
00:56:12avec tous les pays
00:56:14avec différents dirigeants
00:56:15quand ils viennent
00:56:16c'est déjà devenu
00:56:17une pratique
00:56:18ou une habitude
00:56:18en Chine
00:56:19donc je ne pense pas
00:56:20que ça soit quelque chose
00:56:20d'étonnant
00:56:21c'est pour montrer
00:56:22qu'aujourd'hui
00:56:24la relation entre la Chine
00:56:25et les Etats-Unis
00:56:25ça ne consiste pas
00:56:26uniquement les adultes
00:56:27mais aussi les enfants
00:56:28parce que c'est eux
00:56:29les avenirs
00:56:30de la relation bilatérale
00:56:32entre la Chine
00:56:32et les Etats-Unis
00:56:33n'oublions pas
00:56:34que le président Xi
00:56:35dès 2023
00:56:35il a émis cette initiative
00:56:37d'inviter 50 000
00:56:39jeunes américains
00:56:41à venir en Chine
00:56:41donc je pense que
00:56:42l'idée c'est à peu près
00:56:43la même
00:56:43c'est de montrer
00:56:44au président Trump
00:56:46que ce sont des enfants chinois
00:56:48et votre venue
00:56:49va pouvoir marquer
00:56:51et va pouvoir influencer
00:56:52toute la coopération
00:56:53tout l'avenir des jeunes
00:56:55entre la Chine
00:56:55et les Etats-Unis
00:56:57Merci beaucoup
00:56:58d'avoir été avec nous
00:56:59Shandong
00:57:00je rappelle que vous êtes
00:57:01journaliste
00:57:02CGTN
00:57:03la télévision chinoise
00:57:05à Pékin
00:57:06alors justement
00:57:06revenons quand même
00:57:07quelques instants
00:57:08ici en plateau
00:57:10donc je le répète
00:57:11pour les téléspectateurs
00:57:12c'est la journaliste
00:57:14de la télévision chinoise
00:57:15pas la main
00:57:16officielle
00:57:17je peux supposer la question
00:57:18voilà
00:57:18donc c'est pour ça
00:57:19qu'elle est peut-être
00:57:20aussi catégorique
00:57:21sur la position de la Chine
00:57:22d'abord elle est très brillante
00:57:24propos fluides
00:57:25propos clairs
00:57:26mais je me suis demandé
00:57:26si c'était un propos
00:57:27de journaliste
00:57:28ou de porte-parole
00:57:29du régime chinois
00:57:30c'est la télévision chinoise
00:57:32c'est très intéressant
00:57:33le ton qu'elle a eu
00:57:34parce que ça montre
00:57:35elle nous a dit
00:57:36que c'était clair
00:57:37oui non mais justement
00:57:37un ton très rude
00:57:39qui montre que
00:57:40le contraste au fond
00:57:41entre l'accueil
00:57:42très chaleureux
00:57:44réservé à Trump
00:57:45les flanfons
00:57:45les drapeaux
00:57:46comme une pièce de théâtre
00:57:47côté scène
00:57:48ils sont de très bons comédiens
00:57:49et les coulisses
00:57:51où là
00:57:51il y a la vraie vie
00:57:52il y a la négo
00:57:53il y a le bras de fer
00:57:54parfois la menace
00:57:55et parfois le chantage
00:57:56et le ton de la journaliste
00:57:58ne m'a pas intrigué
00:58:00parce qu'au contraire
00:58:01il m'a vraiment donné
00:58:03le sentiment
00:58:03que la négo
00:58:04est très rude
00:58:05entre les deux dirigeants
00:58:07j'étais moi-même surpris
00:58:08que la Chine
00:58:09accueille Trump
00:58:10après la guerre
00:58:11déclarée à l'Iran
00:58:12la Chine alliée
00:58:13historique de l'Iran
00:58:14elle l'a fait
00:58:14donc c'est un premier geste
00:58:17elle a bien accueilli
00:58:18c'est un second geste
00:58:19mais en coulisses
00:58:20elle lui demande
00:58:21de céder sur Taïwan
00:58:22ce que Trump
00:58:23n'a pas l'intention
00:58:24de faire
00:58:24voilà le troc
00:58:25et voilà l'enjeu
00:58:26le troc
00:58:27en attendant
00:58:27dans le détroit d'Hormuz
00:58:29on apprend à l'instant
00:58:29que Téhéran laisse passer
00:58:30des navires chinois
00:58:31depuis mercredi
00:58:32c'est un média iranien
00:58:34qui le dit
00:58:34Nelly Dénac
00:58:35c'est ça qui est intéressant
00:58:37c'est la concomitance
00:58:38de tous ces événements
00:58:39au moment où on discute
00:58:40de déblocage
00:58:42et de potentiel abandon
00:58:43effectivement
00:58:44d'une aide
00:58:44en termes d'armement
00:58:45à Taïwan
00:58:46les Iraniens
00:58:47eux aussi
00:58:47veulent donner du gage
00:58:48à leur allié
00:58:49et en attendant
00:58:50on va rentrer maintenant
00:58:51dans le dur des discussions
00:58:52on va rentrer dans le dur
00:58:53des discussions
00:58:54avec je dirais
00:58:55puisqu'on s'attache
00:58:57au décorum
00:58:57et à l'ambiance
00:58:58et aux petits signes
00:58:59et aux gestes
00:59:00des uns et des autres
00:59:00un Donald Trump
00:59:01jusqu'ici
00:59:02je ne sais pas ce que vous en pensez
00:59:03plutôt sur la retenue
00:59:04moi je trouvais que
00:59:05il s'est complètement départi
00:59:07de son côté un peu fantasque
00:59:08bon il s'adapte aussi
00:59:10à l'austérité
00:59:11des lieux
00:59:12au côté un peu écrasant
00:59:13très communiste
00:59:15du protocole
00:59:16de ce banquet
00:59:17c'est vrai qu'il a eu droit
00:59:18à ce beau banquet
00:59:18au palais du peuple
00:59:19avec un accueil dévolu
00:59:20au plus grand
00:59:21même si
00:59:22vous l'avez noté
00:59:23la punchline du jour
00:59:23elle est signée
00:59:24chez Jinping
00:59:25qui lui rappelle
00:59:26qu'eux ils sont
00:59:26une grande défi
00:59:27de civilisation
00:59:28lorsque eux
00:59:29ont encore
00:59:30les américains
00:59:30sous-entendus
00:59:31à faire leur preuve
00:59:32et à tenir sur la durée
00:59:33c'est intéressant
00:59:34c'est pour ça que je voulais
00:59:34vous montrer cette image
00:59:35qui a eu lieu pas plus tard
00:59:36qu'hier
00:59:36de noter aussi
00:59:38en Angleterre
00:59:40le protocole immuable
00:59:42du discours du trône
00:59:43devant le parlement
00:59:45avec vous voyez
00:59:45Charles III
00:59:46qui a fait le trajet
00:59:47de Buckingham Palace
00:59:49à Westminster
00:59:50en calèche
00:59:51on rappelle
00:59:52les anglais
00:59:53eux ils peuvent se prévaloir
00:59:54d'une histoire
00:59:55millénaire
00:59:56mais aujourd'hui
00:59:57ils sont comme les autres
00:59:58européens
00:59:58c'est un peu la troisième
00:59:59roue du carrosse
01:00:00de l'économie mondiale
01:00:02de tout ce qui se joue
01:00:04à Pékin
01:00:04aujourd'hui
01:00:06bon
01:00:06on parle de la bilatérale
01:00:07allons-y
01:00:08ça va se préciser cette nuit
01:00:09sur les intentions
01:00:10des uns et des autres
01:00:11Taïwan évidemment
01:00:12on va bien revenir
01:00:13c'est l'enjeu
01:00:14les américains
01:00:15à ce stade
01:00:16sont les plus grands
01:00:16contributeurs
01:00:17en armement à Taïwan
01:00:18on vous a sorti
01:00:19le comparatif
01:00:20des différents
01:00:20mandats précédents
01:00:22y compris d'ailleurs
01:00:22celui de Trump 1
01:00:24pour que vous voyez
01:00:25un petit peu
01:00:25à quel niveau
01:00:26ils ont porté
01:00:27leur contribution
01:00:27alors sous Barack Obama
01:00:30c'était de l'ordre
01:00:31de 14 milliards de dollars
01:00:32puis Trump
01:00:33l'a même augmenté
01:00:34vous le voyez
01:00:35le montant à 18 milliards
01:00:36c'est redescendu
01:00:38de moitié
01:00:38sous Biden
01:00:39et puis voilà
01:00:4011 milliards
01:00:40sauf que
01:00:41il y a une petite subtilité
01:00:42dans tout ça
01:00:43il y a encore
01:00:4420 milliards
01:00:45en deux enveloppes différentes
01:00:47on vous a préparé
01:00:48là aussi
01:00:48un petit graphique
01:00:49qui ont été soumis
01:00:50par le Pentagone
01:00:52qui doivent encore
01:00:53être validés
01:00:54par Donald Trump
01:00:54et vous le voyez
01:00:55dans ce paquet
01:00:56dans ce package
01:00:57il y a 14 milliards
01:00:58qui porteraient
01:00:59sur un bouclier
01:01:00anti-missile
01:01:01c'est en attente
01:01:02de validation
01:01:02et 6 milliards
01:01:03eux
01:01:03qui porteraient
01:01:05sur les drones
01:01:06et la défense côtière
01:01:08c'est sur son bureau
01:01:09depuis le mois de mars
01:01:10la proposition
01:01:11et il attendait
01:01:13sans doute
01:01:14d'avoir son rendez-vous
01:01:15à Pékin
01:01:15pour savoir
01:01:15qu'en faire
01:01:16d'ailleurs ce matin
01:01:18le ministre
01:01:19des affaires
01:01:21pardon
01:01:21pas des affaires étrangères
01:01:22des finances américains
01:01:23a assuré
01:01:23que Donald Trump
01:01:25s'exprimerait
01:01:26davantage
01:01:26dans les tout prochains jours
01:01:28sur Taïwan
01:01:28et c'est intéressant
01:01:29de voir
01:01:30à quel point
01:01:32effectivement
01:01:32notre correspondante
01:01:35en tout cas
01:01:35la journaliste
01:01:36de CGTN
01:01:38à Pékin
01:01:39disait
01:01:40c'est de l'ingérence
01:01:41je note le mot
01:01:43ingérence
01:01:44alors que là
01:01:45on rentre vraiment
01:01:46dans des discussions
01:01:47on ne peut pas vraiment
01:01:48à ce stade
01:01:49je pense
01:01:49ce serait prématuré
01:01:50de parler d'ingérence
01:01:52il y a un point
01:01:53qui est au-delà
01:01:54de la punchline
01:01:55de Xi Jinping
01:01:57il y a le commentaire
01:01:58très rapide de Trump
01:01:59sur l'état des lieux
01:02:01du moment
01:02:01d'habitude
01:02:02il est très
01:02:03en fait
01:02:04pathique
01:02:05et là
01:02:06il a simplement
01:02:06qualifié de bonne
01:02:08la relation
01:02:09ce qui veut dire
01:02:09qu'en langage
01:02:10Trumpien
01:02:10ça veut dire
01:02:10que chez nous
01:02:11ça serait
01:02:12difficile
01:02:13difficile en langage
01:02:14sinon ça aurait été
01:02:14tremendous
01:02:15voilà
01:02:15là
01:02:16si vous regardez
01:02:17au-delà de tout le bruit
01:02:18qui a été fait
01:02:19si vous regardez
01:02:20l'essentiel côté américain
01:02:21difficile
01:02:22difficile
01:02:22il a été un avenir fabuleux
01:02:24oui oui
01:02:25la relation entre les deux
01:02:26bonnes
01:02:26c'était le moment
01:02:27il fallait regarder
01:02:28je pense que ça va être dur
01:02:29cette nuit
01:02:29vous avez essayé
01:02:30en ce moment
01:02:30alors dans un instant
01:02:31une page judiciaire
01:02:32dans Midi News
01:02:34deux actualités importantes
01:02:36d'abord une violente agression
01:02:37à Rennes sur un homme
01:02:38de 67 ans
01:02:39et ensuite
01:02:39le plaid des coupables
01:02:41abandonnés
01:02:41en partie
01:02:42c'était une idée
01:02:43de Gérald Darmanin
01:02:44on voit ça avec
01:02:45maître Jean-Yves Le Borne
01:02:46qui vient de nous rejoindre
01:02:47à tout de suite
01:02:48dans Midi News
01:02:52dans un instant
01:02:53en direction Rennes
01:02:54où un homme de 67 ans
01:02:55a été violemment poignardé
01:02:56car on voulait lui
01:02:58prendre son scooter
01:02:58mais d'abord
01:02:59les dernières informations
01:03:00de Samaïa Labidi
01:03:01et à la ligne de l'actualité
01:03:03Pierre
01:03:03durant le banquet d'Etat
01:03:04en l'honneur de Donald Trump
01:03:05Shijin
01:03:06qui n'a prôné
01:03:07une relation saine
01:03:08durable et stable
01:03:09avec les Etats-Unis
01:03:11nous sommes deux grands peuples
01:03:12nous avons 5000 ans d'histoire
01:03:14et 250
01:03:15de son côté
01:03:16le président américain
01:03:18a qualifié
01:03:18cette discussion
01:03:19avec son homologue chinois
01:03:20d'extrêmement positive
01:03:21et productive
01:03:22à la une également
01:03:24un navire a raisonné
01:03:25par des individus
01:03:26non identifiés
01:03:27au large des Émirats arabes
01:03:28unis près du détroit d'Hormuz
01:03:30un navire qui se dirige
01:03:32actuellement
01:03:32vers les eaux territorielles
01:03:34iraniennes
01:03:35annonce de l'agence
01:03:36de sécurité maritime britannique
01:03:38et puis retour en France
01:03:39avec cette attaque au couteau
01:03:40ce matin à Rennes
01:03:41un jeune homme de 18 ans
01:03:43blessé au flanc
01:03:43après avoir été racqueté
01:03:45par deux individus
01:03:46qui voulaient prendre son téléphone
01:03:48la victime
01:03:49qui est en urgence absolue
01:03:50a été transportée
01:03:51vers le CHU de Pontchaillou
01:03:53les auteurs eux
01:03:54sont toujours en suite
01:03:55Merci beaucoup Somaya Labidier
01:03:57les images que vous venez de voir
01:03:58c'est justement
01:03:58l'illustration
01:03:59de ces fêtes société
01:04:00dont on vous parle
01:04:03sur CNews
01:04:04ce mardi à Rennes
01:04:05vers 17h
01:04:06un sexagénaire
01:04:07circulant en scooter
01:04:08s'est fait poignarder
01:04:09à plusieurs reprises
01:04:10la victime est actuellement
01:04:11dans le coma
01:04:12Corentin Alonso
01:04:13vous êtes sur place
01:04:15à Rennes
01:04:15avec Malo Steiner
01:04:16Corentin
01:04:17la scène s'est déroulée
01:04:18sous les yeux
01:04:19de nombreux témoins
01:04:22Oui Pierre
01:04:24exactement
01:04:24selon les premiers éléments
01:04:26que nous avons
01:04:26à notre disposition
01:04:27le conducteur du scooter
01:04:28circulait sur cette rue
01:04:30derrière moi
01:04:31ici à Rennes
01:04:32lorsqu'il a été
01:04:32violemment arrêté
01:04:34par un individu
01:04:35un individu menaçant
01:04:37qui voulait lui dérober
01:04:38son véhicule
01:04:39l'homme de 67 ans
01:04:41décide de ne pas
01:04:42obtempérer
01:04:43il refuse
01:04:44il ne veut pas céder
01:04:46c'est alors
01:04:46que l'agresseur
01:04:47sort un couteau
01:04:48et le poignard
01:04:49a plusieurs reprises
01:04:50sur plusieurs parties
01:04:51du corps
01:04:52au thorax
01:04:52dans le dos
01:04:53ou à la cuisse
01:04:54la scène
01:04:55vous l'avez dit
01:04:55elle se déroule
01:04:56ici à Rennes
01:04:57sous les yeux
01:04:57de plusieurs témoins
01:04:58qui décident immédiatement
01:05:00d'intervenir
01:05:01leur réaction
01:05:02et leur courage
01:05:03permet de faire fuir
01:05:05le suspect
01:05:05avant l'arrivée
01:05:06des secours
01:05:08la victime
01:05:08elle grièvement blessée
01:05:10a été prise en charge
01:05:11en urgence
01:05:11et elle est actuellement
01:05:12toujours dans le coma
01:05:13à l'hôpital
01:05:14Merci beaucoup Corentin Alonso
01:05:16avec Malo Steiner
01:05:16sur place
01:05:17à Rennes
01:05:17Sabrina Birelin-Boué
01:05:18et qu'est-ce qu'on sait
01:05:19de l'agresseur justement ?
01:05:20Déjà cette information
01:05:21juste après avoir poignardé
01:05:23cet homme de 67 ans
01:05:24lorsqu'il prend la fuite
01:05:25l'individu est interpellé
01:05:27par la police
01:05:27il y a une palpation
01:05:28et là on retrouve sur lui
01:05:30plusieurs couteaux
01:05:31trois couteaux
01:05:32dont un
01:05:32qui avait une lame
01:05:34de 30 cm
01:05:34mais ce n'est pas tout
01:05:35il était aussi porteur
01:05:36d'un marteau
01:05:38d'un tournevis
01:05:39d'un poing américain
01:05:40et même
01:05:41d'une petite scie à métaux
01:05:42imaginez-vous
01:05:43il a donc été placé
01:05:44en garde à vue
01:05:45il va être sans doute
01:05:47déféré au tribunal
01:05:48dans la journée
01:05:49une enquête est ouverte
01:05:50pour tentative de meurtre
01:05:51précédée d'un autre crime
01:05:53c'est-à-dire une tentative
01:05:54de vol avec arme
01:05:55et alors à ce stade
01:05:56les enquêteurs
01:05:56ils sont encore en train
01:05:57de confirmer l'identité
01:05:58de cet agresseur
01:05:59mais les premiers éléments
01:06:01indiquent que c'est un homme
01:06:02de 24 ans
01:06:03sans domicile fixe
01:06:04il dit être né
01:06:05à Mayotte
01:06:06et pour le moment
01:06:07on ne trouve pas
01:06:08de traces de lui
01:06:09dans les fichiers
01:06:09d'antécédents judiciaires
01:06:11cette violence au quotidien
01:06:12on en parle sur ces news
01:06:13Jean-Yves Leborg
01:06:14avec tout votre recul
01:06:17et votre carrière d'avocat
01:06:19comment est-ce que vous voyez
01:06:21cette violence exacerbée
01:06:22au quotidien ?
01:06:23je pense qu'il y a
01:06:24maintenant
01:06:25et déjà depuis un certain temps
01:06:26une banalisation
01:06:28du recours
01:06:29à la violence extrême
01:06:30je dirais qu'il y avait
01:06:32un calcul
01:06:33jadis
01:06:34de la part de ceux
01:06:35qui étaient des délinquants
01:06:36voire des criminels
01:06:37entre le bénéfice
01:06:40de l'action illégale
01:06:41et la violence
01:06:42et la violence
01:06:44on l'évitait
01:06:45autant que faire se pouvait
01:06:47je vous entendais
01:06:49monsieur Hamard
01:06:49il y a peut-être
01:06:50une petite heure
01:06:51dire que
01:06:52les criminels
01:06:54de jadis
01:06:55n'avaient pas
01:06:56ce recours
01:06:57à la violence
01:06:57et là
01:06:58quand on voit
01:06:59je dirais
01:06:59la banalité
01:07:00du vol
01:07:01dont il s'agit
01:07:02il parlait des gangsters
01:07:03oui des gangsters
01:07:04mais là
01:07:04bon
01:07:05aujourd'hui
01:07:06il n'y a peut-être
01:07:07plus de milieu
01:07:08de gangsters
01:07:09il y a cette sorte
01:07:10de permanence
01:07:12et de présence
01:07:13de la délinquance
01:07:14et de l'esprit criminel
01:07:15dans toute une population
01:07:17et ce problème
01:07:18fait que
01:07:19pour banalement
01:07:21voler un scooter
01:07:22on va recourir
01:07:23à une violence
01:07:24extraordinaire
01:07:25pardon de voir
01:07:27un peu
01:07:27si vous voulez
01:07:28les choses
01:07:28d'une manière
01:07:29presque arithmétique
01:07:30en sous-pesant
01:07:32l'utilité
01:07:33si j'ose dire
01:07:34de la violence
01:07:35et le vol
01:07:36qui est envisagé
01:07:37mais il y a là
01:07:38une sorte
01:07:39de démesure
01:07:40comme si au fond
01:07:41le fait de poignarder
01:07:42un homme
01:07:42était quelque chose
01:07:44d'un peu banal
01:07:45et là
01:07:46voyez vous
01:07:46on n'est plus seulement
01:07:47dans le recours
01:07:49à la répression
01:07:50car punir
01:07:51quelqu'un
01:07:52ça a un sens
01:07:54quand il ressent
01:07:55lui-même
01:07:56qu'il a passé
01:07:57des bornes
01:07:57mais si les bornes
01:07:58il ne les connaît pas
01:07:59il faut trouver
01:08:00une autre manière
01:08:01et là on fait comment
01:08:02c'est toute la question
01:08:03il faut une réforme
01:08:05à la fois éducative
01:08:07il faut une réponse pénale
01:08:08et tout cela
01:08:11évidemment
01:08:11ne marchera pas
01:08:13sans volonté politique
01:08:14mais bien sûr
01:08:15et je pense
01:08:16qu'il ne faut pas
01:08:17que ceux
01:08:18qui sont soucieux
01:08:19de l'ordre
01:08:19à juste titre
01:08:20s'enferment
01:08:22dans l'idée
01:08:23que la répression
01:08:24est la seule réponse
01:08:25et bien sûr
01:08:27qu'il faut une contrainte
01:08:28il n'y a peut-être
01:08:30pas d'éducation
01:08:31sans contrainte
01:08:32c'est Freud
01:08:32qu'il disait
01:08:33c'est pas moi
01:08:35mais je pense
01:08:36que cette éducation
01:08:37consistant
01:08:38par exemple
01:08:38pour ce jeune homme
01:08:39qui poignarde
01:08:40cet homme de 60 ans
01:08:42et plus
01:08:42pour des raisons absurdes
01:08:44il faut faire entrer
01:08:46dans sa tête
01:08:46non seulement
01:08:47il faut qu'il soit puni
01:08:48je sais qu'il faut
01:08:49faire entrer
01:08:49mais si vous avez
01:08:50la méthode
01:08:50tant mieux
01:08:51je vais vous dire
01:08:54on est désarmé
01:08:55tous les sens du terme
01:08:56et notamment
01:08:57dans le sens psychologique
01:08:59c'est une nouvelle population
01:09:00qui se livre
01:09:02à cette violence
01:09:03qui a un rapport
01:09:04à la mort
01:09:04et à la vie
01:09:05très différent
01:09:06d'une autre
01:09:07voilà pourquoi
01:09:08on est désarmé
01:09:09moi je suis intrigué
01:09:10par l'attirail
01:09:11de ce
01:09:12de cet homme
01:09:13les trois couteaux
01:09:13dont parlait Sabana
01:09:14les trois couteaux
01:09:14alors je ne vais pas tenir
01:09:15un propos complotiste
01:09:16je suis aussi intrigué
01:09:17par la répétition
01:09:19de ces actes
01:09:20il y a comme quelque chose
01:09:21de
01:09:21c'est comme une submersion
01:09:22ces actes
01:09:23d'une violence inouïe
01:09:25qui se répètent
01:09:26chaque jour
01:09:26c'est comme un jeu vidéo
01:09:27en fait
01:09:28et d'ailleurs je me demande
01:09:29bien s'il n'y a pas
01:09:29une inspiration
01:09:30alors je suis très critiqué
01:09:31par certains de mes collègues
01:09:32quand je dis
01:09:32qui sont d'ailleurs
01:09:33certains des adeptes
01:09:34de jeux vidéo
01:09:35mais voilà
01:09:36je me demande bien
01:09:36si les Fast and Furious
01:09:38les je ne sais plus
01:09:39comment ça s'appelle
01:09:39les GTA
01:09:41les jeux où on tue
01:09:42tout le monde
01:09:43sans arrêt
01:09:44parce qu'on s'aperçoit
01:09:45que cette violence
01:09:46elle est surtout
01:09:47des faits
01:09:48des mineurs
01:09:48ou en tout cas
01:09:49de jeunes personnes
01:09:50d'ailleurs aujourd'hui
01:09:51ce matin encore
01:09:52il y a eu une attaque
01:09:53au couteau
01:09:53une agression au couteau
01:09:54à Rennes
01:09:55un jeune homme de 18 ans
01:09:57a grièvement blessé
01:09:58en deux jours
01:09:59deux attaques au couteau
01:10:00à Rennes
01:10:00alors restons dans le cadre judiciaire
01:10:02puisque le garde des Sceaux
01:10:02Gérald Darmanin
01:10:03a annoncé qu'il renonçait
01:10:04à ouvrir la procédure
01:10:05de plaid des coupables
01:10:06criminels au viol
01:10:07et à l'ensemble
01:10:08des crimes jugés
01:10:09aux assises
01:10:10au départ
01:10:11on se souvient
01:10:12que Gérald Darmanin
01:10:12avait lancé un dispositif
01:10:14j'allais dire
01:10:14très élargi
01:10:15on a entendu
01:10:16et vous l'avez entendu
01:10:17avec nous
01:10:18ici même dans Midi News
01:10:19l'appel au Molière
01:10:20de Muriel Robin
01:10:22l'actrice qui disait
01:10:23que pour les viols
01:10:25c'était nécessaire
01:10:26indispensable
01:10:26qu'il y ait un procès
01:10:28Mathieu De Vez
01:10:29nous a rejoint
01:10:30bonjour Mathieu
01:10:32en quoi consiste
01:10:33cette réforme
01:10:34justement
01:10:35du plaid des coupables
01:10:36alors c'est clairement
01:10:37la vitrine
01:10:38de son projet de loi
01:10:39à Gérald Darmanin
01:10:40pour lutter contre
01:10:40l'engorgement de la justice
01:10:42le plaid des coupables
01:10:43en matière criminelle
01:10:45alors le constat est simple
01:10:46aujourd'hui
01:10:46les délais sont trop longs
01:10:48avant un procès
01:10:49et il y a de plus en plus
01:10:50d'affaires criminelles
01:10:51sexuelles
01:10:52et aussi
01:10:52on en parle souvent
01:10:53sur ces news
01:10:53liées au narcotrafic
01:10:55alors
01:10:55il faut en moyenne
01:10:56chiffre à l'appui
01:10:576 ans
01:10:58pour obtenir une audience
01:10:59pour une affaire de viol
01:11:00et 8 ans
01:11:01pour un homicide
01:11:02alors Gérald Darmanin
01:11:03qu'est-ce qu'il dit
01:11:04lui il dénonce
01:11:05une situation
01:11:05totalement inacceptable
01:11:07il propose donc
01:11:07ce plaid des coupables
01:11:08ce qui existe déjà
01:11:10pour certains délits
01:11:11le principe
01:11:12suivez-moi
01:11:12jugez rapidement
01:11:13quelqu'un
01:11:14qui reconnaît
01:11:15sa culpabilité
01:11:16l'accusé
01:11:16reconnaît donc les faits
01:11:18et bien sûr
01:11:19leur qualification
01:11:19pénale
01:11:20la procédure permet
01:11:21d'éviter
01:11:23un procès
01:11:23classique
01:11:24c'est-à-dire
01:11:25audience cette fois-ci
01:11:26plus courte
01:11:27sur une demi-journée
01:11:28sans intervention
01:11:29de témoins
01:11:30ni d'experts
01:11:31notamment psychiatriques
01:11:32et sans jury populaire
01:11:33avec bien sûr
01:11:34c'est important
01:11:35consentement de la victime
01:11:36le texte prévoit
01:11:36dans ce cas
01:11:37que la peine maximale
01:11:39d'emprisonnement
01:11:40soit réduite
01:11:41au deux tiers
01:11:42de la peine
01:11:42encourue
01:11:43et à 30 ans
01:11:44lorsque la peine
01:11:45encourue
01:11:45et la réclusion
01:11:46criminelle
01:11:47a perpétuité
01:11:47objectif affiché
01:11:49par Gérald Darmanin
01:11:50divisé par deux
01:11:51le stock
01:11:52des affaires criminelles
01:11:53en trois ans
01:11:54aujourd'hui
01:11:54on a quand même
01:11:546000 dossiers
01:11:56criminels
01:11:57qui sont en attente
01:11:58mais le problème
01:11:59la réforme
01:12:00elle ne satisfait
01:12:01pas du tout
01:12:02les avocats
01:12:03ils dénoncent
01:12:03une justice
01:12:04expéditive
01:12:05beaucoup
01:12:06on l'a suivi
01:12:07on fait grève
01:12:07ces dernières semaines
01:12:08et ils craignent
01:12:09notamment
01:12:09c'est là où ça rejoint
01:12:11ce que disait
01:12:11Muriel Robin
01:12:12que des accusés
01:12:13acceptent de plaider coupable
01:12:14pour éviter des peines
01:12:15plus lourdes
01:12:16ils dénoncent aussi
01:12:16le risque de priver
01:12:17les victimes
01:12:18d'un moment
01:12:19qualifié d'essentiel
01:12:20de reconnaissance publique
01:12:22notamment pour les affaires
01:12:23de viol devant la justice
01:12:25alors le compromis
01:12:26de Gérald Darmanin
01:12:27c'est quoi
01:12:27il exclut les viols
01:12:29et tous les crimes
01:12:30passibles des assises
01:12:31de sa réforme
01:12:32du plaider coupable
01:12:33ça sera en juin
01:12:34à l'Assemblée
01:12:35Pierre
01:12:35on suivra ça
01:12:36et dans le périmètre
01:12:37il ne resterait plus
01:12:38que les coups mortels
01:12:39et les braquages
01:12:39crimes relevant aujourd'hui
01:12:41de la cour criminelle
01:12:42Gérald Darmanin
01:12:43a été interrogé ce matin
01:12:45par nos confrères
01:12:46d'RTL
01:12:47sur cette reculade
01:12:49il est assez rare
01:12:50Gérald Darmanin
01:12:51que les responsables politiques
01:12:52reconnaissent
01:12:52qu'ils se sont trompés
01:12:53est-ce que c'est ce que vous faites
01:12:54ce matin
01:12:54ce plaidé coupable
01:12:56c'était une erreur ?
01:12:57alors je ne crois pas
01:12:58parce que je pense que
01:12:59tous les pays autour de nous
01:13:00ont un plaidé coupable
01:13:01mais pourquoi est-ce que
01:13:02vous conculez alors
01:13:02si c'est une mesure ?
01:13:03nous avons deux raisons
01:13:04la première c'est que nous n'avons
01:13:05pas de majorité à l'Assemblée nationale
01:13:06pour l'instant
01:13:07pour cette mesure
01:13:07telle qu'elle est écrite
01:13:09mais moi je suis un réaliste
01:13:10et que mon principe
01:13:10c'est de faire du compromis politique
01:13:12dans un régime parlementaire
01:13:13même si ça a été validé
01:13:14par le Sénat
01:13:15et même si le Conseil d'Etat
01:13:16l'a soutenu
01:13:17deuxièmement
01:13:18parce que j'ai longuement
01:13:18discuté avec les avocats
01:13:19il y a beaucoup d'autres mesures
01:13:20sur mon texte de loi
01:13:21évidemment
01:13:21sur les nullités
01:13:23sur la création de 60 tribunaux
01:13:24supplémentaires
01:13:25sur la généalogie génétique
01:13:26sur les deux victimes
01:13:27et qu'avec les avocats
01:13:28nous avons discuté
01:13:29ces représentants
01:13:30pour dire que nous devions
01:13:31restreindre très fortement
01:13:32j'ai entendu beaucoup
01:13:33d'interpellations
01:13:34et beaucoup de remarques
01:13:35et dont certaines
01:13:36je pense qu'elles étaient
01:13:37à la fois extrêmement sincères
01:13:38et parfois justes
01:13:39le procès est forcément
01:13:41une catharsis
01:13:42et il est nécessaire
01:13:42pour l'immense majorité
01:13:43des victimes
01:13:44mais j'ai aussi rencontré
01:13:45des victimes
01:13:45sans doute minoritaires
01:13:46mais des victimes
01:13:47qui attendent
01:13:48parce que c'est ça le problème
01:13:49aujourd'hui
01:13:506 ans, 7 ans, 8 ans
01:13:51d'avoir l'audience
01:13:52pour leur viol
01:13:52leur accusé parfois
01:13:54est décédé
01:13:54donc il n'y a pas de procès
01:13:55alors c'est bien
01:13:56d'attendre un procès
01:13:57formidable et parfait
01:13:58mais si jamais
01:13:59il n'y en a pas
01:13:59parce que l'accusé décède
01:14:01parce qu'on met trop de temps
01:14:02la justice
01:14:03c'est ça son problème
01:14:03elle met beaucoup
01:14:04trop de temps
01:14:05c'est un problème
01:14:06deuxièmement
01:14:07il y a des victimes
01:14:07qui ne veulent pas du tout
01:14:08sans doute très minoritaires
01:14:09mais pas du tout de procès
01:14:10elle ne veut pas vivre
01:14:11le moment extrêmement difficile
01:14:12du procès
01:14:14Gérald Darmanin
01:14:15qui a été ce matin
01:14:17sur France Inter
01:14:18et qui accuse donc
01:14:19ou qui retient
01:14:20tout
01:14:21on ne peut pas plaire
01:14:21à tout le monde
01:14:22c'est-à-dire qu'on ne peut pas
01:14:23mettre tout le monde d'accord
01:14:25là-dessus
01:14:25Maxime Le Gueye
01:14:26évidemment
01:14:26il y a eu
01:14:27la levée de bouclier
01:14:28des avocats
01:14:29de certaines associations
01:14:30féministes
01:14:31mais il y a aussi
01:14:31une réalité
01:14:32beaucoup plus triviale
01:14:33arithmétique
01:14:34au sein de l'Assemblée nationale
01:14:36autant le texte
01:14:36était passé au Sénat
01:14:38autant les chances
01:14:39d'aboutir
01:14:40avec cette assemblée
01:14:42fragmentée
01:14:42semblait de plus en plus faible
01:14:43donc Gérald Darmanin
01:14:45recule
01:14:45la faute donc
01:14:46toujours on y revient
01:14:48à cette funeste décision
01:14:49de la dissolution
01:14:50il n'y aura aucun grand texte
01:14:52qui pourra passer
01:14:53avant 2027
01:14:55on est dans une paralysie totale
01:14:57vous savez Edgar Fort
01:14:58pour critiquer
01:14:58la paralysie
01:15:00de la 4ème République
01:15:01avait ce mot
01:15:01l'immobilisme est en marche
01:15:03rien ne pourra l'arrêter
01:15:04et bien
01:15:05nous y sommes
01:15:06nous y sommes en plein dedans
01:15:07et le grand paradoxe
01:15:08de tout cela Pierre
01:15:08c'est que
01:15:09le seul texte de loi
01:15:10qui va peut-être passer
01:15:12ce sera un texte
01:15:13qui clive énormément
01:15:14la société
01:15:15ce sera le texte
01:15:16dit sur la fin de vie
01:15:16et c'est peut-être ça
01:15:17tout le paradoxe
01:15:18de cette séquence
01:15:19où on ne peut pas avancer
01:15:20sur des sujets
01:15:21qui concernent directement
01:15:22les français
01:15:23et souvent de bon sens
01:15:24et on aura peut-être
01:15:25ce texte sur la fin de vie
01:15:26qui passera
01:15:26alors est-ce que vous
01:15:27Jean-Yves Lebrun
01:15:28vous êtes opposé
01:15:29au plaid des coupables
01:15:30alors écoutez moi
01:15:31j'ai une position
01:15:31un peu particulière
01:15:32qui n'est probablement
01:15:34pas majoritaire
01:15:35chez les avocats
01:15:36je suis favorable
01:15:37au principe
01:15:38je pense qu'à partir
01:15:40du moment
01:15:40où les faits
01:15:42sont reconnus
01:15:43dans les termes
01:15:44de la poursuite exercée
01:15:45il n'y a pas de raison
01:15:47de passer
01:15:48plusieurs jours
01:15:49sur l'examen
01:15:50d'une situation
01:15:51qui est matériellement
01:15:53factuellement
01:15:54acquise
01:15:55et l'attente
01:15:55jusqu'à ce que l'affaire
01:15:56soit examinée
01:15:57parce que c'est un grand problème
01:15:58comme l'a dit Mathieu Develle
01:15:58d'autant plus
01:15:59qu'au fil du temps
01:16:01ça fait quelques années
01:16:02que je suis avocat
01:16:04au fil du temps
01:16:05j'ai vu les affaires criminelles
01:16:07au niveau de l'audience
01:16:08s'étaler dans le temps
01:16:09c'est-à-dire
01:16:10ce qui dans ma jeunesse
01:16:11se jugeait en trois jours
01:16:13va se juger
01:16:14j'exagérerais peut-être
01:16:16un peu
01:16:16en disant en trois semaines
01:16:17mais presque
01:16:18de telle sorte
01:16:19qu'on ne voit pas
01:16:20au fond
01:16:21quel est l'intérêt
01:16:23de faire cette revue
01:16:25de détails
01:16:25quand celui
01:16:26qui est accusé
01:16:27dit
01:16:29oui c'est vrai
01:16:30c'est moi
01:16:31mais qu'est-ce que vous répondez
01:16:32à Muriel Robin
01:16:32qui était très ému
01:16:33lors de la soirée des Molières
01:16:34qui disait
01:16:35mais pour une femme
01:16:36qui s'est fait violer
01:16:37il y a besoin
01:16:37d'une confrontation
01:16:38lors d'un procès
01:16:39avec des juges
01:16:40mais j'entends ce propos
01:16:42et d'ailleurs
01:16:42j'entendais dans le propos
01:16:43du garde des Sceaux
01:16:45qu'il en tenait compte aussi
01:16:46il a parlé du mot
01:16:47de catharsis
01:16:48il a exprimé le fait
01:16:50que le procès
01:16:51était une manière
01:16:52d'évacuer
01:16:54autant que faire se pouvait
01:16:56la douleur pour la victime
01:16:57mais ce procès
01:16:59il peut
01:17:00et il doit avoir lieu
01:17:01mais dans des formules
01:17:03et dans des dimensions
01:17:04temporelles
01:17:05réduites
01:17:06je ne suis pas favorable
01:17:08à ce que la partie civile
01:17:09devienne une partie pénale
01:17:11et le fait
01:17:12qu'on lui demande
01:17:12son autorisation
01:17:13pour recourir
01:17:15à un circuit court
01:17:17me paraît
01:17:17une absurdité
01:17:18je vais vous dire
01:17:18pourquoi
01:17:19parce qu'on a évoqué
01:17:20c'est vous qui le disiez
01:17:21en rendant compte
01:17:22de ce qu'était le projet
01:17:23qu'il y aurait
01:17:24une sorte de
01:17:25de minimisation
01:17:27de la peine
01:17:28encourue
01:17:28c'est à dire
01:17:29un intérêt
01:17:31arithmétique
01:17:32en termes de peine
01:17:33pour celui
01:17:33qui est poursuivi
01:17:34avec des faux aveux
01:17:35potentiellement
01:17:36ça c'est une autre
01:17:37c'est ce que dénoncent
01:17:37les avocats
01:17:38oui enfin ça
01:17:39je vais vous dire
01:17:39bon ça peut peut-être
01:17:41arriver aux Etats-Unis
01:17:42où on vous dit
01:17:43tu étais d'accord
01:17:44il y a de la négociation
01:17:45sinon tu auras deux siècles
01:17:47mais enfin bon
01:17:48regardez trois les séries
01:17:49Mathieu
01:17:50on est quand même
01:17:51nous dans une tradition
01:17:52voyez vous ce que je crois
01:17:53c'est qu'il faut
01:17:54qu'il y ait un procès
01:17:55qu'il faut que la victime
01:17:57ait la parole
01:17:58mais tout cela
01:17:59dans des circonstances
01:18:00plus réduites
01:18:01ne pas prendre
01:18:03une semaine
01:18:04ou deux
01:18:04pour que des faits
01:18:06acquis
01:18:06reconnus
01:18:07soient jugés
01:18:08au fond
01:18:09il y a les affaires
01:18:11extraordinairement
01:18:12difficiles
01:18:12où on se dit
01:18:14quand on est juge
01:18:15ou juré
01:18:16mais est-ce que c'est lui
01:18:17et puis il y a
01:18:18les autres affaires
01:18:19où la seule question
01:18:20c'est bon c'est lui
01:18:21il l'a fait
01:18:22dans quelles circonstances
01:18:23quelle peine
01:18:24et là
01:18:24il faut aboutir
01:18:26à quelque chose
01:18:26de réduit
01:18:27donc pour moi
01:18:28et Gérald Damanin
01:18:30a raison de dire
01:18:31que finalement
01:18:32les esprits
01:18:33ne sont pas mûrs
01:18:34encore
01:18:35pour cette formule
01:18:36quasi négociée
01:18:38qui est au fond
01:18:39une formule judiciaire
01:18:40anglo-saxonne
01:18:42pas dans la tradition
01:18:43française
01:18:43mais quand on a
01:18:45l'expérience
01:18:46et je l'ai
01:18:47comme beaucoup
01:18:47de mes confrères
01:18:48de cette justice
01:18:50négociée
01:18:51pour les délits
01:18:52correctionnels
01:18:53qui existent déjà
01:18:54depuis un certain temps
01:18:55on se dit que
01:18:57malgré l'absence
01:18:58de catharsis
01:18:59qui est peut-être
01:19:00moins nécessaire
01:19:01quand on est
01:19:02dans un niveau
01:19:03de gravité inférieure
01:19:04il y a là
01:19:05une entente
01:19:07entre un procureur
01:19:08raisonnable
01:19:09et une défense
01:19:10qu'il est aussi
01:19:11qui fait fonctionner
01:19:12la justice
01:19:12il ne s'agit pas
01:19:13d'expédier
01:19:14parce que dans le projet
01:19:15d'Armanin
01:19:16il l'a dit aussi
01:19:17il y a autre chose
01:19:18il y a les nullités
01:19:19de procédure
01:19:20qu'il faut évoquer
01:19:21dans un temps
01:19:22extrêmement limité
01:19:23alors ça
01:19:24ça c'est aussi
01:19:25quelque chose
01:19:26de compliqué
01:19:26et puis il veut créer
01:19:26aussi de nombreux
01:19:27secours criminels
01:19:28et c'est pour ça
01:19:28que pour lui
01:19:29ce projet
01:19:29il veut aller
01:19:30au bout de ce projet
01:19:31il veut que ça passe
01:19:32fin juin
01:19:33à l'Assemblée Nationale
01:19:33justement parce que
01:19:34d'autres articles
01:19:35alors là voyez-vous
01:19:36moi je suis tout à fait
01:19:37opposé
01:19:38parce que la nullité
01:19:39d'une procédure
01:19:40c'est une atteinte
01:19:41aux libertés individuelles
01:19:43et vous dire
01:19:44oui il y avait
01:19:45une nullité
01:19:45dans la procédure
01:19:46mais c'est trop tard
01:19:47tu avais 10 jours
01:19:49le temps à 4 mois
01:19:50il y a là quelque chose
01:19:51qui est difficile
01:19:52il y a l'injustice
01:19:53dans l'injustice
01:19:53dans ces cas-là
01:19:54à cause d'un simple délai
01:19:55voilà
01:19:56alors surtout
01:19:57qu'une procédure
01:19:59soit nulle
01:20:00que quelqu'un soit condamné
01:20:01sur la base
01:20:02d'une procédure nulle
01:20:03parce qu'il n'a pas pu
01:20:04pour des raisons diverses
01:20:05qu'on pourrait analyser
01:20:06la soulever
01:20:07cette nullité
01:20:08à temps
01:20:09alors quand c'est 6 mois
01:20:11ça existe déjà
01:20:12je rentre pas
01:20:13il aimerait le réduire
01:20:14à 4 mois
01:20:15bon ben voilà
01:20:154 mois
01:20:16demain 8 jours
01:20:17enfin il y a un moment
01:20:18où il faut s'arrêter
01:20:20dans l'enfermement
01:20:23dans le calendrier
01:20:24qui fait qu'il n'y a plus
01:20:25de nullité
01:20:25elles existent en théorie
01:20:27mais on n'a pas le temps
01:20:28de les soulever
01:20:28ça vous donne aussi
01:20:29l'idée à quel point
01:20:30je veux dire
01:20:31tout ce matériau politique
01:20:33est faible
01:20:34c'est-à-dire
01:20:35vous disiez
01:20:36on a l'impression
01:20:36d'être au souk
01:20:37c'est vraiment
01:20:38un jour c'est 2 semaines
01:20:39puis finalement
01:20:40ça va être 4 mois
01:20:40puis après on ne sait pas
01:20:41puis on s'arrange
01:20:42c'est pas
01:20:43oui mais quoi
01:20:44Darmanin
01:20:45ce qui est intéressant
01:20:45c'est l'idée de vaincre
01:20:47le scandale de la lenteur
01:20:50par définition
01:20:51on est forcément
01:20:52sur une place de marché
01:20:53parce que
01:20:54Jean-Yves Leborn lui-même
01:20:55le disait tout à l'heure
01:20:56Maître Leborn le disait
01:20:56je suis d'accord pour ça
01:20:58mais pas pour ça
01:20:58non mais si si
01:20:59parce que la politique
01:21:00c'est aussi ça
01:21:01et avancer collectivement
01:21:02c'est aussi ça
01:21:02mais ça peut l'être
01:21:03dans les couloirs
01:21:03mais pas au grand jour
01:21:04l'Assemblée nationale
01:21:05et le Sénat
01:21:06c'est aussi un endroit
01:21:07c'est une place de marché politique
01:21:08où on doit discuter
01:21:09là il admet une défaite
01:21:10il admet une défaite
01:21:12réelle
01:21:12c'est-à-dire celle de son projet
01:21:14mais par contre
01:21:14il ne veut pas lâcher
01:21:15et donc lui-même
01:21:16est dans cette négociation
01:21:17qu'il va faire
01:21:18puisqu'il a lâché
01:21:18il a abandonné une partie
01:21:19et il va continuer
01:21:20à avancer sur le reste
01:21:21alors je voudrais
01:21:22qu'on termine
01:21:23cette émission
01:21:24par le festival de Cannes
01:21:25je ne vais pas vous montrer
01:21:26des smoking
01:21:26et des robes longues
01:21:27et des paillettes
01:21:27je vais vous montrer
01:21:28la parole d'un homme
01:21:30d'un cinéaste
01:21:30il s'agit de Pierre Salvadori
01:21:32qui a réalisé
01:21:33de nombreux films
01:21:34vous savez qu'il y a
01:21:35une grande polémique
01:21:36en ce moment
01:21:37sur le financement
01:21:38et notamment le financement
01:21:39par le groupe Canal Plus
01:21:40et bien Pierre Salvadori
01:21:41a décidé
01:21:43de défendre
01:21:44le groupe Canal
01:21:45on l'écoute
01:21:46moi je
01:21:48c'est pas comme ça
01:21:49que j'aborde finalement
01:21:50la politique
01:21:51et que je vois
01:21:53ça me paraît pas être
01:21:54bon je respecte
01:21:55tout à fait ce qui s'est fait
01:21:56je comprends tout à fait
01:21:57cette émotion
01:21:58et cette inquiétude
01:21:58nous
01:22:00au fond
01:22:01l'idée
01:22:02si vous voulez
01:22:03la façon dont on fonctionne
01:22:05avec Canal Plus
01:22:05depuis très longtemps
01:22:07c'est assez simple
01:22:08Canal Plus
01:22:09a une obligation
01:22:10d'investir dans le cinéma
01:22:12cette obligation
01:22:13et ses obligations
01:22:14elles sont encadrées
01:22:15c'est à dire que
01:22:16il y a des clauses
01:22:17de diversité
01:22:18il y a des clauses
01:22:18de volume
01:22:19et il y a
01:22:20comment dire
01:22:21une garantie
01:22:22d'indépendance
01:22:23les gens qui nous garantissent
01:22:24cette liberté
01:22:25cette indépendance
01:22:26et ce volume
01:22:28de films
01:22:30ce sont
01:22:31Laurent Acide
01:22:33et Maxime Saada
01:22:34avec qui
01:22:35on a des rapports
01:22:37forts
01:22:38alors Saada
01:22:39je le connais pas
01:22:39Maxime Saada
01:22:40mais c'est un des garants
01:22:42de ça
01:22:42et Laurent Acide
01:22:44qui est proche
01:22:44des cinéastes
01:22:46depuis des années
01:22:47tant que je me sente
01:22:49pas trahi
01:22:49à cet endroit là
01:22:50et tant qu'il respecte ça
01:22:53je suis à l'aise
01:22:55le jour
01:22:55où on me demande
01:22:56de faire
01:22:58un autre film
01:22:59de faire
01:22:59une biographie
01:23:00de
01:23:02je ne sais qui
01:23:03bon bref
01:23:03vous voyez ce que je veux dire
01:23:05j'irai me faire voir ailleurs
01:23:06et je ne ferai plus des films
01:23:08si on ne me les laisse pas faire
01:23:09avec liberté
01:23:11en attendant
01:23:11il n'y a pas d'injonction
01:23:12donc Pierre Salvadori
01:23:13est libre
01:23:14et il défend le groupe
01:23:15voilà
01:23:15qui le finance
01:23:16merci
01:23:17merci pour financer
01:23:18merci du financement
01:23:20je trouve incroyable
01:23:21qu'on trouve ce propos courageux
01:23:22c'est dire à quel point
01:23:23le monde de la culture
01:23:24est devenu étriqué
01:23:25j'ai animé une émission culturelle
01:23:27pendant des années
01:23:2710 ans
01:23:28sur Paris 1ère
01:23:29avec un monde de la culture
01:23:30qui était à l'époque
01:23:31magnifique
01:23:32avec une très grande diversité
01:23:33et qui nous donnait
01:23:34ce qu'on attend
01:23:35d'un monde de la culture
01:23:36de l'émotion
01:23:37de la surprise
01:23:38qui n'était pas politisé
01:23:40il s'est politisé
01:23:41d'une façon incroyable
01:23:43d'une façon sectaire
01:23:44et en se politisant
01:23:45il s'est étriqué
01:23:47et parfois
01:23:48je le surprend
01:23:49en flagrant délit
01:23:50le procès stalinien
01:23:51à l'égard de X ou Y
01:23:53c'est insupportable
01:23:54merci beaucoup Paul Amart
01:23:55merci Jean-Christophe Gallien
01:23:56Maxime Leguay
01:23:57merci Jean-Yves Leborn
01:23:58merci à toutes les équipes
01:23:59de Midi News
01:24:00à Afid
01:24:00à l'édition
01:24:01France Goldfarb
01:24:02à l'édition également
01:24:03merci Anaïs Bernamonti
01:24:04merci à Magda Dervich
01:24:06pour la programmation
01:24:07Laurent à la réalisation
01:24:08Christophe également
01:24:09à la réalisation
01:24:10et Juliette à la vision
01:24:11très bonne journée
01:24:12sur CEDEWS
01:24:13dans un instant
01:24:13Julien Pasquet
01:24:14pour 120 minutes infos
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