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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans ce Midi News et cette nouvelle édition de Midi News sera bien sûr largement
00:00:05consacrée à nouvelle fois au antivirus
00:00:08même si 55% d'entre vous n'êtes pas inquiets, c'est le résultat d'un sondage CSA pour
00:00:14CNews Europe 1 et le JDD.
00:00:16Puis nous parlerons aussi de ces 1700 personnes confinées dans un paquebot à Bordeaux.
00:00:23Alors est-ce qu'il est à Quai ou est-ce qu'il était le large de Bordeaux ?
00:00:27Il est arrivé effectivement dans la nuit de mardi à mercredi à Bordeaux en provenance de Brest après le décès
00:00:32d'un passager de 90 ans.
00:00:35Ces passagers qui sont confinés pour des suspicions de gastro-entérite.
00:00:40Nous parlerons aussi de politique car la passe d'armes interposée entre Kylian Mbappé et Jordan Bardella n'a rien
00:00:47d'anodin.
00:00:47Nous sommes à moins d'un an de la présidentielle et la machine à broyer est en marche.
00:00:51Les cabinets de lobbying, d'influence si vous préférez, marchent à plein régime.
00:00:55La communication doit être visible et efficace.
00:00:58Et même si Clémenceau disait qu'il valait mieux une victoire sans un grand stratège qu'un triomphe de stratégie
00:01:02dans la défaite,
00:01:03il n'en demeure pas moins qu'un porte-voix comme Kylian Mbappé, personne ne crache dessus.
00:01:08Jusqu'à présent, l'international de foot s'était limité à dire qu'il luttait contre les extrêmes.
00:01:12Maintenant, il dit que son devoir, c'est de contrer l'extrême droite, le RN en particulier.
00:01:17Jordan Bardella lui a répondu dans un langage footballistique et a fait remarquer que depuis qu'il n'était plus
00:01:22au PSG,
00:01:23le club parisien était en passe de gagner sa deuxième ligue des champions.
00:01:26Un partout, la balle au centre.
00:01:27Sauf que ce n'est pas qu'une discussion de comptoir.
00:01:31Pas plus que quand Kylian Mbappé avait parlé de Naël Merzouk comme d'un petit ange qui était parti trop
00:01:36vite.
00:01:37La parole d'un grand joueur est politique.
00:01:39En France, contrairement aux Etats-Unis, comme l'expliquait très justement Thomas Bonnet dans la matinale de CNews,
00:01:45les sportifs ne s'invitent pas tous les jours dans l'actualité en France.
00:01:48Alors, qui est le suivant ? Il sera intéressant de voir dans les sondages si les courbes fléchissent.
00:01:54En tout cas, nous allons en parler dans ce Midi News, tout comme des autres sujets et donc principalement du
00:01:58antavirus.
00:01:59Juste après les dernières informations de Sommaya, l'avait dit bonjour Sommaya.
00:02:03Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:02:04Comme prévu par le durcissement du protocole sanitaire de l'antavirus,
00:02:08l'ensemble des 22 Français cas contacts sont actuellement hospitalisés.
00:02:12C'est ce qu'indique le ministère de la Santé qui précise que 8 d'entre eux sont dans des
00:02:16hôpitaux parisiens
00:02:17et les 14 autres dans d'autres villes.
00:02:20A la une également un collégien violemment agressé et volontairement écrasé par un scooter à Mulhouse.
00:02:25Agression qui s'est produite hier après-midi à la sortie du collège Jean Massé.
00:02:29La victime a été passée à tabac par plusieurs individus dans un garage.
00:02:33Un suspect présumé scolarisé dans le même établissement a été interpellé.
00:02:38Et puis un agent du musée du Louvre présenté à un juge dans le cadre de l'enquête sur l
00:02:42'escroquerie à la billetterie.
00:02:446 agents ont été placés en garde à vue hier.
00:02:469 autres personnes ont déjà été mises en examen en février à propos de cette fraude estimée à plus de
00:02:5210 millions d'euros.
00:02:53Un dispositif qui aurait permis l'entrée illégale de milliers de visiteurs pendant près de 10 ans.
00:02:58Merci Sommaya tout à l'heure pour d'autres informations sont à table avec moi.
00:03:03François de Régis, bonjour.
00:03:04Bonjour.
00:03:05Et merci d'être avec nous ancien ministre, ancien président de l'Assemblée nationale.
00:03:08Elodie Huchard.
00:03:08Bonjour.
00:03:09Du service politique de CNews.
00:03:11Alexandre Devecchio.
00:03:11Bonjour.
00:03:12Du Figaro, merci d'être avec nous.
00:03:13Et Yasmina Catou.
00:03:14Bonjour Yasmina.
00:03:15Bonjour.
00:03:15Vous êtes spécialiste santé d'Europe 1 pour évoquer justement ce antavirus dont on va parler justement tout de suite
00:03:21avec ces 27 personnes liées à l'antavirus qui sont actuellement prises en charge en France.
00:03:26Une passagère du navire testée positive est hospitalisée en réanimation.
00:03:31Elle est dans un état grave.
00:03:32On dit les services de santé hier.
00:03:35Quatre autres passagers du bateau testés négatifs y sont placés également en quarantaine.
00:03:39Partons tout de suite justement à l'hôpital Bichat rejoindre Augustin Donadieu et Enzo Cordier.
00:03:45Augustin, quelle est la situation sur place en cette mi-journée ?
00:03:52Ce que je peux vous dire effectivement Pierre, c'est que cette personne est toujours en réanimation, atteinte d'une
00:03:57forme sévère de l'antavirus.
00:03:59Elle a développé une forme cardiopulmonaire sévère et elle respire grâce à un poumon artificiel.
00:04:04Ce que je peux vous dire, c'est que 27 Français sont touchés de plus ou moins loin par cet
00:04:11antavirus.
00:04:12Vous l'avez dit, il y a ces cinq passagers du navire qui sont juste derrière moi à l'hôpital
00:04:16Bichat.
00:04:17Alors la personne en réanimation, je viens de vous le dire, mais également quatre autres passagers qui sont négatifs, qui
00:04:23n'ont pas de symptômes,
00:04:24mais qui sont testés régulièrement dans la journée pour s'assurer que tout aille bien.
00:04:29Ils sont en quarantaine renforcés dans des chambres individuelles isolées.
00:04:33Il y a également 22 autres cas contacts partout sur le territoire.
00:04:37On va commencer par les huit premiers.
00:04:39C'est ceux qui étaient, vous le savez, dans l'avion qui reliait Sainte-Hélène à Johannesburg avec cette malade,
00:04:45cette passagère malade qui est décédée quelques heures plus tard.
00:04:47Ils ont partagé le vol avec elle.
00:04:49Résultat, ils sont cas contacts.
00:04:51Ils sont actuellement pris en charge par les centres hospitaliers de l'Île-de-France.
00:04:55Il y a aussi, dans ces 22 cas contacts, 14 autres qui, eux, sont des cas contacts, oserais-je dire,
00:05:01un petit peu plus légers
00:05:02puisqu'ils étaient dans le deuxième avion qui reliait Johannesburg à Amsterdam.
00:05:06Pourquoi je dis plus léger ?
00:05:07Parce que cette passagère malade qui est décédée quelques heures après est montée dans l'avion, a fait un malaise
00:05:13et a été débarquée avant que l'avion ne décolle.
00:05:15Résultat, principe de précaution avant tout.
00:05:18Ils ont été placés en quarantaine renforcée le temps de vérifier s'ils étaient bien négatifs,
00:05:23ce qui est le cas et qu'ils ne développent pas de symptômes.
00:05:25Le gouvernement prend les choses très au sérieux.
00:05:27Les réunions se multiplient.
00:05:30Deux réunions interministérielles par jour.
00:05:32Le matin, c'est avec les directeurs des cabinets des ministères concernés.
00:05:36Et ce soir, encore une fois, à Matignon, autour de Sébastien Lecornu,
00:05:40les ministres concernés par cette crise de l'antavirus qui vont faire un point à Matignon.
00:05:45Merci beaucoup Augustin Donadieu avec Enzo Cordier devant l'hôpital Bichat
00:05:49où effectivement c'est là que tout se passe puisqu'il y a cette femme dans un état grave
00:05:52et ces quatre autres qui, comme l'a dit Augustin, sont testés régulièrement.
00:05:56On a parlé des réunions interministérielles, donc ça continue.
00:05:59Ça prend quand même la forme de ce qu'on avait connu avec le docteur Salomon pendant le Covid,
00:06:03avec ses points quotidiens, même s'il n'y a pas de...
00:06:05Encore une fois, j'ai entendu Madame Rist hier devant le collège de médecins
00:06:10dire qu'il y aurait des interventions télévisées, radiophoniques.
00:06:15Alors, est-ce que ce sont des points comme Jérôme Salomon
00:06:17qui venait tous les jours nous dire à date ce qu'il y avait sur le Covid
00:06:20ou on n'a pas encore d'informations ?
00:06:22Pour l'instant, il n'y a pas forcément de récurrence.
00:06:24Alors attention, les conférences de presse peuvent rappeler ça.
00:06:26On n'est pas du tout pour l'instant sur les nouvelles qu'annonçait Jérôme Salomon.
00:06:29On le redit, on est sur un virus connu et on a un cas d'antavirus en France.
00:06:34Et d'une personne, effectivement, son état s'est aggravé.
00:06:36Le problème, et ça on l'a beaucoup dit, c'est que notamment les passagers de la croisière,
00:06:40comme il y a une prise en charge extrêmement tardive,
00:06:42forcément, malheureusement, l'état s'aggrave.
00:06:44C'est aussi la volonté du gouvernement d'avoir mis tous les cas contacts,
00:06:48même ceux qui le sont vraiment de manière très éloignée, en milieu hospitalier.
00:06:52Évidemment, ça permet de mieux les surveiller,
00:06:54mais ça permettra, si jamais l'un devait devenir positif, de les soigner, évidemment aussi plus vite.
00:07:00On soignera, on suivra. Je ne sais pas si on soignera, mais en tout cas, on suivra.
00:07:03Nous, peut-être pas, non.
00:07:03On suivra cette réunion à Matignon tout à l'heure.
00:07:06Yasmine Akatou, sur cette patiente, dont évidemment, on est tous très inquiets pour elle,
00:07:13quel est son état de santé actuellement ?
00:07:15Alors actuellement, elle est dans un état très grave.
00:07:17Elle souffre de la forme la plus sévère de la maladie.
00:07:20C'est ce que nous ont précisé les médecins hier.
00:07:22Et l'APHP, donc l'assistance des hôpitaux publics de Paris,
00:07:27a précisé il y a quelques minutes qu'elle ne bénéficiait pas.
00:07:30Vous savez, on avait dit qu'elle a un poumon artificiel grâce auquel elle respire.
00:07:36Et finalement, aujourd'hui, on nous dit que ce n'est pas le cas,
00:07:39qu'elle est seulement, entre guillemets, intubée,
00:07:41donc potentiellement dans le coma, évidemment,
00:07:44et qu'elle est prise en charge de cette manière sous assistance respiratoire.
00:07:47La bonne nouvelle, c'est que les quatre autres, pour l'instant,
00:07:50d'après ce que nous dit Augustin Donadieu, vont bien.
00:07:52Vont bien, sont négatifs.
00:07:55On nous a précisé hier que tous ces cas contacts étaient testés tous les deux jours.
00:07:59Et petite précision sur les tests, on sait que c'est un virus respiratoire,
00:08:02mais on a appris hier qu'en fait, il ne s'agissait pas de PCR,
00:08:05vous savez, de ce coton-tige qu'on enfonce dans le nez,
00:08:08mais en fait, c'est une sérologie, c'est via une prise de sang,
00:08:11qu'on détecte s'il y a le virus dans le corps ou non.
00:08:13Oui, et c'est plus précis, je crois, la sérologie que le test PCR.
00:08:17Nous partons à Barcelone, rejoindre le docteur Philippe Emmanuelli,
00:08:21qui est dirigeant de Medico del Domingo.
00:08:24Docteur, bonjour, merci d'être avec nous en duplex de Barcelone.
00:08:27Comment est-ce que vous, de votre, j'allais dire, regard étranger,
00:08:32vous regardez la situation en France, comment les choses sont prises en considération,
00:08:36et aussi, surtout, en Espagne, comment est-ce que vous, en Espagne, vous agissez sur ces cas ?
00:08:42Alors, il y a une petite différence entre l'Espagne et la France,
00:08:45dans la mesure où c'est vrai qu'on sent qu'il y a une inquiétude, une tension,
00:08:49et une rhétorique de la crise qui est beaucoup plus importante en France aujourd'hui qu'en Espagne.
00:08:54En Espagne, par exemple, seuls sont hospitalisés, effectivement, les croisiéristes,
00:08:59et les potentiels cas contacts n'ont pas été hospitalisés et font l'objet d'un protocole externalisé.
00:09:05C'est vrai qu'on sent bien cette différence entre les deux pays.
00:09:09Donc ça, c'est une différence qui, vous, en tant que médecin, ne vous inquiète pas ?
00:09:13Ou justement, vous vous dites peut-être que la France a raison de serrer plus la vis ?
00:09:19Alors non, elle ne m'inquiète pas.
00:09:21Et d'ailleurs, le sondage hier a montré que 55%, je crois, des Français n'étaient pas inquiets par cette
00:09:27crise.
00:09:27C'est le cas.
00:09:28Et je pense que les Français ont raison.
00:09:31Ils ont raison, ils ont compris la nature de cette épidémie.
00:09:34Ils ont compris le fait de vraiment séparer le fait que la gravité des cas cliniques
00:09:40qui peuvent survenir quand on est contaminé par le antivirus.
00:09:44Et d'autre part, le faible potentiel de contagiosité à un niveau collectif que présente cette maladie.
00:09:52Et donc, pour vous, en tant qu'expert,
00:09:55toute la littérature autour du parallèle avec le Covid-19 et d'un éventuel confinement
00:10:03est pour l'instant catégoriquement à rejeter ?
00:10:07Oui, alors catégoriquement, c'est peut-être un peu fort.
00:10:10Mais en tout cas, on ne se situe pas du tout, du tout dans l'histoire du Covid.
00:10:16Pour plusieurs raisons.
00:10:17La première raison, c'est la connaissance qu'on a du virus.
00:10:20La deuxième raison, c'est que pour le moment, on est dans un schéma clinique de zoonose,
00:10:24donc de contamination accidentelle de l'animal à l'homme,
00:10:29par, c'est vrai, une souche qui a un potentiel de contagiosité interhumaine.
00:10:33Mais dont on sait, avec l'historique des précédentes épidémies,
00:10:37qu'elles se limitent en général à une quarantaine de cas, voire une centaine de cas.
00:10:43Mais on ne peut pas s'attendre aujourd'hui, dans l'état actuel des connaissances,
00:10:47à une épidémie du type de celle qu'on a connue avec le Covid.
00:10:51Et aujourd'hui, effectivement, la prochaine étape de vigilance dans cette épidémie,
00:10:58c'est de savoir s'il y aura une personne contaminée dans l'environnement des cas contacts ou non.
00:11:07Si dans 42 jours, on n'a pas observé ce type de contamination, la crise sera terminée.
00:11:14Docteur Emanuelli, quand nous, avec notre regard de français,
00:11:18on regardait justement ce qui se passait en Espagne,
00:11:20on se souvient que d'abord, il y a eu l'accostage du bateau en question,
00:11:24le MV Hondus sur l'île de Ténérife,
00:11:27qu'il y avait le président de la région Île-Canary qui était contre,
00:11:31que Pedro Sanchez, en revanche, le Premier ministre espagnol,
00:11:34disait qu'on ne pouvait pas faire preuve d'égoïsme.
00:11:37Il y avait une sorte de contradiction.
00:11:39Comment est-ce que vous, vous avez analysé ce fait politique ?
00:11:43Alors, c'est un fait politique.
00:11:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en Espagne,
00:11:46Pedro Sanchez est mis en difficulté par l'opposition du Parti populaire et de Vox.
00:11:53Et il y a donc aujourd'hui, je dirais, une rhétorique qui se durcit
00:11:59à chaque occasion dans l'actualité politique espagnole.
00:12:02Et l'arrivée de ce bateau sur l'île de Ténérife
00:12:06a permis un petit peu à chacun de durcir ses positions politiques
00:12:10et d'avoir son analyse personnelle de la situation.
00:12:13Oui, ce qui ne me donne pas, en fait, votre analyse, du coup,
00:12:16parce que vous dites que c'est une analyse personnelle.
00:12:17Alors, mon analyse, je vous la donne.
00:12:19Oui, oui.
00:12:20Je vous la donne en toute objectivité.
00:12:22C'est-à-dire que l'argumentation du président de Ténérife,
00:12:27c'était de dire, en faisant accoster le bateau à Ténérife,
00:12:32ou en le mettant au large de Ténérife,
00:12:36on prend le risque que les rats présents à bord du navire,
00:12:40potentiellement présents à bord du navire,
00:12:42viennent se multiplier sur l'île de Ténérife
00:12:45et face de Ténérife, je dirais, un spot de ce nouveau virus.
00:12:50Et bon, ceci a été rapidement écarté par le fait
00:12:53qu'on n'a pas trouvé de rongeurs à bord
00:12:55et ça a fait l'objet d'ailleurs de nombreux TikTok
00:12:59qui, sur les ratons nadadores,
00:13:02les ratons nageurs du président de l'île de Ténérife.
00:13:07C'est bien, on arrive à faire quand même de l'humour
00:13:09dans des situations graves.
00:13:10Merci beaucoup, docteur Emanuelli, d'avoir été avec nous
00:13:13en direct de Barcelone.
00:13:15François de Rugy, en tant que responsable,
00:13:17ancien responsable politique,
00:13:18comment est-ce que vous regardez la situation ?
00:13:19Est-ce que vous faites automatiquement le parallèle,
00:13:21vous, entre 2020 et aujourd'hui ?
00:13:24On y pense forcément.
00:13:26Et je pense que dans notre entourage,
00:13:28chacun, on connaît des gens que ça inquiète.
00:13:31C'est-à-dire que même si moi,
00:13:32je ne fais pas partie des gens particulièrement inquiets
00:13:34parce que je trouve que ça a l'air très circonscrit,
00:13:36que c'est très peu nombreux en nombre de cas.
00:13:39Moi, je crois les médecins quand ils nous disent
00:13:41que c'est très peu contagieux,
00:13:42qu'il faut des contacts très rapprochés, etc.
00:13:45Mais pour autant, on sent que ça inquiète autour de nous.
00:13:48Donc, c'est normal que ça rappelle l'épidémie de Covid-19.
00:13:52En même temps, c'est un peu dommage qu'il faille,
00:13:55comme ça, qu'une crise émerge.
00:13:57Bon, là, c'est sur un bateau de croisière.
00:13:59Mais ensuite, ça se transmet quand même à terre
00:14:02puisqu'on a rapatrié des gens, y compris en France.
00:14:04Il faut qu'une crise émerge pour qu'on se rappelle
00:14:06qu'il y a la prévention des épidémies.
00:14:10Puisqu'on a bien vu que, par exemple,
00:14:11l'habitude de porter le masque était complètement perdue
00:14:14pour la grippe, alors que c'est aussi utile.
00:14:17Et la grippe, c'est une maladie qui touche
00:14:18beaucoup plus de monde que l'antavirus, évidemment.
00:14:22Après, on doit tous espérer que, d'abord,
00:14:25cette personne survive.
00:14:26Parce que là, il y a quand même un vrai risque de mort.
00:14:28Parce que, d'après ce qu'on lit dans la presse,
00:14:31c'est quand même une maladie, lorsqu'on est infecté,
00:14:33qui mène à la mort dans 30 à 40 % des cas.
00:14:35Donc ça, le taux de mortalité est énorme.
00:14:37En revanche, le taux de contagion est faible.
00:14:39Donc, il faut espérer que, là,
00:14:41grâce aux mesures très strictes qui ont été prises,
00:14:43les contagions soient cassées.
00:14:44Oui, et on a les moyens de le faire.
00:14:47Moi, je disais tout à l'heure qu'en cas d'épidémie,
00:14:50le stock de masques en France était suffisant
00:14:52pendant un minimum trois mois.
00:14:54Alors, je faisais un peu la blague en disant
00:14:55que quand on dit minimum trois mois,
00:14:57ça veut dire maximum trois mois, Yasmina.
00:14:59On a quand même un précédent du Covid
00:15:02sur les masques qui est important.
00:15:04Non, alors, ça veut dire qu'à l'heure actuelle,
00:15:06on peut assurer des masques pour tous les Français
00:15:09pendant trois mois.
00:15:10Mais sur les trois mois, en fait,
00:15:11il ne se passe pas rien.
00:15:13Les stocks continuent d'être reconstitués.
00:15:16Et en fait, on va aller comme ça,
00:15:18de semaine en semaine,
00:15:19avec des stocks qui continuent à augmenter.
00:15:21Et en plus du stock rigide,
00:15:24auquel on ne touche pas,
00:15:25il y a aussi les stocks que tous les hôpitaux,
00:15:28les EHPAD ont déjà,
00:15:30et qui permet aussi de prolonger de plusieurs semaines
00:15:34ce stock, entre guillemets,
00:15:36disponible à l'heure actuelle de trois mois.
00:15:38Allez, soyons, comment dirais-je, optimistes,
00:15:40puisque vous l'êtes aussi,
00:15:41vous n'êtes que 55%,
00:15:42donc plus de la moitié à ne pas être inquiets
00:15:44de cette épidémie.
00:15:45Je le rappelle, c'est le sondage CSA
00:15:46pour CNews Europe 1 et le JDD.
00:15:48Félix Pérolas nous a rejoints.
00:15:50Le ministre de la Santé parle de ces 22 personnes
00:15:56identifiées en France comme contacts
00:15:57actuellement hospitalisés.
00:15:59Huit d'entre eux hospitalisés dans des hôpitaux parisiens,
00:16:0214 autres dans différentes villes de France.
00:16:04Alors, concrètement, Félix, où sont-ils ?
00:16:07Selon les dernières informations,
00:16:09certains sont à Paris,
00:16:10à l'hôpital de la Pitié,
00:16:12Salle Pétrière,
00:16:13et dans la capitale toujours,
00:16:15une femme de plus de 65 ans
00:16:17est en réanimation à l'hôpital Bichat.
00:16:20En région,
00:16:22une personne se trouve au CHU de Rennes
00:16:25et une autre au CHU de Bordeaux.
00:16:27Ils sont tous dans des établissements
00:16:29de santé de référence,
00:16:30ESR,
00:16:31qui sont installés au sein des CHU.
00:16:33Ces établissements,
00:16:34il y en a 18 en France,
00:16:36tous répartis aux quatre coins de l'Hexagone.
00:16:38Regardez cette carte,
00:16:39il y en a également à Lille,
00:16:41à Nancy,
00:16:42à Lyon ou encore à Marseille.
00:16:44Ces hôpitaux sont les seuls équipés
00:16:46de chambres d'isolement à pression négative.
00:16:48Ça veut dire que l'air ne peut pas sortir de la pièce
00:16:51sans être filtré.
00:16:53Et ces centres disposent également
00:16:55de machines d'oxygénation extracorporelles
00:16:58pour aider les poumons si nécessaires
00:17:00et d'unités de réanimation spécialisées.
00:17:03Une fois dans ces hôpitaux,
00:17:05quel est le protocole ?
00:17:07Les cinq Français qui ont séjourné
00:17:08à bord du navire sont placés
00:17:10en quarantaine à l'hôpital,
00:17:11ce qui permet une évaluation complète
00:17:13de leur situation médicale
00:17:15et épidémiologique.
00:17:17À l'issue de cette évaluation,
00:17:19ils sont soit maintenus en quarantaine,
00:17:21soit placés à l'isolement.
00:17:23La quarantaine,
00:17:23c'est pour les personnes exposées
00:17:25mais qui ne sont pas encore malades,
00:17:27tandis que l'isolement s'applique
00:17:29à une personne dont le test est positif
00:17:30ou qui présente des symptômes.
00:17:32La durée totale de ces mesures
00:17:35peut aller jusqu'à 42 jours.
00:17:37Même situation pour les cas contacts.
00:17:39Ils sont immédiatement placés
00:17:41en quarantaine dans le milieu hospitalier.
00:17:43Les autorités estiment que ces cas contacts
00:17:46peuvent présenter un risque sérieux d'infection.
00:17:49Merci beaucoup, Félix Perolas.
00:17:51Pendant ce temps,
00:17:51à l'Assemblée nationale,
00:17:52la ministre de la Santé Stéphanie Riste
00:17:54est auditionnée par la Commission des Affaires Sociales
00:17:57sur cette gestion du antivirus.
00:18:00Dunia Tengour,
00:18:00vous êtes sur place avec Jean-Laurent Constantini.
00:18:03Que ressort-il de ces auditions ?
00:18:08Alors Pierre,
00:18:08la ministre de la Santé,
00:18:09Stéphanie Riste,
00:18:10s'est exprimée devant la représentation nationale
00:18:12et a répondu aux nombreuses questions
00:18:14des députés présents ici à l'Assemblée.
00:18:17Alors la ministre a tenté de rassurer,
00:18:19elle a assuré qu'il n'y avait pas
00:18:20de circulation active du virus dans le pays.
00:18:23Les cas contacts sont désormais,
00:18:24vous l'avez dit, hospitalisés.
00:18:25Concernant les masques,
00:18:26parce que c'était la question
00:18:27assez récurrente des députés,
00:18:29alors le stock national est jugé suffisant
00:18:31pour protéger le pays
00:18:32pendant au moins trois mois
00:18:34en cas de vagues épidémiques,
00:18:36ce qui n'est pas encore le cas,
00:18:37avec une capacité de production
00:18:39sur le sol français
00:18:40allant de 2,6 à 3,5 milliards de masques par an,
00:18:44donc largement suffisante
00:18:45si on compare à une pandémie
00:18:46telle que la Covid.
00:18:48Alors Stéphanie Riste a également précisé
00:18:50que le virus restait moins contagieux
00:18:54moins contagieux que la Covid, bien sûr.
00:18:56Pour l'instant, aucun masque n'est nécessaire
00:18:58pour la population.
00:18:59Elle a également insisté sur la transparence
00:19:02et la responsabilité dans le partage des informations
00:19:06à l'heure des fausses informations,
00:19:08à l'heure des fake news.
00:19:09Il est important pour le gouvernement
00:19:10de communiquer.
00:19:12Enfin, il y aura, vous le savez,
00:19:13cette réunion avec plusieurs pays,
00:19:16dont des pays européens,
00:19:17qui se tiendront cet après-midi
00:19:18pour coordonner la stratégie de précaution
00:19:21à l'échelle internationale.
00:19:23Car la ministre l'a dit,
00:19:24la France doit faire de lance
00:19:27dans cette précaution maximale
00:19:30qui est employée à l'heure actuelle.
00:19:32Merci, Dodia Tungour,
00:19:33avec Jean-Laurent Constantini
00:19:35à l'Assemblée nationale.
00:19:37Alors, s'il y a 55% de Français
00:19:39qui ne sont pas inquiets,
00:19:41c'est peut-être justement
00:19:41parce que le gouvernement
00:19:42se veut très rassurant, Elodie.
00:19:43Et le gouvernement se veut
00:19:45en tout cas aussi transparent.
00:19:46C'est-à-dire que c'est pour ça
00:19:47qu'ils expliquent.
00:19:48Et on a eu cette conférence de presse hier
00:19:49où ils sont revenus
00:19:50sur les origines de ce virus,
00:19:52sur comment ils se diffusent.
00:19:54Il y a quelque chose
00:19:54que la ministre a dit en audition
00:19:55et d'ailleurs les épidémiologistes aussi hier
00:19:58qui peut être rassurant,
00:19:59c'est qu'à l'inverse du Covid,
00:20:00on est contagieux beaucoup moins de temps.
00:20:02Certains disent deux à trois jours
00:20:03avant l'apparition des symptômes.
00:20:05Et ce matin, la ministre a même dit
00:20:06on devient contagieux
00:20:07au moment où on a des symptômes.
00:20:09Et ça veut dire que les patients
00:20:11qui sont hospitalisés
00:20:12et qui ne sont qu'à contact,
00:20:13on va donc les tester.
00:20:14On aura les résultats.
00:20:16Et si eux sont donc négatifs,
00:20:18ça pourrait être une très bonne nouvelle
00:20:19parce que donc, a priori,
00:20:20même s'ils devenaient positifs
00:20:22par la suite, malheureusement,
00:20:23ils n'auraient pas pu contaminer
00:20:24qui que ce soit.
00:20:25Donc c'est aussi une information
00:20:27qui est importante.
00:20:27Peut-être que d'ici peu,
00:20:27ça sera un lointain mauvais souvenir.
00:20:29D'ici deux, trois jours,
00:20:30on saura déjà en tout cas.
00:20:31Il faut l'espérer d'ailleurs
00:20:32parce qu'on a tous envie
00:20:34évidemment que ce ne soit
00:20:35non pas une fausse alerte
00:20:36parce qu'il y a des vrais cas
00:20:37et des vrais risques,
00:20:39mais que ça ne touche
00:20:40que quelques personnes,
00:20:41quelques dizaines de personnes
00:20:42au grand maximum en France.
00:20:44Alexandre, il est très inquiet,
00:20:45je le sens.
00:20:46Et que ça ne touche pas
00:20:47la perspective des vacances
00:20:48pour les Français,
00:20:49notamment les vacances d'été.
00:20:50Je ne suis pas inquiet
00:20:51parce que je ne suis pas du genre
00:20:51à être inquiet
00:20:52pour ce genre de choses.
00:20:54Personnellement,
00:20:54je ne suis pas du tout
00:20:56hypochondriac.
00:20:56Par contre, ça ne veut pas dire
00:20:57que j'ai confiance
00:20:59dans les autorités.
00:21:01Il y a 55% qui ne sont pas inquiets,
00:21:02mais il y a 45% qui sont inquiets
00:21:04et qui n'ont peut-être pas confiance.
00:21:05Moi, en tant que citoyen,
00:21:07je ne suis pas un spécialiste,
00:21:08mais j'ai quand même suivi les choses
00:21:10sur les plateaux,
00:21:10quand même quelque chose
00:21:13qui paraît un peu contradictoire.
00:21:14C'est-à-dire qu'on a confiné
00:21:16quand même des milliards d'individus
00:21:18sur la planète
00:21:21pour un virus qui était l'étal
00:21:23à moins de 1%.
00:21:24Là, on a un virus qui est l'étal
00:21:26à plus de 40%.
00:21:28Et je ne comprends pas, moi,
00:21:29je ne sais pas pourquoi
00:21:30on a transporté ces gens
00:21:31dans des avions de ligne
00:21:33avec d'autres personnes.
00:21:34Pourquoi on ne les a pas confinés
00:21:36dans le bateau
00:21:37en leur apportant des vives
00:21:38ou dans un endroit à part ?
00:21:41J'avoue que je m'interroge
00:21:42sur le fait qu'ils ont été dispatchés
00:21:45dans le monde entier.
00:21:47Et pour le coup,
00:21:48on n'apprend rien
00:21:49parce qu'il y avait l'idée,
00:21:50vous vous souvenez,
00:21:51au début de la crise,
00:21:52qu'il ne fallait pas fermer
00:21:53les frontières,
00:21:53que de toute manière,
00:21:54ça circulait.
00:21:55Là, on a refait la même chose
00:21:56ou on les a dispatchés
00:21:57dans différents pays.
00:21:58C'est une question
00:21:58que vous pourrez poser
00:22:00au professeur Megarban
00:22:01qui sera avec nous
00:22:02dans quelques instants.
00:22:03Restez avec nous
00:22:04sur CNews.
00:22:09Dans un instant,
00:22:10nous serons en ligne
00:22:10avec le professeur Megarban,
00:22:12chef du service réanimation
00:22:14à l'hôpital Lariboisière,
00:22:15juste après les informations
00:22:17de Sommayal Abidi.
00:22:18À la une de l'actualité,
00:22:19plus de 1700 personnes
00:22:20confinées à bord
00:22:21d'un bateau de croisière
00:22:23arrivées hier soir à Bordeaux
00:22:24et en provenance de Brest
00:22:25après le décès
00:22:26d'un passager de 90 ans
00:22:27et surtout une suspicion
00:22:29d'épidémie de gastro-entérite.
00:22:31Une cinquantaine de passagers
00:22:33ont manifesté des symptômes
00:22:34et des analyses sont en cours
00:22:36pour détecter la présence
00:22:37éventuelle de norovirus.
00:22:39À la une également,
00:22:40les Français peuvent voyager
00:22:41comme ils le souhaitent.
00:22:42Aucune destination
00:22:43n'est déconseillée.
00:22:45Pas même l'Argentine,
00:22:46pays soupçonné
00:22:47d'être la source
00:22:47du foyer d'antavirus.
00:22:49Les mots de Philippe Tabarro,
00:22:51ministre des Transports,
00:22:52qui était interrogé ce matin
00:22:53sur d'éventuelles restrictions.
00:22:55Et puis l'exécutif continue
00:22:57de rassurer.
00:22:58Le stock stratégique
00:22:59de masques de l'État
00:23:00est suffisant
00:23:01pour protéger le pays
00:23:02pendant trois mois minimum
00:23:03en cas de vague épidémique,
00:23:05stock auquel s'ajoutent
00:23:06tous les stocks privés
00:23:07et publics permettant
00:23:08d'étendre de plusieurs semaines
00:23:09cette capacité de protection.
00:23:12Matignon qui précise
00:23:13que la capacité de production
00:23:14sur le sol français
00:23:15est estimée entre 2,6
00:23:17et 3,5 milliards
00:23:19de masques par an.
00:23:20Merci Sommayel Abidia
00:23:21tout à l'heure
00:23:22pour d'autres informations.
00:23:24Toujours à table,
00:23:25François Drugy,
00:23:26Elodie Huchard,
00:23:27Alexandre Devecchio,
00:23:28Yasmina Catou,
00:23:29spécifique santé d'Europe 1.
00:23:31Et nous sommes en ligne
00:23:31avec le professeur Bruno Megarban,
00:23:33chef du service réanimation
00:23:34à l'hôpital Larry Boisière.
00:23:36Professeur, bonjour.
00:23:37Merci de nous accorder
00:23:39quelques instants.
00:23:40Alors, je dois vous donner raison.
00:23:42J'imagine que vous êtes
00:23:43dans les 55% de Français
00:23:46qui ne sont pas inquiets
00:23:47par l'antavirus.
00:23:49C'est un sondage CSA
00:23:51pour Europe 1, CNews
00:23:53et le journal du dimanche.
00:23:55Depuis vos interventions
00:23:56sur nos antennes,
00:23:58vous avez en effet dit
00:23:59que vous étiez plutôt optimiste
00:24:01sur la situation.
00:24:02On va y venir dans un instant.
00:24:03Je voudrais juste avoir votre avis
00:24:05parce que c'est vrai que
00:24:06ça fait quand même
00:24:07beaucoup de monde.
00:24:081700 personnes confinées
00:24:10à quai à Bordeaux
00:24:11sur ce grand bateau
00:24:14de croisière.
00:24:14Alors, ce sont 1230 passagers
00:24:18plus un peu plus de 500
00:24:20personnels de membres d'équipage.
00:24:22Un passager de 90 ans est mort.
00:24:24Suspicion de gastro-entérite.
00:24:27Alors, je vais encore faire
00:24:29mon oiseau de mauvaise augure,
00:24:30mais la gastro-entérite,
00:24:31ce n'est pas un des symptômes
00:24:32de l'antavirus
00:24:33ou est-ce que je mélange tout ?
00:24:35Histoire juste de poser
00:24:36une question provoquante,
00:24:37je connais votre réponse.
00:24:39Non, l'antavirus n'a rien à voir
00:24:41avec la gastro-entérite.
00:24:42L'antavirus de la sous-chance,
00:24:44est responsable d'un tableau
00:24:46cardio-respiratoire.
00:24:49Et c'est une maladie
00:24:51très, très rare.
00:24:52Et actuellement,
00:24:53nous n'avons qu'une seule personne
00:24:55infectée qui se trouve
00:24:56à l'hôpital Bichat
00:24:57dans une chambre en quarantaine.
00:24:59À l'inverse,
00:25:01le norovirus
00:25:02qui est en cause
00:25:03dans l'épidémie infectieuse
00:25:07qui est sur ce deuxième navire
00:25:08et qui touche 1700 personnes,
00:25:10là, c'est un virus
00:25:11extrêmement fréquent.
00:25:12On estime qu'il y a
00:25:14à peu près 700 millions
00:25:15de cas de gastro-entériques
00:25:17liés à ce type de virus
00:25:19chaque année dans le monde.
00:25:22Par contre,
00:25:22c'est une maladie
00:25:23extrêmement contagieuse,
00:25:24effectivement.
00:25:25Au départ,
00:25:26on a un aliment contaminé,
00:25:28généralement un fruit de mer
00:25:30ou des salades mal nettoyées.
00:25:32Et puis ensuite,
00:25:33le virus se répand
00:25:35très facilement.
00:25:36C'est ce qu'on appelle
00:25:36le péril fécal,
00:25:38c'est-à-dire,
00:25:38après être allé aux toilettes,
00:25:40on se nettoie très mal les mains
00:25:42et on peut,
00:25:43en serrant les mains
00:25:44d'autres personnes
00:25:45ou en utilisant
00:25:46des serviettes communes,
00:25:48disséminer le virus.
00:25:49Et donc,
00:25:50les personnes contaminées
00:25:51vont développer
00:25:53des signes
00:25:53de gastro-entérites,
00:25:54donc banales.
00:25:56Au maximum,
00:25:57ça donne un peu de fièvre,
00:25:58des maux de ventre,
00:25:58des vomissements,
00:25:59rien de grave.
00:26:00Par contre,
00:26:01lorsque l'on est très âgé,
00:26:03comme probablement
00:26:04la personne qui est décédée,
00:26:06que l'on a des comorbidités,
00:26:07on peut se déshydrater
00:26:09et à ce moment-là
00:26:09présenter une forme grave,
00:26:12voire décéder
00:26:13de la gastro-entérite.
00:26:14Il y a quand même
00:26:15200 000 morts chaque année
00:26:16liées à ce type de virus
00:26:17en France,
00:26:19dans le monde, pardon.
00:26:20Merci pour ces précisions,
00:26:22Bruno Megarvan,
00:26:22sur le neurovirus,
00:26:24donc sur ce bateau
00:26:25dont l'actualité,
00:26:26il en sera question
00:26:27tout à l'heure
00:26:28dans MediNews,
00:26:28à 14h.
00:26:29Sur le antavirus maintenant,
00:26:30comment est-ce que vous voyez
00:26:31l'évolution de la situation
00:26:34sur deux choses en particulier,
00:26:35d'abord sur ces 22 personnes
00:26:38qui sont donc maintenant
00:26:40hospitalisées,
00:26:40ce sont les cas contacts,
00:26:41et puis aussi sur l'audition
00:26:44de Mme Ries,
00:26:45la ministre de la Santé,
00:26:46qui a dit tout à l'heure
00:26:47qu'en cas d'épidémie,
00:26:49le stock de masques en France
00:26:50est suffisamment
00:26:51pendant minimum trois mois.
00:26:53Moi, je note un mot
00:26:54dans cette déclaration,
00:26:55c'est le mot épidémie,
00:26:57donc encore une fois,
00:26:58toute proportion gardée,
00:26:59mais je note
00:27:00que la ministre de la Santé
00:27:01emploie ce mot.
00:27:03Alors, première réponse,
00:27:05effectivement,
00:27:06donc les sujets contacts,
00:27:08donc les 22 sujets
00:27:09français contacts,
00:27:10sont actuellement
00:27:11sous surveillance
00:27:12très rapprochée
00:27:13dans des hôpitaux,
00:27:15comme vous l'avez dit,
00:27:16à l'isolement.
00:27:17Donc on espère évidemment
00:27:19qu'aucun d'entre eux
00:27:20ne va se positiver.
00:27:22Bien sûr,
00:27:23le risque dépend
00:27:24de la proximité
00:27:25qu'ils ont eue
00:27:26avec une personne infectée,
00:27:28soit sur le navire
00:27:29directement pour quatre
00:27:31de ces personnes,
00:27:32soit au cours d'un vol
00:27:34où il y avait
00:27:36une personne infectée
00:27:37qui était transportée
00:27:39en même temps qu'eux.
00:27:40En pratique,
00:27:42ils vont être surveillés
00:27:44avec des examens cliniques
00:27:45et des tests réguliers
00:27:48virologiques.
00:27:50Alors, la difficulté,
00:27:51évidemment,
00:27:51qu'il faut savoir,
00:27:52c'est que la positivisation
00:27:54des tests
00:27:55et le développement
00:27:56de la maladie
00:27:56peut apparaître
00:27:57avec un temps
00:27:58relativement variable
00:27:59car la période
00:28:01d'incubation
00:28:03est en moyenne
00:28:04de 10 à 15 jours
00:28:05mais peut aller
00:28:06jusqu'à six semaines.
00:28:08Et donc,
00:28:08effectivement,
00:28:09on peut apprendre,
00:28:10je ne l'espère pas évidemment,
00:28:11mais de temps en temps,
00:28:14sur toutes les personnes
00:28:16contactes dans le monde,
00:28:17qu'il y a des positivations
00:28:19et des personnes infectées.
00:28:21Cela ne veut pas dire
00:28:21que la chaîne
00:28:23de contamination
00:28:24échappe au contrôle
00:28:26épidémiologique
00:28:27des autorités.
00:28:28Question pour vous
00:28:29de Yasmine Akato,
00:28:30spécialiste santé d'Europe 1.
00:28:32Professeur Megarban,
00:28:33j'avais une question
00:28:33sur la personne
00:28:35actuellement
00:28:35en réanimation.
00:28:37On nous a dit
00:28:37qu'elle était
00:28:38dans un état grave,
00:28:41potentiellement intubé.
00:28:42Qu'est-ce que vous pouvez
00:28:42nous dire sur elle
00:28:43à l'heure actuelle ?
00:28:45Alors, à nouveau,
00:28:46je ne connais pas
00:28:47sa situation médicale exacte.
00:28:49Je ne peux que vous expliquer
00:28:50les informations
00:28:52qui ont été données
00:28:53au moment
00:28:54de la conférence de presse,
00:28:55notamment par le professeur Lescure.
00:28:57Donc, effectivement,
00:28:58elle a une forme
00:28:59relativement grave,
00:29:01même assez grave,
00:29:03de cette infection
00:29:04par antivirus,
00:29:05c'est-à-dire
00:29:05la forme cardiopulmonaire.
00:29:07Donc,
00:29:08elle est actuellement
00:29:08mise dans un coma
00:29:10artificiel.
00:29:12Elle est bien
00:29:13intubée,
00:29:13ventilée,
00:29:14mais elle est même
00:29:14plus grave que ça,
00:29:16car malgré
00:29:17la ventilation artificielle,
00:29:19les médecins
00:29:20n'ont pas réussi
00:29:21à permettre
00:29:22une bonne oxygénation
00:29:23de son sang.
00:29:24Il a donc été nécessaire
00:29:26de mettre
00:29:26ce que l'on appelle
00:29:27un poumon artificiel
00:29:28ou plus techniquement
00:29:29ce que l'on appelle
00:29:30une ecmovénovéneuse,
00:29:32c'est-à-dire
00:29:33c'est un appareil
00:29:34qui va prendre
00:29:35le sang
00:29:35d'un gros vaisseau,
00:29:37généralement
00:29:38la veine cave,
00:29:39le sortir
00:29:40à l'extérieur,
00:29:41l'oxygéner
00:29:42dans un appareil,
00:29:45éliminer
00:29:45le gaz carbonique,
00:29:46puis
00:29:47le sang
00:29:48ainsi traité
00:29:49et réinjecter
00:29:50dans le corps.
00:29:52Donc cet appareil extérieur
00:29:53fait office
00:29:54de poumon
00:29:55pour permettre
00:29:56la survie
00:29:56de la personne.
00:29:57C'est là qu'on a,
00:29:58professeur,
00:29:58des informations
00:29:59contradictoires
00:29:59parce qu'on a eu
00:30:00une information,
00:30:01Yasmina,
00:30:01ce matin,
00:30:01justement,
00:30:02qu'il n'y avait plus
00:30:02cet appareil,
00:30:03je crois.
00:30:03La PHP nous confirme
00:30:05actuellement,
00:30:07on a posé
00:30:07la question aujourd'hui,
00:30:09elle nous confirme
00:30:09que les informations
00:30:10données par le professeur
00:30:11Lescure hier
00:30:12ne sont pas tout à fait exactes
00:30:14sur ce poumon artificiel
00:30:16dont apparemment
00:30:17elle ne bénéficie pas
00:30:18encore à l'heure actuelle
00:30:19aujourd'hui.
00:30:20Tant mieux, tant mieux.
00:30:20À nouveau,
00:30:21moi je ne connais pas
00:30:22la situation exacte
00:30:23de la personne,
00:30:24c'est pour ça
00:30:24je ne fais que commenter
00:30:26ce qu'ont dit
00:30:27les médecins de Bichat.
00:30:28Mais effectivement,
00:30:28si cette personne
00:30:29est simplement
00:30:30intubée ventilée,
00:30:32c'est-à-dire que
00:30:32sa situation
00:30:33est moins critique
00:30:34que ce qu'a laissé
00:30:36penser hier
00:30:37la conférence de presse
00:30:38des médecins de Bichat,
00:30:40tant mieux pour elle.
00:30:41Mais il faut savoir
00:30:43qu'évidemment,
00:30:43ces techniques
00:30:45d'oxygénation
00:30:47extracorporelles
00:30:47existent.
00:30:48D'ailleurs,
00:30:49dans tous les hôpitaux,
00:30:50à l'hôpital
00:30:50de la Réboisière
00:30:51en réanimation
00:30:52dont je suis responsable,
00:30:53nous avons très régulièrement
00:30:55des patients
00:30:55qui sont traités
00:30:56par ce type d'appareil.
00:30:58Et qui après
00:30:59ressortent
00:31:00avec peut-être
00:31:02un meilleur état de santé.
00:31:04Alors,
00:31:05bien sûr,
00:31:05ils s'en sortent
00:31:06sans aucune séquelles,
00:31:07même.
00:31:08Ils retrouvent
00:31:09leur état pulmonaire
00:31:09de base.
00:31:10D'ailleurs,
00:31:10au cours de la crise Covid,
00:31:12nous avons traité
00:31:13de nombreux patients
00:31:14par ces techniques
00:31:15et nous avons eu
00:31:17un patient record
00:31:18d'ailleurs
00:31:18qui est resté
00:31:19trois mois
00:31:19sous ce poumon artificiel
00:31:21et qui est sorti
00:31:22sans séquelles.
00:31:23Qu'est-ce qu'on a fait
00:31:24pendant le Covid,
00:31:25professeur Megarban ?
00:31:26Moi,
00:31:26je me souviens
00:31:26des masques de plongée
00:31:28qu'on achetait
00:31:28dans une enseigne
00:31:29de sport connue française
00:31:30et qui avaient d'ailleurs
00:31:31servi parce qu'il n'y avait
00:31:32pas suffisamment
00:31:33de matériel.
00:31:33Vous vous souvenez de ça ?
00:31:35Oui,
00:31:36tout à fait.
00:31:36Tout à fait,
00:31:37effectivement.
00:31:38On va dire,
00:31:39à l'époque,
00:31:39on a utilisé
00:31:41un certain nombre
00:31:42d'appareils
00:31:43pour essayer
00:31:44d'améliorer
00:31:45l'oxygénation du sang
00:31:46chez certains patients,
00:31:47notamment avant
00:31:48d'être admis
00:31:49dans les services critiques.
00:31:51Aujourd'hui,
00:31:53nous avons suffisant
00:31:54d'appareils,
00:31:55notamment de masques
00:31:57permettant une oxygénation
00:31:58à haut débit
00:31:59et je ne crois pas
00:32:00qu'il soit nécessaire
00:32:01de recouvrir
00:32:02à ce type
00:32:03d'appareils,
00:32:05on va dire,
00:32:06artisanaux.
00:32:06Merci beaucoup
00:32:07professeur Megarban
00:32:08de votre disponibilité
00:32:10pour l'antenne
00:32:11de CNews,
00:32:12toujours sur
00:32:14Midi News,
00:32:15avec cette fois-ci
00:32:16le déplacement
00:32:17d'Emmanuel Macron
00:32:17à Nairobi
00:32:18qui a défendu
00:32:19la double nationalité
00:32:20et l'appel
00:32:21à en assumer
00:32:21pleinement
00:32:21les deux dimensions.
00:32:22C'est dans un entretien.
00:32:23Il a estimé
00:32:24que les binationaux
00:32:24sont 100% françaises,
00:32:26100% de leur
00:32:26pays d'origine.
00:32:27Je vous propose
00:32:28d'écouter
00:32:28le chef de l'État.
00:32:30Ce matin,
00:32:31il y avait une jeune femme
00:32:32franco-algérienne
00:32:33lors du sommet
00:32:34qui a eu
00:32:35vraiment un mot
00:32:36formidable.
00:32:37Elle a dit
00:32:38pendant longtemps,
00:32:39moi j'ai cru
00:32:39qu'il fallait avoir
00:32:40honte d'être
00:32:41née en Algérie
00:32:42quand j'étais venu
00:32:43en France.
00:32:44Et puis à un moment donné,
00:32:45comme par une transformation,
00:32:47une conversion,
00:32:49j'ai compris
00:32:50que j'étais tout à la fois
00:32:51totalement française
00:32:52et totalement algérienne.
00:32:53Mon message
00:32:54à la diaspora,
00:32:55c'est ça,
00:32:56personne ne vous l'enlèvera.
00:32:58Et donc vous êtes
00:32:58totalement française
00:32:59et français
00:33:00et totalement
00:33:02algérien,
00:33:03marocain,
00:33:05nigériane,
00:33:06béninoise,
00:33:07kenyane,
00:33:08etc.
00:33:10Et ça,
00:33:11c'est un trésor.
00:33:12Et c'est une chance
00:33:12pour vous.
00:33:13C'est d'aller au bout
00:33:14de chacune de ces cultures,
00:33:15de ces ancrages.
00:33:16C'est une chance
00:33:17pour les entreprises
00:33:18ou l'État
00:33:18qui vous embauche.
00:33:20Et c'est un démultiplicateur
00:33:21d'opportunités.
00:33:23Élodie Ucher,
00:33:23quel est le message politique
00:33:24du chef de l'État ?
00:33:25Mais de toute façon,
00:33:26le chef de l'État
00:33:27a toujours eu
00:33:28ce type de discours,
00:33:29à savoir que
00:33:30la diversité
00:33:31était une richesse
00:33:32sur certains points.
00:33:33On peut être d'accord
00:33:33avec le président
00:33:34de la République.
00:33:35Il y a juste deux limites.
00:33:36La première,
00:33:36c'est que quand il explique
00:33:37que cette jeune femme
00:33:38avait l'impression
00:33:39qu'elle devait avoir
00:33:40honte d'être née en Algérie,
00:33:42je ne pense pas
00:33:42que quiconque demande
00:33:43aux Algériens
00:33:44ou autres d'avoir honte
00:33:46d'être née
00:33:47dans un autre pays.
00:33:47En revanche,
00:33:48qu'on ne nous demande pas
00:33:49à nous, Français,
00:33:49d'avoir honte
00:33:50d'être née en France.
00:33:51Parce que c'est aussi ça,
00:33:52parfois, le sujet.
00:33:54Et évidemment,
00:33:54on va bien distinguer
00:33:55parce qu'il parle
00:33:56de la diaspora,
00:33:56notamment algérienne,
00:33:58au sens large.
00:33:58Et il y en a évidemment
00:34:00la grande majorité
00:34:02qui est issue
00:34:02de cette diaspora
00:34:03qui peuvent à la fois
00:34:04être Français
00:34:04et Algériens
00:34:05et que ça ne pose
00:34:06aucun problème.
00:34:07Il ne peut pas ignorer
00:34:08le chef de l'État,
00:34:09la minorité,
00:34:09qui fait que
00:34:10leur nationalité algérienne
00:34:12prime avant tout
00:34:13et que les lois,
00:34:14notamment religieuses,
00:34:15passent avant
00:34:16les lois de la République.
00:34:16Donc, c'est un discours
00:34:18extrêmement positif
00:34:19du chef de l'État.
00:34:20Il manque juste quand même
00:34:20la partie de ceux
00:34:22qui ne se sentent pas français.
00:34:23100% charentais,
00:34:24c'est un trésor aussi.
00:34:25Oui, aussi.
00:34:26Par exemple,
00:34:27comme Alexandre Devecchio
00:34:28qui est,
00:34:28comme son nom l'indique,
00:34:30un petit peu latin.
00:34:31J'ai des origines diverses
00:34:33mais effectivement,
00:34:34il ne faudrait pas
00:34:34donner l'impression
00:34:35que les Français de sous,
00:34:37je ne sais pas comment
00:34:37il faut les appeler,
00:34:38soient des sous-français.
00:34:40Alors, ce n'est pas
00:34:40ce qu'ils font.
00:34:41Les Français qui ne sont
00:34:42surtout pas binationaux
00:34:43parce que vous pouvez
00:34:44avoir des origines
00:34:45et avoir une seule nationalité.
00:34:46Et c'est très bien aussi.
00:34:48Et ce qui me gêne un peu
00:34:49dans le discours
00:34:50du chef de l'État,
00:34:51c'est qu'on a l'impression toujours
00:34:53que dans notre pays,
00:34:54on serait un peu raciste
00:34:57et on considérait
00:34:58que des gens
00:34:59qui sont binationaux
00:35:00ne sont pas vraiment...
00:35:00C'est sous-jacent selon vous ?
00:35:01Je trouve que c'est sous-jacent.
00:35:02Il fait ça dans un pays étranger.
00:35:04Donc, je trouve que c'est
00:35:04un peu dommage
00:35:05de toujours faire peser
00:35:07ce poids de la culpabilité
00:35:09sur les Français.
00:35:10Ça ne me semble pas
00:35:10refléter la réalité.
00:35:11Par contre, il y a une réalité
00:35:12effectivement,
00:35:14Elodie l'a dit
00:35:14et on aimerait parfois
00:35:15que le président de la République
00:35:18le dise aussi,
00:35:19c'est que malheureusement,
00:35:19il y a des personnes
00:35:20qui ont la double nationalité,
00:35:22parfois qui sont nées en France
00:35:24qui n'ont même que
00:35:24la nationalité française
00:35:25et des origines différentes
00:35:26et qui semblent se reconnaître
00:35:28davantage dans leurs origines
00:35:29que dans la France,
00:35:31voire qui semblent manifester
00:35:32une hostilité à la France.
00:35:33On le voit
00:35:34lors des matchs de foot,
00:35:36par exemple.
00:35:37Et ça,
00:35:38je trouve que ces problématiques,
00:35:40ça témoigne
00:35:40d'un déficit
00:35:41d'intégration.
00:35:43et je pense que
00:35:43de leur répéter
00:35:44sans cesse
00:35:45que
00:35:46exalter
00:35:47leur double nationalité
00:35:48et répéter
00:35:48que peut-être
00:35:49les Français
00:35:49sont un peu racistes
00:35:50sur les bords,
00:35:50ce n'est pas le meilleur moyen
00:35:51de les inciter
00:35:53à s'intégrer
00:35:54et à s'assimiler.
00:35:55François de Rugy,
00:35:56sur ce sujet
00:35:57de la binationalité,
00:35:58j'imagine que vous n'êtes pas
00:35:59binational.
00:36:00Non,
00:36:01je crois qu'il faudrait
00:36:02vraiment remonter
00:36:02très très loin
00:36:03dans mon arbre généalogique.
00:36:05Vous êtes de quelle région ?
00:36:06Rugy, c'est où ?
00:36:06Alors moi,
00:36:07je suis né à Nantes,
00:36:08mais mes parents
00:36:09ont été nommés à Nantes
00:36:10parce qu'ils étaient
00:36:10fonctionnaires
00:36:11de l'éducation nationale.
00:36:12Ma mère était de Lorraine,
00:36:13dans la partie de la Lorraine
00:36:15qui a basculé
00:36:16à plusieurs reprises
00:36:16de la France à l'Allemagne.
00:36:18Et mon père était
00:36:20de Landernot,
00:36:21voyez-vous,
00:36:22en Bretagne,
00:36:22à la pointe de la Bretagne.
00:36:23Mais son père à lui
00:36:24était de Normandie.
00:36:24Donc vous voyez,
00:36:25ces différentes régions de France.
00:36:26La guerre entre les Bretons
00:36:27et les Normands recommence.
00:36:28Non, mais je pense
00:36:29que le sujet
00:36:30de la binationalité,
00:36:31il faudrait pouvoir,
00:36:32je ne sais pas
00:36:33si c'est encore possible
00:36:34en France en 2026,
00:36:35mais en parler
00:36:35de façon un peu dépassionnée.
00:36:37Bien sûr, sûrement,
00:36:40une double nationalité.
00:36:41Et ce n'est pas le bon timing.
00:36:42Ça peut être une chance
00:36:43parce qu'y compris,
00:36:44ça permet d'aller vivre
00:36:45dans deux pays
00:36:45en étant reconnus
00:36:46dans chacun de ces pays
00:36:47et aussi quand on va
00:36:48à l'étranger d'ailleurs
00:36:48de bénéficier
00:36:49de la protection consulaire
00:36:50de deux pays
00:36:51et ainsi de suite.
00:36:52Ça peut aussi
00:36:53être une complexité.
00:36:54Là, je ne sais pas,
00:36:55c'est un drame.
00:36:57La personne qui a disparu
00:36:59en Loire-Atlantique,
00:36:59elle a disparu,
00:37:00mais on craint fort
00:37:01qu'elle ait été assassinée.
00:37:03Il se trouve
00:37:04que son compagnon,
00:37:06père de leur enfant,
00:37:08est allé se réfugier
00:37:09en Algérie.
00:37:09a fui en Algérie
00:37:10où il a été d'ailleurs
00:37:11très rapidement
00:37:11arrêté par les autorités
00:37:13algériennes
00:37:14qui l'ont mis
00:37:14en détention provisoire.
00:37:16J'entendais l'autre jour
00:37:17un avocat lui-même
00:37:19franco-algérien
00:37:20qui défend à la fois
00:37:21des familles françaises
00:37:22en Algérie
00:37:23ou l'inverse
00:37:23et il disait
00:37:24que ça va donner lieu
00:37:25à un imbroglio juridique
00:37:26assez complexe
00:37:28parce que l'enfant,
00:37:30la mère a disparu
00:37:31et il y a malheureusement
00:37:32de fortes craintes
00:37:33qu'elle ne soit plus en vie.
00:37:35L'enfant,
00:37:36si le père est condamné,
00:37:37il disait d'ailleurs
00:37:38qu'en Algérie,
00:37:38il risquait une peine
00:37:39beaucoup plus lourde
00:37:40qu'en France
00:37:40puisqu'alors que les faits
00:37:42ont été commis en France,
00:37:43il pourrait être condamné
00:37:44la peine de mort en Algérie
00:37:45et ensuite,
00:37:46l'enfant devrait être confié
00:37:48normalement à sa mère.
00:37:49Sa mère,
00:37:49si elle a disparu,
00:37:51ce serait la mère de la mère
00:37:52et donc revenir en France.
00:37:54On voit que ce n'est pas si simple
00:37:57cette question de la binationnalité.
00:37:58Mais ce qu'il faut quand même dire aussi
00:37:59et c'est peut-être le sens
00:38:00du propos d'Emmanuel Macron,
00:38:02président de la République,
00:38:03c'est qu'on a eu
00:38:04il y a quelques temps,
00:38:04souvenez-vous en 2024
00:38:05quand il y a eu
00:38:06les législatives,
00:38:07la dissolution,
00:38:08un député du Rassemblement national
00:38:10avait dit
00:38:10qu'il faut que les gens choisissent
00:38:12et on devrait leur retirer
00:38:14notamment s'ils veulent faire
00:38:15une carrière
00:38:16soit dans la fonction publique,
00:38:17soit à des postes
00:38:18à responsabilité,
00:38:19voire par exemple des ministres.
00:38:20Il avait dit
00:38:20qu'on ne pourrait pas avoir
00:38:21des ministres binationaux
00:38:22parce que sous-entendu
00:38:23ils auraient peut-être
00:38:23une allégeance à un autre pays.
00:38:25Bon, il y en a eu
00:38:25des ministres binationaux,
00:38:26c'est déjà arrivé.
00:38:28Il y a des ministres
00:38:29ou même des premiers ministres
00:38:30d'origine étrangère
00:38:31comme Manuel Valls
00:38:32qui a été naturalisé français.
00:38:33Donc moi je pense que là
00:38:34il faut garder le sens de la mesure
00:38:36et on peut considérer
00:38:37qu'on peut être pleinement français,
00:38:39occuper des postes
00:38:40dans la fonction publique
00:38:41et en politique en France
00:38:42tout en ayant une autre nationalité
00:38:44qu'elle soit européenne
00:38:45ou extra-européenne d'ailleurs.
00:38:45Il y en a un qui a peut-être
00:38:46un peu moins le sens de la mesure,
00:38:47c'est Bali Bagayoko,
00:38:48le maire de Saint-Denis,
00:38:50maire L.E. Fiste
00:38:51qui a, vous le savez,
00:38:52suscité la polémique
00:38:53en employant un mot
00:38:54qui est le mot d'insurrection.
00:38:56Souvenez-vous
00:38:56quand il disait
00:38:57dans cette vidéo
00:38:58que oui,
00:39:00il souhaitait
00:39:01une insurrection
00:39:02du peuple
00:39:03si jamais le RN
00:39:04venait à gagner en 2027.
00:39:06Ce qu'il ne souhaitait pas,
00:39:07eh bien,
00:39:08nos équipes
00:39:09sont allées interroger
00:39:10les habitants de Saint-Denis
00:39:13pour voir justement
00:39:14ce qu'ils pensaient
00:39:15de cette idée
00:39:16d'insurrection populaire
00:39:18en cas de victoire du RN.
00:39:19Écoutez,
00:39:20ces habitants de Saint-Denis
00:39:21qui ne sont pas forcément
00:39:21d'accord avec M. Bagayoko.
00:39:24Je ne trouve pas
00:39:25que c'est bien
00:39:26de le dire,
00:39:27de faire une insurrection.
00:39:28Non,
00:39:28c'est une élection.
00:39:29Bon,
00:39:29ceux qui gagnent,
00:39:30ils gagnent.
00:39:31Voilà.
00:39:31S'il y a l'élection,
00:39:33celui qui gagne,
00:39:34on le soutient.
00:39:35Dans certains pays,
00:39:36on a le RN
00:39:38qui est au pouvoir,
00:39:39que les gens y vivent.
00:39:41C'est dans les urnes,
00:39:42on choisit
00:39:42qui peut gouverner.
00:39:44C'est choquant vraiment.
00:39:45C'est choquant par là,
00:39:46c'est choquant par ce qu'est.
00:39:47Il ne faut pas inciter
00:39:49la haine aux gens.
00:39:50La haine,
00:39:51c'est pas...
00:39:53C'est directement
00:39:54la division.
00:39:56Le M. Levé
00:39:57s'aimait la division.
00:39:58Ce n'est pas ça.
00:39:59Ce n'est pas ça,
00:39:59la politique.
00:40:00Ces propos,
00:40:01pour moi,
00:40:02ce n'est pas valide.
00:40:03Le RN,
00:40:04c'est le grand parti.
00:40:05C'est ça,
00:40:05en fait.
00:40:06Il faut respecter
00:40:07l'opinion de chacun.
00:40:08Est-ce qu'on peut considérer
00:40:09que la France insoumise,
00:40:10le parti politique,
00:40:11est un parti républicain ?
00:40:14Non.
00:40:15Non.
00:40:16Non.
00:40:17La violence,
00:40:18pour moi,
00:40:18c'est jamais...
00:40:19Voilà,
00:40:20c'est jamais un moyen,
00:40:21vraiment.
00:40:22Je ne sais pas,
00:40:22pour moi,
00:40:22c'est jamais un moyen
00:40:26vraiment positif.
00:40:27Je ne le cautionne pas
00:40:28parce que c'est
00:40:29anticonstitutionnel.
00:40:30On est en France
00:40:31et c'est une république
00:40:36institutionnellement posée,
00:40:39historiquement posée.
00:40:41et les paroles
00:40:42de monsieur Bakayoko
00:40:44ne peut pas changer
00:40:45la constitution française.
00:40:47Bon,
00:40:47voilà quelqu'un
00:40:48qui respecte
00:40:48les institutions
00:40:49que vous avez présidées,
00:40:50je pense,
00:40:51à l'Assemblée nationale.
00:40:52Des propos
00:40:52plein de sagesse,
00:40:53finalement.
00:40:54Moi,
00:40:54ce que je retiens
00:40:55quand même
00:40:56de ce qui a été dit
00:40:57par les maires
00:40:58de la France insoumise
00:40:59ou même avant
00:40:59les élections
00:41:00et qui me paraît
00:41:01très grave
00:41:01par rapport au débat
00:41:02qu'on avait avant
00:41:03sur la binationalité,
00:41:04c'est-à-dire qu'eux
00:41:04ne résonnent même plus
00:41:05en termes de nationalité
00:41:06et résonnent en termes
00:41:07quasiment,
00:41:08il faut le dire,
00:41:08de race.
00:41:09C'est-à-dire,
00:41:10ils ont dit
00:41:10il faut des maires noires
00:41:12là où il y a
00:41:12une population
00:41:14majoritairement noire
00:41:14dans un certain nombre
00:41:15de communes.
00:41:15Et ça,
00:41:16c'est très choquant.
00:41:16Ça,
00:41:17c'est vraiment
00:41:17une dérive raciste.
00:41:18Il faut dire les choses
00:41:19par leur nom
00:41:19parce qu'on peut dire
00:41:20racialiste
00:41:21parce qu'on veut dire
00:41:21oui,
00:41:22c'est une autre forme
00:41:24de racisme.
00:41:25Cette idée
00:41:25qu'une population
00:41:27ne peut être représentée
00:41:28que par une personne
00:41:29qui lui ressemble
00:41:29physiquement.
00:41:30C'est quand même
00:41:31très très grave
00:41:31qu'on puisse dire ça.
00:41:32Ou alors sur la religion.
00:41:33On dit
00:41:34il faut que ce soit
00:41:34des personnes
00:41:34qui ont la même religion.
00:41:36C'est très grave également.
00:41:37Et ça,
00:41:37cette dérive-là
00:41:38qui est à l'oeuvre
00:41:38pas simplement en France.
00:41:39On l'a vu au Royaume-Uni
00:41:40par exemple
00:41:41où il y a des choses
00:41:41un peu comparables
00:41:42qui se produisent.
00:41:43Il faut absolument
00:41:44la combattre.
00:41:45Allez,
00:41:45dans un instant
00:41:46dans Midi News
00:41:46on va partir du côté
00:41:47de Bordeaux
00:41:48où il y a justement
00:41:48ces 1700 personnes
00:41:49à bord de cet immense
00:41:51bateau de croisière
00:41:52et qui souffrent tous
00:41:54de la gastro-entérite.
00:41:55Ils sont confinés
00:41:56à bord du bateau
00:41:57puis on reparlera
00:41:58du antivirus
00:41:59et de politique également.
00:42:01Restez bien avec nous
00:42:01sur Midi News.
00:42:05Suite de Midi News
00:42:06et Donald Trump
00:42:07vient d'interrir en Chine.
00:42:09Les dernières informations
00:42:10sommeillent à midi.
00:42:11Et à la une de l'actualité,
00:42:12Pierre,
00:42:13la ministre de la Santé
00:42:14en première ligne
00:42:15face à l'antavirus
00:42:16après avoir multiplié
00:42:17les réunions ce matin.
00:42:19Stéphanie Riste
00:42:20a été auditionnée
00:42:20à 11h
00:42:21sur la situation sanitaire
00:42:22par les députés
00:42:23à l'Assemblée.
00:42:24Audition durant laquelle
00:42:25elle s'est montrée
00:42:26rassurante.
00:42:27Écoutez.
00:42:30Tous les malades
00:42:31éventuellement cas contact
00:42:32sont hospitalisés.
00:42:33actuellement il n'y a pas
00:42:34de circulation du virus.
00:42:36Je pense qu'il faut
00:42:37commencer comme ça.
00:42:39Maintenant,
00:42:40la responsabilité
00:42:41du gouvernement
00:42:42c'est d'anticiper
00:42:44et d'anticiper
00:42:45tous les scénarios
00:42:46même
00:42:48les inimaginables
00:42:49et donc même
00:42:50les pires.
00:42:50Dès le début
00:42:51que nous avons eu
00:42:52cette alerte,
00:42:53j'ai demandé aux équipes
00:42:54et notamment
00:42:55aux services
00:42:56de faire un point
00:42:57sur évidemment
00:42:58les stocks stratégiques,
00:43:00donc les stocks de masques,
00:43:01mais aussi sur
00:43:04les appareils
00:43:05de poumons respiratoires
00:43:07qu'on appelle
00:43:07les ECMO.
00:43:08On termine par ces précisions
00:43:10justement sur le stock
00:43:12stratégique de masques
00:43:13de l'État
00:43:13qui est suffisant
00:43:15pour protéger le pays
00:43:16pendant trois mois minimum
00:43:17en cas de vague épidémique.
00:43:19Stock auquel s'ajoutent
00:43:20tous les stocks privés
00:43:21et publics
00:43:22permettant d'étendre
00:43:22de plusieurs semaines
00:43:23cette capacité
00:43:24de protection.
00:43:26Matignon
00:43:26qui précise
00:43:27que la capacité
00:43:27de production
00:43:28sur le sol français
00:43:29est estimée entre 2,6
00:43:31et 3,5 milliards
00:43:33de masques par an, Pierre.
00:43:34Merci beaucoup,
00:43:35Somaia.
00:43:36L'avis dit
00:43:36et l'information en direct,
00:43:38c'est l'arrivée
00:43:38de Air Force One,
00:43:39l'avion présidentiel américain
00:43:42à Pékin
00:43:43pour rencontrer
00:43:44Xi Jinping.
00:43:45Voilà donc
00:43:46les images
00:43:47de ce Boeing
00:43:49que vous pouvez voir
00:43:50à l'écran.
00:43:51La porte ouverte,
00:43:52la passerelle
00:43:53est arrivée
00:43:54devant l'appareil
00:43:55pour accueillir
00:43:56le chef d'État américain.
00:43:59Vous avez effectivement
00:44:01des,
00:44:02comment dirais-je,
00:44:03une armée
00:44:04qui est là
00:44:05de militaires
00:44:06en tenue
00:44:07que vous pouvez voir
00:44:08qui est là
00:44:10devant le tapis rouge.
00:44:11On attend effectivement
00:44:12l'arrivée
00:44:12de Donald Trump
00:44:14qu'il sorte
00:44:15de cet avion
00:44:16Air Force One
00:44:17avec effectivement
00:44:19cette rencontre
00:44:21assez importante
00:44:22du chef
00:44:24de l'État américain
00:44:26avec Xi Jinping.
00:44:27François de Rugy,
00:44:28c'est une rencontre
00:44:29très importante
00:44:29dans le contexte actuel
00:44:31à la fois
00:44:31de la guerre
00:44:32au Moyen-Orient,
00:44:33la question de Taïwan,
00:44:35la guerre en Ukraine
00:44:37aussi puisque
00:44:37Vladimir Zelensky
00:44:38a demandé à Trump
00:44:40d'en parler
00:44:41à Xi Jinping.
00:44:42Oui,
00:44:43on sait bien
00:44:43qu'il y a déjà
00:44:44un bras de fer
00:44:44américano-chinois
00:44:45un peu en permanence
00:44:46et que Donald Trump
00:44:48a été le premier
00:44:48d'ailleurs à activer
00:44:49mais Joe Biden
00:44:50avait continué
00:44:51et aujourd'hui
00:44:51il y a une préoccupation
00:44:52très concrète
00:44:53avec l'idée
00:44:54que la Chine
00:44:55pourrait faire pression
00:44:56sur l'Iran
00:44:57pour accepter
00:44:58de négocier
00:44:59la levée du blocus
00:45:01du Détroit-Dormuz.
00:45:01Donc ça,
00:45:02c'est une préoccupation
00:45:02quand même
00:45:02très très immédiate
00:45:04et il y a aussi
00:45:05des pressions possibles
00:45:06de la Chine
00:45:06sur la Russie
00:45:07puisqu'il y a des liens
00:45:07très forts aujourd'hui
00:45:08entre la Chine
00:45:09et la Russie.
00:45:09Sachant que la Chine
00:45:11a bien sûr
00:45:11à y gagner
00:45:12puisqu'elle importe
00:45:14énormément de pétrole
00:45:15d'Iran,
00:45:16Eric de Ritmatan.
00:45:17Oui,
00:45:18essentiellement,
00:45:19c'est la Chine
00:45:19qui se...
00:45:20C'est le premier marché
00:45:21en fait pour l'Iran.
00:45:22Il y a ceux
00:45:22qui sont le plus ennuyés
00:45:23parce que nous,
00:45:24en France,
00:45:25on achète surtout
00:45:26la Norvège,
00:45:27on achète aux Etats-Unis,
00:45:28on achète au Venezuela.
00:45:29Vous voyez,
00:45:30l'Algérie aussi,
00:45:30on achète
00:45:31mais on est très peu
00:45:32dépendant du pétrole
00:45:33iranien
00:45:34et qui passe par le Golfe.
00:45:35C'est plus le gaz,
00:45:36les engrais
00:45:37et les produits
00:45:39en plastique.
00:45:40Ça,
00:45:40c'est à vous conseiller.
00:45:41Voilà,
00:45:41donc cet avion
00:45:44où Donald Trump
00:45:45devrait arriver
00:45:47d'ici quelques instants,
00:45:49il doit participer
00:45:50à un sommet
00:45:51des grandes puissances
00:45:52avec Xi Jinping.
00:45:55Avec...
00:45:56Justement,
00:45:56c'est...
00:45:57Voilà,
00:45:57vous voyez le parterre
00:45:59aussi,
00:45:59dans un instant,
00:46:00vous allez voir
00:46:01le parterre
00:46:01d'officiels chinois,
00:46:03le voilà.
00:46:04Avec les voitures
00:46:05aussi qui s'approchent,
00:46:07on se demande
00:46:07s'il va y avoir
00:46:08The Beast.
00:46:08Alors The Beast,
00:46:09c'est cette grande
00:46:11Cadillac
00:46:12qui,
00:46:13selon le protocole
00:46:14américain,
00:46:15est la seule voiture
00:46:17qui puisse transporter
00:46:19Donald Trump
00:46:20puisqu'elle est
00:46:23justement blindée,
00:46:24elle a des tas
00:46:25de systèmes
00:46:26de sécurité,
00:46:27elle a des pneus
00:46:27increvables.
00:46:28Alors je ne sais pas
00:46:29si on va voir
00:46:30arriver cette voiture.
00:46:31En tout cas,
00:46:32ce que...
00:46:32Ah ben la voilà,
00:46:33regardez,
00:46:33c'est ça,
00:46:35cette voiture
00:46:35qui a été décrite
00:46:37dans pas mal
00:46:39de magazines
00:46:40et notamment
00:46:40des magazines
00:46:41de presse automobile
00:46:42où vous pouvez voir
00:46:44c'est pratiquement
00:46:44des roues de camion,
00:46:45roues increvables,
00:46:46le système de dépressurisation
00:46:48de la cabine,
00:46:48enfin vraiment,
00:46:49c'est un avion
00:46:49sur où Nelly Dénac
00:46:51nous a rejoint.
00:46:52On attend bien sûr
00:46:53l'arrivée de Donald Trump
00:46:54sur le tapis rouge.
00:46:56C'est une rencontre
00:46:56très très importante,
00:46:57Nelly,
00:46:58qui aura lieu
00:46:59aujourd'hui à Pékin.
00:47:01Alors cette dernière visite
00:47:01remonte à 2017,
00:47:03vous vous en souvenez.
00:47:04Alors c'est vrai
00:47:05que si on prend ça
00:47:06du point de vue
00:47:07du prisme de la guerre
00:47:07en Iran,
00:47:08elle n'arrive pas
00:47:08en très très bonne posture
00:47:09puisque cette guerre
00:47:11elle traîne
00:47:11et il a en effet
00:47:12besoin de Xi Jinping
00:47:14pour pousser l'Iran
00:47:15à signer un accord.
00:47:17La Chine aussi,
00:47:18quand même,
00:47:18ces derniers temps
00:47:19a intérêt
00:47:19à ce que ça ne dure pas trop
00:47:21parce qu'elle a vu
00:47:22ses coûts de production
00:47:23exploser.
00:47:24Or on sait
00:47:24qu'elle dépend beaucoup
00:47:25de ses exportations
00:47:27manufacturières,
00:47:27sans parler du pétrole
00:47:28qui provient
00:47:29en grande partie
00:47:30de l'Iran,
00:47:30même si ses réserves,
00:47:32on le précise,
00:47:33tiennent encore.
00:47:34Enfin,
00:47:34il ne faudrait pas
00:47:34que ça s'éternise non plus.
00:47:36Il est affaibli aussi
00:47:37Donald Trump
00:47:38parce qu'il a voulu
00:47:39jouer un coup de poker
00:47:39sur les droits de douane,
00:47:40vous vous en souvenez.
00:47:41En réponse,
00:47:42il s'est vu imposer
00:47:43un embargo sur les terres rares
00:47:44dont regorge la Chine.
00:47:46Ça aussi,
00:47:46ça va être un des enjeux
00:47:47de cette visite.
00:47:48Et donc,
00:47:48il est revenu entre-temps
00:47:49à des taux
00:47:50beaucoup plus raisonnables.
00:47:51On est passé de 145%
00:47:52à 35%
00:47:53tandis qu'on voit
00:47:54la porte de la carlingue
00:47:57qui est désormais ouverte
00:47:58et on attend évidemment
00:47:59à tout le moment
00:47:59regarder cette délégation
00:48:00impressionnante
00:48:01pour venir l'accueillir.
00:48:03C'est-à-dire
00:48:03qu'on fait les choses en grand.
00:48:04Xi Jinping,
00:48:05effectivement,
00:48:06c'est une rencontre importante.
00:48:07Il y a ce sommet,
00:48:08beaucoup de décisions,
00:48:10on le disait
00:48:11avec François Dorégi
00:48:12aussi à l'instant,
00:48:13c'est-à-dire qu'il y a
00:48:13le dossier iranien,
00:48:15le pétrole,
00:48:16on s'en doute aussi
00:48:17la question sur l'uranium.
00:48:19Il y a la question...
00:48:20Il y a beaucoup d'enjeux
00:48:22économiques.
00:48:22Je vais y revenir
00:48:23dans un instant,
00:48:24mais moi,
00:48:24je voulais aussi parler
00:48:25du donnant-donnant
00:48:26parce que le leader chinois,
00:48:27il va lui dire
00:48:27OK,
00:48:28moi,
00:48:28je veux bien vous aider
00:48:28pour tout ça,
00:48:29mais donnez-moi
00:48:29quelque chose en échange.
00:48:31Et c'est quoi ce quelque chose ?
00:48:32Ça va aussi porter
00:48:32sur les livraisons d'armes
00:48:33à Taïwan.
00:48:35Elles ont baissé
00:48:36depuis Trump 1,
00:48:37mais ça reste encore
00:48:37significatif de mémoire
00:48:38parce qu'on ne va pas
00:48:39pouvoir passer
00:48:39les petits tableaux
00:48:40que je vous avais préparés,
00:48:41les petits visuels.
00:48:43C'est quand même
00:48:43encore 11 milliards de dollars,
00:48:45donc c'est assez conséquent.
00:48:46Mais en fait,
00:48:47pour résumer,
00:48:47Pierre,
00:48:48Trump,
00:48:48il a une seule idée
00:48:49en tête avec ce voyage,
00:48:50c'est un deal économique
00:48:52historique,
00:48:52et il l'a dit
00:48:53avant de partir de Washington,
00:48:54je n'ai pas trop besoin
00:48:55de son aide pour l'Iran,
00:48:56je veux faire beaucoup
00:48:57d'affaires avec la Chine.
00:48:59Le message,
00:48:59c'est ouvrez votre marché
00:49:02aux entreprises américaines.
00:49:03Il y a 12 des entreprises
00:49:06parmi les grands groupes américains
00:49:08qui disposent
00:49:10de la plus grosse
00:49:10capitalisation boursière
00:49:12qui l'accompagne.
00:49:12Évidemment,
00:49:13on ne va pas citer
00:49:13Elon Musk,
00:49:14Tim Cook pour Apple,
00:49:16il y a le patron
00:49:16de BlackRock,
00:49:17il y a un patron chinois
00:49:19aussi important
00:49:19qui fabrique
00:49:21des microprocesseurs
00:49:22et des puces.
00:49:24La capitalisation boursière
00:49:25de toutes ces entreprises
00:49:26combinées,
00:49:28c'est...
00:49:28Elle met ses lunettes.
00:49:29Combien ?
00:49:3010 000 milliards de dollars.
00:49:32Vous avez bien entendu.
00:49:34Boeing veut vendre,
00:49:36ambitionne de vendre
00:49:37à peu près 500 avions.
00:49:38Les compagnies financières,
00:49:40parce que vous avez là
00:49:41tout ce que Wall Street
00:49:42compte de grosses compagnies,
00:49:44à commencer par Citi,
00:49:45elles veulent une plus grande
00:49:47libéralisation du secteur
00:49:48financier chinois
00:49:48qui est encore assez fermé.
00:49:49Et puis Musk,
00:49:50lui,
00:49:51il a pour espoir
00:49:52de vendre ses robots
00:49:53spécialisés.
00:49:54Donc en fait,
00:49:55pour résumer,
00:49:56Trump,
00:49:56il vient avec l'esprit
00:49:57du make America great again.
00:49:59Sous-entendu,
00:50:00on veut vendre beaucoup
00:50:02pour un très gros marché.
00:50:03Voilà ce qu'il faut retenir
00:50:04en préambule de cette visite.
00:50:06On verra si Citi répond favorablement,
00:50:09parce qu'il y a évidemment
00:50:10d'autres enjeux.
00:50:11Je pense qu'il fera
00:50:12beaucoup pression
00:50:13sur la question
00:50:13des terres rares
00:50:14dont vraiment
00:50:15les Etats-Unis ont besoin.
00:50:16On va voir aussi
00:50:16la sémantique trumpienne
00:50:18dans ce sommet de Pékin.
00:50:22Alexandre Devecchio,
00:50:22c'est vrai qu'on s'est habitué
00:50:24depuis quelques semaines maintenant
00:50:26au côté sans filtre
00:50:27de Donald Trump,
00:50:29qui d'ailleurs conduit
00:50:31à dire un jour blanc,
00:50:32un jour noir,
00:50:33un jour rouge,
00:50:34un jour vert,
00:50:34un jour bleu à poids vert,
00:50:36parce qu'à la fin,
00:50:38on ne sait plus exactement.
00:50:40Mais est-ce que dans un sommet
00:50:41comme celui-ci,
00:50:42il va se tenir
00:50:43entre guillemets
00:50:44un peu plus
00:50:47dans les cordes ?
00:50:49Je ne sais pas.
00:50:50Mais en tout cas,
00:50:50après voilà,
00:50:52ceux qui critiquent Trump
00:50:53se rendent compte
00:50:53que finalement,
00:50:54il avance aussi
00:50:55malgré cette sémantique.
00:50:56Trump,
00:50:56il respecte le rapport de force
00:50:58en réalité.
00:50:59Et autant,
00:51:00quand il est dans un sommet
00:51:02avec Emmanuel Macron,
00:51:05il époussette
00:51:06ses pellicules.
00:51:08Parce que je crois
00:51:09que le rapport de force,
00:51:10malheureusement,
00:51:11et je dis ça vraiment malheureusement...
00:51:12C'est devenu sa tête de turc,
00:51:13Emmanuel Macron.
00:51:14Oui,
00:51:14mais ça traduit en réalité
00:51:16l'affaiblissement de la France.
00:51:17C'est pour ça que,
00:51:18j'ai beau ne pas être
00:51:19très macroniste,
00:51:19je ne me réjouis pas
00:51:20de la manière
00:51:21dont Donald Trump
00:51:23traite Emmanuel Macron.
00:51:24Parce que je pense
00:51:25qu'il a l'impression
00:51:26que la France et l'Europe,
00:51:27et ce n'est malheureusement
00:51:28pas qu'une impression,
00:51:29comptent de moins en moins.
00:51:30Or,
00:51:31face à la Chine,
00:51:32là,
00:51:32il y a un rapport
00:51:32de force réel.
00:51:33Je pense d'ailleurs
00:51:34que c'est le réel
00:51:36adversaire de Donald Trump
00:51:37aujourd'hui.
00:51:37Parce que c'est la puissance
00:51:38qui peut concurrencer
00:51:39les Etats-Unis.
00:51:41Mais c'est un adversaire
00:51:42qu'il respecte.
00:51:44Bon,
00:51:44il dit qu'il n'a pas besoin
00:51:45d'eux pour l'Iran,
00:51:46mais ça reste approuvé.
00:51:48Donc non,
00:51:49je pense qu'on aura
00:51:50un Donald Trump
00:51:51assez différent.
00:51:51Et puis je pense que,
00:51:52malgré tout,
00:51:53il ne faut pas sous-estimer
00:51:54Donald Trump.
00:51:54Il est aussi différent
00:51:55quand il fait du deal,
00:51:57quand il est dans
00:51:58des relations diplomatiques,
00:51:59et puis quand il s'adresse
00:52:00aux Américains
00:52:02à sa base
00:52:03avec un style...
00:52:04Donald Trump
00:52:05qui apparaît
00:52:06donc sur la passerelle
00:52:08d'Air Force One
00:52:09à son arrivée
00:52:11donc à Pékin.
00:52:12Le président américain
00:52:14qui descend les marches
00:52:17pour rejoindre
00:52:18les officiels chinois.
00:52:20François Drugy,
00:52:21par rapport à ce qui vient
00:52:22d'être dit par Alexandre
00:52:23Devecchio,
00:52:24je voyais faire
00:52:25une légère amour.
00:52:26Vous n'êtes pas entièrement
00:52:27d'accord avec ce qui vient
00:52:28d'être dit ?
00:52:29Non,
00:52:29mais je crois que c'est vrai
00:52:30que Donald Trump,
00:52:31il est dans le rapport
00:52:32de force,
00:52:32on va dire,
00:52:33pur et dur.
00:52:34Il aime bien ça,
00:52:35visiblement.
00:52:35D'ailleurs,
00:52:36l'idée de dire
00:52:37l'Amérique est très forte
00:52:38et je méprise l'Europe.
00:52:40Bon,
00:52:40il la méprise,
00:52:41mais il veut quand même
00:52:42la diviser
00:52:42parce qu'il se dit
00:52:43qu'il ne faudrait pas
00:52:43justement que l'Europe
00:52:44s'affirme.
00:52:45Et si l'Europe s'affirmait
00:52:46et quand elle s'affirme,
00:52:48l'Europe a une puissance
00:52:49un peu qu'elle méconnaît
00:52:51elle-même
00:52:52parce qu'elle est trop divisée.
00:52:53Mais lorsqu'elle s'affirme
00:52:54et qu'elle s'unit,
00:52:55elle est tout à fait capable
00:52:56de faire contrepoids
00:52:57aux Etats-Unis
00:52:58et les Etats-Unis
00:52:58peuvent difficilement
00:52:59se passer de l'Europe
00:52:59en réalité commercialement.
00:53:01Par exemple,
00:53:02les échanges commerciaux
00:53:03sont quand même aussi
00:53:03très importants
00:53:04entre les Etats-Unis
00:53:05et l'Europe.
00:53:05Mais c'est sûr
00:53:06qu'avec la Chine,
00:53:07il y a un affrontement
00:53:08vraiment de superpuissance
00:53:10aujourd'hui
00:53:10qui est de premier ordre
00:53:13et ça évidemment
00:53:15le centre de gravité
00:53:16s'est déplacé
00:53:17vers le Pacifique
00:53:18de l'Atlantique
00:53:19vers le Pacifique.
00:53:20Avant les relations
00:53:20transatlantiques
00:53:21Europe-Etats-Unis
00:53:21étaient les plus importantes.
00:53:23Aujourd'hui,
00:53:23c'est évidemment
00:53:23les relations Chine-Etats-Unis.
00:53:26Sur l'Iran,
00:53:26d'ailleurs,
00:53:27on peut penser
00:53:27que les intérêts
00:53:28sont paradoxalement
00:53:28plutôt convergents aujourd'hui
00:53:29parce que les deux
00:53:30ont envie de sortir de la crise.
00:53:32Ils n'ont pas envie
00:53:32d'en sortir
00:53:33parce que les Américains
00:53:34commencent à en avoir
00:53:34ras-le-bol
00:53:35de voir les prix de l'essence
00:53:36augmenter.
00:53:36C'est très important
00:53:37pour les Américains
00:53:38comme pour les Français.
00:53:43C'est quand même
00:53:43très préoccupant
00:53:44pour eux
00:53:45de voir le détroit d'Hormuz
00:53:46bloqué.
00:53:46Ce n'est pas uniquement
00:53:47le pétrole iranien,
00:53:48c'est le détroit d'Hormuz.
00:53:50Alors, à l'écran,
00:53:52même si la caméra
00:53:53est un peu loin,
00:53:54on a vu apparaître
00:53:55Mélania Trump
00:53:56qui est juste derrière
00:53:57en robe blanche.
00:53:59Les officiels chinois
00:54:01sont là.
00:54:02Non, ce n'est pas
00:54:03Mélania Trump ?
00:54:04Il me semble l'avoir vu.
00:54:05Mais alors peut-être
00:54:06que c'est une personne
00:54:07qui lui ressemble.
00:54:08Voilà.
00:54:10L'accueil des Chinois.
00:54:13C'est très démonstratif
00:54:13comme toujours.
00:54:1590% du pétrole iranien.
00:54:18Et effectivement,
00:54:19il y en a 50%
00:54:20qui transitent
00:54:22par Hormuz.
00:54:27Voilà, on voit
00:54:28sur ces images
00:54:28l'accueil
00:54:30à Donald Trump
00:54:31avec son geste
00:54:32habituel.
00:54:33C'est le fameux
00:54:34geste de Maga.
00:54:48Voilà un plan plus large
00:54:49qui nous permettra
00:54:50de voir.
00:54:52Moi, j'aimerais bien savoir,
00:54:53pardonnez-moi quand même,
00:54:55Nelly,
00:54:56qui est cette femme
00:54:57derrière,
00:54:58qui n'est pas en effet
00:54:59Mélania Trump
00:55:01en blanc,
00:55:02qui est derrière.
00:55:03En fait, il n'y a pas
00:55:03dans le lot,
00:55:03parce qu'on a vu
00:55:04deux femmes blondes
00:55:05en réalité apparaître.
00:55:07Alors, il y a
00:55:08Elon Musk
00:55:09et c'est juste devant
00:55:10Elon Musk
00:55:11qu'effectivement,
00:55:11il y a une femme.
00:55:12Mais on ne sait pas
00:55:13qui c'est à ce stade.
00:55:15On pourra peut-être
00:55:16l'identifier un peu plus tard.
00:55:17Voilà.
00:55:18Et donc,
00:55:18tout ça,
00:55:19tout ce petit arrêt
00:55:20au page
00:55:21dont Donald Trump
00:55:22le premier
00:55:22monte dans la voiture
00:55:24officielle du président
00:55:25des Etats-Unis
00:55:25qui, comme d'habitude,
00:55:27je vous le disais,
00:55:28est transporté
00:55:28pour tous les déplacements
00:55:32officiels
00:55:32du président américain
00:55:34dans le monde entier.
00:55:36C'est la règle.
00:55:37On ne peut pas,
00:55:38en France,
00:55:39lui mettre
00:55:39une Peugeot
00:55:40ou une Citroën.
00:55:41Il se doit,
00:55:42pour sa sécurité,
00:55:43de monter
00:55:44dans cet engin.
00:55:45Je dis bien cet engin
00:55:46parce que c'est très technique.
00:55:51Il y a une cabine
00:55:53à dépressurisation.
00:55:58Alors,
00:55:58on me dit en régie
00:55:59que c'est Lara Trump,
00:56:00figurez-vous,
00:56:01la femme d'Eric Trump
00:56:03qui est cette dame
00:56:06en robe blanche
00:56:07que l'on voit désormais
00:56:09derrière la limousine.
00:56:11On voit Eric Trump
00:56:12juste à côté d'Elon Musk.
00:56:14Voilà.
00:56:14Eric Trump,
00:56:14on rappelle,
00:56:15qui est donc
00:56:16le fils de Donald Trump
00:56:18et qui doit s'occuper
00:56:18de plusieurs choses
00:56:20et qui s'occupe
00:56:21de plusieurs choses
00:56:22autour des affaires
00:56:23de son père.
00:56:24Et effectivement,
00:56:25on voit Elon Musk
00:56:25qui est là.
00:56:27Peut-être qu'il cherche
00:56:28une place
00:56:28dans cette grande automobile
00:56:30et là,
00:56:30comme d'habitude
00:56:31dans les voyages officiels,
00:56:32on lui dit
00:56:32pas du tout,
00:56:33c'est pas par là,
00:56:33vous allez monter
00:56:34dans le van derrière.
00:56:35C'est un peu comme
00:56:35dans les villes.
00:56:36C'est comme nous,
00:56:37les journalistes,
00:56:37on nous dit
00:56:37est-ce qu'on monte,
00:56:39on a tous envie
00:56:39de montrer avec l'officiel.
00:56:41Par exemple,
00:56:41quand on suivait
00:56:42François Drugy,
00:56:43on voulait tous monter
00:56:44avec lui
00:56:44et on m'a dit
00:56:44ben non,
00:56:45vous montez dans
00:56:45la bétailière derrière.
00:56:47C'est là qu'on vous attend.
00:56:48C'est plus simple
00:56:48qu'avec le président
00:56:49des Etats-Unis.
00:56:50Elodie,
00:56:50vous vous suivez ça encore
00:56:52des déplacements
00:56:53avec des officiels ?
00:56:54Oui, alors,
00:56:54on est dans des vannes
00:56:56très confortables.
00:56:57Je rassurerai
00:56:58maintenant,
00:56:59je ne suis pas
00:56:59à la fin.
00:57:00Je pense que
00:57:01je me fais plaindre
00:57:03mais après,
00:57:03c'est le jeu aussi
00:57:03pour toute délégation.
00:57:05Les journalistes
00:57:05qui suivent,
00:57:05évidemment,
00:57:06on suit parce que
00:57:06le but,
00:57:07c'est qu'on ne perde
00:57:07pas trop de temps
00:57:09parce qu'évidemment
00:57:10que la voiture
00:57:10de Donald Trump
00:57:11ou du président
00:57:12de la République
00:57:12ou des ministres
00:57:13ou du président
00:57:13de l'Assemblée
00:57:14vont légèrement
00:57:15plus vite quand même
00:57:15que les nôtres
00:57:16et donc c'est une escorte
00:57:17avec les journalistes
00:57:18qui sont dedans
00:57:18où tout est prévu
00:57:19pour que personne
00:57:20ne loupe rien
00:57:21du déplacement
00:57:21de Donald Trump
00:57:23là en l'occurrence
00:57:23à Pékin.
00:57:24Voilà,
00:57:24donc pour cette arrivée
00:57:26de Donald Trump
00:57:27à Pékin,
00:57:28on se souvient,
00:57:30moi ça me rappelle,
00:57:32j'ai encore joué
00:57:32aux vieux combattants
00:57:33mais c'est Nixon
00:57:35qui était arrivé
00:57:36en Chine
00:57:37en 1972
00:57:39auprès de Mao Tse-tung
00:57:41avec l'homme
00:57:42qui avait tout fait
00:57:44justement
00:57:44pour dégeler
00:57:45les relations
00:57:45qui était
00:57:46Henry Kissinger.
00:57:48C'était l'époque
00:57:49qui avait suivi
00:57:50la reconnaissance officielle
00:57:51de la Chine communiste
00:57:53pour les Etats-Unis.
00:57:54La France a été
00:57:55qui était un grand pas
00:57:55diplomatique
00:57:57la reconnaissance
00:57:58par une démocratie libérale
00:58:00qui était
00:58:01les Etats-Unis
00:58:02d'une Chine communiste,
00:58:04la Chine communiste
00:58:05de Mao Tse-tung.
00:58:06On va en faire
00:58:06des pandas.
00:58:07Comment ?
00:58:08En signe de cette amitié,
00:58:09on leur avait offert
00:58:11des pandas
00:58:11qui étaient
00:58:12aux eaux de Washington
00:58:13et c'est resté
00:58:14un peu le symbole
00:58:15de cette amitié.
00:58:16On verra
00:58:17si Donald Trump
00:58:17repart avec des pandas.
00:58:18Écoutez,
00:58:19on a eu aussi
00:58:20des pandas
00:58:20aux eaux de Beauval.
00:58:22La diplomatie du panda
00:58:23et que la Chine
00:58:24joue de cela
00:58:25pour notamment...
00:58:27Blague à part,
00:58:28c'est un...
00:58:30Comment dirais-je ?
00:58:30Les animaux en général
00:58:31et le panda en particulier
00:58:32sont des symboles
00:58:34très forts
00:58:34évidemment
00:58:35pour les Chinois.
00:58:38Est-ce que nous
00:58:40continuons à suivre
00:58:42Donald Trump
00:58:43en Chine ?
00:58:45Il y a un certain flou
00:58:47qui règne autour
00:58:47de l'agenda
00:58:49des rencontres.
00:58:50On sait qu'évidemment,
00:58:51ce sera essentiellement
00:58:52des bilatérales.
00:58:53Il y a un certain nombre
00:58:54de déjeuners qui sont prévus
00:58:55parce que c'est une rencontre
00:58:56de 48 heures.
00:58:57Et on rappelle aussi
00:58:58que la date a été confirmée
00:58:59assez tardivement
00:59:00par les Chinois.
00:59:01On savait qu'elle devait
00:59:02intervenir fin avril.
00:59:03Je crois que c'est
00:59:03Donald Trump
00:59:04qui avait repoussé lui-même
00:59:05la date de sa visite.
00:59:07et les Chinois ont confirmé
00:59:09il y a à peine une semaine
00:59:10que ça se tiendrait bien
00:59:10là à la mi-mai
00:59:12parce que sans doute
00:59:13on attendait d'être sûr
00:59:14que les conditions
00:59:15soient réunies.
00:59:16Petite anecdote
00:59:16pour la voiture
00:59:17que vous évoquiez
00:59:18qui est blindée.
00:59:19Moi qui ai vécu
00:59:19à Washington
00:59:20une dizaine,
00:59:21douzaine d'années
00:59:21comme vous savez.
00:59:22Il se déplace toujours
00:59:24avec la même voiture
00:59:25qu'on appelle le decoy.
00:59:26C'est-à-dire
00:59:27ça fait quand même
00:59:28un budget conséquent.
00:59:29Il y a deux voitures blindées.
00:59:30on ne sait jamais
00:59:30dans laquelle
00:59:31il est réellement bon.
00:59:32Là évidemment
00:59:32on l'a vu.
00:59:34Après on peut faire
00:59:35le jeu de passe-passe
00:59:36comme dans certaines guinguettes.
00:59:38Il y a beaucoup de précautions
00:59:38prises par un secret service
00:59:40et il n'a pas le droit
00:59:40de citer contrairement
00:59:41à un Emmanuel Macron
00:59:42qui pourrait s'affranchir
00:59:43des règles.
00:59:44Lui quand on lui dit
00:59:45quoi faire
00:59:46la règle c'est vraiment
00:59:47qu'il s'y tienne
00:59:48et il n'a pas le choix
00:59:49en la matière.
00:59:50Alors certains parlent
00:59:50de bras de fer
00:59:52entre Xi Jinping
00:59:55et Donald Trump.
00:59:56Je ne sais pas
00:59:56si ça va être...
00:59:57On sait que ça va être
00:59:57des discussions musclées.
00:59:59On sait l'alignement
01:00:01des deux hommes d'État.
01:00:03Mais de là
01:00:03est-ce que ça va être
01:00:04un bras de fer ?
01:00:05Je ne sais pas.
01:00:06Je ne sais pas
01:00:06lequel va écouter plus l'autre.
01:00:07C'est sur nous
01:00:08qu'on dit que Donald Trump
01:00:09aime bien faire des deals.
01:00:10Lui il revendique
01:00:11de dire
01:00:11mais moi ce que je veux
01:00:12c'est donc en français
01:00:13passer des accords.
01:00:14Des accords donnant-donnant
01:00:16avec une dimension économique
01:00:17forte.
01:00:18Mais finalement
01:00:18depuis qu'il a été réélu président
01:00:20il n'en a pas passé beaucoup.
01:00:21C'est un peu la limite
01:00:23de son discours politique
01:00:24qui est assez constant
01:00:26sur la Chine
01:00:26puisqu'il a toujours été
01:00:27plutôt à affirmer
01:00:28la puissance américaine
01:00:29en opposition
01:00:30à la puissance chinoise.
01:00:32Mais pour autant
01:00:33il n'a jamais réussi
01:00:35vraiment...
01:00:35Il y a eu les droits de douane
01:00:36où on a vu
01:00:37qu'il y a eu
01:00:37une sorte d'aller-retour
01:00:38mais plutôt entre puissance
01:00:39et dans un rapport de force.
01:00:40La question de Taïwan
01:00:41est une question
01:00:42évidemment centrale.
01:00:44Donald Trump
01:00:45dans son premier mandat
01:00:46passait pour très pro-taïwanais
01:00:48puisqu'il avait pris...
01:00:49Ça avait créé
01:00:50un incident diplomatique
01:00:51avec la Chine.
01:00:51Il avait pris au téléphone
01:00:52la présidente taïwanais,
01:00:54la présidente Tsai à l'époque
01:00:55qui le félicitait
01:00:57ce qui n'était jamais arrivé.
01:00:58Et puis là
01:00:59sur son deuxième mandat
01:01:00il a donné l'impression
01:01:02d'être...
01:01:02d'osciller un peu.
01:01:04Il a accusé
01:01:04les Taïwanais
01:01:05comme il le fait
01:01:06d'avoir volé
01:01:07la technologie
01:01:08des semi-conducteurs
01:01:10puisque Taïwan
01:01:10est le numéro un mondial
01:01:11des semi-conducteurs
01:01:12ce qui est évidemment
01:01:13totalement faux
01:01:14cette accusation
01:01:14mais en même temps
01:01:15il y a toujours
01:01:16des contrats d'armement
01:01:17et on voit bien
01:01:17que c'est un jeu
01:01:18là de rapport de force
01:01:19un enjeu central
01:01:21pour les Chinois
01:01:23que Taïwan.
01:01:24Et puis juste pour la petite histoire
01:01:25et tandis qu'on est toujours
01:01:26sur cette image
01:01:27si ça peut aider
01:01:27à la dernière minute
01:01:28il n'était pas prévu au programme
01:01:29on a appris qu'un certain
01:01:31Jensen Wang
01:01:31alors nous ça ne nous dit rien
01:01:33en France
01:01:33a embarqué au moment de l'arrêt
01:01:35du ravitaillement d'Air Force One
01:01:36en Alaska
01:01:37on a tenu en fait
01:01:38sa présence secrète
01:01:39jusqu'au bout
01:01:40c'est pas n'importe qui
01:01:41ce monsieur
01:01:41c'est le patron de NVIDIA
01:01:43c'est le géant américain
01:01:45des plus
01:01:45c'est l'entreprise
01:01:48c'est l'entreprise
01:01:49la plus importante du monde
01:01:51et c'est grâce à ces plus
01:01:52que les Etats-Unis
01:01:53aujourd'hui
01:01:53sur le plan purement
01:01:56technologique
01:01:56ont quelques mois d'avance
01:01:57sur la Chine
01:01:58donc en fait
01:01:58ils veulent aussi user
01:02:00de ce levier là
01:02:00pour permettre aux Chinois
01:02:01de rester dans la compétition
01:02:04pour tout ce qui est
01:02:04microprocesseurs
01:02:05encore une fois l'art du deal
01:02:06encore une fois l'art du deal
01:02:07après l'escale en Alaska
01:02:10avec
01:02:11allo tu veux faire partie du voyage
01:02:12bah écoute
01:02:13tu vas en Alaska
01:02:14puis on te chope là-bas
01:02:15c'est une méthode
01:02:17assez étonnante
01:02:18c'est un patron américain
01:02:20mais d'origine taïwanaise
01:02:21donc je ne sais pas
01:02:22si c'est aussi un message
01:02:23qui est envoyé
01:02:24aux autorités chinoises
01:02:25puisque c'est à la fois
01:02:27un des leaders
01:02:28dans l'intelligence artificielle
01:02:31et les semi-conducteurs
01:02:33mais aussi
01:02:33il est d'origine taïwanese
01:02:34allez on va marquer une pause
01:02:36voilà donc
01:02:37pour l'arrivée de Donald Trump
01:02:38en Chine
01:02:39sommet
01:02:40extrêmement important
01:02:41avec Xi Jinping
01:02:42avec les dossiers
01:02:43que l'on vient de relater
01:02:45dans un instant
01:02:45on reparle
01:02:46du antivirus
01:02:47de Bali Bagayoko
01:02:49et aussi du port de l'uniforme
01:02:51tiens tiens
01:02:52à tout de suite
01:03:21midi
01:03:22actuellement
01:03:23et bien déjà
01:03:24ce qu'on sait
01:03:24c'est qu'il appartient
01:03:26à la compagnie
01:03:26Ambassadeur Cruise Line
01:03:28il est parti
01:03:28des îles Shetland
01:03:30a fait escale
01:03:31à Belfast
01:03:32Liverpool
01:03:33et Brest
01:03:34avant de rejoindre Bordeaux
01:03:36d'où il doit
01:03:38repartir vers l'Espagne
01:03:39mais au moment où se parle
01:03:40il est à Bordeaux
01:03:42à quai
01:03:42au centre-ville
01:03:43à bord de ce paquebot
01:03:44on sait qu'il y a
01:03:451233 passagers
01:03:48514 membres
01:03:49d'équipage
01:03:50ces passagers
01:03:51sont pour la plupart
01:03:52britanniques
01:03:53ou irlandais
01:03:54et une personne
01:03:55est décédée
01:03:56elle était âgée
01:03:57de 90 ans
01:03:58et une cinquantaine
01:03:59de personnes
01:04:00ont manifesté
01:04:00des symptômes
01:04:01et des analyses
01:04:02sont en cours
01:04:02pour détecter
01:04:04la présence éventuelle
01:04:05du norovirus
01:04:07le norovirus
01:04:07il est responsable
01:04:09de ce qu'on appelle
01:04:09communément
01:04:10la gastro-entérite
01:04:12hivernale
01:04:12c'est un virus
01:04:13très contagieux
01:04:14mais contrairement
01:04:15l'antavirus
01:04:16dont nous parlions
01:04:17il est très rarement
01:04:18dangereux
01:04:19pour les personnes
01:04:20en bonne santé
01:04:20à ce stade
01:04:21la préfecture nous dit
01:04:22qu'il n'y a aucune raison
01:04:24de faire un lien
01:04:24entre cette épidémie
01:04:26et l'antavirus
01:04:27Merci beaucoup
01:04:28de ces précisions
01:04:29Félix Perolas
01:04:30donc on attend
01:04:31de voir ce que
01:04:32ça va donner
01:04:33pour ces 1700 passagers
01:04:35donc toujours confinés
01:04:37à Bordeaux
01:04:37qu'est-ce qui peut se passer
01:04:38comment est-ce que réagissent
01:04:40Yasmine Akatou
01:04:41les autorités sanitaires
01:04:42dans ces cas-là
01:04:43Il n'y a pas de mesure
01:04:44particulière
01:04:45en réalité
01:04:46c'est juste
01:04:47des mesures
01:04:47de précaution
01:04:48qu'on donne
01:04:49aux personnes concernées
01:04:50à savoir
01:04:51lavez-vous les mains
01:04:53évitez d'utiliser
01:04:54les mêmes serviettes
01:04:56porter des masques
01:04:57c'est des mesures
01:04:58qu'on connaît
01:04:59Des mesures de bon sens
01:05:00et sachant que là
01:05:01ce qui permet
01:05:03en fait
01:05:03le fait d'être traqué
01:05:04c'est d'avoir
01:05:05un hôpital à proximité
01:05:06de débarquer
01:05:07ce pauvre monsieur
01:05:08de 90 ans
01:05:09qui est décédé
01:05:11et effectivement
01:05:12l'avion
01:05:13le bateau
01:05:14va pouvoir reprendre
01:05:15sa route
01:05:15comme l'a dit
01:05:16Félix Perola
01:05:17cela dit
01:05:18après
01:05:19le timing
01:05:20est quand même
01:05:21assez étonnant
01:05:22c'est Chirac
01:05:23qui disait
01:05:23que les emmerdes
01:05:24volaient toujours
01:05:24en escadrille
01:05:25on a eu le MV
01:05:26déhondus
01:05:27avec le antivirus
01:05:28là maintenant
01:05:29on a cette grande
01:05:30propagation
01:05:31c'est évidemment
01:05:32pas par un fait exprès
01:05:33François de Rugy
01:05:33mais enfin bon
01:05:34c'est les mystères
01:05:35de l'actualité
01:05:35surtout qu'on a l'impression
01:05:37que maintenant
01:05:37dès qu'il se passe
01:05:37quelque chose
01:05:38sur un paquebot
01:05:39j'imagine que des épidémies
01:05:41de gastro-entérite
01:05:42sur un paquebot
01:05:42ça a déjà dû arriver
01:05:43sur de nombreux paquebots
01:05:44à de nombreux autres endroits
01:05:45et je ne pense pas
01:05:46qu'à chaque fois
01:05:47on ait dit
01:05:47vous n'avez plus le droit
01:05:48à l'Assemblée nationale
01:05:49il y avait eu
01:05:50une épidémie
01:05:51je ne sais plus ce que c'était
01:05:52c'était peut-être pas
01:05:53la gastro
01:05:53il y avait eu
01:05:54il y a eu surtout
01:05:55un cluster
01:05:57du Covid
01:05:59il y avait encore
01:05:59des réunions de commissions
01:06:00et notamment
01:06:01la commission des affaires culturelles
01:06:02à l'époque
01:06:02s'est réunie
01:06:03et le ministre de l'époque
01:06:05Franck Riester
01:06:05avait été malade
01:06:06mais il y avait aussi
01:06:07eu des députés
01:06:08et malheureusement
01:06:08on pense qu'il y a eu
01:06:09des contaminations
01:06:10de proches de députés
01:06:11notamment personnes âgées
01:06:12qui ont pu trouver
01:06:13la mort à l'issue
01:06:14de cette contamination
01:06:14même si on ne peut
01:06:15jamais prouver
01:06:16d'où vient l'origine
01:06:17mais là quand même
01:06:18sur une gastro-entérite
01:06:19sur un paquebot de croisière
01:06:20j'ai l'impression que demain
01:06:22s'il y a un ferry
01:06:23de la Britannique
01:06:24qui arrive à Roscoff
01:06:26ou à Saint-Malo
01:06:26et qu'il y a une personne
01:06:28malade dessus
01:06:28on va lui dire
01:06:28plus personne ne peut descendre
01:06:29il faut quand même
01:06:30qu'on garde
01:06:31le sens de la mesure
01:06:32par rapport au risque
01:06:33on pense aussi
01:06:34aux entreprises de croisière
01:06:36qui pour l'instant
01:06:37d'ailleurs ne prennent pas
01:06:37la parole
01:06:38et pour cause
01:06:39parce qu'on imagine
01:06:41qu'il y a peut-être
01:06:42un frémissement
01:06:42sur les réservations
01:06:44de juillet
01:06:45on me dit
01:06:45à ce stade
01:06:46les croisiéristes
01:06:46que j'ai eu au téléphone
01:06:47me disent que
01:06:48pour l'instant
01:06:49ça ne bouge pas
01:06:50on est un peu
01:06:51dans la même mouvance
01:06:51que ce sondage
01:06:54CSA pour Europe 1
01:06:56CNews et le JDD
01:06:56qu'on vous donnait
01:06:5755% d'entre vous
01:06:58n'êtes pas inquiets
01:06:59en ce qui concerne
01:07:01le Antavirus
01:07:02Antavirus
01:07:03qui est le centre
01:07:05j'allais dire
01:07:05névralgique
01:07:06de ce Antavirus
01:07:07c'est où ?
01:07:08c'est l'hôpital Bichat
01:07:09à Paris
01:07:11dans le 18ème arrondissement
01:07:13où l'on retrouve
01:07:14Augustin Donadieu
01:07:15avec Enzo Cordier
01:07:17Augustin
01:07:18quelles sont les dernières
01:07:19informations
01:07:19dans vos disposés ?
01:07:23ce que l'on sait
01:07:24c'est que
01:07:24la patiente française
01:07:26positive
01:07:27à cet Antavirus
01:07:29est toujours
01:07:30en réanimation
01:07:31elle est toujours
01:07:32intubée
01:07:33pour pouvoir respirer
01:07:34puisqu'elle est atteinte
01:07:35d'une forme sévère
01:07:36de cardio
01:07:37pulmonaire sévère
01:07:38pardon
01:07:39une forme sévère
01:07:40de cette maladie
01:07:41de ce virus
01:07:42dans le même hôpital
01:07:43l'hôpital Bichat
01:07:44juste derrière moi
01:07:45quatre autres passagers
01:07:46qui étaient dans le même
01:07:47navire de croisière
01:07:48alors eux sont testés
01:07:49négatifs
01:07:50ils sont en bonne santé
01:07:50ils n'ont pas de symptômes
01:07:51ils sont testés
01:07:52très régulièrement
01:07:53tout au long de la journée
01:07:54au travers notamment
01:07:55de tests sérologiques
01:07:57pour être bien précis
01:07:58eux ne présentent pas
01:08:00de symptômes
01:08:01mais ils restent tout de même
01:08:02isolés
01:08:03dans une quarantaine
01:08:05renforcée
01:08:05à savoir dans une pièce
01:08:06bien sûr stérilisée
01:08:07individuelle
01:08:08avec une pression
01:08:09négative
01:08:10partout ailleurs
01:08:10sur le territoire
01:08:11vous avez
01:08:1222 autres
01:08:13cas contacts
01:08:14alors des cas contacts
01:08:15un petit peu plus légers
01:08:16que d'autres
01:08:17c'est le cas par exemple
01:08:18de ceux qui étaient
01:08:18dans le deuxième avion
01:08:19qui ont simplement
01:08:21croisé la passagère
01:08:22qui est décédée
01:08:22quelques heures
01:08:23après avoir été
01:08:25contaminée
01:08:26alors eux
01:08:26ils sont un petit peu
01:08:27partout en France
01:08:28pareil ils sont testés
01:08:29ils sont en quarantaine
01:08:30renforcée
01:08:31il y a huit autres
01:08:32cas contacts
01:08:32qui eux sont restés
01:08:33plus longtemps
01:08:34en contact
01:08:34avec cette même passagère
01:08:36dans le premier vol
01:08:37alors eux
01:08:38ils sont tous
01:08:38en région parisienne
01:08:39à la pitié
01:08:40salpétrière
01:08:40certains ici
01:08:41à l'hôpital Bichat
01:08:43pareil
01:08:43même chose
01:08:44principe de précaution
01:08:45ils sont testés
01:08:46régulièrement
01:08:47ils n'ont pas de symptômes
01:08:48ils sont négatifs
01:08:50mais ils vont devoir
01:08:51rester en quarantaine
01:08:51renforcée
01:08:52l'OMS indique
01:08:53une quarantaine
01:08:54de 42 jours
01:08:55il se pourrait
01:08:55qu'ils ressortent
01:08:56avant 3 semaines
01:08:57mais pour le moment
01:08:58tout semble être
01:08:59sous contrôle
01:08:59et le gouvernement
01:09:00y veille notamment
01:09:01au travers de
01:09:01nombreuses réunions
01:09:02la dernière
01:09:03ce sera ce soir
01:09:04autour de
01:09:05à Matignon
01:09:06autour de Sébastien Lecornu
01:09:08la prochaine à venir
01:09:09en tout cas
01:09:09je ne sais pas si c'est
01:09:10la dernière
01:09:10merci beaucoup
01:09:11Augustin Donadieu
01:09:12avec Enzo Cordier
01:09:14devant l'hôpital Bichat
01:09:16il y a des patients aussi
01:09:17Yasmine Akatou
01:09:18qui étaient en province
01:09:19et par leur volonté à eux
01:09:22veulent être justement
01:09:23à Paris
01:09:24au plus près
01:09:24des services spécialisés
01:09:25oui en fait
01:09:26c'est le cas du patient
01:09:27breton
01:09:28qui était à Concarneau
01:09:29qui a été transféré
01:09:32au CHU de Rennes
01:09:33et à sa demande
01:09:35visiblement
01:09:36il réside plutôt
01:09:38aux alentours de Paris
01:09:39donc c'est à sa demande
01:09:40qu'il a été transféré
01:09:41dans un hôpital parisien
01:09:42alors en tout cas
01:09:43épidémie
01:09:43pandémie
01:09:44pas du tout
01:09:45rien de tout ça
01:09:45dans le monde
01:09:46nous dit
01:09:46la ministre de la santé
01:09:47Stéphanie Riste
01:09:49je le rappelle
01:09:50il n'y a pas d'épidémie
01:09:52dans ta virus
01:09:53dans le monde
01:09:54aujourd'hui
01:09:54et nous avons
01:09:56un seul cas
01:09:57dans notre pays
01:09:58ce virus
01:10:00je le rappelle aussi
01:10:02d'après les études
01:10:04scientifiques
01:10:05que nous avons
01:10:05aujourd'hui
01:10:08semble
01:10:09moins contagieux
01:10:11que le Covid-19
01:10:12puisque
01:10:12à l'heure d'aujourd'hui
01:10:14dans les études
01:10:14dont nous disposons
01:10:15dont certaines
01:10:17qui sont bien faites
01:10:18puisque publiées
01:10:19dans le New England
01:10:20Journal of Medicine
01:10:21ce virus
01:10:22se transmet
01:10:23sur des contacts
01:10:25rapprochés
01:10:26alors
01:10:27c'est non seulement
01:10:28un principe
01:10:29de précaution
01:10:30à l'hôpital
01:10:30mais on a l'impression
01:10:31qu'il y a un principe
01:10:33de précaution
01:10:33au niveau politique
01:10:34parce que
01:10:35à chaque fois
01:10:36qu'il y a ce genre
01:10:37de problème
01:10:37là on a une commission
01:10:39qui auditionne
01:10:40la ministre de la santé
01:10:42là on prend vraiment
01:10:43les précautions
01:10:44même au niveau
01:10:45de est-ce que
01:10:46la ministre de la santé
01:10:47répond bien
01:10:47à toutes les questions
01:10:48que tous les parlementaires
01:10:49peuvent se poser
01:10:50Oui c'est vrai
01:10:51que c'est assez
01:10:52commun
01:10:52pour tous les ministres
01:10:53et toutes les commissions
01:10:55différentes
01:10:56c'est-à-dire quand il y a
01:10:56un vrai sujet
01:10:57qui arrive
01:10:57un sujet d'actualité
01:10:58qui arrive
01:10:59souvent les députés
01:11:00le demandent
01:11:01que le ministre
01:11:02en charge
01:11:02de ce dossier
01:11:03vienne s'exprimer
01:11:04devant la représentation
01:11:05nationale
01:11:06et que les députés
01:11:06puissent lui poser
01:11:08toutes les questions
01:11:09Stéphanie Riste
01:11:09elle va aussi faire
01:11:10une réunion
01:11:10à 16h30
01:11:11très intéressante
01:11:12avec ses homologues
01:11:13européens
01:11:14évidemment
01:11:14en visioconférence
01:11:15parce qu'on rappelle
01:11:16ce que disait
01:11:17le Premier ministre
01:11:18hier
01:11:18l'importance
01:11:19de la coordination
01:11:20européenne
01:11:21pour deux raisons
01:11:22Il est désolé
01:11:22sur le Twitter
01:11:23Exactement
01:11:24sur les réseaux sociaux
01:11:25Alors évidemment
01:11:25Stéphanie Riste
01:11:26ces homologues
01:11:26européens
01:11:27les a régulièrement
01:11:28évidemment en ligne
01:11:29mais là ils seront
01:11:30tous en même temps
01:11:31parce que
01:11:31premièrement
01:11:32le but c'est d'essayer
01:11:33d'avoir un protocole
01:11:34sanitaire quand même
01:11:35qui soit cohérent
01:11:36on l'a entendu
01:11:36par exemple tout à l'heure
01:11:37en Grande-Bretagne
01:11:38ils vont s'autoconfiner
01:11:39nous même les cas contacts
01:11:40assez éloignés
01:11:41ils sont mis à l'hôpital
01:11:43et le but ça serait
01:11:44vraiment d'avoir
01:11:44au moins avec les pays
01:11:45voisins vraiment
01:11:46à minima
01:11:47un protocole sanitaire
01:11:48qui soit le même
01:11:49et puis le Premier ministre
01:11:50comme la ministre de la Santé
01:11:51insiste aussi
01:11:52sur l'importance
01:11:53de partager
01:11:53les informations
01:11:55sur la chaîne de transmission
01:11:56par exemple
01:11:56si un patient
01:11:57qui est en Italie
01:11:58a transité d'une quelconque manière
01:12:00à un moment
01:12:00par la France
01:12:01et bien il faut qu'on le sache
01:12:02et puis pour transmettre
01:12:03aussi les informations
01:12:04nous avons des épidémiologistes
01:12:06qui travaillent
01:12:07il y en a qui travaillent aussi
01:12:07dans d'autres pays
01:12:08et c'est important
01:12:08que toutes ces informations
01:12:09soient communes
01:12:10pour que tout le monde
01:12:11avance en même temps
01:12:12et qu'il n'y ait pas un pays
01:12:12qui soit éventuellement
01:12:13un peu à la traîne
01:12:14Donc ce sont des procédures normales
01:12:15en fait à l'Assemblée Nationale
01:12:16François de Rugy
01:12:17Oui quand il y a un événement
01:12:18d'actualité
01:12:19qui touche tout le monde
01:12:20bon à la fois
01:12:21les députés veulent montrer
01:12:22qu'ils sont à la manœuvre
01:12:24pour demander des comptes
01:12:25au gouvernement
01:12:25Je dis ça parce qu'à chaque fois
01:12:26maintenant qu'il y a un sujet
01:12:27d'actualité
01:12:27il y a quelqu'un
01:12:29notamment de l'opposition
01:12:29qui dit
01:12:30tiens on va faire
01:12:30une commission d'enquête
01:12:31Oui on n'en est pas là
01:12:32c'est une commission normale
01:12:33qui se réunit
01:12:34qui auditionne
01:12:35une ministre
01:12:36c'est normal
01:12:36de la ministre de la Santé
01:12:37qui est moins connue
01:12:39que d'autres ministres
01:12:39de la Santé précédents
01:12:40mais qui là va le devenir
01:12:41évidemment
01:12:42parce qu'elle est en première ligne
01:12:43sur ce sujet
01:12:43mais ce qui est frappant aussi
01:12:45c'est que le premier ministre
01:12:46Sébastien Lecornu
01:12:47a tenu à s'exprimer
01:12:48même pendant le week-end dernier
01:12:49pour dire
01:12:50voilà nous prenons des mesures
01:12:51j'ai pris un décret
01:12:52C'est le moine soldat
01:12:53Oui mais c'est aussi
01:12:54je pense la façon de montrer
01:12:55que le gouvernement
01:12:56est à l'action
01:12:57est à la manœuvre
01:12:58qu'il ne laisse rien passer
01:12:59parce que sur le reste
01:13:01c'est difficile de faire passer
01:13:02des problèmes de loi
01:13:03donc au moins on fait passer
01:13:04des mesures
01:13:04Il y a un rapprochement
01:13:04avec le Covid-19
01:13:05que surtout le gouvernement
01:13:06ne veut pas paraître
01:13:07comme celui d'Edouard Philippe
01:13:08à l'époque
01:13:09qui avait effectivement
01:13:11tâtonné
01:13:11il y a eu quand même
01:13:12beaucoup d'atermements
01:13:12Oui où il y avait eu
01:13:13une tendance
01:13:14mais assez générale
01:13:15même de médecins
01:13:16par exemple Philippe Juvin
01:13:17qui est aujourd'hui député
01:13:18et qui est président d'ailleurs
01:13:18enfin rapporteur général
01:13:19du budget de la sécurité sociale
01:13:20de l'Assemblée nationale
01:13:21à l'époque
01:13:21c'est une grippette
01:13:22il allait de plateau en plateau
01:13:24pour dire
01:13:24que c'est un médecin incontestable
01:13:26je veux dire
01:13:26dont les compétences sont incontestables
01:13:27mais beaucoup de gens
01:13:28pensaient que c'était
01:13:29quelque chose assez banal
01:13:30on se souvient du président
01:13:30de la République
01:13:31qui était allé au théâtre
01:13:32et qui avait dit
01:13:32ben voilà
01:13:32il faut continuer à aller au théâtre
01:13:34on ne va pas changer
01:13:35nos habitudes etc
01:13:36et quelques jours plus tard
01:13:37ou une semaine ou deux
01:13:38on était dans le confinement généralisé
01:13:39bon c'est facile
01:13:41de refaire l'histoire après coup
01:13:42là je pense qu'il y a vraiment
01:13:43la volonté
01:13:43on est dans le principe
01:13:44de précaution
01:13:45d'ailleurs je pense pousser
01:13:46très très loin
01:13:47tant mieux évidemment
01:13:48pour la santé
01:13:49Alors justement
01:13:50allons plutôt du côté
01:13:51de l'Argentine
01:13:52puisque c'est un foyer
01:13:54important dans ta virus
01:13:56la souche des Andes
01:13:57elle a été connue
01:13:59dans les années 90
01:14:00mais un foyer important
01:14:02a été étudié
01:14:02à partir d'un cluster
01:14:04intervenu en Argentine
01:14:05entre novembre 2018
01:14:07et février 2019
01:14:09dans la province de Chubut
01:14:11au total 34 personnes
01:14:13ont été contaminées
01:14:15et 11 en sont mortes
01:14:17ce village sur place
01:14:19les personnes n'ont jamais oublié
01:14:22Mathilde Ibanez
01:14:23et Anaïs Bochet nous racontent
01:14:26Dans ce village isolé
01:14:27de Patagonie Argentine
01:14:29le souvenir de l'antavirus
01:14:30reste très présent
01:14:318 ans après les faits
01:14:33après une fête
01:14:33d'anniversaire au village
01:14:35avec une centaine
01:14:36de convives
01:14:36plusieurs personnes
01:14:37tombent malades
01:14:3834 habitants
01:14:39sont contaminés
01:14:4011 personnes
01:14:41sont décédées
01:14:42après ce traumatisme
01:14:43la prudence fait désormais
01:14:44partie du quotidien
01:14:45de ces habitants
01:14:46parce que je veux me protéger
01:14:48on ne sait jamais
01:14:49peut-être que des souris
01:14:50sont passées
01:14:50ou quelque chose comme ça
01:14:51et tu as toujours
01:14:52la main devant ton visage
01:14:53donc c'est pour ça
01:14:54que je porte le masque
01:14:56ici en tant qu'habitant
01:14:57de la région
01:14:58on apprend à vivre avec ça
01:14:59et pas seulement ici
01:15:00parce que je vais au Chili
01:15:02et de l'autre côté des Andes
01:15:03c'est exactement pareil
01:15:04ils ont l'antavirus
01:15:06donc on s'habitue
01:15:07à vivre avec
01:15:07bien avant la pandémie
01:15:09de Covid-19
01:15:10cette commune
01:15:11de 1300 habitants
01:15:12a connu les quarantaines
01:15:13les isolements prolongés
01:15:14et la peur
01:15:15de la contamination
01:15:16les périodes d'isolement
01:15:18sont beaucoup plus longues
01:15:18qu'avec le Covid
01:15:19et c'est aussi un problème
01:15:20difficile à vivre
01:15:21psychologiquement
01:15:22pour la personne isolée
01:15:23autrefois
01:15:24les cas concernés
01:15:25surtout des travailleurs ruraux
01:15:26ou des habitants
01:15:26de zones isolées
01:15:27aujourd'hui on observe aussi
01:15:29des contaminations
01:15:29chez des personnes vivant en ville
01:15:30parfois après de courts séjours
01:15:32dans la nature
01:15:33désormais
01:15:34les mesures adoptées
01:15:35par les habitants
01:15:36sont strictes
01:15:37isolement systématique
01:15:38en cas de contamination
01:15:40aération des garages
01:15:42et hangars
01:15:43désinfection à l'eau de Javel
01:15:44pour se protéger
01:15:45des rats à longue queue
01:15:46vecteur de la souche onde
01:15:47du virus
01:15:48c'est intéressant de voir
01:15:50effectivement
01:15:50la souche
01:15:51c'est un cas concret
01:15:53de ce antivirus
01:15:54Yasmina Kato
01:15:54absolument
01:15:55et on sait que
01:15:56cette épidémie
01:15:57qui a été relativement grave
01:15:59parce qu'il y a eu
01:16:0011 morts
01:16:0130 cas à peu près
01:16:03sur une centaine
01:16:04de personnes présentes
01:16:06elle s'est arrêtée
01:16:07très vite
01:16:08parce que
01:16:09toutes les personnes
01:16:10ont respecté
01:16:11les règles
01:16:12qu'on leur a dictées
01:16:13à savoir
01:16:14s'auto-isoler
01:16:15chez eux
01:16:16avec des masques
01:16:17éviter tous les contacts
01:16:18se laver les mains
01:16:19ce qu'on a tous fait
01:16:20pendant le Covid
01:16:21et c'est comme ça
01:16:22qu'il n'y a pas eu
01:16:23d'épidémie à l'époque
01:16:23et c'est pour cela
01:16:24qu'aujourd'hui
01:16:25l'OMS nous dit
01:16:28pratiquez l'auto-isolement
01:16:29lavez-vous les mains
01:16:30je parle des cas contacts
01:16:31évidemment
01:16:32et pas de la population
01:16:32en général
01:16:33et c'est comme ça
01:16:34qu'on évitera une épidémie
01:16:35Yasmine Akatou
01:16:36spécialiste santé
01:16:37d'Europe
01:16:37merci beaucoup
01:16:38de nous avoir éclairé
01:16:39sur ces sujets
01:16:40concernant le antivirus
01:16:42la politique
01:16:42c'est aussi
01:16:44et je le disais
01:16:45tout à l'heure
01:16:45dans mon introduction
01:16:46Kylian Mbappé
01:16:47puisque quand un joueur
01:16:49de son calibre
01:16:51s'exprime
01:16:52dans la presse
01:16:54là en l'occurrence
01:16:55dans un magazine
01:16:57évidemment
01:16:57ça a une portée politique
01:16:59et donc
01:17:00dans une interview
01:17:02Kylian Mbappé
01:17:03dit ceci
01:17:04vous le voyez apparaître
01:17:05à l'écran
01:17:06nous sommes français
01:17:07le français aime râler
01:17:08le français n'aime pas
01:17:09être content
01:17:09on est comme ça
01:17:10le français qui juge
01:17:11les français
01:17:11je crois qu'un français
01:17:12n'est jamais aussi content
01:17:13quand il est mécontent
01:17:14parce que c'est vrai
01:17:15on critique tout
01:17:15je dis on
01:17:16parce que moi aussi
01:17:16je suis comme ça
01:17:17et qu'est-ce qu'il dit
01:17:18Kylian Mbappé
01:17:20il dit que
01:17:22concernant une possible victoire
01:17:23du rassemblement national
01:17:24à l'élection présidentielle
01:17:25de 2020
01:17:26ça pourrait avoir
01:17:27des conséquences
01:17:27importantes
01:17:29pour la France
01:17:31il dit que
01:17:32voilà
01:17:33il parle du rassemblement national
01:17:36et jusqu'à présent
01:17:37il s'était toujours
01:17:39j'allais dire
01:17:40limité à parler
01:17:40des extrêmes
01:17:42au sens large
01:17:42cette fois-ci
01:17:44il parle du rassemblement national
01:17:45et Jordan Bardella
01:17:47président du RENJ
01:17:48a pris la balle au bon
01:17:49si j'ose dire
01:17:49et voilà ce qu'il dit
01:17:51et moi
01:17:52je sais ce qui arrive
01:17:53lorsque Kylian Mbappé
01:17:54quitte le PSG
01:17:55le club gagne
01:17:56la Ligue des champions
01:17:57et peut-être bientôt
01:17:58une deuxième fois
01:18:00Alexandre de Vecchio
01:18:01c'est une bonne guerre
01:18:02c'est une bonne guerre
01:18:03c'est une manière de répondre
01:18:05de manière humoristique
01:18:07je crois
01:18:09Kylian Mbappé a le droit
01:18:10de s'exprimer
01:18:10après tout c'est un citoyen
01:18:12comme un autre
01:18:13et d'avoir ses idées
01:18:14ce qui me gêne un peu
01:18:15c'est qu'il porte le maillot
01:18:16de l'équipe de France
01:18:17et donc il doit représenter
01:18:19tous les français
01:18:20et de la manière
01:18:21dont il s'exprime
01:18:21c'est pas seulement
01:18:22un désaccord d'opinion
01:18:23c'est l'impression
01:18:24il donne l'impression
01:18:25qu'il y aurait
01:18:26justement des français
01:18:28qui ne feraient pas partie
01:18:29de la république
01:18:30c'est un peu problématique
01:18:31parce que je crois
01:18:32que quand on porte
01:18:33le maillot de l'équipe de France
01:18:34il vaut mieux pas trop
01:18:35parler de politique
01:18:36pour pouvoir justement
01:18:37incarner une forme
01:18:38d'unité nationale
01:18:3911 millions d'électeurs
01:18:40aux européennes
01:18:40comment ?
01:18:4111 millions d'électeurs
01:18:42à l'année pour les européennes
01:18:43et puis aux législatifs
01:18:44énormément
01:18:44et sans doute
01:18:45énormément à la présidentielle
01:18:47donc et en plus
01:18:48ce sont des électeurs
01:18:48qui sont déjà mis à l'écart
01:18:50par le débat politique
01:18:52le débat démocratique
01:18:53pendant des années
01:18:53on a expliqué
01:18:54que le rassemblement national
01:18:55n'était pas républicain
01:18:56qu'il fallait faire barrage
01:18:58donc maintenant
01:18:58si même les footballeurs
01:18:59s'y mettent
01:19:00voilà
01:19:01les électeurs
01:19:03rassemblement national
01:19:03sont des citoyens
01:19:04comme les autres
01:19:05qui méritent aussi
01:19:05d'être respectés
01:19:06et puis finalement
01:19:08pour prolonger
01:19:08ce que vous disiez
01:19:09à l'instant
01:19:10on voit en plus
01:19:10les termes
01:19:11qu'il utilise
01:19:11des gens comme eux
01:19:12qui arrivent au pouvoir
01:19:13ces gens comme eux
01:19:15justement
01:19:15il a sans doute
01:19:16plein de fans
01:19:17plein de gens
01:19:17dans les stades
01:19:18qui votent
01:19:18rassemblement national
01:19:19il explique que lui
01:19:20sait les conséquences
01:19:21de l'arrivée
01:19:22du rassemblement national
01:19:23au pouvoir
01:19:24on aurait été ravi
01:19:25par ailleurs
01:19:25qu'il les décrive
01:19:26puisqu'on veut savoir
01:19:26ce qui va se passer
01:19:28selon lui
01:19:29si le RN arrive au pouvoir
01:19:30et puis qu'il prenne la parole
01:19:31je suis assez d'accord
01:19:32avec Alexandre
01:19:32sur des sujets politiques
01:19:34je pense que pour un footballeur
01:19:35c'est toujours un peu compliqué
01:19:37en revanche
01:19:37il y a plein de sujets
01:19:38dont il peut parler
01:19:38si vraiment il veut s'exprimer
01:19:40la violence dans le foot
01:19:41amateur
01:19:42les débordements
01:19:43après chaque match
01:19:44du PSG
01:19:45évidemment que Kylian Mbappé
01:19:46pas plus que les autres
01:19:47n'est responsable
01:19:48de ce qui se passe
01:19:48en revanche
01:19:49chez ces jeunes
01:19:50et chez les gens
01:19:51qui pratiquent le foot
01:19:52à un jeune âge
01:19:53la parole
01:19:54de ces footballeurs
01:19:55de ces figures
01:19:55peut compter
01:19:56ça serait peut-être
01:19:57plus utile
01:19:57comme contribution
01:19:58au pays
01:19:58que ses commentaires politiques
01:19:59ça vous a étonné
01:20:00François de Rugy
01:20:01cette prise de parole
01:20:03de Kylian Mbappé
01:20:04C'est vrai que jusqu'à présent
01:20:06il n'était jamais allé
01:20:07jusqu'à nommer un parti politique
01:20:09et à s'y opposer
01:20:10en l'occurrence
01:20:10je ne sais pas si l'étape d'après
01:20:11c'est d'en soutenir un autre
01:20:12mais j'imagine qu'il ne le fera pas
01:20:13parce que quand même
01:20:14les joueurs de football
01:20:15et des sportifs en général
01:20:17sont quand même assez neutres
01:20:19dans le débat politique
01:20:19parce que leurs supporters
01:20:20sont de toutes les couleurs politiques
01:20:21en l'occurrence
01:20:22je pense que les gens
01:20:23qui aiment bien
01:20:24Kylian Mbappé
01:20:24comme buteur de l'équipe de France
01:20:26capitaine de l'équipe de France
01:20:27ils sont de toutes les couleurs politiques
01:20:29il est même probable
01:20:30qu'il y ait plus d'électeurs
01:20:31du rassemblement national
01:20:32parmi les supporters
01:20:32de l'équipe de France
01:20:33que des autres partis
01:20:34puisque c'est le premier parti de France
01:20:35tout simplement
01:20:36voilà c'est aussi simple que cela
01:20:38après il a le droit de s'exprimer
01:20:39il ne recule pas
01:20:41devant les polémiques
01:20:41d'ailleurs parce que je regardais
01:20:42sur son fil X
01:20:44il n'est pas extrêmement
01:20:45il ne s'exprime pas beaucoup
01:20:47mais là par exemple
01:20:48il avait polémiqué
01:20:49avec Aurel San
01:20:50alors non pas sur la politique
01:20:52mais sur le stade Malherbe de Caen
01:20:53parce que vous savez
01:20:53que Kylian Mbappé
01:20:54a racheté avec sa famille
01:20:56le stade Malherbe de Caen
01:20:57qui est malheureusement
01:20:57en mauvaise posture
01:20:58au classement
01:20:59et le chanteur Aurel San
01:21:01l'a critiqué
01:21:01Kylian Mbappé
01:21:02lui a répondu immédiatement
01:21:03et c'est sûr que la différence
01:21:05avec d'autres
01:21:05c'est que ça a un impact énorme
01:21:07il y a 34 millions de vues
01:21:08pour ce tweet
01:21:09sur cet échange
01:21:10avec Aurel San
01:21:11et d'ailleurs le tweet
01:21:12de Jordan Bardella
01:21:13en réponse à Kylian Mbappé
01:21:14a également plus de 6 millions de vues
01:21:15donc c'est tout de suite
01:21:16un impact énorme
01:21:17puisque c'est une super star du football
01:21:19alors on va écouter
01:21:19Marine Le Pen
01:21:20qui a réagi sur cette affaire
01:21:23Kylian Mbappé
01:21:24moi quand il dit
01:21:25qu'on ne va pas gagner
01:21:26les élections
01:21:26ça me rassure
01:21:27parce qu'il est parti du PSG
01:21:31au Real Madrid
01:21:31en disant
01:21:32que c'était pour gagner
01:21:33avec des champions
01:21:34bon entre temps
01:21:34le PSG a gagné
01:21:35avec des champions
01:21:36donc somme toute
01:21:37quand il dit
01:21:37je ne veux pas que le RN
01:21:38gagne les élections
01:21:39ou le RN ne va pas
01:21:39gagner les élections
01:21:41bah qu'il continue
01:21:42moi ça me va bien
01:21:42il peut rester capitaine
01:21:43de l'équipe de France
01:21:44est-ce qu'un capitaine
01:21:45de l'équipe de France de foot
01:21:45peut prendre des positions
01:21:46politiques comme ça ?
01:21:47écoutez
01:21:49il peut prendre ses positions
01:21:50je crois que franchement
01:21:51les gens qui aiment le foot
01:21:53sont quand même
01:21:54assez libres
01:21:55pour savoir
01:21:56pour qui ils veulent voter
01:21:58sans être influencés
01:22:00sans être influencés
01:22:01par M. Mbappé
01:22:02c'est un peu ce qu'on vient
01:22:04de dire
01:22:04c'est un peu ce qu'on vient
01:22:05de dire
01:22:06et effectivement
01:22:06Thomas Bonnet le disait
01:22:07très très justement
01:22:08dans la matinale de CNews
01:22:10il disait que
01:22:10aux Etats-Unis
01:22:12les sportifs
01:22:13prennent la parole
01:22:13assez librement
01:22:14sur tous les sujets
01:22:15et sur les sujets politiques
01:22:16c'est pas la tradition
01:22:17en France
01:22:18pour les sportifs
01:22:19de s'inviter
01:22:20dans le débat politique
01:22:21et puis surtout
01:22:21il est capitaine
01:22:22de l'équipe de France
01:22:23il n'est pas simplement
01:22:24joueur au Real de Madrid
01:22:26donc encore une fois
01:22:27il y a un travail
01:22:28de représentation
01:22:29donc c'est ce qui peut
01:22:30choquer
01:22:30il avait pris la parole
01:22:32et c'est ce qui peut
01:22:33choquer aussi
01:22:33sur l'affaire Naël
01:22:35ça a été dit tout à l'heure
01:22:36moi je trouve
01:22:37qu'il vient de Bondy
01:22:38une ville que je connais bien
01:22:40qu'il y a Nembappé
01:22:41qui est confronté
01:22:41à beaucoup de problèmes
01:22:42de violence
01:22:43et il avait tout de suite
01:22:43s'était jeté là-dessus
01:22:45sous-entendant
01:22:46que la police
01:22:47effectivement
01:22:49avait tué
01:22:49et je trouve que
01:22:50pour un footballeur
01:22:51qui a grandi en banlieue
01:22:52il ferait mieux
01:22:53d'appeler
01:22:55les citoyens de banlieue
01:22:56à respecter
01:22:57la loi
01:22:57à respecter la police
01:22:59aux jeunes de banlieue
01:23:00à respecter la police
01:23:01plutôt
01:23:02qu'à souffler
01:23:03sur les braises
01:23:04donc c'est pour ça
01:23:05que c'est un peu gênant
01:23:06c'est la deuxième fois
01:23:07pour Kylian Nembappé
01:23:08et après un commentaire
01:23:09simplement sportif
01:23:10on est à la veille
01:23:11de la coupe du monde
01:23:12je trouve qu'il devrait
01:23:12rester concentré
01:23:15sur un objectif sportif
01:23:17chacun son dossier
01:23:18il va quand même
01:23:19faire des interviews
01:23:20il va quand même
01:23:20le droit de faire des interviews
01:23:21des fois je préférais
01:23:22qu'il joue sur le terrain
01:23:23et qu'il ne fasse pas
01:23:23d'interviews
01:23:24et ça peut même diviser l'équipe
01:23:26je ne sais pas
01:23:26il y a peut-être des gens
01:23:27dans son équipe
01:23:27qui votent pour le rassemblement
01:23:29national
01:23:29ça veut dire quoi ça
01:23:30ils n'ont pas le droit
01:23:31de jouer pour l'équipe de France
01:23:32ils se sont des menaces
01:23:34pour la république
01:23:35ils ont peut-être des débats
01:23:36dans le vestiaire
01:23:36donc s'ils ont des débats
01:23:38apaisés
01:23:39je veux bien
01:23:39mais la manière
01:23:40dont il le dit
01:23:42je sais ce qui arrive
01:23:43si le rassemblement
01:23:44il le dit
01:23:45comme si c'était une faute morale
01:23:46comme si on allait être
01:23:47demain en dictature
01:23:48et comme si ceux qui votaient
01:23:50au rassemblement national
01:23:50encore une fois
01:23:51étaient des sous-citoyens
01:23:52je trouve que c'est problématique
01:23:54pour un capitaine
01:23:54qui doit représenter
01:23:56l'unité de la nation
01:23:57Merci beaucoup
01:23:58Alexandre Devecchio
01:23:59François de Rugy
01:24:00et Elodie Huchard
01:24:01dans un instant
01:24:01120 minutes info
01:24:02avec Julien Pasquet
01:24:03merci à toutes les équipes
01:24:04de Midi News
01:24:05France
01:24:06Louise
01:24:07et Anaïs
01:24:08à l'édition
01:24:09Ludovic à la vision
01:24:10Jérémy à la réalisation
01:24:11et Greg Osson
01:24:12très bonne journée
01:24:12sur ces deux
01:24:13Sous-titrage Société Radio-Canada
01:24:15Sous-titrage Société Radio-Canada
01:24:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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