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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèles à CNews et à Midi News en ce lundi de Pentecôte.
00:00:06Risquons-nous une énième babel ou un nouvel esclavage ?
00:00:11Le pape Léon XIV s'inquiète et exprime la nécessité de désarmer l'IA.
00:00:16Ce n'est pas un urluberlu ou un sociologue ou un responsable politique qui s'inquiète cette fois-ci,
00:00:21c'est le pape dont le job est, au-delà des religions et des clivages que certains voudraient inventer,
00:00:26de protéger l'humanité tout entière.
00:00:28Alors si le Saint-Père juge bon d'inclure cela dans sa toute première encyclique,
00:00:33qu'il choisit le sujet de l'intelligence artificielle,
00:00:36que cette encyclique est publiée aujourd'hui, lundi de Pentecôte, 50 jours après la résurrection du Christ,
00:00:41qu'il demande de replacer l'être humain au centre de nos choix,
00:00:45qu'il s'inquiète de l'idolâtrie du profit qui sacrifie les plus faibles, dit-il,
00:00:50de l'uniformité qui gomme les différences,
00:00:53de la prétention d'un langage unique numérique, d'une invention et d'une éventuelle traduction du mystère des personnes
00:01:00et de la fuite des données.
00:01:02Sondage sidérant, souvenons-nous, la semaine dernière,
00:01:05un électeur sur six a utilisé l'IA pour voter aux dernières municipales.
00:01:09« Tchad-GPT, dis-moi pour qui voter » ou « Tchad-GPT, dis-moi qui je suis, avec qui
00:01:14je suis compatible ».
00:01:16En Albanie, le saviez-vous, la justice du pays doit décider demain si une personnalité IA peut être ministre.
00:01:23Alors devant de tels faits, peut-être faudrait-il en effet l'écouter, le pape, non pas pour arrêter le
00:01:29progrès,
00:01:29mais pour réglementer, peut-être pour ralentir, demande-t-il, cette fuite en avant,
00:01:33pour ne pas laisser échapper à un outil pouvant vite devenir une arme.
00:01:37Tout le monde a vu 2001, l'Odyssée de l'espace.
00:01:39En 1968, déjà, Stanley Kubrick se méfiait et se posait le problème au cinéma, et donc devant le grand public.
00:01:46Ce film reste une référence, 60 ans plus tard, mieux vaut prévenir.
00:01:49De la Pentecôte, il en sera aussi question au détour du pèlerinage de Chartres, que l'on suivra tout à
00:01:53l'heure à 14h.
00:01:55Grande page politique d'ici 20 minutes, avec la proposition de Gérald Darmanin de faire un moratoire de trois ans
00:02:01sur l'immigration.
00:02:02Ce sondage CSA également, 91% des Français souhaitent l'expulsion des trafiquants de drogue qui vivent dans des logements
00:02:09sociaux.
00:02:09Mais commençons par les fortes chaleurs, avec un appel à la prudence.
00:02:14Connaissez-vous le phénomène des baïnes ?
00:02:16Déjà, plusieurs baigneurs se sont fait prendre au piège.
00:02:18On vous explique ça dès le début de Midi News, après les dernières informations de Somaia Labidi.
00:02:24Bonjour Somaia.
00:02:24Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:02:26A la une de l'actualité, l'Iran dit imposer des frais pour des services de navigation plutôt que des
00:02:32péages au navire transitant par le stratégique détroit d'Ormose.
00:02:36Déclaration au moment même où Téhéran est en pleine négociation avec les Etats-Unis pour tenter de trouver un accord
00:02:41et mettre fin au conflit.
00:02:43Accord loin d'être éminent selon le régime.
00:02:46En France, la vigilance jaune canicule étendue à 18 départements dont Paris et ceux de la Petite Couronne.
00:02:53Vigilance en raison d'un épisode de chaleur précoce et remarquable concernant l'ouest du pays.
00:02:58Et Paris-Intramuros explique Météo France.
00:03:01Et puis un mineur de 16 ans interpellé au lendemain de la découverte à Rennes du corps d'un garçon
00:03:06de 12 ans.
00:03:06Une serviette de bain mouillée, nouée, très serrée autour de son cou.
00:03:11Interpellation qu'il y a eu ce matin, précise le procureur de la République.
00:03:15Merci Somaia et à tout à l'heure pour d'autres informations.
00:03:18Olivier Vial et Judith Weintrum sont avec nous.
00:03:20Merci d'être là et on parlera de politique d'ici 20 minutes avec notamment deux informations.
00:03:27La première, c'est ce sondage dont je vous parlais.
00:03:2991% des Français voudraient voir sortie des logements sociaux les narcotrafiquants.
00:03:35Et l'autre information, c'est Gérald Darmanin, vous avez pu le lire dans le journal du dimanche hier,
00:03:40qui souhaite un moratoire de 3 ans sur l'immigration.
00:03:43Mais d'abord, les fortes chaleurs, ça ne vous a pas échappé.
00:03:45Patrick Marlière est avec nous, il est météorologue.
00:03:48Merci d'être avec nous en duplex, M. Marlière.
00:03:51D'abord, c'est assez exceptionnel pour le mois de mai, ce phénomène.
00:03:55Je crois que ça n'est jamais arrivé.
00:03:56Non, ça n'est jamais arrivé.
00:03:58On a battu même le record de 2017 au niveau de la température moyenne sur l'ensemble de la France.
00:04:03La température moyenne se fait en prenant 30 villes de référence sur le territoire.
00:04:06Et on a battu ce record de 2017.
00:04:09Et là, il n'a effectivement jamais fait aussi chaud sur l'ensemble du territoire.
00:04:13Et pas juste un tout petit peu, quelques degrés supplémentaires.
00:04:16Et le pire, c'est que ça va durer encore quelques jours.
00:04:19D'où cette vigilance canicule, déjà sur 13 départements.
00:04:23Ça a été augmenté ce matin sur 18 départements, avec Paris y compris.
00:04:28Et on est limite de cette vigilance jeune canicule sur de nombreux départements,
00:04:33de la moitié nord du pays, principalement de la Bretagne jusqu'à la frontière belge.
00:04:37Est-ce que vous l'expliquez ce phénomène, si tant est qu'on puisse l'expliquer ?
00:04:42Alors, on parle, ça a été évoqué dans tous les réseaux sociaux,
00:04:45ce fameux dôme de chaleur qui s'est installé.
00:04:48Alors, il y a trois paramètres pour ce dôme de chaleur.
00:04:50Une dépression qui est sur le Proche-Atlantique.
00:04:52Les vents tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
00:04:55Il est à l'ouest du Portugal.
00:04:57Ça donne un vent de sud qui a fait remonter cet air chaud et l'anticyclone
00:05:01quasiment sur toute l'Europe de l'Ouest.
00:05:03Et puis, une autre dépression sur l'est du bassin méditerranéen.
00:05:07Entre les deux, ce dôme de chaleur, cette vaste zone anticyclonique,
00:05:10c'est comme si on posait un couvercle au-dessus de l'Europe de l'Ouest
00:05:13et l'air chaud reste bloqué en dessous.
00:05:16Il s'accumule au fil des jours et il fait de plus en plus chaud.
00:05:20Situation qu'on a parfois l'habitude de voir.
00:05:23C'est pas un souci, c'est pas un phénomène nouveau.
00:05:25Pour autant, là, le dérèglement climatique amplifie ce phénomène
00:05:29et on retrouve des conditions spectaculaires, exceptionnelles,
00:05:33avec des records de températures sur de très nombreuses régions.
00:05:36Déjà ce midi, on dépassait 30 degrés sur une trentaine de villes en France.
00:05:41Là aussi, mi-mai, c'est un peu exceptionnel.
00:05:44Merci beaucoup Patrick Marlière d'avoir été quelques instants avec nous dans Midi News
00:05:48et évidemment, chers téléspectateurs, notamment les plus sensibles d'entre vous.
00:05:52Protégez-vous du soleil, de la chaleur, en buvant beaucoup et en fermant les volets.
00:05:57Vous connaissez bien sûr les différentes techniques pour s'abriter de ces fortes chaleurs.
00:06:04Chloé Tarka nous a rejoints parce que deux baigneurs sont décédés,
00:06:08ont été emportés par des courants de baïne.
00:06:12Ça se passe à Lacanau et Lèche-Cap-Ferré, deux drames,
00:06:14alors que les plages sont prises d'assaut en raison justement des fortes chaleurs.
00:06:18Vous êtes très très nombreux à aller vouloir.
00:06:20Si vous êtes surtout en littoral, allez-vous baigner.
00:06:22Depuis vendredi, 31 personnes ont été emportées par ces courants marins dangereux
00:06:27sur le littoral girandins.
00:06:29Mais alors Chloé, d'abord, qu'est-ce que c'est qu'une baïne exactement ?
00:06:33Où est-ce qu'on les trouve ?
00:06:34Et surtout, comment est-ce qu'il faut réagir lorsqu'on se retrouve piégé ?
00:06:38Bien d'abord, baïne, ça signifie petit bassin en gascon.
00:06:43C'est une sorte de cuvette naturelle qui se forme sur certaines plages.
00:06:47Regardez cette photo derrière moi.
00:06:49On y voit une baïne en formation avec un banc de sable
00:06:52qui est pour l'instant apparent mais qui sera très bientôt recouvert.
00:06:56En fait, le problème de ces baïnes, c'est que l'eau paraît très calme.
00:07:01En apparence, beaucoup de baigneurs pensent que c'est un endroit sans danger
00:07:06alors qu'en réalité, ce sont des zones à très fort courant.
00:07:09Alors je vous propose maintenant de regarder une carte qui se trouve juste derrière moi.
00:07:13On trouve principalement ces baïnes sur la façade atlantique,
00:07:16surtout sur le littoral aquitain, en Giron, dans les Landes ou aux Pays Basques.
00:07:21Mais le phénomène existe également en Bretagne ou dans la Manche.
00:07:25Pour vous donner quelques chiffres, la façade atlantique française représente environ 2700 kilomètres de littéral
00:07:32si on prend toute la côte ouest.
00:07:33Mais la zone la plus concernée qu'on voit donc ici en rouge par ces baïnes
00:07:38représente environ 230 kilomètres de plages océanes.
00:07:42Et c'est donc sur cette immense côte que certaines portions sont surveillées.
00:07:46Mais seulement 190 plages surveillées en Nouvelle-Aquitaine.
00:07:50Vous le comprendrez, toutes les plages ne sont donc pas surveillées.
00:07:53Je vous propose maintenant de regarder un schéma qui s'affiche, comment se forme une baïne.
00:07:59Alors ici pour comprendre, on voit la plage et puis l'océan avec ce banc de sable.
00:08:05Donc étape 1, les vagues viennent frapper sur le banc de sable qu'on voit juste ici.
00:08:10L'eau s'accumule ensuite dans une sorte de bassin naturel.
00:08:13Vous voyez ce petit tourbillon se former.
00:08:16Ce qui se passe en fait, c'est que quand le nageur est ici dans le tourbillon
00:08:19et qu'il veut sortir de la baïne, il est aspiré par le courant vers le lage.
00:08:26Donc c'est là que se trouve le vrai danger.
00:08:28Le baigneur peut être très très rapidement entraîné par le courant.
00:08:32Et si on se retrouve dans une baïne, qu'est-ce qu'il faut faire ou ne pas faire justement
00:08:37?
00:08:37Alors quand on se retrouve dans une baïne, une règle essentielle, c'est évidemment de ne pas paniquer
00:08:43et surtout de ne pas essayer de lutter contre le courant car c'est souvent comme ça que les nageurs
00:08:49s'épuisent.
00:08:50Il faut donc au contraire se laisser porter quelques instants puis nager parallèlement à la plage pour sortir du courant.
00:08:58Et puis si l'on fatigue, lever les bras, appeler à l'aide, si possible évidemment s'accrocher à un
00:09:05objet flottant.
00:09:06A savoir que les plages concernées par les baïnes sont signalées.
00:09:10Vous voyez peut-être, ça va apparaître tout de suite, les panneaux qui signalent.
00:09:14Ils sont situés à l'entrée des plages et qui signalent donc les baïnes.
00:09:19Les voilà les panneaux.
00:09:20Ah les voilà.
00:09:21Danger baïne, courant violent.
00:09:23Et ici vous voyez en anglais, danger courant baïne.
00:09:26Donc quand on voit ces panneaux à l'entrée des plages, il faut évidemment redoubler de vigilance.
00:09:31Car attention, malgré l'affluence ces derniers jours avec la forte chaleur,
00:09:35eh bien beaucoup de postes de secours ne sont pas encore ouverts à cette période de l'année.
00:09:40Les autorités rappellent donc qu'il faut privilégier les zones surveillées
00:09:45et puis bien se renseigner sur les conditions de baignade avant évidemment d'entrer dans l'eau.
00:09:50Merci beaucoup Chloé Tarka.
00:09:52Vous connaissiez ce phénomène de baïne, vous qui avez votre brevet de secouriste, Olivier Vial ?
00:09:58Il n'y a pas de baïne en piscine, non ?
00:10:00Ça c'est certain.
00:10:01Non, non, mais je pense que ces courants-là sont assez connus.
00:10:05Souvent c'est d'ailleurs soit les nageurs, soit les surfeurs qui avaient pu avoir de tels courants.
00:10:11Alors il y a les baïnes mais il y a d'autres courants.
00:10:12En tout cas, ce qui est sûr c'est que c'est toujours très compliqué cette côte-là.
00:10:17La mer est aussi dangereuse, on parle beaucoup de la montagne comme quelque chose de dangereux,
00:10:20mais la mer peut l'être aussi et avec une géographie des courants qu'il faut connaître
00:10:26et qui peut être effectivement très compliqué parce qu'on a beau avoir peu d'eau,
00:10:30les courants peuvent nous entraîner très loin quand même.
00:10:32En tout cas, moi j'ai retenu une chose, c'est qu'il fallait nager parallèle à la plage
00:10:36et dès qu'on a à nouveau la plage qui revient, du coup, on y arrive tout simplement.
00:10:41Bon, tout simplement, c'est plus facile qu'à dire.
00:10:43Il n'y a qu'à Faucon, c'est comme en politique, c'est le fameux il n'y a
00:10:45qu'à Faucon.
00:10:46Et justement, on va y venir à la politique avec cet appel de Gérald Darmanin
00:10:50qui durcit son discours sur l'immigration, c'était dans les colonnes du JDD.
00:10:53En ce dimanche, dans un entretien, le Gardesseau annonce vouloir faire un moratoire de trois ans
00:10:58sur l'immigration légale.
00:11:00Il s'attaque également au regroupement familial
00:11:02et il ouvre la porte à la politique des quotas.
00:11:07Et pour Alain Finkielkraut, qui était mon invité hier dans le grand rendez-vous Europe 1 CNews-Les Échos,
00:11:12ce droit à la continuité historique devrait être une cause transpartisane,
00:11:16tout comme un autre sujet qu'il a mis en avant hier, l'école.
00:11:21Je pense qu'il a tout à fait raison.
00:11:23Je pense d'ailleurs qu'il s'aligne ce faisant sur la politique suivie par la social-démocratie danoise.
00:11:30Je pense que ça, ce droit à la continuité historique,
00:11:35pour reprendre une expression commune à Ortega y Gasset et à Simone Veil,
00:11:41ça devrait être une cause transpartisane.
00:11:45C'est possible pour vous d'arrêter l'immigration pendant trois ans ?
00:11:48C'est faisable ?
00:11:49Je ne sais pas, c'est au gouvernement de le voir.
00:11:51Il est important de donner ce signal,
00:11:55pour permettre d'ailleurs une meilleure intégration de ceux qui arrivent.
00:11:59pendant trois ans, ça vous paraît réaliste ?
00:12:02Ça me paraît nécessaire en tout cas.
00:12:04Ça me paraît nécessaire.
00:12:06C'est le seul moyen d'ailleurs d'assurer l'intégration,
00:12:11parce que nous sommes à la lutte des classes à succéder la frature française.
00:12:16Il faut répondre à ce problème.
00:12:19Et deux causes devraient être transpartisanes.
00:12:21Celle-là, absolument celle-là,
00:12:24sur le modèle du Danemark et la cause de l'école.
00:12:26Voilà, donc Alain Finkielkraut sur ce sujet,
00:12:29qui insiste comme d'autres et comme Gérald Darmanin.
00:12:32Je vous dis de Vintraub.
00:12:33Oui, c'est vrai que Gérald Darmanin a plein de bonnes intentions.
00:12:37Le problème, c'est qu'il appartient à un gouvernement
00:12:40et il a appartient tenu à des gouvernements
00:12:43qui ont ramé en sens inverse
00:12:46depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
00:12:48Ça veut dire quoi ?
00:12:49Ça veut dire qu'il n'a aucune légitimité aujourd'hui de dire ça ?
00:12:51Ça veut dire qu'on ne réalise pas brutalement
00:12:56combien ?
00:12:57Sept ans, huit ans après l'élection du président
00:13:01qui a fait des gouvernements auxquels on a appartenu
00:13:04que finalement la direction prise n'était pas la bonne
00:13:06sans avoir jamais rien dit.
00:13:10Ça pose un problème de crédibilité vis-à-vis des Français.
00:13:12C'est le gros problème qui se posera d'ailleurs
00:13:15à tous les candidats ou candidats potentiels du Bloc central.
00:13:19Mais sans même parler de la politique de fond.
00:13:21Un seul exemple.
00:13:23Une victoire vient d'être obtenue récemment
00:13:27pour l'instant symbolique mais néanmoins importante
00:13:30par Georgia Méloni, le Danemark
00:13:33et les six autres pays.
00:13:36Sept autres pays, ils étaient neuf en tout
00:13:38qui avaient écrit, vous vous rappelez, au Conseil de l'Europe
00:13:41l'an dernier, pour lui demander
00:13:45d'obliger la Cour européenne des droits de l'homme
00:13:50à revenir sur une interprétation beaucoup trop laxiste
00:13:56de la charte européenne des droits de l'homme.
00:14:00Par exemple, en considérant qu'on ne pouvait pas renvoyer
00:14:03un étranger dans son pays d'origine
00:14:05si les soins n'étaient pas d'aussi bonne qualité
00:14:08que dans le pays où ils voulaient émigrer.
00:14:12C'est une victoire essentielle qu'a fait la France.
00:14:14Elle s'est battue contre Georgia Méloni
00:14:18et elle a fait ce qu'elle pouvait
00:14:20pour que dans le texte du compromis
00:14:22les propositions les plus barquantes,
00:14:25les plus importantes soient rabotées
00:14:31et aient moins d'impact.
00:14:33Bon, le gouvernement auquel appartient Gérald Darmanin
00:14:36qui esquisse dans son interview au JDD
00:14:38qu'il faudra des réformes constitutionnelles,
00:14:40mais c'est la première fois que je l'entends dire.
00:14:42Et notamment, il y a un truc tout bête,
00:14:45pourquoi est-ce que le Conseil constitutionnel
00:14:47n'a jamais voulu
00:14:48l'établissement de quotas en France ?
00:14:50Vous savez pourquoi ?
00:14:51Vous allez me le dire.
00:14:51C'est à cause du droit à une vie familiale,
00:14:56normale, je crois.
00:14:58Article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
00:15:01En fait, les deux problèmes sont exactement liés.
00:15:03Tant que vous considérez que quelqu'un
00:15:06a un droit imprescriptible à vivre en famille,
00:15:10quel que soit l'endroit où il a choisi de résider,
00:15:13quel que soit son statut,
00:15:14vous ne pourrez pas pratiquer l'immigration choisie.
00:15:18Vous voyez à quel point les problèmes sont imbriqués
00:15:20et les niveaux d'intervention sont importants.
00:15:22Moi, j'attends Gérald Darmanin sur ce terrain-là.
00:15:24Et c'est la raison pour laquelle
00:15:26beaucoup de responsables politiques disent
00:15:28de toute façon, depuis le regroupement familial
00:15:30signé en 1976, il sera très très difficile
00:15:32de revenir dessus.
00:15:33Oui, mais là, je vous ai donné deux niveaux.
00:15:34Parce qu'il y a la CEDH.
00:15:35C'est exactement ce que vous avez précisé.
00:15:38Olivier Vial.
00:15:39Oui, je suis assez d'accord en fait.
00:15:40Assez ou totalement d'accord ?
00:15:41Il vaut mieux tard que jamais.
00:15:43Donc effectivement, que Gérald Darmanin
00:15:45fasse ce constat aujourd'hui,
00:15:47c'est plutôt salvateur.
00:15:49Maintenant, dans son gouvernement,
00:15:52ils n'ont pas simplement ouvert la porte à l'immigration.
00:15:56Ils ont aussi critiqué très fortement
00:15:58ceux qui proposaient cette mesure-là.
00:16:00On se souvient qu'il y a quelques années,
00:16:02Michel Barnier avait déjà demandé un moratoire
00:16:04sur l'immigration légale.
00:16:06Et en gros, le gouvernement avait fait comprendre
00:16:07que c'était une mesure qui était d'extrême droite,
00:16:11extrêmement dangereuse, etc.
00:16:12Donc c'est vrai que là, la question de la crédibilité,
00:16:14alors c'est bien qu'ils se rendent compte,
00:16:16enfin qu'il se passe quelque chose,
00:16:18je pense que c'est aussi beaucoup lié au fait
00:16:20que dans l'opinion publique, par contre,
00:16:22cette fois-ci, le message est clairement passé,
00:16:24le diagnostic a été posé par l'opinion publique,
00:16:27et effectivement, c'est quand même dommage
00:16:29que des pays sociodémocrates
00:16:31soient allés beaucoup plus loin que nous
00:16:33sur ces questions-là.
00:16:34Non, mais ce qu'il y a d'aimant dans tout ça,
00:16:36c'est que je remarque que dans beaucoup de sujets,
00:16:39une fois qu'on a...
00:16:40Enfin, on a le droit à l'erreur, par exemple,
00:16:42sur le site des impôts.
00:16:43En ce moment, c'est d'actualité.
00:16:44Mais je remarque que sur beaucoup de sujets,
00:16:47en France, une fois qu'on a fait les choses,
00:16:49on a dit, ah, c'est trop tard,
00:16:50on ne peut pas revenir dessus.
00:16:51C'est le cas, justement, de l'affaire
00:16:53du regroupement familial.
00:16:54C'est le cas aussi des lois immigration.
00:16:57C'est le cas de certaines lois fiscales.
00:16:59Et on a tout cadenassé...
00:17:01Ce n'est pas toujours vrai,
00:17:02c'est que quand ça va dans ce sens-là.
00:17:04On a tout cadenassé.
00:17:06On est souvent revenus en arrière.
00:17:08Et je dis...
00:17:08Regardez les NFA, on est revenus.
00:17:10Voilà, on est revenus dessus.
00:17:12Mais enfin, vous allez voir,
00:17:13il va y avoir d'autres épisodes là-dessus.
00:17:14Il va y avoir d'autres épisodes.
00:17:16Je salue François Pierard,
00:17:17qui est avec nous,
00:17:18qui est le directeur de l'Observatoire Hexagone.
00:17:19Je salue Elodie Huchard,
00:17:21du service politique de CNews.
00:17:23Vous pourriez voir plus clair, justement,
00:17:24dans les propositions de Gérald Darmanin.
00:17:26Regardez ce résumé signé Inès Alican.
00:17:28C'est dans un entretien que Gérald Darmanin
00:17:32estime que la France est arrivée,
00:17:34selon ses mots,
00:17:35à une limite dans ses capacités d'intégration
00:17:38et d'assimilation.
00:17:40Le garde des Sceaux avance plusieurs pistes
00:17:42pour revoir en profondeur la politique migratoire.
00:17:45Parmi les mesures évoquées,
00:17:47une suspension temporaire de l'immigration légale
00:17:50pendant trois ans.
00:17:51Le ministre souhaite aussi réformer la Constitution
00:17:54afin d'établir des quotas migratoires limitatifs
00:17:57et non plus seulement indicatifs,
00:18:00avec un débat sur le nombre de personnes accueillies
00:18:02et sur les profils recherchés.
00:18:04Dans l'état actuel de notre droit constitutionnel ou européen,
00:18:08on ne peut pas décréter,
00:18:09le gouvernement n'a plus les pouvoirs
00:18:11de décréter un arrêt des entrées légales d'immigrés.
00:18:15C'est un degré de blocage
00:18:18que Gérald Darmanin aborde un peu dans son entretien
00:18:20puisqu'il se dit prêt à réviser la Constitution.
00:18:23Autre proposition,
00:18:25limiter certains effets du regroupement familial
00:18:27et conditionner davantage les visas
00:18:30à l'exécution des obligations de quitter le territoire.
00:18:33C'est une mesure qui existe dans notre droit
00:18:35depuis la dernière loi d'immigration.
00:18:37Il y a un mécanisme de ce type-là qui est prévu,
00:18:39qui pour l'instant n'a jamais été activé
00:18:40par aucun ministre de l'Intérieur.
00:18:43Le projet de règlement retour qui est en discussion
00:18:46permettra demain que l'Union européenne
00:18:48restreigne le droit de visa collectivement
00:18:49à des pays qui coopèrent mal dans la réadmission
00:18:52de leurs ressortissants.
00:18:53Des mesures qui nécessiteraient pour certaines
00:18:56une réforme constitutionnelle.
00:18:59Voilà, réforme constitutionnelle qui est également proposée
00:19:02par Jordan Bardella du RN.
00:19:04François Pierre-Arc, est-ce qu'on peut penser
00:19:05de la faisabilité de ce moratoire justement ?
00:19:08Alors moratoire, je pense que c'est une formule choc,
00:19:10percutante, mais pour finalement un périmètre derrière
00:19:13qui est encore assez flou et peut-être un peu faible.
00:19:17Si on fait un petit peu le tour de notre immigration
00:19:19aujourd'hui en France, il y a quatre motifs principaux.
00:19:21Le travail, l'asile, les études et la famille.
00:19:24Sur le travail, on sait que Gérald Darmanin
00:19:26est l'un des plus grands partisans de l'immigration de travail.
00:19:28Il rappelait sur votre antenne en 2023 d'ailleurs
00:19:30qu'il n'y avait pas assez d'immigration de travail en France.
00:19:33Entre les lignes, dans son entretien au JDD,
00:19:35on comprend qu'il souhaite toujours de l'immigration de travail.
00:19:37Donc moi j'en déduis que l'immigration de travail
00:19:39serait exclue de ce moratoire.
00:19:41Le deuxième type d'immigration, c'est l'asile.
00:19:43On en a parlé, la France est liée par beaucoup de contraintes
00:19:46aux droits d'asile aujourd'hui.
00:19:48Et je doute fortement que l'asile soit inclus dans ce périmètre-là.
00:19:52Là où ça devient plus intéressant,
00:19:54c'est quand on regarde l'immigration familiale
00:19:56et l'immigration étudiante,
00:19:57où effectivement Gérald Darmanin a déjà dit
00:19:59qu'il y avait trop d'immigration familiale.
00:20:01Mais dans son entretien au JDD,
00:20:03il ne dit pas qu'il faut complètement arrêter l'immigration familiale,
00:20:05puisqu'il parle simplement de limiter le regroupement familial.
00:20:09Sur l'immigration étudiante, là-dessus,
00:20:10il a été beaucoup moins loquace.
00:20:11Il a quand même porté en partie un projet de loi d'immigration
00:20:15qui n'interdisait pas toute immigration étudiante,
00:20:18mais visait plutôt à la limiter.
00:20:20Donc moi, on peut se dire que peut-être
00:20:22que dans le cas le plus extrême,
00:20:24on divise par deux l'immigration familiale,
00:20:26on divise par deux l'immigration étudiante.
00:20:30Au total, ça fait à peu près 100 000 titres de séjour en moins.
00:20:34Mais là, rendez-vous compte de l'ordre de grandeur,
00:20:35ça veut dire qu'on revient au nombre de titres de séjour
00:20:38qu'on accordait en 2017.
00:20:40Donc, un moratoire pour revenir à la situation qu'on avait à la fin d'un quinquennat.
00:20:44Mais vous ne pouvez pas diviser par deux.
00:20:47On ne peut pas dire, tiens, toi, tu peux rentrer, toi, non.
00:20:50C'est absolument infaisable.
00:20:52Alors, on peut imaginer qu'on durcisse encore les conditions de l'immigration familiale,
00:20:57que les conditions de ressources soient encore rehaussées.
00:21:00C'est possible, c'est imaginable.
00:21:02On a aussi, de la part de Gérald Darmanin,
00:21:04une volonté de réformer la question.
00:21:07Moi, ce que j'ai lu hier dans le JDD de Gérald Darmanin,
00:21:11c'est au début d'ailleurs de l'interview,
00:21:13et il dit clairement qu'il faut mettre sous cloche le regroupement familial
00:21:17pendant un temps.
00:21:18Ce n'est pas une histoire de quotas,
00:21:19ce n'est pas une histoire de temps.
00:21:22Mais le regroupement familial, c'est quoi ?
00:21:23C'est 10 000 personnes par an ?
00:21:2510 000, 13 000 ?
00:21:26L'immigration totale en France,
00:21:27c'est 380 000 titres de séjour par an.
00:21:30Moi, ce que je vois,
00:21:31c'est qu'on utilise une formule très choc
00:21:34et qu'au total, ça nous fait revenir à peu près au niveau de 2017.
00:21:37Donc, la réalité chiffrée n'est pas du tout à la hauteur
00:21:41de la puissance de la formule.
00:21:43Quand on parle d'immigration familiale,
00:21:45il y a aussi un effet pompe aspirante.
00:21:47Vous avez des gens qui n'immigrent pas
00:21:52dans les pays où le regroupement familial est très limité
00:21:56parce qu'ils ont un projet lointain de s'y installer
00:21:58et de faire venir leur famille.
00:22:00En France, même si c'est vrai,
00:22:02le nombre de personnes vraiment impliquées
00:22:06dans le regroupement familial qui arrivent
00:22:08est relativement faible.
00:22:09C'est 3% de notre immigration.
00:22:11Par rapport au reste,
00:22:13ça constitue une raison de s'installer plutôt en France
00:22:16dans des pays qui ne pratiquent pas le regroupement familial aussi facilement.
00:22:20Oui, et le dit Huchard,
00:22:22Gérald Darmanin est dans tout l'échiquier politique
00:22:25celui qui prône une droite sociale.
00:22:27Il est là en tant qu'ancien ministre de l'Intérieur,
00:22:30j'allais dire, avec encore ses réflexes
00:22:31sur les sujets de l'immigration.
00:22:33Mais peut-être que c'est ça aussi qui est rentré en jeu,
00:22:36c'est ce côté social.
00:22:37Oui, parce qu'on voit bien que Gérald Darmanin,
00:22:39dans son interview au JDD,
00:22:41effectivement, il veut s'attaquer à l'immigration illégale.
00:22:44Il parle notamment des OQTF,
00:22:45des personnes qui posent problème sur le territoire.
00:22:47Et pour le reste de l'immigration,
00:22:49on serait plus sur une pause
00:22:50pour voir comment mieux assimiler.
00:22:52Le mot d'assimilation, d'ailleurs,
00:22:54est pris par le garde des Sceaux.
00:22:56En revanche, le problème,
00:22:57et les Français le verront très vite,
00:22:59c'est que ce n'est pas une question de Gérald Darmanin,
00:23:01de Jordan Bardella ou de Bruno Rotaillot.
00:23:02La volonté politique en ce qui concerne l'immigration,
00:23:05au moins des trois noms que je viens de citer,
00:23:07on peut penser qu'elle est sincère et qu'elle est réelle.
00:23:09Et que les promesses qu'ils font,
00:23:11ils aimeraient les mener à bout.
00:23:13Mais comme l'a expliqué Judith et les autres invités,
00:23:16effectivement, il y a tous ces problèmes,
00:23:17en réalité, de la volonté politique française ne suffit pas.
00:23:20Et le problème, c'est que quand on dit
00:23:22qu'il a été assez flou dans son interview,
00:23:24il y a sans doute une volonté d'être flou aussi
00:23:26en ne disant pas trop par où on passe.
00:23:28Si on dit par où on passe,
00:23:29on voit très bien la limite qui est derrière.
00:23:31Tu te fais piquer tes arguments pour la prochaine présidentielle
00:23:34et vous remarquerez qu'à la fin...
00:23:35Et on voit la limite de l'argument.
00:23:36Vous remarquerez qu'à la fin de l'interview,
00:23:38il ne dit pas non,
00:23:39il ouvre la porte vers une éventuelle candidature à la présidentielle.
00:23:41On est surtout confrontés à la duréalité.
00:23:43Oui, c'est ça.
00:23:44Et dans un instant,
00:23:45on reparlera de ce moratoire proposé par Gérald Darmanin
00:23:48et également sur ce chiffre.
00:23:49Puisqu'on aime les mathématiques dans Midi News,
00:23:5291% des Français estiment qu'il faut,
00:23:55fiche dehors, les narcotrafiquement des logements sociaux.
00:23:59A tout de suite.
00:24:0391% des Français n'ont pas des trafiquants de drogue.
00:24:07C'est l'inverse.
00:24:0791% des Français sont favorables à l'expulsion des trafiquants de drogue
00:24:11dans les HLM.
00:24:12On en parle après les dernières informations de Somaïa Labiti.
00:24:16Et au 87e jour de guerre,
00:24:18l'Iran dit d'imposer des frais pour des services de navigation
00:24:20plutôt que des péages aux navires transitant par le stratégique détroit d'Hormuz.
00:24:25Déclaration au moment même où Téhéran est en pleine négociation
00:24:28avec les Etats-Unis pour tenter de trouver un accord
00:24:31et mettre fin au conflit.
00:24:32Un accord loin d'être imminent selon le régime.
00:24:36Des images à peine croyables à présent.
00:24:38Des centaines de prisonniers ont pris le contrôle hier d'une prison de Barinas
00:24:42dans l'ouest du Venezuela.
00:24:44Ils dénoncent des tortures et demandent la destitution du directeur de l'établissement pénitentiaire.
00:24:49Des policiers équipés de boucliers ont pris position autour du bâtiment
00:24:52alors que des dizaines de proches de détenus se sont regroupés.
00:24:55inquiets de la situation.
00:24:57Et puis vous allez revenir dans votre Midi News avec vos invités Pierre
00:25:01dans l'encyclique Magnifica Humanitas.
00:25:04Son premier texte majeur dévoilé ce matin,
00:25:06le pape Léon XIV appelle à désarmer l'intelligence artificielle
00:25:10pour l'empêcher de dominer l'humain.
00:25:12Le Saint-Père estime que cette technologie alimente le fossé
00:25:15entre les inclus et les exclus.
00:25:17En effet ce Maïa, on y reviendra tout à l'heure après 14h.
00:25:20Il nous a surpris le pape Léon avec l'un de ses chapitres
00:25:24de cet encyclique dont on parlera tout à l'heure.
00:25:27Effectivement il se préoccupe du pouvoir de l'IA
00:25:30et du fait que ça puisse nous échapper.
00:25:32Nous sommes avec François Pierard du laboratoire
00:25:34et de l'observatoire Hexagone
00:25:37avec Olivier Vial du CERU,
00:25:40avec Elodie Huchard du service politique de CNews,
00:25:43avec Judith Weintraub.
00:25:44On parlait tout à l'heure,
00:25:47juste avant la pause,
00:25:48de Gérald Darmanin et de ses propositions de moratoire.
00:25:53Sarah Varny nous a rejoint pour compléter justement ce sujet.
00:25:56Ce n'est pas la première fois que le Gardesseau fait cette proposition.
00:26:00Effectivement, ce n'est pas la première fois.
00:26:02Il souhaite que la question de l'immigration soit au cœur des débats
00:26:05lors de la présidentielle.
00:26:07Il propose donc qu'à l'issue,
00:26:09ce moratoire de trois ans soit instauré
00:26:11et mettre ainsi l'immigration légale sur pause.
00:26:16Il estime que nous sommes arrivés à la limite
00:26:18de nos capacités d'intégration et d'assimilation.
00:26:21Ce moratoire permettrait donc de remettre à plat
00:26:24notre politique d'immigration.
00:26:26Pas question d'arrêter totalement l'immigration,
00:26:30mais plutôt de la contrôler.
00:26:31Et il préconise plutôt le cas par cas.
00:26:34Concrètement, sans évoquer les droits d'asile
00:26:37ni les étudiants étrangers,
00:26:39le ministre de la Justice propose notamment
00:26:41la fin du regroupement familial
00:26:44pour les titres de séjour délivrés pour le travail.
00:26:47Gérald Manin propose également une réforme de la Constitution
00:26:52pour établir des quotas limitatifs
00:26:55et non plus indicatifs,
00:26:56comme c'est le cas actuellement.
00:26:58Une réforme qu'il juge nécessaire
00:27:00et permettrait d'organiser un référendum
00:27:02sur la question de l'immigration.
00:27:04Mais justement, est-ce que c'est réalisable ?
00:27:06Eh bien, ce n'est pas impossible
00:27:07s'il n'implique pas une immigration zéro.
00:27:10Selon les experts, la Cour européenne
00:27:13ne serait pas un obstacle insurmontable
00:27:15si et seulement si ce moratoire n'est pas absolu.
00:27:19En clair, il faudrait intégrer des exceptions
00:27:22pour des cas particuliers
00:27:23et maintenir un entretien individualisé.
00:27:27Gérald Manin n'est pas le seul
00:27:28à prendre position sur l'immigration.
00:27:31Plusieurs candidats déclarés à la présidentielle
00:27:34se sont exprimés sur le sujet.
00:27:36En fin mars, Édouard Philippe
00:27:39plaidait pour une limitation de regroupement familial
00:27:42sans renoncer à l'immigration de travail.
00:27:44À gauche, le député François Ruffin
00:27:47s'est lui déclaré hostile à l'immigration de travail.
00:27:50Et dans son dernier ouvrage à paraître,
00:27:52Raphaël Glucksmann plaide lui
00:27:53pour une convention citoyenne sur le sujet.
00:27:56Merci beaucoup Sarah Varny.
00:27:58Charles Randouel, le député EPR des Yvelines,
00:28:00était l'invité de Laurence Ferry
00:28:01ce matin sur CNews.
00:28:02Voilà ce qu'il dit à ce sujet.
00:28:04L'immigration a atteint tel niveau dans notre pays
00:28:07que l'immigration sera probablement l'un
00:28:10si ce n'est le grand enjeu de l'élection présidentielle
00:28:12qui vient tout simplement parce que
00:28:13l'avenir et je dirais même la survie de la France
00:28:17dépend de notre capacité à reprendre le contrôle
00:28:20de l'immigration.
00:28:21Ce n'est pas pour des gens comme moi.
00:28:22Moi j'habite un très beau quartier.
00:28:24Ce n'est pas pour les bobos du Paris 11
00:28:27qui passent leur temps à critiquer mes positions
00:28:29sur l'immigration.
00:28:30C'est en pensant aux millions de Français
00:28:32qui habitent des quartiers difficiles,
00:28:35notamment des millions de Français
00:28:37qui sont issus de l'immigration
00:28:40et qui sont les premiers à subir
00:28:42les conséquences de l'immigration incontrôlable.
00:28:45Voilà ce que disait Charles Randouel
00:28:47ce matin sur nos antennes
00:28:48avec ce canevas.
00:28:50On en parlait juste avant la pause.
00:28:54Le canevas, Conseil d'État, Conseil constitutionnel,
00:28:57maintenant en cours des comptes, CEDH.
00:28:59Bien sûr, Cour européenne et Droits de l'Homme,
00:29:01on peut, j'allais dire, presque aller à l'encontre
00:29:04ou en tout cas avoir l'aval de ces institutions françaises
00:29:09mais arriver à la CEDH, là pour le coup,
00:29:11rien ne va plus comme on dit au casino.
00:29:13Oui, alors moi je veux bien que ce soit possible
00:29:16sous certaines conditions
00:29:18mais je remarque que les pays qui arrivent
00:29:23à reprendre à peu près la maîtrise
00:29:24de la politique migratoire
00:29:26ce sont des pays qui l'ont fait depuis des années
00:29:29soit en négociant des dérogations
00:29:34aux conventions qui nous lient entre Européens
00:29:38soit en se battant pied à pied
00:29:40grâce à des gouvernements convaincus
00:29:42que c'était essentiel
00:29:43et même que c'était une question existentielle.
00:29:46On n'est ni dans un cas ni dans l'autre.
00:29:48On n'a rien négocié au début
00:29:49et on est complètement flottant sur notre volonté
00:29:52de reprendre la maîtrise de notre politique.
00:29:53Ce qui montre quand même que même si effectivement
00:29:55il y a des vrais cadres juridiques
00:29:57qui sont très contraignants
00:29:58la volonté politique permet quand même d'arriver
00:30:01parce qu'effectivement quand on voit
00:30:02ce qui s'est passé au Danemark
00:30:04Je ne sais pas si elle est suffisante
00:30:05mais en tout cas elle est nécessaire.
00:30:06En tout cas elle est nécessaire
00:30:06mais au Danemark ils sont arrivés à faire des choses
00:30:08justement parce qu'il y a eu un vrai consensus
00:30:11ce qui a été dit au Danemark
00:30:12c'était voilà vous aimez le modèle social danois
00:30:16et bien il faut choisir entre l'immigration
00:30:18ou le modèle social.
00:30:19Les deux ensemble ne sont pas possibles.
00:30:22Donc choisissez pour si on veut sauver
00:30:24le modèle social danois
00:30:26il va falloir limiter l'immigration.
00:30:28Et je pense qu'on est un petit peu
00:30:29dans un dispositif de ce type là en France
00:30:31parce qu'aujourd'hui on voit que les Français
00:30:33sont très attachés
00:30:35peut-être sans doute trop attachés
00:30:36au modèle social qui nous coûte très cher
00:30:38si ce modèle social nous coûte cher
00:30:41et qu'en plus il est ouvert à de l'immigration
00:30:43qui devient incontrôlable
00:30:45c'est vrai qu'à un moment donné
00:30:46l'équation elle est impossible.
00:30:47Le modèle social dans un pays
00:30:48où avec une majorité socialiste
00:30:50on parle du Danemark
00:30:53qui étonne toujours
00:30:54alors qu'en réalité
00:30:55il y a beaucoup de pragmatisme au Danemark
00:30:57dont on manque cruellement.
00:30:59C'est justement parce que
00:31:00le gouvernement socialiste
00:31:02a dit à ses électeurs
00:31:03vous êtes socialiste
00:31:05vous aimez le modèle social
00:31:06il faut choisir.
00:31:07Mais sauf qu'au Danemark
00:31:08ils ont aussi évoqué
00:31:10le sujet de l'insécurité culturelle
00:31:13pour reprendre la formule de Manuel Valls
00:31:15c'est-à-dire Manuel Valls
00:31:16homme de gauche
00:31:17c'est-à-dire que même quand on est de gauche
00:31:18on peut être attaché
00:31:20à ce qui fait la culture française.
00:31:22Mais c'est-à-dire qu'ils ont une gauche
00:31:23qui n'existe plus en France
00:31:25c'est-à-dire qu'ils ont des sociodémocrates
00:31:27légèrement à droite de notre droite
00:31:28c'est sur des sociodémocrates plus plus
00:31:31c'est ce que j'allais dire.
00:31:32Elodie Huchard
00:31:32et puis il y a aussi une donnée
00:31:33c'est le retard qui est pris en France
00:31:35c'est-à-dire que depuis qu'on a toléré
00:31:37l'immigration légale ou illégale
00:31:39d'ailleurs et qu'on ne s'y est pas attaqué
00:31:40il faut bien comprendre
00:31:41même si imaginons que les obstacles
00:31:43n'existent pas à tous ceux
00:31:45qu'on a déjà cités
00:31:46forcément les mesures à prendre
00:31:47seront beaucoup plus drastiques
00:31:49forcément le temps
00:31:50à ce que ça mette en oeuvre
00:31:50soit plus drastique
00:31:51c'est aussi ça
00:31:52quand on se compare
00:31:53avec certains pays
00:31:53qui ont serré la vis
00:31:54bien avant nous
00:31:55ils ont pu avoir des politiques
00:31:57aussi qui sont un peu plus
00:31:58étalées dans le temps
00:31:58forcément quand vous arrivez
00:32:00avec énormément de retard
00:32:01si vraiment vous voulez
00:32:02renverser la table
00:32:03ça coince d'autant plus
00:32:04parce que les mesures
00:32:05deviennent effectivement
00:32:06trop drastiques
00:32:06pour le droit international
00:32:07et tout à l'heure
00:32:08on a parlé de Georgia Meloni
00:32:09et c'est assez amusant
00:32:10comme le narratif est repris
00:32:12des fameux 500 000 immigrés en Italie
00:32:16ce qui n'est pas du tout le cas
00:32:17puisque c'est Didier Leschi
00:32:18qui le disait dans le Figaro
00:32:20il y a quelques jours
00:32:22et qui se fait insulter
00:32:23copieusement par toute la gauche
00:32:25pour avoir dit quoi ?
00:32:26La vérité
00:32:26pour avoir juste donné
00:32:27les chiffres exacts
00:32:28de l'immigration en Italie
00:32:29qui sont je crois
00:32:30à 270 ou 280 000
00:32:33personnes
00:32:34qui sont arrivées
00:32:35pour travailler
00:32:35dans des conditions
00:32:37extrêmement rigoureuses
00:32:38extrêmement rigoureuses
00:32:39c'est à dire qu'on sait
00:32:40qu'une partie va repartir
00:32:41dans le pays d'origine
00:32:42et donc on est très très loin
00:32:44du fameux
00:32:45regardez madame Meloni
00:32:46qui a régularisé
00:32:47500 000 personnes
00:32:48c'est pas vrai
00:32:50voilà
00:32:51lisez Didier Leschi
00:32:52qui est le président
00:32:54de l'office
00:32:54français de l'immigration
00:32:56français de l'immigration
00:32:57donc s'il y a bien quelqu'un
00:32:57de par rapport aux autres pays
00:32:59comment est-ce qu'on fonctionne
00:33:00nous justement
00:33:01sur l'immigration
00:33:02alors nous
00:33:03quelles sont vos conclusions
00:33:04vous à l'observatoire
00:33:05à l'hexagone
00:33:05nous en France
00:33:06on a une approche
00:33:08qui est relativement attractive
00:33:10en Europe
00:33:11pour l'immigration
00:33:12mais il y a des pays
00:33:13qui le sont peut-être
00:33:14plus que nous
00:33:14puisque en proportion
00:33:16de la population
00:33:16finalement il est vrai
00:33:17qu'on accueille moins
00:33:18que d'autres pays
00:33:19en revanche nous
00:33:20la particularité en France
00:33:21c'est l'intégration économique
00:33:23très difficile
00:33:24de notre immigration
00:33:26et sa forte dépendance
00:33:27aux aides sociales
00:33:27je vais vous donner
00:33:28trois chiffres
00:33:29déjà le taux de chômage
00:33:30le taux de chômage
00:33:31des non-immigrés
00:33:31en France c'est 6%
00:33:32si on prend les immigrés
00:33:34c'est 12%
00:33:35c'est deux fois plus
00:33:36autre donnée
00:33:37qui est intéressante
00:33:38c'est le taux de pauvreté
00:33:39vous avez en France
00:33:40chez les non-immigrés
00:33:4213% des personnes
00:33:43qui sont sous le seuil
00:33:44de pauvreté
00:33:45c'est 31%
00:33:47plus de deux fois plus
00:33:48chez les immigrés
00:33:49et enfin
00:33:50la dépendance
00:33:51aux aides sociales
00:33:52au système social
00:33:53on la voit aussi
00:33:54par la représentation
00:33:56en HLM
00:33:56puisqu'on a
00:33:5711%
00:33:58des non-immigrés
00:33:59qui sont en HLM
00:34:00et bien c'est trois fois plus
00:34:01chez les immigrés
00:34:02donc ça c'est une particularité
00:34:04de notre immigration
00:34:05en France
00:34:06qui fait un petit peu
00:34:07le lien avec ce qu'on disait
00:34:08sur le système social
00:34:09aujourd'hui avec notre système social
00:34:11on est pénalisé
00:34:12par cette immigration
00:34:13moi j'ai une
00:34:14alors
00:34:14la chute est bonne
00:34:16mais la question
00:34:17que je voulais vous poser
00:34:17c'est comment est-ce que
00:34:18vous pouvez raisonnablement dire
00:34:20que l'immigration
00:34:21est relativement attractive
00:34:23c'est quand même
00:34:24la France est relativement attractive
00:34:26la France est relativement attractive
00:34:27l'immigration
00:34:29la façon dont on accueille
00:34:30les immigrants en France
00:34:31c'est relative
00:34:32c'est pas relativement attractif
00:34:33c'est l'Eldorado
00:34:36il n'y a pas un pays en Europe
00:34:38qui offre autant de conditions
00:34:40qu'un autre pays en Europe
00:34:42je parle sous votre contrôle
00:34:44mais j'ai l'impression quand même
00:34:46il y a l'Espagne quand même
00:34:47oui mais c'est nouveau
00:34:48non parce que regardez par exemple
00:34:50et puis on attend de voir
00:34:52les régularisations des 500 000
00:34:53de Pedro Sanchez
00:34:54c'est comme avec Mélanie
00:34:54moi je veux bien
00:34:55j'aimerais bien voir sur le papier
00:34:56on a des dispositions
00:34:57comme le droit à l'hébergement
00:35:01d'urgence
00:35:02qui est absolu chez nous
00:35:04chez nos voisins
00:35:04il n'y a pas de droit
00:35:05à l'hébergement d'urgence
00:35:06est-ce que c'est parce qu'on est
00:35:07la terre des droits de l'homme
00:35:08et que cette réalité historique
00:35:10nous poursuit
00:35:11j'allais dire
00:35:11en disant
00:35:12mais vous comprenez
00:35:14c'est parce que
00:35:14ah oui
00:35:15mais vous souriez
00:35:16non j'en ai pas dit
00:35:17droit de l'homme
00:35:17parce que
00:35:18cette façon
00:35:20parce que c'est dans
00:35:21le préambule de la constitution
00:35:23parce que ça revient
00:35:24cette façon d'accueillir
00:35:26qui veut venir
00:35:26n'est pas
00:35:28un service rendu
00:35:29ni aux accueillis
00:35:31ni aux accueillants
00:35:32allez dire ça aux accueillis
00:35:33et puis ça dépend
00:35:34il faut se méfier
00:35:35justement quand on parle
00:35:36des taux justement
00:35:37d'accueil
00:35:38comme vous venez de le faire
00:35:39c'est vrai que
00:35:40toute immigration
00:35:41n'est pas la même
00:35:42oui le Luxembourg
00:35:42est un des pays
00:35:43qui accueille le plus
00:35:46d'étrangers
00:35:46avec 50% d'immigrés
00:35:49mais non
00:35:49c'est juste que
00:35:51c'est des banquiers
00:35:52c'est une immigration
00:35:53de travail
00:35:53c'est une immigration
00:35:55qui est effectivement
00:35:56une immigration
00:35:57qui est effectivement
00:35:58de très très haute valeur ajoutée
00:35:59ce qui n'est pas le cas
00:36:00effectivement
00:36:00vous l'avez bien dit
00:36:01parce que nous
00:36:02on a un problème
00:36:03c'est qu'on attire
00:36:04beaucoup de gens
00:36:04qui sont en situation
00:36:05de difficulté
00:36:06y compris de difficulté
00:36:07sur le marché du travail
00:36:08alors qu'au Luxembourg
00:36:09non pas même s'il reste
00:36:10parce que parfois
00:36:11le travail est déjà accompli
00:36:12on n'a pas besoin
00:36:13forcément d'un travail
00:36:14c'est pas toujours pérenne
00:36:15c'est un peu les
00:36:16c'est fluctuant
00:36:17en fait le travail
00:36:18une fois que vous avez
00:36:19construit une autoroute
00:36:20vous avez construit une autoroute
00:36:21ça dépend
00:36:21voilà
00:36:22ce que je veux dire
00:36:22c'est que les gens
00:36:24qui arrivent pour travailler
00:36:25donc qui a un niveau
00:36:27d'employabilité
00:36:28suffisant pour s'intégrer
00:36:30dans le marché du travail
00:36:31du pays
00:36:31où ils vont s'installer
00:36:32en général
00:36:33posent moins de problèmes
00:36:34que les gens
00:36:34qui n'ont pas les compétences
00:36:36pas de travail
00:36:36une famille à nourrir
00:36:38alors 91% des français
00:36:40voilà un sondage
00:36:41c'est ça
00:36:42pour CNews Europe 1
00:36:43et le JDD
00:36:4491% des français
00:36:46sont favorables
00:36:47à l'expulsion
00:36:48des trafiquants
00:36:49de drogue
00:36:50de leur HLM
00:36:52on en parlait justement
00:36:52à l'instant des HLM
00:36:5482% des gens
00:36:56qui votent à gauche
00:36:56d'ailleurs
00:36:57ils sont favorables
00:36:58et 99%
00:37:00des responsables
00:37:03ou des militants
00:37:03de droite
00:37:04c'est une première
00:37:05en Bretagne
00:37:06la justice a ordonné
00:37:07à la famille
00:37:07d'un mineur
00:37:08dealer
00:37:09de quitter
00:37:09son logement social
00:37:10Mathieu De Vez
00:37:11l'affaire
00:37:12concerne
00:37:13une femme
00:37:14et ses 3 enfants mineurs
00:37:15dont l'aîné
00:37:16est âgé de 17 ans
00:37:18exactement Pierre
00:37:18là vous avez
00:37:19un exemple concret
00:37:20de quand ça marche
00:37:21ce mineur
00:37:22donc de 17 ans
00:37:23c'est lui
00:37:23qui est impliqué
00:37:24dans le trafic
00:37:25de stupéfiants
00:37:26il a déjà été interpellé
00:37:28plusieurs fois
00:37:29par exemple
00:37:29en janvier
00:37:30et en août 2025
00:37:31avec 5 grammes
00:37:32d'héroïne
00:37:3385 grammes
00:37:34de cannabis
00:37:35ont également été découverts
00:37:36lors d'une perquisition
00:37:37dans l'appartement familial
00:37:39le logement social
00:37:40donc
00:37:40qui se trouve à Rennes
00:37:41et c'est au pied de l'immeuble
00:37:42où un point de deal
00:37:43est implanté
00:37:44que le jeune
00:37:44a été surpris
00:37:46donc plusieurs fois
00:37:46en train de vendre
00:37:48de la drogue
00:37:48du cannabis
00:37:48a aussi été trouvé
00:37:50regardez ça
00:37:50c'est intéressant
00:37:51le cannabis
00:37:52il a été trouvé
00:37:53dans le coffre
00:37:53que la mère de famille
00:37:55avait caché
00:37:56dans sa chambre
00:37:57elle pourrait donc
00:37:58avoir eu connaissance
00:38:00bien sûr
00:38:00des agissements
00:38:01de son fils aîné
00:38:02ou même avoir
00:38:03elle-même
00:38:03participé au trafic
00:38:05elle a deux garçons
00:38:06deux autres garçons
00:38:07âgés de 14 et 3 ans
00:38:09et selon la préfecture
00:38:10le jeune de 17 ans
00:38:11a poursuivi son trafic
00:38:12malgré les avertissements
00:38:14reçus ces derniers mois
00:38:15exactement
00:38:15c'est ce que dit
00:38:16l'avocat de la préfecture
00:38:17qui réclamait donc
00:38:18vous l'aurez compris
00:38:18l'expulsion de cette famille
00:38:20les allées et venues
00:38:21dans l'appartement
00:38:23impressionnent
00:38:23le voisinage
00:38:24on peut l'imaginer
00:38:25les troubles graves
00:38:26et répétés
00:38:26ça c'est important
00:38:27ces troubles graves
00:38:28et répétés
00:38:29à l'ordre public
00:38:30et bien ils sont caractérisés
00:38:31la procédure d'expulsion
00:38:32a donc été validée
00:38:34par la justice
00:38:35par le tribunal judiciaire
00:38:36de Rennes
00:38:37au début du mois de mai
00:38:38et elle impose un délai
00:38:39écoutez bien
00:38:40incompressible
00:38:41de deux mois
00:38:41à la famille
00:38:42pour quitter le logement
00:38:43elle autorise un délai
00:38:44supplémentaire
00:38:45de quatre mois
00:38:46un répit donc
00:38:46jusqu'au 1er novembre
00:38:482026
00:38:48soit le début
00:38:49suivez-moi
00:38:501er novembre 2026
00:38:51de la trévis vernale
00:38:52donc
00:38:53ce qui permet
00:38:54à la mère
00:38:55et à ses trois enfants
00:38:56de bénéficier
00:38:57d'un nouveau sursis
00:38:58supplémentaire
00:38:58jusqu'au 31 mars
00:39:002027
00:39:01donc
00:39:01et l'avocate de la famille
00:39:03redoute que ses clients
00:39:04se retrouvent
00:39:04dans un logement
00:39:05d'hébergement
00:39:06d'urgence
00:39:06face à une extrême
00:39:08précarité
00:39:08même si bien souvent
00:39:09ils font des nouvelles
00:39:10demandes de logements
00:39:11sociaux
00:39:12qui souvent aboutissent
00:39:13voilà donc
00:39:14ce qu'on pouvait dire
00:39:15avec cette affaire
00:39:16qui pourrait
00:39:16ou pas
00:39:17on verra bien
00:39:18faire jurisprudence
00:39:19moi j'ai un peu perdu
00:39:21l'espoir
00:39:21il y a 45 ans
00:39:23un certain Robert Hu
00:39:25qui n'était pas encore
00:39:26patron du parti communiste
00:39:28mais maire communiste
00:39:29de Montigny-les-Cormeilles
00:39:31prenait la tête
00:39:32en tant que maire
00:39:33d'une manif
00:39:34d'habitants
00:39:35de sa ville
00:39:36sous les fenêtres
00:39:38d'une famille marocaine
00:39:40qu'il soupçonnait
00:39:41de deal
00:39:42et qu'il voulait
00:39:43expulser d'une cité
00:39:44qui s'appelait
00:39:44la cité L'Espérance
00:39:46que s'est-il passé
00:39:47depuis 45 ans ?
00:39:49rien
00:39:50et puis le problème
00:39:51c'est que
00:39:52Vincent Gendrin lui-même
00:39:53le ministre du logement
00:39:54le dit
00:39:54c'est-à-dire qu'en fait
00:39:55la plupart du temps
00:39:56on peut se féliciter
00:39:57de l'expulsion
00:39:58d'une famille
00:39:59de délinquants
00:40:00de narcotrafiquants
00:40:01d'un logement social
00:40:01il faut bien comprendre
00:40:02ce qu'est la suite
00:40:03c'est qu'ils aient
00:40:04de nouveau l'attribution
00:40:05d'un autre logement social
00:40:07on ne supprime pas
00:40:07le problème
00:40:08on le décale
00:40:09c'est-à-dire que
00:40:10vous allez avoir
00:40:11une famille qui va partir
00:40:12de tel quartier
00:40:13pour aller ailleurs
00:40:13avec des avocats
00:40:14aussi très doués
00:40:15qui vont vanter le fait
00:40:16que si les enfants
00:40:17sont scolarisés
00:40:18il ne faut pas partir
00:40:19trop loin
00:40:19donc la famille
00:40:20de narcotrafiquants
00:40:21parfois elle part
00:40:22tellement peu loin
00:40:22qu'elle peut continuer
00:40:23le trafic
00:40:24dans le même immeuble
00:40:25où elle était avant
00:40:26Vincent Gendrin
00:40:27le disait lui-même
00:40:27il voit bien la limite
00:40:28c'est-à-dire qu'on les expulse
00:40:29c'est symbolique
00:40:30en aucun cas
00:40:31c'est une réelle sanction
00:40:32ils retrouveront
00:40:33un logement social
00:40:34comme ils l'avaient avant
00:40:35rappelons la réalité des choses
00:40:3679% des villes de France
00:40:38sont touchées
00:40:39par le narcotrafic
00:40:40le narcotrafic
00:40:42est continué
00:40:43par les grands dealers
00:40:46au sein de leurs cellules
00:40:47on l'a vu avec
00:40:48Mohamed Amra
00:40:49et avec certains autres
00:40:51également
00:40:51certains exemples
00:40:52le service public de justice
00:40:54nous en fait état
00:40:54régulièrement
00:40:56donc le narcotrafic
00:40:57et rajoutez à cela
00:40:58les populations
00:40:59qui sont achetées
00:41:01par les narcotrafiquants
00:41:02on achète
00:41:02les cadeaux de Noël
00:41:03on fournit
00:41:05les fournitures scolaires
00:41:06on promet des choses
00:41:07c'est une réelle
00:41:09toile d'araignée
00:41:10qui est là
00:41:10et donc
00:41:12derrière
00:41:12effectivement
00:41:13le problème
00:41:14c'est que ça remet en cause
00:41:14toutes les autorités
00:41:15le narcotrafic
00:41:17remet en cause
00:41:17l'autorité de l'Etat
00:41:18il est populaire
00:41:19il devient populaire
00:41:20le narcotrafic
00:41:21c'est ça le problème
00:41:21elle peut effectivement
00:41:23dans certains quartiers
00:41:23remettre en cause
00:41:25l'autorité
00:41:25même de l'Etat social
00:41:26en amenant
00:41:27une propre offre sociale
00:41:29et puis elle remet en cause
00:41:30vraiment l'autorité
00:41:31des familles
00:41:31puisqu'en réalité
00:41:32on s'aperçoit
00:41:32et l'exemple que vous donnez
00:41:34est très bon
00:41:35puisqu'on s'aperçoit
00:41:36très souvent
00:41:37quand un jeune
00:41:38est dealer
00:41:39c'est lui
00:41:40qui ramène
00:41:41le plus gros salaire
00:41:42ou en tout cas
00:41:42le plus gros revenu
00:41:43dans la famille
00:41:43et de fait
00:41:44c'est lui
00:41:45qui devient l'autorité
00:41:47imposant
00:41:47plus ou moins
00:41:48avec la complicité
00:41:50ou pas
00:41:50sa famille
00:41:51imposant son autorité
00:41:53et donc effectivement
00:41:53ça remet tout en cause
00:41:54donc il y a un vrai combat
00:41:55et c'est vrai
00:41:57qu'on a pris
00:41:58beaucoup de retard
00:41:58mais là-dessus
00:41:59il va falloir être
00:42:00beaucoup plus ferme
00:42:00que simplement
00:42:02il va falloir
00:42:03être plus ferme
00:42:04mais comment on va faire
00:42:04est-ce qu'à l'hexagone
00:42:06on s'est interrogé
00:42:08sur la fermeté
00:42:09alors sur la fermeté
00:42:10finalement
00:42:11c'est un thème récurrent
00:42:12dans les sondages
00:42:13d'opinion publique
00:42:14en France
00:42:15et ce qu'on voit
00:42:16c'est qu'il y a
00:42:17un manque d'alignement
00:42:18assez saisissant
00:42:19entre l'opinion
00:42:20des français
00:42:21et la réponse pénale
00:42:23en elle-même
00:42:23les français
00:42:24sont beaucoup moins
00:42:26tolérants
00:42:26que ce que l'est
00:42:28vraiment
00:42:28notre système judiciaire
00:42:30on a 92%
00:42:32des français
00:42:32qui veulent
00:42:33une justice
00:42:33plus ferme
00:42:34on a 82%
00:42:36des français
00:42:37qui sont pour le rétablissement
00:42:38des peines planchers
00:42:39on a 80%
00:42:40des français
00:42:40qui trouvent la justice
00:42:41aujourd'hui trop laxiste
00:42:42et tout ça
00:42:44n'est pas sans conséquence
00:42:44aujourd'hui
00:42:45on a une perte
00:42:46de confiance
00:42:47des français
00:42:48vis-à-vis de la justice
00:42:49vous avez deux tiers
00:42:49des français
00:42:50qui ne font plus confiance
00:42:51à notre justice
00:42:52pour lutter
00:42:53contre la délinquance
00:42:54et répondre
00:42:55aux phénomènes de violence
00:42:56et là je crois
00:42:57qu'on en a encore
00:42:58une perte de confiance
00:42:59envers les politiques
00:43:00aussi
00:43:00puisqu'on a vu
00:43:01que dans un sondage
00:43:03de noël dernier
00:43:03à peu près
00:43:04qui disait
00:43:05que le principal
00:43:06j'allais dire
00:43:07problème des français
00:43:08ça n'était ni l'insécurité
00:43:09ni le pouvoir d'achat
00:43:10c'était le fait
00:43:10qu'ils n'avaient plus confiance
00:43:11aux politiques
00:43:12ça tombe bien
00:43:13on est dans une année présidentielle
00:43:14et dans un an
00:43:15il va falloir faire ses choix
00:43:16gaieté, joie et bonheur
00:43:18en ce lundi de Pentecôte
00:43:19dans un instant
00:43:20justement
00:43:20le pape
00:43:21lui il s'inquiète
00:43:22de l'intelligence artificielle
00:43:23on y revient
00:43:24dans un instant
00:43:25sur
00:43:25c'est nous
00:43:25à tout de suite
00:43:28nous irons sur la route
00:43:29du pèlerinage de Chartres
00:43:31et puis nous nous intéresserons
00:43:32aussi à cet encyclique
00:43:33du peuple Léon XIV
00:43:34qui s'inquiète
00:43:35de l'intelligence artificielle
00:43:37mais ça sera après
00:43:37les dernières informations
00:43:38de Somaya al-Abidi
00:43:39et au 87ème jour de guerre
00:43:42l'Iran dit imposer des frais
00:43:43pour des services de navigation
00:43:45plutôt que des péages
00:43:46aux navires transitant
00:43:47par le stratégique
00:43:48des Trois-Dormuz
00:43:50déclaration au moment même
00:43:51où Téhéran est en pleine négociation
00:43:52avec les Etats-Unis
00:43:53pour tenter de trouver un accord
00:43:55et mettre fin au conflit
00:43:56un accord loin d'être imminent
00:43:58selon le régime
00:43:59de son côté
00:44:01Marco Rubio
00:44:02chef de la diplomatie américaine
00:44:03est un peu plus optimiste
00:44:05quant à la conclusion prochaine
00:44:06d'un accord entre Téhéran
00:44:08et Washington écoutez
00:44:11Nous pensions avoir
00:44:12des nouvelles hier soir
00:44:13peut-être aujourd'hui
00:44:14je ne m'avancerai pas trop là-dessus
00:44:16cela prend un peu plus de temps
00:44:18pour avoir un retour
00:44:18nous avons ce que je considère
00:44:20quelque chose d'assez solide
00:44:21sur la table
00:44:22en ce qui concerne
00:44:23leur capacité à rouvrir les détroits
00:44:25à en assurer l'accès
00:44:26à s'engager dans une négociation
00:44:28nucléaire très réelle
00:44:29significative et limitée
00:44:30dans le temps
00:44:31et nous espérons pouvoir y parvenir
00:44:35Conséquences directes
00:44:35les cours du pétrole
00:44:36de 5%
00:44:38dans les premiers échanges
00:44:39de la journée
00:44:40sur fond d'espoir
00:44:41d'accord entre les Etats-Unis
00:44:42et l'Iran
00:44:42donc pour mettre fin
00:44:43durablement
00:44:44à ce conflit
00:44:45au Moyen-Orient
00:44:47Retour en France
00:44:48avec la vigilance jaune
00:44:49caniculée tendue
00:44:50à 18 départements
00:44:51dont pariaient
00:44:52ceux de la petite couronne
00:44:54vigilance en raison
00:44:55d'un épisode de chaleur
00:44:56précoce et remarquable
00:44:57concernant l'ouest du pays
00:44:59et par un tramureux
00:45:00s'explique
00:45:01Météo France
00:45:03A la une également
00:45:04un mineur de 16 ans
00:45:05interpellé au lendemain
00:45:06de la découverte à reine
00:45:07du corps
00:45:08d'un petit garçon
00:45:09de 12 ans
00:45:09une serviette de bain
00:45:10mouillée
00:45:11nouée très serrée
00:45:12autour de son cou
00:45:13une interpellation
00:45:14qui a eu lieu ce matin
00:45:15précise le procureur
00:45:17de la République
00:45:18Nous sommes le lundi 25 mai
00:45:21lundi de Pentecôte
00:45:22retour sur la signification
00:45:23de cette fête
00:45:24du calendrier chrétien
00:45:25par Kylian Salé
00:45:26et Alexis Prince
00:45:27Dans la religion chrétienne
00:45:29pour bien comprendre
00:45:30la Pentecôte
00:45:31il faut revenir en arrière
00:45:33dans le calendrier
00:45:33Le vendredi saint
00:45:34marque la crucifixion
00:45:36de Jésus
00:45:36la fête de Pâques
00:45:37célèbre sa résurrection
00:45:39l'ascension
00:45:40célèbre la montée
00:45:41de Jésus
00:45:41vers Dieu son Père
00:45:42tandis que la Pentecôte
00:45:43marque la descente
00:45:44de l'Esprit Saint
00:45:45et sa diffusion
00:45:46parmi les apôtres
00:45:47et la fin du temps pascal
00:45:48Le terme Pentecôte
00:45:50vient du grec ancien
00:45:51Pentecoste Emera
00:45:52qui signifie 50ème jour
00:45:54La Pentecôte intervient
00:45:55en effet
00:45:567 dimanches après Pâques
00:45:57soit un intervalle
00:45:58de 50 jours
00:45:59Ainsi se réalise
00:46:00la promesse
00:46:01faite par le Christ
00:46:01aux apôtres
00:46:02au moment de son ascension
00:46:04une dizaine de jours plus tôt
00:46:05Vous allez recevoir
00:46:06une force
00:46:07celle du Saint-Esprit
00:46:08qui viendra sur vous
00:46:09Alors vous serez
00:46:10mes témoins à Jérusalem
00:46:11dans toute la Judée
00:46:12et la Samarie
00:46:13et jusqu'aux extrémités
00:46:14de la terre
00:46:15Grâce à l'Esprit Saint
00:46:16les apôtres ont le courage
00:46:18de sortir de la salle du Cénacle
00:46:20où ils étaient
00:46:20craintivement enfermés
00:46:21Ils commencent alors
00:46:22à témoigner
00:46:23de la résurrection du Christ
00:46:24à faire connaître
00:46:25son enseignement
00:46:26et à baptiser
00:46:27C'est à la suite
00:46:29de cet événement
00:46:29que naissent
00:46:30les premières communautés chrétiennes
00:46:31qui sont ensuite
00:46:32organisées
00:46:33développées
00:46:34et propagées
00:46:36Et puis dans l'encyclique
00:46:38Magnifica Humanitas
00:46:39son premier texte majeur
00:46:41dévoilé ce matin
00:46:41Le Papillon XIV
00:46:42appelle à désarmer
00:46:43l'intelligence artificielle
00:46:45pour l'empêcher
00:46:46de dominer l'humain
00:46:48Le Saint-Père estime
00:46:48que cette technologie
00:46:49alimente le fossé
00:46:50entre les inclus
00:46:51et les exclus
00:46:52Des déclarations
00:46:53sur lesquelles
00:46:54vous allez revenir
00:46:54dans quelques instants
00:46:55avec vos invités
00:46:56Pierre
00:46:57Mais tout à fait
00:46:57ma chère Somaia
00:46:58et justement
00:46:59on va y revenir
00:47:00après un petit détour
00:47:02par l'économie
00:47:04Votre programme
00:47:05avec Bien Ici
00:47:06On est bien ici
00:47:07Trouvez votre futur logement
00:47:09par vie de quartier
00:47:10et temps de trajet
00:47:10sur bienici.com
00:47:12C'est avec Eric
00:47:13de Ritmatten
00:47:14Bonjour Eric
00:47:14Bonjour Pierre
00:47:15Alors on cherche toujours
00:47:16la perspective
00:47:17d'un accord au Moyen-Orient
00:47:19Bien sûr
00:47:19cette perspective
00:47:20fait chuter
00:47:21les prix du pétrole
00:47:22mais est-ce qu'on va
00:47:23en profiter
00:47:23nous les automobilistes
00:47:25et quand ?
00:47:25Alors ça c'est la bonne question
00:47:26Déjà le repli
00:47:27aujourd'hui il est net
00:47:28On est passé sous
00:47:30les 100 dollars
00:47:31Alors je vous ai indiqué
00:47:32vous allez voir
00:47:32le chiffre précis
00:47:3398 dollars et quelques
00:47:35ça c'était à midi
00:47:36Je regarde à l'instant
00:47:3797
00:47:38Vous voyez ça s'accélère
00:47:39Mais n'oublions pas
00:47:40qu'avant la guerre
00:47:41on était à 60 dollars
00:47:43donc c'est loin
00:47:43et au plus haut
00:47:44on était à 126
00:47:45Vous voyez après
00:47:45ça vous donne à peu près
00:47:46une amplitude
00:47:47Alors pour l'économie
00:47:48pour ceux qui utilisent
00:47:49leur voiture
00:47:50il va y avoir une détente
00:47:51sur les prix de l'essence
00:47:52c'est sûr
00:47:52mais malheureusement
00:47:53je suis obligé de vous le dire
00:47:54ça ne sera pas tout de suite
00:47:55comme toujours
00:47:55ça monte très vite
00:47:56et ça baisse lentement
00:47:57parce qu'il y a toujours
00:47:58cette question des taxes
00:47:59qui joue l'effet
00:48:00d'amortisseur bien entendu
00:48:01Et pourquoi cette réaction
00:48:02aussi lente ?
00:48:03Parce que les prix de l'essence
00:48:04ne suivent pas
00:48:04les cours du baril
00:48:05en une semaine
00:48:06le Brent a chuté de 10%
00:48:07le carburant
00:48:08n'a pas baissé de 10%
00:48:10Plusieurs raisons
00:48:11parce que d'abord
00:48:11les réseaux de distribution
00:48:12les stations-service
00:48:13si vous préférez
00:48:14elles ont acheté le carburant
00:48:15quand il valait cher
00:48:16c'était à l'époque
00:48:17où le pétrole
00:48:17valait cher au prix fort
00:48:18et il doit maintenant
00:48:19écouler les stocks
00:48:20donc à la prochaine livraison
00:48:22peut-être qu'il y aura
00:48:23un impact
00:48:23mais on dit
00:48:24qu'il faudrait quand même
00:48:25une semaine
00:48:25pour cette répercussion
00:48:26et puis ensuite
00:48:27il faut que le détroit d'Hormuz
00:48:28soit rouvert
00:48:29donc ça c'est pas encore gagné
00:48:30pour que le baril encore chute
00:48:32et puis enfin
00:48:33dernière chose
00:48:34il faut que ça soit stabilisé
00:48:35pour l'instant
00:48:36c'est encore le point d'interrogation
00:48:37sur cet accord
00:48:39avec les Iraniens
00:48:40Donc là ça nous fait
00:48:41une baisse de 10%
00:48:42du baril en une semaine
00:48:43ça représente
00:48:44quel impact à la pompe ?
00:48:45Alors l'UFIB
00:48:45qui est de l'Union française
00:48:46des industries du pétrole
00:48:47dit que quand ça baisse
00:48:49de 10% le baril
00:48:50vous avez 5 centimes
00:48:51de moins à la pompe
00:48:52donc vous voyez
00:48:52c'est quand même pas mal
00:48:53mais c'est pas terrible
00:48:54parce que le sans-plomb
00:48:55actuellement 95
00:48:56le E10
00:48:57celui qui n'a pas l'éthanol
00:48:58il reste cher
00:48:59il est quand même
00:48:59à 2,09 euros
00:49:00en moyenne
00:49:01c'est au plus haut
00:49:02depuis 4 ans
00:49:03c'est vraiment très cher
00:49:04et vous avez aussi
00:49:05les dégâts qui ont été causés
00:49:06sur de nombreuses installations
00:49:07notamment en Iran
00:49:08donc avant de les remettre en route
00:49:10il faudra investir
00:49:11et pour investir
00:49:12l'Iran dit justement
00:49:13il faut débloquer
00:49:14nos avoirs
00:49:15sinon on ne pourra pas redémarrer
00:49:16donc vous voyez
00:49:17les avoirs iraniens
00:49:17sont bloqués dans plusieurs banques du monde
00:49:19donc le vrai retour à la normale
00:49:20pour être vraiment franc
00:49:22ça n'est pas pour demain
00:49:22il faut trouver un accord
00:49:24et puis c'est aussi
00:49:25pourquoi le gouvernement
00:49:26a confirmé
00:49:27qu'il maintiendrait les aides
00:49:28jusqu'à ce que la situation
00:49:30se débloque
00:49:30et s'arrange vraiment
00:49:315 centimes
00:49:33oui c'est pas beaucoup
00:49:34alors que
00:49:35si on enlève les C2E
00:49:37on sera à 15 à 17 centimes
00:49:39et je ne vous parle pas
00:49:39du fait que
00:49:40si on baissait les taxes
00:49:41alors là effectivement
00:49:42il y a pas mal de responsables politiques
00:49:44qui les demandent
00:49:44merci beaucoup
00:49:45Éry de Rennes-Batène
00:49:47c'était votre programme
00:49:48avec Bien Ici
00:49:49on est bien ici
00:49:51trouvez votre futur logement
00:49:52par vie de quartier
00:49:53et temps de trajet
00:49:54sur bienici.com
00:49:56à table avec moi
00:49:57jusqu'à 15h
00:49:58Elodie Huchard
00:49:59Judith Weintraub
00:50:00et Olivier Vial
00:50:01dans un instant
00:50:01on parlera justement
00:50:02de cet encyclique
00:50:04du pape
00:50:05le pape qui nous a surpris
00:50:06en s'en prenant
00:50:08à l'intelligence artificielle
00:50:09alors on sait
00:50:10qu'effectivement
00:50:11il y a des
00:50:12même si c'est dit sous couvert
00:50:14il y a des jobs
00:50:14qui sont menacés
00:50:15par l'intelligence artificielle
00:50:17et justement le pape
00:50:18qui est un pape social
00:50:21on en conviendra
00:50:22s'en inquiète
00:50:23et on verra ça
00:50:24dans un instant
00:50:25puisque nous avons
00:50:26nos équipes
00:50:27qui sont sur la route
00:50:28du pèlerinage
00:50:29de Chartres
00:50:30mais je voudrais quand même
00:50:31qu'on revienne
00:50:32sur ce fait du week-end
00:50:35certes
00:50:36mais comme on est encore
00:50:37en week-end prolongé
00:50:38je me permets
00:50:39de faire
00:50:39une petite prolongation
00:50:41pour cette victoire
00:50:43sans incident
00:50:44j'allais dire
00:50:45la victoire du RC Lens
00:50:46et évidemment
00:50:47on va se poser la question
00:50:48de savoir
00:50:48si lors de la finale
00:50:50de la Ligue des Champions
00:50:51entre Arsenal
00:50:52et le PSG
00:50:53il n'y aura pas
00:50:53de débordement
00:50:56des supporters
00:50:57qui devraient s'inspirer
00:50:58de ce qui s'est passé
00:50:59à Lens
00:51:00vendredi soir
00:51:01grâce à des réalisations
00:51:02de Florian Thauvin
00:51:03Abdallah Sima
00:51:05Hudson-Edouard
00:51:05Laissant et Or
00:51:06ont remporté
00:51:06la première Coupe de France
00:51:07de leur histoire
00:51:08en 2019
00:51:08en finale 3-1
00:51:10victoire symbolique
00:51:12c'est l'année en plus
00:51:13des 120 ans
00:51:15du club
00:51:16donc évidemment
00:51:17c'est hautement symbolique
00:51:18et hier
00:51:19au grand rendez-vous
00:51:20Europe 1
00:51:22CNews
00:51:22Les Echos
00:51:23j'ai interrogé là-dessus
00:51:24Alain Finkielkraut
00:51:26qui est lui
00:51:27un passionné de football
00:51:29depuis longtemps
00:51:31Lens
00:51:31Lens
00:51:32m'a évité
00:51:32d'être
00:51:33totalement
00:51:34Asbine
00:51:35parce que
00:51:37j'ai vu des images
00:51:38des supporters
00:51:39Lensois
00:51:41qui accueillaient
00:51:42leur équipe
00:51:43au retour
00:51:46du grand match
00:51:47contre
00:51:48l'OGC Nice
00:51:49et il y en a eu un
00:51:51notamment
00:51:51les larmes aux yeux
00:51:52qui a dit
00:51:53mon grand-père
00:51:54était mineur
00:51:55j'aurais voulu
00:51:56qu'il voit ça
00:51:57j'étais très ému
00:51:59pas à la moindre
00:52:02violence
00:52:02pas le moindre
00:52:04souci
00:52:05voilà
00:52:05c'est simplement
00:52:06une grande émotion
00:52:07pour un peuple
00:52:09en effet
00:52:09qui se trouvait
00:52:11reconnu
00:52:11à travers cette victoire
00:52:12et les équipes
00:52:14d'Europe 1
00:52:14ont su
00:52:15ont réussi
00:52:16à joindre
00:52:16Gervais Martel
00:52:17le président historique
00:52:18du RC Lens
00:52:19qui revient sur cette victoire
00:52:21je crois qu'on a vécu
00:52:23un moment inoubliable
00:52:24inoubliable
00:52:25parce que
00:52:25d'abord
00:52:25on attendait
00:52:26cette coupe
00:52:26depuis un siècle
00:52:28on l'avait jamais gagné
00:52:29ce qui était
00:52:29une pizzerie du football
00:52:31et on a eu une soirée
00:52:34fabuleuse
00:52:35moi j'ai mis une journée
00:52:36à m'en remettre
00:52:36en plus
00:52:37dans une ambiance
00:52:39exceptionnelle
00:52:40pas un problème
00:52:41on est une terre
00:52:42on a été une terre
00:52:43de travail
00:52:43on produisait 15%
00:52:44de l'énergie nationale
00:52:45après la guerre
00:52:47après la deuxième guerre mondiale
00:52:48et on a eu des gens
00:52:50qui ont donné leur vie
00:52:51je dirais pour leur métier
00:52:52très difficile
00:52:53mineurs
00:52:53qui sont morts
00:52:54beaucoup de silicose
00:52:56dans ce métier
00:52:57qui était terrible
00:52:57et on a toujours gardé
00:52:59cette solidarité
00:53:00moi je suis descendu
00:53:01contre la mine
00:53:01avec mon père
00:53:03tout le monde était noir
00:53:05d'abord
00:53:05tout le monde s'appelait
00:53:06par le prénom
00:53:06il n'y avait pas d'ingénieur
00:53:07il n'y avait pas de mineur
00:53:10pour le prénom
00:53:11il y avait une solidarité incroyable
00:53:13un mélange d'ethnies
00:53:14à l'époque
00:53:15Afrique du Nord
00:53:16polonais
00:53:17italien
00:53:17français
00:53:17et je crois que
00:53:19tout ça
00:53:19on l'a perduré
00:53:21avec tout ce qu'on a fait
00:53:21au R-Sélance
00:53:22depuis maintenant
00:53:2330 ou 40 ans
00:53:25et on a
00:53:26cette récompense
00:53:27aujourd'hui
00:53:28voilà
00:53:29une belle victoire
00:53:31et Alain Finkielkraut
00:53:32a également réagi
00:53:34sur le fait
00:53:34que la population
00:53:35n'est peut-être pas
00:53:36forcément la même
00:53:37Et qu'est-ce qui a changé
00:53:38à Paris
00:53:39puisque vous disiez
00:53:40que vous y alliez
00:53:40quand vous étiez
00:53:41enfant ou jeune
00:53:42qu'est-ce qui a changé
00:53:44par rapport à cette époque ?
00:53:45Écoutez
00:53:47beaucoup de choses
00:53:48ont changé
00:53:50mais il faut le reconnaître
00:53:52et mieux mettre
00:53:53les pieds dans le plat
00:53:55la population
00:53:56a changé
00:53:58c'est-à-dire
00:53:59lors d'une victoire
00:54:01du PSG
00:54:02il y a quelques années
00:54:03on a eu
00:54:04des émeutiers
00:54:05ou des manifestants
00:54:06qui marchaient
00:54:07sur des voitures
00:54:08en criant
00:54:09français français
00:54:10on t'encule
00:54:10donc c'est à cela
00:54:12que nous assistons
00:54:14aujourd'hui
00:54:15à un phénomène
00:54:16disons
00:54:17sécessionniste
00:54:18et il est très difficile
00:54:20d'en parler
00:54:21à cause
00:54:22de cet antiracisme
00:54:24auquel je faisais
00:54:26allusion tout à l'heure
00:54:27au lendemain
00:54:29de la deuxième guerre mondiale
00:54:30pour des raisons évidentes
00:54:32on a réaffirmé
00:54:34le grand principe
00:54:35de l'égale dignité
00:54:37des personnes
00:54:37mais ce principe
00:54:39lui-même
00:54:40est devenu fou
00:54:41c'est-à-dire
00:54:43au nom
00:54:43de l'égale dignité
00:54:45des personnes
00:54:46on considère
00:54:48certains
00:54:49considèrent
00:54:50aujourd'hui
00:54:50comme discriminatoire
00:54:52la distinction
00:54:54entre autochtones
00:54:56et étrangers
00:54:56ils prônent donc
00:54:58l'hospitalité
00:54:59inconditionnelle
00:55:01ils sont des adeptes
00:55:03du sans-frontiérisme
00:55:05et ça
00:55:06c'est
00:55:07c'est effrayant
00:55:09c'est-à-dire que
00:55:10l'angoisse existentielle
00:55:12de ces français
00:55:13qui réclament
00:55:15le droit
00:55:15à la continuité historique
00:55:16non seulement
00:55:17n'est pas prise en compte
00:55:18mais elle est calomniée
00:55:19elle est criminalisée
00:55:21est-ce que
00:55:22Olivier Vial
00:55:23entre
00:55:23ce qu'on a vu
00:55:24au RC Lens
00:55:25et ce qu'on a vu
00:55:26lors de la demi-finale
00:55:27avec le PSGR
00:55:28et le Bayern
00:55:30c'est deux
00:55:31France différentes
00:55:32je pense qu'il y a
00:55:33surtout deux rapports
00:55:34à l'identité différente
00:55:36Finkielkraut
00:55:36le dit très bien
00:55:37en fait
00:55:38à Lens
00:55:38c'est une identité
00:55:40qui est assumée
00:55:40et c'est même
00:55:41une fierté
00:55:42en fait
00:55:42il y a une forme
00:55:43de transition
00:55:44entre les générations
00:55:46et effectivement
00:55:47quand on voit
00:55:47que l'identité
00:55:48est assumée
00:55:49comme une fierté
00:55:50il n'y a pas de violence
00:55:51dès lors qu'en fait
00:55:52les identités
00:55:53sont soit contestées
00:55:54soit en concurrence
00:55:56et bien
00:55:57il y a des violences
00:55:58et c'est ce qu'on voit
00:55:58effectivement
00:56:00à Paris
00:56:01et donc je pense
00:56:01que c'est là-dessus
00:56:02qu'en fait
00:56:02il y a un vrai
00:56:04chemin à faire
00:56:04d'ailleurs
00:56:05c'est retrouver
00:56:05la fierté
00:56:06de notre identité
00:56:07et qu'en fait
00:56:08à Lens
00:56:09il n'y a pas de débat
00:56:10tout le monde
00:56:10s'intègre
00:56:11dans cette fierté
00:56:12d'être lanceois
00:56:13dans cette fierté
00:56:14de venir
00:56:14même ceux qui
00:56:15je pense qu'il y en a
00:56:16plein des lanceois
00:56:17aujourd'hui
00:56:17qui ne sont pas
00:56:18petits fils de Coron
00:56:19mais pourtant
00:56:20ils ont cette impression
00:56:22d'être issus
00:56:23de cette terre-là
00:56:24et de cette histoire-là
00:56:25et je pense qu'à Paris
00:56:26c'est ce qui
00:56:27aujourd'hui
00:56:27n'existe plus
00:56:28il n'y a plus
00:56:29cette envie
00:56:30de partager
00:56:31un commun
00:56:32de partager
00:56:33une identité commune
00:56:34et au contraire
00:56:35on a effectivement
00:56:36des drapeaux
00:56:37de différentes nationalités
00:56:38on a des tensions
00:56:40communautaires
00:56:41et c'est ça
00:56:41qui finalement
00:56:42quand l'identité
00:56:43devient une source
00:56:44d'affrontement
00:56:45il y a des violences
00:56:46derrière
00:56:46on pourrait d'ailleurs
00:56:47prendre ce mot
00:56:48de fierté
00:56:49et le mettre
00:56:50à plat
00:56:51mais aucun responsable
00:56:53politique
00:56:53ne le fait
00:56:54parce que
00:56:54Élodie
00:56:55il y a
00:56:56non pas un tabou
00:56:57mais il y a
00:56:58à nouveau
00:56:59un canevas
00:57:00qui fait que
00:57:00si vous dépassez
00:57:02un peu trop
00:57:02vous allez vous prendre
00:57:03la ligue des droits
00:57:04de l'homme
00:57:04la CIMAD
00:57:06peut-être même
00:57:07la LICRA
00:57:08en disant
00:57:08mais qu'est-ce qui se passe
00:57:09vous n'avez pas le droit
00:57:10de dire ça
00:57:10Oui mais pour le coup
00:57:11quand on entend
00:57:12effectivement Finkielkraut
00:57:13expliquer que
00:57:13quelque part
00:57:14on ne peut presque pas
00:57:15se poser la question
00:57:16de pourquoi ça se passe
00:57:17bien à Lens
00:57:17et mal à Paris
00:57:18il n'a pas totalement tort
00:57:19parce que si on demande
00:57:20pourquoi ça se passe
00:57:21bien à Lens
00:57:22comme le disait Olivier
00:57:23c'est ce rapport
00:57:24à l'identité
00:57:25il faut voir qu'il y avait
00:57:25plus de monde
00:57:26dans le stade
00:57:26et dans les rues de Lens
00:57:27qu'il n'y a d'habitants
00:57:28à Lens
00:57:29c'est bien qu'en fait
00:57:30c'est véritablement
00:57:30la fierté d'une ville
00:57:32d'une région
00:57:33où on chante les corons
00:57:34qui est l'hymne
00:57:35alors à la fois de la région
00:57:36évidemment
00:57:37mais du club
00:57:38où on chante des chansons
00:57:39françaises
00:57:39d'entendu du Michel Delpech
00:57:40etc
00:57:40où on célèbre
00:57:41une identité du Nord
00:57:43mais on célèbre en fait
00:57:44aussi le fait d'appartenir
00:57:45à une ville
00:57:46à une région
00:57:47et à un pays
00:57:48et quand on commence
00:57:49à dire ça
00:57:49forcément ça veut dire
00:57:50que de l'autre côté
00:57:51ceux qui vont casser
00:57:53après les matchs
00:57:54du PSG par exemple
00:57:55donc que faire
00:57:56de l'identité française
00:57:58n'ont sans doute
00:57:59d'ailleurs aucune passion
00:57:59pour le foot
00:58:00mais profitent d'un événement
00:58:02pour semer le trouble
00:58:03et forcément
00:58:03cette identité
00:58:04cette joie là
00:58:05ils ne veulent pas l'avoir
00:58:06et les images
00:58:07pour le coup
00:58:07elles sont très parlantes
00:58:09quand on voit
00:58:09le nombre de personnes
00:58:10qu'il y avait hier
00:58:11la préfecture
00:58:12et le parquet
00:58:13ont bien précisé
00:58:14il n'y a eu
00:58:14aucune interpellation
00:58:16c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu
00:58:16le moindre problème
00:58:18vous avez 40 000 personnes
00:58:19dans la rue
00:58:19sans aucun problème
00:58:21on ne parle même pas
00:58:22d'aller casser des vitrines
00:58:23il n'y a même pas eu
00:58:24de bagarre
00:58:25ou de quoi que ce soit
00:58:26qui ont nécessité
00:58:26des interventions
00:58:27de force de l'ordre
00:58:28Judith
00:58:28oui c'est pour prolonger
00:58:31ce que disait Olivier
00:58:32c'est l'assimilation
00:58:34dans sa pleine acception
00:58:36on utilise toujours
00:58:37le verbe assimiler
00:58:39sous forme passive
00:58:40en fait
00:58:40il s'agirait d'assimiler
00:58:42des individus
00:58:43au sens de les digérer
00:58:44de les rendre
00:58:45pareil à leurs voisins
00:58:49etc.
00:58:50mais assimiler
00:58:51veut dire aussi
00:58:52faire sien
00:58:52veut dire comprendre
00:58:54et là
00:58:54on a vraiment
00:58:55une manifestation
00:58:58d'assimilation active
00:58:59c'est-à-dire
00:59:00d'adhésion volontaire
00:59:02consciente
00:59:03et revendiquée
00:59:04à une communauté humaine
00:59:05mais juste
00:59:05pour revenir
00:59:07à ce que vous disiez
00:59:08ce chemin-là
00:59:10il est possible
00:59:10que si justement
00:59:11on a la fierté
00:59:12en réalité
00:59:13pendant très longtemps
00:59:13on a cru que
00:59:14se déclarer fier
00:59:16et ça a été un peu
00:59:16tout le discours
00:59:17c'était une forme
00:59:18de discrimination
00:59:19Malraux disait
00:59:20justement sur cette question-là
00:59:21qu'il fallait retrouver
00:59:22le langage fraternel
00:59:23de la fierté
00:59:24il n'y a que la fierté
00:59:25qui peut nous permettre
00:59:26effectivement
00:59:26de nous rassembler
00:59:27sans animosité
00:59:28Alors ils sont fiers
00:59:29également
00:59:30ils sont fiers
00:59:30de porter la croix
00:59:31et de faire le pèlerinage
00:59:33de Chartres
00:59:33on va les rejoindre
00:59:34dans un instant
00:59:34avec Tancrede Guillotel
00:59:35à Chartres
00:59:36mais d'abord
00:59:37revenons quand même
00:59:38sur le pape Léon
00:59:40et moi honnêtement
00:59:41ça m'a
00:59:42je ne vais pas dire surpris
00:59:44mais en tout cas
00:59:44ça m'a intéressé
00:59:45fortement
00:59:45que le pape
00:59:46s'intéresse
00:59:47à l'intelligence artificielle
00:59:49Ils avaient déjà
00:59:49qu'on peut le faire
00:59:50Comment ?
00:59:50Ça fait un an
00:59:51qu'ils travaillent dessus
00:59:52Ça fait un an
00:59:52qu'ils travaillent dessus
00:59:53exactement
00:59:54et je vais vous prendre
00:59:56un chiffre
00:59:56ça date de l'été dernier
00:59:58il y a un grand
00:59:59cabinet américain
01:00:00un grand cabinet d'audit
01:00:01qui s'appelle Accenture
01:00:02qui
01:00:04où on a vu
01:00:0412 000 personnes
01:00:06partir
01:00:07alors je dis partir
01:00:08entre guillemets
01:00:10c'était
01:00:10pas tout à fait
01:00:11des licenciements
01:00:12mais bon voilà
01:00:13et ce qui n'a pas été dit
01:00:16justement
01:00:16dans ce grand cabinet d'audit
01:00:18c'est
01:00:19si c'était oui ou non
01:00:20lié à l'intelligence artificielle
01:00:21mais enfin il y a eu
01:00:22quand même suffisamment
01:00:23de papiers dans les journaux
01:00:24et notamment dans les journaux
01:00:25américains pour dire
01:00:26que c'était une incompatibilité
01:00:27avec l'intelligence artificielle
01:00:29moi je m'interroge
01:00:30par exemple
01:00:30beaucoup
01:00:30sur les PME
01:00:32sur les TPE
01:00:33sur ce territoire
01:00:34alors là on a été
01:00:35on a parlé du RCLANCE
01:00:36mais justement
01:00:37dans les territoires
01:00:38où il y a des petites PME
01:00:39qui ne sont pas forcément
01:00:41au courant
01:00:41souvenez-vous
01:00:42quand on est passé du fax
01:00:43à internet
01:00:46il y a toujours des réticences
01:00:48on reçoit tous des mails
01:00:49dans les grandes entreprises
01:00:50comme la nôtre
01:00:51par exemple ici même
01:00:52dans ce groupe
01:00:52on dit
01:00:53il faudrait faire une formation
01:00:54à l'intelligence artificielle
01:00:55mais il y a des réticences
01:00:56parce que
01:00:57ce n'est pas qu'on n'a pas envie
01:00:58c'est que
01:00:59c'est difficile en fait
01:01:01il y a 24 heures
01:01:03dans une journée
01:01:03et puis
01:01:04il faut réapprendre
01:01:05tout un métier
01:01:06en plus c'est l'histoire
01:01:06des métiers à tisser
01:01:07c'est le ludisme
01:01:08exactement
01:01:09c'est les grandes
01:01:10sauf que
01:01:11jusqu'à présent
01:01:11c'est les grandes métamorphoses
01:01:13industrielles
01:01:13on vivait sur le principe
01:01:15schumpeterien
01:01:15de la destruction
01:01:16création
01:01:17une technique
01:01:18qui soulageait l'homme
01:01:20de tâches répétitives
01:01:21et pénibles
01:01:23créait
01:01:24un travail
01:01:24plus valorisant
01:01:25et au final
01:01:26la quantité de travail
01:01:27en était augmentée
01:01:28plutôt que diminuée
01:01:29avec l'intelligence artificielle
01:01:31mais peut-être
01:01:31qu'on est finalement
01:01:32au creux du même cycle
01:01:35on ne voit pas très bien
01:01:36on ne voit pas très bien
01:01:37effectivement
01:01:37ce qui peut se passer
01:01:38mais c'est certainement
01:01:40parce qu'on a la vue
01:01:41trop courte
01:01:42je voudrais qu'on rejoigne
01:01:43justement
01:01:44sur la route
01:01:44du pèlerinage
01:01:45de Chartres
01:01:46Emeric Pourbet
01:01:47qui est avec nous
01:01:48Emeric
01:01:48justement le pape Léon
01:01:50appelle à désarmer
01:01:51l'IA
01:01:52pour l'empêcher
01:01:53de dominer
01:01:54l'humain
01:01:55c'est au coeur
01:01:56de cette encyclique
01:01:59de l'espérance
01:02:00qui est en nous
01:02:01oui absolument
01:02:02Pierre
01:02:02c'est effectivement
01:02:03un document
01:02:04très important
01:02:05et très intéressant
01:02:06je crois qu'il n'y a
01:02:07pas d'égal
01:02:08à ce stade
01:02:09d'une réflexion
01:02:10aussi approfondie
01:02:12sur le sujet
01:02:13de l'intelligence artificielle
01:02:14je rappelle que
01:02:15le pape Léon XIV
01:02:16est un mathématicien
01:02:17de formation
01:02:17et donc
01:02:18son chapitre
01:02:20sur l'intelligence artificielle
01:02:21il y en a d'autres
01:02:22qui englobent
01:02:23une réflexion
01:02:23beaucoup plus large
01:02:24est extrêmement intéressant
01:02:26effectivement
01:02:26il ne condamne pas
01:02:28totalement
01:02:29l'intelligence artificielle
01:02:30il dit que ça peut servir
01:02:31mais en revanche
01:02:33il pointe aussi
01:02:34les dangers
01:02:35qui sont réels
01:02:36également
01:02:42dans l'intelligence artificielle
01:02:56comme ce dernier
01:02:57sur l'environnement
01:02:58comme ce certain part
01:03:01bon même si
01:03:02Willy Pande
01:03:03mais c'est un pape social
01:03:05et il dénonce
01:03:06des formes
01:03:06d'esclavage
01:03:08il dit
01:03:08on va peut-être
01:03:09assister à une nouvelle
01:03:10babelle
01:03:10surtout il dit
01:03:11l'intelligence artificielle
01:03:12n'est pas
01:03:12moralement neutre
01:03:14en fait c'est ça
01:03:15le vrai changement
01:03:17par rapport à ce que
01:03:17disait Judith
01:03:19ce qui change
01:03:20c'est qu'en réalité
01:03:20l'intelligence artificielle
01:03:22ce n'est pas un outil
01:03:23on a souvent tendance
01:03:25à dire que
01:03:25c'est un nouvel outil
01:03:26et comme tous les autres
01:03:27sauf qu'en fait
01:03:27on n'a jamais dialogué
01:03:28avec ces outils
01:03:30avec ces machines
01:03:30et en fait
01:03:31dans l'intelligence artificielle
01:03:33ce qui change
01:03:33c'est qu'effectivement
01:03:34dans ce dialogue
01:03:35dans cette interaction
01:03:36qu'on a avec elle
01:03:37elle nous change
01:03:38autant qu'elle change
01:03:39le monde autour
01:03:39et donc c'est ça
01:03:40effectivement
01:03:41qui aujourd'hui inquiète
01:03:42il y a plusieurs inquiétudes
01:03:43mais il y a une première inquiétude
01:03:44qui inquiète l'église
01:03:45depuis un petit moment
01:03:46c'est que petit à petit
01:03:47il y a une partie
01:03:48des utilisateurs de l'IA
01:03:50qui confondent l'IA
01:03:52avec un autre homme
01:03:54quelques-uns vont même
01:03:55jusqu'à penser
01:03:56que l'IA pourrait être
01:03:56un nouveau dieu
01:03:58parce qu'il pourrait
01:03:59tout résoudre
01:03:59et donc effectivement
01:04:00là il y a une question
01:04:02qui est métaphysique
01:04:03sur quelle est la place
01:04:04de l'IA
01:04:05bien sûr
01:04:05et puis après
01:04:06il y a la prise en main
01:04:08de l'intelligence
01:04:09qui deviendra
01:04:10trop intelligente
01:04:11c'est ce que
01:04:11alors évidemment
01:04:12l'exemple qui m'est apparu
01:04:14et qui nous apparaît tous
01:04:15peut-être
01:04:16qui ont vu
01:04:16le film de Kubrick
01:04:17c'est 2001 le disait
01:04:19c'est ça
01:04:19après il y a deux autres
01:04:21équeuils importants
01:04:22il y a le premier équeuil
01:04:23qui est effectivement
01:04:23l'autonomie
01:04:24de l'intelligence artificielle
01:04:25alors ça pour le coup
01:04:26ça a été beaucoup traité
01:04:27par la science-fiction
01:04:28pendant longtemps
01:04:28alors attendez
01:04:28parce qu'on a retrouvé
01:04:29Emeric Pourbet
01:04:30qu'on avait lâché
01:04:31au milieu du guet
01:04:32Emeric vous poursuivez
01:04:34votre explication
01:04:35justement sur cette
01:04:35prise d'opposition du pape
01:04:40le pape donc
01:04:42s'interroge
01:04:43sur la question
01:04:44de qui est derrière
01:04:46cette intelligence artificielle
01:04:48et il pointe
01:04:49sans
01:04:51bon bah décidément
01:04:52on n'a pas de chance
01:04:53je ne sais pas
01:04:53si l'intelligence artificielle
01:04:55est derrière
01:04:56justement
01:04:57bon voilà
01:04:58on remercie en tout cas
01:04:59Emeric
01:04:59de faire
01:05:00de faire ses efforts
01:05:01puisque c'est pas une IA
01:05:03qui vous parle
01:05:03là pour le coup
01:05:04c'est vraiment Emeric
01:05:04que je le reconnais bien
01:05:05mais pour compléter
01:05:07ce qu'il disait justement
01:05:08effectivement en fait
01:05:08il y a deux autres écueils
01:05:11il y a donc
01:05:11cette crainte
01:05:12de l'autonomie
01:05:14donc d'une IA
01:05:15qui pourrait prendre
01:05:16effectivement des décisions
01:05:17en dehors de l'humain
01:05:18et notamment
01:05:18c'est une concrétisation
01:05:20très dangereuse
01:05:22et que le pape souligne
01:05:23sur le domaine militaire
01:05:26qu'est-ce qui se passe
01:05:26si demain
01:05:28des armes
01:05:29peuvent décider
01:05:30de tuer
01:05:30en toute autonomie
01:05:32sans avoir
01:05:33quelqu'un
01:05:33un go
01:05:34à un chef d'état-major
01:05:35qui vous dise
01:05:35voilà on va pouvoir
01:05:36c'est aujourd'hui
01:05:38techniquement déjà possible
01:05:39donc la question
01:05:40est de savoir
01:05:40est-ce qu'on laisse
01:05:42l'autorisation
01:05:43à une intelligence artificielle
01:05:45de décréter
01:05:46la possibilité
01:05:46de tuer ou pas
01:05:47ça va être
01:05:48de plus en plus inquiétant
01:05:49parce que
01:05:50il y a des
01:05:51les drones
01:05:52il y a aussi des robots
01:05:52en Chine
01:05:53ils ont des robots policiers
01:05:54des robots chiens policiers
01:05:55qui peuvent être
01:05:56extrêmement dangereux
01:05:57s'ils prenaient
01:05:58s'ils devenaient autonome
01:06:00et puis
01:06:00il y a la dernière question
01:06:02vous avez parlé
01:06:03du film
01:06:04de Milan Lodyssée
01:06:05de l'esprit
01:06:05mais il y a un autre film
01:06:06qui est très intéressant
01:06:07parce que là
01:06:07on est déjà là-dedans
01:06:08c'est le film
01:06:09Heure
01:06:09où il y a toute une partie
01:06:11de la jeunesse
01:06:12qui confond
01:06:13l'IA
01:06:13avec son meilleur ami
01:06:15voire avec
01:06:16son petit ami
01:06:17et on a
01:06:18notamment au Japon
01:06:19de plus en plus
01:06:20de personnes
01:06:21qui tombent amoureuses
01:06:22de leurs IA
01:06:23il y a d'ailleurs
01:06:24des applications
01:06:25qui ont été faites
01:06:25exprès pour ça
01:06:26et donc
01:06:27quand on fait ça
01:06:28il y a un risque
01:06:29d'être très très douloureux
01:06:32pour les hommes
01:06:33Alors
01:06:33est-ce que c'est
01:06:34l'intelligence artificielle
01:06:35ou est-ce que c'est bien
01:06:36Emmerich Pourbet
01:06:37que l'on a
01:06:38devant la cathédrale
01:06:39de Chartres
01:06:39non j'ai l'impression
01:06:40que c'est le vrai Emmerich
01:06:43Je vous le confirme
01:06:44Pierre
01:06:46et alors justement
01:06:46pour compléter
01:06:47ce que dit votre invité
01:06:49la différence
01:06:50l'énorme différence
01:06:51entre l'intelligence artificielle
01:06:53d'un côté
01:06:53et l'humain de l'autre
01:06:54c'est le cœur
01:06:56c'est-à-dire
01:06:57tous les sentiments
01:06:58mais ça va bien au-delà
01:06:58des sentiments
01:06:59c'est tout ce qui constitue
01:07:01les relations
01:07:01la prise en compte
01:07:03de la faiblesse
01:07:03de la fragilité
01:07:04que l'intelligence artificielle
01:07:06elle ne voit pas
01:07:08et au contraire
01:07:09cherche à corriger
01:07:10des erreurs
01:07:11plutôt qu'à tenir compte
01:07:12vraiment de l'humanité
01:07:13dans toute sa blessure
01:07:14le pape emploie ce mot
01:07:16il parle de l'humanité
01:07:17qui est magnifique
01:07:18et en même temps blessée
01:07:19et donc
01:07:20c'est tout le rôle
01:07:21notamment de l'église
01:07:22que d'aller guérir
01:07:24cette blessure
01:07:25avec les sacrements
01:07:26avec l'eucharistie
01:07:27il y a un très beau passage
01:07:28de cette encyclique
01:07:29qui manifeste justement
01:07:30cette dimension
01:07:31de l'incarnation
01:07:32l'incarnation
01:07:33le Christ
01:07:34qui est vrai Dieu
01:07:35et qui se fait vrai homme
01:07:36pour soigner
01:07:37pour guérir
01:07:38les blessures
01:07:39du péché originel
01:07:40et de l'humanité
01:07:41donc voyez que
01:07:42cette réponse
01:07:42elle est à chercher
01:07:43très loin
01:07:44et que le pape
01:07:45va jusque là
01:07:46dans sa réflexion
01:07:46et c'est un signe
01:07:48c'est un signe
01:07:48Emeric
01:07:49que ça intervienne
01:07:50le lundi de Pentecôte
01:07:51vous soyez les témoins
01:07:52du ressuscité
01:07:54absolument
01:07:54parce qu'effectivement
01:07:55la Pentecôte
01:07:56c'est la fête
01:07:58de l'Esprit Saint
01:07:59l'Esprit Saint
01:07:59qui descend sur les apôtres
01:08:00et qui se fait missionnaire
01:08:02on est ici au coeur
01:08:03d'un pèlerinage missionnaire
01:08:06voilà
01:08:06effectivement
01:08:07c'est un signe
01:08:08que ce soit
01:08:09le lundi de Pentecôte
01:08:10puisque c'est la fête
01:08:10de l'Esprit Saint
01:08:11qui descend sur les apôtres
01:08:13et là pour le coup
01:08:13à l'époque
01:08:14il n'y avait pas du tout
01:08:15d'intelligence artificielle
01:08:16et ils sont mis à parler
01:08:17notamment plusieurs langues
01:08:18c'est ce qui est dit
01:08:19dans les écritures
01:08:20et c'est aussi ça
01:08:21ça fait partie
01:08:22du mystère de la foi
01:08:24on va marquer une pause
01:08:25à 14h23
01:08:25et on va se retrouver
01:08:27dans un instant
01:08:27dans Midi News
01:08:28à tout de suite
01:08:31Suite de Midi News
01:08:32dans quelques instants
01:08:33après les dernières informations
01:08:34de Sommayal Abidi
01:08:35Des images extrêmement rares
01:08:37pour commencer ce journal
01:08:39celle du détroit d'Hormuz
01:08:40et de tous les tanqueurs
01:08:41qui y sont bloqués
01:08:42depuis le début de la guerre
01:08:44des navires
01:08:45qui ne peuvent plus passer
01:08:46sauf ceux qui battent
01:08:47pavillon
01:08:47des alliés de Téhéran
01:08:49Le chef de la diplomatie américaine
01:08:51Marco Rubio
01:08:52dit avec prudence
01:08:53que Washington
01:08:54pourrait avoir des nouvelles
01:08:55aujourd'hui
01:08:55concernant un potentiel accord
01:08:57avec l'Iran
01:08:58de son côté
01:08:59Téhéran
01:08:59fait état de progrès
01:09:00sur de nombreux points
01:09:01dès que les Etats-Unis
01:09:02met un accord
01:09:03n'est pas imminent
01:09:04temporise le régime
01:09:06Conséquence
01:09:07les cours du pétrole
01:09:08chutent de plus de 5%
01:09:09dans les premiers échanges
01:09:10de la journée
01:09:11sur fond d'espoir d'accord
01:09:12entre les Etats-Unis
01:09:13et l'Iran
01:09:13pour mettre fin durablement
01:09:15à la guerre au Moyen-Orient
01:09:16des cours qui continuent
01:09:18donc à varier inexorablement
01:09:20en fonction des déclarations
01:09:22des pédigérants
01:09:23Merci Semaïa
01:09:24d'autres informations
01:09:25tout à l'heure
01:09:25à 15h
01:09:26nous sommes toujours
01:09:27avec Olivier Vial
01:09:28et avec Judith Vaintraub
01:09:29pour parler de l'actualité du jour
01:09:32dans un instant
01:09:33nous essaierons de rejoindre
01:09:34comme vous avez pu le voir
01:09:35on a quelques petits soucis techniques
01:09:37mais on va essayer
01:09:37de rejoindre nos équipes
01:09:39qui sont sur le pèlerinage
01:09:40de Chartres
01:09:41pour l'instant
01:09:42je voudrais qu'on parle
01:09:43de l'affaire Patrick Bruel
01:09:44parce que
01:09:44c'est vrai que sur CNews
01:09:46on a pris le choix
01:09:46on a pris le choix
01:09:49de ne pas médiatiser
01:09:51trop rapidement
01:09:51cette affaire
01:09:52vous avez pu voir
01:09:54que sur d'autres antennes
01:09:55ça a été médiatisé
01:09:57très très rapidement
01:09:57et ce qu'on a pu entendre
01:10:00et ce qu'on souhaite
01:10:01comment dirais-je
01:10:02mettre en avant
01:10:03c'est qu'il y a un temps judiciaire
01:10:04il y a un temps judiciaire
01:10:06à respecter
01:10:06et là-dessus justement
01:10:08Alain Finkielkraut
01:10:09au grand rendez-vous
01:10:10hier s'est exprimé
01:10:12justement sur ce temps judiciaire
01:10:13versus le temps médiatique
01:10:15Je voudrais nous inviter tous
01:10:19intellectuels
01:10:21journalistes
01:10:21politiques
01:10:22à nous taire
01:10:23c'est ça
01:10:24parce qu'il y a un temps judiciaire
01:10:26à respecter
01:10:26voilà
01:10:27c'est-à-dire
01:10:28des plaintes ont été déposées
01:10:31à la justice
01:10:32il revient maintenant
01:10:33de faire son travail
01:10:34ça prendra le temps
01:10:36qu'il faudra
01:10:37mais ce qui me fait
01:10:38très peur
01:10:39c'est de voir
01:10:42le tribunal
01:10:44populaire
01:10:45par médias interposés
01:10:47préempter
01:10:48et remplacer
01:10:49le tribunal judiciaire
01:10:51c'est déjà arrivé
01:10:53des vies ont été brisées
01:10:54c'est une terrible
01:10:56régression
01:10:57et surtout quand on voit
01:10:58des animateurs
01:11:00après des débats
01:11:02ou après des reportages
01:11:03nous rappeler
01:11:04la bouche en coeur
01:11:05que
01:11:06Patrick Bruel
01:11:08est présumé innocent
01:11:09il a été piétiné
01:11:11il a été accablé
01:11:12pendant une demi-heure
01:11:14mais il est présumé innocent
01:11:15s'il est présumé innocent
01:11:17la ferme
01:11:19voilà
01:11:19ce que dit
01:11:20Alain Finkielkraut
01:11:21et c'est vrai
01:11:22que
01:11:23aujourd'hui
01:11:24que ce soit l'affaire
01:11:25Patrick Bruel
01:11:25ou une autre
01:11:26la présomption d'innocence
01:11:27aujourd'hui
01:11:27c'est compliqué
01:11:28c'est impossible
01:11:30
01:11:32socialement
01:11:32Patrick Bruel
01:11:34a été
01:11:35exécuté
01:11:36alors
01:11:36je ne sais pas du tout
01:11:37comment vont prospérer
01:11:39les instructions judiciaires
01:11:41on ne peut absolument
01:11:43rien dire
01:11:43mais
01:11:44s'il y a vraiment
01:11:44un domaine
01:11:46
01:11:46la quasi-totalité
01:11:48des gens
01:11:49sont convaincus
01:11:49que
01:11:50pour reprendre
01:11:50cet horrible adage
01:11:53populaire
01:11:53il n'y a pas de fumée
01:11:54sans feu
01:11:54c'est bien
01:11:56celui
01:11:58des crimes sexuels
01:12:00et des agressions
01:12:01sexuelles
01:12:03encouragé
01:12:04par une partie
01:12:06du mouvement
01:12:06qui se prétend
01:12:07féministe
01:12:08pour lequel
01:12:10quand des hommes
01:12:13en général
01:12:14des hommes
01:12:14se font accuser
01:12:16à tort
01:12:17et bien
01:12:17c'est bien regrettable
01:12:18c'est un dommage
01:12:19collatéral
01:12:21qu'il faut accepter
01:12:23parce que
01:12:24la parole des femmes
01:12:25a été tellement
01:12:28inaudible
01:12:28tellement méprisée
01:12:29tellement bafouée
01:12:30ce qui est vrai aussi
01:12:32que c'est pas grave
01:12:33si ça coûte
01:12:36son statut
01:12:37sa vie familiale
01:12:39son statut professionnel
01:12:41à un homme
01:12:42qui se trouvait trineuse
01:12:43oui puisque
01:12:43les maires de plusieurs villes
01:12:45dont le maire de Paris
01:12:46ont demandé
01:12:47à Patrick Bruel
01:12:48non seulement
01:12:49de ne pas se produire
01:12:50dans leur ville
01:12:51mais surtout
01:12:51Emmanuel Grégoire
01:12:52a demandé
01:12:53à Patrick Bruel
01:12:53de mettre entre parenthèses
01:12:55sa carrière
01:12:56de chanteur
01:12:57donc on est
01:12:58en fait
01:12:59il y a une sorte
01:13:00de déplacement
01:13:01du problème
01:13:02qui n'est plus
01:13:03le seul problème judiciaire
01:13:05sur lequel d'ailleurs
01:13:06stricto sensu
01:13:07justement
01:13:08sur la qualification
01:13:09des victimes
01:13:10et des plaignantes
01:13:11Alain Finkielkraut
01:13:12est revenu hier
01:13:13j'entends la voix
01:13:14des plaignantes
01:13:15nous saurons
01:13:16après enquête
01:13:18si elles sont des victimes
01:13:19j'entends leur voix
01:13:20et je ne veux pas
01:13:22la sous-estimer
01:13:23voilà pourquoi
01:13:24je ne prends pas
01:13:25partie
01:13:26pour Patrick Bruel
01:13:28ça n'aurait
01:13:29strictement aucun sens
01:13:30d'autant plus
01:13:31que je l'ai peut-être
01:13:32croisé une ou deux fois
01:13:33mais je ne le connais pas
01:13:34donc je ne
01:13:35il serait absurde
01:13:37de faire cela
01:13:38mais l'idée
01:13:39que les plaignantes
01:13:40sont des victimes
01:13:42parce que
01:13:43on vous croit
01:13:44non
01:13:44la justice
01:13:45ce n'est pas cela
01:13:47très court
01:13:48Olivier Vial
01:13:49oui mais je pense
01:13:50qu'effectivement
01:13:50c'est très important
01:13:52de remettre
01:13:53la question de la justice
01:13:55au centre
01:13:55et peut-être que pour ça
01:13:56il faut quand même
01:13:57qu'on ait une accélération
01:13:58des procédures judiciaires
01:13:59parce que
01:14:00avec des procédures
01:14:01qui sont très longues
01:14:02et bien ça laisse le temps
01:14:03effectivement
01:14:03au cabal médiatique
01:14:04de s'enclencher
01:14:06et donc effectivement
01:14:07de créer
01:14:08finalement une sanction
01:14:10avant même
01:14:11la sanction judiciaire
01:14:12et donc là-dessus
01:14:12il y a sans doute
01:14:13un vrai travail à faire
01:14:14aussi du côté
01:14:15de la justice
01:14:15alors chose promise
01:14:16chose promise
01:14:17chose due
01:14:17le pèlerinage de Chartres
01:14:19avec effectivement
01:14:20ces milliers de pèlerins
01:14:22qui arrivent devant Chartres
01:14:23Tancred
01:14:23Guyotel
01:14:24est devant la cathédrale de Chartres
01:14:26avec Patrick Hermansen
01:14:28et vous êtes accompagné
01:14:29d'Hervé Roland
01:14:29qui est porte-parole
01:14:30du pèlerinage
01:14:32Notre-Dame de Chrétienté
01:14:33Tancred
01:14:36Exactement
01:14:37on se trouve actuellement
01:14:38juste à côté
01:14:38de ce joyau
01:14:40de l'art gothique
01:14:40que vous pouvez voir
01:14:41derrière moi
01:14:41en ce moment même
01:14:42il y a la procession
01:14:44des bannières
01:14:44qui rentre dans la cathédrale
01:14:45également les religieux
01:14:47ici au premier plan
01:14:48qui se dirigent
01:14:49vont faire le tour
01:14:49du parvis
01:14:50pour ensuite
01:14:51rentrer pour la messe
01:14:52et je me trouve
01:14:52vous l'avez dit
01:14:53avec Hervé Roland
01:14:54qui est porte-parole
01:14:56de Notre-Dame de Chrétienté
01:14:57ancien président
01:14:59ici dans ce pèlerinage
01:15:00on a 20 000 pèlerins
01:15:01une moyenne d'âge
01:15:02de 22 ans
01:15:03vous en arrivant
01:15:05juste ici
01:15:05on a vu notamment
01:15:06les chapitres enfants
01:15:07qui manifestaient
01:15:07une grande joie
01:15:08malgré ces trois jours
01:15:09de marche
01:15:10qu'est-ce que ça vous inspire
01:15:11cette jeunesse ?
01:15:12Pour moi qui suis un ancien
01:15:13vous l'avez sans doute remarqué
01:15:15et qui était donc
01:15:15là au début
01:15:16c'est merveilleux
01:15:17de voir une deuxième
01:15:18et même quasiment
01:15:19maintenant une nouvelle génération
01:15:20qui arrive
01:15:22et évidemment
01:15:22la question que tout le monde pose
01:15:24mais que viennent chercher
01:15:25ces jeunes ?
01:15:26Je crois qu'ils viennent chercher
01:15:27ce que ne leur donne pas beaucoup
01:15:28le monde moderne
01:15:28c'est-à-dire un sens à leur vie
01:15:30un pèlerinage
01:15:31c'est d'aller un point à un autre
01:15:32et notre vie est un pèlerinage
01:15:34nous espérons
01:15:35nous catholiques
01:15:35que le but
01:15:36c'est la béatitude
01:15:37comme on dit éternelle
01:15:38c'est-à-dire de retrouver le Christ
01:15:39et donc
01:15:40la symbolique ici
01:15:41le but c'est la cathédrale de Charles
01:15:42ce joyau
01:15:43que vous venez de décrire
01:15:44et pendant ces trois jours
01:15:46qui sont une espèce de retraite
01:15:47ces jeunes
01:15:48finalement
01:15:49font abstraction
01:15:50de tout ce qui est
01:15:51la société aujourd'hui
01:15:52qui est en gros
01:15:53comblé des désirs
01:15:53ils s'aperçoivent
01:15:55que le bonheur
01:15:55c'est pas combler son désir
01:15:57et donc
01:15:58juste après
01:15:59justement cette procession
01:16:01il y aura le début
01:16:02de la messe
01:16:03une messe qui va être célébrée
01:16:04par le cardinal Burke
01:16:05qui vient spécialement
01:16:06de Rome
01:16:07pour l'occasion
01:16:07Merci beaucoup
01:16:09Tancred Guy Eutel
01:16:10justement sur ce
01:16:12pèlerinage de Chartres
01:16:13avec Patrick Hermansen
01:16:15voilà
01:16:16des milliers
01:16:17de pèlerins
01:16:18qui se rendent
01:16:20sur ce pèlerinage
01:16:21en ce lundi
01:16:22de Pentecôte
01:16:22évidemment c'est un signe
01:16:24Je ne sais pas si
01:16:25oui c'est effectivement un signe
01:16:27en fait ce que ça montre
01:16:28surtout
01:16:28c'est qu'aujourd'hui
01:16:29il y a une évolution
01:16:30chez les jeunes catholiques
01:16:33et qu'on est passé
01:16:34on le voit
01:16:35avec l'augmentation
01:16:36des baptêmes
01:16:37d'adultes
01:16:37on passe d'une religion
01:16:39qui était essentiellement
01:16:40transmise par les parents
01:16:41à une religion
01:16:42qui aujourd'hui
01:16:43est une religion
01:16:44d'adhésion
01:16:45avec une démarche
01:16:46qui a été volontaire
01:16:47et avec
01:16:48beaucoup plus
01:16:49de religiosité
01:16:50que ce qu'on a eu
01:16:52dans les années 70-80
01:16:54et ça revient
01:16:55effectivement
01:16:57on a vu
01:16:57qu'il y avait
01:16:58une hausse aussi
01:16:58des catéchumènes
01:17:00une hausse du baptême
01:17:01il y a un vrai
01:17:02comment dirais-je
01:17:03un engouement
01:17:04à la religion
01:17:05aujourd'hui
01:17:05aujourd'hui
01:17:06on a
01:17:07pour toutes les religions
01:17:08pour toutes les religions
01:17:10exactement
01:17:11chez les jeunes
01:17:11chez les jeunes
01:17:12exactement
01:17:13et c'est très intéressant
01:17:14on a une baisse continue
01:17:15quand même
01:17:15du baptême
01:17:16des enfants
01:17:17alors qu'on
01:17:18et par contre
01:17:19on a une augmentation
01:17:19des catéchumènes
01:17:20oui et quand on voit
01:17:21le dynamisme
01:17:21de l'église évangélique
01:17:24notamment
01:17:25en Amérique du Sud
01:17:26et en Afrique
01:17:28où effectivement
01:17:29il y a beaucoup
01:17:31de jeunes
01:17:31qui sont actifs
01:17:35dans ces communautés
01:17:36on sent
01:17:37on sent vraiment
01:17:39oui
01:17:40alors qu'on a
01:17:41en fait
01:17:41un carcan
01:17:42qui est celui
01:17:42de la laïcité
01:17:43un carcan
01:17:44un carcan
01:17:45c'est un jugement
01:17:48de valeur
01:17:48un carcan
01:17:50ou une protection
01:17:52non
01:17:52comment est-ce que
01:17:53vous diriez
01:17:54en quoi
01:17:54la laïcité
01:17:55de carcan
01:17:56je dis
01:17:58qu'il y a
01:17:58parce que la laïcité
01:17:59aujourd'hui
01:18:01sur le papier
01:18:02c'est
01:18:03pas de religion
01:18:04en tout cas
01:18:04pas de religion
01:18:06extérieure
01:18:06c'est-à-dire qu'on n'en parle pas
01:18:07au bureau
01:18:07on n'en parle pas
01:18:07dans les affaires
01:18:09c'est l'affaire
01:18:10de chacun
01:18:11vous avez
01:18:12peut-être
01:18:13quand même remarqué
01:18:13que dans
01:18:14certaines situations
01:18:16c'est la laïcité
01:18:17à deux vitesses
01:18:17qui intervient
01:18:18puisque
01:18:19le problème
01:18:20c'est qu'elle soit
01:18:20à deux vitesses
01:18:21c'est justement ça
01:18:22c'est que
01:18:23forcément
01:18:24soit
01:18:25on se
01:18:25comment dirait
01:18:26c'est sûr
01:18:26que je n'ai jamais vu
01:18:28par exemple
01:18:28la ligue des droits
01:18:29de l'homme
01:18:30saisir la justice
01:18:31contre des
01:18:33prières de rue
01:18:35musulmanes
01:18:36en revanche
01:18:36je l'ai vu
01:18:37saisir la justice
01:18:38contre des processions
01:18:39catholiques
01:18:40ou contre des crèches
01:18:41effectivement
01:18:42c'est pour ça
01:18:43que je dis
01:18:43qu'il y a une laïcité
01:18:45à deux vitesses
01:18:45alors qu'il y a un désir
01:18:46de religion
01:18:47c'est-à-dire qu'on nous dit
01:18:48taisez-vous
01:18:49on ne parle pas de religion
01:18:49d'un côté
01:18:50par les lois de la laïcité
01:18:51je veux dire
01:18:52je vais citer une ancienne ministre
01:18:54qui était dédiée à cela
01:18:55qui était madame Schiappa
01:18:55qui à chaque fois
01:18:57qu'il y avait un fait religieux
01:18:58on disait
01:18:58oulala attendez
01:18:59la laïcité
01:18:59c'est pas la laïcité
01:19:00c'est l'instrumentalisation
01:19:02qui en est faite
01:19:03et d'un autre côté
01:19:04dans ce cas-là
01:19:05je vous retourne la question
01:19:06est-ce qu'on arrivera
01:19:07un jour
01:19:07à remettre
01:19:09dans le bon ordre
01:19:10la laïcité
01:19:10est-ce qu'on pourra dire
01:19:11bah tiens la laïcité
01:19:12c'est ça
01:19:12et ça n'interdit pas
01:19:13de vivre sa religion
01:19:14et notamment
01:19:15ces catéchumènes
01:19:16qui sont très nombreux
01:19:17et c'est là
01:19:18puisque justement
01:19:18il y a une augmentation
01:19:19de toutes les religions
01:19:20en fait je pense
01:19:21qu'on est
01:19:21là-dessus
01:19:22la religion
01:19:23c'est quand même
01:19:23quelque chose de très fort
01:19:25de très intime
01:19:25et de très spirituel
01:19:26ce qui fait qu'en réalité
01:19:28les lois
01:19:29ne les empêchent pas
01:19:30l'exemple type
01:19:31c'est ce qu'ont vécu
01:19:32les polonais
01:19:33sous le joug communiste
01:19:34qui était quand même
01:19:35beaucoup plus dur
01:19:35que la laïcité
01:19:37à la française
01:19:38et malgré tout
01:19:39la foi catholique
01:19:40en Pologne
01:19:41elle a résisté au communisme
01:19:42et elle a d'ailleurs
01:19:43été sans doute
01:19:44un des éléments
01:19:45qui a permis
01:19:45la chute du communisme
01:19:46dans ce pays
01:19:46voilà
01:19:47vous savez me parler
01:19:48Olivier Vial
01:19:49c'est une période
01:19:49que j'ai connue
01:19:50merci beaucoup
01:19:51alors nous savons
01:19:52nous allons terminer
01:19:53cette émission
01:19:53par l'actualité
01:19:55qui vous
01:19:56j'ai à dire
01:19:58intéresse
01:19:59mais vous tous
01:20:00c'est à dire
01:20:00chers téléspectateurs
01:20:01puisque je crois
01:20:02que la France entière
01:20:04est sous ce dôme
01:20:05de chaleur
01:20:05comme on a pu le voir
01:20:07avec nos météorologues
01:20:09ici à Seigneuse
01:20:10et ça va durer
01:20:11au moins
01:20:12nous dit-on
01:20:13jusqu'à samedi
01:20:14alors nous sommes
01:20:15avec le porte-parole
01:20:16des sapeurs-pompiers
01:20:17de France
01:20:18Eric Brocardi
01:20:19mon colonel
01:20:19bonjour
01:20:20d'abord
01:20:22qu'est-ce qu'on peut dire
01:20:23aux téléspectateurs
01:20:25qui nous écoutent
01:20:25quels sont les premiers gestes
01:20:27jusqu'à samedi
01:20:28à observer
01:20:29je pense qu'aujourd'hui
01:20:31on a une précocité
01:20:32des températures
01:20:33en ce mois de mai
01:20:33qui sont assez extrêmes
01:20:34qui sont pour ainsi dire
01:20:36du jamais vu
01:20:36en termes de niveau
01:20:38de température
01:20:38ce qui nécessite
01:20:39de suite
01:20:40de s'adapter
01:20:41on parle dans certaines zones
01:20:42d'une inversion totale
01:20:43de changement
01:20:44on va dire
01:20:45de passer des états
01:20:45de pluie nuageux
01:20:46à de suite
01:20:47à un dôme de chaleur
01:20:48qui est venu s'installer
01:20:49sur l'ensemble
01:20:49du territoire national
01:20:51donc on peut dire
01:20:51aujourd'hui
01:20:52qu'aujourd'hui
01:20:53on nous teste
01:20:53en fait
01:20:53sur notre capacité
01:20:54à pouvoir s'adapter
01:20:56face à ces changements
01:20:56de température
01:20:57ces changements
01:20:57de climat
01:20:58et donc du coup
01:20:59de prendre la nécessité
01:21:01de se dire
01:21:02il va falloir que je m'inérite
01:21:02un peu plus
01:21:03que d'habitude
01:21:03il va falloir pas
01:21:04que j'oublie
01:21:04de me préoccuper
01:21:06des personnes
01:21:06les plus vulnérables
01:21:07et d'être en surveillance
01:21:08on va dire
01:21:09assez régulière avec eux
01:21:10que ce soit
01:21:10les personnes les plus âgées
01:21:11mais évidemment
01:21:12pour les nourrissons
01:21:13et les enfants
01:21:13qui aujourd'hui
01:21:14se retrouvent aussi
01:21:15dans une adaptation nécessaire
01:21:17et donc forcément
01:21:18jusqu'à ce qu'on retrouve
01:21:20des températures
01:21:21dignes du mois de mai
01:21:22on puisse à un moment donné
01:21:23essayer de passer
01:21:24cette zone là
01:21:24avec toutes les précautions
01:21:27sanitaires nécessaires
01:21:28je pense qu'aujourd'hui
01:21:29vous avez raison
01:21:30de dire ça
01:21:31parce qu'un nourrisson
01:21:32ça dit pas
01:21:32qu'il a soif
01:21:33et une personne âgée
01:21:35souvent ça ne veut pas boire
01:21:36c'est-à-dire qu'elle dit
01:21:37non non non
01:21:38mais j'ai pas soif
01:21:38en réalité
01:21:40comment ?
01:21:41elle a besoin d'eau
01:21:41mais pas soif
01:21:42alors qu'en fait
01:21:42elle a besoin d'eau
01:21:42exactement
01:21:43donc il faut assister
01:21:44il faut prendre en compte aussi
01:21:45que dans bon nombre de communes
01:21:47il y a déjà des éléments
01:21:49qui sont organisés
01:21:50des services qui sont organisés
01:21:51pour déjà comptabiliser
01:21:53déjà avant l'été
01:21:54j'étais chef de centre
01:21:55à Monton
01:21:56on avait déjà une relation
01:21:57avec la mairie à l'époque
01:21:58qui permettait aussi
01:21:58de recenser
01:22:00dès lors qu'on partait
01:22:00sur intervention
01:22:01et qu'on sautait une personne
01:22:03isolée
01:22:03de pouvoir être recensée
01:22:05au niveau de la mairie
01:22:05de prendre des nouvelles
01:22:07assez régulièrement
01:22:07donc il faut prendre en compte aussi
01:22:09que des services sociaux
01:22:11au niveau des mairies
01:22:11sont aussi là
01:22:12pour faire ce genre d'événement
01:22:14il suffit de
01:22:14tout simplement
01:22:15s'intéresser à sa vie locale
01:22:17sa vie de la municipalité
01:22:18il y a aussi cet événement
01:22:19on va dire majeur
01:22:20qui va être le sport
01:22:21on en parle beaucoup
01:22:23j'ai jamais entendu
01:22:24vous avez parlé de Menton
01:22:25il y a eu effectivement
01:22:26une course à Menton
01:22:27il y en a eu en Gironde
01:22:28on a vu plusieurs personnes
01:22:30qui sont décédées
01:22:30à Menton effectivement
01:22:31une course qui devait faire
01:22:33qui a été annulée au dernier moment
01:22:34qui a été raccourcie
01:22:35surtout dans son échéance
01:22:36donc qui permet aujourd'hui
01:22:37de comprendre
01:22:38qu'il va falloir s'adapter
01:22:39peut-être aussi
01:22:40sur l'ensemble
01:22:41on va dire
01:22:41des activités
01:22:42qu'elles soient professionnelles
01:22:43ou tout simplement
01:22:45comme en sportive
01:22:46de pouvoir les rééchelonner
01:22:47sur l'ensemble
01:22:48d'une journée
01:22:48afin d'éviter
01:22:49ce risque là
01:22:51mais ça c'est du bon sens
01:22:52ça c'est du bon sens
01:22:53pour colonel
01:22:54mais on a l'impression
01:22:55je vais encore
01:22:56vous parler le mot carcan
01:22:57mais en fait
01:22:58il y a parfois
01:22:59des gens qui se disent
01:23:00mais attendez
01:23:00la course elle est prévue
01:23:02on a mis 3 mois
01:23:03à l'organiser
01:23:04ça a coûté de l'argent
01:23:05il y a des sponsors
01:23:06donc on maintient la course
01:23:08alors que le bon sens
01:23:09je voudrais dire
01:23:09mais il fait 34 degrés
01:23:10on ne va pas laisser courir les gens
01:23:11alors j'ai envie de dire
01:23:12que toute la France
01:23:14malheureusement
01:23:14n'est pas sportive
01:23:15c'est à dire que
01:23:15ce qui va être considéré
01:23:17sur les gens
01:23:18qui vont faire ce marathon
01:23:19ce jour-là
01:23:19ne concerne que
01:23:20très peu partie
01:23:21de la population
01:23:21on doit parler
01:23:22sur l'ensemble
01:23:23mais il y a eu des morts
01:23:23effectivement
01:23:24je ne dénigre pas ça
01:23:26je dis simplement
01:23:26qu'aujourd'hui
01:23:27il faut aussi penser
01:23:28à toute cette majorité silencieuse
01:23:29qui au quotidien
01:23:31doivent s'adapter
01:23:31le font parfois
01:23:32dans le silence
01:23:32et parfois en isolement
01:23:34qui créent aujourd'hui
01:23:35des décès
01:23:36qui peuvent créer
01:23:36des décès supplémentaires
01:23:37donc effectivement
01:23:39on met en avant
01:23:40le sport
01:23:41on met en avant
01:23:42justement
01:23:42ces gens-là
01:23:43qui ont normalement
01:23:44une condition physique nécessaire
01:23:46ce qui connaît
01:23:47et ce qui illustre parfaitement
01:23:48que par rapport à ceux
01:23:49qui sont silencieux
01:23:50et qui ne font pas de sport
01:23:51il y a un risque également aussi
01:23:52donc le sujet aujourd'hui
01:23:53c'est non pas non plus
01:23:55de stigmatiser
01:23:56sur un climat
01:23:57qui aujourd'hui
01:23:57est plus favorable
01:23:58à voir le sourire
01:23:59qu'à faire la tête
01:24:00et qu'à partir de là
01:24:01il faut s'adapter
01:24:02avec des précautions de base
01:24:04mais ce qu'on essaie
01:24:05simplement de dire
01:24:06c'est l'aversement
01:24:07au changement
01:24:07qui est extrêmement rapide
01:24:09d'un moment à l'autre
01:24:10et sur une précocité
01:24:11du mois de mai
01:24:12qu'on n'avait jamais vu auparavant
01:24:13et ça
01:24:13bon nombre de météorologues
01:24:14le disent
01:24:14oui parce que là
01:24:15on est vraiment
01:24:15sur des températures
01:24:16du mois d'août
01:24:17y compris la nuit
01:24:19d'ailleurs
01:24:19y compris la nuit
01:24:20la nuit aussi
01:24:21avec des températures
01:24:23qui ne descendent pas
01:24:23de ce 30 degrés
01:24:25pour certaines villes
01:24:27donc voilà
01:24:28mais en fait
01:24:29donc fermer les volets
01:24:30par exemple
01:24:31dans la journée
01:24:32quand vous n'êtes pas chez vous
01:24:32vous fermez les volets
01:24:33le soir vous rentrez
01:24:34c'est encore frais
01:24:34ça se passe très bien
01:24:35et on vit sans climatisation
01:24:36par rapport à cela
01:24:38par contre effectivement
01:24:39il va falloir
01:24:40commencer à s'interroger
01:24:41sur la capacité
01:24:42aujourd'hui
01:24:43on va construire les immeubles
01:24:44ce que font certains
01:24:44pour permettre d'absorber
01:24:46la chaleur
01:24:47d'une manière différente
01:24:47que ce qui était prévu
01:24:48auprès à l'avenir
01:24:49ça commence à venir
01:24:49mais là vous parliez
01:24:50justement de proportions
01:24:51pour l'instant
01:24:52c'est encore infinitésimales
01:24:53avec ces nouvelles constructions
01:24:55comme on les appelle
01:24:56il va falloir faire des efforts
01:24:56et qui sont des constructions
01:24:57intelligentes
01:24:58il y a un autre
01:24:59un autre fait d'actualité
01:25:01qu'on a relaté
01:25:02ici même
01:25:03ce sont
01:25:05les baigneurs d'un jour
01:25:06c'est à dire que là
01:25:07tout d'un coup
01:25:07il fait 30 degrés
01:25:08alors que la semaine dernière
01:25:09on était encore
01:25:09en tout cas dans la région parisienne
01:25:11en doudoune avec des pulls
01:25:13c'est à dire qu'il y a des gens
01:25:14qui vont trouver des plans d'eau
01:25:16et dans certaines régions de France
01:25:18je ne dis pas toutes les régions
01:25:19il y a des risques
01:25:20ce matin
01:25:21dans la matinale d'Europe 1
01:25:22j'entendais par exemple
01:25:23qu'effectivement
01:25:24un reportage
01:25:24où il y a des gens
01:25:25qui font des sauts
01:25:26à Porquerolle
01:25:27à Marseille
01:25:28où il y a des rochers
01:25:29qui sont très très
01:25:31comment dirais-je
01:25:32très très dangereux
01:25:32tout à l'heure
01:25:33ici même à CNews
01:25:34nous avons parlé des baïnes
01:25:35qui est ce phénomène
01:25:37peu connu
01:25:38des petits îlots
01:25:39comme ça de mer
01:25:40qui sont près du littoral
01:25:41dans lequel on peut se faire
01:25:43il y a énormément
01:25:44en fait
01:25:44de conseils
01:25:46à donner
01:25:47à ces baigneurs d'un jour
01:25:48c'est tous ces baigneurs d'un jour
01:25:50qui sont
01:25:50on va dire
01:25:51qui n'ont pas forcément
01:25:52l'habitude de certains littoraux
01:25:54alors pour aller justement
01:25:55prendre la fraîcheur
01:25:56au bord de mer
01:25:57et sur lequel parfois
01:25:58on a tendance
01:25:59oublier peut-être
01:26:00à prendre des renseignements
01:26:01auprès des surveillants de baignade
01:26:02auprès de la police municipale aussi
01:26:04pour savoir dans quelle zone
01:26:05je suis plus sûr
01:26:06d'aller me baigner
01:26:07et me rafraîchir
01:26:08vous savez c'est un peu comme en montagne
01:26:10c'est-à-dire que pendant une semaine
01:26:11vous allez avoir beau temps
01:26:12une belle neige
01:26:13uniquement sur les pistes
01:26:14d'un seul coup
01:26:14il va se mettre beaucoup à neiger
01:26:15les gens vont vouloir sortir des pistes
01:26:17et là ils viennent s'exposer
01:26:17au danger
01:26:18parce qu'ils sont en recherche
01:26:20soit d'adrénaline
01:26:21soit ils sont en mode copie
01:26:22de ce qu'ils voient
01:26:23sur les réseaux sociaux
01:26:24et donc on en est aujourd'hui
01:26:26à avoir des accidents
01:26:27c'est vraiment un vecteur de risque
01:26:28il y a deux vecteurs de risque
01:26:30sur les réseaux aujourd'hui
01:26:31c'est un déjà d'une part
01:26:32ça connote aujourd'hui
01:26:33notre faiblesse
01:26:34à pouvoir être concentré
01:26:36maximum aujourd'hui
01:26:3740 secondes
01:26:37peut-être 2 minutes
01:26:38ou 3 minutes
01:26:39d'une manière générale
01:26:40il y a peut-être 10-15 ans de ça
01:26:42et donc aujourd'hui
01:26:42les réseaux sociaux
01:26:43a fait de notre mentalité
01:26:44on va dire
01:26:46elle se diversifie en fait
01:26:48et elle n'est plus attentive
01:26:49à quoi que ce soit
01:26:49vous passez d'un élément
01:26:50à un autre
01:26:51et en fait
01:26:52vous êtes plus concentré
01:26:53et quand on vous demande
01:26:53d'être concentré sur un enfant
01:26:55ou être concentré sur votre premier cercle
01:26:56ça devient beaucoup plus compliqué
01:26:58parce que pendant que votre enfant
01:26:59il lui suffit 10 cm d'eau
01:27:01pour qu'il se noie
01:27:01vous allez consulter votre téléphone
01:27:03vous allez mettre un filtre
01:27:04entre vous
01:27:05la réalité
01:27:05qui est le téléphone
01:27:06et vous allez en oublier
01:27:08les principes même de précaution
01:27:09Vous savez ce que vous dites
01:27:10vient d'être corroboré
01:27:11par une étude de Stanford
01:27:14qui montre que pour la première fois
01:27:18la génération actuelle
01:27:20a des capacités cognitives
01:27:22dont la capacité d'attention
01:27:25inférieure aux générations précédentes
01:27:26c'est la première fois
01:27:27que ça se passe dans l'histoire
01:27:28avec cette ampleur-là
01:27:29Alors je n'ai pas fait les études
01:27:30malheureusement à Stanford
01:27:31j'aurais bien aimé
01:27:31mais le broyeux
01:27:32je sais lire
01:27:34le sujet c'est effectivement
01:27:35c'est ce qu'on constate
01:27:37quand on a une mentalité
01:27:38qui se crôle beaucoup
01:27:39on passe d'un truc à l'autre
01:27:40et on en oublie
01:27:41les principes même
01:27:42de la surveillance de son enfant
01:27:43Merci lieutenant-colonel Brocardi
01:27:45d'avoir été avec nous
01:27:46pour tous ces conseils
01:27:47que vous appliquerez
01:27:48bien sûr en ce jour
01:27:49de forte chaleur
01:27:50Merci Judith
01:27:50Merci Olivier
01:27:51Merci à toutes les équipes
01:27:52de Midi News
01:27:53dans un instant
01:27:54Julien Pesquet
01:27:54pour 120 minutes info
01:27:55Merci à tous
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