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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour, bonjour à tous et merci de votre fidélité à Midi News.
00:00:04La Grand-Messe, c'est pour aujourd'hui, 17h, Matignon, Sébastien Lecornu sort le grand jeun.
00:00:10Ce n'est plus une allocution sur le perron, encore moins une prise de parole à la volée.
00:00:15Non, là c'est la grande conférence de presse et le Premier ministre compte convaincre.
00:00:19Convaincre qui et avec quoi ?
00:00:21Vaste programme, dirait le général de Gaulle, avec l'ironie qu'on lui connaissait.
00:00:24Tout d'un coup, le prix de l'essence baisserait-il ?
00:00:27Le gouvernement aurait soudain entendu les oppositions baisser l'accise.
00:00:32Sébastien Lecornu aurait bu les paroles d'Éric Zemmour dans la France en face, mardi soir sur CNews.
00:00:38Il a donc fait partie des 551 000 téléspectateurs qui ont conduit CNews à être première chaîne info ce soir
00:00:44-là,
00:00:45qui pourraient croire à ce scénario.
00:00:47Non, non, redescendons une nouvelle fois.
00:00:49Le gouvernement ciblera quelques professions, quelques Français, au détriment d'autres Français
00:00:55qui tous les jours à la pompe se demandent comment ils vont faire à la fin du mois.
00:01:00Comment vont-ils parler à leurs banquiers, qui une nouvelle fois les alertera sur leurs découvertes, sur leurs agios qu
00:01:05'ils devront payer ?
00:01:06Certains se demanderont si ça vaut encore le coup d'aller travailler.
00:01:09Le coût du transport ne serait-il pas plus important que la paie au final ?
00:01:13On en est là, on en parle dans ce Midi News, au même titre que des chiffres sur l'immigration
00:01:18parus aujourd'hui à l'Inède,
00:01:20du succès du film L'Abandon.
00:01:22Et puis tiens, Guy Savoie, monsieur l'académicien Guy Savoie, puisqu'il est entré à l'Académie des Beaux-Arts,
00:01:28Guy Savoie sera avec nous à 14h30 pour commenter cette proposition de Sandrine Rousseau,
00:01:32appelée les steaks, les cadavres d'animaux.
00:01:36Allez, que ça ne vous empêche surtout pas de déjeuner.
00:01:38Voici les dernières informations avec Sommayel Abidi. Bonjour Sommayel.
00:01:41Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:43Vous en parliez dans votre sommaire après une série de réunions interministérielles.
00:01:46Sébastien Lecornu doit faire de nouvelles annonces cet après-midi, 17h,
00:01:50pour adapter les dispositifs de soutien à l'activité économique face à la flambée des prix des carburants.
00:01:56Des annonces que vous pourrez évidemment suivre en direct sur notre antenne.
00:02:00À la une également, trois associations et six particuliers exposés aux polluants éternels
00:02:04ont saisi la justice pour contraindre l'État à agir.
00:02:08contre la contamination de l'environnement et du corps humain par ses molécules chimiques,
00:02:12l'accusant de carence en la matière.
00:02:14Et puis Pékin se dit contre le fait d'abuser des moyens judiciaires
00:02:18après l'inculpation de l'ex-président cubain Raoul Castro par la justice américaine.
00:02:22Le frère de Fidel est accusé avec d'autres personnes de complot
00:02:25en vue d'assassiner des Américains dans une affaire remontant à 96,
00:02:29lorsque deux avions civils pilotés par des opposants à Fidel Castro avaient été abattus.
00:02:34Merci Somaïa Labidi pour cette première demi-heure.
00:02:38Maxime Legay est là.
00:02:39Bonjour Maxime, du service politique de CNews.
00:02:42Fabien Bouglet, expert en politique énergétique, est avec nous.
00:02:46Jean-Christophe Gallien.
00:02:47Également, Sébastien Lecornu doit détailler en fin de journée,
00:02:50lors de cette conférence de presse,
00:02:51les dispositifs d'aide du gouvernement pour accompagner les automobilistes
00:02:55face à la hausse des prix du carburant.
00:02:57Qu'est-ce qui pourrait être mis justement sur la table par le Premier ministre ?
00:03:01On voit ça avec Anaïs Bauchet.
00:03:05Protéger les secteurs économiques les plus touchés par la hausse des prix du carburant,
00:03:09comme l'agriculture, la pêche, le transport ou le BTP,
00:03:12c'est l'objectif des mesures ciblées qui seront annoncées cet après-midi par Sébastien Lecornu.
00:03:16Si un dispositif d'aide avait déjà été mis en place au début de la crise énergétique,
00:03:20le Premier ministre a été clair, il souhaite désormais changer d'échelle sans abandonner personne.
00:03:24Mais au vu du contexte budgétaire serré,
00:03:27certaines mesures réclamées par les oppositions ont été écartées,
00:03:29comme les aides généralisées avec une baisse de la TVA sur le carburant
00:03:32ou un blocage des prix à la pompe.
00:03:35D'autres outils sont à l'étude, comme l'élargissement de la prime Macron,
00:03:38un dispositif qui permet aux entreprises de verser une prime défiscalisée à ses salariés.
00:03:42Certaines aides déjà promises par le gouvernement n'ont aussi pas encore été versées,
00:03:46comme l'indemnité carburant prévue pour les 3 millions de gros rouleurs.
00:03:49Elles devraient être accessibles à partir du 27 mai.
00:03:51Des mesures qui arrivent dans un contexte économique tendu,
00:03:54le gouvernement avait annoncé mi-avril 6 milliards d'euros d'économies possibles
00:03:57sur les dépenses publiques en 2026.
00:03:59Mais face à l'impact du conflit sur les finances publiques,
00:04:02Sébastien Lecornu a indiqué ce mardi que ce montant pourrait être réévalué.
00:04:07Voilà donc pour ce topo signé Anaïs Bauché.
00:04:11Le Premier ministre, ce n'est pas la première fois qu'il essaye de calmer l'inquiétude des Français.
00:04:18D'ailleurs, je ne sais pas si calmer est vraiment le bon mot.
00:04:21Il a du pain sur la planche, Maxime.
00:04:23Il a effectivement du pain sur la planche parce qu'il sent d'autant plus que la crise va s
00:04:27'inscrire dans le long terme.
00:04:28C'était l'objet de sa prise de parole dans l'hémicycle lors des questions au gouvernement.
00:04:33Il a dit que la crise va durer.
00:04:35Et c'est sans doute aussi pour cela, pour faire œuvre de pédagogie,
00:04:39comme on dit du côté de Matignon,
00:04:41qu'il a convoqué cette conférence de presse pour le si discret d'ordinaire Lecornu.
00:04:46C'est à noter ce format.
00:04:48Et évidemment, vous l'avez souligné avec une pointe de sarcasme dans votre éditorial.
00:04:53Si vous vous attendez à des grandes annonces, vous risquez d'être déçu.
00:04:57Maude Bréjean a déjà préparé le terrain en disant que la philosophie ne va pas changer.
00:05:02À savoir, une aide ciblée sectorielle pour les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs.
00:05:07Peut-être ouvrir au taxi.
00:05:09Et puis, une aide pour les particuliers, dit gros rouleurs.
00:05:13C'est les Français qui utilisent beaucoup la voiture.
00:05:15On pose aux infirmiers, infirmières, les aides-soignants.
00:05:18Et puis, le Premier ministre aussi, dans un jeu de posture,
00:05:20devrait également remettre la pression sur les distributeurs avec les marges indues.
00:05:25On devrait assister à ce jeu un peu de dupe aussi entre le Matignon et les distributeurs.
00:05:32Voilà, en gros, ce qu'il faut faire.
00:05:34Et enfin, ce que Lecornu dit et ce qu'il va probablement annoncer tout à l'heure.
00:05:39Alors justement, voyons voir directement ce que pensent les Français.
00:05:42avec Michael Dos Santos qui se trouve dans une station essence de Fontenay-aux-Roses.
00:05:47Michael, que vous disent les Français ? Qu'est-ce qu'ils attendent ?
00:05:50S'ils attendent quelque chose des annonces de M. Lecornu ?
00:05:58Écoutez, Pierre, les Français avec qui nous avons pu échanger ici n'attendent plus grand-chose du gouvernement.
00:06:04Beaucoup espèrent une baisse généralisée des prix du carburant, notamment avec une diminution des taxes.
00:06:11Mais ils savent que cela est quasiment impossible au vu de la situation budgétaire.
00:06:15Effectivement, à moins d'une énorme surprise, Sébastien Lecornu devrait annoncer des aides ciblées qui vont concerner certaines professions.
00:06:22Le Premier ministre aimerait aussi que les entreprises se montrent plus généreuses, peut-être avec des primes défiscalisées.
00:06:28Écoutez ce qu'en pensent les Français avec qui nous avons pu échanger ce matin.
00:06:33Je n'attends plus grand-chose, parce que des annonces, des annonces, on nous fait des annonces tout le temps.
00:06:39Là, ce matin, je vois le prix à la pompe qui ne baisse pas.
00:06:41Dans le centre des taxes, comme ça, ça serait reparti pour tout le monde, pas uniquement basé sur les, mettons,
00:06:49ceux qui font de grands transports et tout ça.
00:06:51Parce que nous aussi, on prend la voiture, on utilise la voiture, donc il faudrait tout le monde être à
00:06:57la même ligne.
00:06:58Qu'ils enlèvent la taxe, qu'ils diminuent les taxes.
00:07:02Moi, personnellement, je n'y crois plus trop.
00:07:04C'est les annonces, c'est toujours les mêmes classes sociales qui en bénéficient.
00:07:08Et puis, les classes intermédiaires comme nous, on est pénalisés.
00:07:15Et en attendant, que font les Français ?
00:07:17Ils utilisent ce qu'on appelle communément le système D.
00:07:20Ils consomment moins, ou en tout cas, essayent de rouler un peu moins, limitent leurs déplacements,
00:07:26utilisent les transports en commun.
00:07:28Et certains même nous disaient, ils réduisent leur vitesse sur la route pour essayer d'éviter d'éventuels passages à
00:07:34la pompe.
00:07:35Merci beaucoup, Michael Dos Santos avec Coralie Auberti, dans une station d'essence, près de Paris, à Fontenay, au Rose.
00:07:43Alors, petite remarque à ce sujet, à ce que vient de dire Michael.
00:07:47Les Français roulent moins.
00:07:48Ça fait d'ailleurs moins de rentrées fiscales pour le budget.
00:07:50Et c'est ce qu'a dit Roland Lescure, il y a quelques jours, avec effectivement un manque à gagner.
00:07:54On sait que le carburant, je parle sous votre contrôle, Fabien Bouglet, c'est 45 milliards par an de rentrées
00:07:59fiscales.
00:08:00Là, c'est en chute libre.
00:08:01On l'avait vu sur les trois premières semaines de mai, où il y avait 30% de moins de
00:08:06consommation.
00:08:07Et c'était 300 millions d'euros de rentrées en moins.
00:08:10Donc, c'est très concret.
00:08:11Je veux dire, c'est une réalité.
00:08:13Mais pourquoi ? Parce qu'en fait, effectivement, on sait bien qu'il n'y a pas de potions magiques.
00:08:15Et en même temps, ce qu'on entend là, c'est un fatalisme.
00:08:18Les Français, finalement, ils se disent, bon, voilà, je veux dire, il n'y a plus rien qui va se
00:08:21passer.
00:08:22On nous annonce des mesures.
00:08:23Ces mesures sont ciblées, on l'a bien dit.
00:08:24Elles ne touchent pas à tout le monde.
00:08:26Or, tout le monde est impacté par le prix du carburant.
00:08:28Lorsqu'on vit loin du métro, lorsqu'on vit loin des grands transports en commun,
00:08:32lorsqu'on vit loin, finalement, de Paris intramuros ou de certaines grandes métropoles,
00:08:36la réalité, c'est que tous les jours, tout le monde part travailler, ou presque, avec sa voiture,
00:08:40va faire du sport avec sa voiture, emmène ses enfants à l'école avec sa voiture.
00:08:43Bien sûr, il y a eu transport scolaire.
00:08:45Mais tout ça, c'est la réalité de la vie de tout le monde.
00:08:47Or, avant, il y a quelques semaines, quelques mois, voire quelques années, rappelez-vous,
00:08:51il y avait eu un mouvement très important, quasi révolte, populaire.
00:08:56Les gens qui disaient, on ne peut plus.
00:08:57Les gilets jaunes.
00:08:58Exactement.
00:08:58En 2018.
00:08:59On était très loin de ces prix-là.
00:09:01Et là, on a basculé.
00:09:02Pour celles et ceux qui font leur plein, ça ne m'arrive pas souvent, mais ça m'arrive aussi.
00:09:07Et quand on arrive devant la pompe et qu'on voit 2,09, 2,19,
00:09:11alors parfois dans certaines stations, 1,99, si vous voulez,
00:09:14mais c'est quand même énorme.
00:09:15Mais on se rend compte quand on paye.
00:09:16Il n'y a que total qui fait.
00:09:17Exactement.
00:09:17Exactement.
00:09:18C'est pour ça que je le cite.
00:09:19Mais c'est important de le citer.
00:09:21Il y a une réalité qui fait face à tout le monde.
00:09:23C'est-à-dire que les budgets des personnes, logements évidemment,
00:09:27on n'y peut rien, on veut se loger.
00:09:28Mais après derrière, rouler.
00:09:29Rouler, c'est la nécessité pour tout le monde.
00:09:30Ce n'est pas simplement pour les taxis, pour les infirmières ou je ne sais qui.
00:09:32Je voudrais qu'on rejoigne Francis Pousse, qui est donc,
00:09:35là ça nous touche les professionnels des stations de service,
00:09:38président des stations de service Mobilian.
00:09:39Francis Pousse, bonjour, merci d'être avec nous en duplex.
00:09:43Vous avez remarqué quand même que dans les Français qu'a interrogé Michael Dos Santos,
00:09:47là on n'est plus comme il y a quelques semaines où certains vous incriminez, vous,
00:09:52c'est-à-dire les professionnels de santé, en disant oui, les stations d'essence,
00:09:55il y en a quand même quelques-uns qui exagèrent, etc.
00:09:57Le discours a changé, on n'attend plus grand-chose du gouvernement.
00:10:03Je pense que si les Français nous incriminaient il y a quelques semaines,
00:10:07c'est essentiellement parce que le gouvernement a commencé cette crise par nous incriminer.
00:10:12Heureusement, au bout d'un mois et demi, mais ça a pris un mois et demi quand même,
00:10:15et huit réunions, on a pu enfin discuter et leur proposer une méthode pour contrôler nos marges.
00:10:22Cette méthode qui a fait, à l'issue des calculs,
00:10:27qui a prouvé qu'il n'y avait aucune différence de marge entre avant la crise et pendant la crise,
00:10:35donc le feu de paille s'est éteint parce que les contrôles ont prouvé ce que l'on dit depuis
00:10:39longtemps,
00:10:39à savoir que nos marges sont déjà ridicules.
00:10:41Qu'est-ce que vous attendez, vous, aujourd'hui, des annonces de Sébastien Lecornu ?
00:10:46Écoutez, pour nous, je ne pense pas qu'il y aura de baisse généralisée à la pompe.
00:10:51Rappelons-le, ce qui s'est passé en 2022, avec des remises de 10 à 30 centimes,
00:10:55a coûté 7 milliards et demi au budget de l'État.
00:10:58J'ai cru comprendre ce matin que sur les 6 milliards prévus d'économie, il faudrait en rajouter.
00:11:02Donc, je ne vois pas comment on va pouvoir faire une aide généralisée à la pompe.
00:11:07Ce que l'on constate, nous, dans les stations-services, par contre,
00:11:09c'est que ces différences de prix entre les différents réseaux portent préjudice en particulier à nos adhérents.
00:11:16Je rappelle, je représente les stations-services hors grande surface.
00:11:20Mes adhérents sous bannière Total Energy sont en progression et en jolie progression.
00:11:25En revanche, et là où on s'inquiète, c'est que nos adhérents qui ne sont pas sous bannière Total
00:11:30Energy
00:11:30ont des baisses de l'ordre de moins 20 à moins 40% de volume.
00:11:33Donc, vous imaginez bien que pour un entrepreneur, perdre autant de marge en trois mois,
00:11:41ça commence à coûter cher.
00:11:43Oui, alors justement, sur Total, c'est intéressant ce que vous dites.
00:11:46Donc, il y a les 3600 stations totales sur les 11 000 de France.
00:11:50Je ne sais pas exactement combien de stations-services qui sont reliées directement à des hypermarchés.
00:11:55Francis Pouze, vous pourriez peut-être préciser ce chiffre ?
00:11:58Alors, vous avez en gros 10 400 stations-services en France,
00:12:025000 de grande surface, 5400 que l'on appelle traditionnels,
00:12:06avec dans ces 5400, 3200 points de vente total.
00:12:10Donc, les 2000 qui nous restent, ce sont eux qui souffrent aujourd'hui.
00:12:14Et alors, Dominique Schellcher, qui était sur CNews et sur Europe 1 il y a quelques semaines avec Laurence Ferrari,
00:12:19disait Total, bon, déjà, il cape le prix à 1,99, c'est bien.
00:12:23On a vu que c'était bien jusqu'à un certain moment,
00:12:26puisque ça vous crée de la concurrence pour certains de vos gérants.
00:12:30mais d'un autre côté, il disait, est-ce que Total pourrait revendre le prix aussi à ce prix-là,
00:12:37pour que nous, on puisse le vendre justement à un prix plus faible ?
00:12:40Est-ce que c'est quelque chose de réaliste ou on est complètement dans la science-fiction ?
00:12:44Je vous pose d'ailleurs la question de manière candide,
00:12:46parce que je ne suis pas spécialiste dans la question.
00:12:49Alors, effectivement, Total alimente son réseau avec son carburant,
00:12:53pour la plupart produits dans les raffineries françaises,
00:12:57mais c'est pour son réseau. L'opération commerciale a été décidée pour son réseau
00:13:01et dans la vente de vrac, puisque Total fait aussi de la vente en gros,
00:13:06aujourd'hui, c'est le prix de la cotation internationale Rotterdam,
00:13:09qui est, j'allais dire, respecté.
00:13:12Donc, il n'est pas, à mon avis, question que Total vende au rabais,
00:13:17au vent en gros, donc à destination des autres opérateurs,
00:13:21que sont, par exemple, la Grande Surface.
00:13:22Non mais, Francis Pousse, vous raisonnez de façon raisonnable.
00:13:26Je ne peux pas vous en blâmer, mais aujourd'hui, puisqu'on en est,
00:13:30certaines parties de la classe politique, y compris d'ailleurs, à un moment donné,
00:13:34on avait vu que ça avait flanché du côté du Premier ministre,
00:13:36en disant, il y a quand même des super profits, il faudra peut-être voir à la fin,
00:13:40en faisant les comptes, est-ce qu'il n'y a pas une façon aussi de pousser Total
00:13:45à, justement, aller sur ce créneau-là, de dire, oui, c'est normal,
00:13:50vous, vous voulez d'ailleurs même racheter des stations,
00:13:53puisqu'il y a des stations qui font faillite, et donc, du coup,
00:13:56elles sont rachetées par Total derrière, mais nous, ce qu'on voudrait,
00:13:59c'est que, vous, Total, vous puissiez alimenter les autres stations
00:14:03de façon à ce qu'au nom de la solidarité, on puisse s'y retrouver,
00:14:07en tout cas, dans ce moment de crise.
00:14:09Oui, mais en France, il n'y a pas que Total qui fournit les stations de service
00:14:15hors de son réseau, vous avez aussi d'autres opérateurs,
00:14:18la grande distribution fait appel à l'importation d'une manière très importante,
00:14:23d'autres réseaux, comme celui d'Esso, sont approvisionnés par les anciennes
00:14:29raffineries Esso qui ont été vendues il y a quelque temps,
00:14:33et donc, tous ces acteurs-là n'ont pas les moyens ou l'envie
00:14:37de faire des prix comme chez Total.
00:14:41Donc, vous voyez bien qu'à part une petite partie, ici,
00:14:44Total décidé de vendre le vrac à prix remisé,
00:14:49il n'y aura de toute façon pas une généralisation de ces bas prix
00:14:52sur le territoire français.
00:14:54Merci beaucoup, Francis, plus d'avoir accordé quelques minutes
00:14:57à ces news et d'être fidèle à Midi News.
00:14:59Je voudrais qu'on écoute, justement, à ce propos également
00:15:01le patron de Carrefour, Alexandre Bompard,
00:15:04qui s'est exprimé ce matin sur France Inter.
00:15:06Est-ce qu'on a des marges de manœuvre budgétaire, en ce moment ?
00:15:10La réponse est non.
00:15:11On ne peut pas faire comme ce que font d'autres pays européens
00:15:13qui, effectivement, décident de baisser les taxes sur l'État.
00:15:15Non, je suis certain que si Sébastien Lecornu
00:15:16avait des marges de manœuvre budgétaires élevées,
00:15:18je suis certain de ce qu'il ferait.
00:15:19Il ferait ce qu'on fait en Espagne,
00:15:22on baisserait de moitié la TVA pendant une période,
00:15:24et on aiderait tout le monde,
00:15:25et on permettrait à chacun de respirer un peu mieux.
00:15:27Il n'a pas ces marges de manœuvre budgétaires-là.
00:15:29C'est une réalité.
00:15:30Dans ce contexte-là, le gouvernement fait donc ce qu'il peut faire,
00:15:34et ce qu'il peut faire de mieux,
00:15:36c'est des aides ciblées aux transporteurs routiers,
00:15:38à ceux qui souffrent le plus en termes de pouvoir d'achat,
00:15:43aux pêcheurs, aux agriculteurs,
00:15:44à ceux qui sont en difficulté,
00:15:45et je pense que la liste va s'étendre.
00:15:48Fabien Bouglet, on a beau tourner le problème dans tous les sens,
00:15:52on arrive à la même pagaille,
00:15:53et à la même injustice, la même iniquité, en tout cas.
00:15:55En tout cas, c'est les conséquences de 20 ans, 30 ans
00:15:59de catastrophes de politique énergétique française.
00:16:02Je rappelle quand même que Total était issu des compagnies françaises de pétrole
00:16:06qui a été créée après la Première Guerre mondiale
00:16:08pour assurer la souveraineté énergétique de la France.
00:16:11Ça avait été créé à l'initiative du président Poincaré.
00:16:14Et donc, la France avait 35% de Total,
00:16:18enfin de la compagnie pétrolière de France.
00:16:21Aujourd'hui, 1%.
00:16:22Donc, c'est vrai que la question du contrôle étatique de Total,
00:16:27du moins de l'appropriation de Total,
00:16:30avec une forte gouvernance française,
00:16:33s'impose.
00:16:33Parce qu'en fait, on le voit aujourd'hui...
00:16:35Attendez, on ne va pas revenir sur le passé.
00:16:37On ne va pas revenir sur le passé, mais...
00:16:38J'ai envie de dire, Manuel Bompard sort de ce corps.
00:16:41C'est lui qui, sur le petit peu du Grand Rendez-vous,
00:16:43voulait nationaliser Total.
00:16:44Mais nous avions en France EDF,
00:16:47nous avions Gaz de France.
00:16:48On a d'ailleurs privatisé Gaz de France en devenant ENGIE.
00:16:52C'est une catastrophe.
00:16:53Avec l'abandon même des centrales nucléaires belges,
00:16:56c'est vraiment absolument catastrophique.
00:16:58Et on voit bien que Total a un vrai rôle national.
00:17:01Et donc, je ne suis pas pour une nationalisation totale,
00:17:04mais ce qui prouve que le fait de sortir Total
00:17:08du contrôle étatique est au cœur de la problématique.
00:17:12Parce qu'on a d'un côté le gouvernement
00:17:14qui utilise comme bouc émissaire Total,
00:17:17Regardez, Total fait des marges, etc.
00:17:19Qui sont plutôt des marges internationales.
00:17:21Et puis, on a un État qui est complètement démuni,
00:17:23alors qu'il y a une augmentation des taxes
00:17:26qui a été extrêmement forte avec les certificats
00:17:28d'économie d'énergie, dont on ne parle pas,
00:17:30qui ne sont pas budgétaires.
00:17:32Puisqu'il suffirait de baisser déjà de 19 centimes.
00:17:35C'est 19 maintenant, moi j'ai resté en 15 à 17.
00:17:38Oui, mais si on rajoute la TVA,
00:17:40puisqu'il y a la TVA sur les taxes.
00:17:41Il y a la TVA sur tout aujourd'hui.
00:17:43Il y a la TVA sur les taxes et sur l'assise.
00:17:45Donc la TICPE, il y a également la TICPE.
00:17:47Ça s'appelle la taxe sur la taxe.
00:17:48La taxe sur la taxe.
00:17:49Donc l'Espagne, on l'a évoqué à l'instant,
00:17:52il y a 50 centimes de différence.
00:17:54Parce que l'Espagne a fait un choix de dire,
00:17:56on baisse la TVA, on baisse la TICPE.
00:17:58Je n'ai pas vu les finances publiques de l'Espagne.
00:18:002,5 milliards.
00:18:01Ça coûte 2,5 milliards.
00:18:02Ça doit être mieux que chez nous en tout cas.
00:18:04Est-ce qu'il faut qu'il y ait des pertes fiscales
00:18:06du fait qu'on baisse les taxes ?
00:18:08Ou est-ce qu'il faut qu'il y ait des pertes fiscales
00:18:09parce qu'on a augmenté le syndrome de l'affaire ?
00:18:15C'est-à-dire que l'impôt tue l'impôt
00:18:16et on va détruire l'économie.
00:18:18C'est un choix.
00:18:19C'est-à-dire que le gouvernement est dans une idéologie
00:18:21qui est toujours de la politique des petits chèques.
00:18:23Alors qu'à un moment, il faut faire une grande mesure.
00:18:26Juste parce que vous êtes passé un peu vite dessus.
00:18:28Sur les C2E, justement, les certificats d'énergie.
00:18:30C'est la proposition de Bruno Rotaillot, en l'occurrence.
00:18:32Pourquoi est-ce que...
00:18:33Alors, il y a ceux qui disent qu'il faut les supprimer, les C2E.
00:18:35Et pourquoi est-ce qu'on ne les suspend pas,
00:18:38au moins pour un temps ?
00:18:39C'est quoi ? C'est idéologique ?
00:18:41C'est totalement idéologique
00:18:42parce que derrière, c'est là l'électrification des usages
00:18:45et la transition énergétique.
00:18:46Qui est un fiasco.
00:18:47Si on suspend ça pendant six mois,
00:18:48elle va durer combien de temps, cette crise ?
00:18:51Là, elle est bien partie pour durer.
00:18:52Ça dépend si...
00:18:53En tout cas, déjà avec les enjeux,
00:18:56on a au moins trois, quatre mois.
00:18:57Parce que le temps que les...
00:18:59Même si la guerre s'arrêtait aujourd'hui,
00:19:01on aurait trois ou quatre mois de temps de latence,
00:19:04que les tankers reviennent.
00:19:05Enfin, c'est une crise qui...
00:19:08Disons six mois.
00:19:09Au moins six mois.
00:19:09Au moins six mois.
00:19:10Au moins six mois.
00:19:10Voilà.
00:19:11Donc, on peut suspendre pendant six mois.
00:19:12C'est ce qu'a fait l'Espagne.
00:19:13L'Espagne a dit, on suspend,
00:19:15on baisse la TVA de moitié,
00:19:17on baisse la TVC.
00:19:18Et eux, ils gagnent 50 centimes.
00:19:19Nous, on gagnerait 17 ou 19 centimes.
00:19:20Oui, mais derrière, c'est des emplois.
00:19:22C'est éviter de la compétitivité,
00:19:23de l'impôt sur les sociétés.
00:19:25C'est la respiration économique.
00:19:27C'est très grave, ce qui se passe.
00:19:29Maxime.
00:19:29Vous avez posé la bonne question,
00:19:31à savoir combien de temps
00:19:32elle va durer, cette crise.
00:19:33Parce qu'au tout début,
00:19:34le gouvernement naviguait à vue.
00:19:36Et la philosophie qui était celle
00:19:37de Sébastien Cornu,
00:19:38et d'ailleurs d'Emmanuel Macron,
00:19:39parce qu'ils sont en raccord à ce sujet,
00:19:41c'était de ne pas ouvrir les vannes,
00:19:44naviguer un peu à vue,
00:19:45composer avec rester en dessous de 5% du déficit,
00:19:50et donc ne pas faire de politique
00:19:52du chèque carburant généralisé.
00:19:55Ça, c'est un arbitrage politique.
00:19:57Mais la donne est en train de changer.
00:19:59Parce que d'une crise qu'on pouvait penser éphémère,
00:20:02elle est en train de s'inscrire dans la durée.
00:20:03Est-ce que la politique
00:20:05qui a été initialement décidée
00:20:07par Sébastien Lecornu
00:20:08au premier jour de la guerre
00:20:09est toujours celle qui est à propos
00:20:11à l'heure où on se parle ?
00:20:12Rien n'est moins sûr.
00:20:13En tout cas, ça relève de l'arbitrage
00:20:15politico-budgétaire.
00:20:16En tout cas, dans les oppositions,
00:20:17vous avez vu qu'on réagit.
00:20:18Jordan Bardella a tweeté
00:20:20« Après 10 ans de macronisme,
00:20:22l'économie française est à bout de souffle,
00:20:24asphyxiée par les taxes, les normes,
00:20:25les impôts et la dette.
00:20:26À cela s'ajoute l'inaction du gouvernement
00:20:28face à la flambée des prix du carburant
00:20:30qui condamnait des milliers d'entreprises
00:20:31au recul de leur activité,
00:20:33voire à la faillite.
00:20:34Si les Français veulent le changement,
00:20:35ils devront choisir.
00:20:36Les gens ont une autre responsabilité
00:20:37dans ce désastre.
00:20:38Évidemment, on parle de la présidentielle 2027.
00:20:41Mais sur le paragraphe d'avant,
00:20:42c'est tout un écosystème.
00:20:44Ce n'est pas juste quelques personnes.
00:20:46J'entendais des exemples qui me disaient
00:20:47« Vous comprenez si c'est pour subventionner
00:20:53les personnes d'un revenu élevé
00:20:54pour aller en week-end à Deauville. »
00:20:56Il ne s'agit pas du tout de ça.
00:20:57Ce sont des patrons de PME.
00:20:59Il n'y a pas que…
00:21:00Pourquoi est-ce qu'on ciblerait ?
00:21:02Moi, j'ai beaucoup de…
00:21:07Les infirmières libérales sont là
00:21:08pour nous aider tous,
00:21:10nos aînés, etc.
00:21:11Ce n'est pas le sujet.
00:21:12Mais c'est juste qu'il y a aussi
00:21:13d'autres gens, d'autres personnes,
00:21:15d'autres Français
00:21:16qui ont besoin de leur voiture.
00:21:17Il y a des entretiens d'embauche aujourd'hui,
00:21:19notamment dans les territoires.
00:21:20Je déteste ce mot,
00:21:21mais dans les territoires
00:21:22où quand vous postulez pour un job,
00:21:25on vous dit
00:21:25« Est-ce que vous avez une voiture ? »
00:21:26Avant, on donnait une voiture de fonction.
00:21:27Maintenant, il n'y a plus d'argent.
00:21:28« Est-ce que vous avez une voiture ? »
00:21:29Ah ben, si vous avez une voiture,
00:21:30vous avez le job.
00:21:31Et là, en attendant,
00:21:31ces gens-là font des centaines de kilomètres par jour.
00:21:36J'ai une auditrice d'Europe 1,
00:21:39une téléspectatrice aussi de CNews,
00:21:40qui m'écrit régulièrement.
00:21:42Elle habite à Besançon
00:21:45et elle travaille dans l'horlogerie en Suisse.
00:21:48Elle fait je ne sais plus combien de kilomètres.
00:21:50Elle part à 3h du matin de chez elle
00:21:52pour arriver le matin.
00:21:53C'est tous ces gens-là qui nous écoutent,
00:21:55qui travaillent,
00:21:56qui ont besoin de leur voiture.
00:21:59Et même, pour le commun,
00:22:01quelqu'un qui aurait une baisse
00:22:02de la facture d'essence,
00:22:04il peut aller consommer.
00:22:06Quelqu'un qui va se déplacer à la plage
00:22:08pour aller dans un restaurant,
00:22:09il va consommer
00:22:10et il va générer de la TVA et de l'impôt.
00:22:14Il y a deux lâchetés et deux mensonges.
00:22:16À la fois,
00:22:17certainement dans ce qu'on va nous annoncer
00:22:18cet après-midi,
00:22:19mais aussi Alexandre Bompard, quelque part.
00:22:21Pourquoi il fait référence au budget ?
00:22:23Oui, le budget de se payer dans un triste état,
00:22:26pour ne pas dire autre chose.
00:22:27Mais il ne pourrait pas dire ça
00:22:28s'il y avait une vraie colère en face.
00:22:30S'il y avait une vraie colère,
00:22:31il ne pourrait pas s'abriter derrière le budget.
00:22:33Le corps nu ne peut rien faire
00:22:34parce qu'il y a le budget.
00:22:34Parce que le corps nu ferait beaucoup.
00:22:36S'il y avait une colère,
00:22:36vous n'en faites pas,
00:22:37on trouvera un moyen de s'endetter encore plus.
00:22:38De toute manière,
00:22:39c'est ce qui va se passer.
00:22:40Dès l'année prochaine,
00:22:41vous verrez,
00:22:42on ne pourra pas s'en sortir.
00:22:42Et donc, ensuite,
00:22:43il y a un deuxième mensonge structurel.
00:22:45Je suis assez d'accord sur l'idée
00:22:46que dans les premières souverainetés,
00:22:48vous savez,
00:22:48on utilise beaucoup ce mot,
00:22:49la souveraineté en matière de sécurité.
00:22:52La souveraineté première aujourd'hui,
00:22:54pour un pays comme le nôtre,
00:22:55c'est la souveraineté énergétique.
00:22:56En tout cas,
00:22:56c'est de la garantir.
00:22:57Ça ne veut pas dire
00:22:57qu'on va avoir des pétroles chez nous.
00:22:59Mais effectivement,
00:23:00aujourd'hui,
00:23:01un des enjeux majeurs,
00:23:02c'est de reprendre le contrôle
00:23:03d'une partie de la gestion
00:23:05des flux énergétiques
00:23:06qu'ils viennent de l'extérieur
00:23:07et qu'ils soient ici.
00:23:08Et pas avec une doctrine idéologique
00:23:10qui fait qu'on ne veut que de l'électricité verte
00:23:12et je ne sais où
00:23:12avec des éoliennes,
00:23:13mais parce que le marché mondial
00:23:14va être celui-là.
00:23:15Et vous croyez quoi ?
00:23:16Et ça fait le résumé
00:23:17sur les deux lâchetés,
00:23:17les deux mensonges.
00:23:18Il n'y aura pas de changement après.
00:23:20La crise est là.
00:23:21Les prix qui sont affichés aujourd'hui
00:23:22ne vont pas baisser
00:23:23parce que le monde est ainsi fait.
00:23:24Le monde a besoin en ce moment,
00:23:26le monde globalement a besoin
00:23:27de ces prix énergétiques
00:23:27pour continuer à croître un peu.
00:23:29Et il y a un double effet
00:23:29qui se coule qui arrive,
00:23:30c'est-à-dire que les personnes fortunées
00:23:31vont pouvoir s'acheter
00:23:32comme le veut le gouvernement
00:23:34des voitures électriques
00:23:35qui coûtent d'ailleurs
00:23:36très très très cher.
00:23:37Et les renouvelées.
00:23:38Et ces mêmes personnes,
00:23:39et donc qu'est-ce qu'il va y avoir ?
00:23:45Alexandre Jardin,
00:23:46les gueux qui vont peut-être
00:23:48une nouvelle fois se révolter
00:23:49à l'instar des Gilets jaunes
00:23:50en 2018.
00:23:51Et je n'appelle pas du tout
00:23:51à l'insurrection.
00:23:52Je ne suis pas comme
00:23:54certains élus de la République.
00:23:57Et il va se passer une autre chose,
00:23:59le double effet qui se coule,
00:24:00c'est que ces mêmes personnes
00:24:01qui vont s'acheter
00:24:02des voitures électriques
00:24:03en disant,
00:24:04voilà, moi je mets un prix
00:24:05mais après l'électricité
00:24:07coûte moins cher
00:24:07parce qu'il y aura
00:24:08de moins en moins
00:24:09de voitures à essence,
00:24:10elles vont payer plus cher
00:24:12l'électricité.
00:24:13Bien sûr, c'est déjà fait.
00:24:13Et l'électricité va être
00:24:15aussi cher que l'essence.
00:24:16Et on va payer
00:24:17moi ce que j'appelle
00:24:18le litre d'électricité.
00:24:19N'oubliez pas
00:24:20qu'il y a quelques semaines,
00:24:22Sébastien Lecornu
00:24:23a promulgué
00:24:24la programmation pluriannuelle
00:24:25de l'énergie
00:24:26que j'ai combattue d'ailleurs.
00:24:28Et cette programmation
00:24:29prévoit 300 milliards d'euros
00:24:31de dépenses supplémentaires
00:24:32en éoliennes,
00:24:33en réseaux électriques,
00:24:34etc.
00:24:34Et donc ça se pèsera
00:24:36sur la facture d'électricité
00:24:38de ceux qui utilisent
00:24:39des voitures électriques.
00:24:40Promulgué par décret d'ailleurs.
00:24:41Par décret.
00:24:43On prend plus,
00:24:44on prend plus le risque
00:24:45de faire voter ça.
00:24:45Elle sera probablement
00:24:46annulée par le Conseil d'État
00:24:47parce qu'il y a 5 recours
00:24:48et je fais partie
00:24:49des requérants d'ailleurs.
00:24:51On prend pas le risque
00:24:52de faire voter ça
00:24:52par des députés raisonnables.
00:24:54Bien sûr, on est d'accord.
00:24:5513h24,
00:24:56dans un instant,
00:24:57l'immigration
00:24:57et les mariages
00:24:58des OQTF.
00:24:59Robert Ménard
00:25:00était sur CNews ce matin.
00:25:01A tout de suite.
00:25:04Dans un instant,
00:25:04Robert Ménard
00:25:05et les mariages
00:25:07OQTF
00:25:07après les dernières informations
00:25:09de Sommayal Abidi.
00:25:10Et elle a une de l'actualité,
00:25:12Pierre,
00:25:12le ministre pakistanais
00:25:13de l'Intérieur
00:25:14à Téhéran
00:25:15depuis hier
00:25:16pour sa deuxième visite
00:25:17en moins d'une semaine.
00:25:18Objectif,
00:25:19discuter d'une nouvelle proposition
00:25:20américaine
00:25:21avec les dirigeants iraniens.
00:25:23Proposition qui vise
00:25:24à mettre fin
00:25:24aux conflits persistants
00:25:25au Moyen-Orient.
00:25:27En France,
00:25:28un dealer de 19 ans
00:25:29interpellé lundi
00:25:29a été mis en examen
00:25:31pour homicide volontaire,
00:25:32cession,
00:25:32transport,
00:25:33détention de stupéfiants
00:25:34après la mort
00:25:35à Toulouse
00:25:36d'un jeune homme
00:25:36de 18 ans
00:25:37des suites d'une overdose.
00:25:39Et puis,
00:25:39le Sénat approuve
00:25:40l'allongement
00:25:41de la rétention
00:25:41d'étrangers
00:25:42considérée dangereuse.
00:25:43La proposition de loi
00:25:44étant à 7 mois
00:25:45contre 3 actuellement,
00:25:47la durée maximale
00:25:48de la rétention administrative
00:25:49d'étrangers
00:25:50faisant l'objet
00:25:50d'une mesure
00:25:51d'éloignement du territoire
00:25:52et représentant
00:25:53une menace
00:25:53pour l'ordre public.
00:25:55En raison de désaccords
00:25:56entre élus de l'Assemblée
00:25:57et du Sénat,
00:25:58le texte doit maintenant
00:25:59passer en commission
00:26:00mixte paritaire.
00:26:01Merci Sommayal Abidi
00:26:02à tout à l'heure
00:26:03pour d'autres informations.
00:26:04Nous sommes avec
00:26:05Jean-Christophe Gallien
00:26:06et Maxime Leguay
00:26:06du service politique
00:26:08de CNews.
00:26:10On sera dans un instant
00:26:11rejoint par
00:26:12M. Tsikopoulos
00:26:13qui est un spécialiste
00:26:13de l'IA.
00:26:14Pourquoi ?
00:26:14Parce qu'en marge
00:26:15du Festival de Cannes,
00:26:17on a découvert
00:26:19ces images
00:26:20absolument folles
00:26:21d'un film réalisé
00:26:22par l'intelligence artificielle.
00:26:24Est-ce que ça doit faire peur
00:26:25aux réalisateurs,
00:26:26aux cinéastes,
00:26:28à tout l'écosystème
00:26:30du cinéma ?
00:26:31On en parle avec lui.
00:26:33On reviendra également
00:26:34sur le film
00:26:34L'Abandon
00:26:35que vous avez été nombreux
00:26:36en première semaine
00:26:36à aller voir
00:26:37puisqu'on a dépassé
00:26:37les 200 000 exemplaires.
00:26:39Ça le place.
00:26:40Cinquième film
00:26:42dans toutes les catégories
00:26:43de films,
00:26:43pas seulement les films français,
00:26:45également les blockbusters
00:26:46américains.
00:26:47Mais d'abord,
00:26:47effectivement,
00:26:49ce dossier
00:26:50de l'immigration.
00:26:51Ce soir,
00:26:5221h,
00:26:52avec Gauthier Lebret,
00:26:53d'ailleurs,
00:26:54un documentaire
00:26:55sur l'immigration
00:26:56débordante en France.
00:26:57Vous pourrez suivre ça
00:26:58donc à 21h
00:27:00sur CNews.
00:27:01Rendez-vous est pris.
00:27:02La France débordée.
00:27:03Immigration massive.
00:27:05Édition spéciale
00:27:06de 100% politique
00:27:07à 21h.
00:27:08Et sur ce dossier
00:27:09de l'immigration,
00:27:11il y a bien sûr
00:27:12la question très précise
00:27:13des OQTF
00:27:14dont il a été question
00:27:15pour Gérald Darmanin
00:27:17lors de son déplacement
00:27:18dernièrement en Algérie.
00:27:19Il en a été question
00:27:20avec son homologue,
00:27:22vous le savez.
00:27:22Dans quelques semaines,
00:27:24d'ailleurs,
00:27:24je crois savoir
00:27:25que des magistrats
00:27:27algériens
00:27:28vont venir en France.
00:27:29Il y a une délégation
00:27:30qui va venir en France.
00:27:31On va regarder un sondage.
00:27:33Sondage sur les mariages
00:27:34des OQTF.
00:27:35Faut-il interdire
00:27:36les mariages
00:27:37quand l'une des deux personnes
00:27:39est un étranger
00:27:39en situation irrégulière ?
00:27:41Sondage CSA
00:27:41pour CNews Europe 1
00:27:42et le JDD.
00:27:4473% d'entre vous
00:27:46disent oui.
00:27:47Ça veut dire quand même
00:27:48que 26%
00:27:50des Français
00:27:51disent
00:27:51bah non,
00:27:52en fait,
00:27:52on peut faire
00:27:53un mariage
00:27:55avec,
00:27:56entre un Français
00:27:57et un étranger
00:27:58en situation irrégulière.
00:28:0126%
00:28:01c'est beaucoup,
00:28:02non,
00:28:02Jean-Christophe Gallien ?
00:28:03Mais c'est parce que,
00:28:04qu'est-ce que ça veut dire
00:28:05au QTF aujourd'hui
00:28:06pour quelqu'un qui...
00:28:07Là,
00:28:08c'est situation irrégulière
00:28:09ce qui n'est pas forcément
00:28:09une obéxation
00:28:10de quitter le territoire français.
00:28:11Attention,
00:28:12c'est quelque chose différente.
00:28:13On mélange quasiment tout
00:28:14ce qui veut dire
00:28:15que c'est difficile
00:28:16de répondre en même temps.
00:28:18Évidemment que le mariage
00:28:18est un droit.
00:28:19Dans cette affaire-là,
00:28:20c'est comme si on vous disait
00:28:21le matin,
00:28:22l'État vous dit
00:28:23monsieur,
00:28:23vous devez partir
00:28:24au madame,
00:28:24vous devez partir
00:28:25le matin.
00:28:25Et l'après-midi,
00:28:26on vous dit
00:28:26mais si vous voulez
00:28:27passer par la mairie
00:28:28pour vous marier,
00:28:28c'est possible,
00:28:29donc vous pouvez rester.
00:28:30Et cette incohérence-là,
00:28:31si les gens finissent
00:28:32par se dire
00:28:33comment on fait ?
00:28:34On a un État
00:28:35qui nous,
00:28:35lorsqu'on parlait tout à l'heure
00:28:36des situations personnelles
00:28:38face à des carburants,
00:28:40mais aussi quand vous
00:28:41commettez une faute
00:28:42en voiture,
00:28:42on ne vous dit pas
00:28:43quand une caméra vous prend
00:28:44vous allez changer.
00:28:45Pardonnez-moi,
00:28:45Jean-Christophe,
00:28:46vous êtes dans le monde
00:28:46des bisounours
00:28:47parce que là,
00:28:48vous parlez
00:28:48d'un mariage d'amour
00:28:50de gens qui voudraient bien.
00:28:52Non, je ne vous dis pas.
00:28:53Je vous dis,
00:28:54le matin,
00:28:54l'État vous dit
00:28:55il n'y a pas que des mariages
00:28:55d'amour dans ces cas de figure.
00:28:58Il y a peut-être
00:28:58justement des mariages
00:28:59sous le côté.
00:28:59Non, non,
00:28:59mais je vous dis au contraire.
00:29:00Je vous dis,
00:29:00le matin,
00:29:01on vous dit de partir
00:29:01et le soir,
00:29:01on vous dit de rester
00:29:02parce qu'on vous permet
00:29:03de vous marier
00:29:03même si on sait
00:29:04que vous ne faites pas
00:29:04pour des raisons
00:29:05qui sont totalement frauduleuses.
00:29:06Et ce que je vous dis,
00:29:07c'est que nous,
00:29:08lorsqu'on se fait placher
00:29:09avec la voiture,
00:29:09avec le litre à 209
00:29:18et sur un sujet de ce type,
00:29:19il y a une confusion totale
00:29:21parce que l'État lui-même
00:29:22est en confusion.
00:29:22Le ministre de la Justice
00:29:25ne dit pas la même chose
00:29:26que le ministre de l'Intérieur.
00:29:27Vous avez remarqué.
00:29:28Le Premier ministre
00:29:29ne dit rien.
00:29:29Il va nous parler d'autre chose
00:29:30cet après-midi.
00:29:31Le Président de la République,
00:29:32lui, dit qu'on peut être
00:29:33100% quelque chose
00:29:34et 100% autre chose.
00:29:35Donc 200%,
00:29:36c'est mieux qu'avec l'IA,
00:29:37si vous voulez.
00:29:38Donc ça veut dire
00:29:39qu'on parlait d'IA tout à l'heure.
00:29:40Ça veut dire que l'homme augmenté,
00:29:42si vous voulez,
00:29:42ce n'est pas une réalité
00:29:43pour chacun d'entre nous.
00:29:44Et donc face à la réalité,
00:29:45c'est quoi ?
00:29:46Quelqu'un qui doit partir,
00:29:47doit partir.
00:29:48Si un papier vous dit de partir
00:29:49et qu'il ne vaut rien,
00:29:50ça veut dire que l'État ne vaut rien.
00:29:51Alors justement,
00:29:52le maire de Béziers,
00:29:53puisqu'il s'agit de lui,
00:29:54Robert Ménard,
00:29:54qui était ce matin sur notre antenne
00:29:56et convoqué devant le tribunal judiciaire
00:29:57de Montpellier le 30 septembre prochain
00:29:58pour donc avoir refusé de marier
00:30:00en 2023 une ressortissante française
00:30:03avec un citoyen algérien
00:30:05en situation irrégulière
00:30:07sous OQTF,
00:30:08à Chessy, en Seine-et-Marne,
00:30:10à Bourg-les-Valences,
00:30:11dans la Drôme
00:30:12et à Haumont, dans le Nord,
00:30:14situation similaire.
00:30:16Problème, c'est interdit.
00:30:17Seul le procureur peut prendre la décision.
00:30:18C'est un sujet de Tancred-Guillotel.
00:30:22Robert Ménard avait fait la une en 2023.
00:30:25Le maire de Béziers avait refusé
00:30:27de célébrer le mariage d'une française
00:30:29avec un Algérien sous OQTF.
00:30:32Même cas de figure,
00:30:33à Chessy, en Seine-et-Marne,
00:30:35ou à Bourg-les-Valences,
00:30:36dans la Drôme,
00:30:37il y a un an.
00:30:37Mais alors,
00:30:39que dit la loi ?
00:30:40Seul le procureur de la République
00:30:42peut s'opposer au mariage
00:30:43s'il soupçonne
00:30:44un mariage blanc,
00:30:45une fraude
00:30:46ou une absence
00:30:47de consentement réel.
00:30:49Le maire, lui,
00:30:50doit seulement
00:30:51transmettre le dossier,
00:30:53signaler ses soupçons
00:30:54au procureur.
00:30:55Mais il ne peut pas décider
00:30:57seul d'interdire l'union.
00:30:59Au sein même du gouvernement,
00:31:01c'est le divorce.
00:31:02Je porte une loi
00:31:03en ce moment
00:31:04avec le Parlement,
00:31:05je pense au sénateur de Milly,
00:31:06pour en effet
00:31:07que les maires
00:31:08ne puissent pas être condamnés
00:31:09s'ils refusent
00:31:09de pouvoir marier
00:31:11un OQTF.
00:31:12Et on va même plus loin
00:31:13d'empêcher
00:31:13le mariage
00:31:15d'une personne
00:31:15dont la République
00:31:16a dit qu'elle ne pouvait pas
00:31:17rester sur le territoire national.
00:31:18C'est un peu compliqué
00:31:19parce qu'il y a des conventions
00:31:19internationales,
00:31:20mais je veux dire à M. Ménard
00:31:21que nous nous bougeons
00:31:22beaucoup pour changer la loi.
00:31:24Un maire doit respecter la loi.
00:31:26Robert Ménard
00:31:27aurait dû respecter la loi.
00:31:28Ça n'empêche pas
00:31:29de réfléchir
00:31:30à faire évoluer
00:31:30les prérogatives des maires
00:31:31pour pouvoir effectuer
00:31:32un minimum de contrôle.
00:31:34Selon un sondage
00:31:35CSA pour CNews,
00:31:3773% des Français
00:31:39estiment
00:31:39qu'il faut interdire
00:31:40les mariages
00:31:41quand l'une des deux personnes
00:31:43est un étranger
00:31:43en situation irrégulière.
00:31:45En refusant le mariage,
00:31:47le maire risque
00:31:48jusqu'à 5 ans de prison,
00:31:4975 000 euros d'amende
00:31:51et une possible peine
00:31:52complémentaire
00:31:53d'inéligibilité.
00:31:55Voilà, alors
00:31:56c'est pas très étonnant
00:31:57Maxime Le Guet
00:31:58de voir que ça n'avance pas
00:32:00puisque au sein même
00:32:01du gouvernement,
00:32:01vous avez Laurent Nunez,
00:32:03le ministre de l'Intérieur
00:32:04qui dit
00:32:05il faut que le maire
00:32:06respecte la loi
00:32:06quoi qu'il arrive,
00:32:08quoi que la situation
00:32:09soit totalement ubuesque
00:32:10et vous avez
00:32:11un Gérald Darmanin,
00:32:12ministre de la Justice
00:32:13qui dit
00:32:13que M. Ménard se rassure
00:32:15on est en train
00:32:15de se bouger
00:32:16pour que ça change.
00:32:17Et à cet égard,
00:32:18Gérald Darmanin
00:32:18fait davantage preuve
00:32:19de bon sens
00:32:20et c'est peu de le dire
00:32:21que M. Laurent Nunez.
00:32:23Laurent Nunez nous dit
00:32:24il faut que le maire
00:32:25respecte la loi.
00:32:26Très bien,
00:32:27non tact.
00:32:28Mais il faut aussi peut-être
00:32:29que la personne
00:32:30qui arrive en situation
00:32:31irrégulière
00:32:32la respecte aussi.
00:32:34Or si on fait
00:32:34un peu de généalogie,
00:32:36la personne qui d'abord
00:32:37viole le droit français
00:32:39pourrait ensuite
00:32:40se prévaloir
00:32:41du droit français
00:32:42pour se marier.
00:32:43Non mais tout ça
00:32:44et excusez-moi de le dire
00:32:45en ces termes
00:32:46mais tout cela
00:32:47est kafkaïen.
00:32:48C'est peut-être
00:32:49un exemple paroxystique
00:32:50de l'absurdité
00:32:51du droit français.
00:32:52on nous parle
00:32:54à longueur
00:32:54de journée
00:32:55de droits
00:32:56de droits individuels
00:32:57il y a aussi
00:32:58des devoirs
00:32:59pardonnez-moi
00:32:59et d'abord
00:33:00et je pense même
00:33:01que les devoirs
00:33:02arrivent avant
00:33:03les droits
00:33:03et dans cette situation
00:33:04on voit bien
00:33:05que c'est tubuesque
00:33:06et c'est des situations
00:33:07que les français
00:33:08ne comprennent plus.
00:33:09M. Nunez
00:33:10il dit
00:33:11le maire doit
00:33:12respecter la loi
00:33:14mais M. Nunez
00:33:15doit la respecter
00:33:15lui aussi
00:33:17mettre tout en œuvre
00:33:18quelles que soient
00:33:19les difficultés diplomatiques
00:33:20qu'on peut avoir
00:33:21avec certains pays
00:33:22pour faire exécuter
00:33:24les décisions
00:33:24alors il le fait
00:33:25en accord
00:33:25avec normalement
00:33:26M. Darmanin
00:33:27mais il doit pouvoir
00:33:28lui aussi
00:33:29ne pas se défier
00:33:32de la réalité
00:33:33de ce qu'est sa responsabilité
00:33:34dire à un maire
00:33:35dire à des français
00:33:36vous devez respecter la loi
00:33:37alors que l'OQTF
00:33:38ne la respecte pas
00:33:39et que lui-même
00:33:40ne respecte pas
00:33:41ses obligations
00:33:41je ne dis pas
00:33:41qu'il ne respecte pas
00:33:42le droit M. Nunez
00:33:43mais je dis
00:33:43qu'il ne fait pas tout
00:33:44certainement
00:33:45pour que finalement
00:33:46les OQTF soient sortis
00:33:47donc la première des choses
00:33:48c'est se regarder
00:33:49c'est être responsable
00:33:50la responsabilité politique
00:33:51ça existe
00:33:52et on est dans un temps
00:33:53effectivement
00:33:53où sur ce sujet-là
00:33:54comme sur bien d'autres
00:33:55on fait face à l'irresponsabilité politique
00:33:57et les français
00:33:58quand vous regardez le sondage
00:33:59après derrière
00:33:59ils vous disent
00:34:00oui nous on considère
00:34:01que ça n'est pas possible
00:34:02ça n'est pas acceptable
00:34:03une partie considère
00:34:04mais oui peut-être
00:34:05de cette manière-là
00:34:06mais ce qu'on ressent
00:34:06et on le ressent
00:34:07dans le problème
00:34:08dont on traitait
00:34:08vous avez parlé tout à l'heure
00:34:09sur le carburant
00:34:10c'est l'irresponsabilité
00:34:12donc on n'a plus rien à attendre
00:34:13donc on est lassé
00:34:15et on n'attend plus rien
00:34:16d'un gouvernement de ce type
00:34:17voire d'une classe
00:34:18on n'attend plus rien
00:34:19et puis tout cela
00:34:20dure très longtemps
00:34:21je vous rappelle quand même
00:34:22que le mariage en question
00:34:24devait avoir lieu en 2023
00:34:26on est trois ans plus tard
00:34:28alors j'entends bien
00:34:28qu'il y a un enlisement
00:34:30des relations entre la France
00:34:32et l'Algérie
00:34:33et on l'a constaté
00:34:34dernièrement
00:34:35Gérald Darmanin
00:34:36essaye justement
00:34:37de remettre tout cela à plat
00:34:38mais en attendant
00:34:39ça fait quand même
00:34:40trois ans
00:34:41et en trois ans
00:34:42il ne se passe strictement rien
00:34:43on a un individu
00:34:45sous OQTF
00:34:46obligation de quitter
00:34:48le territoire français
00:34:49il ne se passe rien
00:34:50je répète les chiffres
00:34:51pour qu'on ait bien
00:34:52les ordres de grandeur
00:34:53parce qu'il me semble
00:34:54que c'est important
00:34:55150 laissés passer
00:34:57consulaires octroyés
00:34:58donc par l'Algérie
00:34:59à la France
00:34:5951 000 Algériens
00:35:02en situation irrégulière
00:35:03sur le territoire français
00:35:04contrôlés
00:35:05uniquement contrôlés
00:35:06c'est-à-dire qu'il y en a
00:35:07probablement davantage
00:35:08qui n'ont pas été contrôlés
00:35:09donc on voit bien
00:35:10que les chiffres sont dérisoires
00:35:12lorsqu'on nous parle
00:35:13de reprise de la coopération
00:35:14les mots ont un sens
00:35:16c'est une paille
00:35:17il faut le dire
00:35:18c'est une paille
00:35:18et sur ces sujets-là
00:35:20en plus Robert Ménard
00:35:21c'est un récidiviste
00:35:22parce que Robert Ménard
00:35:24il refuse de marier
00:35:25les personnes
00:35:26en situation irrégulière
00:35:27et puis
00:35:28il paye des amendes aussi
00:35:29parce qu'il y a des crèches
00:35:31dans sa mairie
00:35:32donc il cumule
00:35:33si j'ose dire
00:35:34Robert Ménard
00:35:35je le dis avec le sourire
00:35:37mais c'est une triste réalité
00:35:40alors justement
00:35:41revoyons ce sondage
00:35:4273% des français
00:35:44disent oui
00:35:45à l'interdiction des mariages
00:35:47quand l'une des personnes
00:35:47est en situation irrégulière
00:35:49quand on rentre dans le détail
00:35:51alors vous avez
00:35:52la gauche
00:35:54qui majoritairement dit non
00:35:56à 56%
00:35:57bon
00:35:57mais
00:35:58regardez plus loin
00:36:00la droite dit oui
00:36:02il faut interdire
00:36:03à 80%
00:36:04la majorité présidentielle
00:36:05c'est-à-dire le centre
00:36:0783%
00:36:08c'est-à-dire que même
00:36:09au sein
00:36:09du gouvernement
00:36:12macroniste
00:36:12au sein de la Macronie
00:36:13on est plus nombreux
00:36:15que les élus de droite
00:36:17à dire oui
00:36:18il faut interdire
00:36:18donc on dit oui
00:36:19il faut interdire
00:36:19et puis finalement
00:36:20on n'interdit pas
00:36:21et donc on reste
00:36:22sur un statu quo
00:36:23c'est quand même
00:36:24c'est étonnant
00:36:25c'est aberrant même
00:36:27parce que le constat
00:36:28est partagé
00:36:29quand on a
00:36:30quand dans un sondage
00:36:31on obtient 70%
00:36:3373% des français
00:36:34ça veut dire
00:36:34en réalité
00:36:35une très grande majorité
00:36:37lorsque l'on regarde
00:36:38dans le détail
00:36:39des formations politiques
00:36:40alors c'est pas surprenant
00:36:41que ce soit à gauche
00:36:42qu'on soit le plus réticent
00:36:43mais lorsque l'on voit
00:36:44ces chiffres
00:36:46il y a
00:36:46la grande majorité
00:36:47du spectre politique
00:36:48qui est d'accord
00:36:49pourtant
00:36:49rien ne se passe
00:36:50ou du moins
00:36:51il y a des effets d'annonce
00:36:52Gérald Darmanin nous dit
00:36:53oui mais on va
00:36:54on va essayer
00:36:56de faire évoluer la loi
00:36:57alors vous voyez bien
00:36:58que tout cela
00:36:58n'est pas très sérieux
00:37:00alors je voudrais
00:37:00qu'on parle du film
00:37:01L'abandon
00:37:02qu'il faut aller voir
00:37:03au cinéma
00:37:03si vous ne l'avez pas
00:37:04encore déjà fait
00:37:05il y a
00:37:06en première semaine
00:37:09200 548 entrées
00:37:11donc c'est quand même
00:37:12un chiffre
00:37:12qui est colossal
00:37:13et parmi les réactions
00:37:16puisqu'il y a eu
00:37:17également un sondage
00:37:18qui a été mis en place
00:37:19qui vous posait
00:37:20cette question
00:37:21êtes-vous pour ou contre
00:37:22la projection
00:37:22dans les collèges
00:37:24et dans les lycées
00:37:25du film
00:37:25L'abandon
00:37:26sur l'assassinat
00:37:27de Samuel Paty
00:37:2779% d'entre vous
00:37:29avez dit
00:37:30oui
00:37:31oui
00:37:31il faut projeter
00:37:32ce film
00:37:33dans les classes
00:37:34et qu'en pense
00:37:35Valérie Pécresse
00:37:37la présidente
00:37:38de la région
00:37:39Île-de-France
00:37:40on regarde
00:37:42c'est pas un film
00:37:43qui accuse
00:37:44c'est un film
00:37:45qui raconte
00:37:46si des jeunes
00:37:47des lycéens
00:37:48regardent ce film
00:37:49et se mettent
00:37:51à la place
00:37:51des élèves
00:37:52je pense qu'il y a
00:37:53un infini pédagogique
00:37:55un infini éducatif
00:37:57dans ce film
00:37:58ce film montre aussi
00:37:59la dérive
00:38:01du terrorisme
00:38:02de l'islamisme
00:38:03de la radicalisation
00:38:04et ça
00:38:05c'est une réalité
00:38:06qu'on connaît
00:38:07en France
00:38:07qui a meurtri
00:38:08l'Île-de-France
00:38:08on a eu Bataclan
00:38:10on a eu Samuel Paty
00:38:11qui a meurtri
00:38:12les Hauts-de-France
00:38:13avec Dominique Bernard
00:38:13donc je veux dire
00:38:14voilà
00:38:14quand on regarde ce film
00:38:16on comprend
00:38:16qu'il va falloir se battre
00:38:19il va falloir se battre
00:38:20en attendant
00:38:21il faut projeter
00:38:22vous êtes d'accord
00:38:22Jean-Christophe Gallien
00:38:23absolument
00:38:24c'est une revendication
00:38:27qu'il faut porter
00:38:28absolument
00:38:29pour plusieurs raisons
00:38:30je ne suis pas tout à fait
00:38:31d'accord avec elle
00:38:31le film accuse
00:38:32oui il accuse
00:38:32c'est pas juste
00:38:33un regard factuel
00:38:34c'est quelque chose
00:38:35qui raconte
00:38:36ce qui s'est passé
00:38:36c'est quoi
00:38:37c'est un écosystème
00:38:38qui est venu
00:38:39au-delà du fait
00:38:40qu'un terroriste
00:38:40a tué Samuel Paty
00:38:42c'est un système
00:38:43qui l'a tué
00:38:43et qui l'a tué
00:38:44et qui peut encore
00:38:44tuer aujourd'hui
00:38:45on le voit bien
00:38:46dans le film
00:38:46il est totalement seul
00:38:47il est seul
00:38:49abandonné
00:38:49parce qu'on ne protège
00:38:51pas des agressions
00:38:51abandonné
00:38:52parce qu'il y a
00:38:52de l'HT administrative
00:38:53abandonné
00:38:54parce qu'il y a
00:38:54de l'idéologie
00:38:55au cœur même
00:38:56de son organisation
00:38:57éducative
00:38:57pour faire ça
00:38:58et puis de l'autre côté
00:38:59vous avez quoi
00:38:59vous avez aujourd'hui
00:39:00la nécessité
00:39:01de permettre aux voix
00:39:02qui portent
00:39:03ce message de laïcité
00:39:07la seule voix qu'on entend
00:39:08chez les jeunes
00:39:09entreparties
00:39:09alors qu'elle existe
00:39:10de manière variée
00:39:11c'est celle qui attaque
00:39:12le film
00:39:12sur le fait qu'elle attaque
00:39:14la religion musulmane
00:39:15c'est pas vrai
00:39:15alors en marge du cinéma
00:39:18du film l'abandon
00:39:18encore une fois
00:39:19qu'il faut aller voir
00:39:20je vous encourage
00:39:22je vous recommande
00:39:22d'aller voir ce film
00:39:23il y a l'intelligence artificielle
00:39:25alors on a dit
00:39:25l'intelligence artificielle
00:39:27ça va aider les gens
00:39:28c'est vrai que quand
00:39:28moi j'ai mes ados
00:39:30qui prennent leur téléphone
00:39:31ils disent
00:39:31allô Tchadjipiti
00:39:32dis-moi ce qui est bon
00:39:33effectivement généralement
00:39:34ils se gourent rarement
00:39:36bon voilà
00:39:37même si ça peut être contestable
00:39:39en revanche
00:39:40on a vu notamment
00:39:41dans des grands cabinets
00:39:42de conseil
00:39:43qu'il y a eu
00:39:44des charrettes entières
00:39:45qui ont été virées
00:39:46parce que
00:39:47notamment aux Etats-Unis
00:39:48parce que
00:39:48ça remplace d'une certaine manière
00:39:50les tâches ingrates
00:39:51et si on remplace
00:39:51les tâches ingrates
00:39:52on remplace des gens
00:39:53et si on remplace des gens
00:39:55ils sont pas forcément
00:39:56comme le dit
00:39:57j'allais dire
00:39:58la légende
00:39:59formés à faire quelque chose
00:40:00de plus rigoureux
00:40:01de plus intéressant
00:40:03c'est pas forcément vrai
00:40:04alors si l'intelligence artificielle
00:40:05touche le cinéma
00:40:07qu'est-ce que ça donne
00:40:08regardez ce sujet
00:40:09de Sacha Robin
00:40:10et Valentin Rouillon
00:40:13on a peut-être du mal
00:40:15à y croire
00:40:16mais ce court-métrage
00:40:17a entièrement été réalisé
00:40:19par l'intelligence artificielle
00:40:22à l'occasion
00:40:23de la sortie
00:40:24de son livre
00:40:24le réalisateur
00:40:25Fabien Antoniente
00:40:26a dévoilé
00:40:28cette bande-annonce
00:40:29lui-même est stupéfait
00:40:33c'est ma tête
00:40:34c'est mon appartement
00:40:36la chambre d'enfants
00:40:37que j'ai grandi
00:40:38la vue
00:40:39sur la voie ferrée
00:40:40c'est avec l'aide
00:40:42du réalisateur
00:40:43Nicolas Capu
00:40:44que Fabien Antoniente
00:40:45a pu se revoir
00:40:47dans le Paris
00:40:47des années 60
00:40:50un court-métrage
00:40:51nostalgique
00:40:51et poétique
00:40:52dit-il
00:40:53sur l'enfance
00:40:54d'un cinéaste
00:40:55et sa rencontre
00:40:56avec le 7ème art
00:40:57avec de simples photos
00:40:59l'IA transforme
00:41:00tout en vidéo
00:41:01un gain de temps
00:41:03et d'argent donc
00:41:04qui soulève une question
00:41:05l'IA
00:41:06pourra-t-elle remplacer
00:41:07le cinéma ?
00:41:09Nicolas
00:41:09avoue certaines limites
00:41:11et en particulier
00:41:11l'aspect aléatoire
00:41:12de la technologie
00:41:13là il n'y a pas longtemps
00:41:15j'ai essayé
00:41:16de faire
00:41:16des plans spécifiques
00:41:18faire bouger des arbres
00:41:19dans une tempête
00:41:20et c'est impossible
00:41:21une part d'aléatoire
00:41:23et un faux raccord
00:41:24que des internautes
00:41:25ont pu déceler
00:41:25dans ce court-métrage
00:41:26exemple
00:41:27avec ces trois enfants
00:41:29qui entrent dans ce tunnel
00:41:30et surprise
00:41:32à la sortie
00:41:33ils sont quatre
00:41:36impressionnant quand même
00:41:37ces images
00:41:38et nous sommes avec
00:41:38Alexandre Tsikopoulos
00:41:40bonjour
00:41:40vous êtes spécialiste
00:41:41de l'intelligence artificielle
00:41:42vous avez signé ce livre
00:41:44avec Laurent Alexandre
00:41:46justement
00:41:46sur votre spécialité
00:41:48vivre 1000 ans
00:41:50quand l'IA règne
00:41:51et la mort recule
00:41:52rêve ou cauchemar
00:41:53alors justement
00:41:54rêve ou cauchemar
00:41:54pour les cinéastes
00:41:55en l'occurrence
00:41:57alors plutôt cauchemar
00:41:58mais la réalité
00:41:59c'est que le cinéma français
00:42:00n'a pas attendu
00:42:01l'arrivée de l'intelligence
00:42:02artificielle
00:42:02pour perdre des plages
00:42:04chaque année
00:42:04juste quelques rappels
00:42:06de chiffres
00:42:06en 1957
00:42:07nous avions
00:42:08411 millions
00:42:09d'entrées au cinéma
00:42:10en France
00:42:11aujourd'hui
00:42:12on est plutôt
00:42:12à l'ordre de 150 millions
00:42:13on a une perte
00:42:14on a une perte
00:42:14de 62%
00:42:15des entrées
00:42:16dans le cinéma français
00:42:17liées à l'arrivée
00:42:18du streaming
00:42:19plus des plateformes
00:42:20comme Netflix
00:42:21Prime Video
00:42:22Disney Plus
00:42:23à l'horizon de 2020
00:42:242021
00:42:24mais aujourd'hui
00:42:26ce que l'intelligence artificielle
00:42:27vient fondamentalement changer
00:42:28c'est qu'elle va accélérer
00:42:30la mort du cinéma
00:42:32il y a quelques années encore
00:42:33à partir de 2023
00:42:34on a eu les premiers modèles
00:42:36de génération de vidéos
00:42:37qui n'étaient pas du tout
00:42:38de la qualité
00:42:38de ce que vous venez de montrer
00:42:39on pouvait durer
00:42:41à peu près 5 à 10 secondes
00:42:42c'était flou
00:42:43c'était très incohérent
00:42:44on avait 6 doigts
00:42:45enfin c'était vraiment
00:42:46assez mauvais
00:42:47aujourd'hui
00:42:48vous l'avez très bien montré
00:42:49dans votre reportage
00:42:51on a des modèles
00:42:52d'intelligence artificielle
00:42:53qui nous permettent
00:42:54de générer des images
00:42:55de plusieurs minutes
00:42:56voire 10 minutes
00:42:57des courts métrages
00:42:58en plusieurs pompes
00:42:59bien sûr
00:42:59d'une grande qualité
00:43:01en 4K
00:43:01avec des voix
00:43:03avec des plans
00:43:04alors bien sûr
00:43:05il y a encore
00:43:05quelques incohérences
00:43:06la question centrale
00:43:07Alexandre Sycopulos
00:43:08pardonnez-moi de vous couper
00:43:09est-ce qu'un jour
00:43:10il n'y aura plus
00:43:11de cinéaste
00:43:11de réalisateur
00:43:12de monteur
00:43:13de régisseur
00:43:14de catering
00:43:15de maquilleuse
00:43:16d'éclairagiste
00:43:18alors vous voyez bien
00:43:19que si on peut monter
00:43:20des films
00:43:21avec de simples promptes
00:43:23ne coûtant quasiment rien
00:43:24avec une résolution 4K
00:43:26évidemment que ça va venir
00:43:27directement
00:43:28challenger le cinéma
00:43:29et puis je ne sais pas
00:43:30si vous avez entendu parler
00:43:31des premiers acteurs
00:43:32qui vont remplacer
00:43:33les acteurs non humains
00:43:34les acteurs
00:43:35il y a
00:43:35petit nid en route
00:43:36il y a
00:43:36ce qui vont bruit
00:43:37il y a
00:43:37j'en ai un
00:43:37c'est Jean-Christophe
00:43:38Guéliens
00:43:38le même
00:43:39il reste le même
00:43:40il reste là
00:43:42merci beaucoup
00:43:42Alexandre Sycopoulos
00:43:43de nous avoir éclairé
00:43:44sur le sujet
00:43:45et c'est vrai que c'est
00:43:45un peu effrayant
00:43:46l'heure tourne
00:43:47je suis obligé de vous quitter
00:43:48merci beaucoup
00:43:49d'avoir été avec nous
00:43:50dans l'heure qui vient
00:43:51on parlera de Patrick Bruel
00:43:53avec effectivement
00:43:53ses plaintes
00:43:55contre le chanteur
00:43:57et puis on reviendra
00:43:58sur la fraude
00:43:59aux aides
00:44:00de l'état
00:44:01les aides
00:44:02pour les vélos électriques
00:44:03etc
00:44:05siphonnées
00:44:05par des sociétés
00:44:06écrans
00:44:07il y en a pour des milliards
00:44:08on vous explique tout ça
00:44:09juste après 14h
00:44:10à tout de suite
00:44:13C'est surtout avec nous
00:44:14dans Midi News
00:44:15dans un instant
00:44:15les fraudes
00:44:16aux aides de l'état
00:44:18William Molinier
00:44:18est là
00:44:19il nous expliquera tout
00:44:20et puis à 14h30
00:44:21nous serons avec
00:44:21M. Guy Savoie
00:44:22l'académicien des Beaux-Arts
00:44:24M. Guy Savoie
00:44:25pour réagir sur quoi ?
00:44:26Sur les steaks
00:44:28slash cadavres
00:44:29des animaux
00:44:30puisque Mme Rousseau
00:44:31voudrait qu'on appelle
00:44:32les steaks
00:44:32les entrecôtes
00:44:33les cadavres
00:44:34des animaux
00:44:34dans les restaurants
00:44:35tout cela après
00:44:36les dernières informations
00:44:37de Somaïa Labiti
00:44:38et à la une de l'actualité
00:44:40Pierre, le ministre pakistanais
00:44:41de l'intérieur
00:44:42à Téhéran
00:44:42depuis hier
00:44:43pour sa deuxième visite
00:44:44en moins d'une semaine
00:44:45objectif
00:44:46discuter d'une nouvelle proposition
00:44:48américaine
00:44:49avec les dirigeants iraniens
00:44:50proposition qui vise
00:44:51évidemment à mettre fin
00:44:52aux conflits persistants
00:44:54au Moyen-Orient
00:44:54en France
00:44:56après une série
00:44:57de réunions interministérielles
00:44:58Sébastien Lecornu
00:45:00doit faire de nouvelles annonces
00:45:01cet après-midi 17h
00:45:02pour adapter
00:45:03les dispositifs
00:45:04de soutien
00:45:05à l'activité économique
00:45:06face à la flambée
00:45:07des prix des carburants
00:45:08pas besoin
00:45:09de paquets de mesures
00:45:10répondent les automobilistes
00:45:11qui plaident pour une baisse
00:45:12généralisée
00:45:13directement à la pompe
00:45:14écoutez
00:45:16on va avoir le problème
00:45:17à la base
00:45:18parce que nous demander
00:45:19de remplir encore des papiers
00:45:20pour obtenir
00:45:20une pseudo-aide
00:45:22qui ne sera peut-être
00:45:23jamais versée
00:45:23ça demande du travail
00:45:24aux agents de l'Etat
00:45:26nous aussi
00:45:27et au final
00:45:27personne n'a le temps
00:45:28alors que s'ils mettaient
00:45:29un rabais directement au prix
00:45:31ce serait plus simple
00:45:32pour tout le monde
00:45:32pour moi
00:45:33ce n'est pas suffisant
00:45:35c'est
00:45:36ils disent ce qu'ils font
00:45:37mais est-ce qu'ils vont
00:45:38vraiment le faire
00:45:40conférence de presse
00:45:41donc du premier ministre
00:45:42à suivre à 17h
00:45:43en direct
00:45:44sur notre antenne
00:45:454 ans après la vente
00:45:46d'un appartement parisien
00:45:48à presque 1 million d'euros
00:45:49vient d'être annulé
00:45:50à cause de nuisances nocturnes
00:45:52précision
00:45:53grâce à ce reportage
00:45:54signé Sacha Robin
00:45:55et Florian Doré
00:45:56c'est drôle ça
00:45:57une épicerie de nuit
00:45:59fait annuler une vente
00:46:00à près d'un million d'euros
00:46:02tout commence
00:46:03il y a 4 ans
00:46:04lorsqu'une propriétaire
00:46:05trouve un acheteur
00:46:06pour son appartement
00:46:07de 75 mètres carrés
00:46:09situé dans le 15ème arrondissement
00:46:10de la capitale
00:46:11problème
00:46:12le nouvel acquéreur
00:46:13est dérangé
00:46:14par du bruit
00:46:15dans la rue
00:46:15la nuit
00:46:16la présence de jeunes
00:46:17juste en face de l'immeuble
00:46:19perturbe le voisinage
00:46:20le nouveau propriétaire
00:46:22affirme ne pas avoir été prévenu
00:46:24de ses désagréments
00:46:25il saisit la justice
00:46:26quelques mois
00:46:27après l'acquisition
00:46:28et après 4 années
00:46:29de procédure
00:46:30il obtient gain de cause
00:46:32et parvient à faire annuler
00:46:33la vente
00:46:33très peu de temps
00:46:34après son emménagement
00:46:35il s'est aperçu
00:46:36effectivement
00:46:36qu'il y avait en bas
00:46:37de chez lui
00:46:38précisément en face
00:46:39de son immeuble
00:46:39une épicerie
00:46:40où il y avait
00:46:41un attroupement de jeunes
00:46:42qui se droguaient
00:46:43qui buvaient
00:46:44qui causaient des nuisances
00:46:45le fondement juridique
00:46:46qui a été retenu par le juge
00:46:47c'est ce qu'on appelle
00:46:48le DOL
00:46:48le DOL c'est quoi ?
00:46:49c'est la dissimulation
00:46:51intentionnelle
00:46:52d'une information
00:46:54qui avait eu cette information
00:46:54il n'aurait pas acheté le bien
00:46:56la vendeuse
00:46:57doit désormais
00:46:57rembourser le prix du bien
00:46:59ainsi que l'ensemble
00:47:00des dépenses engagées
00:47:02et puis vous pouvez
00:47:03déjà l'apercevoir
00:47:056 ans après avoir réalisé
00:47:06un gigantesque collage
00:47:08autour de la pyramide
00:47:09du Louvre
00:47:09JIR s'est lancé
00:47:11un nouveau défi monumental
00:47:12l'artiste français
00:47:13a totalement transformé
00:47:14le pont 9 à Paris
00:47:15en une longue caverne
00:47:16de toile et d'air
00:47:17gonflé cette nuit
00:47:18réaction des premiers
00:47:19badauds à notre micro
00:47:21je la trouve très belle
00:47:22parce qu'il réussit
00:47:23avec du minéral
00:47:24à faire du mouvement
00:47:26et à prendre du volume
00:47:30je trouve ça très beau
00:47:31c'est vrai qu'il est
00:47:32de plus en plus fréquent
00:47:34donc il y avait eu
00:47:34aussi
00:47:35c'était pas lu
00:47:36la pyramide du Louvre aussi
00:47:36c'est ça ?
00:47:37la pyramide du Louvre
00:47:38aussi
00:47:39voilà donc
00:47:39oui oui
00:47:40de plus en plus
00:47:41il y a en vrai
00:47:41de tout ça
00:47:42et puis elles sont impressionnantes
00:47:43donc elles permettent
00:47:44de mettre en valeur
00:47:46du monument de Paris
00:47:47c'est tout d'abord impressionnant
00:47:49c'est pas la même idée
00:47:52de cristaux
00:47:53où il y a une délicatesse
00:47:56et il y a le tissu
00:47:58qui est plié
00:47:59ça c'est
00:48:01ça ça pèse sur la scène
00:48:03une oeuvre que vous pourrez
00:48:05découvrir jusqu'au 28 juin prochain
00:48:07on a qu'à mettre
00:48:08les mêmes à Central Park
00:48:09et puis on verra bien
00:48:10ce que dit cette dame
00:48:11en tout cas
00:48:12on lui demandera
00:48:13à Guy Savoie
00:48:15tout à l'heure
00:48:15à 14h30
00:48:16parce que son restaurant
00:48:17est juste en face
00:48:18donc on lui demandera
00:48:19ce qu'il en pense
00:48:19mais il a vu pile
00:48:21justement sur cette oeuvre
00:48:22de J.R.
00:48:23Merci Somaia
00:48:24Labidi
00:48:24tout de suite l'écho
00:48:27Votre programme
00:48:27avec Bien Ici
00:48:28On est bien ici
00:48:30Trouvez votre futur logement
00:48:31par vie de quartier
00:48:32et temps de trajet
00:48:33sur bienici.com
00:48:34La chronique écho
00:48:35avec vous
00:48:36Eric de Ritmaten
00:48:37Bonjour Eric
00:48:37Bonjour Pierre
00:48:38Alors tout à l'heure
00:48:39le gouvernement annonce
00:48:40un plan de soutien
00:48:41à certaines personnes
00:48:42pour le carburant
00:48:44Dunia Tengour
00:48:44d'ailleurs sera avec nous
00:48:45tout à l'heure
00:48:46vers 14h45
00:48:47devant Matignon
00:48:49On sait déjà
00:48:49qu'il n'y aura pas grand chose
00:48:50l'Etat n'a plus les moyens
00:48:51pour vous
00:48:53c'est trop tard ?
00:48:54Trop tard
00:48:54bien sûr
00:48:55parce que l'Etat
00:48:56n'a pas su assainir ses comptes
00:48:58quand il était encore temps
00:48:59du coup aujourd'hui
00:49:00il n'y a pratiquement
00:49:01aucune marge de manœuvre
00:49:02les Français
00:49:02dont ce soir à 17h
00:49:04ne doivent pas s'attendre
00:49:05à grand chose
00:49:05pas s'attendre
00:49:06à la moindre largesse
00:49:08pourrait-on dire
00:49:08Vous voulez dire
00:49:09qu'il n'y aura
00:49:10que des aides
00:49:11qu'on appelle ciblées ?
00:49:12Oui c'est-à-dire
00:49:13des reports de TVA
00:49:14de cotisations de taxes
00:49:15pour les professionnels
00:49:16il y aura la prolongation
00:49:17des aides pour les taxis
00:49:18les routiers
00:49:19les pêcheurs
00:49:20les agriculteurs
00:49:20mais rien pour le plus grand
00:49:22nombre des Français
00:49:22alors c'est mieux ainsi
00:49:23parce que franchement
00:49:24notre pays est exsangue
00:49:25et j'ai écouté ce matin
00:49:26l'économiste
00:49:26Marc Poitier
00:49:27dans la matinale
00:49:28de Romain Desarbres
00:49:29on va bientôt être dégradé
00:49:31par les agences américaines
00:49:32la notation va encore baisser
00:49:34comment voulez-vous faire
00:49:35pour donner de l'argent
00:49:36aux Français
00:49:37les aider ?
00:49:37On va emprunter
00:49:38plus cher en France
00:49:39c'est-à-dire que les taux
00:49:40d'intérêt déjà
00:49:40ont commencé à s'emballer
00:49:41et quand vous regardez
00:49:42le niveau de la dette
00:49:43plus de 3500 milliards
00:49:44aujourd'hui
00:49:45on va passer de 65 milliards
00:49:47d'intérêts
00:49:48à verser tous les ans
00:49:49à 75 milliards
00:49:50vous rendez compte
00:49:5110 milliards de plus
00:49:52on ne s'y attendait pas
00:49:53tout ça à cause
00:49:53de cette situation
00:49:54alors comment voulez-vous
00:49:54que l'État
00:49:55fasse un effort davantage
00:49:56pour aider davantage
00:49:57les Français
00:49:57sa seule marge de manœuvre
00:49:59en fait aurait pu
00:50:00en effet
00:50:00aurait été de suspendre
00:50:02la taxe énergie
00:50:03vous savez
00:50:03c'est le certificat énergétique
00:50:05c'est 17 centimes
00:50:06sur le prix des carburants
00:50:07mais comme c'est écolo
00:50:09on ne va pas la supprimer
00:50:10par pure idéologie
00:50:11On en parlait
00:50:12avec Fabien Bouglet
00:50:13justement
00:50:13de ces fameux
00:50:14et puis on emprunte
00:50:15à 4%
00:50:17la Grèce emprunte
00:50:18à 3,8
00:50:19nous on emprunte
00:50:20à 4
00:50:20on élevé
00:50:20l'un petit calaire
00:50:21de l'Europe
00:50:21un plan d'économie
00:50:22est donc urgent
00:50:23selon vous ?
00:50:23Oui mais sauf que
00:50:24l'État ne fera rien
00:50:24et si vous voyez
00:50:25l'élection présidentielle
00:50:26en 2027
00:50:27ça reportera
00:50:29le moindre effort
00:50:30au mois de septembre
00:50:31ou octobre
00:50:31donc ça veut dire
00:50:32que les mois qui viennent
00:50:33ne vont pas être simples
00:50:34et si on taille
00:50:34dans les dépenses
00:50:35qu'est-ce qu'il faudra faire
00:50:36ou qu'est-ce qu'on pourrait faire
00:50:37la dépense publique
00:50:38pour le train de vie de l'État
00:50:39par exemple
00:50:39le non-renouvellement
00:50:40des fonctionnaires
00:50:41qui partent en retraite
00:50:42les agences de l'État
00:50:43qui coûtent une fortune
00:50:44les abus sur la sécu
00:50:46les fraudes sociales
00:50:46les arrêts de travail
00:50:47qui plombent les comptes
00:50:48moi je vais vous dire
00:50:48les idées ne manquent pas
00:50:50ce qui manque aujourd'hui
00:50:51en France
00:50:51c'est le courage
00:50:52Merci Eric de Ritmatane
00:50:55C'était votre programme
00:50:56avec Bien Ici
00:50:57On est bien ici
00:50:58Trouvez votre futur logement
00:51:00par vie de quartier
00:51:01et temps de trajet
00:51:01sur bienici.com
00:51:04Suite de Midi News
00:51:05avec justement
00:51:06ils nous attendent
00:51:07une perche
00:51:07Eric de Ritmatane
00:51:08avec les fraudes sociales
00:51:09on va en parler avec vous
00:51:10William Molinier
00:51:11Bonjour
00:51:11Bonjour Pierre
00:51:12du service police-justice
00:51:13d'Europe 1
00:51:14je vous ai attentivement
00:51:15écouté ce matin
00:51:16dans la matinale d'Europe 1
00:51:18avec ce sujet
00:51:19sur la fraude sociale
00:51:21plusieurs centaines
00:51:23de millions d'euros
00:51:24détournés ainsi
00:51:25chaque année
00:51:26vous dites
00:51:26sans armes
00:51:28ni violences
00:51:28vous avez raison de le dire
00:51:30en l'occurrence
00:51:31parce qu'on a des sociétés
00:51:33écrans
00:51:33qui siphonnent
00:51:35carrément
00:51:35toutes les aides
00:51:37pour les vélos électriques
00:51:38etc
00:51:38expliquez nous
00:51:39comment ça fonctionne
00:51:39Alors en fait
00:51:40tout part d'un
00:51:41c'est un rapport
00:51:42de l'ONAF
00:51:43l'Office National Antifraude
00:51:45tout jeune
00:51:45office
00:51:47sous la tutelle
00:51:48de Bercy
00:51:48300 enquêteurs
00:51:50chargés
00:51:51d'enquêter
00:51:52d'aller sur les grosses fraudes
00:51:53et les gros systèmes
00:51:56de blanchiment
00:51:57tout jeune
00:51:59office
00:52:00parce qu'il a été créé
00:52:00en 2024
00:52:01et en deux ans
00:52:02plus d'un milliard
00:52:04d'euros
00:52:05ont été
00:52:06a été saisi
00:52:07par les enquêteurs
00:52:09et en fait
00:52:09ce qui est intéressant
00:52:11là-dedans
00:52:12c'est que
00:52:13c'est la parole
00:52:14en fait
00:52:14de l'explication
00:52:16l'explication
00:52:17de texte
00:52:17du patron
00:52:20de l'ONAF
00:52:20qui est un magistrat
00:52:21et qu'est-ce qu'il dit
00:52:22il dit
00:52:22qu'il n'y a pas
00:52:24une seule
00:52:25aide publique
00:52:27en France
00:52:27qui aujourd'hui
00:52:28ne fait pas
00:52:29l'objet
00:52:30de prédation
00:52:31de la part
00:52:31de la criminalité
00:52:33organisée
00:52:34et de la part
00:52:35d'escrocs
00:52:36qui vont
00:52:37systématiquement
00:52:38dès lors
00:52:38qu'une aide publique
00:52:40est créée
00:52:42ils vont trouver
00:52:43tous les moyens
00:52:44pour
00:52:46se faire verser
00:52:47cette aide
00:52:48de façon indue
00:52:49et ils y arrivent
00:52:50grâce notamment
00:52:52à l'intelligence artificielle
00:52:54qui va générer
00:52:57des documents
00:52:59attestant
00:53:00que telle ou telle
00:53:01personne
00:53:02aurait le droit
00:53:03de percevoir
00:53:03cette aide
00:53:04toute la difficulté
00:53:06c'est pour l'Etat
00:53:07évidemment
00:53:07en fait
00:53:09l'Etat
00:53:09est incapable
00:53:10c'est-à-dire
00:53:11que l'agent
00:53:11derrière le guichet
00:53:12ou derrière son écran
00:53:13est incapable
00:53:14de détecter
00:53:15cette fraude documentaire
00:53:17c'est-à-dire que lui
00:53:18il est chargé
00:53:19en fait
00:53:20de la conformité
00:53:21c'est-à-dire
00:53:21est-ce que cette personne
00:53:22vu sa situation
00:53:25est éligible
00:53:26à cette aide
00:53:27ou
00:53:27voilà
00:53:28mais il n'est pas
00:53:29en mesure
00:53:30aujourd'hui
00:53:30de détecter
00:53:31le document
00:53:32qui sera
00:53:34un faux
00:53:34et qui
00:53:36pourra
00:53:37la personne
00:53:38qui pourra prétendre
00:53:39à cette aide
00:53:39alors
00:53:39ces aides-là
00:53:40elles sont
00:53:41elles sont multiples
00:53:42il y en a
00:53:42énormément
00:53:43en France
00:53:43ça va
00:53:45du
00:53:45vous savez
00:53:46ce compte
00:53:48professionnel
00:53:49de formation
00:53:50le CPF
00:53:51les aides
00:53:52pour obtenir
00:53:53des aides
00:53:55justement
00:53:55pour les handicapés
00:53:57pour l'achat
00:53:59d'un vélo électrique
00:54:00pour les entreprises
00:54:03les sociétés
00:54:03vous savez
00:54:04que dans la transition
00:54:05écologique
00:54:06et la décarbonation
00:54:07il y a tout
00:54:08un stade
00:54:09d'aide
00:54:09où l'état
00:54:10aide justement
00:54:11ces entreprises
00:54:12à effectuer
00:54:13ce virage
00:54:14et donc
00:54:14ces escrocs
00:54:16alors
00:54:16ça concerne
00:54:17ce sont des sommes
00:54:18colossales
00:54:19colossales
00:54:20c'est-à-dire que
00:54:20là en deux ans
00:54:21l'ONAF a saisi
00:54:23un milliard d'euros
00:54:24la fraude sociale
00:54:26en France
00:54:26elle est évaluée
00:54:27à 20 milliards d'euros
00:54:28alors évidemment
00:54:29dedans
00:54:29il y a des particuliers
00:54:31qui
00:54:32perçoivent des aides
00:54:33qu'ils ne devraient pas
00:54:34percevoir
00:54:35mais
00:54:36il y a une partie
00:54:37et ça c'est ça
00:54:38qui me semble
00:54:38extrêmement intéressant
00:54:40qui est
00:54:41en fait
00:54:42captée
00:54:42par la criminalité
00:54:44organisée
00:54:44l'ONAF a démantelé
00:54:4549
00:54:4648
00:54:48organisations
00:54:49criminelles
00:54:50qui s'étaient
00:54:50concentrées
00:54:51sur
00:54:52cette captation
00:54:53de
00:54:54de
00:54:54de cet argent
00:54:56public
00:54:56ça pose
00:54:57quand même
00:54:58une question
00:54:59c'est la question
00:55:01de notre consentement
00:55:02à l'impôt
00:55:02parce que si
00:55:03effectivement
00:55:04on peut consentir
00:55:05de payer des impôts
00:55:07pour aider
00:55:07les personnes
00:55:08qui en ont besoin
00:55:09c'est compliqué
00:55:11derrière
00:55:12quand ça part
00:55:13dans le mauvais tuyau
00:55:13d'autant plus
00:55:14que certains
00:55:15de ces tuyaux
00:55:16en fait
00:55:16et ça ça a été prouvé
00:55:17par les enquêteurs
00:55:19une partie
00:55:19de cet argent
00:55:20est utilisé
00:55:22et est réinvesti
00:55:23dans le trafic
00:55:24de stupéfiants
00:55:25dans le trafic
00:55:25de stupéfiants
00:55:26donc par exemple
00:55:27moi je vais avoir
00:55:27envie d'un vélo électrique
00:55:29je vais pouvoir
00:55:30bénéficier d'une aide
00:55:31mais je vais pouvoir
00:55:31bénéficier d'une seule aide
00:55:33tandis que là
00:55:35les sociétés
00:55:35dont vous parlez
00:55:36ça regroupe
00:55:37un nombre d'aides
00:55:39possible
00:55:40ils vont dire
00:55:41moi j'ai besoin
00:55:42de 40 vélos électriques
00:55:44pour ma société
00:55:45ils vont faire 40 dossiers
00:55:47et en fait
00:55:48c'est 500 euros
00:55:49par exemple à la région
00:55:50mais ils vont multiplier ça
00:55:51avec les
00:55:51vous savez que les communes
00:55:52peuvent aider
00:55:53le département peut aider
00:55:54donc tout ça
00:55:55va être multiplié
00:55:56pour arriver
00:55:57au final
00:55:58à des montants
00:55:58quand même
00:55:59de plusieurs dizaines
00:56:00de milliers
00:56:01et vous demandez
00:56:01à l'intelligence artificielle
00:56:02de vous faire un petit formulaire
00:56:04bien comme il faut
00:56:05et ensuite
00:56:05on arrive
00:56:06c'est un travail à plein temps
00:56:07c'est ça
00:56:08et ensuite
00:56:09vous arrivez devant le guichet
00:56:10et le guichet
00:56:11il dit
00:56:12c'est conforme
00:56:13donc ok
00:56:13vous avez l'aide
00:56:14et on repart
00:56:14et après
00:56:15c'est difficilement traçable
00:56:16en fait cet argent
00:56:16oui parce qu'il y a
00:56:18une fois qu'en fait
00:56:18le virement a été fait
00:56:20sur le compte
00:56:20de la société
00:56:21même si on s'en rend compte
00:56:22à postériori
00:56:22évidemment
00:56:23ces escrocs là
00:56:24ont organisé
00:56:27leur insolvabilité
00:56:28et ont transféré
00:56:29les fonds
00:56:30sur d'autres
00:56:31comptes en banque
00:56:33en cascade
00:56:34et c'est évidemment
00:56:34très compliqué
00:56:35d'aller retrouver
00:56:36et les sociétés
00:56:37comme par hasard
00:56:37ont disparu
00:56:38pendant ce temps là
00:56:38et les sociétés ont disparu
00:56:39donc ça c'est
00:56:40merci beaucoup
00:56:41William Bollinier
00:56:42c'est vrai que
00:56:42cette fronte sociale
00:56:43Eric de Rizmatel
00:56:45c'est parce qu'il y a
00:56:46des dispositifs d'aide
00:56:47vous parlez de l'environnement
00:56:48ça rappelle
00:56:49vous savez l'histoire
00:56:50de la taxe carbone
00:56:51avec la TVA
00:56:52qui avait été créée
00:56:53par l'Etat
00:56:53et du coup
00:56:55elle avait été détournée
00:56:56cette TVA
00:56:57et ça avait coûté
00:56:58je crois plus d'un milliard
00:56:59et demi à l'Etat
00:56:59c'était il y a
00:57:00une dizaine d'années
00:57:01d'ailleurs la personne
00:57:01qui avait fait ça
00:57:02toujours en prison
00:57:06il est détourné
00:57:07il est abusé
00:57:08et on en arrive à des sommes
00:57:09mais là vous ne parlez pas
00:57:10d'un milliard
00:57:10vous parlez de dix milliards
00:57:11donc ça devient inquiétant
00:57:12sur la fraude sociale
00:57:13et plus récemment
00:57:13il y a même eu le fiasco
00:57:15sur ma prime rénov'
00:57:16oui c'est exactement ça
00:57:17il avait été complètement détourné
00:57:20d'ailleurs le gouvernement
00:57:20a dû rétro-pédaler
00:57:22donc évidemment
00:57:22le sujet des fraudes
00:57:24primordiales
00:57:24alors il y a une nouvelle loi
00:57:26qui a été adoptée
00:57:28il y a un peu moins d'un an
00:57:28pour lutter contre
00:57:29les fraudes sociales
00:57:30vous rappelez les chiffres
00:57:31à peu près 20 milliards
00:57:32estimés par l'IFRAP
00:57:34on a souvent parlé
00:57:36sur cette antenne
00:57:37de fraudes à la CAF
00:57:39près de 500 millions d'euros
00:57:40on se rappelle des fraudes
00:57:41à la carte vitale
00:57:42ou des gens touchés
00:57:44indûment
00:57:45depuis l'Algérie
00:57:45ou le Maroc
00:57:46des aides
00:57:47continuent de toucher
00:57:48continuent de toucher
00:57:49sur les cartes vitales
00:57:51alors même qu'ils sont décédés
00:57:52selon les registres
00:57:53donc vous voyez bien
00:57:54qu'il y a un vrai sujet
00:57:55à l'heure où on cherche
00:57:56des économies partout
00:57:57et à l'heure où Sébastien Lecord
00:57:59va nous dire
00:57:59qu'il n'y a plus d'argent
00:58:00dans les caisses
00:58:00mais qu'est-ce qu'il y a
00:58:01ça veut dire que
00:58:01malgré les technos
00:58:03qu'on a dans les ministères
00:58:04les gens dans les administrations
00:58:06le cabinet McKinsey
00:58:08que l'on mandate
00:58:10pour faire justement
00:58:11du travail supplémentaire
00:58:12malgré tout ça
00:58:13on n'arrive pas à traquer
00:58:13moi je pense que
00:58:14surtout le sujet
00:58:16en termes de contre-mesure
00:58:17c'est parce que
00:58:18lorsqu'on crée
00:58:20une nouvelle aide publique
00:58:22on ne pense pas
00:58:23à la détection
00:58:25et à la contre-mesure
00:58:26à ce moment-là
00:58:27c'est-à-dire qu'on va commencer
00:58:28à se pencher sur le problème
00:58:30une fois qu'il y a
00:58:32plusieurs dossiers qui reviennent
00:58:33et où les policiers
00:58:35se rendent compte
00:58:35que tel argent
00:58:37provient de telle fraude
00:58:39et donc là
00:58:39c'est déjà trop tard
00:58:40c'est-à-dire qu'on ne
00:58:42on ne prend pas la mesure
00:58:45en fait au moment
00:58:46de l'entroi de l'argent
00:58:47de ce...
00:58:48On n'a pas l'antidote
00:58:49tout de suite
00:58:49c'est-à-dire qu'on fait
00:58:50le médicament
00:58:51mais on n'a pas l'antidote
00:58:51vous êtes consterné
00:58:52Moi je suis consterné
00:58:53parce que parallèlement
00:58:54ce qu'on reproche
00:58:56à notre État
00:58:56c'est de créer
00:58:58des fonctionnaires contrôleurs
00:59:00c'est-à-dire que
00:59:01personne n'est contre
00:59:01l'action publique
00:59:02quand elle agit
00:59:03quand elle l'investit
00:59:05quand elle vient
00:59:06accompagner
00:59:06quand elle vient
00:59:07effectivement tenter
00:59:08de réparer
00:59:08ce qui a été mal fait
00:59:09mais on fait une critique
00:59:11en voilà
00:59:11on a une fonction publique
00:59:12de contrôleur
00:59:13contrôleurs fiscaux
00:59:14contrôleurs sociaux
00:59:14On en a beaucoup parlé
00:59:15au 1er mai
00:59:16avec les inspecteurs du travail
00:59:17qui devaient voir
00:59:18si les boulangers travaillaient
00:59:19Exactement
00:59:19donc là il y a une force
00:59:20de contrôle incroyable
00:59:21on sent bien que
00:59:22tous les flux d'ailleurs
00:59:23sont tracés
00:59:23Eric pourrait nous les détailler
00:59:25régulièrement
00:59:25tous les flux sont tracés
00:59:26pour beaucoup fiscaliser
00:59:28fiscaliser en termes
00:59:29de fiscalité
00:59:30mais aussi socialement
00:59:31parce qu'on attaque
00:59:31beaucoup le travail
00:59:32mais là en l'occurrence
00:59:33sur la subvention
00:59:34on a l'impression
00:59:35que c'est
00:59:37allez vas-y
00:59:37comptoir ouvert
00:59:38c'est-à-dire qu'en réalité
00:59:39une fois que l'argent
00:59:40est parti
00:59:41c'est fini
00:59:42est-ce que c'est idéologique
00:59:43parce qu'on est dans
00:59:44l'aide aux associations
00:59:45dans un système de ce type
00:59:47ou est-ce que c'est parce
00:59:47qu'on a oublié
00:59:49qu'effectivement
00:59:50dans l'ADN de départ
00:59:51on n'a pas ça
00:59:51mais je ne comprends pas
00:59:52l'idée que de cette schizophrénie
00:59:54entre d'un côté
00:59:55l'hyper contrôle
00:59:56l'idée que même
00:59:57pour des petites sommes
00:59:58on est là
00:59:58et voire qu'on fait même
00:59:59du contrôle a priori
01:00:01vous voyez
01:00:01moi j'ai pas toujours été contre
01:00:02par exemple l'idée
01:00:03qu'il y avait
01:00:03cette déclaration fiscale
01:00:05qui était
01:00:05voilà moi j'aime pas
01:00:06la réforme d'Armanin
01:00:07si vous voulez
01:00:07j'aime qu'on nous laisse travailler
01:00:09en l'occurrence là
01:00:10parce qu'en gros
01:00:10on vient vous prendre l'argent
01:00:11avant que vous le deviez
01:00:12et là en l'occurrence
01:00:13c'est l'inverse
01:00:14c'est-à-dire qu'on part
01:00:15dans la nature
01:00:16c'est extraordinaire
01:00:17il vaut mieux être
01:00:17de ce côté-là finalement
01:00:18donc ça incite tout le monde
01:00:19vous voyez
01:00:20faire un cocktail IA
01:00:21et crime organisé
01:00:22parce que finalement
01:00:23l'état là
01:00:24il est celui
01:00:25qui finance en partie
01:00:26l'activité
01:00:27du système parallèle
01:00:28bien sûr
01:00:30il est actionnaire
01:00:31des organisations
01:00:32de crime organisé
01:00:33il y a une enquête
01:00:34qui a été menée
01:00:35par la PJ de Versailles
01:00:38qui est absolument incroyable
01:00:40il y a deux ans
01:00:40sur justement
01:00:41la fraude au CPF
01:00:43au compte de formation
01:00:45ils se sont rendus compte
01:00:46qu'en fait
01:00:47c'était deux frères
01:00:47d'une cité de Trappes
01:00:49qui avaient monté
01:00:51cette carambouille
01:00:52et qui détournait
01:00:54donc cet argent
01:00:55et en fait
01:00:57la cité tenait
01:00:59grâce derrière
01:00:59au reversement
01:01:01de l'argent
01:01:02auprès de la population
01:01:04elle vivait
01:01:05uniquement
01:01:06sur cette carambouille
01:01:07et donc là
01:01:08en fait
01:01:08c'est l'état
01:01:08il y a eu une époque
01:01:09maintenant
01:01:09c'est l'état
01:01:10il y a eu une époque
01:01:10où on recevait tout le temps
01:01:11des SMS
01:01:12il y a eu une époque
01:01:13où on recevait tout le temps
01:01:14des SMS
01:01:15sur
01:01:15mettez à jour
01:01:16votre compte CPF
01:01:17moi j'en ai reçu aussi
01:01:19plein de gens en ont reçu
01:01:20et c'était
01:01:20on savait très bien
01:01:21qu'il ne fallait surtout pas
01:01:22les ouvrir
01:01:22parce que c'était
01:01:23effectivement
01:01:23des SMS de fraude
01:01:26on va continuer
01:01:26à parler de justice
01:01:27avec l'affaire Patrick Bruel
01:01:28la pression s'accentue
01:01:29sur le chanteur
01:01:30les maires de Paris
01:01:31Marseille et Brest
01:01:31appellent
01:01:32Patrick Bruel
01:01:33à renoncer
01:01:34à se produire
01:01:35dans leur ville
01:01:35il est visé
01:01:36par plusieurs enquêtes
01:01:37pour viol
01:01:37et agression sexuelle
01:01:39Mathieu Deves
01:01:39nous explique
01:01:41Patrick Bruel
01:01:42est aujourd'hui
01:01:43mise en cause
01:01:43par une trentaine de femmes
01:01:44elle l'accuse
01:01:45de violences sexistes
01:01:46et sexuelles
01:01:47commises entre 1991
01:01:48et 2019
01:01:49le chanteur de 67 ans
01:01:51est visé par 4 enquêtes
01:01:53pour viol en France
01:01:54et une pour agression sexuelle
01:01:56en Belgique
01:01:57il fait aussi l'objet
01:01:58d'une plainte
01:01:58déposée la semaine dernière
01:02:00par Flavie Flamand
01:02:01je porte plainte
01:02:02contre Patrick Bruel
01:02:03pour viol
01:02:04pour que la vérité éclate
01:02:05pour que justice soit rendue
01:02:07pour que cesse
01:02:08de se dérober les regards
01:02:09je joins ma voix
01:02:10à celle des autres femmes
01:02:11qui s'élèvent en France
01:02:12en Belgique et au Canada
01:02:13l'animatrice de télévision
01:02:15dit avoir subi
01:02:16un viol en 1991
01:02:17quand elle avait 16 ans
01:02:19elle raconte
01:02:20avoir eu une absence
01:02:21un blackout total
01:02:22après avoir bu
01:02:23un thé au domicile
01:02:24de l'artiste
01:02:25Patrick Bruel
01:02:26conteste l'ensemble
01:02:27des faits
01:02:27qui lui sont reprochés
01:02:28j'ai rencontré
01:02:29Flavie Flamand
01:02:30dans les années 90
01:02:31ma carrière avait commencé
01:02:32elle débutait la sienne
01:02:34nous nous sommes croisés
01:02:35nous nous sommes revus
01:02:36quelques fois
01:02:36nous avons eu ensemble
01:02:38une brève histoire
01:02:38l'avocate de Flavie Flamand
01:02:40annonce que de nouvelles plaintes
01:02:42pour viol
01:02:42vont être déposées
01:02:43dans les prochains jours
01:02:44Patrick Bruel
01:02:45est présumé innocent
01:02:46il joue actuellement
01:02:47au théâtre à Paris
01:02:48et doit entamer une tournée
01:02:50le 16 juin prochain
01:02:52et la ministre
01:02:53de la lutte
01:02:56contre les discriminations
01:02:57était l'invité d'RTL
01:02:59ce matin
01:03:00Aurore Berger
01:03:01s'est exprimé
01:03:01sur l'affaire Patrick Bruel
01:03:04en fait à la fois
01:03:05on est dans l'injonction
01:03:06de choisir un camp
01:03:06comme s'il y avait
01:03:07un autre camp
01:03:08que celui de la justice
01:03:09et du temps judiciaire
01:03:10qui est aujourd'hui
01:03:11celui dans lequel
01:03:12on doit s'inscrire
01:03:13on met en accusation
01:03:15immédiatement
01:03:15la parole des victimes
01:03:16on les disqualifie immédiatement
01:03:18considérant que par principe
01:03:19elles mentiraient
01:03:20c'est pas le cas
01:03:21ces derniers jours
01:03:21et dans le même moment
01:03:23on piétine la présomption
01:03:24d'innocence
01:03:25c'est une erreur
01:03:26de nous obliger
01:03:27à choisir un camp
01:03:27parce que ça empêchera
01:03:28d'autres victimes
01:03:30de s'exprimer
01:03:30ça empêchera
01:03:31que la justice
01:03:32puisse se rendre
01:03:33sereinement
01:03:34et ça empêchera
01:03:35que la vérité
01:03:35puisse s'installer
01:03:36et la seule vérité possible
01:03:37c'est la vérité judiciaire
01:03:38voilà donc Patrick Bruel
01:03:40qui est donc poursuivi
01:03:41quatre enquêtes
01:03:42pour viol en France
01:03:43une enquête
01:03:43pour agression sexuelle
01:03:44en Belgique
01:03:45voilà ce qu'il a répondu
01:03:47le 17 mai
01:03:48sur Instagram
01:03:49j'ai rencontré
01:03:50Flavie Flamand
01:03:51dans les années 90
01:03:52ma carrière avait commencé
01:03:53elle débutait la sienne
01:03:54nous nous sommes croisés
01:03:55nous nous sommes revus
01:03:56quelques fois
01:03:57nous avons vu
01:03:57nous avons eu ensemble
01:03:58une brève histoire
01:03:59voilà
01:04:00ce que répond
01:04:01le chanteur
01:04:02qui est défendu
01:04:04par Maître Ingrain
01:04:05qui n'a pas pu venir
01:04:06sur ce plateau
01:04:07aujourd'hui mais qui reviendra
01:04:08sans doute pour nous parler
01:04:10de ça
01:04:10voilà c'est à la fois
01:04:13c'est une affaire
01:04:15effectivement très très grave
01:04:15aujourd'hui
01:04:16oui et je crois que
01:04:17les mots d'Aurore Berger
01:04:19étaient assez justes
01:04:20à savoir
01:04:21deux écueils à éviter
01:04:23d'une part
01:04:24jeter en pâture
01:04:24une personnalité
01:04:26sur uniquement
01:04:27ce qui est à ce stade
01:04:28des accusations
01:04:29et puis de l'autre côté
01:04:30dénigrer
01:04:31tout de suite
01:04:31la parole des victimes
01:04:33il faut que l'enquête
01:04:35puisse se mener
01:04:36sereinement
01:04:36ce qui souvent
01:04:37dans ce type
01:04:38d'affaires
01:04:39qui deviennent évidemment
01:04:40et qui concernent
01:04:40des personnalités médiatiques
01:04:42ne se déroulent pas sereinement
01:04:43et c'est un euphémisme
01:04:44de le dire
01:04:45la justice doit faire son travail
01:04:47c'est une procédure
01:04:48il faut respecter
01:04:49à ce stade
01:04:49c'est pour ça qu'elle parle
01:04:50du temps judiciaire
01:04:52et elle a eu raison de le dire
01:04:53oui
01:04:53Jean-Christophe Gallien
01:04:54il y a deux combats narratifs
01:04:57il y a plutôt
01:04:57un combat narratif
01:04:58de deux versions
01:04:59et évidemment
01:05:00c'est déjà le procès
01:05:01si vous voulez
01:05:02c'est ça qui est différent
01:05:03aujourd'hui
01:05:03mais comme souvent
01:05:04dans ce genre d'affaires
01:05:05il y a un procès médiatique
01:05:07avant le temps judiciaire
01:05:08et il faut respecter
01:05:09ce temps judiciaire
01:05:10c'est comme ça aussi
01:05:10il faut respecter aussi
01:05:11le parti du procès médiatique
01:05:12parce que ça fait partie
01:05:14aujourd'hui
01:05:15de l'acte démocratique
01:05:16malgré tout
01:05:17alors ça le dévoie
01:05:18pour une partie
01:05:18et pour une partie
01:05:19ça permet aussi
01:05:20de libérer des paroles
01:05:21c'est un moment
01:05:22que les deux défenses
01:05:23utilisent
01:05:24en préambule
01:05:25maintenant il faut rester
01:05:26assez serein
01:05:27je pense que vous avez
01:05:27raison de le dire
01:05:28et Orberger
01:05:29alors là pour le coup
01:05:29on va signer avec elle
01:05:30oui la violence
01:05:32faite aux femmes
01:05:32il faut la respecter
01:05:33c'est pas un bruit
01:05:34c'est une réalité
01:05:35elle témoigne
01:05:35on verra si c'est avéré
01:05:36et de l'autre côté
01:05:37la digue démocratique
01:05:38c'est la présomption d'innocence
01:05:39allez dans un instant
01:05:41on vous emmène au restaurant
01:05:42peut-être que vous y êtes déjà
01:05:44alors est-ce que vous avez pris
01:05:45un steak
01:05:45une entrecôte
01:05:46une côte de bœuf
01:05:48ou un cadavre
01:05:49d'animal mort
01:05:50si je m'en réfère
01:05:52à ce que dit
01:05:52Sandrine Rousseau
01:05:53on en parle dans un instant
01:05:54avec le chef étoilé
01:05:55Guy Savoie
01:05:56qui nous attend
01:05:56à tout de suite
01:06:00dans un instant
01:06:01à table
01:06:02avec un bon cadavre
01:06:03d'animal
01:06:03après les dernières informations
01:06:04de Sommayal Abidi
01:06:05après une série
01:06:06de réunions interministérielles
01:06:08Sébastien Lecornu
01:06:09doit faire de nouvelles annonces
01:06:10cet après-midi
01:06:1117h
01:06:11pour adapter
01:06:12les dispositifs
01:06:13de soutien
01:06:14à l'activité économique
01:06:15face à la flambée
01:06:16des prix
01:06:16des carburants
01:06:17des annonces
01:06:18que vous pourrez évidemment
01:06:19suivre en direct
01:06:19sur notre antenne
01:06:21à la une également
01:06:22garde à vue prolongée
01:06:23pour 16 personnes
01:06:24suspectées de violences
01:06:25dans le périscolaire à Paris
01:06:26les suspects âgés
01:06:28de 16 à 68 ans
01:06:29sont entendus
01:06:30pour des violences sexuelles
01:06:31des gestes
01:06:31ou comportements
01:06:32décrits comme excessifs
01:06:33une accélération
01:06:34des enquêtes
01:06:35saluée par les familles
01:06:36de victimes
01:06:37et puis on termine
01:06:38par ce constat
01:06:39sans appel
01:06:40consommer des aliments
01:06:41contenant certains colorants
01:06:42et conservateurs
01:06:43est associé
01:06:43à un risque accru
01:06:44de cancer
01:06:45de diabète
01:06:46de maladies cardiovasculaires
01:06:47et d'hypertension
01:06:48c'est ce que démontrent
01:06:49trois études françaises
01:06:50publiées aujourd'hui
01:06:51des études
01:06:52qui renforcent
01:06:53les connaissances
01:06:54sur les effets dévastateurs
01:06:55des aliments ultra transformés
01:06:57merci Somaïa Labidi
01:06:58ça tombe bien
01:06:59on va rester
01:07:00dans le domaine alimentaire
01:07:01avec cette dernière sortie
01:07:03de madame Rousseau
01:07:04Sandrine Rousseau
01:07:04la députée
01:07:05qui faisait un comparatif
01:07:07entre les steaks
01:07:08végétarien
01:07:09et les steaks tout court
01:07:10écoutez
01:07:13j'aimerais bien un jour
01:07:14réussir à passer une mois
01:07:15où on appelle
01:07:16les steaks
01:07:17de la bonne manière
01:07:18c'est à dire
01:07:18des cadavres d'animaux
01:07:19quand on parle par exemple
01:07:20de steaks de soja
01:07:21ils veulent qu'on appelle ça
01:07:22maintenant
01:07:24des croquettes
01:07:25ou des galettes végétariennes
01:07:26pour pas utiliser
01:07:27le terme steak
01:07:27les menus
01:07:28des restaurants
01:07:29auraient beaucoup plus
01:07:30d'allure
01:07:31s'il y avait
01:07:32cadavres de vaches
01:07:35plutôt qu'entre eux
01:07:36je suis sûre
01:07:37que ça dissuaderait un peu
01:07:39alors justement
01:07:40allons dans un restaurant
01:07:42pas n'importe lequel
01:07:42sans doute le meilleur
01:07:43restaurant de France
01:07:44peut-être même du monde
01:07:46puisque c'est le meilleur
01:07:46cuisinier du monde
01:07:47Guy Savoie est avec nous
01:07:48merci d'être en ligne
01:07:50de votre cuisine
01:07:51mon cher Guy Savoie
01:07:53monsieur l'académicien
01:07:54félicitations
01:07:55vous n'avez pas votre costume
01:07:56d'ailleurs
01:07:56d'académicien des Beaux-Arts
01:07:58vous ne l'avez pas mis
01:07:58aujourd'hui
01:07:59c'était hier
01:08:00c'était hier
01:08:03c'était hier
01:08:05journée très émouvante
01:08:06parce que
01:08:07voir que la cuisine
01:08:09est reconnue
01:08:09quand même
01:08:11au niveau
01:08:12de l'académie
01:08:13des Beaux-Arts
01:08:14ça honore
01:08:15tous nos métiers
01:08:16et je suis ravi
01:08:17d'en être
01:08:18le premier représentant
01:08:19tout simplement
01:08:20et j'espère bien
01:08:21que d'autres
01:08:22on va créer
01:08:23une section du goût
01:08:24où il pourra
01:08:25y avoir des cuisiniers
01:08:27des cuirons
01:08:29et autres
01:08:30et autres artisans
01:08:31des métiers de bouche
01:08:32comme on dit
01:08:33de nos métiers
01:08:33et grâce à cet honneur
01:08:36Guy Savoie
01:08:36comme vous le disiez
01:08:37très bien
01:08:38c'est tout l'artisanat
01:08:39que vous traînez
01:08:41derrière vous
01:08:41avec effectivement
01:08:42tous ces métiers
01:08:43de l'alimentation
01:08:44mon cher Guy
01:08:45qu'est-ce que vous répondez
01:08:46à Sandrine Rousseau
01:08:48quand elle dit
01:08:50plutôt que des steaks
01:08:51on devrait appeler ça
01:08:52des cadavres d'animaux
01:08:54oui bon
01:08:55ce que je peux vous dire
01:08:57c'est
01:08:57c'est
01:09:00c'est
01:09:01je crois que moi
01:09:02j'ai du mal
01:09:02j'ai du mal
01:09:03à débattre
01:09:05avec les
01:09:07avec les personnes
01:09:08qui sont dans
01:09:09la déconstruction
01:09:10moi qui suis dans
01:09:11la construction
01:09:12en permanence
01:09:12donc
01:09:14pardonnez-moi
01:09:14j'ai même pas envie
01:09:15de réagir
01:09:15j'ai même pas envie
01:09:16de
01:09:20oui
01:09:21je sais pas
01:09:22ce sont des propos
01:09:22qui sont tellement loin
01:09:23de l'art de vivre
01:09:25à la française
01:09:26que je défends
01:09:26moi
01:09:27deux fois par jour
01:09:28à chaque table
01:09:29et pour chaque convivre
01:09:30non ça mérite
01:09:31même pas de réagir
01:09:33ça sera tout
01:09:35un café l'addition
01:09:39pardon
01:09:40ça sera tout
01:09:41un café l'addition
01:09:42Guy Savoie
01:09:43oui voilà
01:09:44je l'appelle
01:09:45un taxi
01:09:46et puis elle s'en va
01:09:47bon
01:09:48au moins
01:09:49ça le mérite d'être clair
01:09:50une dernière question
01:09:51parce que vous êtes
01:09:52juste en face
01:09:52du pont neuf
01:09:53vous avez vu
01:09:54cet énorme
01:09:56conclueil de gilet
01:09:57qu'est-ce que vous en pensez
01:09:58et que vous dites
01:09:59vos clients
01:09:59et bien moi
01:10:00je suis
01:10:01je suis ravi
01:10:02qu'il y a un événement
01:10:03important
01:10:04qui se passe
01:10:05à 200 mètres
01:10:06du restaurant
01:10:07et bien merci beaucoup
01:10:08merci Guy Savoie
01:10:09d'avoir été quelques instants
01:10:10avec nous
01:10:11dans Midi News
01:10:12et puis
01:10:12je vous laisse continuer
01:10:13j'espère
01:10:13j'espère qu'on est tous
01:10:15sur la même longueur d'onde
01:10:16si je peux me permettre
01:10:16en disant qu'on défend
01:10:18tous ardemment
01:10:19l'art de vivre
01:10:20à la française
01:10:20que la planète entière
01:10:22nous envie
01:10:23et qu'il y a quelques français
01:10:25comment dire
01:10:26ignorants
01:10:27qui ne s'en rendent pas compte
01:10:28et bien voyez
01:10:29quand vous vous chauffez
01:10:30ça commence à venir
01:10:31merci beaucoup
01:10:32merci Guy Savoie
01:10:33merci d'avoir été
01:10:34quelques instants
01:10:35avec nous
01:10:36c'est une façon
01:10:38de Maxime Leguay
01:10:39de faire parler de soi
01:10:41Sandrine Rousseau
01:10:42c'est la revanche
01:10:43du barbecue
01:10:44de Fabien Roussel
01:10:46elle est coutumier
01:10:47du fait
01:10:47elle est dans la provocation
01:10:49permanente
01:10:50alors d'ordinaire
01:10:51je m'applique
01:10:52la devise
01:10:53de tout ce qui est excessif
01:10:54est insignifiant
01:10:55le problème
01:10:56c'est que si je m'applique
01:10:57cette devise
01:10:57la différence
01:10:58c'est la plus grande forme
01:10:58de mépris
01:10:59tout à fait
01:11:00je pourrais la prendre aussi
01:11:01le problème c'est que si on s'applique
01:11:02copyright
01:11:03je vous laisse
01:11:04c'est comme le litre
01:11:06d'électricité
01:11:06je note
01:11:08il faut rendre à César
01:11:09ce qui appartient à César
01:11:11le royaume n'est pas de ce monde
01:11:12le problème c'est lorsque
01:11:13l'on se l'applique
01:11:14cette devise
01:11:15on ne commande jamais
01:11:15les propos de Sandrine Rousseau
01:11:17évidemment c'est risible
01:11:19d'autant plus que
01:11:21c'est assez triste
01:11:22parce qu'elle reste députée
01:11:24en ce moment même
01:11:24il y a la loi d'urgence agricole
01:11:26qui est débattue
01:11:26dans l'hémicycle
01:11:28où on a des agriculteurs
01:11:29qui jouent leur survie
01:11:30ou qui demandent
01:11:31à ce qu'on réduise
01:11:33ces normes excessives
01:11:34à cette compétition
01:11:36cette concurrence déloyale
01:11:37et c'est le moment charnière
01:11:39pour eux
01:11:39qui est débattu dans l'hémicycle
01:11:40on préférait
01:11:41il eût été souhaitable
01:11:43que Sandrine Rousseau
01:11:44s'exprime
01:11:45dans l'hémicycle
01:11:46plutôt que faire cette vidéo
01:11:47sur ce sujet là
01:11:50et la manière dont elle le traite
01:11:51c'est risible
01:11:52Jean-Christophe
01:11:52une réaction
01:11:53on peut défendre
01:11:54le bien-être animal
01:11:55sans faire des producteurs
01:11:56des bourreaux
01:11:57et de nous tous
01:11:58consommateurs
01:11:59des barbares
01:11:59c'est ça la réalité
01:12:00elle met un tribunal
01:12:01au cœur de chacune des assiettes
01:12:04Guy Savoie
01:12:04il était sympathique
01:12:05parce qu'il a la possibilité
01:12:07de les conduire
01:12:08de la renvoyer
01:12:09si elle tape à la porte
01:12:10certainement
01:12:10d'ailleurs que Sandrine Rousseau
01:12:11a dû manger
01:12:11il faudrait la suivre
01:12:12maintenant voir si d'ailleurs
01:12:13elle ne consomme pas
01:12:15elle ne consomme pas
01:12:16je ne veux pas vous fixer
01:12:17mais si elle était
01:12:19dans mon quartier
01:12:19je crois que je mettrais des gens
01:12:20à l'oeuvre
01:12:21pour essayer de voir
01:12:21si effectivement
01:12:22et je pense qu'elle vient
01:12:23de temps en temps
01:12:24donc on va essayer de suivre
01:12:25savoir si elle ne mange jamais
01:12:26si vous voulez
01:12:26de protéines animales
01:12:27c'est une réalité
01:12:28parce que c'est trop facile
01:12:29d'accuser comme ça
01:12:30c'est trop facile
01:12:31de poser cette haine
01:12:32avec un petit sourire
01:12:34tranquille
01:12:34comme elle l'a fait
01:12:35autour des hommes
01:12:36elle-même a dit
01:12:36j'ai déconstruit mon mari
01:12:38donc quand on déconstruit
01:12:39son propre mari
01:12:40évidemment déconstruire
01:12:41l'aspect de qui que ce soit
01:12:42et l'histoire gastronomique française
01:12:44c'est rien
01:12:45on a parlé de la déconstruction
01:12:47déconstruire son mari
01:12:49et Robert Ménard
01:12:51qui était l'invité
01:12:52de Laurence Ferrari
01:12:53ce matin sur CEDEWS
01:12:54avait dit
01:12:56moi je suis végétarien
01:12:57et je ne veux pas ensuite
01:12:59qu'on me stigmatise
01:13:00parce que je suis végétarien
01:13:02il disait
01:13:03c'est démagogique
01:13:04de tenir des propos comme ça
01:13:05parce qu'après
01:13:06nous les végétariens
01:13:07on est considérés
01:13:08comme des gens
01:13:10qui pensent cadavres
01:13:12qui ne respectent pas
01:13:13le fait que certains
01:13:14mangent de la viande
01:13:16et surtout
01:13:16et comme le disait
01:13:17Guy Savoie
01:13:18encore hier
01:13:19lors de son entrée
01:13:20à l'académie
01:13:21il disait
01:13:21je représente l'artisanat
01:13:22le savoir-vier à la française
01:13:23mais aussi
01:13:24les éleveurs
01:13:25voilà
01:13:26de toutes sortes
01:13:28d'animaux
01:13:28et bien sûr
01:13:29ça fait partie
01:13:30de notre patrimoine
01:13:32voilà
01:13:33culturel
01:13:34français
01:13:35et économique
01:13:36puisqu'il y a
01:13:37tout un train derrière
01:13:38si on commence à dire
01:13:39aux éleveurs
01:13:39vous n'éleverez plus
01:13:41c'est Émeric Caron
01:13:42qui disait
01:13:43qu'il fallait qu'on arrête
01:13:43d'élever tous les animaux
01:13:44voilà
01:13:45il y aura de croissance permanente
01:13:47mais encore une fois
01:13:48la temporalité
01:13:49de cette prise de parole
01:13:50au moment même
01:13:51où c'est
01:13:52toute la filière agricole
01:13:53qui joue
01:13:54sa survie
01:13:55dans l'hémicycle
01:13:56avec cette loi
01:13:57d'urgence agricole
01:13:58lorsqu'ils entendent
01:13:59que Mme Rousseau
01:14:01ce qu'elle souhaite
01:14:02c'est une loi
01:14:03comme si c'était gadget
01:14:04mais il y a
01:14:05un côté
01:14:06elle est députée
01:14:07elle est représente
01:14:08de la nation
01:14:10et elle veut
01:14:11une loi
01:14:11comme ça
01:14:11elle le dit
01:14:12sur le ton de la boutade
01:14:13avec le sourire
01:14:14pour changer
01:14:14en fait c'est drôle
01:14:15mais c'est pas drôle
01:14:16c'est extrêmement grave
01:14:17et on va en rester là
01:14:18et puis je crois que
01:14:19Julien Pasquet
01:14:20dans 120 minutes
01:14:21a prévu également
01:14:22d'appeler un vrai restaurant
01:14:24de viande
01:14:24donc là ça sera intéressant
01:14:25aussi de voir
01:14:26je sais pas si c'est
01:14:27le pied de cochon
01:14:28ou l'os à la moelle
01:14:29ou le bœuf volant
01:14:32me dit-on
01:14:33voilà
01:14:33qu'est-ce que va dire
01:14:34le patron du bœuf volant
01:14:35si on lui dit
01:14:36il faut arrêter
01:14:37d'appeler ça le bœuf volant
01:14:38vous verrez ça
01:14:39à partir de 15h
01:14:40avec Julien Pasquet
01:14:41Nelly Dénac
01:14:42nous a rejoint
01:14:43parce que
01:14:44évidemment
01:14:44l'actualité internationale
01:14:46n'est pas en reste
01:14:47elle est brûlante
01:14:48par quoi on commence
01:14:48il y a peut-être
01:14:49des tensions
01:14:49entre Donald Trump
01:14:50et Benyamin Netanyahou
01:14:51par exemple
01:14:51il ne vous aura pas échappé
01:14:53que ces deux hommes
01:14:54ont des considérations
01:14:56internes
01:14:56et des agendas
01:14:57tout à fait différents
01:14:58alors on sait
01:14:59qu'un échange téléphonique
01:15:01a eu lieu hier
01:15:02il était assez tendu
01:15:03entre eux
01:15:04sur ce fameux accord
01:15:06que Washington
01:15:07souhaiterait passer
01:15:07avec Téhéran
01:15:08pour lequel il a donné
01:15:09un deadline
01:15:09qui est sans cesse repoussé
01:15:10leur divergence
01:15:11portant sur la stratégie
01:15:13à adopter
01:15:13je vous propose
01:15:14d'écouter
01:15:15la réponse assez verte
01:15:16qu'a fait
01:15:19Donald Trump
01:15:20à l'adresse
01:15:20de Benyamin Netanyahou
01:15:21il y a quelques heures
01:15:25Netanyahou fera
01:15:25tout ce que je lui demande
01:15:26c'est un homme bien
01:15:27pour moi
01:15:28c'est un homme formidable
01:15:31vous savez que c'est
01:15:32un premier ministre
01:15:33en temps de guerre
01:15:33et il est mal mené
01:15:34d'après moi
01:15:37et moi même
01:15:38à 99% de popularité
01:15:40en Israël
01:15:40et après ma présidence
01:15:41je pourrais me présenter
01:15:42aux élections israéliennes
01:15:43donc peut-être
01:15:44qu'après tout ça
01:15:45j'irai en Israël
01:15:46me présenter
01:15:46pour le poste
01:15:47de premier ministre
01:15:49on en apprend tous les jours
01:15:52j'allais dire
01:15:53avec Donald Trump
01:15:54on n'est plus très étonné
01:15:55à vrai dire
01:15:55quoi qu'il n'a peut-être
01:15:56pas tout à fait
01:15:57on verra
01:15:58alors on sait
01:15:59qu'il privilégie lui
01:16:00une sortie de crise
01:16:01via la diplomatie
01:16:02les discussions en ce moment
01:16:03portent sur une proposition
01:16:04qui a été élaborée
01:16:05à la fois par le Qatar
01:16:06et le Pakistan
01:16:07le Pakistan jouant un rôle
01:16:08quand même assez trouble
01:16:09ces dernières heures
01:16:10ces derniers jours
01:16:11mais ça reste à vérifier
01:16:12et puis la participation active
01:16:14à la fois de la Réunion
01:16:15Saoudite
01:16:15de l'Egypte
01:16:16et de la Turquie
01:16:17ce projet prévoirait
01:16:19une lettre d'intention
01:16:20entre les Etats-Unis
01:16:21et l'Iran
01:16:22afin d'ouvrir
01:16:23une période de négociation
01:16:24de 30 jours
01:16:25on est encore toujours
01:16:25sur ces délais de 30 jours
01:16:27à la fois sur l'ouverture
01:16:29complète du détroit d'Hormuz
01:16:30et bien sûr
01:16:30sur le nucléaire
01:16:31sachant que le moratoire
01:16:32de 20 ans
01:16:33bon ben ça
01:16:33c'est toujours
01:16:35le point d'achoppement principal
01:16:36Benyamin Netanyahou
01:16:38il veut poursuivre
01:16:38cette intense pression militaire
01:16:40sur l'Iran
01:16:41pour affaiblir davantage
01:16:42ses capacités stratégiques
01:16:43en se disant
01:16:43on va faire feu de tout bois
01:16:45allons jusqu'au bout
01:16:45maintenant qu'on est lancé
01:16:47il se dit d'ailleurs
01:16:48qu'il était furieux
01:16:48après l'appel de Donald Trump
01:16:50donc c'est pas la première fois
01:16:52qu'il met
01:16:54qu'il coupe court
01:16:55à ses ambitions
01:16:56coup d'arrêt sur Gaza
01:16:57fin de la guerre
01:16:59des 12 jours
01:16:59l'an dernier
01:17:00pour Donald Trump
01:17:01il était absolument exclu
01:17:04d'entamer
01:17:05un 13ème jour de guerre
01:17:06et puis
01:17:07il freine maintenant
01:17:08ses ardeurs sur l'Iran
01:17:09petite précision
01:17:11l'anecdote
01:17:12concernant les deux hommes
01:17:13ces deux hommes
01:17:13se connaissent bien
01:17:14et ça remonte à très longtemps
01:17:15ils se sont rencontrés
01:17:16dans les années 80
01:17:17quand Benjamin Netanyahu
01:17:18était en poste
01:17:19aux Nations Unies
01:17:20pour Israël
01:17:21alors que Trump
01:17:22était encore
01:17:23le fils fringant
01:17:24et débutant
01:17:24d'un mania de l'immobilier
01:17:25c'est une amitié compliquée
01:17:27où on sent
01:17:28qu'il y en a un
01:17:28qui a l'ascendant
01:17:29et l'oreille
01:17:30de l'autre
01:17:31mais où Trump
01:17:32n'oublie jamais
01:17:33qu'il est avant tout
01:17:35président des Etats-Unis
01:17:36et ses intérêts
01:17:37sont propres
01:17:38à ses engagements
01:17:38auprès de sa base
01:17:39make America great again
01:17:41un mot quand même
01:17:41de la flottille
01:17:43parce qu'on a vu hier
01:17:44le ministre israélien
01:17:46de la sécurité nationale
01:17:47Itamar Ben-Gvir
01:17:48qui est au coeur
01:17:50d'une polémique
01:17:51par la façon de faire
01:17:53par la façon
01:17:53d'arrêter justement
01:17:54ces différents occupants
01:17:56de la flottille
01:17:57à Gaza
01:17:57Alors ça j'ai moins suivi
01:17:59peut-être que Jean-Christophe
01:18:00ces dernières heures
01:18:01mais c'est vrai
01:18:02que cette flottille
01:18:04ça a toujours
01:18:04Le premier ministre
01:18:05Benyamin Netanyahou
01:18:06lui-même a jugé
01:18:07de telles images
01:18:08pas conformes
01:18:09avec les valeurs d'Israël
01:18:10et son ministre
01:18:11des Affaires étrangères
01:18:11Guidéon Saar
01:18:12a accusé son collègue
01:18:13d'avoir sciemment nuit
01:18:15à l'image du pays
01:18:15avec ce spectacle honteux
01:18:17c'est-à-dire qu'il y a
01:18:17l'intégralité des pays
01:18:18qui ont
01:18:19comment dirais-je
01:18:20les uns après les autres
01:18:22critiqué
01:18:23cette façon de faire
01:18:24où vous voyez
01:18:25effectivement
01:18:25le ministre de la sécurité
01:18:28nationale
01:18:28forcer les gens
01:18:29à s'agenouiller
01:18:31et
01:18:31avec une forme
01:18:34de sourire
01:18:35un peu étonnant
01:18:36le drapeau israélien
01:18:37on est là chez nous
01:18:38bon
01:18:39il y a une mise en scène
01:18:40une mise en scène
01:18:41et avec des images
01:18:42c'est vrai
01:18:43tous en randonnion
01:18:45agenouillés
01:18:46il y avait une distorsion
01:18:49entre
01:18:49ce pourquoi
01:18:50ils étaient arrêtés
01:18:51et cette mise en scène
01:18:52un peu exacerbée
01:18:54de la part
01:18:54de M. Gvire
01:18:55et donc
01:18:56effectivement
01:18:56il y a eu des réactions
01:18:58une levée de boucliers
01:18:59en tout cas
01:18:59l'ambassadeur
01:19:00d'Israël
01:19:02en France
01:19:02est convoqué
01:19:03et effectivement
01:19:04on suivra
01:19:05cette affaire
01:19:05de près
01:19:06je voudrais
01:19:07qu'on revienne
01:19:08sur l'information
01:19:09principale de cette journée
01:19:10vous savez qu'à 17h
01:19:12Sébastien Lecornu
01:19:14fera cette grande
01:19:15conférence de presse
01:19:16encore une fois
01:19:16c'est une conférence
01:19:17de presse
01:19:18qui pourrait durer
01:19:19longtemps
01:19:19avec les questions
01:19:20des journalistes
01:19:21c'est pas juste
01:19:22une allocation
01:19:22au perron
01:19:23de Matignon
01:19:24sur les aides
01:19:25que pourrait apporter
01:19:26le gouvernement
01:19:27pour les français
01:19:28face au prix
01:19:29des carburants
01:19:31écoutez justement
01:19:32ces français
01:19:33qu'attendent-ils
01:19:34du premier ministre
01:19:34on les écoute
01:19:35je n'attends plus grand chose
01:19:37parce que des annonces
01:19:39des annonces
01:19:39on nous fait des annonces
01:19:41tout le temps
01:19:41là ce matin
01:19:42je vois le prix
01:19:43à la pompe
01:19:43qui ne baisse pas
01:19:44dans le centre
01:19:44des taxes
01:19:45comme ça
01:19:45ça serait reparti
01:19:46pour tout le monde
01:19:47pas uniquement
01:19:49basé sur les
01:19:51mettons
01:19:51ceux qui font
01:19:52de grands transports
01:19:53et tout ça
01:19:54parce que nous aussi
01:19:54on prend la voiture
01:19:56on utilise la voiture
01:19:58donc il faudrait
01:19:59tout le monde
01:19:59être à la même ligne
01:20:01qu'ils enlèvent la taxe
01:20:04qu'ils diminuent
01:20:04les taxes
01:20:05moi personnellement
01:20:06je n'y crois plus trop
01:20:06c'est les annonces
01:20:07c'est toujours
01:20:08les mêmes classes sociales
01:20:10qui en bénéficient
01:20:11et puis
01:20:12les classes intermédiaires
01:20:13comme nous
01:20:14on est pénalisés
01:20:15voilà
01:20:16je n'y crois plus trop
01:20:18dit cette dernière dame
01:20:20à la pompe à essence
01:20:21qu'est-ce que le ministre
01:20:22le premier ministre
01:20:23va pouvoir annoncer
01:20:24Dunia Tengour
01:20:25est déjà
01:20:25avec les équipes
01:20:26de CNews
01:20:27devant Matignon
01:20:29ma chère Dunia
01:20:30c'est donc une grande
01:20:32conférence de presse
01:20:33qui s'annonce
01:20:37oui une forte attente
01:20:38cher Pierre
01:20:39alors on se dirigerait
01:20:40plutôt vers
01:20:41une prolongation
01:20:42et une extension
01:20:43des aides
01:20:43ciblées
01:20:44alors voilà
01:20:44pour le programme
01:20:45alors 10 ministres
01:20:46seront autour
01:20:47de Sébastien Lecornu
01:20:49le premier ministre
01:20:50doit détailler
01:20:50donc vous l'avez dit
01:20:51à 17h
01:20:52une batterie d'aide
01:20:53face à la flambée
01:20:54des prix du carburant
01:20:55en conséquence
01:20:56vous le savez bien
01:20:57directe détention
01:20:58au Moyen-Orient
01:20:59alors depuis plusieurs semaines
01:21:00l'exécutif
01:21:00promet des mesures
01:21:02ciblées
01:21:02pour les français
01:21:04qui prennent
01:21:05leurs voitures
01:21:06tous les jours
01:21:07gros rouleurs
01:21:07aides à domicile
01:21:09infirmiers libéraux
01:21:10ou encore certaines professions
01:21:12qui sont très dépendantes
01:21:13du carburant
01:21:14mais il reste encore
01:21:15des zones d'ombre
01:21:15il faut le dire
01:21:16puisque le gouvernement
01:21:17exclut pour l'instant
01:21:18ce qui est demandé
01:21:19par l'opposition
01:21:20notamment par le rassemblement
01:21:22national
01:21:22une baisse générale
01:21:23des taxes
01:21:24puisque jugée
01:21:25trop coûteuse
01:21:26pour les finances publiques
01:21:27puisqu'on se rappelle
01:21:28que les caisses de l'état
01:21:29sont vides
01:21:30cher Pierre
01:21:30donc c'est ce qu'on nous rappelle
01:21:31du côté du gouvernement
01:21:32alors l'idée selon Matignon
01:21:33c'est plutôt
01:21:34de faire du sur-mesure
01:21:35avec des aides temporaires
01:21:37c'est très important
01:21:38et des aides ciblées
01:21:39ça ne sera pas
01:21:40pour tout le monde
01:21:41voilà le message
01:21:42donc c'est des annonces
01:21:42très attendues
01:21:43on attend donc
01:21:44cette conférence de presse
01:21:45pour 17h
01:21:46ici à Matignon
01:21:47Merci Dunia Tengour
01:21:48avec Clément Lopez
01:21:49devant Matignon
01:21:51effectivement
01:21:51conférence de presse
01:21:52format XXL
01:21:54Maxime Leguet
01:21:55et inédit
01:21:55de la part de
01:21:56Sébastien Lecornu
01:21:57qui nous a accoutumé
01:21:59à une forme de discrétion
01:22:00on se rappelle même
01:22:01de cette passation
01:22:02de pouvoir express
01:22:03et qui est d'ordinaire
01:22:05fait des allocutions
01:22:05assez brèves
01:22:06effectivement
01:22:06depuis le perron de Matignon
01:22:09néanmoins
01:22:10on sent bien
01:22:10qu'il veut reprendre
01:22:11le contrôle
01:22:12et le narratif
01:22:13sur la gestion
01:22:14de la crise
01:22:14il n'y aura pas
01:22:15d'annonce
01:22:16il n'y aura pas
01:22:17de grandiloquence
01:22:17ça on l'a dit
01:22:18redit
01:22:19on le redit
01:22:20à partir du moment
01:22:21où 60% du prix du carburant
01:22:23dépend de taxes
01:22:23et que le gouvernement
01:22:25dit on ne touchera pas
01:22:26aux taxes
01:22:27vous comprenez
01:22:27parce qu'on ne veut pas
01:22:28que le déficit
01:22:30soit au-delà
01:22:31de 5% du PIB
01:22:32et qu'on a pu
01:22:33les finances publiques
01:22:34pour le faire
01:22:35vous comprenez bien
01:22:35que les marges de manœuvre
01:22:36seront limitées
01:22:37temporaires
01:22:38ciblées
01:22:39voilà
01:22:39les français
01:22:40qui nous écoutent
01:22:42l'ont d'ailleurs
01:22:42compris
01:22:43et déjà intériorisé
01:22:44et n'attendent pas tellement
01:22:45cette conférence de presse
01:22:46alors justement
01:22:46dans la classe politique
01:22:47Robert Ménard
01:22:48était l'invité ce matin
01:22:49de CNews
01:22:50et d'Europe 1
01:22:51et voilà
01:22:51ce que Louis
01:22:52souhaiterait voir
01:22:54poindre
01:22:55sur la crise
01:22:56des carburants
01:22:56en termes de décision
01:22:58gouvernementale
01:23:00vous ne pouvez pas
01:23:01madame
01:23:01aujourd'hui
01:23:03annoncer
01:23:05ce que tout le monde
01:23:05attend
01:23:06c'est-à-dire
01:23:06en gros
01:23:06que tu payes
01:23:07qu'un certain nombre
01:23:08de gens
01:23:08pas tout le monde
01:23:09tout le monde
01:23:09n'est pas en même situation
01:23:10que ceux qui en en ont
01:23:12plus besoin
01:23:12paient un peu moins
01:23:13cher l'essence
01:23:13c'est aussi simple
01:23:14que ça
01:23:14mais si tu dis ça
01:23:16il faut dire en même temps
01:23:17cet argent
01:23:18et ça va coûter de l'argent
01:23:20d'où il sort
01:23:21quand t'es à la maison
01:23:22si t'achètes un truc
01:23:23tu te dis bien
01:23:24d'où veut le sort
01:23:25et tu les sors d'où
01:23:26les 16 milliards
01:23:27parce qu'après
01:23:27c'est les mêmes
01:23:28qui seraient capables
01:23:29de dire
01:23:29ah regardez
01:23:30le déficit
01:23:31il est encore plus important
01:23:33ah regardez
01:23:34on s'endette
01:23:34et voilà
01:23:35et ça va être sans doute
01:23:36le narratif du gouvernement
01:23:37de dire
01:23:37de toute façon
01:23:38je ne peux pas baisser les taxes
01:23:39puisque dans ce cas-là
01:23:40je crée un impôt supplémentaire
01:23:41pour les français
01:23:43alors qu'en fait
01:23:44il y a d'autres moyens
01:23:45aussi
01:23:46moi je pense qu'il y a
01:23:47deux raisons
01:23:48pour lesquelles
01:23:48Sébastien Lecornu
01:23:49va parler aujourd'hui
01:23:50la première
01:23:51c'est qu'on vient
01:23:52avec Nelly Dénac
01:23:53de parler de l'international
01:23:54il y a un moment
01:23:55un peu de flottement
01:23:56vous voyez
01:23:57il y a la guerre
01:23:59face des Etats-Unis
01:24:00et d'Israël
01:24:00contre l'Iran
01:24:01là c'est un moment de pause
01:24:02Hormuz
01:24:03c'est un sujet bien sûr
01:24:04mais on voit bien
01:24:04que maintenant
01:24:04on est rentré
01:24:05dans quelque chose
01:24:05qui est presque
01:24:06structurant
01:24:07de l'actualité internationale
01:24:09et même du fonctionnement
01:24:10finalement de la mondialisation
01:24:11aujourd'hui
01:24:11et puis de l'autre côté
01:24:12on vient d'avoir un mois
01:24:13finalement
01:24:14un mois particulier
01:24:15où les français sont partis
01:24:16pour certains d'entre eux
01:24:17ont arrêté
01:24:18des moments de pause
01:24:19de travail
01:24:19donc on va revenir
01:24:20dans une vraie vie
01:24:21à partir de mardi prochain
01:24:23c'est-à-dire qu'on va se retrouver
01:24:24les uns avec les autres
01:24:25tout le temps
01:24:25au lieu d'être simplement
01:24:26avec les familles
01:24:26donc on sent bien
01:24:27qu'il y a eu un moment
01:24:28de flottement aussi politique
01:24:29très important
01:24:30et là il s'agit je pense
01:24:31de reprendre la main politique
01:24:32en tant qu'à tenter
01:24:33on parlait de narratif
01:24:34Maxime on parlait tout à l'heure
01:24:35de dire
01:24:36maintenant il y a un gouvernement
01:24:37qui existe
01:24:37parce qu'on a oublié
01:24:38qu'il y avait un gouvernement
01:24:39qui avait existé
01:24:40concrètement
01:24:40dans cette période-là
01:24:42ça fait un mois
01:24:42si vous les regardez
01:24:43on a un peu oublié
01:24:44qu'il existait
01:24:44il y a eu des débats
01:24:45monsieur Nunez
01:24:46monsieur Darmanin
01:24:47mais le premier ministre
01:24:48il avait disparu
01:24:49donc il va mettre
01:24:4910 ministres autour de lui
01:24:50pour dire quoi
01:24:51on va faire des chèques
01:24:52du formulaire CERFA
01:24:53et ainsi de suite
01:24:54mais rien de très grand
01:24:55et en espérant
01:24:57en espérant
01:24:57ce qu'on disait tout à l'heure
01:24:58qu'il n'y ait pas
01:24:59au-delà de la lassitude
01:25:00des français
01:25:01qu'on a entendu
01:25:01grâce à votre micro-trottoir
01:25:03tout à l'heure
01:25:03et qu'on a bien entendu
01:25:05se dire on n'y croit plus
01:25:06on n'attend rien
01:25:07en se disant
01:25:07si on ne bouge pas trop les lignes
01:25:09il n'y aura pas de petite révolte
01:25:10il n'y aura rien avant l'été
01:25:11mais le moine soldat
01:25:12prend
01:25:13je crois
01:25:13l'expression de Sébastien Lecornu
01:25:16lui-même
01:25:16prend un risque politique
01:25:19parce qu'il y a quand même
01:25:19quelques rumeurs
01:25:21qui disent que
01:25:22dans ce Money Time
01:25:23qui n'a absolument pas commencé
01:25:24dans la course à la présidentielle
01:25:25Sébastien Lecornu
01:25:26pourrait aussi avoir
01:25:27une carte à jouer
01:25:27oui
01:25:28alors il prend un risque
01:25:29ou alors
01:25:30c'est le premier pas
01:25:31pour montrer
01:25:32qu'il peut aussi
01:25:34être un candidat potentiel
01:25:35montrer
01:25:36qu'il a les épaules
01:25:37alors
01:25:38ce ne sera pas l'objet
01:25:39de la conférence de presse
01:25:40mais c'est aussi
01:25:41ça peut le devenir
01:25:41ça peut le devenir
01:25:43exactement
01:25:43je vois que ça ne vous a pas
01:25:44échappé
01:25:45cher Pierre
01:25:46et donc
01:25:46en tout cas
01:25:47il peut envoyer des signaux
01:25:48aussi
01:25:48aux autres
01:25:50au sein du bloc central
01:25:51on sait que
01:25:51Gabriel Attal
01:25:52devrait probablement
01:25:53se déclarer candidat
01:25:55ce week-end
01:25:55dans l'Aveyron
01:25:57Edouard Philippe
01:25:58est en train de mettre
01:25:58la machine en route
01:26:00et donc évidemment
01:26:01il y a aussi
01:26:01une temporalité politique
01:26:02merci beaucoup Maxime
01:26:03merci Jean-Christophe
01:26:05n'oubliez pas
01:26:0521h ce soir
01:26:06le documentaire
01:26:07sur l'immigration
01:26:08en France
01:26:08autour de
01:26:09Gauthier Le Bret
01:26:11édition spéciale
01:26:12à partir de
01:26:1221h
01:26:13quant à moi
01:26:14je vous remercie
01:26:15je vous retrouve dimanche
01:26:16pour le grand rendez-vous
01:26:16Europe 1 CNews
01:26:17Les Echos
01:26:17avec Alain Finkielkraut
01:26:19qui sera
01:26:19notre invité
01:26:20merci à France
01:26:21Goldfarb
01:26:22Johan Ployer
01:26:23Mathieu à la réalisation
01:26:24Jean-François Hausson
01:26:25et Dominique
01:26:27à la vision
01:26:27très bonne journée
01:26:28sur CNews
01:26:28Merci à tous
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