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  • il y a 12 heures
Face à l'explosion des incivilités et à une menace quotidienne, policiers et gendarmes sont en première ligne. Risquer leur vie pour protéger la vôtre, rétablir l'ordre et faire respecter la loi: c'est le combat de ces hommes et de ces femmes d'exception.

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00:00:14Nice, 23h. Une patrouille de la police municipale vient d'être arrêtée par des touristes russes, victimes d'un vol.
00:00:21Vous vous êtes fait voler quand ?
00:00:22Il y a 25 minutes.
00:00:24Est-ce qu'ils les ont vus ?
00:00:25Et tu les as vus ?
00:00:26Non.
00:00:32Oui, c'est bon.
00:00:57Eva, 27 ans, demande à l'un des touristes de les suivre.
00:01:00On en prend un et qui peut reconnaître, il monte avec nous.
00:01:03Vous restez là, ok ? Vous restez là.
00:01:07Le voleur se déplace vite et change constamment de direction.
00:01:11Les policiers doivent agir avant de perdre sa trace.
00:01:14C'est un établissement, l'opéra.
00:01:16Sur Saint-Jean-Baptiste, là, à gauche.
00:01:21Après 20 minutes de recherche, Eva s'aperçoit que les téléphones ne bougent plus.
00:01:27Toujours pareil.
00:01:29Et quand j'actualise, il me dit qu'on y est.
00:01:32Le voleur se trouve à seulement quelques mètres.
00:01:34Les policiers comptent sur sa description physique pour l'identifier.
00:01:55Le suspect vient d'être appréhendé.
00:02:00Trahi par sa condition physique.
00:02:03Les gars, s'il ne vomisse pas, il va couvrir.
00:02:07Et son degré d'alcoolémie.
00:02:09En revanche, aucune trace du sac.
00:02:17Il faut regarder par là.
00:02:19C'est là qu'il a jeté son sac.
00:02:21Pour pouvoir inculper le voleur, les policiers municipaux ont besoin de preuves.
00:02:25Alors, ils explorent les alentours et interrogent les passants pour retrouver les téléphones.
00:02:41De son côté, Eva cherche le sac dans une rue parallèle.
00:02:47Et c'est dans le renfoncement d'un immeuble qu'elle fait une belle découverte.
00:02:56Les deux, c'est lui qui les a volés.
00:02:57Les sacs qui étaient par terre, il a volé des sacs, lui.
00:02:59D'accord.
00:03:01Donc deux, je l'ai pensé.
00:03:02Eva pense avoir mis la main sur le butin du voleur.
00:03:06J'ai les deux téléphones, je pense.
00:03:08Et demande au touriste russe de confirmer.
00:03:13L'homme est soulagé.
00:03:15Grand merci.
00:03:18Merci.
00:03:21En questionnant cet homme,
00:03:24les policiers comprennent qu'il vient de trouver le sac dans la rue.
00:03:27C'est ça, il s'est dit, bingo, j'ai gagné la soirée.
00:03:31Donc il a volé un voleur.
00:03:32Il a volé, il a volé un voleur.
00:03:37Conduit au poste,
00:03:38les deux suspects vont devoir s'expliquer devant un officier de police judiciaire.
00:03:43Un vol de plus pour une ville sous haute tension.
00:03:46Car vous allez voir que la police municipale se retrouve parfois au milieu d'interventions d'une rare violence.
00:03:56Nice, c'est une image de carte postale.
00:03:59Avec sa vieille ville,
00:04:01sa baie somptueuse
00:04:03et son soleil toute l'année.
00:04:08Mais derrière ce tableau idyllique
00:04:10se cache une autre réalité.
00:04:19Les vols et les agressions ne sont pas rares
00:04:21et les victimes de tous âges.
00:04:27Pour garantir la sécurité de tous
00:04:30et garder intact le prestige de la ville,
00:04:33la municipalité est mise avant tout sur sa police de proximité.
00:04:37On a une consommation de sublifiant
00:04:39ainsi que des dégradations.
00:04:41Nice est aujourd'hui dotée de la première police municipale de France
00:04:44avec près de 550 hommes.
00:04:47Dès qu'on arrivera sur place,
00:04:49on fige la situation de suite.
00:04:51Il n'y a plus personne qui bouge.
00:04:53Dotée de moyens importants,
00:04:54ces femmes et ces hommes quadrillent la ville
00:04:56à la recherche de la moindre infraction.
00:04:58Moi je vais juste là-bas,
00:05:00mais la personne je la tue devant toi.
00:05:07Pour les aider dans leur mission délicate,
00:05:09les policiers peuvent compter
00:05:10sur le soutien des opérateurs vidéo
00:05:14qui contrôlent plus de 3100 caméras.
00:05:19Que ce soit en moto,
00:05:21à vélo.
00:05:22J'ai défendu une fille
00:05:24qui ne voulait pas se faire violer.
00:05:27Les policiers sont sur tous les fronts.
00:05:29Il y a deux agents de sécurité
00:05:30qui courent après un individu.
00:05:33entre les interpellations musclées
00:05:37et les courses-poursuites spectaculaires.
00:05:44Le travail des policiers municipaux de Nice
00:05:46n'est pas simple.
00:05:48La pression est permanente.
00:05:52Car vous allez voir
00:05:53qu'ils ont parfois face à eux
00:05:55des individus hors de contrôle.
00:06:05Il est 21h ce soir-là.
00:06:07Un accident spectaculaire
00:06:09vient de se produire
00:06:10dans un quartier populaire.
00:06:12L'un des conducteurs
00:06:13aurait pris la fuite.
00:06:21Johan, un policier municipal de 36 ans
00:06:24est l'un des premiers
00:06:25arrivés sur les lieux.
00:06:30Plusieurs camions de pompiers
00:06:31sont présents.
00:06:35Les habitants de cette rue
00:06:36sont descendus nombreux
00:06:37pour tenter de comprendre
00:06:39ce qui s'est passé.
00:06:41C'est un véhicule toujours de 36
00:06:42apparemment d'après le témoin
00:06:43qui a percuté ce véhicule.
00:06:48Le choc a été brutal.
00:06:49Cette voiture porte les stigmates
00:06:51de l'impact.
00:06:54Son conducteur a été pris en charge
00:06:56par les pompiers.
00:06:58L'accident a été filmé.
00:06:59L'accident est...
00:07:01On est en train de faire
00:07:01les relectures.
00:07:02Apparemment, il serait filmé
00:07:03dans un premier temps.
00:07:06Pendant ce temps-là,
00:07:07au centre de vidéosurveillance,
00:07:10les opérateurs vidéo
00:07:11ont retrouvé les images
00:07:12de l'accident.
00:07:13Elles vont permettre aux policiers
00:07:15de déterminer
00:07:15les responsabilités de chacun.
00:07:18La voiture est là.
00:07:20Elle s'avance trop.
00:07:21Du coup, elle va taper
00:07:22sur le véhicule
00:07:23et lui, il part en tête à cœur.
00:07:26Pour éviter cette voiture blanche,
00:07:30le conducteur de cet autre véhicule
00:07:32a fait une violente embardée.
00:07:34Un mouvement brusque
00:07:36qui lui a fait perdre
00:07:37le contrôle de sa voiture
00:07:38pour s'envoler dans les airs.
00:07:42Sur place,
00:07:45les urgentistes du SAMU
00:07:46ont été appelés en renfort
00:07:48pour prendre en charge
00:07:48le conducteur blessé.
00:07:51Les policiers,
00:07:52de leur côté,
00:07:52interrogent les témoins.
00:07:54Car le chauffeur
00:07:55de la 206 blanche,
00:07:56qui a coupé la route,
00:07:57a pris la fuite
00:07:58après l'accident.
00:07:59Qu'est-ce qui se passait ?
00:08:00J'ai vu qu'à la sortie
00:08:01du parking derrière moi,
00:08:02à droite,
00:08:03il y avait une 206 blanche
00:08:04avec la vente toute abîmée.
00:08:06D'accord.
00:08:06Et donc, je suis venu voir lui,
00:08:08j'ai dit, est-ce que ça va ?
00:08:09Il m'a dit, ça va,
00:08:10j'ai juste un peu mal au dos.
00:08:11Et quand je suis retourné
00:08:11dans le parking
00:08:12pour relever la plaque,
00:08:15après plusieurs minutes
00:08:17d'auscultation,
00:08:18un des urgentistes
00:08:19vient informer Johan
00:08:20de l'état de santé
00:08:21de la victime.
00:08:22Au niveau des blessures,
00:08:23c'est quoi, blessures légères ?
00:08:24Il n'y a absolument rien,
00:08:25il y a une douleur
00:08:26au niveau du cou de gauche,
00:08:27il n'y a pas de déformation,
00:08:28il n'y a rien,
00:08:28il faut aller sur Pasteur
00:08:29aux armes.
00:08:30Zéro airbag.
00:08:32Le conducteur n'avait pas
00:08:33d'airbag,
00:08:34mais sa ceinture de sécurité
00:08:35l'a sauvé.
00:08:37Encore sonné,
00:08:38il va être conduit
00:08:39à l'hôpital le plus proche.
00:08:40L'hôpital Pasteur.
00:08:43On a reçu,
00:08:50d'après le témoin des faits,
00:08:51le véhicule présenterait
00:08:53des traces de choc
00:08:54à l'avant.
00:08:54Grâce à la vidéo,
00:08:56Johan vient de recueillir
00:08:57de précieuses informations
00:08:58pour retrouver
00:08:59la trace de la 206 blanche.
00:09:01Notamment sa plaque
00:09:02d'immatriculation,
00:09:04la piste est encore fraîche.
00:09:06D'après les premiers éléments
00:09:07que j'ai de la vidéo,
00:09:08le véhicule ne ressort pas
00:09:10à hauteur de Garigliano.
00:09:12Le véhicule est susceptible
00:09:14vraiment de se trouver
00:09:14sur le secteur.
00:09:15Le périmètre où le suspect
00:09:17pourrait se cacher
00:09:17est restreint.
00:09:18Alors Johan part inspecter
00:09:19les rues alentours
00:09:20à la recherche
00:09:21d'une voiture blanche.
00:09:23Donc en fait,
00:09:23il le perd de vue
00:09:24juste après la caserne
00:09:25des pompiers
00:09:27et il ne ressort pas
00:09:28de la courbe.
00:09:30Donc il est entre
00:09:31la caserne des pompiers
00:09:32et la fin de la courbe.
00:09:34Habitué à travailler la nuit,
00:09:35le policier finit par repérer
00:09:37malgré la pénombre
00:09:38une petite tache blanche
00:09:39de l'autre côté de la rue.
00:09:42Là-bas,
00:09:42il y a une 206 à gauche.
00:09:44Je suis pressé à l'avenir.
00:09:46C'est quoi ?
00:09:47206 ou 207, la blanche ?
00:09:48206.
00:09:50On peut jeter un coup d'œil
00:09:51au cas où.
00:09:57C'est celle-là.
00:10:00Elle présente
00:10:01la trace à l'avant.
00:10:03Johan a vu juste.
00:10:04La plaque de ce véhicule
00:10:06correspond à celui du suspect.
00:10:08Il prévient ses collègues
00:10:09de la police nationale
00:10:10pour qu'il l'inspecte.
00:10:15Vu le choc à l'avant,
00:10:17ça ne peut être que ça.
00:10:23Elle est encore chaude.
00:10:25Elle est encore chaude en plus.
00:10:28Avec son flair,
00:10:30Johan n'a peut-être
00:10:30pas mis la main sur le suspect.
00:10:32Mais dans la boîte à gants
00:10:34du véhicule,
00:10:35les policiers ont retrouvé
00:10:36une identité.
00:10:37Les collègues de la police nationale
00:10:39sont sur place
00:10:40qui ont vérifié
00:10:41à l'intérieur du véhicule
00:10:42voir s'il y avait un nom
00:10:43ou une adresse.
00:10:44Et là, ils sont en train
00:10:45de rendre compte
00:10:46à l'officier de police judiciaire.
00:10:48Au terme de l'enquête,
00:10:50le conducteur a été retrouvé.
00:10:52Inculpé pour délit de fuite,
00:10:54il risque une peine maximum
00:10:55de 3 ans de prison
00:10:56et 75 000 euros d'amende.
00:11:02Si Nice est la capitale
00:11:03de la Côte d'Azur,
00:11:05c'est aussi grâce au charme
00:11:06de son vieux quartier.
00:11:08Dans ses ruelles étroites
00:11:09et colorées,
00:11:10on trouve des boutiques
00:11:11de souvenirs
00:11:12mais aussi de nombreux restaurants
00:11:13pour déguster
00:11:14des plats typiques du pays.
00:11:17Ici, le temps ne s'arrête jamais
00:11:18et lorsque la nuit tombe,
00:11:20les allées du Vieux Nice
00:11:21s'animent d'une toute autre population.
00:11:24Dans cette zone piétonne,
00:11:25ultra fréquentée,
00:11:27la police ne peut pas intervenir
00:11:28avec des véhicules motorisés.
00:11:30Une brigade spécialisée
00:11:31a donc été créée
00:11:32pour rester mobile
00:11:33et agir rapidement,
00:11:34quelle que soit la situation.
00:11:39Le vélo, c'est moyen discret
00:11:42parce qu'on arrive dans le Vieux Nice
00:11:44donc il ne nous voit pas arriver
00:11:45parce qu'on est directement
00:11:47mélangé avec la population.
00:11:48On est réactif avec les vélos
00:11:49donc on peut aller plus vite
00:11:51par rapport aux collègues qui courent
00:11:52ou pas avec les véhicules.
00:11:55Chaque nuit,
00:11:56les policiers de la brigade à vélo
00:11:57sillonnent les ruelles,
00:11:59prêts à bondir
00:11:59au moindre signal suspect.
00:12:02Il est minuit ce soir-là
00:12:04lorsque les policiers
00:12:05sont accostés
00:12:06par un touriste
00:12:06d'origine étrangère.
00:12:08C'est ici dans la rue ?
00:12:10Oui, oui.
00:12:14Cet homme affirme
00:12:15qu'il vient d'être agressé
00:12:16en pleine rue.
00:12:17Selon lui,
00:12:18les auteurs ne seraient pas loin
00:12:19alors il demande
00:12:20aux policiers de le suivre.
00:12:23C'est ici à gauche,
00:12:24juste là.
00:12:27En quelques secondes,
00:12:28les forces de l'ordre
00:12:29encerclent cette bande de jeunes
00:12:30qui semblent un peu surpris
00:12:32par leur présence.
00:12:38C'est sept hommes.
00:12:41Un et deux ?
00:12:43C'est trois là, c'est ça ?
00:12:46Il en manque deux.
00:12:47Je connais leur visage.
00:12:49La victime est catégorique,
00:12:51ces hommes seraient
00:12:52ces agresseurs.
00:12:57Je vous ai demandé
00:12:58si vous avez
00:12:58des objets interdits dangereux.
00:13:00En palpant les jeunes,
00:13:02les policiers viennent
00:13:03de trouver un couteau.
00:13:04Il y a une lame,
00:13:06ça peut être dangereux pour nous.
00:13:09Ok, rien d'autre ?
00:13:10Porter ce canif
00:13:11n'est pas interdit.
00:13:12Mais en questionnant la victime,
00:13:14les policiers vont découvrir
00:13:15que l'un des agresseurs
00:13:17avait lui aussi une lame.
00:13:18Il y a un canard
00:13:20qui a d'abord
00:13:21il s'approché
00:13:21au caméra.
00:13:22Il a une cigarette
00:13:22quand il est sorti
00:13:23un couteau pour qu'il n'y en a pas.
00:13:24C'est un couteau comme ça ?
00:13:28Non, non,
00:13:28c'est un autre couteau.
00:13:30Un autre couteau.
00:13:32Il y avait un couteau
00:13:34noir.
00:13:34Il était petit.
00:13:36Comme vous le savez,
00:13:37tchik tchik tchik tchik.
00:13:40J'ai vu ces gars
00:13:40et ils m'ont demandé
00:13:41si j'avais des cigarettes.
00:13:42Alors j'en ai donné.
00:13:44Ils m'ont pris mon argent
00:13:45parce qu'il m'a menacé
00:13:46avec un couteau.
00:13:47Donc j'ai donné
00:13:47avec tout mon argent.
00:13:51Deux des agresseurs
00:13:52manqueraient à l'appel.
00:13:54Peut-être sont-ils
00:13:55encore dans les parages.
00:14:04Transmetté.
00:14:07Grâce au témoignage
00:14:09de la victime,
00:14:09les policiers disposent
00:14:11de la description physique
00:14:12des deux hommes.
00:14:13Une information
00:14:14que les opérateurs vidéo
00:14:16vont exploiter
00:14:17pour tenter
00:14:18de retrouver leurs traces.
00:14:19C'est reçu.
00:14:22Quelques instants plus tard,
00:14:24un homme en sang
00:14:25fait son apparition.
00:14:27Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:14:28C'est quoi ?
00:14:30C'est que j'ai défendu
00:14:31une fille
00:14:32qui ne voulait pas
00:14:33se faire violer.
00:14:34Qui vous a agressé là ?
00:14:35C'est eux ?
00:14:36Les trois.
00:14:37Avec...
00:14:38Oui, avec encore
00:14:39cinq personnes.
00:14:41Les trois là ?
00:14:41Oui.
00:14:42Cet homme au visage
00:14:43tuméfié et formel.
00:14:44Ce sont ces trois hommes
00:14:46qui l'ont frappé.
00:14:47Je ne vais pas me mentir.
00:14:48Non, mais...
00:14:49Regardez.
00:14:51Vous voyez ?
00:14:52Vous voyez ?
00:14:55Je me suis fait taper
00:14:56comme une victime.
00:14:58Je vous ai dit...
00:14:59Les policiers décident
00:15:00de prendre à part cet homme
00:15:01pour savoir où
00:15:02et quand il s'est fait attaquer.
00:15:04C'est lui ?
00:15:05Oui.
00:15:05À quel moment il t'a tapé ?
00:15:06À quel moment ?
00:15:07Il m'a tapé
00:15:08quand j'étais en sang là-bas.
00:15:09Je vous promets.
00:15:12Avec quoi ?
00:15:13Avec quoi il t'a tapé ?
00:15:13Avec quoi ?
00:15:15Voilà, regardez.
00:15:17Il y a du sang.
00:15:19Oui, non, mais avec quoi
00:15:19il t'a tapé ?
00:15:21Avec le poing.
00:15:23Regardez, allez-y.
00:15:24Allez-y, allez-y, allez-y.
00:15:26Mets-toi ici, là.
00:15:27Mets-toi là.
00:15:28Mets-toi là.
00:15:29Reprends tes esprits.
00:15:30D'accord ?
00:15:31Si les agresseurs
00:15:32se sont battus à main nue,
00:15:33ils doivent encore
00:15:34emporter les traces.
00:15:35Pour l'instant, ils entendent
00:15:36des milieux de l'affaire.
00:15:37Le policier va vérifier
00:15:38leurs avant-bras
00:15:40pour savoir si la victime
00:15:42dit la vérité.
00:15:43Je vais quitter.
00:15:44J'ai un bras,
00:15:44si c'est passé.
00:15:46Si c'est passé avec lui.
00:15:47Je ne l'ai jamais croisé.
00:15:49Regardez mes bras,
00:15:49santé, je ne transpire pas.
00:15:52Regardez, va.
00:15:53Mais écoutez,
00:15:54ce que j'ai là,
00:15:56je ne le verrai jamais
00:15:57parce que j'ai plus envisage
00:15:59de me taper.
00:16:00La police commence
00:16:01sérieusement à douter
00:16:02de l'histoire de cet homme.
00:16:04De plus,
00:16:04il est très alcoolisé.
00:16:19Venus pour une affaire,
00:16:21les policiers se retrouvent
00:16:22avec deux dossiers
00:16:23sur les bras.
00:16:24Lui, non, lui, non.
00:16:25Lui, c'est un gentil.
00:16:27C'est un gentil.
00:16:27Oui, on sait, on sait.
00:16:29Les choses vont encore
00:16:30se compliquer
00:16:31avec l'arrivée
00:16:31d'une troisième personne,
00:16:33tout droit sortie
00:16:34de nulle part.
00:16:35Non, monsieur,
00:16:36s'il vous plaît,
00:16:36c'est parti.
00:16:37Vous l'avez trouvé où, monsieur ?
00:16:38Par terre.
00:16:39Où, par terre ?
00:16:40À la promenade.
00:16:42Hein ?
00:16:42À la promenade.
00:16:44À la promenade ?
00:16:44Oui.
00:16:45Je suis venu
00:16:46parce que je voulais le rendre.
00:16:47C'est un monsieur
00:16:48qui s'est fait frapper
00:16:48sur la promenade.
00:16:49Oui, il s'est fait frapper
00:16:50par qui ?
00:16:50Il s'est fait frapper par qui ?
00:16:52Moi, je suis venu à la fin
00:16:53quand vous étiez là.
00:16:54C'est pas du tout.
00:16:55Il y a un mec,
00:16:56qui est venu nous rendre
00:16:57pour ce feuille.
00:16:58Donc, tu t'es pas rendu compte
00:16:59que tu l'as perdu ?
00:17:00Oui, parce qu'en fait,
00:17:01j'étais par terre.
00:17:02J'étais comme ça.
00:17:03Ils étaient tous
00:17:04en train de me taper.
00:17:06La victime remercie
00:17:07ce mystérieux samaritain.
00:17:09Les trois suspects, eux,
00:17:11commencent à perdre patience
00:17:12et ne semblent plus rien
00:17:13comprendre à la situation.
00:17:17On ne l'a jamais vu, monsieur.
00:17:19Regardez les caméras.
00:17:21Vous allez voir.
00:17:22C'est pas nous.
00:17:23C'est un fou, lui.
00:17:25Je suis là, je suis net,
00:17:26je n'ai pas bu,
00:17:27je n'ai pas un gramme
00:17:27d'alcool dans le sang.
00:17:28Vous me parlez de bagarre,
00:17:30j'ai...
00:17:30Vas-y.
00:17:31Bagarre de quoi, mon pote ?
00:17:33Qui a tort ?
00:17:34Qui a raison ?
00:17:36Difficile de le dire.
00:17:37Pour démêler le vrai du faux,
00:17:39les trois jeunes hommes
00:17:40vont donc être conduits
00:17:41au commissariat
00:17:41pour être entendus.
00:17:44Après vérification,
00:17:45les policiers relâcheront
00:17:46les suspects dans la soirée.
00:17:48Grâce aux caméras
00:17:49de surveillance de la ville,
00:17:50ils ont découvert
00:17:51que les trois jeunes hommes
00:17:52n'avaient commis aucun vol
00:17:53et que l'homme en sang
00:17:54avait été agressé
00:17:55par d'autres personnes.
00:17:57Les trois amis garderont
00:17:59un souvenir mouvementé
00:18:00de cette soirée
00:18:00dans le vieux Nice.
00:18:05Plus la nuit avance,
00:18:07plus les policiers municipaux
00:18:08doivent maintenir
00:18:09leur sens en éveil.
00:18:11Car lorsque les rues se vident,
00:18:13il n'est pas rare
00:18:14de tomber sur de belles affaires
00:18:15au détour d'un simple contrôle.
00:18:21Ce conducteur de deux roues
00:18:23roulait à contresens.
00:18:25L'homme sait qu'il est en tort.
00:18:27Alors il tente de se justifier.
00:18:47Le conducteur semble
00:18:48de plus en plus nerveux.
00:18:50Pour en finir au plus vite,
00:18:52il serait même prêt
00:18:53à faire un don
00:18:53à la police.
00:18:55Monsieur,
00:18:56finissez-vous.
00:18:57Non, non.
00:18:57Prenez le scooter.
00:18:58Je vais au parapet.
00:18:59Prenez le scooter.
00:19:00Pour l'instant,
00:19:01on vous tira à nous
00:19:02quand vous partirez.
00:19:03Julien est policier
00:19:04depuis trois ans
00:19:05et s'est déjà forgé
00:19:06une solide expérience.
00:19:08Il sent que quelque chose
00:19:09cloche,
00:19:10alors il part inspecter
00:19:11le scooter.
00:19:19Grâce au numéro de série,
00:19:21Julien interroge
00:19:21les fichiers
00:19:23pour savoir
00:19:24si le deux roues
00:19:25a été volé.
00:19:27On cache des choses, toi.
00:19:29Soit vous nous dites,
00:19:30vous êtes clair avec nous
00:19:30et vous dites clairement
00:19:31pourquoi ce n'est pas
00:19:32la place correspondante
00:19:33du scooter,
00:19:34soit on va chercher
00:19:35encore un peu plus loin
00:19:36et pour vous,
00:19:37ça sera moins bon.
00:19:37C'est la vérité,
00:19:38vous me laissez partir ?
00:19:40Dans tous les cas,
00:19:41ça sera diffus,
00:19:42on va plus se dire.
00:19:43L'homme sent l'étau
00:19:44se resserrer
00:19:45et finit par craquer.
00:19:47Ça va pas,
00:19:47vous voulez la vérité ?
00:19:48Maintenant,
00:19:48je vais balancer tout le monde,
00:19:49maintenant.
00:19:50J'en ai marre,
00:19:51ok ?
00:19:51Maintenant,
00:19:52je ne suis pas tout seul
00:19:52à arrêter la personne.
00:19:53Il y a une autre personne
00:19:54qui a un scooter.
00:19:55Ne levez pas trop,
00:19:55ne levez pas trop.
00:19:56Je m'en fous,
00:19:57vous voulez que je me suicide ?
00:19:58Calmez-vous, calmez-vous.
00:20:00Que je me suicide ?
00:20:01C'est quoi le problème ?
00:20:01Le scooter,
00:20:02il est volé.
00:20:03Le conducteur de deux roues
00:20:04vient d'avouer.
00:20:06Les policiers municipaux
00:20:07l'interpellent
00:20:08pour qu'ils soient
00:20:08entendus au commissariat.
00:20:10Donc on s'est aperçu
00:20:11en fin de compte
00:20:11que la plaque est vissée.
00:20:12Donc la plaque
00:20:14qui est vissée
00:20:14sur ce scooter-là
00:20:15ne correspond pas
00:20:17à ce scooter.
00:20:17Donc à usage
00:20:18de fausse plaque
00:20:19et recel de vol.
00:20:22Le vol de ce soir
00:20:23n'est pas un cas isolé.
00:20:25En France,
00:20:26un de roues
00:20:27est dérobé
00:20:27toutes les 10 minutes.
00:20:29Souvent,
00:20:29ces véhicules sont maquillés
00:20:30et remis en vente
00:20:32dans les heures qui suivent
00:20:33par des bandes
00:20:33bien organisées.
00:20:36A Nice,
00:20:37ces réseaux disposent
00:20:38de plusieurs cachettes,
00:20:39notamment des caves
00:20:40un peu partout
00:20:41dans la ville.
00:20:42Mais certaines d'entre elles
00:20:43sont bien connues
00:20:44de la police.
00:20:46Les opérateurs vidéo
00:20:47en surveillent donc
00:20:48l'accès via les caméras
00:20:49de vidéosurveillance.
00:20:51Il a mis un foulard
00:20:52sur la plaque
00:20:53mais je l'ai déjà.
00:21:01Cette nuit-là,
00:21:02une autre patrouille
00:21:03de la brigade de nuit
00:21:03part en intervention
00:21:04sur une de ses planques
00:21:06car un mouvement suspect
00:21:07a été repéré
00:21:08il y a quelques minutes.
00:21:09Décone en votre sacoche.
00:21:12Non, non, moi.
00:21:14Vous êtes à pied ?
00:21:15Oui, à ma carte.
00:21:17Ces trois jeunes hommes
00:21:18sont rentrés
00:21:19dans le sous-sol
00:21:20d'un immeuble
00:21:20avec un scooter
00:21:21et sont ressortis à pied.
00:21:24Après avoir contrôlé
00:21:25leur identité,
00:21:26ton adresse, c'est quoi ?
00:21:28Christophe a la confirmation
00:21:29qu'il n'habite pas ici.
00:21:32Le policier aimerait donc
00:21:33savoir à quoi rime
00:21:34tout ce petit manège.
00:21:36T'as eu un problème
00:21:36avec un scooter ?
00:21:37Non.
00:21:38T'es sûr ?
00:21:39Moi, je suis sorti de chez moi.
00:21:40T'es sorti chez toi quand ?
00:21:41Je suis sorti de chez moi
00:21:42à une heure.
00:21:44Une heure ?
00:21:44Oui, une heure.
00:21:46D'accord.
00:21:47Et eux, tu les connais
00:21:48là, les deux derrière ?
00:21:48Oui, oui, ils les connaissent.
00:21:49Des collègues ?
00:21:50Des bons collègues.
00:21:51Des bons collègues ?
00:21:52Des bons collègues.
00:21:53Ça marche.
00:21:54Après avoir mené
00:21:55sa petite enquête,
00:21:56Christophe part inspecter
00:21:57les caves de cette résidence
00:21:59pour retrouver le scooter
00:22:00et chercher des indices.
00:22:04Il a les fils de V.
00:22:06Ils ont sorti les fils
00:22:07et on n'a plus qu'à tourner
00:22:09cette molette
00:22:10et faire le contact.
00:22:11Là, il y a le contact.
00:22:14Si je le cas, je tombe.
00:22:17Ce scooter a été vandalisé
00:22:19pour démarrer sans clé.
00:22:20Un signe qui ne trompe pas.
00:22:22En fouillant autour du véhicule,
00:22:24les policiers vont obtenir
00:22:25la preuve qu'ils sont intervenus
00:22:27juste à temps.
00:22:28Ça, c'était sans doute
00:22:29la plaque qu'ils voulaient
00:22:29mettre à la place.
00:22:31En fait, ils font une doublette.
00:22:32Ils doivent avoir
00:22:33un scooter comme ça,
00:22:34la même marque,
00:22:35même type,
00:22:36et avec une plaque
00:22:37avec laquelle ils ont les papiers.
00:22:38Et ils avaient le nécessaire
00:22:40pour prendre et mettre
00:22:41la plaque d'immatriculation
00:22:43sur ce scooter-là
00:22:44qui est roulé
00:22:45afin de pouvoir rouler
00:22:47avec une doublette.
00:22:48Allez, on remonte.
00:22:50Les trois suspects
00:22:51seront auditionnés
00:22:52dans la soirée
00:22:53pour vol
00:22:53et recel de scooter.
00:22:56Le lendemain matin,
00:22:58à Nice,
00:22:59le soleil est déjà haut
00:23:00dans le ciel
00:23:01lorsque Johan,
00:23:0234 ans,
00:23:03rentre chez lui.
00:23:05Ce pompier volontaire
00:23:07cumule deux casquettes.
00:23:08Là, je rentre
00:23:09de ma garde
00:23:09de 24 heures
00:23:10et donc voilà,
00:23:11j'attaque ma nouvelle vie
00:23:12et c'est parti.
00:23:13On attaque le boulot après.
00:23:15Voilà, vous pouvez le policier.
00:23:19Johan a rejoint
00:23:20les rangs
00:23:20de la police municipale
00:23:22de Nice
00:23:22il y a 4 ans.
00:23:23Un choix qu'il a vu
00:23:24comme une évidence.
00:23:26On a toujours des gyrophares,
00:23:28on revient,
00:23:29on va toujours
00:23:30sur des interventions,
00:23:31on sert les gens,
00:23:33on sert la population.
00:23:34Après, il y a
00:23:34le côté répressif.
00:23:35C'est sûr que c'est inévitable
00:23:37quand on est policier,
00:23:38mais c'est des métiers
00:23:39de passion.
00:23:40On aime servir
00:23:41ou pas.
00:23:45Une heure plus tard,
00:23:46le changement est radical.
00:23:48C'est sous cet autre uniforme
00:23:50que Johan s'apprête
00:23:51à partir en intervention
00:23:52pour protéger
00:23:53la ville
00:23:54de la délinquance.
00:23:58Cet après-midi-là,
00:23:59le policier
00:24:00est en patrouille
00:24:01lorsqu'il reçoit
00:24:02un appel.
00:24:03On a intercepté
00:24:04votre message
00:24:05concernant
00:24:06la résidence universitaire
00:24:07qu'on est à proximité.
00:24:09Des jeunes
00:24:10se seraient introduits
00:24:11par effraction
00:24:12dans une résidence étudiante.
00:24:15« Bonjour.
00:24:17Vous savez,
00:24:17s'il y a un concierge ici, monsieur ? »
00:24:19« En fait,
00:24:19il y a la directrice
00:24:20qui a son local. »
00:24:21« Il y a la réparation
00:24:22d'adverses
00:24:22parce qu'on ne sait pas. »
00:24:23Une fois sur les lieux,
00:24:25Johan prend ta tâche
00:24:26avec la gérante du site.
00:24:27C'est cette dame
00:24:28excédée
00:24:29qui a appelé la police.
00:24:30« Je vous remercie,
00:24:31vous avez été super rapide. »
00:24:32« Oui, bien. »
00:24:33« Parce que là,
00:24:33j'en peux plus,
00:24:34j'en ai rien. »
00:24:35« Expliquez-nous, madame. »
00:24:36« J'ai des petits cons,
00:24:38ils sont deux,
00:24:39qui sont montés
00:24:41sur le toit de l'immeuble. »
00:24:43« Donc je suis montée. »
00:24:44« Je leur dis,
00:24:44mais vous faites quoi ? »
00:24:45« Enfin,
00:24:45ils vous rionnaient. »
00:24:46« Donc je les ai fait
00:24:47descendre en bas. »
00:24:48« Et puis en fait,
00:24:48ils sont remontés direct. »
00:24:50« Ok, bon. »
00:24:51« Mais on a pas mal de... »
00:24:53« C'est pas top,
00:24:53le quartier. »
00:24:54« Moi, c'est souvent
00:24:55que je fais la police. »
00:25:08« On va les prendre. »
00:25:09« On va les laisser. »
00:25:10« Ok. »
00:25:12Avant d'appeler la police,
00:25:14la directrice de la résidence
00:25:15a essayé de résoudre
00:25:16par le dialogue
00:25:17ces nombreuses intrusions.
00:25:18Sans succès.
00:25:20« Ils sont comme
00:25:22beaucoup de gamins maintenant.
00:25:23Enfin, ils respectent
00:25:24depuis rien.
00:25:25J'ai passé des nuits
00:25:27à, je dirais,
00:25:2715 petits jeunes
00:25:29qui s'amusaient
00:25:29à venir fumer des joints,
00:25:30à boire cet hiver
00:25:32pour se mettre au chaud
00:25:33dans les escaliers.
00:25:34Moi, j'ai mon personnel
00:25:35qui est obligé
00:25:35de nettoyer leur bordel.
00:25:39La gérante a du mal
00:25:40à contenir sa colère.
00:25:42Johan et ses collègues
00:25:43sont pressés
00:25:43de découvrir
00:25:44le visage
00:25:44de ces jeunes
00:25:45qui ne respectent rien.
00:25:46« Bonjour. »
00:25:48« La musique, s'il vous plaît. »
00:25:52Johan se retrouve
00:25:53face à deux adolescents.
00:25:54En voyant la police,
00:25:55l'un d'eux a voulu fuir,
00:25:56mais sur un toit,
00:25:58difficile de s'échapper.
00:26:00« Pourquoi t'as essayé de partir ? »
00:26:02« C'était la dame. »
00:26:03« T'as pas peur de la dame
00:26:04dans un premier temps ?
00:26:04Quand elle vient,
00:26:05par contre,
00:26:06la deuxième fois,
00:26:06bizarrement,
00:26:07t'as peur de la dame. »
00:26:08« Donc moi,
00:26:09je vais te dire un truc.
00:26:09Je pense que je sais
00:26:10pourquoi t'as eu peur.
00:26:11Parce que t'as vu
00:26:11que c'était nous. »
00:26:13« Voilà. »
00:26:15Les policiers contrôlent
00:26:16les papiers
00:26:17des deux mineurs,
00:26:18l'un d'eux fumait du cannabis.
00:26:20« Donc,
00:26:21deux mineurs
00:26:23interpellés
00:26:24pour pubs et biens,
00:26:25dégradation
00:26:26du bien privé,
00:26:27intrusions dans un bien privé. »
00:26:30« Voilà, affirmatif. »
00:26:31« Ça, après,
00:26:31on va le démêler
00:26:32avec l'office de police judiciaire. »
00:26:34Face aux dégradations,
00:26:35la gérante compte porter plainte.
00:26:37« Ok, c'est bon. »
00:26:37« Je reviens vers vous. »
00:26:38« Vous préparez juste
00:26:39votre pièce d'identité,
00:26:40un numéro de téléphone. »
00:26:41« Oui, je vais en voir. »
00:26:42« Ça marche. »
00:26:43« Les deux mineurs
00:26:44sont conduits
00:26:44au commissariat
00:26:45pour être auditionnés. »
00:26:48« C'est à qui, le sac, là ? »
00:26:50Dans le hall de l'immeuble,
00:26:52Johan tente
00:26:52de comprendre
00:26:53les raisons
00:26:54qui ont mené
00:26:54ce jeune garçon
00:26:55à enfreindre les règles.
00:26:57« Parce que moi,
00:26:58je cherche un travail, monsieur. »
00:26:59« T'es à quel âge ?
00:27:0016 ans ? »
00:27:01« 16 ans. »
00:27:02« Je cherche un travail
00:27:02à 16 ans. »
00:27:03« C'est parce que
00:27:04j'ai arrêté l'école
00:27:05et je me suis inscrit
00:27:07à la mission locale. »
00:27:09« Et d'avoir un diplôme,
00:27:10ça, non ? »
00:27:11« Ouais, après,
00:27:12peut-être faire un semper. »
00:27:14« À jour de 45, par exemple. »
00:27:15« Ça serait peut-être
00:27:15une bonne idée, ouais. »
00:27:16« J'ai une relation
00:27:16entre le temps dans le genre. »
00:27:18« Je sais, en pastille. »
00:27:20« Bah ouais,
00:27:20ça t'éviterait
00:27:21de faire ce genre de connex. »
00:27:22« Pour informer,
00:27:23c'est simple. »
00:27:24« C'est pas trop connery, ça. »
00:27:25« C'est pas trop grave,
00:27:26mais bon,
00:27:27ça pourrit la vie des gens. »
00:27:28En échec scolaire,
00:27:29cet adolescent
00:27:30n'a pas conscience
00:27:30que ses agissements
00:27:31sont nuisibles.
00:27:33« C'est vrai que c'est pas grave,
00:27:34qu'il n'y a pas mort d'homme,
00:27:35Le problème, c'est qu'il y a des gens qui ont besoin d'être tranquilles pour travailler, notamment ici,
00:27:40pour réviser.
00:27:41C'est une résidence étudiante, c'est tout neuf, ça vient juste d'être refait.
00:27:45Et là, ils arrivent, ils se croient chez eux, ils cassent tout.
00:27:50Donc nous, on est là pour réprimer tout ça.
00:27:53Johan espère que cette arrestation servira d'électrochoc à cet adolescent pour retrouver rapidement le chemin de l'école.
00:28:00On se dirige vers Rouva, correct ?
00:28:03A Nice, la mission des policiers municipaux s'étend aussi sur les plages, car même ici, les mauvais comportements sont
00:28:10fréquents.
00:28:13En fin d'après-midi, les hommes de la brigade nautique sont appelés pour une dispute.
00:28:18C'est ce maître nageur à bout de nerf qui a tiré la sonnette d'alarme.
00:28:22J'ai marre de me faire un petit pécatricement, connard, dégage.
00:28:26Les deux là, ils m'insultent dans tous les sens, maintenant ils viennent à mon truc.
00:28:29Alors tu l'as appelé la police ? Tu dis ben voilà, maintenant tu l'appelles.
00:28:31D'accord, bon, on va aller voir ça.
00:28:34Bonjour.
00:28:35Bon, qu'est-ce qu'il se passe, monsieur ? Il y a un souci avec le maître nageur ?
00:28:37C'est très bien.
00:28:38Pardon ?
00:28:39C'est très bien, moi.
00:28:41Ces deux hommes d'origine étrangère sont venus pique-niquer et boire quelques coups sur la plage.
00:28:46Pour eux, il s'agit d'un terrible malentendu.
00:28:49Pourquoi vous l'insultez ?
00:28:51Je vois pas.
00:28:51Pourquoi vous l'avez insulté, vous l'avez traité de...
00:28:54Non, c'est pour moi.
00:28:55Trop bien.
00:28:55On me reste pas ici, on mange.
00:28:58Le problème, c'est quand le sauveteur qui est là, nous dit que vous l'insultez.
00:29:01Non, c'est pas ça.
00:29:02Avec la pigeon, pigeon.
00:29:04Oui.
00:29:05Dégage.
00:29:06C'est moi qui l'a dit.
00:29:07Non, monsieur, pas toi.
00:29:09La pigeon ici.
00:29:11Moi, on mange.
00:29:11Ok, donc ça j'ai compris, monsieur.
00:29:13Vous disiez ?
00:29:13J'ai compris, j'ai compris, j'ai compris.
00:29:15J'ai compris.
00:29:16Cet homme se serait emporté contre la voracité des pigeons niçois.
00:29:20Le maître sauveteur aurait cru à tort que tous ces noms d'oiseaux lui étaient adressés.
00:29:24Moi, ce que je propose, je m'en foule, la mission.
00:29:26Oui, oui.
00:29:26A quelques mètres de là, le secouriste dépeint un portrait bien différent des deux pique-niqueurs.
00:29:31Chaque personne un peu féminine, des féminines qui viennent sur la plage, ils sont pas cool, quoi.
00:29:36Ils leur parlent mal, ils les agressent, ils sont soules.
00:29:39Et moi, ils m'agressent, je ne sais pas que je passe.
00:29:41Au bout d'un moment, on a un peu marge de se faire agresser.
00:29:44Arnaud, un policier municipal de 42 ans, tente de rétablir le calme par le dialogue.
00:29:49Monsieur, s'il vous plaît, on va pas passer trois heures ici pour une histoire de pigeons.
00:29:54Donc moi, ce que je vous demande, pour éviter les problèmes avec le monsieur de la plage, là, privé,
00:29:58de prendre vos affaires, vous allez vous mettre un peu plus loin.
00:30:00Vous travaillez ici avec la plage ?
00:30:02Bien sûr, je travaille avec la plage.
00:30:04Il a marqué quoi, là ?
00:30:05Pas de problème, police ?
00:30:07Pas de la police.
00:30:08Vous voulez prendre vos affaires ou pas, monsieur ?
00:30:10Vous voulez prendre vos affaires ? Vous voulez avoir des problèmes avec la police ou pas ?
00:30:13Le policier essaye de ne pas s'énerver, mais les hommes, face à lui, sont alcoolisés.
00:30:18Au lieu d'être là, pourquoi vous mettez pas là-bas ?
00:30:19À un moment, il n'y a pas de problème.
00:30:21C'est chaud.
00:30:21Pourquoi c'est chaud ? Là, c'est pareil ici.
00:30:23Vous mettez...
00:30:24C'est bon ici.
00:30:25C'est bon, c'est drôle.
00:30:27Non, c'est pareil, ici ou là-bas, c'est la même chose.
00:30:30Non.
00:30:31Non ?
00:30:31Non, je suis de la gueule.
00:30:32Plus les minutes passent, plus le ton se durcit.
00:30:35Les deux hommes ne comprennent pas où est le mal.
00:30:38Là, lui, c'est connard.
00:30:40Non, c'est pas un connard.
00:30:42Non, c'est pas un connard.
00:30:43Oui, c'est quoi ça ?
00:30:44C'est pas un connard.
00:30:44Je croyais que tout à l'heure, c'était les pigeons qui étaient des connards.
00:30:46Pourquoi vous êtes là ?
00:30:47Parce que je viens, parce qu'il y a des problèmes.
00:30:49Quel problème ?
00:30:50Je m'en fais un problème ?
00:30:52Vous connaissez pas ?
00:30:53A priori, il y a des problèmes, ouais.
00:30:54Moi, moi, j'ai un problème avec...
00:30:56A priori, oui.
00:30:57S'il vous plaît.
00:30:58Avec le maître nageur qui est là-bas.
00:30:59Il est où ?
00:31:00Il est là-bas.
00:31:01Il est là-bas, le maître nageur.
00:31:02On met ici.
00:31:03Les policiers doivent maintenant trouver une porte de sortie
00:31:06pour éviter que ces quelques insultes ne dégénèrent en bagarre.
00:31:09Allez-y, maintenant, monsieur.
00:31:10Les pigeons, eux, sont les grands gagnants de l'histoire.
00:31:13Vous avez les pigeons qui sont en train de manger votre nourriture.
00:31:18Après de longues minutes de discussion,
00:31:20les policiers obtiennent gain de cause.
00:31:22Les deux hommes vont enfin quitter la plage.
00:31:25Allez-y, monsieur, allez-y.
00:31:26Mais les forces de l'ordre vont obtenir la preuve qu'ils sont incontrôlables.
00:31:34L'homme vient d'insulter une jeune femme et ses amis.
00:31:37Allez-y.
00:31:38Allez-y.
00:31:40Alors, c'est sous bonne escorte que les deux hommes sont raccompagnés
00:31:43sur la promenade des Anglais.
00:31:46Une autre voiture de police est venue en renfort
00:31:49ou cas où les choses tourneraient mal.
00:31:51Vous allez faire un tour.
00:31:52Non, non.
00:31:53Monsieur, vous retournez pas sur la plage.
00:31:55Monsieur, vous allez faire un tour.
00:31:56Les policiers ont beau insister,
00:31:58les deux hommes ne veulent pas bouger de là.
00:32:00Allez-y, la dernière fois.
00:32:02Dernière fois.
00:32:03Dernière fois.
00:32:04Allez faire un tour.
00:32:05Allez faire un tour.
00:32:06Sinon, on est deux.
00:32:07Au bout de quelques instants,
00:32:08la tension devient palpable.
00:32:10Non, non, on se calme, monsieur.
00:32:11On se calme, OK ?
00:32:12On se calme.
00:32:13D'accord ?
00:32:14Les policiers veulent à tout prix éviter que ces deux hommes alcoolisés
00:32:17retournent sur la plage, importunés, les jeunes femmes.
00:32:20Après plusieurs dizaines d'avertissements,
00:32:22les forces de l'ordre doivent passer à l'action,
00:32:24car les deux hommes se disputent maintenant entre eux.
00:32:27Bon, voilà.
00:32:28Pardon, pardon.
00:32:28Dégage, lâche, lâche.
00:32:30Franche-toi, toi.
00:32:31Allez, stop.
00:32:33Elle le rentre, elle le rentre.
00:32:35C'est moi, il rentre pas, c'est trop tard, maintenant.
00:32:37C'est trop tard, moi.
00:32:41J'ai fait quelque chose.
00:32:42Allez, c'est bon.
00:32:43Assis, assis.
00:32:44Assis-toi, assis-toi.
00:32:46On négocie, on négocie.
00:32:47À partir d'un moment, on ne peut plus négocier, quoi.
00:32:49On essaie d'être gentil, on essaie de leur faire comprendre.
00:32:50Ils veulent pas comprendre, ils assistent.
00:32:53Terminé.
00:32:53Ils vont faire un petit tour commissarial, pour la peine.
00:32:57Les deux hommes écoperont d'une amende de 11 euros pour ivresse sur la voie publique.
00:33:02Placés en cellule de dégrisement,
00:33:04ils vont avoir le temps de réfléchir à leur comportement déplacé.
00:33:10À Nice, la police municipale se doit d'assurer la protection des habitants,
00:33:14mais aussi celle des employés qui travaillent pour la ville.
00:33:19Certaines missions sont toutefois plus délicates que d'autres.
00:33:23L'enlèvement des voitures par la fourrière n'est pas toujours bien perçu par les automobilistes.
00:33:29Il est 21 heures, ce jour-là.
00:33:31À la durée de Delta 12.
00:33:33Au centre de vidéosurveillance,
00:33:35les policiers assistent à une scène surréaliste.
00:33:39À Delta 10, vous êtes sous appui vidéo.
00:33:42Reçu, c'est la personne torse nue,
00:33:44qui est en mise à doigts et tête de mort brillante sur le permis-là.
00:33:51Cet homme, torse nu, fait barrage de son corps pour empêcher l'enlèvement de sa voiture.
00:33:56On est un dur de Delta 10.
00:33:57La personne, un certain mot...
00:34:00Elle enlève les barres, elle enlève la plague de matriculation.
00:34:04L'automobiliste semble prêt à en découdre avec les employés de la ville.
00:34:09Hors de lui, il tente même de libérer sa voiture.
00:34:14Il y a son ami qui est en train d'essayer de le calmer.
00:34:17L'ambiance sur place est explosive.
00:34:19Reste-nous sur place.
00:34:21Heureusement, Christophe, l'un des chefs de la brigade de nuit, se trouve à proximité.
00:34:26Il est dans de meilleures dispositions maintenant.
00:34:29C'est bon, il n'y a pas de souci.
00:34:30C'est mon petit frère, vous n'allez pas.
00:34:31Je suis venu, j'ai tenté de m'enlever ça là, j'avoue.
00:34:34J'étais pas droit, il n'y a pas de problème.
00:34:35Je vais pas y pour m'enlever.
00:34:36Mais celle-là, je suis devant le véhicule, il me l'enlève.
00:34:38Monsieur, pourquoi ? C'est de l'abus.
00:34:39Je suis désolé, je me suis excusé.
00:34:40Mais la deuxième, monsieur, je l'abuse pas.
00:34:42Je pense que ça fait 250 euros.
00:34:44La priorité de Christophe, c'est de savoir si cet automobiliste a agressé physiquement les employés de la fourrière.
00:34:51Il y a eu violence ?
00:34:52Non, non, non, le gars était énervé par rapport à la situation, mais il n'y a eu aucune violence.
00:34:55Il y a un dépôt de plainte des agents ou non ?
00:34:58Je ne sais pas qui c'est que son nom.
00:35:00Il nous a pas touchés, il a pu toucher son véhicule.
00:35:03Si maintenant il règle, on accepte ses excuses.
00:35:06Vous maintenez les deux enlèvements ?
00:35:08Ah oui, oui, bien sûr.
00:35:09Je n'ai plus la partie à la fourrière jusqu'au paiement complet du prix.
00:35:12D'accord, vous étiez levé les deux ?
00:35:14Ah oui, oui, bien sûr.
00:35:15Non, je ne sais pas.
00:35:15L'homme avait deux véhicules mal garés.
00:35:18Le litige concernait sa deuxième voiture.
00:35:22Christophe sait que la situation pourrait dégénérer, alors il va jouer le rôle de médiateur.
00:35:52Christophe va questionner les équipes de la fourrière pour savoir ce qui s'est réellement passé.
00:35:57Les gars, s'il demande des caméras et que la voiture n'est pas levée et qu'il est là
00:36:02et qu'il vous signale qu'elle est à lui, c'est tendancieux.
00:36:06La rouge a été levée ?
00:36:07Non, non, la rouge, lui il dit la rouge a été levée.
00:36:10Je viens, je dis que l'autre elle est à moi.
00:36:11Et là, pendant que je discute sur la rouge, on me lève la grise.
00:36:14Si vous voulez mon avis, la rouge on laisse bloquer, la grise on descend.
00:36:18Le personnel de la fourrière n'avait pas levé les roues du deuxième véhicule lorsque son propriétaire est arrivé.
00:36:24Comme la loi l'indique, il doit donc le lui restituer sans lui infliger d'amende.
00:36:29Votre voiture, la grise, elle avait été déjà manipulée, elle avait déjà...
00:36:32Non, non, non.
00:36:32Écoutez-moi, elle avait déjà été tournée.
00:36:34Mais non, on passe sur le fait que quand vous êtes arrivés, elle n'était pas levée, mais elle avait
00:36:40été manipulée.
00:36:41On va vous la rendre, on va vous la rendre, monsieur.
00:36:42Non, non, elle avait été manipulée.
00:36:43Monsieur, oui, vous m'écoutez, vous payez la deuxième, monsieur, vous devez pleurer.
00:36:49J'ai levé, je ne suis pas de mauvaise forme.
00:36:50On se calme ?
00:36:50Il n'y a pas de problème.
00:36:51On vous rend la grise ?
00:36:52C'est bon.
00:36:52Par contre ?
00:36:58L'objectif premier de Christophe, c'est d'éviter les bagarres, car il a déjà été blessé par le passé.
00:37:04Avec son expérience, il sait qu'ici, à Nice, tout peut vite basculer.
00:37:08On est des sanguins dans le sud, donc c'est un petit peu, on va dire, normal l'été d
00:37:14'avoir des attitudes qui sont un petit peu nerveuses.
00:37:25Il est 20h, sur les hauteurs de Nice.
00:37:29Dans cette salle de sport, un entraînement un peu spécial vient de débuter.
00:37:36Et pas chassé vers l'intérieur, les mains sont hautes.
00:37:39Comme chaque semaine, Sylvain, 36 ans, donne son cours de Krav Maga.
00:37:44On coup de poing direct, avec droit, on n'oublie pas, d'accord ?
00:37:48Défense, je sors de l'axe, contre-attaque simultané directement, bam, dans les parties, d'accord ?
00:37:52Trois coups de genou, je peux rajouter après derrière.
00:37:55Les ordres de l'instructeur sont clairs et précis.
00:37:58Allez, allez le coude, voilà, allez vas-y, rentre dedans, allez !
00:38:03Allez, allez, c'est ça !
00:38:04Et chacun se donne à 100%.
00:38:10Sylvain a fondé ce club en 2008.
00:38:13Mais en dehors des tatamis, il a un autre métier tout aussi prenant.
00:38:18Policier municipal à la brigade de sécurité routière.
00:38:21Allez, on est dans la rue, on a pris des coups, on a la tête qui tourne.
00:38:24Huit, top, c'est parti, on frappe !
00:38:26Sylvain fait face chaque jour à des situations délicates.
00:38:30C'est pas vrai, comme on voit dans beaucoup de vidéos, que le gars, il attaque et il bouge plus,
00:38:34il attend un café.
00:38:35Non, le gars qui prend bien, il attaque à plusieurs reprises.
00:38:39Donc moi, il faut que sur le premier coup, je le sèche direct, boum, boum, je choute, je m'en
00:38:44vais.
00:38:46Une expérience qu'il aime partager avec ses élèves pour leur enseigner les bons réflexes.
00:38:52Éviter les situations conflictuelles, à savoir les coups de klaxon en voiture, souvent.
00:38:59Et puis après, on descend.
00:39:00Et puis au début, on avait une personne en face.
00:39:03Puis tout d'un coup, il y en a trois, il y en a quatre, il y en a cinq
00:39:05qui le connaissent et qui viennent l'aider.
00:39:07Et ce genre d'histoire, d'embrouilles d'automobilistes ou autres, ça ne mène à rien.
00:39:12Vous laissez tomber.
00:39:14On vous klaxonne, c'est pas grave.
00:39:16Au contraire, dites merci, faites comme moi, vous dites merci.
00:39:19C'est un petit peu la continuité de ce que je fais sur la voie publique.
00:39:24Sur la voie publique, très souvent, j'ai affaire à des victimes.
00:39:28Et là, j'essaye de faire en sorte que les gens, justement, ne deviennent pas des victimes.
00:39:31Que ce soit par le sens de l'observation, du discernement, mais aussi pour les capacités à savoir se défendre
00:39:37et réagir en cas d'agression.
00:39:40En prise avec la réalité, les exercices de Sylvain attirent des hommes et des femmes de tous âges.
00:39:46Il y a quelques jours, Marine a été sacrée championne du monde cadette de Krav Maga.
00:39:55Je ne me suis jamais faite agresser ou quoi que ce soit, mais j'arrive plus à prendre confiance en
00:40:01moi.
00:40:02Et voilà, et puis même au collège, on peut avoir des embrouilles, tout ça, ça m'a servi.
00:40:08J'y suis envoyé un coup, mais je ne me suis jamais battu, je n'ai jamais été face à
00:40:12une agression.
00:40:13Saluté, à samedi.
00:40:24Le lendemain, nous retrouvons Sylvain à la brigade de sécurité routière.
00:40:30Le policier municipal de 36 ans s'apprête à partir en mission avec deux collègues.
00:40:38Son objectif du jour, faire la chasse aux conducteurs qui roulent sans assurance.
00:40:44En France, plus de 750 000 personnes n'assurent pas leur voiture sans se soucier des conséquences.
00:40:53Nice n'échappe pas au phénomène.
00:40:55Alors les motards de la police municipale multiplient les contrôles.
00:40:58Allez, bonne journée.
00:41:01Après plus de 18 ans de métier, Sylvain se sert de son instinct pour repérer les personnes suspectes.
00:41:07On est libre, on a toute la ville pour nous.
00:41:09Donc en fait, on tourne à la recherche d'infractions ou de délits.
00:41:14On regarde partout.
00:41:15On regarde partout.
00:41:17Ce conducteur de deux roues allait emprunter un sens interdit lorsqu'il a vu les policiers.
00:41:39Les explications de cet homme ne convainc pas, Sylvain.
00:41:42Le policier commence à se demander si ce scooter est bien assuré.
00:41:59Après plusieurs minutes d'hésitation, le conducteur finit par retrouver dans son téléphone un papier de son assurance.
00:42:06Le collègue de Sylvain décide d'appeler l'assureur pour savoir si l'homme est en règle.
00:42:10C'est un scooter, un Vespa.
00:42:16Je vais vous mettre un haut-parleur, vous allez lui expliquer.
00:42:20Au moins, il est au courant.
00:42:22C'est bon ?
00:42:24Monsieur, c'est votre assurance ?
00:42:25Oui, bonjour.
00:42:28Oui.
00:42:34Pour l'instant, vous n'êtes pas assuré, là, monsieur.
00:42:35Mais c'est pas normal, mais moi, j'ai promis une maman.
00:42:37Vous avez été résilié par votre assurance ?
00:42:39C'est votre assurance qui le dit, qui vous le dit à vous ?
00:42:42Non, mais je n'étais pas au courant, mon cher.
00:42:43Vous n'êtes pas au courant ? Vous avez dû avoir une lettre recommandée que vous n'êtes pas allé
00:42:45chercher, certainement.
00:42:47Franchement, je ne sais pas.
00:42:48Moi, je ne vous le dis.
00:42:50Pas de permis, pas de carte grise, pas d'assurance.
00:42:53Sylvain garde son sang-froid.
00:42:55Mais le comportement irresponsable de ce conducteur aurait pu avoir de lourdes conséquences.
00:43:00Monsieur, vous comprenez que si vous renversez un piéton sans assurance, vous allez être...
00:43:03Mais je comprends, mais je comprends, mais je n'étais pas au courant.
00:43:07Au vu de ces nombreux éléments, l'homme va être entendu par un officier de police judiciaire.
00:43:13On va arrêter le cirque.
00:43:16Allez, venez.
00:43:17Attendez, donnez-moi le casque.
00:43:19Allez, on va faire l'audition, et puis comme ça, vous, dans une demi-heure, vous repartez.
00:43:22Je ne vais pas m'échappuyer.
00:43:23Vous n'avez pas de papier, c'est ça, le point de vue ?
00:43:25Je ne vais pas m'échappuyer.
00:43:26Je suis obligé de vérifier.
00:43:27D'accord.
00:43:29Pour avoir roulé sans assurance pendant quelques jours, ce conducteur risque une amende de 500 euros.
00:43:38Les policiers reprennent la route à la recherche d'autres contrevenants.
00:43:42Bonjour, monsieur.
00:43:43C'est votre véhicule ?
00:43:44Oui, c'est...
00:43:45Leur travail n'est pas simple, car ils doivent bien souvent lire entre les lignes.
00:44:17Mais le contrat, c'est celle-là que j'ai fait.
00:44:19On va vérifier directement, après la compagnie d'assurance, parce qu'on a beaucoup de fausses assurances sur Nice.
00:44:23On a beaucoup de taxiphones qui délivrent des fausses assurances.
00:44:26Et donc, comme on en a déjà eu une similaire au papier qu'ils nous présentent, on est obligé de
00:44:30vérifier.
00:44:32Après quelques recherches, Sylvain obtient la confirmation que cette voiture est assurée.
00:44:38Ah, c'est bon.
00:44:38C'est bon ?
00:44:39Donc il se tout traite bien avec ton élève ?
00:44:40Il se tout traite bien avec ton élève.
00:44:41D'accord, très bien.
00:44:42Bon, ben, on avait eu la même en fausse, mais celle-là, elle est vraie.
00:44:45Tant mieux pour le monsieur.
00:44:46Bon, c'est bon, monsieur, tout est bon.
00:44:48Votre contrat, il est bon.
00:44:49Vous n'avez rien à vous reprocher.
00:44:50Ce qu'il y a, c'est qu'il y a des gens comme vous qui se sont fait avoir
00:44:52en achetant les assurances là-bas.
00:44:56Avec le temps, Sylvain a appris à connaître par cœur certains numéros utilisés par les faussaires.
00:45:02Une expertise qui va lui servir plus tard dans la soirée.
00:45:07Bonjour, messieurs.
00:45:08C'est votre véhicule ?
00:45:09D'accord.
00:45:10Réteignez le moteur, s'il vous plaît.
00:45:11Vous pouvez me présenter les papiers ?
00:45:12Le policier vient d'arrêter ce véhicule car il est dans un drôle d'état.
00:45:18Sylvain vérifie immédiatement la vignette placée sur le pare-brise.
00:45:22Hop, c'est bon.
00:45:23La fausse assurance sur le véhicule.
00:45:27Alors je vous explique, monsieur.
00:45:29Cette attestation qui est sur le pare-brise, elle est fausse.
00:45:31Elle n'existe pas.
00:45:32Je la connais par cœur.
00:45:34Ça fait 15 fois qu'on l'a fait.
00:45:35Donnez-la moi.
00:45:36D'après Sylvain, cet homme roule au volant d'un véhicule non assuré.
00:45:41Le conducteur a été trahi par ces quelques numéros.
00:45:44Et le manque de professionnalisme des faussaires.
00:45:48On les connaît par cœur parce que c'est toujours les mêmes qui reviennent.
00:45:50Ils ne prennent même pas la peine de changer le numéro de police qu'il y a dessus.
00:45:54Et en plus, bien souvent, c'est des compagnies qui n'existent plus, qui ont fermé.
00:45:58Ou alors des compagnies, il y a deux compagnies sur l'attestation d'assurance.
00:46:01On sait très bien que le partenariat est fini, qu'elles ne travaillent plus ensemble.
00:46:05Donc en fait, c'est un peu grossier.
00:46:08Cette fausse assurance n'augure rien de bon.
00:46:11Razu, renvoyez-nous un véhicule, s'il vous plaît.
00:46:13On se trouve au numéro 16.
00:46:15Le policier aimerait maintenant savoir à qui il a affaire.
00:46:18Vous avez une pièce d'identité, quelque chose ?
00:46:20Non, je n'ai rien.
00:46:20Ok.
00:46:22Donnez-moi la clé de la voiture.
00:46:25Merci.
00:46:26Bon, pièce d'identité, vous n'avez pas ?
00:46:27Non, je n'ai rien.
00:46:27Donc permis, vous n'avez pas non plus ?
00:46:29Non, parce que là, je n'ai rien.
00:46:30Vous n'avez pas.
00:46:31Vous n'avez pas, en fait, de permis.
00:46:34Monsieur, il vaut mieux dire la vérité maintenant ?
00:46:36C'est les yeux, vous avez les yeux un peu...
00:46:38Le conducteur n'a aucun papier pour justifier son identité.
00:46:41Sylvain décide de le palper pour savoir s'il ne cache pas quelque chose sur lui.
00:46:45Il n'y a rien de dangereux sur vous.
00:46:46Mais là, on est en train de filmer.
00:46:49Il y a 1300.
00:46:511300 ? Je vous le rends alors, si c'est de l'argent.
00:46:53L'homme sort les billets les uns après les autres de ses poches.
00:46:57Les policiers sont surpris et aimeraient savoir d'où vient tout cet argent.
00:47:01Travaillez dans quoi, monsieur ?
00:47:02Moi, avant, je travaillais dans l'ouvraison.
00:47:03Non, mais là, actuellement ?
00:47:04Vous ne faites rien ?
00:47:06Donc les 1300 euros, ils sortent d'où ?
00:47:08Non, c'est un collègue à vous.
00:47:09Ah, c'est un collègue à vous ?
00:47:10Ça se voit bien d'avoir 1300 euros dans la poche.
00:47:13La voiture, elle a qui ?
00:47:14C'est un collègue à moi.
00:47:17Le conducteur ne le sait pas encore,
00:47:18mais le large sourire qu'il a fiché au début disparaît peu à peu.
00:47:22Vous comprenez que vos déclarations, elles sont un peu floues quand même depuis tout à l'heure.
00:47:25Le véhicule, il n'est pas à vous.
00:47:26Voilà, la voiture, elle n'est pas à vous.
00:47:28Vous êtes au chômage, vous avez 1300 euros dans la poche.
00:47:30En inspectant le véhicule avec leur lampe.
00:47:34Il y a des choses qui m'intriguent dans ce véhicule.
00:47:36On a un casque de moto, on a des gants.
00:47:39Les policiers ont le sentiment que cet homme n'a pas encore livré tous ses secrets.
00:47:43Par contre, là, je pense qu'il y a plus qu'une fausse assurance.
00:47:46Déjà, on a un individu qui n'est pas du tout serein,
00:47:49qui n'a aucune pièce d'identité.
00:47:50Et en plus, il y a une grosse somme en liquide sur lui,
00:47:53donc qu'on a laissée sur lui.
00:47:55Je pense que peut-être que l'officier de police judiciaire
00:47:57en matière à causer un peu plus sur ce véhicule.
00:47:59Sylvain reçoit le résultat du passage au fichier des véhicules volés.
00:48:02Il est positif.
00:48:05L'homme, à l'identité mystérieuse, ne reprendra pas le volant ce soir.
00:48:10Bon, monsieur, maintenant, de toute façon, quoi qu'il arrive, vous allez venir avec nous.
00:48:13Parce que là, on va aller au commissariat.
00:48:15Face à la recrudescence de toutes ces fausses vignettes d'assurance,
00:48:18la police nationale a été saisie du dossier pour retrouver les faussaires.
00:48:24Au terme des investigations, le suspect arrêté par Sylvain
00:48:28a été identifié comme l'auteur de plusieurs vols de scooters.
00:48:32À cause de ce simple petit papier vert,
00:48:36il devra bientôt répondre de ses actes devant la justice.
00:48:42À quelques kilomètres de là,
00:48:44une autre patrouille roule à vive allure dans les rues de la ville
00:48:47suite à un appel radio.
00:48:48Vous êtes où ?
00:48:49Un vol vient de se produire dans une grande enseigne multimédia.
00:48:53Les vigiles ont arrêté un suspect à l'extérieur du magasin.
00:48:56Qu'est-ce des étoiles ?
00:48:58Allez, on est là, on est là, on est juste à côté.
00:49:00Olivier, 31 ans, est brigadier-chef principal à la police municipale de Nice.
00:49:10Les vigiles sont convaincus d'avoir vu cet Ukrainien
00:49:13mettre un téléphone dans son sac.
00:49:19Mais en ouvrant le sac,
00:49:21le policier municipal s'aperçoit qu'il est vide.
00:49:36Si le vigile s'en porte un peu,
00:49:38c'est parce que cet individu n'en est pas à son coup d'essai.
00:49:42C'est un récidiviste voleur.
00:49:44On l'avait vu à la caméra, mais on ne l'avait pas chopé.
00:49:47Il était interdit de magasin, mais là, il est revenu.
00:49:49Après s'être entretenu avec l'officier de police judiciaire,
00:49:53le prix de l'iPhone, à 280 euros.
00:49:57Les policiers municipaux emmènent le suspect pour qu'il soit entendu.
00:50:01Vous le connaissez pour quel genre de fait ?
00:50:03On a toujours les mêmes faits, des vols dans les magasins.
00:50:06Il n'arrête pas, toutes les semaines, on le prend.
00:50:09L'avantage, c'est que maintenant, on le connaît bien.
00:50:12Pendant le trajet vers le commissariat,
00:50:15il essayera de se débarrasser du téléphone portable sur la banquette arrière.
00:50:19Il sera placé en garde à vie.
00:50:21Et compte tenu de son passé,
00:50:22les policiers municipaux sont persuadés
00:50:24que ce multirécidiviste va rapidement refaire parler de lui.
00:50:31À 23h, la nuit est plutôt calme,
00:50:34lorsque soudain, deux jeunes femmes arrêtent une patrouille.
00:50:38Le GPS est en train d'avancer, mais on est à pied,
00:50:39on n'a plus de carte bleue,
00:50:40et on ne sait pas comment y aller en fait.
00:50:43L'une d'elles s'est fait voler son téléphone
00:50:45et le suit en temps réel,
00:50:46grâce au portable de son amie.
00:50:48Le GPS, il est où à l'heure actuelle ?
00:50:49Ah non, on est là, et mon iPhone est là.
00:50:51Qu'est-ce que marche ? Montez, montez.
00:50:52Montez dans la voiture.
00:50:53À cet instant précis,
00:50:55les policiers se demandent s'il s'agit d'une coïncidence
00:50:57ou si le voleur multirécidiviste
00:51:00est déjà repassé à l'action.
00:51:14Le voleur n'a pas ciblé ses victimes au hasard.
00:51:17La pochette et le téléphone qui se trouvent à l'intérieur
00:51:20valent 1000 euros à la revente.
00:51:25Les policiers suivent la trace du suspect
00:51:28et ne sont plus qu'à quelques mètres de lui
00:51:30lorsque soudain...
00:51:31Il a été déconnecté, ça y est.
00:51:33Ah putain, c'est où le dernier ?
00:51:35Là.
00:51:35Ouh là, vu de la rue, c'est où ?
00:51:37Le téléphone vient de disparaître des écrans radar.
00:51:40Pour les policiers, le suspect ne doit pas être loin.
00:51:43Ça donne quoi, là ?
00:51:44Ça a borni dernièrement ici, là même.
00:51:47Donc il y a deux solutions,
00:51:48ou ils sont rentrés par l'entrée qui est là,
00:51:49à la revue du pétrole,
00:51:50ou juste là, sur la revue du pétrole.
00:51:52Avec l'aide de collègues venus en renfort,
00:51:57les policiers municipaux partent inspecter
00:51:59la cage d'escalier de cet immeuble,
00:52:01à la recherche d'indices.
00:52:19Sur le trottoir,
00:52:21la victime du vol est encore sous le choc.
00:52:26Ses vacances, sous le soleil niçois,
00:52:29sont définitivement gâchées.
00:52:30C'est exactement lui-même.
00:52:32Et dedans, il y a un permis de conduire de cartes bleues.
00:52:33Et s'emballe.
00:52:34Et vous voulez ?
00:52:35Non, je ne vis pas ici, je suis en vacances chez elle.
00:52:36Donc je n'ai pas fait mes clés de voiture,
00:52:38ni mes clés d'appartement,
00:52:38j'ai vu tout ça, voilà.
00:52:40Les policiers demandent un soutien
00:52:43aux opérateurs des caméras de vidéosurveillance.
00:52:45Tu vois un truc qui pourrait correspondre ?
00:52:47Non, on n'a que des allemands.
00:52:49On ne voit pas assez des gens,
00:52:50mais on n'a rien qui correspond.
00:52:52Ok, ça marche.
00:52:55On va chercher des voleurs dans l'avionnis,
00:52:57c'est un peu comme chercher une vieille
00:52:59dans une bouteille de fond.
00:52:59C'est exactement ça.
00:53:01C'est exactement ça.
00:53:02Par chance, il y en a qu'on connaît bien
00:53:04parce qu'ils sont habitués des faits.
00:53:07Donc des fois, ça peut un peu nous faciliter la chose.
00:53:10Maintenant, effectivement, c'est très compliqué.
00:53:12Mais on y arrive parfois.
00:53:15Cette fois, le voleur est passé entre les mailles du filet.
00:53:19Mesdames, bonne soirée, au revoir.
00:53:20Merci, au revoir.
00:53:21Mais s'il s'agit du même individu,
00:53:23les policiers savent que tôt ou tard,
00:53:25il finira par commettre une erreur.
00:53:33Le lendemain matin,
00:53:35un nouveau vol est signalé dans le centre-ville de Nice.
00:53:38La vidéo, oui, tu sais,
00:53:39il y a deux agents de sécurité qui courent après un individu.
00:53:41Olivier a repris son service
00:53:43et se dirige droit sur la zone.
00:53:50Négatif, il est passé trop vite.
00:53:52On a juste vu les deux agents de sécurité lui courir après.
00:53:55On n'a pas eu le temps de voir.
00:53:57Le policier pense immédiatement à l'ukrainien
00:54:00qui l'a arrêté la veille.
00:54:01Je continue en bagnole.
00:54:04Car le vol a de nouveau été commis
00:54:06dans une enseigne multimédia.
00:54:18Olivier croit avoir repéré le voleur présumé sur le trottoir.
00:54:24Un peu paniqué,
00:54:26l'homme n'a pas vu le policier
00:54:27et fonce droit sur lui.
00:54:32Il s'agit bel et bien du voleur multirécidiviste,
00:54:35de quoi exaspérer les policiers.
00:54:42Le suspect se montre agité.
00:54:49Les policiers procèdent à son interpellation.
00:54:56Cette fois-ci, l'homme a beau nier l'effet,
00:55:01Olivier vient de retrouver à ses pieds
00:55:03une webcam flambe en oeuvre.
00:55:08Le voleur multirécidiviste a peut-être commis là
00:55:11le vol de trop.
00:55:13Toujours les mêmes.
00:55:15Ça fait trois fois en deux semaines, comptable.
00:55:18Mais les policiers municipaux doivent maintenant
00:55:21obtenir la preuve qu'il en est bien l'auteur.
00:55:23Il a pris la fuite avec un sac à dos à l'intérieur.
00:55:25Il aurait mis des objets, mais il ne sache pas quoi.
00:55:27Donc là, on est en train de faire un revisio avec eux.
00:55:29Et on revient vers ça.
00:55:30C'est reçu ?
00:55:31C'est reçu, je me rapproche de votre position.
00:55:34Pour en avoir le cœur net,
00:55:36Olivier se rend dans la boutique,
00:55:38visée par le vol.
00:55:40Bonjour, c'est vous qui avez couru après ?
00:55:43On l'a rattrapé.
00:55:44Donc il avait ça sur lui.
00:55:46Le policier veut s'assurer que la webcam leur appartient.
00:55:49Il y a une caméra qui a été volée
00:55:52dans le temps 60 euros et elle vient déposer partie.
00:55:55Pourtant, le voleur a failli une nouvelle fois s'échapper.
00:55:58Il a été démasqué grâce au sens de l'observation de ce vigile.
00:56:06L'affaire est résolue.
00:56:08Olivier dispose de tous les éléments nécessaires
00:56:11pour faire inculper le voleur ukrainien.
00:56:14Il a avisé l'officier de police judiciaire
00:56:15que lors de son interpellation,
00:56:18l'individu s'est rebellé
00:56:19et a tenté à nouveau de prendre la fuite.
00:56:20Donc il y aura également rébellion.
00:56:24Entendu par un officier de police judiciaire,
00:56:27le voleur multirécidiviste a dû faire face
00:56:30à ses responsabilités.
00:56:36Pendant ce temps-là,
00:56:38au commissariat de la police municipale de Nice,
00:56:41une opération exceptionnelle se prépare.
00:56:44Son but ?
00:56:45Éradiquer un marché illégal
00:56:47organisé en pleine rue.
00:56:48Bonjour à tous.
00:56:50Dès qu'on arrivera sur place,
00:56:52on fige la situation de suite.
00:56:54Il n'y a plus personne qui bouge.
00:56:56On arrête toute vente.
00:56:58À 63 ans,
00:57:00Jean-Luc dirige les unités territoriales de la ville.
00:57:03Dans cette pièce,
00:57:04il répète avec son équipe
00:57:05les derniers détails de la mission.
00:57:08La première personne qu'on aura interpellée
00:57:10lorsqu'on va arriver sur Adonat,
00:57:11ce sera ce monsieur
00:57:12qui découpe la viande sur le marché.
00:57:15Cette photo,
00:57:16prise lors d'un repérage en civil,
00:57:18va permettre aux policiers
00:57:19de fondre sur leur cible principale.
00:57:21Un homme qui vendrait de la viande avariée.
00:57:24On est là-bas pour répression,
00:57:26aucune prévention.
00:57:27Répression à 100% là-bas sur le marché allemand.
00:57:29Pour tout.
00:57:31Des moyens importants
00:57:32sont mobilisés pour ce contrôle.
00:57:34C'est bon, c'est parfait.
00:57:35Une vingtaine de policiers en tout.
00:57:40Après une demi-heure de route,
00:57:41les forces de l'ordre se positionnent.
00:57:44c'est Jean-Luc qui donnera le top action.
00:57:47Vidéo, vidéo d'Atlas.
00:57:50Est-ce qu'il y a toujours
00:57:51à des coupes de la viande ?
00:57:57Bon, il y a encore à des coupes.
00:57:58Bon, rentre dans les caisses
00:57:59qu'on se charge tous et on y va.
00:58:04Chacun connaît son rôle.
00:58:06Le piège se referme en quelques secondes.
00:58:09Les deux messieurs, on les passe,
00:58:11on les garde à disposition.
00:58:13À peine arrivés,
00:58:15les policiers arrêtent
00:58:16deux revendeurs de cigarettes
00:58:17et saisissent dix cartouches
00:58:19d'origine étrangère.
00:58:20Des produits de contrebande
00:58:22vendus deux fois moins cher
00:58:23que dans le commerce,
00:58:24soit 5 euros le paquet.
00:58:25Un business lucratif,
00:58:27mais totalement interdit.
00:58:41Après cette première prise,
00:58:43Jean-Luc s'intéresse désormais
00:58:44à la marchandise d'un homme.
00:58:51Le policier l'interroge
00:58:52pour connaître la provenance
00:58:53de tous ces écrans.
00:58:54Vous avez fait où, ces télé ?
00:58:55C'est quoi, le bon code ?
00:58:57Comme ça ?
00:59:00Comme ça, c'est du recel de vol,
00:59:01ça s'appelle.
00:59:02Pardon ?
00:59:02Ça s'appelle du recel de vol, ça.
00:59:04C'est un casier aux géants,
00:59:06il y a du bon code.
00:59:07Ils vous donnent rien ?
00:59:08Non.
00:59:08Ils vous donnent rien ?
00:59:09Non, non, du tout.
00:59:09Comme ça ?
00:59:10Oui, on l'achète comme ça,
00:59:11on l'achète comme ça.
00:59:12Il y a des gens qui sont
00:59:13sur le parking ?
00:59:13Oui.
00:59:14Ah, voilà, c'est volé,
00:59:15ils vous le revendent ?
00:59:15Non, non, c'est pas volé.
00:59:17Vous avez rien qui me le justifie ?
00:59:18C'est à vous, ça ?
00:59:19Rien.
00:59:19Mais c'est à vous.
00:59:24Quelques mètres plus loin,
00:59:25les policiers ont mis la main
00:59:26sur un stock impressionnant
00:59:28de fruits et légumes.
00:59:29On châte tout, ah, oui, oui.
00:59:32On le jette.
00:59:33Des denrées périssables,
00:59:37vendues sans aucune provenance
00:59:40ni traçabilité.
00:59:49Les policiers municipaux
00:59:51enchaînent les belles prises,
00:59:52mais le meilleur reste à venir.
00:59:55Si le revendeur de viande avariée
00:59:57qu'il recherchait reste introuvable,
00:59:59les collègues de Jean-Luc
01:00:00sont tombés sur un autre homme
01:00:01à la cargaison tout aussi douteuse.
01:00:03On arrive.
01:00:05Il y a des gammes dans la voiture.
01:00:08On va trouver des gammes dans la voiture.
01:00:09C'est en lui demandant
01:00:10d'ouvrir les portes de sa camionnette
01:00:12que les policiers vont découvrir
01:00:13l'ampleur du désastre.
01:00:19Une odeur insoutenable s'échappe.
01:00:23À l'intérieur du véhicule,
01:00:25les policiers découvrent
01:00:26cinq carcasses d'agneau
01:00:28stockées sur des cartons
01:00:29à température ambiante.
01:00:55Le vendeur s'exécute
01:00:59pour empêcher que cette viande avariée
01:01:01soit consommée malgré tout.
01:01:03Les agents sanitaires
01:01:04versent du détergent dessus.
01:01:06On prend l'objet d'un signalement
01:01:08à monsieur le procureur de la République
01:01:09par un article 40.
01:01:18En tournant autour de la voiture,
01:01:21Jean-Luc trouve un sac
01:01:22contenant les restes des animaux
01:01:23qui ont sans doute été dépecés sur place.
01:01:26C'est les têtes.
01:01:32Mais les policiers
01:01:33ne sont pas au bout
01:01:33de leur surprise.
01:01:35C'est ici, il y a même le sol,
01:01:36là, avec les mouches.
01:01:39Ils vont trouver caché
01:01:40derrière des arbres
01:01:41un autre cadavre
01:01:42dissimulé sous une toile de tissu.
01:01:47Les deux agents
01:01:48ont du mal
01:01:48à contenir leur écœurement.
01:01:50Pourtant, ce client
01:01:51ne voit pas où est le problème.
01:02:09avec la crise,
01:02:10le commerce de la viande illicite
01:02:12est devenu un marché juteux
01:02:13pour les réseaux mafieux.
01:02:16Est-ce que vous savez
01:02:17qui pourrait s'éteindre ?
01:02:18Non.
01:02:19Ils nous disent de temps en temps
01:02:21des endroits,
01:02:22mais on ne connaît pas
01:02:23les bergers
01:02:25qui leur font nice.
01:02:26Elles ne sont pas estampillées.
01:02:27Elles ne sont pas tracées.
01:02:28Donc, c'est un élevage
01:02:30qui est spécialement dédié
01:02:32pour l'abattagement des fins
01:02:34et la revendent
01:02:35sur ce type de marché.
01:02:38Sans traçabilité,
01:02:39les clients de ce marché
01:02:40consomment une viande
01:02:41qui peut venir de n'importe où
01:02:42avec des risques réels
01:02:44pour leur santé.
01:02:49Le problème,
01:02:50c'est qu'elle n'est pas conservée
01:02:51à température réglementaire.
01:02:54Donc, là,
01:02:54ils vont faire à peu près
01:02:5525 degrés.
01:02:56La viande,
01:02:56elle n'est pas loin
01:02:57de 20 degrés.
01:02:58Donc, c'est le développement
01:02:59de bactéries
01:02:59et puis le risque
01:03:01de toxi-infection.
01:03:03Les vendeurs clandestins
01:03:04sont tous conduits au poste
01:03:05pour être entendus
01:03:06par un officier
01:03:06de police judiciaire.
01:03:09Mais les enquêteurs
01:03:10sont loin d'en avoir fini.
01:03:11On va aller faire
01:03:12le local ville de Nice
01:03:13qui est fracturé,
01:03:14voir qui on peut avoir
01:03:15à l'intérieur.
01:03:16En effectuant
01:03:17une ronde de contrôle,
01:03:19l'un des policiers
01:03:19s'est aperçu
01:03:20que des squatteurs
01:03:21avaient investi
01:03:22un local de la ville.
01:03:24Bonjour, madame,
01:03:24les services de police.
01:03:26Qu'est-ce que vous faites là, madame ?
01:03:28En pénétrant à l'intérieur,
01:03:30les policiers municipaux
01:03:31découvrent une femme.
01:03:33Elle semble avoir pris
01:03:34ses quartiers
01:03:35dans cet espace
01:03:36sans commodité
01:03:37ni fenêtre.
01:03:39Ouvrez votre main, madame.
01:03:41Madame, ouvrez la main.
01:03:43Qu'est-ce que c'est ?
01:03:45Posez sur la table.
01:03:47Elle pourrait quand même
01:03:47la faire à l'envers.
01:03:51Elle a vite fait.
01:03:53Elle pourrait que j'allais
01:03:53pas le voir ou pas ?
01:03:55Cette femme qui possède
01:03:57du cannabis
01:03:57n'est pas seule
01:03:58dans le local.
01:03:59A ses côtés
01:04:00se trouve une adolescente.
01:04:02Vous êtes de quelle nationalité, madame ?
01:04:04C'est vous, madame ?
01:04:05Moi aussi.
01:04:06Qu'est-ce que vous faites ici
01:04:07dans ce local, madame ?
01:04:08Quand je me dors,
01:04:09parce que dans la nuit,
01:04:09il m'a allusté.
01:04:11Votre ami vous a invité
01:04:12à dormir ici ?
01:04:13C'est qui, votre ami ?
01:04:15Ici.
01:04:16Vous êtes dans un local
01:04:17qui a été ouvert
01:04:18par effraction, madame ?
01:04:26Les policiers
01:04:27sont interloqués.
01:04:28Ils ont du mal
01:04:29à croire la version
01:04:30de cette jeune fille mineure.
01:04:31Alors, ils la prennent
01:04:32à part pour l'auditionner.
01:04:34Vous habitez où ?
01:04:35À Cannes.
01:04:35Qu'est-ce qui s'est passé ici ?
01:04:37Il n'y a pas eu
01:04:37de choses particulières ?
01:04:38On n'a pas abusé de vous ?
01:04:40Non, rien du tout.
01:04:41On n'est pas obligé
01:04:41d'avoir des relations sexuelles
01:04:42ou autre chose
01:04:43moyennant l'hébergement.
01:04:44On est bien d'accord ?
01:04:45Oui, oui, oui.
01:04:45Je suis nôre, de toute façon.
01:04:46Vous n'avez rien subi ?
01:04:47Non, rien du tout.
01:04:49Parce que je vous aurais dit
01:04:50qu'il y a eu.
01:04:52Pour démêler le vrai du faux,
01:04:54les deux femmes vont être
01:04:55entendues au commissariat.
01:04:57On y va, mais on est en retard.
01:04:58Allez.
01:05:00Mais avant de partir,
01:05:02l'adolescente indique
01:05:03au policier qu'un jeune homme
01:05:04lui aurait dérobé
01:05:05ses papiers la veille.
01:05:07Alors, elle part à sa recherche
01:05:09avec l'aide de Jean-Luc
01:05:11et ne tarde pas à le trouver.
01:05:15C'est pas du volet.
01:05:17Non, c'est pas du tout.
01:05:27L'homme affirme
01:05:28qu'il est le petit ami
01:05:29de l'adolescente
01:05:30et qu'il n'a pas
01:05:31les papiers de sa copine.
01:05:33Jean-Luc prend l'homme
01:05:34à part pour tenter
01:05:35de le faire parler.
01:05:36Tu dois avoir des papiers
01:05:37en France.
01:05:37Qu'est-ce que tu as ?
01:05:39Maintenant, j'ai 18.
01:05:40Tu es majeur ?
01:05:41Oui.
01:05:42Donc, en France,
01:05:43quand on est majeur,
01:05:43on a une pièce d'identité.
01:05:44Une française
01:05:45ou un titre de séjour.
01:05:48Oui.
01:05:48Vous l'avez ?
01:05:49Non, je n'ai pas moi.
01:05:50Et pourquoi vous ne l'avez pas ?
01:05:52Je n'ai pas fait
01:05:53jusqu'à maintenant.
01:05:54Vous les habitez où ?
01:05:55Non.
01:05:56C'est sûr.
01:05:57Le jeune homme,
01:05:58qui n'est pas français,
01:05:59serait en situation irrégulière.
01:06:01Jean-Luc aimerait maintenant
01:06:02connaître la nature
01:06:03de ses relations
01:06:04avec l'adolescente.
01:06:05Pourquoi tu l'as pris ?
01:06:06Non, c'est ma copie.
01:06:07Non, elle a dit
01:06:08que tu n'es pas ton copain.
01:06:09Tu l'as volé.
01:06:11C'est pas envie de rigoler,
01:06:12moi, tu vois.
01:06:12Non, je ne vole pas,
01:06:14moi, jamais je touche
01:06:15un truc des gens.
01:06:17L'adolescente est formelle.
01:06:18Cet homme n'est pas son compagnon.
01:06:20Elle l'aurait croisé
01:06:21pour la toute première fois
01:06:22hier soir.
01:06:24Non, mais attendez,
01:06:25je vais lui parler.
01:06:28Inquiète,
01:06:28elle sort de ses gonds.
01:06:30Il est où, le sac ?
01:06:31Il est où, le sac ?
01:06:32Il est où, le sac ?
01:06:34Il est où, le sac ?
01:06:36Il est où, le sac ?
01:06:37Il est où, le sac ?
01:06:37Il est où, le sac ?
01:06:38C'est quoi ton problème ?
01:06:39On va se dépêcher, là.
01:06:41On va pas passer 3 heures.
01:06:42Il avait le sac,
01:06:43il est passé,
01:06:44après, il repartit.
01:06:45Comment il est, ce sac ?
01:06:46On va le chercher.
01:06:47C'est le sac en plastique ?
01:06:48Dépêche-toi d'aller chercher, ce sac.
01:06:49Avec nous, viens.
01:06:50Allez, dépêche-toi.
01:06:50Va chercher le sac.
01:06:51Jacques, t'as pas de papier,
01:06:52alors dépêche-toi.
01:06:55L'homme finit par craquer
01:06:57et conduit les policiers
01:06:59vers un sac qu'il a caché.
01:07:01Il est dit.
01:07:02C'est un autre sac.
01:07:02C'est que de la bouffe, ça.
01:07:06On va passer la matinée, là.
01:07:07Moi, on n'est pas ce pas.
01:07:08On n'est pas, maintenant.
01:07:09Tu dis après.
01:07:09Rien du tout, maintenant.
01:07:10Les policiers commencent
01:07:11à perdre patience
01:07:12et la tension va encore
01:07:14monter d'un cran.
01:07:15Il a aussi les passeports.
01:07:17Il a les passeports.
01:07:18Allez, dépêche-toi.
01:07:19C'est où, tout ça ?
01:07:20La femme présente dans le local
01:07:21aurait-elle aussi été victime
01:07:23d'un vol.
01:07:24Les policiers commencent
01:07:25à se demander
01:07:26si cet homme n'aurait pas séduit
01:07:27l'adolescente
01:07:28pour lui subtiliser ses papiers.
01:07:49Le jeune homme sent l'étau
01:07:51se resserrer.
01:07:52Alors, pour se défendre,
01:07:53il campe sur ses positions.
01:08:05Les policiers ont compris
01:08:06qu'ils ne tireraient rien
01:08:08de cet homme,
01:08:08alors ils le conduisent au poste.
01:08:11Au terme de l'enquête,
01:08:12les effets personnels
01:08:13et les papiers des deux femmes
01:08:15leur seront restitués.
01:08:16Grâce au travail
01:08:17de la police municipale,
01:08:18les vols ont baissé
01:08:19de plus de 8% à Nice
01:08:21l'an dernier.
01:08:27La mission de protection
01:08:29des policiers municipaux
01:08:30ne se cantonne pas
01:08:31uniquement au centre-ville.
01:08:33Leurs patrouilles régulières
01:08:34les conduisent aussi
01:08:35dans les quartiers populaires
01:08:36situés en périphérie.
01:08:38Il est en tee-shirt blanc
01:08:40et jaune,
01:08:40pantalon noir.
01:08:42Ces zones sont la cible
01:08:43de trafic en tout genre
01:08:44et notamment de stupéfiants.
01:08:46Ce jour-là,
01:08:47les policiers surveillent
01:08:48les abords d'une barre d'immeubles
01:08:49quand tout à coup...
01:08:54Johan vient d'apercevoir
01:08:55une transaction
01:08:56entre un dealer
01:08:57et un acheteur.
01:08:58Les hommes se sont enfuis
01:08:59en voyant le policier.
01:09:02Accompagné d'un collègue,
01:09:03Johan part à la poursuite
01:09:04des suspects
01:09:05dans les parties communes
01:09:06de l'immeuble.
01:09:11Mais dans ce dédale obscur,
01:09:13il est facile de se cacher.
01:09:20On les a loupés de peu.
01:09:24En poussant la porte
01:09:25d'un local,
01:09:26Johan obtient la confirmation
01:09:28qu'il a manqué sa cible
01:09:29d'un cheveu.
01:09:30Ça sent le joint,
01:09:31le joint qui a été fumé.
01:09:33A première vue,
01:09:34ce local ne sert pas
01:09:35uniquement de fumoir.
01:09:37Par notre présence,
01:09:38ça sert aussi à...
01:09:40On va dire à enlever leur chaise,
01:09:42à les foutre à la poubelle.
01:09:44On verrait les barbecues,
01:09:45comme ça.
01:09:46Ce barbecue pourrait créer
01:09:48un départ de feu.
01:09:49Johan doit intervenir.
01:09:52Déjà, le barbecue,
01:09:53il est interdit
01:09:53sur toute la commune
01:09:54par rapport au risque
01:09:54d'incendie.
01:09:56On va le balancer.
01:09:59Johan et Julien mettent l'accent
01:10:01sur ce quartier
01:10:02depuis plusieurs semaines
01:10:03et assurent une présence régulière.
01:10:05Ça fait un moment,
01:10:06on a des demandes
01:10:07à des gens ici.
01:10:08Vous regardez,
01:10:09aux fenêtres,
01:10:09il y a beaucoup de retraités,
01:10:11il y a beaucoup de...
01:10:12Il y a beaucoup de familles.
01:10:14Et voilà,
01:10:15il y a quelques familles,
01:10:16comme d'habitude,
01:10:17qui sont venues implanter
01:10:18un trafic de stupéfiance.
01:10:19Par contre, on le sait.
01:10:20Et voilà,
01:10:21donc on interpelle quand on peut
01:10:22et on fait ce qu'on a à faire.
01:10:26Les policiers veulent chasser
01:10:27les trafiquants
01:10:28car ils menacent la sécurité
01:10:30des habitants du quartier.
01:10:32Certains vivent aujourd'hui
01:10:33dans la peur.
01:10:34« Bonjour, madame. »
01:10:36« Bonjour. »
01:10:37« Vous allez bien ? »
01:10:38« Oui, ça va. »
01:10:38« Ça va ? »
01:10:39« Franchement,
01:10:40c'est catastrophe.
01:10:41Donc,
01:10:43on ne sait plus comment faire
01:10:44pour se débarrasser
01:10:45de tout ça.
01:10:46Donc, voilà.
01:10:48Vous avez fait une descente
01:10:49peut-être,
01:10:49mais ça continue, quoi.
01:10:52On ne lâchera pas,
01:10:53donc on verra. »
01:10:57Dans certains quartiers,
01:10:58tenir tête à l'autorité
01:10:59est considéré
01:11:00comme un rite de passage
01:11:01par les plus jeunes.
01:11:03Alors, les policiers
01:11:04comme Sylvain
01:11:05ne laissent rien passer.
01:11:06« On est passé,
01:11:06on a vu toute la bande-là. »
01:11:07« Ce qu'on va faire,
01:11:09c'est que nous,
01:11:10on va passer dans la petite rue
01:11:11derrière l'immeuble. »
01:11:11« Ça va faire. »
01:11:12« Parce que si ça court,
01:11:13ils vont courir vers nous. »
01:11:14« Ça va faire. »
01:11:15Cet après-midi-là,
01:11:16lui et ses collègues
01:11:17de la brigade routière
01:11:17ont été appelés en renfort.
01:11:19Une bande de jeunes
01:11:20au pied de ses tours
01:11:21auraient insulté
01:11:22une patrouille de police
01:11:23et jeté des projectiles
01:11:25sur des pompiers
01:11:26venus en intervention.
01:11:28« Arrête-toi. »
01:11:29Le sang de Sylvain
01:11:30ne fait qu'un tour.
01:11:31« Vas-y, descends. »
01:11:32« Mille la béquille. »
01:11:33Ce professeur de Krav Maga
01:11:35n'a pas l'habitude
01:11:35de se laisser marcher
01:11:36sur les pieds.
01:11:38Alors, il compte bien
01:11:39faire passer l'envie
01:11:39à ces jeunes de recommencer.
01:11:41« Sachez une chose.
01:11:43On passe,
01:11:43vous nous faites des doigts
01:11:44et vous nous insultez. »
01:11:45« J'ai rien fait,
01:11:45moi, je viens d'arriver. »
01:11:46« Vous faites ce que vous voulez.
01:11:46Mais nous, ici,
01:11:47le terrain, il n'est pas à vous.
01:11:49Autant de fois
01:11:50qu'il faudra venir,
01:11:50on viendra. »
01:11:51« Vous avez compris ça ? »
01:11:52« Vous pouvez faire les baux de loin. »
01:11:55« Par contre,
01:12:00en le palpant,
01:12:01les policiers vont faire
01:12:02une drôle de trouvaille. »
01:12:03« À ton âge,
01:12:04t'es la gazeuse. »
01:12:05« Qu'est-ce qu'il fait avec ça, lui ? »
01:12:06« Ça va. »
01:12:07« Mais j'ai rien fait avec ça.
01:12:08J'ai rien d'autre. »
01:12:09« Regardez. »
01:12:10« À ton âge,
01:12:10c'est normal d'avoir ça. »
01:12:11« T'as quel âge ? »
01:12:12« T'as avec qui, lui ? »
01:12:13« 15 ans. »
01:12:13« 15 ans. »
01:12:15« Dans la rue sans casque. »
01:12:16« Elle est belle, la jeunesse. »
01:12:17Le conducteur qui roulait sans casque
01:12:19n'hésite pas à livrer
01:12:20le fond de sa pensée.
01:12:21« La gazeuse, c'est quoi ?
01:12:30On est des agresseurs, nous ? »
01:12:31« Oui, c'est des agresseurs. »
01:12:32« Ah bon ? »
01:12:33« Ouais. »
01:12:36« Je ferais être avec des voix
01:12:37ou qu'être avec vous, moi. »
01:12:38Ce manque de respect
01:12:39n'étonne pas Sylvain.
01:12:40Mais il n'est pas au bout
01:12:42de ces surprises.
01:12:43Deux jeunes hommes
01:12:44font soudain leur apparition.
01:12:46« Vous voulez quelque chose ? »
01:12:48Face à ses amis,
01:12:49le conducteur du scooter
01:12:50se met à jouer au dur.
01:12:52Mais il en faut plus
01:12:52pour impressionner Sylvain.
01:12:54« Vous voulez quoi ? »
01:12:55« Baissez d'un temps. »
01:12:56« Si vous filmez. »
01:12:57« Baissez d'un temps
01:12:57et sortez les mains des poches. »
01:12:58« Voilà. »
01:12:59« Ok. »
01:13:00« C'est énorme. »
01:13:02« Arrêtez de me regarder comme ça. »
01:13:03« D'accord. »
01:13:06Les deux jeunes
01:13:06qui portent une chapka
01:13:07sont aussi contrôlés par Sylvain.
01:13:09« Vous tombez bien, messieurs.
01:13:10Sortez les mains des poches. »
01:13:11L'un d'eux se montre menaçant
01:13:13et mime un égorgement
01:13:14face à notre caméra
01:13:15dans le dos des policiers.
01:13:17Sûr de lui,
01:13:18il se prend pour un parrain
01:13:19de la mafia.
01:13:20« Ça veut dire quoi,
01:13:21le geste que vous venez de faire
01:13:22en français ? »
01:13:23« Ça veut dire un design
01:13:23que tout le monde. »
01:13:26« C'est-à-dire ? »
01:13:28« C'est-à-dire un design
01:13:29que tout le monde. »
01:13:30« Vous ne comprenez pas,
01:13:31vous voulez que... »
01:13:33« Pas de temps. »
01:13:34« Le conducteur du deux-roues
01:13:36écope d'une amende
01:13:36à 90 euros
01:13:37pour le non-port du casque. »
01:13:39« Ok, pour vous,
01:13:39c'est bon, vous pouvez y aller. »
01:13:40« Je sais. »
01:13:42« De rien, monsieur. »
01:13:45« Ça fait un plaisir
01:13:45de vous connaître. »
01:13:47« Allez, on y va. »
01:13:48Le jeune mineur
01:13:49qui détenait
01:13:50une bombe lacrymogène
01:13:51va, quant à lui,
01:13:52être conduit au poste.
01:13:55« À ton âge,
01:13:56on n'a pas une gazeuse sur toi. »
01:14:01Mais les policiers
01:14:01n'ont pas encore fini
01:14:02leur mission.
01:14:03En patrouillant
01:14:04autour de la barre d'immeubles,
01:14:06ils viennent de tomber
01:14:06sur un jeune
01:14:07qui porte un couteau.
01:14:08« Bonjour. »
01:14:09« C'est quoi, ce couteau-là ? »
01:14:10« C'est un couteau de merde. »
01:14:11Le jeune est agité
01:14:12et s'emporte rapidement
01:14:14face à Sylvain.
01:14:15« Qu'est-ce que vous avez
01:14:15comme stupéfiant sur vous,
01:14:16monsieur le public ? »
01:14:16« Je n'ai pas stupéfiant.
01:14:17Vous voulez me fouiller ?
01:14:18Fouille-moi, allez.
01:14:19Pourquoi je t'essaie ? »
01:14:20« Je n'ai pas compris, là. »
01:14:21« Allez, fouillez-moi. »
01:14:22« Ah, c'est mieux. »
01:14:24« Vous ne me tutoyez pas.
01:14:24On n'est pas amis,
01:14:25vous et moi. »
01:14:26« D'accord ? »
01:14:27« Vous avez un couteau.
01:14:27Je suis en droit
01:14:28de vous menotter. »
01:14:29« Alors vous baissez vite
01:14:30d'un temps. »
01:14:30« Non, non, non. »
01:14:31« Je ne sais pas. »
01:14:32« Vous baissez vite d'un temps.
01:14:33Je vous touche si j'ai envie
01:14:34parce que d'abord,
01:14:34je vais vous palper. »
01:14:35« OK ? »
01:14:36Le policier palpe le jeune
01:14:38pour s'assurer
01:14:38qu'il ne porte rien
01:14:39d'autre de dangereux sur lui.
01:14:41« Vous allez me sortir
01:14:41les mains des poches.
01:14:43Puisque vous avez le couteau,
01:14:44vous êtes susceptibles
01:14:45d'être dangereux.
01:14:45Ils ont beau être chez eux.
01:14:47Mais ici, on est à Nice,
01:14:48on est chez nous aussi.
01:14:49Et ils peuvent nous jeter
01:14:50des pires temps qu'ils veulent.
01:14:51S'il faut revenir à 20 tous les jours,
01:14:53on reviendra à 20 tous les jours
01:14:54et toutes les heures. »
01:14:57En plus des trafics en tout genre,
01:15:00la police municipale de Nice
01:15:02doit souvent faire face
01:15:03à un problème
01:15:03qui empoisonne
01:15:04la vie des habitants.
01:15:08Livresse sur la voie publique.
01:15:11« Monsieur,
01:15:13tout va bien ?
01:15:14Bonjour.
01:15:16Tout va bien ?
01:15:17Vous levez, vous allez ?
01:15:18Allez. »
01:15:20Dans certains quartiers
01:15:21de la ville,
01:15:21le problème est tel
01:15:22qu'il est devenu insupportable
01:15:24pour les habitants
01:15:25d'y vivre.
01:15:26« Monsieur,
01:15:27vous prenez le trottoir,
01:15:28vous circulez sur le trottoir
01:15:30comme tous les piétons.
01:15:30Merci.
01:15:31Allez-y.
01:15:33Non, c'est pas pareil, monsieur.
01:15:37Cet après-midi-là,
01:15:38les policiers municipaux
01:15:39interviennent
01:15:40suite à l'appel
01:15:41d'une riveraine
01:15:42excédée.
01:15:55à la vue des policiers,
01:15:56la petite troupe se disperse,
01:15:58mais ils vont avoir du mal
01:16:00à se justifier
01:16:01car de nombreuses bières
01:16:02vides jonchent le sol.
01:16:03« C'est vrai que la consommation
01:16:06d'alcool est interdite. »
01:16:07« Non, c'est pas moi
01:16:08qui paye l'autre. »
01:16:09« Vous avez les canettes
01:16:10dans la main,
01:16:10mais c'est pas vous. »
01:16:11« Non, c'est pas moi.
01:16:11C'est un appareil.
01:16:12Il a fait comme ça,
01:16:13mais il a découpé l'alcool. »
01:16:15« Les canettes,
01:16:16vous les prenez, là ?
01:16:16Vous allez mettre
01:16:17à la pavère. »
01:16:19Les policiers verbalisent
01:16:20les hommes pour ivresse
01:16:21sur la voie publique.
01:16:22Ils écoperont chacun
01:16:23d'une amende
01:16:24à 11 euros.
01:16:25« Une fois,
01:16:25ils sont en train
01:16:26de boire de l'alcool,
01:16:27verbalisation. »
01:16:28« D'accord ? »
01:16:30Mais pour la riveraine
01:16:32qui a contacté
01:16:32les policiers,
01:16:33le problème est bien
01:16:34plus grave qu'il n'y paraît.
01:16:36« Mais ils sont tout le temps. »
01:16:38« Ils viennent ici
01:16:39à chaque fois. »
01:16:39« Tous les jours. »
01:16:41« Ils m'ont repéré. »
01:16:42« Là, j'ai peur. »
01:16:42« Non, non. »
01:16:43« Parce que... »
01:16:44« Vous les inquiétez pas. »
01:16:45« Je n'ose plus sortir. »
01:16:46« Ils sont là,
01:16:46ils s'installent,
01:16:47ils font des toilettes
01:16:48au milieu,
01:16:49le rigaud. »
01:16:50« On fait la douche
01:16:51avec des bouteilles d'eau,
01:16:53les raser,
01:16:54laver la tête. »
01:16:55« Et puis,
01:16:55ils accoupent,
01:16:57dans le petit gars. »
01:16:58« Il n'y a pas besoin. »
01:17:01Cette femme n'est d'ailleurs
01:17:02pas la seule
01:17:02à se plaindre
01:17:03de ses nuisances.
01:17:05« Tous les jours. »
01:17:07« Adam, il tient espoir. »
01:17:08« Il n'est pas rien. »
01:17:09« Il fout de le fortel. »
01:17:10« Alcool. »
01:17:11« Et merci,
01:17:11messieurs,
01:17:12c'est devenu. »
01:17:13« S'ils viennent à chaque fois
01:17:14que vous nous appelez. »
01:17:15« À chaque fois qu'ils viennent
01:17:16nous appeler. »
01:17:28« D'accord. »
01:17:29« Excusez-moi. »
01:17:32« Voilà,
01:17:32on est requis par la riveraine
01:17:33qui habite juste au-dessus.
01:17:35Il y a des gens
01:17:35qui campent en bas dans la rue.
01:17:37On les évacue. »
01:17:39Mais c'est principalement la nuit
01:17:40que les problèmes
01:17:41liés à l'alcool
01:17:42s'intensifient.
01:17:47À 5h du matin,
01:17:48dans les rues de Nice,
01:17:50tout est calme,
01:17:51du moins en apparence.
01:17:54« Ils sont dans la crie blanche. »
01:17:57« Coupe le moteur. »
01:17:59« Coupe le moteur. »
01:18:01Johan et son équipe
01:18:02interpellent une femme
01:18:03et un homme
01:18:03dans une voiture
01:18:04arrêtée au milieu de la route.
01:18:07« Qu'est-ce qui se passe ? »
01:18:12« L'homme est blessé. »
01:18:14Sa lèvre est en sang
01:18:15et son visage
01:18:16est couvert d'équimauze.
01:18:18« Je ne bais que vous. »
01:18:19« Je ne suis pas visible. »
01:18:22La conductrice de la voiture
01:18:23ne semble pas
01:18:24dans son état normal.
01:18:25« D'après cette femme,
01:18:50son ami lui aurait fait
01:18:51des avances ce soir.
01:18:53Il aurait violemment réagi
01:18:54face à son refus. »
01:18:57Une version des faits
01:18:58qui va être mise à mal
01:18:59par les témoins
01:18:59présents sur place.
01:19:00« Je suis passé,
01:19:02on les a séparés,
01:19:03on les a pas laissés. »
01:19:05« Mais je crois qu'elle a
01:19:05bien mouché, là. »
01:19:07« Ça coupe plus, je crois. »
01:19:08« Je sais pas si quoi. »
01:19:09« J'ai vu me mettre
01:19:10deux, trois droits. »
01:19:11« Ouais, deux droits,
01:19:11c'est limité. »
01:19:13« Elle frappe, hein, la frappe. »
01:19:15« Elle boxe, hein. »
01:19:17« Elle a mouché le propre. »
01:19:19Des blessures physiques
01:19:20dont l'homme se moque.
01:19:22C'est son revers sentimental
01:19:23qui le fait le plus souffrir.
01:19:25« Je crois que je suis heureux, monsieur. »
01:19:28« Mais c'est elle de table. »
01:19:29« Mais c'est elle de table. »
01:19:30« Mais c'est elle de table. »
01:19:30« Mais tu restes appuis avec elle. »
01:19:31« Mais pourquoi je vous l'ai bien ? »
01:19:33« Tu n'es pas heureux. »
01:19:33« Si je l'ai bien,
01:19:34je suis heureux, je suis avec elle. »
01:19:37« Elle n'est pas heureux, elle, quoi. »
01:19:41« Vous comprenez, monsieur,
01:19:42que je vous dis ? »
01:19:43« Calmez-vous. »
01:19:44« Je comprends pas, monsieur. »
01:19:44« Je calme, monsieur. »
01:19:45« Voilà, je calme. »
01:19:46« Vous voulez pas déposer, pas, le campagne ? »
01:19:47« Mais non, non,
01:19:48c'est pas conner. »
01:19:49« Non, il faut pas se plaindre. »
01:19:51« Je calme, t'as conner. »
01:19:53De son côté,
01:19:54la femme a compris que le vent tournait,
01:19:56alors elle essaye désormais
01:19:57de justifier son geste auprès des policiers.
01:20:00« C'est mon anniversaire, ce soir. »
01:20:02« En fait, je l'ai pris avec moi. »
01:20:03« À la base, je ne suis jamais avec lui. »
01:20:04« J'ai bu un petit verre avec lui. »
01:20:06« Et en fait, je recevais des messages sur mon téléphone. »
01:20:08« Et il me disait, c'est qui lui ? »
01:20:09« C'est qui lui ? »
01:20:10« Et là, je dis, ça te regarde pas. »
01:20:12« Et il m'a insulté. »
01:20:13« Donc, moi, je l'ai insulté. »
01:20:15« Je me suis mis sur le côté, je me suis défendu. »
01:20:19« C'est vrai, j'ai mis des gifles. »
01:20:20« Ça, je vous ment pas. »
01:20:21« Je l'ai giflé. »
01:20:22« Mais c'est tout. »
01:20:23« En fait, il a fait une crise de jalousie. »
01:20:25« C'est ça. »
01:20:25« Il a amoureux de moi en cachette. »
01:20:28Malgré les coups,
01:20:29l'amoureux est conduit
01:20:30ne veut pas être séparé de son ami.
01:20:32Alors, il s'en prend au policier.
01:20:34Une réaction de détresse face à un amour impossible.
01:20:37« Mon collègue,
01:20:38si vous voulez, je suis parti. »
01:20:39« Je vous en... »
01:20:40« Tranquille. »
01:20:41« On va se calmer. »
01:20:42« On va se calmer, je t'ai dit, d'accord. »
01:20:46« Déjà, il te faut une patate. »
01:20:47« Et toi, tu vas nous... »
01:20:48« On va se calmer, toi. »
01:20:49« Non, je n'ai personne, monsieur. »
01:20:51« C'est la school qui est par ça. »
01:20:52« C'est ma collègue. »
01:20:53« C'est ma collègue. »
01:20:55« Je n'ai pas les séparés sociaux, monsieur. »
01:20:58Johan se retrouve face à un cas rarissime.
01:21:01Le policier va devoir se contenter
01:21:03de séparer le couple
01:21:04pour que les esprits s'apaisent.
01:21:05« Il présente pas mal de pimozes
01:21:07au niveau du visage.
01:21:09Mais il ne souhaite pas déposer plainte.
01:21:11Donc, pour nous, ce sera sans suite
01:21:12pour les violences.
01:21:14Elle est alcoolisée.
01:21:15On va la traiter pour l'alcoolémie au volant. »
01:21:17Pour avoir conduit sous l'emprise de l'alcool,
01:21:20cette femme risque de perdre 6 points
01:21:22sur son permis
01:21:22et de payer une amende de 135 euros.
01:21:25Un cadeau d'anniversaire particulier
01:21:27pour une drôle de soirée.
01:21:29Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:31Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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