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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et merci de votre fidélité à Midi News.
00:00:03Si je vous parle de politique, de la présidentielle qui approche,
00:00:07de la montée dans les sondages de Jean-Luc Mélenchon,
00:00:10de la guéguerre qui se profile au centre entre Edouard Philippe,
00:00:13déclaré candidat depuis bien longtemps,
00:00:15et Gabriel Attal qui vient lui marcher sur les pieds en remettant sur la table la GPA,
00:00:19un débat qui l'obsède comme s'il n'y avait pas d'autres priorités pour la France,
00:00:23eh bien cette course des petits chevaux, ils sont déjà une bonne quinzaine sur le départ.
00:00:27Vous vous en fichez, c'est ce que démontre une étude IFOP Hendrix pour l'Opinion ce matin,
00:00:34dans les conversations des Français.
00:00:35Cette dernière semaine, le prix des carburants, sujet numéro 1,
00:00:39il a occupé 75% de vos discussions.
00:00:43Derrière, l'antavirus, encore lui, pourtant il est parti.
00:00:46On n'a plus aucune nouvelle par exemple de la femme hospitalisée à Bichat,
00:00:49on espère qu'elle va mieux.
00:00:51Derrière, l'affaire Bruel, l'Iran, la guerre en Ukraine.
00:00:54Non, la politique, la présidentielle 2027 n'arrive qu'en dernière position à 34%,
00:00:59un tiers de vos conversations, vous me direz quand même.
00:01:03Alors comment traduire ce peu d'intérêt, résignation, lassitude,
00:01:07croyez-vous encore à un candidat providentiel ou plus du tout ?
00:01:10De la politique, on en parla quand même, à petite dose mais quand même.
00:01:14Jean-Luc Mélenchon insiste sur la Nouvelle-France,
00:01:16il est au touche-touche au premier tour avec Édouard Philippe.
00:01:19On parlera aussi et surtout de la chaleur car ça nous concerne tous.
00:01:23Du scandale du périscolaire avec le procès aujourd'hui d'un animateur
00:01:27accusé d'agression sexuelle sur 5 élèves.
00:01:30Nous serons sur place.
00:01:31De la fanzone pour la finale de Ligue des Champions,
00:01:33on nous avait dit pas de fanzone.
00:01:35En fait si, apparemment, au Champ de Mars.
00:01:36Et puis à 14h30, invité de Midi News, Thierry Dana, il est ancien diplomate,
00:01:41il pourrait nous parler de la guerre en Iran.
00:01:42Mais c'est de son fils Raphaël qu'il nous parlera.
00:01:44Il publie « Mon drôle fils autiste » chez Boucher-Chastel.
00:01:48Les autistes représentent environ 1% de la population.
00:01:51Il nous racontera son parcours.
00:01:54Et tout cela, c'est après les dernières informations de Somaya Labidi.
00:01:57Bonjour Somaya.
00:01:58Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:59On commence par ce drame en Belgique.
00:02:01Quatre personnes dont deux enfants tués dans la collision
00:02:03entre un train et un quart scolaire.
00:02:06Accident qui a eu lieu ce matin à Bouguenot en Flandre.
00:02:09Un passage à niveau.
00:02:10Le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, a déploré un tragique accident.
00:02:15Retour en France avec ce lourd bilan à cause des records de température.
00:02:19Sept décès dont cinq noyades en France selon la porte-parole du gouvernement.
00:02:23Un épisode de forte chaleur qui se poursuit puisque huit départements de l'ouest du pays
00:02:28ont été placés en vigilance orange canicule.
00:02:30Une première pour un mois de mai.
00:02:32Néanmoins, les écoles resteront ouvertes pour le moment,
00:02:35indique ce matin le ministre de l'Éducation nationale.
00:02:38Et puis à la une de l'actualité internationale,
00:02:41Al-Moshtaba Khamenei sort du silence dans une déclaration écrite,
00:02:45diffusée par la télévision d'État.
00:02:46Le guide suprême iranien affirme que les pays du Golfe
00:02:49ne s'y repéreront plus de bouclier aux bases américaines.
00:02:52Déclaration au moment même où les gardiens de la révolution
00:02:55disent avoir abattu un drone américain dans l'espace aérien iranien.
00:02:59Merci beaucoup Sommayel Abidi à tout à l'heure pour d'autres informations à 13h30.
00:03:04Sont à table avec moi.
00:03:05Je dis toujours à table parce que c'est Bidi News, c'est l'heure du déjeuner.
00:03:07Ophélie Roquella, bonjour chère Ophélie.
00:03:09François Drugy, merci d'être là.
00:03:11Ancien ministre de l'Environnement, il va être question de la chaleur dans un instant.
00:03:15Avec Michel Chevalet aussi que je remercie d'être là.
00:03:18Cette chaleur, d'ailleurs vous en venez là parce que vous venez de l'extérieur.
00:03:22Moi je suis enfermé dans la tour CNews depuis le petit matin.
00:03:27Donc je n'ai pas connu la chaleur qui monte et qui va durer jusqu'à ce week-end.
00:03:32C'est ce qui est prévu.
00:03:33Au moins, on ne sait pas ce qui va se passer par la suite.
00:03:36Beaucoup de questionnements.
00:03:37On l'a entendu à l'instant avec Sommaya.
00:03:39Le ministre de l'Éducation n'exclut pas de fermer les écoles.
00:03:42Et on l'entendra d'ailleurs dans un instant.
00:03:44Mais d'abord, mot de Bréjean, la porte-parole du gouvernement.
00:03:46Y a-t-il des instructions en cas de forte chaleur ?
00:03:50La porte-parole du gouvernement a répondu ce matin.
00:03:53Il y a deux jours, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:03:55a transmis des instructions au préfet en leur demandant une veille particulière,
00:04:00la mise en place de dispositifs d'accompagnement sanitaire
00:04:03pour l'ensemble des rassemblements, qu'ils soient organisés à l'intérieur ou à l'extérieur.
00:04:08Il y aurait sept décès liés directement ou indirectement à la chaleur.
00:04:15Effectivement, des cas de noyade.
00:04:17On en dénombre au moins cinq.
00:04:18Et des décès liés à la forte chaleur lors de compétitions sportives.
00:04:23Mais tout ça méritera d'être précisé à la fin de l'épisode que l'on connaît aujourd'hui.
00:04:29Voilà, donc cet épisode que l'on connaît et qui va durer au moins jusqu'à ce week-end.
00:04:35On va le voir en détail dans quelques instants.
00:04:37Mais en attendant, on est en ligne avec le docteur Mégarban,
00:04:43qui est chef de la réanimation à l'hôpital Lariboisière.
00:04:46Bruno Mégarban, bonjour.
00:04:47Merci beaucoup d'être avec nous.
00:04:49Bonjour.
00:04:50Question.
00:04:51Qu'est-ce qu'il faut faire par forte chaleur
00:04:53pour éviter justement de se retrouver dans votre service ?
00:04:58Alors, tout d'abord, évidemment, il faut adapter son mode de vie
00:05:01et son activité à la température.
00:05:04Donc, par exemple, il faut faire très attention, si on travaille dans un milieu chaud,
00:05:08évidemment, à, on va dire, climatiser son lieu de travail.
00:05:14Il faut maintenir, essayer de maintenir dans la mesure du possible son habitation au frais,
00:05:18par exemple en fermant les volets le jour et en aérant la nuit.
00:05:23Il faut bien sûr bien s'hydrater, boire, on va dire, 1,5 à 2 litres d'eau par jour,
00:05:31manger en quantité suffisante, en fractionnant les repas si possible,
00:05:35apporter des scènes minéraux, ne pas boire d'alcool.
00:05:38Et puis, et c'est le point le plus important,
00:05:41parce que les coups de chaleur sont essentiellement délétères chez les personnes fragiles,
00:05:46eh bien, se faire connaître auprès des services municipaux,
00:05:49s'il en habite seul, pour figurer sur un registre communal
00:05:54et qui va permettre de prendre de vos nouvelles.
00:05:58Et bien sûr, voire avec son médecin traitant pour adapter ses médicaments,
00:06:02adapter les doses, car un certain nombre de médicaments bloquent la sudation.
00:06:07Et au-delà de 37 degrés, seule la sudation permet d'éliminer la chaleur du corps.
00:06:14Donc ça, ce sont des recommandations, on les a bien prises en note, docteur Megarban.
00:06:18Et surtout, on a noté qu'il ne faut surtout pas prendre cet épisode de chaleur à la légère.
00:06:22Je reviens sur le début de votre intervention, monsieur Megarban,
00:06:25quand vous dites qu'il faut plutôt s'enfermer ou aller dans un...
00:06:31Certains ont la chance de travailler dans des bureaux climatisés,
00:06:34mais ce n'est pas le cas partout.
00:06:36Se pose bien sûr le problème des écoles.
00:06:39Et puis après, il y a tous les métiers en pénibilité.
00:06:41Qu'est-ce que vous faites des gens qui travaillent sur les chantiers ?
00:06:43Qu'est-ce qu'on fait des gens qui sont des couvreurs, par exemple,
00:06:46qui posent des panneaux photovoltaïques sur les toits ?
00:06:50Est-ce que vous, je ne sais pas, imaginons dans un monde fictionnel,
00:06:54vous seriez le président de l'ARS ou le ministre de la Santé,
00:06:58est-ce que vous obligeriez à mettre entre parenthèses ces activités-là ?
00:07:04Alors, il existe un cadre réglementaire du travail
00:07:08qui permet évidemment à l'employeur, on va dire,
00:07:13d'adapter les conditions de travail de tout employé
00:07:17si les conditions devenaient incompatibles ou dangereuses.
00:07:22De même, il est possible pour les employés de se mettre en retrait
00:07:25si ces conditions n'étaient pas utilisées.
00:07:28Donc, effectivement, il faut faire attention car on risque ce qu'on appelle
00:07:32le coup de chaleur d'effort.
00:07:35Notamment, effectivement, ça peut concerner des militaires, des sportifs,
00:07:40mais également des ouvriers qui travaillent en pleine canicule,
00:07:44notamment lorsqu'ils font un effort important.
00:07:47Et ces coups de chaleur peuvent conduire, évidemment,
00:07:51à des troubles neurologiques, donc une perte de conscience,
00:07:54un coma, une épilepsie, une déshydratation importante
00:07:57et, bien sûr, un collapsus cardiaque avec un risque de décès.
00:08:02Et donc, on voit que, ponctuellement, il y a de temps en temps
00:08:05des quatre décès attribuables à ce type de complications.
00:08:09C'est ça, en fait, Dr Megarban,
00:08:11c'est la létalité due aux fortes chaleurs qui est en cause.
00:08:15Là, il y a sept décès.
00:08:16Alors, la ministre l'a précisé,
00:08:18ce sont des noyades, principalement,
00:08:21et ce sont aussi deux décès liés à un effort supplémentaire,
00:08:25là, en l'occurrence, sur des activités sportives.
00:08:29Mais on peut très bien décéder, si je vous comprends bien,
00:08:32en étant assis sur un fauteuil.
00:08:35Oui, tout à fait.
00:08:36Alors, on va dire, là, peut-être les températures
00:08:38ne sont pas encore extrêmement élevées,
00:08:40mais au cours de la vague de chaleur historique de 2001,
00:08:45il y a eu des personnes qui sont décédées,
00:08:47notamment, évidemment, lorsqu'ils étaient un peu plus âgés,
00:08:50uniquement parce qu'on les avait assis sur un fauteuil
00:08:52à côté de la fenêtre
00:08:54et qu'ils n'avaient pas la possibilité mécanique
00:08:57liée à leur santé de se déplacer
00:09:01ou de se lever, effectivement, sans s'hydrater.
00:09:05Ils ont cuit littéralement sur place
00:09:07et sont décédés du coup de chaleur.
00:09:09Merci beaucoup, docteur Megarban,
00:09:11d'avoir accordé quelques instants à MidiNews.
00:09:14Michel Chevalet, c'est donc un phénomène
00:09:17quand on entend à la fois les médecins, les météorologues,
00:09:20dont on ne connaît pas encore tout à fait
00:09:22les tenants et les aboutissants d'hommes de chaleur.
00:09:25On comprend le mécanisme.
00:09:27Déjà, un, on comprend le mécanisme.
00:09:28Et ce qui surprend, ce n'est pas un mécanisme anormal.
00:09:31Ça s'est déjà produit.
00:09:32Simplement, là, il y a la conjonction de deux phénomènes.
00:09:35Le premier, une remontée d'air chaud.
00:09:37C'est ce qu'on appelle les vagues de chaleur,
00:09:39surtout quand elles passent sur l'Espagne
00:09:40où, là, elles ne passent pas sur la Méditerranée.
00:09:43Quand ça passe sur la Méditerranée,
00:09:45ça refroidit, ça met l'humidité.
00:09:47Quand ça passe sur l'Espagne,
00:09:49qui est surchauffée à 40,
00:09:51et ça, c'était déjà depuis une semaine,
00:09:53on ajoute à la chaleur venant du Sahara
00:09:56la chaleur sur l'Espagne.
00:09:57Donc ça, c'est le pic de semaine.
00:09:59Mais ça dure 3-4 jours.
00:10:01Sauf que cette fois-ci, il y a ce qu'on appelle
00:10:03le phénomène du dôme de chaleur.
00:10:05Alors ça, c'est un truc, moi, je n'en ai jamais entendu parler.
00:10:07C'est venu, vous vous souvenez,
00:10:09d'une affaire dans le Canada.
00:10:10Dans le Canada, il y a quelques années,
00:10:12d'un seul coup, il y a eu une montée de la température
00:10:14jusqu'à dans le Grand Nord canadien, à 36,5.
00:10:17Et là, on a parlé du dôme.
00:10:19Alors le dôme, c'est quoi ?
00:10:20C'est une espèce de blocage qui se fait
00:10:23par un anticyclone.
00:10:25Donc qui dit anticyclone dit
00:10:27absence de vent, les marins le savent.
00:10:28Donc blocage.
00:10:30Il ne peut pas y avoir adversion,
00:10:32c'est-à-dire arrivée d'air plus frais, plus humide.
00:10:35Mais ça, c'est nouveau, Michel ?
00:10:36Non, ces phénomènes existaient.
00:10:39Sauf, ce qui est nouveau, c'est un, l'intensité,
00:10:42c'est du costaud, c'est du sérieux,
00:10:44et deux, la périodicité.
00:10:46C'est-à-dire que ce genre de phénomène dit de dôme,
00:10:49par les modifications atmosphériques,
00:10:52avec le changement climatique,
00:10:53sont en train de se renouveler
00:10:55et d'être plus souvent.
00:10:58Et là, la grande nouveauté,
00:11:00ce n'est pas qu'il y ait un dôme.
00:11:01Le problème, c'est qu'il est très tôt.
00:11:03C'est la première fois qu'on le voit,
00:11:05fin mai, début juin.
00:11:07D'habitude, c'est, allez, à partir du 15 juillet,
00:11:10les coups de chaleur.
00:11:11Non, c'est là.
00:11:11Alors justement, un des points les plus hauts de Paris,
00:11:14si ce n'est le plus haut,
00:11:15c'est la butte Montmartre,
00:11:16où on va retrouver Augustin Donadieu,
00:11:19avec, évidemment, par cette,
00:11:21comment dirais-je,
00:11:22cette journée de forte chaleur,
00:11:24des situations sans doute intéressantes,
00:11:26que vous allez nous commenter, Augustin.
00:11:30Oui, déjà, Pierre,
00:11:31les derniers relevés de température ici à Paris
00:11:34font état de 30 degrés.
00:11:35On attend plus de 33 degrés
00:11:37aujourd'hui dans la capitale.
00:11:38Alors évidemment, pour les touristes et les parisiens,
00:11:41la balade dans la capitale
00:11:42est un petit peu plus compliquée que d'habitude.
00:11:43Autant vous dire que pour atteindre
00:11:44cette magnifique basilique
00:11:46à plus de 220 marches de hauteur,
00:11:48eh bien, il faut se lever tôt,
00:11:49il faut surtout avoir un peu de souffle
00:11:51et de l'eau fraîche.
00:11:51D'ailleurs, regardez l'eau fraîche.
00:11:52Elle est là et elle coule à flot
00:11:53devant cette brasserie de Montmartre
00:11:56avec un restaurateur qui a une idée.
00:11:57Eh bien, c'est de rafraîchir les passants,
00:12:00les clients, peut-être aussi pour les attirer.
00:12:02D'ailleurs, on va lui demander.
00:12:03Et ça fonctionne.
00:12:04Depuis tout à l'heure,
00:12:04vous avez des enfants, des adultes
00:12:06qui viennent se rafraîchir
00:12:07sous cette brume artificielle.
00:12:10Bonjour, Amar.
00:12:10C'est vous qui avez créé ça ?
00:12:12D'où est venue cette idée ?
00:12:13Ça fonctionne ?
00:12:14C'est une idée comme ça.
00:12:15C'est venu de la réalité
00:12:15par la cause de la chaleur et tout.
00:12:18C'est pour rafraîchir les gens.
00:12:19Ils sont contents.
00:12:20Et là, on le voit sur les images de Patrick
00:12:23derrière la caméra.
00:12:24Ça fonctionne ?
00:12:25Les gens se mettent devant ?
00:12:26Ils se mettent devant et se rafraîchir.
00:12:28Ça, le fait du bien.
00:12:29Il y en a pas mal qui disent
00:12:30merci, merci.
00:12:31Ils sont contents d'avoir tout ça.
00:12:32Et il y en a qui aimeraient avoir ça.
00:12:34C'est en cuisine.
00:12:34Les cuisiniers, vous me disiez
00:12:35qu'ils étaient à plus de 40 degrés, c'est ça ?
00:12:37Un peu plus.
00:12:38Mais oui, la chaleur, c'est la cuisine.
00:12:39Bien sûr, c'est chaud.
00:12:40Alors, comment on s'organise ?
00:12:41C'est la cuisine.
00:12:41Il s'est rafraîchir.
00:12:43Avec de l'eau chaude et tout.
00:12:44Le glaçon, c'est rafraîchir de temps en temps.
00:12:46Et pour vous, ça va ?
00:12:47Vous avez le chapeau, je vois ?
00:12:48Ça va, chapeau, bien sûr.
00:12:49Merci, monsieur.
00:12:50Merci, Amar, d'avoir été avec nous
00:12:52en direct sur l'antenne de CNews.
00:12:54Je vous rassure, cette température
00:12:55ne gâche pas le plaisir des touristes
00:12:57de visiter la capitale.
00:12:58On a vu une famille venant de Dubaï
00:13:01qui s'était préparée à avoir de la pluie
00:13:02et des températures plutôt fraîches.
00:13:03Ils se sont dit que, finalement, ici,
00:13:05c'était la même température que chez eux.
00:13:07Ça ne les a pas trop dépaysés.
00:13:09Merci beaucoup, Augustin.
00:13:10Donne adieu à Montmartre
00:13:11avec Patrick Hermancelle.
00:13:13François Drugy se pose la question, effectivement,
00:13:16et Michel l'a évoqué, le dérèglement climatique.
00:13:19Vous avez été ministre de l'Environnement.
00:13:22C'est quelque chose que l'on observe comme ça.
00:13:25Il y a beaucoup de climato-sectiques aussi.
00:13:28Qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:13:29Alors, le débat sur l'origine
00:13:32du réchauffement climatique,
00:13:33je pense qu'il a quand même été largement tranché
00:13:35par les scientifiques sur le fait
00:13:36qu'il y a des émissions de gaz à effet de serre.
00:13:39Il y a un phénomène, l'effet de serre,
00:13:41dont on voit les effets aujourd'hui
00:13:42à l'échelle d'un pays comme la France.
00:13:44Alors, la France, d'ailleurs, pour une question, je crois,
00:13:47de latitude, d'ailleurs, se réchauffe plus
00:13:49que la moyenne de la planète.
00:13:51Donc, quand on dit 1,5 degré à l'échelle de la planète,
00:13:53en France, c'est un peu plus.
00:13:54Et en fait, quand on donne ces chiffres,
00:13:56d'ailleurs, il faut avoir conscience,
00:13:58et c'est sans doute ce que l'on vit là aujourd'hui,
00:14:00c'est que ce n'est pas tellement,
00:14:01parce qu'on disait, on pourrait se dire,
00:14:02si en moyenne, on a un ou deux degrés de plus,
00:14:04qu'est-ce que ça change ?
00:14:05C'est un peu comme la fièvre.
00:14:06C'est-à-dire que si on passe de 37 à 39,
00:14:09là, ça commence à être problématique.
00:14:11Et puis, alors, si on passe de 39 à 40 ou 41
00:14:14en termes de fièvre, là, ça peut être même mortel.
00:14:16Alors là, on a une vague de chaleur quand même inédite
00:14:20en termes de saison, au mois de mai.
00:14:22Alors, qui s'étale au-delà de la France.
00:14:24C'est une partie de l'Europe,
00:14:25mais c'est vrai que c'est assez concentré sur notre pays.
00:14:27Et qui touche en plus, en France, le nord-ouest,
00:14:29le quart nord-ouest.
00:14:30Moi-même qui viens de Loire-Atlantique,
00:14:31j'y étais d'ailleurs tout le week-end,
00:14:33on était accablés de chaleur dans des régions...
00:14:35Vigilance rouge, on l'a vu sur la carte tout à l'heure,
00:14:37sur la carte météo, vigilance rouge.
00:14:39Habitués en général à un climat plutôt doux et tempéré.
00:14:41On parle de température plus de 30 degrés à Brest,
00:14:44à la pointe de la Bretagne.
00:14:45Donc, ça surprend tout le monde.
00:14:46Voilà, on le voit sur la carte, pardon, c'est orange.
00:14:48C'est moi qui suis deltonien.
00:14:49Voilà, le Finistère, le Finistère.
00:14:51Vigilance orange sur plusieurs départements,
00:14:53comme vous pouvez le voir.
00:14:53Et c'est effectivement tout l'axe nord-ouest.
00:14:57Et ce qu'il faut souligner,
00:14:58ça a été dit déjà par le médecin
00:15:00qui intervenait tout à l'heure,
00:15:02c'est que ça perturbe tout le monde
00:15:05dans sa vie quotidienne,
00:15:06déjà au travail,
00:15:08ayant alors surtout une pensée
00:15:09et sans doute l'obligation
00:15:10de s'arrêter de travailler
00:15:12pour ceux qui travaillent dans le bâtiment,
00:15:13en extérieur.
00:15:14Vous imaginez des gens
00:15:15qui font du bitume sur la route.
00:15:16Alors ça a déjà été les vagues de chaleur.
00:15:18Généralement, ils travaillaient très tôt le matin
00:15:19et un peu plus tard le soir,
00:15:20mais pas dans le cœur de la journée.
00:15:22C'est très perturbant.
00:15:23On espère que les bâtiments,
00:15:24les entreprises de bâtiments
00:15:25ont suivi cette recommandation.
00:15:26Voilà, parce que sinon,
00:15:27c'est vraiment un risque de danger,
00:15:29même peut-être de danger de mort.
00:15:31mais aussi la vie quotidienne,
00:15:33paradoxalement,
00:15:35plus parfois à domicile qu'au bureau.
00:15:37Parce que si les bureaux sont climatisés,
00:15:38on va au travail dans une voiture climatisée
00:15:41ou dans un transport en commun climatisé,
00:15:43mais chez soi,
00:15:44très peu de logements sont climatisés en France.
00:15:47Je rappelle que l'année dernière,
00:15:49on a eu des polémiques sur la climatisation
00:15:51avec des gens qui disent
00:15:53non, non, non, surtout pas de climatisation,
00:15:55alors que s'adapter au réchauffement climatique,
00:15:57parce qu'aujourd'hui,
00:15:58il faut à la fois lutter contre les causes
00:15:59du réchauffement climatique,
00:16:00mais aussi s'adapter aux effets.
00:16:02On sera obligé de mener les deux batailles en même temps.
00:16:05Eh bien, ça veut dire, en effet,
00:16:06équiper un certain nombre de locaux
00:16:09et notamment de logements en climatisation.
00:16:11En plus, on a une électricité abondante en France,
00:16:14surabondante d'ailleurs,
00:16:15quand il fait ce temps-là,
00:16:16puisque le solaire photovoltaïque produit plus,
00:16:18on ne peut consommer.
00:16:19Et donc, ce serait en plus un bon débouché
00:16:21pour notre électricité française décarbonée.
00:16:23Surtout que je crois qu'on est assez vertueux,
00:16:25en fait, en France.
00:16:26On dit toujours qu'on doit faire plus
00:16:28et encore plus et encore plus.
00:16:30Quand on regarde la liste des pays,
00:16:32et surtout la liste des pays européens,
00:16:33non, mais même en émotion de gaz à effet de serre,
00:16:41on est quand même plutôt...
00:16:42Dans la moyenne basse.
00:16:43Dans la moyenne basse.
00:16:44Même au niveau mondial.
00:16:45Alors, j'entends bien qu'il faut faire toujours plus
00:16:47pour la planète,
00:16:48à laquelle est sensible, bien sûr, Ophélire.
00:16:49Oui, bien sûr.
00:16:50Non, mais c'est pour ça que je vous écoutais
00:16:51sur les climatiseurs.
00:16:52Et c'est vrai que c'est compliqué,
00:16:53parce qu'on entend en effet une petite mélodie
00:16:56comme quoi ça ne serait pas bon écologiquement.
00:16:58Et la chose est sans doute vraie.
00:17:00Non, non, elle est fausse, en l'occurrence.
00:17:02Elle était vraie, il y a longtemps,
00:17:03quand il y avait des climatiseurs de mauvaise qualité
00:17:05avec des fuites.
00:17:06C'était les fuites du produit.
00:17:07Mais en revanche,
00:17:08et puis évidemment dans les pays
00:17:09où on produit de l'électricité avec du charbon,
00:17:11là, évidemment, on déplace le problème.
00:17:12Alors qu'en France,
00:17:13où on a des appareils très performants
00:17:15et avec de l'électricité qui est 100% décarbonée,
00:17:18ça n'a absolument qu'un impact écologique négatif.
00:17:21En tout cas, ce qui est sûr,
00:17:22c'est que pour l'instant,
00:17:23en tout cas, je parle...
00:17:24Alors, il y a certains lieux en effet
00:17:25qui sont climatisés.
00:17:26Ici, on a la chance d'être climatisés.
00:17:27Je pense que dans les hôpitaux aussi,
00:17:28j'espère qu'ils ont la chance d'être climatisés.
00:17:31Pas tous, pas tous, malheureusement.
00:17:33Ah, pas tous.
00:17:33Non, non, non.
00:17:37Mais c'est ça, c'est le cas des écoles.
00:17:40Et on entendra Édouard Geffray
00:17:41dans un instant le ministre de l'éducation.
00:17:43Je suis passée par 11 établissements.
00:17:46Aucun n'est climatisé.
00:17:47Mais surtout, j'ai envie de vous dire,
00:17:48c'est souvent des pièges, en fait.
00:17:50C'est des traquenards, les salles de classe.
00:17:52Parce que souvent, elles sont en baie vitrée.
00:17:54On ne peut pas les ouvrir.
00:17:55Parce que souvent,
00:17:56elles ont été verrouillées par sécurité.
00:17:58Et comme on n'a pas l'argent pour avoir les rideaux,
00:17:59en fait, si vous voulez,
00:18:00on a vraiment du soleil sur certaines salles de classe.
00:18:02C'est compliqué de faire court.
00:18:03Ça m'a déjà arrivé une fois de faire un malaise.
00:18:07En fait, là, on nous parle beaucoup.
00:18:09Il y a visiblement une loi
00:18:10qui a été proposée l'année dernière
00:18:12pour essayer de faire en sorte
00:18:13que les écoles ne soient pas des étouffoirs,
00:18:15voire même des mouroirs, dans le pire des cas.
00:18:17Mais en pratique, j'ai du mal à comprendre
00:18:20comment ils vont appliquer toutes ces mesures-là.
00:18:22Parce qu'on devrait avoir une pièce
00:18:24pour accueillir les enfants en cas de grande chaleur.
00:18:26Mais on n'a pas de pièce climatisée.
00:18:27Alors, justement, Édouard Geffray s'est exprimé.
00:18:29Sur le sujet, faut-il, oui ou non,
00:18:31fermer les écoles ?
00:18:31On écoute Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation.
00:18:34Pour l'instant, ce n'est pas prévu.
00:18:37C'est-à-dire que quand la situation devient trop chaude,
00:18:40la collectivité locale, le préfet et l'éducationnel
00:18:43peuvent décider de fermer une école.
00:18:45Ça, pour le coup, c'est vraiment des consignes
00:18:46qui seront données préfecture par préfecture.
00:18:48Pour l'instant, ce n'est pas le cas.
00:18:49Mais si jamais ça devait s'aggraver,
00:18:51évidemment qu'on saurait le faire.
00:18:53Bon, alors comment on fait
00:18:53quand les écoles sont fermées, Ophélie Roch ?
00:18:55Alors, c'est aux parents.
00:18:57Surtout, comment les parents font en tant que professeurs ?
00:19:00Si l'école est fermée,
00:19:01je pense qu'il y aura toujours une forme de système de garde.
00:19:04Je pense que c'est comme ça.
00:19:05Ça sera fermé, peut-être.
00:19:06Avec un suivi comme on a eu pendant le Covid.
00:19:09Certains d'entre nous qui avons des enfants
00:19:11ont dû faire classe à la maison.
00:19:12J'ai du mal à croire qu'on puisse fermer,
00:19:14si vous voulez, une école, tout simplement.
00:19:16Parce que chez certains élèves,
00:19:18les situations au niveau de la température
00:19:20sont peut-être même pires encore
00:19:21que dans notre établissement scolaire.
00:19:22Il y en a qui vivent dans des passoires thermiques
00:19:24ou dans des maisons
00:19:26où ils partagent des chambres avec des frères et sœurs.
00:19:29Je pense qu'il y a certaines maisons
00:19:30qui sont encore pires que l'école.
00:19:31Donc peut-être que l'école doit rester ouverte.
00:19:33Ce qui est compliqué, en fait,
00:19:35c'est surtout une forme d'hypocrisie
00:19:36à vouloir tenir en disant
00:19:38on fait des journées comme si de rien n'était.
00:19:40Or, c'est faux au niveau de l'enseignement.
00:19:42On ne peut pas faire la même chose avec un enfant
00:19:43quand il est 17h en mois de mai
00:19:47que quand c'est en plein hiver.
00:19:48Je veux dire, il y a des choses
00:19:49qui sont plus de l'ordre du gardiennage
00:19:51qu'on le dise frontalement ou pas d'ailleurs.
00:19:53Vous savez, j'étais professeur à novembre
00:19:57et j'étais dans les lycées Pailleron, vous vous souvenez ?
00:19:59Ah oui, oui.
00:20:00Qui étaient des fours.
00:20:01Il y en a encore.
00:20:02Des fours pas isolés,
00:20:03enfin très mal chauffés, pas isolés, pas étanches en plus.
00:20:05Et le seul moyen quand l'été arrivait
00:20:08une pointe de chaleur,
00:20:09on sortait dans ce qu'était la cour,
00:20:11cimenté, pas d'arbre évidemment,
00:20:13et on se mettait un peu à l'ombre.
00:20:15Et moi, je faisais cours,
00:20:16mes cours de maths, vous voyez,
00:20:17mes cours de maths à l'extérieur.
00:20:19Sinon, c'était invivable, irrespirable.
00:20:22Alors, on va parler de ce scandale du péri-scolaire
00:20:27avec cet animateur d'une école du 11e arrondissement de Paris.
00:20:30Il compare aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris
00:20:32pour agression sexuelle sur des élèves de maternelle.
00:20:36Dossier symptomatique du scandale de ces violences sexuelles
00:20:39dont on vous parle sur ces news dans le péri-scolaire
00:20:41et qui secoue la capitale.
00:20:42Juliette Sadat, vous êtes sur place avec cette audience
00:20:47qui doit commencer dans quelques minutes.
00:20:53Exactement, l'audience va commencer dans quelques minutes
00:20:55et vous le voyez derrière moi,
00:20:56énormément de monde souhaite assister à cette audience
00:21:00car elle devrait se tenir publiquement.
00:21:03Ça, c'est assez inédit lorsque les victimes sont mineures,
00:21:06ce sont les partis civils,
00:21:08donc les parents de ces victimes
00:21:09qui ont souhaité ne pas demander le huis clos
00:21:12pour que la presse, le public, puisse assister à cette audience.
00:21:17Ils sont assistés aussi du collectif MeToo Ecole
00:21:21qui est un collectif qui s'est créé au moment de l'explosion du scandale du péri-scolaire à Paris
00:21:26qui sont venus pour les soutenir.
00:21:27Ça va être une audience difficile, un moment difficile,
00:21:30des choses difficiles à entendre.
00:21:33Ils vont se tenir près de la personne qui est soupçonnée d'avoir fait du mal à leurs enfants.
00:21:37Donc évidemment, ils ont besoin de soutien.
00:21:40L'audience commence à 13h30.
00:21:42Nous sommes au tribunal judiciaire de Paris.
00:21:45C'est le deuxième procès d'animateur pour violences dans le péri-scolaire.
00:21:50Ses parents, ils sont aussi un petit peu hantés
00:21:52par ce premier procès qui a eu lieu au début du mois
00:21:55où l'animateur soupçonné aussi d'agression sexuelle sur plusieurs élèves
00:21:59n'a pris que...
00:22:00Enfin, le parquet a requis à son encombre seulement 18 mois de sursis.
00:22:04Donc, voilà, ils attendent une réponse un petit peu plus ferme de la part de la justice.
00:22:10Ils viennent d'arriver.
00:22:11Les parents ont traversé ce couloir avec des lunettes de soleil.
00:22:14Ils n'ont pas souhaité s'adresser à la presse.
00:22:17Maintenant, on attend que l'audience commence.
00:22:19J'espère qu'on pourra tous rentrer dans cette salle.
00:22:21La salle prévue est petite.
00:22:23Et vous le voyez derrière moi, il y a beaucoup de journalistes et de publics
00:22:26qui souhaitent assister à cette audience.
00:22:28Merci beaucoup, Juliette Sadat, avec Olivier Campan,
00:22:31justement au tribunal judiciaire de Paris.
00:22:33Jean Sagnier est avec nous.
00:22:34Bonjour maître, merci d'être avec nous.
00:22:36Vous êtes avocat d'Innocence en danger.
00:22:37Qu'est-ce que vous attendez de ce procès ?
00:22:39D'abord, je voudrais saluer le courage de ses parents
00:22:42puisque nous ignorions qu'ils accepteraient que l'audience publique
00:22:45c'est vraiment quelque chose de très important pour Innocence en danger
00:22:48et que ce procès puisse se tenir avec la publicité qui est nécessaire.
00:22:54C'est une affaire qui, comme vous le savez, est particulièrement scandaleuse.
00:22:57C'est tout à fait incroyable qu'il ait fallu attendre plus de dix ans après le rapport de 2015.
00:23:03Dix ans après le rapport de 2015 pour que suffisamment d'enfants soient agressés et violés
00:23:09et que ça arrive devant le tribunal correctionnel aujourd'hui.
00:23:12C'est quelque chose qui est absolument incroyable.
00:23:15On va en parler dans un instant.
00:23:17Restez bien avec nous sur Midi News, sur CNews.
00:23:19A tout de suite.
00:23:25Retour dans Midi News avec dans un instant le périscolaire
00:23:28avec ce nouveau procès d'un animateur à Paris
00:23:31après les dernières informations de Somaïa Labiti.
00:23:33Vous allez y revenir dans quelques minutes avec vos invités.
00:23:36Pierre, deuxième procès d'une longue série noire.
00:23:39Un animateur du périscolaire de l'école maternelle Alphonse Baudin à Paris
00:23:43jugé aujourd'hui pour agression sexuelle.
00:23:45En avril 2025, des enfants de cette école ont raconté à leurs parents
00:23:49à avoir été agressé sexuellement par cet homme de 35 ans.
00:23:52Une première alerte avait été lancée en septembre 2024.
00:23:56On poursuit avec ce drame familial dans le 19e arrondissement de Paris.
00:24:00Un adolescent de 16 ans est en garde à vue.
00:24:03Il est soupçonné d'avoir tué son frère et grièvement blessé sa mère.
00:24:06Il s'est ensuite rendu dans un commissariat en pleine nuit.
00:24:09On ignore pour l'instant les raisons de son passage à l'acte
00:24:12mais la piste de troubles psychiatriques est explorée.
00:24:16Et puis il y a là une de l'actualité internationale.
00:24:18Un mort et trois blessés à Odessa en Ukraine dans des frappes russes nocturnes.
00:24:22Des frappes qui ont touché une installation d'infrastructures municipales
00:24:25qui a été endommagée, provoquant un incendie qui a été très vite maîtrisé
00:24:29par les pompiers sur place.
00:24:30Merci beaucoup Somaïa tout à l'heure pour d'autres informations.
00:24:34On est à table avec moi François de Rugy, Maxime Legay du service politique de CNews.
00:24:37Bonjour Maxime.
00:24:38Bonjour Pierre.
00:24:38Ophélie Roch qui est là et Jean Seignet, avocate d'innocence en danger.
00:24:44Vous êtes partie civile dans le procès de cet animateur de 36 ans
00:24:48qui est jugé pour agression sexuelle sur cinq élèves
00:24:51dans cette école du 11e arrondissement de la capitale.
00:24:53Il est également poursuivi pour harcèlement sexuel à l'encontre de deux collègues animatrices.
00:24:58On le disait juste avant la pause avec Juliette Sadat
00:25:02qui on l'imagine maintenant a dû rentrer dans cette salle d'audience.
00:25:05On espère qu'elle a pu trouver la place parce qu'encore une fois
00:25:07la salle était, j'allais dire, calibrée pour un huis clos
00:25:11alors qu'on s'est rendu compte que l'audience est finalement publique.
00:25:15Donc cette audience publique, c'est assez rare dans ce genre de cas.
00:25:19C'est très rare.
00:25:20Alors c'est huit enfants effectivement qui sont victimes dans ce dossier.
00:25:24Oui c'est assez rare parce qu'effectivement il y a une volonté de la part des magistrats
00:25:27de protéger ses enfants d'une éventuelle publicité
00:25:30qui pourrait les suivre pendant des années sur les réseaux sociaux ou sur internet.
00:25:34Après une protection peut-être organisée pour que ce soit un procès qui soit transparent
00:25:40et qui puisse apporter des réponses aux nombreuses questions
00:25:43que ces 80 000, 93 000 je crois, parents d'enfants scolarisés dans la ville de Paris se posent.
00:25:48Oui, avec ce jugement dont a parlé Juliette Sadat tout à l'heure, avec des réquisitions plutôt qu'un jugement
00:25:55à l'encontre de l'animateur de 47 ans qui a fait l'objet de ce premier procès,
00:26:00des réquisitions qui étaient, j'allais dire, au regard de vous qui représentez les partis civils
00:26:07et des parents, quand même très basses par rapport à ce qu'on pouvait attendre.
00:26:12Oui, l'association Innocence en danger se bat aux côtés des victimes,
00:26:15particulièrement des victimes enfants, victimes de violences sexuelles depuis près de 40 ans maintenant.
00:26:20Et nous sommes toujours dans l'incompréhension de ce que reçoit la justice par rapport à ces événements-là.
00:26:27Ce sont des faits qui sont extrêmement graves, qui vont marquer les enfants sur leur vie entière
00:26:32et certains psychiatres disent même sur dégénération.
00:26:36C'est-à-dire que l'enfant devenu adulte pourra transmettre ensuite à son enfant le mal-être,
00:26:43le stress post-traumatique qu'il a.
00:26:45Tout à fait. Et on est face à une sorte de déni, y compris de la part des tribunaux,
00:26:51face à la gravité de ces infractions.
00:26:55Moi j'ai eu récemment un dossier dans lequel, après avoir déposé plainte,
00:27:00l'enfant s'est enfermé dans sa chambre avec son père dans le salon à côté.
00:27:06Et quelques minutes après, le père a entendu un bruit dans la chambre, un bruit inhabituel,
00:27:10c'est un bruit de claquement.
00:27:12Donc il est allé voir et c'était sa fille de 12 ans qui, après avoir révélé les faits, s
00:27:16'était pendue.
00:27:17Je dis tout de suite, elle a pu être sauvée, le samu est intervenu.
00:27:20Mais la décision du tribunal derrière, la décision de cet homme qui a mis en danger la vie de cet
00:27:26enfant,
00:27:27je vous la donne, 12 mois avec sursis.
00:27:2912 mois avec sursis.
00:27:3112 mois.
00:27:31Et à aucun moment, pardonnez-moi, je ne suis pas là pour faire le procès de la justice,
00:27:35mais à aucun moment la justice ne s'interroge elle-même sur justement ce genre de peine.
00:27:40Nous on ne comprend pas.
00:27:41On ne comprend pas cette façon de regarder les choses que vous avez dans ce dossier.
00:27:46Vous avez un déni qui est un déni systématique, qui se proroge d'année en année depuis 2015.
00:27:51C'est en 2015 que les faits sont signés à la mairie de Paris.
00:27:55Qu'est-ce qui se passe ?
00:27:57Qu'est-ce qui se passe ?
00:27:57Eh bien, il se passe ce que les trois petits singes nous disent.
00:28:01On ne voit rien.
00:28:02On n'entend rien.
00:28:03On ne dit rien.
00:28:05On pourrait ajouter même d'ailleurs, on ne fait rien.
00:28:08C'est-à-dire que les mains sont gelées.
00:28:10Alors moi, je pense que ces trois petits singes, en fait, vous savez, ils ont un badge.
00:28:13Ils ont peut-être même un bureau à l'hôtel de ville de Paris.
00:28:17Ils ont un bureau.
00:28:18Ça a été évidemment le bureau de la petite enfance.
00:28:21On est sous le mandat d'Anne Hidalgo.
00:28:24Et il y a deux personnes qui, à l'époque, s'occupent de la petite enfance.
00:28:28C'est Dominique Versigny et Patrice Bloch.
00:28:30Et l'association SOS Périscolaire, lorsqu'on les a invitées, à maintes reprises ici même, dans Midi News,
00:28:36nous explique que les parents qui voulaient avoir des explications sur les...
00:28:40C'est très difficile de faire parler un enfant sur le mal-être qu'il subit.
00:28:46Malgré cela, on avait bien compris qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond.
00:28:49Eh bien, il y a eu une porte close, une porte fermée.
00:28:53C'est-à-dire que ces deux personnes qui étaient en charge de la petite enfance ne répondaient pas
00:28:58ou alors répondaient que tout allait bien.
00:29:00Oui, c'est ça.
00:29:01Et derrière la porte, qu'est-ce que l'on fait ?
00:29:02On appelle ça du recadrage.
00:29:04Vous savez ce que c'est, le recadrage.
00:29:05C'est... On déplace l'animateur.
00:29:08Et quand on déplace un animateur qui est signalé, en fait...
00:29:11On déplace un prédateur.
00:29:12On désigne effectivement une autre victime, tout à fait.
00:29:16Profélie.
00:29:16Moi, ça me... En effet, il y a quelque chose qui ne me rentre pas dans la tête de me
00:29:20dire
00:29:20mais ça fait 40 ans, en effet, en tout cas, qu'il y a des choses...
00:29:23Voilà, la parole circule et pourtant, il y a un tel mélange de déni profond de ne pas voir le
00:29:29mal en l'homme
00:29:29parce que finalement, ces peines de 12 mois de prison avec sursis, ça sous-entend quoi ?
00:29:34Que la personne, en fait, n'est pas entièrement responsable.
00:29:36Mais si...
00:29:38Ou alors, c'est quoi ?
00:29:39La société s'en veut de ne pas pouvoir guérir ces gens-là.
00:29:42Donc, du coup, elle minimise leur acte.
00:29:43Normalement, on ne sait plus trop quoi en penser.
00:29:45Mais ce qui est une certitude, c'est qu'encore une fois, on ne peut pas laisser des prédateurs avec...
00:29:50Ce n'est même pas un sentiment d'impunité, c'est une impunité réelle.
00:29:54Et en se disant, un enfant, finalement, il est souple, il est flexible, il s'en remettra.
00:29:58Et moi, j'ai un peu l'impression que parfois, que la justice ou même les personnels un peu encadrants
00:30:03ont le sentiment que finalement, la douleur de l'enfant, elle est quand même beaucoup relativisée
00:30:08parce qu'il est encore petit, il grandira, il va faire avec.
00:30:11Et puis finalement, l'adulte, lui, il est déjà figé dans sa personnalité.
00:30:14On ne pourra plus changer, l'adulte.
00:30:16Mais je suis désolée, mais si en effet, il y a peut-être des personnes,
00:30:19ce n'est sans doute pas leur choix, peut-être d'être délinquants sexuels,
00:30:22mais ce n'est pas pour autant qu'il faut les laisser comme ça, donner libre cours à leur enfant.
00:30:27Mais c'est parce qu'en les protégeant, on protège tout un système.
00:30:30On protège l'administration et on ne veut surtout pas faire de vagues.
00:30:34Encore une fois, on est dans le pas de vagues.
00:30:36Oui, mais on protège aussi une vision qui est faussée de l'être humain.
00:30:37L'être humain n'est pas bon.
00:30:38Enfin, je veux dire, à un moment, il faut aussi peut-être arrêter de croire que tout le monde est
00:30:41bon.
00:30:41Ce n'est pas vrai. L'être humain n'est pas bon.
00:30:43Oui, mais comment dirais-je, interroger la haute administration,
00:30:46et je parle en présence de François Drugy,
00:30:50je pense que dans la haute administration, sans faire de schéma trop brutal,
00:30:55on peut considérer que l'homme n'est pas bon, ou que l'homme est un loup pour l'homme,
00:30:58mais par contre, que la haute administration a raison.
00:31:01Elle a raison sur tout.
00:31:02C'est-à-dire que vous-même, qui a été président de l'Assemblée nationale,
00:31:06vous avez sans doute été rattrapé par ce qu'on appelle l'administration,
00:31:09sur main dossier, justement.
00:31:13Oui, c'est une réalité.
00:31:15Plus à la mairie de Paris, c'est une très grande collectivité.
00:31:18Vous imaginez bien que le problème n'est pas traité de la même façon.
00:31:21Pourtant, c'est la même compétence que dans une petite commune,
00:31:23où il y a une seule école, où il n'y a même peut-être pas de centre de loisirs,
00:31:27et où l'accueil périscolaire touche quelques enfants,
00:31:30et où on connaît l'animateur qui habite peut-être lui-même la commune,
00:31:32ou la commune d'à côté.
00:31:33Mais néanmoins, je pense qu'on ne peut pas renvoyer ça sur le système.
00:31:38Vous voyez ?
00:31:39Si on dit « Ah oui, mais c'est parce qu'il y a une lourde administration.
00:31:42Ah oui, mais c'est parce qu'on a du mal à recruter. »
00:31:44C'est vrai.
00:31:44Je n'excuse personne, François Togier, vous avez compris.
00:31:46Mais c'est ce qu'on entend.
00:31:48Vous savez, moi j'entends des reportages où il y a des gens qui disent
00:31:50« Ah oui, mais vous savez, c'est tellement difficile de recruter des animateurs. »
00:31:53Ce qui est vrai.
00:31:54C'est souvent difficile.
00:31:55Bon, voilà, et on n'est pas toujours très sélectif,
00:31:57parce que ce n'est pas très bien payé, ce n'est pas des temps pleins, et ainsi de suite.
00:31:59Mais pour autant, les parents, je suis moi-même parent,
00:32:02même si mes enfants aujourd'hui sont un peu plus grands,
00:32:04mais on les confie quand on est parent, en confiance.
00:32:07Bien sûr.
00:32:09Justement, dans les mairies, à l'accueil périscolaire,
00:32:11ou à des crèches, ou bien sûr à des centres de loisirs,
00:32:16on se dit « Bon, ben voilà, pendant ce temps-là, mes enfants sont protégés. »
00:32:20D'ailleurs, ils ne sont pas à la rue.
00:32:22C'est aussi pour ça qu'on le fait.
00:32:23C'est pour qu'ils ne soient pas ni à la rue, ni tout seuls à la maison livrés à
00:32:27eux-mêmes.
00:32:27Et là, malheureusement, ils ont été mis en danger.
00:32:30Alors moi, je n'accuse pas du tout les élus, ni de la ville de Paris, ni d'ailleurs,
00:32:33de les avoir volontairement mis en danger.
00:32:35Évidemment non.
00:32:35Mais en revanche, je crois qu'en effet, depuis très longtemps,
00:32:38on ferme un peu les yeux dans notre société.
00:32:41On regarde ailleurs lorsqu'il s'agit des enfants.
00:32:43Ce qui est très paradoxal, puisqu'on a dit qu'on était dans une société de l'enfant roi.
00:32:48Au sens où, dans une famille, souvent, on ne veut pas contredire l'enfant, etc.
00:32:52Mais on a cette même société qui a mis l'enfant un peu au centre
00:32:56et qui, en revanche, ferme les yeux lorsqu'il est victime soit de violences intrafamiliales,
00:33:01c'est un problème très lourd, soit dans des structures comme ça.
00:33:05Ou même, je rappelle qu'à Paris, je ne sais pas parce que c'est à Paris,
00:33:07mais il y a eu un scandale, parce que pour moi, c'est vraiment un scandale,
00:33:10dans une structure d'accueil d'enfants en difficulté, c'est-à-dire d'enfants placés,
00:33:14où un enfant s'est fait raser la tête et où des animateurs, des professionnels, diplômés,
00:33:20se moquaient de lui, le filmaient, diffusaient cette vidéo.
00:33:22Enfin, c'est atroce.
00:33:23Et où la mère, donc la mère n'était pas totalement absente,
00:33:26elle est ensuite allée demander des comptes.
00:33:27J'aurais dit non, non, mais c'est rien du tout.
00:33:28C'est juste le coiffeur qui s'est un peu trompé quand il a coiffé votre fils.
00:33:32Donc, vous voyez, tout ça, on a l'impression qu'après, il n'y a pas de responsable.
00:33:35Et ce que vous dites est encore plus grave si la justice, à la fin, fait des condamnations très, très
00:33:40minimes.
00:33:40Mais il y a, et dans des témoignages qu'on a pu voir,
00:33:44notamment des témoignages non pas anonymes,
00:33:46mais des personnes qui étaient filmées de dos et qui témoignaient,
00:33:49c'était des animateurs ou des gens, je veux dire, de la mairie de Paris,
00:33:52qui n'étaient pas forcément en direct avec les enfants,
00:33:55mais qui disaient, vous comprenez, oui, on nous a signalé ça,
00:33:57mais on a déplacé le problème.
00:33:59Et qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
00:33:59Parce que le chef du bureau n'était pas là,
00:34:01donc du coup, on a interpellé, on ne savait pas à qui dire.
00:34:03Et donc, du coup, on s'est eu.
00:34:05C'est-à-dire qu'il y a une omerta, en tout cas,
00:34:07il y a un silence de l'administration à laquelle je faisais référence,
00:34:11qui est terrible, parce qu'on est, j'allais dire,
00:34:14happé par l'énormité, en fait, de, encore une fois,
00:34:18de ce que j'appelle l'administration,
00:34:19appeler ça la collectivité, de ce que vous voulez.
00:34:21Mais il y a l'espèce de chape de plomb au-dessus des gens qui disent,
00:34:25on ne sait pas vers qui se tourner.
00:34:26Et l'autre chose que vous dites,
00:34:28et qui est juste, sur laquelle il faut rebondir,
00:34:31vous parliez des enfants qu'on ne laissait pas en pâture,
00:34:33et on était bien contents qu'il soit, justement,
00:34:35sous la surveillance de quelqu'un le plus terrible,
00:34:37Maître Sagné, c'est que l'enfant, il suit ce que lui dit l'adulte.
00:34:42Donc, ce que dit l'adulte, c'est comme ça que ça doit être.
00:34:46La plus terrible des choses, c'est que ça doit être comme ça.
00:34:49L'enfant obéit.
00:34:50Oui, et c'est pour ça que le procès de cet avril-indie va être important,
00:34:53parce qu'on sait, c'est la civile qui nous donne ces chiffres,
00:34:56on sait que l'enfant ment dans 1% des cas.
00:34:58Autrement dit, l'enfant ne ment quasiment pas.
00:35:00Dans ce dossier, au départ, et je le répète, en 2015,
00:35:04on est informé qu'il y a des risques d'agression sexuelle dans ces périscolaires.
00:35:09On est informé.
00:35:10Et qu'est-ce qui se passe ?
00:35:11On va répondre, l'administration, l'hôtel de ville, le Paris, va répondre,
00:35:14c'est géré.
00:35:15Mais qu'est-ce qui est géré ?
00:35:17Leur réputation.
00:35:17Je ne veux rien dire.
00:35:18C'est leur réputation qui est gérée.
00:35:19C'est-à-dire qu'on a d'abord fait attention à la réputation de la mairie,
00:35:21et pas du tout aux enfants.
00:35:22Et ce qui pouvait être des vaguelettes en 2015,
00:35:24ça s'est transformé aujourd'hui en tsunami.
00:35:26C'est un tsunami aujourd'hui qui doit renverser cet hôtel de ville.
00:35:29Il faut que des responsabilités soient identifiées.
00:35:31Alors, il y en a un en tout cas qui met les choses au clair.
00:35:35C'est le Premier ministre, Maxime Leguay.
00:35:37Il parle de défaillance de l'aide sociale à l'enfance.
00:35:41Il parle de prédateur.
00:35:43Les mots sont très très durs et très ciblés.
00:35:45Oui, parce que devant la gravité des faits,
00:35:48et devant aussi le vertige des informations qui nous parviennent,
00:35:51et du nombre de victimes potentielles,
00:35:53le gouvernement a donc décidé de reprendre politiquement en main le dossier
00:35:58en annonçant un projet de loi de protection de l'enfance.
00:36:02Le texte sera examiné demain en Conseil des ministres,
00:36:06nous dit Sébastien Lecornu.
00:36:07Mais il a déjà esquissé les grandes lignes de ce dernier.
00:36:11Contrôle systématique des antécédents pour tous ceux qui encadrent des enfants.
00:36:15Évidemment, la situation particulière des animateurs,
00:36:17mais pas uniquement.
00:36:18Les encadrants, le personnel qui est au contact des enfants.
00:36:21Contrôle des lieux d'accueil aussi.
00:36:23Et un renforcement des contrôles inopinés, contrôles surprises.
00:36:27Pour ce qui est de la crise de l'aide sociale à l'enfance,
00:36:30parce que c'est un texte qui marche sur deux jambes,
00:36:33Sébastien Lecornu souhaite là une protection immédiate en cas de danger.
00:36:38Et la fin des placements provisoires qui s'éternisent de certains enfants
00:36:42dans des structures où ils sont manifestement en danger.
00:36:45Avec une philosophie générale, nous dit-on, du côté de Matignon,
00:36:49qui est en train de se dessiner, accélérer les procédures
00:36:52et renforcer les réponses pour sécuriser les enfants.
00:36:56Le Premier ministre qui souhaite inscrire le texte dans l'agenda
00:36:59de l'Assemblée nationale dès cet été,
00:37:02alors même que l'agenda est déjà surchargé,
00:37:05c'est dire donc que ce sujet est devenu une priorité pour Matignon.
00:37:09Mais je voudrais juste rebondir sur un mot qu'a dit notre invité.
00:37:13En fait, notre génération et notre civilisation considèrent moins un enfant roi
00:37:17finalement qu'un enfant poupon, un enfant objet.
00:37:19C'est-à-dire qu'on voit bien que notre civilisation a la tendance
00:37:22soit à l'élever, soit à le rabaisser quand elle le veut.
00:37:24C'est-à-dire qu'à la fois ça peut être des petits rois sur certaines choses
00:37:27et ça peut être en effet le pire des esclaves sur le reste.
00:37:30Donc c'est aussi un problème de voir que ça ne changera pas de toute façon,
00:37:33ces mesurettes, tant qu'il n'y aura pas une vraie remise en question sociétale.
00:37:37Jean Sagnier, qu'est-ce que vous attendez du Premier ministre
00:37:40justement qui met les pieds dans le plat avec ce texte ?
00:37:43Est-ce que ça va dans le bon sens ?
00:37:44On parle de l'AZE, Innocence en danger a porté le dossier de Châteauroux.
00:37:49Le dossier de Châteauroux qui a eu lieu l'an dernier,
00:37:51c'est un dossier dans lequel des enfants, plus de 60 enfants,
00:37:54ont pendant plus de 10 ans été martyrisés dans des familles d'accueil.
00:37:57Coup de cravache, coup de pied, on leur a uriné dessus.
00:38:00Et tout cela avec un président de conseil départemental,
00:38:04des présidents de conseil départemental successifs
00:38:06qui n'ont jamais voulu savoir ce qui se passait dans ces familles d'accueil.
00:38:09Oui, l'AZE pose un vrai problème.
00:38:12Oui, il y a d'autres problèmes également qui doivent être traités rapidement.
00:38:15Et parmi ceux-là, il y avait celui de l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs
00:38:19qui semble-t-il n'est plus à l'ordre de l'Assemblée nationale pour la prochaine session.
00:38:24C'est-à-dire qu'il n'est plus à l'ordre...
00:38:25Il semblerait que la volonté du ministre de la Justice qui était de faire traiter rapidement
00:38:30ce problème d'imprescriptibilité, qui est en fait véritablement la honte de la France,
00:38:35et c'est tout à fait honteux que nous continuions à avoir cette législation,
00:38:39ne puisse pas rapidement, sans délai, être supprimée.
00:38:42Alors, du côté de la chancellerie, ce qu'on dit, c'est qu'on n'a pas abandonné l'idée,
00:38:45simplement la prescription est très protégée en droit français.
00:38:49Et donc, on est en train de voir, avec des constitutionnalistes également,
00:38:52comment articuler juridiquement ce texte.
00:38:57Mais évidemment, c'est ce qu'on disait, l'Assemblée, l'agenda est tellement surchargé
00:39:02qu'il va falloir faire des arbitrages.
00:39:05Et donc, il se peut que ce soit remis à 2027.
00:39:08Alors, on a quelques instants pour vous parler quand même de la présidentielle qui approche.
00:39:13Alors, je sais que, chers téléspectateurs, c'est dans un an,
00:39:15et qu'on n'est encore pas du tout, comme on dit en bon français, dans le « money time
00:39:19».
00:39:19Mais, il y a des inversions, notamment dans les sondages qui s'opèrent.
00:39:24Et notamment, si vous regardez ce sondage pour la présidentielle de 2027,
00:39:30vous avez les intentions de vote des Français pour le premier tour.
00:39:33Bon, là, j'allais dire, vous avez en première ligne quelque chose qui ne change pas beaucoup encore que,
00:39:40puisque Jordan Bardella est à 32%.
00:39:42Mais, vous avez un Édouard Philippe et un Jean-Luc Mélenchon au touche-touche à 17% et à 16%.
00:39:50Si l'on regarde mars 2026 et mai 2026,
00:39:55vous regarderez qu'Édouard Philippe, pour l'intention de vote au premier tour des élections présidentielles,
00:40:00était à 21% et que Jean-Luc Mélenchon était à 12%.
00:40:04Tandis qu'en mai, donc ces jours-ci, Édouard Philippe est redescendu à 17% et Jean-Luc Mélenchon est
00:40:10à 16%.
00:40:11C'est ce qu'on vous explique depuis des semaines, ici, à CNews, à Europe 1 également, au JDD.
00:40:18Jean-Luc Mélenchon remonte toujours dans les sondages.
00:40:21Et c'est ce que n'a pas manqué de rappeler Mathilde Panot à l'Assemblée nationale tout à l
00:40:26'heure.
00:40:28Et vous remarquerez une ambiance de travail aujourd'hui qui est assez agréable,
00:40:32puisque vous avez probablement vu ce sondage qui place Jean-Luc Mélenchon à 16 points,
00:40:37c'est-à-dire à plus 4 points par rapport au dernier sondage Odoxa.
00:40:41Et si nous ne croyons pas, évidemment, au sondage, nous ne pouvons pas nous empêcher de remarquer
00:40:46que le dernier sondage Odoxa qui donnait Jean-Luc Mélenchon à cette hauteur-là en 2022
00:40:51était trois jours avant le premier tour de l'élection présidentielle,
00:40:54qu'il s'était trompé de 6 points, puisque nous avions fait 22%.
00:40:58Et que donc, on peut se demander, à 11 mois des élections présidentielles,
00:41:02ce que ça veut dire d'être à ce niveau-là sur le score final que nous ferons.
00:41:07En tout cas, même les sondages n'arrivent pas à cacher la dynamique que nous avons.
00:41:11Et évidemment que nous déployons aussi dans cette Assemblée nationale
00:41:15pour montrer ce que nous ferons lorsque nous serons au pouvoir.
00:41:18Voilà. Alors moi, je trouve ça dément de la France insoumise
00:41:21de passer leur vie à dire que les sondages, c'est n'importe quoi.
00:41:25Puis là, tout d'un coup, il y a un sondage qui les arrange.
00:41:27Alors, évidemment, c'est le bon sondage.
00:41:30Sans doute, vous avez vu que Mathilde Panot réussit à dire qu'en fait,
00:41:32ils sont encore sous-estimés.
00:41:34Donc, je veux dire qu'ils sont beaucoup, beaucoup plus hauts.
00:41:35Mais moi, je ne sous-estime pas du tout, comme d'ailleurs le service politique de CNews,
00:41:39la force de frappe de Jean-Luc Mélenchon.
00:41:41Oui, je pense qu'au-delà des sondages, ce qu'il faut regarder,
00:41:44c'est la dynamique politique des dernières élections présidentielles.
00:41:47Alors, bien sûr, chaque élection présidentielle n'est pas la répétition de la précédente.
00:41:50Mais quand même, en 2017 et en 2022,
00:41:53Jean-Luc Mélenchon a beaucoup progressé au cours de la campagne.
00:41:56D'une longue campagne, d'ailleurs.
00:41:57Il est spécialiste des longues campagnes.
00:41:59Il parle longtemps à l'avance.
00:42:00Il est celui, maintenant, qui est un peu le vétéran de l'élection présidentielle française.
00:42:05Et on verra si Marine Le Pen peut être candidate.
00:42:07Elle serait actuellement aussi expérimentée dans ce cas-là.
00:42:10Mais si elle ne l'est pas, il sera vraiment le candidat le plus expérimenté,
00:42:13celui qui a fait le plus de campagnes présidentielles.
00:42:15Et moi, je pense depuis très longtemps qu'il ne faut pas le sous-estimer.
00:42:18Alors que, par ailleurs, il tient des propos qui devraient normalement
00:42:20le rendre extrêmement minoritaire sur plein de sujets.
00:42:23Et notamment les allusions antisémites dont il se rend régulièrement coupable dans ses discours.
00:42:28Et bien, malgré cela, ou peut-être parfois grâce à cela, d'ailleurs,
00:42:31il continue à faire sa pelote, comme on dit,
00:42:33et à faire grossir les rangs de ses soutiens au fil d'une campagne.
00:42:37Et là, il part déjà avec un socle qui est assez élevé.
00:42:39Il a déjà distancé les autres candidats de gauche.
00:42:41C'est quand même très frappant.
00:42:42Alors que Raphaël Glucksmann est sans doute déjà en pré-campagne aussi.
00:42:46C'est ça, 11%.
00:42:46Marie-Pondelier aussi, Fabrice Roussel aussi.
00:42:49C'est Glucksmann qui était à 16.
00:42:50Maintenant, Glucksmann est à 11.
00:42:52C'est un sujet hautement important.
00:42:54Donc, je vous propose qu'on marque une pause.
00:42:55On entendra juste après 14h la réaction de Romain Eskenazi.
00:42:59Puis, je voudrais vous faire réécouter ce que disait Alain Finkielkraut dimanche.
00:43:02Là-dessus, sur le cas de Jean-Luc Mélenchon,
00:43:05sur lequel il faut encore une fois s'attarder.
00:43:08Parce que c'est important.
00:43:09C'est tout l'enjeu de la future présidentielle.
00:43:11A tout de suite.
00:43:13De retour dans Midi News.
00:43:15Et dans un instant, on parlera des débordements de la demi-finale du PSG
00:43:21et de la finale qui se profile ce week-end.
00:43:24A 14h30, je recevrai Thierry Dain pour son livre sur son fils autiste.
00:43:29Mais d'abord, les dernières informations avec Sommayal Abiti.
00:43:31Et on commence par ce lourd bilan déjà à cause des records de température.
00:43:367 décès, dont 5 noyades en France, selon la porte-parole du gouvernement.
00:43:40Un épisode de forte chaleur qui se poursuit
00:43:42puisque 8 départements du nord-ouest du pays
00:43:45ont été placés en vigilance orange canicule.
00:43:47Une première pour un mois de mai.
00:43:49Néanmoins, les écoles resteront ouvertes pour le moment,
00:43:52indique ce matin le ministre de l'Éducation nationale.
00:43:56On poursuit avec ce drame en Belgique.
00:43:584 personnes, dont 2 enfants, tués dans une collision entre un train et un quart scolaire.
00:44:03Accident qui a eu lieu ce matin à Bouguenoute, en Flandre.
00:44:06Un passage à niveau.
00:44:07On écoute les précisions de la porte-parole de la police fédérale.
00:44:11Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a eu un accident.
00:44:14Un bus scolaire est venu de cette rue-ci.
00:44:19C'était un rue parallèle avec le chemin de fer.
00:44:21Le chauffeur a voulu traverser le chemin de fer
00:44:24qui était fermé à ce moment-là.
00:44:27Ça s'est passé à 8h08.
00:44:29Un train est venu du côté de Bruges, de la direction de Bruges,
00:44:32et est rentré en collision avec le bus.
00:44:35Dans le bus, il y avait 7 enfants scolaires,
00:44:39un chauffeur et un assistant.
00:44:41Deux enfants sont décédés.
00:44:44Le chauffeur est décédé et l'assistant est décédé aussi.
00:44:49Les familles et les enfants sont à l'hôpital,
00:44:54mais ils sont pris en charge à l'école.
00:44:59Donc là, il y a de l'assistance psychologique, bien sûr.
00:45:02Le parquet est venu sur place pour faire les consultations.
00:45:06Donc sur les circonstances, on ne peut encore rien dire.
00:45:09Et puis, un mort et trois blessés à Odessa en Ukraine
00:45:13dans des frappes russes nocturnes,
00:45:14des frappes qui ont touché une installation d'infrastructures municipales
00:45:17qui a été endommagée,
00:45:19provoquant un incendie qui a été maîtrisé par les pompiers.
00:45:23Merci Somaïa.
00:45:23L'habit dit à tout à l'heure pour d'autres informations.
00:45:25Tout de suite l'écho.
00:45:33Et c'est avec Éric de Ritmatène.
00:45:37Bonjour Éric.
00:45:38Bonjour Pierre.
00:45:38On va parler de l'or avec vous.
00:45:40Le métal précieux, la valeur refuge,
00:45:42le succès du métal fait encourage l'État à mettre en vente
00:45:44une Marianne en or.
00:45:46Oui, alors c'est un événement.
00:45:48C'est la situation internationale aussi
00:45:49qui contribue au succès de l'or.
00:45:51Les tensions pour que l'or
00:45:53est plus que jamais une valeur refuge.
00:45:55Et l'État en est conscient.
00:45:56Alors vous savez ce qu'il dit ?
00:45:57Il faut démocratiser l'accès à l'or.
00:45:59C'est vrai qu'un État qui dit ça, c'est rare.
00:46:01C'est en tout cas ce que disait ce matin
00:46:02le président de la Monnaie de Paris, Marc Schwartz.
00:46:05J'ai pu m'entretenir aussi avec un gros négociant en or,
00:46:08Godot et fils.
00:46:08Vous savez, tous ces magasins qui se multiplient partout en France
00:46:11pour vendre ou acheter de l'or.
00:46:13Alors c'est vrai qu'il y a un mouvement jamais vu dans les officines.
00:46:16On en achète, on vend.
00:46:17Mais à ce moment, c'est plutôt vente.
00:46:19On vend des Louis d'or, on vend des Napoléon
00:46:21parce qu'on prend ses bénéfices tout simplement.
00:46:25Ah oui, alors là, on va s'arrêter un moment
00:46:26sur un tableau assez exceptionnel.
00:46:28Si vous regardez l'évolution du prix d'une pièce d'or,
00:46:3120 francs.
00:46:32C'est-à-dire, on appelait ça le Louis d'or autrefois.
00:46:33Dans certaines belles familles,
00:46:35on vous remettait pour Noël un Louis d'or.
00:46:36Mais à l'époque, ça ne valait pas cher.
00:46:38C'était 20 francs d'être un peu plus de 20 francs.
00:46:40Mais quand j'ai pris juste la courbe sur 20 ans,
00:46:42vous allez voir.
00:46:43Mai 2006, ce Louis d'or valait 95 euros.
00:46:47Mai 2016, 10 ans après, 208 euros.
00:46:50Aujourd'hui, mai 2026, 740.
00:46:52Ça, c'est pour le Louis d'or.
00:46:54Oui, ça fait quand même une belle plus-value
00:46:55si vous aviez ça dans votre petit badeleine.
00:46:58Ensuite, le lingot.
00:46:59Le lingot, vous savez, c'est un kilo.
00:47:01Ce n'est pas gros.
00:47:01C'est grand comme ça.
00:47:03En mai 2006, vous allez voir 16 726 euros.
00:47:07En mai 2016, donc il y a 10 ans tout juste,
00:47:0935 613.
00:47:10Et aujourd'hui, il faut lire deux fois le chiffre,
00:47:12123 000 euros.
00:47:14Vous imaginez la plus-value que ça représente ?
00:47:15Point 4.
00:47:16Voilà.
00:47:16Et je rappelle quand même au début d'année,
00:47:18il était à 146 000 euros.
00:47:19C'était monté en flèche.
00:47:20Là, c'est un petit peu redescendu.
00:47:21Donc, il y a vraiment une folie.
00:47:22Et ceux qui vendent, ils enrichissent l'État.
00:47:24C'est ça, je voulais vous dire.
00:47:25Parce que c'est lui qui prend la plus grande part
00:47:27en termes de plus-value.
00:47:2936 % de taxes à la revente sur la plus-value réalisée.
00:47:32Donc, vous voyez, ce n'est quand même pas rien.
00:47:3336 % d'impôts sur votre plus-value.
00:47:35Alors ça, c'est dans les trois ans après l'achat.
00:47:37Plus vous gardez longtemps l'or,
00:47:38moins il y aura d'impôts.
00:47:39Ça devient même zéro impôt si vous le gardez 22 ans.
00:47:41À condition d'avoir la facture, bien sûr.
00:47:43Et si vous n'avez pas de facture,
00:47:45vous pouvez choisir sur le forfait.
00:47:46C'est-à-dire que vous revendez un lingot,
00:47:47vous avez vu le prix.
00:47:48Vous ne pouvez pas justifier de l'avoir.
00:47:50Peut-être qu'on vous l'a donné,
00:47:51vous ne l'avez pas déclaré.
00:47:52Là, vous devrez payer 11,5 % d'impôts
00:47:55sur le montant total.
00:47:5611,5 %.
00:47:57Voilà.
00:47:58Donc, c'est 1 000 euros.
00:48:00100 000 euros, c'est 110 000.
00:48:01C'est 10 000, c'est plus bien.
00:48:02Alors, cette Marianne en or, finalement,
00:48:04ça devait être un placement comme les lingots,
00:48:06comme les pièces de 20 francs en or.
00:48:09Voilà, parce que finalement,
00:48:10c'est bien mieux que le livret A.
00:48:12Enfin, on espère que l'or continuera de monter.
00:48:14Mais c'est un placement.
00:48:15Ça va être considéré comme un placement.
00:48:17C'est en plus une œuvre d'art,
00:48:18puisque ça a été réalisé par les ateliers
00:48:19de la monnaie de Paris,
00:48:20qui sont vraiment très forts depuis le 14e siècle.
00:48:23Donc, ça suivra le cours de l'or.
00:48:25Je ne peux pas vous donner le prix précis,
00:48:26parce qu'il y a plusieurs modèles.
00:48:28Et ça, c'est une once.
00:48:29Ça équivaut à l'once d'or fin qui fait 31 grammes.
00:48:31Ça ferait quand même 3 900 euros, celui-là.
00:48:33Et après, ça sera un placement, tout simplement.
00:48:36Et la mise en vente sera le 16 juin.
00:48:38Merci, Éric de Ritmatène.
00:48:50Voilà, suite de Midi News.
00:48:52Dans un instant, on parlera de la finale
00:48:54qui approche de la Ligue des champions
00:48:56entre Arsenal et le PSG.
00:48:57On a finalement appris qu'il y aurait une fanzone,
00:48:59alors qu'en réalité, vous vous souvenez comme moi
00:49:01qu'on vous l'a dit d'ailleurs assez souvent
00:49:03dans cette émission,
00:49:04que même Emmanuel Grégoire, le maire de Paris,
00:49:07avait redoncé à faire une fanzone.
00:49:08On en parle avec François Drugy,
00:49:10avec Maxime Leguay,
00:49:12avec Ophélie Roch,
00:49:13avec Christian Flèche qui nous a rejoint.
00:49:15Bonjour, M. Flèche.
00:49:17Je rappelle que vous êtes ex-directeur
00:49:19de la police judiciaire de Paris.
00:49:21Et évidemment, on craint des débordements.
00:49:23On est resté un peu au milieu du guet
00:49:24sur la présidentielle 2027,
00:49:26et surtout cette montée de Jean-Luc Mélenchon.
00:49:29Regardons les sondages,
00:49:30et surtout cette dernière image
00:49:32avec les intentions de vote pour le premier tour
00:49:34des élections présidentielles de 2027,
00:49:37la comparaison entre mars et mai.
00:49:40Voilà, donc en mars,
00:49:41vous aviez Édouard Philippe à 21%,
00:49:43Jean-Luc Mélenchon à 12%.
00:49:44En mai, vous avez Édouard Philippe à 17%,
00:49:47Jean-Luc Mélenchon à 16%.
00:49:49Maxime Leguay, j'ai envie de dire,
00:49:50c'est pas faute de l'avoir dit qu'il a léventé.
00:49:52Oui, parce qu'il y a deux enseignements principaux
00:49:55avec ces sondages.
00:49:56D'abord, c'est que contrairement à ce que l'on entend régulièrement,
00:50:00alors pas ici,
00:50:01mais dans le commentariat politique,
00:50:03la stratégie de l'outrance de Jean-Luc Mélenchon
00:50:06est effectivement payante.
00:50:08Celle aussi de draguer l'électorat musulman,
00:50:10l'électorat des banlieues et une jeunesse,
00:50:13les manifestements aussi.
00:50:14Le rapport de force qu'il a engagé à gauche
00:50:17en ne cédant rien,
00:50:18notamment vis-à-vis du Parti Socialiste,
00:50:20est politiquement payant
00:50:21parce que Raphaël Glucksmann, lui, ne décolle pas.
00:50:24Il est donné dans ce sondage à 11%.
00:50:26Ça, c'est pour Jean-Luc Mélenchon.
00:50:28Le corollaire, c'est que,
00:50:29contrairement à ce que l'on entend aussi,
00:50:32Édouard Philippe,
00:50:33que l'on dit être le candidat,
00:50:35le mieux placé du Bloc central,
00:50:37manifestement ne l'est pas tant que cela.
00:50:38Il a du mal à imprimer,
00:50:40il a du mal à se départir,
00:50:42se défaire de son image
00:50:43de Premier ministre macroniste,
00:50:45les gilets jaunes,
00:50:46les 80 km heure.
00:50:48Et donc, ça rebat aussi les cartes
00:50:50au sein du Bloc central.
00:50:51Ça ouvre la porte à Gabriel Attal,
00:50:53qui fait feu de tout bois en ce moment,
00:50:56qui a déclaré sa candidature la semaine dernière
00:50:58et qui prévoit un premier meeting ce week-end
00:51:00et qui passe la seconde,
00:51:02contrairement à Édouard Philippe,
00:51:03lui, qui nous dit depuis un peu plus d'un an,
00:51:05vous allez voir ce que vous allez voir.
00:51:06Et pour l'instant,
00:51:07on n'a encore rien vu.
00:51:08Pour l'instant,
00:51:09on n'a encore rien vu.
00:51:09Et les socialistes, justement,
00:51:11quelle est leur réaction à ces sondages ?
00:51:13On écoute Romain Eskenazi,
00:51:15député PS.
00:51:17Il est assez naturel.
00:51:18Et puis, on connaît les qualités
00:51:19de Jean-Luc Mélenchon à faire campagne.
00:51:21C'est un tribun qui est plutôt bon
00:51:22pour faire campagne.
00:51:23Moi, je pense qu'il a de toute façon,
00:51:25et ça ne remet pas en question
00:51:26ce qu'on a constaté partout,
00:51:28aux européennes, aux municipales
00:51:29et aux présidentielles précédentes.
00:51:31C'est que Jean-Luc Mélenchon
00:51:31a un plafond de verre au premier tour,
00:51:33premièrement.
00:51:34Et deuxièmement,
00:51:35n'est pas en capacité de rassembler
00:51:36assez largement les Françaises
00:51:38et les Français
00:51:38pour dépasser le socle de la gauche
00:51:40qui est environ à 30%
00:51:41et devenir majoritaire dans ce pays
00:51:43pour battre l'extrême droite,
00:51:44qui est, nous, notre priorité absolue.
00:51:46Rien ne sert de courir,
00:51:47il faut partir à point.
00:51:48Jean-Luc Mélenchon a voulu,
00:51:50peut-être pour couper l'herbe sur le pied,
00:51:51d'autres candidatures de son camp.
00:51:52On voyait Baliba Gayoko
00:51:53qui commençait à prendre de l'importance.
00:51:55Donc, il a voulu, lui,
00:51:56partir très tôt en campagne
00:51:57pour imposer sa personnalité
00:51:59dans le débat politique.
00:52:00C'est son choix.
00:52:01Nous, on préfère travailler
00:52:02d'abord sur le fond.
00:52:03Bon, alors, on attend
00:52:04qu'il travaille sur le fond,
00:52:05François Drugy.
00:52:06On va dire ça.
00:52:07Oui, ça, c'est ce que disent toujours
00:52:09ceux qui n'ont pas de candidat.
00:52:10Le Parti Socialiste
00:52:14c'est lui qui est répertorié
00:52:15dans les sondages d'opinion.
00:52:16Là, je vois Glucksmad.
00:52:18Après, je vois Retailleau, Zemmour,
00:52:19Tondelier, Ocel, Arthaud.
00:52:21Je ne vois ni M. Cazeneuve
00:52:23qui pourtant est candidat.
00:52:24Je ne vois pas François Hollande.
00:52:27Vous savez qu'Olivier Faure
00:52:29avait engagé le PS
00:52:30dans une espèce de primaire.
00:52:31Moi, j'appelle ça
00:52:31la petite primaire de la petite gauche.
00:52:33Alors bon, ça fait beaucoup
00:52:34de petits candidats,
00:52:35mais ça ne fait pas un candidat légitime.
00:52:36Et donc, évidemment,
00:52:37au milieu de tout ça,
00:52:38Jean-Luc Mélenchon,
00:52:39il apparaît comme une figure
00:52:41solide qui dit
00:52:42« Ben voilà, moi, la France insoumise
00:52:44peut dire qu'on a un candidat,
00:52:46on a un projet
00:52:46et on a une équipe
00:52:47pour faire campagne. »
00:52:48Et c'est une réalité.
00:52:49Moi, je pense que ce sondage,
00:52:51finalement, il est utile
00:52:52pour poser l'enjeu
00:52:53de l'élection présidentielle.
00:52:54Il y a trois grands courants politiques,
00:52:57trois grands blocs,
00:52:58trois grandes familles politiques
00:52:58en France aujourd'hui.
00:52:59On l'a vu au législatif.
00:53:00C'était très net.
00:53:01Il y a la gauche
00:53:02et la question est
00:53:03qui dominera à gauche.
00:53:05Il y a le centre et la droite
00:53:06et il y a le Rassemblement national.
00:53:07Le seul qui est sûr aujourd'hui
00:53:09d'être au deuxième tour,
00:53:10c'est le Rassemblement national.
00:53:12que deux candidats au deuxième tour.
00:53:13Ça, c'est sûr,
00:53:14il n'y en aura que deux.
00:53:15C'est taré critique.
00:53:15Quand vous avez trois courants
00:53:17qui prétendent être au deuxième tour,
00:53:18il y aura forcément
00:53:20des deux restants
00:53:21entre la gauche
00:53:22et le bloc central,
00:53:24la droite et le centre.
00:53:25Ceux qui seront le plus divisés,
00:53:27ceux auront le moins de chances
00:53:28d'être au deuxième tour.
00:53:30Ça, c'est quand même une réalité.
00:53:31Puis après, il y a un autre sujet,
00:53:33c'est que derrière
00:53:33cette course de petits chevaux,
00:53:35là, on voit bien,
00:53:35on a l'impression qu'il y a des...
00:53:36C'est ce que je disais tout à l'heure
00:53:37dans mon introduction.
00:53:38Des chevaux qui se mettent
00:53:38sur la ligne de départ
00:53:42et y compris, il y en a,
00:53:43on a déjà oublié
00:53:44qu'ils étaient candidats au PS.
00:53:45Il y en a déjà plusieurs
00:53:46qui se sont déclarés.
00:53:47Il y a Marine Tondelier, etc.
00:53:48Mais en revanche,
00:53:49où est le projet pour la France ?
00:53:51C'est quand même ça le sujet.
00:53:52Le projet pour la France
00:53:53qui permettra de régler les problèmes
00:53:56qui sont ceux de la France aujourd'hui,
00:53:58notamment du point de vue économique,
00:53:59la compétitivité économique de la France,
00:54:02le pouvoir d'achat pour les Français.
00:54:03Les deux sont liés d'ailleurs.
00:54:05Là, on attend les propositions des candidats.
00:54:07Je voudrais qu'on écoute
00:54:08ce que disait Alain Finkielkraut
00:54:10au Grand Rendez-vous ce dimanche
00:54:11justement sur Jean-Luc Mélenchon
00:54:13et sur l'accession éventuelle
00:54:15au pouvoir de LFI.
00:54:17Jean-Luc Mélenchon n'est pas complexe.
00:54:19Jean-Luc Mélenchon est d'abord cynique,
00:54:24lui pour le coup.
00:54:25Il regarde les cartes,
00:54:29il regarde les quartiers populaires,
00:54:34il explique à ses troupes
00:54:36qu'il faut se mobiliser pour les jeunes
00:54:40et pour les quartiers populaires.
00:54:42Il leur dit le reste,
00:54:44laissez tomber, ça ne sert à rien.
00:54:46Et c'est comme ça qu'il a son carburant électoral.
00:54:49J'avais une petite question tout à l'heure,
00:54:51vous avez séparé en trois blocs,
00:54:53mais pourquoi pas quatre ?
00:54:53Parce que vous avez mis le RN,
00:54:55la droite, la gauche,
00:54:56mais est-ce qu'il y a une gauche ?
00:54:57Moi j'ai l'impression qu'il y a quand même
00:54:58deux gauches très différentes.
00:54:59Parce que les FI et les PS,
00:55:01pour l'instant,
00:55:02ils ne sont quand même pas très associés.
00:55:03Oui, mais enfin,
00:55:04quant au municipal,
00:55:05il s'est agi de se rassembler ou pas
00:55:07au deuxième tour des élections,
00:55:08on a bien vu que la dominante
00:55:09s'est fait le rassemblement.
00:55:10Je ne sais pas si maintenant
00:55:10ça sera encore possible.
00:55:11Et c'est quand même la question
00:55:12qui est posée à Raphaël Glucksmann
00:55:14ou à François Hollande
00:55:14ou à Bernard Cazeneuve.
00:55:15Est-ce qu'ils arrivent à s'affirmer ?
00:55:17Ou même plus loin,
00:55:17quand vous posez la question
00:55:18à Gabriel Attal,
00:55:19si jamais il y a un deuxième tour
00:55:21à l'FIRN,
00:55:23vous devinez la réponse
00:55:24même s'il refuse de répondre.
00:55:25Non, mais la question quand même
00:55:26qui est posée,
00:55:27y compris par ce sondage,
00:55:28c'est est-ce qu'en effet
00:55:28il y a une gauche sociale-démocrate
00:55:29en dehors de la gauche radicalisée
00:55:32de Mélenchon ?
00:55:33Et les électeurs semblent choisir,
00:55:35comme ils l'ont fait en 2017
00:55:37et en 2022,
00:55:37une sorte de vote utile
00:55:39pour Mélenchon.
00:55:40Moi, ce que je trouve très inquiétant,
00:55:41par ailleurs,
00:55:41et très dommage
00:55:42pour le débat politique français,
00:55:43mais ça semble être la réalité.
00:55:45C'est pour ça que je dis
00:55:45que ce sondage pose un peu l'enjeu
00:55:47de savoir si on aura
00:55:48un deuxième tour Mélenchon-Bardella-Le Pen
00:55:50ou s'il y a une autre possibilité.
00:55:52C'est un vrai sujet
00:55:53parce que, évidemment,
00:55:54l'extrême-gauche
00:55:55et la France insoumise
00:55:57dominent politiquement
00:55:57l'échec qui est à gauche,
00:55:58mais ils le dominent aussi
00:56:00idéologiquement.
00:56:00Et lorsque l'on regarde
00:56:01le programme, par exemple,
00:56:03du Parti Socialiste,
00:56:04on voit qu'il y a
00:56:05beaucoup d'inspiration
00:56:06qui émane de la France insoumise.
00:56:07On court derrière
00:56:08la France insoumise,
00:56:09comme les mères et les partenaires.
00:56:09Et donc, c'est toujours
00:56:10comme ça en politique.
00:56:11Lorsque vous êtes en tête
00:56:13le rapport de force,
00:56:14vous dominez les autres
00:56:15et Jean-Luc Mélenchon
00:56:16bénéficiera,
00:56:17comme ça a été le cas
00:56:18lors de la dernière présidentielle,
00:56:19du vote utile.
00:56:19C'est ce qu'on appelle
00:56:20le rouleau compresseur LFI
00:56:22depuis quelques années maintenant
00:56:23et en tout cas,
00:56:24depuis la fameuse NUPES
00:56:26et les élections de 2024
00:56:29qui ont eu lieu juste après.
00:56:31On est à J-4
00:56:32avant le coup d'envoi
00:56:33de la finale
00:56:34de la Ligue des champions
00:56:35à Budapest.
00:56:37Match opposant
00:56:38le Paris Saint-Germain
00:56:39à Arsenal
00:56:40qui suscite des inquiétudes
00:56:42chez les autorités.
00:56:44Les célébrations
00:56:44devraient avoir lieu dimanche
00:56:45finalement au Champ de Mars
00:56:47en cas de nouveau sacre européen.
00:56:48Les riverains sont inquiets.
00:56:50Anaïs Bauchet,
00:56:51Timothée Forget,
00:56:52Alexandra Bichoff.
00:56:55Sur ces images,
00:56:56on peut voir une voiture de police
00:56:57obligée de reculer
00:56:58face à la violence
00:56:59des projectiles
00:56:59ou des tirs de mortiers
00:57:01visant les forces de l'ordre.
00:57:02Des scènes de violence
00:57:03capturées début mai
00:57:04après la victoire du PSG
00:57:06en demi-finale
00:57:06de la Ligue des champions.
00:57:08Alors que la finale
00:57:09est prévue ce samedi,
00:57:10les riverains sont inquiets.
00:57:11Selon RMC Sport,
00:57:12après les Champs-Elysées
00:57:13en 2025,
00:57:14le Champs-de-Mars
00:57:15devrait accueillir
00:57:15les célébrations ce dimanche
00:57:16en cas de victoire du PSG.
00:57:18Mais avec les derniers débordements
00:57:20et ceux commis
00:57:20lors de la victoire en 2025,
00:57:22les riverains redoutent
00:57:23de nouvelles violences.
00:57:24On a peur.
00:57:25Il faut dire la vérité,
00:57:26on a peur pour le soir.
00:57:27Oui, on craint toujours.
00:57:29Ça, c'est une réalité,
00:57:31malheureusement.
00:57:31C'est sûr et certain
00:57:32qu'ils gagnent ou qu'ils perdent.
00:57:33Il va y avoir des dégâts.
00:57:35Ça, c'est sûr et certain.
00:57:35On va être vigilants.
00:57:37On va faire en sorte que...
00:57:39Enfin, on va espérer
00:57:40que tout se passe au mieux.
00:57:41Mais on aimerait bien
00:57:42avoir des assurances
00:57:43que ce soit bien encadré.
00:57:45Par mesure de sécurité,
00:57:47certains riverains
00:57:47ont même prévu
00:57:48de modifier leurs habitudes.
00:57:49J'ai dit à mes enfants
00:57:50qu'ils évitent de sortir et tout.
00:57:52Ils sont pour faire
00:57:52le maximum de sauce.
00:57:55Vraiment, on est obligés
00:57:56de sortir.
00:57:57Mais si on n'est pas obligés,
00:57:57on ne sort pas.
00:57:58Je ne serai pas mon véhicule dehors,
00:57:59ça, c'est sûr.
00:58:00Je vais éviter de trop sortir aussi.
00:58:02Moi, je pars.
00:58:03Je reviens comme là, le soir.
00:58:05Selon les informations du Parisien,
00:58:07la célébration au Champ de Mars
00:58:08devrait être officialisée
00:58:09dans la journée.
00:58:10L'année dernière,
00:58:11après la victoire du PSG
00:58:12et les festivités,
00:58:13les débordements avaient donné lieu
00:58:14à plus de 500 interpellations.
00:58:17Alors, je crois que c'est
00:58:17plus ou moins officiel maintenant
00:58:18cette célébration au Champ de Mars.
00:58:20C'est vrai que tout à l'heure,
00:58:21Christian Flèche,
00:58:21j'ai dit fanzone.
00:58:22Alors, ce n'est pas une fanzone
00:58:23à proprement dit.
00:58:24D'ailleurs, Emmanuel Grégoire,
00:58:25le maire de Paris,
00:58:26s'était engagé à finalement
00:58:27ne pas mettre de fanzone.
00:58:29Donc, c'est quand même
00:58:30un lieu de célébration.
00:58:31Et vous avez vu quand même
00:58:32l'inquiétude de ces habitants
00:58:34sur le pourtour du Champ de Mars.
00:58:36Oui.
00:58:36Et comme le disait une personne,
00:58:38c'est d'ailleurs
00:58:38que l'équipe gagne ou perde.
00:58:40Ce qui devient quand même compliqué.
00:58:42En même temps,
00:58:43ce qui est plein d'espoir,
00:58:44c'est de voir comment Lens
00:58:44a fêté sa victoire
00:58:46et comment une équipe de foot
00:58:47est capable de faire ça
00:58:49dans la joie, la bonne humeur.
00:58:50Enfin, là, on n'est pas du tout
00:58:50dans la configuration de Lens.
00:58:52Pas du tout,
00:58:52mais je veux dire
00:58:53qu'on est capable en France
00:58:54d'avoir un spectacle sportif
00:58:55qui fonctionne bien.
00:58:56On s'en est tous réjouis,
00:58:57mais vous voyez bien
00:58:58que là, ça entraîne autre chose.
00:59:00Exactement.
00:59:01C'est un vrai sujet
00:59:02avec les supporters du PSG
00:59:03qui ne date pas d'hier d'ailleurs,
00:59:05qui est un sujet récurrent
00:59:06depuis très longtemps,
00:59:07sur lequel le PSG travaille beaucoup.
00:59:09La préfecture de police aussi.
00:59:11Et là, le sujet aujourd'hui,
00:59:12c'est d'avoir déjà une idée
00:59:14de ce qui va se passer.
00:59:15Vous l'avez dit,
00:59:16il y a un sujet qui est latent
00:59:17qui va peut-être être officialisé.
00:59:19Il y a un communiqué ce matin
00:59:20de la mairie de Paris,
00:59:21du PSG et de la préfecture de police
00:59:24pour cadrer un tout petit peu les choses.
00:59:26Et ensuite,
00:59:27il y aura un dispositif policier
00:59:28qui va être fait.
00:59:29Ce dispositif,
00:59:30il est d'abord
00:59:31une évaluation de la menace.
00:59:33Quel est le contexte ?
00:59:34Quelles sont les cibles, je dirais ?
00:59:36Et on pense aussi, bien sûr,
00:59:38aux Champs-Elysées.
00:59:39C'est une cible récurrente.
00:59:40D'ailleurs,
00:59:41que ce soit des équipes françaises
00:59:42ou des équipes étrangères
00:59:43qui jouent,
00:59:44même à l'étranger,
00:59:46ça arrive sur les Champs-Elysées.
00:59:47Donc, il y a un sujet
00:59:48aussi à traiter.
00:59:49Alors, vous me disiez tout à l'heure,
00:59:51heureusement que le lieu
00:59:52de célébration choisi
00:59:53n'est pas les Champs-Elysées,
00:59:54mais le Champs-de-Mars.
00:59:55Pourquoi ?
00:59:55Je n'imagine pas
00:59:56que la préfecture de police
00:59:58invite les gens
00:59:59à venir sur les Champs-Elysées
01:00:00parce qu'on a vu
01:00:01les débordements.
01:00:02Mais qu'est-ce qui se passe
01:00:03avec les Champs-Elysées ?
01:00:04C'est quoi le problème ?
01:00:05Je ne sais pas.
01:00:05C'est un truc,
01:00:06moi, je l'ai connu
01:00:07il y a très longtemps,
01:00:07c'était sur un match
01:00:08France-Algérie.
01:00:09Voilà, le France-Algérie,
01:00:10on avait fermé
01:00:11les Champs-Elysées
01:00:11parce que le match
01:00:12qui s'est passé
01:00:13au Stade de France,
01:00:14les gens sont venus
01:00:16sur le périphérique.
01:00:17Mais pourquoi ?
01:00:17C'est parce que c'est un symbole ?
01:00:18C'est surtout un symbole parisien
01:00:20et donc on a les moyens
01:00:22de fêter
01:00:23pour ceux qui veulent
01:00:24de casser aussi
01:00:24et donc pour la police,
01:00:26c'est un vrai sujet
01:00:26de sécuriser tout ça.
01:00:28Donc, il y a le sujet
01:00:29des supporters,
01:00:30des hooligans,
01:00:31donc de savoir
01:00:32où est la menace aussi.
01:00:34Donc, il y en a ceux
01:00:34qui seront à Budapest,
01:00:36ceux qui seront peut-être
01:00:37interdits de voyage
01:00:38par tel ou tel
01:00:39et puis si c'est le dimanche,
01:00:40ils seront revenus.
01:00:41Donc, c'est un autre problème.
01:00:43Ensuite, il peut y avoir,
01:00:44on l'a vu
01:00:45dans un certain nombre de cas,
01:00:47qu'il y a des débordements
01:00:48même en province
01:00:49sur des matchs
01:00:50qui se passent en France
01:00:51et qui ne concernent
01:00:52que le PSG.
01:00:53Donc, tout ça,
01:00:53c'est une évaluation
01:00:55que le ministère de l'Intérieur
01:00:56et spécialement
01:00:57la préfecture de police
01:00:58doit faire.
01:00:59Ensuite, il y a
01:01:00combien ça nécessite
01:01:01de forces mobiles
01:01:02et combien on en dispose.
01:01:04Elles sont extrêmement engagées.
01:01:06Il y a des sujets récurrents.
01:01:08Et tout ça,
01:01:08pour l'instant,
01:01:09on n'a pas le détail de...
01:01:10Non, parce que c'est
01:01:11en cours d'évaluation.
01:01:12D'abord, encore une fois,
01:01:13évaluation de la menace,
01:01:14évaluation des cibles,
01:01:16évaluation du dispositif
01:01:17et évaluation des forces
01:01:18dont on peut disposer.
01:01:20Et comme vous l'avez dit,
01:01:20justement,
01:01:21le foot doit rester une fête.
01:01:22Il faut tirer les leçons
01:01:23de ce qui s'est passé.
01:01:24Et c'est ce que dit en substance
01:01:25Marina Ferrari,
01:01:26la ministre des Sports,
01:01:29qui estime
01:01:30qu'il y a les supporters
01:01:30d'un côté
01:01:31et les hooligans de l'autre.
01:01:33Je crois qu'il faut absolument
01:01:34que nous soyons en capacité
01:01:35d'organiser les choses
01:01:36du mieux possible,
01:01:37tirant les conséquences
01:01:38de ce qui s'est passé
01:01:39l'année dernière,
01:01:39parce que le foot doit rester
01:01:40une fête.
01:01:41Et il y a des supporters,
01:01:42mais des hooligans
01:01:43ou des casseurs qui sont là.
01:01:44Il ne faut pas mélanger les deux.
01:01:45Il y a des gens qui sont vraiment là
01:01:46pour fêter le football.
01:01:48Et je crois que c'est une fête
01:01:48qui doit être populaire.
01:01:49Au moment où on prépare
01:01:50la Coupe du Monde,
01:01:51vous l'avez rappelé.
01:01:51Vous distinguez supporters
01:01:52de hooligans désormais ?
01:01:53Ah oui, absolument.
01:01:54Tout à fait.
01:01:55Il faut vraiment faire attention.
01:01:56Et puis en plus,
01:01:57vous avez en dehors de ça aussi
01:01:58des casseurs qui se mettent
01:01:59dans les cortèges
01:02:00ou qui se mettent
01:02:00dans les fêtes populaires
01:02:01pour pouvoir commettre
01:02:02des méfaits.
01:02:03Alors effectivement,
01:02:04il faut,
01:02:04comment dirais-je,
01:02:06séparer les hooligans
01:02:06et les supporters.
01:02:09Mais c'est souvent
01:02:10le prétexte
01:02:12pour les hooligans
01:02:13de se greffer
01:02:14avec les supporters.
01:02:15Et après,
01:02:15c'est très très difficile,
01:02:16j'imagine,
01:02:17pour les forces de police
01:02:19de distinguer
01:02:19qui est vraiment supporter
01:02:21et qui est vraiment hooligan.
01:02:23Mais je ne comprends pas bien
01:02:23pourquoi en fait.
01:02:24Attendez,
01:02:24je voudrais une réponse
01:02:25de question.
01:02:26Vous avez raison,
01:02:27mais il y a aussi
01:02:28des policiers spécialisés.
01:02:29Il y a un fichier,
01:02:30il y a des gens
01:02:30qui sont capables
01:02:31d'identifier des hooligans.
01:02:32Après,
01:02:33il faut les identifier
01:02:33et en situation
01:02:35de les mettre
01:02:35hors d'état de nuire
01:02:36sans créer
01:02:37des problèmes supplémentaires.
01:02:39Ophélie,
01:02:39vous vouliez réagir ?
01:02:40Non, mais en fait,
01:02:40je ne comprends pas très bien
01:02:42la mairie de Paris
01:02:43qui dit qu'elle ne veut pas
01:02:43faire de fanzone
01:02:44et qui fait quand même
01:02:45un rassemblement.
01:02:46Alors,
01:02:46on peut dire que ce n'est pas
01:02:46une fanzone,
01:02:47mais ça y ressemble un peu,
01:02:48non ?
01:02:48Non,
01:02:48ce n'est pas une fanzone.
01:02:49La fanzone,
01:02:49c'est pendant le match.
01:02:50Là,
01:02:50c'est un lieu où on va avoir
01:02:52la possibilité...
01:02:52La fanzone,
01:02:53on regarde le match
01:02:53avec un écran géant.
01:02:55Et là,
01:02:56il y a la possibilité
01:02:56de fêter,
01:02:57donc on espère la victoire
01:02:58parce qu'on espère tous
01:02:59quand même la victoire du PSG,
01:03:01de fêter dans des conditions
01:03:02les plus favorables.
01:03:05Ouh,
01:03:06je suis parisien,
01:03:06j'ai envie aussi
01:03:07que l'équipe de France,
01:03:09par rapport à l'équipe d'Arsenal,
01:03:10j'ai envie que ce soit
01:03:11une équipe française plutôt
01:03:12et le PSG,
01:03:13pourquoi pas,
01:03:14qui gagne.
01:03:15Et derrière,
01:03:17le boulot de la préfecture de police,
01:03:19c'est de trouver le site
01:03:20qui soit le plus facile
01:03:21à sécuriser.
01:03:22Alors justement,
01:03:24on a fait effectivement
01:03:26les compliments aux Lensois
01:03:28qui ont su garder les choses
01:03:29de façon très calme.
01:03:30Ils ont fait nation
01:03:32autour de cette victoire
01:03:34de l'Anse en Coupe de France.
01:03:36Mais il y avait aussi
01:03:39les Niçois.
01:03:41Bien sûr,
01:03:42à la veille de l'Anse-Nice,
01:03:44la finale de la Coupe de France,
01:03:45le quai de Valmy
01:03:46avait donné le ton
01:03:46à une centaine de hooligans.
01:03:48Niçois,
01:03:48certains venus de Lille,
01:03:49de Nancy,
01:03:50ont convergé vers le canal
01:03:51Saint-Martin.
01:03:53On se souvient de ces images
01:03:54que vous pouvez découvrir
01:03:55à l'image.
01:03:56Six blessés,
01:03:56dont un homme placé
01:03:57en réanimation
01:03:57pour traumatisme crânien.
01:04:01Tanguy Hamon
01:04:02est au tribunal de Paris
01:04:03avec Audrey Legray.
01:04:06Le procès,
01:04:07finalement,
01:04:08Tanguy,
01:04:08est renvoyé
01:04:10au mois de juillet.
01:04:14Oui, c'est ça exactement.
01:04:16Et c'est bien malheureux
01:04:17puisqu'on voulait savoir
01:04:18justement quelle réponse
01:04:19la justice pouvait apporter
01:04:21à ces violences
01:04:22liées au foot.
01:04:23Vous avez parlé
01:04:24du match du Paris Saint-Germain
01:04:26en fin de semaine
01:04:27qui sera très scruté aussi.
01:04:28On voulait donc savoir
01:04:29ce que la justice,
01:04:30comment la justice
01:04:31pouvait punir
01:04:32ses supporters,
01:04:33ses hooligans,
01:04:33ses ultras
01:04:34qui commettent des violences
01:04:36en marge des matchs de foot.
01:04:37Malheureusement,
01:04:38ce ne sera pas le cas
01:04:39puisque le procès
01:04:40de ses sept supporters
01:04:43nancyens et niçois
01:04:44est finalement reporté
01:04:46au 28 juillet.
01:04:48Tout simplement,
01:04:48le dossier était
01:04:49beaucoup trop gros
01:04:50pour que le tribunal
01:04:51puisse faire son travail
01:04:54le plus rapidement possible
01:04:55et donc juger ces individus.
01:04:57Je rappelle que
01:04:58sept personnes
01:04:58avaient été blessées
01:04:59dont un grièvement.
01:05:01On avait retrouvé
01:05:01notamment des gants coquets,
01:05:03des protège-dents,
01:05:04des cagoules
01:05:04dans les affaires
01:05:05de ses supporters.
01:05:07Ses supporters
01:05:07qui ont cours
01:05:08jusqu'à un an de prison.
01:05:09Il faudra donc
01:05:10attendre le 28 juillet
01:05:12pour savoir
01:05:13quelle réponse
01:05:14la justice
01:05:14peut apporter
01:05:15à ces violences.
01:05:16Et vous serez au rendez-vous
01:05:17Tanguy,
01:05:18Tanguy Hamon bien sûr.
01:05:19Vous suivrez ça
01:05:20le 28 juillet
01:05:20et vous étiez
01:05:21au tribunal correctionnel
01:05:22de Paris
01:05:23avec Audrey Legray.
01:05:24Un petit mot,
01:05:24François Drugy,
01:05:25je sais que vous vouliez
01:05:25réagir tout à l'heure.
01:05:26Non mais c'est
01:05:27ce qui a été dit
01:05:27sur le Paris Saint-Germain,
01:05:29c'est quand même
01:05:29très triste.
01:05:30L'an dernier,
01:05:31quand il a gagné
01:05:32la Ligue des Champions
01:05:33à Nantes,
01:05:34il y a eu des émeutes.
01:05:35Et il y a eu un bus
01:05:37qui a été saccagé
01:05:38mais d'une façon
01:05:39d'une ultra-violence.
01:05:41La conductrice du bus
01:05:42qui était à l'intérieur
01:05:42d'ailleurs a cru
01:05:43qu'elle allait y passer.
01:05:45Le bus a été détruit.
01:05:47C'est absolument incroyable.
01:05:48Moi je suis supporteur
01:05:49de...
01:05:49Mais c'est un sujet en soi
01:05:49l'hyper-violence des jeunes.
01:05:51Et on voit bien
01:05:52que ça dépasse...
01:05:52Motivé ou pas
01:05:53par un événement sorti.
01:05:54Voilà, ça dépasse
01:05:54en effet le phénomène
01:05:56des supporters.
01:05:56Il y a toujours eu
01:05:57des problèmes de violence
01:05:58au sein des supporters
01:05:59mais il y a des règles,
01:06:00il y a des choses
01:06:01qui ont été faites.
01:06:01Il y a une fanzone
01:06:02en réalité c'est au Parc des Princes
01:06:03puisque les supporters du PSG
01:06:05pourront aller assister
01:06:06au match au Parc des Princes
01:06:08comme ça a été le cas
01:06:08d'ailleurs aussi à Lens
01:06:09pour la finale
01:06:10de la Coupe de France
01:06:10où le stade Bollard
01:06:11était plein.
01:06:12Donc ça c'est très bien,
01:06:13ça se passe plutôt bien
01:06:14mais c'est tous les à côté.
01:06:15Et ça c'est quand même
01:06:16quelque chose
01:06:16qui est très inquiétant
01:06:17et on voit bien
01:06:18que tout le monde
01:06:19est un peu obligé
01:06:19de se barricader en fait
01:06:20pour les habitants proches
01:06:22du Champ de Mars à Paris
01:06:23mais à Nantes,
01:06:24vous vous rendez compte ?
01:06:24A Nantes,
01:06:25on n'a rien à voir
01:06:25avec le Paris Saint-Germain
01:06:26et on a eu ces émeutes
01:06:27l'année dernière
01:06:28et donc on se dit
01:06:28ça va se reproduire
01:06:29peut-être cette année
01:06:30si le Paris Saint-Germain
01:06:31gagne ou s'il perd d'ailleurs.
01:06:33Rien à voir avec le Paris Saint-Germain
01:06:34mais les habitants
01:06:34du très tranquille
01:06:357ème arrondissement
01:06:36n'ont rien à voir aussi
01:06:37avec les...
01:06:39Non mais on peut dire
01:06:39que le fait
01:06:40que le Paris Saint-Germain
01:06:41fête son éventuelle victoire
01:06:43et moi aussi
01:06:44je ne suis pas parisien
01:06:46mais je souhaite
01:06:46que le Paris Saint-Germain
01:06:47gagne cette finale
01:06:48de la Ligue des Champions.
01:06:49J'entends bien.
01:06:50Mais souvenez-vous
01:06:51en 2012
01:06:55veut fêter la victoire
01:06:57en championnat de France
01:06:58et il y a des émeutes
01:06:59au trocadéro
01:06:59avec des dégradations majeures
01:07:01donc il faut vraiment
01:07:02qu'on réussisse
01:07:03à sortir de cette violence endémique.
01:07:04Ça c'est une émission en soi
01:07:06et on a l'occasion
01:07:06d'en parler avec Christian Frége
01:07:07Je voulais juste souligner
01:07:08sur...
01:07:09Vous avez passé le reportage
01:07:10sur les émeutes
01:07:11avec le GC Nice
01:07:12il faut remarquer
01:07:13la réactivité
01:07:14de la préfecture de police
01:07:15il y a eu 65 personnes
01:07:16interpellées
01:07:17je crois de mémoire
01:07:18donc c'est énorme
01:07:19On salue bien sûr le travail
01:07:21On salue toujours
01:07:22le travail des forces de l'ordre
01:07:24ici à RC News
01:07:24effectivement
01:07:25et vous avez raison
01:07:26de le préciser
01:07:26Christian Frége
01:07:27dans un instant
01:07:28on va parler de l'autisme
01:07:29ça représente 1%
01:07:30de la population en France
01:07:32et certains parents
01:07:33comme Thierry Danac
01:07:35que je vais recevoir
01:07:35dans un instant
01:07:36prend la plume
01:07:37pour raconter
01:07:38le parcours
01:07:39de son fils
01:07:40en l'occurrence
01:07:40qui a plus de 30 ans
01:07:41aujourd'hui
01:07:41et le parcours
01:07:42bien sûr
01:07:43des parents
01:07:44qui doivent
01:07:45évidemment vivre
01:07:46avec ce syndrome
01:07:47à tout de suite
01:07:51dans un instant
01:07:52mon drôle de fils
01:07:53Otis
01:07:54c'est Thierry Dana
01:07:54qui nous livre
01:07:56ce témoignage
01:07:57chez Bûcher Chastel
01:07:58après les dernières informations
01:07:59de Sommeil à l'habit
01:08:00à la une de l'actualité
01:08:02le deuxième procès
01:08:02d'une longue série noire
01:08:04un animateur du périscolaire
01:08:05de l'école maternelle
01:08:06Alphonse Baudin
01:08:07à Paris
01:08:07jugé aujourd'hui
01:08:08pour agression sexuelle
01:08:10en avril 2025
01:08:11des enfants de cette école
01:08:13ont raconté à leurs parents
01:08:14avoir été agressés
01:08:14par cet homme
01:08:16de 35 ans
01:08:17une première alerte
01:08:17avait été lancée
01:08:18en septembre 2024
01:08:21au 88ème jour de guerre
01:08:23le chef de la diplomatie américaine
01:08:25Marco Brobio
01:08:25affirme que le détroit d'Hormuz
01:08:27rouvrira d'une manière
01:08:28ou d'une autre
01:08:29et ajoute qu'un accord
01:08:30entre Washington et Téhéran
01:08:32est toujours possible
01:08:33déclaration
01:08:34après les nouvelles frappes
01:08:35américaines en Iran
01:08:36des frappes menées
01:08:36sur des sites de missiles
01:08:37dans le sud du pays
01:08:39et puis après avoir
01:08:40multiplié les frappes hier
01:08:41dans le sud et l'est du Liban
01:08:43Benjamin Netanyahou
01:08:44assure qu'Israël
01:08:45va je cite
01:08:46intensifier l'offensive
01:08:47pour écraser le Hezbollah
01:08:49malgré la trêve
01:08:50entrée en vigueur
01:08:51depuis le 17 avril dernier
01:08:53Merci beaucoup Samaïa
01:08:54d'autres informations
01:08:55tout à l'heure
01:08:56à 15h
01:08:57nous sommes toujours
01:08:58avec Ophélie Roch
01:08:59et avec François Dorégi
01:09:00et nous accueillons
01:09:01Thierry Dana
01:09:02bonjour
01:09:02merci d'être avec nous
01:09:03Merci de m'éviter
01:09:05de m'accueillir
01:09:05Vous êtes un ancien ambassadeur
01:09:08vous n'êtes plus en fonction
01:09:10mais vous avez quand même
01:09:11traversé beaucoup de pays
01:09:13vous êtes un entrepreneur
01:09:14également
01:09:14et vous publiez
01:09:15mon drôle de fils autiste
01:09:17c'est aux éditions
01:09:18Bûcher Chastel
01:09:19et vous retracez
01:09:20le parcours
01:09:21à la fois
01:09:22de Raphaël
01:09:23votre fils
01:09:24qui a un peu plus de 30 ans
01:09:25aujourd'hui
01:09:26et aussi
01:09:28le vôtre
01:09:28c'est-à-dire le vôtre
01:09:29de père
01:09:31avec votre femme
01:09:31et de parents
01:09:33qui découvrent
01:09:34finalement assez tard
01:09:36le diagnostic
01:09:36d'autisme
01:09:38de votre fils
01:09:39Raphaël
01:09:40qu'est-ce qui vous a donné
01:09:41l'envie
01:09:41de
01:09:42finalement
01:09:43de livrer
01:09:44non pas des secrets de famille
01:09:45mais des choses quand même
01:09:46très très intimes
01:09:47qui arrivent
01:09:48à votre fils
01:09:49est-ce que c'est pour
01:09:50alerter
01:09:50est-ce que c'est pour
01:09:53grossir
01:09:53en tout cas
01:09:54zoomer
01:09:55faire un focus
01:09:55sur finalement
01:09:57une population
01:09:57qui représente
01:09:591% de la population
01:10:00française
01:10:01quel était votre
01:10:02votre désir
01:10:03Thierry Dana
01:10:05quand on écrit un livre
01:10:07à mon âge avancé
01:10:08c'est pour
01:10:10dire quelque chose
01:10:11qui nous tient à coeur
01:10:12on peut écrire un livre
01:10:14pour la raison
01:10:14en se disant
01:10:15qu'on va faire une analyse
01:10:16stratégique
01:10:16de ce qui se passe
01:10:17dans le monde
01:10:18ou sur commande
01:10:21ou sinon
01:10:22parce que
01:10:23on a quelque chose
01:10:24à dire
01:10:25qui vient
01:10:26j'allais dire
01:10:26des tripes
01:10:27et en l'occurrence
01:10:28il n'y avait pas d'autres
01:10:29sujets plus évidents
01:10:30pour moi
01:10:30que celui-là
01:10:31alors il y a un côté
01:10:32un peu impudique
01:10:34mais enfin
01:10:34la littérature
01:10:35est impudique
01:10:36quelque part
01:10:36et donc
01:10:38raconter
01:10:39sous forme
01:10:40de récits
01:10:41un peu romancés
01:10:42cette histoire
01:10:44c'était une manière
01:10:45de boucler
01:10:46une sorte
01:10:47de boucle
01:10:48parce que
01:10:49c'est un travail
01:10:50de réconciliation
01:10:51avec ce qu'on a
01:10:53pensé
01:10:54à un moment donné
01:10:54comme tout parent
01:10:56on se dit
01:10:57quand son enfant
01:10:58naît
01:10:58voilà
01:10:59il va être
01:11:00formidablement
01:11:01plus brillant
01:11:02plus intelligent
01:11:03vous avez vécu ça
01:11:04comme une injustice
01:11:05non pas comme une injustice
01:11:06mais dans un premier temps
01:11:07comme un choc
01:11:08parce que
01:11:09on fait des plans
01:11:10sur la comète
01:11:11j'allais dire
01:11:11et puis on se rend compte
01:11:12qu'ils ne vont pas pouvoir
01:11:14être réalisés
01:11:17et tout le récit
01:11:18et tout le livre
01:11:19c'est de passer
01:11:20de cette
01:11:20entre guillemets
01:11:21déception
01:11:22à la constatation
01:11:24que finalement
01:11:24c'est aussi formidable
01:11:25et si vous dites
01:11:27c'est pour les autres
01:11:27s'il y avait un message
01:11:29je dirais
01:11:29dans ce livre
01:11:30pour les autres
01:11:30ça serait de dire
01:11:33ne vous inquiétez pas
01:11:34c'est une chance
01:11:35en fait
01:11:35parce que ça vous met
01:11:36en contact
01:11:37avec une différence
01:11:39et la différence
01:11:40aujourd'hui
01:11:42au quotidien
01:11:43avec quelqu'un
01:11:43qui vous est proche
01:11:44c'est quand même
01:11:45un trésor
01:11:47et au total
01:11:48on peut regretter
01:11:50des choses
01:11:50qu'on a faites
01:11:51ou mal faites
01:11:51mais on ne peut pas
01:11:53regretter le fait
01:11:54qu'ils soient différents
01:11:55et qui est une différence
01:11:58qui émerveille
01:11:59parce que tous les jours
01:12:00et les parents
01:12:02ou proches
01:12:03d'enfants
01:12:04ou d'adolescents autistes
01:12:06le constatent
01:12:07j'imagine
01:12:08chacun
01:12:08parce qu'ils sont tous différents
01:12:09c'est que c'est
01:12:11un émerveillement
01:12:12oui
01:12:12en tout cas
01:12:12c'était un petit gaillard
01:12:14valeureux
01:12:15ou je ne sais plus
01:12:15ce que dit l'obstétricien
01:12:16quand
01:12:17vigoureux
01:12:19vigoureux
01:12:19et vigoureux
01:12:20il l'est encore aujourd'hui
01:12:20parce que vous racontez
01:12:21alors c'est très marrant
01:12:23comme livre
01:12:23parce que
01:12:25on souffre
01:12:26et à la fois
01:12:26on rigole avec vous
01:12:27on pleure aussi
01:12:28mais on a des péripéties
01:12:30où vous perdez
01:12:31Raphaël
01:12:31parce qu'il suffit
01:12:32qu'il quitte une échoppe
01:12:34par exemple
01:12:34à Hong Kong
01:12:35et tout d'un coup
01:12:36on l'a perdu
01:12:37et on essaye
01:12:38de le retrouver
01:12:39dans le marché
01:12:40de Kowloon
01:12:40dont on sait
01:12:41pour ceux qui ont été
01:12:42à Hong Kong
01:12:42combien il est étroit
01:12:44et difficile à suivre
01:12:45vous vous retrouvez
01:12:46au commissariat
01:12:47parce qu'il a soi-disant
01:12:48traîné son chien
01:12:49sur le trottoir
01:12:50alors qu'en réalité
01:12:52l'Alès s'est
01:12:54enroulé autour d'un poteau
01:12:55et lui pensait
01:12:56qu'on allait voler
01:12:57lui voler son chien
01:12:58on le retrouve aussi
01:12:59dans une situation cocasse
01:13:00où à un âge
01:13:01pas très avancé
01:13:02il va faire du poney
01:13:04et puis
01:13:04il est tellement content
01:13:06qu'il se fait berner
01:13:07par le poney
01:13:08et du coup
01:13:08c'est sa soeur
01:13:09c'est sa cadette
01:13:10qui va le sauver
01:13:11et qui va lui dire
01:13:12mais je t'ai déjà dit
01:13:13si tu as un problème
01:13:14appelle-moi
01:13:14cadette de ce qui avait 5 ans
01:13:16alors qu'elle a 5 ans
01:13:17à l'époque
01:13:17donc vous avez la fille
01:13:19de 5 ans
01:13:19qui dit à son frère aîné
01:13:20de 10 ans
01:13:20qui lui dit
01:13:21mais appelle-moi
01:13:21enfin voilà
01:13:22c'est une page de vie
01:13:24que vous nous fournissez
01:13:26Thierry Dana
01:13:26avec un sujet grave
01:13:28auquel encore une fois
01:13:30je ne sais pas
01:13:30s'il y a eu
01:13:31une cause nationale
01:13:33pour les autistes
01:13:34je me souviens
01:13:34de Michel Barnier
01:13:35qui avait
01:13:36lors de son cours
01:13:37au mandat de premier ministre
01:13:38je crois que c'était
01:13:39la santé mentale
01:13:40qu'il voulait mettre
01:13:40en tant que cause nationale
01:13:42c'est vrai que c'est très peu suivi
01:13:44en fait
01:13:44cette histoire d'autisme
01:13:45à force de ruger
01:13:46oui je pense que
01:13:47moi j'ai le sentiment
01:13:49par exemple
01:13:49si je prends les 15 ans
01:13:50où j'ai été député
01:13:51j'ai vu
01:13:53tout ce qui est
01:13:54autour de l'accompagnement
01:13:56du handicap
01:13:56au sens large
01:13:57et notamment
01:13:58des enfants autistes
01:13:59notamment la scolarisation
01:14:01beaucoup progresser
01:14:02et progresser
01:14:03dans l'idée
01:14:04de scolariser
01:14:05avec d'autres enfants
01:14:07en milieu ouvert
01:14:08comme on dit
01:14:08sans que ce soit
01:14:10des écoles séparées
01:14:11ou des classes séparées
01:14:11parfois des moments séparés
01:14:12parfois des moments ensemble
01:14:13parce qu'il faut aussi
01:14:14tenir compte des réalités
01:14:15de la capacité
01:14:17ou de l'incapacité
01:14:18à être ensemble
01:14:20et à communiquer ensemble
01:14:20et je trouve que
01:14:21ça me rend
01:14:22un peu optimiste
01:14:24quand même
01:14:24sur la capacité
01:14:26concrètement
01:14:27à vivre ensemble
01:14:28à vivre avec la différence
01:14:29ce qui n'est pas toujours évident
01:14:30les enfants d'ailleurs
01:14:32peuvent avoir
01:14:32des réactions diverses
01:14:34parfois
01:14:34un peu de peur
01:14:36et de rejet
01:14:36ou au contraire
01:14:37parfois plus simple
01:14:38que leurs parents
01:14:39par exemple
01:14:39moi j'ai vu ça
01:14:41dans des classes
01:14:42de la circonscription
01:14:43dont j'étais élu
01:14:43pendant 15 ans
01:14:44et donc je me dis
01:14:45qu'on a plutôt progressé
01:14:47que le regard a changé
01:14:48il y a aussi eu
01:14:50des théories
01:14:50autour de l'autisme
01:14:51moi j'avais découvert cela
01:14:52n'ayant pas été confronté
01:14:53personnellement
01:14:54à la question
01:14:54mais où il y avait
01:14:56on culpabilisait la mère
01:14:57vous vous rendez compte
01:14:59un peu
01:15:00quelle absurdité
01:15:01de culpabiliser
01:15:02la mère
01:15:03d'un enfant autiste
01:15:04et ça venait
01:15:05a priori
01:15:06on en parlait
01:15:06tout à l'heure
01:15:07avant l'interview
01:15:08d'un livre
01:15:09de Bruno Bettelheim
01:15:10qui était un peu
01:15:11une star
01:15:12de tout ce qui tourne
01:15:13autour de la psy
01:15:14et c'est quand même
01:15:14dramatique
01:15:15quand on sait
01:15:15que c'est une question
01:15:17en fait génétique
01:15:18alors non
01:15:19on ne l'a pas vu
01:15:20vous en avez vu
01:15:21un autre en tout cas
01:15:22qui était considéré
01:15:23comme le grand psy
01:15:24qu'il fallait pas
01:15:24grosso modo
01:15:25tout ce qui était psy
01:15:26et psychanalyse
01:15:27c'est largement planté
01:15:28sur le sujet
01:15:28il faut bien le dire
01:15:30mais bon
01:15:31c'est comme ça
01:15:31et à l'époque
01:15:32on considérait
01:15:33qu'il n'y avait
01:15:33aucun facteur génétique
01:15:35aujourd'hui
01:15:36les recherches
01:15:37tendent à penser
01:15:38que c'est le contraire
01:15:40mais bon
01:15:41l'appareil d'état
01:15:42l'appareil administratif
01:15:43est toujours un peu
01:15:44en retard
01:15:45parce que
01:15:46la solution
01:15:47elle est d'abord
01:15:48entre les proches
01:15:50quel que soit
01:15:51alors ça serait bien
01:15:52qu'effectivement
01:15:53dans les classes
01:15:54même ensuite
01:15:55dans le travail
01:15:56il y ait davantage
01:15:57de choses de fait
01:15:58mais vous en parlez
01:15:59des classes
01:16:00parce que quant au moment
01:16:00il est d'abord scolarisé
01:16:02il n'y a rien
01:16:03vous racontez l'épisode
01:16:04où on vous
01:16:05comment dirais-je
01:16:06on vous convoque
01:16:07et on vous dit
01:16:08sèchement
01:16:09que l'enfant
01:16:10le vôtre
01:16:10n'a pas de la place
01:16:11oui
01:16:11il n'y avait rien d'autre
01:16:13il n'y avait rien d'autre
01:16:13il n'y a pas d'alternative
01:16:14il a été à l'hôpital de jour
01:16:15qui a été une des périodes
01:16:16les plus effectivement douloureuses
01:16:18à l'hôpital de jour
01:16:19vous rendez compte
01:16:19la perspective pour un enfant
01:16:21parce qu'il n'y avait
01:16:22exactement rien
01:16:23alors aujourd'hui
01:16:23il y a des classes soleil
01:16:24dans certains établissements
01:16:25notamment à Saint-Dominique
01:16:27à Nuit
01:16:27là où je suis un peu plus nuancée
01:16:29en fait
01:16:29c'est vrai que c'est
01:16:31moi j'ai fait partie
01:16:33dans l'enseignement
01:16:34où j'ai eu des élèves autistes
01:16:36dans ma classe
01:16:36et pour certains
01:16:37j'ai trouvé que c'était
01:16:38vraiment bénéfique
01:16:39et je pense que c'est bénéfique
01:16:40pour tous les autistes
01:16:41de temps en temps
01:16:41de venir voir des vraies classes
01:16:43et de pouvoir
01:16:44et justement parce que
01:16:45et même pour les enfants
01:16:47dits traditionnels
01:16:48parce qu'ils apprennent
01:16:49à découvrir la différence
01:16:50et en général
01:16:50ça se passe super bien
01:16:52moi je trouve que les moqueries
01:16:53j'en ai pas vu
01:16:54quand il y avait des autistes
01:16:55en tout cas
01:16:55ils en ont jamais subi
01:16:56là où je suis un petit peu plus peut-être
01:16:58mais c'est le professeur
01:16:59un peu débordé
01:17:00parce qu'en fait
01:17:00on n'est pas formé
01:17:02à recevoir
01:17:03et à éduquer des élèves
01:17:04comme ça
01:17:04c'est quand vous êtes
01:17:05dans une classe de banlieue
01:17:06et que vous en met trois
01:17:07dans votre classe
01:17:08dont un ou deux
01:17:09qui vont vraiment bien s'adapter
01:17:11puis un qui fait des grosses crises
01:17:12et en fait
01:17:13la question là
01:17:13qu'on pose à l'école
01:17:14c'est
01:17:15est-ce que tous les autistes
01:17:16peuvent vraiment tous
01:17:17suivre une scolarité
01:17:18et parfois on a l'impression
01:17:19que les curseurs
01:17:21ont poussé un petit peu
01:17:22pour l'intégration
01:17:23pour le bien-être de l'enfant
01:17:24mais moi j'ai vu des autistes
01:17:25en classe
01:17:25mais ils auraient été
01:17:26mieux dans une structure spécialisée
01:17:28renfermés sur eux
01:17:29à pleurer à cause du bruit
01:17:30ou des choses comme ça
01:17:31et c'est là où j'ai l'impression
01:17:33que parfois
01:17:33l'état ment aux parents
01:17:34et ment aussi
01:17:35d'une certaine manière
01:17:36aux professeurs
01:17:36c'est-à-dire que
01:17:37je pense que 90% des autistes
01:17:39peuvent avoir une scolarité
01:17:40le plus adaptée possible
01:17:42mais certains sont tellement
01:17:44comment dire
01:17:44dans leur monde
01:17:45que c'est une douleur
01:17:47aussi pour eux
01:17:47et parfois moi j'ai vu des parents
01:17:49insister et insister
01:17:50parce qu'en effet
01:17:50ils n'avaient personne
01:17:52pour prendre leur enfant
01:17:53à charge
01:17:54et qu'ils voulaient juste
01:17:55une mère m'avait dit
01:17:56je m'en souviens
01:17:57ça m'avait marqué
01:17:57m'a dit
01:17:57je veux juste avoir
01:17:58une après-midi tranquille
01:17:59et du coup en fait
01:18:00on se dit
01:18:01moi ça me dérange pas
01:18:02de garder cet enfant-là
01:18:04pour que la maman
01:18:05ait une après-midi tranquille
01:18:05mais j'en fais quoi en fait
01:18:06des 29 autres
01:18:07et je me souviens moi
01:18:08de situations très très compliquées
01:18:10où on devait intervenir
01:18:11parce qu'un enfant
01:18:11se tapait la tête
01:18:12contre le mur
01:18:13et là on aurait aimé
01:18:14en fait
01:18:14on aurait aimé aussi
01:18:15qu'on nous donne les moyens
01:18:16de les accueillir
01:18:22aussi expressifs
01:18:23et moi je garde
01:18:24un très bon souvenir
01:18:25dans l'ensemble
01:18:26des autistes
01:18:27que j'ai eu dans ma classe
01:18:27mais j'en garde aussi
01:18:29parfois un souvenir
01:18:29enfin moi
01:18:30un peu apeurée
01:18:31presque par moment
01:18:32parce que quand vous avez
01:18:35dans vos classes
01:18:36des enfants
01:18:37dont vous ne savez pas
01:18:38les gérer
01:18:38parce qu'on ne vous a
01:18:39jamais appris
01:18:40ne serait-ce qu'un quart
01:18:40de début de formation
01:18:41je trouve que l'éducation nationale
01:18:43c'est beaucoup lui demander
01:18:44parfois
01:18:45c'est important ce que vous dites
01:18:46c'est-à-dire qu'il n'y a pas
01:18:46de formation des professeurs
01:18:48il n'y a pas de formation
01:18:48et encore une fois
01:18:49je suis la première à dire
01:18:50que je
01:18:51honnêtement je pense
01:18:51que c'est bénéfique
01:18:52et qu'il faut absolument
01:18:53qu'ils aillent en classe
01:18:54là je me pose la question
01:18:56c'est parfois
01:18:56qu'on les lâche
01:18:57en classe
01:18:58non non mais vous avez
01:18:59vous avez tout à fait raison
01:18:59à l'époque il n'y avait rien
01:19:01c'est-à-dire qu'il n'y avait
01:19:02pas d'assistance particulière
01:19:04je ne sais plus quel titre
01:19:05administratif
01:19:06il n'y en avait pas
01:19:08donc dès que nous
01:19:09on a eu deux classes
01:19:11un an de différence
01:19:12le premier était
01:19:13un instituteur formidable
01:19:14qu'il a pris
01:19:15sous son aile
01:19:15etc
01:19:16et la suivante
01:19:17était quelqu'un
01:19:18qui voulait vraiment
01:19:19pousser les 29 autres
01:19:20comme vous dites
01:19:21et qui ne voulait pas
01:19:22se l'embarrasser
01:19:22d'un 30ème
01:19:23alors après lui
01:19:24il est verbal
01:19:25il est Asperger
01:19:26donc il est scolarisable
01:19:28entre guillemets
01:19:29mais le fait est
01:19:30qu'il y en a
01:19:31qui ne le sont pas
01:19:32vous avez raison
01:19:32il était
01:19:34cette anecdote
01:19:34dans le livre
01:19:35à un moment donné
01:19:36il a été
01:19:36dans un nid
01:19:37ce qu'on appelle
01:19:38un nid
01:19:38c'est vraiment
01:19:39une structure
01:19:40pour accueillir
01:19:41des autistes
01:19:42y compris des autistes
01:19:43lourds
01:19:43des autistes lourds
01:19:44c'est ceux dont vous parliez
01:19:45par exemple
01:19:46l'expression
01:19:46n'est pas très jolie
01:19:47lourds
01:19:47mais enfin
01:19:48qui ont vraiment
01:19:49un syndrome autistique
01:19:50très très fort
01:19:51donc ils ne parlent pas
01:19:52qui peuvent se taper
01:19:54la tête contre les murs
01:19:54et un jour
01:19:56je lui dis
01:19:56bon alors
01:19:57tu es dans cette nouvelle structure
01:19:58c'est bien
01:19:59est-ce que tu as sympathisé
01:20:00avec l'un ou l'une d'entre elles
01:20:02on pourrait aller au cinéma
01:20:03le samedi
01:20:04ou l'inviter à la campagne
01:20:05il va faire quelque chose
01:20:06il me dit non non non
01:20:07je lui dis
01:20:08t'en as bien
01:20:08il me dit
01:20:09oui il y a Charles
01:20:10je lui dis
01:20:10bon bah c'est formidable
01:20:11Charles c'est lequel
01:20:12je vais appeler ses parents
01:20:14et il me dit
01:20:15c'est celui qui parle
01:20:16c'est à dire que tous les autres
01:20:18ne parlaient pas
01:20:19et là vous avez décidé
01:20:20évidemment de faire autrement
01:20:23et au mieux
01:20:24comment est-ce qu'il a appris
01:20:25les choses Raphaël
01:20:26comment est-ce qu'il a
01:20:27alors je ne sais pas
01:20:28si c'est par lâcheté
01:20:29ou par intuition
01:20:32de se dire qu'il comprendrait
01:20:33tout seul
01:20:33on ne l'a jamais
01:20:34ni sa soeur
01:20:35d'ailleurs
01:20:37pris entre quatre yeux
01:20:38en leur disant
01:20:38bon bah
01:20:39il faut que tu saches
01:20:40que tu es autiste
01:20:41et à sa soeur
01:20:42il faut que tu saches
01:20:42que tu as un frère autiste
01:20:44donc ils l'ont appris
01:20:45par la force des choses
01:20:47et c'est
01:20:48d'une certaine manière
01:20:49je ne le regrette pas
01:20:50parce que c'est
01:20:50c'est un peu naturel
01:20:51finalement
01:20:52c'est comme
01:20:52on ne va pas reprendre
01:20:53un enfant
01:20:53en lui disant
01:20:54je vais te dire
01:20:55tu es blond
01:20:55voilà il est blond
01:20:56il est comme ça
01:20:58donc il est autiste
01:21:00et malgré le fait
01:21:02qu'il n'ait pas suivi
01:21:03des cours d'embault
01:21:04vous racontez aussi
01:21:05dans le livre
01:21:05qu'il a des connaissances
01:21:08totalement stupéfiantes
01:21:09comme je crois
01:21:10qu'il y a un moment
01:21:11sur le Styx
01:21:11par exemple
01:21:12tout d'un coup
01:21:12il y a un passage
01:21:13en disant
01:21:13tiens mais là
01:21:14c'est incroyable
01:21:15ce que tu me dis
01:21:15parce que je ne savais pas
01:21:16que tu étais au courant
01:21:17il a une mémoire
01:21:18incroyable
01:21:20il perçoit
01:21:20enfin mais il perçoit
01:21:22beaucoup d'autistes
01:21:23qui sont comme ça
01:21:23des choses que nous
01:21:24ne percevons pas
01:21:25avec une acuité
01:21:26et une compréhension
01:21:28qui nous est inaccessible
01:21:29c'est là où je dis
01:21:30c'est une intelligence
01:21:31c'est là où il y a le mystère
01:21:31c'est merveilleux
01:21:33c'était merveilleux
01:21:33parce que je cite cette anecdote
01:21:35où on visite une exposition
01:21:37à Beaubourg
01:21:37où il y a une statue de Duchamp
01:21:41qui est assez incompréhensible
01:21:44et il avait 4 ans
01:21:45il ne savait pas lire
01:21:46ou 3 ans
01:21:47je ne sais plus
01:21:47en tout cas
01:21:47il ne savait pas lire
01:21:48et il me dit
01:21:50le cheval
01:21:51je me dis
01:21:52d'accord
01:21:52le cheval
01:21:53je tourne autour du truc
01:21:54et il y avait un petit cartel
01:21:56qui disait
01:21:56cheval
01:21:57ce cabran
01:21:58ou je ne sais quoi
01:21:59c'était absolument incompréhensible
01:22:00pour un cheval majeur
01:22:02le cheval majeur
01:22:03exactement
01:22:04merci
01:22:05et donc
01:22:06il faut essayer
01:22:08de rentrer
01:22:08dans un logiciel
01:22:10qui n'est pas le nôtre
01:22:11mais qui n'est
01:22:13ni inférieur
01:22:14ni supérieur
01:22:15qui est juste différent
01:22:16et alors
01:22:17je reçois
01:22:18avec ce livre
01:22:18j'ai pas mal de retours
01:22:20y compris
01:22:21de jeunes autistes
01:22:22y compris
01:22:23de certains
01:22:23qui ont écrit
01:22:24des bouquins
01:22:24sur eux
01:22:25et qui m'expliquent
01:22:27j'en apprends
01:22:28finalement
01:22:28sur leur manière
01:22:30de fonctionner
01:22:31c'est juste
01:22:33une intelligence
01:22:34différente
01:22:35François de Rugy
01:22:35je me posais la question
01:22:37à vous
01:22:38qui étiez diplomate
01:22:39et donc vous avez
01:22:40j'imagine
01:22:41vécu à l'étranger
01:22:42de très nombreuses années
01:22:44est-ce que ça vous a permis
01:22:45de voir
01:22:46que justement
01:22:47le regard
01:22:48était différent
01:22:49selon les pays
01:22:50la façon d'accompagner
01:22:51les enfants autistes
01:22:54était différente
01:22:54la façon de diagnostiquer
01:22:56on m'avait dit
01:22:56par exemple
01:22:56que le Japon
01:22:58avait une capacité
01:22:59à diagnostiquer
01:23:00beaucoup plus tôt
01:23:00qu'en France
01:23:01en France
01:23:02on avait peut-être
01:23:02aussi une façon
01:23:03un peu de déni
01:23:05mais en tout cas
01:23:05on n'avait pas du tout
01:23:06la même approche
01:23:07au plus jeune âge
01:23:08au près
01:23:09des enfants autistes
01:23:10vous avez été ambassadeur
01:23:11au Japon
01:23:12pendant longtemps
01:23:12pendant trois ans
01:23:16mais vous avez raison
01:23:19je suis un peu triste
01:23:20de dire qu'on n'est pas
01:23:21vraiment en avance
01:23:21en France
01:23:22sur ce sujet
01:23:24que les pays anglo-saxons
01:23:25ont une capacité
01:23:27d'intégration
01:23:29supérieure
01:23:30depuis longtemps
01:23:32et le Japon
01:23:33alors c'est très compliqué
01:23:34le Japon
01:23:34parce que c'est aussi
01:23:35un pays qui a des problèmes
01:23:36avec la différence
01:23:36mais d'une certaine manière
01:23:38il l'accompagne
01:23:39effectivement
01:23:40de manière plus inclusive
01:23:42il a fait des expositions
01:23:44au Japon
01:23:44avec d'autres artistes
01:23:45autistes
01:23:46puisqu'il peint
01:23:47qui étaient formidables
01:23:48et puis
01:23:49l'Afrique
01:23:50j'en parle pas mal
01:23:51dans le bouquin
01:23:52le fait est que
01:23:53dans les pays africains
01:23:56où peut-être
01:23:57finalement
01:23:58il y a moins
01:23:59de déshumanisation
01:24:02des relations
01:24:03ou des rapports humains
01:24:04c'est plus direct
01:24:05voilà
01:24:06c'est plus intuitif
01:24:07et c'est plus direct
01:24:08et il le sent très bien
01:24:09et donc
01:24:10il y a une scène
01:24:10avec un chauffeur
01:24:11de taxi africain
01:24:12d'ailleurs à Paris
01:24:13absolument
01:24:15et ça s'est produit
01:24:16avec des pêcheurs
01:24:17au Sénégal
01:24:18ou ailleurs
01:24:19où ils s'assoient à côté
01:24:20et puis je me demande
01:24:21ce qu'ils peuvent se raconter
01:24:22mais ils parlent ensemble
01:24:24c'est la scène
01:24:25où vous l'observez de loin
01:24:26vous savez pas trop
01:24:27ce qui se passe
01:24:27mais vous voyez
01:24:28que le courant passe
01:24:30on parlait tout à l'heure
01:24:31du diagnostic
01:24:32qui est difficile
01:24:33et qui n'est pas
01:24:34forcément évident
01:24:35pour les parents
01:24:36est-ce que c'est ça
01:24:37que vous voulez dire aussi
01:24:37à travers votre livre
01:24:38en disant
01:24:39si vous avez un doute
01:24:40et que vous me lisez
01:24:41et que vous lisez
01:24:42le parcours
01:24:44de Raphaël
01:24:45et aussi le mien
01:24:46et celui de ma femme
01:24:47est-ce que vous avez envie de dire
01:24:48en fait
01:24:48si vous avez
01:24:49le moindre petit doute
01:24:52allez-y
01:24:52faites-le diagnostiquer
01:24:53dans cet hôpital
01:24:54d'ailleurs
01:24:54vous êtes allé
01:24:55on vous a fait
01:24:56un diagnostic complet
01:24:57alors vous avez raison
01:24:59alors là où il y a un gros retard
01:25:00c'est qu'aujourd'hui
01:25:03puisque Robert Debray
01:25:04ils sont bons sur la pédiatrie
01:25:06etc.
01:25:06mais pas spécifiquement là-dessus
01:25:08là-dessus
01:25:09il y a une personne
01:25:10à la salle pétrière
01:25:12je crois que c'est à peu près
01:25:13un an et demi d'attente
01:25:17et donc là
01:25:19pour le coup
01:25:19on est très sous-équipé
01:25:21on est sous-équipé
01:25:22y compris pour des adultes
01:25:23d'ailleurs
01:25:24qui peuvent se poser la question
01:25:25parce qu'il y en a qui
01:25:26comme vous le disiez tout à l'heure
01:25:28vous avez un spectre
01:25:29comme on dit
01:25:29un spectre
01:25:30extrêmement large
01:25:32donc tout le monde dit
01:25:33qu'Elon Musk est autiste
01:25:34ça ne m'étonnerait pas du tout
01:25:37et donc
01:25:38voilà
01:25:39donc vous avez des gens
01:25:40à 30 ans
01:25:40y compris pour les structures
01:25:41à l'école
01:25:42et on en a parlé
01:25:43et effectivement
01:25:44j'ai mentionné assez rapidement
01:25:45les classes soleil
01:25:46ce sont les classes spécialisées
01:25:48dans l'autisme
01:25:49et je me souviens
01:25:49il y a très longtemps
01:25:50j'avais interviewé
01:25:52un directeur d'établissement
01:25:53qui est le directeur
01:25:54du petit Saint-Dô
01:25:57Saint-Dominique
01:25:57à Neuilly-sur-Seine
01:25:59et c'est un des rares établissements
01:26:00où il y a des classes soleil
01:26:02et je lui disais
01:26:03mais pourquoi est-ce qu'il y a
01:26:04si peu de classes soleil
01:26:05et il me dit
01:26:05mais c'est le lobby des psys
01:26:07les psys
01:26:07s'il y a des classes soleil partout
01:26:09ils n'ont plus de clients
01:26:10ils n'ont plus de patients
01:26:10c'est quand même assez cynique
01:26:12comme histoire
01:26:13voilà
01:26:13bon en attendant
01:26:14on peut lire
01:26:14mon drôle de fils autiste
01:26:16merci beaucoup Thierry Dana
01:26:17d'avoir partagé
01:26:18ces réflexions avec nous
01:26:20c'est chez Boucher
01:26:21Chastel
01:26:21merci à toutes les équipes
01:26:22de Midi News
01:26:24vous retrouvez Julien Pasquet
01:26:25pour 120 minutes infos
01:26:26dans un instant
01:26:26à tout de suite
01:26:28puis il
01:26:29on y va
01:26:29car
01:26:29et
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