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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:01Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News.
00:00:03Question Islamabad, hors note Islamabad.
00:00:06Il ne faudrait pas que la guerre devienne une partie de poker.
00:00:10L'inconciliable trouve toujours une porte de sortie.
00:00:13La diplomatie sait faire les choses, mais c'est comme en politique.
00:00:16Tout est une question d'équilibre.
00:00:18Pour l'instant, Téhéran refuse les négociations.
00:00:21Pour le régime iranien, la trêve n'est pas complète tant que les combats continuent entre Israël et le Liban.
00:00:26Mais les forces israéliennes guettent tout mouvement du Hezbollah, toujours armé,
00:00:30que la France, certes, veut voir désarmée.
00:00:33Oui, mais comment en disant, comme l'a fait encore ce week-end M. Barrault, le chef de la diplomatie
00:00:38française,
00:00:39qu'il y a une différence entre la branche armée du Hezbollah et ses cadres politiques ?
00:00:43N'est-ce pas un seul et même mouvement terroriste ?
00:00:46Nous irons à la frontière entre les Libans et Israël dans ce Midi News.
00:00:50Nous ferons aussi un point sur les conséquences.
00:00:52La première étant le blocus, toujours, du détroit d'Hormuz.
00:00:56A l'instant, le président chinois dit que le détroit d'Hormuz doit rester ouvert.
00:01:01C'est dans l'intérêt des pays de la région, dit le président chinois,
00:01:04et de la communauté internationale.
00:01:06À quand de l'essence moins chère ?
00:01:09Pas tout de suite, pas avant six mois, prévoyait encore ce matin Michel-Edouard Leclerc.
00:01:13Un des principaux distributeurs qui voit comme nous tous que les prix font du yo-yo,
00:01:18mais sur une marge très réduite, à quand une baisse drastique envisagée par le gouvernement.
00:01:24Lui propose, comme Pierre Chasseret avant lui, une suppression temporaire de la taxe sur les certificats d'économie d'énergie.
00:01:3015 à 17 centimes d'un coup.
00:01:32Pourquoi donc le gouvernement s'arc-boute sur ce non définitif ?
00:01:36Nous poserons la question. Enfin, nous suivrons le déjeuner de Jordan Bardella avec les patrons.
00:01:40Le numéro 1 du RN des jeunes au MEDEF, après avoir déjà échangé avec les plus gros patrons,
00:01:46dans un cadre plus restreint.
00:01:48Nous serons sur place pour voir notamment la réaction justement de ces patrons,
00:01:53et notamment de différentes tailles d'entreprises.
00:01:57Bienvenue dans ce Midi News.
00:01:58Nous développons tous ces sujets après le flash et l'information de Somaya Labidi.
00:02:04Bonjour Somaya.
00:02:04Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:02:06A la une de l'actualité, 6e réunion du C7 à Beauvau,
00:02:10cette coalition européenne contre la criminalité organisée autour des ministres de l'Intérieur,
00:02:15Laurent Nunez, mais aussi du garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
00:02:19Une rencontre annuelle avec pour objectif de trouver des leviers communs
00:02:22pour lutter contre le crime organisé et le trafic de stupéfiants.
00:02:26Et aujourd'hui, il se concentrera également sur un partenariat public et privé
00:02:32pour la lutte contre l'infiltration portuaire.
00:02:35A la une également Elon Musk dans le viseur de la justice française.
00:02:39Le mania de l'industrie est convoqué en audition libre à Paris
00:02:42dans le cadre d'une enquête sur les possibles dérives de son réseau social X.
00:02:47Aucune information n'a fuité sur le lieu et l'horaire de cette convocation du patron de Tesla
00:02:51qui a dénoncé, je cite, « une attaque politique ».
00:02:54Et puis, il crée la surprise en Bulgarie et obtient la majorité au Parlement.
00:02:59L'ex-général et ex-président bulgare, Roumen Radev, a remporté les élections législatives
00:03:04avec plus de 44% des voix.
00:03:06Au cœur de ce succès électoral, une campagne pro-russe et anti-corruption
00:03:11qui a largement séduit les électeurs du pays le plus pauvre de l'Union européenne.
00:03:16Merci Sommayel Abidi, à tout à l'heure, pour d'autres informations.
00:03:20Nos invités sont là.
00:03:21Mémona Interman, bonjour chère Mémona, grand reporter, membre du CSA,
00:03:26essayiste également, vous avez publié de nombreux essais.
00:03:28Judith Ventrobella, bonjour chère Judith, grand reporter.
00:03:32Nelly Dénac, également journaliste internationale à CNews.
00:03:37Grande incertitude, à 48 heures de la fin de la trêve,
00:03:39les Iraniens vont-ils se rendre au Pakistan, à Islamabad ?
00:03:42Les tensions restent vives, alors qu'un cargo iranien a été saisi par la marine américaine.
00:03:49Nous verrons les images tout à l'heure.
00:03:52Nous allons tout de suite, justement, au Pakistan,
00:03:55rejoindre le correspondant, l'envoyé spécial de CNews à Islamabad,
00:04:00Philippe Crozer, qui doit être avec nous.
00:04:03Bonjour Philippe.
00:04:04La prise de contrôle de ce navire iranien par la marine américaine
00:04:09met-elle en doute un second tour des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran ?
00:04:17Alors...
00:04:18Oh, thank you very much, that's wonderful.
00:04:21Philippe Crozer ne nous entend pas encore pour l'instant.
00:04:24En tout cas, avant de le rejoindre, Nelly Dénac,
00:04:27faisons un point, justement, sur cette prise de guerre, j'allais dire,
00:04:31qu'on est en pleine guerre, effectivement, c'est la question de ce cargo.
00:04:34Bon, alors, ce qu'il faut comprendre, c'est que les Iraniens, en ce moment,
00:04:37ils jouent la montre.
00:04:38Il n'est pas dit qu'avant la fin de la journée,
00:04:39ils ne diront pas que finalement, ils iront à la table des négociations pour le round 2.
00:04:43C'est pour ça que je parlais de partie de poker, en fait.
00:04:45Oui, oui, bien sûr.
00:04:46Pour l'instant, évidemment, officiellement, ils conditionnent
00:04:49une éventuelle participation à la fin de la raisonnement,
00:04:52donc de leur cargo, la fin du blocus naval américain,
00:04:55et l'application stricte d'un cessez-le-feu au Liban.
00:04:59Donc, tout cela est corrélé, et il corrèle de toute façon.
00:05:01Dans le même temps, les négociateurs iraniens disent,
00:05:04il y a deux fronts de négociation, il y a le Liban et Israël,
00:05:09et il y a les États-Unis et l'Iran, mais en fait, on voit bien que tout cela est
00:05:11lié.
00:05:12Dans l'intervalle, ça leur permet quand même de reconstituer leur stock d'armement,
00:05:16de sortir des tréfonds de leur cachette les missiles restants,
00:05:19puisqu'ils ont beaucoup communiqué à ce sujet.
00:05:21Mais Trump, lui, évidemment, se fait menaçant,
00:05:23et le risque derrière, c'est évidemment un nouveau déluge de feu,
00:05:25alors que le cessez-le-feu va bientôt expirer.
00:05:27Donc, pour les Iraniens, il s'agit de considérer, en fait,
00:05:29le bénéfice-risque de cette nouvelle provocation.
00:05:32Mais le vrai point d'achoppement, de toute façon,
00:05:34ça restera toujours le nucléaire, on en revient toujours à la même chose.
00:05:3720 ans d'arrêt, c'est le point sur lequel ils sont inflexibles,
00:05:40ils refusent de plier.
00:05:42Quid aussi du stock d'uranium, en acceptant de le remiser en Russie
00:05:46ou au Pakistan, avec les risques que ça comporte là aussi.
00:05:49Ça serait un gage de bonne volonté pour les Américains,
00:05:51mais en l'état, rien n'est moins sûr.
00:05:53Il y aura toujours, évidemment, une forte suspicion que s'ils conservent l'uranium,
00:05:57ce sera détourné à des fins à un usage militaire.
00:06:01Donc voilà, le blocage, il perdure.
00:06:02Je ne vois pas bien comment on en sort,
00:06:03à moins que les Iraniens reviennent à de meilleurs sentiments
00:06:05avant la fin de la journée.
00:06:06Oui, je vous disais, tout est une question d'équilibre.
00:06:08C'est un peu comme en politique, Judith Vaint-Rome.
00:06:10Oui, alors moi non plus, je ne vois pas bien comment on en sort.
00:06:14Il me semble, et peut-être que je me trompe,
00:06:17que les Iraniens parient sur des divergences croissantes
00:06:22entre les Américains et les Israéliens.
00:06:24On sait que les Israéliens étaient opposés à la trêve.
00:06:27Ils pensent que c'est une erreur, précisément pour les raisons que Nelly a avancé.
00:06:31Le réarmement, d'ailleurs, les Américains ont réarmé de leur côté.
00:06:34De faire une pause, de réarmer, etc.
00:06:35Oui, des deux côtés, des deux côtés.
00:06:37Et ça met en doute le caractère, l'intransigeance,
00:06:43l'infexibilité de Trump dans cette guerre.
00:06:46Et ça, c'est extrêmement dangereux,
00:06:49d'autant que Donald Trump nous a quand même habitués
00:06:54à des déclarations tonitruantes, un jour,
00:06:57qui n'avaient plus aucune valeur le lendemain,
00:06:59parce qu'ils revenaient dessus, qu'ils se contredisaient.
00:07:02Il me semble que le pari de l'Iran, c'est celui-là.
00:07:06Et j'espère qu'il ne peut pas le gagner, mais je n'en suis pas sûre.
00:07:11Mais Mona, comment est-ce que vous voyez les choses ?
00:07:12Alors, même si la haute classe dirigeante iranienne
00:07:16a été quand même amputée d'une partie de son monde de dirigeants,
00:07:21on sait que les Iraniens disposent d'une élite de diplomates
00:07:25qui sont rompus aux négociations.
00:07:27Et ils ont très bien compris qu'en fait, dans l'image internationale,
00:07:31même s'ils ont le rôle du méchant, ce qu'ils sont quand même,
00:07:34c'est que les Américains ont donné l'image
00:07:36de professionnels de la diplomatie qui ne sont pas très aguerris.
00:07:39Plus, évidemment, les prises de parole tonitruantes,
00:07:42en effet, et un peu dans tous les sens, du président américain,
00:07:46ils jouent sur les nerfs.
00:07:47Et c'est un exercice auquel ils sont véritablement rompus.
00:07:50Ça m'est arrivé de suivre des réunions internationales
00:07:53de grande dimension, notamment pour terminer des guerres.
00:07:55Je pense à l'ex-Goslavie, je pense à l'Afghanistan, etc.
00:07:58C'est qu'il y a une tension extrême et ils jouent là-dessus.
00:08:01Ils sont très forts pour jouer là-dessus
00:08:02et pour jouer le beau rôle en disant,
00:08:05regardez, nous, nous sommes capables de discuter
00:08:07sur la longueur de temps, parce que c'est le temps
00:08:10qui sera le maître de l'œuvre.
00:08:12Alors, où en sont ces négociations ?
00:08:13On voit ça avec Maéva Lamy.
00:08:19Dans les rues d'Islamabad, la sécurité est renforcée.
00:08:23Certaines routes fermées par des barricades et des barbelés.
00:08:26Le long des voies, les pourparlers sont annoncés.
00:08:29Côté américain, Donald Trump a confirmé
00:08:31la venue d'une délégation menée par le vice-président J.D. Vance.
00:08:35Des échanges ont débuté entre autorités pakistanaises et américaines.
00:08:39De son côté, Téhéran a exprimé de fortes réserves.
00:08:44A l'heure où je vous parle, nous n'avons aucun plan
00:08:47pour la prochaine série de négociations.
00:08:49Aucune décision n'a été prise à ce sujet.
00:08:53Parmi les points de crispation, la question du détroit d'Ormuz.
00:08:56D'après plusieurs médias iraniens, la levée du blocus américain
00:08:59constitue une condition préalable au pourparler.
00:09:02Une perspective qui semble s'éloigner,
00:09:04alors qu'hier, la marine américaine a saisi un cargo iranien
00:09:08dans le golfe d'Omane.
00:09:09Autre point de désaccord, le volet nucléaire.
00:09:12Selon Donald Trump, l'Iran a accepté
00:09:14de remettre son uranium enrichi,
00:09:16ce qu'a démenti Téhéran.
00:09:18Dans ce contexte, le président américain
00:09:20a menacé l'Iran sur sa plateforme
00:09:22True Social.
00:09:23Nous proposons un accord très juste et raisonnable
00:09:26et j'espère qu'ils l'accepteront, car sinon
00:09:28les Etats-Unis détruiront toutes les centrales électriques
00:09:31et tous les ponts d'Iran.
00:09:32Le 11 avril, deux premières discussions
00:09:34avaient déjà eu lieu à Islamabad.
00:09:36Elle s'était conclue par un échec.
00:09:39Voilà, donc pour le point sur ces négociations,
00:09:43sachant qu'effectivement, ce qu'on remarque,
00:09:45c'est que les Américains sont toujours très menaçants.
00:09:48En même temps, on les comprend,
00:09:49ils ne peuvent pas faire autrement.
00:09:51Oui, de toute façon, là, il y a eu des rotations,
00:09:53comme on disait, sur l'armement.
00:09:55Ils se préparent à toute éventualité.
00:09:57C'est-à-dire qu'une fois que le cessez-le-feu expire,
00:09:59on n'est vraiment pas à l'abri,
00:10:00qu'il y ait une reprise des hostilités.
00:10:02Et effectivement, j'aimerais rebondir sur ce que tu disais, Judith,
00:10:07à propos de Donald Trump, qui est un petit peu incontrôlable.
00:10:10Il y a eu quelques papiers, révélations des journalistes américains
00:10:13ce week-end, qui disaient effectivement,
00:10:14à propos de ces saillies et de ces sorties sur
00:10:16« on va vous ramener à l'âge de pierre,
00:10:19on va mettre fin à une civilisation entière ».
00:10:21C'est la sémantique trumpienne habituelle ?
00:10:23Son entourage n'est absolument pas au courant.
00:10:25C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui dégaine sur Twitter
00:10:27ou sur Truth Social plus vite que sa pensée.
00:10:30C'est-à-dire qu'il ne met personne dans la confidence.
00:10:33Le bureau de la Sécurité nationale n'est pas mis au courant.
00:10:38C'est-à-dire qu'il fait les choses,
00:10:39et après, c'est aux autres de rétropédaler et de rattraper les choses.
00:10:42Et puis, je voulais rajouter un élément important,
00:10:44parce qu'aujourd'hui, on a vu en dépêche tomber
00:10:47des déclarations savamment distillées
00:10:49et qu'on fait fuiter la CCTV,
00:10:53c'est-à-dire les Chinois,
00:10:55sur Xi Jinping,
00:10:56qui a parlé à Mohamed Belsalman
00:10:58et qui lui a dit « ça suffit maintenant,
00:11:01il va falloir que les hostilités cessent ».
00:11:03C'est la première fois de mémoire que Xi Jinping
00:11:04est aussi catégorique.
00:11:06L'entrée en jeu et dans la danse des Chinois,
00:11:09ça va aussi changer la donne.
00:11:10Eux, ils vont véritablement mettre la pression sur les Iraniens.
00:11:12Alors, nous avons retrouvé Philippe Crozer
00:11:15qui est en direct d'Islamabad.
00:11:18Philippe, la prise de contrôle,
00:11:19justement, de ce navire iranien
00:11:21dont on parlait par l'US Navy,
00:11:24est-ce que ça met en doute un second tour,
00:11:26un deuxième round de négociations,
00:11:27justement, avec les États-Unis ?
00:11:32Oui, sans doute,
00:11:33parce qu'en plus,
00:11:34on a l'armée iranienne
00:11:37qui parle d'une riposte prochaine
00:11:40à cette prise de contrôle américaine
00:11:42d'un navire iranien
00:11:43dans le détroit d'Hormuz.
00:11:45Donc, cette situation pourrait encore
00:11:47devenir un peu pire
00:11:49dans les prochaines heures
00:11:50ou les prochains jours.
00:11:53Pour parler entre l'Iran et les États-Unis,
00:11:55ce serait donc un second tour ici,
00:11:56à Zvermabad,
00:11:57même endroit qu'il y a dix jours.
00:12:00Ces négociations n'ont pas été confirmées
00:12:02du côté iranien.
00:12:03Il n'y a pas de confirmation
00:12:05qu'une délégation iranienne
00:12:06viendrait ici.
00:12:07Du moment où on a juste
00:12:08la confirmation du côté américain
00:12:10que la même délégation
00:12:12que celle qui était ici
00:12:13le week-end passé,
00:12:15il y a plus ou moins dix jours,
00:12:17viendrait aussi.
00:12:17Donc, avec le vice-président
00:12:18J.D. Vance à la tête
00:12:20et les négociateurs principaux aussi.
00:12:22Pour que ces négociations
00:12:23peuvent avoir lieu,
00:12:25il faut aussi la même délégation iranienne
00:12:27de l'autre côté.
00:12:28C'est-à-dire le ministre des Affaires étrangères,
00:12:33par exemple,
00:12:34ou encore le speaker du Parlement iranien.
00:12:37Ce sont les chefs
00:12:37de ce groupe de négociateurs iraniens.
00:12:42Donc, on attend encore une confirmation
00:12:43pour ces pourparlers.
00:12:45Mais je peux vous dire
00:12:45qu'ici au Pakistan,
00:12:46dans leur capitale, Islamabad,
00:12:48les préparatifs sont en cours.
00:12:50On est assez confiants
00:12:51du côté des médiateurs.
00:12:53C'est le gouvernement du Pakistan.
00:12:55On est assez confiants
00:12:56que les deux équipes
00:12:57des négociateurs
00:12:59vont en fait arriver ici
00:13:00dans les prochains jours.
00:13:02Mais encore une fois,
00:13:03cette confirmation iranienne,
00:13:04on ne l'a pas encore.
00:13:06Effectivement, l'Iran peut changer d'avis
00:13:07à tout moment.
00:13:08C'est ce qu'on disait tout à l'heure
00:13:09en plateau.
00:13:10Quel rôle, Philippe,
00:13:11a le Pakistan
00:13:13dans ces négociations ?
00:13:15Est-ce que c'est un rôle passif ?
00:13:16Est-ce que c'est un rôle de conciliateur ?
00:13:18Est-ce que c'est un rôle purement
00:13:20également diplomatique
00:13:21ou justement très actif ?
00:13:26C'est un rôle très actif
00:13:28de médiateur.
00:13:29En fait, le Pakistan,
00:13:30c'est le seul pays
00:13:31qui est considéré
00:13:32un médiateur en ce moment
00:13:34entre les États-Unis
00:13:35et l'Iran.
00:13:36C'est le président américain
00:13:37Donald Trump
00:13:37qui l'a dit clairement
00:13:38et la Maison-Blanche
00:13:39le confirme.
00:13:40Après,
00:13:41on aime bien,
00:13:42par exemple,
00:13:43le chef de l'armée
00:13:44pakistanaise.
00:13:45C'est lui
00:13:46un des prises
00:13:48des personnes de contact
00:13:49dans le régime iranien
00:13:51que Donald Trump
00:13:52préfère personnellement
00:13:54et c'est lui aussi
00:13:55qui était à Téhéran
00:13:56pendant trois jours entiers
00:13:57pour voir
00:13:59tous les négociateurs
00:14:01principaux iraniens.
00:14:02Donc, le rôle
00:14:02du médiateur pakistanais,
00:14:04c'est celui classique
00:14:05d'un médiateur,
00:14:06c'est-à-dire
00:14:06qu'on prend des messages
00:14:07du côté américain,
00:14:09on les renvoie à Téhéran
00:14:11et on prend des messages
00:14:12du côté iranien
00:14:13et on les donne
00:14:14du côté américain.
00:14:15C'est le rôle
00:14:16que le Pakistan a joué
00:14:17il y a dix jours.
00:14:18ici à Islamabad,
00:14:19c'est donc le médiateur,
00:14:20celui qui est assis
00:14:22entre les deux parties
00:14:23mais qui ici,
00:14:24bien sûr,
00:14:25c'était la grande nouveauté,
00:14:26qui se sont vus
00:14:27face à face.
00:14:28C'est là
00:14:29qu'on prépare
00:14:29en ce moment
00:14:30ici à Islamabad.
00:14:31Les médiateurs veulent
00:14:32que ça se passe
00:14:32encore une fois
00:14:33donc des pourparlers
00:14:34face à face
00:14:35avec un médiateur présent
00:14:37mais pas nécessairement
00:14:38un médiateur
00:14:38qui doit recevoir
00:14:40et envoyer
00:14:40ces messages
00:14:41d'un côté
00:14:42à l'autre.
00:14:43Donc, ces préparatifs
00:14:44sont tout à fait en cours.
00:14:46Je peux vous donner
00:14:46quelques exemples
00:14:47pour l'optimisme
00:14:49pakistanais
00:14:50quant à un possible
00:14:51deuxième tour
00:14:52de négociation.
00:14:53Par exemple,
00:14:54on a fermé
00:14:54deux hôtels principaux
00:14:56qui avaient été pris
00:14:57par les deux équipes
00:14:58de négociateurs
00:14:59la dernière fois.
00:15:00Ces deux hôtels
00:15:01ont été pris
00:15:01par le gouvernement
00:15:03pakistanais.
00:15:04C'est un indice
00:15:05qu'on est assez confiant
00:15:06que les deux équipes
00:15:08de négociateurs
00:15:08vont bien arriver
00:15:09ici sur place.
00:15:11le Pakistan,
00:15:12le Pakistan, bien sûr,
00:15:12assez fier aussi
00:15:14de son rôle
00:15:15de médiateur.
00:15:16C'est assez nouveau
00:15:17pour le Pakistan
00:15:19qu'il ait un rôle
00:15:21tellement important
00:15:22sur la scène internationale.
00:15:24On est très confiant,
00:15:25on est très optimiste
00:15:27quand on a un deuxième tour
00:15:28ici à Islamabad
00:15:29et on le voit aussi
00:15:30ici au Pakistan
00:15:31comme un motif
00:15:34pour une fierté nationale
00:15:36renouvelée.
00:15:37Une dernière question,
00:15:38Philippe,
00:15:39puisqu'on a eu une alerte
00:15:40tout à l'heure,
00:15:40le président chinois
00:15:41Xi Jinping
00:15:42vient de dire
00:15:43que le détroit d'Hormuz
00:15:45doit rester ouvert.
00:15:46Voilà ce qu'il dit précisément,
00:15:47le détroit d'Hormuz
00:15:47doit rester ouvert
00:15:48à la négociation normale.
00:15:49C'est dans l'intérêt commun
00:15:50des pays de la région,
00:15:52donc il compte bien sûr
00:15:53sur l'Iran
00:15:54et aussi sur la Chine,
00:15:55et de la communauté internationale.
00:15:59Étant donné le fait
00:16:01que la Chine
00:16:02est le premier marché
00:16:04pétrolier pour l'Iran,
00:16:05c'est une déclaration
00:16:06forte et importante,
00:16:07on imagine.
00:16:11Oui, absolument,
00:16:12et le rôle de la Chine
00:16:14était très important
00:16:15la dernière fois aussi
00:16:16pour pouvoir mettre en place
00:16:18ces négociations
00:16:19en face-à-face
00:16:20entre l'Iran
00:16:20et les États-Unis.
00:16:22La pression chinoise
00:16:23est très très importante,
00:16:25vous l'avez dit,
00:16:26à cause de la quantité
00:16:28de pétrole iranien
00:16:30que reçoit la Chine.
00:16:32Donc c'est un rôle
00:16:34très important
00:16:34de pression,
00:16:35notamment du côté
00:16:36du gouvernement chinois.
00:16:39C'était le cas
00:16:39la dernière fois
00:16:40et on croit aussi
00:16:41que cette fois-ci,
00:16:42si ce message par exemple
00:16:43de Pékin arrive
00:16:45à ce moment précis
00:16:46à plus ou moins
00:16:4724 heures
00:16:47ou 36 heures
00:16:48avant
00:16:49un possible début
00:16:52de négociation
00:16:52d'un deuxième tour
00:16:53entre l'Iran
00:16:54et les États-Unis,
00:16:56c'est très très similaire
00:16:57à ce qui s'est passé
00:16:57la dernière fois aussi.
00:16:59Donc on voit un peu
00:17:01les pièces
00:17:02qui sont en train
00:17:03de se mettre en place
00:17:04pour que ces négociations
00:17:06puissent avoir lieu.
00:17:07Merci beaucoup
00:17:08Philippe Crozer
00:17:09pour ce point complet
00:17:10en direct
00:17:10d'Islamabad.
00:17:11Vous êtes le correspondant
00:17:13de CNews sur place.
00:17:15On reviendra
00:17:15sur la question internationale
00:17:16dans un instant
00:17:17mais évidemment
00:17:18ce qui nous importe
00:17:20beaucoup les Français
00:17:21c'est le yo-yo.
00:17:22Je reprends le terme
00:17:22que Michel-Edouard Leclerc
00:17:24a employé ce matin
00:17:25sur l'antenne
00:17:26de CNews et d'Europe 1
00:17:27en disant que oui
00:17:28le prix de l'essence
00:17:30que vous voyez à la pompe
00:17:31varie mais il varie
00:17:31de très très peu.
00:17:32C'est pour ça
00:17:33que c'est ce petit yo-yo
00:17:34il n'y a pas de baisse drastique
00:17:35comme il y a pu avoir
00:17:36dans certains pays frontaliers
00:17:37et d'ailleurs
00:17:38peut-être que certains d'entre vous
00:17:39frontaliers de l'Allemagne
00:17:40ou de l'Espagne
00:17:41ou de l'Italie
00:17:42vous êtes déjà allé faire le plein
00:17:43à côté
00:17:44en passant la frontière
00:17:45puisque évidemment
00:17:46les prix ne sont pas les mêmes.
00:17:48Michel-Edouard Leclerc
00:17:49invité de CNews ce matin
00:17:51on écoute.
00:18:01Michel-Edouard Leclerc
00:18:02qui donc parlait
00:18:03de la baisse
00:18:04du prix de l'essence
00:18:06comme quoi
00:18:06ça n'allait pas intervenir
00:18:07tout de suite
00:18:09il est l'un des principaux
00:18:11distributeurs
00:18:11d'essence en France
00:18:12on l'écoute.
00:18:14Non ça ne baissera pas
00:18:14de si tôt
00:18:15et si ça baisse
00:18:16ce que je souhaite
00:18:18c'est que
00:18:20ce soit du sérieux
00:18:21parce que pour le moment
00:18:22c'est du yo-yo
00:18:24c'est impossible
00:18:27aujourd'hui
00:18:27même pour un opérationnel
00:18:29pour un distributeur
00:18:30pour un acheteur
00:18:31d'avoir un plan d'achat
00:18:32vous vous rendez compte
00:18:34il y a des volatilités
00:18:36de 60 centimes
00:18:37quelquefois
00:18:38en une semaine
00:18:39on parle d'un litre
00:18:40d'essence
00:18:41mais en fait
00:18:42c'est un litre de pétrole
00:18:43dont on fait
00:18:45à la fois du gasoil
00:18:46du kérosène
00:18:47et tout ça
00:18:47il y a des marchés secondaires
00:18:48et sur ces marchés secondaires
00:18:51ça flotte aussi
00:18:51et après il faut acheter
00:18:53du dollar
00:18:53et donc il y a des risques
00:18:54sur le dollar
00:18:55et après il faut acheter
00:18:56de l'assurance
00:18:57et donc
00:18:57les gens qui travaillent
00:18:59sur ces marchés
00:19:00là ils deviennent fous
00:19:01Voilà donc ce que disait
00:19:03Michel-Edouard Leclerc
00:19:04ce matin
00:19:04sur l'antenne
00:19:05de CNews
00:19:06j'accueille Elodie Huchard
00:19:07service politique
00:19:08de CNews
00:19:10et partons rejoindre
00:19:11tout de suite
00:19:11Fabien Bouglet
00:19:12spécialiste en
00:19:13politique énergétique
00:19:14bonjour Fabien
00:19:15pour y voir plus clair
00:19:17dans la proposition
00:19:18de Michel-Edouard Leclerc
00:19:19ce matin
00:19:20sur CNews
00:19:21et sur Europe 1
00:19:22lorsqu'il dit
00:19:22qu'on devrait peut-être
00:19:24en tout cas
00:19:24entre parenthèses
00:19:25pendant quelque temps
00:19:26mettre
00:19:28ces 17-15
00:19:2915-17 centimes
00:19:30de taxes
00:19:31sur les rénovations
00:19:32énergétiques
00:19:33et les fameuses
00:19:34conventions climat
00:19:35est-ce que
00:19:36c'est envisageable
00:19:37ou est-ce que
00:19:38c'est vraiment
00:19:38purement politique
00:19:40c'est purement politique
00:19:41parce qu'on le voit
00:19:43bien d'autres pays
00:19:44comme la Belgique
00:19:45j'étais le jour
00:19:46passé en Belgique
00:19:47il y a 20-30 centimes
00:19:48de différence
00:19:49entre le prix
00:19:49en Belgique
00:19:50et en France
00:19:51c'est bien une volonté
00:19:52politique
00:19:53de ne pas
00:19:55faire baisser
00:19:55la facture
00:19:56en utilisant
00:19:57l'arme
00:19:58de la taxe
00:19:59pour faire baisser
00:20:01les taxes
00:20:01que ce soit
00:20:02la TVA
00:20:03la TIPCE
00:20:04ou les certificats
00:20:06d'économie d'énergie
00:20:06donc il y a
00:20:08une vraie volonté
00:20:09politique
00:20:09c'est d'ailleurs
00:20:09le problème
00:20:10c'est-à-dire
00:20:11qu'à court terme
00:20:12notre pays
00:20:13a besoin d'argent
00:20:14parce qu'on a
00:20:16une dette abyssale
00:20:17mais en réalité
00:20:18cet argent
00:20:19qu'on prélève
00:20:20aujourd'hui
00:20:20déstabilise
00:20:21la compétitivité
00:20:22des entreprises
00:20:23et on le paiera
00:20:24à moyen terme
00:20:25long terme
00:20:26c'est exactement
00:20:26le problème
00:20:27de la politique
00:20:27de gribouille
00:20:28de nos gouvernements
00:20:30successifs actuellement
00:20:31de jouer le court terme
00:20:34Elodie Huchard
00:20:35le gouvernement
00:20:36est dans une impasse
00:20:36c'est-à-dire que
00:20:38d'un côté
00:20:38il peut donner
00:20:39mais il va reprendre
00:20:39immédiatement
00:20:40Oui et on voit
00:20:41d'ailleurs que
00:20:41toutes les idées
00:20:42qui sont mises
00:20:43sur la table
00:20:43comme celles
00:20:44de Michel-Edouard Leclerc
00:20:45et d'un certain
00:20:46nombre distributeurs
00:20:48immédiatement
00:20:48le gouvernement
00:20:49dit que ça n'est pas
00:20:49possible
00:20:50que justement
00:20:51ça serait lutter
00:20:52contre la transition
00:20:53énergétique
00:20:54alors pourquoi pas
00:20:54on peut entendre
00:20:55cet argument
00:20:56même s'il n'est pas
00:20:57question de supprimer
00:20:58cette taxe
00:20:58ad vitam aeternam
00:20:59mais en réalité
00:21:00on voit qu'il y a
00:21:01des idées
00:21:01qui émergent
00:21:02sur le débat public
00:21:03qui demandent
00:21:04forcément
00:21:04d'enlever de l'argent
00:21:05à l'État
00:21:06d'une manière
00:21:06ou d'une autre
00:21:07et donc la réponse
00:21:07est toujours la même
00:21:09et depuis le début
00:21:10de cette crise énergétique
00:21:11on voit bien
00:21:11qu'il n'y a pas
00:21:12vraiment de solution
00:21:13ou des solutions
00:21:14vraiment qui sont
00:21:15des pansements
00:21:15sur une jambe de bois
00:21:16et que le gouvernement
00:21:17n'arrive pas
00:21:18à aller plus loin
00:21:19et Michel-Edouard Leclerc
00:21:20a aussi raison
00:21:20quand il estime
00:21:21et qu'il explique
00:21:22aux Français
00:21:22que cette situation
00:21:23va durer très longtemps
00:21:25parce qu'on a l'impression
00:21:26parfois quand on entend
00:21:27que le gouvernement
00:21:28Cormuz ouvrira
00:21:29dès demain
00:21:29et que donc
00:21:30dès après-demain
00:21:31on aura un prix
00:21:32à la pompe
00:21:32qui va baisser
00:21:33ça ne se passera pas
00:21:34comme ça
00:21:34et l'exaspération
00:21:35le ras-le-bol
00:21:36et la vraie galère
00:21:37des Français
00:21:38en réalité
00:21:38elle va durer
00:21:39plusieurs mois
00:21:40pour l'instant
00:21:40ils sont patients
00:21:41ils sont agacés
00:21:42ils débrouillent
00:21:42ils sont patients
00:21:43je ne garantirai pas
00:21:44que cette patience
00:21:45dure très longtemps
00:21:45on sait que le sujet
00:21:46de l'automobile
00:21:46de l'essence
00:21:47pour les Français
00:21:48c'est un sujet
00:21:49qui peut très vite
00:21:49partir et très loin
00:21:50et évidemment
00:21:51ça joue sur les Français
00:21:53et donc sur l'électorat
00:21:54je dis devant une treuve
00:21:55oui bien sûr
00:21:56mais cette histoire
00:21:58de certificat d'économie
00:22:00d'énergie
00:22:01il y a quand même
00:22:02pas mal de gens
00:22:03qui disent
00:22:03depuis le début
00:22:04que c'est 15 à 18 centimes
00:22:06d'euros
00:22:08par litre
00:22:09pourrait tout à fait
00:22:11être supprimé
00:22:13cette fonction
00:22:15pourrait être supprimée
00:22:16on a un président
00:22:18de la République
00:22:18Emmanuel Macron
00:22:19qui a fait
00:22:20un virage total
00:22:23de anti-nucléaire
00:22:24je ferme Fessenheim
00:22:26et j'ai bien raison
00:22:27à finalement
00:22:29le nucléaire
00:22:29c'est la chance
00:22:31de la France
00:22:31c'est notre atout principal
00:22:32qu'il fasse la même chose
00:22:33sur les renouvelables
00:22:34au lieu d'annoncer
00:22:36qu'il va financer
00:22:38des aides
00:22:38pour s'équiper
00:22:39de pompes à chaleur
00:22:40qui ne seront pas
00:22:42bénéfiques à l'économie française
00:22:43parce que pas fabriquées
00:22:44en France
00:22:45on répète les mêmes erreurs
00:22:46qu'avec les panneaux solaires
00:22:47chinois
00:22:49qu'il fasse ce virage là
00:22:50il n'est pas
00:22:51un virage prêt
00:22:52voilà
00:22:53donc ce sera le mot de la fin
00:22:54pour cette première demi-heure
00:22:56de Midi News
00:22:57dans un instant
00:22:57on repart justement
00:22:58des questions de carburant
00:22:59mais aussi du Liban
00:23:00quel rôle
00:23:01notamment de la France
00:23:02vis-à-vis du Liban
00:23:03alors que
00:23:04c'est tendu
00:23:05entre Israël
00:23:06et le Liban
00:23:07avec encore une fois
00:23:08le ministre
00:23:08un des ministres israéliens
00:23:10qui appelle
00:23:12le sud Liban
00:23:13à être évacué
00:23:14peut-être une prochaine riposte
00:23:16contre le Hezbollah
00:23:17on voit ça tout de suite
00:23:18dans Midi News
00:23:23Suite de Midi News
00:23:24et dans un instant
00:23:25nous parlerons du Liban
00:23:26et notamment de la position française
00:23:27vous écouterez notamment
00:23:28ce qu'a dit
00:23:29Jean-Noël Barraud
00:23:30ce week-end
00:23:31à la radio
00:23:33d'abord
00:23:33toutes les dernières informations
00:23:35Sommayel Abiti
00:23:35et à la une de l'actualité
00:23:37Pierre-Michel-Edouard Leclerc
00:23:38unanime
00:23:39ce matin
00:23:40sur notre antenne
00:23:41le prix de l'essence
00:23:42ne baissera pas
00:23:43de si tôt
00:23:44et si ça baisse
00:23:45il faut que ce soit
00:23:45du sérieux
00:23:46impossible aujourd'hui
00:23:47pour la filière
00:23:48d'avoir un plan d'achat
00:23:49il y a des volatilités
00:23:50de 60 centimes
00:23:52quelquefois en une semaine
00:23:53les gens qui travaillent
00:23:54sur ces marchés
00:23:55deviennent fous
00:23:55à ajouter
00:23:56le président du comité stratégique
00:23:58du groupe Leclerc
00:24:00à la une également
00:24:01des hommes armés
00:24:02cagoulés
00:24:03se sont introduits
00:24:03dans un pavillon d'Arcueil
00:24:05dans le Val-de-Marne
00:24:06des faits qui se sont produits
00:24:07mardi matin
00:24:08aux alentours de 10h30
00:24:09les meufs-héteurs
00:24:11se sont attaqués
00:24:11en plein jour
00:24:12aux 4 hommes
00:24:13et aux 2 enfants
00:24:13présents dans la maison
00:24:15ligotant une partie d'entre eux
00:24:17et puis
00:24:18Alliance Police
00:24:19réclame des renforts policiers
00:24:20après la suspension
00:24:21de la distribution
00:24:22du courrier par la poste
00:24:23dans certaines rues
00:24:24de Vénissieux
00:24:25en raison de fusillades
00:24:27à répétition
00:24:28le syndicat dénonce
00:24:29une dégradation
00:24:30de la sécurité
00:24:31dans l'Est lyonnais
00:24:32et demande l'envoi
00:24:33d'au moins
00:24:33300 nouveaux agents
00:24:35Merci Somaïa
00:24:36Labidi
00:24:37d'autres informations
00:24:38tout à l'heure
00:24:38à 14h
00:24:39nous partons au Liban
00:24:40désormais
00:24:41puisque la finule
00:24:42est prise en étau
00:24:43entre le Liban
00:24:45dans le conflit
00:24:46entre Israël
00:24:47et le Hezbollah
00:24:48le sergent-chef
00:24:49Florian Montorio
00:24:50qui effectue une opération
00:24:51de déminage
00:24:52de la finule
00:24:52a été tué
00:24:53vous le savez
00:24:53dans une embuscade
00:24:54tendue par le Hezbollah
00:24:56c'était samedi
00:24:57dans le sud
00:24:59Liban
00:25:01cette présence militaire
00:25:03au Liban
00:25:03comment est-ce qu'on l'explique
00:25:04c'est Valentin Rouillon
00:25:06qui nous fait le détail
00:25:09Déployés dans le sud
00:25:10du Liban
00:25:10les casques bleus
00:25:11de la finule
00:25:12dont font partie
00:25:13des centaines
00:25:14de soldats français
00:25:15incarnent depuis
00:25:16près de 50 ans
00:25:17une présence
00:25:18internationale fragile
00:25:197000 soldats
00:25:20sont déployés
00:25:21dont plus de 600 français
00:25:23une présence essentielle
00:25:25mais de plus en plus
00:25:26dangereuse
00:25:27sur le terrain
00:25:27les casques bleus
00:25:29sont régulièrement
00:25:29pris pour cible
00:25:30depuis sa création
00:25:32la force intérimaire
00:25:33des Nations Unies
00:25:34au Liban
00:25:34a enregistré
00:25:35343 morts
00:25:36exemple encore
00:25:37ce samedi
00:25:38avec le sergent-chef
00:25:39Florian Montorio
00:25:40tué dans une embuscade
00:25:42la mission
00:25:43est créée
00:25:44en 1978
00:25:45par le conseil
00:25:46de sécurité
00:25:47des Nations Unies
00:25:48après une offensive
00:25:49israélienne
00:25:49contre l'organisation
00:25:51de libération
00:25:51de la Palestine
00:25:52une mission
00:25:53d'observation
00:25:54et de déconfliction
00:25:55sans rôle
00:25:56d'interposition
00:25:57dont l'objectif
00:25:58est de rétablir
00:25:59la paix
00:25:59et d'aider le Liban
00:26:01à reprendre le contrôle
00:26:02de son territoire
00:26:03très tôt
00:26:04la France s'engage
00:26:05dans la continuité
00:26:06d'un lien historique
00:26:07fort avec le Liban
00:26:08mais en 2006
00:26:10après la guerre
00:26:11entre Israël
00:26:11et le Hezbollah
00:26:12la mission change d'ampleur
00:26:13les effectifs
00:26:14dépassent les 10 000 hommes
00:26:16Paris
00:26:16renforce alors
00:26:17sa présence
00:26:18avec l'opération
00:26:19d'Aman
00:26:19renouvelée chaque année
00:26:21la finule
00:26:22reste sous pression
00:26:23diplomatique
00:26:23en août dernier
00:26:24le conseil de sécurité
00:26:26de l'ONU
00:26:27a voté à l'unanimité
00:26:28pour l'instant
00:26:29pas de renouvellement
00:26:30des opérations
00:26:31pour 2027
00:26:32voilà donc
00:26:33les explications
00:26:34de Valentin
00:26:34rouillons
00:26:35ce qu'il faut voir
00:26:36Nelly Dénac
00:26:37c'est extrêmement compliqué
00:26:39la situation
00:26:40sur place
00:26:40notamment parce que
00:26:41il y a
00:26:43ce Hezbollah
00:26:44qui est toujours présent
00:26:46avec
00:26:46et on verra aussi
00:26:47on entendra
00:26:48Jean-Noël Barraud
00:26:49c'est assez étonnant
00:26:50d'entendre ça
00:26:51qu'il n'y a
00:26:51que la France
00:26:52et la différence
00:26:52entre la branche armée
00:26:53et les cadres politiques
00:26:56du Hezbollah
00:26:56et puis il y a
00:26:57le président Aoun
00:26:58qui lui parle
00:26:59d'occupation israélienne
00:27:00ce qui évidemment
00:27:01n'arrange rien
00:27:02dans les tensions
00:27:03entre les deux pays
00:27:03oui et puis eux
00:27:04ils se retrouvent
00:27:05un peu pris en étau
00:27:06il faut voir que
00:27:06cette mission
00:27:07en fait
00:27:07la déconflictualisation
00:27:09c'est pas une
00:27:10il n'y a pas de règle
00:27:11d'engagement propre
00:27:12c'est à dire
00:27:12qu'ils ne peuvent pas
00:27:13être une force d'interposition
00:27:15ou des faiseurs de paix
00:27:16sur place
00:27:16finalement la finule
00:27:17c'est un peu
00:27:18la mission impossible
00:27:19depuis le début
00:27:2140 casques bleus morts
00:27:22depuis 78
00:27:22c'est une vraie catastrophe
00:27:24c'est le plus lourd tribut
00:27:25payé par l'ONU
00:27:26dans n'importe quel conflit
00:27:28mondial
00:27:29depuis sa création
00:27:30donc il faut bien voir
00:27:31que là
00:27:31ils sont vraiment
00:27:31dans la ligne de mire
00:27:32de part et d'autre
00:27:33et ils ont souvent péri
00:27:35effectivement
00:27:36sous les bombes
00:27:37et sous les tirs
00:27:38du Hezbollah
00:27:39depuis le début
00:27:40le problème
00:27:40c'est que le périmètre
00:27:41il n'a jamais été suffisamment
00:27:43ambitieux
00:27:43pour la finule
00:27:46il n'y a aucun
00:27:47engagement militaire
00:27:47on a l'impression
00:27:48qu'ils sont
00:27:48un peu de la chair à canon
00:27:50finalement
00:27:50ces casques bleus
00:27:51alors évidemment
00:27:52dans les règles d'engagement
00:27:53si on leur tire dessus
00:27:54il y a
00:27:56la possibilité
00:27:56pour de riposter
00:27:57dans le cadre
00:27:58de ce qu'on appelle
00:27:59la légitime défense
00:28:00mais c'est encore
00:28:01un terme
00:28:01qui est sujet
00:28:03alors qu'il y avait
00:28:04les forces de l'OTAN
00:28:05qui étaient sur place
00:28:06qui elles pouvaient
00:28:07à la moindre alerte
00:28:09pouvaient tirer
00:28:09les premiers
00:28:10et il faut toujours
00:28:11une réponse proportionnée
00:28:11parce que sinon
00:28:12après si la finule
00:28:13se met elle-même
00:28:14à répliquer
00:28:14dans des tirs
00:28:16directs
00:28:16vous avez une escalade
00:28:18militaire
00:28:18qui est entraînée
00:28:19de facto
00:28:19qui irait à l'encontre
00:28:20de la mission
00:28:21qui est la sienne
00:28:22donc cette mission
00:28:23dans la zone tampon
00:28:24qu'on appelle
00:28:25la ligne bleue
00:28:25qui a lieu
00:28:27entre la ligne bleue
00:28:28et le fameux fleuve
00:28:29Litanie
00:28:30elle s'est plutôt
00:28:31apparentée
00:28:31pour moi
00:28:32depuis 2006
00:28:32en tout cas
00:28:33depuis
00:28:34vraiment 2006
00:28:35il y a eu une rupture
00:28:35à une mission
00:28:36d'encadrement
00:28:37et de mise en place
00:28:38des forces armées
00:28:39libanaises
00:28:39avec le succès
00:28:40très relatif
00:28:41que l'on sait
00:28:42puisque c'était quand même
00:28:44à charge pour eux
00:28:45d'arriver
00:28:46à se débarrasser
00:28:46du Hezbollah
00:28:47on sait qu'ils ont
00:28:48platement échoué
00:28:49en la matière
00:28:49et puis pour moi
00:28:50la finule
00:28:51c'est devenu finalement
00:28:52une mission humanitaire
00:28:53pour créer des couloirs
00:28:54d'accès
00:28:55pour les populations
00:28:56civiles
00:28:57alors évidemment
00:28:58on a une pensée
00:28:58parce qu'on est endeuillé
00:28:59en ce moment
00:29:00pour le sergent-chef
00:29:02qui a disparu
00:29:03les trois blessés
00:29:04également
00:29:04il y a eu d'autres morts
00:29:07cette guerre
00:29:07elle a eu raison
00:29:08de quatre personnes
00:29:09issues de la finule
00:29:10depuis des mois
00:29:11et donc ils viennent s'ajouter
00:29:12à ce très très lourd bilan
00:29:14la fin du mandat
00:29:15en décembre
00:29:18effectivement
00:29:18ça signe
00:29:19un échec
00:29:20ça signe aussi
00:29:21une non-reconduction
00:29:22de cette force
00:29:24en tout cas
00:29:24pas dans la
00:29:27stratégie actuelle
00:29:28Mémona
00:29:29actuellement
00:29:30c'est particulièrement compliqué
00:29:31en plus
00:29:31on est en année électorale
00:29:32très bientôt
00:29:33et moi je suis allée
00:29:34dans cette région-là
00:29:34en reportage d'ailleurs
00:29:35et puis de l'autre côté
00:29:36côté d'Israël
00:29:37on voit très bien
00:29:38les postes de commandement
00:29:39de la finule
00:29:39et c'est vraiment
00:29:40une situation intenable
00:29:42pour eux
00:29:42on en vient à se demander
00:29:44quand vous dites intenable
00:29:45c'est intenable
00:29:45depuis plusieurs décennies
00:29:46ah oui oui
00:29:47ça a été créé en 1978
00:29:49et conflit après conflit
00:29:51on s'est bien rendu compte
00:29:52que la présence
00:29:52des casques bleus
00:29:53dans cette partie du monde
00:29:55est une situation
00:29:56qui ne mène
00:29:57à pas grand chose
00:29:58j'allais dire
00:29:59soit à se faire tirer dessus
00:30:01question complexe
00:30:02politique
00:30:03pas seulement intérieure française
00:30:04mais internationale
00:30:05question au niveau
00:30:06de l'ONU
00:30:07est-ce qu'il faut
00:30:08maintenir cette force
00:30:10qui au fond
00:30:11ne permet pas
00:30:12d'éviter les guerres
00:30:14et c'est vrai
00:30:14que vous avez cité 2006
00:30:152006 c'était un conflit
00:30:17particulièrement crucial
00:30:18et c'est là
00:30:19où les Israéliens
00:30:20se sont vraiment rendus compte
00:30:21que le Hezbollah
00:30:22avait carrément
00:30:23bétonné
00:30:23si on peut dire
00:30:24toute cette région
00:30:25du sud Liban
00:30:25en particulier
00:30:26cette région là
00:30:27c'est carrément
00:30:28je ne vois pas
00:30:29comment ils peuvent
00:30:30s'en sortir
00:30:30alors écoutons
00:30:32Jean-Noël Barraud
00:30:33qui était l'invité
00:30:34de Radio-J
00:30:35ce week-end
00:30:36qui fait la différence
00:30:37entre la branche politique
00:30:39et la branche militaire
00:30:40du Hezbollah
00:30:40est-ce que le Hezbollah
00:30:42est pour la France
00:30:43une organisation terroriste ?
00:30:45vous savez
00:30:46la position de la France
00:30:47est connue
00:30:48sur le volet militaire
00:30:50les activités du Hezbollah
00:30:52sont considérées
00:30:53comme des activités
00:30:54terroristes
00:30:54mais nous reconnaissons
00:30:57comme partie prenante
00:30:59du processus politique
00:31:00libanais
00:31:00les responsables
00:31:03issus du Hezbollah
00:31:05qui y contribuent
00:31:06ce qui est essentiel
00:31:08ce qui est essentiel
00:31:09à nos yeux
00:31:09c'est que le Hezbollah
00:31:11rende ses armes
00:31:12et toutes ses armes
00:31:13beaucoup vous disent
00:31:13que c'est un peu
00:31:15de la foutaise
00:31:15le Hezbollah
00:31:16c'est un tout
00:31:17la branche politique
00:31:18qui a été créée
00:31:19quelque part
00:31:20pour endormir
00:31:20les occidentaux
00:31:21est-ce qu'en 40 par exemple
00:31:23vous aurez parlé
00:31:24de la branche politique
00:31:25de l'Allemagne nazie
00:31:25c'est-à-dire le parti nazi
00:31:26et de sa branche armée
00:31:28militaire
00:31:29constituée des SA et des SS
00:31:30la branche armée
00:31:31elle doit être démilitarisée
00:31:33et c'est l'objectif
00:31:36prioritaire
00:31:36mais là c'est pas pareil
00:31:37est-ce que la branche politique
00:31:38c'est vraiment quelque chose
00:31:39de différent
00:31:40que la branche armée
00:31:42du Hezbollah
00:31:42est-ce que vraiment
00:31:43c'est pas de la foutaise
00:31:44de dire ça
00:31:45l'objectif
00:31:46c'est le désarmement
00:31:47du Hezbollah
00:31:47qui doit se faire
00:31:48de manière ordonnée
00:31:49ce qui ne peut pas
00:31:50se faire exclusivement
00:31:52par la force
00:31:53l'histoire du Liban
00:31:54et des relations
00:31:55entre Israël et le Liban
00:31:56l'a démontré
00:31:57bon
00:31:57il ne répond pas
00:31:59Jean-Noël Barraud
00:31:59mais il répond
00:32:00mais il répond
00:32:01par ses dénégations
00:32:03c'est déjà un discours
00:32:05cette interview-là
00:32:06montre
00:32:07combien la position
00:32:08de la France
00:32:10l'écartèlement
00:32:11total
00:32:12c'est vraiment
00:32:14il a dit foutaise
00:32:15c'est le moins
00:32:16qu'on puisse dire
00:32:17c'est pitoyable
00:32:18Judith
00:32:18à la décharge
00:32:20de Jean-Noël Barraud
00:32:21en fait
00:32:21il défend
00:32:22la position
00:32:22d'Emmanuel Macron
00:32:23rappelez-vous
00:32:24après l'exposition
00:32:24au port de Beyrouth
00:32:26en 2020
00:32:27Emmanuel Macron
00:32:28reçoit
00:32:29comme si c'était lui
00:32:31qui allait
00:32:32sauver le Liban
00:32:33et bâtir
00:32:34l'avenir politique
00:32:35du Liban
00:32:36Emmanuel Macron
00:32:37reçoit
00:32:38les chefs
00:32:39de tous les partis
00:32:40représentés
00:32:41au parlement
00:32:41libanais
00:32:42dont
00:32:43le chef
00:32:44du bloc
00:32:44du Hezbollah
00:32:45et qu'est-ce qu'il fait
00:32:46avec le chef
00:32:47du bloc
00:32:47du Hezbollah
00:32:48il le retient
00:32:49pour un aparté
00:32:50d'environ 8 minutes
00:32:51c'était tellement inouï
00:32:53que tout le monde
00:32:54a calculé
00:32:54à la minute près
00:32:55combien de temps
00:32:56ça durait
00:32:56pourquoi
00:32:56parce que
00:32:58et le chef
00:32:58du Hezbollah
00:32:59l'a dit ensuite
00:33:00ça valait
00:33:01reconnaissance internationale
00:33:03alors qu'au même moment
00:33:04les Etats-Unis
00:33:05l'Allemagne
00:33:06la Grande-Bretagne
00:33:07avaient dit
00:33:08que le Hezbollah
00:33:09était un mouvement terroriste
00:33:10et l'avait classé
00:33:11comme tel
00:33:12nous non
00:33:12nous on considérait
00:33:13que dès lors
00:33:14qu'il avait été élu
00:33:16c'est pour ça
00:33:16que la question
00:33:17le parallèle
00:33:17fait par Frédéric Aziza
00:33:19avec les nazis
00:33:20est tout à fait pertinent
00:33:22dès lors qu'il avait été élu
00:33:23il était fréquentable
00:33:24bah non
00:33:25et aujourd'hui
00:33:26avec la mort
00:33:27de notre soldat
00:33:28vraisemblablement
00:33:29à cause du Hezbollah
00:33:31Emmanuel Macron
00:33:32fait
00:33:33une demi-volte face
00:33:34peut-être que
00:33:36Jean-Noël
00:33:37Barraud
00:33:38a raté
00:33:38le dernier virage
00:33:39présidentiel
00:33:40mais il y a
00:33:40beaucoup de virages
00:33:41présidentiels
00:33:41on sent qu'il est génial
00:33:42aux entournures
00:33:43pour répondre
00:33:44et de toute façon
00:33:45dans tous les cas
00:33:46c'est impossible
00:33:46de décorréler
00:33:48une branche armée
00:33:49soi-disant
00:33:49d'un mouvement politique
00:33:50dès lors qu'ils portent
00:33:51le même label
00:33:52le même nom
00:33:52et qu'ils sont
00:33:53en lien permanent
00:33:54et c'est comme ça
00:33:55depuis le début
00:33:55je vous parlais
00:33:56d'Imane Mounier
00:33:58à l'époque
00:33:59des premiers attentats
00:34:00contre les américains
00:34:01contre les français
00:34:02lui il était en charge
00:34:04des opérations armées
00:34:05mais il était toujours
00:34:06en lien avec les dirigeants
00:34:07et il y a toujours eu
00:34:08des passerelles
00:34:08comme ça
00:34:09et par ailleurs
00:34:09ils ont aussi
00:34:10phagocyté les institutions
00:34:11libanaises
00:34:12depuis fort longtemps
00:34:13je peux ajouter
00:34:14quelque chose
00:34:14qui est lié
00:34:15à ce que j'avais vu
00:34:16sur place
00:34:17c'est qu'avant le Hezbollah
00:34:18il y avait le fameux
00:34:19mouvement Amal
00:34:20vous vous souvenez
00:34:20du mouvement Amal ?
00:34:21beaucoup de ces gens-là
00:34:22ont été refondus
00:34:23dans les forces du Hezbollah
00:34:24et le mouvement Amal
00:34:26est derrière
00:34:26était évidemment complice
00:34:28de l'affaire du Drakkar
00:34:30de l'attentat du Drakkar
00:34:32et nous français
00:34:33là nous faisons le distinguo
00:34:34entre le politique
00:34:35et le militaire
00:34:35franchement c'est très dur
00:34:36à supporter ça
00:34:37mais rappelez-vous
00:34:38le premier
00:34:39à avoir qualifié
00:34:41le Hezbollah terroriste
00:34:42c'était Lionel Jospin
00:34:44quand il s'est rendu
00:34:45sur place
00:34:46il s'est fait caillasser
00:34:46oui à Berzeit
00:34:48à la fois en Israël
00:34:50et dans les territoires
00:34:51palestiniens
00:34:52il a pris des deux côtés
00:34:52il a pris des deux côtés
00:34:53oui
00:34:54enfin là
00:34:54en l'occurrence
00:34:55effectivement
00:34:56cette parole
00:34:57de Jean-Noël Barraud
00:34:59vous avez raison
00:35:00Judith
00:35:00elle est dans
00:35:01une continuité
00:35:03de la prise de parole
00:35:04du quai d'Orsay
00:35:06cependant
00:35:07elle est difficilement
00:35:08entendable
00:35:09parce que
00:35:10la comparaison
00:35:11de Frédéric Aziza
00:35:12elle vaut ce qu'elle vaut
00:35:13certains diront
00:35:14qu'elle est culottée
00:35:16à tout le moins
00:35:17mais cela dit
00:35:18ça veut dire ça
00:35:18ça veut dire
00:35:19est-ce qu'un mouvement terroriste
00:35:20peut se décomposer
00:35:21en une branche politique
00:35:23ou une branche
00:35:24que sais-je
00:35:25militaire
00:35:25sans avoir renoncé
00:35:27au terrorisme
00:35:28sans avoir renoncé
00:35:29au terrorisme
00:35:30mais Jean-Noël Barraud
00:35:30vous le voyez bien
00:35:31vous le voyez bien
00:35:32à son visage
00:35:33il est embêté
00:35:34c'est-à-dire qu'à un moment donné
00:35:35il se mord
00:35:37la lèvre inférieure
00:35:38il se dit
00:35:38oulala
00:35:38qu'est-ce que je vais
00:35:39pouvoir répondre
00:35:39à ce truc-là
00:35:40pardon
00:35:41c'est d'autant moins
00:35:41juste un mot
00:35:42un embarras quand même
00:35:43c'est d'autant moins défendable
00:35:44que ça fait des années
00:35:47que la France
00:35:48a cette position-là
00:35:50et ça n'avance à rien
00:35:51ça ne fonctionne pas
00:35:52ça ne permet pas
00:35:53d'avancer
00:35:54et parce que la France
00:35:55soutient également
00:35:56le président libanais
00:35:58on sait que
00:35:59le Liban
00:35:59est une mosaïque
00:36:01de personnalités
00:36:02et de mouvements différents
00:36:03là Joseph Aoun
00:36:04qu'est-ce qu'il dit
00:36:05ce matin
00:36:06il déclare
00:36:07que les négociations
00:36:08directes avec Israël
00:36:09visent à mettre fin
00:36:10aux hostilités
00:36:11et à l'occupation
00:36:13israélienne
00:36:13dans le sud
00:36:14du Liban
00:36:15donc vous voyez
00:36:16il y a encore
00:36:16cette question-là
00:36:17de ce qu'appelle
00:36:19M. Aoun
00:36:19l'occupation du sud Liban
00:36:21donc ça veut dire quoi
00:36:22ça veut dire que
00:36:22l'occupation par Israël
00:36:24ça veut dire que
00:36:25je ne sais pas
00:36:26je me fais un tétris politique
00:36:27il ne parle pas d'occupation
00:36:31par le Hezbollah
00:36:31et pour cause
00:36:34et d'un autre côté
00:36:35on a un Emmanuel Macron
00:36:37qui soutient pleinement
00:36:38le président Aoun
00:36:39donc ça veut dire quoi
00:36:39ça veut dire que
00:36:40aussi la France
00:36:41par extension
00:36:43est contre
00:36:44l'occupation israélienne
00:36:45je vous propose
00:36:45d'écouter
00:36:46Aviché à Trahey
00:36:47les porte-parole
00:36:49de l'armée israélienne
00:36:50et justement
00:36:50ce matin
00:36:51qu'est-ce qu'il dit
00:36:51aux Libanais
00:36:52il dit
00:36:52il ne faut surtout pas aller
00:36:53dans cette zone
00:36:54du sud Liban
00:36:55message urgent
00:36:56à l'attention
00:36:57des habitants
00:36:57du sud Liban
00:36:58veuillez rester
00:36:58extrêmement vigilants
00:36:59pendant la durée
00:37:00de l'accord de cesser le feu
00:37:01les forces de défense israéliennes
00:37:03restent déployées
00:37:03sur leur position
00:37:04dans le sud du Liban
00:37:05face aux activités terroristes
00:37:06persistantes du Hezbollah
00:37:08ça veut dire quoi
00:37:09ça ne veut pas dire
00:37:09que l'armée israélienne
00:37:10va envahir le sud Liban
00:37:12ça veut dire
00:37:13qu'elle reste prête
00:37:14à toute attaque du Hezbollah
00:37:15je crois que les Israéliens
00:37:16connaissent suffisamment
00:37:18le Liban
00:37:18et depuis très longtemps
00:37:19pour savoir
00:37:20qu'ils n'ont aucun intérêt
00:37:22à maintenir
00:37:22une occupation
00:37:23une vraie occupation
00:37:25au sens international du mot
00:37:26sur le long terme
00:37:27qu'ils aient besoin de temps
00:37:28pour
00:37:29pardon le mot est vilain
00:37:30mais en termes militaires
00:37:32il a une signification
00:37:33pour nettoyer
00:37:34pour nettoyer la région
00:37:35pour essayer
00:37:36mais je ne crois même pas
00:37:37qu'ils y arrivent
00:37:38ils vont essayer d'enlever
00:37:38au maximum
00:37:39les racines
00:37:40du terrorisme
00:37:41dans le coin
00:37:42parce que personne ne peut dire
00:37:43que ce n'est pas du terrorisme
00:37:44dans le coin
00:37:44et j'en profite
00:37:46pour faire un parallèle
00:37:47aussi de mon côté
00:37:47alors si nous
00:37:48avions en France
00:37:50un parti politique
00:37:51qui dirait
00:37:51voilà
00:37:51nous nous défendons
00:37:52une option politique
00:37:53et puis on a une branche armée
00:37:55qui fait du terrorisme
00:37:56est-ce que nous accepterions
00:37:57une telle configuration ?
00:37:58On l'a eu ?
00:37:58On l'a eu ?
00:38:00Avec les basques ?
00:38:01Oui
00:38:01Mais on a pas rétarac ?
00:38:03Mais il n'y a jamais eu
00:38:04de négociation
00:38:05sans qu'au préalable
00:38:06le mouvement en question
00:38:07ait accepté
00:38:08de renoncer à la violence
00:38:09de rendre les armes
00:38:09ce qui n'est pas le cas
00:38:10du Hezbollah
00:38:11Voilà
00:38:12et donc en attendant
00:38:13effectivement
00:38:14on aimerait avoir
00:38:15plus de précisions
00:38:16de ce qui va se passer
00:38:17dans les heures
00:38:18qui viennent
00:38:18au sud Liban
00:38:19en attendant
00:38:20je vous le disais
00:38:20l'une des grandes
00:38:22préoccupations des français
00:38:23c'est leur pouvoir d'achat
00:38:25sur les carburants
00:38:26mais pas que
00:38:27sur également
00:38:28les réservations
00:38:30pour les vacances
00:38:30puisque
00:38:31vous l'avez remarqué
00:38:32certaines compagnies aériennes
00:38:33déjà se manifestent
00:38:34pour
00:38:35j'allais dire
00:38:36mettre un petit
00:38:37supplément
00:38:38sur votre billet d'avion
00:38:39pour les réservations
00:38:41espaces aériens bloqués
00:38:42risque de pénurie
00:38:43de kérosène
00:38:44selon une récente
00:38:45étude de l'IFOP
00:38:46pour l'alliance
00:38:47France Tourisme
00:38:4841% des français
00:38:49déclarent modifier
00:38:50leur projet de vacances
00:38:51en raison de la situation
00:38:52géopolitique
00:38:54Sharon Camara
00:38:55Timothée Forger
00:38:56et Florian Doré
00:38:57nous expliquent
00:38:58Alors que le tourisme mondial
00:39:00a été fortement impacté
00:39:01par la situation
00:39:02au Moyen-Orient
00:39:03en France
00:39:04ce climat d'incertitude
00:39:05influence déjà
00:39:06les choix des vacanciers
00:39:07à l'approche de l'été
00:39:09Cette année
00:39:09les réservations
00:39:10sont en retard
00:39:11de 7%
00:39:12par rapport
00:39:13à l'an dernier
00:39:14qui a un très grand
00:39:15attentisme
00:39:16de nos concitoyens
00:39:17qui ont subi
00:39:19une perte
00:39:20de pouvoir d'achat
00:39:21avec l'augmentation
00:39:22des prix des carburants
00:39:23et puis une inquiétude
00:39:24globale
00:39:25par rapport
00:39:25à la situation
00:39:26géopolitique
00:39:27Des réservations
00:39:28qui devraient arriver
00:39:29beaucoup plus tard
00:39:30mais ce dirigeant
00:39:31d'un groupe spécialisé
00:39:32dans le camping
00:39:33reste confiant
00:39:34Les gens partent en vacances
00:39:35Par contre
00:39:36ils adaptent leur comportement
00:39:38Ils vont aller
00:39:39moins loin
00:39:40donc c'est du tourisme
00:39:40de proximité
00:39:41Ils vont peut-être rester
00:39:42un peu moins longtemps
00:39:43donc des séjours plus courts
00:39:44et sans doute
00:39:45qu'ils vont un petit peu
00:39:46moins dépenser sur place
00:39:47Jacques de Ribocourt
00:39:48gérant d'un hôtel-restaurant
00:39:50en Bretagne
00:39:51estime que les professionnels
00:39:52français du tourisme
00:39:53pourraient tirer parti
00:39:54de cette situation
00:39:55La situation perdure
00:39:57au Moyen-Orient
00:39:58Je pense que
00:39:59les français
00:40:00qui partent en vacances
00:40:01à l'étranger
00:40:02ainsi que la clientèle
00:40:03européenne
00:40:03très proche de nous
00:40:05comme la clientèle belge
00:40:06italienne
00:40:07suisse
00:40:09pourra en profiter
00:40:10pour venir
00:40:11chez nous
00:40:12en vacances
00:40:12On pourra constater
00:40:13moins de séjours
00:40:14à l'étranger
00:40:16comme pendant le Covid
00:40:18En revanche
00:40:19la France devrait accueillir
00:40:20moins de touristes
00:40:21venus d'Asie
00:40:22d'Amérique
00:40:23et de toutes les destinations
00:40:24qui nécessitent
00:40:25une escale au Moyen-Orient
00:40:26Voilà donc
00:40:27les préoccupations
00:40:28des français
00:40:28qui sont légitimes
00:40:29Judith
00:40:30Oui
00:40:30C'est vraiment
00:40:31cette mémona
00:40:33également
00:40:34Le nombre de gens
00:40:35d'artisans
00:40:36qui vont exploser
00:40:38Oui
00:40:38enfin là on parle
00:40:39des vacances
00:40:40mais on a longuement
00:40:41parlé
00:40:41et le sujet le méritait
00:40:42des artisans
00:40:43ou des libéraux
00:40:45par exemple
00:40:46je pense aux infirmières
00:40:47libérales
00:40:47qui renoncent
00:40:49à faire
00:40:49certaines prestations
00:40:51parce que ça leur coûte
00:40:52tellement cher
00:40:52en carburant
00:40:53que ça ne vaut pas le coup
00:40:54c'est un problème crucial
00:40:56qui font des demi-pleins
00:40:58maintenant
00:40:58des quarts de plein
00:41:00on arrive quand même
00:41:01dans une situation
00:41:03infernale
00:41:04à la fois pour les français
00:41:05et puis pour tous les prestataires
00:41:06Après l'effet
00:41:07qui peut être bénéfique
00:41:08c'est de relancer
00:41:09un peu le tourisme local
00:41:10parce que moi je connais
00:41:12beaucoup de gens
00:41:12dans mon entourage
00:41:13qui ont effectivement décidé
00:41:14de partir
00:41:15Vous voulez dire là
00:41:15où vous pouvez aller
00:41:16à vélo ?
00:41:17Non peut-être pas
00:41:18Bientôt vous allez
00:41:19aller à le nage
00:41:20à vélo
00:41:20en pédalo
00:41:21Entre faire un plein
00:41:23pour aller passer des vacances
00:41:24dans les maisons de famille
00:41:25il y avait déjà eu
00:41:25cette tendance
00:41:26ces dernières années
00:41:27avec la paupérisation globale
00:41:29des français
00:41:29et la perte de pouvoir d'achat
00:41:30et puis refaire vivre
00:41:31nos régions
00:41:32nos terroirs
00:41:33c'est bon pour le tourisme français
00:41:34Si vous pouvez renier
00:41:36sur certains coûts
00:41:36tout en faisant votre plein
00:41:37c'est toujours moins cher
00:41:38qu'un billet d'avion
00:41:39à des prix exorbitants
00:41:42Les français ont eu
00:41:43un confinement assez douloureux
00:41:44pour certains
00:41:45d'ailleurs il y a encore
00:41:46des traumatismes
00:41:46sur ce qu'on a appelé
00:41:47les Covid longs
00:41:48si on pouvait ne pas
00:41:49les enfermer
00:41:50dans l'idée
00:41:50de la non-liberté
00:41:52de circulation
00:41:53Mais c'est pas que
00:41:54les vacances
00:41:54Je connais des gens
00:41:55qui demandent à payer
00:41:56en deux ou trois fois
00:41:57je suis bien placée
00:41:58pour le savoir
00:41:58deux ou trois fois
00:41:59une petite facture
00:42:01de soins vétérinaires
00:42:02en 76 euros
00:42:03je me souviens
00:42:03une dame
00:42:04me dit
00:42:04je ne peux pas payer
00:42:05est-ce que je peux payer
00:42:05le mois prochain
00:42:06Est-ce que ça vous arrive
00:42:07d'aller dans des magasins
00:42:08de discount alimentaire
00:42:09Regardez ce que les gens
00:42:10mettent dans les paniers
00:42:11et les gens regardent
00:42:12pour 5, 6 centimes
00:42:14parfois par opportunité
00:42:17j'y vais moi
00:42:18j'étais deux ou trois
00:42:18bricoles
00:42:19c'est intéressant de regarder
00:42:20si on croit
00:42:21que c'est que les vacances
00:42:22il n'agit pas que du carburant
00:42:23Et c'est inquiétant
00:42:24c'est intéressant
00:42:24et inquiétant
00:42:25mais c'est très inquiétant
00:42:27c'est un sentiment d'injustice
00:42:28que finalement
00:42:29on arrive à cette période
00:42:31de notre pays
00:42:32où des gens doivent vraiment
00:42:34mesurer les efforts
00:42:35pour faire soigner un animal
00:42:37et c'est souvent une priorité
00:42:38pour eux
00:42:38et puis remplir le minimum
00:42:40regardez ce que les gens mettent
00:42:42il n'y a plus d'achat plaisir
00:42:43c'est ça
00:42:43on a renié sur tous les achats plaisir
00:42:45des tartines de qualité
00:42:47visiblement assez médiocre
00:42:48quand même
00:42:48et il faut faire vivre une famille
00:42:50ça c'est vraiment dur quand même
00:42:51Allez dans un instant
00:42:52on ira du côté du MEDEF
00:42:54où Jordan Bardella déjeune
00:42:57avec les grands patrons
00:42:59et on se retrouve donc
00:43:00dans un instant sur CNews
00:43:06Dans un instant
00:43:07direction le 7ème arrondissement
00:43:09avec le siège du MEDEF
00:43:11c'est là où déjeune Jordan Bardella
00:43:14mais d'abord
00:43:15les toutes dernières informations
00:43:16avec Somaia Labidi
00:43:18Et elle a une de l'actualité
00:43:196ème réunion du C7
00:43:21à Beauvau
00:43:21la coalition européenne
00:43:23contre la criminalité organisée
00:43:25autour des ministres de l'Intérieur
00:43:27Laurent Nouniez
00:43:27et le garde des Sceaux
00:43:28Gérald Darmanin
00:43:29Qu'est-il ressorti
00:43:31de cette rencontre annuelle
00:43:32Tanguy Hamon ?
00:43:36Somaia
00:43:37actuellement
00:43:37les représentants
00:43:39des 7 pays
00:43:39de la coalition
00:43:40enchaînent
00:43:41les réunions de travail
00:43:42le but
00:43:43c'est de mieux lutter
00:43:45contre la criminalité organisée
00:43:47mais aussi
00:43:48contre le trafic de drogue
00:43:49c'est un fléau
00:43:50qui ne touche pas
00:43:51uniquement la France
00:43:52qui concerne l'ensemble
00:43:53de nos voisins
00:43:54notamment
00:43:55ceux qui ont un port
00:43:56le port
00:43:57c'est un point d'accès
00:43:58de la drogue
00:43:59dans l'Europe
00:44:00c'est pour ça
00:44:00qu'il y a des représentants
00:44:01de la Belgique
00:44:02de l'Allemagne
00:44:03des Pays-Bas
00:44:03de l'Espagne
00:44:04ou encore de l'Italie
00:44:06tous sont regroupés
00:44:07autour de Gérald Darmanin
00:44:09et Laurent Nunez
00:44:10deux objectifs
00:44:11majeurs
00:44:11aujourd'hui
00:44:12le premier
00:44:13c'est d'améliorer
00:44:13la collaboration
00:44:14entre les administrations
00:44:16publiques
00:44:16et les entreprises privées
00:44:18qui gèrent les ports
00:44:19justement pour mieux lutter
00:44:20contre les arrivées
00:44:21de drogue
00:44:22et le deuxième point
00:44:23important
00:44:24concerne les réseaux sociaux
00:44:25le numérique
00:44:26pour éviter
00:44:27que les jeunes
00:44:28ne se fassent
00:44:29embrigader
00:44:30dans ces réseaux
00:44:31de criminalité
00:44:32et de trafic de drogue
00:44:33merci pour ce point complet
00:44:35Tanguy
00:44:35merci également
00:44:36à Axel Rebaud
00:44:37qui vous accompagne
00:44:38l'actualité de ce lundi
00:44:40c'est aussi
00:44:40Emmanuel Macron
00:44:41en Pologne
00:44:42depuis ce midi
00:44:43pour un sommet
00:44:44avec les dirigeants
00:44:45pro-européens
00:44:45au programme
00:44:47dissuasion nucléaire
00:44:48satellite militaire
00:44:49industrie de la défense
00:44:50mais aussi renforcement
00:44:52de la coopération
00:44:53franco-polonaise
00:44:54pour une Europe
00:44:55je cite
00:44:55plus forte
00:44:56et plus souveraine
00:44:57face à la Russie
00:44:58et aux Etats-Unis
00:45:00on poursuit ce journal
00:45:02avec les images
00:45:03de la messe tenue
00:45:03par le papillon 14
00:45:04sur l'Esplanade
00:45:06Sorimo
00:45:06en Angola
00:45:07point d'orgue
00:45:08de sa visite
00:45:08dans cet état d'Afrique
00:45:09équatoriale
00:45:10puis le Saint-Père
00:45:11doit rencontrer
00:45:13les évêques
00:45:13et des prêtres du pays
00:45:14dans la paroisse
00:45:15Notre-Dame de Fatima
00:45:17avant de se rendre
00:45:18dès demain
00:45:18en Guinée équatoriale
00:45:21et puis les obsèques
00:45:22de Nathalie Bay
00:45:23auront lieu
00:45:24vendredi à 10h
00:45:25en l'église
00:45:25Saint-Sulpice
00:45:26à Paris
00:45:26l'actrice
00:45:27qui a remporté
00:45:284 Césars
00:45:29durant sa carrière
00:45:30est décédée samedi
00:45:31de la maladie
00:45:32accord de Lewy
00:45:33une affection
00:45:35neurodégénérative
00:45:35sa mort a déclenché
00:45:37une vague d'émotions
00:45:38et une pluie d'hommage
00:45:39des stars
00:45:39du grand écran français
00:45:40mais aussi américain
00:45:42Merci beaucoup
00:45:43Somaïa Labidi
00:45:44pour ces informations
00:45:46d'autres informations
00:45:47tout à l'heure
00:45:48à 14h30
00:45:49et tout de suite
00:45:51c'est la chronique éco
00:46:05Et c'est avec Eric de Ritmaten
00:46:11Bonjour Eric
00:46:12Bonjour Pierre
00:46:12Alors on en a parlé
00:46:13tout à l'heure
00:46:14bien sûr
00:46:15les carburants
00:46:15il y a une solution
00:46:16pour les faire baisser
00:46:17tout de suite
00:46:18mais l'Etat
00:46:19ne veut pas
00:46:19en tout cas
00:46:20il ne bouge pas
00:46:20Bah oui
00:46:21il ne bouge pas
00:46:21ne peut pas
00:46:22pourtant ce serait simple
00:46:23et facile
00:46:24on suspenderait
00:46:25de quelques mois
00:46:26la taxe énergétique
00:46:27qui frappe tous les carburants
00:46:29c'est ce qu'on appelle
00:46:29le C2E
00:46:30certificat d'économie d'énergie
00:46:32cela équivaut quand même
00:46:32à 17 centimes
00:46:34et ça ferait ça de moins
00:46:35sur le prix à la pompe
00:46:36alors la suspendre
00:46:37cette taxe
00:46:38serait disons-le
00:46:39un dolor
00:46:40pour les caisses de l'Etat
00:46:41ça aurait pour effet
00:46:42de suspendre pour un temps
00:46:43le soutien
00:46:44à la voiture électrique
00:46:45certes
00:46:46ça serait la fin
00:46:47pour le moment
00:46:48du leasing social
00:46:49vous savez
00:46:49qui va concerner
00:46:50quand même
00:46:50beaucoup les infirmières libérales
00:46:52qui en ont besoin
00:46:52de ce leasing social
00:46:53et puis ce serait aussi
00:46:54pour un temps
00:46:55l'interruption des aides
00:46:56à la transition énergétique
00:46:57notamment pour la grande
00:46:58distribution en France
00:47:00les hyper doivent modifier
00:47:01actuellement
00:47:02leur système de réfrigération
00:47:03et cette taxe
00:47:05que payent les automobilistes
00:47:06elle permet de financer
00:47:07la modernisation
00:47:08des hyper et des supermarchés
00:47:09et ce que nous dit
00:47:10d'ailleurs Pierre Chasserey
00:47:11le président
00:47:12de 40 millions d'automobilistes
00:47:14c'est que le gouvernement
00:47:15est très discret
00:47:15sur ce point
00:47:16selon lui
00:47:17c'est parce que
00:47:18Serge Papin
00:47:19ministre du commerce
00:47:19actuellement
00:47:20est l'ancien patron
00:47:21de système U
00:47:22et les Allemands
00:47:23le font justement
00:47:23ce système
00:47:24alors oui
00:47:25les Allemands n'ont pas hésité
00:47:26mais ça c'est un peu
00:47:26le pragmatisme germanique
00:47:28alors j'ai interrogé
00:47:29tout à l'heure
00:47:29l'ONG transport
00:47:30et environnement
00:47:31Diane Strauss
00:47:32qui dirige cette association
00:47:33elle me dit
00:47:34la France elle doit rester cohérente
00:47:35notre pays vient d'annoncer
00:47:36un grand plan d'électrification
00:47:38en vue du zéro carbone
00:47:40avec des aides élargies
00:47:41pour les plus modestes
00:47:42qui vont passer au vert
00:47:43c'est pas le moment
00:47:44selon elle
00:47:44de dire stop
00:47:45on encourage la voiture à essence
00:47:46en baissant le coût du carburant
00:47:47et on supprime les aides à l'électrique
00:47:48alors on voit bien
00:47:49que le gouvernement
00:47:50est complètement bloqué
00:47:51des deux côtés
00:47:51d'une part par la politique environnementale
00:47:53un peu idéologique
00:47:55il faut le reconnaître
00:47:55et puis deuxièmement
00:47:56avec l'incapacité aujourd'hui
00:47:57d'alourdir la dette
00:47:59ou de supprimer
00:47:59des recettes fiscales
00:48:00puisqu'il n'y a plus d'argent
00:48:01dans les caisses
00:48:02Michel-Edouard Leclerc
00:48:03qui était l'invité de CNews
00:48:04je le disais ce matin
00:48:06il faut le faire
00:48:07et il faut le faire tout de suite
00:48:08alors lui bien sûr
00:48:09pourtant c'est un patron d'hypermarché
00:48:10bon il n'a pas fait
00:48:11les moins 20 centimes
00:48:12qu'il avait promis
00:48:13déjà
00:48:13mais ce qu'on peut dire
00:48:14c'est oui 17 centimes de moins
00:48:17on aurait du coup
00:48:18un sans-plomb 95
00:48:19à 1,95 euro
00:48:21tout de suite
00:48:21on aurait un diesel
00:48:23à 2,18
00:48:24il a quand même perdu
00:48:2510 centimes en une semaine
00:48:27donc vous voyez
00:48:27ce serait plutôt positif
00:48:29mais si le pétrole
00:48:30se met à flamber de nouveau
00:48:31si on passe d'un seul coup
00:48:32de 95 dollars ce matin
00:48:34à 110 ou 120
00:48:35bien les 17 centimes de moins
00:48:36terminés
00:48:37ils seront noyés dans la hausse
00:48:38et ensuite
00:48:39l'état ne pourrait même plus
00:48:40financer la transition énergétique
00:48:42alors on attend
00:48:43au gouvernement
00:48:44de voir comment les choses évoluent
00:48:45parce qu'en fait
00:48:45c'est la stabilisation
00:48:46c'est le mot-clé du pouvoir
00:48:47actuellement
00:48:48on attend
00:48:49seules les aides ciblées
00:48:50reste pour l'instant
00:48:51la priorité du gouvernement
00:48:52merci Eric de Ritmatten
00:48:55c'était votre programme
00:48:57avec Bien Ici
00:48:57on est bien ici
00:48:59trouvez votre futur logement
00:49:00par vie de quartier
00:49:01et temps de trajet
00:49:02sur bienici.com
00:49:03on rêve tous
00:49:04de solaire
00:49:05sans crédit
00:49:05ni investissement
00:49:06c'était votre programme
00:49:07avec solaireinnovation.fr
00:49:09solution solaire
00:49:10avec un simple abonnement
00:49:12toujours dans
00:49:13MidiNews
00:49:13avec Judith Ventraub
00:49:15avec Memona Interman
00:49:16et Lodi Huchard
00:49:17du service politique
00:49:18de CNews
00:49:19vous me disiez
00:49:19c'est pas au Medef
00:49:20en fait le déjeuner
00:49:21c'est quelque part
00:49:22c'est quelque part
00:49:23dans le 17ème
00:49:24c'est un secret
00:49:25oui alors c'est un secret
00:49:26où en même temps
00:49:26il n'y a quand même eu la presse
00:49:27pour faire un micro tendu
00:49:28mais il y a une tentative
00:49:29de secret
00:49:30une tentative de secret
00:49:31voilà pour être tout à fait honnête
00:49:32alors on va y aller
00:49:34dans quelques instants
00:49:35parce que nos équipes
00:49:36sont sur place évidemment
00:49:37et suivent ce déjeuner
00:49:39notez la lettre
00:49:40que Jordan Bardella
00:49:42a envoyé aux entreprises
00:49:45préparation des échéances
00:49:47de 2027
00:49:48nous visons à identifier
00:49:49et à lever
00:49:50les verrous normatifs
00:49:51qui freinent
00:49:52le développement économique
00:49:53de la France
00:49:54ça Elodie Huchard
00:49:55c'est pas nouveau
00:49:55dans le discours du RN
00:49:56non c'est pas nouveau
00:49:57parce que cette volonté
00:49:58de se dire
00:49:59qu'il y a trop de normes
00:50:00et que ces normes
00:50:01pèsent sur l'activité
00:50:02économique du pays
00:50:03ça le rassemblement national
00:50:04l'a toujours dit
00:50:05encore ce week-end
00:50:06Jordan Bardella
00:50:07était à Milan
00:50:08pour une manifestation
00:50:09avec d'autres dirigeants
00:50:11européens
00:50:11contre l'immigration illégale
00:50:13mais pas que
00:50:14Matteo Salvini
00:50:15expliquait que c'était aussi
00:50:16contre les règles absurdes
00:50:18de l'Europe
00:50:19et donc c'est la continuité
00:50:20de cette réflexion
00:50:21que mène le rassemblement national
00:50:23avec cette fois
00:50:23une nouveauté
00:50:25il y a toujours cette volonté
00:50:26de simplifier
00:50:27mais cette fois
00:50:27le rassemblement national
00:50:28en appelle
00:50:29aux patrons
00:50:30aux entrepreneurs
00:50:31pour qu'ils fassent
00:50:32des remontées de terrain
00:50:33comme on dit
00:50:33et que le RN puisse comprendre
00:50:34quelles sont les normes
00:50:35à supprimer
00:50:36de manière la plus urgente
00:50:39et eux expliquent
00:50:39qu'ils feront
00:50:40s'ils sont élus
00:50:41un grand projet d'ordonnance
00:50:42de simplification
00:50:44ces fameuses normes
00:50:44dont on parle tellement
00:50:45et qui pèsent
00:50:46sur toutes les professions
00:50:47le RN veut tenter
00:50:48en tout cas
00:50:49de libérer
00:50:49un petit peu l'économie
00:50:51et demande donc
00:50:51aux patrons
00:50:52finalement des bonnes idées
00:50:53un grand projet
00:50:54d'ordonnance
00:50:55et de simplification
00:50:56j'ai l'impression
00:50:57que tous les partis politiques
00:50:59appellent à la simplification
00:51:01on entend parler
00:51:01depuis Pompidou
00:51:02c'est une idée d'un air
00:51:06un peu flegmatique
00:51:07et en attendant
00:51:08c'est de plus en plus compliqué
00:51:09c'est de plus en plus compliqué
00:51:10mais enfin
00:51:11Jordan Bardella
00:51:12a tout intérêt
00:51:13à insister
00:51:14sur ces questions-là
00:51:15ces questions de simplification
00:51:16parce que
00:51:17pour séduire
00:51:18les chefs d'entreprise
00:51:21il y a du boulot
00:51:23étant donné
00:51:23le comportement
00:51:24qu'a eu le RN
00:51:25notamment pendant
00:51:26les débats budgétaires
00:51:27ils ont quand même
00:51:27participé
00:51:28au vote
00:51:29de 34 milliards
00:51:31d'impôts supplémentaires
00:51:33donc ça
00:51:33c'est quelque chose
00:51:34qui est difficile
00:51:35ce que rappelle d'ailleurs
00:51:36ce qu'a encore rappelé
00:51:37Aurore Berger
00:51:38hier au grand rendez-vous
00:51:39mais ce que rappelle
00:51:39effectivement le bloc central
00:51:40à juste titre
00:51:41pour le coup
00:51:42à juste titre
00:51:43on peut interpeller
00:51:45le bloc central
00:51:46sur sa gestion
00:51:47des données publiques
00:51:48mais en matière
00:51:49de fiscalité
00:51:50le RN a beaucoup
00:51:51de choses à se faire
00:51:52pardonner
00:51:52vis-à-vis des patrons
00:51:53mais je me disais
00:51:55on est
00:51:56rappelez-vous
00:51:56demain on est
00:51:57le 21 avril
00:51:58ça fera donc
00:52:0124 ans
00:52:0224 ans
00:52:04que Jean-Marie Le Pen
00:52:06est arrivé au deuxième tour
00:52:08c'est qualifié
00:52:08pour le deuxième tour
00:52:09de l'élection présidentielle
00:52:10éliminant
00:52:11Lionel Joshua
00:52:12depuis 24 ans
00:52:14qui a essayé
00:52:16de tirer les leçons
00:52:17de cet épisode
00:52:19à part
00:52:20Front National
00:52:21à l'époque
00:52:22Rassemblement National
00:52:23aujourd'hui
00:52:24qui lui
00:52:25s'est banalisé
00:52:26s'est normalisé
00:52:27à essayer
00:52:28Vous dites quoi ?
00:52:29Vous dites que
00:52:29Je dis que
00:52:31le seul qui a changé
00:52:32le seul qui a tiré
00:52:33les leçons de l'épisode
00:52:34c'est le Rassemblement National
00:52:35Tous les autres ont continué
00:52:36comme si de rien n'était
00:52:38Il y a eu une prise de conscience
00:52:39tardive
00:52:40et une inflexion tardive
00:52:41à droite
00:52:42et pas complète
00:52:44du fait qu'il ne fallait pas
00:52:45laisser
00:52:46les questions d'immigration
00:52:47et de sécurité
00:52:49comme monopole
00:52:50justement
00:52:51à Marine Le Pen
00:52:52ça c'est les années
00:52:532016
00:52:54même les années Sarkozy
00:52:55mais le vrai changement
00:52:57c'est le Rassemblement National
00:52:59qui l'a opéré
00:52:59sur lui-même
00:53:00les autres
00:53:01non
00:53:01Mais Mona Itterman
00:53:02Ça c'est la question
00:53:03qui fâche à 1000 euros
00:53:04c'est la dédiabolisation
00:53:07du mouvement Le Pen
00:53:09RN
00:53:09Du FN devenu RN
00:53:11FN
00:53:12Pour revenir à ce déjeuner
00:53:14il y a eu mardi
00:53:16un dîner
00:53:17où Mme Le Pen
00:53:17a été invitée
00:53:18par les grands patrons
00:53:18Cette fois donc
00:53:19c'est le candidat potentiel
00:53:22de la droite
00:53:23la droite dure
00:53:24comme on dit
00:53:24et ça offusque du monde
00:53:27Parmi ceux
00:53:28qui ont refusé
00:53:29de déjeuner
00:53:30avec M. Bardella
00:53:31se trouve
00:53:32le président
00:53:33de la
00:53:33Maïf
00:53:35C'est annoncé
00:53:37dans le slogan
00:53:37assureur militant
00:53:39J'aimerais bien
00:53:40quand même
00:53:41il a été invité
00:53:41sur France Inter
00:53:42parce qu'il est dans
00:53:42le camp du bien
00:53:44comme on dit
00:53:44il faut rappeler
00:53:45peut-être
00:53:46des évidences
00:53:47la Maïf
00:53:48c'est quoi ?
00:53:49C'est un assureur
00:53:51créé à l'origine
00:53:52essentiellement
00:53:52pour des instituts
00:53:53pour les instituteurs
00:53:54peu à peu
00:53:55la famille
00:53:56s'est élargie
00:53:57maintenant
00:53:57la Maïf
00:53:59assure également
00:54:00pour les collectivités
00:54:01pour quantité
00:54:02d'associations
00:54:02et donc
00:54:03c'est son business
00:54:05il défend
00:54:05son business
00:54:07en n'y allant pas
00:54:08parce que sinon
00:54:08il se ferait mettre dehors
00:54:09peut-être
00:54:09et présenter cela
00:54:11comme étant
00:54:12justement
00:54:13la morale
00:54:13qui hisse son drapeau
00:54:15face à ces corrompus
00:54:18de grands dirigeants
00:54:20d'entreprises
00:54:20qui vont quand même
00:54:21à Canossa
00:54:22se commettre
00:54:23avec
00:54:23mais n'importe qui
00:54:25gère une petite boîte
00:54:26une petite boutique
00:54:27a envie de savoir
00:54:28qui il aura
00:54:28en face de lui
00:54:29et en effet
00:54:30peut-être
00:54:30vient-il chercher aussi
00:54:31des bonnes idées
00:54:32je ne défends
00:54:33ni X ni Y
00:54:34je sais pour qui
00:54:34je voterai
00:54:35mais en attendant
00:54:36laissons aux français
00:54:37faire leur jugement
00:54:38et ceux qui sont aux manettes
00:54:39qui donnent du boulot
00:54:40aux autres
00:54:41de se renseigner
00:54:41ce qui est assez
00:54:42j'allais dire amusant
00:54:44mais ce n'est pas le terme
00:54:44ce qui est assez notable
00:54:46Elodie Huchard
00:54:47c'est que
00:54:48à chaque fois
00:54:48que l'ERN
00:54:49est en position de force
00:54:51à chaque fois
00:54:52que l'ERN
00:54:53on se souvient
00:54:5311 millions d'électeurs
00:54:54aux européennes
00:54:55en 2024
00:54:55avant
00:54:56ce qui a suivi
00:54:57ce qu'on peut appeler
00:54:58quand même
00:54:58un mini cataclysme politique
00:55:00avec effectivement
00:55:01ces échanges
00:55:04ces arrangements
00:55:05pour le deuxième tour
00:55:06quand on a
00:55:07un Jordan Bardella
00:55:08à 38%
00:55:09c'est-à-dire
00:55:0920%
00:55:10devant n'importe quel
00:55:11candidat
00:55:12à la présidentielle
00:55:13il y a une sorte
00:55:14de front
00:55:15qui se met en place
00:55:16en disant
00:55:16ah oui mais surtout
00:55:17pas l'ERN
00:55:18oui et d'ailleurs
00:55:19autant le MEDEF
00:55:21a expliqué
00:55:21qu'il tenait
00:55:22à se déjeuner
00:55:23en expliquant
00:55:24que c'était
00:55:25pragmatique
00:55:25il n'y a rien
00:55:26de politique
00:55:27entre guillemets
00:55:27là-dedans
00:55:28c'est-à-dire que
00:55:28c'est évidemment
00:55:28pas un soutien
00:55:29du MEDEF
00:55:30affiché au Rassemblement
00:55:31National
00:55:31mais comme vous le disiez
00:55:32justement
00:55:33quand on voit
00:55:33aujourd'hui
00:55:34les scores
00:55:35que pourraient faire
00:55:36un Jordan Bardella
00:55:37ou une Marine Le Pen
00:55:38si elle est candidate
00:55:39évidemment que les patrons
00:55:40se disent qu'il faut
00:55:41commencer à parler
00:55:41avec eux
00:55:42et hier
00:55:43dans son interview
00:55:44au Parisien
00:55:45le ministre de l'économie
00:55:46Roland Lescure
00:55:47disait quand même
00:55:48ceci
00:55:48j'ai gardé la citation
00:55:49que le patronat
00:55:50organise des auditions
00:55:51ou des réunions formelles
00:55:52avec le RN
00:55:53c'est leur choix
00:55:53pour ma part
00:55:53je ne dîne pas
00:55:54avec l'extrême droite
00:55:55donc on voit
00:55:56une fois de plus
00:55:57toute la machine
00:55:58qui est en train
00:55:58de se mettre en marche
00:55:59en disant
00:56:00attention c'est scandaleux
00:56:01on rappelle que le MEDEF
00:56:02va entendre aussi
00:56:04les autres patrons
00:56:05de partis
00:56:05comme il le fait
00:56:06avant chaque élection
00:56:08présidentielle
00:56:08le RN n'a donc
00:56:09aucun traitement
00:56:10de faveur
00:56:11sur cette rencontre
00:56:12en revanche
00:56:13ce qui énerve
00:56:13une partie de la classe politique
00:56:14c'est qu'il n'a plus
00:56:15le traitement de défaveur
00:56:17qu'il avait auparavant
00:56:18où les patrons
00:56:19ou d'autres organisations
00:56:20se disaient
00:56:21on reçoit tout le monde
00:56:22sauf le Rassemblement National
00:56:24aujourd'hui
00:56:24le Rassemblement National
00:56:26est reçu
00:56:27comme tout le monde
00:56:28ça peut énerver
00:56:29Roland Lescure
00:56:29mais au moins
00:56:30c'est relativement républicain
00:56:31vous avez Roland Lescure
00:56:32qui dit
00:56:32je ne dîne pas
00:56:33avec le MEDEF
00:56:34en revanche
00:56:34vous avez un en même temps
00:56:36du président
00:56:36qui on se souvient
00:56:37dans le premier format
00:56:38Saint-Denis
00:56:39appelle directement
00:56:40Jordan Bardella
00:56:40sur le portable
00:56:41la première ministre
00:56:42à l'époque
00:56:43c'est Mme Borne
00:56:44qui d'ailleurs
00:56:44ne comprend pas
00:56:44pourquoi Jordan Bardella
00:56:46est à table
00:56:46avec les autres représentants
00:56:47politiques
00:56:48et le deuxième
00:56:49format Saint-Denis
00:56:51plus de Bardella
00:56:51terminé
00:56:52ah mais vous comprenez
00:56:53c'est pas dans
00:56:53l'arc républicain
00:56:55alors entre le front républicain
00:56:56l'arc républicain
00:56:57un ministre de l'économie
00:56:59aujourd'hui
00:56:59qui ne veut pas
00:57:00comment dirais-je
00:57:01dîner avec celui
00:57:02qui représente
00:57:03le choix des français
00:57:04si l'on se réfère
00:57:06au sondage
00:57:07c'est quand même
00:57:07assez étonnant
00:57:08Judith
00:57:08le sujet des vols de face
00:57:10d'Emmanuel Macron
00:57:10pourrait occuper
00:57:11une dizaine d'émissions
00:57:13on en a déjà parlé
00:57:14à propos de l'énergie
00:57:15du nucléaire
00:57:16etc etc
00:57:17mais moi
00:57:18ce que je trouve
00:57:21vraiment
00:57:23frappant
00:57:24et incroyable
00:57:24c'est que
00:57:25Roland Lescure
00:57:25persiste
00:57:26à préconiser
00:57:28une méthode
00:57:28qui s'appelait autrefois
00:57:29le cordon sanitaire
00:57:31qui a prouvé
00:57:31non seulement
00:57:32qu'elle ne fonctionnait pas
00:57:33mais qui a fait
00:57:34le succès
00:57:35du rassemblement national
00:57:36On va partir à ce fameux déjeuner
00:57:37justement qui a lieu
00:57:38à Paris
00:57:39dans le 17ème
00:57:40Dunia Tengour
00:57:41est sur place
00:57:41Dunia
00:57:42est-ce que
00:57:42vous pouvez nous raconter
00:57:43l'arrivée
00:57:44de Jordan Bardella
00:57:47Alors cher Pierre
00:57:48c'est une rencontre
00:57:48qui marque un tournant
00:57:49il faut le dire
00:57:50puisque Jordan Bardella
00:57:51est reçu
00:57:52par le MEDEF
00:57:53ici dans ce centre d'affaires
00:57:54dans le 17ème arrondissement
00:57:56alors avant la réunion
00:57:57Jordan Bardella
00:57:58a eu quelques mots
00:57:59pour les journalistes présents
00:58:00il a dit ceci
00:58:01je ne suis pas en audition
00:58:03je vais présenter nos priorités
00:58:05pour redresser le pays
00:58:06alors pourquoi
00:58:07cette rencontre
00:58:07est importante Pierre
00:58:08parce qu'elle confirme
00:58:09la montée en crédibilité
00:58:11du rassemblement national
00:58:12sur les questions économiques
00:58:14le parti s'impose
00:58:15désormais
00:58:15comme un interlocuteur
00:58:16incontournable
00:58:17pour les chefs d'entreprise
00:58:19côté patronat
00:58:20patronat
00:58:21oui l'objectif est clair
00:58:22c'est écouter
00:58:22et dialoguer
00:58:23avec une formation politique
00:58:25qui va jouer un rôle important
00:58:26on le sait en 2027
00:58:27alors pour le président du RN
00:58:29c'est aussi l'occasion
00:58:30de présenter
00:58:30une ligne plus lisible
00:58:32d'ailleurs
00:58:32Marine Le Pen
00:58:33et Jordan Bardella
00:58:34ont écrit un courrier
00:58:35ce matin
00:58:35au dirigeant du MEDEF
00:58:37qu'on a pu consulter
00:58:38et l'objectif du parti
00:58:40semble assez clair
00:58:40il mise sur la simplification
00:58:43moins de normes
00:58:44identifiées
00:58:44et lever les verrous normettes
00:58:46il faut en résumer
00:58:47c'est bien plus
00:58:48qu'un déjeuner ici
00:58:49c'est une étape de plus
00:58:51vers l'installation
00:58:52du rassemblement national
00:58:53comme un acteur central
00:58:54non pas seulement
00:58:55du débat politique Pierre
00:58:57mais aussi du débat économique
00:58:58qui va se jouer
00:58:59pour la présidentielle
00:59:00merci Donia Tengour
00:59:02avec Antoine Durand
00:59:03justement à ce lieu de déjeuner
00:59:05oui Elodie
00:59:06vous me regardez ainsi
00:59:07non non je vous écoute
00:59:09avec attention
00:59:09non non mais moi j'écoute aussi
00:59:10Donia Tengour
00:59:11qui nous a donné justement
00:59:12toutes les explications
00:59:13et qui est là-bas
00:59:13avec Antoine Durand
00:59:15mais ce que je veux dire
00:59:16c'est que le MEDEF
00:59:18alors on sait qu'il y a eu
00:59:20un déjeuner déjà
00:59:21avec Patrick Poyané
00:59:22avec Bernard Arnault
00:59:23avec les très grands patrons
00:59:24là le MEDEF
00:59:25c'est pas que les très grands patrons
00:59:27c'est aussi les PME
00:59:29c'est aussi
00:59:29toutes ces entreprises
00:59:30aujourd'hui
00:59:31qui souffrent de se
00:59:33reverser des dividendes
00:59:34parce que l'inflation
00:59:35a été terrible
00:59:36parce qu'il y a eu le Covid
00:59:37parce qu'il y a
00:59:3760 000 renonciations
00:59:40d'entreprises
00:59:40tous les ans
00:59:41parce que le carburant
00:59:42maintenant est tellement cher
00:59:43qu'il faut faire des économies ailleurs
00:59:45donc c'est aussi
00:59:45les patrons qui souffrent
00:59:46qui aujourd'hui
00:59:47et bien depuis
00:59:48pour certains
00:59:49assez longtemps
00:59:50ont dans le giron
00:59:51Marine Le Pen
00:59:52et Jordan Bardella
00:59:53comme éventuelle solution
00:59:55pour diriger la France
00:59:56Oui et c'est aussi pour ça
00:59:57d'ailleurs que
00:59:58certes il y a eu le dîner
00:59:59auquel vous faisiez référence
01:00:00avec pour le coup
01:00:01des très très grands patrons
01:00:02mais il y a aussi
01:00:03une volonté
01:00:03du Rassemblement National
01:00:05et d'ailleurs
01:00:05Jordan Bardella l'a dit
01:00:06un de parler
01:00:08à tous les patrons
01:00:09et de ne surtout pas être
01:00:10un candidat des patrons
01:00:11parce que le Rassemblement National
01:00:13a plutôt prospéré
01:00:14aussi d'abord
01:00:15en essayant d'aller conquérir
01:00:16des classes plutôt populaires
01:00:18et moyennes
01:00:19en disant qu'ils allaient défendre
01:00:20les plus défavorisés
01:00:22donc évidemment
01:00:23autant il faut prendre
01:00:24les bonnes idées du patronat
01:00:25autant il faut évidemment
01:00:27leur parler
01:00:28parce que ce sont des acteurs
01:00:29extrêmement importants
01:00:30mais il ne faut pas non plus
01:00:31s'attendre à ce que le RN
01:00:32fasse une transformation
01:00:33à 100%
01:00:34et que demain
01:00:35ils deviennent
01:00:35le candidat des patrons
01:00:36et c'est pour ça que
01:00:37Jordan Bardella d'ailleurs
01:00:38avait dit en amont
01:00:39de cette réunion
01:00:40qu'évidemment
01:00:41il veut les rencontrer
01:00:41que c'est important
01:00:43mais qu'il veut évidemment
01:00:44continuer plutôt
01:00:45à défendre les classes populaires
01:00:46Mais Mona
01:00:47Il y aura une discussion
01:00:48des programmes
01:00:49nous allons voter
01:00:51sur des programmes
01:00:51et c'est ça
01:00:52qu'il faut attendre aussi
01:00:53et pas jeter l'anathème
01:00:55en disant
01:00:56on n'est pas
01:00:57on n'est pas en 1940
01:00:58quand même
01:00:59c'est pas Hitler
01:00:59oui c'est pas Hitler
01:01:01qu'on a face à nous
01:01:01on a face à nous
01:01:02un autre projet politique
01:01:04peut-être que les ramifications
01:01:06en effet
01:01:06viennent de cette période
01:01:08tragique de l'histoire de France
01:01:10mais après tout
01:01:11l'année prochaine
01:01:11il faudra bien regarder
01:01:13et il y a les hommes politiques
01:01:14qui contestent
01:01:15comme M. Lescure
01:01:16vous avez cité
01:01:16on peut imaginer
01:01:17parce que c'est un peu
01:01:18leur part de gâteau
01:01:18mais que la classe médiatique
01:01:21se mette debout
01:01:22comme un seul homme
01:01:23en disant
01:01:23ça ne peut pas aller
01:01:24voici les diables
01:01:25qui arrivent
01:01:25ça posera un problème
01:01:27quand même
01:01:27Oui c'est schématisé
01:01:29mais c'est effectivement
01:01:31ce qui est dit
01:01:32Judith Vintraub
01:01:33Il y a quand même
01:01:34des contradictions
01:01:36qu'il faut absolument résoudre
01:01:39le RN n'est pas le seul
01:01:40à être traversé
01:01:41de contradictions
01:01:41mais là vraiment
01:01:42entre le discours social
01:01:44qui est celui
01:01:44d'une Marine Le Pen
01:01:46vous savez qui répète
01:01:47mon programme n'est pas de droite
01:01:48je ne suis pas de droite
01:01:48je ne parle pas à la droite
01:01:50discours social
01:01:51qui fait qu'elle est
01:01:52plutôt favorable
01:01:53aux aides
01:01:55favorable
01:01:56à une non-diminution
01:01:58du nombre de fonctionnaires
01:01:59ou alors quand ils en parlent
01:02:00on ne comprend pas très bien
01:02:01de quel fonctionnaire
01:02:02il s'agit
01:02:02puis on a l'impression
01:02:03surtout qu'ils veulent
01:02:04en remettre
01:02:06tout de suite autant
01:02:07dans d'autres secteurs
01:02:09globalement
01:02:09ils ne sont pas
01:02:10pour une diminution
01:02:11de la masse salariale
01:02:12de l'État
01:02:13si vous n'êtes pas
01:02:14pour une diminution
01:02:15de la masse salariale
01:02:15de l'État
01:02:16vous ne pouvez pas
01:02:18arriver à baisser
01:02:19les dépenses de l'État
01:02:20l'équation
01:02:21elle n'est pas compliquée
01:02:22alors Bardella
01:02:24laisse entendre
01:02:26qu'il est beaucoup plus
01:02:26libéral
01:02:27qu'il a compris
01:02:28qu'il fallait dégraisser
01:02:30le mammouth
01:02:30pour reprendre
01:02:31la formule historique
01:02:32de Claude Allègre
01:02:33mais ça fait
01:02:34deux discours
01:02:35dans le même parti
01:02:36en tout cas
01:02:36Jordan Bardella
01:02:38s'est mis
01:02:38la semaine dernière
01:02:40en scène
01:02:41avec Marie-Caroline
01:02:43d'Orbouronde
01:02:44et de Sicile
01:02:45à la une
01:02:46de Paris Match
01:02:48voilà donc
01:02:49l'idylle
01:02:50que personne n'attendait
01:02:51vous avez peut-être
01:02:52pour certains
01:02:53vu
01:02:54ne serait-ce que
01:02:55chez le médecin
01:02:56ou chez le coiffeur
01:02:57ce magazine
01:02:59ou sinon vous l'avez acheté
01:03:00en feuilletant
01:03:02justement
01:03:02l'idylle
01:03:03romanesque
01:03:05de Jordan Bardella
01:03:06avec
01:03:07cette
01:03:08princesse
01:03:09italienne
01:03:10vous avez parallèlement
01:03:12une autre histoire
01:03:13puisque c'est ce qu'on appelle
01:03:14communément
01:03:15en bon français
01:03:15du storytelling
01:03:16du narratif
01:03:17si vous préférez
01:03:18vous avez
01:03:19Gabriel Attal
01:03:20qui lui se met en scène
01:03:21dans Le Point
01:03:23avec des extraits
01:03:25également du livre
01:03:26qu'il va sortir
01:03:29très prochainement
01:03:30en parlant de son père
01:03:33personnalité exceptionnelle
01:03:34il parle de lui
01:03:35il parle de son couple
01:03:36il parle de la façon
01:03:37dont il a
01:03:39appris
01:03:39que Emmanuel Macron
01:03:42allait dissoudre
01:03:42l'Assemblée nationale
01:03:43en juin 2024
01:03:45il y a une part
01:03:47encore une fois
01:03:48de narratif
01:03:48bien sûr
01:03:49quand on aspire
01:03:50aux plus hautes fonctions
01:03:51de l'exécutif
01:03:52oui on dit souvent
01:03:53qu'évidemment
01:03:54une élection présidentielle
01:03:55c'est une rencontre
01:03:56entre un homme
01:03:57ou une femme
01:03:57et un peuple
01:03:58peut-être la limite
01:03:59c'est jusqu'où va-t-on
01:04:00et le degré de naturel
01:04:01qu'on met là-dedans
01:04:03aujourd'hui
01:04:03à l'heure des réseaux sociaux
01:04:04à l'heure où chacun
01:04:05écrit un livre
01:04:06il raconte toute sa vie
01:04:07sur les réseaux sociaux
01:04:08je ne sais pas
01:04:09si on a besoin
01:04:09et je ne parle pas forcément
01:04:10d'ailleurs
01:04:11ni de Gabriel Attal
01:04:12ni de Jordan Bardella
01:04:13ni de tout savoir
01:04:15l'important c'est
01:04:16d'essayer de comprendre
01:04:16peut-être que
01:04:17quand Gabriel Attal
01:04:18se livre sur son père
01:04:19sur son enfant
01:04:20c'est un moyen aussi
01:04:20d'expliquer
01:04:21comment il s'est construit
01:04:22pourquoi pas
01:04:22il peut y avoir un intérêt
01:04:24quand après on tourne
01:04:25dans le people
01:04:25pour le people
01:04:26alors sans doute
01:04:27que les gens préfèrent
01:04:29en réalité voir
01:04:29un couple politique
01:04:31en une de par image
01:04:32que de lire un projet de loi
01:04:33j'ai assez peu de doute
01:04:33là-dessus
01:04:34mais je ne suis pas sûre
01:04:34que ça élève vraiment le débat
01:04:36moi ce qui m'interpelle
01:04:37vous avez raison
01:04:38c'est assez classique
01:04:39mais c'est la chronologie
01:04:40parce que d'habitude
01:04:41on dévoile son programme
01:04:43et ensuite
01:04:43on dévoile son intimité
01:04:45et là c'est qu'on dévoile son intimité
01:04:46puis les programmes
01:04:47on attend toujours
01:04:48et c'est valable
01:04:48pour à peu près tout le monde
01:04:50au moins ça c'est un problème
01:04:51de régler
01:04:51parce que souvent on dit
01:04:52mais avec qui vit
01:04:53par exemple regardez
01:04:54Edouard Filvy
01:04:55il s'est déclaré
01:04:56en septembre 2024
01:04:59il annonçait
01:05:00un projet massif
01:05:03pour juin
01:05:03puis pour septembre
01:05:04puis maintenant
01:05:05il n'y a plus de date
01:05:06puis pour peut-être bientôt
01:05:07voilà
01:05:07on est dans le mois jeu
01:05:09moi je suis cap
01:05:10j'ai déjà exercé
01:05:11alors en même temps
01:05:12on en demande du mois jeu
01:05:13on demande quelqu'un aussi
01:05:14qui a de l'envergure
01:05:16la question c'est la chronologie
01:05:17oui c'est vrai
01:05:18dites pourquoi faire
01:05:19puis après
01:05:19on a toujours eu des unes
01:05:21que ce soit Mitterrand
01:05:22Giscard
01:05:23Giscard en famille
01:05:23Pompidou en famille
01:05:24mais rappelez-vous
01:05:25c'était tardif
01:05:26après la politique
01:05:27après avoir dit
01:05:28voilà ce que je propose
01:05:29pour la France
01:05:29c'est pas très gênant
01:05:31moi je trouve personnellement
01:05:32que c'est pas très gênant
01:05:33que tu sois d'abord
01:05:33la personne qui dise
01:05:34voilà comment je vis
01:05:35au moins ça
01:05:36c'est un truc réglé
01:05:38c'est peut-être pas l'essentiel
01:05:40bien évidemment
01:05:40puisque l'essentiel
01:05:41c'est savoir
01:05:41qu'est-ce qui sera proposé
01:05:43mais sur ce plan personnel
01:05:45en plus c'est tellement surprenant
01:05:47de voir ce couple
01:05:48parfois c'est l'essentiel
01:05:50parfois c'est l'essentiel
01:05:51mais ça plaît
01:05:51l'essentiel
01:05:52les gens retiennent
01:05:53moi je me souviens
01:05:54que les gens ont retenu
01:05:55la bonhomie de Chirac
01:05:56son côté
01:05:58j'allais dire
01:05:59très très proche du peuple
01:06:00quand il est au salon
01:06:01de l'agriculture
01:06:01il passait une journée
01:06:02il était ainsi
01:06:03il était là
01:06:04il parlait à tout le monde
01:06:04il serrait à la main
01:06:05et les sondages à l'époque
01:06:07donnaient
01:06:08baladure gagnant
01:06:09à tout point de vue
01:06:10en février 1995
01:06:12c'était baladure
01:06:13qui gagnait
01:06:13baladure était le futur
01:06:14président de la république
01:06:15et au dernier moment
01:06:16voilà
01:06:17il y a eu Giscard
01:06:19pardon Chirac
01:06:20et il y a eu
01:06:20cette continuité
01:06:22avec cette déambulation
01:06:23avec sa CX
01:06:24le long des quais de Seine
01:06:25qu'aujourd'hui
01:06:26on ne peut emprunter
01:06:26qu'à vélo
01:06:28et effectivement
01:06:30voilà
01:06:30c'était
01:06:31toute une histoire
01:06:32voilà
01:06:33je trouve que c'est très intéressant
01:06:34c'est de la concomitance
01:06:35pardonnez-moi
01:06:36je vous ai interrompu
01:06:36entre la présentation
01:06:38de monsieur
01:06:40qui est monsieur
01:06:40qui il aime
01:06:41c'est quoi un peu
01:06:42sa vie
01:06:44sentimentale
01:06:44on n'en sait pas beaucoup
01:06:46non plus finalement
01:06:46et puis l'économie
01:06:47ça y est maintenant
01:06:48on entre peut-être
01:06:49dans le dur
01:06:49qui sait
01:06:50mais je ne vois pas de quoi
01:06:52je ne vois pas de quoi
01:06:53faire un scandale
01:06:54parce que ce candidat
01:06:55qui représente
01:06:56d'après les sondages
01:06:57d'après les résultats
01:06:58des dernières élections
01:06:59une certaine masse électeurs
01:07:00en quoi est-ce un scandale
01:07:01qu'il aille voir
01:07:02les grands patrons
01:07:02dans un instant
01:07:03les négociations
01:07:04sur cette guerre
01:07:05au Moyen-Orient
01:07:06et nous irons
01:07:07à la frontière
01:07:08du nord d'Israël
01:07:09à tout de suite
01:07:10dans Midi News
01:07:15et direction
01:07:15dans quelques instants
01:07:16le nord d'Israël
01:07:18à la frontière
01:07:18avec le Liban
01:07:19et d'abord
01:07:19les dernières informations
01:07:21avec Somaïa Labidi
01:07:22et à la une de l'actualité
01:07:23de ce lundi
01:07:24cette question
01:07:25y aura-t-il
01:07:25de nouvelles négociations
01:07:27à Islamabad
01:07:28à quelques heures
01:07:29de l'arrivée
01:07:29d'une délégation
01:07:30américaine au Pakistan
01:07:31afin de relancer
01:07:32les pourparlers
01:07:34incertitudes
01:07:34sur la participation
01:07:35de l'Iran
01:07:36qui dit mettre en doute
01:07:37le sérieux des Etats-Unis
01:07:39le ministre des Affaires étrangères
01:07:41fait savoir
01:07:41que Téhéran
01:07:42n'a pas pris de décision
01:07:43un imbroglio
01:07:44alors que le cessez-le-feu
01:07:46américano-iranien
01:07:47expire dans quelques heures seulement
01:07:50à la une de l'actualité
01:07:51également
01:07:52trois morts
01:07:52dans une frappe américaine
01:07:53contre un navire
01:07:54soupçonné
01:07:54de trafic de drogue
01:07:56dans les Caraïbes
01:07:57ce qui porte à 180
01:07:58le nombre total
01:07:59de victimes
01:08:00de ces attaques
01:08:00menées depuis plusieurs mois
01:08:02maintenant par Washington
01:08:03des attaques
01:08:04menées pour tenter
01:08:05d'endiguer le trafic
01:08:06de stupéfiants
01:08:07vers les Etats-Unis
01:08:09Et puis retour en France
01:08:10avec le top départ
01:08:11de la nouvelle campagne
01:08:12de vaccination
01:08:13contre le Covid-19
01:08:14objectif
01:08:16renforcer
01:08:16la protection
01:08:17des personnes
01:08:18les plus exposées
01:08:19aux formes graves
01:08:19une vaccination
01:08:20qui je vous le rappelle
01:08:21est prise en charge
01:08:22à 100%
01:08:23pour les personnes éligibles
01:08:53Merci beaucoup
01:08:54si optimistes
01:08:55puisque notamment
01:08:56du côté logistique
01:08:57on avait fait
01:08:58beaucoup de préparatifs
01:09:00pour ces
01:09:02négociations
01:09:03qui devraient reprendre
01:09:04pour l'instant
01:09:05partons
01:09:05au nord
01:09:07d'Israël
01:09:08à la frontière
01:09:09avec le Liban
01:09:10rejoindre nos équipes
01:09:11Pauline Trefzer
01:09:12vous êtes sur place
01:09:14avec
01:09:14Fabrice
01:09:15Elsner
01:09:16et vous êtes
01:09:17en mesure
01:09:18de nous dire
01:09:18que ce cessez-le-feu
01:09:19est encore
01:09:20très fragile
01:09:24Oui tout à fait Pierre
01:09:25alors nous sommes
01:09:26dans une zone
01:09:27au nord d'Israël
01:09:28à seulement
01:09:28quelques mètres
01:09:29de la frontière
01:09:30libanaise
01:09:31une ancienne
01:09:32position
01:09:32de l'armée
01:09:33israélienne
01:09:34car vous voyez
01:09:35par terre
01:09:36nous pouvons
01:09:37trouver ces douilles
01:09:38qui ont été
01:09:38utilisées
01:09:39par Tzal
01:09:40pour tirer
01:09:41en direction
01:09:42du Hezbollah
01:09:43au sud
01:09:44Liban
01:09:45et pour vous dire
01:09:45que la situation
01:09:46est toujours
01:09:47extrêmement tendue
01:09:48encore hier soir
01:09:49l'armée israélienne
01:09:50à tirer
01:09:51dans cette zone
01:09:52que Fabrice Elsner
01:09:53vous montre
01:09:54à l'antenne
01:09:55au sud Liban
01:09:55dans la zone
01:09:56de Goundouryé
01:09:57car le Hezbollah
01:09:58se préparait
01:09:59à tirer
01:10:00des roquettes
01:10:01vers le nord
01:10:01d'Israël
01:10:02on voit bien
01:10:03que la situation
01:10:04est toujours
01:10:05extrêmement tendue
01:10:06il faut bien
01:10:06comprendre
01:10:07que nous sommes
01:10:07dans une zone
01:10:08où il y a
01:10:09actuellement
01:10:09deux cessez-le-feu
01:10:11le premier
01:10:11avec le Liban
01:10:13et le deuxième
01:10:14avec l'Iran
01:10:15qui devrait
01:10:16désormais
01:10:17se terminer
01:10:18dans un peu plus
01:10:18de 24 heures
01:10:20nous avons pu parler
01:10:21avec des habitants
01:10:22avec Fabrice Elsner
01:10:23qui se disent
01:10:24extrêmement inquiets
01:10:25de la situation
01:10:26mais ce qui est étonnant
01:10:27c'est que de nombreux
01:10:28habitants
01:10:29nous ont affirmé
01:10:30qu'ils étaient prêts
01:10:31à aller jusqu'au bout
01:10:32de cette guerre
01:10:33tant que le Hezbollah
01:10:34n'aura pas été
01:10:35totalement démantelé
01:10:36par l'armée israélienne
01:10:38Pauline
01:10:38est-ce que les habitants
01:10:39dont vous nous parlez
01:10:40suivent les négociations
01:10:42est-ce qu'ils suivent
01:10:43les actualités
01:10:43est-ce qu'ils regardent
01:10:44la télévision
01:10:45est-ce qu'ils sont
01:10:46dans ce désir
01:10:48de savoir
01:10:48si finalement
01:10:49ces négociations
01:10:49vont aboutir
01:10:54oui tout à fait
01:10:55ils regardent
01:10:55ces discussions
01:10:56bien sûr
01:10:57mais il y a
01:10:57un énorme flou
01:10:58ici
01:10:59puisqu'on n'a pas
01:11:00plus d'informations
01:11:01pour le moment
01:11:02alors ces habitants
01:11:02se réjouissaient
01:11:04quand même
01:11:04ici dans le nord
01:11:05d'Israël
01:11:05plusieurs écoles
01:11:06ont pu
01:11:08réouvrir
01:11:08mais quant aux négociations
01:11:09avec l'Iran
01:11:10tout cela reste
01:11:11très flou
01:11:12une question se pose
01:11:13également
01:11:13si ce sel feu
01:11:15ne tient pas
01:11:15avec l'Iran
01:11:16est-ce que le Hezbollah
01:11:18reprendra directement
01:11:19ses tirs
01:11:20en direction
01:11:21d'Israël
01:11:22voilà la question
01:11:23centrale
01:11:24effectivement
01:11:24merci beaucoup
01:11:25Pauline Trefzer
01:11:26avec les images
01:11:29de Fabrice Elsner
01:11:30au nord
01:11:31d'Israël
01:11:32à la frontière
01:11:32avec le Liban
01:11:33encore une fois
01:11:34Memona
01:11:34cette zone
01:11:35que vous connaissez
01:11:37parfaitement
01:11:38vous avez été
01:11:38je vais dire
01:11:39à la place
01:11:40de Pauline Trefzer
01:11:42il y a quelques années
01:11:43avec le même
01:11:44équipement de sécurité
01:11:46les casques
01:11:47sont plus beaux
01:11:47les casques
01:11:48sont peut-être
01:11:50plus efficaces
01:11:51en tout cas
01:11:52sont plus évolués
01:11:53mais la situation
01:11:54n'a guère évolué
01:11:55c'est-à-dire que nous sommes
01:11:56toujours dans une zone
01:11:57très
01:11:58là on est en Galilée
01:11:59la Galilée biblique
01:11:59exactement
01:12:00j'aimerais de regarder
01:12:01justement parce que
01:12:02derrière Pauline Trefzer
01:12:03il y avait
01:12:03bien vu qu'en bas
01:12:04il y avait quand même
01:12:05renforcement de dispositifs
01:12:06parce qu'auparavant
01:12:07il y avait des simples
01:12:07fils métalliques
01:12:09comme pour séparer
01:12:10des voisinages
01:12:11et en fait
01:12:12il y a
01:12:13et maintenant
01:12:13il y a des dispositifs
01:12:15anti-intrusion
01:12:16puisque la guerre
01:12:16de 2006
01:12:17avait commencé
01:12:18comme cela
01:12:18le Hezbollah
01:12:20avait pris en otage
01:12:21deux soldats israéliens
01:12:23et la guerre
01:12:23a démarré
01:12:24les bombardements
01:12:24ont commencé
01:12:25dès le lendemain matin
01:12:26on a eu la chance
01:12:27d'être sur place
01:12:27dès le jour même
01:12:30cette région
01:12:31est véritablement
01:12:32une région
01:12:33névralgique
01:12:34on parlait tout à l'heure
01:12:35des accusations
01:12:37le terme peut se discuter
01:12:38bien entendu
01:12:38d'occupation
01:12:39je ne vois pas
01:12:40comment les Israéliens
01:12:41feront
01:12:41pour essayer
01:12:42de déloger
01:12:43le Hezbollah
01:12:44au bénéfice
01:12:45des Libanais
01:12:47en général
01:12:47du président
01:12:48Aoun lui-même
01:12:49qu'il demande
01:12:50d'être débarrassé
01:12:51de cet état
01:12:52dans l'état
01:12:52puisqu'on sait
01:12:53que les armées
01:12:54et les troupes
01:12:55du Hezbollah
01:12:55sont bien mieux équipées
01:12:56que les troupes
01:12:57classiques
01:12:58étatiques
01:13:00c'est un endroit
01:13:02littéralement
01:13:03impossible
01:13:03à gérer
01:13:04en fait
01:13:05on remonte
01:13:06lorsqu'on regarde
01:13:07ce bout de territoire
01:13:08sur la carte du monde
01:13:09à la période
01:13:10où les pays
01:13:13les surfaces
01:13:13les dimensions
01:13:14ont été coupées
01:13:15et ça a été très mal découpé
01:13:16en fait
01:13:16ça a été très mal découpé
01:13:18les frontières
01:13:19le problème des frontières
01:13:20revient de ce temps
01:13:21où les britanniques
01:13:22en particulier
01:13:23ont découpé cette frontière
01:13:24qui ne peut pas
01:13:26garantir une étanchéité
01:13:27et une protection
01:13:29pour les gens
01:13:29il faut savoir que depuis
01:13:30ça fait vraiment
01:13:31des dizaines d'années
01:13:32on peut penser ce qu'on veut
01:13:34de la situation sur le terrain
01:13:35mais il s'agit de civils
01:13:36les civils israéliens
01:13:37qui se trouvent donc
01:13:38à partir de la Galilée
01:13:39ensuite on descend
01:13:40vers des endroits
01:13:41que tout le monde connaît
01:13:42historiquement
01:13:42Saint-Jean-d'Ak
01:13:43on descend vers Haïfa
01:13:44on descend vers Télaville
01:13:45etc
01:13:45les gens ne peuvent pas vivre
01:13:47tranquillement
01:13:48ils veulent juste vivre
01:13:49et comme en permanence
01:13:51le Hezbollah
01:13:52tire sur les populations civiles
01:13:54la guerre finit par repartir
01:13:56comment s'en sortir
01:13:58comment éviter
01:13:58que le Hezbollah
01:13:59vienne constamment
01:14:01semer la discorde
01:14:02c'est un problème
01:14:03essentiel
01:14:04mais insoluble
01:14:05oui
01:14:06et effectivement
01:14:07la position française
01:14:09sur le Hezbollah
01:14:10et on l'a entendu tout à l'heure
01:14:11par les déclarations
01:14:12de Jean-Noël Barreau
01:14:13n'est vraiment pas claire
01:14:14ou en contraire
01:14:15elle l'est trop
01:14:16Judith Veil
01:14:17alors aujourd'hui
01:14:18maintenant que
01:14:21le Hezbollah
01:14:22a vraisemblablement
01:14:23causé la mort
01:14:23d'un de nos soldats
01:14:24membres de la finule
01:14:26Emmanuel Macron
01:14:27a pointé du doigt
01:14:29la responsabilité
01:14:30de ce mouvement
01:14:31mais
01:14:32mais la branche militaire
01:14:33mais
01:14:34parce que l'interview
01:14:35de M. Barreau
01:14:36elle est
01:14:37après la mort
01:14:38de M. Montorio
01:14:39après le ministère en chef
01:14:40mais l'interview
01:14:41de Jean-Noël Barreau
01:14:42en fait
01:14:43c'est l'écho
01:14:44des déclarations
01:14:44qu'avait faite
01:14:45Emmanuel Macron
01:14:46quand il s'était rendu au Liban
01:14:47après les explosions
01:14:49dans le port de Beyrouth
01:14:50en 2020
01:14:52où il avait reçu
01:14:53tous les chefs de partis
01:14:54représentés
01:14:55au parlement iranien
01:14:56dont le Hezbollah
01:14:57parce que par rapport
01:14:58à ce que disait
01:14:59Maïmouna
01:15:00évidemment
01:15:01il y a une partie
01:15:01de la population libanaise
01:15:03qui n'a rien demandé
01:15:04qui souffre
01:15:04et qui souffre
01:15:05depuis des années
01:15:06mais il y a une partie
01:15:07qui a voté pour le Hezbollah
01:15:08jusqu'à lui donner
01:15:09la majorité
01:15:10au parlement
01:15:11à une époque récente
01:15:12il ne l'a perdu
01:15:13que récemment
01:15:15et il l'a perdu
01:15:16au bénéfice
01:15:16d'un mouvement
01:15:17qui lui-même
01:15:17n'est pas parfaitement clair
01:15:19du point de vue
01:15:21du terrorisme
01:15:21bon
01:15:23c'est pas pour jeter
01:15:24l'eau propre
01:15:24sur toute une population
01:15:26mais c'est comme
01:15:27en Iran
01:15:27le régime des Mola
01:15:28et des gardiens
01:15:29de la révolution
01:15:29il y a des vraies sympathies
01:15:32dans la population
01:15:33il ne faut pas l'oublier
01:15:33ça explique aussi
01:15:34pourquoi les conflits
01:15:35ont tendance
01:15:36à s'enliser
01:15:37donc pour revenir
01:15:38à Emmanuel Macron
01:15:39il l'a en fait
01:15:41légitimé
01:15:41en ayant
01:15:42après cette réunion
01:15:43avec tous les chefs de parti
01:15:44un apparté de 8 minutes
01:15:46avec le chef du bloc
01:15:48du Hezbollah
01:15:49que le Hezbollah
01:15:50a exploité
01:15:50pour dire à la face
01:15:52des Etats-Unis
01:15:53de la Grande-Bretagne
01:15:54et de l'Allemagne
01:15:55qui l'ont inscrit
01:15:56sur la liste
01:15:57des mouvements terroristes
01:15:58vous voyez bien
01:15:59je suis reconnue
01:16:00par la France
01:16:00et ça continue
01:16:01et ça continue
01:16:02et en attendant
01:16:03l'autre point
01:16:05et c'est
01:16:05Pauline Trafzer
01:16:06qui nous le disait
01:16:07depuis le nord
01:16:09d'Israël
01:16:10à la frontière
01:16:10avec le Liban
01:16:11l'autre point
01:16:11bien sûr
01:16:11ce sont les négociations
01:16:12entre les Iraniens
01:16:14et les Américains
01:16:15à Islamabad
01:16:17avec encore une fois
01:16:19une incertitude
01:16:20et au centre
01:16:21de
01:16:22j'allais dire
01:16:23la grogne
01:16:23ou en tout cas
01:16:26du côté
01:16:27du freinage
01:16:29des Iraniens
01:16:30pour
01:16:32aller à ces négociations
01:16:34et bien
01:16:34il y a
01:16:34ce cargo
01:16:35iranien
01:16:36intercepté
01:16:36par
01:16:37l'US Navy
01:16:38et c'est
01:16:38Marine Sabourin
01:16:39qui nous explique
01:16:41Dans le golfe
01:16:42d'Oman
01:16:42l'armée américaine
01:16:44repère au loin
01:16:44un navire iranien
01:16:45long d'environ
01:16:46270 mètres
01:16:48le cargo
01:16:48Tuska
01:16:49visible au loin
01:16:50sur ces images
01:16:51le commandement
01:16:52militaire américain
01:16:53à bord d'un destroyer
01:16:55demande à son équipage
01:16:56de s'arrêter
01:16:57et de quitter
01:16:58la salle des machines
01:16:59cœur technique
01:17:00du navire
01:17:01où sont concentrés
01:17:02les moteurs
01:17:02et les systèmes
01:17:03du bateau
01:17:13Demande refusée
01:17:14par les Iraniens
01:17:15à bord
01:17:15les militaires
01:17:16américains
01:17:17tirent alors
01:17:17sur le cargo
01:17:18iranien
01:17:20quittent ensuite
01:17:21leurs navires
01:17:22d'assaut
01:17:22en hélicoptère
01:17:23pour rejoindre
01:17:24le cargo
01:17:24Tuska
01:17:25puis neutralisent
01:17:26son système
01:17:26de propulsion
01:17:27empêchant alors
01:17:28les moteurs
01:17:29et les hélices
01:17:29du bateau
01:17:30de fonctionner
01:17:32Donald Trump
01:17:33a réagi
01:17:33cette nuit
01:17:34sur son réseau
01:17:34social
01:17:35un cargo
01:17:36battant pavillon
01:17:36iranien
01:17:37nommé Tuska
01:17:37long de près
01:17:38de 900 pieds
01:17:39et pesant
01:17:39presque autant
01:17:40qu'un porte-avion
01:17:41a tenté
01:17:41de franchir
01:17:42notre blocus
01:17:42naval
01:17:43et cela ne s'est
01:17:44pas bien terminé
01:17:45pour lui
01:17:45depuis le début
01:17:46du blocus
01:17:46des ports
01:17:47iraniens
01:17:47imposé par
01:17:48les Etats-Unis
01:17:49le 13 avril
01:17:49les forces américaines
01:17:51ont fait faire
01:17:51demi-tour
01:17:52à 25 navires
01:17:53commerciaux
01:17:54ou les ont
01:17:54renvoyés vers
01:17:55un port en Iran
01:17:57pour cette interpellation
01:18:00du cargo
01:18:01qui crispe
01:18:03j'allais dire
01:18:03les iraniens
01:18:04mais en même temps
01:18:05voilà
01:18:06ils auraient dû
01:18:07s'y attendre
01:18:08après ils s'en servent
01:18:09je parlais d'équilibre politique
01:18:11tout à l'heure
01:18:11Judith Weintraub
01:18:12et Mme Ndermann
01:18:13c'est qu'évidemment
01:18:15ils se servent de ça
01:18:15comme un levier
01:18:16mais c'est l'épreuve de force
01:18:18c'est ça
01:18:18c'est une épreuve de force
01:18:20qui n'est pas prête
01:18:20de s'arrêter
01:18:21mais les américains
01:18:22justement ont des moyens
01:18:23de faire en sorte
01:18:24que les iraniens
01:18:25entendent raison
01:18:26on peut l'interpréter
01:18:27de cette façon là
01:18:28aussi
01:18:29et là on est dans
01:18:30l'endroit stratégique
01:18:32c'est crucial
01:18:35c'est essentiel
01:18:36tout le monde l'a bien compris
01:18:37pas seulement
01:18:37du point de vue
01:18:38de la confrontation
01:18:39entre les belligérants
01:18:40mais aussi pour
01:18:41le carburant
01:18:42qu'on ira chercher
01:18:43pour aller en vacances
01:18:44alors justement
01:18:44pendant qu'on parlait
01:18:46de ce cargo
01:18:47le Hezbollah a pris la parole
01:18:49le Hezbollah
01:18:50veut la poursuite
01:18:51de la trêve
01:18:51et le retrait d'Israël
01:18:53du sud du Liban
01:18:55le Hezbollah
01:18:55brisera la ligne jaune
01:18:57annoncée par Israël
01:18:58dans le sud du Liban
01:18:59alors là
01:19:00c'est un peu
01:19:01un renversement
01:19:01des valeurs
01:19:02c'est à dire que
01:19:03vous avez un Hezbollah
01:19:04qui au départ
01:19:05de ce conflit
01:19:06au Moyen-Orient
01:19:07est celui qui lance
01:19:08des roquettes
01:19:08sur Israël
01:19:09Israël réplique
01:19:10et là aujourd'hui
01:19:12vous avez un Hezbollah
01:19:13qui dit
01:19:13attendez
01:19:14on va demander
01:19:14aux Israéliens
01:19:15de se retirer
01:19:16du sud Liban
01:19:17et après
01:19:17on fera la trêve
01:19:19c'est quand même
01:19:20pour ceux qui n'auraient
01:19:21pour les téléspectateurs
01:19:22qui n'auraient pas suivi
01:19:23tout le film
01:19:24c'est à tout le moins
01:19:26fort de café
01:19:26mais enfin
01:19:26c'est surtout
01:19:28un renversement
01:19:29des valeurs
01:19:29j'imagine qu'ils connaissent
01:19:30la réponse
01:19:31de l'armée israélienne
01:19:33d'Israël en général
01:19:34oui mais du coup
01:19:34il n'y aura pas de trêve
01:19:36j'ai regardé la carte
01:19:37et en fait
01:19:38la ligne jaune
01:19:38elle n'est pas
01:19:39très très éloignée
01:19:40de la frontière
01:19:41entre les deux pays
01:19:42c'est un espace
01:19:43à partir duquel
01:19:44on peut imaginer
01:19:45que les armées israéliennes
01:19:46quelques kilomètres
01:19:47de là où se trouve
01:19:48Pauline Trèves
01:19:48oui oui
01:19:48absolument
01:19:49c'est très près
01:19:50oui
01:19:50c'est très près
01:19:53cette inversion
01:19:53de la réalité
01:19:54dont vous parlez
01:19:55c'est exactement
01:19:56celle à laquelle
01:19:57on a assisté
01:19:58au niveau mondial
01:19:59après le 7 octobre
01:20:00rappelez-vous
01:20:02Israël
01:20:03était paru
01:20:04comme la victime
01:20:06le matin des pogroms
01:20:07le soir
01:20:07c'était déjà terminé
01:20:09c'était devenu
01:20:10l'agresseur
01:20:10et en attendant
01:20:11vous avez encore une fois
01:20:12si on remet
01:20:14dans la perspective
01:20:15de ce que je viens de dire
01:20:17les déclarations
01:20:17du ministre
01:20:19des affaires étrangères
01:20:21là encore
01:20:22on a envie de dire
01:20:23à Jean-Noël Barraud
01:20:23attendez
01:20:24on va refaire l'interview
01:20:25avec Frédéric Aziza
01:20:26ou avec un autre
01:20:27peu importe
01:20:27et dites-nous vraiment
01:20:29ce que vous pensez
01:20:30du Hezbollah
01:20:30parce que là
01:20:31en l'occurrence
01:20:31on est en train de
01:20:32la France en tout cas
01:20:33j'ai l'impression
01:20:34j'ai l'impression
01:20:35est en train de se faire manipuler
01:20:36encore une fois
01:20:37c'est ce qu'Emmanuel Macron
01:20:38en avait dit
01:20:39en se rendant sur place
01:20:40à Beyrouth
01:20:40oui mais ça c'était il y a
01:20:42c'est à dire
01:20:42le Hezbollah
01:20:44était majoritaire
01:20:46au parlement
01:20:47libanais
01:20:48élu
01:20:49vraiment élu
01:20:51jusqu'en 2022
01:20:52il a perdu
01:20:53la majorité
01:20:54qu'il y a 4 ans
01:20:55au profit
01:20:56d'un parti
01:20:57qui lui aussi
01:21:00est discutable
01:21:01du point de vue
01:21:02de son comportement
01:21:03démocratique
01:21:03donc n'oubliez pas
01:21:05ça
01:21:05ça veut dire
01:21:07qu'il a
01:21:08des vraies racines
01:21:10un vrai ancrage
01:21:11dans une partie
01:21:13du peuple libanais
01:21:14une partie
01:21:14voilà
01:21:15avec une dernière
01:21:16le président libanais
01:21:17devrait renoncer
01:21:18aux négociations directes
01:21:19avec Israël
01:21:20estime un député
01:21:21du Hezbollah
01:21:21voyez que la situation
01:21:22au sein même
01:21:23du Liban
01:21:24est ultra
01:21:26compliquée
01:21:27avec
01:21:27encore une fois
01:21:28si je lis
01:21:29cette phrase là
01:21:30et uniquement
01:21:31cette phrase là
01:21:31qui est un urgent
01:21:32de l'AFP
01:21:34ça vous donne
01:21:35quand même
01:21:35le pouvoir
01:21:36de la branche politique
01:21:37du Hezbollah
01:21:38sur le président libanais
01:21:39encore une fois
01:21:40que la France
01:21:42soutient
01:21:42puisqu'on a notamment
01:21:43envoyé de l'aide alimentaire
01:21:45je voudrais qu'on passe
01:21:46à autre chose
01:21:47et qu'on parle
01:21:47de ce banquet
01:21:48qui fait polémique
01:21:49c'était ce samedi
01:21:50ça s'appelle
01:21:50le canon français
01:21:52qui a donc organisé
01:21:53c'est une association
01:21:54qui a organisé
01:21:55un grand banquet
01:21:56au parc des expositions
01:21:57de Caen
01:21:57une pétition
01:21:58relayée par la députée
01:21:59européenne LFI
01:22:00Emma Fourreau
01:22:01a été lancée
01:22:02pour faire annuler
01:22:03l'événement
01:22:04qu'est-ce que c'est
01:22:04que ce banquet
01:22:05c'est des gens
01:22:05qui chantent
01:22:06qui dansent
01:22:06qui boivent
01:22:07qui partagent
01:22:08un peu de charcuterie
01:22:09française
01:22:10et du coup
01:22:10qu'est-ce qui s'est passé
01:22:11à l'initiative
01:22:12d'Emma Fourreau
01:22:12et bien un contre-pique-nique
01:22:14a été organisé
01:22:15par LFI
01:22:16et il a fait
01:22:17un bide
01:22:18le ridicule
01:22:19de la contre-manif
01:22:21et c'est
01:22:35200 personnes
01:22:36de 100 personnes
01:22:36se sont rendu
01:22:37au rassemblement
01:22:37antifasciste
01:22:38organisé
01:22:39devant la mairie
01:22:40de Caen
01:22:40malgré cet échec
01:22:42Géraud Delatour
01:22:43prend l'affaire
01:22:44très au sérieux
01:22:45le cofondateur
01:22:46du canon français
01:22:47a porté
01:22:47plainte contre
01:22:48l'eurodéputé
01:22:49insoumise
01:22:49Emma Fourreau
01:22:50l'une des leaders
01:22:51de ce mouvement
01:22:52de contestation
01:22:53Madame Fourreau
01:22:54se pavane
01:22:55de plateau en plateau
01:22:56en répétant
01:22:58mensonge
01:22:58sur mensonge
01:22:59elle a notamment
01:23:02justifié
01:23:03ses inquiétudes
01:23:04en expliquant
01:23:05que sur chacun
01:23:05de nos événements
01:23:06passés
01:23:07il y avait eu
01:23:08des débordements
01:23:09avérés
01:23:10ça c'est très facile
01:23:12de le prouver
01:23:12il n'y a aucun article
01:23:13de presse
01:23:14qui relate
01:23:14des débordements
01:23:15L'extrême gauche
01:23:16dénonce la mainmise
01:23:17du milliardaire
01:23:18Pierre-Edouard Sterrain
01:23:19sur le canon français
01:23:20un faux procès
01:23:21selon Géraud Delatour
01:23:23Le fonds d'investissement
01:23:24en question
01:23:24est à notre capitale
01:23:26depuis seulement un an
01:23:27et en plus
01:23:28de façon minoritaire
01:23:29donc s'ils ont des problèmes
01:23:30avec les prises
01:23:30d'opposition politique
01:23:31de monsieur Sterrain
01:23:32ça le regarde
01:23:33il a le droit
01:23:34de les avoir
01:23:34nous ça ne nous concerne pas
01:23:35c'est pas notre sujet
01:23:36Malgré ses manifestations
01:23:37et une pétition lancée
01:23:39pour réclamer son annulation
01:23:40le banquet du canon français
01:23:42a connu un franc succès
01:23:44ce samedi à Caen
01:23:45plus de 4000 participants
01:23:47étaient présents
01:23:48pour célébrer
01:23:48les traditions
01:23:49et la gastronomie française
01:23:53bon voilà
01:23:54mais qu'est-ce que vous voulez
01:23:55ce sont des français
01:23:56français j'allais dire
01:23:57qui aiment célébrer
01:23:59en Normandie
01:23:59quand même
01:24:00c'est un lieu
01:24:00où les traditions
01:24:02du bien manger
01:24:03existent toujours
01:24:04mais LFI
01:24:05n'aime pas ça
01:24:06c'est pas cette France là
01:24:08cette France là
01:24:09ne fait pas partie
01:24:10du projet de LFI
01:24:12c'est l'autre France
01:24:12donc on peut les interdire
01:24:14interdire
01:24:15discréditer en tout cas
01:24:16dire que ce sont des fachos
01:24:17j'ai souri en entendant
01:24:18même en entendant le commentaire
01:24:19parce que
01:24:19quand on fait une contre-manifestation
01:24:21on essaye de faire des gens
01:24:22en faisant regarder
01:24:22ce qu'ils font à côté
01:24:23mais dans toutes les villes de France
01:24:25et bientôt ils vont dire quoi
01:24:26dans les valeurs de la république
01:24:28ça veut dire qu'on n'a plus le droit
01:24:30d'aujourd'hui
01:24:30on n'a plus le droit de faire la fête
01:24:31et de boire du cidre
01:24:33et de manger des cochonailles
01:24:35c'est interdit
01:24:36c'est malsain
01:24:37c'est fachos
01:24:38vous trouverez beaucoup de fascistes
01:24:40dans le pays je crois
01:24:40je trouve ça déjà effrayant
01:24:41de poser cette question
01:24:43c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:24:44comment est-ce qu'on peut encore poser cette question ?
01:24:47sur les images que vous avez montrées
01:24:49des deux contre-manif
01:24:50une des deux
01:24:51il y avait un type
01:24:51qui grandissait un drapeau palestinien
01:24:53ah bah bien sûr
01:24:54c'est la France
01:24:55ah bah voilà
01:24:56c'est ce qu'il faut comprendre
01:24:57la France est représentée
01:24:59par le drapeau palestinien
01:25:00pour ces gens-là
01:25:01vous dites des français français
01:25:02je ne connais pas du tout l'origine
01:25:04des gens qui vont dans ces banquettes
01:25:07mais j'ai regardé un peu
01:25:08ça m'a rappelé un peu le sud-ouest
01:25:08il y a sûrement des enfants d'immigrés
01:25:11mais bien sûr
01:25:11mais bien entendu
01:25:12comme nous tous ici
01:25:13ce sont des traditions
01:25:14franco-française j'allais dire
01:25:16c'est ça
01:25:17c'est des traditions franco-française
01:25:19mais c'est quoi ?
01:25:19ce sont des français français
01:25:20ou des français pas totalement français
01:25:22des français qui aiment la France
01:25:24voilà
01:25:24la différence c'est ça
01:25:25des français qui ont
01:25:26soit même se sont assimilés
01:25:27soit des français qui ont des parents
01:25:29qui se sont assimilés
01:25:30je le disais par rapport à
01:25:31la nouvelle France de monsieur Mélenchon
01:25:33la nouvelle France de monsieur Mélenchon
01:25:35elle est de nature justement
01:25:37à casser le consensus social
01:25:39le consensus culturel
01:25:41de ce pays
01:25:42qui accueillit des gens
01:25:43qui ont un parent par exemple étranger
01:25:45ou les deux parents étrangers
01:25:46mais nous tous nous avons voulu participer à ce festin français justement
01:25:50en remontant à Clovis
01:25:52et oui c'est notre histoire
01:25:54et de dire
01:25:55et d'opposer une nouvelle France à cette France
01:25:57qui nous a permis de nous intégrer grâce à l'école en particulier
01:26:01pourquoi parler de cette nouvelle France ?
01:26:03elle ne va pas aider ceux qui sont venus se raccorder au bateau un peu plus tardivement
01:26:09ça sert à quoi ?
01:26:10sauf à diviser
01:26:11et la fille veut nous diviser
01:26:13si on est si bête de marcher dans ce projet là
01:26:15tant pis pour nous
01:26:17en tout cas moi je me souviens
01:26:19et notamment
01:26:21si vous regardez les choses de la vie
01:26:23ce magnifique film de Claude Sautet
01:26:25à un moment donné il y a la scène du mariage avec un banquet
01:26:27et puis c'est le banquet dans les campagnes où tout le monde vient
01:26:30c'est à dire que
01:26:31ça continue à se faire
01:26:32c'est ouvert et ça continue à se faire
01:26:34tiens dans les villages
01:26:35venez à Cap Breton-Landre tous les samedis
01:26:38tout le monde est dehors
01:26:39au bout du bouddigo et on fait la fête
01:26:40vous n'avez rien de prévu
01:26:41mais venez
01:26:42il y a un banquet
01:26:43on va s'asseoir à table
01:26:44on va raconter des histoires
01:26:45parce que c'est ça aussi
01:26:47c'est sûr qu'il n'y a pas de tchad d'or
01:26:48c'est pas juste manger et boire dans son coin
01:26:49il n'y a pas trop de tchad d'or là-dedans
01:26:50c'est une volonté de se réunir
01:26:53et de parler tout simplement
01:26:55et de vivre
01:26:56et aujourd'hui on se demande si
01:26:58finalement cette façon de vivre aujourd'hui est remise en question
01:27:01et oui c'est angoissant
01:27:02c'est fasciste c'est ça ?
01:27:03c'est effrayant
01:27:04je ne sais pas si ce n'est pas chic
01:27:06je ne sais pas si c'est républicain
01:27:08est-ce que les mots ont encore un sens ?
01:27:10les mots ont bien sûr un sens
01:27:12et vous le savez aussi bien
01:27:13merci beaucoup Mémona Interman
01:27:14merci Judith Weintraub
01:27:16merci à toutes les équipes de Midi News
01:27:18dans un instant
01:27:18vous retrouvez Julien Pasquet
01:27:20pour 120 minutes
01:27:22infos sur CNews
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