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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à Midi News.
00:00:03Alors vous avez entendu les prévisions météo d'Alexandra Blanc, d'où cette question.
00:00:08Êtes-vous plutôt clim ou pas clim ?
00:00:10Le débat est ouvert tout à l'heure à 14h avec d'un côté ceux qui, comme Louis Sarkozy,
00:00:16en estiment que la clim c'est la civilisation, que c'est le progrès, que c'est comme l'IA,
00:00:20le numérique,
00:00:21la voiture électrique, l'ordinateur, le téléphone, qu'on aurait tort de se priver de l'avancée industrielle.
00:00:26Et puis il y a ceux qui alertent sur les gaz à effet de serre, sur les dangers d'une
00:00:30uniformisation de la clim,
00:00:32comme le RN qui propose un plan climatisation en France, les bâtiments publics, les écoles, les hôpitaux, les maisons de
00:00:38retraite,
00:00:39et qui préfèrent la couper, trouver d'autres usages, surtout pas celui qui consiste à renvoyer l'air chaud dans
00:00:45l'atmosphère
00:00:46et contribuer encore plus au réchauffement climatique.
00:00:48Clim ou pas clim, le débat est ouvert tout à l'heure à 14h.
00:00:52D'ici là, le code noir, savez-vous ce que c'est ? Le code noir, c'est un pendant
00:00:57de l'esclavage.
00:00:58Il était en sommeil jusqu'à présent, mais personne ne l'appliquait puisqu'il concernait les esclaves noirs de l
00:01:03'Ancien Régime.
00:01:04Aujourd'hui, l'Assemblée par 254 voix a abrogé ce code noir, resté dans les tiroirs,
00:01:10mais c'est surtout l'occasion pour Emmanuel Macron de revenir sur la repentance.
00:01:14On en parle dans quelques minutes.
00:01:16Je recevrai à 13h30 Christelle Gervaise, la veuve d'Albon Gervaise, tuée sauvagement devant ses enfants,
00:01:24il y a 4 ans, par un individu qui avait choisi des écoles catholiques pour commettre un meurtre,
00:01:29mais que la justice a classé dans les pénalement irresponsables.
00:01:32Cet homme va bénéficier de sorties de prison et Christelle Gervaise craint qu'il ne récidive.
00:01:37Et puis à 14h30, le docteur vétérinaire Laetitia Barlerin publie
00:01:41« Boostez votre énergie grâce à votre animal de compagnie chez Fayard ».
00:01:45Vous découvrirez, ébahis comme moi, les bienfaits d'un petit animal chez soi, pour soi, pour la famille, pour les
00:01:51enfants.
00:01:52Personnellement, je n'avais jamais entendu parler de cette énergie que pouvait procurer un animal de compagnie,
00:01:58d'où l'occasion d'en parler tout à l'heure avec Laetitia Barlerin.
00:02:01Mais d'abord, c'est toute l'actualité avec Somaya Labidi. Bonjour Somaya.
00:02:04Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:02:05A la une de l'actualité, évidemment, cette chaleur écrasante, étouffante par endroits.
00:02:1017 départements placés en vigilance orange canicule par Météo France, dont pariait sa petite couronne.
00:02:16Le mercure pourrait monter jusqu'à 39 degrés, une situation inédite pour un mois de mai.
00:02:22A la une également, Tsaal fait état de frappe contre le Hezbollah dans le sud du Liban.
00:02:27Des frappes qui se concentrent notamment sur la ville de Tchir.
00:02:29Un jour, après avoir averti que tout le territoire libanais au sud du fleuve Zarani est devenu une zone de
00:02:35combat.
00:02:36Et puis les Européens étudient la possibilité de parler avec Vladimir Poutine.
00:02:41L'Europe se demande s'il n'est pas temps d'envisager de dialoguer avec Moscou de la guerre en
00:02:46Ukraine.
00:02:46Le sujet est à l'ordre du jour d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE
00:02:51qui débute aujourd'hui à Limassol sur l'île de Chypre.
00:02:54Merci beaucoup Sommayel Abidi, très important ce contact avec la Russie qui envisage l'Union Européenne.
00:03:00Et on en parlera bien sûr dans les heures qui viennent et dans les jours prochains sur CNews.
00:03:05J'accueille sur le plateau Raphaël Steinville, bonjour.
00:03:08Bonjour Pierre.
00:03:09Directeur adjoint des rédactions du JDD.
00:03:11Bonjour à monsieur Cambouliv, Benjamin Cambouliv.
00:03:14Bonjour.
00:03:15Porte-parole d'Alternative Police et FDT.
00:03:17On va évoquer l'immigration puisque selon un sondage CSA pour CNews, le JDD européen, 63% des Français se
00:03:23disent favorables à une suspension de l'immigration légale pendant trois ans.
00:03:28Qu'est-ce que ça implique ?
00:03:29Eh bien ça implique que ça fait directement référence à l'article qu'on a pu lire et l'interview
00:03:36qu'on a pu lire dans l'excellent journal du dimanche, mon cher Raphaël,
00:03:40où effectivement dimanche dernier, Gérald Darmanin demandait un moratoire de trois ans sur l'immigration légale.
00:03:48Encore une fois, on ne parle pas des clandestins.
00:03:51Dans le détail, vous allez le voir sur l'image, il y a la gauche qui est favorable à 36%,
00:03:59une majorité présidentielle qui dépasse les 50%, la droite et l'extrême droite qui sont pour.
00:04:06Ça veut dire donc que cette parole du ministre de la Justice intervient au moment où les Français sont de
00:04:15son avis, Raphaël Stainville ?
00:04:17Oui, effectivement, je pense que Gérald Darmanin, qui a un vrai sens politique, a compris, mais il n'est pas
00:04:23le seul,
00:04:23que les Français sont massivement favorables à un contrôle de l'immigration.
00:04:30Et d'une certaine manière, cette mesure, cette proposition d'un moratoire de trois ans sur l'immigration légale,
00:04:36elle fait suite à d'autres propositions, notamment, je crois que c'était Valérie Pécresse,
00:04:41lors de la précédente campagne présidentielle, qui déjà avait avancé cette idée dans le débat public,
00:04:47et qui fait finalement assez consensus.
00:04:50C'est vrai que de vouloir s'attaquer à l'immigration légale, c'est déjà plus raisonnable que de promettre
00:04:56de vouloir en finir avec l'immigration illégale et les clandestins.
00:05:01Il y a un certain nombre de leviers, de dispositifs qui peuvent s'appliquer, qui peuvent limiter l'immigration légale.
00:05:08C'est ce que propose Gérald Darmenin lorsqu'il dit, par exemple, que s'agissant du regroupement familial,
00:05:18il le limiterait au fait que ceux qui sont présents en France doivent travailler un certain nombre d'années avant
00:05:26de pouvoir faire venir leur famille.
00:05:29Donc c'est déjà différer ce problème, différer ces flux qui aujourd'hui ne sont pas susceptibles d'être bien
00:05:38accueillis et rendre absolument difficile cette problématique.
00:05:43Benjamin Combulive, sur ce sujet.
00:05:46Ce n'est pas un sujet qui est policier directement, on est sur de la politique, sur de la diplomatie.
00:05:50Le policier n'a pas la main sur ça.
00:05:52Ce qu'il fait, en revanche, c'est de devoir gérer les conséquences.
00:05:54Et quand on parle des coûts économiques, sécuritaires, d'une immigration pas contrôlée, l'aspect police, ça va par exemple
00:06:00être les centres de rétention administratifs
00:06:02qui sont saturés, qui impliquent là aussi des frais pour garder les gens à l'intérieur.
00:06:06Et puis les conséquences en termes de sécurité de voie publique quand on est contraint de les laisser sortir en
00:06:11fin de période de rétention
00:06:13parce qu'on n'a pas les laissés passés consulaires.
00:06:14Et dans le moratoire envisagé par M. Darmenin, il y a aussi cet aspect-là avec la politique sur les
00:06:18visas conditionnés à l'obtention des laissés passés consulaires.
00:06:21Tout ça est un ensemble et effectivement, autant on n'a pas la main sur la décision, autant les conséquences
00:06:26est à nous de les gérer sur le terrain.
00:06:27Est-ce que vous n'avez pas vu une différence de comportement ces dernières années lors des émeutes, lors de
00:06:32soirées de finale ?
00:06:33On va parler tout à l'heure bien sûr de ce qui pourrait se passer samedi soir.
00:06:37On craint évidemment des débordements et peut-être même des émeutes alors que Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur,
00:06:44a mis un dispositif policier conséquent pour cette soirée de finale.
00:06:47Alors qu'encore une fois, le match ne se déroule pas à Paris, ce n'est pas le Parc des
00:06:51Princes ou le Stade de France.
00:06:53Mais quand bien même on craint ce qui est arrivé, est-ce que vous n'avez pas effectivement une, comment
00:06:59dirais-je, certaines communautés qui sont là pour en découdre ?
00:07:02Le match ne se déroule pas à Paris, comme il ne se déroulait pas à Paris pour l'admissaire.
00:07:05Non mais voilà, vous avez vu ce qui s'est passé. Moi je garde le souvenir de cette voiture de
00:07:09police qui recule devant les émeutiers.
00:07:11Mais justement parce que ce n'est pas une question de foot ou pas de foot, c'est une question
00:07:15d'événements qui génère de forts attroupements, qui fait arriver énormément de monde sur la voie publique.
00:07:21Donc c'est vu comme un prétexte, comme une opportunité, non pas par des hooligans mais bien par des gens
00:07:27qui vont venir uniquement pour profiter de ce bazar.
00:07:30C'est ça, ils n'ont strictement rien à faire du foot, ils voient l'opportunité d'être en surnombre
00:07:35pour dépasser les dispositifs de police, pour tout casser parce que ça les fait marrer et qu'ils savent pertinemment
00:07:39qu'ils ne risquent pas grand chose.
00:07:41C'est ça qu'on a créé à force de ne pas avoir les moyens de venir punir les comportements,
00:07:45on a créé une forme de violence ludique.
00:07:47Ils ne viennent pas manifester, ils ne viennent pas protester, ils ne viennent pas revendiquer quoi que ce soit, ils
00:07:51viennent mettre le bazar parce qu'on leur a laissé l'espace de le faire.
00:07:54Regardez la finale de la Ligue des champions de l'année dernière avec plus de 500 interpellations et un taux
00:07:59de condamnation autour de 5%.
00:08:00Avec des bilans comme ça, on a décrédibilisé l'action de justice et on a incité à ces comportements.
00:08:07Donc c'est vrai que petit à petit, le policier au milieu de ça, lui tout ce qu'il peut
00:08:11faire c'est courir partout, essayer de tenir la rue pour limiter la casse, limiter les violences,
00:08:16mais on n'a pas la main nous pour venir régler les problèmes de fond.
00:08:19Alors autre sujet, encore un petit mot, Raphaël Stamil rapidement.
00:08:23Au-delà de la question sécuritaire et de l'effet d'opportunité qui fait qu'effectivement ces soirées de match,
00:08:29de victoire ou de défaite sont l'occasion pour certains de s'exprimer dans la rue,
00:08:33ce qui est troublant c'est de voir émerger en plus de ces désordres un discours politique, des slogans qui
00:08:41sont des attaques faites à la France.
00:08:44Lorsque vous entendez des propos qui viennent attaquer la France, on voit qu'effectivement il y a un discours politique
00:08:53qui fait qu'une partie de ces populations,
00:08:56qu'elles soient françaises ou d'origine étrangère ou étrangère, ont été nourries en fait dans la détestation de la
00:09:03France.
00:09:04C'est ça qui est aujourd'hui extrêmement troublant, c'est qu'on voit l'émergence à l'occasion de
00:09:09ces événements d'une population qui finalement...
00:09:15Et là pour passer un message, celui de l'effacement de la France.
00:09:18Exactement.
00:09:19Voilà, et c'est ça qui est très grave, et quand on demande aux responsables politiques quelles solutions,
00:09:23ben là il y en a même certains qui vous disent il faut laisser passer une génération, parce que pour
00:09:26cette génération-là on n'a pas de solution.
00:09:28On en est là, c'est-à-dire que c'est quand même d'une gravité extrême.
00:09:32Et aujourd'hui près de 180 ans, 177 ans en l'occurrence après l'abolition de l'esclavage,
00:09:38les députés ont voté à l'unanimité des présents l'abrogation du code noir.
00:09:42Ce sont des textes du XVIIe et du XVIIIe siècle qui organisaient l'esclavage dans les colonies françaises.
00:09:47Partons tout de suite à l'Assemblée nationale rejoindre Dunia Tengour et Olivier Campan à l'Assemblée,
00:09:53avec ce vote à l'unanimité des présents, Dunia.
00:10:00Oui, Pierre, une journée hautement symbolique ici à l'Assemblée nationale.
00:10:04Les députés ont examiné une proposition de loi du groupe Lyot pour abroger officiellement le code noir,
00:10:09ce texte datant du XVIIe siècle qui organisait la traite.
00:10:12Alors concrètement, vous le savez, l'esclavage est aboli depuis 1848.
00:10:16Donc cette mesure ne change rien juridiquement.
00:10:19Mais pour les auteurs du texte, il était important de retirer impérativement ce symbole du droit français.
00:10:25Alors même si le texte faisait l'unanimité ici à l'Assemblée nationale,
00:10:29l'actualité a repris ses droits et les débats également.
00:10:33Alors il y a eu des échanges assez tendus dans l'hémicycle entre les bancs de la France insoumise
00:10:37et ceux du Rassemblement national qui ont débattu sur les conséquences aujourd'hui
00:10:42avec notamment, je cite, le racisme systémique ou encore l'instrumentalisation de l'histoire à des fins politiques.
00:10:49Le député d'ailleurs du Rassemblement national, Sébastien Chenu,
00:10:52a mis en garde contre une récupération de la part de la France insoumise pour servir un agenda politicien.
00:10:59Voilà.
00:10:59Et derrière ce vote aussi, Pierre, ce qu'on a remarqué, ce qui était important aussi,
00:11:03c'est la question qui va venir peut-être après, celle des réparations.
00:11:06Le rapporteur du texte, Max Mathiazin, du groupe Liotte, s'y est dit favorable
00:11:11et que ce sera peut-être la prochaine étape.
00:11:13Voilà ce qu'on pouvait vous dire sur ce vote hautement symbolique aujourd'hui.
00:11:17Exactement, c'est un symbole, Donia, vous avez raison de le rappeler,
00:11:19avec Olivier Campon à l'Assemblée nationale,
00:11:21symbole qu'Emmanuel Macron relance sur la question de la repentance coloniale.
00:11:27C'est Maxime Leguet qui nous explique.
00:11:30La colonisation est un crime contre l'humanité.
00:11:33Ces mots, prononcés depuis l'Algérie en tant que candidat à la présidentielle en 2017,
00:11:38auront collé à la peau d'Emmanuel Macron durant ces deux mandats.
00:11:42Et pour cause, ils annonceront la méthode du président pour tenter de réconcilier les mémoires des deux pays,
00:11:49s'accuser, se repentir et tendre la main vers Alger.
00:11:52Nous vivons, je le crois, un moment unique qui, je l'espère, doit nous permettre de regarder en face ce
00:11:59passé
00:11:59avec beaucoup d'humilité, de volonté de vérité, de mémoire et d'histoire,
00:12:07de faire que ce passé soit un commun et pas quelque chose qui nous empêche.
00:12:12Des paroles qui se traduiront par des actes et notamment la reconnaissance du rôle joué par la France
00:12:18dans la mort de figures algériennes comme le mathématicien Maurice Audin,
00:12:22Ali Boune Menjel ou encore l'Arbi Ben Midi.
00:12:25Le rapport de l'historien Benjamin Stora et l'ouverture des archives sur la période coloniale
00:12:30et plus récemment, la présence de la ministre française Alice Ruffeau à Sétif
00:12:34lors des commémorations des manifestations du 8 mai 1945.
00:12:38Des gestes qui n'auront pas permis pour autant de pacifier les relations tumultueuses entre Paris et Alger.
00:12:44Une contrition qu'Emmanuel Macron souhaite désormais élargir au sujet de l'esclavage.
00:12:49Le 21 mai dernier, il évoque pour la première fois l'idée de réparation
00:12:53liée au rôle de la France dans la traite transatlantique.
00:12:57Voilà les explications de Maxime Le Guay du service politique de CNews Raphaël Stainville
00:13:02pour utiliser un anglicisme.
00:13:05Quel est l'agenda d'Emmanuel Macron ?
00:13:08Quel est le but en fait de cet objectif dans cette dernière année de mandat ?
00:13:13C'est de laisser les clés en disant voilà j'ai fait place nette sur ces questions sensibles
00:13:18ou est-ce que c'est aussi une réappropriation politique pour lui, pour le camp présidentiel ?
00:13:25Non je pense qu'il boucle la boucle, effectivement ça a été très bien dit.
00:13:29Il a commencé sa campagne présidentielle en 2016-2017 en évoquant ce crime contre l'humanité
00:13:38que représentait la colonisation et finalement il achète ça avec la traite
00:13:47et la volonté de pouvoir réparer les crimes commis par la France.
00:13:55Moi ce qui m'inquiète dans ce discours c'est que justement nous évoquions tout à l'heure
00:14:00ceux qui aujourd'hui ont été éduqués dans la détestation de la France.
00:14:05A force de ne faire finalement de ce roman noir de la France que ce récit,
00:14:14on en oublie toutes les grandeurs que la France a apportées
00:14:18et notamment parfois même à l'humanité, pas seulement aux Français.
00:14:22On oublie aussi par souci de plaire à un certain camp,
00:14:28de ne pas s'aliéner à un certain nombre d'hostilités,
00:14:32d'autres crimes commis notamment lors de ces traites par les traites infrafricaines,
00:14:38les traites arabo-musulmanes qui ont aussi existé
00:14:40mais qui sont totalement occultés du débat public
00:14:43comme si finalement il fallait absolument endosser l'entière responsabilité de ces horreurs.
00:14:50Donc moi c'est ce qui me dérange parce qu'à force finalement d'ajouter à l'affliction
00:14:58dont on est coutumier depuis des années,
00:15:02on va faire en sorte que finalement il ne sera plus possible d'aimer la France.
00:15:06Oui et ça c'est un questionnement qui revient et on verra d'ailleurs.
00:15:10Après l'échéance présidentielle de 2027,
00:15:14quels seront les dossiers prioritaires du futur ou de la future présidente ?
00:15:19Ça sera intéressant de savoir parce qu'on peut effectivement chercher dans le passé beaucoup de choses.
00:15:22Le passé nous a laissé des trésors et des mystères.
00:15:25Et effectivement on peut faire surgir du passé énormément de faits historiques.
00:15:30Et ça a été le cas en l'occurrence sur cette question de repentance par Emmanuel Macron.
00:15:34Jordan Bardella qui lui est donc candidat à la présidentielle,
00:15:37annonce portée plainte contre le rappeur Soli
00:15:39après la diffusion d'un clip violent sur Youtube.
00:15:42Alors si vous prenez, il y a quelques sites internet d'ailleurs qui sont assez bien faits,
00:15:46de voir à quel point les paroles de rappeurs,
00:15:49pour certains d'ailleurs qui n'existent plus ou en tout cas qui n'ont plus de nouveaux albums en
00:15:55date,
00:15:55sont violentes.
00:15:56Les paroles parfois, qu'on écoute comme ça d'une oreille un peu distraite,
00:16:01en réalité sont extrêmement violentes.
00:16:04Et la diffusion d'un clip justement sur Youtube a chargé,
00:16:07a conduit Jordan Bardella à porter plainte.
00:16:12L'artiste provoque,
00:16:15montrant plusieurs personnalités violentées, menottées, ligotées,
00:16:19dont le président du RN, explication d'Astrig Yalik.
00:16:25Dans ce clip, le rappeur Soli met en scène Jordan Bardella,
00:16:29Marine Le Pen et Éric Zemmour,
00:16:31frappés, ligotés et humiliés,
00:16:33et le refrain est particulièrement violent.
00:16:41Le président du RN a rapidement réagi sur ses réseaux sociaux
00:16:45et a annoncé déposer plainte.
00:16:47Je dépose évidemment plainte pour les menaces de mort explicites
00:16:51proférées dans ce clip de rap d'un artiste en manque de notoriété et de talent.
00:16:56La violence politique doit cesser, nous ne laisserons plus rien passer.
00:16:59Des contenus pouvant être condamnés par la justice française.
00:17:02Il y a un article particulier, le 222-17 à une A2 du Code pénal,
00:17:07qui réprime les menaces de mort.
00:17:09Trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros.
00:17:12Lorsque c'est réalisé, bien évidemment, par écrit,
00:17:15et comme ce qui nous intéresse, par image.
00:17:18Sur le plan déontologique,
00:17:19aucune possibilité d'apprécier exactement le statut de cette vidéo.
00:17:23Du côté politique, le député LR Julien Aubert estime que cette plainte est justifiée.
00:17:28La plainte déposée par Jordan Bardella est tout à fait légitime.
00:17:31même si elle présente le désavantage de donner de la notoriété à des inconnus,
00:17:35qui jouent peut-être la provocation pour vendre des disques.
00:17:38Aucune réaction à gauche ni du côté de la France insoumise pourtant contactée.
00:17:42Sur son compte Instagram, le rappeur affiche clairement sa volonté
00:17:46de mettre KO les militants d'extrême droite.
00:17:50C'est extrêmement grave, Benjamin Camboli.
00:17:53Je vous rejoins, bien sûr, c'est extrêmement grave.
00:17:56Et puis surtout, c'est à cause des menaces.
00:17:57Ils mettent en scène son exécution.
00:18:00Puis c'est accompagné de cette phrase,
00:18:01un bon raciste est blotté dans son cercueil.
00:18:03Donc oui, la question de la menace de mort.
00:18:06C'est parfois comme si de rien n'était.
00:18:07Sur une musique d'ascenseur, un peu en mode,
00:18:09c'est pas véhément, c'est pas voilà, je vais faire la peau,
00:18:12c'est pas le sujet.
00:18:13Ce qui est véhément, c'est des images.
00:18:14C'est que ça passe comme ça, voilà.
00:18:15Et les images sont extrêmement violentes.
00:18:17Il y a les trois ligotés.
00:18:17Il y a exemple Marine Le Pen et donc M. Bardella,
00:18:20ligotés et le traitement de faveur pour M. Bardella,
00:18:22qui sera donc un coup de pied en pleine tête,
00:18:24qu'ils appellent un pénalty.
00:18:26Mais encore une fois, avec cette phrase,
00:18:27un bon raciste, c'est un raciste blotté dans son cercueil,
00:18:29la plainte pour menace de mort, elle tient la route.
00:18:32Le pénalty d'ailleurs, c'est, vous vous souvenez de Thomas Porte,
00:18:35qui avait, on va voir à l'image, effectivement,
00:18:37mis la tête d'Olivier Dussopt,
00:18:39qui à l'époque était en charge de porter la réforme des retraites
00:18:41en forme de ballon.
00:18:42Et là aussi, il avait écrit sur Twitter,
00:18:45M. le ministre Olivier Dussopt,
00:18:47retirez votre réforme des retraites.
00:18:49Il y avait effectivement ce ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt.
00:18:53Et donc là, c'est ce que disait M. Bensoussan,
00:18:56l'avocat, c'est que c'est réprimé, justement.
00:18:59Oui, bien sûr.
00:19:00Mais tout va dépendre à partir de là de la justice.
00:19:03Parce que côté police, au final, ce n'est pas très compliqué.
00:19:05On sait qui c'est, l'infraction, elle est filmée, elle est diffusée.
00:19:08Mais comment est-ce que le parquet qualifie ça ?
00:19:10Est-ce qu'en effet, il y a menace de mort ?
00:19:13Ça, c'est trois ans que vous en courez.
00:19:14Est-ce qu'il y a provocation à commettre un crime ?
00:19:16Là, c'est cinq ans.
00:19:17Ou alors, est-ce qu'on va vous expliquer que,
00:19:19oui, mais étant donné le profil, la personnalité de l'auteur,
00:19:22c'est peut-être son premier fait,
00:19:23donc on ne va pas punir trop fort, on va mettre du sursis ?
00:19:25Ou alors, tout simplement, l'avocat obtient gain de cause en plaidant la liberté d'expression artistique ?
00:19:30Sur tout ça, on n'a pas la main.
00:19:31Mais ce qui est certain, c'est que...
00:19:32Ça veut dire qu'aujourd'hui, selon des textes aussi,
00:19:35selon cette mesure de la liberté d'expression artistique, on a le droit de tout dire.
00:19:39C'est à la justice d'apprécier si c'est la liberté d'expression artistique qui va primer
00:19:43ou si l'infraction est caractérisée.
00:19:45Mais ce qui est certain, c'est que s'il y a une sanction, c'est dissuasif.
00:19:47S'il n'y en a pas, au final, c'est un coup de pub, plus qu'une sanction.
00:19:50– Raphaël Steinville là-dessus, c'est assez étonnant qu'il y ait cette liberté d'expression artistique
00:19:56qui puisse laisser le champ libre.
00:19:58– Moi, c'est moins la liberté d'expression en tant que telle qui m'interroge
00:20:04que le silence d'une partie de l'échec politique, en l'occurrence la gauche et l'extrême gauche.
00:20:10Qu'aujourd'hui, aucun responsable politique ne prenne le temps et la mesure même de comprendre
00:20:17les enjeux de laisser faire ce genre de rappeur avec les propos scandaleux qu'il peut tenir dans ses clips.
00:20:27C'est oublier peut-être ce qui s'est passé notamment outre-Atlantique
00:20:31avec les menaces qui pesaient sur Charlie Kirk et qui ont fini par être exécutées par une personne.
00:20:41Moi, je pense qu'il y a un vrai risque aujourd'hui dans le champ politique que nous connaissons,
00:20:46ultra polarisé, de laisser faire finalement la nazification de l'adversaire,
00:20:53de laisser entendre que les uns et les autres seraient racistes
00:20:55et donc de presque donner quittus à celui qui pourrait exécuter ce...
00:21:04En tout cas, vous parlez du silence de la gauche et de l'extrême gauche.
00:21:08Moi, j'ajouterais le silence aussi de l'exécutif.
00:21:11On n'a pas encore eu, je crois, de réaction ni du Bloc central,
00:21:16ni des candidats à la présidentielle du centre, c'est-à-dire M. Philippe, M. Attal.
00:21:21J'aimerais bien entendre M. Nunes, par exemple, là-dessus.
00:21:23J'aimerais bien entendre Jean-Didier Berger qui travaille avec Laurent Nunes
00:21:26au ministère de l'Intérieur sur ce genre de propos.
00:21:30Et en fait, cette ultra-violence, elle est ciblée pour qui ?
00:21:35Pour les jeunes.
00:21:36C'est-à-dire que c'est les jeunes qui écoutent, mais même parfois très très jeunes,
00:21:39qui écoutent cette musique de rap sans encore une fois parfois percevoir
00:21:43la portée de ces propos qui sont ultra-violents.
00:21:46Peut-on encore faire la fête en France sans basculer dans le chaos ?
00:21:49C'est la question que posera Gauthier Lebray ce soir dans un grand documentaire,
00:21:53une soirée spéciale à partir de 21h.
00:21:57Écoutez justement, regardez une partie de ce document sur l'ultra-violence.
00:22:03Et vous allez voir une jeune fille qui est prise au piège dans sa voiture.
00:22:07Pourquoi ? C'était lors de la bifinale PSG-Bayern.
00:22:10Tout simplement parce qu'elle porte un maillot du Bayern.
00:22:17Ce soir-là, Camélia porte un maillot du Bayern de Munich, l'une de ses équipes favorites.
00:22:24Une tenue qui va rapidement attirer l'attention
00:22:27et provoquer l'hostilité de nombreux jeunes présents sur place.
00:22:34Camélia est violemment prise à partie par des dizaines de supporters.
00:22:37« Casse-toi, rentre chez toi. Après des insultes, ça pute et tout, etc. »
00:22:44Le véhicule est dégradé sous ses yeux.
00:22:51Camélia reste totalement sidérée par la violence de la scène.
00:22:54« Il y a eu des coups de bâtiment, la voiture, des coups de pied.
00:22:58Du coup, ils ont cassé les deux phares arrière, les deux rétroviseurs, le coffre. »
00:23:05Française d'origine marocaine, Camélia déplore le fait
00:23:07que ces violences donnent une mauvaise image des jeunes issus de l'immigration.
00:23:11« Dans la vidéo, peut-être qu'il y avait des blancs, mais il y avait aussi plein de noirs
00:23:14et d'arabes.
00:23:14Et je trouve ça triste parce qu'on donne raison aux racistes de se dire que c'est toujours les
00:23:18mêmes.
00:23:19Mais on voit la vidéo, mais en fait, ils ont raison, entre guillemets.
00:23:21J'ai pas envie qu'on nous voit comme des gens qui savent pas se conforter,
00:23:25qui vandalisent une voiture pour un C ou pour un non.
00:23:28Vous voyez, parce que moi, je suis musulmane, je sais pas du tout comme ça que notre religion a nous
00:23:33dit de fonctionner.
00:23:33Vous voyez, c'est rien à voir avec les valeurs que l'islam nous apprend, nous, vous voyez. »
00:23:39Le témoignage de Camélia que vous retrouverez lors de ce débat ce soir à 21h avec Gauthier Lebray.
00:23:47Dans un instant, elle a le courage de venir nous parler de la perte de son mari
00:23:52dans des conditions absolument effrayantes et tragiques.
00:23:55La veuve d'Alban Gervais, Christelle Gervais, est avec nous.
00:23:58Dans un instant, c'est sur CNews.
00:24:01Dans un instant, Mohamed El, déclaré pénalement irresponsable du meurtre d'Alban Gervais à Marseille en 2022,
00:24:06va quitter l'hôpital psychiatrique pour un programme de soins allégés.
00:24:09Et on en parle avec la veuve d'Alban Gervais, ça sera juste après les informations de Somaïa Labidi.
00:24:15Et à la une de l'actualité, les traitements anti-obésité Ouigovi et Mounjaro bientôt remboursés en France.
00:24:21À partir de la mi-juin, ces deux médicaments seront pris en charge à hauteur de 65%.
00:24:26Pour les patients atteints d'obésité sévère, 1 à 2 millions de personnes sont concernées selon la Haute Autorité de
00:24:32Santé.
00:24:33Les États-Unis disent avoir mené des frappes défensives dans le sud de l'Iran.
00:24:374 drones d'attaque qui représentaient, je cite, une menace autour du détroit d'Or nous ont été abattus,
00:24:43tout comme une station de contrôle au sol à Bandarabas qui menaçait de lancer un cinquième engin.
00:24:49Et puis on termine avec cette image rare et loin de la Papamobile.
00:24:52Le constructeur Ferrari a présenté hier la nouvelle Luce, son premier modèle 100% électrique au Papillon 14,
00:24:59lors d'une visite à Castelgondolfo.
00:25:01Un bolide à 5 places, très rapide et silencieux affiché à 550 000 euros.
00:25:06Vous en avez commandé une ?
00:25:07Bien sûr, même trois pour vous en offrir une à vous et Sabrina Birlin pour tout vous dire.
00:25:12C'est gentil.
00:25:12On a de la chance.
00:25:13En tout cas, lui il est monté dedans.
00:25:16C'est le contraire de Luca Di Montezemolo qui a été pendant très longtemps le PDG de Ferrari.
00:25:21Il est arrivé au salon, il a dit ça.
00:25:23Vous ne voulez pas nous faire un commentaire ?
00:25:24Il a dit que c'est la pire des choses qui puisse arriver à Ferrari.
00:25:28Il dit que c'est 37 ans qu'ils ont mis le cheval cabré dessus.
00:25:31En Italie, c'est un séisme évidemment que l'ancien patron de Ferrari a chuté immédiatement.
00:25:39Parce que quand Montezemolo, qui a dirigé la marque pendant je crois 30 ans, s'exprime évidemment.
00:25:47On entend parler de lui.
00:25:48Bref, sont à table avec moi Benjamin Combulive du porte-parole d'Alternative Police CFDT,
00:25:57Raphaël Stainville du JDD, Sabrina Birlin-Bouillet qui va donc avoir une Ferrari en cadeau est en plateau.
00:26:04Également pour expliquer l'effet de Mohamed El qui a été déclaré pénalement irresponsable du meurtre d'Alban Gervaise à
00:26:12Marseille.
00:26:12C'était en 2022 ce meurtre terrible, effroyable de ce père de famille qui était venu chercher ses enfants à
00:26:17l'école.
00:26:18Oui, c'est là que tout bascule le 10 mai 2022 à Marseille, Alban Gervaise.
00:26:22Il a 40 ans, il est médecin militaire français et il s'installe dans sa voiture.
00:26:27Avec sa fille, un bébé âgé de seulement 20 mois, devant l'école de ses enfants parce qu'il va
00:26:31chercher ses deux fils ce jour-là.
00:26:33Et c'est à ce moment-là, dans la voiture, qu'il est violemment attaqué par un individu qui entre
00:26:37dans le véhicule subitement, qui l'agresse.
00:26:40Alors Alban Gervaise a d'abord ce réflexe de protéger sa fille, puis il va dehors, il quitte le véhicule
00:26:46et il est pris en chasse par cet individu, couteau à la main, un couteau suisse, jusqu'à ce que
00:26:51l'individu le rejoigne, le poignarde, à plus de 10 reprises.
00:26:57Plus de 10 reprises, il succombera à ses blessures, Alban Gervaise, après 17 jours de réanimation.
00:27:03Quant à l'assaillant, il est maîtrisé par des passants, il se met à hurler des propos en parlant du
00:27:07diable, de Dieu.
00:27:08Une fois interpellé, on n'en sait plus sur son profil.
00:27:11Cet agresseur, il s'appelle Mohamed El, il est de nationalité française, il a 23 ans à l'époque.
00:27:16Il est alors sans casier judiciaire, mais connu des services de police pour des affaires liées aux stupéfiants.
00:27:22Son état, à l'époque, permet une garde à vue.
00:27:24C'est là qu'on découvre qu'une heure avant, il avait fait le même procédé.
00:27:28Il était allé devant une école, était entré subitement dans une voiture, mais là, la conductrice avait par chance eu
00:27:32le temps de s'enfuir.
00:27:35Trois expertises psychiatriques ont été réalisées au cours de l'instruction.
00:27:38Et avait conclu à une abolition du discernement du meurtrier au moment des faits.
00:27:43On parle de bouffée délirante aiguë parce qu'il était consommateur et positif au cannabis.
00:27:49Alors depuis, en juin 2025, il est déclaré pénalement irresponsable par la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
00:27:55Il n'est donc pas jugé, il est interné en psychiatrie.
00:27:59Mais l'histoire, elle ne s'arrête pas là.
00:28:01Son hospitalisation complète va prendre fin dans les jours à venir.
00:28:05Une décision qui a été prise par des psychiatres et validée par la préfecture.
00:28:09Et donc maintenant, le meurtrier sera à l'hôpital de jour, c'est-à-dire du lundi au vendredi à
00:28:13l'hôpital.
00:28:14Mais chaque soir et y compris le week-end, à un domicile, donc à l'extérieur de l'hôpital.
00:28:19Il pourra donc retourner à son domicile.
00:28:21C'est un début de réinsertion, mais aussi un début sans doute de libération concernant ce meurtrier.
00:28:27Et c'est là-dessus justement qu'interpelle Christelle Gervais qui est avec nous.
00:28:32Bonjour Madame, merci beaucoup de prendre la parole.
00:28:35C'est justement le fait qu'il soit partiellement libéré pour ensuite, dans un second temps, être libéré totalement,
00:28:42que vous, ce que vous dites Christelle Gervais, c'est attention, il peut tout à fait recommencer.
00:28:47Bonjour, je vous remercie de m'accueillir.
00:28:49Oui, effectivement, moi, à partir du moment où j'ai appris cette décision de sortie d'hospitalisation complète,
00:28:56ma grande inquiétude, c'est le risque de récidive, en fait, puisque, comme vous le disiez tout à l'heure,
00:29:01il était effectivement positif au cannabis.
00:29:04Il va potentiellement être réexposé à ses toxiques.
00:29:07On le sait qu'il favorise le risque de bouffer d'élire en aigu.
00:29:10Et s'il a une pathologie psychiatrique chronique telle que celle évoquée par les psychiatres,
00:29:15il est aussi à risque de rechute.
00:29:17Donc, moi, je suis très inquiète d'une rupture de soins, d'une éventuelle fugue et d'un éventuel passage
00:29:22à l'acte de nouveau.
00:29:23Vous avez adressé une lettre ouverte au ministre de la Justice, il me semble, Christelle.
00:29:29Tout à fait. J'interpelle M. Darmanin depuis très longtemps maintenant.
00:29:34Vraiment, je lui ai écrit beaucoup de courriers et je n'ai jamais eu de réponse.
00:29:38Donc, voilà, j'ai écrit cette lettre ouverte qui lui est destinée.
00:29:43Et qu'est-ce que vous lui dites, sans rentrer évidemment dans les détails ?
00:29:47Vous vous inquiétez de cette sortie peu à peu du meurtrier de votre mari, mais encore ?
00:29:56Alors, effectivement, il y a la question de la récidive.
00:29:58Mais au-delà de ça, moi, je trouve que le sujet de l'irresponsabilité pénale tel qu'il est appliqué
00:30:03aujourd'hui ne convient pas.
00:30:06En tout cas, nous, en tant que famille de victimes, déjà, je suis désolée,
00:30:09mais on a été privés quand même d'une partie de la procédure.
00:30:12On a été privés d'un procès.
00:30:14On est privés d'une condamnation qui marquerait la gravité de l'acte.
00:30:18Et on est aussi soumis à cette libération, quatre ans après, à peine, qui nous inquiète fortement.
00:30:25Donc, moi, je demande vraiment un grand débat.
00:30:28Il faut absolument faire un débat qui entend tout le monde, qui entend le ministère de la Justice,
00:30:32qui entend le ministère de la Santé par rapport à l'état de la psychiatrie en France.
00:30:35Ce serait illusoire de croire qu'aujourd'hui, la psychiatrie en France n'est pas sinistrée.
00:30:40Je demande aussi qu'on entende les familles de victimes,
00:30:42comme il y a une association, l'association Delphine Sandrine, qui se bat à ce propos,
00:30:47qui aimerait être entendue et qui a plein de propositions.
00:30:49Il faut vraiment entendre tous ceux qui interviennent dans ce type de débat.
00:30:52Il faut arrêter aussi de croire que la parole des victimes n'a pas de poids.
00:30:56Oui. Donc, en fait, aujourd'hui, il est pénalement, Sabrina, irresponsable.
00:31:01Il est pénalement irresponsable.
00:31:02Alors qu'il me semble, mais vous allez peut-être me corriger,
00:31:05que les deux écoles dans lesquelles il se rend sont des écoles catholiques.
00:31:10C'est-à-dire que la première, où il échoue parce que la condutrice, effectivement, arrive à s'en sortir,
00:31:15et la deuxième, où sont scolarisés, effectivement, les enfants de Christelle et Alban Gervaise,
00:31:21sont des écoles catholiques.
00:31:22Tout à l'heure, on parlait sur un autre sujet de la peur, de l'effacement de la France.
00:31:27Mohamed, elle, on ne sait pas quelle est sa confession,
00:31:30mais en tout cas, on arrive quand même sur un terrain
00:31:33qui mérite à tout le moins une interrogation ou un débat.
00:31:37Pourquoi est-ce qu'il a visé deux écoles qui se trouvent être des écoles catholiques
00:31:40et pas des écoles publiques et donc laïques ?
00:31:42La question se pose, vous avez tout à fait raison, c'était deux établissements catholiques.
00:31:46Mais le problème là-dedans, c'est qu'à partir du moment où vous avez un collège de psychiatres
00:31:51qui estime qu'il n'est pas responsable, qu'il avait une abolition du discernement au moment des faits,
00:31:56eh bien, le juge allait main liée.
00:31:57Et puis après, c'est une validation de la préfecture pour tout ce qui est hospitalisation allégée, etc.
00:32:03Le processus, après, il est mis en marche.
00:32:04Vous dites validation de la préfecture quasi automatique,
00:32:06c'est-à-dire qu'eux, ils ne regardent pas, c'est-à-dire que c'est un dossier, on
00:32:10appose le tampon.
00:32:12Ce qui est deux fois plus dommageable parce que, elle le dit Christelle,
00:32:17là, il va devoir s'installer quelque part, a priori au domicile de ses parents.
00:32:21Le domicile de ses parents est à environ 30 kilomètres du domicile de Christelle et de ses trois enfants.
00:32:26Comment peut-on imaginer que les enfants, à un moment ou à un autre,
00:32:30puissent se retrouver face à cet individu ?
00:32:32Évidemment, il y a une interdiction de contact avec la famille.
00:32:35Mais vous savez, il était responsable pénalement.
00:32:39Vous voyez, si on continue dans cette logique, il peut y avoir...
00:32:41Bon, tout ça pour dire que les victimes ont vraiment un besoin de réponse à ce niveau-là
00:32:47et qu'il y a un sentiment d'abandon parce que ça fait seulement quatre ans
00:32:51que leur papa, son époux a été volé.
00:32:55Parce que ce meurtre est très violent.
00:32:57Il faut aussi se rendre compte que les enfants, notamment...
00:32:59Avec un couteau suisse.
00:33:01Avec un couteau suisse.
00:33:02Et puis, la plus petite qui était dans la voiture,
00:33:05et Christelle pourra sans doute vous le dire,
00:33:07a tout de même des images qui lui reviennent avec le temps.
00:33:09Donc, il y a un traumatisme qui est durable pour cette famille.
00:33:13Il faut vraiment en avoir conscience.
00:33:15Christelle Gervaise, parlez-nous, si vous le pouvez,
00:33:17et si vous le souhaitez, du traumatisme qu'endurent encore aujourd'hui vos enfants.
00:33:22Effectivement, là, depuis quatre ans, leur vie est difficile
00:33:25et ils ont un deuil qui est traumatique.
00:33:28C'est-à-dire qu'ils ont...
00:33:29Ma fille a été présente, mes garçons, leur cerveau a imaginé ce qui avait pu se passer.
00:33:33Là, je vous laisse imaginer l'état dans lequel ils peuvent être aujourd'hui,
00:33:36alors qu'ils savent que le meurtrier de leur papa n'est plus enfermé à temps complet.
00:33:41Pour eux, c'est terrible.
00:33:42Et voilà, ma fille m'a demandé, m'a dit qu'elle se souvenait qu'il était grand,
00:33:47mais qu'elle voulait voir une photo au cas où elle le croiserait dans la rue.
00:33:51Mon fils est très inquiet de le croiser.
00:33:54J'avoue, je lui ai menti, je lui ai dit qu'il n'avait pas le droit de venir à
00:33:56Marseille
00:33:56parce que, pour moi, ça aurait dû être une évidence
00:33:59que cette personne n'a pas le droit de venir dans la ville où nous nous habitons,
00:34:02d'autant que son téléphone avait borné plusieurs semaines avant le meurtre,
00:34:07avait borné plusieurs fois, pas si loin que ça, de mon domicile.
00:34:10Pour moi, ça devrait être une évidence, cet élénement systématique.
00:34:13Mes enfants vivent un deuil terrible avec des images affreuses en tête
00:34:16qu'on ne devrait pas avoir à cet âge.
00:34:17Et là, en fait, cette décision, en plus, si tôt, vraiment si tôt dans notre deuil,
00:34:22elle est terrible pour nous et elle réactive vraiment le traumatisme.
00:34:25Benjamin Cambolive, que dit le policier de cette affaire ?
00:34:29Déjà, tout le monde soutient à cette dame.
00:34:33Et ensuite, c'est vrai que c'est atroce ce que vit cette famille
00:34:37parce que c'est un enchaînement d'épreuves.
00:34:39Déjà, il faut digérer le drame en lui-même.
00:34:41Après, il faut digérer l'irresponsabilité pénale.
00:34:43Maintenant, le fait que la personne va ressortir.
00:34:45Après, c'est le principe de la primauté de la médecine sur l'action de justice.
00:34:50À la seconde, où il est déclaré irresponsable
00:34:53et qu'il se retrouve en établissement psychiatrique fermé,
00:34:55techniquement, il n'est plus sous la responsabilité de l'axe police-justice.
00:34:59Tout s'efface devant la décision de l'expert.
00:35:01Moi, je ne suis pas psychiatre.
00:35:02Du collège d'experts ?
00:35:03C'est ça.
00:35:03Moi, je n'ai pas...
00:35:04Parce qu'ils étaient plusieurs, je crois.
00:35:05Oui, ils sont plusieurs.
00:35:05Il y a plusieurs experts qui se prennent.
00:35:07Alors, non seulement sur le fait de dire qu'il est irresponsable pénalement,
00:35:10mais après, également, une fois qu'il est en établissement psychiatrique fermé,
00:35:13pour dire, voilà, nous, collège d'experts,
00:35:16nous déclarons que nous estimons que la dangerosité a baissé suffisamment
00:35:20pour pouvoir permettre, si ou ça, un système qui est sain,
00:35:22c'est un système qui est capable de maintenir à l'écart de la société
00:35:25des gens qui sont dangereux.
00:35:26Quand c'est la prison, entre guillemets, c'est simple.
00:35:28Il y a une peine, il faut qu'elle soit exécutée.
00:35:30S'il y a un trop grand décalage entre ce qui est prévu,
00:35:32ce qui est prononcé et ce qui est réellement exécuté,
00:35:34on peut dire, voilà, vous voyez, il y a ça qui ne va pas.
00:35:36Là, c'est beaucoup plus délicat en tant que commentateur extérieur,
00:35:39parce que l'action de l'expert psychiatre pour déterminer
00:35:42à quel moment la dangerosité a baissé et ce qui est permis comme mesure ou non,
00:35:46malheureusement, on n'a pas la main sur ça,
00:35:48mais je comprends totalement que ce soit extrêmement choquant
00:35:50pour les familles des victimes.
00:35:51Christelle Gervais, une question aussi,
00:35:53puisque ça a été un peu abordé dans notre débat,
00:35:55mais j'aimerais vous entendre là-dessus.
00:35:57Comment est-ce que ça a été abordé, ou pas d'ailleurs,
00:36:00la question, justement, que ces deux écoles étaient catholiques,
00:36:04les deux écoles visées par l'agresseur ?
00:36:07Alors là, je vais me permettre de corriger,
00:36:09parce que la première école est une école publique, je crois, non catholique.
00:36:14Et par contre, l'école où mon mari a été agressé était une école catholique.
00:36:19Mais au-delà de ça, on peut quand même…
00:36:21Moi, je m'interroge en tout cas sur ce point-là depuis quatre ans.
00:36:24On peut quand même s'étonner qu'en se promenant,
00:36:27comme il l'a fait dans le quartier,
00:36:29son choix se porte sur deux écoles en particulier.
00:36:32Il y a des tas de commerces dans le coin.
00:36:35Il a quand même fait le choix de tenter de passer à l'agre devant deux écoles.
00:36:38Et moi, ça m'a toujours interpellée.
00:36:40Et je trouve que c'est une des grandes questions de ce dossier.
00:36:43On n'aura jamais eu la réponse,
00:36:45aussi parce qu'on a été privés d'un procès,
00:36:46puisqu'il est passé dans la chambre de l'instruction
00:36:48qui a conclu à l'irresponsabilité pénale.
00:36:50Mais là où vous avez raison, c'est qu'effectivement,
00:36:52c'est un dossier qui a basculé complètement de la justice à la médecine,
00:36:56mais sans engagement de responsabilité de qui que ce soit.
00:36:59Donc vous me confirmez que cette question n'a jamais été abordée devant quiconque ?
00:37:04Non, effectivement.
00:37:05Et ça, effectivement, on peut le regretter.
00:37:07On en parlait tout à l'heure, effectivement, Raphaël Saint-Ville,
00:37:11de l'effacement aussi de la culture patrimoniale française.
00:37:15Oui, mais là, en l'espèce, ce qui est terrible,
00:37:20c'est les injustices qui s'ajoutent aux injustices.
00:37:23Moi, j'ai une question qui demeure.
00:37:27C'est maintenant que la préfecture de police de Marseille
00:37:31a acté de la possible libération de ce criminel
00:37:36qui n'a pas été tenu pour responsable des crimes qu'il a commis,
00:37:40qu'on sait qu'il sera le week-end chez ses parents
00:37:45ou en tout cas dans un domicile.
00:37:47Quelles garanties on offre pour finalement s'assurer
00:37:51qu'il soit bien chez ses parents ?
00:37:54Est-ce que c'est une liberté qui est conditionnée ?
00:37:57Quelles sont les modalités ?
00:37:58Et comment Mme Gervaise et ses enfants
00:38:03peuvent finalement espérer n'avoir jamais à croiser
00:38:08cet homme dans leur proximité ?
00:38:11Encore une fois, c'est ce collège d'experts
00:38:12qui va lui venir fixer les modalités.
00:38:15Encore lui qui va fixer des modalités qui sont pourtant techniques.
00:38:18Souvent, c'est avec un traitement.
00:38:20Mais après, ça rejoint la problématique générale
00:38:23de la gestion de la psychiatrie en France
00:38:24avec un système qui est tout en extérieur.
00:38:26Bien souvent, on colle les gens sous traitement
00:38:28et où tout va bien jusqu'à ce que tout taille mal.
00:38:31Et malheureusement, c'est l'un des risques du système
00:38:34et qui est faillible, très clairement.
00:38:35Quelle est votre action dans les prochains jours ?
00:38:38Christelle Gervaise, vous prenez la parole sur CNews.
00:38:42On vous en remercie.
00:38:43Vous avez été sur Europe 1 ce matin.
00:38:45Je crois que vous allez donner une interview au Figaro.
00:38:48Est-ce que les médias vous aident dans le fait
00:38:53de mettre un coup de projecteur sur cette affaire
00:38:55qui, encore une fois, n'est pas éclaircie ?
00:38:58Déjà, je vous remercie très sincèrement
00:39:00parce qu'effectivement, j'ai pu être interrogée
00:39:03sur votre antenne.
00:39:04Et effectivement, j'ai la chance, entre guillemets,
00:39:06de pouvoir être entendue.
00:39:08Alors, peut-être pas par tous les médias, c'est certain.
00:39:12Mais en tout cas, j'essaye de porter mon message.
00:39:15Et ce n'est pas seulement mon message.
00:39:17Vous savez, j'échange avec beaucoup de familles
00:39:19qui sont victimes de meurtriers déclarés irresponsables
00:39:23sur le plan pénal.
00:39:23Et c'est vraiment notre voix à tous que je veux porter.
00:39:26Vraiment, pas uniquement la mienne.
00:39:28C'est ça, en fait.
00:39:29Il ne faut pas oublier que je ne suis pas seule
00:39:30à vivre cette épreuve.
00:39:31On est vraiment malheureusement nombreux.
00:39:34Et on a des propositions.
00:39:35Comme je le disais avec l'association Delphine-Candrine,
00:39:37on a des propositions de choses à faire
00:39:39pour améliorer le dossier d'irresponsabilité pénale.
00:39:42Et j'espère pouvoir porter notre voix à tous.
00:39:45Merci beaucoup.
00:39:46Merci pour votre courage, Christelle Gervaise.
00:39:48Merci d'avoir été avec nous en duplex de Marseille.
00:39:51Partons à Mérindol maintenant dans le Vaucluse
00:39:54où un enfant de 9 ans a été retrouvé enfermé
00:39:58dans un placard d'à peine 1 mètre carré
00:40:00au domicile familial.
00:40:03C'est une affaire qui intervient quelques semaines seulement
00:40:05après, souvenez-vous, cet enfant qu'on a retrouvé
00:40:06dans une camionnette en Alsace
00:40:08qui a vécu un an et demi
00:40:11à cause d'une affaire familiale
00:40:14de famille recomposée.
00:40:17D'ailleurs, on aimerait bien avoir des nouvelles
00:40:18de ce petit gamin qui a vécu quand même
00:40:21un an et demi.
00:40:21Là, ce n'est pas un an et demi,
00:40:23c'est une quinzaine de jours.
00:40:24Mathieu Devesse, racontez-nous.
00:40:26Exactement, Pierre.
00:40:26On est à Mérindol, vous l'avez dit.
00:40:27Village de 2000 habitants.
00:40:29C'est dans le Vaucluse.
00:40:30Une maison familiale.
00:40:31Quatre enfants, quatre garçons.
00:40:34Vendredi dernier, il y a six jours,
00:40:35les gendarmes vont se rendre au domicile.
00:40:37Et c'est le beau-père qui va leur ouvrir la porte.
00:40:39Car selon plusieurs voisins auparavant,
00:40:41l'un des enfants, âgés de 9 ans,
00:40:43était toujours absent.
00:40:44Absent des sorties familiales.
00:40:46Une situation qui avait fini par intriguer,
00:40:48pour le moins, le voisinage.
00:40:49Et certains ont donné l'alerte aux autorités.
00:40:52À l'intérieur, quand les gendarmes arrivent,
00:40:54c'était vendredi dernier.
00:40:56Il y a six jours, ils découvrent le petit garçon
00:40:58enfermé dans une pièce.
00:41:00Une pièce d'à peine plus d'un mètre carré.
00:41:02Un cagibi sans matelas ni coussin
00:41:04avec une simple bassine.
00:41:06Bassine qui sert de toilette.
00:41:09L'enfant est contraint d'y faire ses besoins.
00:41:12Il mangeait et dormait là, semble-t-il,
00:41:14à même le sol.
00:41:15Il était également couvert de piqûres,
00:41:17piqûres de puces,
00:41:18selon la procureure de la République d'Avignon.
00:41:20L'enfant se trouvait dans le placard
00:41:22depuis une quinzaine de jours.
00:41:24Elle précise que ses conditions de vie exactes,
00:41:26c'est-à-dire les repas, les sorties,
00:41:28également sa présence régulière ou non à l'école,
00:41:31tout ça, ça reste en cours d'évaluation.
00:41:34Mais en tout cas, cet enfant,
00:41:35il était bien scolarisé.
00:41:36Dans la foulée, le beau-père,
00:41:38compagnon donc de la mère de l'enfant,
00:41:40a été interpellé.
00:41:41Il a également été mis en examen,
00:41:43placé en détention provisoire.
00:41:45Une information judiciaire a été ouverte,
00:41:47notamment pour privation de soins,
00:41:49privation d'aliments,
00:41:50compromettant la santé d'un mineur
00:41:52de moins de 15 ans.
00:41:53Il a en effet 9 ans, ce petit garçon.
00:41:55À ce stade, le parquet n'a pas encore précisé
00:41:57ce qu'il était advenu de la mère de l'enfant.
00:42:00L'enfant lui a été confié
00:42:02à un tiers digne de confiance.
00:42:04On ne sait pas exactement à qui il a été confié.
00:42:06En tout cas, sachez qu'en parallèle,
00:42:07une évaluation sociale d'urgence est en cours
00:42:09afin de déterminer à présent
00:42:11les mesures de protection
00:42:13pour cet enfant.
00:42:14Également pour ses trois frères,
00:42:16très affaibli et amaigri.
00:42:17Le garçon, il a été transporté à l'hôpital.
00:42:20Merci beaucoup, Mathieu Devezon.
00:42:21Sans votre émotion, je peux vous dire que je la partage.
00:42:24C'est des histoires qui sont difficilement commentables.
00:42:26Donc, on s'abstiendra à tout commentaire.
00:42:28Mais bien sûr, on vous tiendra au courant
00:42:29de l'avenir de ce petit garçon
00:42:31qui a d'ailleurs fait un dessin
00:42:33pour remercier ceux qui l'ont retrouvé.
00:42:35Dans un instant, toute autre chose.
00:42:37Klim ou pas Klim ?
00:42:39Quel est votre avis ?
00:42:39A tout de suite.
00:42:42Dans un instant, Klim ou pas Klim ?
00:42:45C'est la question.
00:42:46Mais d'abord, les infos avec Sommayal Abidi.
00:42:48Et justement, la question est reliée.
00:42:50La France encore écrasée par la chaleur.
00:42:5217 départements placés en vigilance orange
00:42:54canicule par Météo France.
00:42:56Dont parier sa petite couronne.
00:42:59Le mercure pourrait monter jusqu'à 39 degrés.
00:43:01Une situation inédite pour une fin mai.
00:43:05Des températures records et précoces
00:43:07qui mettent à rue des preuves
00:43:08de nombreux corps de métier
00:43:09comme le racontent à notre micro
00:43:11ces salariés.
00:43:13C'est la première fois qu'on voit ça
00:43:14sous des conditions jusqu'à 36, 37
00:43:17comme hier après-midi, 37 degrés.
00:43:19C'était très compliqué.
00:43:20Très compliqué.
00:43:21Il y avait la chaleur des moteurs,
00:43:22la chaleur des engins.
00:43:23Il n'y a pas d'air.
00:43:24Donc, automatiquement,
00:43:25on fait plus d'arrière,
00:43:26on fait plus de force.
00:43:27On se dit qu'on va avoir chaud, très chaud.
00:43:30Et c'est pour ça que l'entreprise
00:43:31a aménagé nos horaires.
00:43:33On commence le matin de bonne heure
00:43:35et on finit l'après-midi de bonne heure aussi.
00:43:37Oui, la chaleur, ça fait deux.
00:43:39Je la déteste.
00:43:40Avant, je ne craignais pas.
00:43:41Mais là, plus je passe dans l'âge,
00:43:43plus c'est dur.
00:43:49Au 90e jour de conflit
00:43:50et après la reprise
00:43:51des frappes américaines sur l'Iran,
00:43:53le guide suprême iranien,
00:43:54Mosh Tabach Amenei,
00:43:55affirme que les Etats-Unis et Israël
00:43:57cherchent, je cite,
00:43:58à mettre la nation à genoux
00:43:59dans une déclaration écrite diffusée
00:44:01par la télévision d'Etat.
00:44:03Et puis, on termine ce journal
00:44:05par les Européens
00:44:06qui étudient la possibilité
00:44:08de parler avec Vladimir Poutine.
00:44:10L'Europe se demande
00:44:11s'il n'est pas temps d'envisager
00:44:12de dialoguer avec Moscou
00:44:14de la guerre en Ukraine.
00:44:15Le sujet va être à l'ordre du jour
00:44:17d'une réunion des ministres
00:44:18des Affaires étrangères de l'UE
00:44:19qui débute aujourd'hui
00:44:20à Limassol,
00:44:21sur l'île de Chypre.
00:44:22Merci Somaïa.
00:44:24Labidi,
00:44:24à tout à l'heure
00:44:24pour d'autres informations.
00:44:26La chaleur,
00:44:26la clim,
00:44:27on en parle,
00:44:28y compris dans la chronique éco.
00:44:31Votre programme
00:44:32avec Bien Ici.
00:44:33On est bien ici.
00:44:34Trouvez votre futur logement
00:44:36par vie de quartier
00:44:37et temps de trajet
00:44:37sur bienici.com.
00:44:39Avec Eric de Hittematen.
00:44:40Bonjour Eric.
00:44:41Bonjour Pierre.
00:44:42Alors justement,
00:44:42clim ou pas clim,
00:44:43c'est la question.
00:44:44Certains pays sont très bien équipés,
00:44:45d'autres très en retard.
00:44:46Et alors la France dans tout ça ?
00:44:47Écoutez,
00:44:48je suis surpris,
00:44:49c'est plutôt bien.
00:44:49Je parle des résidences principales,
00:44:5225%.
00:44:53Un foyer sur quatre
00:44:54donc est équipé,
00:44:55c'est ce que dit l'ADEME.
00:44:56Un foyer sur quatre
00:44:56avec des petites clim mobiles,
00:44:58bien sûr,
00:44:58parce que dans les bâtiments administratifs,
00:45:00les hypermarchés,
00:45:01les galeries commerciales,
00:45:02le taux d'équipement là
00:45:03est vraiment bien,
00:45:05il est bon.
00:45:05On voit bien dans l'administration,
00:45:07sauf dans les écoles,
00:45:08bien sûr,
00:45:08mais on en parlera dans un instant.
00:45:10Quand vous voyez,
00:45:11en Europe,
00:45:11c'est très très faible,
00:45:1210%.
00:45:13C'est rien,
00:45:13parce qu'il y a les pays du Nord,
00:45:14ils n'en ont pas besoin.
00:45:15Le Japon en revanche,
00:45:16là, c'est le record du monde.
00:45:1891% des foyers privés,
00:45:21des particuliers,
00:45:21donc,
00:45:22sont équipés de cette clim.
00:45:23Les Etats-Unis,
00:45:23à peu près pareil,
00:45:2490%.
00:45:25Donc,
00:45:25vous le voyez,
00:45:27si on parle de plan clim,
00:45:29ça concernera donc
00:45:31les 75% de Français
00:45:32qui n'ont pas encore
00:45:33la clim chez eux,
00:45:34et ça coûtera cher.
00:45:35Très intéressant,
00:45:36ces chiffres.
00:45:36Et quelles sont les perspectives ?
00:45:38Alors,
00:45:38c'est déjà une explosion
00:45:39d'équipement,
00:45:40il faut bien le préciser.
00:45:41Vous savez,
00:45:41il y a une étude
00:45:43qui dit qu'en 2050,
00:45:44le nombre de clim
00:45:45va tripler.
00:45:46Vous vous rendez compte,
00:45:47il y a de la marge.
00:45:48On en aura 6 milliards
00:45:50en fonction,
00:45:50donc,
00:45:50dans le monde entier,
00:45:51bien sûr,
00:45:52trois fois plus qu'aujourd'hui.
00:45:53Je dis bien 6 milliards.
00:45:54Vous vous rendez compte
00:45:54ce que ça représente
00:45:55le nombre de clim.
00:45:55Alors,
00:45:56le revers de la médaille,
00:45:57c'est que ça va poser
00:45:57un problème énorme
00:45:58pour l'environnement
00:45:59parce que la clim,
00:46:00elle rafraîchit l'intérieur.
00:46:02Là,
00:46:02on est bien dans ce studio
00:46:03où l'air frais vient.
00:46:04En revanche,
00:46:04derrière,
00:46:05dans les dehors,
00:46:05vous avez des gros tuyaux
00:46:07qui sortent de l'air chaud
00:46:08et ça,
00:46:08c'est vraiment catastrophique
00:46:09parce qu'on émet du CO2,
00:46:11donc on réchauffe l'atmosphère.
00:46:12Et puis,
00:46:12en plus,
00:46:12ça va créer un pic
00:46:13de consommation électrique.
00:46:14Si vous regardez
00:46:15l'Arabie saoudite aujourd'hui,
00:46:1670% de la demande
00:46:18en électricité,
00:46:19c'est pour se rafraîchir.
00:46:20Vous imaginez ?
00:46:21Alors,
00:46:22en France,
00:46:22surtout en France,
00:46:23on a de la chance
00:46:24parce qu'on a le nucléaire,
00:46:26donc on pourra produire,
00:46:27mais comme il y aura aussi
00:46:29la voiture électrique,
00:46:30comment on va faire ?
00:46:31Vous voyez,
00:46:32c'est pour ça que souvent
00:46:32ceux qui disent
00:46:33« Ah oui,
00:46:33on a trop d'électricité en France,
00:46:35c'est de la folie,
00:46:36l'éolien »,
00:46:36bon,
00:46:37on peut en discuter,
00:46:38mais peut-être qu'un jour ou l'autre,
00:46:39on sera bien content
00:46:40de l'avoir pour nous trouver
00:46:41des panais.
00:46:41En tout cas,
00:46:42la France,
00:46:42elle est bien équipée
00:46:43pour produire son électricité.
00:46:45Et alors,
00:46:45du coup,
00:46:45on n'a pas de constructeurs
00:46:46de clim en Europe ?
00:46:47C'est vraiment assez catastrophique
00:46:49sur le plan de la balance commerciale
00:46:50parce que si vous achetez
00:46:51votre clim dans des grandes
00:46:53surfaces commerciales,
00:46:55aucun Français,
00:46:55alors le seul Français,
00:46:56je vous le dirai en finale,
00:46:57mais si on prend le top 10,
00:46:58alors bon,
00:46:59Daikin,
00:47:00japonais,
00:47:00Mitsubishi,
00:47:01japonais,
00:47:01Panasonic,
00:47:02japonais,
00:47:02LG,
00:47:03sud-coréen,
00:47:03Samsung,
00:47:04sud-coréen,
00:47:05Hitachi,
00:47:06japonais,
00:47:06Toshiba,
00:47:06japonais,
00:47:07pas de chinois,
00:47:08il faut le dire,
00:47:08pour l'instant,
00:47:09ce n'est pas tellement développé.
00:47:10Et le français,
00:47:11c'est Atlantique,
00:47:12qui est franco-japonais,
00:47:13Olympia Splendid,
00:47:14je ne connais pas la marque,
00:47:14mais il paraît que c'est français.
00:47:16Alors,
00:47:16je termine par un point,
00:47:16les écoles,
00:47:17oui,
00:47:17c'est la grande question.
00:47:18Il y a un plan clim qui est toujours à l'étude,
00:47:20mais bon,
00:47:20il ne vient pas,
00:47:21c'est reporté chaque année.
00:47:22Le RN réclame,
00:47:23bien sûr,
00:47:24un plan clim,
00:47:24mais c'est évalué à 50 milliards,
00:47:26quand même,
00:47:2650 milliards.
00:47:28Alors,
00:47:28quand on voit les déficits de la France actuellement,
00:47:30comment on va financer ça ?
00:47:32À moins de se dire,
00:47:33on va faire la réforme des retraites,
00:47:34on va travailler jusqu'à 65 ans,
00:47:36peut-être que là,
00:47:36ça permettra de faire rentrer de l'argent.
00:47:38Mais est-ce que la question,
00:47:39c'est est-ce que vraiment,
00:47:40c'est à l'État de financer la climatisation ?
00:47:42En fait,
00:47:42la question qu'on peut se poser,
00:47:44ce serait de libérer les salaires,
00:47:46moins de cotisations,
00:47:47que les Français travaillent plus,
00:47:48donc,
00:47:48au frais,
00:47:49parce qu'un jour,
00:47:49il y aura la clim,
00:47:50travailler plus,
00:47:51libérer,
00:47:51avoir des salaires plus importants,
00:47:53parce qu'on le voit bien aujourd'hui,
00:47:54c'est entre ce que sort le patron
00:47:56et ce qu'on touche au final,
00:47:57c'est la moitié.
00:47:58Donc voilà,
00:47:58la seule solution,
00:47:59c'est de travailler sur le coût du travail,
00:48:01les cotisations sociales,
00:48:02puis un jour,
00:48:03avoir les moyens
00:48:03de s'acheter sa clim.
00:48:05Merci Eric Dorit-Mathène.
00:48:08C'était votre programme
00:48:09avec Bien Ici.
00:48:10On est bien ici.
00:48:11Trouvez votre futur
00:48:12logement,
00:48:13par vie de quartier
00:48:13et temps de trajet
00:48:14sur bien ici.com.
00:48:16Et donc,
00:48:17effectivement,
00:48:17avec cette nouvelle vague de chaleur,
00:48:19la climatisation refait surface
00:48:20dans le débat politique français.
00:48:22Regardez ces deux points de vue politiques.
00:48:24D'un côté,
00:48:25Marine Tondelier,
00:48:26qui dit
00:48:26« Si vous dites à une famille précaire
00:48:29ce que fait Marine Le Pen,
00:48:30que la solution est de climatiser leur maison,
00:48:33qui va payer la facture
00:48:35quand vous allez climatiser,
00:48:36en fait,
00:48:36les oiseaux,
00:48:37puisque vous n'êtes pas isolés ? »
00:48:39Voilà ce que dit Marine Tondelier,
00:48:40secrétaire générale
00:48:41du parti Les Écologistes.
00:48:43Regardez ce que dit maintenant
00:48:44Louis Sarkozy,
00:48:45qui est conseiller municipal
00:48:47d'opposition à Menton.
00:48:49Il dit
00:48:49« Il faut climatiser partout,
00:48:51tout le temps,
00:48:51le plus vite possible.
00:48:52On aurait le droit
00:48:53de se réchauffer l'hiver,
00:48:54mais pas de pouvoir
00:48:55se refroidir l'été. »
00:48:56Voilà la question que pose Louis Sarkozy
00:48:59en rajoutant
00:49:00« La climatisation,
00:49:01c'est la civilisation. »
00:49:03Moi, j'aurais dit
00:49:04« La climatisation,
00:49:04c'est le progrès. »
00:49:05Enfin bon,
00:49:06lui, il dit carrément
00:49:07« C'est la civilisation. »
00:49:09Comment vous dites ?
00:49:09« Je me serai arrêté là comme vous. »
00:49:10« Au progrès. »
00:49:12« Au progrès. »
00:49:12Voilà.
00:49:12Bon, après,
00:49:13la civilisation,
00:49:14si vous voulez,
00:49:15c'est ce qu'on appelle
00:49:15une punchline.
00:49:16En tout cas,
00:49:16le sujet politique divise
00:49:17et ça pose de plus en plus
00:49:19dans le débat public.
00:49:20Et c'est Mathélide Ibanez
00:49:21qui nous explique.
00:49:24Avec la nouvelle vague de chaleur,
00:49:26la climatisation
00:49:27fait son grand retour
00:49:28au cœur du débat politique français.
00:49:30Un débat brûlant littéralement
00:49:32qui oppose désormais
00:49:33deux visions du monde,
00:49:34celle de la droite
00:49:35et celle de la gauche.
00:49:37« Il faut climatiser partout,
00:49:39tout le temps
00:49:39et le plus vite possible.
00:49:40On aurait le droit
00:49:41de se réchauffer l'hiver
00:49:42mais de ne pas pouvoir
00:49:43se refroidir l'été.
00:49:44La climatisation,
00:49:45c'est la civilisation. »
00:49:47Marine Le Pen,
00:49:48elle propose à nouveau
00:49:49un grand plan de climatisation.
00:49:51Une idée qui fait réagir
00:49:53l'exécutif.
00:49:54Marine Le Pen nous censure
00:49:55sur la programmation
00:49:56pluriannuelle
00:49:57de l'énergie
00:49:57qui vise à électrifier la France.
00:49:59À gauche,
00:50:00l'idée de tout climatiser
00:50:01donne des sueurs froides.
00:50:03Si vous dites
00:50:04à une famille précaire
00:50:05ce que fait Marine Le Pen
00:50:06que la solution
00:50:06est de climatiser leur maison,
00:50:08qui va payer la facture
00:50:09quand vous allez climatiser
00:50:10en fait les oiseaux
00:50:11puisque vous n'êtes pas isolés ?
00:50:12Alors la clim est-elle
00:50:13un sujet politique ?
00:50:15Si oui,
00:50:15elle est de droite
00:50:16ou de gauche ?
00:50:17Pour moi,
00:50:17ça n'a rien à voir.
00:50:18Pour moi,
00:50:18c'est une question
00:50:19déjà de moyens
00:50:20et après,
00:50:21c'est une question
00:50:21des personnes
00:50:22s'ils en ont besoin
00:50:23ou pas besoin.
00:50:24La climatisation
00:50:25devenue en quelques étés
00:50:26un sujet hautement politique
00:50:28comme si régler
00:50:29un thermostat
00:50:30revenait désormais
00:50:31à choisir son camp.
00:50:32Alors qu'au fond,
00:50:33le vrai débat
00:50:34porte peut-être ailleurs.
00:50:36Comment protéger
00:50:37tout le monde
00:50:37de la chaleur
00:50:38sans transformer
00:50:39chaque logement
00:50:39en bunker réfrigéré ?
00:50:41Voilà,
00:50:42en tout cas,
00:50:42le débat est lancé
00:50:43et j'accueille Nicolas Meillan.
00:50:44Bonjour.
00:50:44Vous êtes un expert en énergie.
00:50:46Vous avez travaillé
00:50:46à France Stratégie également.
00:50:48J'accueille également
00:50:49Stéphane Nableau.
00:50:49Bonjour.
00:50:50Bonjour.
00:50:50député PS
00:50:51de Meurthe
00:50:52et Moselle.
00:50:53Vous avez publié
00:50:55un livre
00:50:55sur
00:50:56L'hôpital n'est pas un péage
00:50:57puisque vous êtes aussi
00:50:58battu pour que les péages
00:51:00dans les hôpitaux
00:51:01soient gratuits
00:51:01et non plus payants.
00:51:04Et je voudrais
00:51:05qu'on fasse
00:51:06un détour
00:51:06par un EHPAD.
00:51:07Brio,
00:51:08le roi
00:51:08est avec nous.
00:51:11Vous êtes
00:51:12directeur d'EHPAD
00:51:13face aux vagues
00:51:14de chaleur
00:51:14qui se multiplient
00:51:15chaque année,
00:51:15bien sûr.
00:51:16vos établissements
00:51:17sont en première ligne.
00:51:18Vous,
00:51:18si on vous dit
00:51:19qu'on arrête la clim,
00:51:20ce n'est pas possible.
00:51:23Bonjour.
00:51:23Non,
00:51:24effectivement,
00:51:24si on arrête la climatisation,
00:51:25c'est compliqué
00:51:26pour sécuriser
00:51:27nos personnes âgées
00:51:28qui sont souvent
00:51:29en situation de fragilité
00:51:30et qui ont besoin
00:51:31de régulations
00:51:33un peu aidées
00:51:34sur des bâtiments.
00:51:37Justement,
00:51:37comme on se le disait
00:51:38hors antenne
00:51:39avec Éric de Hittmatten,
00:51:40par exemple,
00:51:40dans les voitures,
00:51:41il n'y a pas eu la clim
00:51:42pendant des années.
00:51:44J'imagine que dans les EHPAD
00:51:45et dans les établissements
00:51:46hospitaliers en général,
00:51:47dans les années 50-60,
00:51:49il n'y avait pas non plus
00:51:49la clim.
00:51:50Alors,
00:51:50comment est-ce qu'on faisait ?
00:51:53Depuis,
00:51:54il y a eu un épisode
00:51:55qui a fait beaucoup
00:51:56parler de lui
00:51:56en 2003
00:51:57avec un épisode
00:51:58de canicule
00:51:59un peu spectaculaire
00:52:00et donc
00:52:01qui nous a aidé
00:52:02à prendre conscience
00:52:03du fait
00:52:04qu'il fallait
00:52:04mieux équiper
00:52:05nos établissements.
00:52:06Ce n'est pas
00:52:07le seul moyen,
00:52:08évidemment.
00:52:09Il y a d'autres moyens
00:52:10en termes
00:52:10d'hydratation,
00:52:12de surveillance,
00:52:13d'alerte.
00:52:15Mais effectivement,
00:52:16d'abord,
00:52:17les choses ont évolué
00:52:19depuis les années 90
00:52:20peut-être
00:52:21en termes de climat
00:52:22et puis
00:52:23en termes d'habitude,
00:52:25en termes d'attente aussi
00:52:26de la part
00:52:26de nos résidents
00:52:28et de leurs familles.
00:52:28Alors,
00:52:29si je puis me permettre,
00:52:30cette canicule
00:52:31de 2003
00:52:31à laquelle vous faites
00:52:32référence,
00:52:33elle a fait surtout
00:52:35couler beaucoup d'encre
00:52:36à cause de l'attitude
00:52:37du ministre de la Santé
00:52:38de l'époque
00:52:39qui était Jean-François Matéi
00:52:40dont on avait vu
00:52:41les images
00:52:41en polo
00:52:43avec de la végétation
00:52:45derrière
00:52:45et qui minimisait
00:52:47la canicule
00:52:48et bien sûr,
00:52:49il en a payé
00:52:49de sa carrière politique.
00:52:52Mais aujourd'hui,
00:52:54quand vous voyez
00:52:55ce qui se passe,
00:52:57est-ce que vous vous dites
00:52:58la façon dont on gère
00:53:02les EHPAD
00:53:03évolue aussi
00:53:04avec ce qu'on appelle
00:53:05selon qu'on veuille
00:53:06l'appeler
00:53:07le dérèglement
00:53:07ou le réchauffement
00:53:09climatique ?
00:53:11Oui,
00:53:12ça a évolué,
00:53:12ça a évolué beaucoup.
00:53:13On a notamment
00:53:15un décret tertiaire
00:53:17qui est tombé
00:53:18disant que
00:53:19tous les bâtiments
00:53:20à but tertiaire
00:53:21de plus de 1000 m²
00:53:23devaient réduire
00:53:24leur consommation
00:53:25d'énergie.
00:53:27La première étape,
00:53:28c'est 2030
00:53:28avec moins de 40%
00:53:30de consommation d'énergie.
00:53:32Puis ça va
00:53:33moins 50% en 2040,
00:53:35moins 60% en 2050.
00:53:37Et donc,
00:53:37c'est un peu paradoxal
00:53:39parce que ça nous contraint
00:53:40à réduire
00:53:40nos consommations
00:53:42d'énergie.
00:53:43C'est une obligation
00:53:46qui nous a apporté.
00:53:48Et par ailleurs,
00:53:49il faut effectivement
00:53:50faire face
00:53:51à une demande
00:53:52d'actualité
00:53:53qui est
00:53:55l'adaptation
00:53:56de nos bâtiments
00:53:57qui sont des vieux bâtiments
00:53:58souvent,
00:53:59les EHPAD.
00:54:00Il y a 7000 EHPAD
00:54:01en France.
00:54:03Et voilà,
00:54:03on est confronté
00:54:04à une situation
00:54:05un peu paradoxale
00:54:06avec une demande
00:54:08de gros investissements
00:54:10pour faire baisser
00:54:10la consommation d'énergie.
00:54:12C'est une demande
00:54:13réglementaire
00:54:13donc un peu coercitive.
00:54:15Et puis,
00:54:16à côté,
00:54:17une demande
00:54:18d'ajouter
00:54:21de la climatisation,
00:54:22de faire des transformations
00:54:25dans un contexte
00:54:26où en 2025,
00:54:28on le dit
00:54:29un petit peu
00:54:29en ce moment,
00:54:30mais peut-être
00:54:30que ce n'est pas
00:54:31très connu,
00:54:31en 2025,
00:54:32on avait 70%
00:54:33des EHPAD
00:54:33qui étaient en déficit.
00:54:35Donc,
00:54:35c'est une situation
00:54:38dans laquelle
00:54:38il faut jongler
00:54:39entre nos moyens financiers
00:54:43et les demandes
00:54:43qui parfois
00:54:45se percutent un peu.
00:54:46Merci beaucoup
00:54:47Brie Leroy
00:54:47d'avoir justement
00:54:48apporté ces éléments
00:54:50au débat.
00:54:51Alors,
00:54:51on va quitter
00:54:51les EHPAD
00:54:52ou en tout cas,
00:54:53on va les inclure
00:54:54dans le débat
00:54:54puisque la climatisation,
00:54:55on en parle
00:54:56au niveau général.
00:54:58Stéphane Ablo,
00:55:00tout à l'heure,
00:55:00effectivement,
00:55:01Mathilde Ibanez
00:55:01posait la question
00:55:02dans son sujet.
00:55:03Elle disait
00:55:04est-ce que la clim
00:55:05est de droite
00:55:06ou de gauche ?
00:55:07Est-ce qu'elle est politisée ?
00:55:08La clim n'est pas
00:55:10de droite ou de gauche.
00:55:11Ce n'est même pas
00:55:11le problème.
00:55:12On a une canicule,
00:55:14c'est un phénomène.
00:55:14On ne peut pas demander
00:55:17aux gens qui sont
00:55:18dans les hôpitaux
00:55:18ou aux patients malades
00:55:19de réagir.
00:55:20On ne peut pas demander
00:55:20aux élèves
00:55:21dans les écoles
00:55:22de réagir,
00:55:23à ceux qui habitent
00:55:23dans les immeubles collectifs.
00:55:25Il faut quand même,
00:55:26et c'est important,
00:55:27pouvoir anticiper
00:55:28et pouvoir trouver
00:55:30des solutions.
00:55:30Nous, les politiques,
00:55:31faire des choix
00:55:32mais éclairer
00:55:33par des techniciens.
00:55:34La vraie question
00:55:34qui est à poser,
00:55:35c'est aux experts.
00:55:36Est-ce que la clim
00:55:37est dangereuse
00:55:38pour l'environnement
00:55:40et à partir de là,
00:55:41on doit éclairer
00:55:42le citoyen ?
00:55:43Le citoyen, lui,
00:55:43ne s'est pas forcément
00:55:44d'après les chiffres
00:55:45et Éric de Ritmatel
00:55:46les révélait,
00:55:47c'est 1%
00:55:49des émissions
00:55:49de gaz à effet de serre.
00:55:51Après,
00:55:51est-ce que ça va évoluer ?
00:55:52Nicolas Meillant ?
00:55:53Je pense que,
00:55:55si vous voulez,
00:55:56on a un problème
00:55:57en France aujourd'hui,
00:55:59c'est qu'on a trop
00:56:00d'électricité.
00:56:01On ne sait pas quoi en faire
00:56:02et dans certains pays,
00:56:03ça a même amené
00:56:04à un blackout.
00:56:05C'est ce qui s'est passé
00:56:05il y a un an en Espagne
00:56:07parce qu'en fait,
00:56:07entre 10h du matin
00:56:09et entre 17h,
00:56:10à peu près au moment
00:56:11où le soleil tape le plus
00:56:13et où ça réchauffe le plus,
00:56:14on ne sait pas quoi faire
00:56:15de cette électricité.
00:56:16J'ai regardé les chiffres
00:56:17pour aujourd'hui
00:56:18et toute la semaine,
00:56:19on était à des prix
00:56:21à zéro.
00:56:22Donc, on a trop d'électricité,
00:56:23on ne sait pas quoi en faire.
00:56:24Et vous savez,
00:56:24c'est le même problème
00:56:25qu'on a vu dans les années 70.
00:56:26Quand on a été intelligent
00:56:28et qu'on a fait
00:56:28ce grand plan en Messmer
00:56:30avec tous ces réacteurs nucléaires,
00:56:31on avait trop
00:56:32de réacteurs nucléaires,
00:56:33trop d'électricité.
00:56:34La nuit,
00:56:34on ne savait pas quoi en faire.
00:56:35Qu'est-ce qu'on a fait ?
00:56:36On a fait des ballons d'eau chaude
00:56:38pour pouvoir stocker
00:56:39cette électricité
00:56:40et la remettre
00:56:41dans le réseau
00:56:42pendant la journée.
00:56:42Donc là,
00:56:43c'est exactement la même chose.
00:56:44Il suffit juste
00:56:45d'être aussi intelligent
00:56:46qu'il y a 50 ans
00:56:47et au lieu de stocker
00:56:48l'électricité en trop la nuit,
00:56:50c'est stocker
00:56:50l'électricité en trop le jour.
00:56:52Et bien évidemment,
00:56:53je ne rejoins pas forcément
00:56:54ce que propose
00:56:56Louis Sarkozy,
00:56:57faire tout
00:56:58pour tout le monde.
00:56:59Pour moi,
00:56:59la France,
00:56:59c'est le pays blanc et noir.
00:57:00Moi, je préfère être
00:57:01dans les nuances de gris.
00:57:02On va d'abord
00:57:03s'occuper des personnes
00:57:04les plus à risque,
00:57:05les personnes âgées,
00:57:06les personnes malades,
00:57:07les élèves.
00:57:07Moi, j'ai mon fils
00:57:08qui m'appelait ce matin.
00:57:09Il était à l'infirmerie.
00:57:10Désidé raté.
00:57:10Pourquoi ?
00:57:11Parce qu'en classe,
00:57:11ils n'ont pas le droit
00:57:12de boire.
00:57:13C'est interdit.
00:57:14Pas le droit de boire.
00:57:15On ne peut boire
00:57:15qu'à l'interpose.
00:57:16Ils n'ont pas le droit de boire.
00:57:17Pas le droit de boire.
00:57:18Moi, mon fils,
00:57:19dans son école,
00:57:19il a le droit d'abîmer
00:57:20parce qu'il y a un épisode spécial.
00:57:23On donnerait l'adresse de l'école.
00:57:24Il a le droit d'avoir sa courte.
00:57:25Il a le meilleur
00:57:34si vous voulez.
00:57:35Il y a le problème
00:57:36de la consommation d'écristé.
00:57:38On en a trop.
00:57:39Il y a le problème du pic.
00:57:40On en a trop.
00:57:41Il y a, soi-disant,
00:57:43le réchauffement
00:57:44de l'île urbain.
00:57:45En fait,
00:57:45il y a une étude scientifique
00:57:46qui a montré
00:57:46que si toute l'île de France
00:57:48était climatisée
00:57:49à 23 degrés
00:57:50lors de l'épisode
00:57:51de canicule de 2003,
00:57:53réchauffement
00:57:53pour les Parisiens
00:57:54plus 0,5 degré.
00:57:57Et vous,
00:57:58vous avez végétalisé
00:57:58justement une grande partie
00:58:00de votre commune.
00:58:00Oui, moi,
00:58:01ayant été maire
00:58:02de Vendôme,
00:58:02une ville de 30 000 habitants
00:58:04avec de nombreuses écoles,
00:58:06etc.
00:58:06On a fait le maximum.
00:58:08Par exemple,
00:58:08on sait scientifiquement,
00:58:10à vous de nous dire
00:58:11qu'un arbre
00:58:12peut représenter aussi
00:58:13comment,
00:58:14je ne dis pas remplacer
00:58:15une clim,
00:58:15mais apporter
00:58:16des choses naturelles
00:58:17et puis du bien-être.
00:58:19On a mis une forêt urbaine
00:58:20de 30 000 arbres.
00:58:22Les communes se battent,
00:58:23mais elles ne sont pas
00:58:23souvent aidées
00:58:24puisque les plans
00:58:25de rénovation,
00:58:25par exemple,
00:58:26d'isolation
00:58:27sur les grands immeubles,
00:58:28l'État vous donne
00:58:29de l'argent
00:58:29et puis ensuite
00:58:30baissent les dotations.
00:58:32Donc, je veux dire,
00:58:32il faut savoir ce qu'on veut.
00:58:33On doit travailler
00:58:35ensemble intelligemment
00:58:36et ce qu'on peut reprocher
00:58:37au gouvernement actuel,
00:58:38et là,
00:58:38je ne rentre pas
00:58:38dans une polémique,
00:58:39c'est le manque
00:58:40d'anticipation.
00:58:41On a eu la crise
00:58:42de la Covid.
00:58:43Regardez les masques.
00:58:44Nous, on achetait des masques,
00:58:45on nous disait,
00:58:45la Cour des comptes,
00:58:46mais non,
00:58:47n'achetez pas les masques,
00:58:47c'est inutile.
00:58:48Après,
00:58:48on les donnait aux infirmières
00:58:49qui avaient des sacs poubelles.
00:58:52Vous imaginez ?
00:58:52Là, c'est la même chose.
00:58:54On n'a pas retenu la leçon.
00:58:55Le gouvernement
00:58:56n'a pas retenu la leçon.
00:58:57Il faut anticiper,
00:58:58écouter les scientifiques,
00:58:59les experts.
00:59:00Je ne suis pas un manichain,
00:59:01évidemment,
00:59:02si on peut se doter
00:59:03de climatisation ou autre
00:59:05pour aider les hôpitaux,
00:59:06les écoles,
00:59:06il faut le faire.
00:59:07Qu'est-ce que vous dit,
00:59:07Stéphane Ablo,
00:59:08par exemple,
00:59:09le RN,
00:59:09en l'occurrence,
00:59:10c'est le Rassemblement National
00:59:11qui propose un plan
00:59:12climatisation en France.
00:59:13Marine Le Pen
00:59:14qui propose dans les bâtiments
00:59:15publics,
00:59:15dans les écoles,
00:59:16dans les hôpitaux,
00:59:17dans les maisons de retraite
00:59:18pour que ce soit
00:59:19de façon uniformisée.
00:59:21Oui ou non ?
00:59:22Par rapport à cette idée-là,
00:59:24c'est une bonne idée,
00:59:25mais elle n'était pas la seule
00:59:28comment des politiques
00:59:29avaient déjà aussi émis
00:59:31ces idées-là.
00:59:31Ce qu'il faut,
00:59:32c'est enlever les étiquettes,
00:59:33se mettre autour de la table
00:59:34et de façon transpartisane,
00:59:35dire oui.
00:59:36Vous, vous pouvez le faire.
00:59:37Vous, en tant que membre
00:59:37du Parti Socialiste,
00:59:38vous dites, finalement,
00:59:39c'est le RN qui le fait aujourd'hui.
00:59:41Très bien, je le suis.
00:59:42Vous n'allez pas vous boucher le nez
00:59:43en disant, tiens,
00:59:44c'est le Rassemblement National,
00:59:45donc c'est une mauvaise idée.
00:59:46Ce n'est pas le RN qui le fait,
00:59:49c'est le bon sens
00:59:50qui doit l'emporter.
00:59:51Et bien avant le RN,
00:59:52il y avait d'autres
00:59:53qui l'avaient proposées.
00:59:54Donc on doit sortir
00:59:55de ces clivages
00:59:55et regarder le bon sens
00:59:57qui doit l'emporter.
00:59:57C'est ça qui est important.
00:59:59Et le RN, par ailleurs,
01:00:00si on va sur ce débat-là,
01:00:02était à une époque
01:00:03quand il y a eu des catastrophes
01:00:04avec le nucléaire
01:00:05pour la sortie du nucléaire.
01:00:07Ensuite, elle revient
01:00:08sur le nucléaire.
01:00:09Donc je ne rentre pas
01:00:10dans ces polémiques.
01:00:11On est en 2026.
01:00:12Si on doit climatiser,
01:00:14il faut le faire.
01:00:14Et Marine Tondoli
01:00:15avec ses oiseaux
01:00:16qu'elle vive avec
01:00:17si elle veut,
01:00:18c'est son problème.
01:00:19Est-ce que vous pensez
01:00:20que la France a les moyens
01:00:21actuellement,
01:00:22même dans les années qui viennent,
01:00:23de déclencher un plan aussi massif,
01:00:2650 milliards d'euros quand même
01:00:27pour la climatisation ?
01:00:27Alors là-dessus,
01:00:28je vais peut-être vous choquer.
01:00:29Je ne sais pas
01:00:30si vous adhérez
01:00:31à ce que je vais vous dire,
01:00:31mais en 1945,
01:00:33la France était complètement détruite.
01:00:34Marcel Paul,
01:00:35qui était ministre de l'énergie,
01:00:38avait dit
01:00:38qu'il faut électrifier
01:00:39toute la France.
01:00:40Il l'a fait.
01:00:41Bon, là,
01:00:42si on veut le faire,
01:00:43c'est une priorité.
01:00:44Est-ce qu'on dégage
01:00:44cette priorité nationale ?
01:00:45Mais électrifier,
01:00:46c'est électrifier.
01:00:48Il n'y a pas les mêmes conséquences
01:00:49que la clim
01:00:49dont on a expliqué ici
01:00:51depuis à peu près une demi-heure
01:00:52que ça rejette de l'air chaud
01:00:54et donc ça participe
01:00:55au réchauffement de la planète.
01:00:56On peut poser la question
01:00:56aux experts.
01:00:57Il paraît que l'électricité
01:00:59en France
01:00:59peut être décarbonée.
01:01:01Vrai ou pas ?
01:01:01L'électricité en France
01:01:03est décarbonée
01:01:04depuis 50 ans.
01:01:05Alors,
01:01:05utilisons-la.
01:01:05C'est l'un des seuls pays
01:01:06au monde avec la Norvège.
01:01:08Donc,
01:01:08on en a en trop.
01:01:10On parle beaucoup
01:01:10du réchauffement climatique,
01:01:121%.
01:01:12Mais vous savez,
01:01:13le réchauffement climatique,
01:01:14personne ne le remet en cause.
01:01:15Mais depuis 30 ans,
01:01:16on fait ces grands apéros géants.
01:01:17Vous savez qu'on appelle
01:01:18les COP.
01:01:1930 ans qu'on fait ces COP,
01:01:2130 ans qu'elles augmentent.
01:01:22On est à un maximum
01:01:23en 2025.
01:01:24Pourquoi ?
01:01:25Parce qu'on a délocalisé,
01:01:26fermé toutes nos industries
01:01:27en France
01:01:28qui fonctionnent de nucléaire
01:01:29pour les mettre en Chine
01:01:30fabriquées au charbon.
01:01:31Donc,
01:01:31il faut un peu arrêter
01:01:31l'hypocrisie
01:01:32sur le changement climatique.
01:01:33S'il y a des gens
01:01:34que ça intéresse,
01:01:34moi,
01:01:35j'ai fait une proposition.
01:01:36On met des taxes
01:01:36à l'importation
01:01:37au niveau européen
01:01:38proportionnelles
01:01:38à la part du charbon
01:01:39d'électricité.
01:01:4060% sur tous
01:01:41les produits chinois.
01:01:41Et on règle
01:01:42le problème
01:01:42du changement climatique
01:01:43et on se met
01:01:44des clims en France
01:01:45pour protéger
01:01:45les gens
01:01:46qui sont le plus touchés.
01:01:47Donc,
01:01:48il ne faut pas séparer
01:01:48tous les problèmes.
01:01:49Vous parliez,
01:01:49Eric,
01:01:49et vous avez raison.
01:01:5050 milliards,
01:01:51alors moi,
01:01:51je n'ai pas regardé
01:01:52le chiffrage,
01:01:52mais il suffit
01:01:53de regarder
01:01:53ce qui se passe
01:01:54sur les prix du carburant.
01:01:55L'État n'est même
01:01:56pas capable
01:01:56d'aider les gens
01:01:57à aller travailler
01:01:58en leur donnant
01:01:5910 ou 20 centimes
01:01:59ce que fait l'Espagne,
01:02:00l'Italie ou l'Allemagne.
01:02:01Donc,
01:02:02effectivement,
01:02:02de toute façon,
01:02:03on sait qu'on a
01:02:03un problème
01:02:04d'équilibre
01:02:04des dépenses
01:02:06et des recettes.
01:02:06Vous parliez des retraites
01:02:07au centre des milliards
01:02:07d'euros de déficit.
01:02:08Il faut s'attaquer
01:02:10à tous ces problèmes
01:02:11en même temps,
01:02:12mais ce n'est pas
01:02:12pour cette raison
01:02:13qu'il ne faut pas
01:02:13protéger les gens
01:02:14qui sont les plus à risque.
01:02:15Parfait.
01:02:16Moi,
01:02:16j'ajouterais une chose
01:02:17à ce que vient de dire Nicolas,
01:02:18c'est que si par ailleurs
01:02:20nous n'avons pas
01:02:20de champion industriel
01:02:22à même de pouvoir
01:02:24produire,
01:02:24fabriquer
01:02:25et installer
01:02:25ces climatiseurs
01:02:27en France,
01:02:29le bilan
01:02:30de l'opération
01:02:31sera effectivement
01:02:32qu'on aura
01:02:33multiplié
01:02:35nos dépendances
01:02:37à l'Asie notamment,
01:02:39que le bilan carbone
01:02:40aura été catastrophique
01:02:42dans l'opération.
01:02:42Et donc,
01:02:43je pense qu'il faut aussi
01:02:44pouvoir monter en gamme
01:02:45et aider
01:02:46des champions
01:02:47à se développer
01:02:49en France
01:02:49avant de songer
01:02:51à une sorte
01:02:52de grand plan
01:02:55de climatisation
01:02:57de la France.
01:02:58J'ai une question
01:02:59à vous poser.
01:03:01Dans le débat,
01:03:02ça me semble intéressant,
01:03:03moi je suis pour aussi
01:03:04la souveraineté nationale,
01:03:05une certaine autonomie
01:03:05qu'on ne dépende pas
01:03:06de l'extérieur.
01:03:07Parce qu'après,
01:03:08on voit le résultat.
01:03:10Les Chinois avec leur masque,
01:03:11c'était catastrophique.
01:03:12Par contre,
01:03:13quand on dit
01:03:13souveraineté nationale,
01:03:15est-ce qu'à l'échelon européen,
01:03:16on peut dire que
01:03:16si on trouve une solution
01:03:18avec nos voisins,
01:03:20les Allemands
01:03:20ou autres,
01:03:22c'est déjà
01:03:22moins pire
01:03:23que de dépendre
01:03:24d'autres pays.
01:03:25Il y a quand même
01:03:26une souveraineté européenne aussi.
01:03:27Pour vous,
01:03:28ça peut être une solution
01:03:29ou pas ?
01:03:31Pour la souveraineté européenne ?
01:03:32Oui.
01:03:33Les marques aujourd'hui
01:03:33sont toutes étrangères,
01:03:34vous avez vu tout à l'heure,
01:03:35c'est que japonais
01:03:36ou sud-coréens.
01:03:37Même les Américains
01:03:38achètent du sud-coréen
01:03:39ou du japonais.
01:03:39Je crois qu'il y a un
01:03:39monsieur James Dyson
01:03:40qui a fait fortune,
01:03:42mais c'est infinité de sale
01:03:43parce que c'est du luxe.
01:03:44La fabrication aussi,
01:03:45le lieu de fabrication
01:03:46qui importe.
01:03:48Oui, et les composants
01:03:49qui ne vont pas être faits
01:03:50en France.
01:03:51On a quand même
01:03:52un enjeu de balance commerciale,
01:03:5490 milliards d'euros
01:03:55de déficit
01:03:55des balances commerciales.
01:03:56On a un enjeu d'emploi.
01:03:57Je veux bien
01:03:58que ce soit fait
01:03:58en Europe de l'Est,
01:03:59en Roumanie,
01:04:00mais si ça peut être fait
01:04:00en France
01:04:01avec des emplois français,
01:04:02je pense que c'est une bonne chose.
01:04:04Emmanuel Macron hier
01:04:06réunissait une grande messe
01:04:07pour l'électrification du pays.
01:04:09Il a annoncé l'installation
01:04:10d'un million de pompes à chaleur.
01:04:13La bonne nouvelle,
01:04:14c'est que les pompes à chaleur,
01:04:15c'est réversible.
01:04:17Ça fait le chaud
01:04:17et ça fait le froid.
01:04:19Donc mettons en place
01:04:20et essayons d'atteindre
01:04:21cet objectif
01:04:22et puis on comptera les...
01:04:24Alors, dans un instant,
01:04:26merci beaucoup messieurs
01:04:27d'avoir participé au débat.
01:04:28Stéphane Amblot,
01:04:29l'hôpital n'est pas un péage.
01:04:30Voilà, cessez votre livre
01:04:31et puis alors j'en ai un autre.
01:04:32Là, il est signé
01:04:33de Laetitia Barlerin.
01:04:34Boostez votre énergie
01:04:35grâce à votre animal de compagnie.
01:04:37On en parle dans un instant
01:04:38sur CNews.
01:04:39A tout de suite.
01:04:42Dans un instant,
01:04:43le plein d'énergie
01:04:44grâce à qui ?
01:04:44Grâce à votre animal de compagnie.
01:04:46C'est Laetitia Barlerin
01:04:47qui nous en parle
01:04:48après les dernières informations
01:04:49de Sommayal Abidi.
01:04:50Et à la une de l'actualité,
01:04:52la France encore écrasée
01:04:53par la chaleur.
01:04:5417 départements placés
01:04:55en vigilance orange
01:04:56canicule par Météo France.
01:04:58Dont Paris et sa petite couronne,
01:05:00le mercure pourrait monter
01:05:02jusqu'à 39 degrés.
01:05:03Une situation inédite
01:05:05pour une fin mai.
01:05:06À la une également,
01:05:07les traitements anti-obésité.
01:05:08Bougovie et Mounjarro
01:05:10bientôt remboursés en France.
01:05:11À partir de la mi-juin,
01:05:13ces deux médicaments
01:05:13seront pris en charge
01:05:14à hauteur de 65%
01:05:16pour les patients
01:05:17atteints d'obésité sévère.
01:05:191 à 2 millions de personnes
01:05:20sont concernées
01:05:21selon la Haute Autorité de Santé.
01:05:23Et puis,
01:05:245 des 7 personnes
01:05:25piégées par les zoos
01:05:26depuis une semaine
01:05:27dans une grotte au Laos
01:05:28sont en vie
01:05:28et saines et sauves.
01:05:30Les recherches se poursuivent
01:05:31pour tenter de sauver
01:05:32les deux autres villageois.
01:05:33Des villageois
01:05:34qui ont été surpris
01:05:35par une brusque montée des zoos
01:05:36après être descendu
01:05:37chercher de l'or
01:05:38dans une grotte
01:05:39de la province
01:05:40de Cézombour.
01:05:41Merci beaucoup,
01:05:42Somaya Labidi.
01:05:43D'autres informations
01:05:44tout à l'heure à 15h.
01:05:46Patrick Bruel,
01:05:46accusé de violences sexuelles,
01:05:48voit sa carrière
01:05:48fortement impactée.
01:05:49Plusieurs concerts annulés
01:05:50ou reportés
01:05:51des maires
01:05:52comme le maire de Paris
01:05:53et l'a invité
01:05:54à ne pas se produire
01:05:55dans les salles parisiennes
01:05:57alors que des concerts
01:05:58ont déjà été programmés.
01:06:00Emmanuel Grégoire
01:06:01qui demande d'ailleurs
01:06:01à Patrick Bruel
01:06:03de se mettre à l'écart
01:06:05d'ailleurs de sa carrière.
01:06:06Malgré ces accusations,
01:06:07il continue de se produire
01:06:08jusqu'au Théâtre Édouard VII
01:06:11à Paris
01:06:11jusqu'au 7 juin
01:06:13et le public parisien
01:06:14lui montre un soutien.
01:06:17Hier,
01:06:18au même Théâtre Édouard VII,
01:06:20des militantes
01:06:21sont venues
01:06:23interrompre le programme
01:06:25On regarde.
01:06:26« Brûl ! Brûl ! Brûl ! Brûl ! Brûl ! »
01:06:54Des militantes qui ont dû être évacuées
01:06:57par le service d'ordre
01:06:58et le personnel du Théâtre Édouard VII.
01:07:01Qu'en ont pensé les spectateurs
01:07:02ce jour-là ?
01:07:03On écoute.
01:07:05Moi, je n'ai pas trop d'opinion
01:07:06sur le sujet
01:07:08c'est quelqu'un que j'aimais bien
01:07:09en tant qu'artiste
01:07:10après
01:07:12franchement
01:07:12je ne sais pas
01:07:13si ce sera plutôt
01:07:14la justice de s'y aller
01:07:15je n'ai pas envie
01:07:15de m'en mêler
01:07:16de cette histoire.
01:07:17On doit laisser
01:07:18les gens s'exprimer
01:07:19c'est un spectacle
01:07:21donc les gens sont venus
01:07:22pour voir un spectacle
01:07:23après
01:07:24qu'il y ait des discussions
01:07:25autour
01:07:25des polémiques
01:07:27Oui, mais en dehors
01:07:28du spectacle
01:07:29il y a la fameuse phrase
01:07:31le show must go home
01:07:32La réaction des dames
01:07:33qui étaient dernières mois
01:07:34qui ont crié
01:07:35« pas très libre ! »
01:07:36Je ne comprends pas
01:07:37je ne comprends pas
01:07:38franchement
01:07:38j'espère que
01:07:40si elles ont des enfants
01:07:42il ne leur arrivera pas
01:07:43ce qui est arrivé
01:07:44à certaines personnes
01:07:45voilà
01:07:45ce n'est pas très brûl
01:07:46c'est d'autres
01:07:47voilà
01:07:48c'est comme ça
01:07:49Moi, je pense qu'il aurait
01:07:50personnellement
01:07:50je pense que
01:07:51pour le respect des autres acteurs
01:07:53il aurait dû se retirer
01:07:55ça ne veut pas dire
01:07:56qu'il est coupable
01:07:56mais il fout tout le monde
01:07:58dans la merde
01:07:58qu'il ne fasse pas sa pièce
01:08:00et j'avais hâte
01:08:01parce que
01:08:01j'avais le cœur qui battait
01:08:03j'aime beaucoup
01:08:04Patrick Bruel
01:08:05comme je dis
01:08:06à mon âge
01:08:06ça a bercé ma jeunesse
01:08:09voilà
01:08:09et puis
01:08:10bon
01:08:11ça a mis un peu de
01:08:12dans la salle
01:08:13on était un peu
01:08:13après pas bien
01:08:14après ce qui s'est passé
01:08:15parce qu'on avait peur
01:08:16que ça recommence
01:08:18et j'avais la colère
01:08:20j'avais la colère
01:08:21qu'on puisse
01:08:22gâcher des choses comme ça
01:08:23maintenant les gens
01:08:23ils pensent ce qu'ils veulent
01:08:24ils vont dehors
01:08:25ils règlent leur compte
01:08:26mais ils n'embêtent pas
01:08:27les gens qui viennent
01:08:28voir une personne
01:08:29voilà
01:08:29et dans le milieu artistique
01:08:31et en tout cas
01:08:31dans le milieu intellectuel
01:08:33c'est Alain Finkielkraut
01:08:34qui au grand rendez-vous
01:08:36dimanche dernier
01:08:36s'est exprimé
01:08:37sur cette affaire
01:08:39je voudrais nous inviter
01:08:41je voudrais nous inviter
01:08:41je voudrais nous inviter tous
01:08:42intellectuels
01:08:44journalistes
01:08:45politiques
01:08:45à nous taire
01:08:46c'est ça
01:08:48parce qu'il y a un temps
01:08:49judiciaire à rester
01:08:50voilà
01:08:50c'est à dire
01:08:51des plaintes ont été déposées
01:08:54à la justice
01:08:55il revient maintenant
01:08:56de faire son travail
01:08:58ça prendra le temps
01:08:59qu'il faudra
01:09:00mais ce qui me fait
01:09:02très peur
01:09:03c'est de voir
01:09:04le tribunal
01:09:07populaire
01:09:08par médias
01:09:09interposés
01:09:10préempter
01:09:11et remplacer
01:09:13le tribunal
01:09:14judiciaire
01:09:14c'est déjà arrivé
01:09:16des vies ont été
01:09:17brisées
01:09:18c'est une terrible
01:09:20régression
01:09:21et surtout
01:09:21quand on voit
01:09:22des animateurs
01:09:24après des débats
01:09:25ou après des reportages
01:09:27nous rappeler
01:09:28la bouche en coeur
01:09:28que
01:09:30Patrick Bruel
01:09:31est présumé
01:09:32innocent
01:09:32il a été piétiné
01:09:34il a été
01:09:35accablé
01:09:36pendant une demi-heure
01:09:37mais il est présumé
01:09:38innocent
01:09:39s'il est présumé
01:09:40innocent
01:09:40la ferme
01:09:42voilà ce que disait
01:09:43Alain Finkielkraut
01:09:44avec sa franchise
01:09:45dimanche dernier
01:09:46non mais c'est intéressant
01:09:48et c'est même courageux
01:09:49ce que dit Alain Finkielkraut
01:09:50aujourd'hui
01:09:51nous sommes sommés
01:09:52de prendre position
01:09:53et finalement
01:09:55d'inviter
01:09:56à participer
01:09:58à l'exécution
01:09:59d'un homme
01:09:59sans même
01:10:00que son procès
01:10:01n'ait eu lieu
01:10:01je crois que
01:10:03disant ça
01:10:04ça ne remet pas du tout
01:10:05en cause
01:10:05les plaintes
01:10:07et la souffrance
01:10:07des victimes potentielles
01:10:09de Patrie Bruel
01:10:14en revanche
01:10:15c'est juste
01:10:16respecter la justice
01:10:17je pense qu'aujourd'hui
01:10:17les absents
01:10:18c'est la justice
01:10:19ces femmes
01:10:20ont porté plainte
01:10:21maintenant on attend
01:10:22que la justice
01:10:23fasse la lumière
01:10:24sur cette affaire
01:10:26et démontre
01:10:27où finalement
01:10:29disculpe
01:10:30Patrie Bruel
01:10:31mais dans cet entre-deux
01:10:33le rôle des médias
01:10:34la charge
01:10:35de certains médias
01:10:36à l'égard du chanteur
01:10:37devient problématique
01:10:39parce qu'effectivement
01:10:39on bafoue
01:10:40la présomption
01:10:41d'innocence
01:10:42voilà
01:10:42présomption d'innocence
01:10:43qui comme le dirait
01:10:44Pascal Praud
01:10:44devient de temps en temps
01:10:45et même trop souvent
01:10:46la présomption
01:10:47de culpabilité
01:10:48voilà ce qu'on pouvait dire
01:10:49sur cette affaire
01:10:50vous avez vu cette séquence
01:10:51quand même
01:10:51hier au théâtre
01:10:53Édouard Sète
01:10:53qui peut interroger
01:10:55Laetitia Barlorin
01:10:56est avec nous
01:10:56bonjour
01:10:57bonjour à tous
01:10:58avec nous
01:10:59booster votre énergie
01:11:00grâce à votre animal
01:11:01de compagnie
01:11:01c'est votre dernier livre
01:11:03je précise que vous êtes
01:11:04vétérinaire
01:11:04que vous intervenez
01:11:05bien sûr sur plusieurs
01:11:06chaînes de télévision
01:11:07pour parler de nos amis
01:11:10effectivement
01:11:10les chiens
01:11:11les chats
01:11:11les iguanes
01:11:12on peut avoir
01:11:13ce qu'on veut
01:11:14d'ailleurs
01:11:14c'est absolument
01:11:16moi je me souviens
01:11:16quand j'étais enfant
01:11:17il y avait des animaleries
01:11:18sur les quais
01:11:19en arrivant juste avant
01:11:20Châtelet
01:11:20de mauvaise réputation
01:11:22de mauvaise réputation
01:11:23d'ailleurs
01:11:24parce que les animaux
01:11:24n'étaient pas très bien traités
01:11:25non c'était vraiment
01:11:26de la maltraitance animale
01:11:27c'était vraiment
01:11:27de la maltraitance animale
01:11:28mais enfin
01:11:29on voyait avec nos yeux
01:11:30d'enfant
01:11:30des animaux
01:11:31de toutes les couleurs
01:11:32et de toutes les sortes
01:11:33qui étaient quand même
01:11:33assez étonnants
01:11:35il y a toujours la fascination
01:11:36chez les enfants
01:11:37pour les animaux
01:11:38et ce côté aussi
01:11:40innocent
01:11:40de les approcher
01:11:41moi je suis toujours étonnée
01:11:43alors certains enfants
01:11:44sont un peu brutaux
01:11:45avec les animaux
01:11:46mais la plupart
01:11:47respectent l'animal
01:11:47et essayent
01:11:49de l'apprivoiser
01:11:50et ça se fait naturellement
01:11:51moi je peux vous dire
01:11:52que mes deux garçons
01:11:54à chaque fois
01:11:54quand ils voient un chien
01:11:56ils demandent
01:11:57au maître
01:11:58ou à la maîtresse
01:11:58de le caresser
01:11:59très bien
01:12:00est-ce que je peux caresser
01:12:01et effectivement
01:12:01bon
01:12:02alors parenthèse
01:12:03justement
01:12:04mais ça a un rapport
01:12:05parce que quand j'ai lu
01:12:05votre livre
01:12:07je me suis évidemment
01:12:08interrogé de savoir
01:12:08si
01:12:09alors c'est pour des raisons
01:12:10pratiques
01:12:11parfois dans les grandes villes
01:12:12c'est difficile d'avoir un chien
01:12:13qui a besoin de sortir
01:12:15bien sûr
01:12:15les chats c'est différent
01:12:16mais après il faut avoir
01:12:17peut-être une appétence
01:12:18pour les chats
01:12:19il y a une chose
01:12:21qui est très très vraie
01:12:22c'est que si j'ai bien lu
01:12:24votre livre
01:12:26l'animal constitue
01:12:28une colle
01:12:29une soudure
01:12:29pour le socle familial
01:12:32et même quand il y a
01:12:32des séparations
01:12:33ou quand il y a toujours
01:12:34le chien qui est là
01:12:35en juge de paix
01:12:36en fait
01:12:36exactement
01:12:37mais qui ne juge pas
01:12:38justement
01:12:39il écoute
01:12:40c'est un confident
01:12:40et c'est vraiment
01:12:42moi je dis toujours
01:12:43c'est un lien invisible
01:12:44entre les membres
01:12:44de la famille
01:12:45et c'est vrai que
01:12:46quand il y a
01:12:47des problèmes dans la famille
01:12:48même chez les enfants
01:12:50s'il y a des divorces
01:12:51des séparations
01:12:51c'est l'animal
01:12:53qui fait le lien
01:12:54entre tout le monde
01:12:55et c'est vrai que ça
01:12:56apaise les tensions
01:12:57j'ai eu beaucoup
01:12:58de témoignages
01:12:59de personnes qui m'ont dit
01:13:00oh ben moi
01:13:01il y avait beaucoup
01:13:01de tensions dans ma famille
01:13:02parce que les enfants
01:13:03ados etc
01:13:04ou les parents
01:13:05et l'arrivée de l'animal
01:13:06ça a vraiment
01:13:07diminué toutes ces tensions
01:13:09on s'est un peu
01:13:10cristallisé autour
01:13:11de l'animal
01:13:11et ça a aussi
01:13:12ouvert le dialogue
01:13:14parce que
01:13:14en parlant de l'animal
01:13:15on commence à parler
01:13:17d'autres choses
01:13:18et on en vient
01:13:19à parler de soi
01:13:20et c'est vrai que
01:13:21c'est un lien social
01:13:22l'animal
01:13:23que ça soit dans la famille
01:13:24ou que ça soit dans la rue
01:13:25parce que moi
01:13:25quand je promène mon chien
01:13:26je discute avec
01:13:27tout le monde
01:13:28parce que tout le monde
01:13:29me parle de mon chien
01:13:30donc c'est vraiment
01:13:31le premier
01:13:31le lien social
01:13:33qui nous permet
01:13:34justement
01:13:35de ne pas
01:13:35nous sortir seuls
01:13:36et puis peut-être
01:13:37de faire des rencontres
01:13:38et plus si affinités
01:13:40vous dites
01:13:41alors ça c'est carrément
01:13:42des rencontres
01:13:42et plus si affinités
01:13:43alors là on est pratiquement
01:13:44dans une appli de rencontres
01:13:46je ne sais pas si
01:13:46les chiens permettent
01:13:47de
01:13:47il y a beaucoup de personnes
01:13:49qui ont rencontré
01:13:50vous savez
01:13:51j'ai des personnes
01:13:53qui se sont rencontrées
01:13:54dans la salle d'attente
01:13:55d'un vétérinaire
01:13:56oui oui
01:13:56et je dis tout souvent
01:13:58que si vous voulez
01:13:58faire des rencontres
01:13:59allez dans les cani-parcs
01:14:01vous savez
01:14:02ces endroits
01:14:03où on emmène nos chiens
01:14:04et puis qu'ils sont ensemble
01:14:05ils jouent ensemble
01:14:06et du coup
01:14:06tout le monde se parle
01:14:07et on a déjà
01:14:08une affinité commune
01:14:10c'est l'animal
01:14:11donc si on se sent seul
01:14:12on prend un chien
01:14:13et si on se sent encore seul
01:14:14on prend son chien
01:14:15on va dans un cani-parc
01:14:16et on peut rencontrer
01:14:17une personne
01:14:18ça peut être assez
01:14:20amusant
01:14:20il y a aussi
01:14:21le fait que
01:14:22tout simplement
01:14:23cet animal
01:14:23que ce soit un chien
01:14:24un chat ou autre
01:14:26ça procure de l'énergie
01:14:27pourquoi ?
01:14:27parce qu'il est là pour vous
01:14:29vous rentrez chez vous
01:14:30il est content
01:14:31il est content
01:14:32et vous aurez pu passer
01:14:34la plus mauvaise journée
01:14:36au bureau
01:14:37avec des réprimants
01:14:38des brimades
01:14:39etc
01:14:39vous arrivez
01:14:40et le chien lui
01:14:41est toujours content
01:14:41et en plus il vous écoute
01:14:43c'est à dire que
01:14:43si vous racontez votre journée
01:14:44et que vous avez eu des ennuis
01:14:45avec votre boss
01:14:46etc
01:14:46il vous écoute
01:14:47et il est d'accord avec vous
01:14:49parce que c'est vrai
01:14:50qu'on pourrait se dire
01:14:52on parle à son conjoint
01:14:53on lui dit
01:14:54tu vois aujourd'hui
01:14:55j'ai eu ci
01:14:55j'ai eu ça
01:14:55il y a toujours quand même
01:14:57un jugement du conjoint
01:14:59qui dit
01:14:59oui tu aurais quand même
01:15:00dû faire ça
01:15:02le chien
01:15:03le chat
01:15:03il écoute
01:15:04il est heureux de vous avoir
01:15:05je ne suis pas d'accord avec vous
01:15:07je vais vous présenter
01:15:08un tekel à poils dru
01:15:10qui en l'occurrence
01:15:11habite chez mes beaux-parents
01:15:12et qui n'écoute pas
01:15:13c'est une fille
01:15:14et ce n'est pas qu'elle n'écoute pas
01:15:15c'est qu'elle peut être
01:15:17en désaccord avec vous
01:15:19et elle peut vous faire la tête
01:15:20bien sûr
01:15:21ils ont des émotions
01:15:22en disant
01:15:22non mais si c'est comme ça
01:15:24elle détourne la tête
01:15:25elle ne vous parle plus
01:15:26on voit que
01:15:27c'est presque une personne humaine
01:15:28c'est assez étonnant
01:15:29par exemple les chats
01:15:30quand vous êtes en colère
01:15:31vous n'êtes pas bien
01:15:32il y a beaucoup de chats
01:15:33qui se mettent à distance
01:15:34qui vous regardent de loin
01:15:36comme ça
01:15:36comme si vous étiez
01:15:37un objet un petit peu bizarre
01:15:39ils ne viennent pas
01:15:40à votre rencontre
01:15:41et là
01:15:41on est obligé
01:15:43de faire un travail
01:15:44sur soi-même
01:15:44pour que le chat
01:15:45revienne vers nous
01:15:46donc ça nous permet
01:15:47justement de réfléchir
01:15:48à nos émotions
01:15:49de nous calmer
01:15:50et de pouvoir avoir
01:15:52un contact avec ce chat
01:15:54donc quelque part
01:15:55les animaux
01:15:56moi je dis toujours
01:15:57qu'ils nous déconnectent
01:15:58et qu'ils nous reconnectent
01:15:59ils nous déconnectent
01:16:00à nos soucis
01:16:02à nos écrans
01:16:03parce que pour sortir le chien
01:16:05il faut se lever
01:16:06et ne plus regarder
01:16:07son ordinateur
01:16:08ou son écran
01:16:09et puis ils nous reconnectent
01:16:10à la vie
01:16:11ils nous reconnectent
01:16:12à la nature
01:16:13ils nous reconnectent
01:16:14au fait qu'on doit sortir
01:16:15qu'on doit marcher
01:16:16qu'on doit discuter
01:16:17on est des animaux sociaux
01:16:18aussi nous
01:16:19donc c'est vraiment
01:16:20ce qu'il nous amène
01:16:22vraiment l'essentiel
01:16:23dans notre vie
01:16:23c'est vraiment ça
01:16:24moi je dis souvent
01:16:25que l'animal nous rend
01:16:26plus humain
01:16:27et c'est vrai
01:16:28est-ce que vous venez
01:16:29d'évoquer la nécessité
01:16:31de pouvoir sortir son chien
01:16:32de l'accompagner en forêt
01:16:33est-ce qu'il y a des animaux
01:16:35de compagnie
01:16:36qui boostent plus ou moins
01:16:37le bien-être
01:16:38de leur propriétaire
01:16:39alors booster
01:16:41l'énergie physique
01:16:42c'est vrai que c'est le chien
01:16:43parce qu'il nous fait sortir
01:16:44vous savez qu'on a fait une étude
01:16:45comme quoi
01:16:46si on sort le chien
01:16:47tous les jours
01:16:48minimum 20 minutes
01:16:49alors 20 minutes
01:16:50on les fait avec les chiens
01:16:51même plusieurs fois
01:16:52dans la journée
01:16:52on perdrait 7 kilos
01:16:55en un an
01:16:56en ne faisant juste
01:16:57que sortir son chien
01:16:58donc c'est vraiment
01:17:00ça nous booste notre énergie
01:17:01et puis vous savez
01:17:02j'ai lu une étude récente
01:17:04où le fait de marcher
01:17:05et bien on est plus créatif
01:17:06on résout plus les problèmes
01:17:08on est plus inventif
01:17:09ça toujours
01:17:10allez marcher en forêt
01:17:11avec ou son chien d'ailleurs
01:17:12voilà
01:17:13et vous pouvez structurer
01:17:15vos idées
01:17:15bien sûr
01:17:16on se dit pas
01:17:16tiens je vais marcher
01:17:17il y a beaucoup d'écrivains
01:17:18qui marchent en forêt
01:17:19et qui trouvent les idées
01:17:19pour leur rendre
01:17:20des écrivains
01:17:22qui disent
01:17:23il faut marcher
01:17:24avec un chien
01:17:24on est obligé
01:17:26de marcher
01:17:26même dans le quartier
01:17:28on est obligé
01:17:29de se lever
01:17:29on est obligé
01:17:30de marcher
01:17:30rien que ça
01:17:31ça nous donne de l'énergie
01:17:33et l'énergie mentale
01:17:34ça nous aère
01:17:34et puis avec un chat
01:17:36alors un chat
01:17:36on ne sort pas
01:17:37mais il nous donne
01:17:38quand même cette énergie
01:17:39c'est à dire
01:17:39qu'il nous faut
01:17:40nous déconnecter
01:17:41on s'occupe de lui
01:17:42on lui donne à manger
01:17:42on a des interactions
01:17:44avec lui
01:17:44on joue avec lui
01:17:45on s'inquiète de lui
01:17:46attendez
01:17:47vous nous dites
01:17:47dans votre livre
01:17:48qu'on peut même
01:17:49faire du yoga
01:17:50avec son animal
01:17:51à quatre partes
01:17:53bien sûr
01:17:53ils adorent faire
01:17:55du yoga avec nous
01:17:55parce que alors déjà
01:17:56le chat
01:17:56il vient voir
01:17:57on est dans des positions
01:17:58pas possibles
01:17:59donc il vient nous voir
01:18:00il se met sur nous
01:18:02il dit
01:18:02il y a un truc bizarre
01:18:03je vais me mettre dessus
01:18:04on ne sait pas
01:18:04ce qui va se passer
01:18:05en fin de compte
01:18:06c'est quelque chose
01:18:07qui
01:18:08c'est un peu
01:18:09un enrichissement
01:18:09de l'environnement
01:18:10pour eux
01:18:10c'est à dire
01:18:11c'est une activité
01:18:12où ils peuvent
01:18:13justement échanger
01:18:14avec nous
01:18:14les chiens
01:18:14c'est pareil
01:18:15ils adorent
01:18:15quand on fait le yoga
01:18:16parce qu'on est concentré
01:18:17sur notre corps
01:18:18et on n'est pas concentré
01:18:19sur un écran
01:18:20et on est concentré
01:18:21sur ce qu'on fait
01:18:22et en même temps
01:18:22on leur parle
01:18:23puisqu'ils sont là
01:18:24puisqu'ils viennent
01:18:25au contact
01:18:25donc c'est
01:18:26c'est un moment
01:18:27qu'on peut partager
01:18:28avec son animal
01:18:29vous leur dites
01:18:30on leur parle
01:18:30mais ils nous comprennent
01:18:31oui
01:18:32alors vous savez
01:18:33qu'un chien
01:18:33peut apprendre
01:18:34plus de mille mots
01:18:35il y a eu un chien
01:18:36qui avait appris
01:18:371200 de mots
01:18:38et comment on le sait ça ?
01:18:39parce qu'on lui a appris
01:18:42chaque jouet
01:18:43avait un nom
01:18:43on lui disait
01:18:44va chercher
01:18:45la girafe
01:18:46va chercher le lion
01:18:47et il savait exactement
01:18:48quel jouet
01:18:49aller chercher
01:18:50il savait même
01:18:51quand on lui disait
01:18:52va chercher le panda
01:18:53il se dit
01:18:54panda c'est quoi ce nom
01:18:55je ne l'ai jamais entendu
01:18:56et il allait voir
01:18:57ses jouets
01:18:57il dit
01:18:58ah ce jouet là
01:18:58il n'a pas de nom
01:18:59je lui ramène ce jouet
01:19:01c'est incroyable
01:19:03il fait une association
01:19:04comme un enfant
01:19:05de 5 ans
01:19:05quand même
01:19:05et on sait que
01:19:06le chat peut aussi
01:19:08retenir plus d'une cinquantaine
01:19:09de mots
01:19:10et alors
01:19:11bien sûr le chat
01:19:11quand vous l'appelez
01:19:12souvent les gens me disent
01:19:13il ne connait pas son prénom
01:19:14ils ne veulent pas venir
01:19:15parce que quand je l'appelle
01:19:16minou minou
01:19:17viens ici
01:19:17il ne vient pas
01:19:19minou minou
01:19:20avec les croquettes
01:19:20ça marche
01:19:23ça marche avec moi aussi
01:19:24il connait très bien
01:19:26son nom le chat
01:19:26il connait très bien
01:19:27en fin de compte
01:19:28il fait celui
01:19:29qui ne vient pas
01:19:29parce qu'il ne veut pas venir
01:19:31parce qu'il faut qu'il ait
01:19:32un intérêt à venir
01:19:34est-ce qu'il a envie
01:19:35d'avoir un contact avec vous
01:19:36est-ce qu'il a envie de manger
01:19:37etc
01:19:38et si vous
01:19:39vous avez juste votre intérêt
01:19:40à le voir
01:19:40à le toucher
01:19:41ça peut ne pas l'intéresser
01:19:42il y a une autre activité
01:19:43à faire avec son chat
01:19:44c'est ronronner avec lui
01:19:45oui
01:19:46et même miauler avec lui
01:19:49ronronner
01:19:49ronronner et miauler
01:19:50vous avez
01:19:51le ronronnement
01:19:51vous savez
01:19:52c'est une vibration
01:19:54qui est dans les 20 à 50 hertz
01:19:56c'est des vibrations
01:19:57vraiment très basses
01:19:59et qui permettent
01:20:00et ça ça a été démontré
01:20:03d'abord d'apaiser
01:20:04faire diminuer la fréquence cardiaque
01:20:07augmenter la sérotonine
01:20:08augmenter l'ocytocine
01:20:10être mieux
01:20:11tout simplement
01:20:12c'est un anti-stress
01:20:12le ronronnement
01:20:13c'est un anti-stress
01:20:14et on sait que le chat
01:20:16quand il ronronne
01:20:17il ne ronronne pas pour rien
01:20:18d'abord il ronronne quand il est heureux
01:20:20mais il ronronne aussi
01:20:21quand il a mal
01:20:21quand il est stressé
01:20:23parce que le ronronnement
01:20:24l'apaise lui-même
01:20:26est un anti-douleur
01:20:29et ça ça a été démontré
01:20:30et semblerait-il
01:20:31le ronronnement
01:20:32l'aide aussi à cicatriser
01:20:34par exemple
01:20:34quand il a une blessure
01:20:35une fracture
01:20:36on sait qu'un chat
01:20:36qui a une fracture
01:20:38ronronne
01:20:38c'est quand même étonnant
01:20:40et on pense que
01:20:42ce ronronnement
01:20:42est vraiment une fréquence
01:20:44qui aide à guérir
01:20:45donc moi ce que je dis
01:20:46dans le livre
01:20:47c'est ronronner avec lui
01:20:48vous allez voir
01:20:49que ce ronronnement là
01:20:50qui en fin de compte
01:20:51c'est un peu comme chanter
01:20:51mais c'est un ronronnement
01:20:52qui vient de la gorge
01:20:53ça vous fait un bien fou
01:20:55qui du chat
01:20:56ou du maître
01:20:57est au service de l'autre ?
01:21:00alors on dit souvent
01:21:01que pour le chien
01:21:02son dieu
01:21:03c'est son maître
01:21:04et pour le chat
01:21:04son dieu
01:21:05c'est lui-même
01:21:05ah oui
01:21:06donc j'ai répondu
01:21:08à la question
01:21:08vous avez répondu
01:21:09à la question
01:21:10mais vous savez
01:21:11avec les activités
01:21:12qu'on peut faire
01:21:13avec son animal de compagnie
01:21:15vous connaissez
01:21:16la soprane
01:21:17quantatrice
01:21:18Patricia Petitbon
01:21:19Patricia Petitbon
01:21:20a plusieurs animaux
01:21:21plusieurs chiens
01:21:22elle a un chien
01:21:22qui s'appelle Boubou
01:21:23et ce Boubou
01:21:24c'est dommage
01:21:25d'ailleurs j'aurais dû
01:21:26demander à France Goldfarb
01:21:28notre chef d'édition
01:21:29de mettre la vidéo
01:21:30à l'antenne
01:21:31parce que je l'ai
01:21:32sur mon téléphone
01:21:33et donc Patricia Petitbon
01:21:35commence à chanter
01:21:36avec sa voix de soprane
01:21:37et le chien chante derrière
01:21:39et le chien fait du mimétisme
01:21:41il dit
01:21:42il aime chanter avec elle
01:21:43donc il chie
01:21:44je ne sais pas comment on dit
01:21:46mais il hurle comme ça
01:21:47avec le museau vers le haut
01:21:48et c'est quand même
01:21:49très très amusé
01:21:50oui comme un loup
01:21:50en fin de compte
01:21:51c'est un peu un effet de meute
01:21:52vous savez quand un chien
01:21:53aboie
01:21:54les autres chiens
01:21:55dans le quartier aboient
01:21:56comme dans la meute de loup
01:21:57un loup aboie
01:21:58les autres chiens aboient
01:21:59et puis ça fait comme un concert
01:22:01vous voyez
01:22:01alors peut-être que vous
01:22:02vous n'aimez pas
01:22:02mais ça fait un concert
01:22:03et là je pense qu'il est
01:22:04tellement lié
01:22:06à sa maîtresse
01:22:07et je pense qu'il aime
01:22:09cette musique aussi
01:22:11les chiens aiment beaucoup
01:22:12la musique classique
01:22:14la musique
01:22:14sinuelle
01:22:15ah bah voilà
01:22:16donc on comprend mieux
01:22:16parce que
01:22:17la pop ça ne fait rien
01:22:18là on est entre le baroque
01:22:20et le classique
01:22:21donc évidemment
01:22:22et en plus ils ont
01:22:23l'oreille musicale
01:22:24beaucoup de musiciens
01:22:25des pianistes
01:22:26des chanteurs
01:22:26disent que leur chat
01:22:27ou leur chien
01:22:27quand ils font une fausse note
01:22:29l'animal réagit
01:22:31ils n'aiment pas les percussions
01:22:32comment ?
01:22:33ah bah non
01:22:33ah non mais ils n'aiment pas
01:22:34tout ce qui est binaire
01:22:36ça le hard rock
01:22:37tout ça
01:22:37non ça ils n'aiment pas
01:22:39mais ils aiment
01:22:40parce que pour eux
01:22:40c'est une menace
01:22:41tout simplement
01:22:41c'est un bruit
01:22:42qui est une menace
01:22:43pour eux instinctivement
01:22:44donc ils n'aiment pas
01:22:45mais c'est vrai
01:22:46qu'ils ont l'oreille musicale
01:22:47et j'ai même un pianiste
01:22:48qui me disait
01:22:49son chat était sur son piano
01:22:50et quand il jouait
01:22:51et qu'il faisait une fausse note
01:22:52le chat a vraiment
01:22:53attaqué Sam
01:22:54pour lui dire
01:22:55stop
01:22:56stop
01:22:56on arrête
01:22:57et on arrête aussi l'interview
01:22:59Laetitia Barlorin
01:22:59le reste est dans votre livre
01:23:00merci beaucoup
01:23:01boostez votre énergie
01:23:02grâce à votre animal de compagnie
01:23:04c'est publié
01:23:04chez Fayard
01:23:05merci à tous
01:23:07merci Raphaël Stainville
01:23:08merci à toutes les équipes
01:23:09de Midi News
01:23:10Anaïs Berdamonti
01:23:11France Goldfarb bien sûr
01:23:13Greg Enrégie
01:23:14Thibault à la réalisation
01:23:15et Mathis au son
01:23:16restez bien avec nous
01:23:17n'oubliez pas le doc ce soir
01:23:18sur l'hyperviolence
01:23:19avec Gauthier Lebray
01:23:20à 21h
01:23:21et dans un instant
01:23:22c'est 120 minutes info
01:23:23avec Julien Pasquet
01:23:24et dans un instant
01:23:26et dans un instant
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