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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèles à Midi News.
00:00:04Que disent les parents de ces toutes petites vies ?
00:00:07De ces enfants encore tout petits qui ont le cerveau et le corps en formation,
00:00:12à qui on promet des merveilles et des soleils ?
00:00:15Que disent ces parents lorsqu'ils entendent qu'un deuxième animateur du périscolaire parisien
00:00:20s'est vu requérir trois ans de prison dont un enferme sous bracelet électronique ?
00:00:23Pour rappel, au vu des faits d'agression et de harcèlement sexuel sur huit enfants,
00:00:27cet homme de 36 ans en courait jusqu'à, et en court toujours,
00:00:31jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.
00:00:35Après les tout aussi faibles réquisitions à l'encontre d'un autre animateur,
00:00:39n'est-on pas en train de vivre le prolongement du scandale du périscolaire ?
00:00:44N'est-ce pas le remake du scandale ?
00:00:46N'est-ce pas le scandale dans le scandale ?
00:00:48Pourquoi les juges sont-ils si cléments devant des faits avérés,
00:00:52d'attouchements sur les parties intimes parfois de tout petits enfants ?
00:00:55Autant dans ce procès d'hier comme celui d'il y a deux semaines,
00:00:59les animateurs ont nié.
00:01:00Cet élève, je la connais à peine, jamais vu, jamais parlé.
00:01:04Le déni, le déni prévaut donc sur la parole de l'enfant.
00:01:07Les experts psychiatres le disent, la proportion des enfants qui mentent,
00:01:10c'est 1%, 9 heures d'audience.
00:01:13Au bout de ces 9 heures, la justice a constaté que les faits rapportés
00:01:16pouvaient, je cite, s'apparenter à un geste d'essuyage aux toilettes
00:01:21qui ne permet pas de caractériser une intention de nature sexuelle.
00:01:24Coup de projecteur sur ce scandale de périscolaire d'ici une heure.
00:01:28Dans les minutes qui viennent, zoom sur des images qui font froid dans le dos,
00:01:32des individus qui insultent, des juifs en pleine rue, en toute impunité à Deauville.
00:01:36On en parle avec le président du CRIF, scandalisé comme nous,
00:01:39juste après les dernières informations de Somaya Labidi.
00:01:42Bonjour Somaya.
00:01:43Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:45A la une de l'actualité, l'épisode de chaleur inédit pour un mois de mai se poursuit.
00:01:50La vigilance orange canicule a été étendue à 13 départements,
00:01:52de la Manche à la Gironde.
00:01:54Les températures pourraient grimper jusqu'à 39 degrés aujourd'hui,
00:01:58prévient Météo France.
00:01:59A la une également, un homme tué par Balière soir dans une nouvelle fusillade à Nantes,
00:02:04sur fond de narcotrafic, confirme ce matin le procureur.
00:02:09Deux hommes en scooter ont ouvert le feu sur un troisième qui est mort touché à la tête.
00:02:12C'est un nouveau drame, une dizaine de jours seulement,
00:02:15après le décès d'un adolescent dans une fusillade liée aussi au trafic de drogue.
00:02:20Et puis les travailleurs modestes, grands rouleurs,
00:02:22peuvent demander depuis ce matin l'indemnité de 100 euros
00:02:25mise en place par le gouvernement pour leur venir en aide
00:02:27face à la hausse des prix des carburants,
00:02:29avec l'ouverture d'un formulaire en ligne,
00:02:31un formulaire disponible dans l'espace personnel des contribuables
00:02:35sur le site des impôts, impôts.gouv.fr.
00:02:38Merci beaucoup Somaya Labidi qui revient tout à l'heure pour d'autres informations.
00:02:42À 13h30, et puisque vous parliez de la chaleur,
00:02:44nous serons notamment tout à l'heure avec le gérant de l'entreprise
00:02:48Les Toitures du Grand Paris.
00:02:49On pense bien sûr à tous ces métiers,
00:02:51incluant de la pénibilité en cas de forte chaleur,
00:02:54les couvreurs notamment, qui sont justement sur les toits,
00:02:57par 40 degrés.
00:02:58On en parle tout à l'heure avec lui.
00:03:01Les invités, Jean-Christophe Gallien.
00:03:02Bonjour Jean-Christophe.
00:03:03Bonjour Staniseth Godon.
00:03:04Bonjour.
00:03:05Délégué national Alliance Police.
00:03:07Dans un instant, Alexandre Devecchio va nous rejoindre.
00:03:09L'intégralité du service police-justice également,
00:03:11pour commenter les différentes affaires dont je vous parlais
00:03:15dans cette introduction de Midi News.
00:03:20D'abord à Deauville, cette enquête ouverte pour injure et menace
00:03:23en raison de l'ethnie ou de la religion visant des personnes
00:03:27de la communauté juive.
00:03:28des faits qui se sont produits lundi après-midi, vers 15h15.
00:03:32Le groupe d'appui judiciaire Côte-Fleury a entendu une témoin serveuse
00:03:35dans un bar situé à proximité des faits.
00:03:38Une des victimes a également déposé plainte.
00:03:40Le suspect, identifié comme Kylian M.,
00:03:43est visé par une procédure en cours.
00:03:45C'est un père de famille qui a déposé plainte
00:03:48après des insultes et des menaces.
00:03:50Je vous propose de regarder.
00:04:04– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:04:26– Voilà, nous sommes lundi de Pentecôte, lundi après-midi,
00:04:30jour férié, beaucoup de monde sur cette plage de Deauville,
00:04:34sur les planches, cet individu qui dit
00:04:36« il n'y a que des juifs ici, on n'en a là, je vais les tuer ».
00:04:39Vous êtes chez moi ici.
00:04:40Bonjour Jonathan Arfi, merci beaucoup d'être avec nous en direct du CRIF.
00:04:45Vous êtes le président du conseil représentatif des institutions juives de France.
00:04:49Quelle est votre réaction après cette scène antisémite ?
00:04:51– Eh bien une indignation immense parce qu'on voit des gens
00:04:55qui vont chercher des juifs, c'est ça qui s'est passé,
00:04:58ce sont des gens qui sont venus le long de cette plage
00:05:00pour provoquer des juifs, les insulter.
00:05:04C'est une forme de chasse à l'homme décomplexée
00:05:06qui est en train de se libérer ici à Deauville,
00:05:09mais on l'a vu à beaucoup d'autres endroits
00:05:12avec des agressions antisémites qui se multiplient.
00:05:14L'antisémitisme en France, c'est une agression physique
00:05:16tous les trois jours depuis le 7 octobre.
00:05:19Voilà où on en est aujourd'hui dans ce combat contre cette haine
00:05:22qui s'est banalisée, qui s'est libérée,
00:05:24qui s'est décomplexée depuis le 7 octobre en France.
00:05:27– Comment est-ce que vous la traduisez, cette banalisation justement
00:05:29de la parole antisémite Jonathan Arfi ?
00:05:33– Eh bien c'est aujourd'hui une forme de prétexte utilisé,
00:05:38celui du Proche-Orient, celui du conflit entre Israël et le Hamas,
00:05:42celui de la guerre entre Israël et l'Iran,
00:05:45qui est utilisé pour justifier de venir s'en prendre ici
00:05:50à des Français juifs assignés à répondre d'un conflit
00:05:52qui se déroule à des milliers de kilomètres.
00:05:55Il ne faut pas s'y tromper, ce n'est pas une question géopolitique,
00:05:57ce n'est pas de la solidarité avec les Palestiniens,
00:05:59c'est bien de la haine des Juifs qui trouvent de nouveaux mots,
00:06:03de nouveaux visages, de nouveaux habits pour pouvoir s'exprimer.
00:06:06Malheureusement, je regrette qu'en France, certains ferment les yeux
00:06:09qu'il y ait un aveuglement coupable face à cette violence
00:06:12parce qu'ils imaginent que dénoncer l'antisémitisme,
00:06:15ce serait prendre le parti d'Israël.
00:06:17Non, c'est deux questions qui sont distinctes.
00:06:19La haine d'Israël malheureusement nourrit la haine des Juifs,
00:06:22mais il faut combattre l'antisémitisme de manière extrêmement forte en France,
00:06:25sinon c'est l'ensemble de notre société qui sera affecté.
00:06:27– Alors il faut combattre l'antisémitisme,
00:06:29qu'est-ce que vous attendez justement à la fois de la justice
00:06:31et des représentants et des responsables de politiques au pouvoir ?
00:06:34– Il faut d'abord que l'État de droit retrouve son caractère dissuasif.
00:06:39Aujourd'hui, il y a un sentiment d'impunité.
00:06:42On a la sensation que sur les réseaux sociaux,
00:06:44mais malheureusement aussi dans les universités,
00:06:46malheureusement aussi dans le monde de la culture,
00:06:49sur cette plage ici à Deauville,
00:06:51l'antisémitisme peut s'exprimer en toute bonne conscience
00:06:55avec le sentiment presque vertueux de vrai pour le bien.
00:06:59Ces gens-là imaginent par leurs gestes travailler à la solidarité,
00:07:04l'expression d'une solidarité vis-à-vis des Palestiniens.
00:07:06C'est quelque chose qu'on doit dénoncer
00:07:08parce que ce raccourci-là,
00:07:09eh bien il produit beaucoup de passages à l'acte dangereux.
00:07:12– On voit bien sur ces images, Jonathan Arfi,
00:07:15que le processus est délibéré, organisé, préparé.
00:07:19On voit ces personnes, ce n'est pas une personne isolée,
00:07:23ils se déplacent à plusieurs, certains sont barraqués,
00:07:26on ne sait pas s'ils ne sont pas armés.
00:07:27Ça veut dire que forcément dans les commentaires
00:07:31qu'on a pu voir de ces images, on dit
00:07:32pourquoi est-ce qu'il n'y en a pas un qui se lève,
00:07:33qui dit mais juste arrêtez de dire ça.
00:07:36Parce qu'en fait il y a la peur,
00:07:37il y a la peur de se faire assommer, poignarder peut-être,
00:07:40et c'est une forme de menace directe de la population.
00:07:46Vous entendez cet individu dire
00:07:48vous êtes chez moi ici,
00:07:49c'est-à-dire qu'il y a une césure entre la population
00:07:53et ce que cet individu voudrait voir.
00:07:57Oui, c'est une forme de descente,
00:08:00descente d'une bande qui vient provoquer des passants
00:08:04en imaginant qu'ils sont juifs,
00:08:06en cherchant à identifier des juifs.
00:08:08Et puis il y a la volonté tout simplement
00:08:11de renvoyer un message.
00:08:13Vous n'êtes pas chez vous en France.
00:08:15Eh bien c'est ce message-là que nous refusons,
00:08:17que nous dénonçons.
00:08:18C'est aux antisémites de quitter ce pays,
00:08:20pas aux juifs.
00:08:21Qu'est-ce que vous allez faire vous au CRIF,
00:08:23Jonathan Arfi ?
00:08:24Vous allez écrire,
00:08:26vous avez peut-être déjà,
00:08:27puisque ça s'est passé lundi après-midi,
00:08:29est-ce que vous avez écrit aux responsables politiques ?
00:08:32Est-ce que vous avez appelé le gouvernement,
00:08:34que ce soit le ministre de la Justice,
00:08:35le ministre de l'Intérieur,
00:08:37eu égard à ces faits qui sont extrêmement graves ?
00:08:40D'abord on s'est assuré qu'il y a eu un dépôt de plainte.
00:08:43Il y a eu un dépôt de plainte qui permette que
00:08:44maintenant la justice, on l'espère,
00:08:46pourra faire son travail et rapidement et fermement.
00:08:49Et puis le service de protection de la communauté juive
00:08:51qui suit pour les institutions juives
00:08:54l'ensemble des sujets d'antisémitisme
00:08:55est évidemment mobilisé sur cette affaire
00:08:57parce qu'elle est un peu inédite par la forme.
00:09:00C'est quelque chose qu'on avait déjà vu,
00:09:02par exemple, rue des Rosiers à Paris
00:09:05il y a quelques années,
00:09:06avec l'idée de venir dans des quartiers
00:09:08où on imagine pouvoir trouver des juifs,
00:09:10susciter des provocations.
00:09:11C'est un mode opératoire
00:09:13qu'on craint de voir se banaliser à l'avenir.
00:09:15Alors justement, sur ce mot de banalisation,
00:09:18Yonatan Arfi,
00:09:19nous prenons des risques, vous et moi,
00:09:22en diffusant, en ayant décidé de diffuser ces images
00:09:26qui sont totalement abjectes, ignobles.
00:09:28On prend des risques pourquoi ?
00:09:29Exactement pour ce que vous venez de dire.
00:09:31C'est-à-dire que ça risque de donner
00:09:32de mauvaises idées à d'autres
00:09:34et que cette banalisation se propage.
00:09:37Et pourtant, nous prenons le risque
00:09:38et nous prenons aussi le risque,
00:09:40peut-être de façon optimiste, vous et moi,
00:09:42de se dire qu'il faut le combattre.
00:09:45Oui, il y a toujours un dilemme
00:09:47entre en parler pour le dénoncer
00:09:51et puis, de l'autre côté,
00:09:52prendre le risque, effectivement,
00:09:53que ça suscite un effet d'entraînement,
00:09:55un effet de répétition,
00:09:56parce qu'on sait que l'antisémitisme,
00:09:58ce qu'il caractérise,
00:09:59c'est toujours le mimétisme.
00:10:00Il y a eu, après chaque acte antisémite majeur,
00:10:03dans l'histoire,
00:10:04un effet de mimétisme et de l'antisémitisme
00:10:06qui s'est multiplié.
00:10:07Ça a été le cas après Toulouse,
00:10:08après l'attentat contre l'école Ossaratora en 2012.
00:10:11Ça a été le cas après le 7 octobre.
00:10:12Ça avait été le cas après l'hypercachère.
00:10:14Donc, dans des moments comme ça,
00:10:15lorsqu'on met le focus médiatique
00:10:16sur un acte antisémite,
00:10:18il y a ce risque-là.
00:10:18Mais je crois qu'il faut le prendre,
00:10:20malheureusement,
00:10:20parce qu'il n'est pas question de taire
00:10:23le vécu des Juifs de France.
00:10:25Ce vécu, ce sont ces scènes-là.
00:10:26Ce sont des familles
00:10:27qui évitent d'afficher le fait
00:10:29qu'elles sont juives
00:10:30en changeant leur nom
00:10:31sur les applications mobiles,
00:10:32en enlevant parfois la mésousa
00:10:33à l'entrée de leurs portes.
00:10:34Tout ça, c'est des signaux
00:10:36qui, mis bout à bout,
00:10:38traduisent un antisémitisme d'atmosphère
00:10:40qu'il est temps de combattre
00:10:43effectivement et efficacement
00:10:44dans notre pays.
00:10:44Merci beaucoup, Jonathan Arfi,
00:10:46d'avoir été en direct sur CEDEWS,
00:10:48dans MidiNews.
00:10:49Merci d'avoir été avec nous,
00:10:51Alexandre Devecchio.
00:10:53Bonjour, vous avez écrit
00:10:55Nous vivions côte à côte
00:10:56et c'est tout le thème, justement,
00:10:59quand Jonathan Arfi dit
00:11:00qu'ils sont allés chercher des Juifs.
00:11:02Ils sont allés les chercher à la plage
00:11:05en les désignant potentiellement.
00:11:07Tiens, vous êtes juif.
00:11:08C'est extrêmement grave
00:11:11et inquiétant ce qui se passe.
00:11:13Oui, vous avez raison.
00:11:15Moi, je décris un long glissement.
00:11:16Mais il y avait déjà des signes.
00:11:18Je vous raconte les années 2000,
00:11:20en réalité, il y avait déjà des signes.
00:11:21Moi, quand j'étais au lycée,
00:11:23après le 11 septembre,
00:11:25j'avais entendu des propos
00:11:26où on disait
00:11:27« Mais pourquoi on en fait autant
00:11:28avec ces morts
00:11:29et pas avec les Palestiniens ? »
00:11:34Il y a eu plus l'affaire Ilan Halimi,
00:11:36le livre de Georges Ben Soussan en 2002,
00:11:39« Les territoires perdus de la République ».
00:11:41Et ça s'inscrit dans un contexte global
00:11:43parce que moi, en vrai,
00:11:45je décris une partition avec,
00:11:47il faut dire ce qu'il y a,
00:11:50souvent,
00:11:50ceux qui sont l'antisémitisme des quartiers,
00:11:53va avec la francophobie,
00:11:55la haine de la France
00:11:56et la haine de l'Occident.
00:11:57Donc on a un antisémitisme importé
00:12:00lié à une immigration
00:12:03qui s'islamise.
00:12:05On a ce phénomène-là,
00:12:06plus un phénomène qui n'existait pas
00:12:08quand j'étais jeune,
00:12:09mais qui a une sorte de phénomène woke,
00:12:11c'est-à-dire dans les universités,
00:12:13au nom de la lutte contre le sionisme,
00:12:15au nom de la solidarité avec la Palestine,
00:12:19on exprime une détestation d'Israël
00:12:22qui va avec une détestation souvent
00:12:25des Juifs, des Blancs et de l'Occident.
00:12:27Donc on en est là.
00:12:28Donc pour combattre ça,
00:12:32ça passe par la justice,
00:12:33ça a été dit,
00:12:34mais encore faut-il que,
00:12:35moi je pense qu'on a tout l'arsenal juridique,
00:12:37encore faut-il que les juges l'appliquent.
00:12:39– C'est ça.
00:12:39– Et ça passe aussi,
00:12:41plus globalement,
00:12:43par, dans les quartiers,
00:12:46combattre l'islamisme dans les quartiers,
00:12:48éviter de faire venir des populations
00:12:50qui ne partagent pas nos codes culturels
00:12:52et qui ont déjà une culture antisémite.
00:12:56C'est une politique globale
00:12:57qu'il va falloir mener.
00:12:58Le problème, c'est qu'on a des décennies de retard.
00:13:01– Oui, mais là, vous voyez bien,
00:13:02vous avez dit qu'il fallait arrêter
00:13:05de faire venir des populations
00:13:07qui ont ce dogme de la haine des juifs,
00:13:10mais ils se font dire,
00:13:11qu'est-ce qu'on fait de cela ?
00:13:11Si tant est qu'il soit déjà
00:13:13avec un passeport français,
00:13:15il faudrait serrer la vis de ce côté-là aussi.
00:13:17– C'est là où je pense que…
00:13:18– Parce que c'est un délit, l'antisémitisme.
00:13:19– C'est pour ça que je dis
00:13:20que la justice doit appliquer.
00:13:21– Eh oui.
00:13:21– Je pense qu'il n'y a pas besoin d'autres lois,
00:13:23mais là, ça devrait être puni sévèrement.
00:13:26Ça ne devrait pas être toléré.
00:13:28Et ensuite, il va falloir,
00:13:29je vous parlais de l'antisémitisme woke,
00:13:31ou en tout cas de la complaisance,
00:13:33il va falloir savoir ce qui se passe
00:13:37– Je vais juste rajouter la justice,
00:13:39à condition qu'elle qualifie correctement les choses.
00:13:41– C'est ça.
00:13:41– C'est-à-dire que là, si j'ai bien entendu,
00:13:44les juifs, je vais vous massacrer.
00:13:46Ça, c'est la menace de vous mettre un crime.
00:13:48– Au nom de là, je vais les tuer.
00:13:49– Ce n'est pas tout à fait les deux ans d'emprisonnement
00:13:51prévus par le code pénal pour les menaces.
00:13:54C'est-à-dire que c'est au-delà,
00:13:55là, c'est jusqu'à 7 ans.
00:13:57Et en plus, si on rajoute le caractère,
00:13:58notamment antisémite,
00:14:00qui est bien qualifié pour le coup,
00:14:02eh bien, je crois que les peines,
00:14:03elles devront être à la hauteur,
00:14:04effectivement, de cette infraction.
00:14:06Donc, il ne faut pas sous-dimensionner
00:14:08dès les qualifications et les réquisitions.
00:14:10Donc là, il faut que le parquet,
00:14:11il soit cohérent avec la réalité des vidéos
00:14:13que vous avez montrées.
00:14:15– Jean-Christophe Gagné.
00:14:16– Oui, Alexandre, il raconte
00:14:18une partition territoriale.
00:14:19Mais dans l'affaire des Juifs,
00:14:21notamment en Seine-Saint-Denis,
00:14:22on peut dire que c'est une évacuation.
00:14:26Ils ont commencé par une sorte d'exil,
00:14:28un exode.
00:14:29On peut prendre les statistiques
00:14:31de l'éducation nationale dans les collèges.
00:14:33Ça fait déjà au moins 10 ans,
00:14:34voire un peu plus,
00:14:35qu'il n'y a plus de jeunes Juifs
00:14:36dans les collèges publics de la Seine-Saint-Denis.
00:14:39Là, on est encore ailleurs,
00:14:40un pont plus loin, si je peux me permettre.
00:14:43C'est-à-dire qu'on est face à quelque chose
00:14:44qui se déplace.
00:14:45Et qui se déplace dans un endroit
00:14:47où, pour ceux qui font ça,
00:14:49il y a des Juifs.
00:14:51Soyons clairs.
00:14:52Deauville, un lundi de Pentecôte,
00:14:54eh bien, on vient chercher, effectivement,
00:14:56ceux dont on pense
00:14:56qu'ils sont en train de déjeuner.
00:14:58Et à qui on parle quand on fait ça ?
00:14:59On parle à des familles.
00:15:01Bien sûr qu'il y a des adultes,
00:15:02mais il y a aussi des enfants.
00:15:03Il y a des enfants
00:15:03qui se demandent ce qui se passe.
00:15:05Exactement.
00:15:05Mais on vient déambuler
00:15:07et on vient chercher le Juif
00:15:08comme si on allait le traquer
00:15:09après l'avoir fait s'exiler,
00:15:12le repousser d'un territoire,
00:15:13ce que raconte Alexandre,
00:15:15au-delà d'une partition.
00:15:16On l'a repoussé, celui-là.
00:15:17L'autre, on vit encore avec.
00:15:19Le blanc catholique ou chrétien,
00:15:21celui-là, s'il ne fait pas trop de bruit,
00:15:22il est accepté.
00:15:23L'autre, on doit le faire partir.
00:15:24Et là, on vient le chercher.
00:15:25On le massacre dans d'autres terres.
00:15:26Oui, ailleurs, dans d'autres géographies.
00:15:27Dans d'autres géographies.
00:15:28Aller en Syrie.
00:15:29Mais bien heureusement encore,
00:15:31ça n'est pas le cas dans notre pays.
00:15:33Beau pays.
00:15:33Et donc là, on se retrouve
00:15:34avec des gens qui vont chercher,
00:15:35qui vont traquer le Juif ailleurs.
00:15:37Et donc dans ce gain de terrain.
00:15:38Je m'arrête juste.
00:15:39Le père Hamel, ça a été un exemple.
00:15:41Vous avez raison.
00:15:43Il y a eu aussi un attentat
00:15:45il n'y a pas très longtemps
00:15:46à la cathédrale de Nice.
00:15:47Et vous avez des faits
00:15:49quand même récurrents.
00:15:50La lame a fonctionné.
00:15:52La lame a fonctionné.
00:15:53On est bien d'accord en France.
00:15:54Les chrétiens ne sont pas du tout à la...
00:15:55Non, non, non.
00:15:55Et puis, on peut parler des églises et tout ça.
00:15:57Mais là, on vient chercher sur un terrain
00:15:58qui est celui...
00:16:00Il le dit lui-même.
00:16:01C'est chez moi ici.
00:16:02Et il fait référence à une religion.
00:16:04C'est ce qui m'a marqué le plus.
00:16:05Et donc, vous devez partir.
00:16:07Vous devez partir.
00:16:07Et c'est chez moi ici.
00:16:08Ça n'est plus chez vous.
00:16:09C'est ce que décrouvait,
00:16:10comme vous disiez,
00:16:11Georges Bensoussant,
00:16:12dans les territoires
00:16:13de la République.
00:16:13C'est, voilà, on est chez nous.
00:16:15Vous êtes chez moi ici.
00:16:16Qu'est-ce que vous faites chez moi ?
00:16:17Alors, on ne sait pas
00:16:18s'il est sous gaz hilarant,
00:16:20sous protoxyde,
00:16:20sous je ne sais pas quoi, etc.
00:16:21Peu importe.
00:16:22Et d'ailleurs, j'ai bien peur
00:16:24que la justice retienne ce côté.
00:16:26Vous comprenez,
00:16:27il n'avait pas toute sa tête.
00:16:28Je crois que dans l'affaire
00:16:32de Madame Halimi
00:16:33ou de Mireille Knoll,
00:16:34je ne sais plus laquelle,
00:16:34il y avait les deux.
00:16:36On avait, mais vous comprenez,
00:16:37il a fumé.
00:16:38Donc, il n'était pas totalement...
00:16:40C'est Halimi qui a été défénestré.
00:16:42Vous comprenez,
00:16:42il n'était pas...
00:16:44Si on regarde bien la vidéo,
00:16:46son acolyte,
00:16:46un de ses acolytes,
00:16:47ils ne sont pas du tout
00:16:48sous gaz hilarant
00:16:49ou quoi que ce soit
00:16:49parce qu'il renverse un panneau
00:16:51et un de ses acolytes
00:16:52prend le soin
00:16:53de remettre le panneau
00:16:54à peu près correctement.
00:16:55Donc, si vous voulez,
00:16:56je ne pense pas
00:16:56qu'il soit dans le gaz hilarant.
00:16:58Ils sont à peu près...
00:16:59Ils savent très bien
00:16:59ce qu'ils sont en train de faire
00:17:00en réalité.
00:17:01Et il faut regarder
00:17:01avec attention, je vous dis,
00:17:03ce n'est pas de l'excitation.
00:17:04C'est une violence ordinaire,
00:17:06ordinaire qui se manifeste
00:17:07sur un territoire
00:17:08dont ils veulent annexer,
00:17:10si vous voulez,
00:17:11la vie sociale
00:17:13à leur propre...
00:17:14Alors, violence ordinaire
00:17:15avec antisémitisme
00:17:16et c'est ça qu'il y a
00:17:17d'extrêmement grave
00:17:19dans cette affaire
00:17:20dont on reparlera,
00:17:22bien sûr,
00:17:22dans la journée
00:17:23sur CNews à la Bôle.
00:17:24Là, en l'occurrence,
00:17:25c'est de la désinhibition
00:17:26de plusieurs dizaines de jeunes
00:17:29qui se sont rassemblés
00:17:29aux abords des plages
00:17:31lors des bagarres
00:17:32qui ont éclaté
00:17:33sous les yeux des touristes
00:17:35qui ne comprenaient pas
00:17:35ce qui se passait.
00:17:37Bien sûr, les commerçants
00:17:38ont peur des représailles.
00:17:38Je vous propose
00:17:39de regarder cette séquence.
00:17:40C'est parti.
00:18:12Alors, non seulement
00:18:13on casse,
00:18:15on s'en prend aux gens,
00:18:17on terrorise,
00:18:18on fait peur,
00:18:18mais en plus,
00:18:20et c'est une façon
00:18:20de marquer son territoire,
00:18:22c'est ce qu'on disait
00:18:22exactement pour Deauville aussi,
00:18:24mais en plus,
00:18:24on met ça en musique.
00:18:25C'est-à-dire qu'il y a
00:18:26la fierté,
00:18:27Stéphane Islas Godon,
00:18:28de mettre ça en musique
00:18:29comme un clip
00:18:29en disant,
00:18:30voilà, en fait,
00:18:31c'est assez amusant
00:18:32et on incite
00:18:33les autres à faire de même.
00:18:35Exactement.
00:18:35En fait,
00:18:36à la désignation de la violence
00:18:37qu'on constate,
00:18:38nous, depuis des années
00:18:40sur le terrain,
00:18:41notamment avec la part
00:18:41des mineurs très,
00:18:42très importante.
00:18:43D'ailleurs,
00:18:43dans tous les domaines
00:18:44de la délinquance,
00:18:45les chiffres sont en train
00:18:46d'exploser depuis 9 ans.
00:18:47Ensuite,
00:18:48il y a effectivement
00:18:49cette mise en scène
00:18:50qui est de plus en plus,
00:18:51je dirais,
00:18:52prisée par ces jeunes
00:18:53qui, évidemment,
00:18:54comptent les likes,
00:18:55comptent les partages
00:18:56et c'est ça,
00:18:56en fait,
00:18:57le but.
00:18:57Et vous avez raison,
00:18:58ce qui est terrible,
00:18:59c'est que ça sert
00:19:00notamment d'exemple
00:19:02aux mineurs
00:19:02et qui sont de plus en plus jeunes.
00:19:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:19:05on commence à avoir des faits
00:19:06avec des mineurs
00:19:06qui sont en dessous de 13 ans,
00:19:07qui approchent les 10 ans,
00:19:08vous voyez ce que je veux dire ?
00:19:09Et là,
00:19:10il y a un phénomène
00:19:11qui est inquiétant
00:19:11et nous,
00:19:12on dit que la délinquance
00:19:13des mineurs
00:19:14est une bombe à retardement
00:19:15à laquelle,
00:19:16si on ne répond pas,
00:19:17on va être dans,
00:19:18finalement,
00:19:19les parcours de délinquance
00:19:20à type Elias,
00:19:21c'est-à-dire qu'après,
00:19:22on va avoir des faits
00:19:23extrêmement dramatiques.
00:19:24Et c'est à celui
00:19:25qui fera la meilleure vidéo
00:19:26dans sa ville
00:19:29en terrorisant ses habitants,
00:19:31les habitants de la ville
00:19:33où il habite,
00:19:33qui gagnera le concours,
00:19:35j'allais dire,
00:19:35de beauté,
00:19:36du meilleur tweet
00:19:38ou du meilleur instant.
00:19:40Oui, mais on est à la boule.
00:19:42La mise en scène
00:19:42est à la boule.
00:19:44C'est un point essentiel.
00:19:45Parce qu'en plus,
00:19:46vous savez quoi ?
00:19:47C'est qu'on ne découvre rien.
00:19:48Il y a 15 ans de ça,
00:19:49à peu près,
00:19:50vous aviez l'équivalent exact.
00:19:52Il y avait une décision,
00:19:53notamment entre Nîmes
00:19:55et Montpellier,
00:19:56c'était la région à l'époque,
00:19:58et qui avait décidé
00:19:58de rendre gratuit,
00:20:00ou je crois que c'était
00:20:00un euro,
00:20:02les transports qui allaient
00:20:02vers le Gros du Roi
00:20:03et les plages, en fait,
00:20:04de cette partie
00:20:05du Languedoc-Roussillon.
00:20:06Eh bien,
00:20:07vous aviez exactement
00:20:07les mêmes compétenements
00:20:08que ça a réalisé.
00:20:09C'est-à-dire des gens
00:20:09qui sortaient,
00:20:10les autres passagers des trains,
00:20:12parce que c'était des trains
00:20:13ou des bus
00:20:13quand il y avait des bus.
00:20:14On ne découvre rien.
00:20:15On l'a eu pendant
00:20:15tous les étés,
00:20:16pendant des années
00:20:17dans le sud-ouest,
00:20:18où il fallait que les maires
00:20:19fassent appel
00:20:19à des forces de police
00:20:20supplémentaires.
00:20:21Donc, encore une fois,
00:20:22là, c'est ce qui s'est passé,
00:20:23c'est que Nantes a changé.
00:20:24Nantes a changé
00:20:25et Rennes a changé.
00:20:26Et ce qui se passe à la bol,
00:20:27c'est ça, en fait.
00:20:28Il y a justement
00:20:28Bertrand Plouvi,
00:20:29qui est adjoint à LR
00:20:30au maire Franck Louvrier,
00:20:32appelle le ministre de l'Intérieur
00:20:33à renforcer
00:20:34les effectifs de police.
00:20:36Ce week-end,
00:20:37ça a été vraiment
00:20:39un cas vraiment à part.
00:20:40On a vu des comportements
00:20:41barbares,
00:20:42clairement,
00:20:43qui sont intolérables
00:20:44et qu'on n'a jamais vus
00:20:45à la bol.
00:20:46Le commissariat de la bol
00:20:47a très bien fait son travail,
00:20:48le sous-préfet et le préfet
00:20:49ont très bien fait leur travail,
00:20:50mais aujourd'hui,
00:20:51c'est au ministre de l'Intérieur
00:20:52de nous libérer
00:20:53plus d'effectifs de police.
00:20:55Mais le vrai sujet,
00:20:55c'est que ça n'a pas été canalisé
00:20:57non plus au départ
00:20:58des grandes villes
00:20:59qui sont à proximité
00:20:59comme Nantes et Saint-Nazaire.
00:21:01Aujourd'hui,
00:21:02s'il y avait eu
00:21:03dans les gares de Nantes
00:21:04et de Saint-Nazaire
00:21:05des contrôles en gare,
00:21:08personne n'en monte
00:21:08dans les trains
00:21:09sans avoir un billet,
00:21:10mais on n'aurait pas eu
00:21:12autant de difficultés.
00:21:13Aujourd'hui,
00:21:14personne n'est épargné.
00:21:16Ça touche tout le monde.
00:21:17Et dans les grandes villes de gauche
00:21:19comme Nantes-Rennes
00:21:19où les maires se voilent la face
00:21:21et vous parlent
00:21:22d'un simple sentiment
00:21:24d'insécurité,
00:21:25stop.
00:21:25C'est eux qui sont
00:21:26à la racine du problème.
00:21:28C'est évident que
00:21:29Jeunard Roland
00:21:30a une politique laxiste,
00:21:31on l'a vu,
00:21:31encore avec les fusillades,
00:21:34les meurtres qu'il y a eu
00:21:35il y a peu de temps
00:21:36à Nantes.
00:21:37Et aujourd'hui,
00:21:38nous on pâtit
00:21:39de ce laxisme.
00:21:40Il y a des problèmes de sécurité
00:21:42dans ces grandes villes
00:21:42et quand il y a des débordements,
00:21:44ça arrive chez nous.
00:21:45La prévention,
00:21:46c'est très important,
00:21:47mais là,
00:21:47il y a des jeunes
00:21:49qui ont été arrêtés
00:21:49ce week-end.
00:21:51Moi,
00:21:51j'espère que la justice
00:21:52va répondre
00:21:52et répondra à la hauteur
00:21:54des attentes
00:21:54qui sont les nôtres,
00:21:55qui sont celles
00:21:56des Bolois et des Boloises,
00:21:57de pouvoir vivre
00:21:58en sécurité
00:21:59et en tranquillité.
00:22:00Alors,
00:22:01on en est là,
00:22:02Stanislas,
00:22:02c'est que Bertrand Pouvier
00:22:04dit,
00:22:04voilà,
00:22:04il faut à la gare
00:22:05contrôler les gens
00:22:06qui ont leurs billets,
00:22:07qui ceci,
00:22:07c'est le fameux
00:22:09on ne peut pas mettre
00:22:09un flic
00:22:10derrière chaque personne.
00:22:12Oui,
00:22:13surtout que je rappellerai
00:22:14juste une chose,
00:22:14c'est qu'aujourd'hui,
00:22:15tout est prioritaire.
00:22:16Vous avez le narco,
00:22:18vous avez les violences
00:22:19intrafamiliales,
00:22:19Le narco,
00:22:19c'est 79% des villes de France.
00:22:22Oui,
00:22:22et Nantes,
00:22:23c'est plus 150%
00:22:24d'augmentation du trafic
00:22:25en 9 ans.
00:22:25Vous voyez un peu l'idée.
00:22:27Sans parler aujourd'hui
00:22:28des homicides
00:22:29et des tentatives d'homicides
00:22:30qui ont explosé
00:22:31en l'espace de 9 ans.
00:22:32Tout à l'heure,
00:22:33je disais qu'il y avait
00:22:34des chiffres,
00:22:34notamment sur les homicides
00:22:35pour les mineurs
00:22:36qui étaient de plus de 155%.
00:22:38C'est ça la réalité
00:22:39du terrain.
00:22:39Donc,
00:22:40on est bien plus loin
00:22:41que la désinhibition
00:22:42de la violence.
00:22:43On est dans tous les verrous
00:22:45où on sautait,
00:22:45en fait,
00:22:46finalement.
00:22:46Et c'est pour ça que
00:22:47si vraiment il n'y a pas
00:22:48une réponse,
00:22:48il a raison le maire.
00:22:49Parce que les maires
00:22:50ne peuvent pas tout faire
00:22:51tout seuls.
00:22:52Ce n'est pas la police municipale,
00:22:53ils sont un peu moins
00:22:54de 30 000
00:22:54qui vont résoudre le sujet.
00:22:56Donc,
00:22:56c'est un tandem police-justice
00:22:58qui doit se mettre
00:22:59en ordre de marche.
00:23:00La violence doit être
00:23:01une cause nationale
00:23:02et nous le disons
00:23:03depuis des années.
00:23:03Et puis,
00:23:04il faut arrêter
00:23:04de nous parler
00:23:05des mesures éducatives.
00:23:06Alors,
00:23:06d'accord,
00:23:07le Conseil constitutionnel,
00:23:08il va falloir un moment
00:23:09quand même
00:23:09se francher sur la question.
00:23:10Il faut un peu de fermeté
00:23:10que juste des questions éducatives.
00:23:12On termine sur ce sujet
00:23:13avec ce tweet
00:23:14de Jordan Bardella.
00:23:16Quel territoire français
00:23:17en 2026
00:23:18est encore préservé
00:23:19des agissements
00:23:20de ces prédateurs
00:23:21et de ces bandes ?
00:23:21La question que pose
00:23:22le président du RN,
00:23:24c'est pas...
00:23:26Il y a quelques territoires
00:23:27qui le sont,
00:23:28c'est
00:23:28quels sont ceux
00:23:29qui ne le sont pas.
00:23:30C'est-à-dire que
00:23:30les vases communiquants
00:23:32ont fait leur travail.
00:23:34Malheureusement,
00:23:35on aura l'occasion
00:23:35bien sûr de dire bien.
00:23:36Dans un instant,
00:23:36la vague de chaleur
00:23:37qui s'abat en France
00:23:38et le procès
00:23:39en appel de Nicolas Sarkozy.
00:23:40C'est au programme
00:23:41de Midi News.
00:23:42A tout de suite.
00:23:45Je vous rappelle
00:23:46que dans Midi News
00:23:47à 14h,
00:23:47nous aborderons
00:23:48le scandale
00:23:49du périscolaire,
00:23:50dans un instant
00:23:51les fortes chaleurs
00:23:51et le procès
00:23:52en appel de Nicolas Sarkozy
00:23:53après les dernières
00:23:54informations
00:23:55de Somaia Labidi.
00:23:56Vous allez y revenir
00:23:57dans quelques instants
00:23:58dans votre émission,
00:23:59Pierre.
00:24:00Les images
00:24:00de l'arrivée
00:24:01de Nicolas Sarkozy
00:24:02à la cour d'appel
00:24:03de Paris
00:24:03pour son procès
00:24:04sur les soupçons
00:24:05de financement libyen
00:24:06de sa campagne présidentielle
00:24:08de 2007.
00:24:09Procès qui s'achève
00:24:10aujourd'hui
00:24:10avec les plaidoiries
00:24:11de ses avocats
00:24:12qui fustigent,
00:24:13je cite,
00:24:13le roman grotesque
00:24:14d'un tel financement.
00:24:16La décision sera ensuite
00:24:17mise en délibéré.
00:24:18Elle est attendue
00:24:18pour le 30 novembre prochain.
00:24:21À la une également
00:24:22un mort et trois blessés,
00:24:23dont un grave
00:24:23dans une fusillade
00:24:24hier soir à Grenoble.
00:24:26Fusillade qui s'est produite
00:24:27dans le quartier Mistral,
00:24:28connu pour être
00:24:29un point de deal
00:24:30important de la ville.
00:24:31Les victimes
00:24:31sont des jeunes
00:24:33qui s'étaient rassemblés
00:24:34pour regarder
00:24:34un match de Ligue.
00:24:36Et puis,
00:24:36l'actualité à l'international
00:24:39tout en se disant
00:24:40prêt à faire face
00:24:41à une nouvelle attaque.
00:24:42Et alors que les tractations
00:24:43diplomatiques
00:24:43entre Téhéran et Washington
00:24:44se poursuivent en coulisses,
00:24:46les gardiens de la révolution
00:24:47estiment peu probable
00:24:48une reprise de la guerre
00:24:50avec les Etats-Unis.
00:24:51Merci Somaïa Labidi
00:24:53à tout à l'heure,
00:24:5314h,
00:24:54pour d'autres informations.
00:24:56Nous sommes avec
00:24:56Alexandre Devecchio,
00:24:57Jean-Christophe Gallien,
00:24:59Stanislas Godon
00:25:00qui a décidé
00:25:01de se mettre
00:25:02en tenue estivale
00:25:03puisqu'on a quand même
00:25:05des températures
00:25:06anormales
00:25:07pour ce mois de mai.
00:25:09Et à cette anormalité,
00:25:11je vous signale
00:25:12que la France
00:25:13a déjà enregistré
00:25:14700 records de température
00:25:16en deux jours
00:25:17jusqu'à 39 degrés
00:25:18encore attendus localement.
00:25:21Et dans ce contexte,
00:25:22évidemment,
00:25:22on s'interroge
00:25:22sur les métiers
00:25:23les plus pénibles,
00:25:24en tout cas,
00:25:24ceux qui sont les plus,
00:25:26j'allais dire,
00:25:27à l'exposition du soleil
00:25:29et notamment
00:25:30les métiers du bâtiment
00:25:31qui sont en première ligne.
00:25:32Nous sommes avec
00:25:32Firmin Mourdon,
00:25:34gérant de l'entreprise
00:25:35Les Toitures
00:25:36du Grand Paris.
00:25:37Bonjour, monsieur.
00:25:38Merci beaucoup
00:25:39d'être en direct
00:25:40sur CNews.
00:25:42Sur vos chantiers,
00:25:43comment est-ce que
00:25:44vous vous adaptez
00:25:45pour supporter
00:25:46cette chaleur ?
00:25:47C'est super compliqué.
00:25:48Ces chaleurs-là
00:25:49nous font qu'on est
00:25:51obligé de s'adapter,
00:25:52de commencer
00:25:52beaucoup plus tôt
00:25:53le matin.
00:25:54D'habitude,
00:25:54on commence vers
00:25:558h, 8h30.
00:25:56Là, actuellement,
00:25:57on est sur 6h,
00:25:586h30 maximum.
00:26:00Et puis,
00:26:00on est obligé
00:26:01de terminer
00:26:01un peu plus tôt.
00:26:02Donc,
00:26:04on est obligé
00:26:04de vraiment s'adapter,
00:26:06s'hydrater énormément
00:26:08et hydrater nos équipes.
00:26:10C'est vraiment,
00:26:11vraiment
00:26:11des conditions
00:26:13particulières.
00:26:14Surtout pour un mois de mai.
00:26:15On n'a pas l'habitude.
00:26:15C'est...
00:26:16Alors,
00:26:17sur l'adaptation
00:26:17de ces horaires,
00:26:19Firmin Mouredon,
00:26:21deux choses.
00:26:21La première,
00:26:22est-ce que
00:26:23vous perdez,
00:26:24entre guillemets,
00:26:25des heures dans la journée ?
00:26:26Parce que quand on travaille
00:26:27de 8h à 18h,
00:26:28ou de 8h à 17h,
00:26:29forcément,
00:26:30c'est linéaire.
00:26:31Quand,
00:26:32j'imagine,
00:26:33on s'arrête
00:26:34en plein milieu
00:26:35de la journée
00:26:35ou on s'arrête plus tôt,
00:26:36vous allez m'expliquer
00:26:37comment vous organisez,
00:26:38forcément,
00:26:38on perd des heures.
00:26:39Et la deuxième,
00:26:40quelle est,
00:26:40j'allais dire,
00:26:41la flexibilité
00:26:43ou l'adaptabilité
00:26:44de vos personnels ?
00:26:45Parce qu'il y a certains
00:26:46qui peuvent dire,
00:26:46écoutez,
00:26:47vous êtes bien gentil,
00:26:47mais à 40 degrés,
00:26:48moi,
00:26:48je ne travaille pas.
00:26:50Alors oui,
00:26:50effectivement,
00:26:51au niveau de...
00:26:52Bien sûr,
00:26:52on perd du temps,
00:26:53on perd des heures énormes
00:26:55par rapport...
00:26:56Et puis,
00:26:57même au temps de travail,
00:26:58on travaille au ralenti.
00:26:59Avec les chaleurs,
00:27:00c'est vraiment compliqué pour nous.
00:27:02Et puis,
00:27:03on a du personnel
00:27:04qu'ils ne peuvent pas
00:27:05venir travailler.
00:27:06Pourquoi ?
00:27:06Parce que les conditions
00:27:08font qu'il fait beaucoup
00:27:09trop chaud.
00:27:10Et puis,
00:27:10voilà,
00:27:11on est vraiment,
00:27:12vraiment tributaires
00:27:13en ce moment
00:27:14de cette canicule.
00:27:15Donc,
00:27:16du coup,
00:27:16ce qu'il y a
00:27:17comme conséquence
00:27:18pour vous,
00:27:18c'est l'allongement
00:27:20de la durée du chantier.
00:27:21Vous n'avez pas
00:27:22d'autre choix ?
00:27:23Obligatoirement.
00:27:24Obligatoirement,
00:27:24lorsqu'on perd des heures
00:27:25par jour,
00:27:26l'allongement du chantier
00:27:27fait que sur un chantier
00:27:29comme ça
00:27:29que l'on est en train
00:27:30de faire,
00:27:30qui peut durer,
00:27:31on va dire,
00:27:32un mois,
00:27:32on va être sur
00:27:33quasiment un mois et demi.
00:27:35Est-ce que vous avez remarqué
00:27:37ces dernières années
00:27:38un changement
00:27:39justement
00:27:40des températures ?
00:27:41Est-ce qu'il y a
00:27:42plus de difficultés
00:27:43comme aujourd'hui ?
00:27:45Bien sûr.
00:27:46Bien sûr.
00:27:47Ces dernières années,
00:27:49on sent que
00:27:49les changements climatiques
00:27:51n'ont plus rien à voir.
00:27:52Même ce serait que
00:27:53par rapport
00:27:55en juin,
00:27:56on a souvent des grêles
00:27:57qu'à l'époque,
00:27:58on n'avait pas.
00:27:59Le changement climatique,
00:28:01vraiment,
00:28:01il faut s'adapter.
00:28:02Ça n'a plus rien à voir
00:28:03avec l'époque.
00:28:04Merci beaucoup,
00:28:05Firmin,
00:28:07d'avoir été avec nous.
00:28:08Vous êtes le gérant
00:28:09de l'entreprise
00:28:10Les Toitures
00:28:10du Grand Paris.
00:28:11Merci beaucoup,
00:28:12Firmin Mourodon,
00:28:13d'avoir été en direct
00:28:15avec nous
00:28:15sur CNews.
00:28:16Ce sont des heures perdues,
00:28:19comme on l'a vu.
00:28:20C'est du business perdu,
00:28:22c'est du tracas,
00:28:23évidemment,
00:28:24pour ceux qui voulaient
00:28:25emménager plus tôt.
00:28:26Et il n'y a pas
00:28:27que cet exemple-là.
00:28:28C'est-à-dire qu'il y en a
00:28:29plein d'autres
00:28:29où, effectivement,
00:28:30on est obligé
00:28:30d'adapter
00:28:31et de flexifier.
00:28:34Ça existe ça en français ?
00:28:36D'avoir plus de flexibilité
00:28:38sur les horaires.
00:28:40Et ça va ?
00:28:41Alors,
00:28:42est-ce que ça va continuer ?
00:28:43A priori,
00:28:44oui,
00:28:44puisque le dérèglement climatique
00:28:46est bien là.
00:28:46La question,
00:28:47c'est, nous,
00:28:47on sait faire beaucoup de plans.
00:28:48Il y a beaucoup de plans
00:28:49en France sur les...
00:28:50Voilà,
00:28:51on prévoit
00:28:52ou on essaie de prévoir
00:28:53et on enchaîne les plans.
00:28:53On a même un commissariat
00:28:54au plan.
00:28:55exactement.
00:28:56Lui,
00:28:56je ne sais pas s'il plénifiait
00:28:57beaucoup.
00:28:57Non,
00:28:57mais c'était ironique.
00:28:58Exactement.
00:28:58C'était ironique.
00:28:59Il plénifiait certainement
00:29:00aussi la présidentielle
00:29:00qui venait,
00:29:01mais c'est vrai qu'il y a...
00:29:03Par contre,
00:29:04un écueil,
00:29:05c'est dans le concret
00:29:06de la protection,
00:29:07par exemple.
00:29:08Là,
00:29:08c'est quelqu'un
00:29:08qui travaille en extérieur.
00:29:09C'est difficile.
00:29:10Il y a des méthodes
00:29:11dans certains pays extérieurs
00:29:13où il fait très chaud,
00:29:13où il couvre par-dessous le toit.
00:29:16Là,
00:29:16on n'en est pas là.
00:29:17Maintenant,
00:29:17il y a des cas qui sont concrets.
00:29:19Les écoles,
00:29:19les EHPAD,
00:29:21certains établissements publics
00:29:22comme les mairies
00:29:23où on attend parfois
00:29:24un long moment
00:29:24pour pouvoir avoir des papiers,
00:29:26pour des choses de ce type.
00:29:27Et ça ne veut pas dire
00:29:28qu'ils fonctionneraient tout le temps,
00:29:29mais qu'ils soient prêts
00:29:30à fonctionner
00:29:31lorsqu'il y a des épisodes
00:29:32de ce type
00:29:32parce qu'il n'y a pas de débat.
00:29:34On le sait,
00:29:34il y a des pays
00:29:35qui sont sous chaleur permanente
00:29:36comme l'Espagne en Europe
00:29:37ou en Italie.
00:29:38Il y a ces adaptations parfois,
00:29:43de cette guerre contre eux.
00:29:43Pourquoi ?
00:29:45Pourquoi ?
00:29:45Parce que par exemple,
00:29:46je vous donne un exemple très concret.
00:29:47Quelque chose de ce matin.
00:29:48Ce matin,
00:29:48j'ai entendu que le ministre des Finances,
00:29:51128 000 personnes,
00:29:52128 000 fonctionnaires,
00:29:54faisaient appel,
00:29:55plusieurs ministres,
00:29:56faisaient appel à 4 économistes
00:29:57pour prévoir,
00:29:57fabriquer le budget de cette année,
00:30:002027,
00:30:00et prévoir les 3 prochaines années.
00:30:01Vous ne croyez pas
00:30:02qu'avec 128 000 personnes,
00:30:03et je défends les fonctionnaires
00:30:04dans ce cas-là,
00:30:04ce qui n'est pas toujours mon cas,
00:30:05on fait appel à 4 experts.
00:30:07Je ne dis pas que ces experts sont mauvais,
00:30:07mais ça veut dire
00:30:08qu'on fait des plans
00:30:09et on ne sait pas faire le concret.
00:30:09D'abord, quand on fait appel à des experts,
00:30:11quand on les réunit dans une salle,
00:30:13non mais,
00:30:14quand on les réunit dans une salle,
00:30:15qu'est-ce que vous en pensez ?
00:30:16On peut avoir des vents au contraire
00:30:18et se faire une idée.
00:30:19Mais quand on fait appel,
00:30:20comme on a fait pendant des années,
00:30:22au cabinet McKinsey,
00:30:24et là, effectivement,
00:30:25tu peux te dire,
00:30:26attendez,
00:30:26on paye des impôts,
00:30:27il y a je ne sais plus
00:30:28combien de fonctionnaires,
00:30:30c'est ce qu'on appelle les technos
00:30:31dans les ministères
00:30:32qui sont soi-disant très capés,
00:30:34et certains le sont d'ailleurs,
00:30:34ils sont de très très grandes écoles,
00:30:36ils ont fait le SCP,
00:30:37ils ont fait l'ESSEC,
00:30:38etc.
00:30:39et on se dit,
00:30:40en fait, ça ne suffit pas,
00:30:41il faut encore payer un cabinet américain
00:30:44pour...
00:30:44Ça a été le scandale McKinsey,
00:30:46on en a beaucoup parlé.
00:30:47Si je peux juste ajouter un mot...
00:30:49Vous pouvez, bien sûr,
00:30:49on est en famille.
00:30:50Non, mais parce que
00:30:51dans les professions
00:30:52qui travaillent H24,
00:30:54365 jours dans l'année,
00:30:56les policiers,
00:30:56les sapeurs-pompiers
00:30:57qui sont sur le terrain,
00:30:59eux,
00:30:59et eux,
00:30:59ils n'ont pas de parasols
00:31:00sur la voie publique,
00:31:02ça, c'est la réalité du terrain.
00:31:04C'est les militaires,
00:31:05vous pouvez rajouter les militaires.
00:31:06Exactement.
00:31:06Moi, je me souviens,
00:31:07quand j'étais au Cosovo,
00:31:08il y a bien des années,
00:31:09quand j'étais soldat au Kosovo,
00:31:11il y avait les mecs
00:31:12qui étaient dans les checkpoints,
00:31:14ils étaient entourés
00:31:15de sacs de sable.
00:31:16Alors, ça ne rafraîchit pas,
00:31:18un sac de sable.
00:31:19Voilà.
00:31:20Avec le casque lourd,
00:31:22la mitraillette,
00:31:23à l'époque,
00:31:24c'était encore des famasses,
00:31:25et vous êtes tout seul
00:31:26dans votre sac de...
00:31:27dans votre trou de sac de...
00:31:29entouré de sac de sable
00:31:30par 40 degrés.
00:31:31C'était quand même quelque chose.
00:31:32Et on rend hommage aussi
00:31:33à nos amis militaires,
00:31:34bien sûr, j'en profite.
00:31:35Oui, et vous parliez
00:31:37d'anticipation.
00:31:39Ça, c'est très intéressant
00:31:40parce que nous,
00:31:41il y a une circulaire,
00:31:41notamment pour les fortes chaleurs,
00:31:43qui est applicable
00:31:44dans la fonction publique.
00:31:45Elle n'est pas déclinée
00:31:46sur le ministère de l'Intérieur.
00:31:47Cherchez l'erreur.
00:31:48Hier, on a arrêté
00:31:49la chaudière du commissariat
00:31:51du 7e arrondissement.
00:31:52Hier, à 34 degrés.
00:31:54Enfin, je veux dire,
00:31:54il y a quand même quelque chose
00:31:56qui tourne par rond
00:31:56dans cette technocratie,
00:31:58effectivement,
00:31:58dans un sens
00:32:00comme dans un autre.
00:32:01Vous avez remarqué
00:32:01que quand il y a trois flocons,
00:32:03et on coupe la Nationale 118
00:32:05qui, accessoirement,
00:32:07relie la capitale
00:32:08à tout l'ouest de la France
00:32:09parce que c'est l'embranchement,
00:32:10ensuite, la Nationale 118
00:32:12pour les autoroutes
00:32:13à 10 et à 11.
00:32:14Donc, les Canadiens,
00:32:16moi, ça ne vous a pas échappé
00:32:18que je travaille
00:32:18avec un Canadien
00:32:19tous les dimanches,
00:32:20ils sont morts de rire
00:32:21quand ils voient
00:32:22qu'il y a trois flocons
00:32:23et qu'ils se demandent
00:32:23ce qui se passe.
00:32:24Alors, justement,
00:32:24comment ça se passe
00:32:25dans les écoles ?
00:32:26C'est Pauline Trevzer
00:32:27qui est allé voir.
00:32:30Derrière les murs
00:32:30de ce lycée parisien
00:32:32se trouverait
00:32:33une passoire thermique.
00:32:35Selon ces lycéens,
00:32:36plus de 30 degrés
00:32:38dans les salles de classe.
00:32:39Je pense qu'il fait
00:32:39un bon 35.
00:32:40C'est dur à tenir
00:32:41et ça fait peur
00:32:42pour le bac
00:32:43parce que là,
00:32:44on peut avoir
00:32:45des bouteilles d'eau,
00:32:46des ventilateurs électroniques
00:32:48mais pour le bac,
00:32:49je pense,
00:32:49quatre heures de suite,
00:32:50c'est un peu une fournaise
00:32:51au bout d'un moment.
00:32:52Pourtant,
00:32:52ce sont bien des lycées
00:32:53comme celui-ci
00:32:54qui accueilleront
00:32:55ce jeudi
00:32:56en pleine canicule
00:32:57des épreuves
00:32:58du baccalauréat.
00:32:59Et l'épisode caniculaire
00:33:01touche aussi
00:33:01les plus petits.
00:33:02À la récréation,
00:33:04les bons réflexes
00:33:05sont aussi indispensables
00:33:07pour ces jeunes écoliers.
00:33:09Quand je suis au soleil
00:33:10et que je joue au soleil,
00:33:12je vais,
00:33:13je dis pouce
00:33:14et après,
00:33:14je vais aller aux toilettes
00:33:16pour boire.
00:33:18Et les parents,
00:33:19eux,
00:33:19ne semblent pas plus inquiets
00:33:21pour leurs enfants.
00:33:22Tout est une question
00:33:23d'adaptation.
00:33:24On a sorti
00:33:25les habits d'été
00:33:26de l'année dernière
00:33:27en espérant
00:33:27qu'ils aillent encore bien
00:33:28parce que ça arrivait
00:33:28d'un coup
00:33:29la grosse chaleur.
00:33:30Ils ont une gourde,
00:33:31ils ont une casquette,
00:33:32ils ont des vêtements
00:33:35qui sont légers.
00:33:36Malgré ces conditions,
00:33:37le gouvernement
00:33:38n'envisage
00:33:39aucune fermeture
00:33:40d'école
00:33:40ni report d'examen.
00:33:43Certains syndicats
00:33:44tirent, eux,
00:33:45à nouveau
00:33:45la sonnette d'Allah.
00:33:46La véritable priorité
00:33:48en termes
00:33:48de bâtisse scolaire,
00:33:49elle est celle
00:33:50qui nous intéresse
00:33:51aujourd'hui,
00:33:52à savoir
00:33:52mettre un terme
00:33:53au passoire thermique.
00:33:55Le ministre
00:33:56de l'Education nationale
00:33:57a cependant rappelé
00:33:58des consignes
00:33:59de bon sens,
00:34:00aération des salles,
00:34:02hydratation régulière
00:34:03et aucune activité
00:34:05physique ou sportive
00:34:06dans les moments
00:34:07chauds de la journée.
00:34:08Voilà,
00:34:08on devrait faire
00:34:09une émission
00:34:09avec tous les off.
00:34:10Alors les off,
00:34:11c'est quoi ?
00:34:11C'est tout ce qui se dit
00:34:12pendant les pubs,
00:34:13pendant les sujets,
00:34:15etc.
00:34:15Ah oui,
00:34:16qu'est-ce qu'il devrait
00:34:16dire encore le ministre ?
00:34:18Allez-y.
00:34:19Marcher à l'ombre
00:34:20parce que vous n'oubliez pas
00:34:20que le soleil,
00:34:21c'est quand même quelque chose.
00:34:22Le soleil, ça chauffe.
00:34:23En été, ça chauffe.
00:34:24Mais vous savez ce qui se passe
00:34:26parce que là,
00:34:27ce n'est pas que vous êtes
00:34:27de mauvaise foi,
00:34:28mais c'est-à-dire que
00:34:29si le ministre n'avait rien dit,
00:34:30on lui aurait reproché
00:34:31de n'avoir rien dit.
00:34:33Et quand il y a du vent,
00:34:33il faut faire attention
00:34:34de ne pas sortir.
00:34:35Il y a eu le précédent
00:34:38de la calicule
00:34:39dans les EHPAD
00:34:40où le ministre
00:34:40avait dû démissionner
00:34:42et je ne suis pas sûr.
00:34:46dans les EHPAD,
00:34:47je ne suis pas sûr
00:34:47que les conditions de vie
00:34:48soient si améliorées
00:34:50que ça.
00:34:51Donc moi, je crois
00:34:52qu'à la fois,
00:34:53on en fait beaucoup,
00:34:54je vais vous dire,
00:34:55parce que quand on est
00:34:56majeur, vacciné,
00:34:57qu'on fait un métier
00:34:58pas trop exposé,
00:35:00franchement,
00:35:00on n'a pas forcément
00:35:01besoin du ministre
00:35:02pour nous dire
00:35:02qu'il faut boire,
00:35:04s'aérer,
00:35:06marcher à l'ombre.
00:35:07Et à la fois,
00:35:08comme d'habitude,
00:35:08dans ce pays,
00:35:09on ne règle pas
00:35:09les vrais problèmes
00:35:10là où ils sont.
00:35:11Je pense que voilà,
00:35:12sur les personnes âgées,
00:35:13dans les EHPAD.
00:35:14Et d'ailleurs,
00:35:14ce n'est pas que
00:35:15quand il fait chaud,
00:35:16c'est les conditions.
00:35:17Là, il faudrait
00:35:17un plan vieillesse,
00:35:19il faudrait que les gens
00:35:20modestes puissent
00:35:21être accueillis
00:35:22dans des maisons
00:35:23dignes de ce nom.
00:35:25Par exemple,
00:35:25je pense qu'il y a peut-être
00:35:26l'adaptation
00:35:28pour certains types
00:35:29de métiers,
00:35:30effectivement,
00:35:30les bâtiments,
00:35:31etc.
00:35:32Les écoles,
00:35:33il faudrait qu'elles soient
00:35:34restaurées une bonne fois
00:35:36pour toutes.
00:35:37Mais pour le reste,
00:35:39il fait 15 jours
00:35:40de chaleur,
00:35:41de gros chaleur par an.
00:35:42ce n'est pas non plus dramatique.
00:35:44Vous vous rappelez tout à l'heure
00:35:45l'exemple des Canadiens.
00:35:47Effectivement,
00:35:47au Canada,
00:35:48ils sont adaptés,
00:35:49mais parce qu'ils vivent
00:35:50tous les jours comme ça.
00:35:51Nous,
00:35:51si on est pris
00:35:52ou dépourvu,
00:35:53c'est aussi parce qu'en fait,
00:35:54il y a un réchauffement climatique,
00:35:55sans doute,
00:35:56mais pour l'instant,
00:35:57il y a les épisodes
00:35:58de grand froid,
00:35:5915 jours par an,
00:36:00et les épisodes
00:36:00de grosse chaleur,
00:36:0115 jours par an.
00:36:02Moi,
00:36:02j'ai l'impression
00:36:03que tout n'a pas radicalement changé.
00:36:05tout de même.
00:36:05En tout cas,
00:36:05Marine Tondelier s'est dit
00:36:07aujourd'hui effarée
00:36:08par le degré
00:36:09d'impréparation
00:36:10du gouvernement
00:36:11qui tient demain
00:36:13une réunion
00:36:13face aux vagues de chaleur
00:36:15pour travailler
00:36:15à un plan d'endurance.
00:36:17Et tout à l'heure,
00:36:17dans Midi News,
00:36:18à partir de 14h30,
00:36:20nous irons justement
00:36:21en Espagne
00:36:22voir comment
00:36:23l'Espagnol,
00:36:24eux,
00:36:24ils ont l'habitude.
00:36:25Ils sont quand même
00:36:26assez zen sur le sujet
00:36:27et que nous,
00:36:28aujourd'hui,
00:36:29on a des élus écologistes
00:36:30qui appellent
00:36:31un congé climatique.
00:36:34Un congé climatique.
00:36:36Voilà,
00:36:37on en est là.
00:36:37Et Mme Tondelier
00:36:38peut-être veut justement
00:36:40un congé climatique.
00:36:41Voilà,
00:36:42la canicule de cette semaine
00:36:43a été gérée
00:36:43tout le week-end
00:36:44entre le Premier ministre
00:36:45et ses équipes
00:36:45et toutes les mesures
00:36:46ont été prises
00:36:47mais il ne se passe rien.
00:36:48Bon,
00:36:48voilà ce que dit
00:36:49Mme Tondelier
00:36:49qui est donc effarée.
00:36:52Nous allons partir
00:36:55au tribunal de Paris
00:36:56puisque le procès
00:36:57en appelle
00:36:57sur les soupçons
00:36:58de financement libyens
00:36:59de la campagne présidentielle
00:37:00de Nicolas Sarkozy
00:37:01touche à sa fin
00:37:02ce mercredi
00:37:03avec les ultimes
00:37:04plaidoiries de la défense.
00:37:05Tanguiamon,
00:37:06vous êtes au palais
00:37:07de justice de Paris
00:37:08avec Olivier Campan.
00:37:09Comment se déroulent
00:37:10ces réquisitions ?
00:37:12Ces plaidoiries plutôt ?
00:37:16Eh bien,
00:37:17ces plaidoiries,
00:37:18exactement.
00:37:18Eh bien,
00:37:18deux avocats
00:37:19de Nicolas Sarkozy
00:37:20ont plaidé
00:37:21justement ce matin.
00:37:22Ils ont tous les deux
00:37:23demandé la relax
00:37:24pour l'ancien président
00:37:25de la République.
00:37:26Nicolas Sarkozy
00:37:27va être relaxé
00:37:28car il est innocent.
00:37:30a dit l'un d'eux
00:37:30les preuves sont fausses
00:37:32et contradictoires.
00:37:33Ils ont détricoté
00:37:35des points très précis
00:37:36du dossier.
00:37:37Ils ont dénoncé
00:37:38des accusations creuses,
00:37:39artificielles,
00:37:40fragiles même.
00:37:41Ils ont aussi visé
00:37:42l'association de malfaiteurs,
00:37:44celle pour laquelle
00:37:45Nicolas Sarkozy
00:37:46avait été condamné
00:37:47en première instance.
00:37:48Je cite l'un de ses avocats.
00:37:50On pourrait condamner
00:37:51Nicolas Sarkozy
00:37:52non pas pour ce qu'il a fait,
00:37:53mais pour ce qu'on imagine
00:37:55qu'il a pensé.
00:37:56c'est de la divination.
00:37:58Les avocats ont demandé
00:37:59à la cour
00:38:00du courage
00:38:01et de ne pas céder
00:38:02au confort
00:38:03et bien de confirmer
00:38:04les condamnations
00:38:05du premier procès.
00:38:07Désormais,
00:38:07à partir de cet après-midi,
00:38:09les deux autres avocats
00:38:10de Nicolas Sarkozy
00:38:11vont plaider à leur tour.
00:38:12Puis,
00:38:13en toute fin de journée,
00:38:14l'ancien président
00:38:16de la République
00:38:16pourra prendre la parole
00:38:18une dernière fois.
00:38:18Merci beaucoup Tanguim Hamon
00:38:21au Palais de Justice de Paris
00:38:23avec Olivier Campan
00:38:24sur ce procès.
00:38:26Alexandre Devecchio,
00:38:27Jean-Christophe Gallien,
00:38:28effectivement,
00:38:29c'est un procès attendu,
00:38:34important, évidemment,
00:38:35pour le chef de l'État.
00:38:36On rappelle qu'il a été
00:38:37le premier chef de l'État
00:38:39à être derrière les barreaux
00:38:40et effectivement,
00:38:41là, son appel est très important.
00:38:43Procès, effectivement,
00:38:44important pour le chef de l'État,
00:38:46mais aussi pour la France.
00:38:47Si l'ancien président de la République
00:38:50devait aller plus longuement
00:38:52en prison,
00:38:53ce serait quand même
00:38:54un événement politique,
00:38:57une fonction présidentielle
00:38:58à nouveau rabaissée
00:38:59et des doutes quand même
00:39:00sur la justice
00:39:02parce qu'il irait en prison
00:39:07sans avoir de preuves matérielles
00:39:09très importantes.
00:39:10On rappelle le dossier.
00:39:12Et moi, ça me pose problème
00:39:13que ce dossier soit pas vide,
00:39:16mais en tout cas,
00:39:17qu'il n'arrive pas à faire
00:39:18la démonstration
00:39:20de sa culpabilité.
00:39:22J'ai tendance à y voir tout de même
00:39:25le problème du rapport de force
00:39:28entre les différents pouvoirs.
00:39:29Et il fut un temps
00:39:30où les politiques
00:39:30avaient beaucoup de pouvoir
00:39:32et se pensaient au-dessus
00:39:33de la justice.
00:39:34Et j'ai l'impression
00:39:35que là,
00:39:35on a une forme de vengeance
00:39:37du système judiciaire
00:39:39et que la justice
00:39:40a tendance à empiéter
00:39:42sur l'exécutif,
00:39:44à vouloir régler ses comptes.
00:39:46Et ça ne me paraît pas
00:39:48forcément juste.
00:39:49Nicolas Sarkozy
00:39:49doit être jugé
00:39:50comme tous les citoyens,
00:39:51c'est vrai.
00:39:52Mais il ne doit pas être jugé
00:39:53plus durement
00:39:54parce qu'il a fait de la politique.
00:39:56Et c'est un procès
00:39:57sur lequel, bien sûr,
00:39:58on reviendra dans ce Midi News
00:39:59et tout au long de la journée.
00:40:00Dans un instant,
00:40:01c'est le procès du périscolaire,
00:40:03un deuxième animateur
00:40:06qui s'est vu requérir hier
00:40:07trois ans de prison,
00:40:08dont un an de prison ferme,
00:40:10avec bracelet,
00:40:11incompréhension
00:40:12des parents,
00:40:13des parents
00:40:13de ces toutes petites vies,
00:40:15comme je vous le disais,
00:40:16de ces tout petits enfants
00:40:17qui ont avec leurs mots
00:40:19décrit des situations
00:40:20absolument abjectes.
00:40:21On y revient
00:40:22dans un instant
00:40:22dans Midi News.
00:40:23Restez avec tout.
00:40:28Retour sur le plateau
00:40:29de Midi News
00:40:29et cette question,
00:40:30sommes-nous en train
00:40:31de vivre
00:40:32le scandale
00:40:33du périscolaire,
00:40:34le scandale
00:40:35dans le scandale.
00:40:35On pose la question
00:40:36après les dernières informations
00:40:37de Somaïa Labiti.
00:40:38Vous en parliez
00:40:39à l'instant, Pierre,
00:40:40après le scandale
00:40:41du périscolaire à Paris
00:40:42et des peines jugées
00:40:43beaucoup trop faibles
00:40:44pour certains
00:40:44des animateurs impliqués.
00:40:46Gérald Darmanin,
00:40:47le garde des Sceaux,
00:40:48appelle à un mitou
00:40:49de l'enfance.
00:40:50Écoutez.
00:40:51J'ai déjà eu l'occasion
00:40:51de dire à plusieurs reprises
00:40:52que nous traitons mal
00:40:54ces violences.
00:40:54Nous n'écoutons pas assez
00:40:56la parole de l'enfant,
00:40:57malgré le travail formidable
00:40:58que font certains magistrats,
00:41:00certains greffiers,
00:41:00certains collaborateurs,
00:41:02que devant nous,
00:41:03le mitou de l'enfance
00:41:05ne peut faire que commencer.
00:41:06Il y a sans doute
00:41:08des dizaines de milliers
00:41:09de plaintes potentielles
00:41:11parce que nous n'avons pas assez,
00:41:13je crois, mis de moyens
00:41:14pour entendre
00:41:14les paroles de cet enfant.
00:41:15Et j'ai eu l'occasion
00:41:16de m'exprimer pour dire
00:41:17que non seulement
00:41:18j'appelle les procureurs
00:41:19de la République
00:41:20à une très grande sévérité,
00:41:21mais j'appelle également
00:41:23à lutter contre de l'oubli,
00:41:25notamment pour distinguer
00:41:26et mettre en avant
00:41:28le fait qu'il n'y a pas
00:41:28de prescriptibilité demain
00:41:30pour les crimes sexuels
00:41:31contre les mineurs.
00:41:32Mais je veux dire que oui,
00:41:34au ministère de la Justice,
00:41:35nous devons faire notre révolution
00:41:36pour que la parole de l'enfant
00:41:37soit non seulement entendue,
00:41:39mais que les peines
00:41:40soient à la hauteur du crime
00:41:41qui est de violer
00:41:42l'innocence d'un enfant.
00:41:45A la une de l'actualité également,
00:41:47les deux adolescents
00:41:47sont mis en cause
00:41:48après la mort d'un enfant
00:41:49de 11 ans dimanche à Rennes
00:41:51disent être vengés
00:41:52pour du matériel de pêche.
00:41:54La garde à vue des deux suspects
00:41:55âgés de 16 et 15 ans
00:41:57a été prolongée.
00:41:58Ils doivent être présentés
00:41:59dans la journée
00:41:59au tribunal judiciaire
00:42:00en vue d'une éventuelle
00:42:01mise en examen.
00:42:03Et puis les travailleurs modestes,
00:42:05grands rouleurs
00:42:06peuvent demander depuis ce matin
00:42:07l'indemnité de 100 euros
00:42:08mis en place par le gouvernement
00:42:10pour leur venir en aide
00:42:11face à la hausse
00:42:11des prix des carburants
00:42:13avec l'ouverture
00:42:14d'un formulaire en ligne,
00:42:15formulaire disponible
00:42:16dans l'espace personnel
00:42:17des contribuables
00:42:18sur le site des impôts
00:42:19impots.gouv.fr
00:42:21Merci beaucoup Somaïa
00:42:23à tout à l'heure
00:42:23pour d'autres informations.
00:42:26La chronique est au moment.
00:42:28Votre programme
00:42:29avec Bien Ici.
00:42:30On est bien ici.
00:42:31Trouvez votre futur logement
00:42:33par vie de quartier
00:42:33et temps de trajet
00:42:34sur bienici.com
00:42:36Nous parlions de la vague de chaleur
00:42:39on va parler des climatiseurs
00:42:41puisqu'avec la canicule
00:42:42on se pose la question
00:42:42de la facture électrique.
00:42:44Combien ça coûte
00:42:44tous ces climatiseurs
00:42:45et toutes ces clims ?
00:42:46Eric de Ritmatène
00:42:47a épluché la facture.
00:42:50La clim dans les bureaux
00:42:51elle vient du plafond
00:42:52ça bourdonne
00:42:53ça fait du bruit
00:42:54mais c'est formidable
00:42:54ça rafraîchit.
00:42:55Maintenant à la maison
00:42:56il existe des clims
00:42:57elles sont sur des petites roulettes
00:42:58alors ça vaut autour
00:42:59de 600-700 euros
00:43:00c'est déjà cher
00:43:01mais en plus
00:43:02il y a un impact
00:43:02sur la facture.
00:43:03On a calculé
00:43:04avec l'ADEME
00:43:05l'agence pour la maîtrise
00:43:06de l'énergie
00:43:06un mois complet
00:43:07de climatisation
00:43:08ça fait 300 kWh environ
00:43:11et bien le coût sera
00:43:12de 60 euros
00:43:13sur la facture
00:43:14chaque mois.
00:43:15Alors maintenant
00:43:16il y a les ventilateurs
00:43:17ils sont là
00:43:17ça coûte moins cher
00:43:19et le ventilateur
00:43:19en plus est moins onéreux.
00:43:21Le surcoût sera
00:43:22beaucoup plus raisonnable
00:43:22parce que si vous faites
00:43:23tourner le ventilateur
00:43:24toute la nuit
00:43:25il faut compter
00:43:255 euros par mois seulement.
00:43:27En résumé
00:43:28la clim
00:43:2960 euros par mois
00:43:30le ventilateur
00:43:315 euros.
00:43:32Et ce qui explique
00:43:33d'ailleurs
00:43:33la ruée actuelle
00:43:34sur les ventilateurs
00:43:35et les clims
00:43:35dans les magasins
00:43:36d'électroménagers
00:43:37selon les chiffres
00:43:38de l'institut Stockly
00:43:39qui analyse les stocks
00:43:40des entreprises
00:43:40on est déjà
00:43:41à plus 196%
00:43:43de ventilateurs
00:43:44achetés au mois de mai
00:43:45par rapport
00:43:46au mois de mai
00:43:46de l'an dernier
00:43:47et plus 61%
00:43:48pour les climatiseurs
00:43:49ça montre bien
00:43:50combien ces équipements
00:43:52ces investissements
00:43:52vont devenir
00:43:54prioritaires.
00:43:55C'était votre programme
00:43:57avec Bien Ici
00:43:57On est bien ici
00:43:59Trouvez votre futur logement
00:44:00par vie de quartier
00:44:01et temps de trajet
00:44:02sur bienici.com
00:44:04Retour donc
00:44:04sur le plateau
00:44:05de Midi News
00:44:06et nous sommes avec
00:44:07Alexandre Devecchio
00:44:07Stanislas Godon
00:44:09Jean-Christophe Gallien
00:44:09Sabrina Birlin-Bouillet
00:44:11nous a rejoint
00:44:11Bonjour Sabrina
00:44:12du service police-justice
00:44:14de CNews
00:44:14puisque nous allons aborder
00:44:15ce que j'ai appelé tout à l'heure
00:44:17le scandale
00:44:17dans le scandale
00:44:18c'est-à-dire que vous avez
00:44:19deux animateurs
00:44:20qui ont donc été déjà
00:44:23auditionnés
00:44:24et jugés
00:44:24pas encore jugés
00:44:26mais en tout cas
00:44:26ils sont passés devant
00:44:27la justice
00:44:28pour des faits
00:44:29de ce périscolaire
00:44:31parisien
00:44:31agression sexuelle
00:44:32sur huit enfants
00:44:34d'une école maternelle
00:44:36dans le 11ème
00:44:37les faits ont eu lieu
00:44:38entre la rentrée 2024
00:44:39et 2025
00:44:41et le parquet
00:44:42a requis
00:44:43trois ans de prison
00:44:44dont un an ferme
00:44:45sous bracelet électronique
00:44:48nous sommes en ligne
00:44:49avec Elisabeth Gutmann
00:44:51cofondatrice du collectif
00:44:52SOS périscolaire
00:44:53merci d'être avec nous
00:44:54Elisabeth Gutmann
00:44:56un premier procès
00:44:58avait vu des réquisitions
00:45:00à l'encontre de cet homme
00:45:02de 47 ans
00:45:02qui était très faible
00:45:03on a eu l'occasion
00:45:04ici d'en parler
00:45:06
00:45:07j'allais dire
00:45:08le scandale
00:45:09se répète
00:45:10est-ce que je peux oser
00:45:11ce mot
00:45:11Elisabeth Gutmann
00:45:13alors oui
00:45:14en effet
00:45:15j'étais au procès
00:45:17hier
00:45:18les réquisitions
00:45:19sont à nouveau
00:45:20très décevantes
00:45:22avec en plus
00:45:23des inexactitudes
00:45:24dans les propos
00:45:25du parquet
00:45:27accompagnant
00:45:27cette demande
00:45:28de réquisition
00:45:28donc là
00:45:29on se demande
00:45:30vraiment
00:45:31malgré les déclarations
00:45:33là que j'entendais
00:45:33sur votre antenne
00:45:34de monsieur Darmanin
00:45:36vraiment
00:45:36quelle valeur
00:45:37ont nos enfants
00:45:39et quelle peine
00:45:41est réellement
00:45:42considérée
00:45:43comme adaptée
00:45:44par la justice
00:45:45qu'est-ce que vous
00:45:46parliez
00:45:46d'inexactitude
00:45:48d'inexactitude
00:45:49hier au procès
00:45:49oui tout à fait
00:45:51en fait
00:45:51dans les réquisitions
00:45:52du parquet
00:45:54la personne
00:45:55a dit que
00:45:56notamment
00:45:57elle écartait
00:45:57un certain nombre
00:45:58d'enfants
00:45:59dans ses réquisitions
00:46:00parce que
00:46:00ces enfants
00:46:01n'avaient pas répété
00:46:02leurs révélations
00:46:03les révélations
00:46:03qu'ils avaient fait
00:46:04à leurs parents
00:46:04ils ne les ont pas répétées
00:46:06à la brigade de protection
00:46:07des mineurs
00:46:07et elle a précisé
00:46:09que ces enfants
00:46:09avaient pourtant été entendus
00:46:10dans le dispositif adapté
00:46:13qui est le dispositif
00:46:14mélanique
00:46:14qui est un dispositif
00:46:15prévu par la loi
00:46:16normalement obligatoire
00:46:17par la loi
00:46:18pour accueillir la parole
00:46:19des enfants
00:46:19dans des conditions
00:46:20qui correspondent
00:46:21à celles de leur âge
00:46:22à savoir une salle adaptée
00:46:23avec des poupées
00:46:24pour pouvoir montrer
00:46:26ce qui leur est arrivé
00:46:27etc
00:46:27et en fait
00:46:29la plupart de ces enfants
00:46:31n'ont pas du tout
00:46:32du tout
00:46:32été entendus
00:46:33dans les dispositifs
00:46:34prévus à cet effet
00:46:34et le parquet
00:46:36a dit qu'ils écartaient
00:46:38tous les enfants
00:46:39enfin un certain nombre
00:46:39d'enfants
00:46:40parce qu'ils n'avaient pas
00:46:41répété ces révélations
00:46:42et on sait d'expérience
00:46:44en fait
00:46:44que les enfants
00:46:45qui ne sont pas entendus
00:46:46dans des dispositifs
00:46:47prévus pour leur âge
00:46:48bien souvent
00:46:50refusent de s'exprimer
00:46:51à un officier de police judiciaire
00:46:52en uniforme
00:46:53derrière un ordinateur
00:46:54c'est pas du tout
00:46:55adapté pour leur âge
00:46:55oui c'est ça
00:46:56on est en mode
00:46:56commissariat de police
00:46:58déposé
00:46:58vous écoute
00:46:59et puis vous n'avez qu'à parler
00:47:00on s'adresse comme à un adulte
00:47:02en fait
00:47:02c'est complètement inadapté
00:47:03exactement
00:47:03c'est pas du tout adapté
00:47:05d'ailleurs
00:47:05nous avec notre avocate
00:47:07maître Lisborne
00:47:08on essaye là
00:47:09de récupérer
00:47:10lorsque les enfants
00:47:12ont fait des confidences
00:47:12qu'ils n'ont pas voulu
00:47:13à nouveau se confier
00:47:14à des officiers de police judiciaire
00:47:15ou à des gendarmes
00:47:16parce qu'ils n'étaient pas
00:47:17dans un dispositif adapté
00:47:19on derrière
00:47:19on rame
00:47:20et on essaye de les faire
00:47:21réauditionner
00:47:22dans un dispositif adapté
00:47:23donc ça pour vos
00:47:25téléspectateurs
00:47:25c'est important
00:47:26pour que les familles
00:47:27lorsqu'il leur arrive
00:47:27quelque chose comme ça
00:47:29sachent
00:47:29qu'ils doivent demander
00:47:31et qu'ils ont le droit
00:47:33que leur enfant
00:47:34soit entendu
00:47:34dans ce dispositif
00:47:35
00:47:36et non pas
00:47:36comme il arrive
00:47:37même dans certaines communes
00:47:38où la police débarque
00:47:39dans l'école
00:47:40pour auditionner
00:47:40les enfants
00:47:41donc on a le droit
00:47:42de dire stop
00:47:43vous débarquez pas comme ça
00:47:44c'est pas comme ça
00:47:45que ça va se passer
00:47:46et si on dit stop
00:47:47qu'est-ce qui se passe
00:47:48du coup
00:47:49la procédure s'arrête
00:47:50et le juge est obligé
00:47:52de mettre en place
00:47:53un dispositif
00:47:53c'est ça qui se passe ?
00:47:54alors non c'est pendant
00:47:55l'instruction
00:47:56l'enfant il est entendu
00:47:57au début de l'instruction
00:47:58c'est grâce
00:47:59aux différentes auditions
00:48:00des enfants
00:48:01que l'instruction se lance
00:48:03donc non
00:48:03si d'un coup
00:48:04on se rend compte
00:48:05que l'enfant
00:48:05ne va pas être entendu
00:48:06dans un dispositif adapté
00:48:07et bien on dit stop
00:48:09on exige
00:48:10que notre enfant
00:48:10soit entendu
00:48:11dans un dispositif
00:48:12mélanique
00:48:12comme c'est prévu
00:48:13par la loi
00:48:13point
00:48:14et il ne sera pas
00:48:14entendu autrement
00:48:15et je veux dire
00:48:17par la force des choses
00:48:18il sera entendu
00:48:19de la façon
00:48:20la plus convenable
00:48:21voilà
00:48:22et sinon il faut écrire
00:48:23au procureur de la république
00:48:24et résister
00:48:25la loi le prévoit
00:48:26donc ça doit être
00:48:27appliqué comme ça
00:48:28Stanislas Godon
00:48:29oui juste rappeler
00:48:30madame
00:48:31que le protocole
00:48:33NICHT
00:48:33en fait c'est celui-là
00:48:34dont elle parle
00:48:35en fait il doit se faire
00:48:36effectivement dans les salles
00:48:37Mélanie
00:48:37c'est un protocole
00:48:38en fait qui permet
00:48:39de libérer la parole
00:48:40de l'enfant
00:48:40c'est extrêmement
00:48:42je dirais
00:48:43il y a un process
00:48:44très compliqué
00:48:44qui n'est pas forcément
00:48:46adapté
00:48:47et qui n'est pas forcément
00:48:48divulgué
00:48:49en tant que formation
00:48:50pour les policiers
00:48:50c'est un parcours
00:48:51du combattant
00:48:52pour que les policiers
00:48:53puissent avoir accès
00:48:54à ce stage de formation
00:48:56notamment qualifiant
00:48:57qui dure 15 jours
00:48:58avec une partie
00:48:58notamment qui est faite
00:48:59par un psychologue
00:49:00nous on a été auditionné
00:49:02à l'Assemblée Nationale
00:49:02sur les violences sexuelles
00:49:03insistueuses
00:49:04et on a dit que ce protocole
00:49:06effectivement
00:49:06devait être obligatoire
00:49:08pour toutes les atteintes
00:49:09notamment sexuelles
00:49:10à l'encontre des mineurs
00:49:11et ça c'est important
00:49:12donc madame
00:49:12je vous rejoins
00:49:13sur ce protocole
00:49:15malheureusement
00:49:15malheureusement
00:49:16les policiers
00:49:17aimeraient bien faire leur travail
00:49:18et pour le coup
00:49:18je vais me répéter
00:49:19encore une fois
00:49:20on parle souvent de moyens
00:49:21ben voilà
00:49:22on y est
00:49:22mais moi j'essaye de
00:49:23complètement
00:49:24on vous soutient
00:49:25d'ailleurs
00:49:25c'est quelque chose
00:49:26qu'on a porté
00:49:26à Matignon
00:49:27et qu'on porte
00:49:28dans différents endroits
00:49:29c'est qu'il y a besoin
00:49:29de moyens pour la justice
00:49:30il y a besoin de moyens
00:49:31pour la brigade de protection
00:49:32des mineurs
00:49:33et on se rend compte
00:49:34qu'en région
00:49:34même au-delà de Paris
00:49:36quand ils n'ont pas les outils
00:49:37les agents de police
00:49:39ils font comme ils peuvent
00:49:40ou alors
00:49:40comme leur créativité
00:49:41leur permet
00:49:42et parfois
00:49:43on a des inventions
00:49:44de dispositifs
00:49:45genre
00:49:46il y a quelques semaines
00:49:47je parlais avec des parents
00:49:48leur enfant
00:49:49leur petite fille de 3 ans
00:49:50a été reçu dans la salle
00:49:51de la vérité
00:49:51donc en fait
00:49:52avec une pression énorme
00:49:54sur l'enfant
00:49:55de si elle ne dit pas
00:49:56la vérité dans cette salle
00:49:57il va y avoir des conséquences
00:49:59donc c'est rajouter
00:50:00un poids
00:50:00une pression
00:50:00et bien entendu
00:50:01la fille n'a pas parlé
00:50:02c'est à dire qu'on a dit
00:50:03à une enfant
00:50:05c'est la salle de la vérité
00:50:07c'est là où tu dois
00:50:08donc il y a une forme
00:50:09d'hypnose
00:50:12en disant
00:50:14en prédisposant
00:50:15cet enfant
00:50:17à un truc
00:50:17complètement
00:50:18j'allais dire
00:50:19hallucinogène
00:50:20Elisabeth Gutmann
00:50:20je dirais de pression
00:50:21peut-être pas d'hypnose
00:50:22mais je dirais de pression
00:50:23qu'on lui met sur les épaules
00:50:24en lui disant
00:50:25voilà si tu ne dis pas
00:50:26la vérité
00:50:26il va y avoir des conséquences
00:50:28alors que ces enfants
00:50:28ils arrivent déjà
00:50:29avec le poids d'un secret
00:50:30puisque bien souvent
00:50:32l'animateur ou l'animatrice
00:50:33lui a imposé ce secret
00:50:34en lui disant
00:50:35il y aura des conséquences
00:50:36soit tu vas mourir
00:50:37soit ta famille ne va plus t'aimer
00:50:38soit il y a plein de dispositifs
00:50:40comme ça
00:50:40qui sont mis en place
00:50:41par les pédocriminels
00:50:42donc en fait
00:50:42c'est encore rajouter
00:50:43une pression
00:50:44et une peur
00:50:45à cet enfant
00:50:45qui est déjà terrorisé
00:50:47Vous avez eu
00:50:49un commentaire
00:50:50sur le ministre de la Justice
00:50:51Gérald Darmanin
00:50:52qui lance ce MeToo
00:50:53de l'enfance
00:50:53qu'est-ce que vous en pensez
00:50:54Elisabeth Gutmann ?
00:50:56Alors il est temps
00:50:57que tout le monde
00:50:58se mette dans cette boucle
00:51:00et dans ce travail
00:51:01autour de la protection
00:51:02de l'enfance
00:51:02donc on verra
00:51:03ce qui va ressortir
00:51:04du projet de loi
00:51:07qui est préparé
00:51:08qui est proposé
00:51:09par Mme Briste
00:51:10et M. Darmanin
00:51:11il y a également
00:51:12la proposition de loi
00:51:13de Viollesse Philboux
00:51:14et de M. Vanier
00:51:15qui sera débattue
00:51:16à l'Assemblée nationale
00:51:17le 1er juin
00:51:17et puis il y a encore
00:51:18une autre proposition de loi
00:51:20de M. Moret
00:51:21donc on attend
00:51:22de voir
00:51:23si ces trois propositions
00:51:25de loi
00:51:25vont fonctionner ensemble
00:51:26si elles vont fonctionner
00:51:27surtout s'il n'y a pas
00:51:28d'énormes trous dans la raquette
00:51:29comme ce qu'on pourrait craindre
00:51:30notamment une chaîne
00:51:32de signalement nationale
00:51:33de manière à ce que
00:51:35les familles
00:51:35aient un organe d'État
00:51:36à qui s'adresser
00:51:37et qui derrière
00:51:38prendra en charge
00:51:39ces affaires
00:51:40Celle de Paul Vanier
00:51:41et de Violette Philboux
00:51:43elle n'est pas exactement
00:51:44sur le même registre
00:51:46il me semble
00:51:46Alors elle a inclus
00:51:48le périscolaire
00:51:49puisqu'on a
00:51:49on était auditionné
00:51:50par Violette Philboux
00:51:51la semaine dernière
00:51:52justement pour lui faire
00:51:53des propositions
00:51:54d'amendement déjà
00:51:55mais si il y a
00:51:56le périscolaire dedans
00:51:57il y a surtout
00:51:58la généralisation
00:51:58de l'attestation d'honorabilité
00:52:00et la possibilité
00:52:02à chaque individu
00:52:03de faire
00:52:04de demander
00:52:05en ligne
00:52:06cette attestation
00:52:07d'honorabilité
00:52:08et cette obligation
00:52:09pour tous les accueils
00:52:10de mineurs
00:52:11que ça soit même
00:52:12dans des écoles privées
00:52:13hors sous contrat
00:52:14ou des périscolaires
00:52:16non déclarées
00:52:16aux services départementaux
00:52:17de la jeunesse
00:52:18et des sports
00:52:19cette obligation
00:52:20de demander
00:52:21cette attestation
00:52:22d'honorabilité
00:52:22ce qui n'est aujourd'hui
00:52:23pas du tout le cas
00:52:23Oui
00:52:24Je me permettais la remarque
00:52:25parce que Paul Vanier
00:52:26lui il a quand même
00:52:27un autre but
00:52:28c'est ce qui
00:52:29dans son giron à lui
00:52:31c'est l'école privée
00:52:32d'une manière générale
00:52:33et l'école privée catholique
00:52:35de manière particulière
00:52:38Les deux
00:52:39là nous on a vraiment
00:52:40insisté
00:52:41pour qu'il y ait
00:52:42le périscolaire public
00:52:43dedans
00:52:44c'est en fait
00:52:44tous les enfants
00:52:45qu'ils soient dans le privé
00:52:46dans le public
00:52:47sous hors contrat
00:52:48peu importe
00:52:49c'est des enfants
00:52:49et nous on veut
00:52:50leur protection
00:52:50dans leur globalité
00:52:51peu importe
00:52:52où ils sont scolarisés
00:52:53Alors à son niveau
00:52:54le ministre de l'éducation
00:52:55Edouard Jeffrey
00:52:56lui annonce la création
00:52:57d'une liste noire
00:52:59des agresseurs
00:53:00on écoute
00:53:01et je vous demanderai
00:53:02votre commentaire
00:53:03après Elisabeth Gutmann
00:53:04Désormais on aura
00:53:05un système périodique
00:53:07qui permettra
00:53:08en temps réel
00:53:10de contrôler
00:53:11ceux de nos personnes
00:53:12qui sont déjà
00:53:12recrutées par nous
00:53:14que ce soit
00:53:14à titre associatif
00:53:16professionnel
00:53:16etc
00:53:17là aussi
00:53:18avec un système
00:53:19très simple
00:53:20de contrôle
00:53:20d'honorabilité
00:53:21d'attestation
00:53:22d'honorabilité
00:53:22qui permettra
00:53:23à la personne
00:53:24quand elle se présentera
00:53:25pour intervenir
00:53:26par exemple
00:53:27pour une association
00:53:28pour un spectacle
00:53:29ou autre
00:53:29de présenter
00:53:30une attestation
00:53:32d'honorabilité
00:53:32là aussi
00:53:33à la lumière
00:53:34de ces trois fichiers
00:53:35quasi judiciaire
00:53:36infraction sexuelle
00:53:37infraction terroriste
00:53:39nous faisons en sorte
00:53:40qu'une personne
00:53:41qui a eu des comportements
00:53:43inappropriés
00:53:43avec des mineurs
00:53:44quand bien même
00:53:45elle n'aurait pas été
00:53:45pédalement condamnée
00:53:47ne puisse plus
00:53:48revenir dans nos murs
00:53:50autrement dit
00:53:51c'est ce qu'on appelle
00:53:52en langage trivial
00:53:53une liste noire
00:53:54ça veut dire
00:53:55que nous aurons
00:53:56évincé
00:53:57un agent public
00:53:58un surveillant
00:54:00etc
00:54:01en raison de son comportement
00:54:02avec les mineurs
00:54:03quand bien même
00:54:03il n'aurait pas été
00:54:04condamné
00:54:04et bien
00:54:05il sera inscrit
00:54:06sur une liste
00:54:07qui empêchera
00:54:09toute forme
00:54:10de réemploi
00:54:11au sein de l'école
00:54:13commentaire
00:54:13Elisabeth Gutmann
00:54:15oui effectivement
00:54:16c'est un peu
00:54:16ce qu'on demandait
00:54:18c'était un fichier national
00:54:19après il faut voir
00:54:20quel est le périmètre
00:54:21de cette liste
00:54:21et si elle inclut
00:54:22effectivement
00:54:23tous les accueils
00:54:24de mineurs
00:54:25et pas seulement
00:54:26les accueils de mineurs
00:54:27qui sont déclarés
00:54:28à Jeunesse et Sport
00:54:29ou pas seulement
00:54:30les accueils de mineurs
00:54:31de l'école publique
00:54:32puisque les animateurs
00:54:33vont indifféremment
00:54:34dans une école publique
00:54:36ou une école privée
00:54:37pour exercer leur métier
00:54:38merci beaucoup
00:54:39Elisabeth Gutmann
00:54:40d'avoir été avec nous
00:54:41en direct
00:54:43sur CDIUS
00:54:44Sabrina
00:54:45donc c'est un nouvel
00:54:46exemple
00:54:46de réquisition
00:54:47extrêmement faible
00:54:48à l'encontre
00:54:48d'un animateur
00:54:49tout à fait
00:54:50et vous l'avez dit
00:54:51il y a déjà eu un procès
00:54:52donc on attend
00:54:52la décision de justice
00:54:53et il y a celui-ci
00:54:54celui-ci pourtant
00:54:55c'est le premier
00:54:57véritable procès
00:54:58public
00:54:58du périscolaire
00:55:00pourquoi public
00:55:00parce que les parents
00:55:02n'ont pas sollicité
00:55:03le huis clos
00:55:03contrairement à la première
00:55:04audience du procès
00:55:06précédent
00:55:06ils ont voulu
00:55:07ouvrir les portes
00:55:08aux médias
00:55:09au public
00:55:10pour justement
00:55:10leur montrer
00:55:11et dire voilà
00:55:11ce qui se passe
00:55:12dans nos écoles
00:55:13regardez
00:55:14c'est ça le message
00:55:15des parents
00:55:15donc imaginez
00:55:16la double déception
00:55:18quand ils ont entendu
00:55:19ces réquisitions
00:55:19ils pouvaient
00:55:20selon la loi
00:55:21il peut en courir
00:55:23jusqu'à 10 ans
00:55:24de prison
00:55:24cet individu
00:55:25c'est d'un enferme
00:55:28aménageable
00:55:28donc il ne mettra
00:55:29jamais un pied
00:55:29en prison
00:55:30si les réquisitions
00:55:31sont suivies à la lettre
00:55:32ça ne s'est jamais produit
00:55:34qu'un juge
00:55:35tout d'un coup
00:55:36dépasse les réquisitions
00:55:37ça arrive
00:55:38ça peut arriver
00:55:39ça arrive
00:55:39mais quand même
00:55:40pas la règle
00:55:41malgré tout
00:55:42le parquet
00:55:42donne quand même
00:55:43une direction
00:55:43c'est pour ça
00:55:44qu'il y a un étonnement
00:55:45surtout des familles
00:55:46vous voyez
00:55:47et puis
00:55:47il était là
00:55:49concernant des faits
00:55:50d'agression sexuelle
00:55:51sur 9 fillettes
00:55:52mais aussi
00:55:53de 2 cas
00:55:54d'harcèlement sexuel
00:55:55sur ses collègues
00:55:56animatrices
00:55:57adultes
00:55:57vous voyez
00:55:58c'était quand même
00:55:58un dossier
00:55:59assez complet
00:56:00avec un profil
00:56:01assez chargé
00:56:02concernant
00:56:02ce monsieur
00:56:03mais peut-être
00:56:04que ce qui lui a valu
00:56:05cela
00:56:06c'est parce que
00:56:07de 1
00:56:07il n'avait pas
00:56:07de casier judiciaire
00:56:08de 2
00:56:09il a un autre emploi
00:56:11complémentaire
00:56:12à celui du périscolaire
00:56:13j'imagine
00:56:14que ça va être là-dessus
00:56:15que c'est basé
00:56:16le parquet
00:56:17et on l'a vu arriver
00:56:18sur les images
00:56:19tout à l'heure
00:56:19assez à l'aise
00:56:21c'était l'homme
00:56:22qu'on voyait
00:56:23avec le visage flouté
00:56:24et avec sa pochette jaune
00:56:27qu'on porte document jaune
00:56:28voilà
00:56:29c'était
00:56:29on n'avait pas l'impression
00:56:31d'avoir quelqu'un
00:56:32de très atterré
00:56:33par la terre
00:56:34alors lui
00:56:34il nie en bloc
00:56:35oui il nie tout
00:56:36il dit
00:56:36pas d'agression sexuelle
00:56:38le concernant
00:56:39il parle certes
00:56:40de maladresse
00:56:41et d'un manque
00:56:42de formation
00:56:42il dit qu'il avait fixé
00:56:44ses propres limites
00:56:45je reprends ses mots
00:56:46mais qu'en aucun cas
00:56:47ça a basculé
00:56:48vers la pédophilie
00:56:49voilà
00:56:49voilà ce qu'il dit aujourd'hui
00:56:51face à ses parents
00:56:52qui sont passés
00:56:52un an à la barre
00:56:53et qui ont expliqué
00:56:55le désespoir de leur enfant
00:56:57et le traumatisme
00:56:58tous sont suivis
00:56:59par des psychologues
00:57:00aujourd'hui
00:57:01et pourquoi ?
00:57:01parce qu'ils ont des peurs nocturnes
00:57:03parce que
00:57:03c'est des enfants
00:57:05de 3 à 5 ans
00:57:06c'est retour aux couches
00:57:07ils n'arrivent plus
00:57:07à aller aux toilettes
00:57:08tout seul
00:57:08il y a un véritable traumatisme
00:57:10qui va perdurer
00:57:10il y a un des parents
00:57:11qui expliquait que son enfant
00:57:12s'entraîne tous les jours
00:57:14à courir le plus vite possible
00:57:15pourquoi ?
00:57:16pour échapper
00:57:17à l'animateur
00:57:19voyez ils sont dans cet état d'esprit
00:57:20dans un état d'esprit
00:57:21de culpabilité aussi
00:57:22ces enfants
00:57:23donc il y a une reconstruction
00:57:24qui va être très longue
00:57:25et on le sait
00:57:25la reconstruction
00:57:26pour les victimes
00:57:27ça passe aussi par la justice
00:57:28et en attendant
00:57:29il y a tout un volet politique
00:57:30bien sûr
00:57:30sur ce scandale du périscolaire
00:57:32qui je le rappelle
00:57:33a éclaté au moment
00:57:34de la campagne
00:57:35des municipales
00:57:37c'est notamment
00:57:37Rachida Dati
00:57:38qui a mis au jour
00:57:40ce scandale du périscolaire
00:57:41à la mairie de Paris
00:57:42qui ensuite s'est étalé
00:57:43à toute la France
00:57:45regardez ces images
00:57:46elles datent justement
00:57:47du mois de février
00:57:48et c'est Anne Hidalgo
00:57:50qui commente
00:57:51ce scandale du périscolaire
00:57:53vous pointez
00:57:54d'une façon obsessionnelle
00:57:55mais obsessionnelle
00:57:57depuis 2013
00:57:58la question du périscolaire
00:58:01voilà le commentaire politique
00:58:03d'Anne Hidalgo
00:58:04ça rappelle beaucoup de choses
00:58:06en fait
00:58:06sur la violence
00:58:07souvent
00:58:08ceux qui pointent
00:58:09la violence
00:58:09l'insécurité
00:58:10on les traite aussi
00:58:11d'obsessionnels
00:58:12ils fantasment
00:58:13donc là il y a le même déni
00:58:15pourtant je crois
00:58:17qu'il n'y a rien de plus grave
00:58:19que de porter atteinte
00:58:20à un enfant
00:58:22qu'un acte pédophile
00:58:24ou qu'un acte violent
00:58:25à l'égard d'un enfant
00:58:25ça le suit toute sa vie
00:58:26le traumatiser
00:58:27donc ça aurait dû être
00:58:28l'obsession
00:58:28d'Anne Hidalgo
00:58:30de pouvoir arrêter ça
00:58:32si elle en avait
00:58:33les moyens
00:58:34oui
00:58:34et on a voulu
00:58:35sans compter que
00:58:36pour rajouter
00:58:37une crainte
00:58:38que nous nous avons
00:58:39c'est qu'on connaît tous
00:58:40le taux de récidive
00:58:41notamment
00:58:42chez les agresseurs sexuels
00:58:43qui est extrêmement important
00:58:45et je ne suis pas sûr
00:58:46que le bracelet électronique
00:58:47soit une grande protection
00:58:49pour cet individu
00:58:51en espérant que
00:58:52franchement
00:58:53on se trompe
00:58:54mais pour l'instant
00:58:55ce n'est pas vraiment le cas
00:58:56puisque
00:58:57les récidivistes
00:58:58sont nombreux
00:58:58dans le cadre
00:58:59des agressions sexuelles
00:58:59vous mettez les pieds dans le plat
00:59:00est-ce qu'on ne met pas
00:59:01des bracelets
00:59:01parce qu'on n'a plus de place
00:59:02dans les prisons ?
00:59:03parce qu'on est en
00:59:04sous-dotation carcérale
00:59:05et non pas en surpopulation carcérale
00:59:07je relis
00:59:07ce terme là
00:59:08parce qu'il faut arrêter
00:59:09d'excuser
00:59:10ce que l'on produit
00:59:12en matière de justice
00:59:13aujourd'hui
00:59:13on fait de la gestion
00:59:14de flux et de stocks
00:59:15c'est aussi simple que cela
00:59:17il y a 95 000
00:59:18peines non exécutées
00:59:19en France
00:59:20il y a un taux
00:59:21notamment
00:59:22d'exécution des peines
00:59:24qui est extrêmement faible
00:59:25dans tous les domaines
00:59:26d'ailleurs
00:59:26je vais citer
00:59:27juste un exemple
00:59:28un refus d'obtempérer
00:59:29c'est deux ans
00:59:29nous c'est sept mois
00:59:30voilà
00:59:31donc avec un aménagement
00:59:32quasiment obligatoire
00:59:33c'est ça en fait
00:59:33la réalité
00:59:34en fait
00:59:35de la justice d'aujourd'hui
00:59:36malheureusement
00:59:37et nous on espère
00:59:38qu'un jour
00:59:38il y aura un sursaut
00:59:39pour effectivement
00:59:40construire
00:59:41et pas faire un plan
00:59:41de 15 000
00:59:42en en construisant 5100
00:59:43mais un vrai plan
00:59:44puisqu'il en manque
00:59:45à peu près 35 000
00:59:46sur le territoire national
00:59:47alors dans l'actualité aussi
00:59:48Rima Hassan
00:59:49fait parler d'elle
00:59:49puisqu'elle a exercé
00:59:50son droit de visite parlementaire
00:59:52avec d'autres députés
00:59:53lundi à la maison d'arrêt
00:59:54d'Ony
00:59:55dans le Val-d'Oise
00:59:56Mathieu Devez
00:59:57est là pour nous en parler
00:59:58bonjour Mathieu
01:00:05bonjour Pierre
01:00:05rappelons d'abord
01:00:06que tout parlementaire
01:00:07a le droit
01:00:07de visiter n'importe quelle
01:00:09maison d'arrêt
01:00:09sur le territoire national
01:00:10alors lundi
01:00:11il y avait notamment
01:00:12trois députés insoumis
01:00:13dont Rima Hassan
01:00:15eurodéputé insoumise
01:00:16accompagné de six journalistes
01:00:17les règles leur sont rappelées
01:00:19notamment
01:00:19les députés
01:00:20ne peuvent pas échanger
01:00:21avec les détenus
01:00:22sur leur situation pénale
01:00:24uniquement
01:00:24sur leurs conditions
01:00:26de détention
01:00:27lors de la visite
01:00:28les élus demandent
01:00:28d'ouvrir la cellule
01:00:29d'un certain Ali
01:00:30Ali
01:00:31il est détenu depuis 2024
01:00:33précisément
01:00:34mai 2024
01:00:34et selon des sources
01:00:35pénitentiaires
01:00:36le détenu a échangé
01:00:37des mots
01:00:37en arabe
01:00:38avec Rima Hassan
01:00:39ce qui est interdit
01:00:40pourquoi ?
01:00:41car les surveillants
01:00:42sont censés pouvoir
01:00:43contrôler
01:00:44évidemment ce qu'il se dit
01:00:45entre les détenus
01:00:46et les parlementaires
01:00:47selon les informations
01:00:48de nos confrères
01:00:49d'Europe 1
01:00:50les échanges
01:00:51entre l'eurodéputé
01:00:52et ce détenu
01:00:53étaient pour le moins
01:00:54chaleureux
01:00:54je cite
01:00:55Rima Hassan
01:00:56l'aurait pris
01:00:56à plusieurs reprises
01:00:58dans ses bras
01:00:58à peine sorti de prison
01:01:00l'eurodéputé
01:01:01postera sur X
01:01:02si on peut voir
01:01:03d'ailleurs ce post X
01:01:04une photo
01:01:05d'Ali
01:01:06de dos
01:01:06et ce commentaire
01:01:07depuis la cellule d'Ali
01:01:08je cite
01:01:09réfugié palestinien
01:01:10en détention provisoire
01:01:11depuis deux ans
01:01:12sur la base
01:01:13d'accusations
01:01:14voyez le post X
01:01:15provenant de l'état
01:01:16colonial israélien
01:01:17la France
01:01:18la France lui a retiré
01:01:19son statut de réfugié
01:01:20et se range
01:01:21du côté
01:01:21de son oppresseur
01:01:23sans même
01:01:24qu'il soit jugé
01:01:25mais selon les informations
01:01:26d'Europe 1
01:01:27information que nous avons
01:01:28pu confirmer
01:01:29Ali a été placé
01:01:30en détention provisoire
01:01:31par un juge
01:01:32un juge français
01:01:34indépendant
01:01:35donc en mars 2024
01:01:36il a été mis en examen
01:01:38pour écouter bien
01:01:39complicité
01:01:40de tentative
01:01:42d'assassinat
01:01:42en relation
01:01:43avec une entreprise
01:01:44terroriste
01:01:45association
01:01:45de malfaiteurs
01:01:46terroristes
01:01:47en vue de la préparation
01:01:48d'un ou plusieurs
01:01:50crimes d'atteinte
01:01:51aux personnes
01:01:51et financement
01:01:52d'entreprises
01:01:52terroristes
01:01:53alors ce détenu
01:01:54pendant trois mois
01:01:55il est même passé
01:01:56par le quartier
01:01:57d'évaluation
01:01:57de la radicalisation
01:01:59de Vendin-le-Vieille
01:02:00Vendin-le-Vieille
01:02:01vous savez
01:02:01c'est là
01:02:02il y a notamment
01:02:03Salah
01:02:03d'Eslam
01:02:04terroriste
01:02:05impliqué dans les attentats
01:02:06du 13 novembre
01:02:062015
01:02:07ou encore
01:02:08Mohamed Amra
01:02:09donc avant de rejoindre
01:02:10cette maison d'arrêt
01:02:11de Val-d'Oise
01:02:12et sur le papier
01:02:13ce détenu
01:02:13il risque
01:02:14la réclusion criminelle
01:02:15à perpétuité
01:02:16voilà donc
01:02:17le genre d'individu
01:02:18que va aller voir
01:02:19en prison
01:02:19Rima Hassan
01:02:21c'est un cas de galère
01:02:22écoutez
01:02:22c'est raccord avec
01:02:23on ne peut pas
01:02:24on ne peut pas critiquer
01:02:25finalement
01:02:26une absence
01:02:26de constance
01:02:28dans la ligne
01:02:30politique
01:02:31de la France insoumise
01:02:32et en particulier
01:02:33de Rima Hassan
01:02:35je ne sais plus
01:02:36quoi vous dire là-dessus
01:02:37parce qu'en réalité
01:02:38on est face
01:02:39on est face
01:02:39à une réalité concrète
01:02:40regardez les attaques
01:02:41que l'on porte
01:02:42à Europe 1
01:02:43dans la France insoumise
01:02:45regardez ce tweet
01:02:45de Thomas Porte
01:02:46le comité de rédaction
01:02:48d'Europe 1
01:02:48a définitivement
01:02:49été transféré
01:02:50dans le bureau
01:02:50de Netanyahou
01:02:51les mêmes éléments
01:02:52de langage
01:02:52les mêmes fausses accusations
01:02:53oui nous sommes allés
01:02:54visiter Ali
01:02:55les autres détenus
01:02:56pour parler des conditions
01:02:57de détention
01:02:57nous y reviendrons
01:02:58Ali n'a rien à faire
01:02:59en prison
01:02:59etc
01:03:00vous vous rendez compte
01:03:01l'attaque
01:03:02que nous subissons
01:03:03nous à Europe 1
01:03:04avec
01:03:05je parle pour moi
01:03:06évidemment
01:03:06mais
01:03:07et pour la rédaction
01:03:08d'Europe 1
01:03:09c'est absolument
01:03:10hallucinant
01:03:11de voir cela
01:03:12de la part
01:03:12d'un député
01:03:13d'un représentant
01:03:15de la République
01:03:15et elle est députée européenne
01:03:16elle représente la France
01:03:17en théorie
01:03:18c'est une ligne de fond
01:03:20et c'est ce qui crée
01:03:21leur dynamique de fond
01:03:22pour la campagne présidentielle
01:03:23donc ce serait
01:03:24non pas anecdotique
01:03:25mais peut-être quelque chose
01:03:26qu'on pourrait
01:03:27jeter dans une poubelle
01:03:29politico-médiatique
01:03:30si ça n'avait pas
01:03:31de réalité
01:03:32par rapport au choix
01:03:33de 2027
01:03:34je pense
01:03:35très concrètement
01:03:36que nous avons
01:03:36une finale
01:03:37qui sera une finale
01:03:38Rassemblement National
01:03:40LFI
01:03:40en 2027
01:03:42et cette finale
01:03:43du deuxième tour
01:03:44qui sera pas simplement
01:03:45un choix politique
01:03:46si vous voulez
01:03:46qui sera un choix
01:03:47pour le coup
01:03:48qui est d'une autre nature
01:03:49je pense qu'il faut
01:03:50que chacun d'entre nous
01:03:51ait bien conscience
01:03:51de tout cela
01:03:52je ne dis pas
01:03:53que je le souhaite
01:03:54d'une manière affirmée
01:03:55mais en tout cas
01:03:55dans cet acte-là
01:03:57dans ce que nous voyons
01:03:58jour après jour
01:03:59semaine après semaine
01:04:00maintenant mois après mois
01:04:01dans la stratégie
01:04:02encore une fois
01:04:02très performante
01:04:04j'insiste là-dessus
01:04:05de la France Insoumise
01:04:06à Jean-Luc Mélenchon
01:04:06sans qu'il y ait
01:04:08finalement d'équivalent
01:04:09vous avez un boulevard
01:04:11qui s'ouvre à gauche
01:04:12mais vous avez vu
01:04:13les sondages
01:04:14vous avez vu les sondages
01:04:15quand il y a trois mois
01:04:17Edouard Philippe
01:04:18Jean-Luc Mélenchon
01:04:19deuxième tour
01:04:20on était à 21-12
01:04:24et maintenant
01:04:24on est à 16-17
01:04:25oui la campagne
01:04:26n'a pas commencé
01:04:27on sait que
01:04:28Jean-Luc Mélenchon
01:04:29est très fort en campagne
01:04:30et je soupçonne
01:04:31Edouard Philippe
01:04:32peut-être assez faible
01:04:33en campagne
01:04:34et la vérité
01:04:36c'est qu'effectivement
01:04:37il y a une stratégie
01:04:38chez les insoumis
01:04:39et il y a une sociologie
01:04:41un noyau dur
01:04:43qu'on flatte
01:04:44et qui est capable
01:04:46de se mobiliser
01:04:47on l'a vu
01:04:47aux élections municipales
01:04:48donc je pense
01:04:49qu'effectivement
01:04:49je suis d'accord
01:04:50je pense que
01:04:51le face-à-face
01:04:52Bardella-Mélenchon
01:04:53est aujourd'hui
01:04:54tout à fait crédible
01:04:5614h21
01:04:56nous sommes en Midi News
01:04:58dans un instant
01:04:58des fusillades
01:04:59partout en France
01:05:00on y revient
01:05:00dans un instant
01:05:01à tout de suite
01:05:04les fusillades à Grenoble
01:05:06et à Nantes
01:05:07en même temps
01:05:07que les pics de chaleur
01:05:08en Espagne
01:05:09on en parle juste après
01:05:10les dernières informations
01:05:11de Sommayal Abidi
01:05:12vous en parliez à l'instant
01:05:13un homme tué parval
01:05:14hier soir
01:05:15dans une nouvelle fusillade
01:05:16à Nantes
01:05:17sur fond de narcotrafic
01:05:19deux hommes en scooter
01:05:20ont ouvert le feu
01:05:21sur un troisième
01:05:22qui est mort
01:05:23touché à la tête
01:05:23un nouveau drame
01:05:24une dizaine de jours seulement
01:05:25après le décès d'un adolescent
01:05:27dans une fusillade
01:05:28liée elle aussi
01:05:29au trafic de drogue
01:05:30à la une également
01:05:32l'épisode de chaleur inédit
01:05:33pour le point mois
01:05:35de mai se poursuit
01:05:36la vigilance orange canicule
01:05:37a été étendue
01:05:38à 13 départements
01:05:39de la Manche
01:05:39à la Gironde
01:05:40les températures
01:05:42pour y grimper
01:05:42jusqu'à 39 degrés
01:05:44aujourd'hui
01:05:44prévient Météo France
01:05:46et puis tout en se disant
01:05:47prêt à faire face
01:05:48à une nouvelle attaque
01:05:49et alors que les tractations
01:05:50diplomatiques
01:05:51entre Téhéran et Washington
01:05:52se poursuivent en coulisses
01:05:53les gardiens de la révolution
01:05:55estiment peu probable
01:05:56une reprise de la guerre
01:05:57avec les Etats-Unis
01:05:58merci beaucoup Sommayal
01:06:00d'autres informations
01:06:01tout à l'heure
01:06:01à 15h
01:06:02nous sommes à table
01:06:04avec Stanislas Godon
01:06:06qui est toujours avec nous
01:06:07merci d'être là
01:06:07Philippe Charles
01:06:08qui nous a rejoint
01:06:08et dont on va parler
01:06:10avec lequel on va parler
01:06:11plutôt de parler
01:06:12de grande chaleur
01:06:13dans un instant
01:06:14et on ira en Espagne
01:06:16également
01:06:16avec le correspondant
01:06:17de CNews
01:06:18Frédéric Trahigny
01:06:19Jean-Christophe Gallien
01:06:20est là
01:06:20Sabrina
01:06:21Birlin Bouillet
01:06:22Sommayal a évoqué
01:06:24dans son flash d'informations
01:06:26effectivement
01:06:26cette fusillade à Nantes
01:06:28dans un quartier
01:06:28très marqué
01:06:29par le trafic de drogue
01:06:31un homme a donc été tué
01:06:32par balle
01:06:33c'était hier après-midi
01:06:33hier soir précisément
01:06:35un peu avant 22h
01:06:36dans le quartier
01:06:37Alvec
01:06:38deux individus
01:06:39au visage dissimulé
01:06:40sont sur une moto
01:06:41et ils prennent en chasse
01:06:42un jeune homme
01:06:43de 20 ans
01:06:44ils font feu sur lui
01:06:45et lui tirent une balle
01:06:46en pleine tête
01:06:47le procureur
01:06:49et les enquêteurs
01:06:49sont formels
01:06:50il y a un lien établi
01:06:51entre cette exécution
01:06:53et le narcotrafic
01:06:54l'autopsie de la victime
01:06:56elle est réalisée
01:06:57aujourd'hui
01:06:57et une enquête est ouverte
01:06:58pour meurtre
01:06:59commis en bande organisée
01:07:00voilà donc pour cette fusillade
01:07:03à Nantes
01:07:03et puis un énième fait
01:07:04de violence également
01:07:05à Grenoble
01:07:06sur fond de trafic de drogue
01:07:07une personne est morte
01:07:08hier soir
01:07:08après des tirs
01:07:09dans un quartier sensible
01:07:10de la ville
01:07:10explication de Célia Judas
01:07:19sur ces images amateurs
01:07:21le pruit des tirs résonne
01:07:23la fusillade a eu lieu hier
01:07:25vers 21h30
01:07:26près d'un point de deal
01:07:27bien connu de Grenoble
01:07:29le quartier Mistral
01:07:30c'est un quartier
01:07:32qui est connu
01:07:33comme un quartier
01:07:36malheureusement
01:07:36connu pour de la revente
01:07:38et du trafic de stupéfiants
01:07:40je ne vous parle pas
01:07:42d'un petit trafic
01:07:42je vous parle d'un trafic
01:07:43qui est colossal
01:07:45et ça perdure
01:07:46depuis des années
01:07:47et des années
01:07:48plusieurs personnes
01:07:49dont les quatre victimes
01:07:50étaient rassemblées
01:07:51devant le local
01:07:52d'un club de football
01:07:54lorsqu'une voiture
01:07:55avec à son bord
01:07:56un ou plusieurs tireurs
01:07:58les prend pour cible
01:07:59parmi les personnes visées
01:08:01un homme est tué sur place
01:08:02trois autres personnes
01:08:04sont blessées
01:08:05dont une en urgence absolue
01:08:07hier soir
01:08:08les victimes
01:08:09n'avaient toujours pas
01:08:09été identifiées
01:08:10le ou les tireurs
01:08:12quant à eux
01:08:12ont pris la fuite
01:08:13et sont toujours
01:08:14activement recherchés
01:08:17je ne sais pas ce qu'il y a
01:08:18de plus sidérant
01:08:18est-ce que ce n'est pas
01:08:19justement les images
01:08:20que l'on voit
01:08:22qui sont sur le compte
01:08:23Twitter
01:08:23de le petit journaliste
01:08:26en tout cas
01:08:27ce que je crois lire
01:08:27sur ce compte Twitter
01:08:29avec les smileys
01:08:31on est quand même
01:08:32dans un truc
01:08:33totalement effarant
01:08:33avec une voiture
01:08:34qui roule
01:08:35et quelqu'un
01:08:35qui baisse la vitre
01:08:36et qui tire
01:08:37par-dessus la vitre
01:08:38et c'est traité
01:08:39par ces tireurs
01:08:41dont on imagine
01:08:42qu'ils sont jeunes
01:08:44ou en tout cas
01:08:45ils n'ont pas le même âge
01:08:45que moi
01:08:47et qu'ils tirent
01:08:48et qu'ils trouvent ça
01:08:49non seulement normal
01:08:49mais en plus
01:08:51ils le mettent en scène
01:08:53comme tout à l'heure
01:08:54on a vu
01:08:54qu'ils mettaient en scène
01:08:55justement
01:08:55les faits à la boule
01:08:56exactement
01:08:57c'était cette désinhibition
01:08:59de la violence
01:08:59que l'on constate
01:09:00à tous les étages
01:09:01et en fait
01:09:01chaque fois
01:09:02les verrous
01:09:02ils sautent
01:09:03et en fait
01:09:03là maintenant
01:09:04on est sur
01:09:04des assassinats
01:09:06en fait
01:09:06finalement par un mafeu
01:09:08avec des règlements de compte
01:09:09sur le fond de l'arcotrafique
01:09:10je regardais
01:09:11la ville de Grenoble
01:09:12en 9 ans de temps
01:09:13c'est plus 540%
01:09:14en trafic de stupéfiants
01:09:15plus 540%
01:09:17c'est les statistiques
01:09:18du ministère de l'Intérieur
01:09:19c'est à l'échelle communale
01:09:20ils ont sorti
01:09:21il n'y a pas très très longtemps
01:09:22un tableur Excel
01:09:24assez sympathique
01:09:25où on se rend compte
01:09:26finalement
01:09:26de l'étendue des dégâts
01:09:27et quand on sait
01:09:28que le trafic de stupéfiants
01:09:29ça génère 7 milliards d'euros
01:09:30au niveau national
01:09:32et 380 milliards
01:09:33au niveau international
01:09:34bon on a compris
01:09:35qu'on n'était pas
01:09:35tout à fait armés
01:09:36de la même manière
01:09:37le budget de la police nationale
01:09:39c'est 500 millions d'euros
01:09:40par an
01:09:40voilà
01:09:41donc on n'est pas tout à fait armés
01:09:42et d'autre part
01:09:43je tiens à souligner
01:09:44quand même
01:09:45qu'on attend beaucoup
01:09:46quand même
01:09:46de l'application
01:09:47de la loi narco
01:09:48qui aujourd'hui
01:09:48est seulement à 31%
01:09:50de textes publiés
01:09:51donc qu'est-ce qu'on attend
01:09:52en fait
01:09:53pour taper au portefeuille
01:09:54notamment des trafiquants
01:09:55qu'est-ce qu'on attend
01:09:56pour justement
01:09:57mettre en application
01:09:58par exemple
01:09:58lorsqu'on enrôle des mineurs
01:09:59pour commettre des assassinats
01:10:01ou commettre notamment
01:10:02des méfaits
01:10:03en matière de criminalité organisée
01:10:04puisque ça
01:10:05ce sera passif
01:10:05de 7 ans d'emprisonnement
01:10:06donc vous voyez
01:10:07finalement on a un arsenal
01:10:09quand est-ce qu'on le met en oeuvre
01:10:10et justement
01:10:12William Maury
01:10:13qui est votre collègue
01:10:14qu'on a vu témoigner
01:10:15dans ce sujet
01:10:17à Grenoble
01:10:18semble
01:10:18alors lui
01:10:19il pose le diagnostic
01:10:20comme vous
01:10:20mais il semble
01:10:21totalement démuni
01:10:22je ne vais pas dire impuissant
01:10:23mais en tout cas
01:10:24on voit que
01:10:24c'est une situation
01:10:25qui malheureusement
01:10:26le dépasse
01:10:27oui parce qu'en fait
01:10:28on a à faire face
01:10:30à deux phénomènes
01:10:31il y a la guerre de territoire
01:10:32il y a aussi
01:10:33parfois
01:10:34les opérations
01:10:34quand même
01:10:35de stup
01:10:36qui bousculent
01:10:37un peu quand même
01:10:38les habitudes
01:10:39des trafiquants
01:10:39bon je vous rassure
01:10:40un point de deal
01:10:41ça met quasiment 20 minutes
01:10:42pour se reconstruire
01:10:43c'est ça en fait
01:10:44la réalité aussi du terrain
01:10:45puisque les enjeux
01:10:46sont tellement énormes
01:10:47aujourd'hui la cocaïne
01:10:48elle a dépassé
01:10:49en chiffre d'affaires
01:10:50notamment le cannabis
01:10:52le gramme est à
01:10:53je crois
01:10:53à 55 ou 56 euros
01:10:54en plus avec des taux de pureté
01:10:56qui sont très très importants
01:10:58plus les drogues synthétiques
01:10:59qui sont en train
01:11:00d'inonder le marché
01:11:01au niveau européen
01:11:02en fait
01:11:02cette cartographie
01:11:04vous voyez
01:11:04cet état des lieux
01:11:05que l'on fait nous
01:11:05et bien
01:11:06il demande à ce que l'on fasse
01:11:07vraiment un sursaut
01:11:09je dirais à tous les niveaux
01:11:10et pas seulement du côté
01:11:11de la police
01:11:12parce qu'on manque
01:11:13de 2500 enquêteurs
01:11:14ça c'est le premier élément
01:11:16de troisième élément
01:11:18il y a un peu
01:11:18notre logiciel de rédaction
01:11:20des procédures
01:11:20qui est toujours en souffrance
01:11:21là aussi
01:11:22on ne sait pas
01:11:23où est-ce que l'on va
01:11:24et puis
01:11:24un peu d'allègement
01:11:25quand même de la procédure
01:11:26parce que si on veut être efficace
01:11:27si on veut nous demander des comptes
01:11:29il va falloir un peu
01:11:37il va vouloir être enquêteur
01:11:39dans ce genre de climat
01:11:40combien ils sont payés
01:11:41vos enquêteurs
01:11:42là aussi il y a un frein
01:11:43parce qu'on les paye que dalle
01:11:44par rapport au risque
01:11:46qu'ils encourt
01:11:48donc plus personne
01:11:48ne veut faire ce job
01:11:50et donc du coup
01:11:50il y a une forme
01:11:51de statu quo
01:11:53et on n'avance plus
01:11:54en fait
01:11:54tout cela est bien
01:11:57préparé
01:11:58à l'avance
01:11:58justement
01:11:59pour empêcher
01:11:59que ça aille mieux
01:12:01exactement
01:12:01perte de sens
01:12:01du métier
01:12:02premier élément
01:12:03deuxième élément
01:12:04la réponse de la justice
01:12:06qui n'est pas tout à fait
01:12:06à la hauteur
01:12:07notamment sur les saisies
01:12:08et les confiscations
01:12:09parce que là
01:12:09on pourra en parler
01:12:10et puis troisième élément
01:12:11aussi
01:12:12la menace
01:12:13du quotidien
01:12:14parce qu'on a souvent
01:12:15parlé de la corruption
01:12:17des atteintes à la probité
01:12:18et c'est à tous les niveaux aussi
01:12:19donc il faut prendre aussi
01:12:21cela en...
01:12:21Vous avez des marquetteurs
01:12:22en effet aujourd'hui
01:12:22qui achètent les cadeaux de Noël
01:12:23et les fournitures scolaires
01:12:24un mot sur la personnalité
01:12:26de ces jeunes
01:12:26qui font du narcotrafic
01:12:28oui il n'y a pas du gain
01:12:29il y a l'argent
01:12:30facilement gagné
01:12:30pour certains
01:12:31en tout cas c'est comme ça
01:12:32qu'ils le voient
01:12:32mais il y a aussi
01:12:33cette
01:12:34comment dire
01:12:35cet amour de la violence
01:12:37pourquoi je dis ça ?
01:12:38Je rebondis sur ce que
01:12:38vous nous avez dit
01:12:39ces images
01:12:40qui vont sur les réseaux sociaux
01:12:42où il n'y a que
01:12:42de la violence exacerbée
01:12:44et bien cette violence
01:12:45elle devient virale
01:12:46il se passe ça
01:12:47sur les réseaux sociaux
01:12:47ils se les voient
01:12:48et ça galvanise
01:12:49quelque chose en eux
01:12:51ça devient un modèle
01:12:52à suivre
01:12:53vous voyez
01:12:53et ça c'est très inquiétant
01:12:54aussi
01:12:55il y a ces deux aspects
01:12:56il n'y a pas juste l'argent
01:12:57il y a aussi
01:12:57cette façon de s'afficher
01:12:59de manière violente
01:13:00d'exister à travers la violence
01:13:02et de s'afficher
01:13:02sur les réseaux sociaux
01:13:03c'est pour ça que c'est
01:13:04principalement maintenant
01:13:05des jeunes
01:13:05qui sont ces petites mains
01:13:07c'est ce que je disais tout à l'heure
01:13:07à propos de la boule
01:13:08c'est à qui fera
01:13:09la meilleure vidéo
01:13:10c'est-à-dire à qui
01:13:11je te passe ça sur un
01:13:12et puis c'est une sorte
01:13:13de concours
01:13:14en disant tiens
01:13:15qui va faire mieux
01:13:16je crois que c'est
01:13:17au-delà du réseau social
01:13:20exhibitionniste
01:13:21ou voyeur
01:13:22puisque c'est quand même
01:13:23la base de création
01:13:24au départ de ces réseaux
01:13:25c'est aussi un instrument
01:13:26de puissance
01:13:27c'est un marketing
01:13:27de territoire là aussi
01:13:29cette fois-ci
01:13:29c'est un territoire
01:13:30non pas physique
01:13:31le territoire physique
01:13:32c'est quand on va shooter
01:13:32celui qu'on vient d'éliminer
01:13:34mais c'est aussi faire peur
01:13:36c'est aussi montrer
01:13:37sa capacité
01:13:37sa puissance
01:13:38sur la rue digitale
01:13:39et ça c'est très important
01:13:40je pense qu'on ne mesure pas
01:13:42à quel point
01:13:43ce que vous avez dit
01:13:43est vrai
01:13:44c'est-à-dire
01:13:45on a l'impression
01:13:46que l'état court
01:13:46après quelque chose
01:13:47et toujours en retard
01:13:48c'est-à-dire qu'en fait
01:13:49en réalité
01:13:50c'est très facile
01:13:51pour finalement
01:13:52cette société
01:13:53ce système
01:13:54qui n'est plus parallèle
01:13:55mais qui est principal
01:13:56dans beaucoup de territoires
01:13:57d'exécuter
01:13:58finalement son commerce
01:13:59son influence
01:14:00sa puissance
01:14:01et j'insiste sur un point
01:14:02en France
01:14:02on a une particularité
01:14:03nous sommes mexicanisés
01:14:05soyons le clair
01:14:06c'est aujourd'hui
01:14:06la superficie
01:14:08la géographie couverte
01:14:09par ces trafics
01:14:10le type de villes
01:14:11qui sont aujourd'hui concernées
01:14:12sont quasiment celles
01:14:13qu'on trouve aux Etats-Unis
01:14:14notamment dans les grandes
01:14:15moyennes et petites villes
01:14:16on retrouve exactement ça
01:14:17en version accélérée en France
01:14:19mais nous avons un point
01:14:20spécifique en France
01:14:21un point spécifique
01:14:22qui n'est jamais traité
01:14:23et qui mérite
01:14:24qu'il y ait un droit
01:14:25d'exception aussi
01:14:25c'est la liaison très forte
01:14:27en France
01:14:27entre ce crime
01:14:28des narcos
01:14:29cette société
01:14:30cette mécanique
01:14:31narcotrafiquante
01:14:32et le lien
01:14:33avec la religion
01:14:34de l'islam radical
01:14:35vous l'avez
01:14:36dans toutes ces géographies
01:14:37ou quasiment
01:14:38et ce point là
01:14:38est essentiel à signaler
01:14:40parce que
01:14:40c'est une dimension
01:14:41purement française
01:14:42un peu belge aussi
01:14:43mais qui est indispensable
01:14:45et aujourd'hui
01:14:45nous n'avons pas les armes
01:14:46pour avoir ça
01:14:46vous parlez de législation
01:14:48d'exception
01:14:48alors nous on y est favorable
01:14:50bien évidemment
01:14:50mais quand vous voyez
01:14:51le débat qu'il y a eu
01:14:52et les censures
01:14:53du conseil constitutionnel
01:14:54notamment sur le traitement
01:14:55des algorithmes
01:14:55qui sont un outil
01:14:56très très important pour nous
01:14:57pour justement
01:14:58aller faire
01:14:59de l'investigation
01:15:00au plus près
01:15:00alors il va repasser
01:15:02dans le cadre
01:15:02de la programmation militaire
01:15:04mais quels sont
01:15:05les freins
01:15:06que l'on a aujourd'hui
01:15:07d'un point de vue législatif
01:15:08pour nous permettre
01:15:09de travailler
01:15:10alors au nom des libertés publiques
01:15:11que l'on respecte
01:15:12bien évidemment
01:15:13mais si vous pensez
01:15:14une seule seconde
01:15:15que les policiers
01:15:15ils n'ont pas autre chose
01:15:17à faire
01:15:18que de surveiller les personnes
01:15:19eux ils surveillent
01:15:20d'abord les trafiquants
01:15:20c'est ça en fait
01:15:21le but d'un policier
01:15:22aujourd'hui
01:15:23alors du côté du ministère
01:15:24de l'intérieur
01:15:24on dit que
01:15:25il y a une avancée
01:15:26qui est faite
01:15:26qu'on observe peut-être
01:15:27pas autant
01:15:28mais qu'il y en a une
01:15:28qui est faite
01:15:29puisqu'il y a de moins en moins
01:15:30de points de deal
01:15:31qui sont en train
01:15:31de les démanteler
01:15:32et que c'est un démantèlement
01:15:34qui se fait dans le fond
01:15:35voilà ça c'est la parole
01:15:35de Laurent Nunez
01:15:36maintenant les habitants
01:15:37bien sûr
01:15:38ont du mal à le voir
01:15:39mais au-delà de ça
01:15:39le trafic s'est adapté
01:15:41à ce démantèlement
01:15:42des points de deal
01:15:42aujourd'hui
01:15:43il y a beaucoup
01:15:43de narco-livraison
01:15:44et là
01:15:45c'est très difficile
01:15:46pour les policiers
01:15:46de mettre la main dessus
01:15:47parce que c'est pas non plus
01:15:48les mêmes petites mains
01:15:49vous voyez
01:15:49ça va pas être un jeune
01:15:51casquette à l'envers
01:15:52avec son deux roues
01:15:54ça va être davantage
01:15:55de femmes aujourd'hui
01:15:56qui ont leur permis
01:15:56de conduire
01:15:57qui sont plus discrètes
01:15:58disons
01:15:58dans le profil
01:15:59et qui passent
01:16:00entre les gouttes
01:16:01voilà
01:16:01il y a toujours
01:16:02une adaptation
01:16:03du côté du narcotrafic
01:16:04en France
01:16:04merci beaucoup
01:16:05en tout cas
01:16:06Stanis Asgodan
01:16:06d'avoir participé
01:16:07à cette émission
01:16:09le procès en appel
01:16:10sur les soupçons
01:16:11de financement libyen
01:16:12de la campagne
01:16:13de Nicolas Sarkozy
01:16:14touche à sa fin
01:16:15Dounia Tengour
01:16:16vous êtes au palais
01:16:16de justice de Paris
01:16:17avec Florian Doré
01:16:18c'est un procès
01:16:19qui est très très médiatique
01:16:24Oui Pierre
01:16:25c'est le dernier jour
01:16:26de parole
01:16:27pour Nicolas Sarkozy
01:16:29dans ce procès
01:16:29qui est très suivi
01:16:30vous le savez
01:16:30et ce qui nous frappe
01:16:32ici au tribunal de Paris
01:16:33c'est cette large
01:16:34couverture médiatique
01:16:35aussi bien en télévision
01:16:37qu'en presse écrite
01:16:38il y a des confrères
01:16:39français bien évidemment
01:16:40européens aussi
01:16:41on a entendu parler espagnol
01:16:43mais bien sûr
01:16:44il y a aussi
01:16:45la presse anglo-saxonne
01:16:46alors pourquoi
01:16:46un tel intérêt
01:16:47d'abord parce qu'il s'agit
01:16:48d'un ancien président
01:16:50de la République
01:16:50figure politique
01:16:51connue à l'international
01:16:53depuis plus de 20 ans
01:16:55ensuite
01:16:55parce que ce dossier
01:16:57mêle
01:16:57les ingrédients
01:16:58parfaits pour les médias
01:17:00c'est-à-dire pouvoir
01:17:01diplomatie
01:17:02campagne présidentielle
01:17:03et la relation
01:17:04bien sûr
01:17:04avec la Libye
01:17:05de Muammar Gaddafi
01:17:07des ingrédients
01:17:08qui dépassent
01:17:08vous imaginez bien
01:17:09largement
01:17:10le cadre français
01:17:11alors ce procès
01:17:12fascine aussi
01:17:12car il raconte
01:17:13une part de l'histoire
01:17:14politique française
01:17:15très récente
01:17:15avec une affaire
01:17:16qui mêle
01:17:17le judiciaire
01:17:18et la politique
01:17:19et qui continue
01:17:20ici de susciter
01:17:21l'attention
01:17:22des débats
01:17:23de la presse
01:17:23française étrangère
01:17:25et puis il y a
01:17:25cette image rare
01:17:26Pierre
01:17:26celle d'un ancien
01:17:28chef de l'État
01:17:28et bien qui revient
01:17:30encore une fois
01:17:31devant les juges
01:17:32une image qui interroge
01:17:33aussi bien
01:17:34les médias français
01:17:35que les médias étrangers
01:17:36Merci beaucoup
01:17:37Dunia Tengour
01:17:38avec Florian Doré
01:17:39au tribunal
01:17:41palais de justice
01:17:42plutôt
01:17:42de Paris
01:17:44je voudrais qu'on parle
01:17:46également de ces
01:17:46fortes chaleurs
01:17:48les fortes chaleurs
01:17:49ici en France
01:17:51le dôme
01:17:51vous avez pu le voir
01:17:52sur les cartes
01:17:53peut-être
01:17:53dans la météo
01:17:55de CNews
01:17:55les cartes qui englobent
01:17:56toute l'Europe
01:17:57donc ça touche
01:17:58pas seulement la France
01:17:59mais également
01:17:59nos voisins italiens
01:18:01ou encore espagnols
01:18:02alors c'est vrai
01:18:03qu'en Espagne
01:18:04les fortes chaleurs
01:18:05c'est quelque chose
01:18:05qui existe dans la vie
01:18:06du quotidien
01:18:07on va rejoindre tout de suite
01:18:09Frédéric Trahini
01:18:11correspondant de CNews
01:18:12en Espagne
01:18:13comment est-ce que
01:18:14chez vous
01:18:15à Barcelone
01:18:18les Catalans
01:18:18et les Espagnols
01:18:20j'allais dire
01:18:21est-ce qu'ils ont besoin
01:18:22d'ailleurs de s'habituer
01:18:23à ces fortes chaleurs
01:18:24c'est ça la vraie question
01:18:25en fait Frédéric
01:18:26écoutez
01:18:27culturellement
01:18:28et historiquement
01:18:28depuis des siècles
01:18:29les Espagnols
01:18:30se sont organisés
01:18:31autour de la chaleur
01:18:32la sieste catalane
01:18:33ou espagnole
01:18:33ça n'est pas seulement
01:18:34du folklore
01:18:35c'est inscrit
01:18:35dans le timing
01:18:37du travail
01:18:38la journée de travail
01:18:39qui commence ici
01:18:39aux alentours de 9h
01:18:41et la matinée
01:18:42se termine
01:18:42entre 13 et 14h
01:18:43avec une grosse pause
01:18:44déjeuner
01:18:45de 2 ou 3h
01:18:46que les gens
01:18:47passent au frais
01:18:48dans les rues
01:18:49d'ailleurs
01:18:49on voit surtout
01:18:49des touristes
01:18:50et pas beaucoup
01:18:50d'autochtones
01:18:51à noter aussi
01:18:52qu'entre juin
01:18:53et septembre
01:18:53les entreprises publiques
01:18:55et beaucoup d'entreprises
01:18:56privées
01:18:56choisissent de passer
01:18:57à ce qu'on appelle ici
01:18:58la journée intensive
01:18:59ça consiste à commencer
01:19:01la journée
01:19:01vers 7 ou 8h
01:19:02et la terminer
01:19:03vers 14 ou 15h
01:19:04sans retour
01:19:05avant le lendemain matin
01:19:06au travail
01:19:07même topo dans les écoles
01:19:08la journée scolaire
01:19:09se termine à 14h
01:19:10et retour le lendemain
01:19:11à l'école
01:19:12le matin à 9h
01:19:13et puis les villes
01:19:14comme Barcelone
01:19:15outre les 1700 fontaines
01:19:17installées partout
01:19:17comptent comme
01:19:18400 refuges climatiques
01:19:21des îlots de fraîcheur
01:19:22installés dans tous
01:19:23les lieux publics
01:19:24imaginables
01:19:24que ce soit des piscines
01:19:25des marchés couverts
01:19:26ou des bibliothèques
01:19:27ils sont proches
01:19:28les uns des autres
01:19:29de 10 minutes à pied
01:19:30ils sont signalisés
01:19:32la température
01:19:33ne doit pas dépasser
01:19:3426 degrés
01:19:35avec des points d'eau
01:19:36alors ce n'est pas
01:19:37un concept inventé
01:19:38par Barcelone
01:19:38mais c'est la ville
01:19:40qui a mis
01:19:41la méthodologie en place
01:19:43qui consiste
01:19:43à les intégrer
01:19:44dans l'espace quotidien
01:19:45urbain
01:19:46et à les signaliser
01:19:47aux gens
01:19:48et donc ça
01:19:48c'est un modèle
01:19:49qui est imité
01:19:50et étudié par bon nombre
01:19:51de villes européennes
01:19:52Merci beaucoup
01:19:53Frédéric Traigny
01:19:54en direct de Barcelone
01:19:55pour CNews
01:19:56Alors les Espagnols
01:19:57font preuve de bon sens
01:19:59comme l'a dit Frédéric
01:20:00ça fait des siècles
01:20:02qu'ils s'organisent
01:20:03autour du soleil
01:20:04et nous en France
01:20:05qu'est-ce qu'on fait ?
01:20:06C'est un peu comme
01:20:07les chadocs
01:20:07c'est chadocien
01:20:08donc on fait des comités
01:20:09de théodules
01:20:09de savoir comment est-ce
01:20:10qu'on va lutter
01:20:11contre la chaleur
01:20:11je lisais tout à l'heure
01:20:13une dépêche
01:20:14comme quoi Marine Tondelier
01:20:16s'est dite effarée
01:20:17par le degré
01:20:18d'impréparation du gouvernement
01:20:19qui tient demain
01:20:20une réunion face
01:20:21aux vagues de chair
01:20:22pour travailler
01:20:22à un plan d'endurance
01:20:23ça veut dire
01:20:23qu'on travaille
01:20:24à un plan d'endurance
01:20:25pour des fortes chaleurs
01:20:27et puis par exemple
01:20:29c'est les écologistes
01:20:30on s'interroge
01:20:31sur la création
01:20:32peut-être
01:20:33d'un congé climatique
01:20:35écoutez la députée écologiste
01:20:36Léa Ballage
01:20:37et le Mariki
01:20:38Enfin sur le travail
01:20:39là il faut reconnaître
01:20:40que la chaleur
01:20:41peut tuer
01:20:42elle abîme les corps
01:20:43et donc il faut définir
01:20:45une température
01:20:46maximale de travail
01:20:47instaurer un droit
01:20:48au retrait
01:20:48il y a déjà eu
01:20:49des propositions
01:20:50sur un congé climatique
01:20:51qui ont été mis
01:20:51dans le débat public
01:20:52en tout cas
01:20:53il faut repenser
01:20:54collectivement
01:20:55notre organisation
01:20:56du travail
01:20:57Voilà
01:20:58donc un congé climatique
01:20:59au programme
01:21:00Philippe Charles
01:21:00Oui alors
01:21:01c'est pas nouveau
01:21:02Sandrine Rousseau
01:21:03nous l'avait déjà fait
01:21:04l'an dernier
01:21:05elle faisait l'éloge
01:21:07de la paresse
01:21:07et donc elle considérait
01:21:08qu'à partir du moment
01:21:09où il y avait
01:21:10des températures trop élevées
01:21:11mieux vaut fermer les écoles
01:21:13que de les équiper
01:21:14de climatisation
01:21:15c'était sa position
01:21:19alors en fait
01:21:20déjà pour parler
01:21:21de climatisation
01:21:22parce que c'est un
01:21:23des gros sujets
01:21:24à l'heure actuelle
01:21:24et un des moyens
01:21:25différents moyens
01:21:26d'adaptation
01:21:27déjà ce mot
01:21:28est très important
01:21:28et il est réfuté
01:21:29par les écologistes
01:21:31parce qu'ils considèrent
01:21:32que l'adaptation
01:21:32au réchauffement climatique
01:21:33ce que l'homme
01:21:34a toujours fait
01:21:35au cours de l'histoire
01:21:36est en fait
01:21:37un renoncement
01:21:38face au réchauffement climatique
01:21:41réchauffement d'ailleurs
01:21:42et non dérèglement
01:21:43on parle souvent
01:21:44dérèglement climatique
01:21:45dans la mesure
01:21:45où il n'y a pas
01:21:45de règlement climatique
01:21:47il n'y a pas non plus
01:21:47de dérèglement climatique
01:21:48il y a un réchauffement climatique
01:21:50qui est clair
01:21:50j'en suis convaincu
01:21:52de la première heure
01:21:53je suis convaincu
01:21:54du réchauffement climatique
01:21:56et de son homologie
01:21:57et de son origine
01:21:58anthropique
01:21:59donc de ce côté là
01:22:00je n'ai aucun
01:22:01j'ai regardé le sujet
01:22:02sur le point de la physique
01:22:04de très près
01:22:04j'ai aucun doute
01:22:05de ce côté là
01:22:06par contre je m'érige
01:22:07un petit peu
01:22:07on pourra peut-être
01:22:08si on a le temps
01:22:09à discuter
01:22:09ce que j'appelle
01:22:10le climato-catastrophisme
01:22:12et surtout
01:22:12l'instrumentalisation
01:22:14qui en est faite
01:22:15pour globalement
01:22:16et faire simple
01:22:17remettre le marxisme
01:22:18et l'anticapitalisme
01:22:19au goût du jour
01:22:20alors ça sera pour une autre fois
01:22:21parce que là
01:22:21on n'a pas le temps
01:22:22mais du coup
01:22:22qu'est-ce que vous pensez
01:22:23c'est le comité Théodule
01:22:24qui s'organise
01:22:25pour contrer une chaleur
01:22:27qui est là depuis
01:22:28des siècles
01:22:29c'est pas la première fois
01:22:29qu'on a un épisode de chaleur
01:22:30ce que je veux dire
01:22:31c'est que
01:22:32l'adaptation au réchauffement climatique
01:22:34est un problème
01:22:35d'aménagement du territoire
01:22:36long terme
01:22:37auquel il faut
01:22:39s'atteler
01:22:39le plus rapidement possible
01:22:41on dépense quand même
01:22:4295% de l'argent
01:22:44dans ce qu'on appelle
01:22:45l'atténuation
01:22:45c'est-à-dire la réduction
01:22:47des gaz à effet de serre
01:22:48et on sait qu'aujourd'hui
01:22:49on n'y arrive pas vraiment
01:22:50et seulement 5%
01:22:51dans l'adaptation
01:22:52il y a vraiment
01:22:52un rééquilibrage à faire
01:22:54pour revenir à la climatisation
01:22:56il faut quand même savoir
01:22:57qu'aujourd'hui
01:22:57on parle beaucoup
01:22:58de pompes à chaleur
01:22:59que les pompes à chaleur
01:23:00sont en fait réversibles
01:23:01c'est-à-dire que globalement
01:23:03elles font à la fois
01:23:03de la chaleur
01:23:04mais elles font aussi du froid
01:23:05il faut donc oublier
01:23:06les climatisations
01:23:07de nos parents
01:23:08voire de nos grands-parents
01:23:09ces climatiseurs
01:23:11qui coulaient
01:23:12et qui
01:23:13comment dirais-je
01:23:15étaient absolument horribles
01:23:16sur toutes les façades
01:23:17dont on les imagine
01:23:18dans le sud de la France
01:23:19on a aujourd'hui
01:23:20grâce aux pompes à chaleur
01:23:22réversibles
01:23:23des outils
01:23:23qui sont extrêmement efficaces
01:23:25et je pense
01:23:26qu'un grand plan
01:23:26climatisation
01:23:27serait beaucoup plus intéressant
01:23:29que le plan Théodule
01:23:31qu'un énième Théodule
01:23:31dont vous parlez
01:23:32mais par contre
01:23:33c'est vrai
01:23:34que c'est une décision
01:23:36quand même
01:23:37à plus long terme
01:23:37merci beaucoup Philippe Charles
01:23:39merci Jean-Christophe Gallien
01:23:41l'heure pour nous quitter
01:23:42on se retrouve bien sûr demain
01:23:44et dans un instant
01:23:45c'est 120 minutes info
01:23:46avec Julien Pasquet
01:23:47restez bien avec nous
01:23:47sur CNews
01:23:48merci à tous
01:23:50merci à tous
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