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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:01Bonjour à tous et ravi de vous retrouver dans cette nouvelle édition de Midi News.
00:00:04On se bouche le nez, avant même d'avoir lu ce qu'il y avait à l'intérieur du rapport
00:00:09de Charles à l'oncle.
00:00:10On se bouche le nez, les responsables politiques de gauche tirent tous azimuts.
00:00:14Mathilde Panot en tête dénonçant un plan imaginaire de conquête de l'Empire Bolloré sur le service public.
00:00:20Eida Adizadeh du Parti Socialiste qui voit dans ce rapport une ode à Donald Trump.
00:00:26Ici c'est pas Mar-a-Lago, tiens d'où ça sort ça ?
00:00:28Au sein du bloc central, idem, Aurore Berger accuse Charles à l'oncle d'avoir écrit son rapport avant la
00:00:33tenue de la commission.
00:00:34Gabriel Attal se bouche le nez en appelant ses députés à s'abstenir, quel courage.
00:00:38L'abstention, c'est comme dans le vote blanc qui mène aux catastrophes lors des présidentielles.
00:00:42Et Jérémy Patrie-Lettus, le président de la commission, qui après avoir appelé à voter le rapport qu'il préside,
00:00:48fustige Charles à l'oncle accusant d'être le cheval de Troie de l'extrême droite.
00:00:52Feu à volonté, c'est même qui soit se sont abstenus, soit ont voté contre tir à boulet rouge sur
00:00:58le travail de Charles à l'oncle,
00:01:00qu'ils espèrent toujours voir enterré.
00:01:01On se bouche le nez, on dit parce que c'est l'extrême droite.
00:01:05Cette signification perdant chaque jour de plus son sens.
00:01:08Ce matin encore, le rapport de la commission sur la neutralité de l'audiovisite publique a pris son bâton de
00:01:13pèlerin
00:01:13et a donné des estimations sur ce que coûtent les émissions, a rappelé qu'une chaîne publique comme France 5
00:01:19n'est en réalité que le diffuseur de programmes entièrement produits par des entreprises de production.
00:01:25C'est votre argent, la Cour des comptes l'a rappelé avant même la création de cette commission.
00:01:29C'est votre argent, initialement prévu pour instruire, pour programmer des émissions culturelles, d'information,
00:01:36d'ouvrir les Français au savoir.
00:01:38Qu'en est-il aujourd'hui ? N'est-il pas temps de réformer ?
00:01:41Il en est question dès le début de ce Midi News, tout comme des maboules qui se fâchent avec l
00:01:47'Algérie.
00:01:48Ils se fichent de pas mal de choses aussi et se fâchent avec l'Algérie et de bien d'autres
00:01:52sujets.
00:01:53Après les informations de Somaya Labidi, bonjour Somaya.
00:01:56Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:57On commence par les images du temps fort de cette mi-journée.
00:02:01La cérémonie d'hommage au sergent Anis et Gérardin, décédé des suites de ses blessures,
00:02:05vendredi après une embuscade dans le sud du Liban.
00:02:07La cérémonie qui s'est tenue dans son régiment de suite dans la Marne et présidée par la ministre des
00:02:13Armées, Catherine Vautrin.
00:02:15A la une également, deuxième journée du déplacement d'Emmanuel Macron en Andorre.
00:02:19Une journée consacrée à l'avortement qui y est interdit, même en cas de viol, d'inceste, de danger pour
00:02:25la mère ou de maladie du fœtus.
00:02:27Et passible de prison pour les femmes et les médecins qui le pratiquent.
00:02:31Et puis c'est un début de soulagement pour ses proches.
00:02:34Le conjoint de Manon Rolando, jeune mère de famille de la région nantaise qui n'a plus donné signe de
00:02:38vie,
00:02:39depuis le 27 mars a été interpellé hier en Algérie.
00:02:43Cet homme de 41 ans s'y était rendu début avril avec leur fille de 15 mois.
00:02:47Une enquête pour meurtre et enlèvement a été ouverte par le parquet de Nantes.
00:02:51Merci beaucoup Sommayel Abidia tout à l'heure pour d'autres informations.
00:02:55Sont à table avec moi Ophélie Roque.
00:02:57Bonjour.
00:02:57Bonjour.
00:02:57Élodie Huchard.
00:02:58Bonjour.
00:02:59Du service politique de CNews.
00:03:00Bonjour Driss Ghali.
00:03:02Merci de nous rejoindre.
00:03:02On en parlera des maboules tout à l'heure avec vous.
00:03:04On va parler d'abord du rapport de Charles à l'oncle puisqu'ils ont été réunis à huis clos.
00:03:09Et les députés hier de la commission d'enquête sur le sujet public ont donc adopté de justesse,
00:03:14ou devrais-je dire au forceps, ou utiliser la sémantique que vous voulez.
00:03:19Ce rapport de Charles à l'oncle, 12 voix contre 10.
00:03:22Qu'y a-t-il exactement dans ce rapport ?
00:03:25Mathilde Couvillier-Flornois nous explique.
00:03:29Après un vote très serré hier, le rapport de Charles à l'oncle sera finalement publié la semaine prochaine.
00:03:35Une victoire pour le rapporteur.
00:03:37Je suis ravi de la publication de ce rapport parce que c'est un exercice de salubrité publique.
00:03:41Dans ce rapport, Charles à l'oncle constate de nombreux dysfonctionnements dans l'audiovisuel public.
00:03:46Quand vous voyez des entreprises comme France Télévisions qui sont menacées de dissolution,
00:03:50qui ont cumulé un déficit de plusieurs dizaines de millions d'euros,
00:03:53qui ont une trésorerie négative, je vous avoue que ça me dépasse.
00:03:56C'est pourquoi le rapporteur a dressé pas moins de 80 propositions parmi lesquelles figurent des mesures chocs,
00:04:02comme la suppression de la chaîne jeunesse France 4, de France TV Slash et de la radio Mouv',
00:04:07la fusion de France 5 avec France 2.
00:04:10Il propose également de soumettre les figures de la télévision et de la radio publique à une stricte neutralité
00:04:15et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l'Elysée.
00:04:21L'ensemble de ses propositions permettrait d'après lui de dégager plus d'un milliard d'euros d'économie,
00:04:26soit le quart des crédits alloués par l'État à l'audiovisuel public.
00:04:30Cette somme servirait à l'entretien du patrimoine de l'État et au désendettement du pays.
00:04:35– Voilà, alors l'audiovisuel public c'est une vieille institution,
00:04:39ça a été fondé encore du temps du général de Gaulle,
00:04:42ça a été remanié en 1974 avec l'arrivée d'Antenne 2 avec Valéry Giscard d'Estaing,
00:04:47ça a été ce grand groupe France Télévisions en 1992 avec le premier président Hervé Bourges.
00:04:53Depuis ça a beaucoup changé, je vous le disais,
00:04:55et Charles Aloncle le démontre point par point,
00:04:57une chaîne comme France 5, qui est une chaîne publique,
00:05:00en réalité est adossée à une grande maison de production bien connue,
00:05:04et en fait ce ne sont plus du public, c'est du privé,
00:05:09puisque ce sont des entreprises derrière qui payent et qui payent beaucoup.
00:05:12– Et c'est intéressant d'ailleurs parce qu'une des critiques qu'on a pu faire contre Charles Aloncle,
00:05:17c'est de dire qu'il voulait privatiser l'audiovisuel public.
00:05:20– Premièrement, Charles Aloncle n'a jamais dit qu'il voulait privatiser l'audiovisuel public,
00:05:24et quand on voit que sur le budget de France Télévisions,
00:05:27on a un milliard sur les quatre qui passent à des sociétés,
00:05:30comme vous le disiez, de production avec des contenus qui sont externalisés,
00:05:35on se demande si certaines chaînes comme France 5,
00:05:37en réalité ne sont pas déjà privatisées d'une certaine manière,
00:05:40et effectivement cette gabgila de l'externalisation,
00:05:43pour le coup Charles Aloncle le raconte lui-même notamment au JD News,
00:05:47il n'avait pas forcément conscience de l'ampleur de ce phénomène,
00:05:49et c'est au fur et à mesure des auditions, des documents récupérés,
00:05:53qu'ils se sont rendus compte que ça devenait vraiment un sujet de la Commission,
00:05:56ce n'était pas forcément au centre des débats initialement,
00:06:00et c'est vrai qu'on a entendu énormément de fake news,
00:06:02et que ce rapport sera très intéressant parce qu'il est évidemment documenté,
00:06:06alors la gauche et la France Insoumise notamment critiquent Charles Aloncle,
00:06:11expliquent qu'il y aurait des mensonges à l'intérieur de ce rapport,
00:06:13ce matin chez Pascal Proche,
00:06:15Charles Aloncle leur a expliqué qu'il a dit aux députés hier,
00:06:17lors de cette réunion, s'il y a des mensonges, vous me les citez,
00:06:21évidemment je supprimerai les mensonges s'il devait y en avoir,
00:06:24aucun député n'a été capable de lui dire quel mensonge figurait dans son rapport,
00:06:28un rapport qu'on pourra découvrir véritablement lundi dans son entièreté,
00:06:31qui va être évidemment très intéressant.
00:06:33Alors je vous propose d'écouter les membres du bloc central,
00:06:38parce que la gauche elle a tiré à boulet rouge immédiatement,
00:06:41je vous ai dit Mathilde Panot qui tout d'un coup s'imagine que Vincent Bolloré va arriver sur l
00:06:47'empire médiatique de l'audiovisuel public
00:06:50et s'emparer de tout, alors qu'il a dit lui-même en commission qu'il n'était pas du
00:06:54tout intéressé,
00:06:55qu'il avait suffisamment avec Canal et il y a suffisamment de chaînes également à gérer.
00:06:59Mais ce qui est le plus intéressant, c'est d'abord, et je vous prends à partie Elodie Huchard,
00:07:05la sortie de Gabriel Attal sur nos antennes hier matin,
00:07:09qui a demandé clairement à ses députés de s'abstenir.
00:07:13Alors l'abstention, on le dit dans toutes les émissions spéciales,
00:07:17que ce soit pour législatives, dernièrement municipales et présidentielles,
00:07:20l'abstention c'est le truc qui, sans le dire, en fait on le dit.
00:07:25C'est-à-dire qu'on dit souvent second tour par exemple,
00:07:30on imagine un Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle,
00:07:33ceux qui vont s'abstenir, forcément, et tous les sondages vont permettre le vote pour Jean-Luc Mélenchon.
00:07:40C'est pour ça que ça a été au forceps.
00:07:42Donc deux membres éminents du Bloc central, d'abord Roland Lescure, le ministre des Finances,
00:07:46et une autre ministre, Aurore Braché, juste après.
00:07:49Le ministre de l'Économie et des Finances a été un peu surpris,
00:07:53même si évidemment l'Assemblée nationale est totalement libre,
00:07:55de la manière dont cette commission d'enquête s'est déroulée.
00:07:57Moi j'ai été vice-président de l'Assemblée nationale, président de commission,
00:08:01à un moment, et ce n'était pas il y a si longtemps que ça,
00:08:03où les débats étaient un peu plus apaisés, un peu moins qu'à un 4 euros,
00:08:06ils cherchaient un peu moins le buzz que la réalité.
00:08:08Moi je n'ai pas lu le rapport.
00:08:10Je sais qu'un certain nombre de mes collègues, y compris mon suppléant d'ailleurs,
00:08:13avaient des doutes sur le fond et surtout sur la forme.
00:08:16Je pense qu'il avait écrit son rapport avant que les auditions aient lieu.
00:08:18Je pense qu'il avait un choix déjà très clair sur ce qu'est l'audiovisuel public.
00:08:22Moi je crois qu'on a une force dans notre pays, c'est qu'on a un audiovisuel public fort
00:08:25et un audiovisuel privé fort, et qu'on a besoin des deux,
00:08:28parce qu'ils ne remplissent pas les mêmes missions.
00:08:30Et je pense que c'est nécessaire pour la démocratie, pour la place de la culture,
00:08:33pour l'accès à l'information, quand on regarde le volume de désinformation,
00:08:36quand on regarde les ingérences.
00:08:38Oui, je pense que c'est très important,
00:08:39et je pense que c'est important que les responsables politiques
00:08:42assument aussi d'avoir des mots clairs sur l'audiovisuel public.
00:08:46Alors, avant de revenir sur la deuxième partie de l'intervention d'Aurore Berger,
00:08:50qui mérite également un commentaire.
00:08:51Sur la première partie, il l'avait déjà écrit,
00:08:55avant même d'auditionner les 250 personnes.
00:08:58Comment est-ce qu'on peut dire une chose pareille ?
00:09:00C'est quand même assez intéressant.
00:09:00Ils sont désespérés, parce que c'est quand même limpide le travail de M. Aloncle.
00:09:05Bien sûr que je n'ai pas lu en détail, mais on a quand même vu les débats.
00:09:08C'est leur grand truc aussi, de dire « je n'ai pas lu le rapport ».
00:09:11Mais ils savent ce qu'il y a dedans ?
00:09:11Mais ils savent ce qu'il y a dedans.
00:09:13En fait, le contenu des débats, les entretiens,
00:09:17les dépositions un peu désastreuses des représentants de cette oligarchie-là,
00:09:21du service public, sont tellement forts, sont indéniables,
00:09:23qu'on ne peut plus rien faire, à part attaquer M. Aloncle sur sa neutralité,
00:09:27sur son idéologie, ou pousser des cris d'offret sur la démocratie, la désinformation.
00:09:32Sur l'extrême droite, vous avez vu qu'à chaque fois,
00:09:35vous comprenez, c'est l'extrême droite.
00:09:37Alors, vous comprenez déjà, je ne comprends pas,
00:09:38qu'est-ce que ça veut dire encore aujourd'hui, l'extrême droite ?
00:09:41Je veux dire, si on prend historiquement ce que c'est que l'extrême droite,
00:09:45aujourd'hui, je veux dire, ça n'a plus de sens de dire ça.
00:09:49Les finances publiques aujourd'hui en France, c'est d'être d'extrême droite.
00:09:52M. Lescure est le patron des services fiscaux de Bercy.
00:09:55Il devrait vraiment au moins une certaine sympathie par rapport à quelqu'un
00:09:58qui demande de faire un milliard d'économie.
00:10:01Ben non, il lui tombe dessus.
00:10:03J'ai écouté ce matin une chaîne du service public,
00:10:05et ils ont dit « M. Aloncle, d'extrême droite ».
00:10:08Parce qu'on est dans l'attaque à dominer,
00:10:10parce qu'il n'y a pas d'argument.
00:10:12On met dans une case, et donc du coup, c'est ce que je disais en introduction,
00:10:16on se bouche le nez.
00:10:16C'est-à-dire qu'on se bouche le nez, vous comprenez,
00:10:18on ne peut pas parler avec ces gens-là.
00:10:20C'est limite, on pourrait dire, ce sont des terroristes,
00:10:22donc on ne parle pas avec les terroristes.
00:10:24Donc, c'est quand même assez étonnant.
00:10:26Alors qu'il y a une commission parlementaire,
00:10:28avec jusqu'à présent,
00:10:30on a tellement dit que le groupe RN et le groupe UDR,
00:10:33maintenant, ne font pas partie de l'arc républicain.
00:10:35on les inclut quand même dans une commission d'enquête,
00:10:38tous ces gens-là se parlent,
00:10:40il y a eu des auditions,
00:10:42et là, tout d'un coup, on dit « Ah ben, vous comprenez,
00:10:43là, maintenant, finalement, c'est plus possible, Ophélie ».
00:10:46C'est une bonne guerre, en fait.
00:10:48D'une certaine manière, il ne faut pas s'attendre à autre chose,
00:10:51de personnes qui sont, si vous voulez,
00:10:53acculées quelque part,
00:10:54et qui ne savent plus comment s'en sortir.
00:10:56Donc, c'est facile, quand vous ne savez plus quoi dire,
00:10:58parce que les faits, vous ne pouvez pas trop les contester,
00:11:02vous ne critiquez pas les faits,
00:11:03vous critiquez celui ou celle
00:11:05qui rapporte les faits,
00:11:06et si on peut lui coller une étiquette d'extrême droite,
00:11:10on le fait avec grand plaisir,
00:11:12comme ça, ça invisibilise tout le reste,
00:11:13ou en tout cas, ça tente d'invisibiliser tout le reste.
00:11:16Je pense que les gens ne sont pas dupes, en fait.
00:11:18Je crois qu'à un moment, on a un peu compris ça.
00:11:20Et puis, c'est aussi une autre caste
00:11:21qui se défend elle-même,
00:11:23parce qu'il y a une forme aussi peut-être de panique,
00:11:25c'est-à-dire que la gabegie financière est telle,
00:11:28les intérêts financiers sont tels,
00:11:31qu'on se doute que ces personnes-là,
00:11:32à un moment, ont un petit peu peur
00:11:34du coup de bâton médiatique,
00:11:36parce qu'après tout, c'est avec notre argent.
00:11:37C'est ça le cœur du problème, en fait,
00:11:38que chacun se gave.
00:11:40À la limite, on a envie de dire ça,
00:11:41vous faites ça avec de l'argent privé,
00:11:43eh bien, un grand bien vous fasse.
00:11:44Avec l'argent public, ça fait un peu mal au cœur, quand même,
00:11:46parce que c'est notre argent, en fait,
00:11:47qui est dilapidé dans des choses comme ça.
00:11:50Alors, on va vous mettre à l'écran
00:11:52ce qu'a donné la commission d'enquête
00:11:53sur le devisage public,
00:11:55pour, les contres et les abstentions.
00:11:57Vous allez le voir, c'est très, très parlant.
00:11:59Donc, vous avez 12 pour,
00:12:0110 contre et 9 qui se sont abstenus.
00:12:05Vous voyez, donc, ceux qui ont voté contre,
00:12:08ce sont les socialistes et apparentés,
00:12:11le nouveau Front populaire, LFI,
00:12:15la gauche démocrate et républicaine,
00:12:18les écolos, voilà.
00:12:19Et après, vous avez les abstentions,
00:12:20comme je le disais,
00:12:21le Bloc central, Horizon, etc.
00:12:24Et puis après, il y a eu,
00:12:25comme l'a expliqué ce matin Charles Laloncle
00:12:27chez Pascal Praud,
00:12:28il y a eu un travail,
00:12:29comme on dit, de lobbying,
00:12:31c'est-à-dire d'influence de Charles Laloncle
00:12:34avec ses camarades députés,
00:12:36notamment de Liotte,
00:12:37pour pouvoir quand même arriver au moins
00:12:39à ce premier palier, Elodie,
00:12:40qui est l'adoption.
00:12:41Oui, parce que pour le coup,
00:12:42hier, on faisait évidemment sur ce même plateau
00:12:45à cette heure-ci les comptes
00:12:46et le député Liotte, M. Mazori,
00:12:50semblait hésitant ou ne pas forcément
00:12:51donner son vote en amont.
00:12:53Dans ces cas-là, les journalistes,
00:12:54évidemment, font des comptes,
00:12:55les députés de la commission aussi.
00:12:57Et on avait aussi une des deux LR
00:12:59qui hésitait un peu.
00:13:00Ces deux députés qui ont fait le choix,
00:13:02voyant que c'était si serré,
00:13:03de ne pas faire prendre le risque
00:13:04de s'abstenir,
00:13:06ce qu'il y a fait justement,
00:13:07ensemble pour la République,
00:13:08et de voter pour.
00:13:08Mais je peux vous dire que pendant
00:13:09toute la commission,
00:13:11il y avait vraiment des gros doutes
00:13:12sur l'adoption,
00:13:13parce que les débats étaient
00:13:14extrêmement tendus,
00:13:16que les députés nous disaient
00:13:17on ne débat pas du fond du rapport,
00:13:19tout le monde est en train
00:13:19d'attaquer le rapporteur,
00:13:21mais on parle en réalité
00:13:22assez peu du fond.
00:13:24Et effectivement,
00:13:25c'est une victoire,
00:13:25un sur le fil,
00:13:27deux qui a été arrachée.
00:13:28Et on peut saluer,
00:13:29effectivement,
00:13:30la responsabilité de certains députés,
00:13:32comme chez LR ou comme chez Liotte.
00:13:34Ça ne veut pas dire
00:13:34qu'ils adorent forcément ce rapport.
00:13:36Ça ne veut pas dire
00:13:37qu'ils sont d'accord avec tout.
00:13:38Ça veut juste dire
00:13:39qu'il faut un travail de parlementaire.
00:13:41Quand Gabriel Attal disait
00:13:42on s'abstient parce qu'on ne veut
00:13:43pas empêcher ce rapport,
00:13:45mais on ne veut pas le cautionner,
00:13:46un député n'a pas à cautionner
00:13:47ou non un rapport.
00:13:48En ayant dit,
00:13:49je ne sais pas,
00:13:50je n'ai pas lu le rapport.
00:13:51Oui.
00:13:51Au préalable.
00:13:52Et en disant aussi
00:13:53l'adoption devrait être automatique.
00:13:55Donc en fait,
00:13:56si on s'abstient sur un vote
00:13:57où on voudrait
00:13:58que l'adoption soit automatique,
00:13:59je n'ai pas franchement,
00:14:00je vous avoue,
00:14:01compris la logique.
00:14:03Mais les députés se sont dit
00:14:04il y a une commission
00:14:05qui a travaillé
00:14:05pendant plus de 200 heures.
00:14:07Il y a eu 230 personnes auditionnées.
00:14:09La moindre des choses,
00:14:09c'est que ce rapport paraisse.
00:14:11Et on rappelle d'ailleurs,
00:14:12et personne pour l'instant
00:14:13n'a souhaité le faire visiblement,
00:14:15que Charles Aloncle
00:14:15avait ce qui est permis
00:14:16sur les rapports,
00:14:17proposé que si des groupes
00:14:19n'étaient pas forcément d'accord
00:14:20ou voulaient ajouter une contribution,
00:14:21il était possible
00:14:22d'amender ce rapport.
00:14:23Eh bien, on verra maintenant
00:14:24si les députés
00:14:24qui ont voté contre
00:14:25prennent le temps
00:14:26et font le travail nécessaire
00:14:28pour se dire
00:14:28eh bien maintenant,
00:14:29amendons-le
00:14:30et mettons aussi notre contribution.
00:14:31Enfin là, pardonnez-moi,
00:14:32mais la réponse
00:14:33est dans votre réponse.
00:14:33c'est le déluchard,
00:14:34c'est-à-dire qu'en fait,
00:14:35je suis encore naïf,
00:14:35Pierre, parfois.
00:14:36J'ai pas dit ça,
00:14:37ils n'ont aucune envie
00:14:38d'apporter quoi que ce soit.
00:14:40C'est juste détruire pour détruire.
00:14:42S'opposer pour s'opposer, en fait.
00:14:44S'opposer pour s'opposer
00:14:44et surtout maintenir le statu quo.
00:14:46Je suis frappé par le bloc central
00:14:48qui finalement a été pris
00:14:50en flagrant délière.
00:14:51Il est sous tutelle
00:14:51de la gauche idéologique.
00:14:53Elle qui pense
00:14:53et qui écrit les programmes
00:14:54en guillemets du...
00:14:56En gros, ça leur va.
00:14:57Ça leur va
00:14:57et puis ils sont soumis
00:14:58à la gauche idéologique.
00:14:59Ils veulent bien le pouvoir
00:15:00mais les idées, la culture,
00:15:03l'imaginaire français,
00:15:05il est écrit à gauche.
00:15:06Et ça, c'est assez intéressant
00:15:07et je voudrais avoir
00:15:08l'avis de la prof
00:15:10qui est Ophélie Rock.
00:15:12Quand Mme Berger
00:15:14qui dit
00:15:15on a un audiovisuel public fort
00:15:18et un audiovisuel privé fort
00:15:20et on a d'un côté
00:15:22le divertissement
00:15:23et de l'autre côté
00:15:24un audiovisuel public
00:15:26qui est là pour informer,
00:15:27pour...
00:15:27En réalité,
00:15:28c'est pas du tout le cas
00:15:29puisque Charles Alonc
00:15:31a fait le compte
00:15:33notamment des jeux,
00:15:34donc du divertissement.
00:15:35Il y a plus de jeux
00:15:37sur les chaînes de France Télé
00:15:38qu'il y a sur TF1
00:15:41alors qu'en réalité,
00:15:42moi je me souviens
00:15:43parce que je suis un petit peu
00:15:44plus âgé que vous tous
00:15:45sur ce plateau,
00:15:46de la télévision
00:15:47d'Antenne 2
00:15:49et de France 3
00:15:52qui s'appelait FR3
00:15:53à l'époque
00:15:53où il y avait effectivement
00:15:55les chiffres et les lettres,
00:15:56il y avait des jeux de savoir,
00:15:57il y avait un ostrofe,
00:15:58il y avait des émissions
00:16:00où on se cultuvait
00:16:01où quand on était gamin
00:16:02comme moi,
00:16:02on restait devant la télé
00:16:04et on apprenait des choses.
00:16:05Même les dessins animés
00:16:06du dimanche matin
00:16:07ou du samedi matin,
00:16:08quand il y avait
00:16:09Il était une fois la vie
00:16:10avec une splendide musique
00:16:11de Michel Legrand,
00:16:12on apprenait des choses.
00:16:15Aujourd'hui,
00:16:15en réalité,
00:16:16que fait le service public
00:16:18et France Télévisions
00:16:19et notamment France 2 ?
00:16:20En fait,
00:16:21ils essayent de concurrencer TF1.
00:16:22Donc,
00:16:23on n'est pas du tout
00:16:23dans la logique
00:16:25de ce que devrait être
00:16:26le service public.
00:16:27C'est peut-être ça d'ailleurs,
00:16:29je trouve,
00:16:29qui est dans le rapport
00:16:30fait défaut,
00:16:30c'est-à-dire de dire
00:16:31on a un service
00:16:32en effet public
00:16:34qui est là pour instruire.
00:16:35Or,
00:16:36France 2 instruit peu,
00:16:37ça c'est vrai.
00:16:37C'est l'évidence
00:16:38parce que c'est une grosse machine,
00:16:40parce qu'en effet,
00:16:40il faut qu'elle rattrape
00:16:41la locomotive TF1,
00:16:43il faut qu'elle ne se fasse pas
00:16:44distancier par M6,
00:16:45donc c'est un peu compliqué.
00:16:46Mais c'est pour ça
00:16:47que la fusion,
00:16:48à titre personnel,
00:16:49je ne suis pas pour la fusion
00:16:50de France 2 et France 5
00:16:51parce que justement,
00:16:52France 5,
00:16:52c'est peut-être
00:16:53un petit peu
00:16:54l'image clichée
00:16:55des documentaires
00:16:56un peu pénibles
00:16:56que les grands-parents
00:16:57vous imposent
00:16:58parfois le dimanche
00:16:59quand vous allez chez eux,
00:17:00mais c'était encore
00:17:01quelque chose de culturel.
00:17:02À mon sens,
00:17:03la proposition
00:17:04de fusionner les entités,
00:17:06j'ai un peu peur
00:17:06que ça se fasse
00:17:06au détriment de la culture,
00:17:07ce qui est finalement
00:17:08le dernier point
00:17:10que le service public
00:17:11avait encore à vendre,
00:17:12c'est-à-dire ce côté,
00:17:13on va dire,
00:17:14de culture accessible à tous.
00:17:16Après, là où...
00:17:16t'es un peu médiathèque ?
00:17:18Médiathèque, bibliothèque,
00:17:19tu ouvrais la télé
00:17:20et tu apprenais des choses.
00:17:21Oui, mais c'est...
00:17:22On peut le questionner d'ailleurs
00:17:23parce que tous les...
00:17:24Enfin, moi,
00:17:24je préfère vraiment Arte
00:17:25par exemple que France 5,
00:17:26mais il y a des choses
00:17:27qui sont pas mal
00:17:28sur France 5.
00:17:28Le problème,
00:17:29c'est qu'on a l'impression
00:17:30que ce sont des documentaires
00:17:31qui coûtent très, très, très cher
00:17:32à faire pour finalement
00:17:34une audience qui est très basse
00:17:35et peut-être que l'audience
00:17:36est très basse
00:17:36parce que ces documentaires-là
00:17:37ne se sont jamais remis
00:17:38au goût du jour aussi.
00:17:39Donc, c'est ça le gros problème,
00:17:41c'est que France Télévisions
00:17:43devrait se dire
00:17:43oui, peut-être qu'il faut
00:17:45qu'on fasse la culture autrement.
00:17:47Ils n'ont pas réussi
00:17:48à la rendre accessible.
00:17:48Pour moi,
00:17:49c'est le gros échec
00:17:50de France Télévisions.
00:17:51Ils étaient une chaîne,
00:17:52enfin, ils étaient
00:17:53un ensemble de chaînes
00:17:54qui étaient des chaînes culturelles
00:17:55de très bonne facture
00:17:56il y a encore quelques années
00:17:57et maintenant,
00:17:58on a l'impression
00:17:59qu'on a de la culture
00:18:00un peu pour grand-père
00:18:01ou grand-mère
00:18:01et je le dis
00:18:02avec beaucoup de tendresse
00:18:03mais c'est des choses
00:18:04avec des voix
00:18:05qui sont datées
00:18:06avec un visuel.
00:18:07On a l'impression
00:18:07que c'est fait
00:18:07avec Windows Movie Maker.
00:18:09On a compris
00:18:09que vous n'aimez pas
00:18:10les documentaires
00:18:10de France Télévisions.
00:18:12Non, parce qu'en fait,
00:18:13il manque de vie.
00:18:14Mais ça coûte très cher.
00:18:15Et ça coûte très cher.
00:18:16C'est ça qui est incompréhensible.
00:18:17Et en effet,
00:18:19il faut sans doute
00:18:20remettre un petit peu
00:18:22la culture
00:18:23au centre du débat
00:18:23mais différemment.
00:18:24Avant de rejoindre
00:18:25Dunia Tengour,
00:18:26je voudrais qu'on écoute aussi
00:18:27parmi les élucubrations
00:18:28qu'on a pu entendre
00:18:30justement la réaction
00:18:31de Madame Adizadeh
00:18:33du Parti Socialiste
00:18:36qui va chercher
00:18:37assez loin
00:18:37puisqu'on va du côté
00:18:38de Mar-a-Lagos.
00:18:40Mar-a-Lagos,
00:18:40c'est la résidence
00:18:42de Donald Trump
00:18:42en Floride.
00:18:43On écoute.
00:18:44Nous ne pouvons pas laisser
00:18:45entrer dans les archives
00:18:46de l'Assemblée
00:18:47un rapport
00:18:47qui est fait
00:18:48comme un tract
00:18:49du Rassemblement National
00:18:50et du parti d'Eric Ciotti
00:18:51qui voue une admiration
00:18:52sans borne
00:18:53à Donald Trump.
00:18:55Ici,
00:18:56ce n'est pas Mar-a-Lago.
00:18:57Ici,
00:18:57c'est l'Assemblée Nationale.
00:18:59Ici,
00:18:59ce n'est pas encore
00:18:59l'Amérique de Trump.
00:19:00Ici,
00:19:01c'est la République française.
00:19:02Et c'est là-dessus
00:19:03où nous avons essayé
00:19:05de dire stop
00:19:05et malheureusement,
00:19:06cette digue-là
00:19:07a encore cédé.
00:19:08Voilà,
00:19:09donc pour cette réaction,
00:19:10vous m'avez dit
00:19:11que c'était la plus virulente
00:19:12en fait dans les négociations.
00:19:13Oui,
00:19:13hier,
00:19:14des députés
00:19:15de tous bords
00:19:16d'ailleurs
00:19:17qui expliquaient
00:19:18ce qui se passait
00:19:18pendant la réunion
00:19:19disaient qu'elle avait été
00:19:20vraiment très très virulente
00:19:22et ce qui marquait,
00:19:23c'était à la fois
00:19:23sa virulence effectivement
00:19:24sur la forme
00:19:26mais également
00:19:26ce type d'attaque-là.
00:19:28C'est-à-dire que le rapport
00:19:29entre Charles Aloncle
00:19:30et Donald Trump,
00:19:31pour le coup,
00:19:32je ne l'ai pas forcément
00:19:33mais elle sans doute.
00:19:34Voilà,
00:19:34on lui demandera
00:19:35comme on dit.
00:19:36Dunia Tengour
00:19:37se trouve à l'Assemblée nationale
00:19:38avec Charles Pousseau
00:19:39au lendemain de ce vote.
00:19:41Dunia,
00:19:41quelle est l'ambiance
00:19:42dans l'hémicycle ?
00:19:46La publication du rapport
00:19:48de Charles Aloncle,
00:19:48vous imaginez bien,
00:19:49continue de faire parler
00:19:50ici à l'Assemblée nationale.
00:19:52Du côté de la gauche,
00:19:53le goût est amer.
00:19:54Vous avez parlé
00:19:54de cette députée socialiste
00:19:56Aïda Adi Zadé
00:19:57qui dénonce
00:19:58un revirement
00:19:59de dernière minute
00:20:00de la part
00:20:01et de la peur aussi
00:20:02du président
00:20:03Jérémy Patrier-Lettus.
00:20:05Voilà ce qu'elle a dit
00:20:06de la peur
00:20:07et un revirement.
00:20:09De l'autre côté
00:20:09de l'échiquier politique,
00:20:11c'est une victoire
00:20:12pour la transparence.
00:20:13D'ailleurs, ce matin,
00:20:14Marine Le Pen
00:20:14nous a répondu
00:20:16sur ceux
00:20:17qui ont voulu mettre
00:20:17sous le tapis
00:20:18les préconisations
00:20:19de Charles Aloncle.
00:20:20Je vous propose
00:20:21de l'écouter.
00:20:22Les Français ont suivi
00:20:23cette commission d'enquête.
00:20:25Elle a été
00:20:26extrêmement intéressante.
00:20:28Je crois que les auditions
00:20:29ont été tout particulièrement
00:20:31suivies par les Français
00:20:32et par conséquent,
00:20:34vouloir enterrer
00:20:35un rapport
00:20:36comme celui-là,
00:20:37c'est souhaiter
00:20:37en réalité la censure.
00:20:39C'est souhaiter bloquer
00:20:41le travail
00:20:42de l'Assemblée nationale
00:20:43et c'est souhaiter
00:20:44entraver
00:20:45l'information
00:20:46auxquelles
00:20:47les Français ont droit.
00:20:49Mais je ne suis pas
00:20:50très étonné
00:20:50de cela
00:20:52compte tenu
00:20:53de
00:20:56la couleur politique
00:20:57de ceux
00:20:58qui ne souhaitaient
00:20:59pas la publication
00:21:00de ce rapport.
00:21:03La chef de file
00:21:04du Rassemblement
00:21:05national
00:21:05a également
00:21:06rappelé
00:21:07à notre micro
00:21:08que le service
00:21:08public
00:21:09de l'audiovisuel
00:21:10coûtait chaque année
00:21:114 milliards d'euros
00:21:13aux Français.
00:21:13Merci beaucoup
00:21:14Dounia Tengour
00:21:15avec Charles Pousseau
00:21:16à l'Assemblée nationale.
00:21:17Restez bien avec nous
00:21:18dans Midi News.
00:21:19Dans un instant,
00:21:20on parle de ces maboules.
00:21:21Emmanuel Macron
00:21:22qui a créé la polémique
00:21:23en qualifiant de maboules
00:21:24ceux qui veulent
00:21:25une ligne dure
00:21:26avec l'Algérie.
00:21:27Ils visent bien sûr
00:21:27indirectement.
00:21:28Bruno Retailleau
00:21:28à tout de suite.
00:21:33La suite de Midi News
00:21:34avec les fameux maboules
00:21:35d'Emmanuel Macron
00:21:37juste après
00:21:37les informations
00:21:38très sérieuses
00:21:39de Madame Labidi.
00:21:40Et à la une de l'actualité,
00:21:42un rapport
00:21:43de la Cour des comptes
00:21:44publié hier
00:21:44tire la sonnette d'alarme
00:21:46sur la qualité des soins
00:21:47dans les établissements
00:21:48de santé.
00:21:49L'institution pointe
00:21:50le manque
00:21:50de signalement
00:21:51des erreurs.
00:21:52A peine 7200
00:21:54cas signalés
00:21:54en 2024
00:21:55alors qu'il y aurait
00:21:56chaque année
00:21:56entre 160 000
00:21:58et 375 000 événements
00:22:00indésirables
00:22:00aux conséquences graves.
00:22:02A la une également
00:22:0310 personnes
00:22:04sont parvenues
00:22:05à s'échapper
00:22:05du centre de rétention
00:22:07administrative
00:22:07du Bois de Vincennes
00:22:08à Paris
00:22:08dans la nuit
00:22:09de dimanche à lundi.
00:22:11Trois d'entre eux
00:22:11ont été rapidement
00:22:12retrouvés.
00:22:13Les 7 autres
00:22:13sont toujours
00:22:14activement recherchés
00:22:15et une enquête
00:22:16de flagrance
00:22:17a été ouverte.
00:22:18Et puis on termine
00:22:19avec l'escalade
00:22:20au Mali
00:22:21un court feu
00:22:21de 30 jours
00:22:22décrété
00:22:22à Koutiala
00:22:23après une série
00:22:24d'attaques d'ampleur
00:22:25contre des positions
00:22:26stratégiques
00:22:26de la junte militaire.
00:22:28Face à cette spirale
00:22:29de violence
00:22:29Abdoulaye Maïga
00:22:30le Premier ministre
00:22:31a lancé
00:22:32un appel
00:22:33à l'unité.
00:22:33Merci Smaïa Labidi
00:22:36à tout à l'heure
00:22:36pour d'autres informations
00:22:38sont toujours à table
00:22:39Ophélie Roch
00:22:40et Elodie Huchard
00:22:40Dris Ghali
00:22:41pour évoquer
00:22:41cette polémique
00:22:43des maboules
00:22:43c'est Emmanuel Macron
00:22:44qui critique
00:22:45ceux qui veulent
00:22:46une ligne dure
00:22:47avec l'Algérie
00:22:47tel Bruno Retailleau
00:22:49qui s'est senti
00:22:49visé précision
00:22:51de Sarah Varni.
00:22:54Entre Bruno Retailleau
00:22:56et le président
00:22:56de la République
00:22:57Emmanuel Macron
00:22:58la tension
00:22:59est montée d'un cran.
00:23:00En cause
00:23:01une pique lancée
00:23:02par Emmanuel Macron
00:23:03contre les partisans
00:23:04d'une ligne dure
00:23:04avec le pouvoir algérien
00:23:06lors de sa visite
00:23:07dans un hôpital
00:23:08arriégeois.
00:23:09Allez dire
00:23:09à tous les maboules
00:23:10qui nous expliquent
00:23:10qu'il faudrait
00:23:11se fâcher avec l'Algérie.
00:23:12Se sentant visé
00:23:13le candidat LR
00:23:14à la présidentielle
00:23:15Bruno Retailleau
00:23:16n'a pas tardé
00:23:17à réagir.
00:23:18Aujourd'hui
00:23:19Emmanuel Macron
00:23:20s'en est pris
00:23:20à ceux qui comme moi
00:23:21sont partisans
00:23:22de la fermeté
00:23:22avec l'Algérie.
00:23:23Je veux lui répondre
00:23:24calmement mais fermement
00:23:26ce faux prétexte
00:23:27ne vise qu'à dissimuler
00:23:28les vrais problèmes.
00:23:29Emmanuel Macron
00:23:30assure néanmoins
00:23:31n'avoir visé personne.
00:23:32Je suis dans
00:23:33une approche positive.
00:23:34Je dis qu'on a besoin
00:23:35de ces femmes et ces hommes
00:23:35qui servent notre pays.
00:23:37Je ne vise personne.
00:23:37L'ancien ministre
00:23:38de l'Intérieur
00:23:39accuse Alger
00:23:40de refuser
00:23:40de reprendre
00:23:41certains ressortissants
00:23:42malgré les accords
00:23:43en vigueur.
00:23:44Le problème
00:23:44ce ne sont pas
00:23:45les médecins algériens
00:23:46mais les centaines
00:23:47d'OQTF dangereux
00:23:48qui n'ont plus rien
00:23:48à faire en France.
00:23:49Il estime également
00:23:50que la politique
00:23:51des bons sentiments
00:23:52est condamnée à l'échec
00:23:53avec le pouvoir algérien
00:23:54et appelle le président
00:23:56à plus de courage
00:23:57et de fermeté.
00:23:59Alors Driss Galli
00:24:00on avait l'habitude
00:24:01de la sémantique
00:24:02de Donald Trump
00:24:03mais on n'avait pas forcément
00:24:06il y a eu quelques phrases
00:24:07d'Emmanuel Macron
00:24:07mais là quand même
00:24:08ça va très très vite
00:24:09avec les maboules.
00:24:10Il se trumpise
00:24:11alors qu'il fait tout
00:24:12pour se distinguer de lui
00:24:13montrer qu'il est plus sage
00:24:15et tout ça
00:24:15plus en élévation
00:24:17et puis sur le fond
00:24:19c'est assez déplorable
00:24:20et assez déprimant
00:24:21de voir un président
00:24:22qui change d'avis
00:24:24tout le temps
00:24:24sur l'Algérie
00:24:25parce qu'ils disent
00:24:26se fâcher avec l'Algérie
00:24:26c'est un acte de folie
00:24:28de manque de discernement
00:24:29très bien
00:24:29soit
00:24:30posons ça
00:24:31mais c'est lui
00:24:32qui a éloigné
00:24:33la France de l'Algérie
00:24:34en reconnaissant
00:24:34que le Sahara occidental
00:24:35est marocain
00:24:36et pour l'Algérie
00:24:37c'est un coup de poignard
00:24:37dans le dos
00:24:38on peut être d'accord
00:24:38ou pas
00:24:39donc c'est lui
00:24:40qui s'est fâché avec l'Algérie
00:24:41donc à la limite
00:24:41c'est lui le maboule
00:24:42Alors avant
00:24:44cette marocanisation
00:24:45du Sahara occidental
00:24:46il y a eu
00:24:48des délégations
00:24:48et je crois savoir
00:24:49avec Elisabeth Borne
00:24:50qui était Premier ministre
00:24:52qui n'avait rien donné
00:24:53donc il y a eu quand même
00:24:54des tentatives
00:24:55d'Emmanuel Macron
00:24:56de se rapprocher
00:24:57de celui que j'appelle
00:24:58le régime des généraux
00:24:59puisque M. Tebbou
00:25:00n'est que là en façade
00:25:01en réalité
00:25:02ce sont les généraux
00:25:03qui décident en Algérie
00:25:04ça n'a rien donné
00:25:05et d'une certaine manière
00:25:07et là on pourrait le rapprocher
00:25:08de Trump aussi
00:25:08il s'est un peu énervé
00:25:10et il a du coup
00:25:11plutôt pris le parti
00:25:12des Marocains
00:25:13avec cette
00:25:15marocanisation
00:25:15du Sahara occidental
00:25:16toute politique
00:25:17a ses revers
00:25:18donc il a payé le prix
00:25:19de se rallier
00:25:20à la position marocaine
00:25:21ça lui coûte
00:25:23avec l'Algérie
00:25:23mais au moins
00:25:24il n'a pas la cohérence
00:25:25la consistance
00:25:25d'aller jusqu'au bout
00:25:26personne ne veut
00:25:27la guerre avec l'Algérie
00:25:28là aussi on a un côté
00:25:29assez manichéen
00:25:29un peu enfantin
00:25:30on n'a pas l'alternative
00:25:31entre bombarder l'Alger
00:25:33et se coucher
00:25:34il y a une voie
00:25:36du discernement
00:25:36qui est d'utiliser
00:25:37l'hémisphère droit
00:25:38l'hémisphère gauche
00:25:39il faut discuter
00:25:39et il faut défendre
00:25:40ses intérêts
00:25:41comme le font les Algériens
00:25:42avec les Italiens
00:25:43avec les autres pays
00:25:44de la région
00:25:46ce que nous demandons
00:25:47ce n'est pas la guerre
00:25:49ni la crimine
00:25:50c'est juste
00:25:50une politique normale
00:25:52parce que l'Algérie
00:25:52est un pays normal
00:25:53la France est un pays normal
00:25:54il faut que cette relation
00:25:55soit normalisée
00:25:56alors cette discussion
00:25:58en fait d'Emmanuel Cohen
00:25:58d'où c'est parti
00:26:00on est dans un hôpital
00:26:02de l'Ariège
00:26:03et puis il y a un médecin
00:26:04qui fait une remarque
00:26:05au président
00:26:05et c'est de là
00:26:06que ça sort en fait
00:26:07oui en fait
00:26:07parce qu'il parle
00:26:09avec ce médecin
00:26:10et dans cet hôpital
00:26:12le médecin lui explique
00:26:13que 80% des praticiens
00:26:15ont été formés
00:26:16à l'étranger
00:26:17sur le territoire national
00:26:18on est à 20 000 praticiens
00:26:20hospitaliers
00:26:21qui ont été formés
00:26:22à l'étranger
00:26:23la question n'est même pas
00:26:24de savoir
00:26:24si ce sont des bons médecins
00:26:25s'ils ont des diplômes
00:26:26équivalents
00:26:26la question c'est que
00:26:28Emmanuel Macron
00:26:29est en train de nous expliquer
00:26:30qu'on ne peut pas se fâcher
00:26:31avec l'Algérie
00:26:31parce qu'on a besoin
00:26:32de leurs médecins
00:26:33pourquoi en France
00:26:34dans notre système de santé
00:26:35on a besoin
00:26:36de 20 000 personnes
00:26:37qui viennent
00:26:37d'un autre pays
00:26:39pourquoi on n'est pas capable
00:26:39de former
00:26:40nos propres médecins
00:26:41pourquoi la fin du numerus clausus
00:26:43n'a jamais fonctionné
00:26:44c'est aussi d'abord
00:26:45un premier échec
00:26:45sur le système médical
00:26:47quand il dit
00:26:48on ne peut pas se fâcher
00:26:48avec l'Algérie
00:26:49il nous faut leurs médecins
00:26:50peut-être que dans un monde normal
00:26:51la France aurait ses médecins
00:26:53et dans un autre extrait
00:26:54Emmanuel Macron
00:26:54qui prône le dialogue
00:26:56et le respect
00:26:57avec l'Algérie
00:26:57le dialogue
00:26:58dans ma tête
00:26:59il faut plutôt être deux
00:27:00pour dialoguer
00:27:00je ne suis vraiment pas sûre
00:27:01je pense qu'on parle plutôt
00:27:02à un mur
00:27:03et le respect
00:27:04c'est super que la France
00:27:05respecte l'Algérie
00:27:06c'est très bien
00:27:07cette fameuse diplomatie
00:27:08silencieuse
00:27:08qu'on nous vante
00:27:10toute la journée
00:27:10en l'occurrence
00:27:11le respect ne fonctionne pas
00:27:13le dialogue
00:27:13ne fonctionne pas
00:27:14et on a face à nous
00:27:15l'Algérie
00:27:15qui ne nous respecte pas
00:27:16et qui ne veut pas dialoguer
00:27:17en relation diplomatique
00:27:19il faut s'adapter aussi
00:27:19un peu à la personne
00:27:20ou au régime
00:27:21qu'on en fasse
00:27:21en fait tout cela
00:27:22est un peu triste
00:27:23parce qu'en réalité
00:27:23s'il y avait un climat
00:27:25un peu plus calme
00:27:26entre Bruno Retailleau
00:27:27et Emmanuel Macron
00:27:29par exemple
00:27:30il serait d'accord
00:27:31c'est à dire qu'il serait d'accord
00:27:32sur le fait que
00:27:33oui de temps en temps
00:27:34on a besoin
00:27:35de médecins algériens
00:27:36pour pallier le manque
00:27:37de médecins français
00:27:38et de l'autre
00:27:39oui il faut quand même
00:27:41renvoyer les OQTF
00:27:43dangereux
00:27:45en Algérie
00:27:46et ça pour le coup
00:27:47jusqu'à présent
00:27:48je veux dire
00:27:48tous les experts
00:27:50et les
00:27:51monsieur Driancourt
00:27:52qui vient souvent
00:27:53qu'on va écouter
00:27:53dans un instant
00:27:55disent que
00:27:55en fait la politique
00:27:56n'est pas suivie
00:27:57c'est à dire qu'on ne reprend pas
00:27:58on ne donne pas
00:27:59suffisamment de visa consulaire
00:28:01à la France
00:28:02pour reprendre
00:28:02les OQTF dangereux
00:28:04et quand on écoute
00:28:05Marine Le Pen
00:28:05la présidente du groupe
00:28:07RN à l'Assemblée
00:28:08qu'on va écouter
00:28:08tout de suite
00:28:09elle s'étonne en fait
00:28:13de cette réaction
00:28:14d'Emmanuel Macron
00:28:14parce qu'en fait
00:28:15sur la question
00:28:16des médecins algériens
00:28:18ce n'est pas question
00:28:19de ne pas les accueillir
00:28:20c'est juste qu'ils doivent
00:28:21passer un sas
00:28:22d'examen
00:28:24de savoir
00:28:25s'ils parlent suffisamment
00:28:26bien français
00:28:27etc.
00:28:28je vous propose
00:28:28d'écouter Marine Le Pen
00:28:29je note la trumpisation
00:28:31d'Emmanuel Macron
00:28:34il semblerait
00:28:35qu'il prenne modèle
00:28:36sur le président
00:28:37des Etats-Unis
00:28:38qui a un langage
00:28:39extrêmement cru
00:28:40ça c'est pour la forme
00:28:42pour le fond
00:28:43je trouve
00:28:45cette indignation
00:28:47indigne
00:28:47parce que la réalité
00:28:49c'est qu'il est tout à fait
00:28:50naturel
00:28:50que dans notre pays
00:28:51nous fassions
00:28:52passer
00:28:53aux médecins
00:28:55étrangers
00:28:56un examen
00:28:56au même titre d'ailleurs
00:28:57que les médecins français
00:28:58pour être sûr
00:29:00que les gens
00:29:00qui viennent chercher
00:29:02des soins
00:29:02aient les soins
00:29:03de meilleure qualité
00:29:04possible
00:29:04voilà c'est tout
00:29:05il s'agit de faire passer
00:29:06aussi un examen
00:29:09sur un diagnostic
00:29:10ou si vous parlez
00:29:11la langue
00:29:12ou en tout cas
00:29:12voilà
00:29:13il vaut mieux être soigné
00:29:14pour le foie
00:29:15que pour le rein
00:29:15c'est pas exactement
00:29:16la même chose
00:29:16évidemment je caricature
00:29:18tout ça est très schématisant
00:29:19et j'ai horreur de faire ça
00:29:20mais en réalité
00:29:21voilà
00:29:21il y a cette règle là
00:29:22elle doit être
00:29:23suivie Ophélie Roch
00:29:24oui
00:29:25là où je suis un peu
00:29:26en désaccord
00:29:26avec Marine Le Pen
00:29:27c'est quand elle dit
00:29:28que justement
00:29:29que Emmanuel Macron
00:29:32la plus révélateur
00:29:33voilà
00:29:33imite justement
00:29:34Donald Trump
00:29:35je pense qu'il ne l'imite pas
00:29:37parce que
00:29:37Donald Trump
00:29:38quand il fait des sorties
00:29:39il les assume
00:29:40et il n'utilise pas
00:29:41des mots
00:29:42qui sont un vocabulaire
00:29:43qui est plus un vocabulaire
00:29:44d'enfant qui se fâche
00:29:45que d'hommes d'Etat
00:29:47qui s'énervent
00:29:47là on a quelque chose
00:29:48qui est à mon sens
00:29:49un peu ridicule
00:29:50parce que
00:29:50c'est même pas une sortie
00:29:52si vous voulez
00:29:52qui est assumée
00:29:53puisqu'après
00:29:54il revient un peu dessus
00:29:55le mot employé
00:29:56fait plutôt penser
00:29:57à un jeu pour enfants
00:29:58docteur Maboul
00:29:59c'est vraiment étrange
00:30:00comme sortie
00:30:01donc c'est là
00:30:02où je suis en plus
00:30:03un peu en désaccord
00:30:04avec ce que dit
00:30:07Marine Le Pen
00:30:07c'est que
00:30:08c'est même pas ça
00:30:09on n'a même pas ça
00:30:10on n'a même pas quelqu'un
00:30:11de cohérent
00:30:11dans ses insultes
00:30:12on a quelqu'un
00:30:12on a le sentiment
00:30:14qui est en train
00:30:15de s'aplatir tout seul
00:30:16c'est pas de la trumpisation
00:30:17c'est pas la bonne comparaison
00:30:18mais non
00:30:19Donald Trump
00:30:20c'est quelqu'un
00:30:20qui est flamboyant
00:30:21là on n'a pas
00:30:21quelqu'un de flamboyant
00:30:22face à nous
00:30:23on voit bien
00:30:24que c'est quand même
00:30:24pas le même
00:30:25mais après il y a
00:30:25un rétro-pédalage
00:30:26en mode
00:30:27moi je suis là
00:30:28pour parler à tout le monde
00:30:29comme avec Laurent Nounès
00:30:29on avait discuté
00:30:30il y a quelques semaines
00:30:32ou il y a deux semaines
00:30:34je ne serai pas
00:30:35le ministre
00:30:35qui va s'opposer
00:30:36au voilement
00:30:36des jeunes filles
00:30:37en France
00:30:37et une semaine plus tard
00:30:38il dit
00:30:38j'ai été maladroit
00:30:39c'est à peu près ça
00:30:40oui tout à fait
00:30:40mais si on était vraiment
00:30:42un peu polémique
00:30:43le président
00:30:44les polémiques
00:30:45nous pouvons l'être
00:30:45l'Algérie
00:30:46n'est pas un pays spécial
00:30:48le pays est indépendant
00:30:49depuis 1962
00:30:50une certaine partie
00:30:51de la France
00:30:52ne l'a pas compris
00:30:53et des dirigeants algériens
00:30:54ne l'ont pas compris
00:30:55ils veulent des privilèges
00:30:56circulation
00:30:57pour médecins algériens
00:30:58commerçants
00:30:59mais nous ne sommes pas
00:31:00en confédération
00:31:01avec l'Algérie
00:31:01pourquoi pas
00:31:02mais nous avons des accords
00:31:03qui donnent des priorités
00:31:05ce sont les fameux accords
00:31:06de 1968
00:31:07où les ressortissants algériens
00:31:10ont des privilèges
00:31:12par rapport
00:31:13à tout autre étranger
00:31:16extra communautaire
00:31:17c'est à dire
00:31:17hors de l'Union Européenne
00:31:18et qui me semble-t-il
00:31:20sont en contradiction
00:31:21avec la souveraineté algérienne
00:31:23l'indépendance de l'Algérie
00:31:24l'Algérie a voulu divorcer
00:31:25avec la France
00:31:25on peut le critiquer ou pas
00:31:26tout le pays a droit
00:31:27à l'indépendance
00:31:27et vous avez une situation
00:31:29particulière avec l'Algérie
00:31:30que vous n'avez pas
00:31:31que la Tunisie
00:31:31ou le Maroc
00:31:32les médecins marocains
00:31:33ne disent pas
00:31:33on veut venir en France
00:31:34sans faire l'examen
00:31:35et un dernier point
00:31:36d'un point de vue éthique
00:31:37et moral
00:31:38et je pense qu'il faut aussi
00:31:38parler de moral
00:31:39est-il très éthique
00:31:40de priver l'Algérie
00:31:41de son staff médical ?
00:31:43Alors justement
00:31:43ça c'est une question
00:31:44que vous soulevez
00:31:45écoutons l'ancien ambassadeur
00:31:46Xavier Driancourt
00:31:47ancien ambassadeur
00:31:48de France en Algérie
00:31:49C'est un amalgame
00:31:51ou une diversion politique
00:31:54parce qu'il a été interpellé
00:31:57par un médecin
00:31:57je crois algérien
00:31:59à l'hôpital de Lavlanet
00:32:01et à cette occasion
00:32:03il a critiqué
00:32:04nos procédures
00:32:06administratives franco-françaises
00:32:08alors il visait
00:32:09j'imagine
00:32:10Bruno Retailleau
00:32:11qui lui a répandu
00:32:12point par point
00:32:12voilà
00:32:13il visait peut-être
00:32:14ou sans doute
00:32:15Kamel Daoud
00:32:16Boalem Sansal
00:32:17qui critiquent l'Algérie
00:32:18et qui font partie
00:32:19comme d'autres
00:32:20de ces maboules
00:32:21les maboules en question
00:32:23n'ont jamais parlé
00:32:24de rupture
00:32:24avec l'Algérie
00:32:25ce qu'ils demandent
00:32:26simplement
00:32:27c'est la réciprocité
00:32:29ou bien pour parler
00:32:30de manière plus militaire
00:32:31un rapport de force
00:32:32avec l'Algérie
00:32:33c'est-à-dire
00:32:33faire respecter nos droits
00:32:35alors monsieur
00:32:35Adriancourt
00:32:36a raison de dire ça
00:32:37mais quand est-ce
00:32:38qu'on arrivera
00:32:39à cet apaisement
00:32:41et à cet
00:32:42j'allais dire
00:32:43alignement
00:32:43des deux positions
00:32:44mais pour l'instant
00:32:45de toute façon
00:32:46on a l'impression
00:32:46que nous
00:32:47on ne peut
00:32:47ni apaiser
00:32:48ni gérer
00:32:49la situation
00:32:50c'est-à-dire qu'en fait
00:32:51on court
00:32:51après l'Algérie
00:32:52qui court bien plus loin
00:32:54devant nous
00:32:55Bruno Retailleau
00:32:55pour le coup
00:32:56avait essayé
00:32:57véritablement
00:32:58d'arrêter
00:32:59cette diplomatie
00:33:00très douce
00:33:01très calme
00:33:01en mettant vraiment
00:33:03un certain nombre
00:33:04d'engagements
00:33:05qu'il demandait
00:33:06à l'Algérie
00:33:07on se rappelle
00:33:07que même
00:33:07François Bayrou
00:33:08avait fait cette fameuse
00:33:09conférence de presse
00:33:10et s'ils ne font pas ça
00:33:11on fera ça
00:33:12et s'ils ne font pas ça
00:33:13on fera ça
00:33:13bref
00:33:13on n'a évidemment
00:33:15rien fait
00:33:15maintenant la seule solution
00:33:16c'est d'avoir
00:33:17un ministre de l'intérieur
00:33:18et un président de la République
00:33:19qui soit aligné
00:33:21et qui demande
00:33:21la même chose
00:33:22à l'Algérie
00:33:23aujourd'hui
00:33:23la France n'arrive pas
00:33:25à faire plier l'Algérie
00:33:26on le disait notamment
00:33:27sur les laissés-passés
00:33:28consulaires
00:33:28et quand Emmanuel Macron
00:33:29dit qu'on est des maboules
00:33:31de penser que parce qu'on a besoin
00:33:32de médecins
00:33:33et bien il les faut
00:33:34et donc il ne faut pas
00:33:35s'opposer à l'Algérie
00:33:36je veux bien que ces médecins
00:33:37soient peut-être nécessaires
00:33:38mais ça veut dire
00:33:38qu'en contrepartie
00:33:39on laisse des personnes
00:33:41dangereuses sur notre territoire
00:33:42et on voit l'effet
00:33:43ensuite de société
00:33:44que ça donne
00:33:44faut-il le préciser d'ailleurs
00:33:45maboule c'est un mot arabe
00:33:46je crois
00:33:47je ne sais pas
00:33:49vous allez vérifier tout à l'heure
00:33:50mais je vous en termine
00:33:50ce qu'on disait hier
00:33:51c'est ce qu'on disait hier
00:33:52c'est que
00:33:53ah oui maboule
00:33:54maboule oui
00:33:54ah ça y est
00:33:55ça vous revient
00:33:56ah bah le rap classique
00:33:57est dans des
00:33:58très loin dans la
00:33:59oui maboule
00:34:00bon en tout cas voilà
00:34:00et c'est cette
00:34:03comme le disait Elodie
00:34:04c'est plutôt l'Algérie
00:34:05qui a toutes les cartes en main
00:34:06donc elle fera
00:34:06quand elle voudra
00:34:07si elle le veut
00:34:09si elle le veut
00:34:12l'Algérie est en une bonne position
00:34:13par rapport à nous
00:34:13parce que nous nous sommes
00:34:15volontairement coupés
00:34:15le talon d'Achille
00:34:16parce que l'Algérie
00:34:17n'est pas
00:34:18sur le papier
00:34:19dans l'absolu
00:34:19elle n'est pas
00:34:20elle n'est pas
00:34:21en si bonne position que ça
00:34:22parce que son gaz
00:34:23il faut bien qu'elle le vende
00:34:24si c'est pas la France
00:34:25c'est l'Italie
00:34:26elle le vend déjà aux autres
00:34:27elle le vend déjà
00:34:28oui d'accord
00:34:28mais elle a besoin
00:34:30elle le vend aux Espagnols
00:34:31et aux Portugais
00:34:31notamment
00:34:31où il y a un accord
00:34:32justement très fort
00:34:33entre ces pays
00:34:34tout à fait
00:34:34mais son économie
00:34:35dépend que de ça
00:34:36c'est un échec économique
00:34:37elle n'a pas réussi
00:34:38à se diversifier
00:34:39l'argent des hydrocarbures
00:34:40il faut bien qu'il soit investi
00:34:41la France est encore
00:34:42un pays magnifique
00:34:42où il faut acheter
00:34:43des maisons
00:34:44des hôtels particuliers
00:34:45où on envoie
00:34:46des enfants étudiés
00:34:47encore
00:34:48nous avons encore
00:34:49des bons hôpitaux
00:34:49malgré toute la case
00:34:50qu'il y a eu
00:34:51donc l'Algérie
00:34:53et puis l'Algérie
00:34:53est fâche
00:34:54avec tous ses voisins
00:34:55Mali
00:34:55là il y a la guerre au Mali
00:34:57Maroc on n'en parle même pas
00:34:58le Niger
00:34:58ils sont en train
00:34:58de se rabibocher
00:34:59avec les Émirats
00:35:00ça se passe pas très bien
00:35:01donc ils sont alignés
00:35:03sur la Russie
00:35:03tout ça
00:35:04mais c'est pas non plus
00:35:05le sud global
00:35:06n'a pas encore décollé
00:35:08c'est beaucoup
00:35:08de déclarations
00:35:10d'intentions
00:35:11d'intentions
00:35:13le grand problème
00:35:14que nous avons
00:35:15c'est qu'il faut
00:35:15que chacun fasse
00:35:17ses devoirs
00:35:17le devoir de la France
00:35:19c'est de banaliser l'Algérie
00:35:19parce que là
00:35:20tout le monde se sert d'elle
00:35:21comme d'un outil politique
00:35:23gauche-droite
00:35:24vous avez la gauche
00:35:25qui est agenouillée
00:35:26devant l'Algérie
00:35:27pour la repentance
00:35:28le colonialisme
00:35:28mais surtout à la limite
00:35:29j'ai l'impression
00:35:30qu'il se moque de l'Algérie
00:35:31ce que veut M. Macron
00:35:33et la gauche
00:35:34c'est donner des coups
00:35:35à M. Rotaillot
00:35:36à la droite
00:35:36et Marine Le Pen
00:35:37pour leur dire
00:35:37vous êtes des fascistes
00:35:38l'OAS
00:35:39est-ce que fait une certaine droite
00:35:40dès qu'elle entend
00:35:41une certaine droite
00:35:42c'est-à-dire que l'Algérie
00:35:43devient un prétexte
00:35:44alors qu'on est dans un timing
00:35:45purement présidentiel
00:35:46et on oublie en fait
00:35:47le problème algérien
00:35:49tel quel en fait
00:35:50oui et puis c'est effectivement
00:35:51comme vous le dites
00:35:52on en arrive à de la politique
00:35:53politicienne
00:35:54mais les mois
00:35:55les années qu'on a perdu
00:35:56dans les relations
00:35:57avec l'Algérie
00:35:59les années qu'on a perdu
00:36:00à ne pas avoir laissé
00:36:01qu'on passait consulaire
00:36:02les années où on a accepté
00:36:03qu'on nous marche dessus
00:36:04je rappelle l'interview
00:36:05quand même
00:36:06du président Tebboune
00:36:07dans l'Opinion
00:36:07ça date d'il y a quelques mois
00:36:08maintenant
00:36:09elle était humiliante
00:36:10pour la France
00:36:11il disait
00:36:11mais coupez-nous
00:36:12toutes les aides
00:36:12si vous le souhaitez
00:36:13on n'a pas besoin
00:36:14de votre argent
00:36:14il se moquait d'Emmanuel Macron
00:36:16il se moquait de Bruno Retailleau
00:36:18imaginez
00:36:19alors pour le coup
00:36:19tout à l'heure
00:36:20il y avait le comparatif
00:36:21avec Donald Trump
00:36:22imaginez la même interview
00:36:23qui s'adresse à Donald Trump
00:36:24je peux vous dire
00:36:25que la réaction
00:36:26elle va être immédiate
00:36:27et elle va être forte
00:36:28alors je parle
00:36:29je parle de timing politique
00:36:31parlons aussi des députés
00:36:32à la FI
00:36:32et les FI par exemple
00:36:33puisqu'à l'Assemblée
00:36:34les sanctions disciplinaires
00:36:35contre les députés
00:36:36de la France insoumise
00:36:39sont criants
00:36:39plus de la moitié
00:36:40des 161
00:36:4211 sanctions
00:36:44prononcées
00:36:44sur la 5ème république
00:36:46concernent les députés
00:36:47à l'EFI
00:36:47c'est Pierre Crépy
00:36:48qui nous explique
00:36:50il y a des scènes
00:36:51qui prêtent à sourire
00:36:53et puis il y a
00:36:54celles qui choquent
00:36:55vous êtes un imposteur
00:36:57et un assassin
00:36:59pour leurs éclats
00:37:00les deux députés
00:37:01à l'EFI
00:37:02François Ruffin
00:37:02et Aurélien Saint-Toulon
00:37:03ont tous deux
00:37:04été réprimandés
00:37:04par l'Assemblée
00:37:05et depuis plusieurs années
00:37:06les sanctions disciplinaires
00:37:08de toutes sortes
00:37:09se multiplient
00:37:09point important
00:37:10leur rythme a explosé
00:37:12depuis 2017
00:37:13et l'arrivée au pouvoir
00:37:14d'Emmanuel Macron
00:37:15avant cette date
00:37:16l'Assemblée avait prononcé
00:37:1726 sanctions
00:37:18en près de 60 ans
00:37:20soit à un rythme
00:37:21d'une
00:37:21tous les deux ans
00:37:22mais depuis 2017
00:37:23on n'en compte pas moins
00:37:24de 145
00:37:25en moins de 10 ans
00:37:26soit plus
00:37:27d'une par mois
00:37:28et parmi les plus sanctionnés
00:37:30un parti politique
00:37:32revient plus de 90 fois
00:37:33la France insoumise
00:37:35qui rassemble
00:37:35plus de la moitié
00:37:36des sanctions
00:37:37à elle seule
00:37:38un parti
00:37:39pourtant créé
00:37:39en 2016
00:37:41pour Yael Brune-Pivet
00:37:42présidente de l'Assemblée
00:37:43depuis bientôt 4 ans
00:37:45il n'y a pas vraiment
00:37:46de hasard
00:37:47l'essentiel des sanctions
00:37:48va viser
00:37:49ce groupe
00:37:50spécifiquement
00:37:51parce que
00:37:52effectivement
00:37:52c'est le groupe
00:37:53qui a une action
00:37:54la plus radicale
00:37:55dans l'hémicycle
00:37:55mais vous aurez constaté
00:37:57puisque vous avez
00:37:57regardé attentivement
00:37:59les sanctions
00:37:59ça concerne tout le monde
00:38:00tous les partis
00:38:01ont été sanctionnés
00:38:02tous
00:38:03mais en particulier
00:38:04le Rassemblement National
00:38:05qui arrive à la seconde place
00:38:07des partis dont les députés
00:38:08ont reçu le plus de sanctions
00:38:09une polarisation
00:38:10qui pourrait se retrouver
00:38:12au coeur
00:38:12de la campagne présidentielle
00:38:14de 2027
00:38:15voilà
00:38:15alors c'est pas tant
00:38:16effectivement l'arrivée
00:38:17au pouvoir d'Emmanuel Macron
00:38:18mais l'arrivée
00:38:19tout simplement
00:38:20sur l'échiquier politique
00:38:22de LFI
00:38:22en 2016
00:38:23donc le temps que tout cela
00:38:24se mette en route
00:38:25c'était vraiment
00:38:25les élections en 2017
00:38:27on a vu apparaître
00:38:28ces entre guillemets
00:38:29nouveaux députés
00:38:30avec une nouvelle méthode
00:38:31une nouvelle méthode
00:38:32et pour le coup
00:38:33pour être souvent
00:38:33quand vous êtes en tribune
00:38:34de presse
00:38:35à l'Assemblée Nationale
00:38:36vous êtes souvent
00:38:36au-dessus de la France Insoumise
00:38:37donc on les entend
00:38:38on entend le niveau sonore
00:38:40c'est vrai que quand on retransmet
00:38:41y compris sur CNews
00:38:42des questions au gouvernement
00:38:43on n'entend pas à quel point
00:38:44c'est extrêmement brillant
00:38:45extrêmement virulent
00:38:47alors effectivement
00:38:48il y a eu des actions
00:38:48comme François Ruffin
00:38:50qui montre un maillot de foot
00:38:51alors normalement
00:38:52ça ne se fait pas
00:38:52mais on n'est quand même pas
00:38:53sur un gros drame
00:38:54moi ce qui me choque plus
00:38:55c'est effectivement chaque fois
00:38:56qu'il y a ces accusations
00:38:57tout le monde
00:38:58je pense que tout député
00:38:59s'est déjà fait traiter d'assassin
00:39:01au moins par un député
00:39:02de la France Insoumise
00:39:03ils sont virulents
00:39:04dans les termes
00:39:05ils sont virulents
00:39:06dans la façon
00:39:06dont ils le disent
00:39:07et je peux vous dire
00:39:08que quand vous êtes juste au-dessus
00:39:09parfois vous sentez même
00:39:10la tension physique
00:39:11en se disant
00:39:12heureusement que les autres députés
00:39:13sont calmes
00:39:14parce qu'à plusieurs reprises
00:39:15avec mes confrères
00:39:16on s'est dit
00:39:16s'il y en a un qui se lève
00:39:17à mon avis ça va partir
00:39:19beaucoup trop rapidement
00:39:20et puis on voit le non-respect
00:39:21quand les huissiers se lèvent
00:39:22quand les huissiers
00:39:25de se calmer etc
00:39:27ils n'en ont que faire
00:39:28et donc c'est effectivement
00:39:29logique
00:39:29et puis il y a tout ce qui ne se voit pas
00:39:31c'est-à-dire
00:39:31il y a des députés
00:39:32qui ne sont pas attaqués
00:39:33mais en tout cas
00:39:34qui se sont fait pousser
00:39:36dans les couloirs
00:39:36par des gens de l'éthique
00:39:38je pense à monsieur Delogu
00:39:39notamment
00:39:39qui a intimidé plusieurs députés
00:39:41il y a des députés aussi
00:39:42qui ont dû être séparés
00:39:43non pas dans l'hémicycle
00:39:44mais effectivement
00:39:45dans les salles attenantes
00:39:46où c'est plusieurs fois parti
00:39:48en début de bagarre
00:39:49on rappelle que ce sont donc
00:39:50des représentants
00:39:51quand même de la nation
00:39:52des élus de la République
00:39:53qui se comportent parfois
00:39:54comme des enfants
00:39:55et un certain nombre de députés
00:39:56ont déjà dû être séparés
00:39:57parce que
00:39:58la bataille orale
00:40:00de l'hémicycle
00:40:00et bien malheureusement
00:40:01elle a eu tendance
00:40:02à se prolonger en dehors
00:40:03c'est un vrai constat d'échec
00:40:05en fait
00:40:05quand vous voyez que
00:40:06les gens ne sont pas capables
00:40:07de mettre des mots
00:40:08et de dialoguer
00:40:09et qu'il faut absolument
00:40:10passer par des hurlements
00:40:11des invectives
00:40:12ou des bousculades
00:40:13voire même
00:40:13parfois
00:40:14après on peut tous les faire
00:40:15c'est-à-dire qu'il y a eu
00:40:16le ballon de
00:40:18Thomas Porte
00:40:18et c'était la tête
00:40:19d'Olivier Dussopt
00:40:20qui à l'époque
00:40:20portait la réforme des retraites
00:40:22il y a eu la série
00:40:25aux jeunes députés RN
00:40:26qui étaient le Benjamin de l'Assemblée
00:40:28voilà
00:40:28il n'y a que eu LFI
00:40:29à l'exception près
00:40:30de deux ou trois personnes
00:40:31de la majorité
00:40:32qui n'ont pas fait
00:40:32voilà
00:40:33ça a été effectivement
00:40:34ça mérite sanction
00:40:35dans un instant
00:40:35le journal
00:40:36la chronique éco
00:40:37et on parle du carburant
00:40:39et notamment
00:40:40de justement
00:40:41monsieur Lescure
00:40:42qui dit que
00:40:43on va peut-être finalement
00:40:44sortir les stocks stratégiques
00:40:46à tout de suite
00:40:47dans Midi News
00:40:51dans un instant
00:40:52dans Midi News
00:40:52on parle des carburants
00:40:53et notamment celui
00:40:54qui équipe
00:40:54les avions
00:40:55ce qui fait que
00:40:56les compagnies aériennes
00:40:57vont peut-être
00:40:57vous demander des sous
00:40:58en plus
00:40:59pour voyager
00:41:00mais d'abord
00:41:00les dernières informations
00:41:01avec Sommayal Abidi
00:41:02et on commence ce journal
00:41:03par les images
00:41:04du temps fort
00:41:05de cette mi-journée
00:41:06la cérémonie d'hommage
00:41:07au sergent
00:41:07Anis et Gérardin
00:41:09décédé
00:41:10des suites
00:41:10de ses blessures
00:41:11vendredi
00:41:11après une embuscade
00:41:12dans le sud du Liban
00:41:14cérémonie
00:41:14qui s'est tenue
00:41:15dans son régiment
00:41:16de Suip
00:41:16dans la Marne
00:41:17et présidée
00:41:17par la ministre des armées
00:41:19Catherine Vautrin
00:41:20on poursuit avec
00:41:21les derniers développements
00:41:22au Moyen-Orient
00:41:23alors qu'une nouvelle proposition
00:41:24pour mettre fin
00:41:25à la guerre
00:41:26est à l'étude
00:41:26le ton monte
00:41:28entre Téhéran
00:41:28et Washington
00:41:29l'Iran affirme
00:41:30que les Etats-Unis
00:41:31ne sont plus en position
00:41:32de dicter leur politique
00:41:34à des nations indépendantes
00:41:35et doivent renoncer
00:41:36je cite
00:41:36à leurs exigences
00:41:38illégales
00:41:38et irrationnelles
00:41:39et puis
00:41:40malgré la trêve
00:41:41ça leur donne
00:41:42l'évacuation
00:41:43de nouveaux villages
00:41:44dans le sud du Liban
00:41:45un avertissement
00:41:46a été lancé sur X
00:41:47par le porte-parole
00:41:48de l'armée israélienne
00:41:50au total
00:41:5017 localités
00:41:52sont concernées
00:41:53avec effet immédiat
00:41:54merci Somaïa
00:41:56à tout à l'heure
00:41:56pour d'autres informations
00:41:57tout de suite l'écho
00:42:07c'est un sujet important
00:42:09dont on va parler
00:42:10avec Bérénice Deville
00:42:11Florio
00:42:12bonjour Bérénice
00:42:12Bruno Rotaillot
00:42:14on a parlé
00:42:14mais pas que lui
00:42:15puisque le président d'AXA
00:42:16a donné une interview
00:42:17au Figaro
00:42:17une phrase
00:42:18qu'il a dit
00:42:19de faire réfléchir
00:42:19en France
00:42:20aujourd'hui
00:42:20les retraités
00:42:21ont en moyenne
00:42:22un pouvoir d'achat
00:42:23supérieur à celui
00:42:24des salariés
00:42:25et c'est un constat
00:42:26qui interpelle
00:42:27et oui
00:42:27c'est un signal
00:42:28d'alarme
00:42:28sur ce qui se passe
00:42:29le travail
00:42:30ne paye plus assez
00:42:31un rapport d'ailleurs
00:42:32est sorti il y a quelques jours
00:42:33un rapport de l'OCDE
00:42:34qu'est-ce qu'il nous dit
00:42:35ce rapport ?
00:42:36il nous dit que la France
00:42:37est sur le podium
00:42:38des pays de l'OCDE
00:42:39où le travail
00:42:40est le plus taxé
00:42:41elle est 3ème sur 38
00:42:42derrière la Belgique
00:42:43et l'Allemagne
00:42:44qu'est-ce que ça donne ?
00:42:45pour un salarié célibataire
00:42:47sans enfant
00:42:48rémunéré au solaire moyen
00:42:50quand son employeur
00:42:51verse 100 euros
00:42:53il arrive dans sa poche
00:42:55que 52,80 euros
00:42:57le reste part en cotisation
00:42:58en impôts
00:42:59en cotisation salariale
00:43:00et employeur
00:43:02alors pour comparer
00:43:03au Royaume-Uni
00:43:04sur ses 100 euros
00:43:04le salarié toucherait 67,60 euros
00:43:08et aux Etats-Unis
00:43:0970 euros
00:43:10alors bien sûr
00:43:10chez nous c'est différent
00:43:11on a un système social
00:43:12qui est différent
00:43:13cet argent prélevé
00:43:14finance notre modèle social
00:43:16les retraites
00:43:16le chômage
00:43:17la santé
00:43:17la protection sociale
00:43:18mais je vous rappelle
00:43:20qu'on vit à crédit
00:43:20on est endetté
00:43:21et puis il faut quand même dire
00:43:23le résultat est là
00:43:24augmenter un salarié
00:43:25coûte cher à l'entreprise
00:43:26et au final
00:43:28rapporte moins de prévu
00:43:29aux salariés
00:43:29c'est à se demander
00:43:31si d'ailleurs
00:43:31on ne devrait pas faire
00:43:32comme aux Etats-Unis
00:43:32acheter sa sécurité sociale
00:43:33acheter sa mutuelle
00:43:34acheter sa retraite
00:43:35et puis on voit
00:43:35si ce n'était pas mieux géré
00:43:37par nous-mêmes
00:43:38que par effectivement
00:43:39dans quelques années
00:43:39c'est ce qui risque de se passer
00:43:40c'est ce qui risque de se passer
00:43:41en tout cas
00:43:41si on veut redonner
00:43:42du pouvoir d'achat
00:43:43aux actifs
00:43:44il faut que le travail
00:43:45paye davantage
00:43:45oui parce qu'on le voit
00:43:47il y a beaucoup de jeunes
00:43:47d'ailleurs des moins jeunes aussi
00:43:49qui travaillent beaucoup
00:43:50qui travaillent dur
00:43:50qui n'arrivent pas
00:43:51à se loger
00:43:52qui n'arrivent pas
00:43:52à épargner
00:43:53qui n'arrivent pas
00:43:54à se construire
00:43:54un patrimoine
00:43:55d'ailleurs l'âge moyen
00:43:56des primo-accédants
00:43:57alors les primo-accédants
00:43:58c'est quand on devient
00:44:00propriétaire pour la première fois
00:44:02alors cet âge moyen
00:44:03il est de 36 ans et demi
00:44:04c'est 6 mois de plus
00:44:06par rapport à l'année dernière
00:44:07donc le message
00:44:08c'est vraiment
00:44:09le suivant
00:44:10c'est allez-y
00:44:11travaillez plus
00:44:12en revanche
00:44:13vous ne pourrez pas
00:44:14pas vivre correctement
00:44:15vous ne pourrez pas
00:44:16vous loger correctement
00:44:17ni préparer votre avenir
00:44:19il faut le dire
00:44:19on abîme quand même
00:44:20quelque chose de profond
00:44:22un problème est en train
00:44:23de vraiment
00:44:24de s'enraciner
00:44:25c'est le pacte social
00:44:26qui est abîmé
00:44:27le travail doit redevenir
00:44:28une promesse
00:44:29travailler doit permettre
00:44:30de vivre
00:44:31de vivre dignement
00:44:32et pas seulement
00:44:32de financer un système
00:44:33et évidemment
00:44:34on se pose aussi
00:44:34la question des dépenses publiques
00:44:36et bien oui
00:44:36ça forcément
00:44:37il va falloir au bout d'un moment
00:44:39revoir les dépenses
00:44:40il faut qu'elles soient
00:44:40plus efficaces
00:44:41il faut mieux cibler les aides
00:44:42il faut simplifier
00:44:43les dispositifs
00:44:44en fait il faut se demander
00:44:45très concrètement
00:44:46à quoi sert chaque euro
00:44:48public
00:44:48parce qu'aujourd'hui
00:44:49le problème il est majeur
00:44:50c'est de faire peser
00:44:51toujours plus
00:44:52sur ceux qui travaillent
00:44:53sur les salariés
00:44:54sur les indépendants
00:44:54sur les entreprises
00:44:55enfin c'est quand même
00:44:55pas normal
00:44:56qu'il y ait autant de gens
00:44:57qui soient en CDI
00:44:58qui n'arrivent pas à se loger
00:44:59il y a quand même
00:45:00un gros sujet
00:45:01le débat économique
00:45:02en tout cas
00:45:02va être crucial
00:45:03pour la présidentielle
00:45:04de 2027
00:45:05la France devra choisir
00:45:06les français
00:45:06devront choisir
00:45:07est-ce qu'on continue
00:45:08à faire payer
00:45:09ceux qui travaillent
00:45:09pour un système
00:45:10qui ne leur rend pas assez
00:45:11ou est-ce qu'on remet
00:45:12le travail au centre
00:45:13et si vous me permettez
00:45:14si j'ai 30 secondes
00:45:15pour citer justement
00:45:16Antoine Gosset-Grinville
00:45:18le président d'AXA
00:45:19l'élection de 2027
00:45:20sera le moment démocratique
00:45:21le plus important
00:45:22en France
00:45:23depuis 45 ans
00:45:24à partir de 1981
00:45:26le pays a commencé
00:45:27à perdre le contrôle
00:45:28de ses finances publiques
00:45:29nous arrivons
00:45:29à un point critique
00:45:30où il n'y a plus
00:45:32de marge
00:45:32de manœuvre budgétaire
00:45:34tout est dit
00:45:34voilà tout est dit
00:45:35merci beaucoup
00:45:36Bérenice de Villeflorio
00:45:38C'était votre programme
00:45:40avec Bien Ici
00:45:41On est bien ici
00:45:42Trouvez votre futur logement
00:45:43par vie de quartier
00:45:44et temps de trajet
00:45:45sur bienici.com
00:45:46C'est un problème
00:45:49j'allais dire central
00:45:50qui va être
00:45:51d'ailleurs
00:45:52au milieu
00:45:53des discussions
00:45:54sur la présidentielle
00:45:56de 2027
00:45:57Monsieur Gosset-Grinville
00:45:59a raison de dire
00:46:00que depuis 1981
00:46:01effectivement
00:46:01il y a eu une dérive
00:46:02des dépenses publiques
00:46:04n'en déplaise
00:46:04à Monsieur Perlevade
00:46:05que j'ai reçu
00:46:06il y a quelques jours
00:46:07qui nous expliquait
00:46:08que Pierre Moroy
00:46:09était une sorte de dieu
00:46:11qui avait eu
00:46:11le tournant de la rigueur
00:46:12en 1983
00:46:14après avoir évidemment
00:46:15tout déréglé
00:46:16en 1981
00:46:16je rajouterais aussi
00:46:17qu'on n'a pas
00:46:18de budget à l'équilibre
00:46:19depuis 1974
00:46:21donc ça nous met
00:46:22quand même très très loin
00:46:23le travail
00:46:24Bruno Roteuil
00:46:25l'a mis également
00:46:26au centre
00:46:27de l'élection présidentielle
00:46:28remettre la France au travail
00:46:29et là vous avez
00:46:30et le dit
00:46:30les forces de droite
00:46:32qui
00:46:33j'allais dire
00:46:33là pour le coup
00:46:34il y a un vrai clivage
00:46:35entre la droite
00:46:35qui veut remettre
00:46:36les Français au travail
00:46:37et la gauche
00:46:37qui surtout pas
00:46:39entre les jours fériés
00:46:40entre la semaine
00:46:41de 4 jours
00:46:43on a quand même
00:46:43un éventail
00:46:44de mesures
00:46:45de la gauche
00:46:46pour ne pas faire
00:46:47travailler les Français
00:46:48Oui puisque
00:46:48les filles
00:46:49a même proposé
00:46:50un jour férié
00:46:50en plus
00:46:50qui serait la journée
00:46:51de l'amitié
00:46:52parmi toutes les journées
00:46:53qu'ils ont proposées
00:46:54Bruno Rotaillot
00:46:55il sait qu'évidemment
00:46:56dans les sujets
00:46:57de 2027
00:46:58il y aura bien sûr
00:46:59tout ce qui est inhérent
00:47:00à la sécurité
00:47:00à l'immigration
00:47:01mais que le pouvoir
00:47:02d'achat des Français
00:47:03et le travail
00:47:04évidemment en fait partie
00:47:05c'est un sujet
00:47:06qui va beaucoup compter
00:47:07comme le disait
00:47:08très justement
00:47:09Bérénice
00:47:10il y a des tas
00:47:10de personnes
00:47:11qui travaillent
00:47:11qui sont en CDI
00:47:12il y a 30-40 ans
00:47:14en arrière
00:47:15qui seraient sans doute
00:47:15propriétaires
00:47:16qui auraient un avenir
00:47:17devant elles
00:47:17qui auraient de l'épargne
00:47:18et ça n'est malheureusement
00:47:19pas le cas
00:47:20et ça forcément
00:47:21les Français
00:47:21non seulement
00:47:22ils le ressentent
00:47:23et les Français
00:47:23ne peuvent pas
00:47:24comprendre non plus
00:47:25pourquoi ceux
00:47:26qui travaillent
00:47:26qui se saignent
00:47:27qui sont notamment
00:47:28ces classes moyennes
00:47:29à la fin du mois
00:47:30se sentent totalement
00:47:33étouffés par les dépenses
00:47:34dans le même temps
00:47:35où on aide massivement
00:47:36des personnes
00:47:37qui ne travaillent jamais
00:47:38qui ont tout
00:47:38qui vont avoir
00:47:39une couverture
00:47:40maladie universelle
00:47:41qui vont avoir
00:47:42des logements sociaux
00:47:43et donc forcément
00:47:44c'est un sujet
00:47:45pour l'élection présidentielle
00:47:46et ça sera intéressant
00:47:47aussi d'ailleurs
00:47:48de voir jusqu'où
00:47:49iront les candidats
00:47:50qui aura le courage
00:47:51de parler d'un changement
00:47:52de système de retraite
00:47:53de retraite par capitalisation
00:47:55qui aura le courage
00:47:56de revenir potentiellement
00:47:57sur les 35 heures
00:47:58et comment
00:47:59on verra jusqu'où
00:48:00on met le curseur
00:48:00et inversement
00:48:01la gauche
00:48:02comment est-ce que
00:48:02est-ce que les gens
00:48:03à un moment donné
00:48:04vont être suffisamment lucides
00:48:05pour dire
00:48:06ben non
00:48:06en fait on ne peut plus
00:48:07prendre la retraite
00:48:08à 60 ans
00:48:09sauf
00:48:09attention
00:48:10parce que sinon
00:48:11je vais me faire taper dessus
00:48:13la pénibilité
00:48:13évidemment
00:48:14si vous avez commencé
00:48:15à travailler à 17 ans
00:48:16on ne parle pas de ça
00:48:17pourquoi est-ce qu'on fait
00:48:18un âge de départ
00:48:19à la retraite
00:48:20pourquoi est-ce qu'on ne fait pas
00:48:21juste les annuités
00:48:22vous avez vos 42 unités
00:48:23vous les avez
00:48:24vous partez en retraite
00:48:25très bien
00:48:25pourquoi est-ce que
00:48:26à chaque fois
00:48:27il y a un âge de départ
00:48:28plus les annuités
00:48:30je trouve ça quand même
00:48:32assez aberrant
00:48:32c'est vraiment
00:48:33méconnaître l'économie
00:48:34et surtout
00:48:35voilà ce pacte
00:48:36qui est le fait
00:48:37qu'on est tous ensemble
00:48:38que les aînés
00:48:41se font payer
00:48:41les retraites
00:48:42par les actifs
00:48:42etc
00:48:44l'engrenage
00:48:45ne pourra plus fonctionner
00:48:46si à un moment donné
00:48:48ça dépasse
00:48:49comme effectivement
00:48:50a dit
00:48:50ce monsieur
00:48:52président d'AXA
00:48:53qui dit que maintenant
00:48:54les retraités
00:48:55ont en moyenne
00:48:56un pouvoir d'achat
00:48:56supérieur à celui
00:48:57des salariés
00:49:00la force travail
00:49:01aujourd'hui
00:49:01n'existe plus
00:49:02il y a une chance
00:49:03pour la droite
00:49:04de désarmer la gauche
00:49:06qui se dit
00:49:06je suis le défenseur
00:49:08du peuple
00:49:08là la droite
00:49:09peut redevenir populaire
00:49:11il y a toujours eu
00:49:11une droite populaire
00:49:12en France
00:49:12elle a été un peu maltraitée
00:49:13mais je signais
00:49:14que le parti populaire
00:49:15en Espagne
00:49:15c'est la droite principale
00:49:16la droite populaire
00:49:17c'est-à-dire
00:49:17de réécouter
00:49:19cette douleur
00:49:19très française
00:49:20du travail
00:49:21qui ne paye pas
00:49:21le travail
00:49:22je ne me loge pas
00:49:23donc je ne me marie pas
00:49:24je ne fais pas d'enfant
00:49:25tout est relié
00:49:26c'est ça
00:49:26tout est relié
00:49:27madame a dit
00:49:28c'est un truc structurel
00:49:29bien sûr
00:49:29et ça touche tout le monde
00:49:30et c'est ça
00:49:31une fibre sociale
00:49:32que monsieur Séguin
00:49:33à droite avait
00:49:34parce que la gauche
00:49:35va tout faire pour
00:49:37extrême droitiser
00:49:38c'est vraiment deux idéologies
00:49:39et le clivage existe encore
00:49:41est-ce que vous encouragez
00:49:42vous tant bien que mal
00:49:44Ophélie
00:49:44vos élèves
00:49:45vos jeunes élèves
00:49:46à travailler
00:49:46qu'est-ce qu'on vous répond
00:49:47il y en a qui travaillent
00:49:48évidemment
00:49:49il y en a qui me disent
00:49:50oui vous travaillez
00:49:51mais pour combien madame
00:49:51ils savent très bien
00:49:53et le travail ne paye plus
00:49:53le travail ne paye plus
00:49:54c'est vrai que le travail
00:49:55ne paye plus
00:49:55mais en fait
00:49:57le problème c'est que
00:49:58je crois qu'on est à la croisée
00:49:58de deux mondes
00:49:59c'est-à-dire qu'on a eu
00:49:59un état à un moment
00:50:00social qui marchait bien
00:50:02qui maintenant en fait
00:50:03ne marche plus
00:50:04c'est l'évidence même
00:50:05et en fait
00:50:06on essaye absolument
00:50:07de conserver les deux systèmes
00:50:09en même temps
00:50:09alors qu'il faudrait choisir
00:50:10soit l'un soit l'autre
00:50:11à la limite il faudrait être cohérent
00:50:12moi je préférais à titre personnel
00:50:13qu'on choisisse un état social
00:50:15mais ce que je veux dire
00:50:16c'est qu'on ne peut pas
00:50:17conserver une structure sociale
00:50:20en même temps
00:50:20en fonctionnant
00:50:21le travail au temps
00:50:22et puis en fait
00:50:23on a le pire des deux mondes
00:50:25c'est-à-dire qu'à un moment
00:50:25soit il faut choisir
00:50:27et oui on a un état socialiste
00:50:28et oui on fait une politique socialiste
00:50:30et dans ce cas-là
00:50:31ça peut peut-être fonctionner
00:50:32soit on choisit le libéralisme
00:50:34mais là cet entre-deux
00:50:36à la française
00:50:37ne marche plus
00:50:38c'est la fin d'un modèle
00:50:39mais ça on l'a vu
00:50:39et les sondages le montrent également
00:50:41en ce qui concerne
00:50:41Emmanuel Macron
00:50:42et son gouvernement
00:50:43et le Premier ministre
00:50:44Sébastien Lecornu
00:50:45on va parler de vos vacances
00:50:47puisque peut-être
00:50:48que vous vous inquiétez
00:50:49parce qu'il y a quelques compagnies aériennes
00:50:50qui vous disent
00:50:50ah peut-être que le billet
00:50:52va être un peu plus cher
00:50:53parce que vous comprenez
00:50:54le carburant
00:50:56voilà
00:50:56alors on vous a interrogé
00:50:57dans la rue
00:50:58écoutez
00:50:59j'ai pris mon billet
00:51:00un peu en avance
00:51:01et avec le conflit politique
00:51:03finalement je suis partie
00:51:04avec une escale en Arabie Saoudite
00:51:06et ça s'est super bien passé
00:51:07il n'y a rien eu du tout
00:51:08je me suis pris un peu en avance
00:51:10parce que je sais que souvent
00:51:10les billets sont moins chers
00:51:11quand on les prend un petit peu en avance
00:51:13là ça faisait longtemps
00:51:13que je voulais le faire
00:51:14donc je me suis dit
00:51:14bon allez
00:51:15tant pis le contexte
00:51:16je me donne le temps
00:51:17je me donne le budget
00:51:18pour le faire
00:51:18c'est maintenant
00:51:19par contre
00:51:20c'est effectivement pas quelque chose
00:51:21que je ferais tout le temps
00:51:23clairement je ne pourrais pas faire ça
00:51:24tous les ans
00:51:24ça c'est évident
00:51:25une fois tu vois des prix
00:51:26tu vois 120 euros
00:51:26pour faire un petit trajet
00:51:27comme Paris-Rennes
00:51:28ou Paris-Metz
00:51:29126 euros
00:51:30le TGV c'est trop cher
00:51:31je devais partir avec des amis à moi
00:51:32pour un événement
00:51:33mais comme les prix étaient trop chers
00:51:34j'ai dû rester à Paris
00:51:35j'étais bloqué ici
00:51:36et ça c'est embêtant
00:51:37je pense que c'est pas que moi
00:51:37qui est dans ce cas là
00:51:38c'est tous les français je pense
00:51:39voilà les français qui préfèrent rester
00:51:41là où ils sont
00:51:42ou partir vraiment pas loin
00:51:44plutôt que de dépenser
00:51:45dans des billets d'avion
00:51:46ou des billets de train
00:51:47Francine Abgral est avec nous
00:51:49bonjour
00:51:49vous êtes directrice
00:51:50de la ligne métier voyage
00:51:52chez Europe Assistance France
00:51:53comment est-ce que vous analysez
00:51:55ces nouveaux comportements
00:51:56des français
00:51:58bonjour
00:51:59alors ce qu'on voit des français
00:52:01c'est qu'ils sont très inquiets
00:52:03par rapport au cadre géopolitique
00:52:05et on voit que près d'un français
00:52:07sur deux
00:52:08prend en considération
00:52:10ce critère
00:52:11pour son choix de vacances
00:52:13donc c'est quelque chose
00:52:14qui préoccupe les français
00:52:15et on voit dans les réponses
00:52:18à notre sondage
00:52:19que 15% de moins
00:52:21prévoit partir à l'étranger
00:52:23cet été
00:52:24donc c'est énorme
00:52:25comme décalage
00:52:26et donc les compagnies aériennes
00:52:28risquent effectivement
00:52:29de rattraper le coût du kérosène
00:52:31sur le billet d'avion
00:52:32et donc évidemment
00:52:33un impact direct
00:52:34sur le consommateur
00:52:35alors on voit que
00:52:36les consommateurs
00:52:37sont aussi préoccupés
00:52:38par le budget
00:52:40et qu'ils tentent
00:52:42de faire des voyages
00:52:44qui vont rester en France
00:52:46ils vont aller
00:52:47chez la famille
00:52:48chez les amis
00:52:49et le budget moyen
00:52:51par foyer
00:52:51pour cet été
00:52:53autour de 1864 euros
00:52:56est un tout petit peu
00:52:58au-dessus de l'année dernière
00:52:59mais reste une préoccupation
00:53:02Comment est-ce que
00:53:04cela va évoluer ?
00:53:05C'est-à-dire que c'est directement
00:53:06lié au conflit
00:53:08au Moyen-Orient
00:53:09Francis-Francine Amgral
00:53:11ou c'est-à-dire que
00:53:12dès que la guerre s'arrête
00:53:13évidemment il n'y aura
00:53:14plus d'inquiétudes
00:53:14ou est-ce que
00:53:16on compte sur l'État
00:53:18pour arranger les choses ?
00:53:22Alors on voit que
00:53:22c'est directement lié
00:53:23au conflit
00:53:24notamment parce qu'on a vu
00:53:26aussi un retrait
00:53:29dans les réservations
00:53:30de voyage
00:53:31dès le début mars
00:53:32avec une certaine attente
00:53:34pour voir
00:53:35l'évolution du conflit
00:53:37et on va voir
00:53:39comment ça va évoluer
00:53:41mais on voit bien
00:53:42que beaucoup vont se tourner
00:53:44vers la France
00:53:45pour voyager cet été.
00:53:46Alors je vous propose
00:53:47Francine Amgral
00:53:48avec les autres invités
00:53:49sur le plateau
00:53:50d'écouter ce que disait
00:53:51le ministre de l'économie
00:53:53Roland Lescure
00:53:54sur l'approvisionnement
00:53:55et sur le carburant
00:53:56ce matin.
00:54:00On écoute Roland Lescure
00:54:02ministre de l'économie
00:54:04qui s'exprimait
00:54:05ce matin
00:54:07qui disait
00:54:071. On augmente
00:54:08le raffinage
00:54:09on a autorisé
00:54:10des raffineries françaises
00:54:11notamment à Gramanchon
00:54:12à augmenter le raffinage
00:54:13et 2. Si jamais
00:54:15on faisait face
00:54:16à des enjeux d'importation
00:54:17on a nos stocks stratégiques
00:54:19vous savez qu'on a
00:54:203 mois de stocks stratégiques
00:54:21on a
00:54:22une bonne partie
00:54:23de ces stocks
00:54:23qui sont en kérosène
00:54:24d'autres qui sont en brut
00:54:25qu'on peut donc raffiner
00:54:26donc il n'y a pas
00:54:27d'inquiétude à avoir
00:54:28sur l'approvisionnement.
00:54:29Alors c'est ça
00:54:31qui est paradoxal
00:54:32Francine Amgral
00:54:33c'est que
00:54:33le ministre dit
00:54:35il n'y a pas d'inquiétude
00:54:35à avoir
00:54:36mais les français
00:54:37sont quand même inquiets.
00:54:39Alors ils sont inquiets
00:54:41pas simplement
00:54:42par rapport au kérosène
00:54:43ils sont inquiets
00:54:44par rapport
00:54:44à la situation géopolitique
00:54:46et ils sont inquiets
00:54:48par rapport
00:54:48à leur propre budget
00:54:50donc c'est pour ça
00:54:51qu'on voyait
00:54:52dès le mois de mars
00:54:53les répondants
00:54:54nous dire
00:54:55qu'ils allaient
00:54:57privilégier la France
00:54:58plutôt que les transphères
00:54:59changés pour leur voyage
00:55:00à une très forte proportion
00:55:02et on sait aussi que
00:55:04je vous écoute
00:55:05on sait aussi
00:55:06que les français
00:55:07voyagent beaucoup
00:55:08en voiture
00:55:08donc à 63%
00:55:10prévoient de voyager
00:55:11en voiture cet été
00:55:12ce qui est beaucoup
00:55:13plus élevé
00:55:13que la moyenne européenne
00:55:15qui est plutôt
00:55:15autour de 50%
00:55:17ce qui est aussi paradoxal
00:55:18puisqu'on peut se dire
00:55:19que la voiture
00:55:20il faut mettre
00:55:20de l'essence dedans
00:55:21donc c'est assez
00:55:23inquiétant
00:55:23cette affaire
00:55:25merci beaucoup
00:55:25Francine Amgral
00:55:26d'avoir été
00:55:26quelques instants
00:55:27avec nous
00:55:28vous êtes directrice
00:55:29ligne métier voyage
00:55:30chez Europe Assistance France
00:55:32voilà c'est inquiétant
00:55:33qu'est-ce que vous allez faire
00:55:34vous allez aller dans le lin
00:55:34vous j'imagine cet été
00:55:35oui mais alors
00:55:36l'avantage de l'été
00:55:37c'est que moi je suis en plateau
00:55:39donc je vais me poser la question
00:55:40un peu plus tard en septembre
00:55:41et peut-être que
00:55:41ça sera résolu
00:55:42mais trêve de plaisanterie
00:55:44c'est vrai que l'argument
00:55:45du ministre
00:55:46et tous les ministres
00:55:47disent ça depuis le début
00:55:47faut pas s'inquiéter
00:55:49faut pas s'inquiéter
00:55:50il n'y a pas de pénurie
00:55:51il n'y a pas de risque
00:55:51tout va bien aller
00:55:52les français ne sont pas idiots
00:55:54le français quand il va faire son plein
00:55:55il voit bien
00:55:56que le prix de l'essence a augmenté
00:55:57le français d'ici quelques temps
00:55:59quand il prendra son billet d'avion
00:56:00il verra bien aussi
00:56:01que le billet a augmenté
00:56:02donc on peut avoir des discours
00:56:04en nous disant que tout va bien
00:56:05si tout va bien
00:56:06pourquoi les prix augmentent
00:56:07et si effectivement
00:56:08il y a bien un problème
00:56:09il vaut mieux le dire
00:56:10les français s'en rendent compte
00:56:11c'est ça
00:56:11en fait le gouvernement
00:56:13c'est comme les ados
00:56:13moi quand j'ai mon fils aîné
00:56:14qui me dit t'inquiète t'inquiète
00:56:15c'est là où je m'inquiète
00:56:17c'est vrai
00:56:19c'est vrai
00:56:21je me faisais la réflexion
00:56:22en écoutant madame
00:56:22d'Europe Assistance
00:56:23c'est la fin d'un cycle aussi
00:56:26les frontières sont ouvertes
00:56:27voyager, voyager
00:56:28le low cost
00:56:29c'est la fin aussi de l'aviation
00:56:30à Bakou
00:56:31parce qu'avec des prix de kérosène
00:56:32comme ça
00:56:34déjà Dubaï
00:56:34hub aéroportuaire
00:56:35presque fermé
00:56:36parce que
00:56:37il y a Ormuz fermé
00:56:39la fin de la mondialisation
00:56:42en tout cas
00:56:42un coup de frein
00:56:43ou de volant très fort
00:56:44sur un monde
00:56:45qui moi j'étais en école de commerce
00:56:46il y a déjà 25 ans
00:56:48on nous avait
00:56:49mis dans la tête
00:56:50je pense un peu à juste titre
00:56:51que le monde allait se mondialiser
00:56:53là on recommence
00:56:54à dire qu'on va en France
00:56:56en vacances
00:56:56que le carburant
00:56:57est un problème
00:56:58qu'il y a la sécurité
00:57:00est-ce que c'est pas
00:57:01d'une certaine manière
00:57:02aussi une chance
00:57:03de se réinventer
00:57:03parce que la mondialisation
00:57:04elle était sans fin
00:57:05enfin je veux dire
00:57:06il suffit d'aller voir
00:57:07la formidable expo de Paris
00:57:08qui est au musée de l'Orange
00:57:10où on voit
00:57:11mais
00:57:12ce tourisme de masse
00:57:13qui ne ressemble plus à rien
00:57:13avec des villages
00:57:14qui sont
00:57:15qui croulent
00:57:16sous le flot
00:57:17avec des avions
00:57:17qui partent dans tous les sens
00:57:18pour aller n'importe où
00:57:19d'une certaine manière
00:57:20on a eu les excès
00:57:21de la mondialisation
00:57:21on s'est habitué
00:57:22on s'est habitué
00:57:24à avoir tout pas cher
00:57:25tout nous vient
00:57:26on peut partir
00:57:27où on veut
00:57:27et là en fait
00:57:28c'est comme si
00:57:30d'une certaine manière
00:57:31le système économique
00:57:32nous disait
00:57:32ouais non mais là
00:57:32on va se calmer
00:57:33en fait
00:57:33ça va plus être possible
00:57:34donc je pense qu'il y aura aussi
00:57:35peut-être
00:57:36il faudra se rendre compte
00:57:38qu'on pourra voyager
00:57:39mais peut-être moins souvent
00:57:40qu'avant
00:57:40qu'il y a un mode de vie
00:57:42qui va peut-être
00:57:42un petit peu plus
00:57:43se refermer sur lui-même
00:57:45et que ça sera peut-être
00:57:46à nous de réinventer les choses
00:57:47pour pas que ça soit
00:57:48quelque chose de dramatique
00:57:49si on est obligé
00:57:49d'aller en France en vacances
00:57:50plutôt qu'à l'étranger
00:57:51mais il faut juste
00:57:52moi je suis d'accord avec vous
00:57:54il faut juste que ça soit pas
00:57:55parce que ça va avec
00:57:56le grand appauvrissement
00:57:57de la population
00:57:58les gens ne voyagent plus
00:57:59parce qu'ils ne peuvent plus
00:57:59s'acheter
00:57:59oui oui c'est pas un choix
00:58:01on achète tous des tomates
00:58:02à 4 euros
00:58:04voilà
00:58:04qui viennent d'ailleurs
00:58:05du Maroc ou d'ailleurs
00:58:064 euros la tomate
00:58:07bientôt bientôt
00:58:08ça va être à la faute
00:58:09non je fais du mauvais esprit
00:58:10mais c'est vraiment
00:58:11c'est ça
00:58:12on arrive à aujourd'hui
00:58:13en France
00:58:14des problèmes de pouvoir d'achat
00:58:15de base
00:58:16sur des produits de base
00:58:17mais en ce moment
00:58:18vous avez 200% d'inflation
00:58:19en Iran par exemple
00:58:20sur certains produits
00:58:20donc c'est ça aussi
00:58:22et vous avez juste un point
00:58:24très important
00:58:24enfin tout ce que vous avez dit
00:58:26moi je suis d'accord
00:58:26ce n'est pas le système
00:58:28qui nous a dit
00:58:28j'en ai marre
00:58:29c'est monsieur Trump
00:58:29qui a tout cas
00:58:30je ne suis pas un petit Trumpiste
00:58:31mais il a dit stop
00:58:32et les Iraniens aussi
00:58:33ont dit stop
00:58:33vous avez aujourd'hui
00:58:34des révolutionnaires
00:58:35qui ont d'ailleurs 80 ans
00:58:36qu'on nous dit conservateurs
00:58:37mais qui sont révolutionnaires
00:58:38qui cassent le système
00:58:39comme ça
00:58:40oui mais en même temps
00:58:41ils le cassent
00:58:42mais enfin
00:58:43c'est un système
00:58:43qui était à saturation
00:58:44j'ai envie de vous dire
00:58:45quelqu'un le casse
00:58:46de l'extérieur certes
00:58:47mais est-ce qu'il ne serait pas
00:58:48à fesser sur lui-même
00:58:49d'un moment ou d'un autre
00:58:49d'une certaine manière
00:58:50moi j'ai l'impression
00:58:51que là Trump
00:58:51est l'accélérateur de quelque chose
00:58:53alors c'est possible
00:58:54qu'il n'en ait pas eu conscience
00:58:55tout de suite
00:58:56c'est peut-être
00:58:57qu'il y a des parties
00:58:59de ces gens-là
00:59:00qui finalement ont bien vécu
00:59:01et qui égoïstement
00:59:02ça les dérange moins
00:59:03de casser un modèle
00:59:03auquel ils ont profité
00:59:05c'est ça la tristesse
00:59:06en fait
00:59:06c'est-à-dire qu'il y a
00:59:07une jeune génération
00:59:08et les gamins le savent
00:59:09enfin moi quand je parle
00:59:10à des élèves des collégiens
00:59:12ils savent très très bien
00:59:13que leurs parents
00:59:14ont mieux vécu
00:59:15qu'ils ne vivront
00:59:16mais ils le savent
00:59:16ils en sont conscients
00:59:17je veux dire
00:59:17ils ont 12 ans
00:59:18ils savent très bien
00:59:18que ce qu'ont vécu leurs parents
00:59:20ils ne le vivront probablement pas
00:59:21et c'est déjà intégré
00:59:25et vos élèves
00:59:26ils vous voient
00:59:27ou vous tutoient ?
00:59:28non ils me vouvoient
00:59:29mais c'est imposé
00:59:31ou ils essayent
00:59:31de vous tutoyer ?
00:59:33oh non
00:59:33c'est naturel
00:59:35non non
00:59:36la distance avec l'adulte
00:59:38elle passe quand même
00:59:38le vous n'est pas un problème
00:59:40honnêtement
00:59:40vous savez à quoi je fais référence
00:59:41cette conférence de presse
00:59:43de monsieur Comboiré
00:59:44avec un journaliste
00:59:45qui commence à le tutoyer
00:59:46en disant
00:59:46attendez
00:59:47je ne sais pas s'il répond
00:59:48on n'a pas élevé
00:59:49les cochons ensemble
00:59:50c'est presque ça la réponse
00:59:51je suis un aîné
00:59:53on me vouvoie
00:59:54non non
00:59:55ils sont peut-être plus
00:59:56je ne sais pas
00:59:57peut-être qu'ils sont particulièrement
00:59:58mieux éduqués
01:00:00c'est possible
01:00:00c'est possible
01:00:01moi je me souviens
01:00:02que j'avais une amie
01:00:03qui se reconnaîtra
01:00:04si elle regarde
01:00:05qui était prof en ZEP
01:00:06oui en REP
01:00:08en ZEP
01:00:09et c'était toujours
01:00:11c'est quoi ton prénom madame ?
01:00:13elle répondait
01:00:14mon prénom c'est madame
01:00:16voilà
01:00:16et comme ça
01:00:17du coup elle imposait le respect
01:00:18après il y a deux choses
01:00:18il y a des questions curieuses
01:00:20que vous êtes en droit
01:00:21ou pas de répondre
01:00:22et les questions curieuses
01:00:23en général les enfants
01:00:24ils adorent savoir comment
01:00:25c'est quoi votre prénom
01:00:26est-ce que vous avez des enfants
01:00:27est-ce que vous êtes mariés
01:00:28qu'est-ce que vous aimez
01:00:29oui mais à la limite
01:00:30si c'est posé dans les formes
01:00:32et les gamins
01:00:33libre à vous de répondre ou pas
01:00:34c'est pas gênant
01:00:35tant que l'élève
01:00:37ne vous impalgue pas
01:00:38en disant
01:00:38t'as fait quoi hier
01:00:39après il est libre aussi
01:00:41alors le sujet posé en tout cas
01:00:42ce matin par Lémi Pascal
01:00:44c'était
01:00:44est-ce qu'il faut vouvoyer
01:00:46ces aînés
01:00:46écoutez
01:00:47écoutez vous
01:00:48vous-même
01:00:48puisqu'on vous a interrogé
01:00:49là-dessus
01:00:50le tutoiement n'a jamais entraîné
01:00:52le manque de respect
01:00:54c'est pas vrai
01:00:55quand on veut manquer de respect
01:00:56avec quelqu'un
01:00:57on peut le faire
01:00:58tout autant le vouvoyant
01:00:59moi j'ai le tutoiement facile
01:01:01alors donc
01:01:02au contraire
01:01:03c'est une preuve d'amitié
01:01:04une preuve d'égalité
01:01:06je suis plus dans le vouvoiement aussi
01:01:08j'aime pas par exemple
01:01:10enfin moi qu'on me tutoie
01:01:11alors qu'on ne me connaît pas
01:01:11dans les restaurants
01:01:12les cafés etc
01:01:13c'est pas mon truc
01:01:14et j'ai tendance à vouvoyer
01:01:16surtout là où je travaille
01:01:17c'est quand même plus
01:01:18il y a tout un truc
01:01:18de politiquement correct
01:01:19etc
01:01:20et je préfère vouvoyer
01:01:21je pense que c'est pas primordial
01:01:24pour la qualité de la relation
01:01:26mais à titre personnel
01:01:28du coup je vouvoie mes parents
01:01:30enfin mes grands-parents
01:01:31mes oncles et tantes
01:01:32mais on va dire
01:01:33le plus distinctif
01:01:35c'est le fait que je vouvoie
01:01:35mes parents
01:01:36je sais que parfois
01:01:36ça amuse mes potes
01:01:37voire il y en a certains
01:01:39ça les choque
01:01:39je pense que ça dépend
01:01:40de la relation que tu as
01:01:41avec la personne
01:01:42c'est à dire que
01:01:42ça peut l'être dans certains cas
01:01:44c'est pas nécessaire dans d'autres
01:01:45je pense que ça dépend aussi
01:01:46des personnes
01:01:48du contexte
01:01:49donc c'est important oui
01:01:50parce que ça garde
01:01:51une certaine distance
01:01:51parce que c'est obligatoire
01:01:53non plus
01:01:54en tout cas ça suscite le débat
01:01:56quand il y a cette dernière personne
01:01:58qui disait
01:01:58moi je vous vois mes parents
01:01:59il y a Ophélie qui fait
01:02:00ah non mais Ophélie
01:02:02ça arrive
01:02:03j'allais dire c'est fréquent
01:02:04mais en tout cas ça arrive
01:02:06je ne sais pas
01:02:06mais ça arrive
01:02:07mais oui oui
01:02:07moi ça me marque en fait
01:02:08parce que pour moi
01:02:09c'est vrai que spontanément
01:02:11qu'on n'a pas été élevés
01:02:12dans ce genre de famille
01:02:13on a l'impression
01:02:14qu'un papa ou une maman
01:02:15on lui dit tu
01:02:15on ne lui dit pas vous
01:02:16mais sans doute
01:02:17qu'il y a plein de bonnes raisons
01:02:18pour le dire vous
01:02:19en tout cas c'est pas qu'une histoire
01:02:23envers les aînés
01:02:24il y a au travail
01:02:25alors Anissa Haddadi
01:02:26que je salue ce matin
01:02:28dans la machinelle d'Europe 1
01:02:29disait c'est quand même amusant
01:02:30parce qu'on se voit tous
01:02:30à l'antenne
01:02:31et on se tutoie tous
01:02:33dans les couloirs
01:02:34bon c'est vrai
01:02:35mais en même temps
01:02:36moi on m'a toujours appris
01:02:37que tutoyer à l'antenne
01:02:40c'est exclure le téléspectateur
01:02:42ou l'auditeur
01:02:43ce serait intéressant de savoir
01:02:43ce que pensent les téléspectateurs
01:02:45c'est-à-dire que
01:02:46tu te retrouves
01:02:47on se retrouve là
01:02:47tous les quatre en cercle
01:02:49et puis en réalité
01:02:50on se cause entre nous
01:02:51et il n'y a personne
01:02:52oui mais c'est intéressant
01:02:54comme débat
01:02:54je pense qu'il y a très longtemps
01:02:55quand je travaillais avec vous
01:02:56à Europe 1 au début
01:02:57j'ai dû vous vous voyer
01:02:58je pense pour de vrai
01:02:59mais effectivement
01:02:59on a dû passer un cap
01:03:01mais en fait c'est intéressant
01:03:02comme question
01:03:02parce qu'il y a aussi aujourd'hui
01:03:03un réflexe
01:03:04on en parlait avec Ophélie
01:03:05où parfois quand on se retrouve
01:03:06et qu'on fait le même métier
01:03:07on ne s'est jamais vu
01:03:08et tout de suite
01:03:09ça passe au tutoiement etc
01:03:10moi je crois que je suis un peu
01:03:11de l'ancienne école
01:03:12je peux avoir le tutoiement facile
01:03:13quand on se connait
01:03:14mais je n'irai pas tutoyer
01:03:15des gens dans la rue
01:03:15par exemple William et Kate
01:03:17vous ne les tutoyez pas ?
01:03:18eux aussi parce qu'on se connait très bien
01:03:20les gens que je connais moins
01:03:21je ne suis pas fan
01:03:22on arrive et on se tutoie directement
01:03:24et mes parents
01:03:25toujours vous voyez
01:03:26par exemple
01:03:26leurs beaux-parents
01:03:27ça n'enlève rien au lien
01:03:28mais il y a un côté
01:03:29de respect
01:03:30ça ne m'a jamais traversé
01:03:32l'esprit de faire autrement
01:03:33et d'ailleurs
01:03:34ça dépend des langues aussi
01:03:35parce que
01:03:36vous avez le
01:03:36bon évidemment
01:03:37l'anglais et l'espagnol
01:03:38où il n'y a pas de
01:03:38voilà
01:03:39et moi dans ma langue maternelle
01:03:43on ne peut pas vous voyez
01:03:44par contre
01:03:45on s'adresse à la troisième personne
01:03:46donc moi je ne vous voyais pas
01:03:48mes grands-parents
01:03:48mais je vous voyais
01:03:50mon arrière-grand-mère
01:03:51est-ce que
01:03:52est-ce qu'elle va bien ?
01:03:53est-ce qu'arrière-grand-mère
01:03:55voudrait avec moi
01:03:56venir ?
01:03:57c'est assez
01:03:57c'est plus complexe
01:03:59voilà
01:03:59après
01:04:00on s'y fait
01:04:01mais ça peut paraître
01:04:02un peu complexe
01:04:03allez on revient
01:04:04dans un instant
01:04:04avec les questions sécuritaires
01:04:06et puis on parlera de Charles III
01:04:08qui est aux Etats-Unis
01:04:09pour le plus grand bonheur
01:04:10d'Elodie
01:04:10je suis là que pour ça
01:04:15de Midi News
01:04:15après les dernières informations
01:04:17de Sommayal Abidi
01:04:18et elle a eu de l'actualité
01:04:20un début de soulagement
01:04:21pour ses proches
01:04:22le conjoint de Manon Rolando
01:04:24jeune mère de famille
01:04:25de la région nantaise
01:04:26qui n'a plus donné signe de vie
01:04:28depuis le 27 mars
01:04:29a été interpellé hier
01:04:30en Algérie
01:04:30cet homme de 41 ans
01:04:32s'y était rendu
01:04:33début avril
01:04:34avec leur fille de 15 mois
01:04:35une enquête pour meurtre
01:04:36et enlèvement
01:04:37a été ouverte
01:04:38par le parquet de Nantes
01:04:39on poursuit avec la deuxième journée
01:04:41du déplacement
01:04:42d'Emmanuel Macron
01:04:43en Andorre
01:04:44journée consacrée
01:04:45à l'avortement
01:04:46qui y est interdit
01:04:47mais manqua de viol
01:04:48d'inceste
01:04:49de danger pour la mère
01:04:50ou de maladie du fœtus
01:04:51et passible de prison
01:04:53pour les femmes
01:04:53et les médecins
01:04:54qui le pratiquent
01:04:56et puis on termine
01:04:57par l'escalade au Mali
01:04:58un couvre-feu
01:04:59de 30 jours décrété
01:05:00à Koutiala
01:05:00après une série
01:05:01d'attaques d'ampleur
01:05:02contre des positions stratégiques
01:05:04de la gente militaire
01:05:05face à cette spirale de violence
01:05:07Abdoulaye Maïga
01:05:08le Premier ministre
01:05:09a lancé
01:05:09un appel
01:05:10à l'unité
01:05:12Merci Semaïa Labidi
01:05:13à tout à l'heure
01:05:14pour d'autres informations
01:05:16sont à table avec moi
01:05:18Ophélie Roch
01:05:18Elodie Huchard
01:05:19Juliette Sadat
01:05:20qui dans un instant
01:05:21va nous parler
01:05:21d'un refus d'obtempérer
01:05:23et Driss Ghali
01:05:25je voudrais qu'on parle
01:05:26de ce guet-tapant
01:05:27à l'encontre
01:05:28des forces de l'ordre
01:05:29c'était dans la nuit
01:05:30de dimanche à lundi
01:05:31plusieurs policiers
01:05:32pris pour cible
01:05:33dans un quartier des Mureaux
01:05:34dans les Yvelines
01:05:35une centaine d'individus
01:05:37s'en sont pris
01:05:37aux forces de l'ordre
01:05:38récit de Célia Barotte
01:05:40et Pierre Crépy
01:05:42C'était une nuit
01:05:43sous haute tension
01:05:43pour les policiers
01:05:44de la Bac des Yvelines
01:05:45d'abord
01:05:46aux alentours de 20h30
01:05:47ce dimanche
01:05:48les agents ont été
01:05:49la cible de jets
01:05:50de projectiles
01:05:50durant leur patrouille
01:05:51plus tard
01:05:52alors qu'ils assuraient
01:05:53la sécurité
01:05:53des sapeurs-pompiers
01:05:54appelés pour des feux
01:05:55de poubelle
01:05:56dans un quartier
01:05:56près du pôle Molière
01:05:57les policiers ont été
01:05:59victimes d'un guet-tapant
01:06:00tendu par une centaine
01:06:01d'individus
01:06:01l'un des fonctionnaires
01:06:02a même été blessé au visage
01:06:04alors qu'il se trouvait
01:06:05à l'intérieur de son véhicule
01:06:06Il a reçu un pavé
01:06:08probablement
01:06:09d'une distance très réduite
01:06:10pleine tête
01:06:10il a fait des convulsions
01:06:12ils ont appelé les secours
01:06:13et les 100 individus
01:06:15ont empêché
01:06:17les secours
01:06:17d'extraire le policier
01:06:18Grâce à l'intervention
01:06:19de renfort
01:06:20notamment de la CRS8
01:06:22le policier a pu être
01:06:23pris en charge
01:06:23par les secours
01:06:24son pronostic vital
01:06:25n'était pas engagé
01:06:26l'organisation de guet-tapant
01:06:28contre les forces de l'ordre
01:06:29est un mode opératoire
01:06:30bien connu
01:06:31et dénoncé
01:06:31par la profession
01:06:32Les guet-tapant
01:06:34sont structurés
01:06:35sur des feux de poubelle
01:06:36mis souvent délibérément
01:06:37par les individus de la cité
01:06:39les pompiers
01:06:40interviennent
01:06:41obligatoirement
01:06:41aujourd'hui
01:06:42avec des policiers
01:06:43on est dans un monde
01:06:44dans le monde à l'envers
01:06:45Au moment des faits
01:06:46aucune interpellation
01:06:47n'a pu être réalisée
01:06:48par les policiers
01:06:49ce n'est qu'au petit matin
01:06:50que le calme a pu être
01:06:52rétabli dans le quartier
01:06:53Au-delà de l'indignation
01:06:55et des mots de sympathie
01:06:57qu'on peut avoir
01:06:57évidemment pour ce policier
01:06:59dont on a parlé
01:07:00c'est quoi le big picture
01:07:01comme on dit en bon français
01:07:02c'est-à-dire qu'on essaye
01:07:03d'attirer les policiers
01:07:05pour amoindrir
01:07:06les effectifs des policiers
01:07:08pour qu'il y ait
01:07:08de moins en moins
01:07:09de policiers
01:07:09et pour dégoûter
01:07:11en fait les gens
01:07:12de faire le métier
01:07:12de policier
01:07:13c'est ça ?
01:07:13C'est surtout que la volonté
01:07:15elle est toujours
01:07:15dans un premier temps
01:07:16effectivement
01:07:16de au moins blesser
01:07:18un policier
01:07:18ce qui permet
01:07:19l'arrivée
01:07:20et c'est logique
01:07:21de renforts
01:07:22et de personnels soignants
01:07:23et donc encore plus
01:07:24de victimes potentielles
01:07:26et c'est évidemment
01:07:27et on a de cesse de le dire
01:07:28une guerre de territoire
01:07:29c'est-à-dire que
01:07:30ceux qui commettent
01:07:31ces méfaits
01:07:31se disent
01:07:31on est chez nous
01:07:32on maîtrise nos quartiers
01:07:34donc en fait la police
01:07:35et tout ce qui représente
01:07:36d'ailleurs l'ordre républicain
01:07:37donc la police
01:07:38les pompiers
01:07:39SOS médecins
01:07:40même parfois
01:07:40les lignes de bus
01:07:41n'ont pas à venir
01:07:42et c'est pour ça
01:07:43que c'est une véritable
01:07:43guerre de territoire
01:07:45on le voit souvent
01:07:46par exemple
01:07:46quand il y a des points d'îles
01:07:47qui sont démantelés
01:07:48derrière
01:07:48on appelle ça maintenant
01:07:51représailles c'est un vocabulaire
01:07:52qu'on utilise
01:07:53en cas de guerre
01:07:54et si on parle de représailles
01:07:55ce n'est pas pour rien
01:07:56c'est bien une guerre
01:07:57de territoire
01:07:57et effectivement
01:07:58on pense à ces policiers
01:07:59qui tentent de patrouiller
01:08:01dans ces quartiers
01:08:02en sachant qu'à tout moment
01:08:04ce genre d'incident
01:08:05peut arriver
01:08:06là effectivement
01:08:07on voit à quel point
01:08:08visiblement il était blessé
01:08:09avec un pronostic vital
01:08:10qui n'est pas engagé
01:08:11mais ceux qui commettent ça
01:08:12se moquent de savoir
01:08:13si à la fin
01:08:14ce policier finira
01:08:15mort au-dif
01:08:16Oui non parce que
01:08:17c'est totalement
01:08:18Dris Ghali
01:08:19c'est
01:08:20comment dirais-je
01:08:21c'est ciblé
01:08:22c'est-à-dire qu'on veut
01:08:24absolument réduire
01:08:25en fait le nombre
01:08:25de policiers
01:08:26dans les quartiers
01:08:27Oui oui
01:08:28d'ailleurs guet-apens
01:08:29embuscade
01:08:30c'est une embuscade
01:08:31c'est un acte tactique
01:08:32c'est ça
01:08:33c'est tactique
01:08:33c'est la guerre des territoires
01:08:35donc moins il y aura
01:08:36de policiers
01:08:37et plus il y aura
01:08:38de liberté
01:08:39pour soit les trafiquants
01:08:40soit les narcotrafiquants
01:08:41soit effectivement
01:08:42le gang
01:08:43pour qu'ils puissent
01:08:44être débarrassés
01:08:45de toute
01:08:45parce que le policier
01:08:48symbolise la force
01:08:49symbolise l'état français
01:08:50celui qui l'attaque
01:08:51prend sa place
01:08:53prend la force
01:08:53il revendique la force
01:08:55et il chasse l'état français
01:08:56ça a aussi un message passé
01:08:57aux habitants
01:08:57pour leur dire
01:08:58tenez à vos carreaux
01:08:59ne nous dénoncez surtout pas
01:09:00parce que même les policiers
01:09:01qui sont armés
01:09:02les gendarmes
01:09:02ceux qui portent les armes
01:09:03ne sont pas les bienvenus
01:09:05je voudrais juste faire
01:09:06une remarque
01:09:07cela fait 30 ans
01:09:08que ça dure
01:09:08ça n'arrête pas d'augmenter
01:09:09le pauvre policier
01:09:10il a failli
01:09:11quand même
01:09:11une brique sur la tête
01:09:12c'est horrible
01:09:15il faudrait quand même
01:09:16qu'on se pose des questions
01:09:16sur la gestion
01:09:17de tout ça
01:09:18la gestion judiciaire
01:09:19on connait l'histoire
01:09:20les juges
01:09:21le lacisme pénal
01:09:22mais il y a peut-être aussi
01:09:23une gestion politique
01:09:24mise à l'intérieur
01:09:25des problèmes comme ça
01:09:26ça arrive dans tous les pays du monde
01:09:27il peut y avoir
01:09:28par exemple
01:09:28des moments
01:09:29enfin pas les embuscades
01:09:30comme ça
01:09:30mais il peut y avoir
01:09:31des résistances
01:09:33des outrages
01:09:33à la police
01:09:34parfois il faut savoir
01:09:34se retirer tactiquement
01:09:35pour éviter d'avoir
01:09:37mais c'est la suite
01:09:38qui n'est pas gérée
01:09:38mais qu'est-ce qu'on fait
01:09:39alors vous dites
01:09:40il faut une réaction politique
01:09:42pour l'instant
01:09:43je serai le préfet
01:09:44vous seriez le préfet
01:09:45je serai le préfet
01:09:46je débarque dans la cité
01:09:47et je mets ma tente
01:09:48comme autant de
01:09:50glorieux d'avant
01:09:50et je mets mon bureau
01:09:51et je passe une semaine
01:09:52là-dedans
01:09:53pour rassurer
01:09:53le débat
01:09:54on l'a eu 10 000 fois
01:09:55Driss Ghali
01:09:56et Juliette Sadat
01:09:56et témoins du service
01:09:58pour les justices
01:09:59de CNews
01:10:00c'est-à-dire qu'on le dit
01:10:02on dit qu'on va le faire
01:10:02et puis finalement
01:10:03au dernier moment
01:10:04on ne le fait pas
01:10:04oui parce qu'on a
01:10:05une approche de la police
01:10:07là aussi c'est une doctrine
01:10:08quelle est la doctrine
01:10:08de la police
01:10:09est-ce qu'on fait
01:10:11de la police de proximité
01:10:13mais pas
01:10:13parce qu'on entend proximité
01:10:15on entend bisounours
01:10:15non
01:10:16une police
01:10:16qui tient le territoire
01:10:17le nombre de fois
01:10:18où j'ai entendu
01:10:19que dans les banlieues
01:10:20lors des émeutes
01:10:21ça a été le cas en 2023
01:10:22les émeutes post-Naël
01:10:23on va envoyer l'armée
01:10:24combien de fois
01:10:25on a entendu ça
01:10:25finalement on envoie
01:10:26effectivement
01:10:27on envoie des gendarmes mobiles
01:10:28ça arrive
01:10:29mais jamais on a envoyé
01:10:30par exemple
01:10:31les effectifs
01:10:32les commandos de l'armée de terre
01:10:33pour reprendre des territoires
01:10:35si je reprends votre terme
01:10:38il y a l'approche
01:10:39dissuasive du règne du GIGN
01:10:40mais aussi la proche
01:10:41politico-administrative
01:10:42du préfet
01:10:42c'est lui l'état
01:10:43dans cette région-là
01:10:44c'est pas le pauvre médecin
01:10:45il applique une politique
01:10:47de l'état
01:10:48c'est vertical
01:10:48donc après
01:10:49il y a une décision
01:10:50qui vient d'en haut
01:10:51je voudrais qu'on parle
01:10:52de cet homme de 34 ans
01:10:53qui a été condamné
01:10:54à 12 ans de prison
01:10:55à Grenoble
01:10:55pour une course poursuite
01:10:56en 2022
01:10:57ayant entraîné la mort
01:10:59de sa compagne
01:11:01lors d'un refus
01:11:02de contrôle de police
01:11:03le drame s'était produit
01:11:04lors d'une tentative
01:11:05d'échapper
01:11:05justement à un contrôle
01:11:06de police
01:11:07Juliette Sadat
01:11:08les faits sont graves
01:11:09et la peine
01:11:10semble très légère
01:11:11oui c'est vrai qu'une peine
01:11:12de 12 années de prison
01:11:14elle est déjà inférieure
01:11:15à la peine requise
01:11:16le procureur avait demandé
01:11:1820 ans de réclusion criminelle
01:11:20qui était en soi
01:11:21déjà inférieure
01:11:22à la peine encourue
01:11:23puisqu'il était soupçonné
01:11:25entre autres
01:11:26de tentative de meurtre
01:11:27parce que je rappelle
01:11:28que cet individu
01:11:29avait délibérément foncé
01:11:31sur les forces de l'ordre
01:11:32au moment de son interpellation
01:11:34il avait aussi fait l'usage
01:11:35d'une arme à feu
01:11:35donc il était entre autres
01:11:37soupçonné de tentative de meurtre
01:11:39et pour ça il encourait
01:11:40a fortiori
01:11:41envers des forces de l'ordre
01:11:43des personnes dépositaires
01:11:45de l'autorité publique
01:11:45donc il encourait
01:11:47jusqu'à 30 ans
01:11:49de prison
01:11:49donc c'est autour
01:11:51de cette question
01:11:52de la tentative de meurtre
01:11:53que se sont déroulés
01:11:54les débats
01:11:55le procès a duré
01:11:56une semaine
01:11:57et ce chef
01:11:58n'a pas été retenu
01:12:01mais comparé aux autres
01:12:03détention d'armes létales
01:12:05conduite sous stupéfiants
01:12:06et évidemment refus
01:12:08d'obtempérer
01:12:08aggravé
01:12:09donc c'est une peine
01:12:10qui est significative
01:12:12mais loin d'être maximale
01:12:13d'autant qu'on sait
01:12:15qu'au bout de
01:12:16la moitié de la peine
01:12:18donc 6 ans en l'occurrence
01:12:20il peut faire une demande
01:12:21de libération conditionnelle
01:12:23qui n'est pas évidemment
01:12:24automatiquement accordée
01:12:25mais bon on le sait
01:12:27il faut libérer
01:12:28des places de prison
01:12:28donc s'il s'est quand même
01:12:29bien conduit
01:12:31pendant ces 6 années
01:12:32de détention
01:12:32probablement que dans 6 ans
01:12:33voilà c'est le système
01:12:34aujourd'hui français
01:12:35on oublie les faits
01:12:37après des actes
01:12:38de bonne conduite
01:12:39Dris Ghali
01:12:40oui marocain sous OQTF
01:12:41tout à l'heure
01:12:42on a parlé de l'Algérie
01:12:43monsieur Macron
01:12:44qui dit
01:12:44si vous vous opposez
01:12:45à l'Algérie
01:12:46vous êtes des maboules
01:12:46voilà les enjeux
01:12:48il y a une femme
01:12:48qui s'est fait violer
01:12:49à Romainville
01:12:49par un OQTF algérien
01:12:50il y a eu Lola
01:12:51il y a eu Philippine
01:12:52tuée par un OQTF marocain
01:12:53donc moi je
01:12:54il faut à un moment donné
01:12:55il faut remettre
01:12:55les vrais enjeux
01:12:57ce n'est pas
01:12:57je suis désolé
01:12:58de revenir sur le début
01:12:59mais c'est important
01:13:00voilà l'enjeu
01:13:00ben ne soyez pas désolé
01:13:01c'est le même sujet
01:13:02c'est le même sujet
01:13:03c'est le même sujet
01:13:03monsieur Macron
01:13:04il ne peut pas être
01:13:04dans sa tour d'ivoire
01:13:05protégé par toute la police de France
01:13:07et nous dire que nous sommes des fous
01:13:08si nous défendons
01:13:10si nous nous excusons contre ça
01:13:11il faut tenir face au Maroc
01:13:12si il ne veut pas reprendre
01:13:13ses OQTF
01:13:14je le dis en tant que marocain
01:13:15aisément
01:13:15mais il faut le faire aussi
01:13:16devant tous les pays
01:13:18parce que c'est l'enjeu
01:13:19c'est la sécurité
01:13:20des civils
01:13:20on a le sentiment
01:13:21qu'Emmanuel Macron
01:13:22en fait
01:13:22depuis qu'il a reconnu
01:13:25plutôt le Sahara marocain
01:13:26plutôt que le Sahara algérien
01:13:29essaye de se faire pardonner
01:13:31en fait le problème
01:13:32c'est qu'on a l'impression
01:13:32qu'il tente de se faire pardonner
01:13:34quelque chose
01:13:34et c'est tous les français
01:13:35qui payent la dette
01:13:35c'est-à-dire en disant
01:13:37il a sans doute
01:13:39énormément vexé
01:13:40le gouvernement algérien
01:13:41qui n'a pas compris
01:13:41ce retournement de situation
01:13:43parce que ce n'était pas vraiment
01:13:44ce qu'il leur avait promis
01:13:44donc lui il a fait
01:13:46un choix politique
01:13:47et c'est à nous de le supporter
01:13:49parce qu'il n'ose pas
01:13:49en fait dire
01:13:50à ce gouvernement
01:13:51qu'il a déjà froissé une fois
01:13:52bon ben reprenez
01:13:54reprenez-les
01:13:55parce que voilà
01:13:56ils sont délinquants
01:13:57sur notre territoire
01:13:58et moi c'est ça qui me gêne
01:13:59c'est-à-dire que
01:14:00depuis quand
01:14:01un peuple doit se dire
01:14:03un dirigeant politique
01:14:04fait un acte
01:14:06ne l'assume pas
01:14:07et c'est à nous
01:14:08de l'assumer
01:14:08enfin c'est à nous
01:14:09de l'assumer en fait
01:14:09on n'a rien demandé
01:14:11on n'a rien demandé
01:14:12il y a un autre aussi
01:14:14élément de cette affaire
01:14:15Juliette
01:14:15c'est qu'il était donc
01:14:17sous le coup d'une obligation
01:14:18de quitter le territoire français
01:14:19et donc là
01:14:20il va se retrouver
01:14:20en prison en France
01:14:22la question c'est
01:14:22est-ce qu'à sa sortie de prison
01:14:24il est encore sous le coup
01:14:25d'une OQTF
01:14:26comment ça fonctionne
01:14:26pardon moi de poser
01:14:27cette question candide
01:14:28mais
01:14:28non non
01:14:29alors l'OQTF
01:14:30déjà elle périme
01:14:30il faut le savoir
01:14:31c'est ça
01:14:32donc quelques années
01:14:33au bout de 3 ou 5
01:14:343 ans
01:14:34l'OQTF
01:14:36voilà si elle n'est pas
01:14:37renouvelée par la préfecture
01:14:38elle n'existe plus
01:14:40donc si on lui en délivre
01:14:43une autre pendant sa détention
01:14:45à la sortie de sa détention
01:14:46en effet
01:14:46en sortant de prison
01:14:48il faut un nouvel acte
01:14:49évidemment
01:14:49oui oui c'est ça
01:14:50et puis
01:14:51non mais le tribunal
01:14:51alors donc l'OQTF
01:14:52c'est délivré par la préfecture
01:14:53le tribunal aurait pu
01:14:55assortir sa peine
01:14:56de 12 ans de prison
01:14:57d'une ITF
01:14:58une interdiction
01:14:59du territoire français
01:15:00dans ce cas là
01:15:00vous êtes accompagné
01:15:01à la frontière
01:15:02évidemment sous couvert
01:15:03que votre pays
01:15:04accepte de vous reprendre
01:15:05et ça n'a pas été décidé
01:15:06ça n'a pas été prononcé
01:15:07par les magistrats
01:15:08sans doute parce que
01:15:09effectivement
01:15:09et c'est ce qu'on disait
01:15:10au début de l'émission
01:15:11les visas consulaires
01:15:12ne marchent pas forcément
01:15:13dans les deux sens
01:15:14et c'est un problème
01:15:15ça doit dépendre
01:15:16des pays certainement
01:15:16mais il y a en tout cas
01:15:18une espèce de tabou
01:15:20de faire ce que fait Trump
01:15:22parce que c'est du fascisme
01:15:23il y aura des bavures
01:15:24etc etc
01:15:25en attendant
01:15:26vous avez des gens
01:15:26qui meurent
01:15:28à cause de
01:15:29le principe de précaution
01:15:31on l'applique à tout
01:15:31sauf à ça
01:15:32sauf aux civils innocents
01:15:34merci beaucoup
01:15:35Juliette Sadat
01:15:36je voudrais qu'on parle
01:15:37du roi Charles III
01:15:38qui est en visite d'état
01:15:39aux Etats-Unis
01:15:39il doit s'exprimer
01:15:40devant le congrès américain
01:15:41c'est une première pour lui
01:15:42accueilli à la maison blanche
01:15:44par Donald Trump
01:15:44il entend mettre en avant
01:15:45les liens historiques
01:15:46entre les deux pays
01:15:47malgré les tensions
01:15:48liées à la guerre en Iran
01:15:50deuxième jour
01:15:51aujourd'hui de visite
01:15:53avec bien sûr
01:15:54la reine Camilla
01:15:55programme de cette journée
01:15:56avec Tancred
01:16:00au son du God Save the King
01:16:02l'hymne national britannique
01:16:04le roi Charles III
01:16:05pose pied sur le sol américain
01:16:07accompagné de la reine Camilla
01:16:09il a été reçu hier
01:16:10à la maison blanche
01:16:11par Donald et Mélania Trump
01:16:12sur la chaîne Fox News
01:16:14ce dimanche
01:16:15le président américain
01:16:16n'a pas tari d'éloge
01:16:17sur le souverain britannique
01:16:20le roi Charles vient
01:16:21nous rendre visite
01:16:22c'est quelqu'un de formidable
01:16:23et nous avons hâte
01:16:24de le voir
01:16:24c'est une personne fantastique
01:16:26et un représentant exceptionnel
01:16:29ce mardi
01:16:30Donald Trump et Charles III
01:16:31s'entretiendront en privé
01:16:33dans le bureau Oval
01:16:33le roi d'Angleterre
01:16:35prendra ensuite la parole
01:16:36durant une vingtaine de minutes
01:16:37devant le congrès américain
01:16:39il évoquera notamment
01:16:40les liens historiques
01:16:41qui lient les deux pays
01:16:42un point essentiel
01:16:44pour Nigel Chenwild
01:16:45ancien ambassadeur britannique
01:16:47aux Etats-Unis
01:16:47plus que toute autre visite
01:16:51celle-ci s'inscrit
01:16:52dans une perspective
01:16:53à long terme
01:16:53elle touche au fondement même
01:16:55de la relation
01:16:55entre nos peuples
01:16:56nos pays
01:16:57j'espère que cela créera
01:16:58une ambiance positive
01:16:59c'est le but de leur visite d'Etat
01:17:00quelle qu'elle soit
01:17:05cette visite s'inscrit
01:17:06dans un contexte politique
01:17:07tendu entre les deux pays
01:17:09le premier ministre britannique
01:17:11Keir Starmer
01:17:11s'étant opposé
01:17:12à plusieurs reprises
01:17:13à Donald Trump
01:17:14depuis le début du conflit
01:17:15au Moyen-Orient
01:17:16demain
01:17:17le couple royal
01:17:18prendra le chemin
01:17:19de New York
01:17:20pour se rendre au mémorial
01:17:21du 11 septembre
01:17:23voilà
01:17:23ça s'appelle
01:17:24un retour de déjeuner
01:17:26chez nous
01:17:26dans le monde politique
01:17:28et l'Odi Huchard
01:17:29puisqu'effectivement
01:17:30on se souvient que
01:17:30Donald Trump
01:17:32avait été accueilli
01:17:33non pas comme un président américain
01:17:34mais comme un roi américain
01:17:35à Londres
01:17:36oui mais il avait été
01:17:37quand même vexé
01:17:37Donald Trump
01:17:38parce qu'il aurait voulu
01:17:39que la première visite
01:17:41du roi Charles
01:17:42ait lieu aux Etats-Unis
01:17:44et non pas en France
01:17:44le roi Charles
01:17:45qui avait fait ça
01:17:46pour rendre hommage
01:17:47à sa mère
01:17:48et il aurait aussi
01:17:48voulu être invité
01:17:49un peu plus tôt
01:17:50ils avaient pris soin
01:17:51aussi que le dîner
01:17:53qui était à Windsor
01:17:54ressemble bien
01:17:55au président français
01:17:56pour qu'il n'y ait pas
01:17:57de jaloux
01:17:58mais on voit la diplomatie
01:17:59aussi
01:17:59le soft power
01:18:01finalement de la famille
01:18:02royale britannique
01:18:03la reine hier
01:18:04qui avait une broche
01:18:05qui avait été offerte
01:18:06en 1957
01:18:06par le maire de New York
01:18:08à Elisabeth II
01:18:09ce sont deux petits drapeaux
01:18:11britanniques et américains
01:18:12l'un à côté de l'autre
01:18:13c'est un moyen aussi
01:18:14d'arriver dans des relations
01:18:16en ce moment
01:18:16qui sont complexes
01:18:17mais de montrer
01:18:18qu'on apaise le tout
01:18:20et pour l'anecdote
01:18:20ce qui est assez drôle
01:18:21c'est que comme on connait
01:18:22ce roi très écolo
01:18:24à l'inverse sans doute
01:18:25de Donald Trump
01:18:25la première chose
01:18:26que le roi a voulu voir
01:18:27à la Maison Blanche
01:18:28ce sont les ruches
01:18:29donc hier
01:18:30ils sont partis
01:18:31dans le jardin
01:18:31de la Maison Blanche
01:18:32goûter du miel
01:18:33et regarder les ruches
01:18:34ça se prévoit
01:18:35c'est-à-dire
01:18:35il y a les conseillers
01:18:36de Charles III
01:18:37qui disent à Donald Trump
01:18:38alors je vous préviens
01:18:39quand même
01:18:39il va vouloir voir les ruches
01:18:40ou pas du tout
01:18:41oui c'est-à-dire
01:18:41qu'il y a des deux côtés
01:18:42des échanges
01:18:43entre les équipes
01:18:44évidemment de la Maison Blanche
01:18:45et du palais de Buckingham
01:18:46où il faut s'entendre
01:18:47sur un voyage
01:18:48ils sont deux jours
01:18:49à Washington
01:18:50donc là c'est évidemment géré
01:18:51avec les équipes
01:18:52de Donald Trump
01:18:53pour la suite
01:18:53c'est New York
01:18:54puis les Bermudes
01:18:55donc ils sont un peu plus tranquilles
01:18:56et on explique
01:18:57ce que le roi aimerait voir
01:18:58par exemple
01:18:58quand ils sont venus
01:19:00en France
01:19:00la reine a voulu voir
01:19:01un certain nombre d'expositions
01:19:03et ils avaient fait le choix
01:19:04d'aller dans la région de Bordeaux
01:19:05ils voulaient voir
01:19:06le bordelais
01:19:07etc
01:19:07donc tout ça s'organise
01:19:09et c'est drôle
01:19:09de voir la première image
01:19:10effectivement
01:19:11de Donald Trump
01:19:12à côté des ruches
01:19:13je pense que lui-même
01:19:14ne les avait jamais vus avant
01:19:15peut-être
01:19:16mais il a peut-être découvert
01:19:17il sait maintenant
01:19:18qu'il a des ruches
01:19:19ça change de la salle de contrôle
01:19:20avec la salle
01:19:22où il y a effectivement
01:19:22toutes les opérations
01:19:23qui sont
01:19:23ce qui est sans doute plus utile
01:19:25effectivement
01:19:25qui sont décidées
01:19:26après ça dépend
01:19:27c'est peut-être plus utile
01:19:28à Charles III
01:19:28les Bermudes
01:19:29il y a une signification
01:19:31pour aller aux Bermudes ?
01:19:31non alors il fallait choisir
01:19:33malheureusement
01:19:33sur 4 jours de voyage
01:19:35ce qu'on sait en revanche
01:19:36c'est qu'il y était déjà allé
01:19:37notamment avec son ancienne épouse
01:19:39avec la princesse Diana
01:19:41et qu'il y avait encore
01:19:42notamment des photos
01:19:44etc
01:19:44et que tout a été
01:19:45savamment enlevé
01:19:46avant
01:19:47pour que Charles III
01:19:48ne se retrouve pas
01:19:49avec la reine Camilla
01:19:50face à des photos
01:19:51ou face à des inscriptions
01:19:53qui font référence
01:19:54à son ancienne épouse
01:19:55so embarrassing
01:19:57on comprend
01:19:58très bien
01:19:59Dora Abdelazic
01:20:00nous a rejoint
01:20:01bonjour Dora
01:20:01bonjour Pierre
01:20:02on va bien sûr
01:20:03parler de la guerre
01:20:05en Iran
01:20:05vous avez compté
01:20:06et on est au 60ème jour
01:20:09donc on est quand même
01:20:09très très loin
01:20:10des deadlines
01:20:11de Donald Trump
01:20:12ces 3 à 5 semaines
01:20:13situation toujours figée
01:20:15entre les Etats-Unis
01:20:17d'un côté
01:20:17le régime iranien
01:20:19échec
01:20:19des négociations
01:20:20en Pakistan
01:20:21a présenté
01:20:22une nouvelle proposition
01:20:23et elle serait
01:20:24à l'étude
01:20:25par les américains
01:20:25en coulisses
01:20:26Donald Trump
01:20:27serait très mécontent
01:20:28c'est en tout cas
01:20:30ce que l'on apprend
01:20:31aujourd'hui
01:20:31dans les médias
01:20:33américains
01:20:33alors vous parliez
01:20:34justement
01:20:34de la fameuse
01:20:35Situation Room
01:20:36ils y étaient
01:20:37hier
01:20:37Donald Trump
01:20:38et ses conseillers
01:20:39pour justement
01:20:40étudier
01:20:40cette proposition
01:20:42iranienne
01:20:42qui a été transmise
01:20:43comme d'habitude
01:20:44via le Pakistan
01:20:45alors un plan
01:20:46qui appelle
01:20:46les Etats-Unis
01:20:47à ouvrir
01:20:48le détroit
01:20:49d'Hormuz
01:20:50et à mettre
01:20:50fin au conflit
01:20:51mais on ne parle pas
01:20:52du tout
01:20:52de la question
01:20:53du nucléaire iranien
01:20:54or on le sait
01:20:55c'est la ligne rouge
01:20:56c'est un volet
01:20:57très important
01:20:58pour Donald Trump
01:20:59qu'il veut aborder
01:21:00en premier
01:21:01donc là
01:21:02selon le Wall Street Journal
01:21:04Donald Trump
01:21:04n'a pas rejeté
01:21:05d'emblée
01:21:05cette proposition
01:21:06mais il émet
01:21:07beaucoup de doutes
01:21:08sur la sincérité
01:21:09des Iraniens
01:21:10donc pour parvenir
01:21:11vraiment à faire plier
01:21:12l'Iran
01:21:12deux choix aujourd'hui
01:21:14pour le président
01:21:14américain
01:21:15soit
01:21:16continuer cette
01:21:17diplomatie de la navette
01:21:18ou bien
01:21:19relancer les frappes
01:21:20tout en gardant
01:21:21le blocus naval
01:21:22et un blocus naval
01:21:23qui fonctionne
01:21:24parce qu'aujourd'hui
01:21:25sachez que
01:21:25l'Iran est tellement
01:21:27inondé de pétrole
01:21:29invendu
01:21:30qu'il est obligé
01:21:31de le stocker
01:21:32dans des réservoirs
01:21:33abandonnés
01:21:33et dans ce bras de fer
01:21:34qui oppose
01:21:35les Etats-Unis
01:21:36à l'Iran
01:21:36un nouvel acteur
01:21:38fait son entrée
01:21:38c'est Vladimir Poutine
01:21:39le président russe
01:21:40qui a accueilli
01:21:42hier en personne
01:21:43le ministre
01:21:44des affaires étrangères
01:21:47iraniens
01:21:47Exactement
01:21:48Abbas Arachi
01:21:49a été reçu
01:21:50à Saint-Pétersbourg
01:21:52accueil digne
01:21:53d'un chef de l'Etat
01:21:54il a rencontré
01:21:55Vladimir Poutine
01:21:56mais aussi son homologue
01:21:56Sergei Lavrov
01:21:57alors il faut savoir
01:21:58que cette visite
01:21:59elle ne passe pas du tout
01:22:01inaperçue
01:22:01dans le contexte actuel
01:22:03on sait que
01:22:03Moscou a proposé
01:22:04plusieurs fois
01:22:05justement
01:22:06d'accueillir
01:22:06le fameux uranium
01:22:08enrichi
01:22:09440 kg
01:22:10Vladimir Poutine
01:22:11qui veut
01:22:12s'impliquer davantage
01:22:13il a d'ailleurs
01:22:13promis de tout faire
01:22:14pour aider
01:22:15à ramener la paix
01:22:16au Moyen-Orient
01:22:17je vous propose
01:22:17de l'écouter
01:22:21Pour notre part
01:22:22nous ferons
01:22:22tout ce qui sert
01:22:23vos intérêts
01:22:23les intérêts
01:22:24de tous les peuples
01:22:25de la région
01:22:25afin que la paix
01:22:26puisse être obtenue
01:22:27le plus rapidement possible
01:22:28un soutien
01:22:33donc à Téhéran
01:22:35mais on essaye
01:22:36de s'opposer
01:22:36surtout en médiateur
01:22:37pour ne pas aussi
01:22:38fâcher Washington
01:22:42Vladimir Poutine
01:22:43qui marche vraiment
01:22:43sur une ligne de prête
01:22:44Il y a un autre signe
01:22:45de rapprochement
01:22:46entre Téhéran
01:22:47et Moscou
01:22:47c'est ce super yacht
01:22:48qui appartient
01:22:49à un oligarque russe
01:22:51qui a réussi
01:22:52lui
01:22:52à traverser
01:22:53le fameux détroit d'Ormoulis
01:22:54Exactement
01:22:55et vous allez le voir
01:22:55ce fabuleux
01:22:57magnifique yacht
01:22:58de luxe
01:22:59le nord
01:23:00près de 142 mètres
01:23:02il est estimé
01:23:03à 500 millions de dollars
01:23:04on ne lui a pas tiré dessus
01:23:06traversé le détroit
01:23:07le plus surveillé du monde
01:23:08il appartient
01:23:09aux milliardaires russes
01:23:09Alexei Mordachov
01:23:11c'est l'un des hommes
01:23:12d'affaires les plus riches
01:23:13de Russie
01:23:14il est d'ailleurs
01:23:15sous sanctions
01:23:15européennes et américaines
01:23:16depuis le début
01:23:17de la guerre
01:23:17en Ukraine
01:23:18le yacht est parti
01:23:19de Dubaï
01:23:20il se trouve actuellement
01:23:21à Moscou
01:23:22à Oman
01:23:23donc il a visiblement
01:23:25obtenu les autorisations
01:23:26qui sont nécessaires
01:23:27pour traverser
01:23:28le détroit
01:23:28selon CNN
01:23:29il a emprunté
01:23:30la voie maritime
01:23:31que l'Iran
01:23:32justement a déclarée
01:23:33sur exemple de mine
01:23:34une voie
01:23:35qui je vous le rappelle
01:23:35est contrôlée
01:23:36par les gardiens
01:23:37de la révolution
01:23:37qui passe vraiment
01:23:39au plus proche
01:23:39des côtes iraniennes
01:23:40merci beaucoup
01:23:41d'Aura Abdelrazik
01:23:42merci Elodie Huchard
01:23:43merci Ophélie Roch
01:23:45et à vous
01:23:46Driss Galli
01:23:47merci à toutes les équipes
01:23:47de Midi News
01:23:48à Nathalie Lepeltier
01:23:49Naomi Benhamou
01:23:50Axel Thomas
01:23:51Léopold Bessi
01:23:52Mickaël à la réalisation
01:23:53et Jules à la vision
01:23:54dans un instant
01:23:54c'est 120 minutes d'info
01:23:55avec Julien Pascal
01:23:57et à tout de suite
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