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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News. Je vous le disais la semaine dernière avec toute la prudence qui
00:00:05se doit bien sûr.
00:00:07Les dépêches qui nous arrivaient alors ressemblaient hélas beaucoup à celles de fin 2019, début 2020.
00:00:14Non, ce n'est pas une épidémie, non, ce n'est pas une pandémie.
00:00:19Gardez votre calme, on est très très loin de ce qui peut se passer dans le monde.
00:00:24A l'échelle mondiale, le professeur Megarban sur CNews le redit ce matin.
00:00:28Non, je ne crois pas. Mais voilà, la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, ce matin a annoncé 22 cas
00:00:34identifiés.
00:00:3522. Combien ailleurs ? Hors de France, puisque c'est 22 en France.
00:00:41Depuis le début, cette affaire n'est-elle pas mal gérée ? N'a-t-on donc rien appris du
00:00:45Covid ?
00:00:46Comment a-t-on pu lâcher dans la nature des passagers de ce bateau ?
00:00:49Comment l'une des passagères a-t-elle pu prendre un avion de ligne à Saint-Hélène, direction Johannesbourg ?
00:00:54Pourquoi a-t-on laissé les passagers débarquer à Ténérife contre l'avis du président de la région des îles
00:01:00Canaries ?
00:01:00Pourquoi n'a-t-on pas attendu les 6 semaines d'incubation nécessaires sur ce bateau ?
00:01:05Les 147 passagers vont-ils respecter les différents degrés de quarantaine ?
00:01:09Parce que ce n'est pas pareil dans tous les pays.
00:01:11Gros plan sur ce antavirus en France dans ce Midi News.
00:01:14L'autre titre de l'actualité étant le foot amateur, comment un gamin de 9 ans peut-il se faire
00:01:20copieusement tabasser par des jeunes lors d'un match ?
00:01:22Point complet sur ces sujets et sur d'autres après les dernières informations de Somaïa Labidi.
00:01:28Bonjour Somaïa.
00:01:29Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:31A la une de l'actualité dans sa réponse aux propositions américaines,
00:01:34l'Iran a demandé la fin de la guerre dans l'ensemble de la région, y compris au Liban.
00:01:39La levée du blocus américain des ports et le déblocage des avoirs gelés, c'est ce qu'a indiqué ce
00:01:44matin le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
00:01:47Une réponse jugée totalement inacceptable par Donald Trump.
00:01:51C'est l'autre information de cette mi-journée, vous allez y revenir longuement dans votre Midi News.
00:01:56Une passagère française rapatriée du bateau de croisière MV Ondus a été testée positive à l'antavirus,
00:02:02annonce ce matin de la ministre de la Santé qui fait également état de 22 cas contacts identifiés.
00:02:08Une situation sanitaire suivie de très près par le gouvernement et qui va faire l'objet d'une deuxième réunion
00:02:13cet après-midi à Matignon.
00:02:15Et puis on termine avec les images des derniers préparatifs avant l'arrivée des stars sur la croisette.
00:02:20Kansa prête à dérouler son tapis rouge à la veille de l'ouverture du plus grand festival de cinéma au
00:02:25monde.
00:02:26Un festival présidé cette année par le réalisateur sud-coréen Park Chan-wook.
00:02:31Merci Somaïa. A tout à l'heure pour d'autres informations.
00:02:34Sont à table avec moi, Elodie Huchard, du service politique de CNUJ.
00:02:37Bonjour Elodie, bonjour Raphaël Steinville, bonjour à Judith Ventraub.
00:02:41Et nous accueillons le docteur Agnès Ricard-Ibon.
00:02:44Bonjour, merci d'être avec nous madame. Vous êtes médecin urgentiste et porte-parole de SAMU Urgence de France.
00:02:49Un cas positif, 22 cas contacts.
00:02:51C'est la situation alors qu'il est avec une nouvelle réunion qui est prévue autour du Premier ministre à
00:02:5616h tout à l'heure.
00:02:57Sébastien Lecornu réunira d'autres ministres après la confirmation de ce premier cas positif en France de antivirus.
00:03:04Une Française, en effet, vous l'avez entendu, rapatriée du MV Ondus, testée positive après avoir présenté des symptômes lors
00:03:13de ce vol retour, vol sanitaire.
00:03:15L'OMS estime tous la faible, mais donc une vingtaine de cas contacts sont à l'isolement jusqu'à 42
00:03:21jours.
00:03:21Précision de Kylian Salé.
00:03:24Cinq Français sont placés à l'isolement ici, à l'hôpital Bichat à Paris.
00:03:29Parmi eux, une femme testée positive à l'antavirus.
00:03:32Le premier cas sur notre sol, tous, étaient à bord du bateau de croisière MV Ondus.
00:03:36Ils vont rester isolés ici pendant 42 jours.
00:03:40Les autorités s'attardent maintenant à retrouver tous les cas contacts français.
00:03:44Ils sont 22, selon la ministre de la Santé.
00:03:46Il y a eu un vol le 25 avril, dans lequel il y avait 8 Français, dans lequel la patiente
00:03:52a voyagé, qui est ensuite décédée après.
00:03:55Ces 8 Français sont en isolement.
00:03:58Ce premier vol reliait l'île de Saint-Hélène à Johannesburg, en Afrique du Sud.
00:04:03Un deuxième avion a relié quelques jours plus tard Johannesburg à Amsterdam.
00:04:0614 Français étaient à l'intérieur.
00:04:09Les autorités leur demandent maintenant de s'isoler et se manifester.
00:04:12Le deuxième vol, nous avons envoyé des informations.
00:04:15Nous demandons aussi à ce qu'ils nous contactent, parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement.
00:04:22C'est ce que fait le décret qui a été pris en ce moment.
00:04:25Le décret, pris par Sébastien Lecornu, précise que ce signalement doit être fait sans délai
00:04:30et qu'une quarantaine à domicile doit être respectée.
00:04:33Grâce à cela, les autorités pourront connaître le risque d'infection des patients dès qu'ils seront identifiés.
00:04:38Voilà, et donc cette situation, on l'imagine, est évolutive, docteur Récaribon,
00:04:44puisque là, effectivement, on dit 42 jours.
00:04:4742 jours où ? On avait parlé de 72 heures, puis finalement, ça sera peut-être 15 jours à l
00:04:52'hôpital,
00:04:52mais tout cela peut être totalement évolutif, évidemment.
00:04:54Oui, en fait, on est quand même au début de l'histoire de contamination et c'est le moment où
00:04:59il faut être vraiment strict
00:05:00pour repérer les chaînes de contamination et les casser d'emblée pour éviter qu'après, la situation ne soit pas
00:05:05contrôlable.
00:05:06Donc, c'est bien d'avoir pris un décret.
00:05:08Ça permet d'obliger les gens à rester à l'hôpital.
00:05:10Décret qu'on va voir apparaître à l'écran, justement.
00:05:13Et nous, au niveau des SAMU SMUR, on est un peu le pilier, le socle pour l'organisation des soins
00:05:19non programmés.
00:05:20On est déjà très mobilisés pour repérer les personnes contacts, repérer les personnes qui sont suspectes de présenter les symptômes
00:05:30et faire en sorte qu'ils soient orientés au bon endroit, parce qu'il y a une mortalité, effectivement, qui
00:05:34est de 30 à 40 %.
00:05:35Alors, la mortalité sur un bateau, quand on n'a pas les structures sanitaires pour prendre en charge, c'est
00:05:41différent de mortalité.
00:05:42Quand on a mis d'emblée la patiente en réanimation, où on peut d'emblée suppléer la défaillance cardio-circulatoire,
00:05:51cardio-respiratoire.
00:05:53Donc, on peut espérer qu'il y ait une mortalité moindre quand ils sont pris en charge rapidement, mais il
00:05:58y a une dégradation assez rapide et c'est une maladie mortelle.
00:06:02Donc, on prend ça très au sérieux. C'est pour ça qu'on a mobilisé cinq ambulances de réanimation dès
00:06:09hier, alors qu'au départ, on avait une information comme quoi ils étaient asymptomatiques.
00:06:14Mais on sait que ça peut se dégrader, c'est ce qui s'est passé et donc les SAMU SMUR
00:06:19sont pleinement mobilisés.
00:06:20Est-ce qu'on a été trop léger dans la gestion de l'affaire ?
00:06:23Alors, pour les cinq patients sur le bateau, la réponse est non. Ils ont été pris en charge immédiatement isolés.
00:06:30Ils sont dans un hôpital spécialisé où les chambres sont en pression négative parce que la patiente qui est probablement
00:06:38excrétante, la pression négative fait que l'air ne peut pas sortir de la chambre et les personnels sont formés.
00:06:47Les patients qui ont été pris en charge par les SMUR, même s'ils étaient asymptomatiques, tous les professionnels sont
00:06:52formés, équipés. C'est notre métier, la gestion de crise.
00:06:56Ils ont été testés, on l'imagine, ils ont transporté la patiente aussi ? On ne prend aucun risque, on
00:07:01est docteur, docteur.
00:07:02Pour ces cinq patients-là, l'inquiétude est plutôt pour les patients qui ont été au tout début, avant qu
00:07:09'on sache qu'il y avait une épidémie, débarqués à Sainte-Hélène et ensuite Johannesburg.
00:07:13Là, il y a un enjeu de repérer là, vraiment, et se poser la question de s'auto-isoler dans
00:07:24une maison en Bretagne versus 35 mètres carrés à Paris.
00:07:28Il faut voir les conditions de la possibilité de faire un isolement strict.
00:07:33Comme c'est quand même une maladie très mortelle, on peut espérer réussir à convaincre.
00:07:38C'est pour ça que je suis là, moi, pour faire de la pédagogie aussi, parce qu'au tout début
00:07:43d'histoire, il faut vraiment prendre la mesure et mettre les mesures strictes.
00:07:49L'excès de zèle peut aboutir à un refus des patients qui n'adhèreraient pas.
00:07:55On vous met en quarantaine, mais il y a des patients, selon les pays, qui sont les degrés de quarantaine.
00:08:01Il se peut, vous dites aujourd'hui, qu'il y a des gens qui peuvent dire, écoutez, moi, je ne
00:08:06souhaite pas être en quarantaine.
00:08:07Et dans ce cas-là, il n'y a rien à faire.
00:08:08Là, nous, on a le décret qui permet de...
00:08:10Nous, en France, mais dans les autres pays.
00:08:12Après, ça circule, parce que ces mêmes personnes peuvent prendre l'avion, contaminer d'autres personnes qui ont repris l
00:08:16'avion.
00:08:17Et puis après, ça circule dans le monde.
00:08:18On a vu ce qui s'est passé en 2020.
00:08:20On a une inquiétude sur les États-Unis, là, oui.
00:08:22Pourquoi sur les États-Unis ?
00:08:23Parce que le ministre de la Santé aux États-Unis n'est pas très...
00:08:30Ils sont sortis de l'OMS.
00:08:33Ils ne sont pas pour les mesures de santé publique.
00:08:36Il y avait un CDC extrêmement...
00:08:38Un CDC ?
00:08:39Un CDC, c'est un centre de gestion, en fait, des crises sanitaires,
00:08:43qui était très efficace, pour lequel ils ont coupé les budgets.
00:08:47Donc, on n'a pas beaucoup d'informations sur la politique, là, de gestion de...
00:08:54Alors qu'il y avait des Américains à bord.
00:08:56On se souvient, d'ailleurs, de ce passager américain qui avait même posté une vidéo sur les réseaux sociaux en
00:09:01disant
00:09:02« Tout ce qu'on veut, c'est rentrer à la maison. »
00:09:05Voilà.
00:09:05Il y en a un qui est positif.
00:09:06Oui, il y en a un qui est positif.
00:09:08Voilà.
00:09:08Qu'est-ce qu'on fait de ce patient positif ?
00:09:10Est-ce qu'il est à l'isolement ?
00:09:11Est-ce qu'on a des informations là-dessus ?
00:09:13C'est le rôle de l'OMS qui est chargé.
00:09:15Il y a des protocoles SSTRI, qui est un règlement sanitaire international,
00:09:18qui est très bien cadré.
00:09:20Et si tous les pays appliquent ça et qu'on détecte très tôt les chaînes de contamination,
00:09:24on peut les casser et éviter que ça se propage.
00:09:26Le problème, c'est si ce n'est pas correctement appliqué.
00:09:30C'est là où on a un risque.
00:09:33Judith ?
00:09:34C'est assez inquiétant quand même ce que vous dites
00:09:37sur la décision d'avoir dispersé des gens contaminés ou susceptibles de l'être
00:09:44au lieu de les concentrer au même endroit où ils auraient été surveillés médicalement
00:09:50sans que ça dépend de la bonne volonté de chacun.
00:09:53Parce que vous dites « c'est une maladie mortelle, je suis ici pour passer ce message ».
00:09:57Vous aurez toujours des gens qui diront « mais non, elle exagère, des complotistes ».
00:10:03On veut nous faire le coup du Covid, on veut nous attenter à nos libertés,
00:10:09nous reconfiner, tout ça est un mensonge.
00:10:12Je crois que, moi je suis pour la responsabilité individuelle,
00:10:15je crois que malheureusement compter sur le libre arbitre est un pari un peu hasardeux
00:10:21et que vraiment disperser les malades ou les modèles potentiels ou les contaminés potentiels
00:10:27au lieu de les rassembler au même endroit et de s'en occuper est une faute inquiétante.
00:10:33On va écouter dans un instant la ministre de la Santé, Stéphanie Ries,
00:10:37qui a donc pris la parole ce matin.
00:10:39On va la réécouter justement.
00:10:40Mais vous disiez, docteur, c'est une maladie mortelle.
00:10:44Mais alors, à quel degré est-ce que c'est mortel dans 90% des cas ?
00:10:50Est-ce que c'est mortel à 20% des cas ?
00:10:52Comment est-ce que ça fonctionne cette maladie ?
00:10:54Alors, on a des informations de 2018 sur un cluster qui s'est passé en Argentine,
00:11:00dans une fête d'anniversaire.
00:11:03La même où il y a eu le premier cas justement de cet ornithologue
00:11:06qui était allé en Argentine pour voir des oiseaux dans une ferme.
00:11:09Et donc une mortalité qui est évaluée entre 20 et 40%.
00:11:11Mais ce n'est pas pareil d'avoir une mortalité sur un bateau
00:11:13où il n'y a aucune structure sanitaire pour suppléer les défaillances d'organes
00:11:18versus quand on hospitalise très tôt en réanimation.
00:11:22Mais effectivement, aujourd'hui, là, il y a trois patients quand même
00:11:25qui sont décédés assez rapidement sur le bateau.
00:11:28Donc on prend ça très au sérieux.
00:11:30Ça veut dire qu'il y a une accélération de la probabilité mortelle de cette maladie ?
00:11:34Non, non, non. Ce n'est pas une accélération.
00:11:37C'est un virus qui, s'il n'a pas muté,
00:11:39si ce que nous disent les infectiologues, c'est que ça semble être le même,
00:11:43est connu avec une mortalité qui peut atteindre les 40%.
00:11:48Donc nous, on se base sur les informations à date.
00:11:53Et on sait très bien, enfin, la prudence s'impose.
00:11:57On apprend très bien des expériences passées.
00:12:01Et tant qu'on n'a pas une assurance qu'il n'a pas muté,
00:12:04qu'il est strictement identique...
00:12:06Ce qu'on ne sait pas encore.
00:12:07Parce que c'est un virus à ARN.
00:12:09Donc les virus à ARN mutent.
00:12:11Ils sont connus pour ça.
00:12:12Je ne parle que de ceux que je connais.
00:12:15Donc je suis urgentiste.
00:12:16Je laisse aux infectiologues et aux épidémiologistes...
00:12:18On va les interroger tout à l'heure dans Midi News.
00:12:20On va écouter la ministre de la Santé, Stéphanie Riste.
00:12:25Dans les cinq Français, une des personnes,
00:12:27pendant le voyage en avion, a eu des symptômes.
00:12:30Elle s'est malheureusement dégradée cette nuit.
00:12:32Et je peux dire ce matin que les tests sont revenus positifs à l'antavirus.
00:12:37Donc il s'agit d'une patiente avec un antavirus
00:12:41qui est dans un endroit, un hôpital spécialisé en maladies infectieuses
00:12:46avec toute une technique dans les chambres
00:12:50qui est très protectrice pour éviter évidemment que le virus se propage.
00:12:54Alors donc la ministre de la Santé
00:12:55qui va se retrouver avec Sébastien Lecornu tout à l'heure
00:12:58lors d'une réunion de crise.
00:12:59Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir se dire ?
00:13:01Alors qu'on vient de le voir avec le docteur Ricard Ribon
00:13:04qu'il y a la situation en France, certes,
00:13:06mais la situation aussi dans le reste du monde.
00:13:08Oui, et c'est d'ailleurs pour ça que c'est intéressant de regarder
00:13:10qui sera autour du Premier ministre à 16h15.
00:13:12Évidemment, la ministre de la Santé, vous vous en doutez.
00:13:15Laurent Nunez aussi.
00:13:16Le directeur de cabinet de Jean-Noël Barraud.
00:13:19Et puis évidemment, le directeur général de la Santé
00:13:21et le patron de l'ARS Île-de-France.
00:13:23Donc ce n'est pas une réunion politique,
00:13:25c'est soignant et politique.
00:13:27Et on voit bien l'importance aussi
00:13:28d'avoir le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères.
00:13:31Parce que comme vous le disiez tout à l'heure,
00:13:33pour l'instant, chaque pays, y compris,
00:13:34ne serait-ce qu'au sein de l'Union européenne
00:13:37pour les pays concernés,
00:13:38chaque pays a mis en place, entre guillemets,
00:13:40son protocole.
00:13:41La ministre de la Santé, Stéphanie Riste,
00:13:43estime que la France a le protocole le plus strict.
00:13:45Mais comme vous le disiez,
00:13:46après, ça peut être la différence de nous.
00:13:48On impose quelque chose de très strict.
00:13:49Mais si on accueille sur notre territoire
00:13:50des patients ou des personnes
00:13:52qui, à ce moment-là, soient asymptomatiques,
00:13:53qui n'ont pas eu les mêmes degrés d'isolement,
00:13:56entre guillemets,
00:13:57c'est là, évidemment, où ça blesse.
00:13:59Et c'est la difficulté, pour l'instant,
00:14:00de faire une seule politique européenne.
00:14:03On a sans doute appris de nos erreurs aussi du Covid,
00:14:06même si on ne va pas faire tout de suite la comparaison,
00:14:08où on voit que très tôt, quand même,
00:14:10on regarde ce que font les autres pays
00:14:11et on confronte un peu les protocoles sanitaires.
00:14:14Et on rappelle bien qu'il y a deux protocoles différents.
00:14:16D'abord, pour les cinq patients,
00:14:18les cinq rapatriés du bateau,
00:14:20qui, eux, effectivement, sont partis
00:14:22directement à l'hôpital,
00:14:23qui sont sous surveillance.
00:14:24Ils devaient l'être à l'origine 72 heures.
00:14:27Finalement, la ministre a dit, ce matin,
00:14:29plutôt une quinzaine de jours.
00:14:30Et les cas contacts, les 22 cas contacts,
00:14:32qui, eux, sont à l'isolement,
00:14:34tant qu'ils sont asymptomatiques,
00:14:35ils sont censés rester à l'isolement chez eux.
00:14:37Il y a deux protocoles différents
00:14:39en fonction du côté cas contacts,
00:14:41où dans le bateau, on imagine
00:14:42qu'il y a plus de risques
00:14:43qu'ils soient contaminés, malheureusement.
00:14:44Vu la gravité des choses,
00:14:46en tout cas, vous avez vu même le visage fermé
00:14:48de Stéphanie Risse ce matin sur France Inter,
00:14:50on sent bien, quand même,
00:14:51qu'il y a quelque chose de lourdeur.
00:14:53Il y a toujours un petit peu...
00:14:54Les mains quand même très, comment dirais-je, lourds.
00:14:57Et on se demande si ça ne va pas s'aggraver,
00:14:59ou en tout cas, se durcir ces mesures.
00:15:01Je vous propose d'écouter des personnes
00:15:03qui ont été interrogées, justement,
00:15:04à l'hôpital Bichat,
00:15:06là où, justement, cette patiente
00:15:09est mise à l'isolement.
00:15:11Ça m'inquiète.
00:15:12J'étais à l'hôpital, là.
00:15:14Je ne voulais pas trop toucher.
00:15:16Je me désinfectais les mains.
00:15:18Oui, ça m'inquiète.
00:15:19Je ne suis pas stressée énormément,
00:15:20mais ça commence à...
00:15:22Je me demande pourquoi ils se retrouvent ici.
00:15:23Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:15:24Franchement, c'est flippant.
00:15:27Il faut faire attention, c'est tout.
00:15:28C'est comme le Covid, quoi.
00:15:30C'est le même truc, je crois.
00:15:32Voilà.
00:15:32Ça va très vite dans l'esprit des gens,
00:15:34ce qu'on se remémore du Covid.
00:15:37Non, mais c'est vrai que, bien sûr,
00:15:38qu'il y a un traumatisme
00:15:39qui fait que nombre de personnes,
00:15:41aujourd'hui, ont l'impression
00:15:42de revivre très exactement
00:15:44à la fois les mêmes discours,
00:15:46les mêmes narratifs,
00:15:47les mêmes à la fois propos rassurants
00:15:50et puis avant que tout s'emballe.
00:15:52Et puis, on semble nous dire
00:15:54que la situation est très différente
00:15:55et en même temps,
00:15:56c'est assez contrarié.
00:15:57Ce discours est contrarié ou contredit
00:16:00quasiment par les faits en 24 heures.
00:16:03Il y a très peu de temps,
00:16:04on nous expliquait que la transmission
00:16:06de l'antavirus était très très faible.
00:16:10Et là, quand on voit la multiplication
00:16:12à la fois des personnes contaminées
00:16:15et des cas contacts,
00:16:17c'est vrai qu'on a l'impression
00:16:18de revivre un petit peu
00:16:19le même emballement
00:16:21que la précédente crise sanitaire.
00:16:23Donc, c'est vrai qu'il y a
00:16:23beaucoup d'inconnus.
00:16:24Moi, la première question
00:16:24qui me viendrait,
00:16:25c'est comment se transmet
00:16:27véritablement cet antavirus
00:16:28et quelles sont les conditions
00:16:30qui permettent à cet antavirus
00:16:32de se propager aujourd'hui ?
00:16:34Alors, moi, j'écoute
00:16:35ce que disent les infectiologues
00:16:36parce qu'encore une fois,
00:16:37ce n'est pas ma spécialité.
00:16:38Mais aujourd'hui,
00:16:39on dit qu'un patient
00:16:40en contamine deux
00:16:41sur des contacts étroits
00:16:43est rapprochée.
00:16:44Mais l'expérience fait
00:16:46qu'on a déjà vu
00:16:47des virus mutés.
00:16:48Donc, les certitudes
00:16:50au tout début
00:16:50d'une histoire prudence,
00:16:54on fait attention aux certitudes
00:16:56et surtout aux incertitudes
00:16:57scientifiques.
00:16:58Et donc, tant qu'on n'a pas
00:17:00des certitudes,
00:17:01ils ont fait l'analyse génomique
00:17:04pour voir s'il y a des mutations
00:17:05ou pas des mutations.
00:17:07Et c'est vraiment
00:17:08les épidémiologistes
00:17:10qui vont pouvoir répondre
00:17:11à cette question.
00:17:12Mais à ce stade,
00:17:13au tout début,
00:17:14quand on est en capacité encore
00:17:15de contrôler
00:17:16toutes les chaînes
00:17:16de contamination,
00:17:18parce qu'on a une chance,
00:17:20deux chances inouïes d'ailleurs,
00:17:21on a,
00:17:21si je me permets de dire ça,
00:17:24c'est que tout le monde
00:17:25était,
00:17:25le poisson zéro
00:17:26était sur un bateau.
00:17:27Et donc,
00:17:27tous les cas contacts
00:17:28sont identifiés.
00:17:29Donc, les chaînes,
00:17:31retrouver toutes les chaînes
00:17:32de contamination
00:17:33sont plus faciles.
00:17:34Et ensuite,
00:17:35on a une organisation
00:17:36quand même en France,
00:17:37grâce au Samus Entre 15,
00:17:38c'est 37 millions
00:17:39d'appels par an,
00:17:40où on peut détecter
00:17:41les cas contacts,
00:17:42les cas suspects
00:17:43et les orienter facilement
00:17:45dans les sens errantes médicales.
00:17:47Ce matin,
00:17:47est-ce que vous avez reçu déjà
00:17:49des appels en disant
00:17:50est-ce que je me sens mal,
00:17:52est-ce que c'est le antavirus,
00:17:55est-ce qu'il y a des gens
00:17:55qui paniquent
00:17:57et qui appellent ?
00:17:58Alors, non, c'est un peu tôt
00:17:59parce que là,
00:17:59les cinq patients,
00:18:00effectivement,
00:18:01n'ont pas eu le temps
00:18:02d'avoir des sujets contacts
00:18:03dans la population générale.
00:18:06Il y a un petit sujet
00:18:07sur les 22.
00:18:08C'est ça.
00:18:09Un énorme sujet sur les 22.
00:18:11Un énorme sujet sur les 22.
00:18:14Et là, effectivement,
00:18:15c'est le rôle
00:18:16de l'Agence régionale de santé
00:18:17avec qui on travaille
00:18:19étroitement dans, justement,
00:18:20le repérage
00:18:21de ces chaînes de contamination
00:18:23et sur la réponse à apporter
00:18:25sur cas contact,
00:18:27cas suspect, cas vérifié.
00:18:28Justement, vous parliez
00:18:29des infectiologues.
00:18:30Le professeur,
00:18:30le docteur Robert Cohen,
00:18:31psychiatre infectiologue,
00:18:32était ce matin sur CNews.
00:18:36Là, on a le cas zéro en France.
00:18:39Le cas zéro,
00:18:40c'est les gens
00:18:40qui étaient dans le bateau.
00:18:42Si on prend toutes les mesures
00:18:45autour de ces cas-là,
00:18:46c'est-à-dire prendre
00:18:47toutes les précautions
00:18:48qu'on a apprées avec le Covid,
00:18:50bien entendu, il faut protéger
00:18:52le personnel soignant
00:18:54pour que lui ne puisse pas
00:18:57le transmettre aux autres.
00:18:59Imaginez-vous que
00:19:00l'incubation étant
00:19:02de plusieurs semaines,
00:19:02il fallait les garder
00:19:03plusieurs mois
00:19:05collés les uns les autres
00:19:06dans le bateau.
00:19:07Donc, c'est raisonnable
00:19:09de les prendre.
00:19:10C'est raisonnable
00:19:11de les prendre
00:19:11dans des services
00:19:13où toutes les mesures
00:19:14d'hygiène connues
00:19:15contre la transmission respiratoire
00:19:17vont être appliquées
00:19:18avec des chambres
00:19:19où l'air est vraiment changé
00:19:22extrêmement fréquemment
00:19:22où toutes les mesures
00:19:23d'hygiène sont prises.
00:19:24Et c'est comme ça,
00:19:26précocement,
00:19:27qu'on peut tenter
00:19:28d'arrêter une épidémie.
00:19:30Donc, le sujet,
00:19:31c'est les 22.
00:19:32Le sujet, c'est aussi
00:19:32l'hôpital,
00:19:33le personnel soignant.
00:19:35Je ne vais pas dévoiler
00:19:36son identité,
00:19:37mais j'ai un médecin
00:19:40de l'hôpital Bichat
00:19:41qui, quand je l'ai interrogé
00:19:43ce matin par SMS
00:19:44de savoir comment ça se passait,
00:19:45quelle était l'ambiance
00:19:46à l'hôpital Bichat,
00:19:47la direction fait tout
00:19:48pour rassurer les patients
00:19:49et le personnel.
00:19:50Ça, ça veut dire quand même
00:19:51qu'il y a un personnel
00:19:52qui n'est pas forcément rassuré,
00:19:53si je prends le problème
00:19:55à l'envers.
00:19:56Alors,
00:19:57les professionnels de santé,
00:19:59la gestion de crise,
00:20:00ça fait partie de notre mission.
00:20:01On sait,
00:20:02quand on s'engage,
00:20:03c'est un métier
00:20:04qu'on a choisi
00:20:05pour lequel on est
00:20:07pleinement engagé.
00:20:08Mais ça n'empêche pas
00:20:09qu'il faut être vigilant
00:20:11et on a beau être formé,
00:20:13et le risque zéro
00:20:15n'existe pas,
00:20:17même si c'est extrêmement
00:20:18bien cadré.
00:20:19Enfin, Bichat,
00:20:20c'est vraiment un...
00:20:21Il y a Bichat,
00:20:22mais c'est réparti
00:20:23sur tout le territoire.
00:20:23Il y a des établissements
00:20:25de santé de référence
00:20:26pour le risque épidémique
00:20:28et biologique
00:20:28sur l'ensemble du territoire.
00:20:31On est bien protégé,
00:20:32on a les équipements
00:20:33et on sait comment faire
00:20:36pour éviter les contaminations.
00:20:38Donc, pour ces cinq patients,
00:20:39l'inquiétude,
00:20:40elle n'est pas extrême.
00:20:42Là où on est plus inquiet,
00:20:44effectivement,
00:20:45c'est pour les 22.
00:20:46Parfait.
00:20:46Vous dites, docteur,
00:20:48on a les équipements.
00:20:49D'autres médecins
00:20:51nous ont expliqué
00:20:52qu'on disposait
00:20:53d'un certain nombre
00:20:53de lits,
00:20:55j'imagine en chambre fermée.
00:20:58Mais de combien de lits
00:21:01spécialisés
00:21:01dispose-t-on
00:21:02pour accueillir
00:21:03ce genre de patients
00:21:04ou supposés
00:21:07peut-être infectés ?
00:21:08Et à quel point
00:21:09la situation peut déraper ?
00:21:11Quel est le nombre
00:21:12de lits, finalement,
00:21:14spécialisés
00:21:14ou ceux de chambre
00:21:16confinée
00:21:17qui existent en place ?
00:21:18De chambre stérile.
00:21:18Alors, je ne saurais pas
00:21:19vous dire le nombre de lits.
00:21:20Mais en tout cas,
00:21:21il y a une capacité
00:21:22d'augmentation.
00:21:23On l'a bien vu aussi
00:21:24pendant le Covid.
00:21:25Mais c'est tout l'enjeu.
00:21:27Là, pour éviter
00:21:28d'être saturé
00:21:29par ce type de patients
00:21:31infectés,
00:21:32excrétants,
00:21:32il faut effectivement
00:21:34casser les chaînes
00:21:34de contamination.
00:21:35Et c'est ça,
00:21:36l'enjeu, maintenant,
00:21:37vraiment.
00:21:37Et c'est aussi pour ça
00:21:38qu'on vient faire
00:21:39de la pédagogie.
00:21:40c'est que c'est une responsabilité,
00:21:41bien sûr,
00:21:42du gouvernement,
00:21:43c'est une responsabilité
00:21:43des professionnels.
00:21:44Il y a une responsabilité
00:21:46collective également,
00:21:49individuelle,
00:21:49du repérage
00:21:50des personnes contacts
00:21:51et des personnes suspectes.
00:21:53On va y revenir,
00:21:54bien sûr, longuement,
00:21:55avec les derniers développements
00:21:56sur cette affaire
00:21:57du antavirus.
00:21:58Merci beaucoup,
00:21:59Agnès Ricaribon,
00:22:00d'avoir été avec nous,
00:22:02médecin urgentiste,
00:22:03porte-parole du SAMU
00:22:03Urgence de France.
00:22:05Dans un instant,
00:22:06on va parler de Mathéo.
00:22:07Neuf ans,
00:22:08tabassé au sol
00:22:09par des jeunes
00:22:11lors d'une partie
00:22:12de foot amateurs.
00:22:14Comment est-ce possible ?
00:22:14On pose la question
00:22:15dans Medi.
00:22:15Nous à tout de suite.
00:22:19Suite de Medi News,
00:22:20dans un instant,
00:22:21on parle de la violence
00:22:22dans le sport amateur
00:22:23avec l'affaire
00:22:23du petit Théo,
00:22:259 ans,
00:22:26Mathéo, pardon,
00:22:279 ans,
00:22:27à Oshilemin,
00:22:28et contre les crimes
00:22:30de Cray.
00:22:30On parlera aussi
00:22:31du home-jacking
00:22:32de l'acteur
00:22:33et animateur
00:22:34Mickaël Youn.
00:22:35Mais d'abord,
00:22:35les dernières informations.
00:22:36Sommail à la midi.
00:22:37Et on commence ce journal
00:22:38par ce lourd bilan
00:22:39après un incendie
00:22:40survenu ce matin
00:22:41dans un immeuble
00:22:43de Dessines-Charpieux
00:22:44dans la banlieue
00:22:44à l'Est de Lyon.
00:22:45Trois personnes sont mortes,
00:22:46quatre autres sont
00:22:47en urgence relative
00:22:48et une cinquantaine
00:22:49de résidents ont été
00:22:50évacués vers un gymnase
00:22:51municipal.
00:22:52Un incendie d'origine
00:22:53criminelle selon
00:22:54les premiers éléments
00:22:55de l'enquête.
00:22:57A la une également,
00:22:57le Premier ministre
00:22:58Sébastien Lecornu
00:22:59tiendra une nouvelle réunion
00:23:00dès cet après-midi
00:23:01à Matignon pour, je cite,
00:23:03suivre au plus près
00:23:04l'évolution de la situation
00:23:06sur l'antavirus,
00:23:07une nouvelle réunion
00:23:07alors qu'une française
00:23:08a été testée positive
00:23:10et que 22 cas contacts
00:23:11ont été identifiés.
00:23:13Et puis,
00:23:14les textes sur la fin de vie
00:23:16poursuivent leur navette parlementaire.
00:23:17Ils sont soumis au Sénat
00:23:18en deuxième lecture
00:23:19à partir d'aujourd'hui
00:23:20et ce jusqu'à mercredi.
00:23:22Les deux chambres
00:23:22sont plutôt en harmonie
00:23:23sur l'urgence
00:23:24à développer
00:23:25les soins palliatifs.
00:23:26En revanche,
00:23:26le palais du Luxembourg,
00:23:28dominé par la droite,
00:23:29devrait continuer
00:23:30à rejeter la création
00:23:31d'un droit
00:23:31à l'aide à mourir.
00:23:33Merci Somaïa Labidi.
00:23:36Toujours à table
00:23:37avec moi
00:23:37pour Midi News
00:23:38Elodie Houchard
00:23:39du service politique
00:23:40de CNews,
00:23:40Raphaël Steinville,
00:23:41Judith Weintraub.
00:23:42Nous accueillons
00:23:44Samir Belaïd.
00:23:45Merci beaucoup
00:23:45d'être avec nous.
00:23:47Vous êtes arbitre
00:23:49dans le football amateur
00:23:50et justement avec vous
00:23:50on reviendra
00:23:51sur l'affaire
00:23:51du petit Mathéo.
00:23:53Mais d'abord,
00:23:54ce nouveau
00:23:55home-jacking
00:23:56pour Mickaël Younes,
00:23:58Sabrina Bialin-Bouillet
00:23:59est avec nous.
00:24:00Bonjour.
00:24:01Que s'est-il passé
00:24:01exactement au domicile
00:24:02de l'acteur
00:24:03qui cette fois-ci,
00:24:04on parle d'un domicile
00:24:05dans les Bouches-du-Rhône
00:24:06près d'Aix-en-Provence.
00:24:07Dans le sud de la France,
00:24:07tout à fait.
00:24:08Les faits se sont déroulés
00:24:09ce matin aux alentours
00:24:10de 8h15
00:24:11donc au domicile
00:24:12de l'acteur
00:24:13Mickaël Younes
00:24:14près d'Aix-en-Provence
00:24:15à Aiguille
00:24:15qui se situe
00:24:16dans la banlieue
00:24:17ouest de Aix-en-Provence.
00:24:19L'acteur était présent
00:24:20ainsi que sa compagne,
00:24:21l'actrice Isabelle Funaro
00:24:28des individus cagoulés
00:24:29gantés ont pénétré
00:24:30dans le domicile.
00:24:31L'un d'eux avait
00:24:31une arme d'épaule.
00:24:32Il s'agirait d'un fusil
00:24:34de type 22 long rifle
00:24:35et l'un des individus
00:24:37aurait d'ailleurs utilisé
00:24:37ce fusil
00:24:38pour mettre en joue
00:24:39l'adolescente de 14 ans.
00:24:41Les individus
00:24:42ont donc eu accès
00:24:43au coffre-fort.
00:24:44Ils ont dérobé
00:24:45de l'argent liquide,
00:24:46des bijoux,
00:24:46des montres
00:24:47de grande valeur.
00:24:48Aucun préjudice officiel
00:24:49n'est annoncé
00:24:50mais selon nos informations
00:24:51au CNews,
00:24:52on pourrait parler
00:24:53d'un bulletin
00:24:53de plus de 100 000 euros.
00:24:55Alors heureusement,
00:24:55il n'y a aucun blessé
00:24:56même si on sait
00:24:57que le traumatisme
00:24:58est très important
00:24:59dans les cas de homejacking.
00:25:01Concernant les individus,
00:25:02ils ont fui à moto.
00:25:04Il faut savoir
00:25:04que le domicile
00:25:05de l'acteur
00:25:06est équipé
00:25:06d'un système de surveillance
00:25:07donc les images
00:25:08de vidéosurveillance
00:25:10pourront aider
00:25:11l'enquête
00:25:12qui est en cours.
00:25:13Michael Yoyo
00:25:13avait déjà subi
00:25:14un cambriolage
00:25:15vous l'avez dit
00:25:16en 2011.
00:25:17Il n'était pas présent
00:25:18donc ce n'était pas
00:25:19un homejacking
00:25:19à ce moment-là
00:25:21et il avait décidé
00:25:22de déménager,
00:25:23de s'installer
00:25:23dans le sud de la France
00:25:24après cet événement.
00:25:25Voilà.
00:25:25Avec des premières pistes
00:25:27et des images,
00:25:29en tout cas,
00:25:29des informations,
00:25:30des toutes premières informations.
00:25:32La famille de Michael Yoon,
00:25:34des enfants,
00:25:35dont une enfant,
00:25:36je crois,
00:25:36ou un enfant en bas âge
00:25:38qui a été...
00:25:39Voilà.
00:25:406 et 14 ans.
00:25:416 et 14 ans.
00:25:42Et un jeune enfant.
00:25:43Des armes pointées
00:25:44sur ces enfants.
00:25:44Voilà.
00:25:44Il y a eu des affaires
00:25:46avec des personnalités,
00:25:49notamment Christophe Beaugrand,
00:25:51dernièrement aussi
00:25:52un autre animateur
00:25:53de télévision.
00:25:53Voilà.
00:25:54C'est des images
00:25:54extrêmement violentes.
00:25:56Bruno Guillon aussi,
00:25:57oui,
00:25:57avait été concerné.
00:25:58Tout à fait.
00:25:59Qui était traumatisé
00:26:00par cette affaire,
00:26:01on s'en souvient.
00:26:01Ça avait duré longtemps,
00:26:02quasiment toute la nuit
00:26:03pour Bruno Guillon.
00:26:04Ici,
00:26:04il semblerait que les choses
00:26:05soient allées plus vite,
00:26:07mais le traumatisme,
00:26:08il reste très important.
00:26:09Il y a de plus en plus
00:26:10de home jacking en France.
00:26:11Il faut compter à peu près
00:26:11500 par an,
00:26:13avec heureusement
00:26:14un taux d'élucidation
00:26:15plus fort que pour les cambriolages.
00:26:17On est aux alentours
00:26:18de 8% pour les cambriolages,
00:26:19plus de 50%
00:26:20de taux d'élucidation
00:26:22pour les home jacking.
00:26:23Le souci,
00:26:24c'est vraiment
00:26:25le traumatisme psychologique
00:26:27à l'issue
00:26:27de ces home jacking.
00:26:28Vous avez vu,
00:26:29même lorsqu'il y a
00:26:30des surveillances,
00:26:31des vidéosurveillances,
00:26:32quand on s'attaque
00:26:32à des personnalités,
00:26:33on sait que souvent,
00:26:34les maisons,
00:26:35les appartements
00:26:35sont équipés
00:26:36de vidéosurveillances.
00:26:37Et malgré tout,
00:26:38ils y vont armés.
00:26:39Donc,
00:26:40il faut quand même
00:26:40être particulièrement menaçant.
00:26:42Et il y a forcément
00:26:44un traumatisme psychologique
00:26:45très fort derrière,
00:26:46très lourd.
00:26:46Forcément.
00:26:47Effectivement,
00:26:47le réflexe,
00:26:48je me souviens
00:26:48de Christophe Beaugrand,
00:26:49ça a été de se réfugier
00:26:50avec l'enfant
00:26:52dans une pièce,
00:26:53sur le toit de la maison,
00:26:55pendant que l'autre
00:26:56faisait fuir.
00:26:57C'est absolument sidérant
00:26:59parce qu'aujourd'hui,
00:27:00vous installez
00:27:01n'importe quel système d'alarme,
00:27:04ils y vont,
00:27:05comme vous dites,
00:27:05ils menacent,
00:27:06ils vous disent
00:27:07la clé du coffre,
00:27:08tu mets tout dans les...
00:27:10Aujourd'hui,
00:27:10ça va effectivement
00:27:12très très vite.
00:27:13Est-ce qu'il y a un cas
00:27:14particulier sur les personnalités ?
00:27:15Parce qu'on parle
00:27:16effectivement toujours,
00:27:17ça va plus vite,
00:27:18j'allais dire,
00:27:19dans l'actualité
00:27:19quand c'est une personnalité.
00:27:21Enfin,
00:27:22ça arrive aussi
00:27:22à des gens
00:27:24qui ne sont pas
00:27:24des personnalités.
00:27:24Bien sûr.
00:27:26En particulier,
00:27:26ça arrive à ceux
00:27:27qui possèdent des maisons
00:27:28parce que c'est plus facile
00:27:30pour le repérage,
00:27:31les voisins sont moins attentifs.
00:27:32Et puis souvent,
00:27:33les home jacking
00:27:34se passent de nuit,
00:27:35si c'était très tôt le matin.
00:27:36mais généralement de nuit.
00:27:37Donc,
00:27:38les maisons sont plus ciblées.
00:27:39Mais ça peut toucher
00:27:40effectivement des particuliers.
00:27:42C'est plus simple,
00:27:43sans doute,
00:27:44pour les individus
00:27:45de s'en prendre
00:27:45à des personnalités
00:27:46parce qu'on les remarque
00:27:48plus rapidement.
00:27:48Il suffit que vous fassiez
00:27:50livrer quelque chose
00:27:51chez vous.
00:27:51Le message peut très vite
00:27:52passer sur l'adresse
00:27:53d'une personnalité,
00:27:54d'un joueur de football,
00:27:55etc.
00:27:56Et donc,
00:27:57ils savent aussi
00:27:58que le butin sera
00:27:58sans doute plus important.
00:28:00Oui.
00:28:00Et puis après,
00:28:00il y a dans l'éco-propriété,
00:28:02vous parliez d'appartements,
00:28:03tout un débat
00:28:04sur est-ce qu'il faut
00:28:05donner le code
00:28:05à certains livreurs,
00:28:07etc.
00:28:08Ou pas,
00:28:09parce qu'après,
00:28:09évidemment,
00:28:10c'est plus rapide
00:28:10de rentrer dans l'immeuble
00:28:12en question.
00:28:12Enfin,
00:28:12il y a plein de sujets
00:28:13là-dessus.
00:28:14On reviendra là-dessus
00:28:15tout au long de la journée.
00:28:16Merci beaucoup Sabrina Birlin-Bouillet.
00:28:18On passe,
00:28:19je voudrais qu'on évoque
00:28:20bien sûr cette affaire
00:28:21du petit Mathéo Nevant
00:28:23qui a d'ailleurs posté
00:28:24une vidéo très touchante
00:28:26où il remercie
00:28:28des messages
00:28:29qu'on lui a envoyés.
00:28:32Que s'est-il passé exactement ?
00:28:33Ça s'est passé vendredi
00:28:35dans le Pas-de-Calais.
00:28:39Match entre Oshilemin et Creil.
00:28:42Et c'est Julia Ferrand
00:28:44qui nous précise les faits.
00:28:47C'est au moment
00:28:48du coup de sifflé final
00:28:49que la situation a dégénéré.
00:28:52Ce vendredi,
00:28:54lors d'un tournoi de football
00:28:56avant d'un levier,
00:28:57l'équipe des 9-10 ans
00:28:59d'Oshilemin
00:28:59se qualifie en finale
00:29:01face à l'AFC Creil.
00:29:03Ces derniers
00:29:04remportent le match 2-0
00:29:06au coup de sifflé final.
00:29:08Un attroupement se forme
00:29:09au milieu du terrain.
00:29:11C'est à ce moment
00:29:11que Mathéo aurait été bousculé
00:29:14par un joueur de Creil.
00:29:15Il l'aurait poussé à son tour.
00:29:17Avant qu'un autre
00:29:18ne le mette à terre,
00:29:20au sol,
00:29:21Mathéo se fait rouer
00:29:22de coups de pied,
00:29:23au torse et à la tête
00:29:24par 5 joueurs
00:29:25de l'équipe adverse.
00:29:27L'agression
00:29:28dure 15 secondes.
00:29:30L'éducateur de Creil,
00:29:31puis les parents
00:29:32et le président
00:29:33de l'AS Oshilemin
00:29:34interviennent
00:29:35pour séparer la bagarre.
00:29:37Peu de temps après,
00:29:39Mathéo est évacué
00:29:40sur un brancard
00:29:41et amené
00:29:42à l'hôpital de Lens
00:29:43sous une haie d'honneur
00:29:44de la part
00:29:45des autres équipes.
00:29:46Tandis qu'au même moment,
00:29:48les joueurs de Creil
00:29:49fêtaient seuls
00:29:50leur victoire
00:29:51sur le terrain.
00:29:52Mathéo,
00:29:53qui joue sa 3e saison
00:29:55dans le club,
00:29:56est ressorti rétabli
00:29:57après une batterie
00:29:58d'examens.
00:29:59Son club
00:30:00ne souhaite pas
00:30:01s'arrêter là
00:30:01et compte saisir
00:30:02la Ligue de football
00:30:03des Hauts-de-France.
00:30:05Voilà,
00:30:06et on va sur place
00:30:06retrouver les équipes
00:30:08de CNews.
00:30:08Nicolas Roger
00:30:09avec Manon Veraldo.
00:30:10Vous êtes à Oshilemin
00:30:11précisément
00:30:12et sur place,
00:30:13c'est la loi du silence
00:30:14qui s'installe.
00:30:17Oui, tout à fait.
00:30:18On peut parler
00:30:19d'une omerta.
00:30:19Nous avons échangé
00:30:20quelques mots
00:30:21avec le maire
00:30:22d'Oshilemin,
00:30:22Jean-Michel Legrand
00:30:23d'Hivergauche.
00:30:25Il nous a dit
00:30:26tout de suite
00:30:26qu'il ne souhaitait pas
00:30:27parler à CNews
00:30:28avant de pointer du doigt
00:30:30la récupération
00:30:31de l'extrême droite
00:30:32selon ses termes.
00:30:33À une dizaine
00:30:33de kilomètres d'ici,
00:30:34il y a Vendin-le-Vieille.
00:30:36C'est là que s'est déroulé
00:30:37le tournoi vendredi.
00:30:38Les organisateurs
00:30:39ne veulent pas communiquer
00:30:40non plus.
00:30:41Le club d'Oshilemin
00:30:43qui se trouve
00:30:44derrière moi
00:30:46déplore à présent
00:30:47l'ampleur
00:30:47que prend l'affaire
00:30:48si dans un premier temps
00:30:49l'éducateur de Creil
00:30:50n'a pas voulu
00:30:51communiquer les noms
00:30:52des joueurs de son équipe
00:30:53qui ont agressé Matteo.
00:30:55Les noms ont néanmoins
00:30:56été transmis par le club
00:30:57de Vendin-le-Vieille
00:30:58au club d'Oshilemin.
00:30:59Le président du club
00:31:01d'Oshilemin
00:31:01n'a pas voulu nous donner
00:31:02les prénoms
00:31:03des joueurs concernés
00:31:04par l'affaire.
00:31:05Nous avons également échangé
00:31:06avec les habitants
00:31:07d'Oshilemin
00:31:08la commune de Matteo.
00:31:10Les habitants parlent
00:31:10d'une commune calme
00:31:11qui vit dans une bonne ambiance.
00:31:13Ils sont nombreux
00:31:14tout comme le président
00:31:15du club d'Oshilemin
00:31:16à mettre en avant
00:31:18la responsabilité
00:31:19des parents
00:31:19et des éducateurs
00:31:20dans cette affaire.
00:31:22Merci beaucoup Nicolas Roger
00:31:23avec Manon Varaldo
00:31:24sur place
00:31:25la loi de l'Omerta.
00:31:27Il ne s'est rien passé.
00:31:28il y a eu un match de foot
00:31:29tout va bien
00:31:30et quand on entend
00:31:31en revanche
00:31:31le père de Matteo
00:31:33voilà ce qu'il dit.
00:31:37Il s'est fait bousculer
00:31:39au départ.
00:31:41En fait
00:31:42ils l'ont margué
00:31:43parce qu'ils avaient gagné
00:31:44la finale.
00:31:45Donc lui
00:31:46il s'est descendu
00:31:46il l'a repoussé
00:31:47et là c'est là
00:31:48qu'ils se sont acharnés
00:31:49dessus.
00:31:50Oui il l'a repoussé
00:31:50on voit votre fils
00:31:51qui fait un geste.
00:31:52C'était la finale en plus
00:31:53donc le coup de sifflet final
00:31:55et en fait
00:31:56je vais pour serrer la main
00:31:57pour féliciter
00:31:59l'entraîneur adverse.
00:32:00Oui.
00:32:01Et là
00:32:01j'entends des bruits
00:32:02des cris
00:32:03je me retourne
00:32:04et je vois mon fils
00:32:06recroquevillé
00:32:06et à 5 ou 6
00:32:08dessus
00:32:09en train de le frapper
00:32:09quoi.
00:32:10Et là
00:32:11j'ai agi
00:32:13le plus rapidement possible.
00:32:15On a tous agi.
00:32:17Samir Belaïd
00:32:18qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:32:19Je rappelle que vous êtes
00:32:19justement arbitre
00:32:20dans le foot amateur.
00:32:22J'aimerais tout d'abord
00:32:23adresser tout mon soutien
00:32:24à Mathéo
00:32:25aux jeunes
00:32:26c'est un enfant
00:32:26moi c'est ce qui me sidère
00:32:28c'est que c'est un enfant
00:32:29et que
00:32:29C'est un enfant
00:32:30t'as baissé par d'autres enfants.
00:32:31Il y a aussi ce fait
00:32:32que les autres enfants
00:32:34qui étaient
00:32:35dans cette bagarre
00:32:36mêlés à cette bagarre
00:32:37doivent nourrir
00:32:38de profonds regrets
00:32:39maintenant
00:32:39et qu'on est dans
00:32:41le foot amateur
00:32:42et voir ces scènes
00:32:43c'est inacceptable
00:32:45et malheureusement
00:32:46chaque année
00:32:46on en revoit.
00:32:48Il faut que ça s'arrête
00:32:49très très vite
00:32:49mais le jeune âge
00:32:51des acteurs
00:32:53C'est-à-dire que vous
00:32:53vous avez jamais vu ça ?
00:32:55Aussi jeune
00:32:56non
00:32:57je suis
00:32:58arbitre de foot
00:32:59amateur
00:33:00à Paris
00:33:01depuis bientôt
00:33:02trois ans
00:33:02j'ai moi-même été
00:33:04agressé
00:33:04j'ai quasiment subi
00:33:06la même chose
00:33:07j'ai eu quatre personnes
00:33:08issues du public
00:33:09qui sont venues
00:33:10m'agresser une fois
00:33:11et c'est de là
00:33:11que je me suis engagé
00:33:12Et vous avez quel âge
00:33:13à l'époque ?
00:33:13J'avais 37 ans
00:33:15Ah oui d'accord
00:33:15donc on est très très loin
00:33:16des 9 ans
00:33:17bon voilà
00:33:18mais vous voulez dire
00:33:19que la violence
00:33:19dans le foot
00:33:20peu importe l'âge
00:33:22existe
00:33:22même dans le foot
00:33:23amateur
00:33:23est-ce qu'il y a
00:33:24une sorte de revanche
00:33:25je ne vais pas faire
00:33:26de comparaison
00:33:27n'est pas raison
00:33:28mais il y a eu quand même
00:33:28des sacrés débordements
00:33:31avec 95 gardes à vue
00:33:33125 interpellations
00:33:34on va y revenir
00:33:35dans un instant
00:33:35justement
00:33:36avec des peines
00:33:38qui sont pratiquement
00:33:41dérisoires
00:33:42par rapport à ce qui s'est passé
00:33:43et la violence
00:33:43qu'ont pu subir
00:33:45les forces de l'ordre
00:33:46est-ce qu'il y a
00:33:47quelque chose
00:33:48dans le foot
00:33:48là dernièrement
00:33:49récemment
00:33:50ces dernières années
00:33:50qui font que
00:33:51ça aspire à la violence
00:33:52on vient de le voir
00:33:53à Creil justement
00:33:54concernant les interpellations
00:33:56c'était suite
00:33:56à la demi-finale
00:33:58remportée par
00:33:59Paris Saint-Germain
00:33:59ça devrait être une fête
00:34:01mais bien sûr
00:34:01le monde du football
00:34:03en France
00:34:05doit être très heureux
00:34:06et fier de son équipe
00:34:07mais
00:34:08venir à casser
00:34:09des véhicules
00:34:10à briser
00:34:11des vitres
00:34:12de commerce
00:34:13c'est inadmissible
00:34:14et c'est pas ce qu'on doit prôner
00:34:16dans nos clubs
00:34:16ce que j'aimerais
00:34:18c'est entendre un jour
00:34:19les joueurs pros
00:34:20se prononcer
00:34:21comme ils l'ont déjà fait
00:34:22contre le racisme
00:34:23et là
00:34:23dire d'une seule voix
00:34:25nous sommes
00:34:25contre ces violences
00:34:27stop à la violence
00:34:28que ce soit dans le foot pro
00:34:29ou amateur
00:34:30je ne suis pas là
00:34:31pour les commenter
00:34:31mais je pense que
00:34:32ce sera un message fort
00:34:34d'exemplarité
00:34:35pour le monde
00:34:36du foot amateur
00:34:37donc vous lancez un appel
00:34:38aujourd'hui
00:34:38sur CNews
00:34:39j'aimerais
00:34:40du fond du coeur
00:34:40qu'on ait
00:34:42un joueur
00:34:42pro
00:34:43ou plusieurs
00:34:44qui s'engagent
00:34:45contre ces violences
00:34:47sur et aux abords
00:34:49des terrains de football
00:34:49Sabrina
00:34:50mais avant les joueurs pros
00:34:51ici certes
00:34:52ce sont des enfants
00:34:539 ans
00:34:54qui donne l'exemple
00:34:55l'éducateur
00:34:56l'entraîneur
00:34:57ici l'entraîneur
00:34:58qui a identifié
00:34:59les 5 jeunes
00:35:00qui ont commis ces violences
00:35:01n'a pas souhaité
00:35:02donner les noms
00:35:03pas à CNews
00:35:04nous on ne va pas avancer
00:35:05avec ça
00:35:05mais aux enquêteurs
00:35:06et aux gens
00:35:07de la fédération
00:35:08qui maintenant
00:35:09du club
00:35:09il n'a pas voulu donner
00:35:10la feuille de match
00:35:10il n'a pas voulu
00:35:12ni identifier
00:35:12les 5
00:35:13pourtant
00:35:13il les avait identifiés
00:35:15ces 5 joueurs
00:35:16donc là
00:35:17il y a quand même
00:35:17un problème
00:35:18parce que l'omerta
00:35:19comment dire
00:35:20ces entraîneurs
00:35:21ces éducateurs
00:35:22ils montrent l'exemple
00:35:23dans le sport
00:35:23plus qu'ailleurs
00:35:24c'est très important
00:35:25c'est très symbolique
00:35:26si cet entraîneur
00:35:28cet éducateur
00:35:28ferme les yeux
00:35:29qu'est-ce que ça veut dire
00:35:31quel message
00:35:31envoyer à ces jeunes
00:35:32de 9-10 ans
00:35:33qui ont commis ces violences
00:35:34alors justement
00:35:35qu'en pensent
00:35:35les habitants
00:35:37d'eau chez les mines
00:35:37on est allé voir
00:35:38on les écoute
00:35:40ça ne va pas se passer
00:35:41comme ça dans le sport
00:35:42surtout si jeunes
00:35:44les éducateurs
00:35:45en principe
00:35:45ils sont là
00:35:46pour éduquer
00:35:48les parents
00:35:48peut-être
00:35:49en premier déjà
00:35:51parce qu'on voit
00:35:51beaucoup de parents
00:35:52le long de
00:35:53je vais voir souvent
00:35:54des entraînements
00:35:54comme ça
00:35:55on voit les parents
00:35:56qui sont au bord du terrain
00:35:57c'est bientôt les premiers
00:35:58à crier sur leur enfant
00:36:00vas-y
00:36:00vas-y
00:36:01et leur entraîneur
00:36:01alors il fait quoi
00:36:03non non
00:36:03c'est pas normal
00:36:04que ça finisse comme ça
00:36:05si jeunes
00:36:06ça ne doit pas finir
00:36:07en bagarre
00:36:08on peut glisser
00:36:09sur le pelouse
00:36:09qui est humide
00:36:10on prend le pied
00:36:11avant-à-dire
00:36:11ça peut arriver
00:36:12après le gamin
00:36:13il va s'excuser
00:36:14non on lui a fait une clé
00:36:14comme j'ai écouté
00:36:16ce qu'a dit le gamin
00:36:17on lui a fait une clé
00:36:18mais c'est quoi ça
00:36:19après ils sont sortés dessus
00:36:20mais c'est
00:36:21on va où
00:36:22moi je suis choqué
00:36:23moi ça me choque
00:36:23franchement ça me choque
00:36:24voilà
00:36:25choqués les habitants
00:36:27surtout pour ce jeune
00:36:28qui a donc posté
00:36:29cette vidéo
00:36:30on le voit
00:36:31très mignon
00:36:32remercié
00:36:33pour tous les messages
00:36:36Samir
00:36:36quand vous voyez ce jeune
00:36:39est-ce qu'il peut être
00:36:40j'allais dire
00:36:41arrêté
00:36:42est-ce que ça peut être
00:36:42un handicap
00:36:43est-ce que ça peut être
00:36:43traumatisant pour lui
00:36:44est-ce que
00:36:45tout simplement
00:36:46est-ce que ce jeune
00:36:46tout d'un coup
00:36:47ce jeune Mathéo
00:36:48se dise
00:36:48en fait je ne jouerai plus
00:36:49jamais au foot
00:36:50c'est un risque
00:36:51j'espère qu'il va reprendre
00:36:53mais psychologiquement
00:36:54ça doit être très très compliqué
00:36:55pour un enfant de 9 ans
00:36:57de subir la violence
00:36:59qu'il a subie
00:37:00avec plusieurs joueurs sur lui
00:37:01et de reprendre tout de suite
00:37:02après le football
00:37:03moi-même en tant qu'arbitre
00:37:05j'ai mis du temps
00:37:05à remettre le pied à l'étrier
00:37:07si je puis dire
00:37:08alors vous aviez 37 ans
00:37:09oui
00:37:09et c'était un peu compliqué
00:37:11qu'est-ce que ça doit être
00:37:12pour un enfant
00:37:12exactement
00:37:13la reprise
00:37:14c'est assez spécial
00:37:15alors qu'on est en train
00:37:16de parler de foot amateur
00:37:18donc il y a des moyens
00:37:18c'était des parents
00:37:19qui vous avaient agressé
00:37:20non
00:37:20c'était des supporters
00:37:22des supporters du public
00:37:23moi je crois que
00:37:24si on veut être
00:37:26parfaitement honnête
00:37:27et objectif
00:37:28par-delà le foot
00:37:29où il y a une violence
00:37:30qui est souvent commentée
00:37:32je pense qu'il y a
00:37:33une violence dans le sport
00:37:35qui est pas totalement nouvelle
00:37:37mais qui touche
00:37:37de plus en plus
00:37:39certains clubs
00:37:40parce qu'en fait
00:37:40j'ai l'impression que
00:37:41et je le dis
00:37:43d'autant plus
00:37:44que j'ai longtemps
00:37:44pratiqué le rugby
00:37:45et je connaissais déjà
00:37:46ce genre d'agissement
00:37:48dans certains déplacements
00:37:50extrêmement tendus
00:37:51où on savait
00:37:52que ça allait se terminer
00:37:53globalement
00:37:54de la même manière
00:37:55que pour ce match
00:37:56il y a des clubs
00:37:57il y a des villes
00:37:58qui sont problématiques
00:37:58parce que
00:37:59nourris par un communautarisme
00:38:01et un désir
00:38:03finalement
00:38:03de se venger
00:38:05de certains clubs
00:38:06dits plus
00:38:08plus aisés
00:38:08et ça
00:38:09cette réalité
00:38:09on peut pas non plus
00:38:10totalement l'occulter
00:38:11après il y a peut-être
00:38:12quelque chose de nouveau
00:38:13parce qu'il y a quelque chose
00:38:14de nouveau dans l'école
00:38:15c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:38:16vous avez un phénomène nouveau
00:38:17avec les professeurs
00:38:17c'est-à-dire que
00:38:18si le professeur donne
00:38:19une mauvaise note
00:38:20et bien les parents
00:38:21vont voir le professeur
00:38:22pas pour comprendre
00:38:23la mauvaise note
00:38:23mais pour casser la gueule
00:38:24au professeur
00:38:25ça arrive
00:38:25je ne dis pas que c'est
00:38:26tout
00:38:26c'est quotidien
00:38:27mais ça arrive
00:38:28est-ce qu'il n'y a pas
00:38:28une extension de ça
00:38:29maintenant dans le foot
00:38:31est-ce que vous voyez ça
00:38:31par exemple
00:38:33des parents qui ne sont pas contents
00:38:34il y a ce qu'on appelle
00:38:35le projet Mbappé
00:38:36on en a entendu parler
00:38:37très souvent
00:38:38des parents
00:38:39qui souhaitent
00:38:40que leur enfant
00:38:41devienne le futur footballeur
00:38:43professionnel
00:38:43coûte que coûte
00:38:44même s'il n'a pas
00:38:46un super niveau
00:38:47à ce moment-là
00:38:48c'est aux parents
00:38:49qu'il faut aussi parler
00:38:49donc là il y a un dialogue
00:38:50vous le disiez tout à l'heure
00:38:52responsabilité des coachs
00:38:53responsabilité donc
00:38:54des dirigeants
00:38:54et responsabilité des parents
00:38:56mais qu'est-ce que vous leur dites
00:38:57vous dites
00:38:57il faut leur parler
00:38:58vous leur dites quoi
00:38:58c'est des sensibilisations
00:39:00des sessions de sensibilisation
00:39:01ça veut dire quoi
00:39:01il y en a déjà
00:39:03je réunis tous les joueurs
00:39:05de mon club
00:39:05par section
00:39:06dans les locaux de mon club
00:39:08qui sont là pour
00:39:09et je leur parle
00:39:10je leur dis que je suis
00:39:11arbitre de football
00:39:11dans tous les clubs
00:39:12il y a un arbitre
00:39:13qui est licencié
00:39:14ça c'est concernant les arbitres
00:39:15pour les parents
00:39:16on doit pouvoir les réunir
00:39:19essayer de faire un choc
00:39:20leur expliquer que
00:39:21là c'est le football amateur
00:39:22stop à la violence
00:39:24votre enfant il est là
00:39:25pour s'épanouir
00:39:25il n'est pas là
00:39:26pour devenir footballeur
00:39:28professionnel
00:39:28coûte que coûte
00:39:29il est là
00:39:30et ils comprennent
00:39:31vous leur dites
00:39:32votre garçon
00:39:33ça ne sera pas Mbappé
00:39:34pour moi
00:39:34je ne l'ai pas encore fait
00:39:35je vous dis
00:39:35je l'ai fait
00:39:36pour le respect
00:39:37des règles
00:39:38sur un terrain de football
00:39:39le respect de l'arbitre
00:39:40et du règlement
00:39:41donc de la loi
00:39:43de mon côté
00:39:43ils sont obligés
00:39:45de m'écouter
00:39:45je suis licencié
00:39:46dans mon club
00:39:46j'essaie de montrer
00:39:47la voix dans mon club
00:39:48et j'ai essayé
00:39:49de l'étendre sur Paris
00:39:50ils sont obligés
00:39:50de nous écouter
00:39:51Elodie Houchard
00:39:52on a vu la réaction
00:39:53de Marine Le Pen
00:39:54qui a été d'ailleurs
00:39:55largement commentée
00:39:56et est-ce qu'on a
00:39:57une réaction du gouvernement
00:39:58sur ce cas précis ?
00:39:59Non pour le coup
00:40:00on a sollicité
00:40:01la ministre des Sports
00:40:02Marina Ferrari
00:40:03pour l'instant
00:40:04sans réponse
00:40:04on verra
00:40:05mais c'est vrai
00:40:05que ce sont plutôt
00:40:06des élus locaux
00:40:07qui se sont prononcés
00:40:09vous citiez Marine Le Pen
00:40:10on rappelle qu'elle est
00:40:11élue dans le Nord
00:40:12on a vu aussi
00:40:12Xavier Bertrand
00:40:13le président de la région
00:40:15mais ça rejoint
00:40:15ce que vous disiez
00:40:16tout à l'heure
00:40:17sur notamment
00:40:18les footballeurs
00:40:19et la volonté
00:40:19de véritablement condamner
00:40:21ce qui s'est passé
00:40:21c'est pas anodin
00:40:22c'est un enfant de 9 ans
00:40:24qui se fait tabasser
00:40:24après un match
00:40:26on a entendu son papa
00:40:27parler vraiment
00:40:28d'acharnement
00:40:29dans la violence
00:40:29et certes
00:40:30les élus locaux condamnent
00:40:31mais on a l'impression
00:40:32que pour le reste
00:40:33de la classe politique
00:40:33c'est un peu un phénomène
00:40:35comme ça
00:40:36qui finalement
00:40:36ne serait pas si grave
00:40:38et effectivement
00:40:38je rejoins ce que vous disiez
00:40:39sur les footballeurs
00:40:40qui parfois peuvent prendre
00:40:41la parole
00:40:42là c'est étonnant
00:40:43qu'ils ne condamnent pas
00:40:44alors il y a beaucoup
00:40:44de types de violences
00:40:45mais que systématiquement
00:40:47quand il y a un jeune
00:40:47ou un moins jeune
00:40:48qui soit agressé
00:40:49que ces footballeurs
00:40:50qui sont capables
00:40:51de rendre hommage
00:40:51par exemple à Naël
00:40:52ne soient pas capables
00:40:53de rendre hommage
00:40:54à Mathéo
00:40:55ou à tous ceux
00:40:55qui se sont déjà
00:40:56fait tabasser
00:40:57sur un terrain de football
00:40:58parce qu'on sait
00:40:59que leur exemple
00:41:00chez un certain nombre
00:41:00de jeunes
00:41:01ça peut compter
00:41:01je pense
00:41:02je vous rejoins complètement
00:41:03et on va avoir
00:41:04prochainement
00:41:05sur un autre sujet
00:41:07la lutte
00:41:08contre les actes homophobes
00:41:10sur et aux abords
00:41:11des terrains de football
00:41:12c'est aussi le moment
00:41:13d'élever la voix
00:41:14et de se prononcer
00:41:16clairement
00:41:17contre
00:41:18l'homophobie
00:41:19les LGBTphobies
00:41:20et là
00:41:21je reviens
00:41:22sur le sujet
00:41:22des violences
00:41:24si on a
00:41:25les mêmes clips
00:41:25de campagne
00:41:26où on a eu
00:41:27dans les années 2000
00:41:29des joueurs
00:41:29qui se prononçaient
00:41:30contre le racisme
00:41:31et là
00:41:31c'est le moment
00:41:32de vous manifester
00:41:34messieurs
00:41:35c'est ce que je me dis
00:41:36c'est peut-être
00:41:36trop grand
00:41:37ce que je demande
00:41:38mais ça a déjà été
00:41:39l'appel est lancé
00:41:39c'est sans doute
00:41:40pas trop grand
00:41:40parce qu'effectivement
00:41:41ils prennent la parole
00:41:42sur d'autres sujets
00:41:43donc pourquoi pas
00:41:43sur celui-là
00:41:44qui nous concerne tous
00:41:45merci beaucoup
00:41:46Samir Belaïd
00:41:47d'être passé par
00:41:47le studio de CEDEWS
00:41:49appel lancé
00:41:50également
00:41:50à la ministre des sports
00:41:51Marina Ferrari
00:41:52que les services
00:41:53de CEDEWS ont lancé
00:41:54on aimerait bien
00:41:55vous entendre
00:41:55madame la ministre
00:41:56sur ce sujet
00:41:58dans un instant
00:41:58on parle du antavirus
00:41:59réunion à 16h15
00:42:00autour de Sébastien Lecornu
00:42:02que va-t-il se passer
00:42:03on y revient
00:42:03dans un instant
00:42:04à tout de suite
00:42:06on reparle du antavirus
00:42:08mais d'abord
00:42:09les dernières informations
00:42:10Samaïa Labidi
00:42:10et on commence
00:42:11ce journal
00:42:12par ce lourd bilan
00:42:13après un incendie
00:42:14survenu ce matin
00:42:15dans un immeuble
00:42:15de Dessine-Charpieu
00:42:17dans la banlieue
00:42:17est de Lyon
00:42:18trois personnes sont mortes
00:42:20quatre autres
00:42:20sont en urgence relative
00:42:22et une cinquantaine
00:42:23de résidentes
00:42:24ont été évacuées
00:42:24vers un gymnase municipal
00:42:26un incendie
00:42:27d'origine criminelle
00:42:28selon les premiers éléments
00:42:29de l'enquête
00:42:29et qui nécessite
00:42:30un renfort policier
00:42:31dans le quartier
00:42:33il y a dans ce quartier
00:42:35eu des paillassonnages
00:42:37comme on dit
00:42:37des feux de paillassons
00:42:39sous fond de guerres
00:42:40de narcotrafic
00:42:41nous sommes très mobilisés
00:42:43la police est très présente
00:42:44dans ce quartier
00:42:45ce soir il y aura
00:42:46à nouveau
00:42:47des renforts CRS
00:42:48j'étudie la possibilité
00:42:50qu'il y ait
00:42:50des patrouces sentinelles
00:42:51pour tenir le périmètre
00:42:54parce que
00:42:55on voit ce qu'il se passe
00:42:57des choses
00:42:57moi je ne sais pas encore
00:42:58exactement ce qui s'est passé
00:42:59pour cet incendie
00:43:00et encore une fois
00:43:00je renvoie au parquet
00:43:01qui mène l'enquête
00:43:03qui est chargé
00:43:03de l'investigation
00:43:04mais pour ce qui concerne
00:43:05la sécurité des habitants
00:43:06et on comprend
00:43:07que c'est une priorité absolue
00:43:09les renforts de police
00:43:10seront présents
00:43:11ils étaient présents
00:43:12ils seront présents
00:43:13dans les jours à venir
00:43:14à la une également
00:43:16la piétonnisation
00:43:17des berges de Seine
00:43:18sera accélérée
00:43:18afin de former
00:43:20une promenade continue
00:43:21de 25 km
00:43:22c'est l'une des 22 mesures
00:43:24dévoilées par Emmanuel Grégoire
00:43:25pour l'aménagement
00:43:26de l'espace public
00:43:27le maire PS de Paris
00:43:28promet également
00:43:29d'agir sur 1000 points noirs
00:43:31de la capitale
00:43:31et de garantir
00:43:32un droit au beau
00:43:33dans tous les quartiers
00:43:34et puis au 73ème jour
00:43:36de conflit
00:43:37au Moyen-Orient
00:43:38dans sa réponse
00:43:39aux propositions américaines
00:43:40l'Iran a demandé
00:43:41la fin de la guerre
00:43:42dans l'ensemble de la région
00:43:43y compris au Liban
00:43:44la levée du blocus américain
00:43:47des ports
00:43:47et le déblocage
00:43:48des avoirs gelés
00:43:49c'est ce qu'a indiqué ce matin
00:43:50le porte-parole
00:43:52du ministère
00:43:52des affaires étrangères
00:43:53une réponse jugée
00:43:54totalement inacceptable
00:43:55par Donald Trump
00:43:57merci Somaïa Labidi
00:43:58un droit au beau
00:43:59un droit au beau
00:44:00absolument
00:44:01un droit au beau
00:44:01vous avez bien entendu Pierre
00:44:02j'ai bien entendu
00:44:03c'est révolutionnaire
00:44:04ceci dit à Paris
00:44:04je pense que c'est un sujet
00:44:06de débat que nous allons faire
00:44:07dans les prochains jours
00:44:08l'écho avec Eric de Ritmatel
00:44:27Bonjour Eric
00:44:28Bonjour Pierre
00:44:29on a parlé à l'instant
00:44:31de cette agression
00:44:32de cet enfant de 9 ans
00:44:34Mathéo frappé au sol
00:44:35lors d'un tournoi de foot
00:44:36dans le nord
00:44:37se pose la question
00:44:38bien sûr de la sécurité
00:44:38des stades
00:44:39au sens des responsabilités
00:44:40mais où sont également
00:44:42les valeurs morales
00:44:43l'encadrement
00:44:45le foot amateur
00:44:46pourtant si on commence
00:44:47à compter
00:44:47ne manque pas de moyens
00:44:48non c'est vrai
00:44:49un gros gros moyen
00:44:50des budgets considérables
00:44:51mais bon
00:44:52pas de traces
00:44:53bien sûr
00:44:54concernant l'éducation
00:44:56vraiment la règle morale
00:44:57alors je vous donne
00:44:58des chiffres
00:44:58140 millions d'euros
00:44:59versés par la Fédération
00:45:00française de football
00:45:01ça c'est chaque année
00:45:02un budget record
00:45:03en 2026 d'ailleurs
00:45:05ça a été annoncé
00:45:05par la FFF
00:45:06garantie sur 4 ans
00:45:08donc c'est beaucoup d'argent
00:45:08à quoi s'ajoutent
00:45:09les sponsors
00:45:10vous voyez le sponsor principal
00:45:11pour cette fédération
00:45:12pour le football amateur
00:45:14c'est 50 millions d'euros
00:45:15par an
00:45:15vous avez des licences
00:45:17qui sont en nombre
00:45:18très important
00:45:19vous avez quand même
00:45:202 300 000 joueurs
00:45:22amateurs licenciés
00:45:23c'est vraiment le sport
00:45:24le plus suivi
00:45:25c'est vrai qu'il y a
00:45:25beaucoup de clubs
00:45:26il y en a 12 000 en France
00:45:27et tout cet argent
00:45:28il ne va pas à l'encadrement
00:45:29à l'enseignement des valeurs
00:45:30morales ou du respect
00:45:31c'est ça qui manque sûrement
00:45:32les villes de France
00:45:33qui ont une association
00:45:34réclame chaque année
00:45:35pourtant plus d'argent
00:45:36surtout les petits clubs
00:45:37en fin de compte
00:45:38qui ont des frais de fonctionnement
00:45:39très importants
00:45:40avec le stade à entretenir
00:45:41etc
00:45:41donc c'est une course permanente
00:45:43à rechercher
00:45:44de plus en plus d'argent
00:45:45ben oui
00:45:45parce que le but
00:45:46de ces clubs amateurs
00:45:47c'est de soutenir
00:45:48les futurs champions
00:45:50alors je vous ai deux exemples
00:45:51il y a Mbappé
00:45:52on le cherche
00:45:53dans les clubs amateurs
00:45:54il a démarré
00:45:55à 6 ans
00:45:55Mbappé
00:45:56vous savez où ?
00:45:57à Bondy
00:45:57à la S-Bondy
00:45:58vous avez Griezmann
00:45:59il a débuté
00:46:00à l'UF Macon
00:46:01en 97
00:46:02quel âge avait-il
00:46:03à votre avis
00:46:036 ans aussi
00:46:04donc vous imaginez
00:46:05il faut accompagner
00:46:05ces joueurs
00:46:06il y a une pression
00:46:07énorme qui est faite
00:46:08et puis plus vous avez
00:46:09finalement une performance
00:46:11sportive
00:46:12comme on dit
00:46:12et bien plus vous avez
00:46:13des subventions
00:46:1430% de subventions
00:46:15alors c'est plafonné
00:46:16bien sûr
00:46:16mais les clubs amateurs
00:46:18c'est normal
00:46:18mettent une pression folle
00:46:19sur les jeunes
00:46:20il faut avoir
00:46:21une bonne visibilité
00:46:22c'est ça qui est important
00:46:23sur le plan économique
00:46:24il y a un marché
00:46:25de toute façon
00:46:25des clubs de football
00:46:27amateurs
00:46:27je précise bien
00:46:29une étude d'ailleurs
00:46:29très bien faite
00:46:30qui a été réalisée
00:46:31par Business Scouts
00:46:31c'est un cabinet
00:46:32d'études sectorielles
00:46:33et de plus en plus
00:46:35d'amateurs
00:46:35ont envie de faire
00:46:36c'est vrai qu'on voit
00:46:36chez les jeunes
00:46:37cette envie
00:46:38d'être le futur Mbappé
00:46:39donc il y a une course
00:46:40effrénée
00:46:41mais je le répète
00:46:42il n'y a pas forcément
00:46:43l'encadrement
00:46:43il n'y a sûrement
00:46:44de l'encadrement
00:46:44mais pas suffisamment
00:46:45pour justement
00:46:46apprendre le respect
00:46:47les règles morales
00:46:48se tenir bien
00:46:49ne pas en venir aux mains
00:46:50et au coup
00:46:51pour un oui
00:46:51pour un non
00:46:51et là
00:46:52avec la coupe du monde
00:46:53de football qui arrive
00:46:54vous allez encore avoir
00:46:54de plus en plus de vocations
00:46:56vous allez avoir
00:46:57de plus en plus de personnes
00:46:58qui ont envie de prendre
00:46:58une licence
00:46:59aussi des financements privés
00:47:01qui vont être accélérés
00:47:02la coupe du monde
00:47:03je rappelle en Amérique du Nord
00:47:04bientôt
00:47:05ça va relancer les affaires
00:47:06mais il faudrait aussi
00:47:07relancer la question
00:47:08du respect
00:47:09des uns et des autres
00:47:10parce que ça me paraît
00:47:11fondamental
00:47:11aujourd'hui en France
00:47:12dans les clubs de foot
00:47:13voilà l'appel est lancé
00:47:14par Hidorit Matten
00:47:15il a été déjà lancé
00:47:16il y a quelques instants
00:47:17par Samir Belaï
00:47:18d'arbitre dans le foot amateur
00:47:19voilà donc messieurs
00:47:21les grands joueurs de football
00:47:23c'est à vous de jouer
00:47:24comme on dit
00:47:24merci beaucoup Eric
00:47:25c'était votre programme
00:47:30avec bien ici
00:47:31on est bien ici
00:47:32trouvez votre futur logement
00:47:33par vie de quartier
00:47:34et temps de trajet
00:47:35sur bien ici.com
00:47:38c'était votre programme
00:47:39avec pierrinnovation.fr
00:47:45à table jusqu'à 14h
00:47:48et même 15h
00:47:49puisqu'il est déjà
00:47:49plus de 14h
00:47:50Elodie Huchard
00:47:51du service politique
00:47:52de CNews
00:47:53Driss Galli
00:47:53nous a rejoint
00:47:54bonjour Driss
00:47:54le Dr Millot
00:47:56Brigitte Millot
00:47:57bonjour
00:47:57merci de faire
00:47:58des heures supplémentaires
00:48:00dans la journée
00:48:00vous avez commencé
00:48:01tôt le matin
00:48:02déjà sur CNews
00:48:03Judith Ventraub
00:48:04est toujours là
00:48:04pour parler du antavirus
00:48:06alors faut-il s'inquiéter
00:48:08est-ce qu'on va revivre
00:48:08le scénario de 2020
00:48:10avec évidemment
00:48:11tout le protocole
00:48:12le confinement
00:48:13comme vous avez su
00:48:13on ne sait pas
00:48:14mais pour l'instant
00:48:15voilà
00:48:15la ministre de la Santé
00:48:17a annoncé 22 cas
00:48:20et donc un cas
00:48:21qui est contaminé
00:48:23et qui est à ce moment
00:48:24en ce moment
00:48:25pardon
00:48:25à l'isolement
00:48:26à l'hôpital Bichat
00:48:28il y a évidemment
00:48:28quelques trous
00:48:29dans la raquette
00:48:30parce que
00:48:30vous l'avez dit
00:48:32Brigitte Millot
00:48:33ce matin
00:48:33dans la matinale
00:48:34avec Romain Desarbres
00:48:35il y a quand même
00:48:36plusieurs choses
00:48:37qui ont été
00:48:38on va dire
00:48:39mal faites
00:48:39puisqu'on a laissé
00:48:41partir des gens
00:48:42dans la nature
00:48:42notamment à Saint-Hélène
00:48:43alors ce qui est
00:48:44surtout troublant
00:48:45c'est qu'après
00:48:46ce que nous avons vécu
00:48:47avec le Covid
00:48:49on n'est pas tiré
00:48:50les leçons
00:48:51de cette épidémie
00:48:52et qu'on laisse
00:48:53comme vous disiez
00:48:54très justement
00:48:54des trous dans la raquette
00:48:55alors on a voulu
00:48:56quand c'est arrivé
00:48:58déjà
00:48:58on a voulu rassurer
00:48:59absolument immédiatement
00:49:00en disant
00:49:01qu'en fait
00:49:02ce n'était que
00:49:03les rongeurs
00:49:04qui pouvaient transmettre
00:49:05cette maladie
00:49:06or on sait
00:49:07qu'il y a
00:49:08dans cette grande famille
00:49:09d'antavirus
00:49:09il y a une cinquantaine
00:49:10d'espèces
00:49:11qui sont sur tous
00:49:12les continents
00:49:13mais on sait aussi
00:49:14qu'il y a
00:49:15parmi ces antavirus
00:49:16le virus
00:49:17l'antavirus
00:49:18des Andes
00:49:19qui lui
00:49:19se transmet
00:49:20d'un à homme
00:49:21donc on savait
00:49:22qu'il y avait
00:49:22une transmission
00:49:24interhumaine
00:49:24et on a voulu
00:49:26rassurer
00:49:27en disant
00:49:27que non non
00:49:27ça se transmettait
00:49:28qu'à partir
00:49:29des rongeurs
00:49:30après il y a eu
00:49:31des trous
00:49:31dans la raquette
00:49:32effectivement
00:49:32on est sur
00:49:33un bateau
00:49:34on laisse partir
00:49:36les gens
00:49:37il y a une trentaine
00:49:38de personnes
00:49:38qui ont quitté
00:49:39le navire
00:49:39tout de même
00:49:40il y en a d'autres
00:49:40qui sont venues
00:49:41on a laissé partir
00:49:42une femme
00:49:43dont le mari
00:49:43était décédé
00:49:44une néerlandaise
00:49:46dans un avion
00:49:46avec 80 passagers
00:49:48du personnel
00:49:49de bord
00:49:50il y a eu
00:49:51plein de choses
00:49:52qui sont assez étonnantes
00:49:54et on s'aperçoit
00:49:55surtout
00:49:56qu'on n'a pas
00:49:57suffisamment
00:49:57tiré de leçons
00:49:58de ce qui s'est passé
00:50:00avec le Covid
00:50:01Elle est en ligne
00:50:02avec nous
00:50:03le docteur
00:50:04Jean-Jacques Zambrovski
00:50:05ancien médecin hospitalier
00:50:06professeur de médecine
00:50:07merci beaucoup
00:50:07d'être avec nous
00:50:09monsieur Zambrovski
00:50:10qu'est-ce que
00:50:11que vous inspire
00:50:12surtout
00:50:13la situation
00:50:14en France
00:50:14avec cette femme
00:50:15qui est à l'isolement
00:50:16à Bichat
00:50:17avec bien sûr
00:50:18toutes les précautions
00:50:20qui sont autour d'elle
00:50:21mais un risque
00:50:22qui existe toujours
00:50:22évidemment
00:50:23on a entendu tout à l'heure
00:50:25les patients
00:50:26de l'hôpital Bichat
00:50:27qui étaient inquiets
00:50:28qui étaient ce matin
00:50:29à l'hôpital
00:50:29et qui étaient inquiets
00:50:30et puis surtout
00:50:31les 22
00:50:31le docteur tout à l'heure
00:50:33Ricard Ribon
00:50:34nous disait
00:50:34il y a quand même
00:50:34un sujet autour
00:50:35des 22 cas contacts
00:50:37oui alors
00:50:39d'abord
00:50:40ce qu'a dit
00:50:41Brice Millot
00:50:42est parfaitement exact
00:50:44ensuite
00:50:45effectivement
00:50:46on en a rapatrié
00:50:48un petit nombre
00:50:49vous voyez les ambulances
00:50:50sur la partie gauche
00:50:52de votre écran
00:50:53on a mobilisé
00:50:55toutes les ambulances
00:50:55des SAMU
00:50:56de la région parisienne
00:50:57et ils sont effectivement
00:50:58à Bichat
00:50:59qui est un hôpital
00:51:00dans lequel je n'ai travaillé
00:51:02qu'une quarantaine d'années
00:51:04cela étant dit
00:51:05oui non
00:51:05cela étant dit
00:51:06bon
00:51:07il ne faut pas
00:51:08non plus paniquer
00:51:09je veux dire que
00:51:11ce navire de croisière
00:51:13on a laissé monter
00:51:14un patient malade
00:51:15on en a rapatrié
00:51:17quelques-uns
00:51:18qui étaient
00:51:18de la santé française
00:51:19et donc on a chargé
00:51:20chacun des pays
00:51:21d'où étaient originaires
00:51:23ces passagers
00:51:24de venir
00:51:27récupérer leurs patients
00:51:28et puis nous
00:51:29on va les garder
00:51:29comme ça a été
00:51:30également dit
00:51:31votre antenne
00:51:32il y a quelques instants
00:51:33un peu plus longtemps
00:51:34dans des services spécialisés
00:51:35et surtout
00:51:36dans des chambres spécialisées
00:51:38qui n'ont pas été construites
00:51:40évidemment
00:51:40pour l'antavirus
00:51:42mais qui ont été construites
00:51:44à l'occasion du Covid
00:51:45et d'autres maladies
00:51:46pour lesquelles
00:51:47on n'a pas de traitement
00:51:48spécifique
00:51:49pas d'antibiotique spécifique
00:51:51mais on a
00:51:52des traitements symptomatiques
00:51:53qui doivent permettre
00:51:54normalement
00:51:55de passer la période
00:51:56pendant laquelle
00:51:57ces patients
00:51:58sont à la fois
00:51:59susceptibles
00:52:00d'avoir des troubles
00:52:01sévères
00:52:01et d'autre part
00:52:02de rendre quiconque
00:52:03contagieux
00:52:04on va les garder
00:52:05le temps qu'il faudra
00:52:05hélas pour eux
00:52:07je crains
00:52:07qu'ils ne reprennent pas
00:52:08leur travail
00:52:08la semaine prochaine
00:52:10oui oui non
00:52:11les 72 heures
00:52:12de toute façon
00:52:13se sont transformées
00:52:14en 15 jours
00:52:14et on attend bien sûr
00:52:15la réunion interministérielle
00:52:17de Sébastien Lecornu
00:52:18tout à l'heure
00:52:18à 16h15
00:52:19Brigitte Millot
00:52:19mais Jean-Jacques
00:52:20ce n'est pas une
00:52:20bonjour Jean-Jacques
00:52:21ce n'est pas une question
00:52:23de paniquer
00:52:24c'est pas ça le problème
00:52:25c'est pourquoi
00:52:26n'a-t-on pas su
00:52:27tirer les leçons
00:52:28de cette première crise
00:52:29sur le Covid
00:52:30on a quand même
00:52:31laissé internationaliser
00:52:32la circulation du virus
00:52:34chacun est reparti
00:52:35dans son pays
00:52:35voilà on a recommencé
00:52:37quand même
00:52:38à faire des choses pareilles
00:52:39c'est pas normal
00:52:40qu'on ait refait
00:52:42encore les mêmes erreurs
00:52:43et là
00:52:44comme tu dis très bien
00:52:46on n'a pas à paniquer
00:52:47mais parce que ce virus
00:52:49est très peu transmissible
00:52:51il est très peu transmissible
00:52:52pourquoi ?
00:52:53c'est terrible
00:52:53ce que je vais vous dire
00:52:54parce que sa létalité
00:52:56est très importante
00:52:57on a 30 à 50%
00:52:58de létalité
00:52:59de décès
00:53:00chez les patients
00:53:00donc comme en fait
00:53:02le réservoir de virus
00:53:03un patient c'est un réservoir
00:53:05de virus
00:53:05donc quand le patient décède
00:53:08la contagiosité
00:53:09est évidemment
00:53:10nettement plus basse
00:53:10c'est terrible de dire ça
00:53:12mais c'est vrai
00:53:13donc oui
00:53:14on procède par élimination
00:53:15en fait
00:53:15c'est terrible à dire
00:53:16mais c'est comme ça
00:53:17et effectivement
00:53:18les virus les plus laitaux
00:53:19sont les virus les moins contagieux
00:53:21mais ce que je veux dire par là
00:53:22c'est pas pour cette épidémie
00:53:23que moi ça m'inquiète
00:53:24c'est que si demain
00:53:25on a une épidémie
00:53:27aussi contagieuse
00:53:29que le SARS
00:53:30on va encore faire
00:53:32les mêmes bêtises
00:53:33essayer de rassurer
00:53:34essayer de laisser le virus
00:53:36circuler partout
00:53:37c'est ça qui est inquiétant
00:53:39alors
00:53:39docteur Zambrovski
00:53:40oui Brigitte
00:53:42est parfaitement réaliste
00:53:43néanmoins
00:53:45ce qui est dit
00:53:47c'est que
00:53:47on prend toujours
00:53:48les décisions trop tard
00:53:50maintenant vous voyez
00:53:51qu'on a
00:53:51chez nous en France
00:53:52un système national
00:53:54d'urgence
00:53:55et de réanimation
00:53:56vous voyez que les chauffeurs
00:53:57des ambulances
00:53:58c'est visible
00:53:59sur la face gauche
00:54:01de votre écran
00:54:02ils sont masqués
00:54:03que les patients
00:54:04ont été revêtus
00:54:06bon
00:54:06et ils vont être
00:54:07enfermés
00:54:08le temps qu'il faudra
00:54:09et comme toujours
00:54:10la puissance publique
00:54:11l'État
00:54:12le ministre de la Santé
00:54:14lui-même
00:54:14prend du temps
00:54:17maintenant
00:54:18quand vous voyez
00:54:19les hôpitaux tourner
00:54:19les ambulances
00:54:20tourner à droite
00:54:21c'est pour aller
00:54:22dans la vieille partie
00:54:23de l'hôpital
00:54:23où ont été traités
00:54:25les sangs
00:54:25et non pas dans
00:54:26ce bel hôpital
00:54:27tout neuf
00:54:27que vous voyez
00:54:28maintenant à l'écran
00:54:29parce que
00:54:30c'est là
00:54:30qu'ont été traités
00:54:31les salles
00:54:32et les moyens
00:54:34de prendre
00:54:34toutes les précautions
00:54:35voulues
00:54:35et on gardera
00:54:36ces patients
00:54:37on aura oublié
00:54:38entre temps
00:54:39oublié
00:54:40que les journalistes
00:54:41auront oublié
00:54:42que la puissance publique
00:54:43que les citoyens
00:54:44auront oublié
00:54:45on les gardera
00:54:46le temps qu'il faudra
00:54:47pour être sûr
00:54:47qu'on va les regarder
00:54:48dans la nature
00:54:49maintenant je partage
00:54:49évidemment
00:54:50le sentiment
00:54:51du docteur Millot
00:54:55on ne prend
00:54:56les précautions
00:54:57qu'après coup
00:54:57que trop tard
00:54:58il n'y a pas de
00:54:59il n'y a pas de traitement
00:54:59magique
00:54:59pour cette maladie
00:55:02docteur Zambrovski
00:55:03non sauf que
00:55:05cette maladie
00:55:06elle est parfaitement connue
00:55:08en Guyane en particulier
00:55:09c'est quand même
00:55:10un département français
00:55:11quoi qu'on en dise
00:55:12alors en Guyane
00:55:13et dans le cadre
00:55:14nord-est de la France
00:55:15il y a des personnes
00:55:16qui vivent
00:55:17près des champs
00:55:18près des fermes
00:55:18dans les forêts
00:55:19dans les milieux ruraux
00:55:21agricoles
00:55:22et finalement
00:55:23on a des patients
00:55:24en France
00:55:25et on connaît ça
00:55:26on connaît les traitements
00:55:28Jean-Jacques
00:55:28là on parle
00:55:30du virus
00:55:30de l'antavirus
00:55:31des Andes
00:55:32qui lui ne s'attrape pas
00:55:33de la même manière
00:55:34c'est surtout en Argentine
00:55:35où il y a eu une épidémie
00:55:36d'ailleurs il y a quelques années
00:55:37avec ce fameux antavirus
00:55:39des Andes
00:55:39qui lui est différent
00:55:41et effectivement
00:55:42pour l'instant
00:55:42on a des traitements
00:55:44symptomatiques
00:55:45et c'est pour ça aussi
00:55:46que ça s'est propagé
00:55:46sur un bateau
00:55:47sur un bateau
00:55:48vous n'avez pas
00:55:48de l'animation
00:55:49je crois savoir
00:55:49qu'il y a des
00:55:50comment dirais-je
00:55:51des traitements
00:55:52et notamment des vaccins
00:55:53en Corée
00:55:54et en Chine
00:55:55mais qui ne sont pas
00:55:56validés par
00:55:57les instances européennes
00:55:58pour l'instant
00:55:59on est en phase 1
00:56:00en phase 2
00:56:00et on n'est pas encore
00:56:03chez l'homme
00:56:04c'est ça
00:56:04il y a plusieurs
00:56:05d'ailleurs
00:56:06il y a plusieurs études
00:56:06mais pour l'instant
00:56:08on ne les a pas
00:56:09ça prouve qu'on s'y est intéressé
00:56:10ça prouve que c'est pas
00:56:11une maladie
00:56:12qu'on découvre
00:56:12tout d'un coup
00:56:13il ne faut pas non plus
00:56:14qu'on fasse croire
00:56:15qu'on laisse penser
00:56:16là les patients
00:56:18qui sont à l'hôpital
00:56:19vont être bien traités
00:56:20puisqu'on a des réanimations
00:56:21pourquoi ça s'est mal placé
00:56:23sur un bateau
00:56:23d'abord sur un bateau
00:56:24on a toutes les conditions
00:56:25réunies
00:56:25et dans les avions aussi
00:56:26j'en profite pour dire
00:56:27quand même avec la femme
00:56:28qui était avec 90 ans
00:56:31interrogez-vous
00:56:31les passagers
00:56:32qui étaient effectivement
00:56:33avec cette dame
00:56:34mais parce qu'il n'y a pas
00:56:35de réanimation
00:56:36sur un bateau
00:56:36donc on n'a pas pu traiter
00:56:39le premier patient
00:56:40qui est décédé
00:56:40et sa femme nous aussi
00:56:42alors
00:56:42effectivement
00:56:43dans un hôpital
00:56:44il y a ce qu'il faut
00:56:45pour prendre en charge
00:56:46ces patients
00:56:47ce sont des traitements
00:56:48symptomatiques
00:56:49qui ne guérissent pas
00:56:50mais qui aident
00:56:51à traiter les symptômes
00:56:53quand on interroge
00:56:54ce matin
00:56:55la ministre de la santé
00:56:56sur la différence
00:56:57entre le rentavirus
00:56:58et l'épidémie de Covid
00:56:59voici ce qu'elle répond
00:57:01ce virus est connu
00:57:02la deuxième différence
00:57:03c'est comme cela vient
00:57:04d'être dit
00:57:05il y a eu une coordination
00:57:06internationale
00:57:07très très précoce
00:57:08par rapport à ce qu'on avait
00:57:09pu connaître
00:57:10c'est-à-dire qu'on a tiré
00:57:10les leçons
00:57:10de ce qui s'était passé
00:57:11pendant la Covid
00:57:12mais encore une fois
00:57:12je crois que là
00:57:13on est vraiment au moment
00:57:14où il faut briser
00:57:16cette chaîne de transmission
00:57:17ce virus connu
00:57:18comme cela a été dit
00:57:19on sait aussi
00:57:20que si on arrive
00:57:21à mettre les gens
00:57:22en quarantaine
00:57:23en isolement
00:57:24on peut briser
00:57:25cette chaîne de transmission
00:57:26c'est là tout l'enjeu
00:57:27des jours
00:57:27il faut prendre les mesures
00:57:29dès le début
00:57:29c'est ce que nous faisons là
00:57:30voilà tout est là
00:57:31c'est-à-dire que
00:57:32j'entends chez la ministre
00:57:34quand elle dit
00:57:35si on arrive
00:57:36à mettre les gens
00:57:36en quarantaine
00:57:37là en France
00:57:38on a fait le boulot
00:57:38il y a les 22
00:57:39bon il y a quand même
00:57:40un sujet sur les 22
00:57:41comme disait
00:57:42le docteur
00:57:44Ricard tout à l'heure
00:57:45Ricard Ribon
00:57:45oui comme le dit
00:57:46le docteur Millot
00:57:46il y a évidemment
00:57:47un sujet
00:57:48on a 22 personnes
00:57:49françaises
00:57:50on ne parle que des françaises
00:57:52d'autres
00:57:52d'autres nationalités
00:57:54qui sont
00:57:55cas contact
00:57:56possiblement affecté
00:57:57on ne sera qu'au bout
00:57:59de 42 jours
00:58:00c'est ça ?
00:58:00oui mais
00:58:01le problème
00:58:01c'est que l'incubation
00:58:03peut être très longue
00:58:04c'est ça
00:58:04c'est 6 à 8 semaines
00:58:076 éclats
00:58:086 fois 7,42
00:58:09non mais en fait
00:58:11c'est terrible à dire
00:58:12mais la question
00:58:13la question
00:58:14que l'on devrait poser
00:58:15c'est pourquoi
00:58:15est-ce qu'on n'a pas attendu
00:58:16la période d'incubation
00:58:17c'est-à-dire 6 à 8 semaines
00:58:19voilà
00:58:19sur le bateau
00:58:20en mer
00:58:21évidemment
00:58:22en réapprovisionnant
00:58:23les passagers
00:58:24comme il faut
00:58:25en prenant
00:58:25toutes les précautions
00:58:26plutôt qu'en laissant partir
00:58:27effectivement
00:58:28cette dame
00:58:28dans tous les pays
00:58:30parce qu'après
00:58:30il suffit d'être en contact
00:58:32docteur Zambrovski
00:58:33vous vouliez dire quelque chose
00:58:34on ne vous entend pas
00:58:35on vous écoute
00:58:35tout simplement
00:58:35parce que comme l'a dit
00:58:36le docteur Millot
00:58:41l'exploitant du bateau
00:58:42a tenu à se débarrasser
00:58:44très vite
00:58:44vers les autorités nationales
00:58:46concernées
00:58:46de chacun des passagers
00:58:48qui étaient à bord
00:58:48de ce bateau
00:58:49oui mais on n'était pas obligé
00:58:50de lui faire plaisir
00:58:52moi je préfère rentrer chez moi
00:58:53je m'en vais de l'hôpital
00:58:54on ne peut pas faire ça
00:58:55non mais c'est ça
00:58:56les patients
00:58:57il y a 4 espèces
00:58:58d'antavirus
00:59:00sur le continent européen
00:59:014
00:59:02le plus malade
00:59:03le Séoul
00:59:03le Debrava
00:59:04et celui-là
00:59:04on va les garder
00:59:05le plus connu
00:59:07c'est le plus malade
00:59:10bon
00:59:11le taux de létalité
00:59:13le taux de mortalité
00:59:14c'est 0,4%
00:59:16donc il n'y en a pas beaucoup
00:59:19néanmoins
00:59:20ça existe
00:59:21c'est connu
00:59:21c'est connu des espèces
00:59:23et ça ne va être que
00:59:24on en avait un peu
00:59:26dans les Balkans
00:59:27en Europe centrale
00:59:29bon
00:59:30chez nous
00:59:31il y a un cas
00:59:32connu en France métropolitaine
00:59:34on n'allait pas
00:59:34élaborer une politique
00:59:35et la ministre
00:59:36dit sa responsabilité
00:59:38de ministre
00:59:38et de santé publique
00:59:39c'est la raison d'ailleurs
00:59:40pour laquelle ce matin
00:59:41un spécialiste
00:59:43de l'Institut
00:59:43Pasteur a dit
00:59:44moi je ne sais pas
00:59:45la politique à tenir
00:59:46elle sera fixée
00:59:48par le ministère
00:59:48de la santé
00:59:50chacun a des responsabilités
00:59:51c'est pour ça que
00:59:52si chacun a ses responsabilités
00:59:53chacun prend des décisions
00:59:55différentes
00:59:56c'est pour ça qu'il y a
00:59:56une réunion tout à l'heure
00:59:57à 16h15
00:59:59autour de Sébastien Lecornu
01:00:00et le dit
01:00:00oui avec
01:00:01autour du Premier ministre
01:00:02il y aura également
01:00:03évidemment la ministre
01:00:03de la santé
01:00:04le ministre de l'intérieur
01:00:05le directeur de cabinet
01:00:06de Jean-Noël Barraud
01:00:08ministre des affaires étrangères
01:00:09parce que justement
01:00:10il y a toute la complexité
01:00:11qu'on évoque
01:00:11la France met en place
01:00:13un protocole sanitaire
01:00:14on l'a bien compris
01:00:15avec une différence
01:00:16entre les rapatriés
01:00:18du bateau
01:00:19qui directement
01:00:20sont partis à l'hôpital
01:00:21initialement d'ailleurs
01:00:22on avait dit 72 heures
01:00:23à l'hôpital
01:00:24puis finalement ce matin
01:00:25la ministre de la santé
01:00:25dit jusqu'à nouvel ordre
01:00:27on va dire 15 jours
01:00:28parce qu'on a eu le résultat
01:00:29du test positif
01:00:30maintenant il y a un positif
01:00:31ensuite c'est cette fameuse
01:00:33période d'isolement
01:00:33de 42 jours
01:00:34et puis pour les 22 cas contacts
01:00:36en attendant de savoir
01:00:37ce qu'il advient d'eux
01:00:38ils doivent se mettre
01:00:39en quarantaine
01:00:39mais ça c'est ce que demande
01:00:40la France
01:00:41nos voisins européens
01:00:42tous ne font pas la même chose
01:00:43c'est pour ça aussi
01:00:44qu'il y a le directeur
01:00:44de cabinet de Jean-Noël Barreau
01:00:46et puis évidemment
01:00:46le directeur général
01:00:47de la santé sera là
01:00:49ainsi que le directeur
01:00:50de l'ARS
01:00:51Île-de-France
01:00:52on se rappelle
01:00:52qu'il y avait déjà eu
01:00:53une réunion
01:00:53qui a donné place
01:00:54à ce décret
01:00:55qui a été publié
01:00:56un décret d'ailleurs
01:00:57qui est évolutif
01:00:58et la ministre le dit
01:00:59sur le nombre de jours
01:01:00par exemple
01:01:00d'hospitalisation
01:01:01ou d'isolement
01:01:02ils ont volontairement
01:01:03fait un décret
01:01:04qu'on peut évidemment
01:01:04amender
01:01:05en fonction
01:01:06et apparemment
01:01:07l'Organisation Mondiale
01:01:08de la Santé
01:01:08selon certaines sources
01:01:10donne sept cas confirmés
01:01:12dont deux probables
01:01:13plus deux probables
01:01:15voilà
01:01:15donc c'est comme au début
01:01:17de l'épidémie du Covid
01:01:18c'est-à-dire
01:01:18ça commence par peu
01:01:20il y a eu plus de cas
01:01:21en Chine
01:01:21il y a eu plus de cas
01:01:22en Chine évidemment
01:01:23et on n'a pas tout su
01:01:24pour revenir à ce que
01:01:25disait Elodie
01:01:26quand notre ministre
01:01:27de la Santé
01:01:28hier aux 20h
01:01:29nous dit que
01:01:30en France
01:01:31nous sommes le pays
01:01:32qui prend le plus
01:01:33de précautions
01:01:34mais c'est ce qui est fou
01:01:35pourquoi
01:01:36et les autres pays
01:01:37qui pensent que
01:01:39en Australie
01:01:40le virus n'a pas de passeport
01:01:41mais comment on peut dire
01:01:43on peut en être encore
01:01:44à mettre chacun
01:01:45sa politique de santé
01:01:46alors qu'un virus
01:01:47ça circule partout
01:01:48c'est le nuage de Tchernobyl
01:01:50en 87
01:01:51vous vous souvenez
01:01:51il s'arrête à Strasbourg
01:01:53non mais on est encore là
01:01:54à dire
01:01:54ouais
01:01:55concoréco
01:01:55on est les meilleurs
01:01:56mais non
01:01:57ça doit être au moins
01:01:58d'abord mondial
01:01:59mais au moins
01:02:00qu'en Europe
01:02:01on est tous
01:02:01écoutez ce que disait
01:02:03l'urgentiste
01:02:05Agnès Ricard-Ibon
01:02:06tout à l'heure
01:02:06en première partie
01:02:07d'émission de MediNews
01:02:09en fait on est quand même
01:02:10au début de l'histoire
01:02:11de contamination
01:02:12et c'est le moment
01:02:13où il faut être vraiment strict
01:02:14pour repérer
01:02:15les chaînes de contamination
01:02:16et les casser d'emblée
01:02:17pour éviter
01:02:18qu'après la situation
01:02:19ne soit pas contrôlable
01:02:20donc c'est bien
01:02:21d'avoir pris un décret
01:02:22ça permet
01:02:23d'obliger les gens
01:02:24à rester à l'hôpital
01:02:25nous au niveau
01:02:26des SAMU SMUR
01:02:27on est un peu
01:02:28le pilier
01:02:29le socle
01:02:29pour l'organisation
01:02:30des soins non programmés
01:02:31on est déjà
01:02:32très mobilisés
01:02:33pour repérer
01:02:34les personnes
01:02:35contact
01:02:35repérer les personnes
01:02:37qui sont
01:02:38suspectes
01:02:39de présenter
01:02:40les symptômes
01:02:41et faire en sorte
01:02:42qu'ils soient orientés
01:02:43au bon endroit
01:02:44voilà
01:02:45et le décret en question
01:02:46afin de prévenir
01:02:46toute propagation
01:02:47de l'antavirus
01:02:48de souche-hande
01:02:49les personnes
01:02:50ayant séjourné
01:02:51à bord du H
01:02:52du MV ondus
01:02:53entre le 1er avril
01:02:55et le 10 mai
01:02:55et arrivés sur le territoire national
01:02:57sont placés en quarantaine
01:02:58dans un établissement
01:02:59de santé
01:02:59pour la durée nécessaire
01:03:00à la réalisation
01:03:00d'une évaluation médicale
01:03:02et épidémiologique
01:03:02à l'issue de cette évaluation
01:03:04elles sont maintenues
01:03:05en quarantaine
01:03:06ou placées à l'isolement
01:03:06pour une durée totale
01:03:08de 42 jours
01:03:09voilà donc
01:03:10le décret
01:03:11en question
01:03:13Juste un point
01:03:15symboliquement
01:03:15nous passons peut-être
01:03:16un cap
01:03:17celui de la fin
01:03:17d'une étape
01:03:18de la mondialisation
01:03:19sinon de la mondialisation
01:03:20parce que quand même
01:03:20ça fait déjà 5 ans
01:03:21qu'on accumule
01:03:22les ruptures
01:03:23dans la liberté
01:03:24de circulation
01:03:25des personnes
01:03:25qui étaient enseignées
01:03:27en école de commerce
01:03:28et on avait faculté
01:03:29comme étant quelque chose
01:03:29de positif
01:03:30on a eu le Covid
01:03:31on a bloqué
01:03:32la mondialisation
01:03:33là on a Hormuz
01:03:34ça n'a rien à voir
01:03:35mais quand même
01:03:36les échanges sont interdits
01:03:38on a les tarifs de Trump
01:03:39qui a quand même
01:03:40voilà
01:03:40c'est une révolution
01:03:41et là on a
01:03:43oui c'est le journal
01:03:44des bonnes nouvelles
01:03:44en fait c'est ça
01:03:45vous êtes venu
01:03:45pour clore l'émission
01:03:47en disant
01:03:47c'est le journal
01:03:48des bonnes nouvelles
01:03:48de Driss Galli
01:03:49ou peut-être que
01:03:50réapparition des frontières
01:03:51exactement
01:03:52ou que la planète
01:03:53pourquoi pas
01:03:54on peut le dire
01:03:54sans être vraiment
01:03:55grandiloquent
01:03:55la planète nous demande
01:03:57de peut-être réguler
01:03:57la mondialisation
01:03:58parce que
01:03:59je pose la question
01:04:00non mais c'est une question
01:04:01qui mérite d'être posée
01:04:03parce que là
01:04:04on est entre guillemets
01:04:05victime de la liberté
01:04:05de circulation totale
01:04:06qui est un droit
01:04:07auquel je crois forcément
01:04:08mais c'est vrai
01:04:09que madame a raison
01:04:10si les Canaries avaient bloqué
01:04:11le bateau
01:04:12mais le président
01:04:14des îles Canaries
01:04:14s'était opposé
01:04:15et c'est le gouvernement
01:04:17espagnol
01:04:17qui a autorisé
01:04:18mais c'est là aussi
01:04:19qu'on doit faire des décisions
01:04:20mais bien sûr
01:04:21et c'est pour ça
01:04:21qu'il sera intéressant
01:04:22de savoir ce qui se dira
01:04:23cet après-midi
01:04:24à Matignon
01:04:25merci à tous
01:04:26d'avoir participé
01:04:27merci beaucoup Brigitte
01:04:28merci Dr Zembrowski
01:04:29d'avoir été en ligne
01:04:30avec nous sur CNews
01:04:32dans un instant
01:04:32on reparle de Matteo
01:04:34de cette agression
01:04:35d'un enfant
01:04:36de 9 ans
01:04:37à terre
01:04:37sur une pelouse
01:04:38suite à un match de foot
01:04:39et aussi
01:04:40de la sémantique
01:04:42employée à la fois
01:04:43par Manuel Bompard
01:04:44au Grand Rendez-vous
01:04:45Europe 1 CNews
01:04:46et M. Bagayoko
01:04:48est-ce qu'on appelle
01:04:49à une insurrection
01:04:50ou à une mobilisation
01:04:51populaire
01:04:52en cas de victoire
01:04:52du RN en 2027
01:04:53c'est intéressant
01:04:54on en reparle
01:04:55à tout de suite
01:04:58de midi news
01:04:59dans un instant
01:05:00après les dernières
01:05:01informations
01:05:01de Sommayal Abiti
01:05:02à la une de l'actualité
01:05:04le Premier ministre
01:05:05Sébastien Lecornu
01:05:06tiendra une nouvelle réunion
01:05:07cet après-midi
01:05:08à Matignon
01:05:08pour je cite
01:05:09suivre au plus près
01:05:10l'évolution
01:05:11de la situation
01:05:12sur l'antavirus
01:05:13une nouvelle réunion
01:05:14alors qu'une française
01:05:15a été testée positive
01:05:16et que 22 cas contacts
01:05:18ont été identifiés
01:05:19à la une également
01:05:21Paris et Londres
01:05:21co-présideront
01:05:22dès demain
01:05:23une réunion
01:05:23des ministres
01:05:24de la Défense
01:05:24sur le détroit d'Hormuz
01:05:26réunion qui fait suite
01:05:27à la rencontre
01:05:28mi-avril
01:05:28de plusieurs pays
01:05:29non indirectement
01:05:30impliqués dans le conflit
01:05:32qui se sont dit prêts
01:05:32à mettre en place
01:05:33une mission neutre
01:05:34afin de sécuriser
01:05:35ce passage stratégique
01:05:37et puis retour en France
01:05:39avec le concours
01:05:39Lépine
01:05:40qui a récompensé
01:05:41un aspirateur sous-marin
01:05:42de déchets
01:05:43microplastiques
01:05:44que vous découvrez
01:05:44à l'écran
01:05:45comme les années précédentes
01:05:47250 inventions
01:05:48ont été présentées
01:05:49lors de cette 125ème édition
01:05:50du concours
01:05:51qui se déroulait
01:05:52porte de Versailles
01:05:53au sein de la foire
01:05:54de Paris
01:05:55Pierre
01:05:55ça a l'air pratique
01:05:58vous avez testé ?
01:05:59non
01:06:00il faut avoir
01:06:01le fond marin d'abord
01:06:02et là
01:06:02merci
01:06:03Samaya Labidi
01:06:04d'autres informations
01:06:05à 15h
01:06:06allez restons sérieux
01:06:07parce qu'on va parler
01:06:08de déclarations politiques
01:06:10et vous savez
01:06:10qu'on est à un an
01:06:11de la présidentielle
01:06:12et qu'à un an
01:06:13de la présidentielle
01:06:14d'autant plus
01:06:15rien n'est anodin
01:06:16monsieur Bagayoko
01:06:17le maire de Saint-Denis
01:06:19Saint-Denis
01:06:20Pierre Fitt
01:06:20sur scène
01:06:21accordé à un entretien
01:06:22à un média en ligne
01:06:23dans lequel il parle
01:06:24justement de cette présidentielle
01:06:26il envisage
01:06:27un scénario
01:06:29où le rassemblement national
01:06:31l'emporte à la présidentielle
01:06:33en 2027
01:06:34que se passe-t-il ?
01:06:49eh bien
01:06:50qu'est-ce qui se passerait ?
01:06:52on fait un peu de perspective
01:06:53selon vous
01:06:54à votre échelle de maire
01:06:55de Seine-Saint-Denis ?
01:06:56il n'est pas possible
01:06:56si l'on dit bien
01:06:57qu'il y a celles de ceux
01:06:58qui se rangent
01:06:59du côté en fin de compte
01:07:00de valeurs qui sont en opposition
01:07:01aux valeurs de la République
01:07:02ce qu'est l'extrême droite
01:07:04et celles de ceux
01:07:05qui sont les tenants
01:07:06en fin de la République
01:07:06et donc des valeurs fortes
01:07:07notamment y compris
01:07:08à gauche et chez les écologistes
01:07:09avec l'ensemble
01:07:10de la force
01:07:11de masse qu'il y a derrière
01:07:12moi j'ai l'intime conviction
01:07:13que la population
01:07:14est capable de se lever
01:07:15et cette forme d'insurrection populaire
01:07:16elle sera possible
01:07:18que si déjà
01:07:19on redonne en fait
01:07:20du pouvoir à la base
01:07:21les mots sont importants
01:07:22parce que vous appelez
01:07:23à l'insurrection populaire
01:07:24bien sûr
01:07:24l'insurrection populaire
01:07:25au sens bien sûr
01:07:26lever de la population
01:07:27de manière importante
01:07:28parce que c'est
01:07:29malheureusement
01:07:30toutes les réformes importantes
01:07:31dans ce pays
01:07:32se sont faites
01:07:33par une insurrection populaire
01:07:34la prise de la Bastille
01:07:35tous ces juges là
01:07:36c'est des choses
01:07:36qui sont liées
01:07:37en fait à l'histoire de France
01:07:38et c'est bien parce que
01:07:39à un moment donné
01:07:40il y a une forme
01:07:42d'indignation populaire
01:07:43qui se traduit
01:07:44par l'immobilisation de masse
01:07:45et qui fait qu'à un moment donné
01:07:46on met tout le monde
01:07:47sur le trembleur
01:07:47et c'est comme ça
01:07:48en fait qu'on arrive à avoir
01:07:48attention parce qu'on va
01:07:50vous reprocher
01:07:50d'appeler à l'insurrection
01:07:52monsieur Bagayoko
01:07:53oui mais en fait
01:07:54ce que certains diront
01:07:56c'est qu'aujourd'hui
01:07:56Bali c'est pas un gourou
01:07:57et que les gens
01:07:58ils sont à la fois
01:08:00conscientisés
01:08:01et qu'en fait
01:08:02ils n'ont pas besoin
01:08:03d'appel
01:08:05voilà donc
01:08:05des propos
01:08:07à tout le moins étonnant
01:08:08de monsieur Bagayoko
01:08:09qui est donc appelé
01:08:10d'abord à se lever
01:08:11et ensuite
01:08:12donc une levée
01:08:14de la mosse populaire
01:08:16et une insurrection populaire
01:08:18c'est pas exactement
01:08:19la même chose
01:08:19attention encore une fois
01:08:20au mot
01:08:21le journaliste
01:08:22ou l'animateur
01:08:23de ce débat
01:08:24a raison
01:08:25de dire
01:08:26attention monsieur Bagayoko
01:08:27les mots ont un sens
01:08:29là-dessus
01:08:29on a interrogé
01:08:31hier
01:08:33au grand rendez-vous
01:08:34CNews Europe 1
01:08:36le coordinateur
01:08:37de la France insoumise
01:08:38qui donc
01:08:39chapote
01:08:39monsieur Bagayoko
01:08:40dans son parti
01:08:41écoutez ce qu'en dit
01:08:42Manuel Bompard
01:08:44j'espère
01:08:45que si
01:08:46par malheur
01:08:47le rassemblement national
01:08:48devait remporter
01:08:49l'élection présidentielle
01:08:51il y aura
01:08:51des mobilisations
01:08:52populaires
01:08:53puissantes
01:08:53dans ce pays
01:08:54je l'espère
01:08:54parce que
01:08:55quand je vois
01:08:56par exemple
01:08:56ce que font
01:08:57les maires élus
01:08:58il y a quelques semaines
01:08:59du rassemblement national
01:09:01dans des mairies
01:09:02qui
01:09:02à Liévin
01:09:03par exemple
01:09:04mettent en place
01:09:05des politiques discriminatoires
01:09:06et illégales
01:09:07dans l'accès au logement
01:09:08à Carcassonne
01:09:09s'attaquent
01:09:09aux organisations syndicales
01:09:11je vous dis
01:09:12heureusement
01:09:13je souhaite
01:09:14que face à ce type
01:09:15de politique
01:09:15il y ait une mobilisation
01:09:17voilà
01:09:18alors
01:09:19mobilisation populaire
01:09:20et insurrection populaire
01:09:22ça n'est pas la même chose
01:09:24ça n'est pas la même chose
01:09:25mais Manuel Bompard
01:09:26passe justement
01:09:27après le maire
01:09:28de Saint-Denis
01:09:28et donc fait forcément
01:09:29plus attention
01:09:30aux termes
01:09:31qu'il va employer
01:09:32ne soyons pas dupes
01:09:33voire du SAV
01:09:34voire du service à prévent
01:09:35exactement
01:09:35mais ne soyons pas dupes
01:09:37certes
01:09:37il utilise des termes
01:09:38qui sont
01:09:38qui paraissent
01:09:39moins violents
01:09:39pour dire la même chose
01:09:41la France insoumise
01:09:42nous a habitués
01:09:42depuis quelques temps
01:09:43ils ne sont jamais d'accord
01:09:44avec le résultat
01:09:45des élections
01:09:46Emmanuel Macron
01:09:47est réélu en 2022
01:09:49ça ne leur fait pas plaisir
01:09:50on n'en doute pas
01:09:50mais ils expliquent
01:09:51que c'est pas normal
01:09:52et que de toute façon
01:09:53il n'est pas légitime
01:09:54ensuite il faut que ce soit
01:09:55la France insoumise
01:09:56qui parte aux élections
01:09:57qui parte à Matignon
01:09:58puisqu'ils estiment
01:09:59que la France insoumise
01:10:00a remporté
01:10:01les élections législatives
01:10:03donc de toute façon
01:10:04on est dans une logique
01:10:05où il y a finalement
01:10:07deux options pour eux
01:10:08option 1
01:10:08ils gagnent les élections
01:10:09ils sont légitimes
01:10:10option 2
01:10:10quelqu'un d'autre
01:10:11gagne les élections
01:10:12et donc il y a un procès
01:10:13en illégitimité
01:10:14et quand Bally Bagayoko
01:10:16explique qu'il espère
01:10:17qu'il y a cette insurrection populaire
01:10:19en étant assez malin
01:10:20parce qu'après il dit
01:10:20on ne va pas vraiment appeler
01:10:22les gens sont conscientisés
01:10:23ils peuvent le faire tout seuls
01:10:24on voit bien
01:10:24que dans l'idée des gens
01:10:26ils essayent de
01:10:27tout doucement
01:10:28en fait
01:10:28de distiller
01:10:28cette petite musique
01:10:29personne ne dit clairement
01:10:31si le RN est élu
01:10:32descendait dans la rue
01:10:33à telle heure
01:10:33tel jour
01:10:34mais on voit bien
01:10:35qu'ils commencent
01:10:35à habituer les esprits
01:10:36à cela
01:10:37et ça n'est pas étonnant
01:10:38pour la France insoumise
01:10:40soit ils gagnent
01:10:41et ils ont raison
01:10:41soit ils ne respecteront pas
01:10:43le verdict des urnes
01:10:44c'est la théorie
01:10:45du je dis ça
01:10:46je dis rien
01:10:46c'est à dire qu'on dit
01:10:47un mot fort
01:10:48et puis derrière
01:10:48on temporise immédiatement
01:10:49tout à fait
01:10:50c'est de la manipulation psychologique
01:10:51on habitue les gens
01:10:53progressivement
01:10:54à un climat de pré-guerre civile
01:10:55de pré-révolution
01:10:56et en même temps
01:10:57parce qu'effectivement
01:10:58on dit la même chose
01:10:58et puis on revient dessus
01:10:59mais quand même pas forcément
01:11:02et puis on donne raison
01:11:04à l'extrême droite finalement
01:11:06parce que ces gens là
01:11:06ont passé leur carrière
01:11:08à dire que l'extrême droite
01:11:09voulait la guerre civile
01:11:10que l'extrême droite
01:11:10ne voulait pas l'inclusion
01:11:11et en fait
01:11:12on se rend compte que
01:11:15on y va au fait
01:11:16et c'est déjà
01:11:17dans leur terme
01:11:18l'insurrection
01:11:19tout ça
01:11:19donc moi je me dis
01:11:21qu'on est vraiment
01:11:22face à une grande
01:11:23qu'est-ce que vous voulez dire
01:11:23vous dites que
01:11:25par ces propos là
01:11:26ils accélèrent
01:11:27la probabilité
01:11:28ou la possibilité
01:11:29pour le RN
01:11:29de l'emporter à la présidentielle
01:11:31non je pense qu'ils donnent raison
01:11:32à Jean-Marie Le Pen
01:11:33c'est-à-dire à Jean-Marie Le Pen
01:11:35qui disait finalement
01:11:36vous aurez
01:11:36que l'extrême gauche
01:11:38n'est pas démocratique
01:11:39qu'une partie de l'immigration
01:11:40n'est pas démocratique
01:11:41je me mets dans la peau
01:11:43d'un Français
01:11:43qui a regardé ça dans son salon
01:11:44et il voit
01:11:44le maire de Saint-Denis
01:11:46qui vient d'être élu
01:11:47qui inclut
01:11:48dans la République
01:11:49qui a beaucoup de travail
01:11:50parce que c'est une grande ville
01:11:51il y a beaucoup de problèmes
01:11:52150 000 habitants
01:11:53quand même
01:11:53il y a beaucoup de travail
01:11:54il y a beaucoup d'impôts
01:11:55il y a beaucoup de sièges sociaux
01:11:56sur l'entreprise
01:11:56et qui ne pensent
01:11:58qu'au grand soir
01:11:59il se dit peut-être
01:12:00qu'on n'aurait pas
01:12:02dû accepter l'immigration
01:12:03peut-être que
01:12:03voilà
01:12:04on est en train
01:12:05de diaboliser
01:12:07les Français
01:12:07les uns auprès des autres
01:12:08parce que moi
01:12:09je ne suis pas de gauche
01:12:10j'ai des amis à gauche
01:12:11ils ne sont pas comme ça
01:12:11ils ne pensent pas au grand soir
01:12:13ils ont des problèmes
01:12:14que vous avez tous
01:12:14nous tous ici
01:12:15le prix de la carte Navigo
01:12:16le logement
01:12:17l'antavirus
01:12:18Ormuz
01:12:19et là vous avez
01:12:20une espèce de
01:12:23il caricature
01:12:24l'extrême gauche
01:12:25au fait
01:12:26et c'est ce que je lui dis
01:12:28ça donne raison
01:12:28à une certaine extrême droite
01:12:30qui nous a dit
01:12:30vous voyez ce que vous avez voyé
01:12:32il n'aurait pas fallu
01:12:33faire tout le
01:12:34voilà
01:12:35et les filles
01:12:35qui divisent
01:12:36encore plus
01:12:37la population
01:12:38d'Idriss Ghali
01:12:38oui
01:12:39mais contrairement à Driss
01:12:40moi je pense
01:12:41que ça dessert
01:12:42le Rassemblement National
01:12:44parce que ça introduit
01:12:46dans la tête
01:12:47des électeurs français
01:12:48que quel que soit
01:12:50le responsable
01:12:51si le Rassemblement National
01:12:53arrive au pouvoir
01:12:54ce sera le chaos
01:12:54et quand on parle
01:12:57à des gens
01:12:58et notamment
01:12:59à des gens de droite
01:13:00qui ont la tentation
01:13:01de voter RN
01:13:02c'est assez fréquent
01:13:04qu'ils vous disent
01:13:04oui
01:13:05mais
01:13:06si le RN arrive au pouvoir
01:13:08vous allez voir
01:13:09l'extrême gauche
01:13:10sera un TNAF
01:13:10ils appellent à l'insurrection
01:13:12d'ailleurs c'est assez drôle
01:13:14que Bali Bagayoko
01:13:16ne conteste pas du tout
01:13:18appelé à l'insurrection
01:13:19il dit juste
01:13:19Bali n'est pas un gourou
01:13:21en parlant de lui
01:13:22à la troisième personne
01:13:23déjà un symptôme
01:13:24assez avancé
01:13:26oui
01:13:26du phénomène
01:13:27de gouruitisation
01:13:29bien qu'il s'en défend
01:13:31peut-être qu'il fait
01:13:31le jeu
01:13:32un peu dans la théorie
01:13:34du bloc central
01:13:35parce que finalement
01:13:36on se dit
01:13:37si je vote bloc central
01:13:37au deuxième tour
01:13:38la France
01:13:39enfin ma maison
01:13:40ne brûlera pas
01:13:41ma voiture ne brûlera pas
01:13:42c'est un grand classique
01:13:43c'est moi ou le chaos
01:13:44oui
01:13:44oui mais effectivement
01:13:45pour l'instant
01:13:46là il s'attaque
01:13:46au rassemblement national
01:13:47parce qu'il voit
01:13:48que selon les sondages
01:13:50et évidemment on rappelle
01:13:51que ce sont des sondages
01:13:52qu'on est un an avant
01:13:53etc
01:13:53mais pour l'instant
01:13:54comme le rassemblement national
01:13:56est le plus haut
01:13:57aujourd'hui la France insoumise
01:13:58explique que
01:13:59le pire du pire
01:14:00c'est le rassemblement national
01:14:01si demain vous aviez
01:14:03Edouard Philippe
01:14:03ou quelqu'un du bloc central
01:14:05très haut
01:14:05croyez-moi qu'il pourrait dire
01:14:06aussi la même chose
01:14:07c'est une sorte d'indignation
01:14:08aussi d'opportunité
01:14:10de se dire
01:14:10on s'en prend forcément
01:14:12qui est le plus capable
01:14:13de l'emporter face à nous
01:14:15et aujourd'hui
01:14:15il voit bien que c'est facile
01:14:16pour eux de mettre
01:14:18cette binarité
01:14:19contre le rassemblement national
01:14:20mais nul doute
01:14:21que si quelqu'un d'autre
01:14:22était mieux placé
01:14:23que Marine Le Pen
01:14:24ou Jordan Bardella
01:14:25il ferait de toute façon
01:14:26la même chose
01:14:26comme le disait Judith
01:14:27c'est eux ou le chaos
01:14:28et c'est eux ou rien
01:14:29donc quelle que soit
01:14:30la personne en face
01:14:31elle aura tort
01:14:31en tout cas méfions-nous
01:14:32des sondeurs
01:14:33ça c'était une grande partie
01:14:35aussi de l'interview hier
01:14:36que nous faisions
01:14:37dans le grand rendez-vous
01:14:39avec Manuel Bompard
01:14:40effectivement
01:14:41on a toujours vu
01:14:43Jean-Luc Mélenchon
01:14:44monter dans les sondages
01:14:45il commence très bas
01:14:46et il finit
01:14:47à 20-22
01:14:48il y a des scores supérieurs
01:14:49à ce que les sondages
01:14:50réalisaient
01:14:50c'est surtout ça
01:14:51exactement
01:14:51et puis là
01:14:52il a quand même
01:14:53dynamité le reste
01:14:54de la gauche
01:14:54vous avez vu
01:14:55avec le départ
01:14:56de Boris Vallaud
01:14:57du PS
01:14:58donc ça veut dire
01:14:59que le PS
01:15:00et pire que ça
01:15:01contaminé
01:15:01parce que quand vous regardez
01:15:02la plateforme économique
01:15:03que vient repondre
01:15:05le parti socialiste
01:15:06l'arrière
01:15:07n'a envié
01:15:08en termes d'étatisme
01:15:09en termes d'absurdité
01:15:12aux productions
01:15:13de la France insoumise
01:15:14je reviens
01:15:14juste quelques secondes
01:15:15sur le antivirus
01:15:16puisque c'est le sujet
01:15:17qui nous préoccupe
01:15:18bien sûr
01:15:18et on en a beaucoup parlé
01:15:19dans ce
01:15:19dans ce midi news
01:15:21aujourd'hui
01:15:21sur les ultimes
01:15:22évacuation
01:15:24du MV
01:15:24Hondius
01:15:26certaines
01:15:27les 22 derniers occupants
01:15:28qui seront débarqués
01:15:30particulièrement
01:15:31suivis par les autorités
01:15:32sanitaires
01:15:33partiront vers
01:15:34les Pays-Bas
01:15:35comme la petite centaine
01:15:37de personnes
01:15:37déjà évacuées
01:15:38du navire
01:15:39l'Espagne
01:15:40s'est défendue
01:15:41de tout laxisme
01:15:42on a vu quand même
01:15:43le pataquès
01:15:43qu'il y avait
01:15:44entre Pedro Sanchez
01:15:45qui a accordé
01:15:46l'accostage
01:15:47et le président
01:15:49de la région canarie
01:15:49qui lui était contre
01:15:50et que dit
01:15:52à la mi-journée
01:15:54la ministre espagnole
01:15:55de la santé
01:15:55Monica Garcia
01:15:56il y a encore
01:15:5754 personnes
01:15:59à bord de ce navire
01:16:0122 vont débarquer
01:16:02et 32
01:16:04notamment
01:16:05les membres
01:16:06d'équipage
01:16:06resteront sur le navire
01:16:08qui partira
01:16:09en direction
01:16:09des Pays-Bas
01:16:10voilà
01:16:11qui emporte aussi
01:16:12le corps
01:16:13d'une Allemande
01:16:14morte de l'infection
01:16:15voilà donc
01:16:16les dernières évolutions
01:16:17sur le MV
01:16:18Hondius
01:16:19et sur
01:16:20ce navire
01:16:22dont on sait
01:16:24que 22
01:16:25Français
01:16:26actuellement
01:16:27sont cas contact
01:16:28et qu'une personne
01:16:29est à l'isolement
01:16:30à l'hôpital
01:16:31Bichat
01:16:32revenons
01:16:32quelques instants
01:16:34aussi sur
01:16:34la tournée
01:16:35d'Emmanuel Macron
01:16:37en Afrique
01:16:38puisque
01:16:39le chef de l'État
01:16:41est au Kenya
01:16:42depuis trois jours
01:16:43à Nairobi
01:16:44dans le cadre
01:16:44d'un sommet
01:16:45sur le partenariat
01:16:46entre la France
01:16:46et l'Afrique
01:16:47il s'est entrenu
01:16:47avec le président
01:16:48kenyan
01:16:49William Routot
01:16:50il affirme
01:16:51que l'époque
01:16:52du précaré
01:16:52français en Afrique
01:16:53est terminée
01:16:54il veut une relation
01:16:54basée
01:16:55sur un partenariat
01:16:56d'égal à égal
01:16:57je vous propose
01:16:58d'écouter
01:16:59le chef
01:17:00de l'État
01:17:02et ces mots
01:17:03voyage
01:17:03parce que
01:17:04cette langue
01:17:05voyage
01:17:05et je l'ai souvent
01:17:06rappelé
01:17:07l'épicentre
01:17:07aujourd'hui
01:17:08de la langue
01:17:09française
01:17:09est sur les bassins
01:17:10du fleuve Congo
01:17:11elle n'est pas
01:17:12sur les quais
01:17:12de la Seine
01:17:14parce que c'est là
01:17:15qu'il y a le plus
01:17:15élocuteur
01:17:19voilà déplacement
01:17:20sur le thème
01:17:21de la francophonie
01:17:22et François-Olivier Gisbert
01:17:23invité ce matin
01:17:24chez Laurence Ferry
01:17:25juste positif
01:17:26cette tournée africaine
01:17:27d'Emmanuel Macron
01:17:28il y a
01:17:29chez Emmanuel Macron
01:17:31un côté mort-vivant
01:17:32c'est à dire
01:17:33il est mort
01:17:33c'est à dire
01:17:34c'est fini pour lui
01:17:36deuxième mandat
01:17:37c'est terminé
01:17:38il y a plus que
01:17:38quelques mois
01:17:39à tirer encore
01:17:40et bon
01:17:41il essaie de faire croire
01:17:42etc
01:17:42il porte beau
01:17:43mais il y a un côté
01:17:44mort
01:17:45d'ailleurs on voit très bien
01:17:46tous ces dauphins
01:17:48ces ex-dauphins
01:17:49font campagne
01:17:50contre lui
01:17:51etc
01:17:51c'est fini
01:17:51donc c'est le crépuscule
01:17:53et les crépuscules
01:17:54pour les présidents français
01:17:56quels qu'ils soient
01:17:57sont toujours
01:17:58des très mauvais moments
01:17:59à passer
01:17:59et de l'autre côté
01:18:00il y a un côté vivant
01:18:01c'est à dire
01:18:01qu'il tourne
01:18:02et c'est vrai que
01:18:03qu'il a eu en Afrique
01:18:04moi je trouve ça très bien
01:18:05et cette tournée africaine
01:18:06c'est très bien
01:18:08bon c'est rare
01:18:09que François-Olivier Gisbert
01:18:10dise du bien
01:18:10du président de la république
01:18:11là en l'occurrence
01:18:12il l'encourage
01:18:13oui il l'encourage
01:18:14après sur le son
01:18:15qu'on a entendu précédemment
01:18:17moi je le vois de manière
01:18:18quand il explique
01:18:19que l'épicentre
01:18:20de la langue française
01:18:21elle est là-bas
01:18:22tout de suite
01:18:23il a besoin de dire
01:18:24elle n'est pas
01:18:24sur les quatseines
01:18:25et c'est ça en fait
01:18:26le discours
01:18:27et la rhétorique
01:18:28du président de la république
01:18:29c'est un moyen
01:18:29de charmer évidemment
01:18:31son auditoire
01:18:32d'expliquer évidemment
01:18:33la mise en avant
01:18:34de la francophonie
01:18:35partout dans le monde
01:18:36ce qui est un enjeu important
01:18:37et personne n'en doute
01:18:38mais avec tout de suite
01:18:39cette presque attaque
01:18:41la langue française
01:18:42elle n'est pas
01:18:42sur les quatseines
01:18:43c'est pas là-bas
01:18:43l'épicentre
01:18:44c'est-à-dire que
01:18:44en draguant une partie
01:18:46finalement
01:18:47de la francophonie
01:18:48il en vient forcément
01:18:49à rejeter
01:18:49ceux qui seraient
01:18:51dans l'hexagone
01:18:52et c'est ça un peu
01:18:52qui peut poser problème
01:18:54il a fait un certain
01:18:54nombre de déclarations
01:18:55dans ce sens-là
01:18:56le chef de l'état
01:18:57c'est-à-dire qu'il est
01:18:58possible d'aller à la fois
01:18:59à ce sommet
01:19:00qui est avant tout
01:19:01d'ailleurs un sommet
01:19:02plutôt économique
01:19:03et d'enjeu
01:19:03de partenariat
01:19:04sans pour autant
01:19:05être obligé de rejeter
01:19:06ce que représente
01:19:07la France
01:19:08et la fierté
01:19:09une partie de la fierté
01:19:10d'être français
01:19:11moi j'y vois
01:19:12le lointain écho
01:19:13de sa déclaration
01:19:14fameuse
01:19:14vous savez
01:19:15il n'y a pas
01:19:15de culture française
01:19:16il n'y a pas
01:19:17de culture française
01:19:17il n'y a pas
01:19:18de langue nationale
01:19:20en fait
01:19:20ce qui le dérange
01:19:21profondément
01:19:22et c'est une des rares
01:19:24constantes
01:19:24chez un personnage
01:19:25qui s'est distingué
01:19:27par son frégolisme
01:19:28sa capacité
01:19:29à se transformer
01:19:29au gré
01:19:30des interlocuteurs
01:19:31au gré
01:19:31des circonstances
01:19:35c'est que pour lui
01:19:38la nation
01:19:39ou n'existe pas
01:19:40ou carrément
01:19:42est un concept
01:19:42qu'il faut combattre
01:19:44et il y a vraiment
01:19:45une grande permanence
01:19:46dans ces déclarations
01:19:47je trouve
01:19:47et d'ailleurs
01:19:48on va l'entendre
01:19:49sur un autre sujet
01:19:51et notamment
01:19:52sur la diaspora algérienne
01:19:53on écoute
01:19:53le chef de l'état
01:19:54c'est qu'il y a
01:19:55des millions
01:19:56et des millions
01:19:57de jeunes en France
01:19:58qui sont des diasporas
01:20:00comme vous
01:20:00et pendant trop d'années
01:20:02on leur a dit
01:20:03excuse-toi
01:20:04d'être d'une diaspora
01:20:05excuse-toi
01:20:07d'être ceci ou cela
01:20:08ou fais oublier
01:20:09un peu
01:20:09non
01:20:11vous êtes
01:20:12100% française
01:20:13100% algérienne
01:20:15accumulez-les
01:20:16redoublez-les
01:20:17on en a besoin
01:20:18parce que c'est
01:20:19un accélérateur
01:20:20pour nous français
01:20:21d'avoir des jeunes
01:20:22comme vous
01:20:23qui sont françaises
01:20:25et algériennes
01:20:26françaises
01:20:26et centrafricaines
01:20:27et qui ont envie
01:20:28de dévorer le monde
01:20:29de conquérir plein de choses
01:20:31mais qui sont avec nous
01:20:33c'est très important
01:20:35pour moi
01:20:35et donc soyez fiers
01:20:36de cette diaspora
01:20:37soyez totalement française
01:20:38et totalement africaine
01:20:39et moi c'est aussi
01:20:40pour ça que je suis là
01:20:41parce que dans notre pays
01:20:43et je le dis
01:20:43pour nos amis kenyans
01:20:44qui peut-être
01:20:45ne le savent pas assez
01:20:46mais il y a des millions
01:20:47et des millions
01:20:48de nos jeunes
01:20:49qui sont totalement français
01:20:51et totalement africains
01:20:53et c'est une immense chance
01:20:54pour le pays
01:20:55voilà on en revient
01:20:56sur le discours
01:20:57sur la rente mémorielle
01:20:59mais non
01:20:59c'est pas le discours
01:21:00sur la rente mémorielle
01:21:01c'est encore un discours
01:21:04anti-national
01:21:05la France n'existe pas
01:21:06puisqu'on peut être
01:21:07à la fois
01:21:07100% français
01:21:09et 100%
01:21:10d'une autre nationalité
01:21:11ça veut dire donc
01:21:12que le concept
01:21:13de nationalité
01:21:14n'a aucun sens
01:21:15est complètement vide
01:21:16mais ce que je voulais dire
01:21:17c'est que
01:21:18je disais que c'était
01:21:19par rapport à la rente mémorielle
01:21:20c'est-à-dire que c'est une forme
01:21:21de culpabilité affichée
01:21:24de la France
01:21:24envers
01:21:26vous ne l'avez pas
01:21:27interprété
01:21:27la rente mémorielle
01:21:28je ne l'avais pas comprise
01:21:28comme ça
01:21:29pour moi la rente mémorielle
01:21:30c'est arrêter
01:21:31de vivre
01:21:32en reprochant
01:21:34à la France
01:21:34et à la colonisation
01:21:36tous les mots
01:21:37qui vous accablent
01:21:38et que vous devriez
01:21:39être capable
01:21:40de combattre vous-même
01:21:41pour moi c'est ça
01:21:42la rente mémorielle
01:21:42au contraire
01:21:43c'est pas du tout
01:21:43là c'est un retour
01:21:45aux pires heures
01:21:46du macronisme
01:21:47il y a aussi ce très
01:21:48Nelly Dénac
01:21:48qui nous a rejoint
01:21:49ce très macronien
01:21:52de dire
01:21:52c'est le dernier
01:21:53qui a parlé
01:21:54qui a raison
01:21:55on s'adresse toujours
01:21:56à l'auditoire
01:21:57qui est face à soi
01:21:57et ça c'est typiquement
01:21:59ça pratique presque militaire
01:22:00ou le général
01:22:00quand le plus haut gradé parle
01:22:02après le reste
01:22:03c'est le grand problème
01:22:05avec Macron
01:22:05c'est qu'il prend
01:22:06des thèmes très intéressants
01:22:07il a souvent un angle
01:22:07d'attaque
01:22:08qui est très intéressant
01:22:09mais il le pourrit
01:22:10parce qu'on sait très bien
01:22:11comment ça va se terminer
01:22:12par des excuses
01:22:13on va être agenouillé
01:22:14devant le Kenya
01:22:15l'Algérie
01:22:15on est d'ailleurs
01:22:16agenouillé devant le Rwanda
01:22:17parce que là
01:22:18il est en Afrique de l'Est
01:22:20la France agenouille
01:22:22devant le Rwanda
01:22:22depuis les années Sarkozy
01:22:23parce qu'on a porté
01:22:25une croix de plus
01:22:26après celle de l'Algérie
01:22:27nous portons la croix
01:22:27du génocide
01:22:28que nous n'avons pas commis
01:22:29que certains Rwandais
01:22:30ont commis
01:22:30mais Kagame
01:22:32le président rwandais
01:22:33il a accusé
01:22:35l'armée française
01:22:35aux personnes turquoises
01:22:36mais pour avoir à l'époque
01:22:37pris fait cause
01:22:37pour les Hutus
01:22:38et pour le soutien
01:22:41aussi affiché
01:22:42du gouvernement
01:22:42Mitterrand
01:22:44merci de mettre le contexte
01:22:46tout cela se discute
01:22:47parce que la France
01:22:48a même joué un rôle
01:22:49et puis le génocide
01:22:50continue en RDC
01:22:51le Congo
01:22:51le fleuve Congo
01:22:52la RDC
01:22:53ancienne colonie belge
01:22:55pour cette fois
01:22:55la France n'est pas coupable
01:22:56c'est le roi Léopold
01:22:58nous l'avons lâché
01:22:59M. Macron
01:23:00il l'a lâché
01:23:01parce que la RDC
01:23:01colonisée aujourd'hui
01:23:02par le M23
01:23:03des forces soutenues
01:23:04par le Congo
01:23:05qui pillent
01:23:06je ne parle même pas
01:23:06des viols
01:23:08ce qui viole
01:23:09pour nettoyer le territoire
01:23:10pour piller les diamants
01:23:11et les métaux rares
01:23:11où est la France
01:23:12qui s'en occupe
01:23:13M. Trump
01:23:15pour revenir effectivement
01:23:16sur ce qu'on a entendu
01:23:17en plus il commence
01:23:17en expliquant
01:23:18que pendant des années
01:23:19la diaspora algérienne
01:23:20qui était présente en France
01:23:21a dû s'excuser
01:23:23on lui a demandé
01:23:23de s'excuser d'équité
01:23:24alors déjà
01:23:25je voudrais bien savoir
01:23:26quand, qui
01:23:26et à quel moment
01:23:27on leur a demandé
01:23:28de s'excuser
01:23:28parce que je pense
01:23:29qu'on a plus demandé
01:23:30aux français
01:23:31de s'excuser
01:23:31d'être français
01:23:32et d'être sur le territoire
01:23:34que l'inverse
01:23:34et quand il dit
01:23:35on est 100%
01:23:36de nationalité française
01:23:37100% de nationalité algérienne
01:23:39petit cours de maths
01:23:39on ne peut pas être
01:23:40200% de quelque chose
01:23:41ça n'existe pas
01:23:42Merci de ce petit cours de maths
01:23:43Je ne suis pas très bonne
01:23:44mais moi j'ai compris
01:23:45Oui c'est ça
01:23:45on fera un remake
01:23:47des chiffres et des lettres
01:23:47si vous voulez
01:23:48la prochaine fois
01:23:49Avec plaisir
01:23:49Merci à remords
01:23:50Driss a parlé de Donald Trump
01:23:52et effectivement
01:23:53dans ce conflit au Moyen-Orient
01:23:54il s'impatiente
01:23:55de ne pas avoir de réponse
01:23:56de la proposition
01:23:57aux négociations
01:23:58l'Iran a finalement répondu
01:24:00dans la nuit
01:24:00ça ne lui plaît pas du tout
01:24:02totally unacceptable
01:24:03sous-entendu
01:24:04ils nous prennent
01:24:05pour des imbéciles
01:24:06et en plus
01:24:06ils nous font répondre
01:24:07pour des pseudo-reux
01:24:09représentants
01:24:11il a donc moyennement
01:24:13apprécié
01:24:13cette attitude
01:24:15de l'Iran
01:24:16Que va-t-il se passer
01:24:17maintenant Nelly Dénard ?
01:24:18Alors évidemment
01:24:18il est furieux
01:24:19mais enfin bon
01:24:19il nous avait habitué
01:24:20aux lettres capitales
01:24:21dans ces messages
01:24:22Donald Trump
01:24:22donc on ne tire pas
01:24:24trop de conclusions
01:24:25et bien tout simplement
01:24:26ce qui se passe
01:24:26c'est que les Iraniens
01:24:27font monter les enchères
01:24:28et c'est vrai
01:24:28qu'en ne détaillant pas
01:24:30leurs réponses
01:24:31sur les conditions
01:24:31en faisant commenter
01:24:32un vague porte-parole
01:24:33du ministère des Affaires étrangères
01:24:34à la télévision iranienne
01:24:37le contenu
01:24:37d'une vague réponse
01:24:38donnée via un médiateur
01:24:39pakistanais
01:24:40ça montre aux Américains
01:24:41qu'on ne les prend pas
01:24:41tellement au sérieux
01:24:42d'ailleurs je vous propose
01:24:43de l'écouter
01:24:47la seule chose
01:24:48que nous avons réclamée
01:24:49ce sont les droits légitimes
01:24:51de l'Iran
01:24:52je laisse le jugement
01:24:53à vous et à notre peuple
01:24:57la demande de l'Iran
01:24:58pour mettre fin
01:24:58à la guerre dans la région
01:25:00la demande de l'Iran
01:25:01pour stopper
01:25:01la piraterie maritime
01:25:02contre les navires iraniens
01:25:03ce qu'ils ont appelé
01:25:05blocus maritime
01:25:06ou la demande de l'Iran
01:25:07pour la libération
01:25:07des avoirs appartenant
01:25:09au peuple iranien
01:25:10injustement bloqué
01:25:10depuis des années
01:25:11à cause de la pression
01:25:12des Etats-Unis
01:25:12sur les banques étrangères
01:25:13tout cela consiste
01:25:15à utiliser des revendications
01:25:16excessives
01:25:21notre proposition
01:25:22visant à assurer
01:25:22une navigation sûre
01:25:23dans le détroit d'Hormuz
01:25:24est-ce une demande excessive
01:25:34alors ça comprend aussi
01:25:36le Liban
01:25:36vous aurez noté
01:25:37Pierre
01:25:37on demande explicitement
01:25:39aux Etats-Unis
01:25:39de freiner les ardeurs
01:25:41israéliennes
01:25:42et le dégel
01:25:43aussi des avoirs
01:25:44iraniens à l'étranger
01:25:44il n'y a rien de tangible
01:25:46sur le nucléaire
01:25:46or on sait très bien
01:25:48que ça reste
01:25:48le nœud gordien
01:25:50de ce conflit
01:25:50et cette provocation
01:25:51elle marche
01:25:52et je suis en finiré
01:25:52avec ça
01:25:53parce que le pétrole
01:25:54a à nouveau bondi
01:25:55les marchés redeviennent
01:25:56très nerveux
01:25:56très volatiles
01:25:57alors qu'on leur fait
01:25:58pirouiter depuis un mois
01:26:00un retour à la normale
01:26:01et l'Iran s'est très bien
01:26:02joué la montre
01:26:03évidemment 30 jours
01:26:03de délai sur le nucléaire
01:26:05avec l'acceptation
01:26:06de la dilution de l'uranium
01:26:07mais évidemment
01:26:07le moratoire de 20 ans
01:26:09on n'en veut pas
01:26:10sous-entendu
01:26:11on fera du civil
01:26:12avec des vérifications
01:26:16très enrichies
01:26:16avec des vérifications
01:26:17de la IEA
01:26:17qui seront toujours
01:26:18les mêmes depuis 30 ans
01:26:19Merci beaucoup Nelly Dénac
01:26:21Merci Judith
01:26:22Élodie Edris
01:26:23dans un instant
01:26:24120 minutes info
01:26:25avec Julien Pasquet
01:26:27merci à France Goldfarb
01:26:29à Anaïs Bernamonti
01:26:30Louise à l'édition
01:26:31Tanguy à la réalisation
01:26:32et Nicolas à la vision
01:26:34très bonne journée
01:26:34sur cette vidéo
01:26:35Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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