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  • il y a 3 jours
Spécialisé dans les textiles techniques industriels, OTEGO accélère sa mutation. Thierry Mosa son PDG a pour ambition de passer d’une logique de produit textile à une logique de performance énergétique mesurable. Il vient d’élargir son rôle avec l’acquisition de Calomatech pour améliorer la performance énergétique des sites industriels. Un moyen pertinent d’accélérer la décarbonation.

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Transcription
00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que nous posons tous les jours à une personnalité qui
00:08compte dans notre économie. Aujourd'hui je reçois Thierry Moza, bonjour. Vous êtes le PDG d'OTEGO,
00:13alors j'avoue pour tout vous dire que j'ai découvert aussi votre entreprise en travaillant
00:17le sujet on va dire. Spécialiste des matériaux souples et textiles techniques haute performance
00:22destinée à la protection évidemment des hommes mais aussi des machines, des installations
00:26industrielles, vous êtes vraiment un acteur mondial mais alors de quoi parle-t-on justement quand on
00:30parle de ces matériaux et de ces textiles techniques ? On parle d'abord d'une centaine de personnes
00:36passionnées sur les tissus techniques, ça c'est clair et sur la question précise sur les produits
00:42on est sur ce qu'on appelle les tissus techniques ou on peut appeler ça aussi des composites souples
00:47qui permettent de construire des avions, qui permettent de protéger les hommes, de traverser un feu de
00:53forêt, de se battre contre les flammes, ça c'est pour la partie pompiers, c'est aussi et en tout
00:59cas pour nous protéger les ouvriers dans les fonderies,
01:02c'est ce qui nous amène un peu loin en termes de business et tout ça se nourrit beaucoup de
01:09notre savoir-faire français et européen dans les tissus, dans la soirée.
01:14Voilà donc ça c'est important aussi, évidemment une part de R&D dont on parlera et vous-même ce
01:18secteur-là vous y êtes depuis un certain temps on va dire ?
01:21Moi je suis né, peut-être que je suis un passionné comme les équipes avec moi, une formation d'ingé
01:30dans les tissus techniques et les matériaux et puis une volonté de créer de la valeur dans ce domaine d
01:37'activité et au sein d'Otego.
01:40Au sein d'Otego, alors toujours quelques chiffres qui sont importants à préciser, donc 30 millions de chiffres d'affaires,
01:45100 collaborateurs, 85% du chiffre d'affaires réalisé à l'export,
01:49donc c'est quand même évidemment important, une production 100% française, ça ça se souligne aussi, présence dans plus
01:54de 100 pays, plus de 3000 clients industriels dans le monde,
01:58donc on va dire que c'est une belle réussite aussi au niveau mondial.
02:01Merci. Le point central de tout ça, on dit souvent effectivement que le savoir-faire d'Otego, c'est une
02:11histoire et un mariage lyonnais.
02:14C'est une histoire lyonnaise parce qu'elle vient effectivement des soyeux lyonnais et un mariage parce que c'est
02:18le mariage des tissus et de la chimie d'une manière générale qui se trouve à Lyon.
02:24Non, ça c'est le point. Mais tout ça serait impossible si on n'était pas à l'écoute de
02:28nos clients.
02:29Et c'est ce qui a aujourd'hui amené notre entreprise à acheter des produits en Europe, à produire en
02:35France.
02:36Mais il y a vraiment une volonté d'être customer centric avec des clients qui sont sur la zone américasse,
02:42des clients qui sont sur la zone Europe et des clients qui sont sur la zone Asie.
02:46Et on est vraiment dans l'écoute du client. On a un pilier de croissance qui s'appelle la glocalisation.
02:51Oui, on va en parler. Vous parlez de glocalisation. Alors c'est le mélange du global et du local.
02:57Pourquoi employer ce terme ? C'est à la fois, on va dire, dans une offre locale au plus proche
03:01du client,
03:02tout en réfléchissant à une vision, on va dire, globale du marché, c'est ça ?
03:05C'est travailler d'abord des gammes. On travaille des gammes pour des marchés avec des besoins marché.
03:10Et aujourd'hui, si on veut protéger un ouvrier qui est en Chine, chez China Steel par exemple,
03:15c'est des sociétés qu'on visite et qu'on protège, en tout cas les collaborateurs,
03:18et bien une société au Brésil, chez Rio Tinto, a le même besoin.
03:23Donc en fait, c'est des gammes qu'on produit en France pour un besoin global.
03:28Mais il faut aussi écouter le client avec nos équipes.
03:31Et donc il y a cette action locale. On reviendra certainement sur la notion à impact.
03:35Bien sûr, c'est aussi tout l'objet de cette interview.
03:38Mais c'est bien de parler avant du business.
03:40Du business, bien sûr.
03:41Et en tout cas, par l'écoute du client, avec l'humilité qu'on doit mettre, avec l'expertise qu
03:48'on a,
03:49on a développé cette activité à l'international.
03:53Et vous aimez bien mettre en avant la notion de capital humain aussi.
03:56C'est central. C'est central, le capital humain chez nous.
03:59Un mot qu'on évoque souvent chez nous, c'est un mot qui n'est pas très joli en anglais,
04:03mais qui s'appelle la congruence.
04:05Oui, vous aimez bien on pourrait ce mot.
04:06Et la congruence, c'est quoi ? C'est d'être aligné entre ce qu'on pense, ce qu'on
04:10dit et ce qu'on fait.
04:11Et quand on est aligné, on prend d'abord beaucoup de plaisir.
04:14On est beaucoup plus efficace.
04:15Et surtout, si on le fait collectivement, on travaille aussi plus l'écoute, l'écoute de l'autre.
04:22On travaille aussi sur le sixième sens, parce qu'aujourd'hui, bien sûr qu'on a des KPI.
04:26Mais d'écouter l'autre dans un monde qui est imprévisible, c'est extrêmement important.
04:30Et donc si on est déjà dans l'écoute de soi par la congruence, on peut développer et anticiper les
04:36besoins.
04:36Alors justement, vous avez dit, on va parler d'impact, et à la fois environnemental et sociétal,
04:41puisque vous avez une démarche qui s'appelle Otego Lead.
04:44Alors quand on l'entend comme ça, on se dit c'est quoi ? C'est un mot anglais.
04:46Mais derrière tout ça, il y a loyauté, équité, accompagnement et décarbonation.
04:51Alors d'un côté, en fait, loyauté, équité, c'est plutôt du social, c'est ça ?
04:55Et le reste, c'est plutôt de l'environnemental, on peut dire ?
04:57C'est exactement ça, si on prend le donut que vous naissez, on a la partie sociétale,
05:03et c'est la dimension humaine, et c'est la loyauté et l'équité là-dessus.
05:08On est en train de développer du mécénat de compétences qu'on évoquera, j'imagine, un peu plus tard.
05:12Et le A et le D, c'est, en tout cas nous, on mesure par l'impact carbone,
05:17où est pour décarboner nos fabrications et nos produits,
05:21et là-dessus, on a fait des bilans carbone, Scope 3, Amont, Aval, en 2019, en 2023.
05:32On s'est très vite aperçus d'ailleurs sur la décarbonation,
05:35qu'après avoir fait le bilan carbone, on n'était pas épuisé,
05:37mais c'était là que ça devait commencer.
05:39Il ne suffit pas de faire un bilan et de mesurer, il faut après pour passer à l'action.
05:43Il faut calculer sa trajectoire.
05:45Donc depuis l'année dernière, on a plugé un logiciel sur notre ERP
05:51qui nous permet, à chaque fois qu'on a une action,
05:53à chaque fois qu'on met une nouvelle matière première,
05:55nouvelle fabrication, de regarder si on est sur une trajectoire de décarbonation
05:59comme on l'a prévu sur notre CAP 2030.
06:03Ça, c'est la partie D, mais il y a la partie A qui est extrêmement intéressante.
06:07Le A, c'est l'accompagnement de nos clients pour les aider à décarboner.
06:11Et là, ça nous amène à proposer de l'économie circulaire,
06:17de développer des nouveaux business et plutôt des business serviciels.
06:21Oui, on va y arriver tout à l'heure à ce sujet-là.
06:23Ça, c'est le A.
06:23Ça, c'est le A, exactement.
06:25Alors justement, pour quand même mieux comprendre, vous avez commencé à le dire,
06:27sur le volet social, vous avez parlé de mécénat de compétences.
06:29Qu'est-ce que vous mettez globalement, on va dire, en place ?
06:32On est cofondateur d'une chaire sur l'économie circulaire qui s'appelle l'ITEC,
06:38en lien avec une école d'ingénieurs ITEC qui est à Lyon.
06:44On est cofondateur, qu'on n'est pas seul.
06:47On est avec la SNCF, Chanel, donc la bagagerie,
06:51et une société lyonnaise qui s'appelle Embaliso.
06:53Et par cette chaire, on regarde dans quelle mesure on peut aussi incuber
06:59des start-up ou des business à impact
07:01et après proposer à nos collaborateurs du mécénat de compétences
07:05pour laisser agrandir sur la partie RH ou sur la partie finance
07:08ou sur la partie internationale, parce que quelque part,
07:10c'est un sujet pour nous qui est une expertise assez forte à ce niveau-là.
07:17Donc, on ne peut pas le faire seul.
07:18On souhaitait le faire au sein d'un collectif
07:21et le collectif, c'est la chaire.
07:23De travailler ensemble.
07:24Vous pourriez envisager aussi de l'intrapreneuriat,
07:26puisque vous voyez une mécénat de compétences,
07:28finalement aussi de faire grandir un petit peu vos équipes
07:30autour de ces sujets ?
07:31Oui, oui, oui, oui.
07:32Le programme n'est pas lancé pour le coup celui-ci,
07:35mais en tout cas, toute personne, toute société, toute entité
07:40qui veut créer de la valeur et encore plus de la valeur à impact,
07:44il y aura une écoute forte.
07:47En France, mais pas qu'en France,
07:49le mécénat de compétences,
07:51on peut aussi les imaginer en Inde.
07:53On a nos équipes en Inde
07:54qui souhaitent aussi prendre un peu de leur temps
07:57ou beaucoup de leur temps
07:58pour accompagner des sociétés locales
08:00pour développer le business à impact.
08:03Et alors, il y a déjà, on va dire,
08:04de cette incubation et de cette chaire,
08:06on va dire des projets qui en sont sortis ?
08:08On est au début.
08:08On est au tout début, oui, c'est ça.
08:10Ça fait un an que le projet, que la chaire existe.
08:13On a travaillé beaucoup dans l'accompagnement sur des marqueurs forts
08:17qui sont la reverse logistique,
08:20qui sont comment on peut tracer un produit.
08:22Il ne suffit pas de travailler la reverse logistique,
08:24mais c'est aussi comment on peut marquer un produit,
08:27comment on peut tracer un produit.
08:28Comment on trace un liquide ?
08:30Comment on trace un liquide ?
08:31Eh bien, on le trace en mettant, par exemple,
08:34de l'ARN, de l'ADN, pour pouvoir le tracer.
08:37Donc, tout ça, il y a aussi de l'ARD derrière à ce niveau-là.
08:40Et pour rester sur l'économie circulaire,
08:42vous disiez tout à l'heure que vous accompagnez vos clients.
08:44Comment vous les accompagnez aussi sur ces sujets
08:46qui montent en puissance ?
08:48L'enjeu derrière, il n'est pas qu'en France.
08:53Bien sûr que l'Europe, la France,
08:55est un laboratoire au niveau de la circularité,
08:58au niveau du business à impact.
08:59On va peut-être légiférer dans certains cas,
09:01ça peut aider.
09:03Ça peut aussi, à un moment donné, figer les choses.
09:05Mais le point, à mon avis,
09:07au niveau de l'humanité sur la planète,
09:10parce que ce n'est pas la planète le sujet,
09:11c'est l'humanité sur la planète.
09:12Exactement, oui, parce que la planète,
09:13sans nous, elle va aller très, très bien.
09:14Elle va aller très, très bien.
09:16Eh bien, c'est la Chine.
09:18Comment on peut, avec beaucoup, beaucoup d'humilité,
09:22influencer l'impact en Chine ?
09:24Et on a nos équipes sur place en Inde, aux États-Unis,
09:27et j'en reviens.
09:28Eh bien, on fait des séminaires aujourd'hui
09:30où on accompagne nos clients
09:32pour leur expliquer comment ils peuvent fabriquer
09:35avec un impact plus faible au niveau carbone.
09:39C'est des séminaires qu'on anime
09:42avec d'autres partenaires qui sont souvent locaux.
09:47Souvent, on associe ce développement d'économie circulaire
09:51ou de reverse logistique,
09:53j'ai en tête à Chennai, en Inde, par exemple,
09:55avec des partenaires,
09:57on l'associe avec un héroïe économique.
09:59Donc, effectivement, face de nous, on a 200 personnes.
10:01Est-ce qu'ils viennent sur la partie héroïe économique ?
10:04Est-ce qu'ils viennent sur la partie impact ?
10:05On ne sait pas.
10:06Mais en tout cas, on associe...
10:09Ce n'est pas parce qu'on est, entre guillemets,
10:12dans des engagements environnementaux
10:13qu'on ne peut pas être rentable.
10:14Au contraire, ce n'est pas l'objeu.
10:15Il faut associer les deux.
10:16Il faut associer les deux.
10:16Et vous qui avez une vision, justement, globale,
10:18vous parliez de la Chine,
10:19vous parliez de l'Inde,
10:19vous parliez des États-Unis,
10:21sur ces sujets.
10:21Alors, on dit souvent que la Chine,
10:22il faut la regarder de près
10:23parce qu'elle est vraiment...
10:24Elle est en train d'y aller, quoi.
10:26Les États-Unis, c'est plus compliqué en ce moment ?
10:28Les États-Unis, c'est très déséquilibré
10:30en fonction des zones.
10:32Oui.
10:33Je reviens de Caroline du Sud
10:34où, là, pour le coup, le sujet existe.
10:39Le sujet est moins sur la partie, peut-être, énergétique,
10:41mais probablement sur...
10:43On travaille avec nos clients
10:44pour qu'ils fassent moins de déchets.
10:46Et le déchet, il y a un poids carbone,
10:49mais le déchet, il y a un poids aussi économique.
10:51C'est entre les deux.
10:52Entre les deux.
10:53Alors, on aime bien aussi avoir une citation
10:55dans cette émission.
10:57Et vous dites
10:57qui voit l'invisible est capable de l'impossible.
11:01Merci.
11:01Merci de la reprendre.
11:04En revenant des États-Unis,
11:06j'ai lu un livre qui s'appelle
11:08Les bâtisseurs du futur, de Esna Caillot,
11:10quelqu'un qui m'a beaucoup inspiré.
11:13Et elle reprenait, en fait,
11:14cette citation, je crois, chinoise.
11:17Et finalement, ça dit quoi ?
11:18Ça dit que, d'abord, l'invisible...
11:21Souvent, l'invisible n'est pas caché.
11:22L'invisible, on le voit.
11:23Mais l'invisible, il faut l'écouter.
11:25Il faut prendre le temps
11:27de sentir les signes faibles.
11:31Il faut être peut-être...
11:33Il faut avoir peut-être un...
11:35Il faut développer encore plus,
11:37et en particulier pour les hommes,
11:39leur côté féminin.
11:40Souvent, on est dans un monde...
11:41Aujourd'hui, c'est d'actualité.
11:42On est dans un monde de testostérone,
11:44où derrière, on veut convaincre.
11:46Il y a des logiques.
11:47Alors que, oui, il faut se nourrir des KPIs.
11:50Mais à un moment donné,
11:51il faut aussi être dans l'écoute de l'autre.
11:53Et quand on est dans l'écoute,
11:54on voit les signes faibles
11:55et on voit ce qui est en train d'arriver,
11:58ce qu'on peut appeler l'invisible,
12:00et surtout dans un monde
12:01qui est plus polycentrique.
12:04L'Occident n'est plus le centre du monde.
12:06Il faut y penser.
12:07Et donc, on a aujourd'hui
12:09des zones d'influence différentes.
12:11Et si on arrive à les déchiffrer,
12:13à les anticiper,
12:15eh bien, on est force de proposition
12:16pour ces zones, en tout cas.
12:17Alors, c'est peut-être parce que
12:18vous avez écouté votre part féminine en vous.
12:20En tout cas, vous êtes en train
12:21de faire évoluer aussi vos métiers.
12:23Vous en parliez tout à l'heure
12:24en ayant acquis récemment
12:26le rachat de Calomatec,
12:27qui est un spécialiste
12:28de l'isolation thermique et industrielle.
12:31Donc, l'objectif...
12:32Alors là, vous allez carrément
12:33dans les enjeux de déperdition énergétique
12:35des sites industriels.
12:36On va dire, mais qu'est-ce que
12:37vous allez faire là-dedans,
12:38si je puis dire ?
12:39C'est notre driver.
12:41C'est notre driver au Tégolide
12:43qui nous a amenés à rencontrer Calomatec.
12:46On sent que si on veut travailler aussi
12:49du business à impact,
12:50il faut qu'on se rapproche
12:51du client final ou des clients finaux.
12:53Aujourd'hui, on est fabricant de matériaux.
12:56De se rapprocher des clients finaux,
12:58eh bien, ça va nous permettre
12:59de comprendre leurs difficultés
13:01au niveau énergétique.
13:03Calomatec, c'est une société
13:04d'une quarantaine de personnes
13:05qui est à Caen.
13:08Le fondateur est...
13:09On garde le fondateur.
13:11Le fondateur continue
13:12à créer de la valeur.
13:13Il s'appelle Gwenae.
13:15Merci.
13:15Et ils ont une expertise
13:18dans l'optimisation énergétique.
13:19Ça veut dire qu'aujourd'hui,
13:20quand un client souhaite
13:23optimiser son gain énergétique,
13:26eh bien, il peut appeler Calomatec.
13:27Et Calomatec va lui dire
13:29à quel endroit on peut isoler
13:31une partie de ces machines
13:32qui peuvent être dans la pharma,
13:35dans l'agroalimentaire,
13:37dans l'industrie.
13:38Et on peut, grâce maintenant aussi
13:40avec Otego,
13:41lui calculer le gain carbone
13:43qui va faire,
13:44si à un moment donné,
13:47Calomatec l'accompagne.
13:48C'est l'enjeu de Calomatec
13:50aujourd'hui chez Otego.
13:52Et on est aussi en train
13:53de regarder avec le dirigeant
13:55la possibilité de déployer ça
13:57à l'international.
13:58À l'international.
13:59Alors, on a une question
14:01traditionnellement posée
14:02par l'invité de la semaine dernière
14:04qui, lui, évidemment,
14:05est dans le conseil,
14:06l'audit,
14:07c'est BDO France
14:07et son président du directoire,
14:09Arnaud Nodan,
14:10qui a une question
14:11à vous poser,
14:12on va dire,
14:13avec sa casquette de conseil
14:14en entreprise.
14:15On l'écoute.
14:16Bonjour Thierry.
14:17Tout d'abord,
14:18félicitations
14:20pour vos accomplissements.
14:21Je comprends que vous êtes
14:22sur une trajectoire
14:23de croissance magnifique
14:25et donc bravo à vous
14:25et à vos équipes.
14:27Ma question,
14:28elle sera de fait
14:29un peu intéressée
14:30dans le sens
14:31où BDO France
14:31est un groupe
14:33de conseil
14:33et d'audit
14:34et donc dans le monde
14:36dans lequel on vit
14:37et face à la transformation
14:39des entreprises,
14:40que ce soit
14:40les ruptures technologiques,
14:42que ce soit
14:43l'environnement géopolitique,
14:44la transition
14:45et les risques climatiques,
14:48comment est-ce qu'on peut
14:49nous,
14:50entreprise de conseil,
14:52évoluer ?
14:53Qu'est-ce que vous attendez
14:54aujourd'hui
14:56d'un groupe de conseil
14:57comme le nôtre ?
14:59Comment est-ce qu'on peut
15:00nous-mêmes
15:01nous transformer
15:02et nous améliorer
15:03pour répondre davantage
15:04à vos enjeux
15:05et être le plus utile
15:06pour l'ensemble
15:07de nos clients ?
15:09Alors Thierry Moza,
15:10quel conseil vous avez envie
15:11de donner à une entreprise
15:12de conseil ?
15:12Des conseils non,
15:14mais des remarques
15:14ou plutôt nous,
15:16ce qu'on attend
15:16lorsqu'on travaille
15:17avec une société de conseil,
15:18souvent ce qu'on voit
15:19et en particulier
15:20la société BDO,
15:22si j'ai bien compris,
15:23avec une vision très globale
15:24et très internationale,
15:25c'est qu'on peut avoir
15:26des experts
15:27au sein
15:27de ces sociétés-là
15:32et souvent l'expert
15:35il est à certains endroits,
15:37il peut être en France,
15:38il peut être aux Etats-Unis
15:39et dans quelle mesure
15:40à un moment donné
15:41on peut généraliser
15:43ces expertises-là
15:44partout dans le monde,
15:45je pense que c'est
15:45un des enjeux,
15:46nous on le voit
15:47lorsqu'on sollicite
15:48un expert en Asie
15:50et finalement
15:52la bonne personne
15:53elle est peut-être
15:53dans un autre continent,
15:55ça c'est le premier point
15:56et puis pour une société
15:57comme la nôtre
15:59souvent quand on fait appel
16:00à du conseil
16:01il y a de quelle manière
16:02à un moment donné
16:03le conseil peut se transformer
16:04en faire-faire
16:05donc il fait un conseil
16:07en faire
16:08parce que souvent
16:09la bande passante
16:09pour une structure
16:10comme la nôtre
16:11est importante
16:11donc comment on peut
16:13ou BDO
16:14et peut-être qu'ils le font déjà
16:17se proposer
16:17à être plutôt dans le faire
16:18et pas que dans le faire-faire
16:20Voilà, on va lui transmettre
16:21en tout cas
16:22votre réponse
16:23alors le point commun
16:24que vous avez aussi
16:24c'est que vous avez suivi
16:25comme Arnaud Nodan
16:27le parcours aussi
16:28de la CEC Entreprises
16:28dont on parle souvent
16:29on a parlé juste avant
16:30aussi CEC Monde Académique
16:32qui mène finalement
16:34à une réflexion globale
16:35sur l'évolution
16:36d'une entreprise
16:37à un horizon
16:3710 ou 15 ans
16:38qu'est-ce que ça vous a
16:40amené
16:41en termes de réflexion ?
16:43C'est un parcours
16:43qu'on a fait
16:44à deux
16:46avec une de mes collaboratrices
16:48qui s'appelle Frédéric
16:50ça a duré
16:51presque un an
16:53j'ai avant dit
16:53que c'était
16:54un espace
16:55qui n'était ni pro
16:56ni perso
16:57c'était un moment
16:58où derrière
16:59on prend le temps
17:00on prend le temps
17:01je sais qu'aujourd'hui
17:03l'éloge de la lenteur
17:04voilà
17:04prendre le temps
17:05d'écouter
17:05prendre le temps
17:06pour accélérer
17:07après derrière
17:07mais prendre le temps
17:08d'écouter
17:09l'urgence climatique
17:11elle était encore plus évidente
17:12c'est un mélange aussi
17:13d'experts et de témoignages
17:14j'ai en tête
17:15un témoignage
17:16d'une brasserie lyonnaise
17:18qui s'appelle
17:19Christophe Farger
17:19qui était là
17:20et qui a témoigné
17:21donc ça a été
17:22des belles rencontres
17:23avec aussi
17:25des experts
17:26avec des experts
17:28qui pouvaient être aussi
17:29sur de la partie sociétale
17:31philosophique
17:31mais aussi
17:32extrêmement pointus
17:34sur des sujets
17:35sur des sujets techniques
17:36et en tout cas
17:38ça a donné envie aussi
17:39de partager
17:40ce parcours
17:41avec des collaborateurs
17:43et on a étendu
17:44en fait
17:44ce parcours
17:45à une quinzaine
17:47de collaborateurs
17:48chez Otego
17:48qui ont fait une session
17:50convention
17:50pour que derrière
17:51on puisse après
17:52en interne
17:53travailler là-dessus
17:54en même temps
17:55qu'il y avait la convention
17:56on créait un comité RSE
17:58et ça a permis
17:59de densifier
18:00une feuille de route
18:01là-dessus
18:01oui une feuille de route
18:02parce que vous avez
18:02un plan stratégique
18:04qui est Cap 2030
18:05c'est ça ?
18:06alors qu'est-ce qu'il y a
18:06dans ce Cap stratégique
18:07et bien dans le Cap 2030
18:09c'est de grandir
18:10en lien avec notre raison d'être
18:12la raison d'être
18:13étant extrêmement importante
18:14pour nous
18:14parce que ça
18:15nous permet d'être
18:16encore plus congruents
18:18collectivement
18:19qu'on l'est aujourd'hui
18:21donc c'est
18:22dans quelle mesure
18:23on peut continuer
18:23à protéger
18:24les personnes
18:25comment on peut protéger
18:26les machines
18:27et tout ça
18:28avec un développement
18:29impact
18:29et donc c'est
18:31l'objectif
18:31du Cap 2030
18:32avec derrière
18:34dans quelle mesure
18:34l'entreprise
18:35Otego
18:36se transforme
18:36et c'est en train
18:37d'être le cas
18:37aujourd'hui
18:38en groupe
18:39on a accueilli
18:41la société
18:42Calomatec
18:43dans le groupe
18:43on a d'autres sociétés
18:45à impact
18:45qui vont rejoindre
18:47l'entreprise
18:48et j'espère
18:48dès cette année
18:49on a créé aussi
18:50une plateforme digitale
18:51pour accompagner
18:52des sociétés françaises
18:53à l'international
18:54et donc c'est tout ça
18:55le Cap 2030
18:56Oui donc ça veut dire
18:57qu'en fait
18:57c'est ce que je disais
18:58un peu tout à l'heure
18:58vous êtes en train
18:59de faire évoluer
19:00votre métier de base
19:02c'est pas trop complexe
19:03aussi et compliqué
19:04de se dire
19:05qu'on va aller
19:05vers d'autres choses
19:06vous basculez
19:07d'un modèle
19:08de production
19:09de matériaux souples
19:10textiles
19:11vers du service
19:12vers un acteur industriel
19:14on va dire
19:14à une autre dimension
19:15Pas d'être centré
19:16sur le besoin du client
19:19ça nous éloigne
19:20de notre expertise
19:21métier
19:21complètement
19:23on est donc
19:24sur des projets
19:25un peu plus disruptifs
19:26et qui ont besoin
19:27de temps
19:28et donc
19:29cette notion
19:30de temps long
19:30elle est centrale
19:31si on était
19:33sur un temps
19:33beaucoup plus court
19:34on serait dans
19:35l'immédiateté
19:36et on ne pourrait pas
19:38transformer
19:38ou monter en compétence
19:40ou faire grandir
19:40les équipes
19:41sur des sujets
19:41disruptifs
19:42comme le digital
19:42Peut-être que vous pouvez
19:43le faire aussi
19:44parce que vous vous portez bien
19:46En tout cas
19:47on a une bonne dynamique
19:53et les résultats
19:54nous permettent
19:55effectivement
19:57de piloter
19:57nos stratégies
19:58sur du temps long
19:59complètement
19:59Vous parliez tout à l'heure
20:00d'innovation
20:01qu'est-ce que ça représente
20:02aussi la R&D
20:04chez vous
20:04en termes de chiffre d'affaires
20:05de réflexion aussi
20:06sur ces sujets
20:07parce que
20:07quand on travaille
20:08j'imagine
20:08c'est textile
20:09il faut aussi pouvoir
20:11innover de façon constante
20:13Finalement
20:14Nathalie
20:15R&D
20:16innovation
20:16c'est peut-être
20:17deux choses
20:18qui se complètent
20:20Sur la partie R&D
20:21en tout cas
20:21aujourd'hui
20:22c'est
20:23à peu près
20:2415%
20:25de notre activité
20:25c'est lié
20:26à des nouveaux produits
20:27donc là
20:27on est sur la partie
20:28très R&D
20:29avec des docteurs
20:30en chimie
20:31des ingénieurs
20:31en chimie
20:32qui sont
20:32et pour le coup
20:33notre équipe R&D
20:34est dans le pôle
20:36celle
20:36c'est marketing
20:36chez nous
20:37donc dans la partie marché
20:38et moins sur la partie industrie
20:39parce qu'on est à l'écoute
20:40du client
20:41cette notion de
20:42customer centric
20:43qui est le mot qu'on utilise
20:44centric client
20:45s'il faut le dire autrement
20:46et centrer aussi
20:48client du client
20:49ça c'est extrêmement
20:49aussi important
20:50et dans l'innovation
20:51après derrière
20:52c'est aussi comment
20:53autour de ces produits
20:55on peut les rendre connectés
20:56ou connectables
20:56pardon
20:57comment à un moment donné
20:58on peut être
21:00développé du business
21:01serviciel
21:02on revient sur des sujets
21:03à impact
21:04mais c'est de l'innovation
21:05parce que si on veut faire
21:06des produits
21:08qu'on va louer
21:09ce que c'est ce qu'on a
21:09en train de faire
21:10il faut d'abord les tracer
21:11c'est de la data derrière
21:13et ça aussi
21:14c'est l'innovation
21:14c'est peut-être moins
21:15de la R&D produits
21:17ou matériaux
21:17mais c'est l'innovation également
21:19donc ça veut dire data
21:20ça veut dire
21:21un appel à l'IA
21:22est-ce que vous travaillez aussi
21:24sur ces sujets d'IA ?
21:25et bien pas plus tard
21:26encore que ce matin
21:27on avait une réunion
21:28pour mettre en place
21:30alors il y a beaucoup de sujets
21:31autour de l'acculturation de l'IA
21:33ce qu'on voudrait
21:35surtout auprès d'Otego
21:36c'est de structurer
21:37la démarche IA
21:38donc c'est le projet
21:40de cette année
21:40en travaillant un hub
21:42il y a au sein d'un hub
21:44il y a Otego
21:46avec un club
21:47d'IA makers
21:49au sein de l'entreprise
21:51avec l'idée
21:52c'est d'ailleurs
21:52tout ça est piloté
21:53chez nous
21:54par le service RH
21:55et pas par le service IT
21:56parce que c'est
21:57un état d'esprit
21:58qu'il faut appréhender
22:02avec des outils
22:03bien sûr informatiques
22:04c'est un changement culturel
22:05c'est un changement culturel
22:07et ça il faut l'accompagner
22:08par l'équipe ressources humaines
22:12et alors vous parliez de location
22:14ça veut dire que vous allez aussi
22:15vers des enjeux plus d'économie
22:16de la fonctionnalité
22:18de l'usage
22:18dont on parle de plus en plus
22:19ça c'est une réflexion
22:20que vous faites
22:21plus globalement ?
22:23c'est une réflexion
22:24et c'est un peu plus
22:25qu'une réflexion
22:25on a un produit aujourd'hui
22:29on a un service
22:30qu'on apporte
22:31au musée
22:33lorsque le produit
22:34s'appelle Fireguard
22:35c'est pas forcément
22:36le nom qui est important
22:36c'est que lorsque
22:37un musée
22:38lorsqu'un bâtiment public
22:41il y a un incendie
22:42et que l'oeuvre
22:43ne peut pas être déplacée
22:44il faut la protéger
22:45et donc c'est des produits
22:47qui étaient au départ
22:48développés
22:48destinés pour les pompiers
22:50pour protéger
22:50d'un feu de forêt
22:51on a détourné l'application
22:52on travaille depuis
22:54une dizaine d'années
22:54avec le Louvre par exemple
22:56et de là aujourd'hui
22:57d'ailleurs le produit
22:58on est en train de le déployer
22:58notamment aux Etats-Unis
23:01depuis cette année
23:03et on s'aperçoit
23:04que finalement
23:05le produit
23:06aujourd'hui
23:06il peut être acheté
23:07mais aussi
23:09lorsque
23:10sur certains événements
23:12éphémères
23:12de collections privées
23:13ils ont besoin
23:15de protéger l'oeuvre
23:16mais ils n'en ont besoin
23:17que sur une période
23:18alors pourquoi l'acheter
23:19et donc là
23:20on propose
23:20on commence
23:21un nouveau business model
23:23de protéger
23:24les oeuvres
23:24par la location
23:25et alors quand on est
23:26un groupe aussi international
23:28que le vôtre
23:28entre Chine
23:29Inde
23:30Etats-Unis
23:30on peut préserver
23:31on va dire
23:32une spécificité
23:33un savoir-faire
23:34à la française
23:37Je ne sais pas si
23:39on ne se positionne pas
23:41comme ça
23:41on ne se positionne pas
23:42comme une posture française
23:46je sais qu'en Asie
23:47une partie de nos clients
23:48pense qu'on est japonais
23:49parce qu'on a commencé
23:50à travailler
23:51donc bon voilà
23:53je me sens français
23:54je me sens européen
23:55je me sens français
23:56bien sûr les équipes
23:57pour une grosse partie
23:57à Lyon
23:58voilà on produit en France
24:00mais quand on a commencé
24:02à développer l'activité en Asie
24:03on a commencé par le Japon
24:04et je sais qu'une partie
24:06de nos clients en Asie
24:07pensent qu'on est japonais
24:09donc ils nous voient plus
24:11comme une société
24:12qui a une force d'écoute
24:15une force de pugnacité
24:17il y a une de nos valeurs
24:19alors le mot
24:21c'est persévérance
24:22le mot en anglais
24:22c'est greet
24:23si je dois le traduire autrement
24:24c'est la niac
24:26et en tout cas
24:27quand un client
24:28ou un client de client
24:29a un problème
24:30on a l'écoute
24:31et on se fait tout
24:32pour résoudre son problème
24:34et c'est presque ça
24:35le point majeur
24:37qui nous fait grandir
24:38y compris à 9000 km de l'an
24:39Exactement
24:40et c'est une entreprise
24:41globale
24:42on va vous résumer
24:43en tout cas
24:44merci à vous
24:44de nous avoir fait découvrir
24:45Otego
24:45parce que c'est vraiment
24:46un acteur industriel
24:47aussi qui est en transformation
24:48en réflexion aussi
24:50autour de son modèle
24:51merci Thierry Mosa
24:52et à bientôt
24:53sur Bsmart4Change
24:54on passe à présent
24:55à la rubrique
24:55Smart Ideas
24:56vous allez retrouver
24:57pour l'occasion
24:58Thomas Hug
24:58qui reçoit Tilda
25:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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