- il y a 2 jours
Les informés du soir du 1er mai 2026
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00:0720h, 21h, les informés, Renaud Blanc.
00:11Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans les informés sur France Info, bien sûr à la radio et à
00:16la télévision sur le canal 16 de la TNT.
00:19Au sommaire, cette rêve partie interdite sur un terrain militaire dans le Cher, un terrain jugé très dangereux par l
00:26'armée.
00:26Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont sur place, le préfet du Cher parle du pire endroit possible.
00:32Un 1er mai très particulier, défilé des syndicats dans la rue, défilé des politiques dans les boulangeries.
00:39Enjeu, l'évolution du droit du travail pour le seul jour férié chômé en France.
00:43Et puis, les nouvelles propositions de l'Iran pour reprendre les négociations, elles ont été transmises via le Pakistan aux
00:50Etats-Unis,
00:50rejetées par Washington, Washington qui pourrait reprendre ses frappes sur Téhéran.
00:56Nous allons débattre de tous ces thèmes avec nos informés qui ont pour nom ce soir, Véronique Reissoult.
01:01Bonsoir Véronique.
01:02Bonsoir.
01:02Présidente de Backbone Consulting, maître de conférences en communication de crise à Sciences Po.
01:07À vos côtés, Benjamin-Louise.
01:09Bonsoir Benjamin.
01:09Bonsoir Renaud.
01:10Journaliste suisse, correspondant pour la RTS.
01:13Face à vous, Ahmed El-Kaïr, rédacteur en chef du service Monde de Marianne.
01:16Bonsoir Ahmed.
01:17Bonsoir Renaud.
01:18Et puis, la régionale de l'étape, si je puis dire, c'est Audrey Tison, journaliste au service politique de
01:22France Info.
01:23Merci à tous les quatre d'être dans notre studio.
01:28Des milliers de fêtards sur un ancien terrain militaire dans le Cher.
01:32Une rêve partie illégale à débuter aujourd'hui sur la commune de Cormus.
01:35Cet terrain comporte des munitions non explosées et des résidus dangereux pour la santé.
01:42Ce technival est organisé contre la proposition de loi qui vise à sanctionner les rêves parties illégales.
01:48Texte que porte Laetitia Saint-Paul, députée aux raisons du Maine-et-Loire.
01:53Là, il n'est pas du tout question de musique.
01:55Je n'ai rien contre la musique techno.
01:56Il est question des lois.
01:58Et en fait, toutes les lois possibles et imaginables sont enfreintes lors de ces rêves parties illégales.
02:04Rien que là, ça s'aime.
02:05Pour payer les artistes n'importe quelle boîte de nuit, ça quitte des droits, ça s'aime.
02:10Bien sûr, il n'y en a pas.
02:11L'infraction au droit du travail, évidemment, c'est que du travail au noir.
02:15Les infractions aux stupéfiants, aux codes de la route.
02:18C'est une liste de 30 infractions qui est commise à chacun de ces types d'événements.
02:23Là, dans ma proposition, c'est quiconque concourt à la tenue de l'événement se retrouve de fait organisateur et
02:30a des comptes à rendre.
02:31Alors, c'est 30 000 euros d'amende pour les organisateurs avec cette loi qui sera débattue au Sénat.
02:37On pense dans quelques semaines et jusqu'à six mois de prison et une contravention dédiée pour les participants.
02:46Véronique Raissult, on parle de ce qui se passe, on parle de ces rêves parties sur les réseaux ?
02:50Ça n'était pas la conversation la plus importante aujourd'hui.
02:55Donc, oui, on n'en parle, mais pas beaucoup.
02:57Sans doute parce que c'est un sujet quand même assez marginal et qui n'arrive pas tous les jours.
03:02Quand je regardais les sujets, vous avez évidemment beaucoup d'images partagées des participants qui se réjouissent, qui partagent des
03:10moments de joie.
03:10Et en particulier sur TikTok, vous avez plein de commentaires et de gens qui regrettent de ne pas y être
03:15parce que ça a l'air formidable.
03:17Mais sur des réseaux peut-être un peu plus boomers, en tout cas où il y a moins de rêveurs.
03:25Globalement, les questions que les gens se posent, pas tant la question de la loi, comme ça a été dit,
03:31ce ne sont que des actes qui sont interdits.
03:33Donc, bon, pourquoi pas ?
03:35La question qui se pose, c'est plus spécifiquement sur la free party d'aujourd'hui.
03:40En disant, comment est-ce que, alors que c'est interdit d'aller sur un terrain militaire, les militaires trient
03:44et font rentrer et il y a une espèce de régulation ?
03:47Donc, c'était plus ça, les débats.
03:49Ça semble totalement lunaire de se dire que c'est interdit et en même temps, visiblement, il y a des
03:55services d'ordre qui sont là et des militaires qui régulent l'entrée.
03:59Alors, c'est un ancien terrain militaire. Ahmed, vous l'y ajoutez ?
04:02Oui, mais je trouve ça, effectivement, c'est ça qui est le plus étonnant, c'est qu'on a un
04:06préfet qui dit, mais regardez, c'est un terrain extrêmement dangereux, il y a des risques d'explosion.
04:11D'ailleurs, on a mobilisé des gendarmes pour contrôler, pour sécuriser.
04:16On n'ose pas aller dire aux personnes de partir, mais comment un terrain militaire dans lequel il peut y
04:23avoir des explosions n'est pas, je veux dire, entouré, bâché, avec une interdiction claire d'entrée ?
04:29Enfin, c'est quand même très étonnant que ça intervienne a posteriori. C'est a posteriori qu'on dit, ah,
04:33mais c'est un terrain militaire, faites attention.
04:35C'est un terrain qui est très, très étendu, qui peut servir ponctuellement pour des exercices militaires.
04:42Il y a des panneaux d'interdiction, mais en fait, il n'est pas entouré de clôtures et il est
04:47simplement sanctuarisé au moment où il y a des exercices.
04:50Mais sinon, les routes qui traversent ce terrain sont, en fait, ouvertes, notamment pour la population locale.
04:55C'est ce qui peut expliquer le fait que tous ces rêveurs, ces tuffeurs aient pu arriver.
05:02D'ailleurs, madame le maire de la commune de Cormus a été la première surprise par l'arrivée.
05:07Elle disait, on l'a entendu sur France Info, que les gendarmes aussi étaient surpris par l'arrivée des fêtards.
05:14Benjamin Louis, il faut, à votre avis, durcir sur cette question des rêves parties illégales, encore une fois.
05:19En tout cas, pour le gouvernement, il faut. Et la loi qui est dégainée, elle est massive.
05:25Elle a vraiment comme objectif de dissuader et de faire passer l'envie même d'y réfléchir et de prévoir
05:33ce genre de free party, de rêve parties, de technival.
05:37Après, est-ce qu'elle va être efficace ?
05:39Ça, c'est vraiment une autre question, parce qu'on sait très bien que, surtout, dans ces milieux-là, et
05:46quand on connaît l'essence même de ce qu'est une free party, ça s'appelle comme ça,
05:49justement parce que ça s'affranchit aussi des règles classiques, de déclarations à l'avance, c'est qu'on investit
05:56un lieu de manière un peu anarchique.
05:59Voilà. Donc, est-ce que ça va fonctionner, une telle répression ?
06:02Ça peut avoir l'effet inverse. En tout cas, le coup de com' de la part des organisateurs, il est
06:08réussi.
06:08Après, est-ce qu'ils sont en sécurité ?
06:10Ça, c'est quand même une autre question qui est effectivement très préoccupante.
06:13Et là, en l'occurrence, on peut vraiment y voir un peu d'immaturité et un peu d'irresponsabilité.
06:18Est-ce que l'initiative du gouvernement va être efficace ?
06:20Ça, c'est franchement une autre question.
06:22Alors, Audrey Tison ?
06:23D'ailleurs, il y a eu des débats au Parlement là-dessus, parce que c'était une proposition de loi
06:27portée par Horizon,
06:30donc des membres du groupe central, mais quasiment l'intégralité de la gauche s'y est opposée.
06:36Le premier vote s'est joué, était assez serré. Pourquoi ?
06:39Parce que la gauche dit que ce sont des propositions liberticides.
06:43L'un des problèmes, c'est que c'est censé s'attaquer à tous les participants
06:46et faire quelque part de tous les participants des co-organisateurs,
06:50donc passibles de six mois de prison.
06:53Ça se prend les organisateurs, six mois de prison, 30 000 euros d'amende, on est à 1 500 aujourd
06:57'hui.
06:57Et effectivement, dans la loi, il y a l'idée d'une contravention, entre guillemets, pour tous ceux qui participent
07:03à cette fresse.
07:03Oui, tous ceux qui font circuler des visuels, ceux qui ont amené du matériel,
07:08seraient presque sanctionnés de la même manière.
07:11Et ça, c'est vraiment liberticide.
07:12Notamment le Parti Socialiste a argumenté là-dessus, la France Insoumise,
07:16avec une tribune de Louis Boyard, vous savez, ce député assez jeune, qui se fait souvent le défenseur, justement, de
07:22la jeunesse,
07:23qui est ce qui time que, tout simplement, on veut pourrir la vie des jeunes
07:27et empêcher ces fêtes gratuites pour faire appliquer, tout simplement, les lois du marché.
07:32C'est ce qu'il avait dit à la tribune hier.
07:33La proposition est passée à l'Assemblée Nationale, elle doit être examinée du côté du Sénat.
07:37Pour l'instant, elle n'est pas à l'ordre du jour du Sénat, à ma connaissance.
07:40Alors, justement, et celle qui porte ce texte, la députée Horizon, demande à Sébastien Lecornu d'accélérer les choses.
07:47On peut penser que, du côté du Sénat, ça sera plus facile, entre guillemets, pour faire passer la loi, Audrey
07:51?
07:51Oui, on sait que le Sénat penche clairement à droite et va sans doute aller dans ce sens
07:56de réprimer davantage ces événements qui sont, en fait, illégaux et très mal encadrés aujourd'hui.
08:02Et donc, dans la base électorale, justement, de la droite et du centre,
08:10ces initiatives et ces fêtes-là, elles ne sont a priori pas très populaires
08:13parce que là, on est sur un terrain militaire, parce qu'il y avait vraiment une volonté d'aller défier
08:17l'autorité, d'envoyer un message.
08:19Mais en temps normal, c'est souvent sur des terrains agricoles.
08:22Et ça se passe très mal avec les populations locales, ça se passe très mal avec les agriculteurs,
08:27ça finit souvent en lancée de purin sur les participants au Free Party.
08:32Donc, je ne suis pas persuadé qu'il y ait une grande adhésion d'une majorité des électeurs français
08:39envers les organisateurs de Free Party.
08:42Donc, il y a quand même sans doute une volonté là de montrer, d'envoyer un signal.
08:46Regardez, on fait quelque chose alors qu'on sait très bien que ça va être compliqué de les empêcher totalement.
08:51Alors, on parlait du droit du travail.
08:54Eh bien, le travail a été au cœur de ce 1er mai 2026.
08:57Au cœur des débats, eh bien, la controverse avec l'ouverture de certains commerces,
09:02enfin, l'ouverture pour certains commerces avec leurs salariés.
09:05On pense aux fleuristes, on pense aux boulangers.
09:07Bonsoir, Paul-Henri Anton Matéi.
09:09Bonsoir, monsieur.
09:10Professeur de droit du travail à la Faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier.
09:14D'abord, est-ce qu'on parle beaucoup de flou aujourd'hui
09:17autour de cette possibilité de travailler avec des salariés pour le 1er mai ?
09:22Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce que dit la loi actuelle ?
09:25Tout à fait, vous parlez de flou.
09:27Effectivement, il y a un flou depuis plusieurs années
09:29puisque le Code du travail nous dit que dans les établissements et services
09:33qui, je cite, « en raison de la nature de leur activité,
09:36ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai
09:40ont droit, en plus du salaire, à une indemnité égale au montant de ce salaire ».
09:43Donc, le critère, c'est un critère d'impossibilité d'interrompre une activité.
09:48C'est tout ce que dit la loi.
09:50Alors, quand vous regardez le site du ministère du Travail,
09:52vous avez deux exemples.
09:54Le premier, c'est les activités qui répondent à une mission de service public,
09:58hôpitaux, transports publics.
09:59Et puis, et c'est là où se loge le débat,
10:02les activités indispensables à la continuité de la vie sociale
10:06en concourant à la satisfaction de besoins essentiels du public.
10:10Exemple, hôtel.
10:12Et vous avez donc, justement, le débat,
10:15c'est quoi une activité indispensable à la continuité de la vie sociale ?
10:19Dans le courrier du premier ministre, daté du 28 avril,
10:23qui justifie le texte qui va être maintenant débattu
10:27concernant uniquement les boulangers-pâtissiers et les fleuristes,
10:30il cite précisément ça en disant
10:33« activités des boulangers-pâtissiers-artisanaux indispensables à la continuité de la vie sociale »
10:39et pour les fleuristes, activités traditionnellement associées au 1er mai.
10:42Donc, il faut sortir, une fois pour toutes, de l'ambiguïté de ce texte,
10:47car finalement, on dit généralement
10:50« vous ne pouvez pas travailler ou faire travailler plutôt vos salariés le 1er mai ».
10:54Exact, puisque le principe, c'est que le 1er mai est légalement férié et chômé.
10:59Et personne, évidemment, ne veut remettre en cause,
11:02en raison de ce que représente le 1er mai dans notre histoire,
11:05mais aussi dans l'histoire internationale du travail.
11:08Il faut dire la chose comme elles sont.
11:10Et donc, là, le Premier ministre ouvre un débat
11:14qui ne s'arrêtera pas aux boulangers-pâtissiers et fleuristes.
11:18Du reste, il ne nous a pas échappé,
11:19que d'autres artisans, là, les bouchers, là, les poissonniers,
11:23disent « mais nous aussi, on peut participer à la vie sociale et à l'utilité de la vie sociale
11:29».
11:29On va y revenir justement dans un instant.
11:30Il y avait beaucoup de commerces ouverts, d'ailleurs, aujourd'hui, pour ce 1er mai.
11:34Audrey, on a vu des clients un petit peu particuliers dans les boulangeries aujourd'hui.
11:37C'était le multiplex des boulangeries pour nous au service politique de France Info,
11:42puisqu'on avait d'un côté Gabriel Attal,
11:44qui s'est rendu dans une boulangerie à Vence, près de Paris,
11:47si c'est la circonscription.
11:48Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
11:50qui est allé sur les terres de Laurent Wauquiez,
11:53avec Laurent Wauquiez en Haute-Loire aussi,
11:55dans une boulangerie pour aller acheter leur pain ensemble.
11:58Et puis Bruno Retailleau, qui était du côté de Cholet, dans des Halles,
12:01et qui a parlé également avec une boulangère.
12:04Donc beaucoup de monde pour venir illustrer ce travail le 1er mai.
12:07Et je vous propose justement d'écouter Gabriel Attal,
12:10l'ancien Premier ministre à Vence dans cette boulangerie.
12:13Moi, je me suis battu pour qu'ils puissent ouvrir aujourd'hui.
12:16Bon, ils ont la possibilité d'ouvrir.
12:17J'espère qu'il n'y aura pas de verbalisation et de sanction,
12:19parce que la loi n'a pas changé, comme notre texte a été retiré.
12:23Le gouvernement a dit qu'il faisait un pari de l'intelligence collective.
12:26Franchement, ce serait un scandale s'il y avait des verbalisations
12:29qui étaient mises par des inspecteurs du travail aujourd'hui
12:31sur des boulangers et des fleuristes.
12:33Alors, Audrey, vous étiez aux côtés de l'ancien Premier ministre
12:36qui se défend d'une opération de com'.
12:38Oui, en fait, il explique qu'il est dans une logique.
12:42C'est vrai qu'il a beaucoup communiqué sur le travail le 1er mai
12:46depuis un ou deux mois.
12:48C'est lui qui avait poussé pour qu'une proposition de loi
12:52soit mise à l'agenda de l'Assemblée nationale.
12:54Je vous rappelle que c'est un texte de loi,
12:56celui qui veut encadrer et libéraliser un petit peu plus
12:59l'ouverture des commerces le 1er mai,
13:01qui avait commencé sa vie au Sénat,
13:03qui devait arriver à l'Assemblée.
13:04Le groupe de Gabriel Attal voulait le porter
13:07et, en fait, ils se sont rendus compte
13:09que le texte était un petit peu plus compliqué que prévu.
13:14Pourquoi ? Parce que les sénateurs avaient décidé
13:16d'ouvrir la possibilité à pléthore de commerces d'ouvrir
13:19et notamment au boucher,
13:22notamment à des boulangeries dites industrielles,
13:25pas du tout seulement les artisans.
13:27Qu'a fait le groupe de Gabriel Attal quand le texte est arrivé ?
13:30Il l'a rejeté d'office.
13:31Aucun débat.
13:32C'est une petite manœuvre parlementaire
13:35pour accélérer le processus,
13:37envoyer ça dans une réunion qu'on appelle la CMP
13:39et essayer d'accélérer le calendrier
13:41et que ce soit bien adopté avant ce 1er mai
13:42parce que c'est vraiment ce que voulait Gabriel Attal,
13:44pouvoir incarner ce côté.
13:46On laisse la liberté de travailler
13:48aux boulangers et aux fleuristes.
13:51Tout ça, ça a fait flop
13:52parce que le gouvernement a signé la fin de la récré,
13:54a dit moi je reprends les choses en main,
13:56c'est le bazar,
13:57a essayé d'établir des règles,
14:00tant bien que mal pour ce 1er mai.
14:01On a entendu que c'était un petit peu compliqué
14:03puisqu'il y a quand même eu des verbalisations
14:06de certains commerces aujourd'hui.
14:08On va y revenir, oui.
14:09Et le gouvernement prévoit un projet de loi
14:12pour l'année prochaine
14:13et c'est toute la question juridique.
14:14Est-ce que le projet de loi
14:15qui vient tout juste d'être présenté
14:17avait quelques applications juridiques dès cette année ?
14:19Bon, d'après moi, non.
14:21Ce n'était pas du tout borné juridiquement.
14:24Benjamin, cette visite de Gabriel Attal,
14:26celle de Sébastien Lécornu,
14:28il a le droit d'acheter du pain quand même le matin.
14:30Mais enfin, on imagine que ce n'est pas totalement anodin.
14:34Oui, alors je peux vous dire
14:35qu'on avait bien sûr reçu des messages la veille
14:37nous indiquant que Gabriel Attal allait rencontrer une boulangère
14:40dans sa circonscription.
14:41Ça me surprend énormément, Osama.
14:43C'est un scoop.
14:44Ça veut dire clairement que du côté de Matignon
14:46comme du côté de Gabriel Attal,
14:48on soutient les commerçants.
14:48Le message est assez clair.
14:50Oui, on soutient les commerçants.
14:51Ça veut aussi dire du côté de Gabriel Attal
14:52qu'on est en pré-campagne présidentielle.
14:54C'est quand même un peu un mystère pour personne.
14:57Et qu'il va y avoir deux camps.
14:58Et d'ailleurs, aujourd'hui, tout le monde était à sa place.
15:00Le camp plutôt centre-droit,
15:03donc Gabriel Attal,
15:04le Cornu,
15:06était aux côtés des commerçants qui veulent bosser.
15:08Et puis, les filles et la gauche
15:10étaient dans le cortège du 1er mai.
15:12Chacun était à sa place.
15:13Et on voit très bien
15:14quels seront les camps
15:16qui vont s'opposer à la présidentielle de 2027.
15:19Audrey, il y a cette visite du Premier ministre,
15:21effectivement, dans cette boulangerie
15:22où il fait ses petites courses,
15:23où il achète ses pains en chocolat,
15:24ou ses chocolatines.
15:25Si vous êtes dans le Sud,
15:26je ne veux vexer personne.
15:27Et puis, il y a aussi ce petit coup de fil
15:29à un boulanger de l'Isère
15:31qui n'est pas passé inaperçu.
15:32C'est quand même assez étonnant.
15:33Un boulanger de l'Isère
15:35qui s'est fait contrôler ce matin
15:37par des inspecteurs du travail
15:39qui lui ont dit
15:39« Vous n'êtes pas dans les règles,
15:41vous avez des salariés qui sont là,
15:42ça n'est pas dans les clous,
15:43je vais faire un rapport,
15:45vous risquez une amende. »
15:47Ce boulanger,
15:48quelques heures plus tard,
15:49il reçoit le coup de fil
15:51du Premier ministre lui-même.
15:53Apparemment, c'est Laurent Wauquiez
15:54qui avait fait un petit peu l'intermédiaire.
15:56Donc, le Premier ministre l'appelle
15:58et tente de le rassurer
16:00en quelque sorte en lui disant
16:01que d'après lui,
16:03les choses sont bornées,
16:05qu'il n'y a pas de raison a priori
16:06que la sanction aille au bout
16:10puisque, enfin, si tant est
16:12qu'il a bien respecté le fait
16:13que les salariés sont volontaires
16:15et que les salariés sont payés double
16:17avec en plus une journée
16:18de récupération derrière.
16:20Ça, c'est le discours
16:21que lui fait passer le Premier ministre.
16:22Alors, le boulanger, lui,
16:23il a compris que c'est bon,
16:25il n'aurait pas d'amende,
16:26il estime que c'est bon,
16:27il est sauvé.
16:28Sauf que dans les faits,
16:30on va voir ce que ça donne
16:30avec l'inspection du travail
16:31puisqu'on sait qu'il y avait
16:33des règles qui étaient
16:34à appliquer quand même.
16:36Justement, Paul-Henri
16:36Antomatey, je rappelle
16:37que vous êtes professeur
16:38de droit du travail.
16:39Est-ce qu'on a un petit peu
16:40un abus de pouvoir
16:41du côté de Matignon ?
16:43Ce n'est pas un abus de pouvoir.
16:46C'est, en réalité,
16:48essayer d'expliquer
16:49que la version qui va être
16:50soumise au Parlement,
16:52si on la respecte de fait
16:54aujourd'hui,
16:55ça ne pose pas de difficultés.
16:56Mais en réalité,
16:56les personnes qui ont été
16:57verbalisées,
16:58comme je le disais tout à l'heure,
16:59peuvent parfaitement plaider,
17:00si jamais elles veulent contester
17:01le procès verbal,
17:02elles peuvent parfaitement plaider
17:03qu'elles s'inscrivent
17:05dans la deuxième dérogation
17:06aujourd'hui
17:07qui est généralement admise,
17:09c'est-à-dire
17:10la continuité de la vie sociale.
17:11Mais dans le projet
17:12du gouvernement,
17:13il y a des garanties
17:15qui n'existent pas aujourd'hui
17:16dans le Code du travail
17:16puisque
17:18on vise bien
17:18les boulangers-pâtissiers,
17:20mais ils n'auront accès,
17:21si le texte est voté
17:22en l'État, bien sûr,
17:23ils n'auront accès
17:24à la possibilité
17:25d'occuper des salariés
17:26le 1er mai
17:26que si un accord de branche
17:28le prévoit.
17:29Et ensuite,
17:30bien sûr,
17:31lorsque les salariés
17:32seront volontaires
17:33et l'accord de branche
17:34doit définir
17:35les conditions d'occupation,
17:37notamment les modalités
17:38de recueil
17:38de l'accord écrit
17:39du volontaire
17:40et également
17:41les modalités
17:42du changement
17:43d'avis du salarié.
17:44Si vous n'avez pas
17:45d'accord de branche,
17:46vous n'avez pas
17:47la possibilité,
17:47vous n'aurez pas
17:48la possibilité
17:49de faire travailler
17:49le 1er mai.
17:50Or,
17:51aujourd'hui,
17:52en l'état
17:52de la réglementation
17:53que j'ai rappelé
17:54tout à l'heure,
17:54en revanche,
17:55un employeur
17:56qui rentre
17:57dans le champ
17:57de la dérogation,
17:58je prends par exemple
17:59les transports publics,
18:00impose aux salariés
18:01de travailler
18:01le 1er mai.
18:02Donc,
18:03il y a quand même
18:04dans le projet de loi
18:08des garanties supplémentaires.
18:09La question
18:10qui va se poser alors,
18:11pourquoi on ne généralise
18:12pas ces garanties
18:13à tous les cas
18:14de dérogation
18:15ceux existants
18:16aujourd'hui ?
18:17On va voir
18:17que du côté
18:18des syndicats,
18:18on met déjà
18:19effectivement
18:20certaines lignes
18:21et des lignes rouges
18:22à ne pas franchir.
18:22Du côté,
18:23Véronique,
18:24des réseaux sociaux,
18:25ça réagit justement
18:26sur ce 1er mai,
18:28ces boulangers
18:29qui travaillent,
18:30ces floristes également
18:31avec leurs salariés
18:32ou ceux qui manifestent ?
18:33C'est évidemment
18:33un sujet
18:34qui était plus discuté
18:35d'abord parce qu'il
18:36touche plus de monde
18:37que celui dont on parlait
18:38tout à l'heure.
18:38Vous avez trois catégories
18:40de messages,
18:41beaucoup de messages
18:42qui sont des vidéos,
18:43témoignages sur ce qui
18:44s'est passé aujourd'hui,
18:45ce qui fonctionnait,
18:45ce qui ne fonctionnait pas,
18:46ce qui était ouvert,
18:47pas ouvert en particulier.
18:48Il y a beaucoup de vidéos
18:49sur Instagram,
18:51par exemple,
18:51une vidéo qui a enregistré
18:53beaucoup de scores
18:55montrant que les métros,
18:56les tramways,
18:56les bus TCL de Lyon
18:58ne fonctionnent pas
18:59le 1er mai tous les ans
19:00et donc on voit tout
19:02à l'arrêt
19:02et avec les gens
19:03qui s'en réjouissent.
19:04C'est très bien,
19:04c'est une tradition
19:05et c'est formidable.
19:06Beaucoup aussi
19:07de gens qui montrent
19:09que c'est ouvert
19:10et de salariés
19:11qui disent
19:12qu'ils sont très contents
19:12de travailler.
19:13Ça, c'est la première catégorie
19:14qui n'était pas
19:14trop politique.
19:16Et puis après,
19:16le reste n'était
19:17que politique.
19:18Alors autant vous dire
19:19que les visites
19:20de petits pas
19:22d'achat
19:23devant des caméras
19:24ont plutôt fait sourire.
19:25En gros,
19:26ce que les Français
19:27ont retenu,
19:27en tout cas dans les messages,
19:28on avait un premier message
19:30qui était
19:30le gouvernement
19:32envoie des messages
19:32qui sont contradictoires
19:33entre ce qu'ils disent
19:35et ce qu'ils font.
19:36Il y avait presque
19:37un appel
19:38à une forme
19:38de désobéissance
19:39et en tout cas,
19:40c'est comme ça
19:40que les gens le prenaient
19:42et en disant
19:42c'est grave
19:43avec entre autres
19:44le message
19:45de M. Lissner
19:45qui a été beaucoup repris
19:46disant
19:47un jour chômé
19:48pour les inspecteurs
19:49du travail
19:49ça serait bien aussi.
19:50Enfin,
19:51on voit bien
19:51qu'on était
19:52dans un champ
19:52extrêmement politique
19:53et puis après
19:54il y a la troisième catégorie
19:57votre expert
19:58a commencé
19:58à le dire un peu
19:59mais il y avait
20:00énormément
20:01de messages
20:02en particulier
20:03sur Youtube
20:04de gens
20:05qui essayent
20:05de comprendre
20:05l'histoire
20:07du 1er mai.
20:08Alors,
20:08c'est parti
20:09beaucoup des syndicats
20:10du discours
20:10de Jean-Luc Mélenchon
20:11mais derrière
20:12en disant
20:12mais est-ce qu'on est les seuls
20:13est-ce qu'on a une exception
20:14c'est quoi
20:15pourquoi est-ce qu'il y a
20:16ce 1er mai
20:17pourquoi c'est chômé
20:18est-ce que c'est la fête
20:19du travail
20:19ou la fête des travailleurs
20:22expliquant
20:23que tout ça date
20:24de 1889
20:26dans ce que j'ai entendu
20:27qui rappelle
20:29une histoire
20:29de commémoration
20:30des grévistes
20:31de Chicago
20:32qui avaient été
20:33tués par la police
20:34mais
20:34on voit bien
20:35que ça devenait
20:36voilà
20:37une source d'intérêt
20:38et c'était surtout
20:39les plus jeunes
20:40qui ont beaucoup
20:41partagé ces vidéos
20:42d'explications
20:43un peu historiques
20:44et montrant
20:44qu'en fait
20:44il n'y a pas qu'en France
20:46il n'y a qu'en France
20:47qu'on le fait ainsi
20:48mais il n'y a pas qu'en France
20:49puisqu'il y a 163 pays
20:50qui sont le 1er mai
20:52alors c'est très compliqué
20:55comme toujours
20:56je n'aurais pas dû poser
20:56non non non
20:57bien sûr
20:58non mais c'est intéressant
20:59parce qu'il y a une autre dimension
21:00je vais vous en parler
21:00mais d'abord
21:01sur la question même
21:02du 1er mai
21:03il n'y a que 8 cantons
21:04le 1er mai
21:05est appliqué
21:06de manière fédérale
21:07de manière cantonale
21:08justement
21:08pas fédérale
21:098 cantons
21:11sur 26
21:13ont imposé
21:14le 1er mai
21:15comme jour
21:15chômé
21:16et obligatoirement
21:17payé
21:18après
21:19ensuite
21:19ça se joue aussi
21:20dans les conventions collectives
21:22donc par exemple
21:23à Genève
21:23vous avez
21:24certaines branches
21:25qui ne vont pas
21:26travailler le 1er mai
21:27parce qu'elles ont
21:28cet acquis social
21:28dans leurs conventions collectives
21:30et d'autres branches
21:32qui vont travailler
21:32donc les administrations
21:33aujourd'hui
21:34à Genève était fermée
21:34mais par contre
21:35une grande partie
21:36des entreprises
21:37travaillaient
21:37comme n'importe quel autre jour
21:38les transports publics
21:40fonctionnaient
21:40ça c'est une chose
21:41mais ce qui est intéressant
21:42c'est de faire la comparaison
21:43entre la France et la Suisse
21:44sur le débat politique
21:45en ce moment
21:45parce que vous avez donc
21:47cet univers parallèle francophone
21:48qu'on appelle la Suisse
21:49qui travaille plus que la France
21:53en termes d'heures
21:53par semaine
21:55qui est en train
21:56de débattre
21:57depuis le mois de mars
21:58de rendre justement
22:00fédéral
22:01le 1er mai
22:02c'est une initiative
22:03qui a été
22:04qui a été apportée
22:06au Parlement
22:06une motion
22:06qui a été déposée
22:07au Parlement
22:07par une parlementaire
22:09des Verts
22:10qui demande
22:11que le 1er mai
22:12devienne un jour férié
22:14respecté au niveau
22:15donc fédéral
22:15au niveau national
22:16on dirait en France
22:17et de l'autre côté
22:18vous retournez
22:19du côté de la France
22:20un pays qui travaille
22:21moins
22:22par semaine
22:24et qui est en train
22:25d'essayer
22:26d'enlever
22:26un jour férié
22:27donc vraiment
22:28on est dans
22:28deux réalités
22:29totalement parallèles
22:30les mondes à l'envers
22:30Ahmed vous êtes surpris
22:32finalement par tous
22:32ces débats autour
22:33du 1er mai
22:34alors ça date pas
22:35d'aujourd'hui
22:36parce qu'effectivement
22:36on a commencé
22:37à déroger à la règle
22:38j'allais dire
22:38depuis 1986
22:39mais ça revient
22:40régulièrement sur le tapis
22:42oui et d'autant plus
22:43que c'est le dernier
22:441er mai avant
22:45les élections présidentielles
22:46donc se cristallisent
22:47les débats
22:47sur des questions
22:48de société centrale
22:50le travail
22:51sa signification
22:53la régulation
22:54de ce travail
22:55dans un moment
22:56de crise
22:56où les plus défavorisés
22:58n'arrivent pas
22:59à joindre les deux bouts
23:00où le prix des carburants
23:02touche de plein fouet
23:03la classe moyenne
23:04donc ce débat
23:05sur le 1er mai
23:06prend une acuité
23:07particulière
23:08parce que nous sommes
23:09à un temps particulier
23:11alors la CFDT
23:12n'est pas contre
23:12certains aménagements
23:13mais le 1er mai
23:15c'est sacré
23:16écoutez
23:17Marie-Lise Léon
23:18la secrétaire générale
23:18de la CFDT
23:20aujourd'hui
23:20c'est clair et net
23:21pour la CFDT
23:22il y a deux secteurs
23:23qui peuvent être concernés
23:24la boulangerie
23:25d'une part
23:26les fleuristes
23:26d'autre part
23:27pour la CFDT
23:28c'est hors de question
23:29d'ouvrir à d'autres secteurs
23:30d'activité
23:30l'ouverture le 1er mai
23:32les bouchers
23:33ne vont pas me faire croire
23:34qu'à un moment
23:34toute leur activité
23:36va se jouer sur une journée
23:37qui est le 1er mai
23:38il y a un moment
23:39il faut savoir aussi
23:39dans quelle société
23:40on veut vivre
23:41c'est clair et net
23:42pour la CFDT
23:43le 1er mai
23:44ne sera jamais
23:45un jour travaillé
23:46comme les autres
23:47nous voulons le préserver
23:49comme un jour férié
23:50chômé
23:51Paul-Henri Antoine Matéi
23:53c'est un totem
23:54le 1er mai
23:54pour les syndicats
23:56c'est un totem
23:57pour les syndicats
23:57mais ils savent très bien
23:59qu'il y a des dérogations
24:00vous avez entendu
24:01Marie-Lise Léon
24:01accepter ces dérogations
24:03si j'étais Premier ministre
24:04je vais vous dire
24:05je le ferai
24:05puisqu'on a encore
24:06un peu le temps
24:06avant le 1er mai prochain
24:08je renverrai
24:09ce qui est tout naturel
24:11dans le cadre
24:12de notre organisation juridique
24:13la question
24:14de la détermination
24:15des dérogations
24:15à la négociation collective
24:17nationale interprofessionnelle
24:18et si jamais
24:19je n'ai pas
24:20un accord
24:21sur ces questions-là
24:22évidemment
24:23à ce moment-là
24:24je renvoie au Parlement
24:25le soin de définir
24:26le champ de la dérogation
24:27et bien sûr
24:28les modalités
24:29comme celles qui sont
24:30dans le projet actuellement
24:31c'est-à-dire
24:32je renvoie des branches
24:33d'activité
24:33et il faut bien sûr
24:34l'accord du salarié
24:36je crois que
24:37si on dépassionne
24:38un peu le débat
24:39on peut y arriver
24:40et on peut sécuriser
24:41sans remettre en cause
24:42parce que je crois
24:43que personne ne veut
24:43remettre en cause
24:44le 1er mai
24:45et ce qu'il représente
24:46dans l'histoire
24:46et j'ai noté tout à l'heure
24:47avec une de vos intervenantes
24:49l'intérêt de la jeunesse
24:50et je le constate moi-même
24:52lorsque j'enseigne
24:53ces questions-là
24:53à l'université
24:54l'intérêt de l'histoire
24:56du 1er mai
24:57parce que c'est une histoire
24:59importante
24:59et donc
25:00je crois qu'il faut
25:02dépassionner
25:02et
25:03voilà
25:03sortir par le haut
25:04et c'est la responsabilité
25:06des partenaires sociaux
25:08on a le temps
25:09voilà
25:09on a le temps
25:10d'ici l'année prochaine
25:12alors je sais bien
25:12qu'il y a une campagne électorale
25:13et qu'après
25:13l'agenda parlementaire
25:15est un peu compliqué
25:16ça nous le savons
25:17mais il serait dommage
25:18que les négociateurs
25:19au niveau national interpro
25:21n'aient pas
25:21leur bois dur
25:22surtout qu'on les a tous
25:23entendus
25:23cette semaine
25:24aussi bien côté patronal
25:26que côté syndical
25:27donc pourquoi pas
25:28se mettre autour de la table
25:29surtout que vous savez
25:30qu'on a promu
25:31dans notre réglementation
25:32depuis plusieurs années
25:33le dialogue social
25:33et c'est une excellente chose
25:34alors bien sûr
25:35on va continuer
25:36de parler de ce 1er mai
25:37dans un instant
25:38mais il est 20h30
25:39sur France Info
25:45l'actualité
25:46c'est avec Stéphane Milhomme
25:47en Ardèche
25:47les 5 victimes
25:48de ce grave accident
25:49de la route
25:50avaient entre 17 et 19 ans
25:52en début d'après-midi
25:53sur les hauteurs de Sarah
25:54leur voiture
25:54a été victime
25:55d'une sortie de route
25:56avant de faire
25:57une chute de 20 mètres
25:58les secouristes
25:59ont découvert
26:00les corps calcinés
26:01dans le véhicule
26:02ils sont en cours
26:02d'identification
26:03des victimes
26:04originaires du Rhône
26:05une cellule psychologique
26:06est maintenant ouverte
26:07pour leurs proches
26:08c'est l'heure du bilan
26:10après les défilés
26:11du 1er mai
26:12158 000 manifestants
26:13en France
26:14dont 24 000 à Paris
26:15c'est le constat
26:16du ministère de l'Intérieur
26:17alors que la CGT
26:18en compte 300 000 en France
26:20et 100 000 rien que
26:21dans la capitale
26:22une quinzaine de personnes
26:23ont été interpellées
26:24pour des débordements
26:25ou des violences
26:25la moitié à Paris
26:27mais surtout
26:28ce 1er mai
26:29les syndicats
26:29restent vent debout
26:30contre le projet
26:31du gouvernement
26:32de faire passer
26:32l'an prochain
26:33loi et permettre
26:34aux salariés
26:35de boulangerie
26:35ou encore
26:36de magasins
26:36de fleurs
26:37de travailler
26:38ce jour
26:38traditionnellement
26:39chômés
26:39mais payés
26:40le gouvernement
26:41qui promettait
26:42bien de laisser faire
26:43dès cette année
26:44avec un certain
26:45flou artistique
26:45et dans l'Isère
26:46la CGT Travail
26:47conteste que le
26:48Premier ministre
26:49Sébastien Lecornu
26:50est appelé
26:51dans l'après-midi
26:51dit un boulanger
26:52qui avait été
26:53contrôlé
26:53qui avait été contrôlé
26:53par l'inspection
26:54du travail
26:54assurant qu'il
26:55ne recevrait pas
26:56d'amende
26:56le syndicat
26:57y voit une pression
26:58indue sur les interventions
27:00de ses agents
27:01de l'État
27:01le conflit
27:03au Moyen-Orient
27:04et Donald Trump
27:04n'est pas satisfait
27:06de la dernière offre
27:07de l'Iran
27:07qu'il menace
27:08de pulvériser
27:09le régime de Téhéran
27:10souhaitait de nouvelles
27:11négociations
27:12pour trouver un accord
27:13sur le conflit
27:14et notamment
27:14régler le sort
27:16du détroit d'Hormuz
27:16toujours bloqué
27:17et puis en sport
27:19Tadei Pocaccia
27:20reste leader
27:20du tour cycliste
27:21de Romandie
27:22mais c'est bien
27:23le français
27:23Dorian Godon
27:25qui remporte
27:26la troisième étape
27:27le champion de France
27:27en titre
27:28avait déjà remporté
27:29mardi dernier
27:30le prologue
27:30demain
27:30le peloton
27:31abordera
27:32les montagnes suisses
27:33avec pas moins
27:34de trois ascensions
27:35de col
27:37France Info
27:3920h
27:4021h
27:41Les informés
27:42Renaud Blanc
27:43Les informés
27:44seconde partie
27:45avec toujours
27:46dans le studio
27:46de France Info
27:47Véronique Raïssou
27:48le président
27:48de Backbone Consulting
27:50Benjamin Louis
27:51journaliste suisse
27:51correspondant pour la RTS
27:53Amel Elkaï
27:54rédacteur en chef
27:55du service monde
27:56de Marianne
27:56et Audrey Tison
27:57journaliste au service politique
27:59de France Info
28:00on a entendu justement
28:00ces chiffres
28:01concernant les manifestations
28:03300 000
28:04selon la CGT
28:06Audrey
28:06généralement on divise par deux
28:07et on a le chiffre
28:09du ministère de l'Intérieur
28:10et c'est à peu près ça
28:10puisqu'on est à 158 000
28:12est-ce que c'est un
28:13un gros 1er mai ?
28:16Ce sont des chiffres
28:17vraiment très proches
28:18de ceux de l'année dernière
28:19je suis allé rechercher
28:20quasiment identique
28:22que ce soit côté CGT
28:24ou côté ministère
28:26de l'Intérieur
28:27en revanche
28:27il y a eu un rebond
28:28depuis l'année dernière
28:29parce qu'il y a deux ans
28:31il y avait eu
28:32une plus faible mobilisation
28:35et ce qu'il y a noté aussi
28:36c'est que le ministère
28:37de l'Intérieur
28:37souligne le calme
28:39dans la très grande majorité
28:40des manifestations
28:42aujourd'hui
28:43une quinzaine de personnes
28:44interpellées en France
28:467 à Paris
28:46on va dire que
28:48c'est un 1er mai
28:49qui s'est déroulé
28:51relativement
28:52dans le calme
28:53dans les rues françaises
28:54Paul-Henri
28:55Antoine Matéi
28:55justement
28:56sur ces chiffres
28:57c'est un millésime correct
29:00si je puis dire
29:01oui c'est ce qui vient d'être dit
29:02c'est un millésime correct
29:04peut-être qu'on aurait pu
29:05s'attendre un peu plus
29:05en raison de cette cacophonie
29:07et de cet épisode
29:08rocambolesque
29:09du 1er mai
29:102026
29:11mais bon
29:11voilà
29:13ce qui importe maintenant
29:14c'est
29:15l'examen
29:16puisque le projet de loi
29:17va être débattu
29:18et
29:19l'implication des uns
29:20et des autres
29:20comme je le disais tout à l'heure
29:21justement sur l'implication
29:22pardonnez-moi
29:23des uns et des autres
29:24on a vu la CGT
29:25et la CFDT
29:26manifester ensemble
29:27ça n'arrive pas
29:28si souvent que cela
29:30non ça n'arrive pas
29:31si souvent que ça
29:32mais c'est un thème fédérateur
29:34le 1er mai
29:34comme vous l'avez
29:35les uns et les autres dit
29:36donc ça ne m'étonne pas
29:37dès lors qu'ils ont le sentiment
29:38qu'un détricotage
29:40est peut-être en cours
29:41mais c'est pas vraiment
29:42un détricotage
29:42et je l'ai dit tout à l'heure
29:44c'est plutôt une précision
29:45sur le critère
29:47qui permet
29:47la dérogation
29:48voilà
29:50moi je les invite
29:51vraiment
29:52les organisations syndicales
29:53représentatives
29:53au niveau national interpro
29:55de s'emparer du sujet
29:56et avec les organisations patronales
29:57de se mettre autour
29:58de la table
29:59c'est un signe
29:59de responsabilité
30:01en même temps
30:01de la liberté conventionnelle
30:03dont il dispose
30:03dans notre pays
30:04je crois que
30:05même si
30:06cette négociation
30:07n'aboutit pas
30:08ils auront fait la démarche
30:09d'essayer de discuter
30:10entre eux
30:11voilà
30:12on est
30:13est-ce qu'on sera
30:14d'ailleurs
30:14cette question du travail
30:15je vous la pose
30:16je pose cette question
30:17à vous Benjamin
30:18mais aussi à Ahmed
30:19est-ce que vous pensez
30:20que cette question
30:20de l'organisation
30:21du temps de travail
30:22sera une question clé
30:23de la présidentielle
30:24qui approche
30:25qui est dans moins de 12 mois
30:26bien sûr
30:26et Jean-Luc Mélenchon
30:27bon alors il n'est pas
30:28encore officiellement candidat
30:29on verra dimanche soir
30:30ça devrait pas tarder
30:31on en sera
30:32il n'y a pas beaucoup
30:33de mystère
30:33il y a un starting block
30:34quand même
30:35effectivement
30:36il l'a dit
30:37dans son discours
30:38ils vont vous faire travailler
30:40jusqu'à 67 ans
30:41c'est déjà un thème
30:43c'est déjà un thème
30:45ça l'est depuis
30:46le débat sur
30:47l'allongement
30:47de la durée
30:48du temps de travail
30:50en tout cas
30:50de l'âge de la retraite
30:51donc oui
30:52la réponse est oui
30:53la question va évidemment
30:56être centrale
30:57lors de cette campagne
30:58présidentielle
30:59et quand on écoute
31:00les discours
31:01aussi bien
31:02de Mélenchon
31:03que
31:04du rassemblement national
31:06de Bardella
31:08ou de Marine Le Pen
31:08on voit que cette question
31:10de la durée
31:11du travail
31:12des retraites
31:13de la question
31:14aussi de la taxation
31:15des profits
31:16Jean-Luc Mélenchon
31:17a abordé
31:17la question
31:19de Total
31:19et donc
31:21ça devient
31:21le thème majeur
31:23parce que les français
31:24sont dans une situation
31:26extrêmement difficile
31:27et
31:28pardon ?
31:29non non je vous écoute
31:29allez-y
31:30c'est que
31:31c'est un thème politique
31:33porté par les politiques
31:34mais les français
31:35quand on regarde
31:36ceux qui ne sont pas politiques
31:37ou qui n'affichent pas
31:39proximité partisane
31:40plus que ça
31:41en tout cas
31:42qui ne militent pas
31:42c'est pas un sujet
31:43prioritaire
31:44ils ne sont pas concernés
31:45par les salaires
31:46aujourd'hui par exemple
31:47la question des salaires
31:47était centrale
31:48dans le discours
31:49non mais c'est très
31:49concerné par l'emploi
31:50il y a quelque chose
31:51qui monte de plus en plus
31:52c'est l'inquiétude
31:52sur le chômage
31:53bien sûr
31:54qu'ils veulent à bon savaire
31:55bien sûr
31:56mais ils sont plus préoccupés
31:57par des sujets
31:59extrêmement concrets
32:00du quotidien
32:01la durée de travail
32:02leur semble
32:03est un sujet
32:03qui va jouer
32:04mais c'est pas
32:05c'est pas un sujet central
32:07la durée du travail
32:08on parlait
32:08à quel moment
32:09ils prennent une retraite
32:10à quel moment
32:10ils prennent une retraite
32:11et la question
32:12de leur salaire
32:13et de leur pouvoir d'achat
32:13est centrale aujourd'hui
32:14oui
32:14mais en fait
32:15ils se posent des questions
32:16sur le logement
32:17ils sont inquiets
32:18sur le fait
32:19de ne pas avoir d'emploi
32:20c'est quelque chose
32:21qu'il n'y avait pas
32:22depuis quelques années
32:23et c'est en train
32:23de ressortir
32:24c'est-à-dire qu'on sent bien
32:25qu'il y a une inquiétude
32:26globalement
32:27par rapport à l'économie
32:28à l'économie mondiale
32:29et donc en fait
32:30bien sûr qu'ils veulent
32:32il y a un sujet
32:32sur le temps de travail
32:33mais leur sujet
32:34est d'abord
32:34d'avoir un emploi
32:35et d'être bien payé
32:36donc pas certains
32:38évidemment
32:39dans les discours politiques
32:40là on entend bien
32:40que c'est une position
32:42de la droite
32:42et de la gauche
32:43mais les gens
32:44qui globalement
32:44si on reparle des retraites
32:46parce qu'on va parler
32:46des retraites forcément
32:47on va en reparler
32:47bien sûr
32:48ça va toucher quand même
32:49parce que les personnes
32:50qui s'intéressent à la politique
32:52c'est juste pour dire
32:53que ça n'est pas
32:54une préoccupation
32:55c'est une préoccupation
32:56mais ce n'est pas
32:57une inquiétude
32:57vous parlez du temps de travail
32:59la journée de travail
33:00oui la journée de travail
33:01qui était un débat là
33:02j'avais une vision
33:03un peu plus globale
33:03sur la durée de la carrière
33:05sur la pénibilité
33:06sur toutes ces questions
33:07le positionnement
33:08des uns et des autres
33:09justement
33:09sur cette question
33:10de la réorganisation
33:10du temps de travail
33:11Audrey
33:11du côté des partis politiques
33:13on a surtout
33:14le bloc central
33:16et de droite
33:17qui est très très présent
33:18sur ce sujet
33:18je vous ai parlé
33:19de Gabriel Attal
33:20qui a fait monter
33:20vraiment beaucoup
33:22le sujet du 1er mai
33:23ces derniers mois
33:24on a Bruno Retailleau
33:25aussi qui se saisit
33:26de la question
33:27aujourd'hui
33:27vive le travail
33:28il a-t-il déclaré
33:29je crois à Cholet
33:29voilà
33:30et il a aussi indiqué
33:31que la priorité travail
33:33il allait l'appliquer
33:34à toutes ses politiques publiques
33:37puisque vous savez
33:37qu'il commence
33:38lui ça y est
33:38à développer
33:40son programme
33:42présidentiel
33:43notamment
33:44il veut réserver
33:46certaines aides
33:47pour les étrangers
33:48à ceux qui travaillent
33:49ça ne vous étonnera pas
33:50de la part de Bruno Retailleau
33:52et puis Marine Le Pen
33:53on l'a entendu aussi
33:54parler travail
33:55il y a eu beaucoup
33:55il a beaucoup été question
33:57d'économie
33:58dans les discours
33:58de Marine Le Pen
33:59et de Jordan Bardella
34:00aujourd'hui
34:00pas toujours
34:01pardonnez-moi Audrey
34:02mais on n'a pas toujours
34:03le même
34:03j'allais dire
34:04la même information
34:05du côté de Jordan Bardella
34:06et de Marine Le Pen
34:07quand on parle économie
34:08quand on parle de travail
34:08ils ont essayé
34:09un petit peu
34:10d'accorder leur violon
34:11aujourd'hui
34:11on a l'impression
34:12qu'il y a eu une sorte
34:12d'explication de texte
34:15et Marine Le Pen
34:15qui vient nous expliquer
34:18qu'elle n'est pas socialiste
34:21contrairement à ce que peuvent dire
34:22certains commentateurs
34:24elle nous a parlé du travail
34:25qui n'était pas suffisamment payé
34:28elle a assuré
34:29qu'elle n'a jamais été
34:30pour l'assistanat
34:31je ne sais pas
34:32si ce sont des termes
34:33qu'elle avait déjà utilisés
34:34dans ces termes-là
34:35mais on voit
34:36qu'il y a une opération
34:39accordons nos violons
34:40plutôt derrière
34:41la ligne de Jordan Bardella
34:43qui semble être
34:44peut-être celui
34:45qui est en meilleure position
34:46pour incarner le RN
34:47Paul-Henri Anton Matéi
34:50cette question
34:51de l'organisation
34:52du temps de travail
34:52au sens large
34:53la question des retraites
34:55vous espérez
34:56qu'il y aura
34:57un grand débat
34:58peut-être un débat
34:59qui permettra
35:00de voir
35:01qui pense quoi
35:01pour la présidentielle
35:03c'est un des grands débats
35:04de la présidentielle
35:05en fait le travail
35:07et le parcours professionnel
35:09qui résume au fond
35:10tout ce que vous avez dit
35:10et le travail
35:11vous l'avez
35:12dans sa dimension sociologique
35:14aujourd'hui
35:14c'est-à-dire
35:15le sens que les jeunes
35:16donnent au travail
35:17les attentes qu'ils ont
35:18par rapport au travail
35:19il y a cette angoisse
35:20aujourd'hui
35:21et on n'en parle pas
35:22suffisamment
35:22de la capacité
35:23des structures
35:24ou non
35:24des systèmes
35:25d'intelligence artificielle
35:26et là
35:27je peux vous dire
35:28qu'on commence à avoir
35:29malheureusement
35:31des situations
35:32où il y a
35:33des destructions d'emplois
35:33mais c'est une question
35:34qui est très controversée
35:35comme vous le savez
35:35chez les économistes
35:36et outre-Atlantique
35:37il y a une controverse
35:39identique
35:40donc
35:41tout ce qui est
35:42parcours professionnel
35:43entrée sur le marché
35:44du travail
35:45sécurisation des parcours
35:46professionnels
35:47formation professionnelle
35:48effectivement
35:48la question des retraites
35:50et puis
35:51et puis
35:52le financement
35:53de la protection sociale
35:54qui a
35:54un lien direct
35:55avec les salaires
35:56parce qu'un consensus
35:57est en train de se dégager
35:58entre les organisations patronales
35:59et les organisations syndicales
36:01et même
36:01un certain nombre
36:02de partis politiques
36:03consistant à dire
36:04qu'il faut augmenter
36:05les salaires nets
36:06en France
36:06en transférant
36:07la charge des cotisations
36:09qui va baisser sur les salaires
36:10sur d'autres impôts
36:12et taxes
36:12permettant de financer
36:13notre régime
36:14de protection sociale
36:15qui ne résulte plus
36:17aujourd'hui
36:17en termes de finances
36:18uniquement sur les cotisations
36:19donc ça
36:20il faut que ça irrigue
36:22profondément
36:22la campagne
36:24de 2027
36:24Benjamin
36:25c'est fondamental
36:26ce qu'a dit notre
36:28notre invité au téléphone
36:31c'est qu'au fond
36:33on a presque l'impression
36:34que le débat
36:35il a deux trains de retard
36:37le débat politique
36:38qu'on a décrit
36:39jusqu'à maintenant
36:40parce que le prochain quinquennat
36:41va être celui
36:43du début
36:43de la destruction
36:44du travail
36:45par les systèmes
36:46d'intelligence artificielle
36:47par la technologie
36:48et ça commence déjà
36:49et le problème
36:50c'est qu'on voit bien
36:51que le rythme
36:51de la technologie
36:52et de l'innovation
36:53c'est pas le rythme
36:54politique du débat français
36:56c'est vraiment
36:57d'ici un an ou deux
36:58on va commencer à avoir
36:59des pans entiers
37:00de certaines activités
37:01qui vont être remplacées
37:02je pense notamment
37:03aux traducteurs
37:03et des interprètes
37:04chez qui
37:05dans les institutions
37:08multilatérales
37:08à Genève
37:09à New York
37:10c'est en train
37:11de faire
37:12un véritable carnage
37:13mais c'est aussi le cas
37:14en France
37:15dans certaines branches
37:17l'IA est en train
37:18de supprimer des emplois
37:20alors est-ce qu'il faudra
37:21en fait tout simplement
37:21essayer de brancher l'IA
37:22le 1er mai
37:23pour faire des économies
37:24et pour que tout le monde
37:25soit content
37:25ça ce serait peut-être
37:26une solution
37:27de mettre des robots
37:27à la place des boulangers
37:28mais voilà
37:29c'est un des débats
37:30qui va s'imposer
37:31beaucoup plus vite
37:31qu'on ne l'imagine
37:32Véronique
37:33là où je vous rejoins
37:34c'est que
37:35je vous disais que
37:36c'était pas les heures
37:37mais par contre
37:38l'emploi
37:39et les sujets
37:40autour de l'IA
37:41et pour vous dire
37:42on a développé des outils
37:43pour savoir ce que les gens
37:44posent comme question
37:45dans les IA
37:46et aujourd'hui
37:47dans les questions
37:48qui étaient les plus posées
37:49il y avait beaucoup de questions
37:49sur l'histoire du 1er mai
37:51mais il y avait beaucoup
37:51beaucoup de questions
37:52sur les droits
37:53sur le remplacement
37:55le jour du 1er mai
37:57par des machines
37:58il y avait beaucoup
37:59de questions autour de ça
38:00donc on voit bien
38:00qu'il y a une inquiétude
38:01sur l'emploi en soi
38:02et évidemment sur les salaires
38:03mais l'emploi en soi
38:04et que l'aspect technologique
38:07est peu abordé
38:07dans tous ces débats
38:08alors qu'en fait
38:08c'est une préoccupation
38:09du quotidien
38:10de à peu près tous les Français
38:11Voilà ce 1er mai 2026
38:13et bien
38:13n'a pas fini
38:14de nous intéresser
38:16je voudrais remercier
38:17Paul-Henri
38:18Anton Matéi
38:18professeur de droit
38:19du travail
38:20à la faculté de droit
38:20de sciences politiques
38:21de Montpellier
38:22merci beaucoup
38:22d'avoir été dans les informés
38:24merci à vous
38:25Audrey Tison
38:25pour votre éclairage politique
38:27journaliste politique
38:28à France Info
38:30ce 1er mai
38:31marque aussi la fin
38:32et on passe à l'international
38:33du délai de 60 jours
38:36qui permet au président américain
38:38de déclencher une guerre
38:38sans l'aval du Congrès
38:40Donald Trump
38:41semble
38:41Ahmed
38:42totalement s'en affranchir
38:43oui totalement
38:44il invoque même
38:46des arguments
38:47à travers son ministre
38:48de la guerre
38:49disant que finalement
38:50il y a un cessez-le-feu
38:51qui est intervenu
38:51le 8 avril
38:53et que ça arrête
38:55le compte à rebours
38:56en tout cas
38:56le décompte
38:57des jours
38:58avant
38:58ce 60ème jour
39:00fatidique
39:00et en tout état de cause
39:02compte tenu
39:03du discours
39:04de Donald Trump
39:04et le fait
39:05qu'il ait mis
39:05au coeur
39:06de son discours
39:08la question du nucléaire
39:10aujourd'hui
39:10il dit
39:10on ne peut pas laisser
39:11l'Iran
39:12acquérir la bombe nucléaire
39:14et qu'il prépare
39:15visiblement
39:15des frappes
39:16dans les prochains jours
39:17et bien
39:18ça fait que
39:19d'autant plus
39:21adhérer
39:21au moins
39:22ses soutiens
39:24à son discours
39:25il me semble
39:26que les Etats-Unis
39:27sont encore une démocratie
39:28comment peut réagir
39:30le Congrès
39:31par rapport à cela
39:32et à un certain
39:33nombre de juristes
39:34parce qu'il y a quand même
39:35des lois
39:35il y a quand même
39:36des textes
39:36le texte dit
39:37qu'au bout de 60 jours
39:38le président doit s'expliquer
39:39ça passe comme une être
39:41à la poste
39:42ou ça crée quand même
39:44des débats importants
39:45outre-Atlantique ?
39:45ça crée des débats
39:46d'autant plus
39:47que vous l'avez certainement vu
39:48il y a des sondages
39:48qui montrent
39:49qu'il n'y a pas d'adhésion
39:50d'une majorité d'Américains
39:51à cette guerre
39:53qui est menée
39:53par les Etats-Unis
39:55en Iran
39:56mais d'un autre côté
39:57l'administration
39:58invoque qu'ils ont
39:59des avocats
40:00qu'ils ont des arguments
40:01et encore une fois
40:02ce n'est pas aujourd'hui
40:03la question centrale
40:04dans un conflit
40:05quand même
40:06qui est beaucoup plus large
40:07qui nous occupe
40:08à travers les impacts
40:09du blocus
40:10et du blocage
40:11des Trois-Dormouz
40:12et l'avenir
40:14en tout cas
40:14de cette région
40:15qui semble aujourd'hui
40:16mise à mal
40:17Benjamin ?
40:18Mais Trump s'en fout
40:19Trump s'en fout
40:19des institutions
40:20Trump a un irrespect
40:21total vis-à-vis
40:22des institutions
40:23et en premier lieu
40:25des institutions
40:25démocratiques américaines
40:27et puis il faut quand même
40:28préciser une chose
40:29oui il y a ce délai
40:30de 60 jours
40:31mais en fait
40:31si Trump ne va pas
40:33s'expliquer
40:33devant les parlementaires
40:35ça ne va rien changer
40:36ils n'ont pas
40:37les moyens techniques
40:39il n'y a pas un interrupteur
40:40pour stopper la guerre
40:41donc de toute manière
40:42ça va continuer
40:42et il y a effectivement
40:43cette interprétation
40:44qui est plus que douteuse
40:46de Piteksef
40:47donc du secrétaire
40:48à la guerre
40:48de dire
40:49ah oui non mais
40:49on est dans un cessez-le-feu
40:51donc ça suspend l'horloge
40:52donc ça ne compte pas
40:54c'est quand même
40:54un petit peu plus compliqué
40:55que ça
40:55il y a un blocus
40:56qui est en cours
40:57les Iraniens eux-mêmes
40:58il faut d'ailleurs le rappeler
40:59eux estiment
41:00que la guerre continue
41:01et qu'ils sont en guerre
41:02avec les Etats-Unis
41:03on précise aussi
41:03que les Etats-Unis
41:04n'ont toujours pas
41:05déclaré officiellement la guerre
41:06pour eux c'est une opération
41:07comme ce que fait la Russie
41:09en Ukraine
41:10c'est une opération spéciale
41:11oui alors quand je disais
41:13pardonnez-moi
41:13juste préciser
41:14qu'effectivement
41:15quand je disais
41:15qu'il ne se passe rien
41:16je n'attendais pas
41:17que Donald Trump
41:18soit lui-même étonné
41:19par cela
41:20mais que les oppositions
41:21ne réagissent pas plus
41:22parce que je suis relativement surpris
41:24par des oppositions
41:25qu'on n'entend pratiquement pas
41:26les démocrates font profil bas
41:28je pense que c'est calculé
41:31vous savez dans l'art de la guerre
41:31ils ne sont pas majoritaires
41:32au congrès
41:33pas encore
41:35et ça risque très fortement
41:37de changer dans quelques mois
41:38et dans l'art de la guerre
41:40c'est ça
41:40si vous voyez votre ennemi
41:41qui est en train de faire une erreur
41:42surtout laissez le faire
41:44donc ils sont en train
41:45de les laisser s'enfoncer
41:46et une fois qu'ils arriveront
41:47entre guillemets
41:48un peu plus aux affaires
41:49silence tactique
41:49pour vous des démocrates
41:50silence absolument tactique
41:51Ahmed
41:52oui alors silence tactique
41:54il y a les politiques
41:56les démocrates
41:57l'aspect politique
41:58et puis il y a l'aspect
41:59de la population
42:00aujourd'hui
42:01une majorité
42:02sont contre la guerre
42:03mais en même temps
42:04Trump est bien là
42:06c'est lui qui donne
42:07le tempo de la communication
42:08le tempo des messages
42:10tous les jours
42:11tout le monde se précipite
42:12sur son truth social
42:14pour voir ce qu'il a dit
42:15et il vient d'annoncer
42:16que la guerre allait continuer
42:18il a parlé de la population iranienne
42:20en disant que
42:20le régime sanguinaire
42:22avait tué 40 000 personnes
42:23qu'il ne pouvait pas
42:25obtenir la bombe nucléaire
42:26et encore une fois
42:27le tempo politique
42:28est celui de Trump
42:30Véronique
42:30alors on parlait de volume
42:32depuis tout à l'heure
42:33nous allons crescendo
42:34dans les sujets de conversation
42:35parce que honnêtement
42:36il y avait trois fois plus
42:38de messages
42:39sur ce sujet là
42:40aujourd'hui en France
42:41par rapport au 1er mai
42:42c'est un sujet international
42:44donc évidemment
42:45on en parle beaucoup
42:45aux Etats-Unis
42:46pas toujours en bien
42:47vous avez
42:49une conversation constante
42:50sur monsieur Trump
42:52comme vous le dites
42:53c'est finalement lui
42:54qui est au coeur
42:55de toutes nos conversations
42:55en France
42:57ça n'échappe pas
42:58à la règle
42:59après c'est un sujet
43:00d'inquiétude incroyable
43:02d'abord parce qu'on ne sait
43:02pas ce qu'il va faire
43:03que les annonces
43:04sont constamment contradictoires
43:06que ça a des incidences
43:07très concrètes
43:07sur la vie des français
43:08à commencer par le sujet
43:10du prix du carburant
43:11et donc en fait
43:12la guerre en Iran
43:14inquiète chacun
43:15je vous passe
43:16les petits passages légaux
43:18que maintenant
43:18tout le monde suit
43:19les fameuses vidéos
43:20envoyées par les uns
43:22et les autres
43:22mais qui dans le fond
43:23finissent aussi
43:25la propagande iranienne
43:26mais qui sont regardées
43:27et qui sont commentées
43:28aux Etats-Unis
43:29et il y a
43:30des contre-vidéos
43:31mais ça finit même
43:33par inquiéter
43:34les uns et les autres
43:34en disant
43:35mais dans la dernière
43:36vidéo iranienne
43:38ils expliquent
43:39qu'ils ne se rendront
43:39jamais
43:40qu'ils lutteront
43:40alors certes
43:41c'est dit avec
43:42des petits personnages
43:42sympathiques
43:43mais la réalité
43:44c'est que
43:44ça finit par faire peur
43:46à tout le monde
43:46donc ils sont au coeur
43:47des préoccupations
43:48Trump angoisse tout le monde
43:50on ne comprend pas
43:50et c'est un sujet
43:51dont le monde entier
43:53parle
43:53enfin c'est
43:55chacun ayant sa version
43:56c'est vraiment
43:57le sujet principal
43:58aujourd'hui
43:58et on a eu des propositions
43:59de l'Iran
44:00enfin en tout cas
44:00on a su aujourd'hui
44:02que l'Iran ait fait
44:02des propositions
44:03aux Etats-Unis
44:05via le Pakistan
44:06proposition
44:07et bien rejetée
44:08par Donald Trump
44:09écoutez
44:12donc ils veulent conclure
44:14un accord
44:14mais moi
44:15non
44:15je n'en suis pas satisfait
44:16on verra ce qui se passera
44:18l'Iran veut conclure
44:19un accord
44:19parce qu'ils n'ont
44:20pratiquement plus
44:20de forces armées
44:21et ils veulent conclure
44:22un accord
44:23mais moi
44:23je n'en suis pas satisfait
44:26voilà
44:27il ajoute d'ailleurs
44:27un accord
44:28où anéantire
44:29l'Iran
44:30bon j'allais dire
44:31qu'on est dans
44:31ce qu'on connait
44:32depuis un certain
44:33nombre de jours
44:33oui mais que malheureusement
44:35on a tendance
44:36maintenant un peu
44:36à banaliser
44:37là il reprend sa rhétorique
44:38quand même
44:39qui est extrêmement
44:41violente
44:41extrêmement dangereuse
44:42je veux dire
44:43le président des Etats-Unis
44:44qui menace
44:46d'anéantir
44:47un pays
44:47c'est quelque chose
44:49qu'aucune démocratie
44:50qui se respecte
44:50ne devrait laisser passer
44:51on ne devrait pas dire
44:52c'est insignifiant
44:53parce que c'est excessif
44:54c'est quand même
44:55quelque chose
44:55je veux dire
44:56il a l'autorité
44:57sur le pouvoir nucléaire
44:59des Etats-Unis
45:00qui est le plus puissant
45:02au monde
45:02on ne peut pas
45:03dire ça
45:04de manière anodine
45:05juste pour faire
45:06un peu pression
45:07dans l'art du deal
45:10je trouve ça très préoccupant
45:11et encore une fois
45:12il ne parle pas
45:13d'anéanter un pays
45:14mais surtout
45:15un régime
45:16et il parle
45:17il dit l'Iran
45:18à chaque fois
45:19alors s'il disait
45:20anéantir
45:21la république islamique
45:22peut-être
45:23l'establishment
45:24de la république islamique
45:24il dit toujours
45:25il a aussi parlé
45:28de la population
45:29du fait que le régime
45:31il a dit
45:31une civilisation entière
45:32cette nuit va disparaître
45:33souvenez-vous
45:34c'était il n'y a pas longtemps
45:34tout à fait
45:35il y a effectivement
45:36des maladresses
45:37mais encore une fois
45:38aujourd'hui
45:40ceux qui sont visés
45:41ce sont les dirigeants
45:43iraniens
45:44et pas la population
45:45qui souffrent en premier
45:46c'est malgré tout
45:46les civils
45:47pardonnez-moi
45:47mais c'est vrai
45:48qu'au départ de la guerre
45:49on nous expliquait
45:50que le but de la guerre
45:50c'était effectivement
45:51le nucléaire
45:52mais c'était aussi
45:53de faire tomber le régime
45:54là j'ai le sentiment
45:55quand même
45:55qu'on ne parle plus du tout
45:57de la chute du régime
45:58du côté américain
46:00il faut voir un peu
46:01la séquence
46:02aujourd'hui
46:02les iraniens
46:04à travers leur
46:05ministre des affaires étrangères
46:06ont fait une tournée
46:07ont rencontré
46:08les pakistanais
46:10ont rencontré
46:10Vladimir Poutine
46:11et ils ont proposé
46:13aux Etats-Unis
46:14un certain nombre
46:15de points
46:16qui mettaient le nucléaire
46:18au second plan
46:18ce qui a permis
46:19à Trump de répondre
46:20et de dire
46:21non pour moi
46:21le nucléaire est central
46:22on ne peut pas
46:23d'abord régler
46:24la question d'Hormuz
46:24et puis beaucoup plus tard
46:25régler la question du nucléaire
46:26donc le discours
46:27sur le nucléaire
46:28est devenu central
46:29et aujourd'hui
46:30c'est le moyen
46:32pour Trump
46:33de dire
46:33et de susciter
46:34en tout cas
46:35l'adhésion
46:35de la communauté internationale
46:37et de dire
46:37ce pays ne peut pas
46:38obtenir l'arme nucléaire
46:39et le second point important
46:41c'est que le blocus
46:42fonctionne
46:43c'est-à-dire le blocus
46:43qui a été instauré
46:45par les américains
46:46l'armée américaine
46:47fonctionne
46:48et asphyxie
46:49l'économie iranienne
46:50qui d'une part
46:51est obligé de stocker
46:53son pétrole
46:54et d'autre part
46:55ne reçoit plus
46:56les revenus
46:58auxquels le régime
46:59ça veut dire
47:00Hamel
47:01si je vous entends bien
47:01qu'on serait proche
47:04peut-être
47:05de la fin du conflit
47:06si un pays
47:07est totalement asphyxié
47:08il y a bien un moment
47:09où on ne peut pas continuer
47:10alors les iraniens
47:12continuent à avoir
47:13certaines capacités
47:14ils l'ont montré
47:14mais c'est vrai
47:15qu'au fur et à mesure
47:17cette concomitance
47:18du blocus
47:18qui asphyxie l'économie
47:20et la prévision de frappe
47:22qu'ils ont pu appeler
47:23l'assaut final
47:23fait que
47:24effectivement
47:25le régime s'affaiblit
47:26alors c'est la population
47:27et je suis d'accord
47:28avec vous
47:28Benjamin
47:29qui en pâtit
47:30et qui a aujourd'hui
47:31du mal à se nourrir
47:32et pas qu'en Iran
47:33et pas qu'en Iran
47:34tous les pays
47:34de la corne de l'Afrique
47:36qui sont dépendants aussi
47:37des flux alimentaires
47:38qui passent par le détroit d'Hormuz
47:39la Somalie en ce moment
47:41notamment
47:42je crois que c'est
47:43le programme alimentaire mondial
47:44qui tire encore une fois
47:45la sonnette d'alarme
47:45comme à peu près tous les mois
47:4645 millions de personnes
47:47exactement
47:48et on est dans des famines
47:50qui sont provoquées
47:51par ce blocus du blocus
47:52absolument
47:53on parle des pays de la région
47:54justement
47:54ce 1er mai
47:56marque aussi
47:57la sortie officielle
47:58des Émirats Arabes Unis
47:59de l'OPEP
48:01c'est une décision
48:03qui est importante
48:03et qui a des conséquences
48:04qui aura des conséquences
48:05pour nous
48:06pour l'instant
48:07pour l'instant pas
48:07elle aura des conséquences
48:08à partir du moment
48:09où le blocus
48:09sera levé
48:11parce que l'idée
48:11pour avancer dans le détroit
48:12exactement
48:13l'idée c'est de se libérer
48:14en fait
48:15des quotas imposés
48:16par l'OPEP
48:17pour réguler le prix
48:18du pétrole
48:18vous me corrigez
48:20si je dis une bêtise
48:21mais donc
48:22l'idée ce serait
48:23que les Émirats Arabes Unis
48:24puissent passer
48:25d'environ
48:263 à 4
48:274 ou 5
48:29de barils
48:30à partir du moment
48:31où le détroit d'Hormuz
48:33sera rouvert
48:34pour l'instant
48:34la question ne se pose pas
48:35ce qui signifierait
48:36si effectivement
48:37réouverture du détroit d'Hormuz
48:38que les prix de l'essence
48:40plus on en produit
48:40moins ils sont chers
48:41a priori
48:42ça pourrait être l'effet
48:43mais on verra
48:44c'est pas automatique
48:45c'est pas si simple
48:59mondial
48:59avec 11%
49:01pour l'Arabie Saoudite
49:01et environ
49:02entre 4 et 5%
49:04me semble-t-il
49:04pour les Émirats Arabes Unis
49:05les Émirats Arabes Unis
49:06aujourd'hui sont affectés
49:08ils ont été visés
49:09frappés par l'Iran
49:10et ils ont des problèmes
49:12économiques
49:12et veulent s'affranchir
49:14de ce carcan
49:16du cartel
49:17de l'OPEP
49:18et se disent
49:18finalement
49:19nous on a des capacités
49:20de production
49:20aujourd'hui
49:21on nous impose
49:22de produire
49:223,6 millions de barils
49:24on voudrait en produire 5
49:25et pouvoir
49:27travailler à notre guise
49:28alors ils ont été un petit peu
49:29poussés par les Américains
49:30qui leur ont dit
49:31ça serait bien quand même
49:32que vous sortiez de ce carcan
49:33pour qu'on puisse un petit peu
49:34avoir une respiration
49:36qui pourrait arriver
49:37à moyen terme
49:37mais pas tout de suite
49:38parce que là
49:39tout est bloqué
49:40et y compris
49:41le pétrole émiratif
49:42je reviens sur
49:43le théâtre de la guerre
49:44parce qu'il y a un autre front
49:45on en parle peut-être
49:45un petit peu moins
49:46mais c'est la lutte
49:47entre Israël d'un côté
49:48le Hezbollah
49:49et donc indirectement
49:50le Liban
49:51le bilan hier
49:52a été de 17 morts
49:53du côté du Liban
49:55est-ce qu'on peut encore
49:56parler de cesser le feu
49:57est-ce qu'on a pouvait
49:57d'ailleurs dès le départ
49:58parler de cesser le feu
49:59avec ce qui se passait
50:00entre Israël
50:01et le sud Liban
50:02et le Hezbollah ?
50:03On ne peut pas parler
50:03de cesser le feu
50:04évidemment
50:05il a été rompu
50:06en revanche
50:07il y a un problème central
50:08c'est la place du Hezbollah
50:10au Liban
50:11c'est-à-dire
50:11c'est une force
50:12qui dispose
50:13d'une armée parallèle
50:15qui a annoncé d'ailleurs
50:16aujourd'hui
50:16à cheminer
50:17pour le sud Liban
50:18des hommes
50:19et de l'armement
50:20absolument
50:21et donc c'est un problème central
50:22dans le cœur
50:24de la politique libanaise
50:25il y a des négociations
50:26qui devraient avoir lieu
50:27entre le président libanais
50:29le gouvernement libanais
50:30et Israël
50:31mais le Hezbollah
50:32n'en veut pas
50:32évidemment
50:32il veut garder son pouvoir
50:34et la construction
50:35fondée sur l'aspect
50:37confessionnel du Liban
50:38fait que ça sera difficile
50:39d'arriver à un accord
50:40il y a le président
50:41qui est chrétien
50:42le premier ministre
50:43qui est musulman sunnite
50:44et le président du parlement
50:45qui est chiite
50:46et ça fait que
50:47la composante chiite
50:48a un pouvoir politique
50:50et par extension
50:51le Hezbollah aussi
50:52et tant que cette question
50:53ne sera pas réglée
50:54ça sera difficile
50:55de négocier
50:56avec le Hezbollah
50:57Benjamin qui a de l'influence
50:58sur qui ?
50:59C'est Trump qui a de l'influence
51:00sur Netanyahou
51:00ou Netanyahou qui a de l'influence
51:01sur Trump ?
51:02C'est une très bonne question
51:03que vous me posez là Renaud
51:04je crois qu'on n'est pas les seuls
51:05à se la poser
51:06l'idée là c'est de savoir
51:07si Netanyahou décide
51:09de repartir
51:11en guerre
51:11en tout cas
51:12en opération
51:12contre l'Iran
51:14est-ce que Trump
51:15lui donnera son blanc-seing
51:16est-ce que Trump
51:17participera
51:17est-ce que
51:18ce sera dans le dos
51:20de Trump
51:20et Trump sera
51:21comme ça
51:21de toute évidence
51:22c'était un peu le cas
51:23pour le début
51:23de cette guerre
51:24sera contraint
51:26finalement
51:26de suivre Israël
51:28c'est une question
51:29et on risque d'avoir
51:30des réponses
51:30dans les prochains jours
51:31La popularité de Netanyahou
51:33sur cette question
51:34de la guerre contre l'Iran
51:35aujourd'hui
51:36il est soutenu
51:36par les Israéliens
51:38je parle vraiment
51:38sur la guerre contre l'Iran
51:40et contre le Hezbollah
51:40Sur la guerre contre l'Iran
51:41il est soutenu
51:42par les Israéliens
51:43peut-être beaucoup plus
51:44que la guerre contre Gaza
51:46Il est très très soutenu
51:48par les Israéliens
51:49ce qui n'était
51:49franchement pas le cas
51:50mais là oui
51:51il y a même des sondages
51:52qui viennent de sortir
51:53il est devant
51:56Oui parce que la menace
51:57est existentielle
51:57Parce que c'est
51:58c'est le Hezbollah
51:59c'est quelque chose
52:00d'extrêmement concret
52:01donc là
52:02Et Trump est également
52:03très populaire
52:04parce qu'il a mis au centre
52:05cette question du nucléaire
52:07Et ça évolue
52:08de plus en plus
52:09vers du positif
52:10Certains disent que Trump
52:11se laisse jusqu'à l'été
52:13pour cette guerre
52:14qu'après ça sera
52:14très compliqué
52:15parce qu'il y aura
52:16les mines internes
52:17Est-ce que vous partagez
52:18cette analyse Ahmed ?
52:20Il a intérêt à ce que
52:21ça se termine au plus vite
52:22pour pouvoir reprendre
52:23la main sur la politique intérieure
52:25rassembler le camp Maga
52:27et rassembler ses troupes
52:28qui aujourd'hui
52:29contestent sa manière
52:30de mener les opérations
52:31pour une majorité d'entre eux
52:33Benjamin ?
52:33C'est compliqué
52:34C'est compliqué de savoir
52:35parce qu'honnêtement
52:36on n'est plus vraiment sûr
52:37que Donald Trump
52:38ait toute sa tête
52:39il a dernièrement
52:40utilisé l'argument
52:42du Vietnam
52:42face à une journaliste
52:44qui disait
52:44alors ça veut dire
52:45que vous voulez arrêter
52:46le conflit très vite
52:47il dit
52:47mais vous avez vu le Vietnam
52:48comment ça s'est passé le Vietnam
52:50donc honnêtement
52:51on n'arrive plus trop
52:52à le suivre
52:52je ne suis pas persuadé
52:53que lui-même
52:54ait une idée très claire
52:55de ce qui va se passer
52:57et de ce qu'il veut
52:58vraiment faire
52:58Merci beaucoup
52:59les informés
53:00merci d'avoir été
53:01en ce 1er mai
53:02dans le studio
53:03de France Info
53:04Ahmed Elkaï
53:05la une de Marianne
53:07Alors la une de Marianne
53:08c'est la colère monte
53:09et il s'en fout
53:10on parle du vrai coup
53:11de la crise
53:12pour les français
53:13des miettes
53:14pour la classe moyenne
53:16Merci à vous d'être venu
53:17Merci Benjamin-Louis
53:18pour votre participation
53:19journaliste suisse
53:20correspondant pour la RTS
53:22merci et vous également
53:23Véronique Raissou
53:24le président de
53:25Backbone Consulting
53:26maître de conférences
53:26en communication
53:27de crise
53:28à Sciences Po
53:28Les informés
53:29c'est terminé
53:30vous restez bien sûr
53:31au chaud sur France Info
53:32bonne soirée à tous
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