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Les informés de franceinfo du mardi 13 janvier 2026
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00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:13Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:19A la une ce soir, une loi d'urgence agricole pour le mois de mars.
00:23Le gouvernement tente d'apaiser la colère des agriculteurs alors que 350 tracteurs se sont à nouveau invités dans Paris.
00:29Il y a 4 jours de la signature de l'accord avec les pays du Mercosur auxquels la France s'est opposée sans succès.
00:35Marine Le Pen dit n'avoir aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit.
00:40Ses premiers mots lors de son procès en appel, accusé de détournement de fonds publics au détriment du Parlement européen.
00:46Changement de ton et de stratégie pour l'ancienne présidente du Front National, on en débat dans les informés.
00:51Et puis la France dans les choux au niveau de la natalité, mais où sont les bébés ?
00:55Moins de naissances que de décès en France l'an dernier, une première en plus de 80 ans.
00:59Quelles conséquences pour l'économie et notre société ?
01:02Quelles politiques aussi menées pour redonner envie aux Français de faire des enfants ?
01:06On en parle ce soir avec Dorian Dreuil.
01:08Bonsoir Dorian.
01:09Bonsoir Victor.
01:10Politologue, expert associé à la fondation Jean Jaurès et directeur d'études de l'Institut Bonafide.
01:15A vos côtés, Elsa Fréçonnet.
01:16Bonsoir.
01:17Bonsoir.
01:17Grand reporter aux Echos, Laurent Molloud est aussi avec nous.
01:20Bonsoir Laurent.
01:21Bonsoir.
01:21Rédacteur en chef à l'Humanité et Richard Verly.
01:24Bonsoir et bienvenue.
01:25Bonsoir Victor.
01:25Correspondant France et Europe pour le Média Suisse Blic.
01:31Elle concernera la politique de l'eau, la prédation du loup, mais aussi les moyens de production.
01:37Une loi d'urgence pour les agriculteurs a donc été annoncée ce soir par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
01:42Le texte sera présenté au mois de mars en Conseil des ministres, puis examiné à l'Assemblée avant l'été, alors que contiendra précisément cette loi.
01:51La ministre de l'Agriculture a été tout à l'heure dans le studio de France Info, Annie Gennevard, qui va rencontrer les agriculteurs dans tout le pays.
01:58Ce qui est clair, c'est que dans cette loi d'urgence agricole, il y a tout ce qui touche aux moyens de production.
02:06Donc nous verrons bien.
02:07Moi, ce que je vais faire, je vais faire un tour de France.
02:09Je vais faire un tour de France, je le commence cette semaine.
02:13Je vais aller dans toutes les régions françaises et je vais leur dire, voilà, cette loi d'urgence agricole, c'est vous qui allez la nourrir de vos propositions.
02:20La ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, sur France Info.
02:23C'est quoi, Dorian Dreuil ? C'est le retour du grand débat national qu'avait lancé Emmanuel Macron au moment des Gilets jaunes, des versions agricoles ?
02:30La grande tournée, la nouvelle grande tournée, qui n'est pas inintéressante aux demandes.
02:36D'ailleurs, je trouve que de toutes les annonces, c'est peut-être celle qui est la plus déterminante, entre guillemets, tant il y a urgence à rétablir le dialogue.
02:41Maintenant, rétablir le dialogue et nourrir une proposition de loi d'oléances qu'on ira écouter ou collecter à travers tout le territoire,
02:52ça condamne d'une certaine manière à la réussite, c'est-à-dire à la traduction politique de ce qui aura été exprimé par le monde agricole.
02:59Le monde agricole qui n'en est pas à sa première colère depuis ces dernières décennies et qui s'intensifie,
03:06qui est presque devenu un marronnier d'une certaine manière de l'année avant le salon de l'agriculteur.
03:11Et qui est aussi souvent victime, d'une certaine manière, de l'instabilité politique ou de la difficulté du paysage politique,
03:18aujourd'hui, à produire des lois et à attendre qu'elles soient mises en œuvre.
03:24Et le politique se retrouve un peu dans cet un peu dos au mur, à à la fois devoir traduire en politique publique ce qu'il va écouter ou entendre,
03:34et surtout à en rapprocher les faits, parce que ce qui est reproché aussi, c'est le manque d'effectivité
03:39entre le moment où la loi, où une loi d'urgence sera votée, ou le moment où elle sera traduite, et le moment où elle va produire ses effets.
03:46Et donc c'est à tous ces défis-là que doivent répondre le politique.
03:49Vous avez évoqué le salon de l'agriculture, Laurent Moloud, on est à un mois et demi maintenant de ce grand événement pour le monde agricole.
03:55Le gouvernement, le Premier ministre n'avait plus le choix, en quelque sorte, il fallait faire des annonces.
03:59Oui, oui, les tracteurs qui défilent à Paris, c'est compliqué, et puis ça ne serait qu'amplifié,
04:04évidemment, à l'approche du salon de l'agriculture, qui est vraiment le moment de l'année.
04:08Après, il faut voir le contenu de cette loi, effectivement, il y a sa réponse, c'est une loi de doléance,
04:12vous avez bien employé le terme, une loi de doléance notamment qui répond à certaines attentes de la FNSEA
04:16sur des points bien précis, que ce soit sur les captages d'os,
04:19Tu avais demandé une loi d'exception agricole.
04:20C'est ça, une loi d'exception, sur la question des loups, sur la question, mais c'est des questions très ciblées.
04:26Or, comme on vient de le rappeler, la crise agricole, certes, ces questions-là peuvent se poser, mais ça va bien au-delà de ça.
04:32On voit bien qu'il y a une question de modèle agricole, en fait, qui est posée en France,
04:35avec des agriculteurs qui ne sont pas tous sur la même longueur d'onde, évidemment,
04:39parce que le monde de l'agriculture ne parle pas que d'une seule loi,
04:41mais il y a évidemment des petits producteurs locaux, etc.,
04:44et des grands producteurs et des grandes industries agricoles,
04:47qui évidemment n'ont pas les mêmes intérêts dans tout ça.
04:50Une grande loi sur l'agriculture serait la bienvenue,
04:52qui pourrait aussi parler, évidemment, des revenus des agriculteurs,
04:55qui sont une question centrale.
04:56Je n'ai pas l'impression qu'on en prend le chemin, en fait,
04:58dans les premières annonces qui ont un peu été faites sur les pistes.
05:02Alors, peut-être que c'est une loi qui va calmer, effectivement, pour un temps,
05:04les manifestations, peut-être les syndicats comme la FNSEA vont peut-être ranger les tracteurs,
05:09mais sur le long terme, je ne suis pas sûr que ça mette fin à ce marronnier,
05:12comme on dit chaque année, si on n'avance pas plus loin,
05:14en fait, sur un modèle agricole un peu plus pensé,
05:17en fonction de ce qui nous attend dans l'avenir,
05:20et des besoins de notre population, et des besoins écologiques aussi,
05:22qui sont ceux de notre planète.
05:23Richard Verli, la crise actuelle, elle est partie de la gestion de l'épidémie
05:27de dermatose nodulaire contagieuse qui touche les élevages de bovins,
05:31les cheptels, et puis, bien sûr, cet accord du Mercosur,
05:34la France s'est opposée, mais trop tard, on dit les syndicats,
05:37l'accord avec ces pays d'Amérique du Sud sera tout de même signé samedi au Paraguay
05:41par la présidente de la Commission européenne,
05:43la France qui s'est opposée sans succès.
05:45Toutes ces annonces que l'on voit au niveau interne, au niveau purement français,
05:48c'est une sorte de l'autre consolation pour les agriculteurs ?
05:51D'abord, moi, ce qui m'apparaît aujourd'hui, ce qui m'est apparu clair,
05:53c'est que le gouvernement a peur, disons les choses comme elles sont,
05:58pour déclencher tout de suite la promesse d'une loi d'urgence,
06:01pour annoncer une tournée en France de cette manière,
06:04le gouvernement sentait que c'était en train de déborder,
06:07et que ça pouvait vraiment devenir un mouvement majeur,
06:10précisément parce qu'il y a cette coagulation de différents motifs de colère
06:15chez les agriculteurs.
06:16Ça, c'est le premier point.
06:17Deuxième point, le modèle agricole, c'est vrai qu'il faut le repenser,
06:21et là, je voudrais dire un mot, c'est que la colère des agriculteurs,
06:24elle est européenne, aujourd'hui.
06:25Il y a une colère européenne.
06:27Alors, toutes les agriculteurs européennes ne se ressemblent pas,
06:30mais toutes ont des problèmes.
06:31Il y a un malaise agricole européen.
06:33Or, qu'est-ce qu'il y a à l'horizon ?
06:34Il y a le Mercosur, qui, comme vous l'avez dit, va être signé
06:37et va entrer en vigueur avant même que le Parlement européen s'exprime,
06:40ou en tout cas très probablement.
06:42Et puis, il y a, pardon de le dire, l'entrée de l'Ukraine,
06:45qui s'annonce.
06:46L'Ukraine qui est aux portes de l'Union européenne.
06:47Et l'Ukraine, c'est une bombe agricole.
06:50Et les paysans, ils le savent.
06:52Donc, moi, je vois deux questions.
06:53On explique souvent ce chiffre, la moitié du poulet
06:55qui consommait en France aujourd'hui vient d'Ukraine, par exemple.
06:58Voilà. Alors, comment on va faire ?
07:00Moi, je ne pense pas, bien évidemment,
07:03je ne maîtrise pas autant que mes collègues,
07:07le pouvoir des lois françaises.
07:09Mais j'ai un peu peur d'une manœuvre dilatoire.
07:12Une manœuvre législative dilatoire.
07:14Parce que la réalité, c'est que ce que veulent les paysans,
07:17c'est une orientation,
07:18c'est des moyens de survivre et d'assurer un revenu.
07:22Or, il y a une crise de la politique agricole commune
07:24au niveau européen.
07:26On va rediscuter un nouveau budget,
07:27mais on voit bien que la politique agricole commune
07:30ne fonctionne pas.
07:31Et donc, moi, je pense qu'il manque quelque chose là.
07:34Si la France continue de vouloir traiter
07:36ses problèmes agricoles à l'échelon français
07:39à base de lois d'urgence et de subventions supplémentaires,
07:42alors peut-être faut-il aller au bout des choses
07:44et à un moment donné, dire stop à la politique agricole commune
07:47et vraiment donner un grand coup de pied
07:49dans la fourmilière européenne, si je puis dire,
07:51parce que sinon, ça ne sera que des sparadraps
07:53et ça ne rétablira pas la confiance des paysans.
07:56En tout cas, j'ai du mal à y croire.
07:58Elsa Fresnay ?
07:59Alors, je pense que le gouvernement ne peut,
08:02pour le moment, faire que des sparadraps.
08:04Parce qu'on a un double problème de représentation.
08:09Je rappelle que la dernière loi agricole,
08:11elle a été votée l'an dernier.
08:13D'accord ?
08:14Suite à une crise qui avait eu lieu en janvier 2024,
08:17ensuite, il y a eu la dissolution,
08:20elle avait été retardée, etc.
08:22Donc, on n'en voit toujours pas les effets
08:24que le gouvernement en annonce une autre.
08:27Compte tenu de l'absence de majorité à l'Assemblée,
08:31voilà, ça ne peut être que du sparadraps.
08:33Ça, c'est pour le problème de représentation
08:35au niveau du gouvernement.
08:36Mais il y a aussi un problème de représentation
08:38au niveau des agriculteurs.
08:40C'est-à-dire que le temps où la FNSEA
08:43décidait d'un mouvement
08:45et décidait de rentrer les tracteurs,
08:47on l'a vu depuis deux ans,
08:49il est quand même assez fini.
08:50La FNSEA, elle est débordée
08:52par la coordination rurale
08:55qui a quand même des revendications
08:57beaucoup plus extrêmes
08:58et qui, en termes politiques,
09:00les adhérents sont quand même plus favorables
09:02à l'extrême droite qu'à la droite.
09:05Donc, c'est pour ça, là, je suis d'accord avec vous,
09:08le gouvernement a peur.
09:10C'est-à-dire qu'il n'a plus en face
09:12un représentant qui peut dire
09:13« Bon, ben, c'est bon, là, cette fois,
09:15on a obtenu tant de millions pourtant,
09:17les gars, on rentre. »
09:18Non, c'est plus ça.
09:20Et c'est vrai que ce qui serait souhaitable,
09:22c'est de repenser le modèle agricole,
09:25de le repenser, notamment avec la biodiversité,
09:28le changement climatique, etc.
09:30Mais il n'y a zéro accord dans la profession
09:32sur quel nouveau modèle agricole on fait.
09:36Et généralement, les agriculteurs,
09:37les plus puissants et les plus suivis
09:39ne sont pas sur le modèle agricole du futur.
09:42Je voudrais qu'on dise un mot des moyens aussi
09:44d'Oriandreuil.
09:45Le gouvernement a déjà annoncé
09:46par la voix de Sébastien Lecornu,
09:48c'était vendredi,
09:49une enveloppe supplémentaire de 300 millions d'euros
09:51pour les agriculteurs.
09:52Encore faut-il qu'il y ait un budget.
09:54Oui, c'est ce que j'allais dire
09:56en rebondissant sur le fait
09:59que cette loi serait une sorte de
10:00sparadrap ou autre.
10:02Encore faut-il qu'elle soit votée.
10:03Et encore, faut-il qu'il y ait effectivement un budget.
10:07Par les temps qui courent,
10:09annoncer une loi ne suffit plus,
10:11ou annoncer une proposition de loi ne suffit plus
10:13à calmer des colères
10:15ou rassurer des inquiétudes.
10:17C'est pour ça que,
10:18en écoutant le débat,
10:21j'aurais presque tendance à penser
10:23que le sujet dépasse même
10:24la question du modèle agricole.
10:26Et qu'en fait,
10:26au-delà de cette loi d'urgence
10:27à horizon mars,
10:30le grand débat ou la grande écoute
10:31doit se poursuivre bien après
10:32et dépasser la question juste des agriculteurs,
10:35mais aussi aborder un débat de société,
10:38finalement aussi,
10:38qui nous concerne aussi,
10:40toutes et tous,
10:40dans nos modes de consommation,
10:42dans nos exigences de qualité de l'accès
10:45à la nourriture ou autre,
10:48et donc aux aliments.
10:50Donc c'est même un modèle de société
10:52qui est à réfléchir
10:54à travers le prisme de ce sujet
10:56et qui pourrait d'ailleurs utiliser,
10:58puisqu'on parlait de la formule du grand débat ou autre,
10:59des outils de démocratie participative,
11:02délibérative,
11:03pour, au-delà du monde agricole,
11:05aller entendre ce que dit le pays,
11:07ce qu'a à dire le pays sur ces sujets
11:08dans ces évolutions de mode de consommation
11:10et ces nouvelles exigences aussi,
11:12qu'on voit comme des signaux faibles dans l'opinion.
11:14On a parlé tout à l'heure de cet accord
11:16avec les pays du Mercosur.
11:17La ministre de l'Agriculture,
11:19cet après-midi,
11:20a voulu rassurer les agriculteurs.
11:22L'une des grandes craintes,
11:23c'est l'importation de produits,
11:24comme la viande, par exemple,
11:25en grande quantité,
11:26et moins chère,
11:27car avec des normes moins rigoureuses,
11:29Annie Gennevard,
11:29dans l'hémicycle de l'Assemblée
11:30qui a annoncé la création
11:31de brigades de contrôle.
11:33On l'écoute.
11:34J'ai décidé,
11:35et c'est une première en Europe,
11:36en accord avec madame la ministre
11:38des Comptes publics,
11:39de pouvoir constituer
11:40une brigade de contrôle
11:41qui interviendra
11:42à la fois sur les importations
11:44venant des ports du nord de l'Europe
11:46et puis également
11:48sur l'ensemble du territoire national.
11:50C'est une avancée majeure
11:51et ce ne sont pas,
11:53ce n'est pas une dizaine
11:54de douaniers
11:54qui vont les recharger,
11:55c'est plusieurs dizaines
11:56de personnes
11:57qui seront chargées
11:58d'effectuer ces contrôles.
12:00On voit, Laurent Mollot,
12:01encore une tentative,
12:02finalement,
12:02d'envoyer des gages,
12:03de rassurer ces agriculteurs.
12:04C'est vrai,
12:05mais c'est aussi un aveu
12:06que ce que disaient
12:07beaucoup d'agriculteurs,
12:08d'ailleurs,
12:08et qu'ils l'ont démontré,
12:10d'ailleurs,
12:10dans les ports
12:11et dans les aides,
12:13et qu'on démontrait
12:14qu'il n'y avait pas
12:14de contrôle suffisamment
12:16qui pouvait garantir
12:17on va dire
12:18la viabilité
12:20des produits
12:21qui étaient importés.
12:22On s'aperçoit,
12:23si on met cette brigade
12:24en place,
12:24c'est bien qu'il y a
12:24un problème
12:25et c'était un des reproches
12:27qui étaient faits
12:27au Mercosur,
12:28c'est-à-dire que
12:29on disait
12:30tout ça était
12:31on va dire
12:31dépendant des contrôles
12:33qu'on pouvait faire
12:33sur ces marchandises
12:34qui allaient rentrer
12:35sur le marché français.
12:37On voit qu'on est
12:37et les agriculteurs
12:38s'inquiétaient à bon droit
12:39en disant
12:40mais qui va contrôler tout ça ?
12:42Certes,
12:43si vous mettez
12:43effectivement
12:44des clauses miroirs,
12:45des choses,
12:45on impose
12:46un petit peu
12:46aux pays producteurs
12:47lointains
12:48d'avoir les mêmes
12:49normes environnementales,
12:50pourquoi pas ?
12:51Si là-bas
12:52ils y arrivent,
12:53mais qui va contrôler
12:54à la rivière en France ?
12:54On s'aperçoit effectivement
12:55que devant la masse
12:58de produits
12:59qui vont être importés,
12:59évidemment,
13:00les contrôles vont...
13:01Sûrement,
13:01le filet va être
13:02évidemment trop grand.
13:03Et là,
13:04le fait de mettre en place
13:05cette brigade,
13:05c'est un petit peu
13:06un aveu,
13:06moi je l'ai pris comme ça
13:07en tout cas,
13:07c'est un aveu
13:08qu'il y a effectivement
13:09un gros problème
13:11de contrôle
13:11de l'importation
13:12de tous ces produits.
13:13Elsa Fresnet ?
13:14Non mais la brigade de contrôle,
13:16soyons clairs,
13:16c'est pas sérieux.
13:18Enfin,
13:18je veux dire,
13:19pour qui connaît un peu
13:20les ports français
13:21et le nombre de conteneurs
13:23qu'ils reçoivent
13:24chaque jour,
13:26je veux dire,
13:27les douaniers eux-mêmes
13:29dans la lutte
13:29contre la drogue
13:30ne peuvent contrôler
13:31qu'un sur mille
13:32ou un sur cent.
13:32Vous y aviez consacré
13:33un article dans les échos
13:34il y a quelques mois.
13:35Absolument.
13:35C'est absolument pas sérieux,
13:37d'autant que
13:37si on ne veut pas non plus
13:39couler nos ports français,
13:41il faut...
13:42l'agriculture,
13:43c'est des marchandises
13:44périssables.
13:45Donc,
13:46vous ne pouvez pas sortir
13:47comme ça
13:47un conteneur
13:49du circuit.
13:51Donc là,
13:52bon,
13:52écoutez,
13:53peut-être que ça marchera
13:54un peu pour apaiser,
13:55mais c'est objectivement
13:57pas sérieux.
13:57Encore un mot,
13:58Richard Verdi ?
13:58La réalité,
13:59là on parle en l'occurrence
14:00du Mercosur,
14:01puisqu'il s'agit
14:03de ces produits agricoles
14:04importés d'Amérique latine.
14:06La bonne réponse,
14:07si on veut contrôler,
14:08ce serait que ce soit
14:08des contrôles européens
14:09et que ce soit des contrôles
14:10au départ des marchandises,
14:12pas à l'arrivée.
14:12Ce serait ça la bonne réponse.
14:14Et donc,
14:14je suis surpris de voir
14:15que cette réflexion-là...
14:16Est-ce qu'on a les moyens
14:17de faire des contrôles européens ?
14:18Mais,
14:18les moyens,
14:19c'est ceux que les États se donnent
14:21et c'est les questions
14:22que les États posent
14:23lorsqu'ils sont à Bruxelles,
14:24ne l'oublions pas.
14:25Donc,
14:25là,
14:26effectivement,
14:27je ne vois pas comment
14:27une brigade de contrôle française,
14:29à l'arrivée,
14:30avec toutes les contingences
14:31qui viennent d'être expliquées,
14:33pourrait avoir des réussites
14:35ou alors,
14:35si elle a des réussites,
14:36elle en aura très bonctuelles
14:37comme on l'a dans d'autres domaines.
14:38Mais c'est souvent
14:39l'éléphant qui cache la forêt.
14:40Ou alors,
14:41on décide de couler
14:41la compétitivité de nos ports.
14:43On peut aussi faire ça.
14:44Mais là,
14:44on passe d'une crise agricole
14:46à une crise de la logistique,
14:48etc.
14:49Donc,
14:49bon.
14:49C'est une première européenne,
14:51en tous les cas,
14:51a dit Annie Gennevar
14:52pour vanter ces contrôles-là.
14:54Qu'il y ait un corps
14:57de contrôle vétérinaire européen,
14:59ça,
15:00c'est une vraie question
15:00que les États devraient poser.
15:02Mais,
15:02alors,
15:02à ce moment-là,
15:03je me demande pourquoi
15:04elle n'a pas été davantage posée
15:06dans la négociation
15:07sur le Mercosur.
15:07C'est encore un autre sujet.
15:08On a arrêté le contrôle
15:10100% des marchandises
15:12en 1920.
15:14Il y a plus d'un siècle.
15:16Il y a une raison.
15:17Autre sujet
15:17dont on débattera
15:18sans doute une autre fois
15:19dans les informés.
15:21Voilà ce que l'on pouvait dire
15:21ce soir après l'annonce
15:23de cette loi d'urgence agricole
15:25annonce faite par le Premier ministre
15:26Sébastien Lecornu.
15:28Venons-en
15:28à cette première journée d'audience.
15:30Marine Le Pen à nouveau
15:31devant la justice,
15:32neuf mois
15:32après sa condamnation
15:34à 5 ans d'inéligibilité
15:35avec exécution provisoire
15:37donc immédiate
15:38et à 4 ans de prison
15:38dont 2 fermes.
15:40Le procès
15:40en appel
15:41dit des assistants
15:41du Front National
15:42au Parlement européen
15:43s'est ouvert
15:44à Paris
15:45en jeu politique crucial
15:46pour la chef de file
15:47des députés
15:47RN.
15:48La possibilité ou non
15:49de se présenter
15:50à la présidentielle
15:51l'an prochain
15:52avec nous en studio
15:53Pierrick Bonneau.
15:53Bonsoir Pierrick.
15:54Bonsoir Victor.
15:55Du service politique
15:56de France Info
15:57et Evelyne Ciremarin.
15:58Bonsoir et bienvenue.
15:59Magistrate honoraire,
16:01vice-présidente
16:01de la Ligue des Droits de l'Homme.
16:03Commençons avec vous.
16:04Pierrick,
16:04vous avez passé
16:04une bonne partie
16:05de la journée
16:06au Palais de Justice
16:08de Paris.
16:08Vous voilà de retour
16:09et vous avez assisté
16:10ce soir à un début
16:12de mea culpa
16:13de la part de Marine Le Pen.
16:14Un début
16:15d'inflexion
16:17de ce que sera
16:18sans doute
16:18sa ligne de défense
16:19pendant ce procès
16:20en appel.
16:21Elle a reconnu
16:22à demi-mot ce soir,
16:23elle s'est exprimé
16:242-3 minutes,
16:25quelques phrases
16:26pour justifier
16:27sa décision
16:28de faire appel.
16:29Elle a reconnu
16:30à demi-mot
16:30qu'un délit existait.
16:32Elle dit
16:32je veux bien entendre
16:34qu'un délit
16:35a été commis.
16:36Ça, c'est une première.
16:36C'est une première.
16:37Tout son procès
16:38de première instance,
16:39elle a passé
16:39des semaines
16:41à nier
16:43toute infraction,
16:44à nier tout délit,
16:45à renvoyer
16:46la balle du côté
16:47du Parlement européen.
16:48Elle le fait aussi
16:49aujourd'hui,
16:50mais en tout cas,
16:50elle reconnaît
16:51un début
16:52de...
16:53Voilà,
16:54c'est un début
16:55de mea culpa.
16:55Effectivement,
16:56quand on dit
16:56je veux bien reconnaître
16:57qu'il y a un délit,
16:58c'est qu'effectivement,
16:59on n'est plus
16:59dans la négation frontale
17:02de ce qu'avait été
17:03sa défense
17:04en première instance.
17:05Est-ce que cette ligne,
17:05elle va rester ?
17:06On rappelle,
17:07ce procès va durer un mois.
17:08Est-ce que pendant
17:09quatre semaines,
17:09elle va rester sur cette ligne ?
17:10Oui, il y a des chances.
17:11En tout cas,
17:11ce qui est assez sûr
17:13quand on discute
17:13avec des proches
17:14de Marine Le Pen,
17:15c'est que si rien ne change
17:16dans cette défense,
17:17la condamnation sera similaire.
17:19Donc,
17:19elle a tout intérêt
17:19effectivement à infléchir
17:21au moins un petit peu
17:23parce que si elle infléchit trop,
17:25elle va perdre
17:26des points politiques.
17:27Elle ne peut pas non plus
17:27complètement reconnaître
17:28qu'elle a fait n'importe quoi.
17:30Ce serait effectivement
17:31reconnaître une faute.
17:33Parce qu'elle dit
17:33qu'il y a ce délit
17:34mais qu'elle a le sentiment
17:35en même temps
17:35de ne pas l'avoir commis.
17:36Oui,
17:36et puis elle a surtout le sentiment
17:37que le Parlement européen
17:38ne lui a pas empêché
17:39de le commettre.
17:39C'est un peu ça
17:40ce qui se passe ce soir.
17:42Ça risque d'être
17:43une ligne de crête
17:43assez compliquée à tenir.
17:47En rejetant la responsabilité
17:48d'une certaine façon
17:48sur les contrôles du Parlement.
17:50Donc,
17:51elle doit effectivement
17:53reconnaître
17:53que des fautes ont été commises
17:55sans aller trop loin.
17:56Sinon,
17:56effectivement,
17:57elle va perdre du côté politique.
17:58Et décision attendue.
17:59On le rappelle
17:59d'ici l'été,
18:00le procès qui va durer un mois.
18:02Ébline Sire-Martin,
18:02vous êtes avec nous
18:03sur France Info.
18:03Je rappelle que vous êtes
18:04magistrate honoraire
18:05vice-présidente
18:06de la Ligue des Droits de l'Homme.
18:07On l'entendait,
18:08changement de stratégie
18:09ou au moins changement de ton
18:10de la part de Marine Le Pen
18:12pour cette première journée d'audience.
18:14Est-ce que cela peut avoir
18:14une influence
18:15sur le jugement final des juges
18:17et en particulier
18:18à l'arrivée
18:18sur cette fameuse
18:19exécution provisoire de la peine ?
18:21Oui,
18:21c'est sans doute pour ça
18:22qu'elle dit
18:23qu'elle n'avait pas
18:25le sentiment
18:26que c'était un délit.
18:27Je rappelle simplement
18:28que ce qui compte,
18:30c'est notamment la défense,
18:32bien sûr,
18:32mais c'est l'application
18:34de la loi
18:35par les juges
18:36et que même si
18:38elle fait profil bas
18:39désormais,
18:40semble-t-il,
18:41de toute manière,
18:42ce qu'il faut savoir
18:43pour un juge,
18:44c'est si les trois éléments
18:45d'une infraction
18:45sont constitués.
18:46Là,
18:46c'est un détournement
18:47de fonds publics.
18:47Est-ce qu'il y a
18:48l'élément dit légal ?
18:50C'est-à-dire,
18:50est-ce que c'est interdit
18:51d'utiliser les fonds
18:53du Parlement européen,
18:54donc des contribuables européens,
18:56pour faire fonctionner
18:57le Rassemblement national ?
18:58La réponse est oui.
18:59C'est dix ans
19:00d'emprisonnement encourus
19:01et dix ans
19:02d'inéligibilité.
19:03La deuxième question,
19:05c'est est-ce qu'il y a
19:06un élément matériel ?
19:08La réponse est oui.
19:104,2 millions d'euros
19:12qui ont été utilisés
19:14pendant une dizaine d'années
19:15à payer le fonctionnement
19:18du Rassemblement national
19:19et non pas des assistants
19:20européens travaillant
19:21pour des députés européens.
19:23Donc,
19:23et le troisième
19:24et dernier élément,
19:25c'est le fameux
19:26élément moral
19:27ou intentionnel,
19:28c'est-à-dire,
19:29est-ce qu'on a conscience
19:30de commettre un délit ?
19:31Et là,
19:32en fait,
19:33elle dit,
19:33ben non,
19:34je n'avais pas conscience.
19:35Alors,
19:35ils ont plaidé déjà
19:36l'erreur administrative,
19:37en premier ressort.
19:39Le problème,
19:40c'est que
19:41quand un des députés
19:43européens
19:44dit par mal
19:46à M. Valrande Saint-Just,
19:48trésorier,
19:49mais ce que Marine nous demande,
19:50ce sont des emplois fictifs,
19:53elle répond,
19:54enfin,
19:54il répond,
19:55pardon,
19:55le trésorier,
19:57mais Marine sait tout cela.
19:58Donc,
19:59on a quand même
19:59un peu l'impression
20:01qu'elle avait conscience
20:03que c'était des emplois fictifs.
20:05J'ajoute qu'elle est avocate
20:06et qu'elle a dirigé
20:08le service juridique
20:09du Rassemblement national
20:10pendant des années.
20:11Donc,
20:12bon,
20:13c'est une ligne de défense
20:14qui est beaucoup plus agréable
20:15et qui a pour but,
20:17tout simplement,
20:18certainement,
20:20de faire en sorte
20:20que l'exécution provisoire
20:21ne soit pas prononcée.
20:22Pourquoi ?
20:23Parce que
20:23l'exécution provisoire,
20:25une des motivations,
20:26mais une des motivations,
20:27c'est,
20:28en fait,
20:30ils n'ont jamais reconnu
20:32qu'ils avaient commis,
20:34qu'il y avait des atteintes
20:35à la probabilité.
20:36Ils ont toujours plaidé
20:37que c'était normal
20:39d'utiliser des assistants
20:41parlementaires européens
20:43pour le parti.
20:44Pour que tout le monde
20:44comprenne bien,
20:45Evelyne Serré-Martin,
20:46de ce que vous nous dites,
20:47les faits ne changent pas.
20:47D'ailleurs,
20:48le procès en appel,
20:49les juges se basent
20:50sur le même dossier
20:51d'instruction,
20:52ce sont les mêmes pièces
20:52qui leur arrivent finalement.
20:54Qu'est-ce qui pourrait faire
20:55que la décision
20:56ne soit pas la même
20:56à l'arrivée ?
20:57Alors,
20:58ce qui pourrait
20:59tout à fait se passer,
21:00effectivement,
21:01c'est que,
21:01vous savez que,
21:03de toute façon,
21:04l'inéligibilité
21:05dans ce cas-là
21:05n'est pas obligatoire.
21:06Déjà,
21:06premièrement,
21:07parce que c'est avant
21:08la loi Sapin 2
21:09et donc ça,
21:10c'est facultatif.
21:11C'est peu probable
21:12qu'elle soit relaxée,
21:14c'est-à-dire déclarée innocente,
21:16comme j'ai essayé
21:16de l'expliquer,
21:17et deuxièmement,
21:18qu'elle ne soit pas
21:19condamnée
21:20à de l'inéligibilité
21:22parce que,
21:24de toute façon,
21:25quand on condamne
21:26un élu
21:26qui commet des atteintes
21:27à la probité,
21:28c'est ça la peine.
21:28La fameuse question,
21:29c'est de savoir
21:29si cela passe en dessous
21:30des deux ans
21:31auquel cas
21:32elle pourrait présenter.
21:32La question,
21:33c'est effectivement,
21:34comme le Conseil constitutionnel
21:36marat, en fait,
21:37les investitures
21:38au mois de mars
21:39à peu près 2027,
21:41il faut qu'elle ait
21:42moins de deux ans,
21:44effectivement,
21:45cette peine
21:46avec exécution prévisoire.
21:47Est-ce que le jugement
21:48avait été rendu
21:48le 31 mars ?
21:49Mais c'est tout à fait possible
21:50parce que,
21:51et je finis là-dessus,
21:52j'ai regardé pour Balkany,
21:54j'ai regardé,
21:55effectivement,
21:56également
21:56pour M. Sarkozy,
21:59pour M. Fillon,
22:01le RN est très centré
22:02sur M. Fillon.
22:03Il avait une peine
22:04de 10 ans d'inéligibilité.
22:06C'est la présidentielle
22:06et ça a été diminué
22:07à 5 ans.
22:08Donc, on voit
22:09que systématiquement
22:10la Cour d'appel
22:10diminue, d'abord.
22:12Ce n'est pas la loi,
22:14c'est la jurisprudence.
22:15Elle a tendance
22:15à diminuer.
22:16Et puis,
22:18il y a une possibilité
22:19parce que
22:20l'inéligibilité,
22:21ça peut être
22:22une peine de 5 ans
22:23comme elle a,
22:23mais il peut y avoir
22:24une partie sursis.
22:25Donc, ça peut être
22:265 ans,
22:27dont 18 mois
22:28avec sursis.
22:29Donc, elle serait condamnée,
22:30mais elle aurait fait
22:31sa peine lors
22:31de sa candidature
22:33à la présidentielle.
22:34C'est tout à fait possible.
22:34Donc, il y a effectivement
22:35tout un tas de scénarios possibles,
22:36mais simplement pour finir
22:37sur la ligne de défense,
22:38ce qui est frappant quand même,
22:39c'est que les 11 prévenus
22:40qui ont pris la parole
22:41tout à l'heure à la barre...
22:41Oui, on rappelle
22:42qu'ils ne sont pas tous là,
22:43ceux de la première instance.
22:44Non, la moitié à peu près
22:45a décidé de faire appel,
22:46l'autre a accepté le jugement.
22:48Les 11 prévenus
22:48qui sont passés à la barre
22:49cet après-midi
22:49ont tous dit
22:50il y a sans doute un délit,
22:52mais nous ne l'avons pas
22:53commis de façon intentionnelle.
22:54Donc, vous parliez
22:54d'intentionnalité,
22:55effectivement,
22:56ils sont tous revenus
22:57aujourd'hui.
22:58Je voulais simplement
22:58préciser, effectivement,
23:00ça veut dire que sur
23:0125 prévenus au départ,
23:03il y en a un qui a été relaxé,
23:04il en reste 24,
23:06il y a quand même
23:0612 personnes qui estiment
23:07que leur peine est juste
23:09et qu'ils sont coupables.
23:10C'est intéressant quand même.
23:11C'est une défense
23:12à la Richard Virenc.
23:13Voilà.
23:14On a combien des lignes ?
23:16Mais à l'insu
23:16de mon plein gré.
23:17Voilà.
23:17Donc, je pense que
23:18l'objet, c'est effectivement
23:20d'éviter
23:21l'exécution provisoire aussi.
23:23C'est-à-dire que
23:24l'exécution provisoire,
23:25elle est là pour aussi
23:26pour dire
23:27qu'il y a un risque
23:28de réitération.
23:29Donc, on exécute
23:31immédiatement cette peine.
23:32Et dans première instance,
23:33effectivement,
23:33comme Marine Le Pen
23:34et tous les coprévenus
23:36ne reconnaissaient absolument rien
23:37et n'assumaient pas
23:39du tout leurs actes,
23:40évidemment,
23:41le risque de réitération
23:41était là et bien présent.
23:43Ils ont dû comprendre ça.
23:44Donc là, évidemment,
23:45ils sont sur une indéfense
23:46en disant
23:46peut-être qu'il y avait un délit.
23:48En espérant peut-être
23:49qu'il y a un peu de mensuétude
23:49sur ce plan précis
23:51de l'exécution.
23:52Il y a un progrès quand même.
23:53Richard Virenc,
23:54votre regard étranger,
23:55si je puis dire,
23:56vu de Suisse,
23:57comme on dit régulièrement
23:57dans cette émission ?
23:58Ce qui est certain,
24:01c'est que d'un point de vue
24:02européen,
24:02pour ceux qui s'intéressent
24:03à cette affaire,
24:04la stratégie de la première instance
24:05de Marine Le Pen
24:06n'avait pas été comprise
24:07sur la base
24:08de ce qu'on a su
24:09du dossier
24:09et des pièces qu'on avait.
24:11Personne ne comprenait.
24:12Elle a fait au fond,
24:13en première instance,
24:14un show politique.
24:15Un show complètement politique.
24:16Là, maintenant,
24:17on a l'impression
24:17qu'elle est passée
24:18du politique au juridique.
24:20Finalement,
24:21elle s'est emparée du dossier.
24:22Elle a regardé ce qu'était,
24:23je ne sais pas si on peut
24:24utiliser cette expression,
24:25plaidable.
24:26Et donc, là,
24:27à vous écouter
24:28et à l'écouter également,
24:30elle a peut-être
24:31entrouvert une porte
24:32qui peut lui permettre
24:33de terminer ce procès
24:35en meilleure situation
24:36que le procès
24:37en première instance.
24:38Un élément,
24:38peut-être sur le show politique,
24:39désolé.
24:40Un élément sur le show politique,
24:42elle ne nous a pas parlé
24:43une seule fois aujourd'hui.
24:44On était une soixantaine,
24:46soixante-dix journalistes
24:47à l'attendre,
24:47à la sortie.
24:48Elle était très expansive.
24:49Elle était arrivée
24:50par une porte dérobée.
24:51Elle était très expansive
24:52en première instance.
24:52Elle a saisi toutes les occasions
24:54pour venir commenter
24:55ce qui se passait
24:55dans la salle d'audience.
24:56Là, elle ne nous a même
24:57pas regardés en sortant.
24:58Donc, effectivement,
24:59on est peut-être rentrés
25:00dans une dimension
25:01plus judiciaire que politique
25:02où les médias
25:04vont être tenus à distance
25:05tout le reste du procès.
25:07Et puis, je voudrais rappeler
25:08que Marine Le Pen,
25:09elle a dû prendre acte
25:10du fait que sa stratégie
25:11de victimisation
25:12et de réquisitoire
25:15contre les juges,
25:16dans lesquels, d'ailleurs,
25:17Nicolas Sarkozy
25:18a embrayé aussi
25:19et tout un tas de...
25:19n'a pas fonctionné
25:21dans l'opinion
25:22et y compris
25:23chez une partie
25:24de ses électeurs.
25:25C'est-à-dire que
25:25tous les sondages
25:26qui ont été faits
25:28après les procès
25:29tant Marine Le Pen
25:30que Sarkozy, etc.,
25:31une majorité de l'opinion
25:33considérait
25:33qu'il n'y avait pas
25:34à remettre en cause
25:35la justice.
25:36Donc, quand les Français
25:38ne vous suivent pas
25:39dans une stratégie
25:40de victimisation
25:41et que vous êtes candidate
25:42à la présidentielle,
25:43il faut revoir
25:44un peu les choses.
25:44Et il y a une autre chose
25:46que je voudrais ajouter,
25:47c'est que la pression
25:48va quand même être
25:49très très forte
25:49sur les juges.
25:50D'abord, il y a une pression
25:51du Conseil constitutionnel
25:53qui, depuis mars,
25:54a rendu une décision
25:55en disant qu'il fallait
25:56que les juges
25:57apprécient le caractère
25:58proportionné de la peine
26:00par rapport
26:01à la liberté
26:02de l'électeur.
26:03Et ce n'est pas un hasard
26:04si, hier,
26:06lors de ses voeux,
26:07Jordan Bardella
26:08a utilisé quasiment,
26:10mot pour mot,
26:11l'avis du Conseil constitutionnel
26:13en disant que la démocratie
26:14suppose le libre choix
26:16du peuple.
26:17Et en disant aussi
26:17qu'une condamnation judiciaire
26:19qui empêcherait
26:19Marine Le Pen,
26:20je le cite,
26:20de se présenter
26:21serait profondément inquiétant,
26:23c'est ce qu'il a dit,
26:24pour la démocratie.
26:25Voilà.
26:25Donc, c'était
26:26ce qui était une manière
26:27aussi de faire pression
26:29sur les juges.
26:30Or, les juges ont eu
26:30la coutume,
26:31jusqu'au procès Fillon,
26:34de, en gros,
26:35faire une espèce
26:35de trêve judiciaire
26:36un peu un an
26:37avant la présidentielle.
26:38Ils ne voulaient pas
26:39interférer
26:39dans l'élection maîtresse.
26:42Donc, là,
26:43alors, les faits
26:44sont tellement avérés
26:45que ça va être difficile
26:46de ne pas la condamner,
26:47mais il y aura forcément
26:48une forte,
26:49enfin, il me semble
26:49qu'il y aura une forte pression.
26:50Je m'en remets à vous.
26:52Et, l'internat marin,
26:53justement,
26:53est-ce qu'on peut estimer
26:54que les juges
26:55vont pouvoir exercer
26:56leur fonction sereinement
26:57pendant ce procès,
26:58on appelle ?
26:58Sereinement,
26:59ce n'est pas facile.
27:00Sans pression,
27:01en tous les cas.
27:01Je vous rappelle aussi
27:02que M. Trump,
27:03enfin,
27:03ce n'est pas absolument prouvé,
27:05mais enfin...
27:05Ça a été déventi
27:06par le gouvernement,
27:06on vous laisse expliquer.
27:08M. Trump aura reproché
27:11aux trois juges
27:11qui ont condamné
27:12Mme Le Pen,
27:13donc une pression incroyable.
27:15C'est l'hébdovadaire allemand
27:16d'Erspiegel
27:16qui a révélé
27:19que l'administration Trump
27:20aurait envisagé
27:21des sanctions
27:21contre les magistrats
27:22qui ont condamné Mme Le Pen.
27:23C'est-à-dire,
27:24contre 11 magistrats
27:25de la Cour pénale internationale
27:27dans l'affaire Netanyahou,
27:28c'est-à-dire
27:29leur interdire
27:30d'avoir une carte bancaire,
27:31de voyager, etc.
27:32C'est quand même
27:32assez inédit.
27:34Alors, ce qu'a dit
27:34le Conseil constitutionnel,
27:35vous avez raison,
27:36c'est très très juste.
27:38Ce qu'il a dit,
27:39c'est qu'il fallait
27:40faire la part
27:41entre la liberté
27:42de choix d'électeur
27:43et puis la gravité,
27:45évidemment,
27:46des infractions
27:47à la probité commise,
27:48surtout de la part
27:49de quelqu'un
27:49qui veut être président
27:50de la République.
27:51Et, a dit
27:51le Conseil constitutionnel,
27:52ce qu'il faut,
27:53c'est motiver
27:54le mieux possible.
27:55Et motiver les...
27:57Et donc,
27:58ça a été motivé
27:59déjà en première instance,
28:00notamment sur le fait
28:01qu'il n'avait
28:03absolument pas
28:04conscience
28:04d'avoir commis
28:05des infractions,
28:06qu'il le niait,
28:08qu'il considérait
28:09que seuls
28:09les électeurs
28:10pouvaient être
28:11leurs juges.
28:12Ça veut dire
28:12qu'on nie
28:13la possibilité
28:14d'être jugé
28:15quand on est un politique,
28:16on veut une immunité.
28:18Et puis,
28:18c'est aussi,
28:19finalement,
28:21l'idée
28:21qu'on peut échapper
28:23complètement à la justice
28:25parce qu'on est un politique
28:26et c'est quand même
28:28un vrai problème.
28:30Donc,
28:30sur l'ensemble
28:31de ces faits,
28:32peut-être qu'il y aura
28:33un changement
28:34d'attitude,
28:35apparemment,
28:36là,
28:37on ne nous dit plus
28:37que le tribunal,
28:39en fait,
28:39n'est pas légitime
28:40à juger les politiques.
28:41C'est déjà
28:42un pas en avant.
28:43Et on va poursuivre le débat,
28:44la discussion
28:44dans la seconde partie
28:45des informés.
28:46Vous restez avec nous
28:47sur France Info.
28:47il est 20h32.
28:53C'est l'heure
28:54d'un point sur l'info
28:54avec vous,
28:55Emmanuel Langlois.
28:55La FNSEA,
28:56les jeunes agriculteurs
28:57réunis près de l'Assemblée nationale
28:59avec 350 tracteurs,
29:01annonce qu'ils vont rester
29:02pour la nuit
29:03malgré l'annonce
29:04du Premier ministre
29:05d'un projet de loi
29:05d'urgence agricole
29:06qui sera examiné
29:07au Parlement
29:08avant cet été.
29:09Le chef du gouvernement
29:09qui se dit
29:10aussi prêt
29:11à demander
29:12à la Commission européenne
29:13de faire évoluer
29:14le cadre existant
29:15pour l'utilisation
29:16des nitrates.
29:17Et puis sur France Info,
29:19la ministre de l'Agriculteur
29:20Annie Gennevard,
29:21elle annonce
29:21qu'elle commence,
29:23qu'elle entame
29:23un tour de France
29:24cette semaine
29:24pour aller écouter
29:26les propositions
29:27des agriculteurs
29:28sur cette loi
29:29d'urgence agricole.
29:31Dans ce contexte,
29:32le gouvernement appelle
29:33ce soir les députés
29:34à un dernier effort
29:35en vue d'un compromis
29:36autour du projet
29:38de budget de l'État,
29:39de retour à l'Assemblée
29:40où une majorité
29:41semble toujours
29:42aussi inatteignable
29:43et un retour au 49,3
29:44pour passer sans vote
29:46difficile à éviter.
29:47Le budget est à portée de main
29:49à pourtant lancer
29:50dans l'hémicycle
29:50Roland Lescure,
29:51le ministre de l'Économie.
29:53La SNCF,
29:55elle va proposer
29:56à ses 140 000 salariés
29:57une augmentation moyenne
29:58des salaires
29:59cette année
30:00de 2,56%
30:01pour une inflation
30:02attendue à 1,3%
30:04annonce de la direction
30:05ce soir.
30:05Mais pour qu'elle s'applique,
30:07cette augmentation
30:08doit être signée
30:09par au moins deux
30:09des quatre syndicats
30:11maisons
30:11d'ici la fin de ce mois.
30:13A l'étranger,
30:14la situation reste confuse
30:15en Iran
30:16où le pouvoir
30:17cherche toujours
30:17à étouffer
30:18la contestation
30:19qui agite le pays
30:20depuis plus de deux semaines.
30:21Maintenant,
30:22au moins 734 manifestants
30:24ont été tués
30:25depuis le début
30:26du mouvement
30:26selon le dernier décompte
30:27de l'ONG Iran Human Rights
30:29basé en Norvège.
30:31Selon elle,
30:31le nombre réel de morts
30:33pourrait toutefois
30:33s'élever
30:34à plusieurs milliers.
30:35Donald Trump
30:36encourage lui
30:37ce soir
30:37les manifestants iraniens
30:38à renverser
30:39le gouvernement.
30:41Deux mots de football,
30:42la Coupe de France
30:42avec la défaite
30:44après la défaite
30:45du PSG
30:45hier face au Paris FC.
30:47Les amateurs
30:48de Bayeux
30:48vont tenter
30:49de rééditer l'exploit
30:50ce soir
30:51en recevant
30:51Marseille
30:52au stade d'Ornano
30:53de Caen.
30:53Match à partir
30:54de 21h.
30:55Et puis Modaco
30:56fera face
30:56à un autre club
30:57de Ligue 1,
30:58Strasbourg,
30:58en huitième de finale
30:59début février.
31:00Le leader
31:01de la Ligue 1
31:02Lens
31:02se déplacera
31:03à trois
31:03pensionnaires
31:04de Ligue 2
31:05d'après le tirage
31:06au sort
31:07effectué tout à l'heure.
31:09France Info
31:1020h, 21h
31:13France Info
31:14Les informés
31:15Victor Matel
31:17Avec du monde
31:17dans le studio
31:18de France Info
31:19ce soir
31:20Dorian Dreuil
31:20politologue
31:21expert associé
31:22à la fondation
31:22Jean Jaurès
31:23et directeur d'études
31:24de l'institut
31:25Bonafidé
31:26Elsa Fresnègue
31:27en reporter
31:27aux échos
31:28Laurent Mouloud
31:29rédacteur en chef
31:30à l'humanité
31:31Richard Verly
31:32pour le média suisse
31:33Blic
31:33Pierre-Higbono
31:34du service politique
31:35de France Info
31:36Restez bien avec nous
31:37la liste n'est pas finie
31:38Evelyne Sire-Martin
31:40magistrate honoraire
31:41vice-présidente
31:42de la Ligue des droits
31:43de l'homme
31:44Poursuivons notre discussion
31:45première journée
31:46d'audience
31:47dans ce procès
31:48en appel
31:48qui s'est ouvert
31:49le procès en appel
31:50dit des assistants
31:51du Front National
31:52au Parlement
31:53Européen
31:54Marine Le Pen
31:55a prononcé
31:55on le disait
31:56tout à l'heure
31:57quelques mots
31:58Dorian Dreuil
31:59on ne vous a pas encore
31:59entendu sur ce sujet
32:01ce soir
32:02qu'est-ce qu'il faut
32:03faire comprendre
32:03finalement
32:04que ce n'est pas
32:04un procès politique
32:05même si c'est un procès
32:06qui a des conséquences politiques
32:07oui avec le paradoxe
32:10qui a ce que vous avez
32:11très bien expliqué
32:13ce changement de ton
32:14de défense
32:15à l'intérieur
32:16du tribunal
32:17mais un ton
32:18d'attaque
32:19à l'extérieur
32:20par l'appareil politique
32:21qui reste identique
32:23alors
32:24c'est-à-dire
32:25dans la lignée
32:26de la rupture
32:27qu'on avait vue
32:28déjà lors du
32:29premier verdict
32:30alors rupture
32:31il y a toujours eu
32:32quand un membre
32:34du personnel politique
32:35est à affaire
32:36à des enjeux judiciaires
32:38l'attaque
32:39en justice politique
32:41ou en gouvernement
32:42des juges
32:42elle est assez habituelle
32:44et on en avait pris
32:45on l'entend un peu moins
32:46tout de même
32:46on en avait pris l'habitude
32:47à la différence près
32:48ces derniers mois
32:49que généralement
32:51ces attaques
32:51sont faites au nom
32:52de la démocratie
32:53et sont nourries
32:53par la défense
32:55de la démocratie
32:56et donc il y a
32:57ce paradoxe-là
32:58à voir que finalement
32:59au nom de la démocratie
33:00on affaiblit
33:01l'état de droit
33:02on attaque
33:03un prétendu
33:03gouvernement des juges
33:04on politise
33:06la justice
33:07et on affaiblit
33:08indirectement
33:09et implicitement
33:10aussi le fait démocratique
33:11et ce discours-là
33:12à l'extérieur
33:13par l'appareil politique
33:14du RN
33:15il est toujours aussi fort
33:17et il est toujours
33:18aussi intense
33:18et il y a peu de chances
33:20qu'il faiblisse
33:21dans les mois qui viennent
33:22d'ailleurs
33:22peu importe
33:23le verdict
33:24qui sera rendu
33:24ce qui n'est pas un fait
33:25d'ailleurs propre
33:26à la France
33:27on a aujourd'hui
33:29dans le monde
33:29une tendance
33:30à l'autocratisation
33:31des régimes politiques
33:32à l'affaiblissement
33:33des démocraties
33:33on a un recul
33:34historique
33:35du nombre
33:36de démocraties
33:37dans le monde
33:37et le point commun
33:38de l'affaiblissement
33:39des institutions démocratiques
33:40et de l'autocratisation
33:41des régimes politiques
33:42c'est souvent
33:44pour ne pas dire toujours
33:45l'attaque
33:46de l'appareil judiciaire
33:47l'attaque
33:47de l'indépendance
33:48de la justice
33:49et d'une certaine manière
33:50l'attaque
33:51de l'état de droit
33:53et ça se fait
33:53de manière
33:53de plus en plus frontale
33:55Sur la critique
33:56des juges
33:56il y a eu une petite
33:58mise en sourdine
33:59ces dernières semaines
34:00il a été clairement demandé
34:01aux députés
34:02de ne pas trop
34:03prendre la parole
34:03et de ne pas trop
34:04attaquer la justice
34:05j'étais également
34:06au vœu de Jordan Bardella
34:07lundi
34:08les vœux de la presse
34:09hier exactement
34:10les semaines sont longues
34:11on lui a demandé
34:13est-ce que vous rediriez
34:14aujourd'hui
34:15tyrannie des juges
34:16est-ce que vous rediriez
34:17juge rouge
34:17et il a botté en touche
34:18on était à quelques heures
34:21du procès
34:21il n'était pas question
34:22d'aller exciter
34:24un petit peu
34:24les magistrats
34:25et d'aller les provoquer
34:25comme ça a été le cas
34:27en première instance
34:28oui simplement deux choses
34:29quand même
34:31il faut rappeler
34:32qu'on est dans
34:33un changement
34:34de nature
34:35des attaques
34:35contre les juges
34:36en 2025
34:37on a vu des juges
34:38sous protection
34:39policière
34:40dans des affaires
34:42politico-financières
34:43jusqu'ici c'était
34:43en matière de terrorisme
34:44en matière de criminalité
34:45organisée
34:46narcotrafic
34:46c'est quand même
34:48quelque chose
34:49de très très nouveau
34:50et de très inquiétant
34:52et puis la deuxième chose
34:53peut-être sur la peine
34:54d'emprisonnement
34:54il y a quelque chose
34:55d'intéressant
34:56elle a été condamnée
34:57à quatre ans
34:58dont deux ans
34:59d'emprisonnement
34:59ferme
35:00et donc deux ans
35:01avec sursis
35:01et on a vu
35:02dans l'affaire Fillon
35:03où là
35:05il y a de l'enrichissement
35:06personnel
35:07ce qui n'est pas du tout
35:08le cas
35:08du rassemblement national
35:09dans l'affaire Fillon
35:11il avait été condamné
35:12exactement à la même peine
35:13quatre ans
35:14dont deux ans
35:14avec sursis
35:15bien sûr
35:16les détournements
35:16étaient moins importants
35:18et la cour de cassation
35:19a dit
35:19c'est pas suffisamment motivé
35:21il n'a jamais été condamné
35:23donc il faut que la cour d'appel
35:24revoit sa copie
35:26elle a revu sa copie
35:27il est maintenant
35:28c'est définitif
35:29quatre ans
35:30avec sursis
35:30et donc je pense
35:31que le rassemblement national
35:32voit très bien ça
35:34et doit se dire
35:35bon a priori
35:36si la cour d'appel
35:37maintient une peine ferme
35:39il va y avoir cassation
35:40et donc
35:41la cour d'appel
35:43va réfléchir
35:44à maintenir
35:44cette peine
35:45de quatre ans
35:46dont deux ans
35:47sous bracelet
35:48en se disant
35:49bon
35:49elle n'a jamais été condamnée
35:51on n'a pas envie
35:53que la cour de cassation
35:54bon
35:55elle nous corrige
35:56sachant qu'elle prendra sa décision
35:57avant même
35:58d'aller éventuellement
36:01en cassation
36:02et là il n'y a pas de changement
36:03dans les plans
36:04même si la cour de cassation
36:05le premier président
36:05de la cour de cassation
36:06a déclaré la semaine dernière
36:07je crois qu'il y aurait
36:08accélération du calendrier
36:10ou en tout cas
36:10que l'affaire serait
36:12statuée avant la présidentielle
36:14on a encore une fois hier
36:15au vœu de
36:15Jordan Bardella
36:16reposé la question
36:17et à Jordan Bardella
36:18et à Marine Le Pen
36:18il n'y a pas changement
36:19de calendrier
36:20si jamais la condamnation
36:21est confirmée en appel
36:22Marine Le Pen
36:23n'attendra pas
36:24un éventuel pourvoi
36:25en cassation
36:25pour passer le relais
36:27à Jordan Bardella
36:28si elle a moins de deux ans
36:30d'inéligibilité
36:31à mon avis
36:32elle attendra
36:33le pourvoi en cassation
36:34et elle se présentera quand même
36:35le problème
36:36c'est la durée
36:37de la peine d'inéligibilité
36:38c'est le sujet
36:39c'est le sujet
36:40ce serait Laurent Mouloud
36:41un véritable séisme
36:42si Marine Le Pen
36:43ne pouvait pas se présenter
36:44au moins pour l'extrême droite
36:46et son histoire
36:47jusqu'ici
36:47dans l'histoire de la Vème République
36:48c'est toujours un Le Pen
36:50qui a représenté
36:50le Rassemblement National
36:51ou avant le Front National
36:53au présidentiel
36:54ça serait un séisme
36:55mais ça serait un acte
36:56démocratique assez fort
36:57moi c'est une des choses
36:59qui dans cette histoire
37:00me scandalise le plus
37:01c'est ces attaques
37:02contre les juges
37:03et finalement
37:03contre la séparation des pouvoirs
37:05on a une personne
37:05qui prétend être
37:06présidente de la République
37:07qui est donc la garante
37:08de la séparation des pouvoirs
37:10et qui aujourd'hui
37:10nous dit
37:11critique
37:12ou a critiqué
37:13même si aujourd'hui
37:14elle le met en sourdine
37:15a critiqué
37:16avec Jordan Bardella
37:17tout simplement
37:19l'indépendance des juges
37:20l'indépendance du fait
37:21de juger
37:21normalement le président
37:22de la République
37:22est le garant
37:23de cette indépendance
37:23et de cette séparation
37:24des pouvoirs
37:25et eux ils disent
37:25cette indépendance des juges
37:26est une atteinte
37:27à la démocratie
37:27c'est-à-dire
37:28c'est une inversion du stigmate
37:29qu'adore faire
37:29l'extrême droite
37:30en disant
37:31l'indépendance des juges
37:32en fait c'est un problème
37:32démocratique
37:33non
37:33non non
37:34l'indépendance des juges
37:35c'est le garant
37:36de la démocratie
37:36mais ils arrivent
37:38à faire rentrer
37:38dans l'opinion publique
37:39cette idée-là
37:40que l'indépendance des juges
37:41en fait est un problème
37:42alors que c'est
37:44un des piliers fondamentaux
37:46de l'égalité
37:48de chacun d'entre nous
37:48face au droit
37:49et deuxième chose
37:50c'est assez malin
37:51parce qu'en fait
37:51le RN
37:53et le FN avant lui
37:54a toujours été un parti
37:55anti-système
37:56et ils arrivent
37:56à retourner le stigmate
37:57encore une fois
37:58le système là
37:58c'est les juges
38:00donc en fait
38:01le parti en système
38:01qui se fait prendre la main
38:02dans le pot de confiture
38:04en fait ils disent
38:05non non mais
38:05en fait on est victime
38:06d'un autre système
38:07c'est le système judiciaire
38:08en fait aujourd'hui
38:09qui nous pose problème
38:10et par leur communication
38:14extrêmement agressive
38:15ils arrivent à faire penser
38:16un petit peu
38:16dans la tête
38:17de leurs électeurs
38:18et peut-être qu'on va en parler
38:19avec un certain succès
38:20qu'en fait
38:21ils sont victimes
38:22d'un autre système
38:22le système judiciaire
38:23donc c'est toujours
38:24un parti anti-système
38:25mais là
38:26c'est plus le système
38:27des riches etc
38:28parce que là
38:28c'est eux qui sont concernés
38:29mais là c'est le système
38:30des juges politisés
38:31à propos des électeurs
38:32mais quel silence
38:32du président de la république
38:33quand même
38:33du premier garant
38:35on est seul
38:36quand même
38:36article 64 de la constitution
38:38garant de l'indépendance judiciaire
38:39quel silence
38:40mais ça
38:41je voulais juste rajouter
38:41et que ça fonctionne
38:42auprès des
38:43là je contredirais un petit peu
38:45ma consœur des échos
38:46c'est que certes
38:47sur certains sondages
38:48Marine Le Pen a baissé un petit peu
38:49mais on voit les sondages
38:50les votes RN
38:51malgré ce qui s'est passé
38:52on pourrait dire
38:53c'est quand même
38:53le parti qui se présentait
38:54comme le parti de la probité
38:55tête haute
38:56main propre
38:57il se fait vraiment condamner
38:58et retourner
38:59Jordan Vandella
39:00dans les intentions de vote
39:01c'est extrêmement haut
39:03j'espère qu'on pourra
39:05peut-être en parler
39:05d'ailleurs
39:06mais sur les raisons profondes
39:07qui font que les gens
39:07continuent à voter
39:08un peu comme Trump
39:08qui a dit déjà
39:10moi je peux tuer quelqu'un
39:10sur la 5ème avenue
39:11ils continueront à voter pour moi
39:12et là c'est un peu le cas
39:13je mettais en lumière
39:16les sondages
39:16qui avaient été faits
39:17sur l'attaque de Marine Le Pen
39:19contre la justice
39:20il y a plein d'autres raisons
39:22pour les français
39:23de voter Front National
39:26il y a encore un récent sondage
39:27qui montre que de plus en plus
39:28de français adhèrent
39:29aux idées du Rassemblement National
39:30oui oui
39:31c'est tout
39:34ce qui est intéressant
39:35effectivement sur l'impact
39:36de ces attaques
39:37contre la justice
39:38et du procès
39:39c'est que ça n'a strictement
39:40aucun impact
39:41sur les électeurs
39:41c'est ce que j'allais vous demander
39:42les cadres du parti
39:44s'en sont vantés
39:45dès le lendemain
39:46finalement de cette condamnation
39:47en disant
39:47mais attendez
39:47cette condamnation
39:48n'aura aucun impact
39:49sur les électorats
39:50et sur les candidats
39:52aux municipales
39:53alors que la campagne
39:53commence on va dire
39:55ou a commencé
39:55pour certains d'entre eux
39:56est-ce que ça leur complique
39:57la vie à ces candidats
39:58ou pas du tout
39:58vous pensez à l'Ouelio
39:59notamment
39:59par exemple
40:00qui est effectivement
40:01de nouveau jugé
40:02dans ce procès
40:02et candidat à sa succession
40:04à la mairie de Perpignan
40:04je suis allé voir
40:07la semaine dernière
40:08les semaines sont très longues
40:09effectivement
40:09il y a beaucoup de choses
40:10non il y a
40:11les Perpignanais
40:13entendent parler
40:15de cette affaire
40:15depuis 5 ans
40:16il y a une première condamnation
40:17il a été
40:18donc il y a 5 ans
40:20ça fait en fait
40:2110 ans
40:21plus que 5 ans
40:22ça fait 10 ans
40:23que cette affaire a éclaté
40:24ça fait 10 ans
40:25que les Perpignanais
40:25connaissent
40:28les tenants
40:29et les aboutissants
40:29de ce dossier
40:30et finalement
40:31ils ont quand même élu
40:32Louis Alliot
40:32il y a 5 ans
40:34en 2020
40:35mais ça va être intéressant
40:36de voir
40:36si jamais
40:38Louis Alliot
40:38est réélu
40:39avec quel score
40:39est-ce que ça aura eu
40:40un impact ou pas
40:41encore un mot
40:41simplement
40:43ça c'est les électeurs
40:44du Rassemblement National
40:45comme vous le disiez
40:4662% des français
40:49dans un sondage
40:50Cevipov
40:51enfin des sondés
40:52dans un sondage Cevipov
40:53juste après le jugement
40:55ont estimé que
40:57bon
40:57si elle était coupable
40:58la peine était juste
41:00simplement
41:01pour Louis Alliot
41:02il est dans un cas
41:02vraiment particulier
41:03parce que lui
41:04il est élu local
41:05c'est-à-dire que
41:06s'il est réélu
41:07au mois de mars
41:08très bien
41:09il sera réélu
41:09mais s'il y a une peine
41:11d'inéligibilité
41:12à ce moment-là
41:14il sera démissionné
41:15de son mandat de maire
41:17donc
41:18c'est vraiment
41:19particulier son cas
41:21Et ce sera
41:21le mot de la fin
41:22on aura largement
41:23le temps de revenir
41:24sur ce procès
41:25ce procès en appel
41:26qui va durer
41:27je vous le rappelle
41:28près d'un mois
41:29Merci Pierrick Bonneau
41:30d'être venu ce soir
41:31dans les informés
41:32du service politique
41:32de France Info
41:33Merci également à vous
41:34Evelyne Siermarin
41:36magistrate honoraire
41:37et vice-présidente
41:38de la Ligue
41:38des droits de l'homme
41:40dernier sujet ce soir
41:41dans les informés
41:42dernier thème
41:42c'est une première en France
41:44depuis la fin
41:44de la seconde guerre mondiale
41:45il y a plus de 80 ans
41:47il y a eu l'an dernier
41:48plus de décès
41:49que de naissances
41:50en France
41:50651 000 morts
41:52contre 645 000
41:53arrivés de nouveau-nés
41:55nous dit l'INSEE
41:55avec une baisse aussi
41:56de la natalité
41:57le taux est désormais
41:58de 1,56 d'enfants
41:59par femme
42:00alors les français
42:01ne veulent-ils plus
42:02ne veulent-ils plus d'enfants
42:04c'est plus compliqué
42:05que cela
42:05explique
42:06Anne-Cécile Maïfert
42:07présidente et cofondatrice
42:08de la fondation des femmes
42:09invitées de France Info
42:11tous les chiffres montrent
42:12qu'en fait
42:12les femmes et les hommes
42:13ont toujours autant envie
42:14de faire des enfants
42:15néanmoins on sait
42:16qu'on est dans un monde
42:17qui est épuisant
42:18qui fait reposer
42:19sur les femmes
42:20surtout ce travail
42:21de reproduction sociale
42:22ce travail de faire
42:23les enfants
42:24de prendre soin
42:25et des enfants
42:26et des plus âgés
42:27et de tout le monde
42:27dans un contexte professionnel
42:29qui reste extrêmement stressant
42:31donc en fait
42:32pour les femmes
42:32avoir un enfant
42:33c'est un vrai coup
42:34c'est très difficile
42:35c'est très épuisant
42:36c'est un problème sociétal
42:37si on veut vraiment
42:38qu'il y ait plus d'enfants
42:39dans la société
42:40il faut que nos dirigeants
42:41se posent des questions
42:42quand on nous parle
42:43de guerre
42:43de réarmement démographique
42:44d'être prêt à voir
42:45nos fils mourir
42:46je ne sais pas qui
42:47dans le pays
42:47se dit vraiment
42:48cœur vaillant
42:49allons-y
42:50faisons des enfants
42:51c'est une bonne question
42:52Richard Verly
42:52qu'est-ce qui donne envie
42:53aux jeunes aujourd'hui
42:54d'avoir des bébés en France ?
42:56c'est vrai que
42:57l'idée d'envoyer
42:58ces enfants
42:58à horizon relativement
43:00rapide
43:01sur d'éventuels champs
43:02de bataille
43:03ça a de quoi dissuader
43:04mais je ne pense pas
43:04que c'est ce qui est
43:05au cœur de la décision
43:06qu'est-ce qui donne envie ?
43:08tout simplement
43:08parce qu'avoir des enfants
43:09c'est formidable
43:10et je crois que
43:10tout le monde en est convaincu
43:12le problème
43:12c'est qu'avoir des enfants
43:13ça coûte
43:14c'est compliqué
43:15que ça peut être
43:16un obstacle à des carrières
43:17et que surtout
43:18on est dans une société
43:20très anxiogène
43:21donc je crois
43:22que les parents
43:23sont naturellement anxieux
43:25et cette anxiété
43:26elle est très largement
43:27occidentale
43:27disons-le
43:28elle n'est pas du tout
43:29spécifiquement française
43:30on le voit bien
43:30au niveau européen
43:31on le voit aux Etats-Unis aussi
43:33sauf bien sûr
43:34pour les populations immigrées
43:35pour des raisons
43:35qui sont différentes
43:36qui sont des raisons
43:37d'ascension sociale
43:38et de cultures différentes
43:40je crois que
43:41l'anxiété de nos sociétés
43:43elle est là pour durer
43:44disons-le
43:44elle ne va pas disparaître
43:45dans les 10 ans à venir
43:46elle risque même
43:47de s'accroître
43:48alors est-ce que
43:49des mesures
43:49d'aménagement
43:51notamment favorables
43:52aux femmes
43:52pour leur garantir
43:54que ça ne sera pas
43:55un obstacle à leur carrière
43:56ça peut changer les choses
43:58peut-être
43:59mais j'ai quand même
44:00l'impression
44:00qu'on est sur
44:01une tendance structurelle
44:03de nos sociétés européennes
44:05et occidentales
44:05à ne plus se projeter
44:07dans l'avenir
44:07et à partir du moment
44:08où vous ne projetez plus
44:09dans l'avenir
44:09vous ne pensez plus
44:10aux enfants
44:10Elsa Fresney
44:11il y a un nouveau congé
44:12naissance qui sera appliqué
44:13à partir du mois de juillet
44:15un à deux mois de plus
44:16pour les deux parents
44:17ça s'ajoute au congé
44:18bien sûr légal
44:19de maternité
44:19et de paternité
44:20déjà en vigueur
44:21c'est ce genre de mesure
44:22qui peut pousser
44:22les français
44:23à faire plus d'enfants ?
44:24non c'est le genre de mesure
44:25qui aide à l'égalité
44:26dans le couple
44:26donc ça c'est parfait
44:27ensuite je voudrais corriger
44:31un peu ce qui a été dit
44:32ça n'est pas une spécificité
44:33occidentale
44:35pardon
44:35mais la Chine
44:36a un énorme problème
44:38de naissance
44:39la Russie aussi
44:40et nous avons longtemps
44:42été une exception en Europe
44:44nous la France
44:45et quand on a étudié
44:47les raisons de cette exception
44:48c'était pas des histoires
44:50de primes
44:51ou d'allocs
44:51parce que la Chine
44:53le Japon
44:53essayent de donner
44:54des primes à l'enfant
44:55et ça ne marche pas
44:56ce qui faisait vraiment
44:58la Chine
44:58il y a quand même
44:59un passif
44:59pardon
45:00pendant des décennies
45:02il y a eu la répression
45:03c'était la politique
45:04de l'enfant unique
45:04ce genre de politique
45:06forcée laisse des stigmates
45:07tout de même
45:07absolument
45:08mais ils ont un vrai problème
45:09là ça va être
45:11monstrueux pour eux
45:12ensuite
45:13en fait
45:14les études
45:15qui avaient été menées
45:15ces dernières années
45:16sur pourquoi la France
45:17était une exception
45:18donc c'était pas une histoire
45:20de primes ou d'allocations
45:21c'était la disponibilité
45:23de modes de garde
45:25pour les jeunes enfants
45:26qui permettaient
45:27aux femmes
45:28de continuer à travailler
45:30là on a un vrai souci
45:31en France
45:31en ce moment
45:32c'est que
45:32le désir d'enfant
45:34ne faiblit pas
45:35mais les femmes
45:36les font de plus en plus tard
45:38et donc c'est très intéressant
45:39parce que ça pose
45:40toute la société
45:4130 ans en moyenne aujourd'hui
45:42oui
45:42et pourquoi ils les font
45:43de plus en plus tard
45:44parce que
45:45comme les hommes
45:45et comme les femmes
45:46ils sont de plus en plus
45:47on se stabilise
45:48de plus en plus tard
45:49dans le travail
45:50donc au moment où
45:52et il y a des problèmes
45:53avec des études plus longues
45:54aussi notamment
45:54et donc il ne faut absolument
45:56pas oublier
45:57les leçons
45:58des comparaisons
45:59qui ont été faites
45:59dans les dernières années
46:00quand la France
46:01était encore
46:02dynamique
46:03en termes de naissance
46:04par rapport à l'Allemagne
46:06à l'Italie
46:07à la Russie
46:08alors sur le sujet
46:10Laurent Molou
46:10d'autement politique
46:11on se souvient
46:12de l'appel
46:12au réarmement démographique
46:14lancé en 2024
46:15par Emmanuel Macron
46:16il y a une mission
46:17d'information parlementaire
46:18sur les causes
46:19et les conséquences
46:20de cette baisse de natalité
46:21qui doit rendre ses conclusions
46:22à la fin du mois de janvier
46:23son président
46:24dit qu'il faut
46:25une révolution
46:26de la politique familiale
46:27en France
46:27comment on l'a fait
46:28cette révolution ?
46:29je partage
46:30ce qui vient d'être dit
46:32l'humain
46:33il les écho d'accord
46:33sans l'absence
46:35de votre directeur
46:36de la rédaction
46:36j'ai plus de mensuétude
46:38non mais
46:38effectivement
46:40il y a une question
46:41qui se pose
46:42sur la politique
46:43on ne parle pas
46:44de politique de natalité
46:44on parle de politique familiale
46:46effectivement
46:46et moi je partage
46:47beaucoup cette idée
46:48de dire
46:49que
46:50vouloir faire des enfants
46:51c'est un ensemble
46:52effectivement
46:53de facteurs favorables
46:54donc effectivement
46:55il y a
46:56le côté anxiogène
46:58d'une société
46:58et ça
46:59le réchauffement climatique
47:00et les perspectives
47:01de guerre
47:02ou même
47:03l'actualité
47:03internationale du moment
47:04ne pousse pas
47:05effectivement à l'optimisme
47:06mais sur le terrain
47:07local en France
47:08sur le terrain national
47:09effectivement
47:09il y a beaucoup de politique
47:10à mettre en place
47:11la question des gardes d'enfants
47:12à mon avis fondamentale
47:13la question du logement
47:14de l'accès au logement
47:15sur la précarité aussi
47:17des jeunes
47:18sur comment ils peuvent
47:18se projeter
47:19la rémunération
47:20le développement
47:21des emplois précaires
47:22tout ça font
47:23des situations sociales
47:25qui sont toujours
47:25un petit peu tendues
47:27et qui
47:27l'idée d'avoir même
47:28un enfant
47:29des fois
47:29alors qu'on ne sait même pas
47:30si on va avoir un CDI
47:31dans les deux ans qui viennent
47:32évidemment
47:33ça passe à l'arrière-plan
47:34plus on va dans ce schéma-là
47:36évidemment
47:36plus la question de l'enfant
47:38devient secondaire
47:39voire tertiaire
47:40et évidemment
47:41on le repousse
47:41après
47:42il y a aussi une évolution
47:43ce n'est pas qu'une question sociale
47:44il y a une évolution
47:44effectivement
47:45sociétale
47:47on va dire
47:47l'accès
47:48non mais l'accès
47:49tout simplement
47:50la volonté
47:51de faire carrière
47:51aussi chez les femmes
47:52de manière plus longue
47:53et de faire sa carrière
47:55et de ne pas l'interrompre
47:56aussi avec des enfants
47:57est aussi une réalité
47:57donc je crois qu'il y a
47:58une nécessité
48:00de réaligner
48:00on va dire
48:01les politiques familiales
48:02avec la réalité aujourd'hui
48:03de ce qu'est la vie
48:04et les aspirations
48:05des femmes aussi en France
48:06et donc il y a des choses
48:07à inventer
48:08dans les entreprises
48:09sur les modes de garde
48:10un peu plus tard
48:11sur l'alternance
48:12entre le télétravail
48:14et le travail en présentiel
48:16et ça
48:18ça fait partie
48:18d'une grande politique familiale
48:20qui doit être plus ajustée
48:21avec à la fois
48:22les attentes
48:23évidemment des femmes
48:24mais également
48:25évidemment
48:26avec la réalité sociale
48:27aujourd'hui
48:27qui ne joue pas
48:28en faveur
48:29de la natalité
48:30Dorian Drahi
48:31sur ce point
48:32sur ce point
48:33je regardais
48:34des enquêtes d'Eurostat
48:35qui datent de 2024
48:37alors allez savoir
48:38s'ils sont toujours à jour
48:39mais qui montraient
48:39qu'il y avait quand même
48:40quelques exceptions
48:40en tout cas
48:41sur l'espace européen
48:43notamment du côté
48:44des pays scandinaves
48:45du côté de la Suède
48:46qui a encore
48:47une balance positive
48:48ou du Danemark
48:49qui est à l'équilibre
48:51et ce qui serait intéressant
48:53c'est d'aller regarder
48:54justement
48:55quelles sont les raisons
48:56et les facteurs
48:56qui en comparaison
48:58avec les notes
48:59peuvent expliquer
49:00cet équilibre
49:01ou cette chute
49:02moins forte
49:03parce que je trouve
49:04qu'il est
49:04vous l'avez très bien dit
49:06bien difficile
49:07de distinguer
49:07ce qui va relever
49:08un moment
49:08du choix personnel
49:10de l'environnement
49:11professionnel
49:12de l'évolution
49:13des mœurs
49:13et de la société
49:15et de ce qui va relever
49:17du coût
49:18socio-économique
49:20et climatique aussi
49:21je pense que je suis
49:21un très générationnel
49:23il y a cet enjeu
49:24du climat
49:26qui pèse de plus en plus
49:27ou en tout cas
49:27dans la réflexion
49:28ou dans le retard
49:30à prendre la décision
49:31d'avoir un
49:33ou des enfants
49:34mais je trouverais
49:35assez intéressant
49:36de pouvoir relier ça
49:37avec aussi
49:37les qualités de vie
49:38du coût
49:39de certaines sociétés
49:40Richard
49:41vous parliez
49:42de l'anxiété
49:43et du climat
49:44anxiogène
49:45on sait que
49:45dans des pays
49:46scandinaves
49:47notamment
49:47par exemple
49:48ce climat anxiogène
49:49est beaucoup plus faible
49:49ou en tout cas
49:50le moral
49:51est meilleur
49:53et ça serait intéressant
49:55de voir
49:56quel est l'impact
49:57et l'effet
49:58que ça pourrait avoir
49:59sur ces sujets de natalité
50:01Richard Verli
50:01vous avez parlé
50:02des Etats-Unis
50:02tout à l'heure
50:03comment cela se passe
50:05en Suisse
50:05est-ce qu'il y a
50:06une politique
50:07volontariste
50:07en termes de natalité
50:08parce que là aussi
50:09ça baisse
50:09globalement
50:11les aides
50:12notamment
50:12aux femmes
50:13par exemple
50:14les congés maternités
50:15ça part des congés maternités
50:16jusqu'aux places de crèche
50:18et jusqu'aux dispositifs
50:19disons
50:20d'accompagnement
50:21professionnel
50:22le système
50:23est beaucoup moins généreux
50:24qu'en France
50:25et d'ailleurs
50:25beaucoup de Suisses
50:26regardent avec envie
50:28les différentes aides
50:31et les différents dispositifs
50:32mis en place
50:32en France
50:33ça s'explique
50:34par le fait
50:35que c'est un système
50:35très libéral
50:36en Suisse
50:37comme les Etats-Unis
50:38d'ailleurs
50:39et donc il n'y a pas
50:40l'état providence
50:41helvétique
50:42qui est quand même
50:42nettement moins généreux
50:43en la matière
50:44après je voudrais tout de même
50:45faire une remarque
50:46parce que c'est une ironie
50:47relativement fatale
50:49on a un problème
50:50de ressources
50:52au niveau planétaire
50:53les ressources
50:54on est en train
50:55de les épuiser
50:56et l'homme
50:57dans cette opération
50:58joue un rôle déterminant
50:59donc est-ce que
51:00le déclin démographique
51:02est une si mauvaise nouvelle
51:04je m'interroge
51:05à titre personnel
51:05parce que vous pourriez voir
51:06les choses autrement
51:07moi je me souviens
51:08j'étais correspondant
51:09au Japon
51:10vous savez que le Japon
51:11a de longues dates
51:12un problème de déclin démographique
51:13et il y avait des sociologues
51:14japonais
51:15des experts japonais
51:16qui disaient
51:16mais au contraire
51:16c'est une chance
51:17parce qu'on va être
51:18moins nombreux
51:19et comme notre économie
51:21restera performante
51:22grâce à la robotique
51:23tout ça
51:23ça évoque des choses
51:24qu'on lit régulièrement
51:26et bien
51:26il y aura
51:27plus de production
51:28pour moins de gens
51:30ça veut dire
51:30qu'on sera plus heureux
51:31je pose ça au débat
51:32pourquoi on ne se satisfait pas
51:34finalement
51:34Elsa Fresnet
51:35d'être moins nombreux
51:36c'est quoi
51:36c'est à cause de l'économie
51:37à cause de notre système
51:38de retraite
51:38système social
51:39parce qu'en France
51:40effectivement
51:41ça va poser
51:42tout le problème
51:44du financement
51:44de la protection sociale
51:45c'est à dire que
51:46avec l'augmentation
51:48de l'espérance de vie
51:49à commencer par les retraites
51:51mais la dépendance aussi
51:52parce que là
51:53on a quand même
51:53la génération des boomers
51:55qui arrivent à la retraite
51:56et l'espérance de vie
51:57a progressé
51:58de manière spectaculaire
52:00donc il va falloir
52:01pouvoir payer
52:02leur pension
52:03leur dépendance
52:03etc
52:04donc ça oblige
52:05à repenser
52:06tout le système
52:08de financement
52:08de la protection sociale
52:10qui est fondé
52:11pour le moment
52:12sur le travail
52:12une occasion
52:13a été vraiment manquée
52:15au cours de l'année
52:16quand le conclave
52:18a échoué
52:18parce que patronat
52:19et syndicat
52:20auraient pu se pencher
52:21sur la question
52:22donc ça voilà
52:23on va y être contraint
52:24et puis
52:25je vais faire un petit peu
52:26d'ironie
52:27c'est que maintenant
52:28en France
52:29le dernier relais
52:31de croissance
52:32de la population
52:32c'est l'immigration
52:33donc quand on voit
52:35la place
52:36que prend ce sujet
52:37que disaient déjà
52:38les dernières études
52:38il y a quelques semaines
52:39effectivement
52:39oui voilà
52:40quand on voit la place
52:41que prend ce sujet
52:42dans les campagnes
52:44pour le rejeter
52:45pour etc
52:46on devrait un peu
52:48y re-réfléchir
52:50voilà
52:50Dorian Androy
52:51encore un mot
52:51très rapidement
52:52oui et très rapidement
52:53je me dis que
52:53dans le cadrage
52:54de ce débat
52:54il y a quand même
52:55un enjeu collectif
52:56à aussi éviter
52:58une forme de culpabilisation
53:00je pense
53:00surtout à un moment
53:03où en termes
53:03de politique publique
53:04la politique se trouve
53:05bien mal en peine
53:06à trouver des solutions
53:07assez pratiques
53:08faciles
53:09et rapidement
53:10mises en place
53:11face à ces
53:12enjeux
53:13je pense qu'il faut se garder
53:13aussi de culpabiliser
53:15celles et ceux
53:16qui par choix
53:17ne souhaitent pas
53:18avoir d'enfants
53:20et ne pas faire peser
53:20sur leur choix personnel
53:22et individuel
53:22le poids
53:23de l'avenir
53:24de toute une société
53:25merci Dorian Androy
53:27d'être venu ce soir
53:27dans les informés
53:29politologues
53:30experts associés
53:30à la fondation
53:31Jean Jaurès
53:31et directeur d'études
53:33de l'institut
53:33Bonafide
53:34Elsa Fresnet
53:35à la une des échos
53:35demain
53:36est-ce que vous avez la une ?
53:37et bien la démographie
53:38la chute des naissances
53:39et bien voilà
53:40on est raccord
53:41Laurent Moulot
53:42pour l'humanité
53:42alors pas tout à fait
53:43mais là on est nous
53:44demain on sera sur le choc
53:46entre Trump
53:47et le dirigeant iranien
53:48à l'Iraménie
53:49voilà
53:50et je voulais en profiter
53:51quand même
53:51parce que
53:52mon papa
53:53oeuvre
53:53pas mal
53:54pour le solde naturel
53:56puisqu'il fête ses 92 ans
53:57aujourd'hui
53:58et donc comme il tient bon
54:00on va dire
54:00il ne déséquilibre pas
54:01la balance
54:01donc je voulais lui faire
54:02un petit coucou
54:02Jacques
54:04Jacques
54:04très bon anniversaire
54:05merci Laurent Moulot
54:06de Richard Verlier
54:07un message à faire passer
54:08non c'est bon
54:08une de blick demain
54:10ça ne vous étonnera pas
54:11on reste sur le drame
54:12et la tragédie
54:13de Grand Montana
54:13en s'interrogeant
54:15pourquoi Jessica Moretti
54:16vous savez l'épouse
54:17du couple
54:18du Constellation
54:19et bien reste en liberté
54:21alors que son mari
54:22est détenu
54:23à titre provisoire
54:24pendant la procédure
54:25à lire sur le site
54:26de blick
54:26merci à tous
54:27merci à ceux qui ont préparé
54:28et réalisé cette émission
54:29les informés reviennent
54:30demain matin
54:31à 9h
54:32très bonne soirée
54:32ça passe à fin
54:33merci à tous
54:33merci à tous
54:34merci à tous
54:34merci à tous
54:35merci à tous
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