- il y a 7 mois
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00:00On est bien sur une base de volontariat et d'un volontariat qui cible une toute petite proportion de la jeunesse
00:05puisque ce qui est annoncé, c'est 3000 jeunes volontaires pour l'année à venir
00:10et une montée en puissance à 10 000 aux alentours de 2030.
00:14Donc on est vraiment sur des proportions infimes de chaque classe d'âge
00:18et en cela, c'est assez différent du service militaire qui était encore dans le service national
00:22jusqu'à sa suspension en 1997.
00:25Et précisons que ce sont des jeunes hommes et des jeunes femmes de 18 à 25 ans
00:28qui peuvent postuler jusqu'au mois d'avril pour ensuite commencer au mois de septembre.
00:33Bénédicte Chéron, vous restez avec nous.
00:36Paul Quignot, on entendait une jeunesse prête à se lever, disait à l'instant la ministre des Armées
00:41en reprenant les mots du président de la République.
00:43Est-ce que c'est vraiment le cas selon vous ?
00:45Le vocabulaire est peut-être un peu emphatique, mais je crois que oui en fait.
00:51C'est vrai que pour quelqu'un de ma génération, quand j'entends ce type de phrase,
00:59j'ai presque envie de me pincer parce que je fais partie d'une génération précisément
01:04qui a plutôt grandi dans le recul de la chose militaire.
01:09Je suis forcé de constater que oui, on sent, il y a des signes.
01:14En tout cas, nous, c'est ce qu'on a constaté dans des reportages, c'est ce qu'on raconte dans l'Ibée.
01:21On sent qu'effectivement, et c'est assez raccord avec l'air du temps,
01:27ce retour à l'ordre.
01:29Et là, je ne parle pas du contexte international,
01:30mais au-delà du contexte international qui a poussé le pouvoir politique
01:35à relancer cette forme de service militaire,
01:39à dire qu'il fallait que le pays se prépare à un éventuel conflit.
01:42Et c'est vrai qu'il y a un conflit aux portes de l'Europe.
01:48Donc, ça explique en partie cet engouement,
01:53cette volonté d'un certain nombre de jeunes de se tourner vers la chose militaire.
01:59Mais je pense que c'est aussi révélateur d'une ambiance plus large que ça,
02:04d'un retour à l'ordre.
02:07Je ne sais pas s'il faut s'en réjouir.
02:08Moi, je ne m'en réjouis pas forcément complètement,
02:11mais je crains qu'il soit là.
02:12On voit d'après les enquêtes d'opinion à Bénédicte Chéron
02:15que 57% des jeunes se disent pris à s'engager en cas de conflit militaire.
02:19La question, c'est en temps de paix.
02:21Est-ce qu'on retrouve cet engouement ?
02:23Alors, la grande difficulté, c'est d'interpréter ces chiffres
02:25parce qu'en fait, on en a très abondamment depuis les années 70.
02:29Et ce qu'on observe, c'est que les déclarations d'intention
02:32ne se transforment finalement qu'assez rarement en engagement réel.
02:36Donc ça, c'est le premier point.
02:37Ce que disent ces chiffres, c'est qu'il y a effectivement ce que vient de dire
02:40l'éditorialiste qui intervenait,
02:42plutôt une appétence de principe pour un engagement de type militaire.
02:46Mais ce qu'on observe, et c'est vrai depuis les années 80,
02:49c'est que la proportion de jeunes qui passent effectivement le pas
02:52d'un engagement militaire,
02:53ce qui est évidemment une différence par rapport à la simple déclaration d'intention,
02:56elle est en fait assez stable depuis les années 80
02:59et qu'elle oscille entre 3 à 6% de chaque classe d'âge.
03:05Donc en fait, il faut bien faire la différence entre une ambiance générale
03:08où toutes les enquêtes montrent effectivement, par exemple,
03:11que les jeunes Français d'aujourd'hui sont globalement plus patriotes
03:14que les jeunes Français des années 80 ou des années 70, plus encore.
03:19Et il faut faire la différence entre ce contexte général
03:22et la capacité d'une population, d'une société
03:25à susciter des engagements effectifs dans les armées.
03:28Et ce sont deux choses très différentes
03:30parce que l'engagement effectif dans les armées,
03:33même pour un temps court,
03:34il repose essentiellement sur deux choses.
03:37C'est d'abord une espèce de consensus
03:39autour d'une vision politique pour le pays
03:42et on voit que ça, on est dans un contexte
03:44où ça n'est pas du tout acquis.
03:46Et une deuxième chose,
03:48qui est la perception d'une menace effective,
03:50non pas une menace relativement lointaine géographiquement,
03:53mais une menace existentielle,
03:55c'est-à-dire, pour faire simple, une menace sur le territoire.
03:58Et là encore, les Français aujourd'hui,
04:00s'ils sont bien persuadés qu'il y a une menace russe
04:02sur le plan des attaques cyber,
04:03des déstabilisations, etc.,
04:06ils ne ressentent pas pour autant
04:07quelque chose de l'ordre de la menace existentielle
04:09sur le territoire qui nécessiterait un engagement massif.
04:12Donc toutes ces données
04:13font que les déclarations d'intention
04:15sont assez difficiles à interpréter
04:17et que ces chiffres,
04:18qui sont évidemment affichés par le pouvoir politique,
04:21et on le comprend,
04:22sont à prendre avec prudence.
04:23Et il y a ces chiffres aussi,
04:25on le disait, Benjamin-Louis,
04:263000 jeunes qui vont être retenus la première année.
04:29Est-ce que, selon vous,
04:30les candidats vont se bousculer
04:31pour ce service national volontaire ?
04:33Eh bien, c'est la bonne question.
04:34Et j'ai l'impression qu'on est à l'aube
04:35de quelque chose qui va être fascinant,
04:37parce qu'il y a effectivement
04:38tout ce que vient de citer
04:40notre invité par téléphone,
04:43Bénédicte Chérault.
04:44Il y a ce chiffre de 57% de jeunes
04:48qui seraient prêts à s'engager pour la patrie.
04:50Eh bien, il va y avoir les actes maintenant.
04:52Et donc, on va avoir une expérience, en fait,
04:54de passer du sondage à la réalité en live.
04:56On va voir.
04:57Alors, 3000, ça ne risque pas d'être très compliqué,
04:59de trouver 3000 jeunes
05:00qui sont prêts à s'engager dans l'armée
05:02avec une solde de 800 euros par mois.
05:03C'est ça, je crois.
05:04Nourri, Blanchi,
05:05et puis une sorte de grand stage, en fait,
05:08de découverte de ce qu'est l'armée et la défense.
05:11Mais ça va être dans les années qui vont suivre.
05:12Ensuite, quand le dispositif va...
05:14Le général, sur l'antenne, tout à l'heure,
05:16de France Info, disait,
05:17attention, ce n'est pas un stage, justement,
05:18ils vont être tout de suite opérationnels,
05:19que ce soit...
05:20Alors, peut-être pour des tâches
05:21comme la restauration, des choses comme ça,
05:22mais ils seront quand même actifs, on va dire.
05:24Oui, mais comme tout dispositif,
05:25je pense que ça va aussi se perfectionner
05:27au fur et à mesure des années.
05:28Mais donc, il va falloir observer,
05:30au fur et à mesure de la montée en puissance
05:31de ce dispositif,
05:33si, effectivement,
05:34ces intentions exprimées dans les sondages
05:36se traduisent en faits réels
05:37et en engagements réels.
05:38Et si, à la fin de ce service,
05:40ça se transforme en véritable engagement
05:42pour les armées
05:44d'un point de vue professionnel, ensuite.
05:46Valérie Gasse.
05:47Oui, moi, j'ai peut-être effréné
05:48un peu l'enthousiasme.
05:50Je pense que ça a été, finalement,
05:51assez bien conçu par le gouvernement.
05:55Alors, même si ça ne doit pas être perçu
05:58comme un grand stage,
06:00malgré tout, ça peut s'intégrer
06:01dans un parcours d'un jeune
06:03qui, peut-être, hésite
06:04sur ce qu'il peut avoir envie de faire.
06:07Emmanuel Macron avait comparé ça
06:08à une année de césure.
06:09Exactement.
06:09C'est un peu...
06:10C'est comme si c'était intégré
06:12dans un cursus
06:13où on peut reprendre ses études après.
06:14On peut s'engager
06:15si on en a envie.
06:16Donc, voilà,
06:17il y a quelque chose
06:18de cet ordre-là.
06:19Peut-être une année
06:20pendant laquelle on peut découvrir
06:21et certains seront certainement
06:22séduits
06:23ou en tout cas intéressés
06:24par l'idée d'être utiles,
06:25de servir le pays
06:26ou simplement de découvrir
06:29et de se donner un peu de temps.
06:30Je trouve que le dispositif,
06:32comme ça,
06:32il est plutôt opérationnel,
06:34que ça peut séduire des jeunes
06:35qui sont à la recherche
06:36de leur avenir
06:38et de leur projet
06:39pour plus tard.
06:40Il y aura certainement
06:41des vocations
06:41qui vont éclore
06:43et puis il y en aura d'autres
06:44qui verront
06:44que ce n'est pas pour eux.
06:46Maintenant, en effet,
06:46la question,
06:47c'est de passer la masse.
06:483 000, finalement,
06:49c'est rien du tout.
06:50C'est dans les prochaines années
06:51qu'on verra
06:52si vraiment ça séduit
06:54et qui ça séduit
06:55et pour quelles raisons.
06:56Et on le disait,
06:56objectif,
06:57plus de 40 000,
06:57plus de 42 000
06:58même en 2035,
06:59Patrice Moyon.
07:00Oui, alors,
07:01ce que disait ma voisine,
07:02la masse, effectivement,
07:03ne joue pas aujourd'hui
07:05parce que la France
07:07est 200 000 militaires professionnels
07:10et en fait,
07:11il y en a 40 000
07:11qui seraient réellement engageables.
07:13Donc, de toute façon,
07:14on est au début d'un processus.
07:15Oui, parce que ceux
07:15qui font ce service,
07:16ils ne vont pas aller se battre.
07:17Elle va bien rappeler la ministre.
07:18Ils ne vont pas aller se battre.
07:19Ce ne sont pas ceux
07:21qui seront mobilisés,
07:22notamment dans le cadre
07:23du processus de paix
07:24en Ukraine.
07:25Mais c'est sans doute
07:26le début d'un processus
07:27qui est appelé à évoluer.
07:29Guillaume Ancel,
07:29qui est un ancien officier supérieur
07:31qui est spécialiste
07:32des questions militaires,
07:33qui lui propose, par exemple,
07:34une garde nationale européenne
07:36avec des personnes
07:38qui pourraient être mobilisées
07:39un mois par an
07:40entre 25 et 40 ans.
07:43Donc, une page se tourne
07:45de toute façon pour l'Europe
07:46qui a longtemps s'est appuyée
07:47sur le parapluie américain
07:48et qui sait qu'elle doit faire face
07:49à de nouvelles menaces,
07:50y compris américaines
07:51et russes également.
07:52Il y a ce contexte géopolitique,
07:54effectivement,
07:54la menace russe
07:55que l'on a évoquée.
07:56Alors, comment dans ces conditions
07:57s'inscrit
07:57ce service national volontaire ?
07:59Écoutez à nouveau
08:00la ministre des Armées.
08:02Le service national s'inscrit,
08:04on le voit bien,
08:05dans une évolution de long terme
08:08vers, finalement,
08:09un modèle d'armée
08:10qui est un modèle d'armée
08:11que je qualifierais
08:13de plus hybride.
08:14Avec les militaires d'actives,
08:17je n'oublie évidemment pas
08:18les 65 000 civils
08:20qui, tous les jours,
08:22sont engagés
08:22aux côtés des militaires d'actives.
08:24nous avons la réserve opérationnelle
08:26et demain,
08:27nous aurons également
08:28la jeunesse volontaire.
08:30La ministre des Armées,
08:32Catherine Vautrin,
08:33Bénédicte Chéron,
08:33toujours en ligne avec nous,
08:34vous qui êtes spécialiste
08:35des questions militaires.
08:37Comment, justement,
08:38quel rôle
08:38jouent les jeunes volontaires
08:40dans cette armée hybride ?
08:43Alors, d'abord,
08:44je voudrais corriger une chose,
08:45c'est cette idée
08:46qu'il y aurait une armée
08:47de conscription
08:47et une armée professionnelle
08:48d'un côté et de l'autre
08:50depuis, finalement,
08:51simplement la fin des années 90.
08:52En fait, déjà,
08:54depuis les années 80,
08:54il y a eu une hybridité
08:55parce que dans le service national
08:57qui était théoriquement obligatoire,
08:59on avait créé des voies
09:00de volontariat
09:00pour ceux qui avaient
09:02plus d'appétence
09:03pour l'engagement militaire.
09:04Donc, en fait,
09:04la vraie distinction,
09:05souvent,
09:05elle est davantage
09:06entre armée de volontaires
09:07et armée d'appelés
09:08qui n'auraient pas
09:09le choix de l'engagement.
09:11En fait, cette hybridité,
09:13on voit qu'elle pose
09:13toujours une difficulté
09:14parce qu'à partir du moment
09:16où on crée
09:16des catégories de volontaires
09:17dont les missions
09:18ne seront pas exactement
09:20les mêmes
09:21que des engagés professionnels,
09:22on introduit
09:23dans le fonctionnement
09:24des armées
09:24une disjonction
09:25entre toutes les fonctions.
09:27C'est-à-dire qu'il faut
09:27comprendre que la vie militaire,
09:29quoi qu'on y fasse,
09:30qu'on soit boulanger,
09:31mécanicien
09:32ou vraiment dans une unité
09:34de mêlée,
09:34c'est-à-dire appelé à combattre,
09:36cette vie militaire,
09:37tout y est organisé
09:38pour l'efficacité au combat.
09:40Et l'idée, en fait,
09:41qu'on arrive à faire fonctionner
09:42des armées
09:43en décidant d'emblée
09:44qu'il y a une catégorie
09:45de ceux qui composent
09:46cette armée,
09:47qui ne seront pas appelés
09:48à participer à ces missions
09:49ou à n'y participer
09:50qu'à distance
09:50et qu'à très grande distance
09:51par principe,
09:53ça crée des problèmes
09:54de fonctionnement.
09:55Et c'est ce qu'on a observé,
09:56en fait,
09:56avec l'histoire
09:57du service militaire
09:58à partir des années 60-70,
10:00où, en fait,
10:00on a validé
10:02par la pratique
10:03l'idée que, finalement,
10:04les appelés
10:05ne participeraient pas
10:06aux mêmes missions
10:07que les soldats engagés.
10:08Et on voit que, là,
10:09ça a contribué
10:11au délitement
10:11du service militaire.
10:12Donc, ça,
10:12c'est une difficulté.
10:14Et après,
10:14l'autre difficulté,
10:15c'est que vous évoquiez
10:16tout à l'heure
10:17l'idée que ce soit
10:17une expérience
10:18comme une espèce de stage
10:20vécue par les jeunes.
10:21Ça, ça fonctionne,
10:22effectivement,
10:23quand on veut avoir
10:24une toute petite proportion
10:25de jeunes.
10:26Effectivement,
10:263 000,
10:27quelques milliers.
10:28Parce qu'on aura toujours
10:29cette petite proportion
10:30intéressée par cette expérience.
10:32Mais, en fait,
10:33on ne peut pas composer
10:34une armée
10:34en comptant
10:35sur des gens
10:36qui veulent simplement
10:37une expérience.
10:38Et c'est là aussi
10:38qu'il y aura une difficulté
10:39s'il faut monter en puissance.
10:41C'est que,
10:41pour la monter en puissance,
10:42il ne faut pas simplement
10:43que ces jeunes
10:43aient envie d'une expérience.
10:45Il faut qu'ils soient convaincus
10:47de l'impérieuse nécessité
10:49de constituer une armée
10:51plus volumineuse.
10:52Pour qu'ils en soient convaincus,
10:53il faut que toute
10:53la société française
10:54soit convaincue
10:55que c'est une impérieuse
10:56nécessité.
10:57Or, là encore,
10:59en principe,
10:59beaucoup de Français le sont.
11:00Mais quand on voit
11:01ce que ça suppose
11:02en termes de sacrifices
11:03budgétaires,
11:04financiers,
11:05dans la vie quotidienne,
11:06c'est toujours moins évident.
11:07Donc, pardon d'être
11:08un peu le rabat-joie
11:09de la soirée.
11:10Mais, en fait,
11:11il faut avoir conscience
11:12de toutes ces complexités
11:13d'un modèle de défense
11:14qui suppose
11:15que la société
11:16dans son entier
11:16le comprenne
11:17et en comprenne la cohérence.
11:18Vous êtes là
11:19pour nous éclairer.
11:20Merci, Ménédic.
11:21Chéropole Quignot
11:21sur le budget, justement.
11:23On a beaucoup parlé
11:23du SNU
11:24qui avait fait polémique
11:25parce que ça coûtait très cher.
11:27Notamment, là aussi,
11:27ça va coûter des sous
11:28sachant que le budget
11:29n'est toujours pas bouclé.
11:30C'est un des enjeux,
11:31effectivement,
11:32de la discussion budgétaire
11:33et l'exécutif
11:34insiste là-dessus
11:35sur la nécessité
11:36de voter le budget
11:36pour pouvoir engager
11:39les promesses
11:40qui ont été faites
11:40d'augmentation du budget.
11:42Mais, alors,
11:42sur la question du budget,
11:43je trouve qu'il y a
11:44un autre enjeu.
11:46C'est la question
11:47de savoir si l'armée
11:48va être capable
11:49d'accueillir les jeunes.
11:51Alors, on peut faire
11:52confiance aux militaires
11:52de tout faire
11:54pour remplir leur mission.
11:56Voilà, ça fait partie
11:57de leur ADN.
11:57Mais, quand même,
11:59là, 3 000 jeunes,
12:00vous avez raison,
12:01il n'y a pas de souci.
12:02Mais, en rythme,
12:03s'il faut atteindre
12:05les 40 000
12:05dans quelques années,
12:07je pense que la question
12:08se pose
12:08sur la capacité
12:10d'accueil
12:11par l'armée
12:11puisque c'est quelque chose
12:13qu'elle ne fait pas
12:13depuis maintenant
12:14plus de 30 ans.
12:17Donc, je pense
12:19que c'est aussi
12:19un des sujets.
12:20Sujet qui n'est pas
12:21seulement français,
12:22Benjamin Louis.
12:23Il est européen.
12:24On voit nos voisins,
12:25l'Allemagne,
12:26qui se réarment
12:26de façon inédite
12:27depuis la fin
12:28de la Seconde Guerre mondiale.
12:29D'autres pays
12:29qui refont surgir
12:31comme ça
12:31des services militaires
12:32ou volontaires
12:33ou pas.
12:34La Suisse a d'ailleurs
12:34fait une votation.
12:34Ou des pays
12:35dans lesquels
12:35il existe toujours,
12:37depuis qu'il n'a jamais été
12:38supprimé,
12:38toujours obligatoire.
12:39Mais, ça concerne
12:41aussi la France.
12:42Alors, oui,
12:42il y a eu une volonté
12:44de créer une sorte
12:45de service citoyen
12:45qui n'a pas du tout
12:47remporté l'adhésion
12:48qu'espéraient
12:50ces initiateurs.
12:51Non, mais par contre,
12:53en décembre,
12:54le Parlement
12:55a voté la fin
12:56du privilège
12:57de l'exemption
12:57pour les binationaux
12:58en Suisse.
13:00Je vous explique rapidement.
13:01En fait,
13:01il y avait environ
13:022000 jeunes par année
13:03binationaux en Suisse
13:04qui échappaient
13:05aux services militaires
13:06obligatoires en Suisse
13:07en faisant valoir
13:08leurs services militaires
13:10dans leur propre pays.
13:11Et en l'occurrence,
13:12pour les binationaux français,
13:13il y en a beaucoup,
13:14parce que ça représentait
13:14un peu plus de,
13:15en moyenne,
13:16700 soldats par année,
13:18soldats potentiels,
13:19donc 700 binationaux
13:20franco-suisses,
13:21qui allaient faire
13:22leur journée de défense
13:23au consulat
13:24et qui ensuite
13:26donnaient le papier
13:27au centre de recrutement
13:30suisse
13:30et en disant
13:31« Regardez,
13:31j'ai fait mon service
13:32militaire,
13:33donc je n'ai pas besoin
13:33d'aller faire l'armée
13:34en Suisse,
13:34ni même de payer la taxe,
13:36parce que si vous ne faites pas,
13:37si vous êtes exempté
13:37de votre service militaire
13:38en Suisse,
13:39vous devez payer une taxe,
13:40c'est-à-dire 3%
13:41de votre salaire annuel
13:41pendant 11 ans,
13:43ce qui coûte très cher.
13:44Et donc,
13:45beaucoup de Français
13:46réussissaient,
13:47de binationaux,
13:47réussissaient à échapper à ça.
13:49Et c'est terminé.
13:50C'est terminé.
13:50Et ça,
13:50ça a été un moyen
13:51assez radical
13:51pour l'armée suisse
13:52de récupérer
13:53une masse critique
13:55et de grossir ses rangs
13:56ou alors de faire grossir
13:57son budget
13:58parce que chez nous aussi
14:00on a des problèmes
14:00de budget,
14:01ça ne se présente pas du tout
14:02de la même manière
14:03mais il y a un frein
14:03à l'endettement en Suisse
14:04et ça empêche
14:06structurellement
14:07des investissements
14:09massifs
14:11qui seraient nécessaires
14:12ces derniers temps
14:13pour faire monter
14:14la défense suisse
14:15en puissance.
14:16Un mot de politique intérieure
14:17en France,
14:18on sait qu'Emmanuel Macron
14:19n'est pas au mieux
14:20en ce moment
14:21est-ce qu'il peut
14:22gagner des points
14:23avec ce service
14:23national volontaire
14:25Valérie Gass ?
14:26J'en doute
14:27cela dit
14:29si ça se met en place
14:30ça restera quand même
14:31comme une des choses
14:32qu'il aura réussi
14:33à faire aboutir
14:34ça fait longtemps
14:35qu'il essaye
14:36par une forme
14:36ou par une autre
14:37on parlait du SNU
14:39du service national universel
14:40il n'a jamais réussi
14:41à mettre en place
14:42là
14:42il a retrouvé
14:43dans un contexte
14:44de risque géopolitique
14:46avec la guerre en Ukraine
14:47et la nécessité
14:48qu'il a vanté
14:49de réarmer la France
14:50et de faire prendre conscience
14:51aux Français
14:52qu'il fallait s'engager
14:53dans cette action-là
14:56oui
14:57ça restera une chose
14:58qu'il aura réussi
14:59à faire aboutir
15:00d'ailleurs
15:00il en a parlé
15:01lors de ses voeux
15:01c'est pas pour rien
15:02ça fait partie des choses
15:04qu'il aimerait bien
15:05voir pouvoir cocher
15:07la case
15:07avant 2027
15:08de là
15:09à ce que ça lui fasse
15:10regagner des points
15:11de popularité
15:12j'ai quand même
15:13un petit doute
15:13voilà
15:13ça restera en tous les cas
15:15dans son bilan
15:16merci Bénédicte Chéron
15:17d'avoir été avec nous
15:19ce soir
15:19je le rappelle
15:20professeur en histoire contemporaine
15:21à l'Institut catholique de Paris
15:23spécialiste des questions militaires
15:24le titre de votre livre
15:26qui paraît dans les prochaines semaines
15:28mobiliser
15:28rétablir le service militaire
15:30le grand malentendu
15:31c'est aux éditions
15:32du Rocher
15:34venons-en à présent
15:35à la politique
15:36même si on en a dit un mot déjà
15:38à la veille du début
15:39du procès en appel
15:40dans l'affaire
15:41dite des assistants parlementaires
15:42du Front National
15:43Jordan Bardella
15:44le président du Rassemblement National
15:46le nom du parti
15:47depuis 2018
15:48s'est exprimé
15:49cet après-midi
15:49il n'y a pas de différence
15:52entre Marine Le Pen et moi
15:53oui
15:54donc on ne va pas rentrer
15:55dans ce jeu-là
15:56et encore une fois
15:57je ne suis pas candidat
15:58à l'élection présidentielle
15:58je vais peut-être vous faire un scoop
15:59je suis candidat
16:01au poste de Premier ministre
16:02Jordan Bardella
16:03lors de ses voeux
16:04à la presse
16:05Valérie Gass
16:05il n'est pas candidat
16:06à la présidentielle
16:07non mais ça va mieux
16:08en le disant
16:08puis il aurait bien eu du mal
16:09à dire autre chose aujourd'hui
16:11sachant que Marine Le Pen
16:12la patronne
16:12qui était à quelques mètres
16:13et qui demain
16:15va commencer une séquence
16:16qui ne va pas être très drôle
16:17avec le procès en appel
16:18dans l'affaire
16:19des assistants parlementaires
16:20pour lequel
16:21elle a été condamnée
16:22à de l'inéligibilité
16:23avec exécution provisoire
16:24si en plus
16:25il avait fait une annonce
16:26de candidature
16:27là ça aurait été
16:27quand même beaucoup
16:28oui non mais
16:29Jordan Bardella
16:29il est obligé
16:30pour l'instant
16:30d'être dans cette posture
16:32du fils gentil
16:34du dauphin poli
16:35qui attend son heure
16:37et qui ne va pas
16:38empiéter sur les plates-bandes
16:40de Marine Le Pen
16:41tant que ça ne sera pas
16:43officialisé
16:44tant qu'elle n'aura pas
16:44été condamnée
16:45de toute manière
16:46elle-même
16:47a commencé à enteriner
16:48le fait que peut-être
16:49ce ne serait pas possible
16:50d'aller à la présidentielle
16:51et elle a fixé tout à l'heure
16:52une date butoir
16:53en septembre
16:54ils décideront
16:55de qui sera le candidat
16:56mais jusque-là
16:57il va rester dans ce rôle
16:59même s'il se prépare
17:00même si on voit bien
17:01que l'ambition affleure
17:03par-ci par-là
17:04voilà le procès
17:04tant que le procès
17:05n'est pas fini
17:06finalement Patrice Moyon
17:06la hiérarchie du mois
17:07officiellement reste la même
17:08au sein du Rassemblement National
17:09officiellement oui
17:11effectivement la hiérarchie
17:12reste la même
17:12mais bon on voit bien
17:13que quand même
17:14le Rassemblement National
17:14se prépare à ce que
17:16Marine Le Pen
17:16ne puisse pas être candidate
17:18à l'élection présidentielle
17:19avec ce procès
17:20qui s'ouvre demain
17:21le Rassemblement National
17:22qui continue d'essayer
17:23de faire chuter le gouvernement
17:24le groupe RN
17:25à l'Assemblée
17:26a déposé comme les Insoumis
17:27d'ailleurs une motion de censure
17:28les deux devraient être examinés
17:30mercredi
17:31ce sera officiellement confirmé
17:32demain
17:33Paul Quignot
17:33quelle est la probabilité
17:34que ces motions soient adoptées ?
17:36Assez faible
17:36puisque le Parti Socialiste
17:38a annoncé qu'il ne la voterait pas
17:39donc ça me paraît
17:41très très compromis
17:43la question c'est
17:45qu'est-ce que le Parti Socialiste
17:47en échange
17:48de cette promesse
17:49de nous faire
17:50de cette décision
17:51de non-censure
17:51pourra récupérer
17:55du côté de l'exécutif
17:58et c'est là
17:58où personne n'y voit clair
17:59et ça fait des semaines
18:00et des semaines
18:00que personne n'y voit clair
18:01donc c'est vrai que là
18:04le sentiment
18:05c'est que la seule solution
18:06pour s'en sortir
18:08ce serait que
18:09le Premier ministre
18:10renonce à sa promesse
18:12de ne pas se servir
18:13de 49-3
18:14là aujourd'hui
18:15moi politiquement
18:16je ne vois pas
18:17comment il fait
18:18pour ne pas
18:19à un moment
18:20s'en servir
18:20alors j'ai l'impression
18:21qu'il est parti
18:22de toute façon
18:22pour laisser le débat
18:24continuer le plus longtemps possible
18:25la discussion va redémarrer demain
18:27sur le budget
18:28sur le budget
18:29donc on est encore parti
18:32je pense pour au moins
18:33une semaine
18:33dix jours
18:34de discussion
18:35mais je ne vois pas
18:37ce qui a bougé
18:39ou bougerait
18:40par rapport aux discussions
18:41auxquelles on assiste
18:42depuis des semaines
18:42que ce soit en commission
18:43que ce soit
18:44au Sénat
18:47enfin bref
18:47tout est bloqué
18:49en fait
18:49donc la seule issue
18:51politique
18:51me semble être le 49-3
18:53mais c'est pas
18:54complètement simple
18:54parce que ça veut dire
18:55qu'il renoncera
18:56à cette promesse
18:57on entend d'ailleurs
18:58Benjamin-Louis
18:58des députés
18:59voire parfois
19:00des ministres
19:01en off
19:01de manière anonyme
19:03de dire qu'ils sont fatigués
19:04un petit peu d'avance
19:05de devoir discuter
19:05en sachant que ça n'aboutira à rien
19:07de moins en moins en off
19:08alors ça brise un peu
19:09mon coeur de démocrate
19:10helvète
19:11qui aime
19:11la promesse du compromis
19:14et qui aimait
19:14cette promesse
19:15de Sébastien Lecornu
19:17de mettre
19:18les parlementaires français
19:19face à leur responsabilité
19:21et de leur dire
19:21écoutez à un moment donné
19:22on ne va pas tout faire pour vous
19:23allez-y
19:24vous vous êtes plein
19:24de la brutalité du 49-3
19:26prenez vos responsabilités
19:28trouver des terrains
19:29d'entente
19:29et bien c'est impossible
19:31j'en arrive au même constat
19:33que mon voisin de libération
19:34il n'y a plus vraiment
19:36d'autres issues
19:37que le 49-3
19:38encore juste un petit mot
19:39sur le RN
19:39je n'ose pas croire
19:41que le RN
19:42ait l'éventuelle volonté
19:43de bordéliser l'ambiance
19:44au moment où le procès
19:47de Marine Le Pen s'ouvre
19:48donc je ne vois vraiment
19:49aucune malice
19:50derrière leurs intentions
19:50de censurer le gouvernement
19:52Valérie Gasse
19:53sur ce point
19:54oui ça n'a vraisemblablement
19:55aucun rapport
19:55oui bien évidemment
19:58le dépôt de cette motion
19:59de censure
19:59ça peut être interprété
20:01comme un contre-feu
20:01à un moment
20:02où Marine Le Pen
20:03va être dans une salle
20:05d'audience
20:05Oui parce qu'officiellement
20:07cette motion de censure
20:09c'est un rapport
20:09au nom de la France
20:12à l'accord sur le Mercosur
20:12à la politique
20:13à l'accord sur le Mercosur
20:14cela dit
20:14Emmanuel Macron
20:15a quand même
20:16demandé à voter
20:18ce que la France vote contre
20:19mais ça n'est pas sûr
20:20trop tard
20:21et de toute manière
20:22ça a été repris
20:24contre lui
20:24après il y aurait certainement
20:25beaucoup de choses à dire
20:26sur la gestion du dossier
20:27Mercosur par Emmanuel Macron
20:28mais c'est une autre affaire
20:30On en a déjà beaucoup parlé
20:31dans cette édition
20:31mais le prétexte a été pris
20:32LFI avait annoncé la couleur
20:33le Rassemblement National
20:35en profite aussi
20:36incontestablement
20:37dans cette séquence politique
20:38qui n'est pas forcément favorable
20:40ça joue un peu
20:42pour détourner
20:43un petit moment
20:44l'attention
20:45en sachant qu'a priori
20:46cette motion de censure
20:47comme on le disait
20:48a peu de chances de passer
20:49mais on ne sait jamais
20:50sur un malentendu
20:51Il faut revenir peut-être aussi
20:53sur la stratégie
20:53de Sébastien Lecornu
20:54Valérie Gasse
20:55qui vendredi a dit
20:56a fait savoir
20:57qu'il avait demandé
20:58à son ministre de l'Intérieur
20:59de préparer
21:00d'éventuelles élections
21:02les mêmes jours
21:03que les élections
21:04municipales
21:05de se préparer
21:06à une dissolution
21:08Si jamais le gouvernement
21:09tombait
21:09Emmanuel Macron
21:11cela dit
21:12n'aurait peut-être
21:12plus de solution politique
21:14que celle de dissoudre
21:16mais le fait
21:16de faire que Matignon
21:17fasse fuiter ça
21:18un vendredi soir
21:19pour préparer les esprits
21:21là aussi
21:21on est dans la pression
21:22contre pression
21:23est-ce que ça va être efficace
21:26on a vu les réactions
21:26ça n'a pas forcément
21:28super bien marché
21:28mais les négociations
21:30continuent
21:30en effet ça se joue
21:31avec les socialistes
21:32et la question
21:34est de savoir
21:34maintenant
21:35pas tellement
21:35s'ils vont voter
21:36ce budget
21:37mais s'ils ne voteront pas
21:39la motion de censure
21:41qui sera forcément
21:43déposée
21:44lorsque Sébastien Lecornu
21:46sera arrivé
21:47et je suis assez d'accord
21:48à l'usage
21:49d'un 49-3
21:50parce que sinon
21:51on ne voit pas
21:51comment il peut faire
21:52passer adopter un budget
21:53C'est inévitable
21:54il va devoir revenir
21:55Patrice Moyon
21:55Sébastien Lecornu
21:56sur sa promesse
21:57de ne pas passer en force
21:58sur le budget
21:58Il va devoir revenir
21:59sur sa promesse
22:00puisque l'Assemblée nationale
22:01ressemble aujourd'hui
22:02à un bateau ivre
22:02donc il va falloir
22:04que le gouvernement
22:04fasse ce qui est son travail
22:06c'est-à-dire qu'il assume
22:07ses responsabilités
22:08pour gouverner
22:09tout simplement
22:09C'est ce qu'on a dit
22:10depuis le début finalement
22:11et sur aussi
22:12cette annonce
22:13de préparation
22:14éventuelle d'élections
22:16ça a quelque peu raté
22:17ça a été une sorte
22:18de boomerang
22:18on a vu les réactions
22:20au sein même
22:20parfois du camp
22:22de ceux qui sont censés
22:23le soutenir
22:24de soutenir le gouvernement
22:25Oui et puis même
22:25François Hollande
22:26qui dit que ça n'a aucun sens
22:27c'est-à-dire que
22:28en fait cette menace-là
22:30pour l'instant
22:30ne joue absolument pas
22:31en faveur du Premier ministre
22:34Allez on va continuer
22:35bien sûr de débattre
22:36de parler aussi
22:37de cette semaine
22:38peut-être décisive
22:39encore une
22:39sur le budget
22:41ce sera après l'info
22:4220h30 sur France Info
22:44Emmanuel Langlois
22:50Et la stupeur
22:51en Corse
22:51où Alain Orsoni
22:52a été tué par balle
22:53ce lundi
22:54alors qu'il venait
22:55d'assister
22:55à l'enterrement
22:56de sa mère
22:56figure du mouvement
22:58nationaliste de Lille
22:59l'ex-dirigeant
23:00du club de football
23:01de la SAJAXO
23:02était âgé de 71 ans
23:03Alain Orsoni
23:04qui avait déjà été visé
23:06par un projet
23:06d'assassinat
23:07en 2008
23:08le nouveau parquet
23:09national
23:10anti-criminalité
23:11organisé
23:12pardon le PNACO
23:13s'est saisi
23:14de cette enquête
23:15une nouvelle semaine
23:17de manifestation
23:18et de pression
23:18pour les agriculteurs
23:19la FDF-CADO de France
23:21et les jeunes agriculteurs
23:22de la région
23:23prévoient d'envoyer
23:24environ 250 tracteurs
23:26à Paris demain matin
23:27des paysans
23:28qui protestent
23:29notamment
23:29contre l'accord commercial
23:31entre l'Union Européenne
23:32et les pays
23:32du Mercosur
23:34ils ont bloqué
23:34un dépôt pétrolier
23:35à La Rochelle
23:36des silos à grains
23:37à Bayonne
23:37dans le sillage
23:38d'un barrage
23:39filtrant
23:39établi ce week-end
23:40sur le port du Havre
23:42ou encore
23:43une opération
23:43près de Lille
23:44sur l'autoroute
23:45A1
23:46Bruxelles
23:47de son côté
23:47hausse le ton
23:48face à Téhéran
23:49les diplomates
23:50et responsables
23:51officiels iraniens
23:51sont désormais
23:53interdits d'accès
23:54au Parlement européen
23:55annonce sa présidente
23:56d'après une ONG
23:57basée en Norvège
23:58au moins 648 manifestants
24:01ont été tués en Iran
24:02depuis le 28 décembre
24:03début du mouvement
24:04de contestation
24:05contre la vie chère
24:06et contre le pouvoir
24:07Emmanuel Macron
24:07ce soir
24:08condamne la violence
24:09d'Etat
24:10qui frappe aveuglément
24:11les manifestants
24:12en Iran
24:12fin de citation
24:13et puis la France
24:15va-t-elle ouvrir
24:15son premier consulat
24:16au Groenland
24:17ce territoire
24:18appartenant au Danemark
24:19est convoité
24:20revendiqué
24:20depuis des semaines
24:22par Donald Trump
24:23les premières démarches
24:24seront en tout cas
24:25lancées le mois prochain
24:26pour une ouverture
24:28avant l'été 2026
24:29selon le ministère
24:31des affaires étrangères
24:32français
24:32c'est un monument
24:34du football
24:35qui s'en va
24:36Roland Courbis
24:36est décédé aujourd'hui
24:37l'ancien entraîneur
24:38de l'Olympique de Marseille
24:40de Bordeaux
24:41ou encore de Montpellier
24:42avait 72 ans
24:43il avait officié
24:44dans près de 20 clubs
24:45différents
24:46au total
24:47enfin Pierre Garnier
24:49Santa
24:49Théodora
24:50Orelsan
24:50ou encore Vanessa Paradis
24:52Elena
24:52ou DJ Snake
24:53ils figurent tous
24:54parmi les nommés
24:55des victoires
24:56de la musique
24:562026
24:57la cérémonie
24:58se déroulera
24:59le vendredi
25:0013 février prochain
25:01ce sera
25:02la scène musicale
25:03à Boulogne
25:04près de Paris
25:04France Info
25:0720h
25:0921h
25:09France Info
25:11les informés
25:11Victor Matel
25:13le casting
25:14des informés
25:15de ce lundi soir
25:16Valérie Gass
25:17chef du service politique
25:18de RFI
25:19Patrice Moyon
25:19éditorialiste
25:21à Ouest France
25:21Paul Quignot
25:22directeur délégué
25:23de la rédaction
25:24de Libération
25:25et Benjamin Louis
25:26correspondant en France
25:27pour la RTS
25:28la radio
25:29télévision suisse
25:30bienvenue
25:31si vous nous rejoignez
25:32dans les informés
25:33poursuivons notre débat
25:35à propos du budget
25:36on le disait
25:36semaine tendue
25:38semaine peut-être
25:39décisive
25:40reprise des débats
25:41demain
25:42dans l'hémicycle
25:43de l'Assemblée
25:43une semaine compliquée
25:44pour le gouvernement
25:45la ministre
25:45en charge
25:46des comptes publics
25:47Amélie de Montchalin
25:48a réuni à Bercy
25:49tout à l'heure
25:49les députés
25:50de plusieurs groupes
25:51parlementaires
25:52cet après-midi
25:53le gouvernement
25:53espère toujours
25:54un compromis
25:54malgré
25:55on en parlait
25:56ce recours
25:57de plus en plus probable
25:58au 49-3
25:58Paul Quignot
25:59oui
26:00Sébastien Le Corogne
26:02a annoncé la couleur
26:02en arrivant
26:03il a dit
26:03qu'il voulait
26:04que la discussion
26:04dure
26:06pour que le parlement
26:08prenne les choses en main
26:10et essaye d'aboutir
26:11à un compromis
26:12ce qui en France
26:14d'abord
26:15c'est pas la culture
26:16politique dominante
26:17en France
26:18on n'est pas
26:19un régime parlementaire
26:21donc cette culture
26:22du compromis
26:22comme ça existe
26:23en Allemagne
26:23comme ça existe
26:24dans d'autres pays
26:25c'est pas notre
26:26tasse de thé
26:26donc du coup
26:28c'est compliqué
26:28mais pourtant
26:31il y a eu des efforts
26:31de fait
26:32à un moment
26:32autour du budget
26:35de la sécu
26:35ça a fonctionné
26:36donc il y a eu
26:38un petit espoir
26:38c'est passé à quelques voix
26:39après
26:39mais ce qui est fascinant
26:41dans cette histoire
26:42en fait
26:42c'est que c'est
26:44d'autant plus compliqué
26:45on disait tout à l'heure
26:46c'est le parti socialiste
26:47qui a la main
26:47ce qui est en partie vrai
26:48mais en fait
26:50c'est surtout
26:51ce qui est compliqué
26:53pour le Premier ministre
26:53c'est que c'est
26:54ses propres troupes
26:55avec lesquelles
26:56il a du mal
26:57et qui lui mènent
26:58la vie dure
26:58et donc il est dans une situation
27:00politique encore plus fragile
27:02que ses prédécesseurs
27:03puisque en gros
27:03c'est le bazar
27:04dans la majorité relative
27:07et que c'est ce bazar là
27:10qui fait que le compromis
27:11est encore plus difficile
27:12à trouver
27:13et donc on est
27:15face à cette situation
27:16politique inédite
27:17où le Premier ministre
27:19ne sait même plus
27:21sur qui compter
27:21y compris
27:22chez des gens
27:23qui devraient normalement
27:24être ses amis
27:25Patrice Poignot
27:26Oui alors comme le dit
27:27Paul Quignot
27:27en plus c'est le bazar
27:28dans la majorité
27:29mais en tout cas
27:31dans le socle
27:32c'est pas une majorité
27:32dans le socle gouvernemental
27:34mais surtout
27:35le Premier ministre
27:35a très peu de marge
27:36de manœuvre
27:37puisque le budget
27:38sur la sécurité sociale
27:39a été adopté
27:40en faisant
27:41d'énormes concessions
27:42notamment
27:42avec le parti socialiste
27:45renonçant
27:45à la réforme des retraites
27:48et il n'y a
27:49il n'y a pas eu
27:50d'économie de fait
27:51donc aujourd'hui
27:52avec un contexte
27:55où la dette progresse
27:57en gros
27:57de 70 milliards d'euros
27:58par trimestre
27:59on ne voit pas très bien
28:00comment un compromis
28:02va être possible
28:03sur le budget aujourd'hui
28:04A force d'avancer
28:05de recul
28:06de discussion
28:06Valérie Gasse
28:07on ne sait même plus
28:07très bien
28:08ce qu'il y a
28:08dans ce texte du budget
28:10qui revient à l'Assemblée
28:10demain
28:11Non c'est vrai
28:12et maintenant
28:13je crois que les Français
28:14voudraient juste
28:15qu'il y ait un budget
28:15et en effet
28:17mais c'est vrai
28:18que pour revenir
28:18sur Sébastien Lecornu
28:19il a aussi
28:20cette difficulté
28:21c'est qu'il veut
28:21qu'il y ait
28:22une réduction
28:22des déficits
28:23il n'a pas encore
28:24non plus renoncé
28:25à cet objectif là
28:26donc ce qu'il donne
28:27aux socialistes
28:28il le perd
28:29du côté des républicains
28:30ou de sa base
28:31et concilier
28:34un accord de nos censures
28:36et des réductions
28:37de déficit
28:39ça devient
28:39très compliqué
28:40donc c'est vrai
28:41qu'il doit jongler
28:42avec tout ça
28:43certains disaient même
28:44que du coup
28:45le 49-3
28:46ce n'est pas la solution
28:46c'est peut-être
28:47les ordonnances
28:48comme ça
28:48ils pourraient faire
28:48mettre dans le budget
28:50et revenir
28:50sur la copie initiale
28:51et là il y avait
28:51beaucoup de réductions
28:52de déficits
28:54ce qui n'est pas
28:55la tradition
28:55non plus
28:56ça n'a jamais été fait
28:57mais donc
28:58on est un petit peu
28:59dans cette expectative là
29:00il n'y a pas
29:01de bonne solution
29:02et il se retrouve
29:03en effet
29:04face à un mur
29:04d'autres
29:05avant lui
29:06avaient dit
29:06l'Himalaya
29:07mais en effet
29:07il n'a pas gravi
29:08beaucoup
29:08pour ceux qui nous regardent
29:12qui nous écoutent
29:13qui n'ont pas forcément
29:13suivi tous les épisodes
29:14comment est-ce qu'on leur explique
29:15qu'il y a eu un accord
29:16avec le parti socialiste
29:17pour le budget
29:18de la sécurité sociale
29:19mais que finalement
29:19c'est impossible
29:20d'en trouver un à nouveau
29:21Justement parce que
29:23on a tellement
29:24Sébastien Lecornu
29:25a cédé sur
29:26la réforme emblématique
29:28la réforme des retraites
29:29pour réussir
29:30à faire passer
29:31le budget
29:32de la sécurité sociale
29:33mais là
29:34les concessions
29:35seraient trop importantes
29:36ou pour un con
29:37ou pour l'autre
29:38et dans ce budget
29:40de l'Etat
29:40il faut faire
29:41des économies aussi
29:42donc là
29:43c'est un peu
29:43le chien
29:44qui se mord la queue
29:45Jean-Marie-Louis
29:45Non mais
29:46on est dans la micro-analyse
29:48des avancées
29:50reculées
29:50comment est-ce qu'il associe cela
29:52comment est-ce qu'il y a eu
29:52un accord
29:53je veux dire
29:54reprenons un tout petit peu
29:55de hauteur
29:56et on parlait tout à l'heure
29:57dans les titres
29:58d'Emmanuel Langlois
30:00des démarches
30:01pour ouvrir un consulat
30:01au Groenland
30:02bon ben il va falloir
30:03de l'argent pour ça
30:03on est dans un monde
30:05qui est en train de partir
30:06dans tous les sens
30:07avec des choses
30:07mais d'une gravité
30:09et d'une importance
30:10assez incroyable
30:12et en France
30:14on est face
30:14alors je veux bien
30:15que ce soit pas la culture
30:16ça je l'ai bien compris
30:17depuis un moment
30:18que c'est pas la culture
30:19de faire des compromis
30:20mais il y a quand même
30:21dans la culture
30:22la responsabilité je pense
30:23et là il y a quand même
30:24une question de responsabilité
30:24il faut un budget
30:25pour ce pays maintenant
30:26pour qu'il puisse aller de l'avant
30:27parce qu'il y a plein
30:28d'autres problèmes
30:29très très graves
30:30dont il faut s'occuper
30:31et vite
30:31et aussi peut-être
30:32cette manière
30:34de renforcer l'armée
30:35avec ce nouveau service
30:36il va falloir payer pour ça
30:38il va falloir adapter
30:38les infrastructures
30:39parce que les infrastructures
30:40n'existent plus
30:40donc il faut construire
30:42des maisons
30:42pour aller héberger
30:43tous ces futurs soldats
30:44enfin voilà
30:44il y a des priorités maintenant
30:46qu'il va falloir que
30:47les parlementaires français
30:49se
30:50comment dire
30:52je vais essayer de rester poli
30:53s'activent un peu
30:55ce n'est pas la première fois
30:56qu'on en parle
30:56y compris dans cette émission
30:58des informés
30:58Paul Quignot
30:58il y a une forme
30:59d'irresponsabilité
31:00de nos responsables politiques
31:01des députés en particulier
31:02oui je pense qu'en tout cas
31:05que le spectacle
31:06auquel on assiste
31:07depuis des mois maintenant
31:08est assez déplorable
31:10fait des dégâts
31:11sur le
31:12voilà
31:13l'implication des français
31:14dans la vie politique
31:16le lien à la démocratie
31:18donc de ce point de vue là
31:19oui
31:19je suis assez d'accord
31:21avec ce que vient de dire
31:22mon voisin
31:22c'est assez grave
31:23après
31:23voilà
31:24ça s'explique aussi
31:26quand je parlais tout à l'heure
31:28d'absence de culture parlementaire
31:29c'est pas pour le justifier
31:31c'est pour l'expliquer
31:32et par ailleurs
31:34il ne faut pas non plus
31:35enfin
31:36pourquoi c'est aussi compliqué
31:37c'est que
31:38le parti socialiste
31:39ne peut pas voter
31:40pour le budget
31:41c'est impossible
31:42ce serait dire
31:43on est avec le gouvernement
31:43parce qu'en gros
31:45voter un budget
31:45c'est soutenir
31:47une politique globale
31:49dans tous les secteurs
31:50puisque c'est ça
31:51qui détermine
31:51la politique de la nation
31:52donc
31:53il ne faut pas se tromper
31:55non plus
31:56de principaux responsables
31:57moi je trouve que
31:58voilà
31:59bien sûr que le PS
32:01a cherché
32:02à engranger
32:04des choses
32:04lors de la discussion
32:05du budget
32:06de la sécurité sociale
32:07mais
32:08il a été assez clean
32:10dans son attitude
32:11il a plutôt
32:12fait ce qu'il a dit
32:14qu'il allait faire
32:15donc
32:16et là
32:16y compris sur le projet
32:18de loi de finances
32:18il a toujours dit
32:19qu'il ne le voterait pas
32:20et donc
32:21c'est là où je reviens
32:22à ce que je disais tout à l'heure
32:22c'est que
32:23c'est aussi
32:24l'absence de solidité
32:26du socle commun
32:26vous avez raison
32:27c'est pas une majorité
32:28mais plutôt un socle
32:29qui n'a plus grand chose
32:30de commun
32:31et c'est là où
32:32pour Lecornu
32:34en dehors du 49-3
32:36je ne vois pas
32:37le trou de souris
32:39par lequel il peut sortir
32:40c'est que le 49-3
32:40c'est une réponse
32:41à une demande
32:41des socialistes aussi
32:42qui maintenant
32:44ne veulent pas dire
32:44finalement
32:45ce serait peut-être
32:46la seule solution
32:47donc il y a un jeu
32:48de dupe
32:49entre tout le monde
32:50sur le fait
32:51de savoir
32:51comment on sort
32:52de cette situation
32:53et la première concession
32:55que Sébastien Lecornu
32:57a fait aux socialistes
32:57c'est le 49-3
32:58c'était avant même
33:00la réforme des retraites
33:01avant même
33:02la réforme des retraites
33:03donc lui maintenant
33:03Sébastien Lecornu
33:04il met une espèce
33:05de point d'honneur
33:05il y a un petit côté aussi
33:07il ne veut pas revenir
33:08sur cet engagement
33:09parce qu'il s'est aussi
33:10investi de cette mission
33:12d'être celui
33:12qui réussira
33:13à faire passer
33:15quelque chose
33:15avec un compromis
33:16et puis il pense aussi
33:17peut-être à l'après
33:17il se dit
33:18si je commence à renier
33:18mes promesses
33:19c'est pas bon pour la suite
33:20il a construit son image
33:20de négociateur
33:22et ça lui coûte aussi
33:23lui personnellement
33:24et politiquement
33:25donc il y a ce moment
33:27à un moment
33:28qui va craquer
33:29et à quel moment
33:30qui va réussir
33:32à dire
33:32bon bah stop
33:33on arrête les frais
33:34et maintenant
33:34on fait passer le budget
33:35avec les outils
33:36qu'on a à notre disposition
33:37allez encore un mot
33:38sur le sujet
33:38oui en termes de négociation
33:40peut-être que le premier ministre
33:41a lâché trop trop vite
33:42et qu'il se retrouve aujourd'hui
33:43en fait complètement coincé
33:45et en revanche
33:47il ne faut pas non plus
33:48sous-estimer les conséquences
33:50sur l'économie
33:50de l'absence de budget
33:51aujourd'hui
33:52c'est-à-dire des entreprises
33:53qui diffèrent leurs investissements
33:54et puis l'image globalement
33:56pour l'économie française
33:57qui n'est pas très bonne
33:58et une instabilité
33:59effectivement
33:59qui pèse sur de nombreux secteurs
34:01le budget
34:01l'examen
34:02du texte
34:03qui fait son retour
34:04donc demain
34:04dans l'hémicycle
34:05de l'Assemblée
34:06notre troisième et dernier thème
34:07ce soir
34:08dans les informés
34:09nous emmène en Iran
34:11alors que les manifestations
34:12s'amplifient dans le pays
34:13et que Donald Trump
34:15menace d'intervenir militairement
34:16si la répression se poursuit
34:18le chef de la diplomatie iranienne
34:20affirme aujourd'hui
34:20que son pays est prêt à la guerre
34:22mais aussi à négocier
34:23les Iraniens sont-ils favorables
34:25à une intervention américaine
34:26voici ce qu'en pense
34:27la réalisatrice iranienne
34:29exilée en France
34:30Sépi Défarsi
34:31elle était ce soir
34:31l'invité de France Info
34:33sans doute
34:34il doit y avoir
34:35des personnes
34:36qui par des espoirs
34:37seraient contents
34:38que les Etats-Unis
34:39interviennent
34:40mais je me souviens
34:40de la réaction
34:41de la majorité
34:42la grande majorité
34:43des Iraniens
34:44et des Iraniens
34:45après les attaques
34:46les 12 jours
34:47du mois de juin
34:48ils n'étaient pas pour
34:49il y avait une
34:50extrêmement infime pourcentage
34:52dans les premiers jours
34:53qui se sont réjouis
34:54de la mort des têtes
34:55des gardiens de la révolution
34:56et après ils ont vu
34:57que ça ne faisait que détruire
34:58et tuer
34:59et donc
35:00les gens n'étaient pas pour
35:01donc ça m'étonnerait
35:02que cette fois-ci
35:02ce soit l'inverse
35:03parce que frappe chirurgicale
35:06frappe à la tête
35:07ils ont déjà essayé ça
35:08en juin
35:09et ça n'a rien donné
35:10s'ils voulaient
35:10décapiter le régime
35:12ils l'auraient fait
35:12ils auraient dû le faire
35:13en juin
35:14Cépidé Farsi
35:15ce soir sur France Info
35:16bonsoir Sébastien Rognot
35:17bonsoir
35:18merci d'être avec nous
35:19dans le studio de France Info
35:20chercheur spécialiste de l'Iran
35:22auteur de ce livre
35:23Modernité iranienne
35:24chez l'Armatan
35:26précisons que vous avez vécu
35:2715 ans en Iran
35:28avant de revenir
35:29sur les propos
35:30que l'on vient d'entendre
35:31de la réalisatrice
35:32Cépidé Farsi
35:33d'abord Internet
35:34reste coupé
35:35ce soir en Iran
35:36cela fait plus de 3 jours
35:37maintenant
35:37est-ce que vous avez
35:38des nouvelles
35:39qui vous parviennent du pays ?
35:40C'est difficile d'avoir des nouvelles
35:41parce que
35:41oui oui
35:42tout a été coupé
35:44Internet
35:44et même Starlink
35:45ce qui est quand même
35:46une prouesse
35:46d'un point de vue technologique
35:47le réseau d'Elon Musk
35:48c'est-à-dire que
35:49même le réseau d'Elon Musk
35:50a été brouillé
35:51par l'Iran
35:52donc il y a très peu
35:53d'informations
35:53qui viennent
35:56bon moi j'ai réussi
35:57à avoir un petit peu
35:58quelques informations
35:58ce qui est évident
36:00c'est qu'il y a plusieurs
36:00centaines de morts
36:01voire plusieurs milliers
36:03une ONG parle ce soir
36:04d'au moins 640
36:05manifestants tués
36:07c'est vraiment le début
36:07le début du décompte
36:10parce que là je crois
36:11que c'est un petit peu
36:12généralisé à l'ensemble du pays
36:14et c'est très difficile
36:15de savoir ce qui s'y passe
36:16même les Iraniens eux-mêmes
36:18ont beaucoup de mal
36:19beaucoup de mal à savoir
36:20je pense que là
36:22on a franchi un cap
36:22là vraiment depuis
36:23moi je suis d'actualité iranienne
36:25depuis
36:26oui plus de 25 ans
36:2730 ans
36:28ces manifestations
36:29ont été d'une ampleur
36:31sans précédent
36:32et si vous voulez
36:34elles sont généralisées
36:35à l'ensemble de la société
36:36pour avoir une idée
36:37un petit peu
36:38des rapports de force
36:39qu'il y a dans la société
36:40moi je donne toujours
36:41ce chiffre un petit peu
36:42c'est 80-20
36:4380-20 de la population
36:4580% de la population
36:46qu'on a vraiment marre
36:48et puis
36:4820% de gens
36:50qui vont plutôt
36:51soutenir le régime
36:51mais 20%
36:52d'un pays de 80 millions
36:53d'habitants
36:54ça fait aux 15-20 millions
36:55d'habitants
36:56donc
36:5720% ce sont ceux
36:58que le pouvoir a mis
36:58dans la rue aujourd'hui
36:59pour organiser
37:00des fonds de contre
37:01il reste quand même
37:01un noyau dur
37:02extrêmement puissant
37:03extrêmement fort
37:04et donc
37:05même s'il y a
37:06toute une population
37:06qui en a ras-le-bol
37:07maintenant qu'on voit
37:08des décès
37:10un petit peu partout
37:11en Iran
37:12c'est pour donner aussi
37:13un signal
37:14à la population
37:15pour que ces manifestations
37:18s'arrêtent
37:18parce que
37:19c'est là où on rentre
37:20dans un engrenage
37:20en Iran
37:21vous savez
37:21il y a des cérémonies
37:23du deuil
37:23qui sont extrêmement fortes
37:25donc
37:25pour chaque mort
37:27il va y avoir
37:27des commémorations
37:29et ça va donner lieu
37:31à des nouvelles manifestations
37:32et ça peut enclencher
37:33un cycle
37:35de la violence
37:36vous parliez
37:36des différentes mobilisations
37:38ces dernières années
37:39on parle beaucoup
37:39de comparaison
37:40avec ce qui s'est passé
37:41en 1979
37:42la révolution
37:43est-ce qu'on pourrait arriver
37:44là aussi
37:44à une chute de régime
37:46on sait qu'on entend
37:46beaucoup dire
37:47que le régime joue sa survie
37:48alors moi je suis prudent
37:50parce que tous les jours
37:50on me dit
37:51ça fait 30 ans
37:52qu'on me dit
37:52que la chute du régime
37:53est pour demain
37:53donc si vous voulez
37:54quand on est iranologue
37:56on fait un tout petit peu
37:57c'est comme la bombe
37:57la bombe iranienne
37:59est pour demain
37:59c'est l'espèce de leitmotiv
38:01qu'on entend
38:01depuis 30 ans
38:02donc c'est un régime
38:05qui reste fort
38:06et puis
38:06qui est impressionnant
38:08technologiquement
38:09etc
38:09et puis
38:10c'est des gens
38:12qui se sont battus
38:14pendant 8 ans
38:15par exemple
38:15pour défendre leur pays
38:17contre Saddam Hussein
38:19et l'ensemble
38:19du monde entier
38:20c'est-à-dire qu'à l'époque
38:21où on était pour Saddam Hussein
38:22les Iraniens étaient seuls
38:24et se défendaient
38:25ça a duré 8 ans
38:26donc
38:27là il y a une porte de sortie
38:29il semble que
38:30des discussions
38:32voire des négociations
38:33peuvent avoir lieu
38:34mais entre
38:35la Maison Blanche
38:35et Téhéran
38:36évidemment que le fossé
38:38est assez béant
38:39et comme il n'y a plus
38:40de politique
38:41iranienne en France
38:42depuis 2007
38:43c'est-à-dire que
38:44la France et l'Europe
38:45ont complètement abandonné
38:46leur politique iranienne
38:47pour se focaliser
38:49sur nos intérêts
38:50saoudiens et qataris
38:52et bien finalement
38:53il n'y a plus
38:54qu'une voie de négociation
38:55c'est entre Téhéran
38:56et Washington
38:57et Washington
38:58n'est pas vraiment
38:59très bien placé non plus
39:00pour discuter
39:01avec un pays comme l'Iran
39:02qu'ils ne connaissent
39:03il y a cette question
39:04justement que soulevée
39:05on l'entendait
39:05la réalisatrice
39:06et puis défarcie
39:06sur France Info
39:07pourquoi les américains
39:08choisiraient-ils
39:09Sébastien Rognot
39:09de faire tomber
39:10le régime iranien
39:11maintenant
39:11alors qu'ils ont eu
39:12l'occasion
39:12de le faire
39:13en juin dernier
39:14c'est toujours la politique
39:15depuis 30 ans
39:16des Etats-Unis
39:17la politique
39:18de changement de régime
39:18on a vu ce que ça a donné
39:19en Afghanistan
39:21en Irak
39:21en Syrie
39:22en Libye
39:23je veux dire
39:24il va peut-être falloir
39:25arrêter un tout petit peu
39:26cette politique
39:26de changement de régime
39:27parce que
39:28ça met un désastre
39:29et un chaos
39:30à l'ensemble
39:31du proche
39:32et du Moyen-Orient
39:33le pire
39:35qui puisse arriver
39:37c'est l'ingérence
39:37moi j'ai connu
39:38les Iraniens de l'intérieur
39:39j'ai jamais eu
39:41de problème de sécurité
39:42j'ai toujours pu
39:43me balader
39:43en large
39:45et en travers
39:45en Iran
39:45le seul truc
39:46c'est que
39:47évidemment
39:47quand on est en Iran
39:48on est français
39:49on n'a pas à se mêler
39:50de la politique
39:51intérieure
39:51iranienne
39:53et je crois
39:54que ce sera
39:55un très mauvais service
39:56pour autant
39:58les manifestants
39:59pour l'Iran
40:00que les Américains
40:02et d'autres
40:04s'ingèrent
40:04dans la politique
40:06intérieure iranienne
40:07Benjamin Louis
40:08du moins officiellement
40:09le canal est ouvert
40:10entre Américains
40:11et Iraniens
40:12qu'est-ce qu'ils peuvent
40:13négocier
40:13alors il est ouvert
40:14via la Suisse
40:15justement
40:16parce que c'est la Suisse
40:17qui représente
40:18via ses bons offices
40:19comme on dit
40:19dans la diplomatie
40:21qui représente
40:21les intérêts américains
40:22en Iran
40:23et donc lorsque
40:24Donald Trump dit
40:26ils m'ont appelé
40:26il a dit ça
40:27cet après-midi
40:28ou hier
40:28ils m'ont appelé
40:29ils veulent négocier
40:30alors non
40:30en fait
40:31les Iraniens
40:32ont contacté
40:33l'ambassade suisse
40:34qui a ensuite
40:34appelé les Américains
40:35pour dire
40:36ils veulent parler
40:36c'est comme ça
40:37que ça marche
40:37c'est vraiment
40:38un système à l'ancienne
40:38on encrypte des messages
40:40une boîte aux lettres
40:40etc
40:41donc le canal
40:43existe toujours
40:43mais à quoi il sert
40:44là effectivement
40:45on se pose des questions
40:46et ce que vous disiez
40:47c'était très intéressant
40:48la question du changement
40:49de régime
40:50on a eu un exemple
40:51très récent
40:51on voit bien
40:52ce qui s'est passé
40:52au Venezuela
40:53espérons que
40:54si l'option militaire
40:56est retenue
40:56ou si une option
40:57de changement de régime
40:58un peu brutale
40:58par les Etats-Unis
40:59est retenue
40:59espérons qu'elle sera
41:01un petit peu mieux préparée
41:02que cela ne l'a été
41:04pour le Venezuela
41:05parce qu'on voit
41:06pour l'instant
41:06ce que ça donne
41:07c'est en train
41:08de très très mal tourner
41:09et on n'a aucune visibilité
41:10sur ce que les Américains
41:11comptent faire au Venezuela
41:12espérons qu'en Iran
41:13soit différent
41:13la question des frappes
41:15des frappes militaires
41:16en Iran
41:17est quand même très particulière
41:18parce que
41:18la physionomie de Téhéran
41:20ne permet pas
41:21de bombarder
41:22sans faire
41:23des milliers
41:23et des milliers
41:24de civils
41:24comme victimes
41:26ensuite il y aurait
41:27éventuellement
41:28effectivement
41:28frappé les sites nucléaires
41:30mais bon
41:30il y a déjà eu une fenêtre
41:31ça n'a pas été
41:33complètement fait
41:33il y aurait aussi
41:35peut-être
41:35la possibilité
41:37de recourir
41:38aux Israéliens
41:39qui eux ont démontré
41:40qu'ils savaient
41:40aller pointer
41:41vraiment dans la chambre
41:42d'un dirigeant
41:43en particulier
41:44mais de ce que j'ai compris
41:46les dirigeants
41:47de la République islamique
41:48ont extrêmement
41:50renforcé
41:50leurs conditions
41:51de sécurité
41:52pour garantir
41:52leur survie
41:53justement
41:53vous confirmez
41:54oui je crois
41:54que l'option militaire
41:55il faut arrêter
41:56avec ces histoires
41:58d'options militaires
41:58je veux dire
41:59la diplomatie
42:00c'est fait pour discuter
42:01avec des ennemis
42:01c'est pas fait pour discuter
42:02avec des amis
42:03c'est fait pour discuter
42:03avec des ennemis
42:04si on ne se sert plus
42:05de la diplomatie
42:06pour essayer de régler
42:07les problèmes
42:07où va le monde
42:09et je crois que c'est là
42:09où on est un petit peu
42:10dans ce genre de situation
42:11même avec un Donald Trump
42:12aussi imprévisible
42:13on l'a vu encore
42:13oui mais je crois que
42:14il ne faut pas sous-estimer
42:16le rapport de force
42:17de l'Iran
42:17et puis il y a le cours
42:18du baril de pétrole
42:19etc
42:19je veux dire
42:21les Iraniens
42:22bon malgré
42:23la difficulté
42:25dans laquelle ils sont
42:26enfin le régime
42:27qui a subi
42:28vraiment
42:29des pertes
42:31impressionnantes
42:33l'année dernière
42:33reste quand même solide
42:35et je crois
42:36que ce sera
42:37un très mauvais
42:37comment on signale
42:40et puis un service
42:41rendu à la société iranienne
42:43que d'essayer
42:44de s'ingérer
42:44et de continuer
42:45à bombarder cette région
42:46qui en a vu
42:47quand même pas mal
42:48depuis ces 30 dernières années
42:50Patrice Moyen
42:51dans les grandes manifestations
42:53actuellement
42:53je pense qu'il ne faut pas
42:54négliger la dimension psychologique
42:56c'est Richard Kapuscinski
42:58qui avait écrit
42:59une biographie du chat
42:59qui expliquait
43:00comment à un moment
43:01dans un pays
43:03qui est absolument verrouillé
43:04tout d'un coup
43:05les gens se disent
43:06bon ça suffit
43:06et là peut-être
43:07qu'on est arrivé
43:08à ce moment de bascule
43:09de l'Iran
43:11d'un pays
43:14qui est quand même jeune
43:15où les gens disent
43:16et n'en peuvent plus
43:18à la fois de l'oppression
43:19des mollas
43:20mais aussi
43:20des conditions de vie
43:22qui sont
43:22extrêmement difficiles
43:24et un deuxième point
43:25je pense que
43:26s'il devait y avoir
43:28un changement de régime
43:29actuellement
43:30en Iran
43:31ça aurait des conséquences
43:33sur toute la région
43:33il ne faut pas oublier
43:34que l'Iran
43:35est frontalier
43:35de l'Afghanistan
43:37par exemple
43:37et que les deux pays
43:39ont un certain nombre
43:40de proximité culturelle
43:41et donc
43:42effectivement
43:43il faut regarder de près
43:43ce qui se passe actuellement
43:44je crois que vous avez raison
43:46on a besoin de l'Iran
43:47vraiment
43:47on a besoin de l'Iran
43:48on a besoin de la société iranienne
43:49l'Iran a besoin du monde
43:51et le monde a besoin de l'Iran
43:52maintenant
43:53il va falloir trouver
43:54des moyens de se parler
43:55parce qu'il y a aussi
43:56du côté occidental
43:58une forte responsabilité
44:00dans les désastres
44:01de la région
44:01et imputer à l'Iran
44:04tous les problèmes
44:05de la région
44:06c'est aussi
44:07faire fi
44:08de nos alliances
44:09avec des pays
44:10comme l'Arabie Saoudite
44:11le Qatar
44:12qui ont financé
44:13les talibans
44:13les Saddam Hussein
44:14etc
44:15et donc je crois que
44:17pour faire la paix
44:18il faut mettre
44:20tout le monde
44:20autour de la table
44:21si on joue
44:22les uns contre les autres
44:23et bien ça va être
44:24un fiasco total
44:25dans toute la région
44:26Valérie Gasse
44:26après il va falloir aussi
44:27voir l'ampleur de la répression
44:28parce que là
44:29on annonce des centaines
44:30peut-être des milliers de morts
44:31et c'est vrai que
44:32cette situation
44:33si elle perdure
44:33ça va être aussi
44:34explosif
44:35et que ça pourrait
44:36engendrer une réaction
44:38peut-être américaine
44:38d'un Donald Trump
44:39on ne sait pas comment
44:40il a déjà menacé
44:41s'il y avait énormément de morts
44:43si le régime s'en prenait
44:44aux Iraniens
44:44ce qui semble être le cas
44:46et donc là
44:47il y a quelque chose
44:48malgré tout
44:49dans cette situation
44:49d'imprévisible
44:51qui peut dégénérer
44:52à tout moment
44:53et s'il y a
44:53d'intervention militaire
44:54on ne sait pas
44:55ce que ça pourrait donner
44:56parce qu'il y aurait peut-être
44:57un embrasement régional
44:58ce serait encore
44:59une autre crise
45:01donc il y a vraiment
45:02une situation
45:03très très très particulière
45:05et en effet
45:06ces manifestations
45:07elles sont
45:08elles sont massives
45:09la détermination
45:10peut-être
45:10ce déclic
45:11des Iraniens
45:13a eu lieu
45:14et je pense que
45:15dans les prochains jours
45:16on va vraiment
45:17voir
45:18de quel côté
45:19peut tomber
45:20peut aller cette crise
45:21sans sa chance
45:22je ne connais pas aussi bien
45:23que vous
45:24la situation en Iran
45:24qu'il n'y a pas vraiment
45:25de solution de rechange
45:27en termes d'opposition
45:28organisée
45:29on dit changer de régime
45:30changer de régime
45:31des mollas
45:31c'est-à-dire
45:32pour mettre quoi
45:34à la place
45:34il y a quand même
45:35une opposition interne
45:36il y a des slogans
45:37Reza Palavi
45:37mais ça semble être
45:39pas forcément
45:40le fils du chat
45:40qui a dû partir
45:43après
45:43en 1979
45:44est-ce que c'est
45:46parce qu'il dit
45:46justement
45:47il n'y a rien d'autre
45:47politiquement
45:48qui peut être
45:49organisé
45:50je pense que ça peut
45:51vraiment venir
45:52de l'intérieur
45:53Reza Palavi
45:54par exemple
45:54on l'entend beaucoup
45:55Oui mais c'est un peu
45:56une marionnette
45:57et puis il est tout seul
45:58et puis alors
45:59c'est un symbole
46:00c'est vrai que les Iraniens
46:01ont tellement envie
46:03que ça change
46:04qu'ils sont prêts
46:04à se mettre
46:05derrière lui
46:06mais il est tout seul
46:07et il est complètement
46:08déconnecté
46:09de la société iranienne
46:10qu'il a quitté
46:10depuis 40 ans
46:12et le terme
46:13de changement de régime
46:14vous savez
46:14avant on parlait
46:14de révolution
46:15maintenant on parle
46:16de changement de régime
46:16dans toutes les révolutions
46:18dans le monde
46:19que ce soit la révolution
46:20chinoise, russe, française
46:22cubaine, etc
46:23il y a toujours
46:24beaucoup plus de morts
46:25après la chute d'un régime
46:26qu'avant la chute du régime
46:27donc il faut bien
46:29se souvenir de ça
46:29c'est-à-dire que là
46:30on est à un point
46:31où évidemment
46:32il y a eu beaucoup de morts
46:33mais ça peut être encore pire
46:35et ça peut aller encore
46:35beaucoup plus loin
46:36donc je crois que
46:37vous parliez de la Suisse
46:38la Suisse joue un rôle
46:39extrêmement important
46:41depuis que la France
46:42n'a plus de politique
46:43iranienne dans la région
46:45et il serait bon aussi
46:47que les néo-conservateurs
46:48en France
46:48ressortent un petit peu
46:50et tendent la main
46:52vers l'Iran
46:52pour essayer de calmer le jeu
46:54et pour essayer
46:54d'apaiser la situation
46:55je suis d'accord
46:58vous disiez tout à l'heure
46:59qu'on a besoin de l'Iran
46:59mais les Iraniens
47:00ils ont aussi besoin
47:01de liberté
47:01et moi je suis quand même
47:03j'avais quand même
47:04envie d'insister
47:05sur le courage
47:06du peuple iranien
47:07qui se manifeste
47:10comme ça
47:10régulièrement
47:11on parlait tout à l'heure
47:12des dernières manifestations
47:13il y a quelques années
47:15là
47:15les manifestations
47:16elles ne concernent pas
47:17que Téhéran
47:18si j'ai bien compris
47:18c'est à l'échelle du pays
47:20dans beaucoup de villes
47:21des villes importantes
47:22dans des villages
47:23donc le premier élément
47:26d'évolution de la situation
47:27il va être là
47:27il va évidemment dépendre
47:30de la répression
47:31mais saluer d'abord
47:33le courage du peuple iranien
47:35me paraît indispensable
47:36et c'est vrai que le régime
47:38même si je me garderais
47:40de me prononcer
47:41sur la chute du régime
47:42mais il n'a quand même
47:43jamais été aussi faible
47:44d'abord
47:45la nature même
47:46de la rébellion
47:48elle est
47:48des manifestations
47:50elle est liée
47:50à la situation économique
47:52ce qui
47:53à la soif de liberté
47:55bien sûr
47:55mais aussi à la situation
47:56économique des gens
47:57et de ce point de vue là
47:59le régime iranien
48:00n'a pas beaucoup de solutions
48:01pour améliorer la situation
48:02et il est faible aussi
48:04parce qu'il a quand même
48:06pris des coups sur la tête
48:07depuis un an
48:08deux ans
48:08il n'a plus d'alliés
48:10dans la région
48:11ce qu'on appelle
48:12les proxys
48:12qui existaient au Liban
48:13à Gaza
48:16là le Venezuela
48:17ces derniers jours
48:18donc le régime
48:19est aussi de plus en plus isolé
48:20et sauf erreur de ma part
48:22il y a aussi
48:24au sein
48:25des mollas
48:26des tendances
48:28des frictions
48:28des gens qui sont
48:30un peu plus modérés
48:31que le régime actuel
48:32et c'est aussi de là
48:33que peuvent
48:34venir des changements
48:36ne peuvent pas venir
48:37des changements
48:37pardon
48:37l'Iran est aussi
48:38un sujet important
48:39quand on voit
48:40l'importance
48:41qu'a pris
48:42l'islam politique
48:44c'est-à-dire que
48:45il y a eu aussi
48:46une tradition de laïcité
48:47qui était portée
48:48notamment par
48:49le Shah
48:51avant 79
48:52et donc
48:53un Iran démocratique
48:55réintroduisant
48:58une laïcité
48:59qui permet
49:00effectivement
49:01à l'islam
49:02d'avoir sa place
49:03mais aussi
49:03au droit de l'homme
49:05au droit des femmes
49:06d'avoir
49:06leur place également
49:08je pense que
49:09ce serait
49:09un élément
49:11important
49:11dans la géopolitique
49:12mondiale
49:12c'est évident
49:14que la vitalité
49:15si vous voulez
49:16moi j'ai vraiment
49:17traversé ce pays
49:18partout
49:18la vitalité sociale
49:20intellectuelle
49:21culturelle
49:22artistique
49:23politique
49:24de la société
49:25iranienne
49:25est peut-être
49:26l'une des
49:26certainement
49:27l'une des plus élevées
49:28dans la région
49:29et peut-être
49:29dans le monde
49:30c'est-à-dire que
49:31c'est une société
49:31extrêmement éduquée
49:33extrêmement ouverte
49:34sur le monde
49:35vous rencontrez
49:36des taxis
49:36qui vous parlent
49:37de Baudelaire
49:37et d'Apollinaire
49:38vous rencontrez
49:39des gens
49:41qui travaillent
49:42qui nettoient
49:42les rues
49:43qui vous parlent
49:44des films
49:44de Kislowski
49:45enfin je veux dire
49:46c'est assez surréaliste
49:48à comprendre
49:49ce sont des gens
49:50vraiment extrêmement ouverts
49:51et puis par rapport
49:52à ce que vous disiez
49:52sur le rapport
49:53à l'islam
49:54et à la laïcité
49:56c'est un islam
49:57qui a un clergé
49:58donc cette question
49:59de la séparation
50:00a du sens
50:02dans cet univers-là
50:05cette séparation
50:06entre ce qui relève
50:07du religieux
50:08et du politique
50:08et il est évident
50:10que toute cette
50:12et ce que vous disiez
50:13aussi sur
50:14il ne faut pas
50:15prendre le régime
50:16comme un bloc
50:17il y a des tensions
50:18extrêmes à l'intérieur
50:19et il y a des gens
50:21qui sont ouverts
50:22au dialogue
50:22qui veulent
50:23une évolution
50:24etc
50:25sauf que
50:26il y a un guide
50:27suprême
50:28qui a un peu
50:28les mains
50:29sur tout l'ensemble
50:30du régime
50:30c'est la clé de voûte
50:31du régime
50:32et c'est un peu lui
50:33qui pose le problème
50:34en ce moment
50:34et on pourrait vous écouter
50:36des heures
50:36Sébastien Renaud
50:37c'est déjà la fin
50:37de ces informés
50:38merci d'être venu
50:39ce soir
50:39à France Info
50:40je rappelle que vous êtes
50:41chercheur spécialiste
50:42de l'Iran
50:42le titre de votre livre
50:44modernité iranienne
50:45c'est chez l'Armatan
50:47merci à tous
50:48d'être venus ce soir
50:49aux informés
50:50un mot peut-être
50:51de la une de Ouest France
50:52demain Patrice Moyon
50:53consacré à l'Iran
50:53consacré à l'Iran
50:54justement
50:55voilà on est dans le
50:56dans le thème ce soir
50:57Paul Quignot
50:58à la une de Libération
50:58même chose l'Iran
50:59sur le massacre à huis clos
51:01qui s'y déroule
51:02le massacre à huis clos
51:03également à la une de Libération
51:05merci à tous
51:06merci Valérie Gass
51:07d'avoir été avec nous
51:07chef du service politique
51:09de RFI
51:10merci Benjamin-Louis
51:11correspondant en France
51:12pour la RTS
51:14merci à tous
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