- il y a 11 heures
Ce lundi 9 mars, François Sorel a reçu Damien Douani, responsable de l'innovation de l'école Narratiiv et fondateur de Topos, Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de "Mon Carnet de l'actualité numérique", et Jérôme Colombain, journaliste et créateur du podcast « Monde Numérique ». dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:06avec pour débriefer l'actu en ce début de semaine des camarades et des experts de choix mesdames
00:13messieurs jérôme colombin est là salut jérôme salut françois bonsoir à tous jérôme est journaliste
00:18high tech créateur de son podcast monde numérique que vous pouvez retrouver tous les jours voilà
00:24une succession d'informations d'invités en audio en vidéo en audio en vidéo à l'écrit aussi
00:30puisqu'il a ton site monde numérique et puis nous avons aussi damien douani ce soir salut
00:36damien bonsoir françois responsable de l'innovation de l'école narrative et fondateur de topos fin
00:42connaisseur aussi de l'actu tech damien qui vient nous voir de temps en temps et en visio nous avons
00:48bruno gulier minetti ce soir salut bruno bonsoir comment ça va bruno ravi de vous retrouver je
00:56suis heureux de vous retrouver comme ça en visio en plus voilà journaliste animateur de son carnet
01:01de l'actualité numérique de ses 120 secondes de tech bruno qui officie régulièrement avec jérôme
01:07colombin et moi une fois par mois je suis avec vous pour un podcast qu'on fait tous les trois
01:13alors
01:15messieurs l'actualité elle est elle est passionnante elle est parfois peut-être un peu effrayante aussi
01:20mais qu'est-ce que vous voulez c'est aussi l'époque qui veut ça on va commencer par cette
01:25sentence qui est tombée anthropique a été donc inscrite sur liste noire par la maison blanche
01:31carrément liste noire c'est d'habitude les boîtes chinoises qui sont sur liste noire c'est fou
01:36l'entreprise qui avait signé un contrat de 200 millions de dollars avec l'armée américaine a refusé de donner
01:41un accès sans restriction à son nid à claude pour des usages militaires on souvient de la montée au créneau
01:49de son
01:49patron de son fondateur qui avait dit pas de ça chez nous ça a entraîné tout simplement une décision radicale
01:55anthropique est désormais considérée par washington comme un risque pour les chaînes d'approvisionnement
02:01léa benaïm nous explique tout ça anthropique a refusé d'ouvrir la boîte de pandore et donald trump a répliqué
02:09un sort réservé normalement à des entreprises issus de pays adversaires des états unis comme le
02:15fabricant chinois de drones dji aïe et ce alors même que les modèles d'ia d'entropie continuent d'être
02:21utilisés en opération notamment en ce moment même en iran son pdg dario amodei assure que cette
02:27sanction n'affectera pas la grande majorité de ses clients même si elle fragilise déjà certains
02:33partenaires comme l'okin martin ou encore amazon qui investit près de huit milliards de dollars d'entropique
02:40et qui travaille lui aussi avec l'armée américaine dans une note interne dario amodei accuse le
02:45pentagone d'avoir écarté entropique pour ne pas avoir soutenu publiquement donald trump contrairement
02:51à son principal concurrent sam altman qui a finalement récupéré le contrat mais sur le
02:57terrain de l'opinion entropique marque des points depuis cette annonce les désinstallations de
03:02chagipiti ont été multipliées par quatre tandis que l'usage de claude a plus que doublé en une
03:08semaine alors dernier rebondissement en fait entropique contre attaque et porte plainte contre
03:14l'administration trump pour faire valoir ses droits et mettre fin à une campagne de représailles
03:20illégales je sais pas trop ce que ça va donner où ça va aller cette histoire là mais en tous
03:23les
03:23cas on voit que entropique ne lâche pas le morceau il y a voilà c'est une actualité après ça
03:29rebondit
03:29dans tous les sens on se croirait dans un dans un bon billard à plusieurs bandes jérôme incroyable cette
03:35histoire quand même entropique qui était l'IA en fait du pentagone qui a sans doute été l'un des
03:41acteurs
03:41du succès de l'attaque qu'il y a eu en iran il y a une dizaine de jours à
03:45travers la solution maven de
03:47palantir exactement et maintenant qu'il devient le vilain petit canard de la tech américain mais
03:51cette histoire elle est vraiment révélatrice de plein de choses alors d'abord il ya plusieurs
03:55volets il ya un peu le côté aussi far west parce que sam altman a rattrapé le le contrat in
04:04extremis
04:04in extremis lui il n'a pas de scrupules ensuite ça a eu des conséquences on en parlera tout à
04:09l'heure
04:09d'ailleurs aussi bien sûr bon alors pourquoi entropique si on revient à la source pourquoi est ce
04:13qu'entropique se retrouve dans cette situation là c'est parce que bien qu'ils fournissent leur IA au pentagone
04:19ils avaient posé des limites et ils avaient dit attention nous il ya des trucs on veut pas faire deux
04:24choses
04:25principalement il faut on veut pas que notre IA serve à développer des systèmes de surveillance de masse
04:30qui pourraient nuire aux citoyens américains et deuxième chose on veut pas que ça serve à développer des armes
04:37autonomes pilotées par l'intelligence artificielle ça c'était les lignes rouges pour entropique qui en plus
04:45adopte et dario amodeis se pose de plus en plus comme un peu le un peu le chevalet blanc
04:51voilà le garant des principes avec une éthique etc etc on fera pas n'importe quoi
04:57et le pentagone voulait utiliser claude et donc l'IA d'entropique justement pour aller aussi loin
05:04c'est à dire piloter des armes létales grâce à l'IA
05:07visiblement ils avaient l'intention de franchir un peu les limites et ça dario amodeis n'a pas voulu
05:12mais alors la réplique de l'administration trump elle est énorme parce que les blacklistés comme ça les mettre sur
05:18cette fameuse liste noire
05:19c'est leur casser le business
05:21c'est ils sont si vraiment ça va jusqu'au bout de la logique ils peuvent tuer ils peuvent tuer
05:25l'entreprise à la fin
05:27quel impact ça peut avoir damien le fait d'être sur une liste noire comme ça
05:31ça ça en fait ça ça ferme des portes sur le tout ce qui est lié à l'administration américaine
05:37ne pourra plus passer de contrat avec entreprise
05:40c'est ça il y a un effet domino en fait qui va se passer c'est qu'en fait
05:42concrètement si
05:43tu as une société qui veut travailler mais qui travaille déjà avec
05:47l'administration américaine mais qui veut travailler aussi avec claude claude va se retrouver avec la porte fermée parce qu
05:50'ils sont
05:51on va dire persona non grata donc tu le disais il y a quelques instants ce qui est assez
05:56troublant mais il ya une dimension très c'est très trump c'est très mafieux c'est le côté tu
05:59es avec moi ou tu es contre moi et c'était contre moi je suis prêt à te faire
06:01à te faire rendre gorge
06:03bon on va voir ce que ça va donner n'empêche que d'un point de vue marketing c'est
06:06bien joué parce que
06:08anthropique se présentant un peu déjà on l'a vu lors du super bowl avec les pubs qui sont venus
06:11gratouiller un tout petit peu
06:13open ea ils ont ils prennent aujourd'hui une posture à la apple c'est du genre tout comme apple
06:17qui se présente comme le chevalier blanc de la protection des données
06:20aujourd'hui on a
06:22anthropique qui se présente comme l'acteur qui va être le plus on va dire vertueux sur sur l'usage
06:27de l'ia
06:27c'est une posture qui sur le long terme peut être tenable s'ils arrivent à tenir sur le long
06:32terme
06:33ouais bruno qu'est-ce que tu en penses parce que c'est vrai que
06:36anthropique a gagné en popularité
06:38parce que c'est vrai qu'avoir une boîte d'ia qui a quand même une éthique
06:41qu'elle respecte quitte à se mettre à dos
06:44quand même l'administration américaine
06:46il faut
06:47les poser sur la table
06:48excusez-moi de
06:49de de de l'expression mais c'est un peu ça quand même il faut avoir le courage de le
06:53faire
06:53et puis d'un autre côté ça affaiblit on l'a vu open ea
06:56on en parlera tout à l'heure parce que
06:58c'est ça a eu des conséquences quel est ton point de vue sur cette histoire bruno
07:04peut-être préciser une chose c'est d'une part mise à part le fait qu'ils ont été mis
07:07sur la liste
07:09des risques pour la chaîne d'approvisionnement du gouvernement américain
07:12il y a aussi donald trump qui a envoyé une missive très claire c'est qu'aucune agence américaine ne
07:19pouvait maintenant utiliser
07:22un des produits
07:23anthropique
07:24alors c'est beaucoup plus large que
07:25quoique c'est déjà large d'être
07:28radié de la liste des fournisseurs
07:30et d'être même un fournisseur
07:32d'un sous-fournisseur
07:33mais c'est donc tout l'écosystème gouvernemental
07:37américain qui met un X
07:38sur cet outil-là
07:40ayant dit ça moi j'avoue que j'ai été surpris
07:43la semaine dernière quand
07:44là
07:46les gens d'entropique étaient devenus personnels
07:48non grattants quand j'ai vu
07:50et le patron de Google et le patron
07:53de Microsoft dire vous savez quoi nous on va continuer à offrir les outils d'entropique dans nos suites et
07:59ça j'avoue que dans le climat des choses aux Etats-Unis j'aimais bien la petite image de mafieux
08:06dans le climat actuel des Etats-Unis de dire non nous on reste de ce côté-là c'est assez
08:13courageux de la part des entreprises de Google et de Microsoft parce qu'il n'y a personne qui veut
08:19être pris entre l'arbre et l'écorce et c'est exactement ce qui va arriver et là avec la
08:24poursuite d'entropique qui va prendre à défaut le gouvernement américain en disant on va vous confronter devant vos affirmations
08:31et ça va être intéressant de les voir en disant non c'est trop dangereux.
08:35pour notre chaîne d'approvisionnement mais on a quand même demandé à pouvoir les utiliser encore pendant six mois et
08:41on les a utilisés pendant les attaques sur l'Iran alors ça va être assez intéressant d'entendre les avocats
08:47essayer de plaider ça quant aux risques qui sont encourus par les outils d'entropique.
08:52Oui et encore une fois on va se rendre compte peut-être que finalement cette décision qui était très punitive,
08:58instinctive de la part de Donald Trump qui a dégainé ça très vite après le refus d'entropique peut-être
09:04que ça va être retoqué par un juge.
09:06Une affaire à la TikTok.
09:07Voilà c'est ça, il y a plein de décisions qui prend et qui sont après retoquées en fait.
09:13Après moi je trouve que si on prend un peu de recul et qu'on met ça dans un contexte
09:17un peu plus politique, géopolitique etc.
09:22En réalité ce qui se passe c'est, je veux dire, quelque part Anthropique ne joue pas le jeu de
09:27l'Amérique en faisant ça, c'est d'ailleurs ce qu'on va lui reprocher de ne pas être patriote
09:31etc.
09:32Et ce jeu-là il existe depuis des années, c'est ce qu'avait notamment théorisé beaucoup et s'en
09:39s'est beaucoup expliqué là-dessus à ce mama-là que tu as reçu plusieurs fois ici etc.
09:43Elle a beaucoup travaillé là-dessus et elle explique, et il ne faut pas le perdre de vue, le système
09:47américain c'est les entreprises de tech, on les laisse aller grossir, inventer plein de trucs etc.
09:52Mais ensuite il y a l'État qui doit en profiter et qui aide les entreprises de tech et il
09:57y a le complexe militaro-industriel.
10:00Et en le disant ou sans le dire, ces trois choses-là sont liées et quelque part si tu ne
10:05veux pas jouer le jeu, tu te mets effectivement en difficulté.
10:09Alors c'est l'administration Trump, donc la réponse est violente sur la forme, mais c'est un cas qui
10:15est aussi très particulier, on est à l'ère de l'IA,
10:17donc on est dans un tout nouveau monde où ça rejoint l'armement, c'est un truc qu'on n
10:23'a jamais vu, connu dans l'histoire jusqu'à présent,
10:26et en plus ils sont dans une situation de guerre en ce moment.
10:29Donc tous ces ingrédients font que ce qui se passe, il y a une forme de logique aussi, il ne
10:34faut pas l'oublier.
10:35Oui. Qu'est-ce que tu en penses Damien ?
10:38On n'est pas un peu dans une histoire un peu comme l'Openheimer finalement, avec l'invention du nucléaire
10:45et la bombe nucléaire,
10:46qui, la volonté d'Openheimer, ce n'était pas que ça devienne une arme, on va dire, létale.
10:53Et on a l'impression que là, le fondateur d'Entropy qui est un peu dans cette posture-là,
10:58il sait qu'il a créé un monstre, qui peut peut-être lui échapper s'il donne tous les droits
11:02de ce monstre-là à l'administration américaine,
11:06et voilà.
11:08Tu as raison, mais la grosse différence c'est qu'à l'époque c'était l'État qui pilotait,
11:11et là ce n'est pas l'État, c'est les entreprises privées qui pilotent,
11:13c'est pour ça qu'il y a une petite musique même qui commence à se faire entendre,
11:16de la part même de ces big tech qui est de dire, tiens, mais finalement, est-ce qu'il ne
11:20faudrait pas nationaliser ?
11:22Est-ce que finalement ça ne devient pas tellement stratégique que, tant qu'à prendre le pouvoir, que l'État
11:27mette la main là-dessus ?
11:29Alors il y a une manière d'interpréter les choses quand tu dis finalement, quand tu remets dans le contexte,
11:33on pourrait même remonter aux prémices d'Internet, parce que l'ARPANET à la base c'est militaire.
11:38Ce qui est intéressant à voir c'est que finalement ça peut être aussi une posture que peut avoir une
11:41boîte comme l'Entropy,
11:42qui est de dire, nous en fait les grandes entreprises de la tech, on a envie quasiment de se dire
11:47qu'on est plus fort que des États.
11:48C'est quelque part ce qu'on peut voir aussi quand on regarde leur poids économique, ne serait-ce que
11:51ça.
11:52Avoir des acteurs qui finalement se disent, mais nous on doit avoir la liberté pour peut-être effectivement,
11:57on va dire, s'échapper de cette mécanique-là qui était intrinsèque aux États-Unis depuis plus des années.
12:02Le fait de se dire, nous finalement on a envie d'être le maître de notre propre destin,
12:05ça peut être aussi une lecture assez intéressante.
12:08Après, Amodei, il joue en double jeu, il est toujours celui qui, c'est un peu le pompier pyromane,
12:12c'est en gros, il est toujours le premier à faire un truc, on a fait des études,
12:15et on vous prévient, ça va être une catastrophe un l'IA, franchement ça va être difficile, préparez-vous.
12:19Mais vous faites quoi ? Moi je développe une l'IA.
12:21Donc il y a toujours ce côté-là, un peu chez Amodei, on ne sait pas trop si c'est
12:24du marketing,
12:24si c'est de la sincérité, si c'est une volonté.
12:26On le sait, face à Altman, ils ne peuvent pas se saquer,
12:29vous vous rappelez la dernière fois récemment, il ne voulait même pas se tenir la main.
12:32Donc il y a un élément très clair, c'est qu'il a une vraie posture, je prends une vraie
12:35croyance,
12:36et quand il était chez Oponeia, il était quand même des gens en conflit,
12:38c'est à Altman et lui-même, mais il y a quand même aussi ce petit côté qui est,
12:41je joue un peu avec le feu, on ne sait pas trop quelle posture il peut avoir,
12:44quel est le degré de sincérité, le degré de marketing, le degré d'opportunisme.
12:47Oui, Bruno, d'accord avec la vision de Damien ?
12:50Oui, j'écoute Damien et j'écoute Jérôme,
12:52et ça me fait penser à un article que j'ai lu dans le New York Times,
12:55je pense que c'est ce matin, et qui présente maintenant l'importance de l'appui de l'argent,
13:02de la crypto-monnaie et de l'IA dans la prochaine campagne.
13:04Vous savez, c'est les mid-term qui arrivent et on dit qu'ils ont 250 millions de dollars américains
13:12à investir dans les campagnes, des candidats qui sont sympathiques à l'intelligence artificielle.
13:17Ça va peser, ça, dans la prochaine campagne, et ça, c'est l'automne prochain.
13:22Alors, il y a vraiment un jeu de pouvoir qui se fait,
13:25et j'avoue que les théories qui sont avancées,
13:27c'est-à-dire qu'Anthropic qui prend ses distances,
13:30contrairement à OpenAI qui, lui, se colle carrément sur l'administration Trump,
13:34j'ai l'impression qu'il y en a un des deux qui va payer à long terme,
13:37et ce n'est pas nécessairement OpenAI.
13:38Alors, voilà, parce que c'est la deuxième actualité,
13:41on a laissé de côté OpenAI pour cette première partie,
13:43mais on va y revenir, parce qu'effectivement,
13:45par opportunisme, OpenAI, lui, après le refus de signer ce contrat
13:52de la part d'Anthropic, il fallait trouver un remplaçant,
13:57et le remplaçant tout naturel, ça a été OpenAI.
13:59Sam Altman, quelques heures après la déclaration de Donald Trump,
14:03a signé ce contrat de 200 millions de dollars,
14:05qui n'est pas un contrat, alors ça fait beaucoup d'argent,
14:08200 millions de dollars, mais par rapport aux investissements,
14:11et c'est vraiment, c'est penis, quoi, finalement.
14:15Et donc, OpenAI signe en acceptant, en quelque sorte,
14:20les, comment dirais-je, les limites, la no-limite du gouvernement.
14:27Pas tout à fait, parce que, mais visiblement, il l'aurait signé,
14:31donc s'il a signé, c'est qu'il y a quand même,
14:34il y a eu un terrain d'entente avec l'administration américaine.
14:36Oui, mais il dit qu'il a obtenu contractuellement des garanties
14:39que ces fameux guidelines qui avaient été fixés par Anthropik
14:42ne seront pas franchis.
14:44Ce à quoi Anthropik répond « Bullshit, c'est pas vrai ».
14:47Et alors, Dario Amodei a fait une remarque
14:50que je trouvais hyper intéressante, là, il y a quelques jours.
14:52Il dit, en plus, et ça ramène à un sujet dont on parle souvent,
14:59c'est le côté boîte noire des IA,
15:00il dit « En plus, de toute façon, on ne sait pas trop comment l'arrêter,
15:02d'une certaine manière.
15:04Une IA, elle ne sait pas si ce qu'elle est en train de faire,
15:07c'est bien ou c'est mal.
15:09– Oui, elle n'a pas d'état d'âme, en fait.
15:11– Elle n'a pas d'état d'âme, on va lui fixer des objectifs,
15:13elle va tout faire pour atteindre les objectifs
15:14et elle devienne que pourra.
15:18Donc, Amodei dit à Altman « C'est pas vrai,
15:20les garanties qu'on t'a données, c'est bidon, ça vaut rien ».
15:24– Et alors, la conséquence, et sans doute,
15:27on va dire que l'administration a nos limites sur OpenAI,
15:31c'est qu'une personne de poids de chez OpenAI a dit
15:34« Ok, puisque vous avez signé, on a signé avec l'administration américaine
15:41et le Pentagone, eh bien, je m'en vais.
15:44Cette femme, c'est Kathleen Kalinowski,
15:47qui dirigeait en fait l'équipe robotique
15:49et qui a décidé de refuser de cautionner cet accord signé
15:53avec le département de la défense américaine.
15:55Elle dénonce en fait un manque de débat sur ces deux sujets
15:58qui sont quand même chauds, la surveillance de masse et l'autonomie létale.
16:01Ça veut dire que, finalement, elle a peut-être lu les lignes de ce contrat
16:05et que, finalement, la défense américaine a le droit de faire ce qu'elle veut
16:10avec OpenAI, sans doute.
16:12– Moi, ça ne m'étonnerait pas que ce départ ne soit pas le dernier.
16:15Ça ressemble à ce qu'on avait vu chez Google
16:17quand Google a commencé aussi à passer des contrats avec l'armée américaine.
16:20Ça n'a pas plu à tout le monde en interne.
16:23Et il y a eu des départs, des mouvements de protestation, etc.
16:26Oui, il y a quelque chose qui doit se passer dans la tête des employés
16:31de ces grandes entreprises aujourd'hui.
16:33Il doit y avoir un peu des conflits internes pas faciles à gérer, je pense.
16:36– Mais il y en a actuellement, d'ailleurs,
16:37parce qu'il y a des salariés de Google et Microsoft, d'ailleurs,
16:38qui se plaignent et qui aussi disent aujourd'hui
16:41qu'ils n'ont pas envie d'être associés à ça, justement.
16:43Mais la manière dont ce que tu décris sur le côté « je passe en force »,
16:46ça rappelle typiquement ce qu'avait fait auparavant Sam Alkman
16:50et qui a fait qu'il a été frontalement d'abord débarqué, puis il est revenu.
16:55Et il était face à Amira Murati et, justement, déjà, Dario Amodei.
17:00Donc, cette volonté de sa part d'essayer de manipuler un peu les choses à son avantage,
17:04ça n'avait pas plu à l'époque à ces deux personnes.
17:07Donc, quelque part, c'est un peu sa technique.
17:09C'est un peu une méthode Zuckerberg, revue et corrigée.
17:12Donc, est-ce que c'est surprenant du personnage ?
17:13Je ne pense pas.
17:14De ce qu'on en voit, bien sûr, je ne le connais pas personnellement,
17:16mais de ce qu'on en voit.
17:18Et est-ce que ça va apporter de plus en plus dans des boîtes ce genre de tensions ?
17:22Très clairement.
17:23Après, je ne me fais pas de soucis sur cette personne.
17:24J'espère pour elle.
17:25Je pense qu'elle devrait retrouver du travail assez vite, vu son niveau.
17:27Bruno, alors, évidemment, on parle beaucoup d'entropique,
17:30on parle beaucoup d'OpenAI.
17:31En revanche, on ne parle pas de Google.
17:32On ne parle pas de Microsoft.
17:34Alors, qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
17:36Est-ce qu'ils ont une éthique tellement forte
17:38qu'ils ne collaborent pas avec la défense américaine ?
17:43Ou est-ce qu'ils se font tout petits en ce moment
17:45parce qu'ils n'ont pas envie qu'on dévoile un petit peu
17:48leurs contrats et leurs collaborations ?
17:50Ils sont quand même derrière les réactions dont tu parlais tout à l'heure.
17:53C'est des associations de ces entreprises
17:56qui ont dit que ce n'était pas joli-joli
17:59de traiter comme ça une boîte américaine.
18:01Oui, mais on est d'accord que Google et Microsoft
18:03ont forcément de contrats avec la défense américaine.
18:05C'est obligatoire.
18:06Qu'est-ce que tu en penses, Bruno ?
18:07Ils sont déjà dans la liste des fournisseurs
18:10et de les voir.
18:11Et c'est pour ça que je disais tout à l'heure
18:12de les voir sortir en disant
18:13« Nous, on va quand même continuer à travailler
18:15avec les gens d'entropique. »
18:16C'était courageux de leur part.
18:18Mais c'est sûr que Google et Microsoft,
18:20ces derniers jours,
18:22ils se baissent la tête
18:23en espérant que la discussion passe au-dessus de leur tête
18:26parce qu'ils n'ont pas intérêt
18:27à commencer à aller mettre la main dans la mécanique.
18:31Là, pour le moment,
18:32ça joue entre deux,
18:34chez vous, vous dites des « pure players »,
18:36des joueurs qui ne font que dans l'IA.
18:39Alors, ils laissent la bataille se passer là.
18:41Mais c'est sûr que si à un moment donné,
18:43on leur demande,
18:44et eux, ils ne sont pas sortis,
18:46quand l'entropique, ça n'allait pas.
18:48Dans le fond, il y avait deux boîtes
18:49qui auraient pu réagir.
18:51Il y avait OpenAI et c'est eux qui l'ont fait.
18:54Puis il y avait qui d'autre dans la mêlée?
18:56Il y avait les gens de méta.
18:58Le problème avec Mark Zuckerberg
18:59aurait été le premier à courir
19:00dans les bras de Donald Trump pour lui offrir,
19:03sauf que son méta AI n'est pas à point.
19:05Donc, il ne va pas l'utiliser.
19:08Mais sinon, s'il avait eu quelque chose de sérieux,
19:11c'est certain qu'il aurait couru à Washington
19:12en disant « mais nous, on va le faire pour vous »
19:15et advienne que pourra de nos autres propriétés.
19:18Oui, c'est vrai.
19:19Bon, on a fait le tour de cette histoire-là.
19:22Alors, Samalpan dit quand même,
19:24pour sa défense,
19:25que les ingénieurs d'OpenAI
19:28travailleront main dans la main
19:29avec le ministère de la Défense
19:30et qu'il y aura des lignes rouges
19:34que les ingénieurs d'OpenAI
19:36ne pourront pas franchir.
19:37Bon, voilà.
19:37Mais qu'est-ce que ça veut dire, en fait ?
19:39Rien.
19:39Ça ne veut rien dire.
19:41Rien.
19:41Les promesses n'engagent que ceux qui les croient,
19:44comme on a un grand politique à une époque.
19:45– Honnêtement, l'armée américaine doit rêver
19:48de pouvoir mettre au point ces trucs-là,
19:50ces armes automatiques, ces systèmes de surveillance.
19:53Enfin, c'était techniquement possible.
19:57Ils n'ont aucune envie, c'est de le faire.
19:59– Alors, troisième actu qui est intimement lié à tout cela,
20:02c'est en fait le rôle de l'IA dans la défense et dans la guerre.
20:06Ça, c'est nouveau.
20:06Ça, c'est complètement nouveau.
20:08Pour tous ceux qui doutaient de l'impact de l'IA
20:11dans les industries et dans tous les secteurs de la société,
20:14sachez qu'il y en a un qui bénéficie, en fait,
20:17de cette accélération de l'IA, c'est la défense.
20:20On parlait tout à l'heure, l'attaque qui a été meurtre,
20:23la première attaque meurtrière en Iran,
20:26elle a été, en tout cas, mise en place grâce à l'IA.
20:30Et effectivement, on se pose des questions,
20:32parce qu'avec ces drones autonomes,
20:34ces analyses de milliers de données,
20:37la hiérarchisation des cibles,
20:39c'est vrai que tout ça fait que la guerre est transformée par l'IA.
20:43Et on se dit, voilà, est-ce qu'il faut,
20:46comment peut-on légiférer tout ça ?
20:49Est-ce qu'il faut une éthique ?
20:50C'est compliqué.
20:52– Elle ne viendra pas des militaires.
20:53Mais c'est sûr qu'on est à une époque nouvelle,
20:59où c'est sans doute la première guerre assistée
21:01par l'intelligence artificielle.
21:03De l'IA, il y en a à plusieurs strates.
21:06Tu l'as dit, pour l'analyse des données,
21:09puisque toutes les informations collectées,
21:11ça va à des données numériques,
21:12jusqu'à ce qu'on sait que, par exemple,
21:14Israël avait piraté les réseaux de caméras de surveillance
21:18en Iran, etc.
21:19Tout ça, c'est beaucoup, beaucoup de données,
21:22il faut pouvoir les analyser.
21:22Donc l'IA a été utilisée pour ça.
21:24Ensuite, pour, du coup, proposer des cibles,
21:27je crois, pendant les premières 24 heures,
21:31le logiciel, le système Maven de Palantir
21:33a permis immédiatement de proposer aux militaires américains
21:37un millier de cibles iraniennes à attaquer, tout de suite.
21:41Donc ça, on analyse.
21:43Ensuite, on aide à la décision.
21:45Et puis, la facette qui nous fait énormément peur,
21:48c'est à quel moment l'IA va prendre la décision elle-même.
21:50Elle le prend déjà un petit peu sur des engins,
21:52sur des drones qui sont autonomes,
21:55les Israéliens, non ?
21:56Mais tous les pays travaillent là-dessus.
21:59Mais jusqu'où ça peut aller ?
22:00Toutes les questions d'éthique,
22:02qui est responsable s'il y a des erreurs, etc.
22:04Voilà, et là, on rentre dans des scénarios
22:06de films de science-fiction
22:08qu'on a tous connus,
22:09mais qui se rapprochent dangereusement de la réalité,
22:12un ami, hein ?
22:12Alors, dangereusement, effectivement,
22:13on peut penser à War Games ou à Terminator,
22:16choisissez votre camp,
22:17mais c'est à peu près pareil,
22:19c'est Machines qui décident.
22:20Surtout que tu te pointais du doigt,
22:22et tu le disais tout à l'heure aussi,
22:23les IA sont un peu des boîtes noires,
22:24donc il y a un moment où on ne sait pas trop
22:26comment l'algo, il fonctionne.
22:27On ne sait pas trop comment,
22:28par rapport à l'objectif qu'il lui est donné,
22:29quel va être le chemin qu'il va parcourir
22:31pour arriver à atteindre la décision
22:33qu'on lui a donnée.
22:34Donc il y a un point quand même là,
22:35ici, qui est un peu flippant,
22:37c'est effectivement cette notion
22:38d'aller au bout de l'histoire.
22:41Je citais le film War Games,
22:42pour ceux qui s'en rappellent,
22:43c'est la machine qui crée une vraie fausse guerre
22:45pour atteindre l'objectif qui est
22:46on doit détruire l'ennemi,
22:48jusqu'à déclencher carrément
22:49une guerre thermonucléaire globale,
22:52comme dit dans le film.
22:53La question de fond, quand même,
22:54par rapport à l'éthique...
22:55Un film qui a plus de 40 ans.
22:56Tout à fait, oui.
22:57J'étais enfant.
22:59Mais c'était flippant à l'époque déjà.
23:01Non, la question de fond, quand même,
23:02tu le disais, par rapport à l'éthique.
23:03La question de fond, elle est là.
23:04C'est que, par rapport à l'Europe,
23:06pendant les armes de l'Europe,
23:07on a la Chine, l'Europe, les Etats-Unis,
23:09qu'est-ce qu'on fait ?
23:09On a des bons sentiments,
23:10on ne franchit pas certaines lignes,
23:13mais les autres le font.
23:14Qu'est-ce qu'on fait pour notre propre défense ?
23:17En gros, c'est le principe
23:17des armes bêtes
23:18versus les armes intelligentes.
23:20Quel choix on va faire ?
23:22Et c'est une vraie question,
23:23et je pense que la question de l'éthique
23:24n'est pas le seul élément
23:25qui permet de prendre le choix.
23:26C'est pas le maire liquide qui a dit,
23:27de toute façon, la question,
23:28c'est plus IA ou pas IA dans les armes.
23:31Enfin, si c'est les armes intelligentes
23:33et les armes pas intelligentes.
23:34C'est ça. Exactement.
23:36Et rappelons que, de temps en temps,
23:37l'IA hallucine.
23:38On le voit.
23:39Ouais, enfin, l'IA générative.
23:42Non, mais est-ce qu'on n'est pas à l'abri
23:44d'erreurs, si tu veux ?
23:45Il peut y avoir des biais,
23:46il peut y avoir des injections
23:47de promptes malveillants,
23:49il peut y avoir plein de trucs.
23:50Mais bien sûr, bien sûr.
23:51Bruno, et après, Jérôme.
23:55Ben, Jérôme, je pense que ce qu'il allait dire,
23:58c'est aussi, ce qui va être intéressant à suivre,
24:00et ça, probablement que d'ici un an, deux ans,
24:02on entendra parler,
24:03mais vous pouvez être certain
24:04que dans la préparation de l'IA offensive,
24:08il y a les promptes ou les requêtes
24:12qui vont infecter les systèmes des opposants.
24:15Et donc, ça, il n'y a personne qui est à l'abri.
24:17Autant Israël ou les États-Unis,
24:20puis jusqu'à un certain niveau, l'Iran,
24:22qui jouait aussi avec ça.
24:24Donc, à l'utilisation de l'IA,
24:25à un moment donné,
24:26il y a probablement des gens
24:27dans certaines opérations,
24:29particulièrement de l'aide à la décision,
24:31quand on utilise l'IA.
24:33S'ils se font infecter ça
24:34par le camp qu'ils sont en train d'attaquer,
24:38ben ça aussi, ça va générer
24:40des informations qui sont erronées.
24:42Peut-être que c'est une nouvelle façon
24:44d'être offensif et de se défendre
24:47en allant jouer et corrompre,
24:50en quelque sorte, l'IA
24:51qui aide, par la suite,
24:53les militaires à travailler.
24:55Et c'est ça aussi qui va être intéressant
24:56à voir dans les prochains mois.
24:58War Games 2, ben voilà.
25:00Moi, ce qui me fait peur le plus,
25:03peut-être, dans l'histoire,
25:04c'est un peu le phénomène
25:05qu'on a constaté avec l'IA
25:06au service des médecins,
25:08où l'IA vient aider le corps médical,
25:10vient l'augmenter,
25:11apporter plein de choses et tout.
25:12Et qu'est-ce qui se passe, du coup ?
25:14Il y a des études qui ont montré ça,
25:16que les médecins se désengagent
25:18et ils ont tendance à faire
25:19plus confiance à l'IA.
25:20Bon, ben, elle a dit que,
25:21ou bien, etc.
25:22Parce qu'on a un biais humain
25:23qui est de dire que la machine
25:24est meilleure que nous.
25:25Oui, c'est ça.
25:25Et puis, au bout d'un moment,
25:26on va se rendre compte
25:27qu'elle ne fait pas d'erreur.
25:27Donc, on se dit,
25:29super, génial, je lui fais confiance.
25:30Donc, si les militaires
25:32qui, in fine, aujourd'hui,
25:33valident ou pas les frappent en question,
25:36décident à la fin de dire,
25:37oui, bon, ben, moi,
25:38je ne l'aurais pas fait,
25:38mais l'IA dit qu'il faut le faire.
25:40Donc, on va le faire.
25:41Là, c'est chaud.
25:42C'est très, très chaud.
25:44Juste pour conclure,
25:44la question qui se pose quand même rapidement,
25:46c'est la question de la souveraineté
25:47numérique de tout ça.
25:48Et ça pose une question sur la,
25:50on va dire,
25:50ce que l'Europe doit faire,
25:51tout simplement.
25:52Alors, on a déjà le problème
25:54de dire que des pays
25:54ont acheté les F-35,
25:55mais ils ne peuvent pas décoller.
25:57Donc, par conséquent,
25:58demain, qu'est-ce qu'on va faire là-dessus ?
25:59Et ça pose une vraie question,
26:00ça peut être un coup de booster
26:01pour beaucoup de choses.
26:02Je ne pense pas qu'à Mistral,
26:03mais je pense à d'autres startups
26:04qui travaillent dans le domaine de l'armée.
26:06Il y a quelque chose
26:07qui va se passer autour de ça.
26:08Mais Mistral qui a passé des contrats
26:09avec l'armée française.
26:13On revient dans un instant,
26:14bientôt 20h.
26:15Tech & Co, la quotidienne,
26:16on est de retour après cette petite pause.
26:18A tout de suite.
26:20Tech & Co, la quotidienne,
26:22le débrief de la tech.
26:25Voilà le retour de Tech & Co,
26:26la quotidienne à suivre comme sujet.
26:29Dans quelques instants,
26:30on évoquera l'éducation nationale
26:34qui, vous le savez,
26:36stocke évidemment beaucoup de données
26:37dans son cloud pour diverses raisons
26:39et aussi a forcément des suites
26:42d'office, de travail.
26:45L'éducation nationale
26:47qui a décidé de re-signer avec Microsoft.
26:49Et effectivement, ça provoque un tollé
26:51car on se dit,
26:53Microsoft, acteur américain
26:56qui confie ses données,
26:57en tout cas,
26:58l'éducation nationale
26:59qui confie ses données à Microsoft,
27:01ça pose problème.
27:02On va en parler dans quelques instants.
27:03Puis on évoquera aussi Pascal,
27:05vous savez,
27:05notre pépite du quantique
27:08qui s'apprête,
27:10si tout va bien,
27:11à entrer en bourse.
27:13Mais pour débuter,
27:15parlons d'IA et d'Hollywood
27:17qui est en train de complètement
27:19retourner sa veste
27:20par rapport à l'IA.
27:21Et je parle d'Hollywood
27:22après avoir regardé
27:23avec grande méfiance
27:24ces outils
27:24qui bouleversent
27:25la production cinématographique.
27:27De plus en plus de studios
27:29mais aussi d'acteurs connus
27:30sont en train de s'en emparer.
27:32On est passé en fait
27:33de la confrontation
27:34à l'adoption.
27:36Anthony Morel
27:36nous expliquait tout ça
27:37ce matin
27:38dans Good Morning Business.
27:40C'est ça,
27:41on commence à l'assumer,
27:42on commence à la revendiquer
27:44et y compris d'ailleurs
27:45des stars d'Hollywood.
27:46C'était un discours
27:47iconoclaste
27:48il y a encore quelques mois.
27:49Et là,
27:49on a eu des exemples
27:50très intéressants.
27:51Il y a quelques jours,
27:51Netflix a annoncé
27:53le rachat d'une entreprise
27:55créée par Ben Affleck.
27:56Ben Affleck,
27:57on le connaît
27:57pour ses rôles
27:58dans Argo,
27:59dans Batman,
28:00dans Armageddon aussi.
28:02On ne savait pas
28:02que discrètement,
28:03il avait créé
28:03une start-up
28:04d'intelligence artificielle
28:05en 2022.
28:06Une start-up
28:07qui s'occupe
28:07de concevoir
28:08des outils de post-production.
28:09Donc en gros,
28:10c'est l'IA
28:10qui va recréer
28:12un plan manquant,
28:13qui va recadrer une image,
28:16gagner du temps
28:16en réalité au monde du cinéma.
28:18Et c'est ça,
28:18le discours,
28:19c'est de ne pas dire
28:19qu'on va remplacer
28:20évidemment tous les métiers,
28:21mais on va pouvoir
28:22venir faire gagner du temps
28:23à tout un tas de métiers
28:24dans le monde du cinéma.
28:25Et c'est un exemple
28:26parmi plein d'autres.
28:27On a eu par exemple
28:28ces derniers mois
28:29Mathieu McConaughey
28:30et Michael Caine,
28:31deux grands acteurs
28:32là encore,
28:33qui se sont alliés
28:34avec Eleven Labs,
28:35un géant de l'intelligence
28:35artificielle,
28:36pour cloner leur voix
28:37et la prêter
28:38ou plutôt la louer
28:39à la demande.
28:40Donc on peut louer
28:41aujourd'hui la voix
28:41de Mathieu McConaughey.
28:42On a aussi Robert Donny Jr.
28:44Alors je ne l'ai pas mis
28:45sur le petit visuel
28:45parce qu'il a une relation
28:46un petit peu plus compliquée
28:47avec l'IA.
28:48Lui, il a un fonds d'investissement
28:49dans l'intelligence artificielle,
28:50donc il a beaucoup investi,
28:52mais pas forcément
28:53directement dans le cinéma.
28:54Sur le cinéma,
28:55il a une position
28:56qui est assez claire.
28:57Il dit non, non,
28:57mais moi,
28:57s'il y a un réalisateur
28:58qui recrée mon image en IA,
29:00même quand je serais mort,
29:01je lui colle un procès
29:02comme jamais il en a vu.
29:03Donc voilà,
29:03c'est l'IA OK,
29:04mais pas pour faire n'importe quoi.
29:05Et le pionnier dans ce domaine,
29:06c'était Ashton Kutcher,
29:09qui lui aussi a investi
29:10dans la tech assez massivement,
29:12notamment dans l'intelligence artificielle
29:13et qui disait dès 2022,
29:14donc on était juste à 2023,
29:16mais juste après la sortie
29:17de ChatGPT,
29:18pourquoi on s'embêterait
29:19à filmer des plans d'extérieur
29:20d'une maison
29:20quand on peut créer
29:21la même chose
29:22pour quelques dollars ?
29:23Demain, au lieu de regarder
29:24un film que quelqu'un a réalisé,
29:25je générerais
29:26et regarderais mon propre film.
29:28Là encore,
29:28discours totalement,
29:30totalement iconoclaste
29:30il y a quelques mois.
29:32Eh bien voilà,
29:33ça y est,
29:33la boîte de Pandore est ouverte,
29:35finalement,
29:35ça y est,
29:35la brèche est là
29:36et l'IA est en train
29:37d'envahir en fait
29:38tous les outils
29:39de post-production.
29:41Alors, attention,
29:42la start-up
29:43qu'avait créée
29:43il y a 4 ans,
29:44Ben Affleck
29:45et qui a été rachetée
29:45par Netflix,
29:46ne permet pas
29:47de faire des films en IA.
29:48Elle est là simplement,
29:50comme l'expliquait Anthony,
29:51d'aider en post-production,
29:53recadrer les images,
29:54etc.
29:55Mais,
29:55comme le disait Anthony,
29:56ça fait gagner du temps tout ça.
29:58Mais la vision
29:59d'Ashton Kutcher
29:59qu'il évoque,
30:00elle est intéressante
30:01parce qu'elle va plus loin.
30:02Ce n'est pas seulement
30:03la post-production,
30:04c'est la production
30:05tout court.
30:06Mais écoute,
30:07moi je trouve
30:07que c'est une bonne nouvelle.
30:08Il faut arrêter
30:09de pleurnicher,
30:10d'avoir la trouille,
30:12etc.
30:12L'IA est là,
30:13c'est évident
30:14que ça va aller
30:14sur le terrain
30:15notamment
30:16de la création artistique.
30:18C'est déjà dans la musique,
30:20c'est déjà dans le cinéma.
30:21Bon,
30:21il faut embrasser le truc,
30:23il ne faut pas avoir
30:24une attitude
30:25de...
30:25Alors bon,
30:25je ne travaille pas
30:26dans le cinéma,
30:26donc c'est peut-être
30:27plus facile pour moi
30:28de dire ça.
30:29Et nonobstant,
30:30les énormes problèmes
30:31pour ceux
30:33qui ne sont pas
30:33des méga-stars
30:34et qui auront plus
30:35de difficultés
30:36évidemment
30:36à faire face
30:38à ce tsunami.
30:39Mais de toute façon,
30:40ça arrive.
30:40Donc il faut surfer
30:41sur la vague,
30:42il ne faut pas essayer
30:42de passer dessous.
30:43Et Ben Affleck
30:44qui au passage
30:45n'a plus de soucis d'argent,
30:47s'il en avait,
30:48je pense que ça s'est réglé,
30:49puisqu'il faut savoir
30:50qu'il a signé
30:50un autre contrat
30:52avec Netflix,
30:53puisqu'il a,
30:54avec Matt Damon,
30:56produit des films
30:57qui ont été
30:57un tel succès
30:58sur Netflix
30:59que Netflix
31:00a décidé
31:01de signer
31:02l'exclusivité
31:03de leur talent
31:04finalement
31:05pour créer
31:06les prochains
31:07blockbusters
31:07de Netflix
31:08dans les années
31:09qui viennent.
31:09Donc,
31:10rachat de start-up
31:11plus ce contrat
31:12à mon avis juteux
31:13pour faire de nouveaux films,
31:14c'est plutôt pas mal.
31:15Bruno,
31:16qu'est-ce que tu en penses
31:16de tout ça ?
31:18Je pense que
31:19c'est deux amis
31:20qui sont très heureux
31:21et qui vont probablement
31:22avoir la liberté
31:24de faire ce qu'ils veulent.
31:25Mais un peu
31:26comme Jérôme le disait,
31:27aujourd'hui,
31:28je pense qu'il y a
31:30un constat à Hollywood.
31:31D'ailleurs,
31:32c'est Open AI
31:32qui le disait
31:33l'an dernier
31:35quand ils ont sorti
31:36Sora,
31:37eux,
31:38ce qu'ils veulent faire,
31:38c'est prouver à Hollywood
31:40que l'avenir
31:41est dans leurs outils
31:42et il y a une équipe
31:43qui est encore
31:44en train de travailler,
31:45mis à part
31:45leur activité militaire,
31:47il y a une équipe
31:48qui est en train
31:48de travailler
31:48chez Open AI
31:49pour développer
31:50le premier long-métrage
31:51d'animation
31:52qui sera fait
31:52totalement
31:53à partir de l'IA.
31:55Ça,
31:55une fois que ça sera
31:56présenté à l'affiche
31:57et peut-être présenté
31:58sur Netflix,
31:59imaginez la tête
32:00des autres studios,
32:02des Disney et compagnies
32:04qui ont investi
32:04des fortunes
32:05dans des équipes
32:07de travail
32:08qui vont se rendre compte
32:08que finalement,
32:09on peut arriver
32:11avec plusieurs centaines
32:12de millions en moins,
32:14arriver à produire
32:14quelque chose
32:15d'aussi grande qualité.
32:16C'est ce qui pointe
32:17au bout du nez
32:18de ces gens-là.
32:19Alors,
32:19comme Jérôme le dit,
32:20je pense que vaut mieux
32:21se préparer
32:22et préparer
32:23notre entrée
32:24dans ce milieu-là
32:25plutôt que d'essayer
32:26d'arrêter une vague
32:28qui est de la hauteur
32:29d'un tsunami
32:29qui s'en vient.
32:30Oui,
32:31parce que Damien,
32:31on est au tout début,
32:32en fait.
32:32Moi,
32:32je ne suis pas tout
32:33d'accord avec vous,
32:33messieurs,
32:34mais vraiment pas.
32:35Mais Jérôme,
32:35il le sait.
32:38On s'est gentiment pris
32:39le bec sur Twitter
32:40il y a quelques jours,
32:41très gentiment,
32:42mais juste qu'on n'était
32:43pas d'accord,
32:43c'était sur une question
32:43des doubleurs.
32:45Ce n'est pas parce qu'on peut
32:46qu'on doit.
32:47Autrement dit,
32:48la question de fond,
32:49là,
32:50dans le cas de Netflix,
32:51c'est que c'est une société
32:51qui fait de la post-prod.
32:53Donc,
32:53en gros,
32:54c'est des effets spéciaux,
32:57des FX,
32:57comment dire,
32:59en anglais.
33:00D'ailleurs,
33:00c'est ce que faisait déjà
33:02un James Cameron lui-même
33:04qui dit,
33:04moi,
33:04je fais des films,
33:05mais j'utilise déjà l'IA
33:06depuis bien longtemps
33:06pour faire des choses
33:07dans mes films,
33:08mais ça ne m'empêche pas
33:08d'utiliser des vrais acteurs
33:09et je continuerai à les utiliser
33:10pour faire des films.
33:13Donc,
33:14je pense que la question de fond...
33:15Tout à fait.
33:16Je pense qu'il faut distinguer
33:17deux choses.
33:17Il y a les outils comme ceux-là
33:19qui,
33:19effectivement,
33:20permettent de gagner du temps,
33:21d'aller plus vite,
33:21comme on a plein d'autres outils
33:22qui permettent de faire
33:23plein de choses géniales
33:24et tant mieux.
33:25Après,
33:26on a d'autres éléments
33:26qui,
33:27pour moi,
33:28sont les questions de,
33:29on va dire,
33:30de lignes
33:30à transgresser ou pas.
33:33Est-ce qu'il faut prendre
33:34un acteur qui est décédé
33:35et le réanimer ?
33:36Si oui,
33:37de quelle manière ?
33:38Est-ce qu'on doit se passer
33:39de doubleurs ?
33:40Et est-ce qu'on doit faire
33:41uniquement des doublages
33:42IA ou pas ?
33:44C'est des vraies questions.
33:45Je pense qu'ils sont des choix
33:46quasiment de société.
33:47C'est des choix de culture,
33:48en fait.
33:50Et moi,
33:50personnellement,
33:51qui suis assez attaché
33:52à certaines choses,
33:53je trouve qu'aujourd'hui,
33:54une IA n'a pas la finesse
33:55d'un doubleur,
33:56elle n'a pas la finesse
33:56dans un film.
33:58On peut produire
33:59des trucs géniaux,
34:00je veux dire,
34:00avec différentes IA,
34:01pour moins cher,
34:02c'est vrai.
34:02Donc,
34:03ça ouvre la porte
34:03à des super créateurs
34:04qui n'avaient pas les moyens
34:05d'imaginer des choses super
34:06et de pouvoir les faire.
34:07Je trouve ça génial,
34:08donc ça peut révéler
34:09des talents.
34:10Mais derrière ça,
34:12est-ce que ça ne va pas
34:13nous donner quelque chose
34:13qui sera un peu
34:14préfabriqué et froid ?
34:15Quand on regarde
34:15ce que produit Seedance,
34:17qu'il y a chinoise,
34:18qui a pompé tous
34:19les films d'Hollywood
34:19et qu'un seul coup,
34:20Hollywood s'est mis en panique
34:21en disant,
34:21waouh, attention,
34:22ça fait des magnifiques
34:23films d'action, etc.
34:24Ok.
34:25Mais tout ça,
34:25ça reste très préfabriqué
34:27quelque part.
34:28Donc,
34:28refaire un nouveau Marvel,
34:30why not ?
34:30Faire quelque chose
34:31qui sortira de ça,
34:32c'est la question
34:33que je me pose.
34:34Où est-ce qu'on va
34:35envoie encore
34:35cet degré de liberté
34:37que la machine
34:37ne va pas, on va dire,
34:38enfermer de par les films
34:40qu'elle aura pompés,
34:42engrangés
34:42et ensuite ressortira ?
34:44C'est là où je me pose
34:44la vraie question.
34:45Mais c'est pour ça
34:45que je pense qu'il ne faut
34:46pas mélanger le fait
34:48qu'il y a des choses
34:49qui vont se faire,
34:50mais ça ne veut pas dire
34:51que ça va tout remplacer.
34:52Moi, je suis persuadé
34:52qu'il y aura toujours
34:54de la création humaine.
34:55Ce sera un côté
34:56un peu premium,
34:57mais il y a plein de films
34:58et soyons même très durs
35:00qui sortent aujourd'hui
35:01et des films français,
35:02mais franchement,
35:03qui ne méritent pas
35:04de coûter ce qui coûte,
35:05qui pourraient être fait
35:06beaucoup moins cher
35:06et pour un résultat
35:09et pour un nombre
35:09de spectateurs,
35:11pareil.
35:12Donc, ce que je veux dire,
35:13c'est que
35:15ce n'est pas
35:17une substitution totale.
35:20Et puis, ton argument
35:21de dire
35:22que ce n'est pas aussi bien
35:23quand c'est de l'IA
35:24que quand c'est des humains,
35:26tu sais très bien
35:27que ça,
35:28c'est une chose
35:29qu'on peut de moins en moins
35:30dire en technologie.
35:31Ce n'est pas aussi bien
35:32aujourd'hui,
35:32mais ce sera mieux demain.
35:34Alors moi,
35:34personnellement,
35:35je ne fais pas partie
35:35des 85% de gens
35:36qui regardent des films doublés.
35:38Je déteste les films doublés.
35:40Même par des humains,
35:41je trouve ça horrible.
35:42Je n'y crois pas
35:43une seconde.
35:44Donc, je préférerais
35:46un doublage
35:46bien fait par IA
35:48avec la voix
35:48du vrai comédien
35:50qui reprendrait même
35:51les intonations du comédien
35:52plutôt que ces espèces
35:53d'intonations chantantes.
35:54Tiens, ça, c'est un tacle
35:55pour mon ami québécois
35:56puisqu'il y a plein de doublages
35:57qui se font au Québec,
35:58mon cher Bruno.
35:59Si on sait que c'est
36:00une industrie chez vous.
36:01Non, enfin bon,
36:02je ne veux pas mélanger
36:03mon avis personnel.
36:06Moi, je n'aime pas ça.
36:07Mais je pense que
36:08de toute façon,
36:09ça va se faire.
36:10Il n'y a pas 36 000 options.
36:13Ça va se faire.
36:14Et le fait de dire
36:15non, ce n'est pas bien,
36:16il y a une question morale,
36:17ce n'est pas aussi bon, etc.
36:18Non, ce n'est pas la question morale.
36:20C'est la question de se dire
36:21qu'est-ce qu'on veut arriver
36:22à garder
36:23qui est peut-être
36:23une certaine qualité.
36:26Tu sais, c'est comme
36:28lorsque...
36:28Enfin, tu prends
36:29le cinéma français,
36:29par exemple.
36:30Il existe encore
36:30parce qu'il y a eu des lois
36:32à un moment
36:32qui ont fait que
36:32dans son modèle de financement,
36:34un Netflix, aujourd'hui,
36:35finance le cinéma français.
36:37Un Prime Video aussi.
36:39Donc, il y a des lois
36:39qui ont été mises en place
36:40pour dire qu'on doit sauvegarder
36:41ce qu'on appelle
36:41l'exception culturelle
36:42et qui fait qu'aujourd'hui,
36:43le cinéma français
36:44est un des rares encore en Europe
36:45qui tient la dragée haute
36:46quand tu regardes les chiffres,
36:46même s'il y a des mauvais films,
36:47on est d'accord,
36:48au cinéma américain.
36:50Donc, il y a une volonté
36:51de faire fonctionner un système.
36:52Bien sûr qu'il y a des choses
36:54qui évoluent
36:54et bien sûr qu'il ne faut pas
36:55être arriéré.
36:56Je suis d'accord avec toi.
36:58Mais moi, je fais appel
36:59au droit à la nuance.
37:00C'est-à-dire, en gros,
37:00de dire qu'il y a peut-être
37:01des choses qu'il faut peut-être
37:02se demander si on n'a pas
37:03envie de les sauvegarder
37:04ou essayer de voir
37:04comment on peut les adapter
37:05en douceur dans la manière
37:06par rapport à un monde
37:07qui est très dur aujourd'hui
37:09et notamment où les technologies
37:10ont des ruptures
37:11extrêmement violentes.
37:13Je pose cette question-là.
37:15Moi, je pense que...
37:16Alors, Bruno, après,
37:18bien sûr.
37:18Je pense que le talent humain
37:21s'exprimera toujours,
37:22même avec un outil comme l'IA.
37:25Et ça permettra même,
37:26je pense,
37:27à des talents
37:28qui n'ont pas la possibilité
37:30d'accéder à des outils
37:31et des budgets...
37:33Vous êtes d'accord ?
37:34monstrueux comme il le faut
37:36aujourd'hui pour faire
37:37un blockbuster,
37:38de pouvoir s'exprimer
37:39et de faire
37:40ou des courts-métrages
37:41ou des films d'animation
37:42ou même des films d'action
37:45finalement devant leur Mac,
37:46devant leur PC
37:46avec des outils
37:47qui vont maîtriser
37:48à la perfection
37:48et qui seront de bons films
37:51parce qu'ils auront donné
37:53leur âme à ces films-là.
37:54Pour les créateurs
37:55qui ont envie de créer
37:55un truc génial,
37:56ce sera super.
37:57Et on le voit aujourd'hui.
37:58Il y a des festivals
37:59de films avec des trucs géniaux.
38:00La question,
38:01c'est plutôt des Disney
38:02ou des grands majors
38:03qui vont se dire
38:04je vais pouvoir grignoter.
38:05Tu as un peu de budget,
38:05je vais pouvoir grignoter un peu plus.
38:06Oui, mais tu sais, regarde.
38:07C'est ça qui me pose question.
38:08Moi, c'est souvent l'exemple
38:09que je prends.
38:09Un Pixar, par exemple.
38:10Un Pixar,
38:11il n'y a rien de plus tech
38:12qu'un dessin d'animation de Pixar.
38:15Il n'y a pas de comédien,
38:16il y a tout ça.
38:17Mais la plupart des gens
38:18pleurent à la fin d'un Pixar.
38:19C'est ça qui est terrible.
38:20C'est la qualité de la réalisation
38:22et surtout de l'histoire.
38:23Voilà.
38:23Mais parce que derrière,
38:24il y a des humains
38:25qui se servent d'outils technologiques
38:27qui font que justement,
38:28ils arrivent à restituer une émotion.
38:30Je suis d'accord avec toi.
38:30Et je pense qu'avec l'IA,
38:31de la même manière,
38:32on y arrivera.
38:32Si demain Universal dit
38:33je sais, je sors le premier film
38:34avec le premier scénario
38:35écrit par une IA,
38:36je demande à voir.
38:37Parce que je pense
38:38qu'on aura quelque chose
38:38qui sera peut-être super
38:39mais qui sera du McDo.
38:41On verra bien.
38:42Tiens, puisqu'on tu évoquais
38:43tout à l'heure
38:44le métier de doubleur.
38:46Sachez que le 18 mars,
38:48j'aurais le plaisir
38:48de recevoir sur le plateau
38:50de Tech & Co
38:51Patrick Kuban
38:52qui est artiste, interprète.
38:54C'est la voix de Canal.
38:55Donc il a une belle voix,
38:56etc.
38:57Il fait plein d'autopromos, etc.
38:58Je crois qu'il fait
38:59la promo aussi d'RTL2,
39:01enfin les jingles d'RTL2.
39:02Il sera avec Emmanuel Curtil.
39:04Ah oui, je ne sais pas
39:05s'il voyait qui.
39:05C'est la voix de Jim Carrey.
39:07C'est la voix de Jim Carrey,
39:08entre autres.
39:09Il a fait plein de voix.
39:12C'est un comédien
39:14qu'on ne connaît pas
39:15mais dont on connaît sa voix.
39:16J'espère qu'ils ont protégé
39:18leur voix, ces gens-là.
39:18Eh bien, tu sais quoi ?
39:19Ils seront sur le plateau
39:20de Tech & Co
39:21parce que j'aurais envie
39:21de les recevoir.
39:22Ils sont assez pushy là-dessus.
39:24C'est-à-dire qu'ils veulent
39:25défendre leur métier.
39:26Ils ont raison.
39:28Ils vont nous expliquer
39:30comment ils veulent
39:31le défendre,
39:31comment ils peuvent
39:32le défendre
39:32et surtout,
39:33comment vont-ils réagir
39:34face à l'arrivée
39:35de cette IA ?
39:36Et c'est vrai,
39:37tu le disais,
39:38peut-être que demain,
39:39doubler un film d'Al Pacino
39:40avec sa voix en français,
39:43avec son intonation,
39:45ça sera peut-être...
39:45Des fois,
39:45il y a des très mauvais doublages,
39:46je suis d'accord avec toi là-dessus.
39:47Je préfère la voix,
39:48la voix originelle,
39:49je suis complètement d'accord avec toi.
39:50Et puis, des fois,
39:51il y a des choses
39:51qui sont un peu magiques.
39:53Je ne les ai jamais vues.
39:54Jim Carrey,
39:55splendide !
39:56Tout ça,
39:56ça a été inventé
39:57en fait par Emmanuel Curtil,
39:59justement.
39:59Mais bon,
40:01on reviendra,
40:02ça sera le 18 mars
40:03pour ce sujet
40:04sur les doubleurs.
40:06On enchaîne avec...
40:07Oui ?
40:08Je crois que Bruno...
40:09Oui, Bruno, pardon,
40:09excuse-moi.
40:11Vas-y, Bruno.
40:12Heureusement que Jérôme
40:13est sur la pièce de tour.
40:14Merci, Jérôme.
40:16Mais non,
40:16ce que je voulais ajouter
40:18pour compléter,
40:18c'était que
40:19ce qu'on est en train de voir
40:21du côté de Hollywood,
40:22mis à part l'acquisition
40:23qui s'est faite
40:23de la compagnie de Ben Affleck,
40:24c'est aussi des outils d'IA
40:26qui demandent
40:27le savoir-faire
40:28et la connaissance
40:29de professionnels.
40:30Mis à part, bon,
40:31le script
40:32qui va répondre
40:34aux besoins
40:35d'un réalisateur
40:35et qui va mettre
40:37à même la machine
40:38ou l'IA de production
40:39son information.
40:40Après,
40:40il y a le directeur photo
40:41qui va travailler
40:42sur les angles
40:43de prise de vue
40:44qu'on va demander
40:45à l'IA de générer.
40:46Les gens qui s'occupent
40:47de la décoration
40:47qui vont faire
40:49des propositions
40:49au niveau de l'endroit.
40:51L'éclairagiste
40:52qui va faire
40:52des propositions
40:53au niveau éclairage.
40:54Il y a tout un savoir-faire
40:56qui est humain,
40:57qui font partie
40:58de grands métiers
40:59de cet art
41:01qui est le cinéma.
41:02Et ça,
41:03il y a des solutions
41:03qui sont en train
41:04d'être développées,
41:05j'en ai vu,
41:06qui vont faire appel
41:07à ces capacités-là.
41:08Alors,
41:09probablement que
41:10on va être capable
41:11d'aller rejoindre
41:12le plaisir
41:13d'un Jérôme
41:14et,
41:15je ne veux pas
41:16la nostalgie,
41:16je ne veux pas être méchant
41:17de Damien,
41:18avec un outil
41:19comme ça.
41:21bon,
41:22en tout cas,
41:22sujet passionnant,
41:23bien évidemment,
41:24qui évolue en plus
41:25tous les mois,
41:25c'est ça qui est incroyable.
41:27On enchaîne
41:28avec la souveraineté numérique,
41:30vaste sujet
41:31qu'on évoque
41:33souvent dans
41:34Técalco,
41:35c'est vrai qu'il y avait
41:36longtemps,
41:37avec, encore une fois,
41:38ce cas étonnant,
41:40l'éducation nationale
41:41qui est,
41:41on va dire quand même,
41:43qui est,
41:44comment dirais-je,
41:45devrait être,
41:45au fait,
41:46de tous ces sujets
41:48liés à la souveraineté,
41:50à la protection des données,
41:52etc.,
41:52l'éducation nationale
41:53qui a renouvelé,
41:54en fait,
41:55son contrat
41:56avec Microsoft,
41:57pour 4 ans,
41:58en plus.
41:59Ce n'est pas un an
42:00en disant,
42:00on attend pour voir
42:01ce qui va se passer
42:02et puis on verra
42:03dans un an.
42:04Non,
42:04là,
42:04c'est 4 ans.
42:05Ils sont forts,
42:06les commerciaux de Microsoft.
42:07Ils sont très,
42:08très forts.
42:08Ils sont très,
42:08très forts.
42:09Mais tout ça,
42:11évidemment,
42:11alors,
42:12je crois que c'est vraiment
42:13les suites Office
42:14qu'on connaît
42:15et qu'utilise aujourd'hui
42:16le corps enseignant,
42:17en fait.
42:18Et je pense
42:19plus le ministère
42:20de l'éducation nationale
42:21et plus du cloud.
42:22Alors,
42:22d'après ce que j'ai compris,
42:23le cloud,
42:23ce n'est pas le cloud
42:24de Microsoft.
42:25Non.
42:25C'est du cloud local
42:28géré en France.
42:29Mais avec la couche
42:30Microsoft dessus.
42:31Ça doit être bleu,
42:32a priori.
42:33Bah oui.
42:34Ouais,
42:34mais alors pourquoi
42:34ils ne disent pas bleu ?
42:36Mais pourquoi ils disent
42:36Microsoft ?
42:37Pour que ça frappe
42:38plus les esprits.
42:40Ouais,
42:40mais ça frappe
42:41dans le mauvais sens,
42:42tu vois.
42:43C'est bizarre.
42:44Qu'est-ce que tu en penses ?
42:45J'en pense qu'effectivement
42:46ça fait un peu désordre
42:47vu le discours ambiant,
42:50etc.
42:50Vu ce qu'on a aperçu
42:52par ailleurs,
42:53tu as reçu,
42:53je crois,
42:54les gens de la suite
42:55qui ont développé
42:56cette suite bureautique
42:57pour l'administration.
42:58Bah on se dit,
42:59c'est vrai,
43:00pourquoi pas plutôt
43:00aussi dans l'éducation nationale
43:02et tout.
43:03Après,
43:03visiblement,
43:04les gens qui ont décidé
43:05de reconduire ce contrat,
43:07c'est parce qu'ils ont été
43:08convaincus par deux choses,
43:09visiblement,
43:10les tarifs
43:11qui doivent être
43:12particulièrement attractifs
43:13et puis la continuité
43:15de service
43:15parce que changer
43:16de système,
43:17changer de suite bureautique,
43:18ça veut dire
43:19une migration
43:20à l'échelle
43:21de l'éducation nationale,
43:22ça doit être un chantier
43:22qui doit coûter
43:23un certain prix
43:24et avec pas mal
43:25d'arrachage de cheveux,
43:26je pense,
43:27donc ils jouent
43:27la tranquillité
43:28et Microsoft
43:29s'est vautré là-dessus
43:30et là-dedans,
43:31ils auront eu tort
43:32de ne pas en profiter.
43:33Donc d'un côté,
43:34c'est pas bien,
43:35d'un autre côté,
43:37je trouve,
43:37je pense qu'il ne faudrait pas
43:39que cette histoire
43:39de souveraineté
43:40et de quête de la souveraineté,
43:41ça nous fasse tomber
43:43vers des postures
43:44qui ne sont plus
43:45que des postures
43:46et qu'on soit
43:48finalement
43:48le bien,
43:49le mal,
43:51dès qu'il y a du Microsoft,
43:52c'est pas bien,
43:53etc.
43:54Comme les autres,
43:55comme Google,
43:56comme Amazon,
43:56ils font énormément d'efforts
43:58pour essayer
43:58d'être respectables
43:59en essayant
44:01de couper un peu
44:02les ponts
44:02avec les Etats-Unis
44:03à travers Bleu
44:03et autres,
44:05apparemment,
44:06je ne suis pas
44:06dans les petits papiers,
44:07mais il semblerait
44:07que des SI
44:09se laissent convaincre
44:11et des administrations.
44:13Donc,
44:13je pense que
44:13ce n'est pas tout blanc
44:14ou tout noir,
44:15ce truc-là.
44:16Oui.
44:18Damien ?
44:18Alors,
44:19toi,
44:19en plus,
44:19tu es un peu
44:20de la partie,
44:20là.
44:21Oui,
44:21sur la partie éducation.
44:23Éducation.
44:24Le point important,
44:25c'est l'éducation nationale.
44:26Autrement dit,
44:26c'est le poids de la machine.
44:28Et donc,
44:28tu as une logique
44:29de lock-in,
44:30c'est-à-dire,
44:30en gros,
44:30est-ce qu'il faut vraiment
44:31faire l'effort
44:32de tout changer
44:32ou est-ce que,
44:33quelque part,
44:33ce n'est pas si mal que ça ?
44:35Quand tu regardes
44:35l'immensité de la montagne
44:36à devoir gravir
44:37pour tout changer,
44:38tu te dis que finalement,
44:38on n'est peut-être pas
44:39si mal que ça.
44:40Oui,
44:40ça pose la question
44:41du sujet de la souveraineté
44:42qui est actuellement en cours.
44:43À mon sens,
44:45est-ce à dire
44:45que c'est moins d'enjeux ?
44:47Est-ce qu'on peut comparer
44:48les données de santé
44:48avec les données
44:49de l'éducation nationale ?
44:50Je ne sais pas.
44:50Mais effectivement,
44:51je trouve plus intéressant
44:52d'avoir un combat
44:53sur le fait de devoir changer
44:55les données de santé
44:56de Microsoft
44:56vers un hébergement différent
44:57que peut-être se dire
44:58est-ce que c'est vraiment
45:03à devoir changer un système
45:04quand il est installé ?
45:05Et ça,
45:05ce n'est pas facile.
45:07La Défense aussi française
45:09fonctionne sur Windows
45:11hormis la gendarmerie
45:12qui a fait le choix
45:13à l'époque
45:13d'être sur Linux.
45:15Donc,
45:15c'est quelque chose
45:15qui est complexe.
45:16Par contre,
45:17le fisc est en open source,
45:19qui a pris ça aujourd'hui,
45:19n'est pas sur Microsoft
45:20et n'a jamais pensé y être.
45:23Pour eux,
45:23c'était absolument...
45:25Ça aurait été aberrant
45:26de mettre
45:26toutes nos données fiscales
45:27chez un acteur américain.
45:29Comme quoi,
45:30tant mieux.
45:31Dans l'éducation,
45:32il n'y a pas de problème.
45:32Dans l'éducation,
45:33il n'y a pas de problème.
45:34Mais bon,
45:34il y a la question...
45:35C'est vrai qu'après,
45:36il peut y avoir la question
45:37de se dire
45:37les économies
45:38qui peuvent être liées à ça.
45:39Mais aujourd'hui,
45:39c'est une tellement grosse machine
45:41que, à mon sens,
45:41oui,
45:42le choix était quasiment joué.
45:43Oui.
45:44C'est-à-dire que là,
45:44on est vraiment coincé.
45:45Bruno ?
45:46Vous l'avez dit au début.
45:48Je pense que,
45:48en tout cas,
45:49en ce qui me concerne,
45:51là,
45:51je le dis d'un point de vue
45:52de Canadien
45:52qui a un voisin
45:54qui nous pose
45:55les mêmes problèmes
45:56qu'ils sont en train
45:57de vous poser.
45:59il y a l'outil
46:00que Microsoft propose
46:01à l'éducation nationale.
46:02Mais il y a aussi,
46:03puis vous l'avez mentionné
46:04au début,
46:04et c'est là-dessus
46:05que je veux revenir,
46:06sur la sauvegarde
46:07des données,
46:08sur l'info nuagique.
46:09Et donc,
46:09toutes ces données-là
46:10qui sont stockées
46:11à quelque part,
46:12ils sont stockés
46:13sur une solution
46:14qui est de chez vous,
46:15qui est de votre territoire.
46:16Et ça,
46:17je pense que c'est
46:17la bonne nouvelle.
46:18Donc,
46:18je pense que l'éducation nationale
46:20a pesé le pour et le contre.
46:22Alors,
46:22ils se sont dit,
46:22on garde les mêmes outils
46:23parce qu'on arrive
46:24à avoir une bonne proposition.
46:26mais de l'autre côté,
46:27on s'assure de sauvegarder
46:28toute cette information-là
46:30qui est le nerf de la guerre
46:32sur des outils
46:34ou des services
46:35qui sont sur votre territoire.
46:37Et ça,
46:37je pense que c'est
46:38la bonne nouvelle.
46:38En tout cas,
46:39coup de chapeau
46:39aux représentants de Microsoft
46:41qui réussissent à faire part.
46:43C'est ça,
46:43parce qu'il y a dû y avoir
46:44des bouteilles de champagne
46:45qui ont sauté dans l'ambiance.
46:48Pendant quatre ans,
46:48on est cool, les gars.
46:49On y va.
46:49Allez, c'est parti.
46:51Microsoft qui en profite
46:52pour licencier pas mal de monde.
46:53D'ailleurs, en France,
46:53je ne sais pas si vous avez suivi la rue,
46:55il y a pas mal de grabuges
46:57en ce moment.
46:58Ils vont quitter d'ailleurs
46:58leur siège mythique
47:00qui est juste à côté
47:01des locaux
47:02de l'ACBFM
47:03et de l'ACBFM
47:04et de l'ACBFM.
47:05Allez, on change de sujet
47:07avec le cantique
47:08et la première licorne française
47:10du cantique,
47:10Pascal,
47:11qui prépare son introduction
47:12en bourse
47:13qui doit valoriser
47:15cette start-up,
47:16enfin qui n'est presque
47:16plus une start-up,
47:172 milliards de dollars.
47:19Ça va se faire sur le Nasdaq
47:20dans un premier temps.
47:21La start-up française
47:22a fait un sacré bout de chemin
47:23depuis sa création en 2019
47:24par le Nobel de physique
47:26Alain Aspé.
47:27Paul Waller nous explique tout ça.
47:30Pascal a déjà
47:30à son tour de table
47:31des actionnaires prestigieux.
47:33Le fonds souverain de Singapour
47:34Temazek,
47:34le fonds de Saoudi
47:35Aramco,
47:36Isaïe,
47:37mais aussi le coréen LG.
47:38Avec ses ordinateurs
47:39basés sur la technologie
47:41des atomes neutres,
47:42la start-up
47:42a un avenir prometteur
47:43dans le secteur
47:44selon l'analyste
47:45John Plassard.
47:46C'est une approche
47:47qui est considérée
47:47par plusieurs chercheurs
47:49comme l'une
47:49des plus prometteuses
47:51pour construire
47:52des machines quantiques
47:53à grande échelle
47:54et on rappelle ici
47:55que l'informatique quantique
47:57pourrait transformer
47:58de nombreux secteurs,
47:59notamment la chimie,
48:00la recherche pharmaceutique,
48:01la logistique,
48:02la finance
48:03ou là encore
48:04la cybersécurité
48:05et on est très content
48:06qu'une entreprise française
48:08arrive sur le Nasdaq.
48:09Une arrivée prévue
48:10au second semestre,
48:11la procédure sera simplifiée
48:13puisque Pascal va être absorbé
48:14par ce qu'on appelle un SPAC,
48:16c'est-à-dire un véhicule boursier
48:17déjà coté depuis janvier,
48:18en l'occurrence mais vide.
48:20L'opération doit lui apporter
48:21une nouvelle tranche
48:22d'argent frais
48:22à hauteur de 170 millions d'euros.
48:24Des fonds qui seront investis
48:26dans des infrastructures
48:27en France,
48:27notamment pour accélérer
48:29dans la R&D
48:29et renforcer les capacités
48:31industrielles à Palaiso.
48:32Prochaine étape boursière
48:33en France cette fois
48:34puisque Pascal vise
48:35une double cotation
48:36et espère s'introduire
48:38à Paris dans un second temps.
48:40Voilà, génial,
48:42belle perspective,
48:44pour Pascal.
48:46Alors c'est l'une des pépites
48:47du quantique en France,
48:48on en a d'autres.
48:50Bien sûr,
48:51on a ces...
48:53Alors attendez,
48:54ça va me revir.
48:55Je ne me souviens
48:55jamais non plus.
48:56Il y a Alice et Bob.
48:58Alice et Bob,
48:58il y en a une autre aussi
48:59qui est hyper connue.
49:01Je vais vous la trouver
49:02pendant qu'on va disserter
49:03là-dessus.
49:05Mais en tout cas,
49:06ça prouve que,
49:06un,
49:07on a un vrai savoir-faire
49:07dans le quantique,
49:09que ça se rapproche.
49:11Vous savez que c'est une technologie
49:13qui est au long cours,
49:15le quantique.
49:16C'est vraiment quelque chose
49:17sur des années,
49:19voire des dizaines d'années
49:20avant qu'on arrive
49:20à avoir quelque chose
49:21de vraiment probant
49:23et de disruptif,
49:24comme on dit,
49:25je crois.
49:26Mais ce qui est intéressant,
49:26ce qui a été dit dans le reportage,
49:28c'est que le quantique,
49:29on est complètement
49:30à la préhistoire
49:31et il y a plusieurs technologies
49:32en concurrence
49:33qui n'ont rien à voir
49:34les unes avec les autres.
49:35Quand on dit
49:36un ordinateur quantique,
49:37en fait,
49:38il y a quatre ou cinq
49:39types d'ordinateurs quantiques
49:41qui sont aussi différents
49:42qu'une Harley-Davidson
49:43et un vélo
49:44ou une deux chevaux.
49:46Et Pascal a choisi
49:47une voie
49:48qui est celle
49:48qui a été initiée
49:49par Alain Aspect,
49:51qui apparemment
49:52est assez prometteuse.
49:54Donc,
49:54c'est quand même
49:55une très très bonne nouvelle.
49:57Damien ?
49:58Oui,
49:58pour revenir à ce que tu disais,
49:59effectivement,
49:59les Américains
50:00utilisent plutôt
50:00les supraconducteurs,
50:02donc en gros,
50:03on va dire,
50:04il y a des manipulations
50:05avec des températures
50:07très froides,
50:07alors que le laser,
50:09la technologie,
50:09c'est plus optique
50:11et avec une température
50:12qui est quasiment ambiante
50:13et qui manifestement
50:14est plus prometteuse
50:16dans tous les cas de figure,
50:17comme tu le disais,
50:17avec plusieurs choix.
50:18Moi,
50:19je trouve ça génial,
50:19je trouve ça génial
50:20parce que ça montre
50:20un truc quand même
50:21tout bête,
50:22allez,
50:22on va être un peu chauvin,
50:23désolé Bruno,
50:24mais on a de bons mathématiciens
50:26quand même,
50:27entre l'IA et le quantique.
50:28Et là,
50:29je pense vraiment...
50:30Les physiciens,
50:30les physiciens.
50:31Oui,
50:31mathématiciens,
50:32les physiciens,
50:33je veux dire,
50:33une bonne école,
50:33on va dire,
50:35scientifique française
50:37et je trouve
50:38qu'on n'est pas mauvais là-dedans
50:39et ça fait plaisir quand même.
50:40Comme on est des gens
50:41qui adoront nous faire mal,
50:42des fois,
50:42ça peut être sympa aussi
50:43de dire qu'on n'est pas mauvais.
50:44Donc,
50:45sur ce terrain de jeu,
50:45je pense qu'on n'est vraiment pas mauvais.
50:47Alors,
50:47on a Pascal,
50:48je le disais,
50:48on a Alice et Bob,
50:49on a Candela,
50:51et Kobli aussi,
50:52qui est une startup
50:53très prometteuse.
50:54Bruno,
50:55ton point de vue
50:55sur cette arrivée
50:57en bourse de Pascal ?
50:59Il est super jaloux.
51:03Pas nécessairement
51:04parce que chez nous,
51:05on est bien doté en quantique,
51:06mais d'avoir un joueur européen
51:08qui est français de surplus
51:11qui vient dans le paysage,
51:13c'est une bonne nouvelle
51:13parce qu'à l'heure actuelle,
51:15les gros joueurs,
51:16c'est Google,
51:17c'est IBM
51:18et puis encore là,
51:20il faut avoir des alternatives
51:21et ça,
51:22c'est une bonne nouvelle.
51:23Après,
51:23il faut savoir
51:24d'où va venir le financement.
51:26Nasdaq,
51:27ça veut dire
51:27qu'il va avoir
51:28des portefeuilles
51:28d'un peu partout
51:29qui vont arriver.
51:30Ça sera quoi leur poids
51:31sur les décisions
51:32qui seront faites par la suite ?
51:34Ça,
51:34c'est l'histoire
51:35qui va nous le dire.
51:36Et ça,
51:36pour aller dans ton sens,
51:37Bruno,
51:37ça prouve quand même un truc,
51:38c'est qu'autant
51:38on peut être super content
51:39de se dire
51:40qu'on a ces technos
51:41et qu'on sait faire.
51:41Par contre,
51:42niveau financement,
51:42c'est toujours pas ça
51:43au niveau européen
51:43parce qu'en fait,
51:44on est obligé d'aller aux Etats-Unis
51:44pour se financer.
51:47Donc là-dessus,
51:47on n'est pas encore
51:48tout à fait bon.
51:49Mais en même temps,
51:50le fait qu'ils aillent
51:51aux Etats-Unis,
51:52c'est la preuve
51:54qu'il y a de grosses ambitions
51:55et qu'il y a de fortes chances
51:57de réussite.
51:58Parce que oui,
51:59ils vont trouver du fric,
52:00c'est sûr.
52:00Eh bien voilà,
52:01on termine sur une note positive,
52:03ce débris de l'actu
52:04qui était,
52:05voilà,
52:06il y en a eu pour tous les goûts.
52:07On a commencé quand même
52:08avec un sujet
52:09assez grave.
52:11Merci beaucoup
52:12à tous les trois.
52:12Merci Bruno,
52:14en visio,
52:14avec ton carnet,
52:17bien sûr,
52:18le podcast,
52:18c'était 120 secondes
52:19de Tech Quotidienne
52:20à découvrir
52:21si vous n'avez pas encore fait.
52:23Pareil pour Jérôme Colombin
52:25avec son podcast
52:26Monde Numérique,
52:27bien sûr,
52:28à retrouver en audio-vidéo.
52:29Merci beaucoup Damien Douani.
52:30Avec plaisir.
52:31À très bientôt.
52:32Sous-titrage MFP.
Commentaires