- il y a 10 heures
Ce mardi 24 mars, François Sorel a reçu Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de "Mon Carnet de l'actualité numérique", Enguérand Renault, directeur de la rédaction de Satellifacts, et Alain Goudey, directeur général adjoint de Neoma Business School, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Le débrief de l'actu tech ce soir avec sur le plateau de Tech & Co,
00:11trois visages et trois voix que vous connaissez, que vous appréciez, j'en suis sûr.
00:15Nous avons Anguéran Renaud avec nous, salut Anguéran.
00:17Salut François.
00:18Directeur de la rédaction de Satellite Fact et Anguéran a eu plusieurs vies.
00:23Il a été journaliste, tu as été journaliste au Figaro, aux Echos,
00:26enfin voilà, tu as un passé dans la culture et dans l'actualité tech qui n'est plus à prouver.
00:33Nous avons aussi ce soir avec nous Alain Goudet, bonsoir Alain.
00:36Bonsoir François.
00:37Directeur général adjoint de Neoma Business School et tu vas nous parler dans un instant,
00:42eh bien de ceci, tu viens de sortir un livre.
00:43Ah mais intéressant.
00:44Tout à fait.
00:45Qui s'appelle Téléphone, maison, le temps et la monnaie de la vie,
00:48que tu as co-écrit avec Alexandra Becler.
00:51Fatigué de la gare des écrans, vraiment sujet de société bien évidemment.
00:56On en parle dans un instant, mais je voulais aussi saluer celui qui est avec nous
00:59de l'autre côté de l'Atlantique, qu'on adore.
01:02C'est notre Bruno Gugliel-Mignetti en visio.
01:05Salut mon Bruno.
01:07Bonsoir.
01:08Bruno Gugliel-Mignetti, journaliste, star au Québec.
01:12On est d'accord.
01:13Dès qu'on parle de tech, on dit « Ah, c'est Bruno ! »
01:16Forcément, journaliste, animateur du podcast « Mon carnet de l'actualité numérique »
01:22et des 120 secondes de tech, c'est écrit derrière toi, comme le port salut.
01:26Si vous êtes avec nous en télé, vous le voyez.
01:28Tout va bien mon Bruno au Québec ?
01:30On va très bien, très heureux de me joindre à nous ce soir.
01:33Oui, bah écoute, pareillement, ça fait plaisir.
01:37Juste pour débuter, Alain, avant qu'on plonge dans l'actualité
01:40et qu'on s'intéresse à Mark Zuckerberg, un mot sur ce livre.
01:45Fatigué de la guerre des écrans à la maison, c'est vrai que c'est un vrai sujet.
01:49Faut-il interdire les écrans à la maison ?
01:51Comment l'interdire sans évidemment provoquer la guerre,
01:55notamment auprès des plus jeunes ?
01:57Explique-nous un petit peu l'objectif et l'origine de ce livre.
02:00Alors sur l'origine du livre, en fait, j'ai co-écrit cet ouvrage
02:04avec mon épouse qui est psychologue clinicienne,
02:06qui voit donc dans son cabinet régulièrement des familles
02:09en proie aux difficultés autour de l'écran.
02:12Moi, j'apporte un éclairage numérique
02:14et puis évidemment, on y a aussi mis notre point de vue de parents.
02:18Donc on apporte ce triple éclairage
02:20et surtout, on a constaté qu'il fallait sortir du débat assez manichéen,
02:25pour ou contre les écrans.
02:26En fait, la réalité dans les familles est beaucoup plus complexe que ça
02:29et on voulait justement avoir cette démarche finalement très pragmatique
02:34assez loin du livre académique dont je suis plutôt habitué
02:39avec énormément de théories finalement assez peu accessibles.
02:42Là, on a fait un choix d'un roman guide.
02:44Donc en fait, il y a toute une histoire qui se déroule.
02:45Et ensuite, trois familles.
02:46C'est ça.
02:47Et ensuite, le destin effectivement de trois familles
02:49qui ont un rapport évidemment au téléphone assez différent
02:53les uns des autres et qui ont régulièrement l'occasion
02:55d'échanger autour de ça.
02:57Et l'objectif, c'est que finalement, on ne n'est pas parents,
03:01si je paraphrase Simone de Beauvoir,
03:03on ne n'est pas parents, mais on le devient.
03:06Et on s'est dit qu'on avait probablement deux, trois bricoles
03:09à raconter sur le sujet en quittant un peu les clichés.
03:13Voilà, à découvrir donc.
03:14Et c'est aux éditions...
03:17Libri Nova.
03:17Libri Nova.
03:18Néon Éditeur.
03:19On trouve ça partout ?
03:21Ben voilà, nickel.
03:22Merci beaucoup Alain.
03:23Merci d'être là.
03:25Pour débuter donc dans cette actualité chargée,
03:28on va parler de Mark Zuckerberg, je le disais,
03:29qui est épaulé maintenant par son propre agent IA.
03:33Imaginez un Anguéran Renault qui ne viendrait pas sur le plateau
03:35et qui nous invite son IA.
03:37Ça serait quand même fort.
03:38Ça serait bien, je serais en train de boire des sprits.
03:40Ouais, tu serais en train de boire des sprits.
03:42De temps en temps, tu regardes le récit.
03:44Si ton nid raconte pas trop de conneries, voilà.
03:46Il en raconterait moins, normalement.
03:49C'est pas sûr, parce que ça hallucine quand même.
03:52Donc, Mark Zuckerberg est épaulé par son propre agent IA
03:54et selon le Wall Street Journal,
03:56le patron de Meta développe aussi son IA gentil
03:58pour l'aider à être un super dirigeant.
04:01Voilà.
04:02C'est peut-être un Fébès aussi.
04:03Attends, attends, parce qu'on va voir ce que ça donne.
04:06C'est aussi une façon pour lui de montrer sa voix
04:09à ses salariés dans l'avenir de la superintelligence.
04:12Nathan Cocampo a enquêté sur ce sujet.
04:17On l'écoute et on revient juste après, bien sûr.
04:20L'exemple du Metaverse, 80 milliards de dollars d'investissement,
04:245 ans de développement et à l'arrivée, un échec cuisant,
04:27aurait-il été anticipé par l'IA ?
04:29C'est peut-être ce que pense Mark Zuckerberg
04:31qui ne veut pas revivre un tel échec.
04:32Alors, comme Iron Man, alias le milliardaire Tony Stark avec Jarvis,
04:36le patron de Meta développe son agent IA personnel
04:38pour l'aider à prendre les bonnes décisions
04:40pour mieux diriger son entreprise.
04:42Sa mission première, remonter des informations internes rapidement
04:45dans un groupe qui réunit plus de 78 000 salariés.
04:49Mark Zuckerberg veut aussi pousser ses employés
04:51à prendre à bras-le-corps l'intelligence artificielle
04:53dans un contexte où Meta va investir
04:55plus de 115 milliards de dollars dans ce domaine cette année.
04:58Le groupe a notamment racheté MyClo,
05:01un outil d'agent personnel,
05:02et Maltbook, un réseau social pour agents IA.
05:05Certains employés ont déjà commencé
05:06à développer leur propre agent.
05:08L'IA qui est aussi prise en compte
05:10dans les évaluations de performance
05:11avec des ateliers proposés plusieurs fois par semaine.
05:14Difficile de ne pas s'y mettre pleinement,
05:16alors que la presse évoque 20% de coupes
05:18dans les effectifs dans les prochaines années.
05:21Assez paradoxal tout ça,
05:22parce que Mark Zuckerberg,
05:25et enfin, a quand même,
05:27alors après on peut le critiquer sur plein de choses,
05:28mais c'est quand même l'inventeur de Meta,
05:31qui est une machine à cache incroyable,
05:33il a eu quand même le nez,
05:34il a racheté Insta,
05:35il a eu le nez, il a racheté WhatsApp,
05:37il a fait des trucs bien quand même, ok ?
05:39Il a fait des trucs un peu moins bien,
05:41bon, le Metaverse,
05:42mais qui vous dit qu'en 10 ans,
05:43Metaverse n'est pas un succès ?
05:44Finalement, on ne sait pas.
05:45Peut-être que c'est arrivé trop tôt.
05:47Ce qu'il faut voir...
05:49Mais c'est intéressant,
05:49cet agent-IA qui se crée...
05:51Un des mojos quand même
05:52de la Silicon Valley et de la tech,
05:54c'est de connaître des échecs
05:59et d'en tirer les leçons.
06:00Fail fast.
06:01Bien sûr, bien sûr.
06:01C'est un des mojos quand on va là-bas,
06:04on dit fail fast.
06:04Et puis un échec,
06:05ce n'est pas éliminatoire là-bas.
06:07Ce n'est pas comme ici en France.
06:08Au contraire, ça fait partie des petites barrettes
06:12qu'on met sur les épaules.
06:14Et donc là, je ne comprends pas précisément
06:18ne plus avoir d'échec.
06:19Alors on peut se gausser des 80 milliards
06:21effectivement perdus dans le Meta,
06:23mais ce que tu dis,
06:23l'histoire n'est pas terminée.
06:25Ce n'est pas 80 milliards de perdus,
06:27parce qu'il y a sans doute une bonne partie
06:29qui partira dans les lunettes.
06:30Ce que je veux dire,
06:31c'est que s'il y a interdit d'échecs,
06:34une grande partie de la créativité
06:36de la Silicon Valley
06:38risque de disparaître.
06:40Donc moi, c'est plutôt comme ça
06:42que je le vois,
06:43parce que ça ne va pas l'aider.
06:45À mon avis,
06:47si on considère que c'est un génie,
06:49ce n'est pas l'IA qui l'aurait aidé
06:50à avoir des idées géniales.
06:52Et si on considère qu'il a la possibilité
06:54de faire des échecs,
06:55c'est l'IA qui va l'empêcher.
06:56Donc, toute l'unicité de Marc Duquerberg,
07:01dans ses bons ou dans ses mauvais choix,
07:04risque d'être éliminée par l'IA.
07:06Je trouve que c'est assez triste
07:08qu'un monsieur comme ça
07:11s'en remette à l'IA.
07:12Oui, mais est-ce que ce n'est pas aussi
07:13un super coup marketing, Bruno ?
07:15On peut se dire ça aussi.
07:17C'est-à-dire que finalement,
07:19on le sait,
07:20Meta n'est pas le numéro un
07:21en matière d'IA.
07:22Est-ce que ce n'est pas aussi
07:24un bon outil marketing
07:25que Marc Duquerberg s'investisse
07:28lui-même en créant son propre agent?
07:30Il y a sans doute en plus
07:31avec les outils de Meta, non ?
07:32Qu'est-ce que tu en prends, Bruno ?
07:34Oui, puis d'autant plus
07:35que les lecteurs du Wall Street Journal,
07:36disons que ce sont des gens
07:38qui sont intéressés
07:39à trouver de bonnes pistes à suivre.
07:41Alors, évidemment, c'est inspirant.
07:43Il y avait déjà en Amérique du Nord
07:44la pratique de ce qu'on appelle
07:45en anglais le dashboard,
07:46le tableau de bord,
07:47pour arriver à bien mener
07:49une grande ou une très grande entreprise.
07:52Alors, de rêver à avoir
07:54l'équivalent de ce que
07:55Marc Duquerberg est en train
07:56de se développer,
07:57c'est-à-dire un agent
07:58qui va t'aider à la décision,
08:01bien, ça peut faire rêver
08:02tous les PDG.
08:03Et d'autant plus que,
08:04et je trouve ça intéressant
08:06de sa part,
08:07c'est qu'il incite,
08:08lui veut être le véhicule
08:11vers lequel ses employés
08:12vont regarder en disant,
08:13bien, si le grand patron l'utilise,
08:15ça ne doit pas être si mauvais.
08:16Alors, évidemment,
08:17ça va entraîner du mouvement,
08:18mais de l'autre côté,
08:19bien, c'est de voir
08:20que ce qu'il veut faire aussi,
08:22c'est couper les échelons hiérarchiques.
08:24Ça, ça peut peut-être
08:25créer un certain frétillement
08:27en France,
08:27mais ici en Amérique,
08:29il y a beaucoup de dirigeants
08:30qui cherchent justement
08:31à essayer de faire disparaître
08:33ces niveaux-là
08:33pour accéder à l'essentiel moelle
08:35de l'information
08:36au sein de leur organisation.
08:38Et c'est ça que l'IA
08:39veut permettre à Max Zuckerberg,
08:40en tout cas,
08:41c'est ce que Max Zuckerberg
08:42souhaite que l'IA va faire,
08:43c'est d'avoir accès
08:44en temps réel
08:45à tous les paliers d'information
08:46qui normalement
08:48passent dans un processus
08:49hiérarchique
08:50et qui finalement
08:51peut prendre 3, 4, 5 paliers
08:53avant de se rendre à lui.
08:54Et lui, il veut avoir
08:55toute l'information
08:55pour être capable
08:56d'évaluer en temps réel
08:58et de bien décider.
09:00Alors ça, évidemment,
09:01je pense qu'il n'y a pas
09:02un PDG
09:03qui n'envie pas,
09:06Max Zuckerberg,
09:07d'avoir un tel assistant
09:08aussitôt qu'il sera disponible.
09:10Oui, et puis si ça marche,
09:11quelle superbe vitrine finalement.
09:13C'est un outil marketing
09:14assez intéressant.
09:15Oui, mais je n'ai pas vu
09:17qu'il mentionnait
09:18qu'il utilisait spécifiquement
09:20le Yama,
09:21son LLM
09:22et ou les agents
09:24qu'il a rachetés.
09:26Je ne l'ai pas vu,
09:27ça ne veut pas dire
09:27que c'est ça.
09:28Donc, si un coût marketing
09:29où tu ne commences pas
09:31par promouvoir
09:31tes propres produits,
09:33c'est difficilement
09:34un coût marketing.
09:35Oui, c'est vrai.
09:35Il faudrait quand même
09:36creuser là-dessus
09:36et lui poser la question.
09:37Il faudrait lui poser la question.
09:38Qu'est-ce que tu en penses ?
09:39On en est encore
09:40à l'état de projet.
09:41C'est-à-dire qu'il opère
09:43un certain nombre de tests.
09:44Moi, je trouve
09:45assez intéressante
09:46la démarche,
09:47comme l'évoquait Bruno,
09:48en termes d'exemplarité
09:49parce qu'en fait,
09:50sur le sujet de l'IA,
09:50on a quand même
09:51un sujet d'adoption
09:52et de transformation
09:53des organisations.
09:54Donc, effectivement,
09:55au sein de Meta,
09:56quelque part,
09:57il montre la voie.
09:58Après, ce n'est pas
09:59non plus sans conséquence
10:00parce qu'à partir du moment
10:01où tu as une IA
10:02qui devient bras droit
10:04du patron de l'entreprise,
10:07quelque part,
10:08l'organisation devient
10:09algorithmique aussi.
10:10Donc, avec tous les travers
10:11qu'on peut connaître de ça,
10:12c'est-à-dire les biais,
10:13les erreurs,
10:14les hallucinations.
10:15Voilà.
10:16Donc, on en est encore
10:17à un stage de projet.
10:18Moi, je trouve
10:19la démarche intéressante.
10:20Ça vient nourrir quand même
10:21une histoire globale
10:22autour de Meta
10:23en remettant un peu
10:24dans la course
10:25l'IA et Meta
10:26parce que, voilà,
10:27c'est quand même
10:27actuellement
10:28des GAFA
10:30plus le GAFA
10:31le plus en pointe
10:32sur le sujet.
10:34Et puis,
10:36ça vient aussi
10:36quelque part
10:37confirmer
10:38les annonces
10:39de suppression de postes
10:40dont l'IA
10:41était quand même
10:42assez vite
10:43le truc
10:44évoqué
10:45en disant
10:45comment on se met
10:46à l'IA.
10:47Donc, quelque part,
10:48on se vient nourrir
10:48ce storytelling-là.
10:49On en est encore
10:50au stade de projet.
10:51La démarche est intéressante.
10:52Mais, voilà,
10:53c'est à surveiller de près
10:55parce que c'est pas si simple
10:56que ça en termes
10:56de déploiement non plus.
10:58Oui.
10:58Et puis, alors,
10:59cet agent IA,
11:00il pousse même
11:00ses salariés
11:01à 6 mètres.
11:03Bien sûr,
11:04comme il avait poussé
11:04ses salariés,
11:05je ne sais pas
11:05si vous vous souvenez
11:06il y a quelque temps
11:06de cela,
11:07à chausser
11:08leur masque de VR
11:10pour faire les réunions
11:11dans le métavers.
11:13Et, visiblement,
11:15il était allé jeter un oeil
11:16dans les salles
11:16de réunions virtuelles.
11:18Il n'y avait pas grand monde
11:19et ça avait soufflé
11:20dans les bronches.
11:21Évidemment,
11:22vous vous rendez compte,
11:23le gars,
11:23il a investi des dizaines
11:24de milliards
11:24dans des salles
11:26de réunions virtuelles
11:27et il n'y a même pas
11:27ses salariés
11:28qui y sont.
11:29Ça la fout mal.
11:30Donc, il avait été obligé
11:31un petit peu
11:31de reprendre
11:32un peu le lead là-dessus.
11:34On a l'impression
11:35qu'il veut faire pareil
11:35avec l'IA.
11:36Là, aujourd'hui,
11:37dans toutes les entreprises,
11:38tout le monde
11:39s'est emparé de l'IA.
11:40Il n'y a pas besoin
11:40d'avoir un exemple
11:41par le haut.
11:42En règle générale,
11:45dans les grosses entreprises,
11:46tout le monde fait l'IA
11:47et puis il n'y a que le patron
11:48qui n'a pas bien compris.
11:49Oui, oui, c'est ça.
11:50Là, ça existe déjà.
11:52Enfin, j'imagine pas
11:53un salarié de méta
11:55qui n'utilise pas l'IA
11:56ou maison
11:57ou l'IA absolument disponible.
11:59Donc, ça,
11:59c'est une première chose.
12:01Je me disais aussi,
12:03qu'est-ce que ça veut dire
12:03en termes de recrutement
12:06et d'attractivité ?
12:08Puisque tu disais,
12:09si le bras droit,
12:10si le numéro 2 de méta
12:11est une IA,
12:13aujourd'hui,
12:14tout le monde se bat
12:14dans la Silicon Valley
12:15pour attirer les talents.
12:17À un moment,
12:17ça ne va pas être
12:18très, très agréable
12:19d'aller dans une boîte
12:20où le numéro 1
12:21est encore humain,
12:22une couche d'IA,
12:24numéro 2, 3, 4,
12:25sont IA.
12:26Et puis après,
12:27quelles sont les places ?
12:28J'imagine que quand un talent
12:30rentre chez méta,
12:31il a l'ambition non pas
12:32de remplacer Mark Zuckerberg,
12:34mais d'approcher
12:34Mark Zuckerberg,
12:35d'être son numéro 2.
12:38Donc, je ne sais pas très bien
12:39quel message à long terme
12:41ça va porter
12:43sur l'attractivité,
12:44comme on dit,
12:45de la marque employeur.
12:48Pour info,
12:4878 000 salariés
12:50chez méta.
12:51Oui,
12:51et ils en suppriment
12:5215 500.
12:54C'est beaucoup.
12:56Ils en avaient embauché
12:57quasiment 40 000
12:58pendant le Covid,
12:59si tu veux.
13:00C'est vrai.
13:02Donc, voilà.
13:02On revient,
13:03on va dire,
13:04à des chiffres
13:05plus raisonnables.
13:06Bruno,
13:06c'est vrai que le Covid,
13:07ça avait été aussi
13:08une période un peu
13:10euphorique.
13:12Et on se souvient,
13:12mais même Google
13:13a embauché à tour de bras
13:14parce qu'en fait,
13:15il y avait de tels usages numériques.
13:17En fait,
13:17tout était sous-dimensionné
13:18et il fallait recruter.
13:20Et en fait,
13:21méta a tellement recruté
13:22qu'au bout d'un moment,
13:23il y avait plein de gens
13:24dont on ne savait même pas
13:25ce qu'ils faisaient.
13:26C'était dingue,
13:27finalement.
13:28Mais François,
13:29je reviens sur quelque chose
13:30que tu disais
13:31par rapport à l'IA
13:32qui devient maintenant
13:32un élément
13:33qu'on va évaluer.
13:35C'est Amazon qui a,
13:37je pense que c'était
13:37en janvier dernier,
13:39avait lancé le bal
13:40en annonçant
13:41que ça faisait maintenant
13:42partie des critères
13:42d'évaluation
13:43des employés,
13:45leur utilisation,
13:47leur capacité,
13:47leur réalisation
13:48avec l'IA maison.
13:50Alors, évidemment,
13:51méta va prendre le pas
13:52et j'imagine que ça,
13:54ça va rentrer
13:54tranquillement pas vite
13:55un peu partout,
13:56minimalement chez tous
13:57les fabricants de solutions
13:59d'intelligence artificielle,
14:01mais aussi tranquillement pas vite,
14:02aussi dans des grands cabinets,
14:04par exemple,
14:04qui utilisent l'IA.
14:05On veut voir
14:06si les employés
14:07sont capables
14:07de les utiliser
14:08et surtout à bonne notion.
14:10Alors, ça fait partie
14:11du catalogue,
14:11un peu comme à une certaine époque,
14:13quand on regardait
14:13les petites annonces
14:14pour les emplois,
14:15on demandait à connaître
14:17Office et Word et Excel.
14:20Aujourd'hui,
14:21l'IA,
14:21ça fait partie des outils
14:22qu'on se doit de connaître
14:24pour décrocher un emploi
14:25dans ce domaine-là.
14:27Voilà pour Marc Zuckerberg.
14:28On reste dans l'IA
14:29avec le géant
14:30dans ce domaine,
14:31c'est OpenAI.
14:32Quelle est l'actu
14:33concernant OpenAI ?
14:34Eh bien,
14:35c'est que OpenAI
14:36va recruter.
14:37Alors, on pourrait se dire
14:38voilà typiquement
14:40une boîte d'IA
14:41qui va optimiser
14:43un petit peu
14:43ses effectifs
14:44avec l'intelligence artificielle.
14:46Eh bien, non.
14:47Il faut savoir qu'aujourd'hui,
14:48OpenAI,
14:49c'est à peu près
14:494500 collaborateurs,
14:51il passerait d'ici
14:52la fin de l'année,
14:53donc d'ici quelques mois,
14:54à 8000 salariés
14:56pour renforcer
14:57leurs équipes
14:58dans le développement
14:59de produits,
14:59l'ingénierie,
15:00la recherche,
15:01les fonctions commerciales.
15:02Et là,
15:03je vous avoue
15:03que je ne comprends plus rien.
15:04Parce que d'un côté,
15:05on me dit que
15:06OpenAI perd
15:07un milliard par mois
15:09qui veulent couper
15:10dans des projets
15:11qu'ils ont lancés
15:11parce qu'ils sont partis
15:12un peu trop loin,
15:13un peu trop fort,
15:14un peu trop vite,
15:14et un peu partout.
15:16Et un peu partout.
15:17Et là,
15:18d'un coup,
15:19on nous dit
15:19écoutez les gars,
15:20on n'est pas assez,
15:20allez,
15:21on va en embaucher
15:213005 là.
15:22Vite fait,
15:23bien fait.
15:24Parce que,
15:24évidemment,
15:25en plus,
15:25j'imagine que ça va
15:26des talents
15:26qui coûtent quand même
15:27cher.
15:28Donc,
15:28c'est bizarre,
15:29je trouve.
15:30Il n'y a pas
15:32véritablement...
15:32Je ne sais pas
15:32ce que tu en penses Bruno,
15:33après on aura
15:34évidemment le point de vue
15:35d'Anguéran et d'Alain,
15:37mais est-ce que ça
15:38te paraît cohérent ?
15:40Ces annonces
15:41qui sont quand même
15:42assez,
15:43je vais dire,
15:44contradictoires,
15:44pas tout à fait,
15:45mais un peu quand même.
15:47Oui,
15:47il y a deux choses.
15:48Quand j'ai vu
15:49cette information-là
15:50passer dans
15:51le Financial Times,
15:53d'une part,
15:54il faut se rappeler,
15:54c'est IBM,
15:55je pense que c'est
15:56le mois dernier,
15:56ou peut-être
15:57il y a deux mois,
15:58qui a annoncé
15:58qu'il allait réembaucher
16:01des jeunes,
16:02des juniors
16:02dans son entreprise,
16:03alors que l'année d'avant,
16:05il nous annonçait
16:06que genre 20 %
16:07de ses employés
16:08allaient quitter
16:09en commençant
16:10par les juniors
16:10parce qu'il y a
16:11qui pouvait les remplacer.
16:12Ça,
16:12ça a été quelque chose
16:13de réglé.
16:13Ils se sont rendus compte
16:14que l'IA,
16:14il faut quand même
16:15l'encadrer
16:15et lui montrer des choses.
16:17Alors,
16:17les juniors vont être là
16:18pour encadrer
16:19et montrer des choses
16:21chez IBM
16:21et j'imagine
16:22que chez OpenAI,
16:23ça va être la même chose.
16:24Mais de l'autre côté,
16:26là,
16:26il y a une vraie,
16:28depuis cette histoire
16:29avec le Pentagone,
16:30aux États-Unis,
16:30il y a une vraie histoire
16:31et une vraie rivalité
16:33entre OpenAI
16:33et Anthropik.
16:35Et moi,
16:35ce que je lis
16:36quand j'entends
16:37cette histoire-là,
16:38c'est que j'ai l'impression
16:38que là,
16:40Sam Altman
16:40est en train de jouer
16:42presque le tout
16:43pour le tout,
16:43presque,
16:44il joue au poker
16:45en disant
16:45on va faire entrer des gens,
16:47on va devenir très gros
16:48et on va être incontournable
16:50et on va aller ramasser
16:51des projets
16:52qui sont sur la table
16:53et d'autres projets
16:54qui vont se développer.
16:55Alors,
16:55il est en train
16:55de,
16:56en quelque sorte,
16:57de former son armée
16:59pour les offensives à venir
17:00sans faire de jeu de mots
17:01avec l'actualité,
17:02évidemment.
17:03Bien sûr.
17:03Mais c'est comme ça
17:04que je le décrypte.
17:06OK.
17:07Longueron.
17:07Non,
17:08tu as raison,
17:09c'est plein de paradoxes.
17:11C'est vrai
17:12qu'on en avait parlé
17:13ici même
17:14il y a quelques mois,
17:16Meta
17:16qui recrute
17:18des ingénieurs
17:18IA
17:19avec un welcome package
17:20ou un salaire
17:21de 100 millions.
17:22Voilà.
17:23Et puis après,
17:23ils virent
17:2415 200 personnes.
17:28Effectivement,
17:28OpenAI,
17:29ce que dit Bono,
17:30veut faire tapis.
17:31C'est-à-dire que,
17:32voilà,
17:32c'est le moment.
17:33Il faut quand même voir
17:34dans cette courte histoire
17:36de l'intelligence artificielle générative.
17:39Il a régné quelques mois seul
17:41avec une part de marché
17:43qui était de 100%
17:44puis qui s'est réduit
17:45très fortement à 60%
17:47aujourd'hui
17:48et que les autres
17:50ne sont pas très loin derrière.
17:53Et c'est assez difficile
17:54de maintenant,
17:56technologiquement,
17:57il y a toutes les nouvelles versions.
17:58Là,
17:58il y avait une étude
17:59qui disait que tout le monde
18:00a sorti ces nouvelles versions
18:01et que c'est de plus en plus dur
18:03de savoir
18:03laquelle est la meilleure
18:05ou alors c'est vraiment
18:06très très pointu.
18:07Donc,
18:07ça se joue ailleurs.
18:09Ça s'est longtemps joué
18:10sur la capacité
18:11à être le meilleur modèle.
18:12Maintenant,
18:12ça se joue ailleurs.
18:13Ça se joue sur la capacité
18:15effectivement
18:15d'avoir des contrats.
18:16Ça se joue sur la capacité
18:18à être B2B.
18:19Et là,
18:20ce n'est pas le plus gros,
18:21c'est Claude Anthropique
18:22qui a pris le tournant
18:24le premier.
18:24C'est clair.
18:25D'accord ?
18:25C'est clair.
18:27Ils n'ont pas fait
18:28la taille au gigantisme,
18:29pas fait la taille au meilleur.
18:31Enfin si,
18:31ils se sont battus
18:32pour être la meilleure.
18:32Mais surtout,
18:33ils se sont battus
18:34pour avoir des contrats,
18:35pour avoir des clients.
18:36Ce que n'a pas fait
18:37Open AI
18:37ou du moins,
18:38il n'a pas imaginé
18:39le faire tout de suite.
18:41Aujourd'hui,
18:41comme dit Bruno,
18:42ça se joue sur les contrats.
18:44Donc,
18:45ils ont réussi.
18:46Bon,
18:46ce n'est pas terminé.
18:47Il y avait une audition
18:48Anthropique
18:49avec le ministère,
18:50avec le Pentagone aujourd'hui.
18:52Donc,
18:52il y a,
18:54je ne sais pas
18:55comment ça va se terminer,
18:56mais aujourd'hui,
18:56il leur faut des gros contrats.
18:58Et l'histoire du Pentagone
18:59est un gros contrat.
19:00Il en faut d'autres.
19:02Et donc,
19:02pour ça...
19:02Parce que c'est 200 millions,
19:03je crois.
19:04Oui,
19:04mais quand tu vois
19:07qu'il perd un milliard par mois...
19:08Il perd 13 milliards par an,
19:1012 milliards ou 13 milliards par an.
19:12C'est vrai,
19:13mais bon,
19:15plus tu as contrat,
19:16moins tu as de perdre.
19:17Donc voilà,
19:18on en est là
19:19et je pense que c'est,
19:20pour moi,
19:21c'est l'image.
19:23Effectivement,
19:23il faut aller maintenant
19:24vers le business.
19:25Alain ?
19:26Oui,
19:26je crois que ce qu'il faut regarder,
19:28c'est aussi les postes
19:29de recrutement.
19:30C'est de l'intégration
19:31dans des produits,
19:32c'est des sales,
19:33c'est du pilotage de projets.
19:34C'est vraiment...
19:35Donc c'est très orienté business.
19:37Une mise à l'échelle.
19:38C'est un passage à l'échelle.
19:39Je pense qu'il y a encore
19:40quand même beaucoup
19:41à convaincre justement
19:42en B2B
19:43un certain nombre de clients.
19:44Et là,
19:44il faut les prendre par la main
19:45et leur expliquer
19:46les processus
19:47qui peuvent être effectivement
19:49soutenus par de l'IA,
19:50intégrer ça réellement
19:51avec les données
19:52de l'entreprise.
19:52Enfin bref,
19:53il y a un accompagnement humain
19:54qui est non négligeable.
19:55Et puis,
19:55il y a quand même aussi
19:56un truc que Sam Altman
19:57prépare actuellement,
19:58c'est son IPO.
20:00Je veux dire,
20:01il est obligé maintenant
20:02de montrer une trajectoire
20:03qui commence
20:04à un début de rentabilité,
20:05en tout cas qui réduise
20:06le fameux milliard
20:07de pertes mensuelles,
20:09parce qu'en vue de cette IPO,
20:11il y aura quand même
20:12le sujet de la rentabilité
20:13des contrats qui rentrent.
20:14Donc je pense qu'il y a
20:15quand même tout ça,
20:16en plus effectivement
20:16de ce que tu mentionnais
20:17en guérant.
20:18C'était le leader
20:19incontesté en termes
20:20technologie,
20:21notamment en B2C,
20:22ce qui n'est pas le cas
20:22en B2B.
20:23En B2B,
20:23en tropique,
20:24a largement fait
20:25son bonhomme de chemin.
20:27Et d'ailleurs en France,
20:28Mistral a fait ce choix
20:29là aussi,
20:29une stratégie très B2B,
20:31là où tout le monde
20:32le juge plutôt
20:33à l'aune du B2C.
20:35Et donc voilà,
20:35on voit bien que là,
20:37on a un revirement
20:38en termes de stratégie
20:39d'attaque du marché
20:40de la part d'OpenAI.
20:41Tiens,
20:42encore une petite news
20:43d'OpenAI,
20:43qui vous fera sans doute
20:45réagir.
20:46Vous savez qu'OpenAI
20:46prépare son introduction
20:48en bourse,
20:48bien évidemment,
20:49on l'évoquait tout à l'heure.
20:51Et ce qui est intéressant,
20:52c'est qu'il y a
20:54eu un document
20:54qui était un prospectus
20:55d'introduction
20:57qui mettait en avant
20:58certaines faiblesses
21:00d'OpenAI.
21:00Et notamment,
21:01sa dépendance à Microsoft.
21:03Et c'est paradoxal
21:04parce que d'un côté,
21:05Microsoft a été
21:06le booster d'OpenAI
21:08au tout début,
21:09en injectant
21:09des milliards et des milliards,
21:10je crois que c'est plus
21:11que 10 milliards.
21:11Et maintenant,
21:13en fait,
21:13OpenAI dit,
21:14attention,
21:14si nous,
21:15si on veut
21:16s'émanciper
21:17et grandir
21:19commercialement,
21:20on ne peut pas
21:20n'être dépendant
21:22que de Microsoft.
21:24Et ils le mettent
21:25dans ce prospectus
21:26d'introduction en bourse.
21:27Ça veut dire que,
21:27malgré tout,
21:28il y a des petits warnings
21:29qui inquiètent,
21:30ça,
21:30Maltmann,
21:31mine de rien.
21:32Microsoft est un partenaire,
21:34mais il faut aussi savoir
21:36s'éloigner de ce partenaire
21:37et mener une vie commerciale
21:39par ailleurs,
21:40en fait.
21:41Il y a deux choses
21:41à dire là-dessus.
21:42Quand on fait un document
21:45qu'on présente aux investisseurs,
21:47un document d'IPO,
21:48comme ça,
21:50dans tous les documents,
21:52il y a quand même
21:53une grande,
21:53grande,
21:53grande partie
21:54pour lister les risques.
21:55Parce que,
21:56juridiquement,
21:57il faut avoir couvert
21:58tous les risques.
21:59Sinon,
22:01un investisseur
22:02pourra te reprocher
22:03« Ah,
22:03mais je n'ai pas été prévenu
22:05de dire ce que je prenais
22:06en mettant de l'argent
22:07dans une société publique. »
22:08En signant,
22:09tu sais ce qui peut se passer.
22:10Mais tous les risques.
22:12Oui,
22:12bien sûr.
22:13J'en ai lu un paquet.
22:15Il y a même...
22:16Donc,
22:16tu veux dire par là
22:16qu'il faut relativiser
22:17ce type de choses ?
22:18Il faut relativiser.
22:19Il est obligatoire
22:21et nécessaire de mettre ça.
22:22La deuxième chose,
22:23c'est qu'enfin,
22:25il le dit,
22:25parce que dans ce mariage
22:28au tout début,
22:29qui était un mariage
22:29de raison
22:30entre OpenAI
22:31et Microsoft,
22:33Microsoft,
22:34ça fait quand même
22:35très longtemps
22:36qu'il s'émancipe
22:38et qu'il a mis des billes
22:39un peu partout
22:40et qu'il aide,
22:41Mistral,
22:42qu'il aide tous les autres.
22:43Donc,
22:43en fait,
22:44Microsoft ne veut pas
22:45être lié à OpenAI.
22:46il est temps.
22:49OpenAI dit,
22:49je ne veux pas...
22:50Mais il garde un oeil
22:51quand même
22:51sur l'activité
22:52d'OpenAI.
22:53Après,
22:54il y a quand même
22:54des liens capitalistiques.
22:55Je te rappelle
22:56qu'il a quand même investi,
22:57c'était 13 milliards
22:58qu'il a converti.
22:59Donc,
22:59ça reste un actionnaire
23:02important.
23:02Mais ce que je veux dire,
23:03c'est que les deux
23:05partenaires,
23:06j'allais dire
23:06d'un commun d'accord,
23:08commencent à regarder
23:08un peu ailleurs.
23:09Microsoft s'est fait
23:10depuis au moins deux ans
23:11et là,
23:12OpenAI dit quand même
23:13effectivement,
23:14si je reste trop dépendant
23:16de Microsoft
23:17pour ma distribution,
23:18ça va être un peu difficile.
23:20Bruno et après Alain.
23:22Bruno ?
23:23On le voit du côté
23:24d'OpenAI,
23:25les liens qu'ils ont tissés
23:26avec Google,
23:27les liens qu'ils ont tissés
23:28avec Amazon
23:30et avec Nvidia.
23:32Donc,
23:32ils ont été chercher
23:33des bailleurs de fonds
23:34et des partenaires
23:35à l'extérieur
23:36et dans le fond,
23:37ce qu'on découvre,
23:39on le savait déjà,
23:39mais ce qui est écrit
23:41en lettres
23:41sur ce formulaire
23:43très officiel,
23:44c'est justement
23:44que pour le bon développement
23:47et la croissance
23:48d'OpenAI,
23:49il doit se dissocier
23:51de Microsoft.
23:51Il doit se dissocier.
23:52Il doit faire la part
23:53des choses
23:54et s'assurer
23:54qu'il y a d'autres portes ouvertes
23:55et pas seulement Microsoft.
23:57Voilà,
23:57il faut que le petit oiseau
23:58OpenAI s'envole
23:59du nid Microsoft, Alain.
24:01Oui, c'est clair.
24:02Un peu de poésie
24:02dans ce monde de brutes.
24:04Le petit oiseau
24:05s'envoie à Twitter.
24:06Oui, en plus.
24:08Non, mais c'est extrêmement
24:09important.
24:10Après, ce n'est pas vraiment
24:11un scoop.
24:12C'est vrai que Microsoft
24:12ayant injecté
24:13ses 13 milliards,
24:15ça rappelle aussi
24:16la position un peu spéciale
24:17de Microsoft
24:17qui est à la fois
24:18investisseur,
24:19donc présent dans la prise
24:20de décision,
24:21mais fournisseur
24:22de capacité de compute,
24:24mais également client.
24:25Bref,
24:26Microsoft est présent
24:27à tous les étages.
24:28Ce n'est pas très étonnant
24:29évidemment qu'OpenAI
24:30et Sam Altman
24:31aient envie de s'émanciper.
24:32Ça fait déjà
24:33quelques temps
24:33parce que pour le coup,
24:34sur le tour de table
24:35à 100 milliards,
24:37il en manque encore
24:38peut-être 10,
24:39c'est peut-être même aussi
24:39une stratégie de négociation
24:41vis-à-vis de Microsoft.
24:42Ne perdons pas cette vue.
24:44C'est clair.
24:45Messieurs,
24:45je vous propose
24:46de faire une petite pause.
24:47Il est bientôt 20h
24:48et dans un instant,
24:49nous retrouverons Bruno,
24:51Anguéran et Alain
24:51pour poursuivre
24:52notre débrief
24:53de l'actu tech.
24:54On s'intéressera
24:54à la Russie
24:55qui s'apprête
24:56à lancer
24:56sa constellation
24:58concurrente de Starlink.
24:59Voilà.
25:00Ça ouvre une autre question.
25:01Et nous, en Europe,
25:02on en est où, les gars ?
25:04Oui, on en a une.
25:05Oui.
25:06On va en parler
25:07dans un instant.
25:08On parlera aussi
25:09d'Amazon.
25:09Alors ça,
25:10c'est une histoire
25:10de dingue quand même.
25:11Amazon qui aimerait,
25:12en tout cas,
25:13qui réfléchirait
25:14à sortir un smartphone.
25:16Pourtant,
25:16Anguéran,
25:17on se souvient
25:18de ce qui s'était passé
25:19à l'époque.
25:19Mais ça avait débouché
25:21sur Alexa.
25:23Oui, ça avait débouché
25:23sur Alexa.
25:24Ils n'avaient pas
25:24tout perdu.
25:25Je me rappelle,
25:26c'était le Fire Phone.
25:27Et puis,
25:28on parlera aussi
25:29d'une date
25:30de la WW6,
25:332026,
25:34qui aura lieu
25:35en juin.
25:36Vous savez,
25:36c'est le grand rendez-vous
25:36des développeurs d'Apple
25:37avec sans doute aussi
25:39une montée en puissance
25:40de l'IA chez Apple.
25:41Il était temps.
25:42Tout cela,
25:42après cette petite pause,
25:44un grand merci
25:44d'être là sur BFM Business
25:45et Tech & Co
25:46qui revient
25:46juste après ceci.
25:52Tech & Co,
25:53la quotidienne,
25:54le débrief de la tech.
25:57Le retour du débrief
25:58de l'actu tech.
25:58Il est 20h02
25:59en ce mardi soir.
26:00Un grand merci
26:01d'être là
26:01et merci de nous avoir choisi
26:03d'être fidèles
26:03à Tech & Co,
26:04que ce soit en direct
26:05ou en replay
26:06ou en podcast.
26:07Ce soir,
26:07pour débriefer l'actu,
26:09Anguéran Renaud
26:11qui représente
26:12sa téléfax.
26:13Il en est le directeur
26:13de la rédaction.
26:14Alain Goudet,
26:15directeur général adjoint
26:16de Neoma Business School
26:17et Bruno Guilhemine
26:19et qui est avec nous
26:20en visio,
26:21journaliste,
26:22animateur du carnet
26:23de l'actualité numérique
26:24et de ses 120 secondes
26:25de tech.
26:27Je vous propose maintenant
26:29de passer au télécom
26:31avec la Russie
26:32qui passe à l'offensive
26:33dans l'internet spatial.
26:35L'entreprise privée
26:36Bureau 1440
26:38vient de lancer
26:39les 16 premiers satellites
26:41de sa constellation
26:42RASVET
26:43en orbite basse,
26:45un peu comme Starlink,
26:46c'est de l'orbite basse.
26:47Objectif,
26:48créer un équivalent national
26:49justement de Starlink
26:51et réduire la dépendance stratégique
26:53aux réseaux occidentaux.
26:54Jean-Baptiste Thuette,
26:56notre expert aéronautique
26:57et spatial,
26:57nous explique tout cela
26:58tout de suite.
27:00Ces satellites doivent fournir
27:01un accès internet
27:02partout sur la planète.
27:04Le calendrier est rapide,
27:05une première flotte commerciale
27:06d'environ 250 satellites
27:07est annoncée pour 2027
27:08avec une montée en puissance
27:10progressive
27:10jusqu'à près de 900 unités,
27:12un sacré défi industriel.
27:14L'idée est de bâtir
27:15une infrastructure complète
27:16comparable aux constellations
27:17occidentales
27:18capables de soutenir
27:19à la fois des usages
27:20civils,
27:20industriels,
27:21militaires.
27:22L'enjeu est aussi directement
27:23lié au conflit en Ukraine.
27:24Starlink s'est imposé
27:25comme un outil essentiel
27:26pour les forces ukrainiennes
27:27tandis que certaines unités russes
27:29ont rencontré des difficultés
27:30de communication
27:31après des coupures d'accès.
27:33Cette dépendance
27:33a mis en évidence
27:34la vulnérabilité de Moscou
27:36face à une infrastructure
27:37contrôlée par un acteur américain.
27:39Au-delà du militaire,
27:40Moscou cherche à sécuriser
27:41ses communications civiles
27:42et à capter
27:43un marché stratégique.
27:45Les constellations
27:45en orbite basse
27:46deviennent des infrastructures
27:47critiques
27:48au même titre
27:49que les satellites GPS
27:50ou les câbles sous-marins.
27:51Avec Razvet,
27:52la Russie se positionne
27:53en retard
27:54dans la course mondiale
27:55Omega Constellation.
27:57Et voilà,
27:57encore une constellation
27:59de plus
27:59pour rivaliser
28:01à Starlink
28:03mais aussi bientôt
28:03à Léo
28:04de Jeff Bezos
28:07et l'Europe
28:08avec Iris Carré.
28:09C'est ça dont tu voulais
28:10nous parler tout à l'heure ?
28:11Oui, la Square.
28:11en guérant.
28:12Non, non, mais c'est...
28:14En fait, il faut...
28:15Ce qui est assez étonnant
28:17quand on parle de l'espace
28:18comme ça,
28:18c'est que l'espace
28:19longtemps a été souverain.
28:20C'était des États
28:22qui faisaient ça.
28:23Puis après,
28:24Eutelsat,
28:24mais Eutelsat,
28:25c'était un ensemble
28:27d'États souverains.
28:30Eutelsat a mis la main
28:32sur OneWeb
28:33et effectivement,
28:34avec Iris Square,
28:36Eutelsat fait partie
28:37du projet Iris Square
28:38qui est un projet européen.
28:39Enfin, l'espace,
28:40ça reste souverain.
28:41On l'a vu
28:41et il l'explique très bien.
28:44C'est-à-dire que
28:44si on est privé
28:45de communication,
28:46on a des problèmes
28:47sur la productivité
28:49mais aussi,
28:49on a des problèmes
28:49sur son armée.
28:53Les orbites basses,
28:54les constellations
28:55orbites basses,
28:56aujourd'hui,
28:56on a l'impression
28:57que c'est du privé,
28:58que c'est Starlink,
28:59que c'est Amazon
29:01mais il y a beaucoup
29:03de projets.
29:03Il y a un projet chinois,
29:05il y a un projet indien,
29:06il y a un projet...
29:07Alors, je ne sais pas
29:08où est-ce qu'ils en sont
29:08aujourd'hui,
29:09mais enfin,
29:10au Moyen-Oriental,
29:11c'était Qatar ou Émirat.
29:14Enfin, voilà.
29:14Donc, en fait,
29:15on va retrouver
29:19de la souveraineté.
29:20Et alors,
29:20la Russie,
29:21qui est quand même
29:22en dehors aujourd'hui,
29:23à cause de cette guerre,
29:25qui est quand même
29:25en dehors de tout,
29:26qui est mise au banc
29:28des relations internationales,
29:30il n'y a personne
29:31pour l'aider,
29:33il n'y a personne
29:33pour lui louer
29:34de la capacité
29:35et il va retrouver.
29:36Et je termine
29:37en disant quand même,
29:38il ne faut jamais
29:39oublier
29:41que la Russie,
29:42c'est le premier Spoutnik.
29:43Donc, quand même,
29:44aujourd'hui,
29:44ils ont lancé
29:44le premier Spoutnik.
29:45Aujourd'hui,
29:46qu'il soit en retard
29:47sur l'infrastructure
29:49des...
29:50je ne sais pas moi,
29:50du siècle prochain,
29:52qui est l'infrastructure
29:53Internet et télécom
29:54sur une orbite basse,
29:56c'était juste
29:56ce n'est pas possible.
29:58Bruno,
30:01c'est plutôt
30:02une bonne nouvelle
30:03que la Russie lance
30:05son propre réseau
30:06de satellites
30:07ou est-ce que
30:08c'est quelque chose
30:09quand même à regarder
30:10avec beaucoup d'intérêt
30:11pour l'Occident,
30:12à ton avis ?
30:14C'est certain
30:14que la Russie,
30:16comme les autres pays
30:16de la planète,
30:18a à regarder
30:19par rapport
30:19à la souveraineté
30:21de son réseau
30:22de communication
30:22et de voir
30:23tous ces réseaux
30:24de satellites
30:25de basse altitude
30:26qui desservaient
30:27ces services-là,
30:28à un moment donné,
30:29ça pouvait faire réfléchir
30:31des gens,
30:31d'autant plus
30:31qu'ils ont vu
30:32très récemment
30:33l'enjeu stratégique
30:35qu'était cette série
30:37de chapelets
30:38de satellites
30:38qui parcourent
30:39la planète
30:39quand ils se sont vus
30:40couper de la possibilité
30:42d'utiliser les Starlink
30:43parce qu'Helen Musk
30:44avait décidé
30:45que lui,
30:45c'était l'Ukraine
30:46qui l'utilisait,
30:47c'était plus les Russes
30:47et ils ne peuvent pas
30:49être tributaires
30:51des décisions
30:52d'un nord-américain
30:53par rapport
30:54à leur politique
30:54et surtout
30:55dans des enjeux
30:55stratégiques militaires.
30:57Alors,
30:57c'est certain
30:57que de voir
30:58ce déploiement-là,
31:00ce n'est pas surprenant.
31:01Ça a pris du temps.
31:02Les Chinois sont plus
31:03en avance qu'eux,
31:04mais bon,
31:04ça se fait finalement.
31:06Et là,
31:07à la blague
31:08ou avec un petit sourire,
31:10tu mentionnais
31:10le réseau européen,
31:11mais je pense
31:12que ça a aussi
31:13toute son importance
31:14que l'Europe
31:14ait son propre réseau
31:16pour s'assurer
31:17qu'un jour,
31:18quand ça n'ira pas
31:18avec des joueurs
31:20nord-américains,
31:21bien que vous puissiez
31:22avoir votre réseau
31:24au cas où.
31:24La même chose
31:25se passe au Canada.
31:26Il y a une initiative
31:28de satellites
31:29qui vont circuler
31:30autour du territoire
31:32canadien
31:32qui est quand même
31:33assez immense
31:33pour s'assurer
31:34de desservir
31:35le territoire canadien
31:37au cas où
31:38il y aurait un propriétaire
31:39d'une entreprise
31:40qui n'aimerait pas
31:41le Canada
31:41une semaine
31:42et vous devez couper
31:43le service.
31:43Donc, vous travaillez
31:44sur votre propre réseau
31:46de satellites souverains,
31:48c'est ça ?
31:49Tout à fait.
31:50Mais comme de très
31:51nombreux pays.
31:51Oui, c'est clair.
31:53Alors, une petite anecdote
31:55qui est marrant
31:56qui relie tout ça.
31:58OneWeb,
31:58qui devait commencer
32:00à lancer sa constellation,
32:03a été coincée
32:05en février 2022.
32:07Parce que c'était Spoutnik.
32:08C'était,
32:09il lançait ça
32:10à Bayekonur.
32:11Et donc,
32:12il y a encore
32:13les premiers satellites
32:14de OneWeb
32:15qui sont bloqués là-bas.
32:16qui sont toujours bloqués là-bas.
32:17Donc, en fait,
32:18peut-être que les Russes
32:20vont lancer
32:20pour leur compte
32:21les satellites OneWeb,
32:22finalement.
32:23Non, on le présente,
32:24je ne sais pas.
32:25On le présente,
32:26mais c'est une anecdote
32:27à raconter.
32:28Ce qui veut dire
32:29que l'invasion
32:31de l'Ukraine
32:33février 2022
32:34a quand même
32:35beaucoup changé
32:36dans énormément
32:37de domaines,
32:38ça on le sait,
32:39mais dans l'espace
32:39précisément.
32:41Alain ?
32:41Moi, ça m'a amené
32:42plusieurs réflexions.
32:43D'une part,
32:44au niveau technologie,
32:45on voit que géopolitique
32:46et numérique
32:47sont des sujets
32:48qui sont extrêmement proches.
32:50Anguéran et Bruno
32:51le rappelaient.
32:52Et c'est d'ailleurs
32:53un des thèmes
32:53qu'on va traiter
32:54début avril à Neoma
32:56parce que c'est un vrai sujet.
32:57En fait,
32:58il ne faut pas en faire abstraction.
32:59Le deuxième point,
33:00je me suis dit,
33:01ok,
33:02est-ce que ce n'est pas
33:02un effet d'annonce
33:03puisque lancer
33:0416 satellites,
33:05c'est bien,
33:06mais j'ai envie de dire,
33:07c'est un peu devenu
33:08monnaie courante
33:09parce que les habitudes
33:11ont quand même
33:12beaucoup évolué
33:12ces dernières années.
33:14Et du coup,
33:14j'ai regardé
33:14le coût d'un lancement.
33:15Et en fait,
33:16le coût d'un lancement
33:16par Soyouz,
33:18donc les approches
33:20russes,
33:21sont strictement équivalents
33:22à ceux d'un lancement
33:23par SpaceX.
33:25Et ouais,
33:25c'est autour de 50 millions
33:26de dollars.
33:27Alors,
33:27ce n'est pas du tout
33:27la même approche.
33:28Dans un cas,
33:29ce n'est pas réutilisable
33:30côté russe
33:30et du côté SpaceX,
33:32c'est réutilisable.
33:33Mais néanmoins,
33:33le coût est le même.
33:34C'est-à-dire que du coup,
33:34le projet devient foncièrement
33:36crédible
33:37d'un point de vue
33:38économique.
33:39L'intérêt
33:41géostratégique,
33:41on en a parlé.
33:42Et puis,
33:43le troisième élément
33:43de réflexion
33:45que ça m'a amené,
33:46c'est de me dire,
33:47mais finalement,
33:48si tout le monde y va
33:49de sa constellation
33:50de satellites,
33:51je rappelle,
33:51une constellation de satellites
33:53orbite basse,
33:53c'est 1000,
33:541500,
33:552000 satellites minimum
33:56par constellation
33:57fois 10,
33:5815,
33:5820,
33:5930 nations,
33:59ça va faire plus
34:00satellites en orbite basse.
34:02C'est encore plus que ça.
34:03Et du coup,
34:04on va avoir un encombrement
34:05de l'orbite basse
34:06qui va commencer aussi
34:07par répercussion
34:08à générer probablement
34:09un certain nombre
34:09de problèmes.
34:10Donc,
34:11non seulement
34:12l'espace est
34:13une zone
34:14effectivement
34:14plutôt régalienne,
34:17donc appartenant
34:19aux États,
34:19mais en fait,
34:21je crains aussi
34:21que ça devienne
34:22assez rapidement
34:23une zone aussi
34:24quelque part
34:25de bataille
34:26pour la maîtrise
34:27de cette zone-là
34:28parce qu'une fois encore,
34:29orbite basse saturée,
34:30il va falloir faire
34:31de la place.
34:32Oui,
34:32c'est clair.
34:33Rappelons aussi
34:33ce qui est arrivé,
34:34tu le disais,
34:35enfin,
34:36vous le disiez rapidement,
34:37mais il est nécessaire
34:38aujourd'hui
34:39pour la Russie,
34:40tout comme nous,
34:41d'avoir cette possibilité
34:43de pouvoir répondre
34:44à une coupure
34:45d'Internet
34:47issue par
34:47un chef d'entreprise,
34:49en l'occurrence
34:50Elon Musk,
34:50qui a décidé du jour
34:51au lendemain
34:52de couper l'Internet
34:53aux Russes.
34:54Ça a d'ailleurs
34:54bien bousculé
34:56leur stratégie militaire.
34:57Alors qu'on salue
34:59ou pas cette initiative,
35:00on n'est pas là
35:00pour juger,
35:01mais en tous les cas,
35:02ça a eu un impact
35:02sur cette guerre-là.
35:03Encore une fois,
35:04les historiens trancheront,
35:06mais on a beaucoup dit
35:08que février 2022,
35:10l'intervention de Sterling
35:12contre les Russes
35:13et en faveur des Ukrainiens
35:15a fait nettement pencher
35:16la balance.
35:17Mais on se souvient aussi
35:18des menaces
35:18qu'avait murmuré
35:21Elon Musk
35:22concernant l'Ukraine.
35:23Il avait dit
35:24attention,
35:24ça coûte cher,
35:25il va falloir rembourser.
35:26Enfin,
35:27il y avait eu un moment
35:27de flottement,
35:28je ne sais pas si vous vous souvenez,
35:29où on avait un petit quai quand même.
35:32Puis il y a un dernier point aussi
35:33que ces constellations
35:34de satellites vont amener,
35:35c'est de la réintermédiation
35:36dans le secteur des télécoms.
35:37Parce que,
35:38mine de rien,
35:38à partir du moment,
35:39on a la téléphonie
35:40et l'accès Internet
35:42disponibles avec les satellites,
35:44les antennes relais
35:45des réseaux mobiles,
35:47c'est un très bon sujet
35:49que j'ai évoqué
35:50hier soir
35:51avec Vivek Badrinath.
35:53Je ne sais pas si vous voyez
35:54qui c'est,
35:54Vivek Badrinath.
35:55C'est Orange
35:55qui était le numéro 3 d'Orange.
35:57C'est un vrai monsieur
35:58de la tech et des télécoms
35:59et qui est aujourd'hui
36:00le patron de la GSMA
36:01qui regroupe
36:02tous les opérateurs télécoms.
36:03J'ai eu la chance
36:04de pouvoir m'entretenir
36:05plus de 30 minutes hier.
36:07C'était dans Tech & Co.
36:09Et franchement,
36:10interviewer retrouvé en replay,
36:11passionnante,
36:12on évoque justement
36:13ce sujet-là.
36:14Est-ce que les opérateurs télécoms
36:15n'ont pas raté finalement
36:17le virage de l'Internet
36:18par satellite ?
36:20Que va-t-il se passer aussi
36:21en termes de concentration
36:22des opérateurs en Europe ?
36:24Je vous rappelle
36:24qu'en Europe,
36:25il y a plusieurs dizaines
36:26d'opérateurs
36:27pour un continent
36:28qui est équivalent,
36:29par exemple,
36:30aux États-Unis
36:31où il y a trois opérateurs.
36:32Pareil avec la Chine.
36:34Et Vivek Badrinath
36:35nous dit qu'il est,
36:36on va dire,
36:37partisan
36:37d'une réduction
36:38du nombre d'opérateurs
36:39en Europe.
36:39Et c'est une volonté aussi
36:40de la Commission européenne.
36:41Ça va être un vrai séisme
36:43ce truc-là.
36:44Donc, tous les sujets télécoms
36:46du moment,
36:46on les évoque
36:48avec Vivette Badrinath
36:49qui a une vraie légitimité
36:50à répondre
36:50à toutes ces questions
36:51et c'est à retrouver
36:52donc sur le replay
36:52de Tech & Co
36:53dès maintenant.
36:55Dans l'actu,
36:56tiens,
36:56on est dans les télécoms
36:57et on va y rester
36:58avec Amazon.
37:00Amazon qui,
37:02alors c'est une rumeur,
37:03rien de confirmé,
37:05pourrait s'intéresser
37:06à un projet
37:10de smartphone.
37:11On n'en est même pas sûr
37:12en fait.
37:12Ça serait un objet connecté
37:15qui serait évidemment
37:17boosté à l'IA.
37:18Forcément,
37:20on est dans la mode
37:22et dans ce qu'il faut faire
37:23actuellement.
37:24Mais il y aurait
37:25la possibilité
37:26d'avoir des applications,
37:28il y aurait sans doute
37:28un OS,
37:29etc.
37:30Et alors,
37:31pour tous les vieux
37:32de la vieille
37:32qui suivent la qualité Tech
37:34depuis pas mal de temps,
37:34Bruno,
37:35ça nous fait quand même
37:36un peu réagir cette histoire
37:37parce qu'on se souvient
37:38quand même
37:39de l'incursion
37:42malheureuse
37:42d'Amazon
37:43dans le monde
37:44du smartphone
37:45avec leur Fire Phone
37:47qui était un produit
37:48soi-disant révolutionnaire.
37:49Je crois qu'il y avait
37:50un écran 3D,
37:51je ne sais pas si vous vous souvenez
37:51de ce truc-là.
37:52C'était un truc en plus
37:53au niveau marketing
37:54d'une complexité sans nom.
37:56En fait,
37:57il y avait comme
37:58un écran holographique
38:00sur le téléphone
38:02et évidemment,
38:03je crois qu'ils n'ont même
38:04pas sorti ce truc-là
38:04parce qu'ils se sont rendus
38:06compte très vite
38:06qu'ils allaient droit
38:07dans le mur.
38:08Tu t'en souviens, Bruno ?
38:10On en avait parlé,
38:11ça a duré quelque chose
38:12comme 14 mois,
38:13cette histoire-là.
38:14C'est en 2014,
38:152015,
38:16même en 2020.
38:17Et donc,
38:18c'est ça,
38:18mais ça a été,
38:19c'était la folie furieuse
38:20à cette époque-là.
38:21Tout le monde parlait
38:22d'avoir son téléphone,
38:23Meta voulait avoir son téléphone.
38:25D'ailleurs,
38:25ça,
38:25c'est le grand malheur
38:26de Mark Zuckerberg
38:27de ne pas avoir été
38:28de la course
38:30des téléphones intelligents.
38:31Mais donc,
38:32pour revenir
38:32dans le cas d'Amazon,
38:33je trouve que,
38:35pour utiliser
38:35une expression
38:36de Shakespeare,
38:37le timing,
38:38le moment
38:39est bien choisi
38:40parce que,
38:41de plus en plus,
38:42on parle d'objets connectés
38:43grâce à l'intelligence
38:45artificielle
38:45qui permet d'avoir
38:46des objets augmentés
38:47en quelque sorte.
38:48Et donc,
38:49d'avoir la possibilité
38:50d'avoir un objet,
38:51puis j'aime bien
38:51que tu as fait
38:52la mention,
38:53on parle d'un téléphone,
38:54mais c'est probablement
38:55un objet
38:56qui va permettre
38:57d'accéder
38:58à tous les services
38:58d'Amazon.
38:59Et là,
38:59il commence
38:59à en avoir beaucoup
39:00à partir
39:01d'un même appareil
39:02qui va nous permettre
39:03d'utiliser
39:04l'intelligence artificielle
39:05qui, évidemment,
39:06puisqu'il est relié
39:06à Internet,
39:07peut être relié
39:08au système téléphonique
39:09presque traditionnel.
39:10Ça,
39:11c'est sans parler
39:12probablement
39:12de la prochaine génération
39:13si ça voit le jour
39:15qu'il va avoir accès
39:16aux services satellites
39:18Léo d'Amazon.
39:20Donc,
39:20on peut avoir
39:21un appareil
39:21tout en un.
39:22Et probablement
39:23que puisque
39:23ce serait
39:24l'intelligence artificielle,
39:25on pourra faire fi
39:26de toute la ribambelle
39:28des applications
39:29auxquelles on doit
39:30installer
39:31dans un téléphone
39:32intelligent aujourd'hui
39:33en tout simplement
39:34demandant à l'IA
39:35qui est embarquée
39:36sur le téléphone
39:37de nous créer
39:38un petit outil
39:38ou de faire
39:39une fonctionnalité
39:40dont on a besoin
39:40pour le moment
39:41où on utilise l'appareil.
39:43Et c'est pour ça
39:44que dans ce contexte-là,
39:45moi, je trouve
39:45que ça fait du sens
39:46et là,
39:47il faudra voir
39:47si ça verra toujours.
39:49Oui.
39:49Parce qu'en guérant
39:50et Alain,
39:51il faut bien se rendre
39:52compte quand même
39:52du drame
39:53de ces géants
39:54de la tech
39:56qui voient
39:57effectivement
39:58d'un côté
40:00Apple réussir
40:01avec son OS,
40:02de l'autre côté
40:03Android et Google
40:04avec évidemment
40:05l'immense majorité
40:07des smartphones
40:07aujourd'hui dans le monde
40:08et puis tous les autres
40:09qui voient le train passer
40:10et qui sont dépendants
40:11en fait
40:12de ces systèmes
40:12d'exploitation.
40:13Tu le disais,
40:14Bruno,
40:15Meta qui a été dépendant
40:16en fait
40:16du bon vouloir
40:18en termes de vie privée
40:19d'Apple.
40:20On s'en souvient
40:20il y a quelques années
40:21de cela
40:21qui avait complètement
40:22mis à mal
40:23le modèle économique
40:24et la publicité
40:25qui était hyper ciblée
40:27de Meta
40:28parce que d'un coup...
40:29Vous avez dit
40:30que ça lui avait fait
40:30perdre 10 milliards.
40:3110 milliards
40:31et franchement
40:32ça n'avait pas amélioré
40:34leur relation
40:35entre les deux.
40:36Et Amazon évidemment
40:37doit se poser
40:38la même question
40:38parce que
40:39géant du commerce
40:41qui est à peu près
40:41partout maintenant,
40:42tu le disais justement
40:43Bruno,
40:44bientôt la connexion
40:45satellite Léo,
40:48voilà,
40:48ils sont sur les objets
40:49connectés avec Alexa
40:50etc.
40:51Et ça doit être quand même
40:52tentant de se dire
40:53allez,
40:53on se lance dans la bataille,
40:55on va essayer de créer
40:55notre propre écosystème,
40:57non ?
40:57Qu'est-ce que tu en penses
40:57en guérant ?
40:58Je pense que
41:01la réponse a été donnée
41:02il y a déjà très longtemps
41:03à ça
41:03parce qu'il y a
41:06entre être disponible
41:08sur tous les smartphones
41:09du monde,
41:10donc la moitié
41:11sont distribués
41:11par Apple
41:12et l'autre moitié
41:14distribués par Samsung
41:15et les Chinois.
41:18C'est quand même
41:19plus intéressant
41:20que d'être
41:21sur son objet
41:22connecté
41:23et d'être enfermé
41:23dans une espèce
41:24de bulle
41:27et de ne pas toucher
41:28les 5 à 7 milliards
41:31de possesseurs
41:31de smartphones.
41:33C'est toujours
41:33un trade-off,
41:34est-ce que je suis
41:35sur les 5 milliards
41:35de smartphones
41:36ou est-ce que je suis
41:37sur mon univers
41:39mais forcément
41:40beaucoup plus petit ?
41:41Je pense que
41:42la réponse a été donnée
41:44il y a un certain temps
41:45même s'il y a
41:46des difficultés
41:48et Méta
41:49tu l'as rappelé.
41:51Alors effectivement
41:51moi la réflexion
41:53que je me disais
41:53c'est que le monde
41:54des smartphones
41:55qui a été révolutionnaire
41:57il y a quand même
41:57une bonne quinzaine
41:59d'années maintenant
41:59et ronronne un petit peu
42:01quoi.
42:01Donc ce que disait Bruno
42:02c'est quitte à
42:03quitte à revenir
42:05dans le game
42:05autant revenir
42:07avec quelque chose
42:07de nouveau.
42:09Voilà.
42:09Je pense qu'effectivement
42:10on l'a vu
42:11les lunettes connectées
42:11c'est un peu nouveau
42:12l'objet connecté
42:13parce qu'on ne sait pas
42:14très bien
42:14ce qui va sortir
42:15l'objet connecté
42:16c'est un peu nouveau.
42:17Je ne vois mal
42:19moi je vois mal
42:21Amazon ressortir
42:22sur un bon vieux smartphone
42:23quoi il est
42:24enfin c'est très très vieux
42:25un smartphone
42:26enfin non non mais
42:27c'est vrai que dans l'absolu
42:28c'est vieux
42:29mais n'oublie pas
42:30que l'IA arrive
42:31et va peut-être
42:32rabattre toutes ses cartes
42:33finalement.
42:34C'est là le sujet
42:34c'est-à-dire qu'en fait
42:35on est en train de vivre
42:36un moment où tous
42:37les grands industriels
42:38du numérique
42:39se disent
42:39le smartphone
42:41n'est probablement
42:42un truc assez ancien
42:43il faut inventer la suite
42:44et sur la suite
42:46voilà
42:46et ils sont tous
42:47en train de chercher
42:48c'est quoi la suite ?
42:51Exactement
42:51est en train de réfléchir
42:52à ça
42:53Apple
42:53est en train de réfléchir
42:54à ça
42:55Meta évidemment
42:56et les lunettes
42:57sont plutôt
42:58un très bon exemple
42:59de suite possible
43:00en incluant de l'IA
43:02bon c'est pas très étonnant
43:03du coup qu'Amazon
43:04se lance dans l'aventure
43:05moi je pense
43:06qu'une des grosses erreurs
43:07ça serait effectivement
43:08que ça ressemble à un téléphone
43:09en fait
43:10mais voilà
43:11donc ils explorent
43:12tous ça
43:13sans avoir nécessairement
43:14la réponse non plus
43:15parce que la problématique
43:17de dire
43:17il faut inventer la suite
43:19du coup
43:20c'est intéressant
43:20de regarder
43:21ce qui a marché
43:21ou pas marché
43:22tu prends toute la vague
43:23des petits trucs connectés
43:25type le R1
43:27type le Human AI
43:29PIN
43:30ou je ne sais plus quoi
43:30qui ont été lancés
43:32avec un effet de mode
43:33colossal au CES
43:34et finalement
43:35ça fait flop
43:36deux mois après
43:37et assez peu suivi d'effets
43:39bon bah ça on voit
43:40que ça marche pas
43:41et de l'autre côté du spectre
43:42t'as finalement
43:43un objet du quotidien
43:44en plateau
43:44en fait sur le plateau
43:46on est tous
43:46à porter cet objet
43:47c'est-à-dire des lunettes
43:48et Méta
43:49qui intègre de l'IA
43:50dans des lunettes
43:51et là
43:52c'est hyper malin
43:53et ça fonctionne
43:54très très bien
43:55donc il va y avoir
43:57une vague de réinvention
43:58de l'interface
43:59et de l'accès
44:00au monde numérique
44:01quelle forme va avoir
44:02cet objet aujourd'hui
44:03c'est un peu compliqué
44:04à dire
44:05est-ce que ça va être
44:06une forme de réponse
44:07de tout ce qu'on appelle
44:08les wearables
44:08donc ces objets
44:09qu'on porte
44:10assez naturellement
44:10déjà
44:11ça serait pas inintéressant
44:13et c'est vrai que
44:13la paire de lunettes
44:15est quand même
44:16un objet assez sérieux
44:18à creuser
44:19Bruno d'accord
44:20à tout ça
44:21avec tout ça
44:21oui
44:22oui
44:22mais j'aimerais
44:23mentionner
44:24parce que je pensais
44:25que peut-être
44:25mes collègues
44:26allaient le mentionner
44:26mais ce qui est intéressant
44:27de savoir
44:28c'est la personne
44:29qui est derrière
44:29qui chapeau de cette histoire-là
44:31c'est Jay Allard
44:32qui est un ancien Microsoft
44:34c'est lui
44:35qui avait piloté
44:36le développement
44:37de la Xbox
44:37qui a quand même
44:38été une belle réussite
44:39mais qui a aussi piloté
44:41l'échec lamentable
44:42du baladeur Zune
44:44qui lui
44:45s'était planté
44:46dans le décor
44:47on voulait en faire
44:48compétition
44:48à l'époque
44:49au iPod
44:50j'avais oublié ce truc-là
44:51le baladeur Zune
44:53c'était quand même
44:54assez costaud
44:54vous savez que ce truc-là
44:55n'était même pas sorti
44:56en Europe
44:58parce que Microsoft
44:59a dû se rendre
45:00très vite compte
45:00que c'était un truc
45:02ni fait ni à faire
45:03qui était d'une complexité
45:04moi j'avais eu l'occasion
45:05j'avais eu la chance
45:06de pouvoir le tester
45:07c'était une usine à gaz
45:09il fallait installer
45:10un logiciel
45:11qui ralentissait
45:12votre Windows
45:13c'était une horreur
45:14vous branchiez ce truc-là
45:15vous étiez obligé
45:16d'acheter des chansons
45:16il y avait encore
45:17des DRM à l'époque
45:19c'était bref
45:20un cauchemar
45:21Microsoft qui a dû dépenser
45:22beaucoup beaucoup d'argent
45:23dans ce truc-là
45:24je pense
45:24ils avaient raison
45:25avant l'heure
45:25et mine de rien
45:27avec une approche
45:27techniquement
45:28c'était pas au rendez-vous
45:31et l'usage n'était pas installé
45:32mais concrètement
45:33Apple a exactement fait ça
45:35quelques temps après
45:36ils ont raflé la mise
45:37avec une intégration parfaite
45:38peut-être qu'ils vont nous faire
45:39pareil avec l'IA
45:40peut-être
45:41peut-être
45:41tiens vous savez
45:42qu'on est en train
45:43de vous préparer
45:43une mission spéciale
45:44pour les 50 ans d'Apple
45:45parce que mine de rien
45:47début avril
45:47Apple aura 50 ans
45:48et on aura des invités
45:50exceptionnels
45:51vraiment
45:52et nous aurons
45:53entre autres
45:53un certain
45:54Tony Fadel
45:56Tony Fadel
45:57c'est le papa de l'iPod
45:58et ça me fait
45:59évidemment penser
46:00à ce que tu disais
46:01on en parlera
46:02et on lui posera
46:03la question de savoir
46:04comment
46:05Steve Jobs
46:06Tony Fadel
46:07toute la
46:08on va dire
46:09la pensée d'Apple
46:10a eu l'idée
46:11de se lancer dans la musique
46:12à l'époque
46:13on était en 2000
46:14quel design
46:15incroyable
46:16et c'était le début
46:17de la transformation
46:17d'Apple
46:19incroyable
46:19maintenant on en retrouve
46:20dans nos
46:21bien sûr
46:21on en retrouve dans nos
46:23vieilles commodes
46:24mais ils étaient beaux
46:26mais bien sûr
46:27et tu sais que ça marche toujours
46:28avec ton iTunes
46:29tu peux encore synchroniser
46:30ton iPad
46:32c'est cool
46:32enfin voilà
46:33donc Tony Fadel
46:34et puis il y aura
46:34d'autres invités
46:36qui ont bossé chez Apple
46:37et qui seront avec nous
46:37pour nous raconter
46:38ses 50 ans
46:39d'Apple
46:40ça passe vite
46:41et autre rendez-vous
46:42hyper important
46:43ce sera demain
46:44demain on va fêter
46:45les 25 ans de l'iPhone
46:46du smartphone pardon
46:47oui c'est comme
46:48quand je dis que c'est vieux
46:49c'est 25 ans
46:50les 25 ans du smartphone
46:52là encore on a plein de trucs
46:53à vous raconter
46:53très sympa
46:55ah oui
46:55ouais
46:56et oui
46:572001
46:57c'était
46:59c'était les débuts de Nokia
47:00dans ce domaine là
47:01il y avait aussi rappelez-vous
47:03Windows Mobile
47:03avec des petits smartphones
47:05moi c'était mon premier smartphone
47:06c'était un Q-Tech
47:07un tout petit truc
47:08qui tournait sur Windows Mobile
47:09alors tu avais un tout petit écran
47:11qui était dégueulasse en plus
47:12à l'époque
47:12la qualité n'était pas bonne
47:13et tu avais un petit stylet
47:14et tu avais le menu démarré
47:15tu sais tu cliquais
47:16enfin c'était un truc
47:18ni fait ni affaire quoi
47:19l'ergonomie était nulle
47:20mais malgré tout
47:21tu avais tes mails
47:22de la mode des japonais
47:25et oui
47:26qui était promu par Bouygues Télécom
47:28à l'époque
47:28et qui avait été mis en France
47:30par Bouygues Télécom
47:31voilà
47:31et nous aurons
47:32ah oui donc tu vas nous
47:33ah ouais ouais
47:34là on va replonger
47:35ah tu vas replonger
47:35on va ouvrir les vieux tiroirs
47:37bien poussiéreux
47:38on mettait une bonne demi-heure
47:39pour avoir
47:40c'est clair
47:41l'état du périph'
47:42et on va en parler
47:43avec des personnalités
47:45qui ont été au coeur
47:46de tout cela
47:47qui ont négocié
47:49avec Apple
47:50avec Samsung
47:51à l'époque des smartphones
47:52enfin voilà
47:53on va vous raconter
47:55plein de petites anecdotes
47:56très sympa
47:57ce sera demain soir
47:58dès 19h30
47:59dans Tech & Co
48:00sur BFM Business
48:01tiens
48:02on parlait d'Apple
48:04on raisonne
48:05justement sur
48:07une date
48:08ça sera en juin prochain
48:10ça sera la WWDC
48:12la WWDC
48:13qui a été annoncée
48:14très tôt cette année
48:14d'habitude
48:15Apple annonce ça
48:16on va dire
48:17allez quelques semaines avant
48:19là on est fin mars
48:21pour juin prochain
48:23la WWDC
48:24qui est le grand rendez-vous
48:25des développeurs
48:26et Bruno
48:28c'est un peu étonnant
48:29que Apple dégaine
48:30cette date
48:33aussitôt
48:33dans le calendrier
48:34je me suis fait
48:35cette réflexion
48:38surtout qu'on parle
48:39du 8 au 12 juin
48:40mais moi je me suis dit
48:42qu'il devait donner
48:43des signes de vie
48:44il devait rassurer
48:46des gens
48:46c'est ça
48:48c'est un peu
48:48ce qu'ils font
48:49mais sans blague
48:51je pense que c'est
48:51une bonne nouvelle
48:52de savoir que ça
48:53c'est dans le calendrier
48:54et ça donne espoir
48:55maintenant
48:55ça donne espoir
48:56qu'ils ont enfin
48:57quelque chose
48:58entre les mains
48:58qu'il sera
48:59quelque chose
49:00comme entre
49:01l'Apple Intelligence
49:02et Gemini
49:03et c'est ça
49:04qu'ils vont nous présenter
49:05mais ils sont bien rassurés
49:07ils sont bien rassurés
49:08pardon
49:09de faire couler
49:10l'information
49:10qu'il n'y aura
49:11aucun produit
49:12ça va être que logiciel
49:13de toute façon
49:14ils ont fait l'annonce
49:14cette semaine
49:15et la semaine passée
49:17de tous les nouveaux produits
49:18alors ça sera que
49:19l'iOS 27
49:21probablement les déclinaisons
49:22sur différents appareils
49:23mais je pense
49:25qu'on peut avoir espoir
49:26d'avoir une présentation
49:28et que surtout
49:29la livraison sera faite
49:30à l'automne
49:31avec les nouveaux appareils
49:32et que ça va fonctionner
49:33c'est la seule chose
49:34qu'on peut souhaiter
49:35Bruno
49:35mais on est d'accord
49:36que là
49:37Apple n'a pas le droit
49:38de se planter
49:39parce que je vous rappelle
49:40qu'il y a deux ans
49:41ils nous annonçaient
49:43que Apple Intelligence
49:44allait arriver
49:46renouveau du Siri
49:47il y avait des vidéos
49:48qui nous faisaient rêver
49:49avec un Siri sympa
49:51qui avait un peu d'esprit
49:52etc etc
49:53je vous rappelle
49:54qu'encore une fois
49:55il sert que
49:55à vous donner le timing
49:56pour faire cuire vos œufs durs
49:57ça va pas plus loin
49:59Siri
49:59donc là
50:00ils ont intérêt
50:01quand même
50:02à ne pas nous décevoir
50:03parce qu'ils vont être ridicules
50:04s'ils se plantent
50:05là-dessus
50:06c'est presque leur dernière chance
50:07mais d'accord
50:08oui
50:09ça fait plusieurs fois
50:11qu'on dit la même chose
50:15ils ont réglé le problème
50:16ils ont confié ça à Gemini
50:18ils piquent tout
50:21on va quand même pas rêver
50:23sur les nouvelles fonctionnalités
50:24encore faut-il
50:25que l'intégration
50:28de Gemini dans Siri
50:29soit bonne
50:31quand tu regardes
50:32les papiers de recherche
50:33des équipes d'Apple
50:34justement
50:34ils ont travaillé
50:35sur embarquer du contexte
50:36à la volée
50:37embarquer des modèles
50:38à la volée
50:38et un des gros sujets
50:39qu'Apple doit réussir
50:40à craquer
50:41c'est la confiance
50:41dans le traitement
50:42des données de l'utilisateur
50:43parce que c'est quand même
50:44un peu leur fer de lance
50:46depuis toujours
50:47j'ai envie de dire
50:47parce que ça vient défendre
50:48l'écosystème fermé
50:49donc il faut quand même
50:50qu'ils apportent des preuves
50:52par rapport à ça
50:52et sur le sujet de l'IA
50:53c'est un vrai sujet
50:54et on voit quand même
50:56qu'il y a une stratégie d'Apple
50:57avec ses 2 milliards
50:58de devices installés
51:00c'est le parc installé
51:01on parlait hardware
51:03dont une bonne partie
51:04aujourd'hui
51:05en Apple Silicon
51:06donc en capacité
51:07de faire tourner
51:08des modèles IA
51:10en fait
51:10peut-être qu'ils vont
51:11nous préparer
51:12avec des choses
51:13qui vont tourner en local
51:14avec des données
51:15un peu sensibles
51:16et après faire appel
51:17effectivement en distanciel
51:18à Gemini
51:19puisque ça y est
51:20ils ont enfin
51:20choisi leur partenaire IA
51:22qui aussi sont surprises
51:23parce qu'on rappelle
51:24que le deal
51:25Google, Apple
51:26sur le moteur de recherche
51:27c'est à peu près
51:28aussi vieux
51:29que l'iPhone
51:30donc voilà
51:31et aujourd'hui
51:32ils ont des modèles
51:33qui tournent
51:34ils doivent gérer
51:34l'intégration
51:35et ça tombe bien
51:36c'est ce qu'ils savent faire
51:37et ça permettra
51:37à la justice européenne
51:39et américaine
51:39de refaire des procès
51:41ça l'épicule encore
51:42quelques centaines de millions
51:44ils font des procès
51:47pour déconnecter
51:48le cert
51:48ils vont refaire
51:50ne le dis pas trop fort
51:50parce qu'on risque
51:51d'être puni
51:52Apple ne va pas nous donner
51:54Siri
51:55version Jimi
51:56s'ils t'ont entendu
51:58voilà
51:58non mais en guérant
52:00voilà
52:01on n'a rien dit
52:01on va rembobiner
52:02ah non on ne peut pas
52:03rembobiner
52:03on est en direct
52:04zut
52:04bon enfin c'est pas grave
52:07écoutez merci à tous les trois
52:08merci Bruno
52:10merci
52:10l'actualité
52:11vue par Bruno Guggeniti
52:14toujours un regard intéressant
52:15factuel
52:16avec de très bonnes analyses
52:18c'est le carnet
52:19de l'actualité numérique
52:20était 120 secondes
52:21de tech
52:21bon nous je vous invite
52:22à les découvrir
52:23si ce n'est déjà fait
52:24merci Alain
52:24bonne chance pour ton livre
52:26merci beaucoup
52:26voilà
52:27le temps d'écran
52:28à la maison
52:28sujet
52:29il est très fin
52:30voilà
52:30Siri qui s'excite
52:31d'un coup
52:32parce que j'ai parlé de lui
52:33c'était Tim Cook
52:34qui est en train de me parler
52:35voilà ce bouquin
52:37sorti
52:38écrit avec ta compagne
52:39et merci beaucoup
52:41à Anguéran Renaud
52:42le directeur de la rédaction
52:43de Saturday Fact
52:44vous restez avec nous
52:45encore une petite demi-heure
52:47à passer ensemble
52:47pour Tech & Call
52:48de la quotidienne
52:49avec ces lunettes connectées
52:51que j'ai sur le plateau
52:51je vous les montrerai tout à l'heure
52:52des lunettes connectées
52:54écoutez bien
52:54non pas à 200-300 euros
52:56mais à 40 euros
52:57quoi ?
52:5840 euros
52:59Anguéran
52:59oui oui oui
53:00on vous expliquera
53:02comment on y arrive
53:03enfin c'est pas nous
53:05mais c'est le constructeur
53:06Blacksheet
53:07qui nous parlera de ça
53:08tout à l'heure
53:08et puis ce sera notre rendez-vous
53:10aussi
53:10Banque des Startups
53:11avec LCL
53:12tout à l'heure
53:13on parlera
53:13et bien du voyage
53:15comment
53:15et bien la tech
53:16est en train de bouleverser
53:17le monde du voyage
53:19et on en recevra deux
53:21AlloGrain
53:21GetStream
53:22en compagnie de Fabrice Marcella
53:23bien sûr
53:24vous restez là
53:25on revient juste après
53:26cette petite pause
53:27avec le Tech Flash
53:28de Léa Bédaïn
53:29bien sûr
53:29à tout de suite
53:32Tech & Call
53:33la quotidienne
53:34sur BFM Business
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