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  • il y a 4 mois
Ce mercredi 29 avril, François Sorel a reçu Didier Sanz, journaliste, Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, Amélie Charnay, journaliste à La Tribune. Ils se sont penchés sur Open AI à la peine pour atteindre ses objectifs, SpaceX souhaitant fabriquer ses propres processeurs graphiques pour réduire sa dépendance à Nvidia, ainsi que l'Europe en tant que partenaire clé pour Taïwan dans le domaine des puces et semi-conducteurs, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:01Tech&Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Le débrief de l'AcuTech avec ce soir, vous allez voir encore une fois du beau monde sur le plateau
00:10de Tech&Co.
00:11D'habitude ce sont les hommes qui règnent en maître, cette fois-ci, et bien vous savez quoi, la parité
00:15est parfaite.
00:16Isabelle Bordry est avec nous, salut Isabelle.
00:19Bonsoir François.
00:20Ravie de te retrouver, fondatrice de Retancy, et puis il y a encore quelques années tu étais la patronne de
00:25Yahoo au niveau Europe.
00:27Ravie de te retrouver, Amélie Charnet est avec nous, salut Amélie.
00:31Salut.
00:32Amélie est journaliste à la tribune, nos cousins de la tribune, on est très heureux de te retrouver,
00:37et tu sais que la porte du studio de Tech&Co est tout le temps ouverte, tu es spécialisée dans
00:41les télécoms, dans la tech,
00:42et ton point de vue est toujours précieux, donc on est ravis de t'avoir avec nous ce soir.
00:47Et puis d'essence, bien évidemment je parlais de parité, deux hommes, deux femmes.
00:52Salut mon cher Didier, journaliste spécialisé dans la tech, et qui aujourd'hui entraîne les dirigeants d'entreprises tech
01:02à bien s'exprimer devant le micro et devant la télé.
01:05Exactement.
01:06Et c'est facile ou toujours, ou parfois c'est un peu bizarre ?
01:08Tu ne dis pas de nom, je ne veux pas te mettre dans une situation compliquée.
01:10Non, mais ça dépend du profil du candidat, des fois ça se passe très bien, des fois il y a
01:14un peu plus de boulot,
01:15il faut plusieurs sessions on va dire.
01:17Et oui, je sais ce que c'est.
01:20Alors, on va commencer par cette information du Wall Street Journal, qui est quand même un séisme.
01:26Je vous rappelle qu'hier on parlait déjà d'OpenEye dans Tech&Co, avec la fin de l'exclusivité entre
01:32Microsoft et OpenEye,
01:34c'est-à-dire qu'OpenEye peut maintenant voler ses propres ailes, et n'est plus obligé de collaborer qu
01:39'avec Microsoft.
01:39D'ailleurs, Amazon a annoncé un partenariat officiel avec OpenEye aujourd'hui.
01:44Mais malgré tout, tout ne va pas pour le mieux pour OpenEye, parce qu'OpenEye n'aurait pas atteint plusieurs
01:50objectifs en termes de croissance
01:51pour l'année 2025 et le début de l'année 2026.
01:54Des revenus qui ne sont pas aussi élevés que prévus, des contrats qui ne pleuvent pas autant que prévus,
02:00et puis surtout un nombre d'utilisateurs qui n'est pas aussi élevé que prévu.
02:04Ils imaginaient atteindre le milliard d'utilisateurs, on ne sait pas s'ils ont atteint ce chiffre.
02:10Alors, il ne faut pas, évidemment, enterrer OpenEye, mais quand on sait qu'ils investissent beaucoup plus d'argent,
02:18en tout cas qu'ils investissent, oui, plus d'argent qu'ils n'en gagnent, au bout d'un moment,
02:22ça peut poser des problèmes.
02:23Et je voulais avoir votre point de vue là-dessus.
02:25Peut-être commencer par toi, Isabelle, parce que je sais que tu suis sujet de manière assidue.
02:30Est-ce que péril en la demeure chez OpenEye, à ton avis ou pas ?
02:35C'est un vrai cas, je trouve, de leadership et un vrai cas d'école pour les jeunes entrepreneurs.
02:42En fait, il y a plusieurs choses.
02:44Sam Altman, depuis le début, est assez décrié, en réalité, par sa capacité à emporter son équipe et à motiver
02:52ses équipes.
02:52Oui, quelqu'un de très dynamique, qui parfois même surfe un petit peu sur la ligne euro jaune, on va
02:57dire.
02:57Absolument. Donc, il y a eu son co-fondateur OpenEye, qui est parti chez Anthropique,
03:04il y a son vice-président aussi, qui est parti chez Anthropique.
03:07Donc, il y a eu des personnes clés qui, en l'espace de 4 ou 5 ans, ont effectivement quitté
03:12la boîte et créé leurs propres entreprises.
03:14Je coupe 15 secondes, Elon Musk aussi n'est pas content, puisque je vous rappelle qu'Elon Musk attaque OpenEye,
03:20co-fondateur d'OpenEye.
03:21Il était en fait, au départ, un des premiers investisseurs qui, aujourd'hui, est très en colère contre Sam Altman.
03:27Tout à fait.
03:28Donc, il a, effectivement, comme difficulté, aujourd'hui, d'emporter son équipe et de faire en sorte,
03:35notamment, que sa directrice financière, qui parle beaucoup au marché,
03:39s'aligne avec lui sur les objectifs et les atteintes de ses objectifs.
03:43Et aujourd'hui, ce qui apparaît, c'est qu'ils avaient dit qu'ils atteindraient et qu'ils annonceraient,
03:48de manière publique, le milliard d'utilisateurs par semaine.
03:52Et qu'aujourd'hui, on attend toujours l'annonce publique de l'atteinte de ces chiffres.
03:56Donc, on pense qu'effectivement, ils ne les ont pas atteints.
03:58Et en parallèle, Sam Altman a pris des engagements absolument colossaux,
04:03puisqu'il s'agit de 600 milliards à horizon 2030, en termes de coûts, pour les data centers.
04:10Partant du principe qu'il aurait besoin de cette capacité machine, compte tenu de l'évolution de ses utilisateurs.
04:16Des perspectives, en fait, d'utilisation et des perspectives d'évolution d'IA.
04:20Absolument.
04:21Et donc, c'est ce qu'il a vendu au marché pour pouvoir lever des capitaux.
04:24Et il a encore récemment levé 122 milliards de dollars avec cette stratégie de dire
04:29« il faut que j'investisse parce que je vais avoir beaucoup d'utilisateurs ».
04:32Mais ce qui semble-t-il, il avait mal anticipé, c'était l'arrivée de concurrents.
04:38Et ce que l'on apprend dans la tech, c'est qu'il est très difficile de conserver une position
04:43de leader,
04:43même si vous êtes le premier sur le marché.
04:46Et je crois que déjà, sur ce plateau, on avait parlé du Netscape des années 2000,
04:50qui effectivement était arrivé, Tony Truant, pure player,
04:54en expliquant ce qu'il fallait faire à l'ensemble du marché,
04:57et qui, quelques années après, avait disparu.
05:00Voilà, Internet Explorer était arrivé, rappelons-le.
05:02On peut aussi parler du cas de Google Search.
05:07Et de Yahoo, que j'ai vécu.
05:09Oui, c'est vrai que Yahoo était numéro un de la recherche.
05:14Avec une stratégie qui était de se dire, il faut des hommes pour indexer des sites.
05:19C'était un annuaire de recherche.
05:21C'était un annuaire de recherche.
05:22C'était pas un moteur de recherche.
05:22Et on revendiquait le fait de ne pas être un moteur.
05:26C'était une revendication des équipes.
05:28Oui, oui, oui. Parce que vous vouliez éditorialiser, en fait, la recherche.
05:31Et tout d'un coup, les maths et le moteur de recherche de Google ont été plus pertinents
05:35que les hommes qui, chez Yahoo, indexaient les sites.
05:39Et donc, c'est extrêmement compliqué, dans l'univers de la tech, de rester en position de leader.
05:43C'est pour ça que j'ai une admiration absolument immense pour les équipes de Google,
05:49qui, en fait, depuis 20 ans, arrivent sur quasiment tous les sujets à conserver leur leadership.
05:55Et donc là, effectivement, pour revenir à OpenEA, ce qu'ils n'avaient pas vu, c'est Gemini 3 et
05:59c'est Anthropik.
06:00Et Gemini 3, on avait beaucoup décrié Google, il y a un an ou deux ans, même sur ce plateau,
06:05en expliquant qu'ils avaient beaucoup de retard sur l'IA générative.
06:08Ils ont sorti Gemini 3 Pro, et aujourd'hui, ils l'intègrent avec une exécution absolument parfaite
06:14dans tous les services Google, et ils commencent à rafler le marché du grand public.
06:19Et puis, en parallèle, Anthropik, auprès des codeurs...
06:22Qui commencent véritablement à décoller, alors...
06:25Qui commencent vraiment à offrir, aujourd'hui, un service à la hauteur.
06:28Et donc, OpenEI, au milieu, n'exécutent pas aussi bien qu'ils avaient prévu.
06:33Il y a un problème d'équipe.
06:34Et donc, l'entrée en bourse qui devait se profiler d'ici la fin de l'année est assez bousculée.
06:40Alors, tout ça part de quoi ?
06:41Eh bien, des déclarations de la directrice financière, en fait, d'OpenEI, qui s'appelle Sarah Fryer,
06:47qui avait fait part de ses préoccupations aux dirigeants de l'entreprise
06:49concernant la capacité à payer les futurs contrats informatiques
06:53si la croissance des revenus ne s'accélère pas.
06:55Donc, quand même, warning !
06:58Elle disait aussi qu'elle voulait calmer les ardeurs de Sam Altman
07:02dans ses investissements presque, on va dire, sans fin.
07:07Compulsifs !
07:08Voilà, compulsifs !
07:10Et c'est intéressant, voilà, un peu le gendarme de tout ça
07:15qui était là en train de dire « calmons-nous, quoi ! »
07:17parce qu'on ne sait pas trop où on va aller.
07:19Amélie ?
07:20Oui, en fait, ça montre qu'il y a des dissensions internes très très fortes
07:23et qu'il y a des gens à l'intérieur qui essayent de tempérer ses investissements.
07:27Donc, déjà, ce n'est pas bon signe qu'il y ait ces contradictions
07:30et que la directrice financière se permette de parler.
07:33Je crois que c'était le Wall Street Journal, il me semble.
07:35Wall Street Journal ?
07:36C'est quand même très mauvais signe.
07:39Et ce que je voulais noter, moi, par rapport à Google,
07:42c'est l'extrême vulnérabilité de cette société
07:45qui n'a pas d'autres revenus, qui n'a pas de diversification
07:48pour compenser si ça va mal, si jamais les attentes étaient trop hautes,
07:51si jamais ils avaient surinvesti dans les capacités de calcul.
07:54En fait, Google, Amazon, Microsoft, ils sont très solides.
07:59Ils ont d'autres choses sur lesquelles s'appuyer.
08:01Eux, ils sont extrêmement vulnérables en misant tout là-dessus
08:04avec d'énormes investissements financiers
08:07et une très grande incertitude sur la réalisation de ces infrastructures
08:13et sur les clients au rendez-vous.
08:15Donc, en fait, c'est quand même une très grande vulnérabilité
08:19pour ce type de LLM.
08:20Et c'est là où c'est un cas d'école,
08:22parce que c'est exécution, exécution, exécution,
08:25quand on est entrepreneur.
08:27Et là, le produit était formidable.
08:30Il est en train peut-être de manquer d'agilité
08:32parce qu'il n'arrive pas à embarquer l'intégralité de son équipe.
08:35Un directeur financier, normalement,
08:37travaille en binôme extrêmement proche avec le CIO.
08:41Et le fait qu'elle puisse comme ça prendre la parole
08:43de manière, je veux dire, presque incontrôlée, ça montre.
08:46C'est d'ailleurs étrange, parce que ça envoie quand même
08:48un signal qui est plutôt mauvais, extrêmement négatif,
08:50alors qu'elle devrait, en tout état de cause,
08:52rassurer le marché.
08:53Et là, au contraire, elle le terrifie.
08:56Moi, j'ai juste une remarque, c'est que je m'interroge
08:59sur le fait qu'on reproche à OpenAI
09:02de perdre de l'argent plus qu'il n'en rapporte.
09:04Je ne veux pas rentrer dans les détails,
09:06mais rappelez-vous l'histoire d'Amazon.
09:07Au début, Amazon était réputé pour être un trou sans fin,
09:11sans fond,
09:13qui perdait, qui perdait, qui perdait de l'argent
09:15et qui est devenu maintenant l'une des entreprises
09:18les plus profitables au monde.
09:20Donc, en tant que dirigeant,
09:22je pense que Sam Altman a ce modèle en tête.
09:25Il se dit, bon, OK, on va perdre de l'argent
09:26pendant quelques années,
09:27mais on va forcément retomber sur nos pieds.
09:30La preuve, c'est qu'il y a encore des gens
09:32qui acceptent de mettre de la main à la poche.
09:34On a parlé de Nvidia,
09:38qui a investi dans OpenAI.
09:39Il y a encore pas mal de boîtes qui lui font confiance.
09:43Ils ont toujours des partenaires solides.
09:46Alors, effectivement, le fait qu'ils soient monoproduits,
09:47c'est gênant.
09:48Le fait que, moi, ce qui me gêne plus,
09:50c'est le fait qu'ils n'arrivent pas à anticiper
09:53sur les besoins du marché.
09:58Par exemple, pour les codeurs,
10:01OpenAI se contentait d'une IA qui était assez générale.
10:05Anthropique est arrivée avec leur solution,
10:07qui a détruit tout le monde sur son passage.
10:08Maintenant, les programmeurs,
10:09ils ne jouent plus que par Anthropique.
10:12Sur la génération d'images,
10:13ils ont finalement abandonné Sora
10:14parce que c'était une impasse
10:16et ça a coûté très cher.
10:17Et maintenant, quand on voit ce que font les concurrents
10:21dans ce domaine,
10:22on se rend compte qu'effectivement,
10:23c'était peut-être moins pertinent.
10:25Donc, il manque à OpenAI, je pense,
10:27quelque chose qui les ferait évoluer
10:32vers quelque chose d'autre
10:33qui leur permettrait d'engranger davantage de revenus.
10:35Je ne pense pas que le modèle de l'abonnement
10:37soit modèle viable
10:39quand on a une telle concurrence
10:40et surtout quand on a
10:42l'arrivée de modèles open source
10:46comme ceux des Chinois
10:48ou d'autres origines
10:51qui, eux, ne s'embarrassent pas
10:52de problèmes de ce type-là.
10:54Après, il faut tempérer tout cela.
10:55Je le disais,
10:56OpenAI vient de signer quand même
10:57un contrat de 50 milliards avec Amazon.
10:59Donc, l'argent va rentrer.
11:01J'ajouterais aussi que tous les mois,
11:02on rejoue le crash de l'IA qui va arriver.
11:05Alors, c'est vrai qu'il y a une probabilité
11:07pour qu'il y ait un crash à un moment donné,
11:08mais on aime bien se faire peur aussi.
11:11Et tous les mois,
11:12on rejoue le scénario depuis l'été dernier,
11:14à chaque fois en disant,
11:15oh là là, oh là là,
11:15mais on investit beaucoup trop,
11:17on ne va jamais réussir à rentabiliser.
11:18Et donc, c'est un peu un truc
11:20qui se rejoue continuellement,
11:21j'ai l'impression aussi.
11:22Oui, mais c'est vrai que le soldat,
11:23OpenAI, est à surveiller de près
11:25parce que c'est avec lui
11:26que tout peut s'effondrer finalement.
11:28Et quand on a la directrice financière
11:31qui dit, attention les gars,
11:32il faut quand même dépenser un peu moins
11:34parce qu'il n'y a pas autant d'argent
11:35que prévu qui rentre,
11:37il y a de quoi quand même
11:37se poser des questions.
11:39Oui, je pense que ce n'est pas un problème
11:41fondamentalement de produit.
11:42Enfin, il y a toujours un problème de produit
11:44qui aujourd'hui est moins pertinent
11:45sur pas mal d'aspects,
11:46mais c'est surtout de confiance dans le CEO.
11:50Et Samatman, depuis le départ,
11:52n'arrive pas à générer cette confiance.
11:54Il est clivant.
11:55Auprès de ses équipes,
11:56il est très clivant auprès de ses équipes,
11:57mais aussi auprès du marché.
11:59Et donc, Anthropique,
12:01c'est un seul produit,
12:02il déroule,
12:04et ils n'ont pas aujourd'hui
12:05ce genre de difficultés.
12:06Ils ont une meilleure image de marque aussi.
12:08Ils ont une meilleure image de marque,
12:09mais donc ça vient beaucoup
12:10de leur équipe
12:11et de leur gouvernance.
12:13Donc je pense qu'aujourd'hui,
12:13il y a un vrai sujet
12:14qui d'ailleurs a failli être traité,
12:16je ne sais plus,
12:17c'était en 2023 ou 2024,
12:19où Samatman s'était fait limoger
12:20pendant un jour,
12:22il était reparti chez Microsoft,
12:24il était revenu.
12:24Enfin, déjà, tout ça a été un peu une mascarade.
12:28Donc, il est extrêmement clivant
12:29et tout l'enjeu, pour lui,
12:32va être de démontrer
12:32qu'il est capable de faire grandir OpenAI
12:35et d'aller encore plus loin
12:37pour faire son entrée en bourse.
12:38Voilà.
12:38Et tous les mois,
12:39rappelons-le,
12:39ce cash qui est brûlé,
12:41plusieurs milliards, je crois.
12:42Oui, mais ce n'est pas forcément le sujet,
12:45comme le dit Dédit,
12:45c'est plutôt la confiance
12:47qu'il arrive à transmettre au marché.
12:498h moins le quart,
12:50je vous propose d'enchaîner
12:51sur un autre sujet
12:52avec ce nouveau pari signé Elon Musk.
12:55Elon Musk veut concurrencer
12:57de manière ouverte,
12:58et c'est maintenant très clair,
12:59un certain Nvidia.
13:01Tout simplement parce que
13:03le rêve d'Elon Musk,
13:05c'est de pouvoir créer
13:05ses propres chipsets,
13:06ses propres puces
13:07dans cette usine
13:09qu'il est en train de concevoir,
13:11qui s'appelle TerraFab,
13:12qu'il va co-construire,
13:13en tous les cas,
13:14en partenariat avec Intel,
13:16qui revient de loin,
13:17mine de rien,
13:18parce que les derniers mois
13:19d'Intel étaient compliqués.
13:20Là, Intel revient un petit peu
13:21dans le jeu
13:22avec cette usine TerraFab.
13:24Et l'idée, c'est que SpaceX,
13:26donc, via Elon Musk,
13:28envisagerait de fabriquer
13:29ses propres GPU
13:30pour réduire sa dépendance
13:32à Nvidia.
13:33C'est une information
13:34qui a été vérifiée
13:36via un document financier
13:38qui a été consulté par Euters.
13:39Un dossier qui serait lié
13:40à une possible introduction
13:41aux bourses valorisées,
13:42écoutez bien,
13:43à 1750 milliards.
13:45Je crois que ça serait
13:45la valorisation en bourse
13:46la plus impressionnante
13:47jamais vue.
13:48C'est phénoménal.
13:50Voilà, donc,
13:51Elon Musk le dit encore une fois,
13:53il veut fabriquer
13:53ses propres GPU
13:54parmi les futures grosses
13:55dépenses d'investissement.
13:57Et en fait,
13:58il y aurait une espèce
14:01de coordination
14:02entre à la fois SpaceX,
14:04Tesla et X et AI
14:07qui mettraient leur savoir-faire
14:08pour créer ses GPU.
14:10Mais le défi,
14:11malgré tout,
14:11est immense, Didier,
14:12parce que Nvidia...
14:13On ne s'improvise pas
14:14à fabriquer des GPU
14:15du jour au lendemain.
14:16Ça fait 30 ans
14:16qu'Nvidia fabrique des GPU.
14:18Alors, au début,
14:19c'était pour les jeux vidéo.
14:20Ils ont un savoir-faire
14:22dans ce domaine-là
14:22qui est incontestable.
14:24Oui, ça,
14:24ça ne se discute même pas.
14:25Maintenant,
14:25s'ils sont en position
14:27quasi-monopole,
14:27ce n'est pas un hasard.
14:28Ils ont les meilleurs ingénieurs,
14:29ils ont les meilleurs produits,
14:30ils ont suivi une tendance
14:32qu'ils ont vraiment maîtrisée
14:33de A à Z.
14:34Et je ne pense pas
14:35qu'Intel,
14:36qui, comme tu le disais,
14:38était au bord du gouffre
14:39il y a quelques mois,
14:40ait les ressources nécessaires
14:42pour, du jour au lendemain,
14:43passer à la vitesse supérieure.
14:45Ils ont perdu beaucoup de plumes
14:46ces dernières années.
14:47Ils n'ont pas vraiment maîtrisé
14:50les tendances de l'innovation
14:53dans le domaine des processeurs.
14:54Alors, effectivement,
14:55la position de Musk,
14:57elle est simple.
14:58C'est, j'ai une usine
14:59qui va me servir à faire des plus
15:00pour les voitures autonomes,
15:02pour les satellites,
15:03pour les robots, etc.
15:05Bien sûr.
15:05Ah bah tiens,
15:05j'en profite pour faire des GPU.
15:07On n'est pas vraiment
15:08dans le même truc.
15:09Alors, il dit qu'il n'y aurait pas
15:10que des GPU fabriqueraient aussi
15:12des CPU,
15:13c'est-à-dire qu'il y aurait
15:13un peu de tout finalement
15:14dans cette usine.
15:15Oui, stratégiquement,
15:18c'est intéressant.
15:19Tout le monde cherche
15:20à échapper à la domination
15:22de Nvidia,
15:23ou même tout le monde cherche
15:25à rapatrier chez soi
15:28le cœur de le moteur d'électronique
15:32qu'est le processeur.
15:33On regarde Apple
15:34qui fabrique maintenant
15:35lui-même ses propres puces.
15:36Donc, il y a une véritable recherche
15:40d'échapper à cette position
15:45monopolisstique
15:45et au monopole de Nvidia.
15:46Et Elon Musk rêve
15:47de pouvoir tout fabriquer lui-même.
15:49Ça va prendre des années.
15:50Le temps qu'il rapatrie
15:51tous les ingénieurs disponibles.
15:53Ça va coûter une dizaine de milliards
15:53parce qu'on a créé
15:54des usines comme ça.
15:55Bon, après, c'est vrai
15:56que l'argent est là.
15:57Mais il y a des dizaines de milliards
15:58quand il va avoir
16:001750 milliards.
16:01Pour Musk,
16:01ce n'est pas un problème.
16:02Voilà.
16:02Et il a effectivement expliqué
16:04que ça allait manger du capital,
16:06utiliser des fonds.
16:07Mais il a expliqué pourquoi.
16:09Et en fait,
16:09là où je ne suis pas
16:09tout à fait d'accord,
16:10c'est que je pense que
16:11en analysant le marché,
16:13il s'est rendu compte
16:14et d'ailleurs il le dit
16:15que Nvidia et Samsung
16:17aujourd'hui,
16:18et TSMC,
16:19n'arrivent pas
16:20à délivrer autant
16:22de puces
16:23que le marché
16:24va en avoir besoin
16:25d'ici 5 ou 6 ans.
16:27Et donc,
16:27il ne veut pas se retrouver,
16:28lui,
16:29en pénurie,
16:30en situation de rareté
16:32et face à des coûts
16:33qui vont forcément augmenter
16:34et que ça freine
16:35son propre business.
16:37Et donc,
16:38il prend les choses en main.
16:39Alors effectivement,
16:40Intel est clairement
16:41a perdu des parts de marché,
16:43ne s'est pas positionnée
16:44sur les bons produits
16:45au moment où Nvidia a émergé.
16:47Ils n'ont pas du tout,
16:48ils ont raté le coche
16:48de les cartes graphiques
16:49avec le jeu vidéo.
16:51Absolument.
16:52Mais Intel aujourd'hui
16:53est les seuls
16:54à pouvoir
16:56concevoir une puce
16:57et l'industrialiser.
17:00Nvidia,
17:00ils industrialisent
17:01et ils produisent
17:02chez TSMC,
17:04ce qui crée
17:04une vraie dépendance.
17:05La réalité de fondeur
17:06d'Intel,
17:06elle a disparu aussi
17:07au fur et à mesure.
17:10Elle est devenue
17:11complètement marginale.
17:12À une époque,
17:13c'était le fondeur
17:14numéro un
17:14des processeurs
17:15aux Etats-Unis.
17:16Maintenant,
17:16ils ont tout délégué
17:17dans des filiales.
17:18C'est plutôt des designers,
17:20en fait.
17:21Le pari de Musk,
17:23c'est effectivement
17:23de pouvoir
17:24tout rassembler
17:25dans ce terrafable
17:27et de faire en sorte
17:28qu'en tous les cas,
17:29ils gagnent en souveraineté
17:30et qu'ils ne se mettent pas
17:31en dépendance
17:32par rapport au marché.
17:33Et puis,
17:33ça va plaire à Donald Trump,
17:35cette histoire.
17:35Oui,
17:35c'est pas un hasard
17:36s'il a demandé
17:37aux uns et aux autres
17:38de s'unir
17:39dans un consortium financier.
17:42Américain,
17:42100% américain.
17:43Amélie ?
17:44Moi,
17:44comme Didier,
17:45je suis plutôt sceptique
17:46sur la réalisation
17:47effective de ça,
17:48surtout que ça va prendre
17:49des années
17:49et des années.
17:50Et justement,
17:51s'il est potentiellement
17:53d'ici peu en pénurie,
17:54ça ne sera pas prêt à temps,
17:56en fait.
17:56Et puis,
17:57il faut tempérer
17:57avec le fait
17:58que ça tombe
17:59justement avec
18:00cette entrée en bourse
18:01et que c'est une façon
18:02de faire un effet waouh,
18:04une annonce un peu choc
18:05pour les investisseurs.
18:06Il en est hyper...
18:08On sait,
18:09Elon Musk,
18:09il passe son temps
18:10à faire des annonces
18:12très impressionnantes
18:13qui ne se réalisent pas forcément.
18:14Et en plus,
18:15là,
18:15son objectif,
18:16c'est que les particuliers
18:17investissent.
18:19dans son entreprise
18:21et je pense
18:21qu'il y a aussi
18:23tout un fan club
18:24d'Elon Musk
18:25qui est prêt
18:26à le suivre
18:26dans ses rêves
18:26les plus fous
18:27et que c'est
18:28de la surenchère permanente
18:29et que là,
18:29c'est encore une façon
18:30de fasciner les gens
18:31et d'envoyer du rêve.
18:33sur la réalisation,
18:35ça semble quand même compliqué.
18:36Oui,
18:37mais quand on arrive
18:37à valoriser une société
18:391750 milliards de dollars,
18:41société qui a été créée
18:43en 2002,
18:44c'est quand même
18:45une valorisation exceptionnelle.
18:47Ou c'est le signe
18:48d'une certaine folie
18:49de l'économie américaine.
18:51Il a créé une valeur
18:52qui est quand même
18:53assez phénoménale.
18:54Personne ne croyait
18:55en Europe
18:56à la capacité
18:57de SpaceX
18:58de rappeler ses lanceurs.
19:00Alors effectivement,
19:01ça a été très compliqué.
19:03Ça a coûté extrêmement cher
19:04mais aujourd'hui,
19:05c'est lui qui arrive
19:06à mettre en orbite
19:07pour le prix
19:08le plus compétitif
19:09le kilo possible
19:11en orbite.
19:12Donc il a des coûts
19:13et une efficacité
19:13absolument extrême.
19:14Même si Ariane 6
19:15et on va en parler
19:16tout à l'heure
19:16fait des miracles
19:17encore aujourd'hui.
19:18Mais il faut quand même
19:19admettre qu'il n'a pas
19:20tout réussi
19:21mais qu'il a réussi
19:22quand même des choses
19:23absolument phénoménales.
19:25Écoutez,
19:26alors on n'a même pas
19:27de date je crois
19:27concernant ce TerraFab.
19:29Ça va prendre des années.
19:30C'est 2027 je crois ?
19:31Oui, c'était la date
19:32annoncée je crois.
19:33Oui, c'est ça absolument.
19:34C'est comme
19:35la voiture autonome
19:36chez l'homme.
19:37Il a annoncé
19:38que ça pouvait
19:38avoir du retard.
19:39Ça fait 10 ans
19:40qu'il dit que c'est
19:40l'année prochaine
19:41mais enfin 2027
19:42pour fabriquer
19:43une usine de composants
19:44c'est impossible.
19:45Voilà.
19:46Il faut ramener ça aussi
19:48à l'information
19:50que TSMC va ouvrir
19:52lui des chaînes
19:53de fabrication
19:53aux Etats-Unis.
19:54C'est super intéressant
19:55parce qu'ils n'ont pas
19:57de concurrence non plus
19:57TSMC.
19:58On est dans le même cas
19:59que Nvidia.
20:00D'ailleurs,
20:00ce n'est pas un hasard
20:00s'ils l'un fabriquent
20:01les puces pour l'autre.
20:02Mais eux,
20:03ils ont un vrai savoir-faire
20:05et ils vont forcément
20:06à terme arriver
20:08à fournir
20:09les principaux opérateurs
20:11du secteur.
20:12Merci Didier
20:13pour cette belle transition
20:14parce que
20:15qui dit TSMC
20:16dit Taïwan.
20:16C'est notre prochain sujet.
20:18Sujet qui a planché
20:19d'ailleurs Amélie Charnet.
20:20Elle va tout nous expliquer.
20:22Tu as interviewé
20:24Mathieu Dechâtel
20:24qui est directeur
20:26des études internationales
20:27de l'Institut Montaigne
20:28et qui nous dit ceci
20:30Taïwan et l'Europe
20:32ont tout intérêt
20:33à se rapprocher.
20:36Alors là,
20:37on parle des TSMC,
20:38là on parle de,
20:39on va dire,
20:40du savoir-faire taïwanais
20:42en matière de technologie.
20:44Qu'est-ce qu'a voulu dire
20:45Mathieu Dechâtel
20:46en fait dans ton article ?
20:47Alors en fait,
20:48jusqu'à maintenant
20:48les fleurons taïwanais,
20:50on le sait,
20:51c'est les fondeurs
20:52qui produisent les puces
20:53principalement en fait
20:54à Taïwan.
20:55Sauf que Taïwan,
20:56c'est une île
20:57qui est petite,
20:58qui a un problème
20:59de vieillissement
21:00de la population,
21:01donc de recrutement
21:01de talent,
21:02qui a des très gros problèmes
21:04d'approvisionnement
21:05en énergie
21:05et en eau
21:06et qui doit monter
21:08en cadence
21:09pour répondre aux besoins
21:10en IA.
21:11Et donc quand
21:12TSMC vient installer
21:14des capacités de production
21:15aux Etats-Unis,
21:15c'est pas que pour faire plaisir
21:16à Trump,
21:17c'est parce qu'il a besoin
21:19des ressources américaines,
21:21là où il y a
21:21un territoire énorme,
21:22où il y a de l'énergie
21:23à foison pas cher.
21:24Et du coup,
21:25il cherche aussi
21:26à développer
21:27des capacités industrielles
21:28en Europe,
21:28à ouvrir des usines
21:30et ça,
21:31c'est un changement
21:31stratégique majeur
21:32et l'Europe
21:33a tout à y gagner
21:35parce que ça fait
21:36des emplois,
21:37ça fait un peu plus
21:39d'autonomie
21:39parce que ça veut dire
21:40qu'en cas de problèmes
21:42géopolitiques majeurs,
21:43on aurait des semi-conducteurs
21:44fabriqués en Europe.
21:45Donc,
21:46TSMC va ouvrir
21:47une première usine
21:48à Dresd,
21:48ça va être en Allemagne,
21:50ça va être un premier test
21:51si ça se passe bien.
21:52L'ambition,
21:52c'est d'avoir une chaîne
21:54d'approvisionnement
21:55des sous-traitants
21:56aussi en Europe.
21:56Foxconn prévoit
21:58une usine
22:00en Gironde,
22:01avec Thales,
22:02c'est ça ?
22:02Avec Thales,
22:03tout à fait.
22:04C'est pas mal.
22:04Donc,
22:05c'est un petit peu
22:06plus modeste
22:06comme projet
22:07mais c'est très prometteur
22:09et là,
22:10les Européens
22:11en ont été testés
22:12pour être capables
22:13de reproduire
22:15à plus petite échelle
22:16toute la chaîne
22:17qu'ils ont
22:18de fabrication
22:18à Taïwan
22:19et c'est très prometteur.
22:23Encore faut-il
22:24que l'Europe
22:25s'entende
22:27et qu'il n'y ait pas
22:28de compétition
22:29entre les différents pays.
22:30Pour Dress,
22:31par exemple,
22:31la France était très déçue
22:32de ne pas avoir été choisie
22:33et était en concurrence.
22:35Pareil pour l'usine
22:36de Foxconn.
22:37Donc,
22:38on a beaucoup de mal
22:39à s'entendre,
22:39on n'a pas les mêmes
22:40régulations,
22:41on n'a pas vraiment
22:42de marché unique
22:43finalement dans ce domaine
22:44et donc,
22:46ça les fait hésiter
22:47aussi à cause de ça.
22:49Oui,
22:49parce que c'est vrai
22:50qu'il ne faudrait pas
22:50que ce soit contre-productif
22:53le fait que
22:54on ne s'entende pas
22:55entre pays voisins.
22:56C'est ça le problème.
22:57Didier,
22:58sur ce sujet.
22:59Alors,
22:59ça m'intéresse
23:00parce qu'effectivement,
23:01pour moi,
23:02les Taïwanais,
23:03ils sont surtout
23:03dans la sphère américaine.
23:05Ils vont investir massivement
23:07aux Etats-Unis
23:08dans les usines de processeurs.
23:10C'est 500 milliards,
23:11je crois,
23:11non ?
23:12Je ne sais pas.
23:13les SMC,
23:14mais je crois que
23:14c'est des sommes
23:14qui sont incroyables.
23:16Et donc,
23:18ce test,
23:19comme tu dis,
23:20en Europe,
23:20il me paraît un peu
23:24étonnant.
23:25Je veux dire,
23:26soit on investit
23:27soit on n'investit pas.
23:28On ne vient pas
23:29planter une graine
23:30en se disant
23:30est-ce que ça va pousser ou pas.
23:32Et je trouve ça
23:33un peu
23:35à la fois
23:38heureux
23:38parce qu'on va
23:39peut-être
23:39effectivement
23:40avoir des capacités
23:41de production
23:41de processeurs
23:42en Europe
23:43et malheureux
23:44parce que ça fait
23:45quand même des années
23:46qu'on a des fleurons
23:47que sont
23:48ASML,
23:50ARM,
23:51ST Micro,
23:52etc.
23:53et qu'on n'en fait rien
23:54pour répondre
23:55justement
23:55aux enjeux actuels
23:57de tout ce qui est
23:58souveraineté numérique,
23:59indépendance
24:00par rapport aux Américains,
24:01etc.
24:02Et ça me
24:04peine un peu
24:05de voir que
24:06finalement,
24:07ça va être
24:08un appel
24:09à des fournisseurs
24:11de l'autre bout du monde.
24:13qui va peut-être
24:13nous permettre
24:14de tirer notre épingle
24:15du jeu.
24:15J'aurais aimé
24:16qu'il y ait un peu plus
24:18de solidarité européenne
24:19et de dynamisme
24:20dans
24:22les collaborations
24:23entre les différents pays
24:24pour arriver
24:24à ce résultat.
24:26Je me suis emballé
24:27entre les milliards
24:27et les millions,
24:28c'est 500 millions de dollars
24:29que va investir
24:30TSMC
24:31par 500 milliards.
24:32C'est quand même énorme.
24:33C'est un peu trop.
24:34Mais dans le cas
24:36de l'usine de Dresd,
24:37ce que je trouve
24:37très intéressant,
24:38c'est a priori
24:39c'est 10 milliards
24:39dans ce cas-là,
24:40dont 5 sont apportés
24:42par les Taïwanais
24:43et 5 par l'Allemagne
24:44et l'Europe,
24:46et qu'il est question
24:47de construire
24:48en fait un écosystème
24:49autour de la voiture
24:50autonome.
24:50C'est-à-dire que
24:51les puces qui vont être
24:52fabriquées et proposées
24:53par TSMC
24:54en Amagne
24:55seront effectivement
24:56des puces
24:56à destination
24:57des voitures autonomes.
24:58D'où la légitimité
24:59de l'Allemagne
24:59qui est quand même
25:00un terme automobile.
25:01Non, ce qui est intéressant
25:02c'est la création
25:03d'un écosystème.
25:04Donc il faudrait
25:05effectivement
25:05qu'autour de Mistral
25:07il y ait un écosystème,
25:08qu'autour d'autres
25:09effectivement fleurons
25:10européens
25:11il y ait un écosystème
25:12et pour ce faire
25:13il faut que l'on arrive
25:15à effectivement
25:16être plus agile
25:17au niveau européen
25:18notamment en R&D
25:19et en R&D
25:20les équipes
25:21ne travaillent pas
25:21suffisamment ensemble
25:23financièrement
25:24lorsque vous aidez
25:24un laboratoire de recherche
25:26que ça soit en France
25:27ou en Allemagne
25:27vous n'avez pas du tout
25:29les mêmes capacités
25:30et les mêmes subventions
25:31donc il faut qu'on arrive
25:32à unifier notre marché
25:34en termes de R&D
25:35et d'investissement
25:36vis-à-vis de l'Europe
25:37pour créer ces écosystèmes
25:38en Allemagne
25:39en France
25:40aux Pays-Bas
25:41peu importe
25:42mais il faut qu'on gagne
25:43en souveraineté européenne.
25:44Pas évident
25:45et c'est pas évident
25:46c'est plus facile à dire
25:47qu'à faire.
25:49Amélie, Isabelle et Didier
25:50il est bientôt 20h
25:51on va marquer une petite pause
25:52et on repart pour
25:53la deuxième partie
25:54de ce débrief
25:55de l'actualité tech
25:56on évoquera
25:57justement
25:59une belle
25:59un bel exemple
26:01d'une réussite européenne
26:03c'est Ariane
26:03avec Ariane Espace
26:04on va en parler
26:05dans quelques instants
26:06on évoquera aussi
26:07Meta qui expose
26:08les moines présents
26:09à de multiples risques
26:10en les laissant accéder
26:10à Instagram et Facebook
26:11c'est la commission européenne
26:13qui pointe du doigt Meta
26:14vous restez avec nous
26:15Tech & Co
26:16revient juste après ceci
26:17à tout de suite
26:20Tech & Co
26:21la quotidienne
26:22sur BFM Business
26:24Sous-titrage Société Radio-Canada
26:24Sous-titrage Société Radio-Canada
26:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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