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  • il y a 8 heures
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale.

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Transcription
00:02Bonjour à tous, bonjour Mathilde Panneau. L'Assemblée nationale devrait voter sur la loi fin de vie.
00:08Aujourd'hui, le vote solennel, est-ce que vous allez la voter avec la majorité ? Est-ce que vous
00:14vous réjouissez de cette avancée ?
00:16Oui, et je dois le dire, c'est une mesure que nous portons depuis longtemps, qui revient à un droit
00:22nouveau,
00:22qui permet de redire que chacun et chacune est maître de son corps, est maître de son existence jusqu'au
00:28bout.
00:28Et je suis fière que la France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon portent ce nouveau droit aux côtés d'associations
00:33depuis des années,
00:35et que ce soyons nous qui, dans la même lignée, avons initié le droit à l'avortement qui a été
00:39inscrit dans la Constitution.
00:41Donc je crois que c'est un grand moment d'avancée humaniste pour notre pays, qui est attendu par des
00:47millions de gens de ce pays,
00:48notamment, je pense, aux malades de Charcot qui attendent ce texte avec impatience.
00:52L'enquête se poursuit à Lyon après la mort de Quentin Derang.
00:56Sept personnes mises en examen sont toutes proches de la jeune garde, presque tous ont des intercédents violents,
01:01et plusieurs ont été des collaborateurs de votre député, Raphaël Arnaud.
01:06Est-ce que vous êtes toujours fière, Madame la Présidente Panot, de le compter parmi vos députés ?
01:11Alors d'abord, c'est faux, Monsieur Bernstein.
01:13Toutes ne sont pas membres de la jeune garde, donc ça c'est la première des choses.
01:17La deuxième chose, c'est qu'il y a, à ma connaissance, mais peut-être avez-vous d'autres connaissances,
01:20puisque les fuites viennent principalement de l'extrême droite, et je le dis, c'est une violation du secret de
01:25l'enquête et du secret de l'instruction.
01:28Il y a, à ma connaissance, un seul collaborateur, qui n'est plus collaborateur d'ailleurs, de Raphaël Arnaud, puisqu
01:33'il l'a licencié.
01:36J'ai lu qu'il y en avait deux, mais bon.
01:37Eh bien non, il y en a un qui a été auditionné, mais qui n'est pas mis en garde
01:40à vue.
01:40Mais si tout le monde veut m'expliquer quand est-ce qu'il a eu son diplôme d'inspecteur de
01:44police,
01:45nous ne sommes pas sur des plateaux télé pour faire l'enquête.
01:47La justice doit pouvoir faire son travail sereinement.
01:50Ça, c'est la première chose.
01:51La deuxième chose, c'est que oui, je suis fière d'avoir Raphaël Arnaud dans mon groupe parlementaire,
01:55qui n'a rien à voir avec ce qui s'est passé.
01:58Fière de quoi ? Eh bien, je vais vous dire, du fait que nous, nous disons que tout républicain doit
02:03être antifasciste dans ce pays,
02:05et que la République s'est construite sur l'antifascisme.
02:07Je vais vous dire.
02:09Personne ne lui reproche d'être antifasciste.
02:11On peut lui reprocher éventuellement.
02:13On peut lui reprocher la manière dont il l'est.
02:15Enfin, ce qui est questionné, c'est la manière dont il l'est.
02:18Ah bon, pourquoi ?
02:18Pas le fait qu'il soit antifasciste.
02:19Pourquoi ?
02:20Pas parce que la jeune garde ne professe une certaine violence.
02:25Non, la jeune garde a eu une doctrine extrêmement claire,
02:28et cette doctrine était l'autodéfense populaire, et uniquement l'autodéfense populaire.
02:33Les images que nous avons vues d'intervassage d'un homme à terre...
02:36Je vais vous dire, la jeune garde est dissoute pour l'instant, donc il y aura un recours devant le
02:40Conseil d'État, nous verrons ce que donne le recours.
02:42Est-ce que ce sont toujours vos alliés ?
02:44Oui, la jeune garde a toujours prôné l'autodéfense populaire, et donc le fait de faire en sorte que, à
02:51la fois les manifestations, les événements,
02:53et notamment, je pense, aux manifestations LGBT qui se font attaquer à Lyon,
02:58que empêcher des ratonnades, faire en sorte de protéger les gens,
03:02et de faire en sorte qu'ils puissent vivre librement dans leur quartier, semi-librement.
03:06Vous savez qu'à Lyon, il y a eu 102 cas de violence dans ces 15 dernières années,
03:11et que c'est le lieu où des croupuscules d'extrême droite essayent de faire la loi dans ce pays.
03:15Donc, je vais vous dire, la jeune garde, les méthodes que nous avons vues sur des vidéos d'un tabassage
03:19d'un homme à terre,
03:20ne sont pas les méthodes de la jeune garde,
03:22et donc, nous, nous n'avons rien à voir avec cela, et Raphaël Arnaud non plus.
03:27Et la jeune garde est toujours votre alliée.
03:28Des propos tenus par Sophia Chikirou, candidate à Paris,
03:31au cours d'une réunion publique dans le cadre des municipales, dans le 19ème,
03:36étonnent, on les regarde, et je vous demanderai ce que vous en avez pensé.
03:40Virez les fascistes des médias, parce qu'on n'en peut plus délaquer des fascistes sur les plateaux télé !
03:47Vous nous dégoûtez ! Vous n'êtes pas journalistes !
03:50Vous n'avez rien de journaliste ! Rendez la carte !
03:54Vous êtes des petits agents !
03:56C'est ce que Simone Weil appelait les nazis à petits pieds.
03:59Voilà ce qu'ils sont, des nazis à petits pieds,
04:02qui portent la cravate, se font beau, se maquillent sur les plateaux télé,
04:05et nous donnent des leçons !
04:07Est-ce que vous approuvez ces propos ?
04:09Je vais vous dire, Sophia Chikirou n'a jamais dit que les journalistes étaient des nazis,
04:13parce que si vous passez ce qui s'est passé avant,
04:15elle dit qu'il faut aussi faire partir l'extrême droite des différentes assemblées,
04:20des conseils municipaux, et savez-vous à quoi elle fait référence lorsqu'elle parle de Simone Weil et des nazis
04:25à petits pieds ?
04:26Il se trouve qu'en 1979, Simone Weil fait une série de réunions publiques,
04:29notamment sur l'avortement,
04:31et que des groupuscules d'extrême droite décident d'attaquer ces réunions publiques,
04:34et il y a même une réunion publique où elle arrive,
04:36où c'est M. Le Pen qui se trouve à la tribune,
04:38qui parle depuis plusieurs minutes,
04:41et c'est là qu'elle leur dit « vous ne me faites pas peur,
04:42vous êtes des nazis à petits pieds, je vais vous dire ».
04:44Ce dont parle Sophia Chikirou, c'est des médias d'extrême droite,
04:48comme Frontière par exemple, qui ne sont pas des journalistes,
04:50qui ne cessent d'attaquer là aussi nos réunions aux côtés d'autres groupuscules,
04:55notamment des médias journalistes, dans l'extrait qu'on a vu.
04:57Oui, mais si vous écoutez le contexte dans lequel elle le dit et ce que dit Simone Weil,
05:01elle ne traite pas les journalistes de nazis pour être très clair sur ce qui a été dit.
05:05Quand on est nazi, on est passible de condamnation pour crime contre l'humanité.
05:10Est-ce qu'on peut comme ça banaliser ce terme et traiter même des adversaires politiques ?
05:16Je ne parle pas de Simone Weil, je vous parle de Sophia Chikirou.
05:19Non, non, elle utilise une expression de Simone Weil,
05:24qui a une référence historique à ce qui se passait à ce moment-là de Réunion.
05:27Les journalistes vous dégoûtent, ça le dit.
05:29Les journalistes vous dégoûtent ?
05:30De Frontière, oui, je crois, oui.
05:31De CNews aussi, souvent, oui, ça arrive.
05:33Oui, oui.
05:34D'accord.
05:34Et je vais vous dire, nous, la première chose que nous ferons dans ce pays,
05:37c'est de libérer les médias, et peut-être que ça va vous parler ici,
05:40c'est de libérer les médias du pouvoir de l'argent,
05:43et notamment des 9 milliardaires qui détiennent 90% des médias.
05:47Et ce que nous ferons, c'est de démanteler notamment l'Empire Bolloré.
05:49– Pourquoi c'est si compliqué pour les insoumis de prendre ces distances
05:53avec quelqu'un qui a exagéré ou qui a dit une bêtise ?
05:56Ça ne vous arrive jamais ?
05:57Tout le monde est toujours parfait chez vous ?
05:58– Non, nous n'avons jamais dit que nous étions parfaits, mais il se trouve…
06:01– Donc là, tout vous convient dans la façon de parler de Sophia Chikirou ?
06:04– Mais écoutez, je viens de vous dire qu'elle n'avait pas traité
06:07les journalistes de nazis.
06:09Maintenant, je vais vous dire ce qui est en train de se passer dans les médias.
06:12Parce que ce qui est en train de se passer dans les médias,
06:14c'est que depuis plus d'une semaine, on instrumentalise un mort
06:18et un drame qui est absolument horrible.
06:20Ce qui est la caractéristique de l'extrême droite,
06:22ce qui a été fait par exemple aux États-Unis suite au meurtre de Charlie Kirk
06:26qui a donné lieu à ce que les antifascistes…
06:28– Vous parlez aussi là ? Nous les journalistes on fait comme l'extrême droite ?
06:30– Je pense que quand des journalistes nous mettent en une
06:32en disant que nous sommes les nouveaux fascistes,
06:34oui, il faut absolument refuser l'équivalence entre la gauche et l'extrême droite.
06:39– Je précise que vous parlez d'une une de Marianne.
06:40– Tout à fait, le poison Mélenchon et autres.
06:42– Donc je vais vous dire, il faut faire attention
06:44à ce qui est en train de se passer dans le pays.
06:46Il faut refuser l'équivalence entre fascisme et antifascisme.
06:50Et je rappelle que s'il y a des antifascistes dans ce pays,
06:53c'est parce qu'il y a des fascistes.
06:54– Pardonnez-moi, mais quand on traite quelqu'un de nazi à tout bout de champ…
06:56– Mais qui a été traité de nazi, M. Borgesa ?
06:58– Tout le monde l'a.
06:59– Je viens de vous expliquer.
07:01Je viens de vous expliquer.
07:02Donc je vais vous dire, ce qui fait peur dans le pays,
07:03c'est l'alternative que nous représentons.
07:05C'est le fait qu'avec nous, les 13 000 millionnaires
07:07qui paient zéro euro d'impôt, c'est fini.
07:10Ça suffit maintenant que dans la septième puissance économique au monde,
07:12il y ait 31 enfants qui meurent de la rue
07:15avec des enfants qui ont moins de 4 ans.
07:17Voilà ce que nous représentons.
07:18Et venez nous aider, notamment le 1er mars à Perpignan
07:21contre l'extrême droite lors d'un meeting.
07:23– Mathilde Panot, présidente du groupe LFI.
07:26Merci madame d'être venue.
07:27Très bonne journée à tous.
07:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
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