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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics.

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Transcription
00:02Bonjour à tous, bonjour David Amiel, on vient d'apprendre les chiffres du chômage.
00:07Le taux de chômage en France a augmenté de 0,2% au premier trimestre 2006,
00:13atteignant 8,1%, soit le plus haut niveau en 5 ans.
00:18Est-ce que ce sont les débuts des effets de la guerre qui se font sentir ?
00:22C'est évidemment lié au ralentissement économique qu'on observe depuis le début de l'année.
00:26Je voudrais quand même rappeler que le taux d'emploi est au plus haut depuis 50 ans.
00:30Encore aujourd'hui, c'est d'ailleurs le fruit de la politique économique qui a été menée depuis 2017.
00:34Mais évidemment, ça nous appelle à une très grande vigilance.
00:37Vous vous rappelez, cet automne, on avait un débat budgétaire.
00:39On alertait quand on voyait des conjonctions dans l'Assemblée nationale
00:44pour multiplier les impôts, les taxes, la dégradation de la compétitivité de notre économie,
00:48en rappelant que derrière, il s'agissait de préserver des emplois.
00:52C'est la raison pour laquelle on est aussi très mobilisés maintenant face à la crise,
00:55dans le soutien aux entreprises, aux tissus industriels,
00:58ceux qui vont être en première ligne de la hausse du prix des hydrocarbons.
01:00Oui, mais vous n'arrêtez pas de rappeler que c'est votre priorité,
01:03vous n'augmentez pas les impôts, vous essayez de soutenir l'activité.
01:06Et pour autant, ça ne marche pas.
01:07Pour autant, le taux d'emploi est au plus haut depuis 50 ans.
01:10Il y a à la fois plus de gens qui ne travaillent pas et plus de gens qui travaillent.
01:13Il y a un taux d'emploi qui est au plus haut.
01:15Vous avez un taux de chômage qui reste significativement plus bas
01:17qu'il n'était en 2016-2017.
01:21Effectivement, vous avez raison, il y a eu au premier trimestre
01:25cette augmentation de 0,2 points.
01:29Ça nous appelle à continuer à nous mobiliser sur ce chantier absolument prioritaire.
01:34Le carburant n'a jamais été aussi cher,
01:36mais l'État, si j'ai bien compris, a quand même gagné moins d'argent.
01:40Oui, exactement.
01:41C'est ce qu'on dit depuis le début de cette crise.
01:44Une augmentation des prix des hydrocarbures que l'on ne produit pas en France
01:47est une mauvaise nouvelle, non seulement évidemment pour les ménages,
01:50pour les entreprises, mais aussi pour l'État.
01:52Pourquoi ? Parce que quand le prix à la pompe augmente,
01:56la TVA augmente un peu avec les prix, c'est vrai.
01:59Mais la consommation baisse, donc la TVA baisse également.
02:02Et surtout, l'autre impôt...
02:03Les Français achètent moins de carburant, c'est ça ?
02:06Oui, la consommation de carburant a beaucoup baissé.
02:08Et l'autre impôt qui est beaucoup plus important que la TVA,
02:10qui s'appelle laxisme et qui est moins connue,
02:12elle ne dépend que du volume.
02:14Donc elle baisse considérablement quand les volumes baissent.
02:16Tout cela fait qu'aujourd'hui, par rapport à la même période l'année précédente,
02:20la fiscalité sur les carburants, et je ne parle que d'elle,
02:22a baissé d'une centaine de millions d'euros.
02:25Et vous vous rappelez, il y a quelques semaines,
02:27beaucoup défilaient sur les plateaux de télévision
02:30en réclamant une cagnotte imaginaire.
02:34Heureusement qu'on ne s'est pas fondé sur ces propos
02:36pour pouvoir financer les aides indispensables aux Français,
02:38parce que sinon, il serait bien dépourvu ceux qui nous faisaient ces propositions
02:43il y a de cela à peine quelques jours.
02:43Mais justement, ces aides aux Français, vous avez quand même dit
02:45que s'il y avait un petit surplus fiscal,
02:48l'intégralité de ce surplus fiscal serait affectée aux aides aux Français.
02:52Là, il y a des baisses.
02:53Vous allez quand même financer sur le budget de l'État les aides aux Français ?
02:57Évidemment, parce que depuis le début,
02:58on dit qu'il n'y aura pas de surplus fiscal.
03:00Et donc depuis le début,
03:01on s'est organisé pour pouvoir financer autrement les aides aux Français.
03:05Donc en repriorisant les dépenses publiques,
03:08c'est ce que nous sommes en train de faire au sein de l'État
03:10pour pouvoir précisément dégager les marges de manœuvre
03:12et financer les aides d'urgence.
03:13Depuis le début, on a cette ligne-là,
03:15des aides ciblées, des aides temporaires et des aides financées.
03:18Parce que si on creuse la dette à chaque crise,
03:21désormais tous les deux ou trois ans,
03:23on se rappelle, il y a trois ans, c'était la guerre en Ukraine,
03:25alors on se mettra sur une trajectoire explosive.
03:27Et une aide non financée aujourd'hui,
03:28ce serait un impôt demain.
03:29Donc aides temporaires, aides ciblées, aides financées.
03:32Le dispositif grand rouleur annoncé par le Premier ministre,
03:36on en est où ?
03:36C'est un exemple de ces aides ciblées.
03:39Ciblées vers qui ?
03:39Ciblées vers les travailleurs des classes populaires,
03:42ceux qui ont besoin de leur voiture pour se rendre au travail,
03:45ceux qui font 15 kilomètres
03:46pour pouvoir se rendre sur leur lieu de travail.
03:48La plateforme pour demander cette aide sera ouverte le 27 mai
03:52sur le site impots.gouv.fr, dans votre espace personnel.
03:55Donc ce n'est pas tout de suite.
03:56Il faut attendre le 27 mai pour demander cette aide.
03:59Oui, l'aide, elle sera ouverte,
04:01le formulaire d'aide sera ouverte le 27 mai.
04:03Et dès aujourd'hui, dès ce mercredi,
04:05vous pouvez vous rendre sur le site des impôts.
04:07Il y aura un simulateur qui est en ligne
04:08pour voir si vous êtes éligible,
04:10parce que ça dépend de votre niveau de revenu.
04:12Par exemple, pour un couple avec deux enfants,
04:15c'est jusqu'à 4 500 euros net par mois.
04:18Mais il y a un simulateur en ligne,
04:19il suffit de s'y rendre, d'indiquer votre niveau de revenu.
04:21Et vous verrez dès aujourd'hui,
04:24si vous êtes éligible.
04:25Et dès le 27 mai, vous pourrez faire cette demande
04:27avec un versement dans les tous prochains jours.
04:29En allant sur le simulateur,
04:31aujourd'hui, un ménage peut savoir
04:32s'il a le droit ou pas aux 50 euros.
04:34Absolument.
04:35Et ces 50 euros seront versés plus tard
04:38pour solde de tout compte.
04:39Le 27 mai, vous pourrez faire cette demande.
04:42Quelques jours plus tard,
04:43ce sera versé sur les comptes des Français
04:44qui l'auront demandé et qui sera éligible.
04:47Ça, c'était déjà annoncé.
04:48Mais le Premier ministre a dit à l'Assemblée nationale
04:50il y a quelques jours,
04:51il va falloir changer d'ampleur et d'échelle
04:54dans le soutien à l'activité.
04:55Le nouveau dispositif était attendu la semaine dernière.
04:58Puis cette semaine, on est déjà mercredi.
05:00Pour l'instant, on ne voit rien venir.
05:01C'est quand ? C'est quoi ?
05:02Le dialogue se poursuit avec les filières professionnelles.
05:05Depuis le début, on doit s'adapter
05:06à une situation géopolitique
05:08qui ne dépend pas de la France,
05:10qui dépend du conflit entre les États-Unis et l'Iran.
05:13Le Premier ministre lui-même a dit
05:14ça va durer.
05:15On sent que ça dure.
05:16Vous attendez quoi ?
05:17Je vous le dis,
05:18on s'adapte en fonction de l'évolution de la situation.
05:22On a un dialogue avec les filières professionnelles.
05:24On a ces aides qui se sont déployées.
05:27Effectivement, on aura de nouvelles aides
05:28qui sont annoncées avec toujours ce même principe
05:33des aides ciblées, des aides temporaires
05:35et des aides financières.
05:36Mais donc, je comprends que le dispositif
05:37n'est pas encore tout à fait prêt.
05:38Il est en cours de travail
05:39avec les filières professionnelles concernées.
05:42Petite montée de frais.
05:44Vous avez parlé hier des ajustements,
05:45vous avez parlé à l'instant
05:46des ajustements budgétaires nécessaires.
05:48On a des commentaires de presse
05:52qui disaient que vous pourriez faire des économies
05:53allant jusqu'à 1 milliard d'euros
05:56sur des allègements de charges.
05:58Un faux ou un toxe ?
05:59Je veux être très clair.
06:00Il n'y aura pas de baisse
06:01de l'enveloppe budgétaire
06:03des allègements de charges
06:04tels qu'ils avaient été adoptés
06:05dans le cadre du budget.
06:06Maintenant, on a effectivement certains
06:08qui nous demandent d'augmenter,
06:10là, tout de suite, maintenant,
06:11en cours d'année,
06:12l'enveloppe des allègements de charges.
06:15Ça reviendrait à augmenter
06:16les allègements de charges
06:17pour toutes les entreprises bénéficiaires.
06:19Celles qui vont bien,
06:21celles qui vont mal,
06:22quel que soit leur secteur,
06:23quelle que soit leur politique salariale.
06:24Est-ce que c'est la bonne manière de faire
06:26ou est-ce qu'il faut concentrer
06:27les moyens vers les entreprises,
06:29vers les secteurs
06:30qui sont en première ligne,
06:31particulièrement dans un moment
06:33où la crise, vous le rappeliez,
06:34peut être amenée à durer,
06:35où chacun connaît la situation
06:36des finances publiques ?
06:37C'est un vrai débat à avoir.
06:38Donc, l'enveloppe
06:39sur les allègements de charges
06:40ne va pas bouger,
06:41mais à l'intérieur des allègements de charges,
06:43vous pouvez faire des modifications.
06:44Non, l'enveloppe des allègements de charges
06:45telles qu'elles avaient été prévues
06:47dans le cadre du budget
06:48ne baissera pas.
06:49Je vous l'ai dit,
06:50certains nous demandent
06:50de l'augmenter.
06:51La question, c'est de savoir
06:52si c'est la bonne manière de faire
06:53ou s'il vaut mieux avoir
06:54des moyens concentrés
06:55vers les entreprises
06:56et les secteurs
06:57qui en ont le plus besoin.
06:57Rapidement,
06:58parce que je suis en train
06:58de me faire gronder.
06:59Hier, le Conseil national de Renaissance
07:00a appelé Gabriel Attal
07:01à se déclarer candidat.
07:04Gabriel Attal est-il le candidat
07:05que vous souhaitez
07:06pour l'élection présidentielle ?
07:07Oui, Gabriel Attal est le candidat
07:09naturel pour notre famille politique.
07:11Depuis quelques semaines,
07:13j'ai l'impression
07:13que cette élection présidentielle,
07:14c'est une horloge
07:15montée à l'envers.
07:16On a aujourd'hui des discussions
07:17qu'on devrait plutôt avoir
07:18à la fin de l'année
07:19ou au début de l'année prochaine.
07:21Vote utile, tactique,
07:22soutien des uns et des autres.
07:24Et on n'a pas aujourd'hui
07:25les débats qu'il convient d'avoir.
07:26Quel projet pour le pays ?
07:28Quelles idées doit-on mettre
07:29sur la table ?
07:29C'est clé.
07:30Parce que c'est comme ça
07:31qu'on peut gagner la bataille culturelle
07:32contre le Rassemblement national
07:33et contre la France.
07:34Merci beaucoup.
07:35Et je suppose que vous êtes
07:35secrétaire général
07:36aux idées de Renaissance.
07:37donc je suppose que
07:38vous allez vous-même
07:39participer au programme
07:40de Gabriel Attal.
07:41Je suis concentré
07:42sur ma mission
07:43de ministre du Budget
07:44et j'espère que les questions
07:46budgétaires
07:47chez tous les candidats modérés
07:48seront au cœur de cette campagne
07:49parce que les défis sont immenses.
07:50et j'espère qu'il est
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