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00:0120h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:06Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio mais aussi à la télé, sur le canal 16 de la
00:11TNT.
00:11A la une ce soir, vers un retour des négociations, Etats-Unis-Iran, les deux délégations en partance vers le
00:18Pakistan.
00:18Mais pour discuter de quoi précisément, on en parle dans un instant.
00:22Les conséquences de la guerre en France, le pouvoir d'achat au plus bas depuis plus de 10 ans,
00:26quelles conséquences pour la consommation et la croissance.
00:30Et puis à partir d'aujourd'hui, nous avons déjà en France épuisé l'ensemble de nos ressources écologiques.
00:34C'est le jour dit du dépassement où se situe notre pays par rapport aux autres.
00:38Quelles sont les pistes d'amélioration ?
00:41Nos informés de ce vendredi soir, Ahmed LKI, bonsoir.
00:45Rédacteur en chef du service Monde de Marianne, bonsoir Véronique Reissoult.
00:49Bonsoir.
00:49Présidente de Backbone Consulting et spécialiste des réseaux sociaux.
00:53Avec nous Serge Robert, bonsoir Serge.
00:54Bonsoir Victor.
00:55Directeur de la rédaction de Pure Politique.
00:57Et bonsoir Benjamin Loïs.
00:58Bonsoir Victor.
00:59Correspondant en France pour la RTS, c'est la radio télévision suisse.
01:05Chef de la diplomatie iranienne en route vers Islamabad au Pakistan,
01:10annonce l'agence de presse officielle IRNA.
01:13La Maison Blanche de son côté annonce que les émissaires de Donald Trump partiront pour le Pakistan demain.
01:20Ce qui veut dire, Ahmed El-Keyi, que les négociations, si on comprend bien, devraient reprendre assez vite.
01:24Oui, alors on a annoncé, les Iraniens ont annoncé une tournée du ministre des Affaires étrangères.
01:29Donc il va au Pakistan, à Oman, puis à Moscou.
01:33Donc là, il y a une petite différence en ce qui concerne la démarche iranienne et celle américaine.
01:39Pour les Américains, Trump garde ses fondamentaux et envoie ses amis, que sont Witkoff et Kouchner.
01:47Les deux émissaires américains.
01:49Les deux émissaires qu'il a l'habitude d'envoyer pour négocier sur tous les dossiers chauds.
01:53Et évite d'envoyer en première ligne son vice-président, J.D. Vance, comme il l'avait annoncé pour les
02:00derniers rounds prévus de négociations qui ont échoué.
02:04Ça, c'est quand même une surprise que J.D. Vance ne soit pas du voyage ?
02:07Pas vraiment, parce que, rappelez-vous, il y a deux jours, à grand renfort d'annonce, J.D. Vance s
02:13'apprêtait à monter dans l'avion.
02:14Et puis on l'a vu, à travers les grilles, revenir tout doucement à la Maison-Blanche.
02:18Et donc, il ne s'agissait pas d'eux, une seconde fois, qu'ils puissent se faire un petit peu
02:24« rembarrer ».
02:25Donc là, les Américains se disent, si les négociations ne fonctionnent pas, si ça capote, on n'a pas quand
02:33même envoyé le vice-président des États-Unis.
02:36Comment vous comprenez, Benjamin Louis, cette absence, justement, de J.D. Vance ?
02:40L'explication qui vient d'être donnée est extrêmement convaincante.
02:43Après, il ne faut pas oublier qu'il y est allé, la dernière fois, à reculons, vraiment à reculons.
02:49Lui, il a été contre.
02:50Et ça a été un échec, au final.
02:51Et ça a été un échec, et il a dû rentrer très discrètement.
02:55On en rigolait avant l'émission.
02:56Il s'est un peu caché derrière les buissons pour ne pas trop qu'on le voit descendre de l
02:59'hélicoptère et rentrer à la base.
03:02Donc, voilà. Est-ce qu'il n'a pas été envoyé, effectivement, pour lui éviter une deuxième humiliation ?
03:07Est-ce que c'est une punition ?
03:09Est-ce qu'on a jugé qu'il était aussi peut-être responsable, en partie, de l'échec des précédentes
03:14négociations ?
03:16Ça reste à voir.
03:17Ce qui a aussi été rappelé, c'est que là, il a envoyé son duo habituel, en fait.
03:22C'est ses deux routiers, maintenant, de la négociation, à savoir son ami promoteur immobilier, Steve Witkoff,
03:27et puis son gendre, Jared Kushner.
03:30Qui sont déjà ceux qui négocient, par exemple, dans le dossier ukrainien.
03:32Mais est-ce qu'ils y vont pour négocier ? C'est aussi ça, la question.
03:35Parce que, comme vous l'avez aussi extrêmement bien rappelé, les Iraniens partent faire une tournée.
03:41Donc, ils font un stop par Islamabad.
03:43Les Américains disent « Ah, super, ils reviennent négocier ».
03:45Non, non, ce n'est pas ce qui a été annoncé.
03:47Donc, là encore, il y a un risque.
03:48Parce qu'il faut quand même voir sur les réseaux, d'ailleurs, Véronique l'a sans doute vu,
03:53les Iraniens se sont beaucoup, beaucoup fait plaisir ces dernières semaines.
03:57Ils se sont moqués de J.D. Vance, qui est parti, a embarqué dans son avion,
04:03et au dernier moment, finalement, est resté à Washington.
04:06Donc, on s'est plutôt moqués des Américains.
04:09Est-ce que là, ça va être encore une séance d'humiliation ?
04:13Vraiment, je pense que les prochaines heures vont être assez décisives.
04:18La façon des Iraniens de se moquer de J.D. Vance ?
04:21Non seulement, je confirme, mais ils enregistrent des scores de vues absolument incroyables.
04:25C'est devenu une saga.
04:26On peut même être assez impressionné par la rapidité à laquelle
04:30les Iraniens ont compris les codes de communication.
04:33Aux États-Unis, la fameuse saga Lego est reprise, moultement reprise.
04:39Et puis maintenant, ils commencent à sortir de la saga Lego,
04:42puisqu'ils font des mises en scène avec la vidéo qui a été tant reprise cette semaine
04:46de Donald Trump qui attend un patient et il est tout seul à la table de négociation.
04:51Cette vidéo-là, elle a fait le tour du monde.
04:52Donc, ils ont compris que quelques images, peu de mots et des caricatures,
04:58ça fonctionne extrêmement bien.
04:59A grand fort d'une vidéo assez incroyable, comme une bande-annonce de films d'action,
05:02de l'arraisonnement d'un navire dans l'étroit d'Hormuz, Benjamin.
05:05J'allais dire à grand fort aussi d'intelligence artificielle,
05:07donc c'est d'un goût parfois un peu douteux.
05:10Mais encore une chose, peut-être plus sérieusement,
05:12il ne faut pas oublier que les Iraniens, la République islamique,
05:15ce sont des maîtres dans l'art de faire poireauter et tourner en bourrique
05:18les personnes qui sont en phase 2 pour négocier.
05:21On se souvient, en 2015, lors de la négociation du JCPOA,
05:25le fameux accord sur le nucléaire,
05:28ils avaient fait tourner absolument tout le monde en bourrique
05:31en faisant traîner en longueur.
05:34Et là, c'est sans doute ce sur quoi ils sont en train de jouer,
05:36de jouer sur la montre.
05:37Ahmed El-Keyi, on dit d'ailleurs que les Iraniens sont d'excellents négociateurs.
05:40Ils sont d'excellents négociateurs,
05:41et comme vous le disiez très justement,
05:43ils maîtrisent les codes occidentaux,
05:45et ils ne se sont pas limités à ces vidéos récentes.
05:48Depuis le début, il y a une fabrique de vidéos,
05:51fabrique du faux d'ailleurs, fabrique avec l'IA,
05:54nous avions consacré un dossier sur ce thème à Marianne,
05:57et depuis le début, ils travaillent leur communication de manière magistrale.
06:01Et là d'ailleurs, vous l'avez annoncé en début d'émission,
06:05les Américains devraient arriver demain avec 15 heures de vol,
06:09les Iraniens sont quasiment déjà là-bas,
06:12ils peuvent très bien arriver et voir les Iraniens partir très vite
06:16pour continuer leur périple à l'Homme.
06:19– Ça, ce serait une sorte de camouflet ou d'humiliation pour les Américains ?
06:21– Absolument, c'est tout à fait possible,
06:23d'autant plus que si on regarde les points sur lesquels négocient les Iraniens,
06:27c'est-à-dire le point principal qui est le nucléaire,
06:30les missiles balistiques,
06:32il est quand même peu probable qu'ils puissent trouver un terrain d'entente
06:35sur les 450 kilos qui se baladent.
06:38Et la question de la capacité ou de la possibilité pour eux d'enrichir l'uranium,
06:44puisqu'ils ont signé le traité de non-prolifération,
06:46ça va être quand même très compliqué pour que les Américains tout d'un coup disent
06:49non mais ok, vous pouvez enrichir, vous pouvez garder les 450 kilos
06:53et puis finalement on va trouver un terrain d'entente.
06:55Et d'un autre côté, on a entendu Trump après cette fameuse vidéo
06:58dont vous parlez où il s'est vu un peu humilié, malmené,
07:03il y a eu un petit silence et après il y a eu quand même des annonces très guerrières
07:06de la part du ministre de la Défense de la Guerre et de la Putexed
07:11qui disait dès qu'on verra un bateau, on va le démolir,
07:14nous sommes prêts à bombarder l'Iran,
07:18ils ont parlé à nouveau des cibles des centrales électriques et de l'énergie
07:22et donc ils sont dans une logique avec tous les moyens
07:25qui sont rassemblés aujourd'hui près du détroit d'Hormuz
07:27à en découdre à nouveau avec les Iraniens et à frapper l'Iran.
07:31Serge Robert.
07:32Moi ce qui me frappe c'est que la situation devient de plus en plus absurde
07:35parce qu'il était question au départ en quelques jours de renverser le régime
07:41et nous sommes deux mois après et on court derrière les représentants du régime iranien
07:47pour négocier avec eux, c'est-à-dire qu'on va négocier avec ceux-là même
07:51qu'on voulait au début.
07:53Le changement de régime c'est un but de guerre qui a été rapidement abandonné tout de même.
07:56Il a été abandonné comme d'ailleurs le but de guerre, on s'interroge encore,
08:02quel est-il ? Est-ce que c'était d'abord le nucléaire ?
08:05Est-ce que c'était d'abord le changement de régime ?
08:07Est-ce que c'était soutenir le peuple iranien contre le régime ?
08:11On n'en sait plus trop rien.
08:13Et puis on nous dit bon, alors on va faire une intervention par voie aérienne
08:19et ça va suffire.
08:20On sait très bien qu'on ne gagne pas une guerre uniquement avec l'aviation
08:24et on a là la démonstration et l'héros de montade aujourd'hui de Washington
08:28qui nous explique qu'on va se fâcher, attention, vous allez voir ce que vous allez voir.
08:32Il y a un moment où la question d'envoyer des troupes au sol se posera
08:37et là c'est une autre histoire qui commence.
08:39Avec déjà des menaces ces dernières semaines de le faire et puis finalement non.
08:42C'est un pays immense, il faudrait réunir encore plus d'hommes qu'en Irak
08:48et on a vu le résultat en Irak, donc c'est inimaginable.
08:51Enfin chez Trump tout est envisageable, mais je dirais pour quelqu'un de cohérent
08:56sur le plan militaire, c'est une opération qui nécessiterait à ce moment-là
09:00des participations d'alliés qui ne seront pas au rendez-vous cette fois-ci.
09:03Donc on se demande où ça va et que valent ces menaces de la part de Trump
09:08parce que franchement il ne peut plus rien faire.
09:10Benjamin Louis.
09:11Vous avez une question ?
09:12Non, je croyais que vous vouliez intervenir, pardon.
09:13Non, je ne voulais pas forcément dire parce que je n'étais pas d'accord à ce que vous avez
09:15dit.
09:16Non, non, mais ce qui est vrai c'est que la situation devient absurde, la situation devient même ridicule.
09:22Vous parliez du soi-disant but de guerre du régime change, du changement de régime à Téhéran
09:29qui pour l'instant n'a apparemment eu lieu que dans la tête de Donald Trump.
09:33Si vous lisez Donald Trump dans le texte, pour lui c'est fait, c'est bon.
09:37Maintenant il y a d'autres dirigeants en place et ce sont les bons pour lui.
09:41Ben en fait non.
09:42Oui parce qu'on ne sait toujours pas d'ailleurs, mais on ne s'en intéresse même plus,
09:45le moment où il disait je négocie avec telle ou telle personne, on ne sait pas avec qui il parle
09:49exactement, Ahmed.
09:50Alors pire, il y a une forme de radicalisation du régime puisque ce sont les gardiens de la révolution qui
09:55maîtrisent aujourd'hui.
09:56On est passé du religieux au militaire.
09:57Oui totalement, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y avait pas de but de guerre.
10:01Il y avait quand même des buts de guerre assez clairs, dont le changement de régime.
10:04Du côté israélien quand même, qui sont aussi partie prenante de cette guerre,
10:09elles disent que le changement de régime va intervenir à un moment ou à un autre.
10:13Le régime tombera comme un frémur.
10:15Aujourd'hui il y a une situation économique catastrophique.
10:17Les Iraniens ont du mal à manger aujourd'hui, à trouver de la nourriture, on ne le dit pas assez.
10:24Le régime a quand même tué des dizaines de milliers d'Iraniens et il est affaibli.
10:29Le fait qu'on montre qu'à la tête du régime il y a un certain nombre de radicaux qui
10:33veulent en découdre avec les Etats-Unis et Israël,
10:35c'est parce qu'ils jouent aussi leur survie, leur existence.
10:38Mais il y a un affaiblissement certain du régime et les Etats-Unis, Donald Trump souhaite pouvoir continuer
10:44en visant d'autres points stratégiques qui vont affaiblir encore plus le régime.
10:50Véronique ?
10:50Ce qui est certain c'est qu'on utilisait les mots ridicules, incompréhensibles.
10:54Il y a aussi une réalité qui est l'impact sur l'ensemble des citoyens dans le monde.
11:00C'est une guerre qui touche tout le monde, on va en parler en France mais partout dans le monde.
11:03Et on a énormément aussi de témoignages de la diaspora à l'extérieur qui arrivent à communiquer un peu,
11:09visiblement c'est compliqué, mais un peu avec les Iraniens sur place,
11:13qui expliquent que la situation elle est terrible, qu'effectivement famine,
11:17effectivement des difficultés avec l'eau, des difficultés pour se déplacer, qu'il y a de la répression.
11:22Enfin, au-delà des vidéos amusantes qu'ils savent mettre en place,
11:29au-delà de la réalité de tout ce que l'on dit sur ces négociations incompréhensibles,
11:33il y a une réalité sur le terrain qui est absolument terrible et qu'on oublie un peu,
11:36alors qu'ils essayent de se faire entendre mais c'est compliqué.
11:40Puis après, on va en parler mais ça a des conséquences dans le monde entier donc ça ne fait pas
11:43tellement rire.
11:44Et une chose est sûre, ces nouvelles discussions Iran-Etats-Unis,
11:46si elles ont lieu au Pakistan, elles se feront à nouveau sur les Européens.
11:50Nouvelle critique aujourd'hui de Pitexet, le secrétaire d'État américain à la Défense.
11:54On l'écoute.
11:56L'Amérique a besoin d'alliés qui soient compétents et loyaux
11:59et qui comprennent que d'être un allié, ce n'est pas à sens unique.
12:05Nous ne comptons pas sur l'Europe, mais eux, ils ont beaucoup plus besoin du détroit d'Hormuz que nous.
12:12Et ils devraient peut-être parler moins et organiser moins de conférences et agir.
12:18Voilà, Pitexet est au moment où les dirigeants européens justement sont réunis ou étaient réunis à Chypre
12:24pour débattre de leur implication au Moyen-Orient.
12:27Benjamin-Louis, pourquoi les Américains s'en prennent-ils aussi régulièrement aux Européens ?
12:32Il y a sans doute une part d'agiter un chiffon pour détourner le regard de ce qui est problématique.
12:38Je veux dire, tout ce qu'on vient d'exposer jusqu'à maintenant, c'est-à-dire le fiasco total
12:42de cette opération,
12:43total, pas encore, j'en rajoute un peu, mais le fiasco annoncé de cette opération qui en fait est une
12:49guerre en Iran.
12:52Quand il y a eu le dossier, les fichiers Epstein, on nous a parlé de plein d'autres choses au
12:58niveau de l'administration américaine.
13:00Là, c'est un peu pareil. Au fond, c'est facile de s'en prendre aux alliés qui sont les
13:04méchants, qui ne sont pas coopératifs, etc.
13:06Ce que ça sous-entend, c'est quelque chose d'assez inquiétant.
13:09C'est que les États-Unis sont prêts, et le disent très concrètement maintenant,
13:14à venir couper des coopérations avec des alliés au sein de l'OTAN,
13:19alors que même légalement, ça n'est pas prévu, par exemple, de suspendre la participation d'un pays membre de
13:25l'OTAN.
13:26Il y a effectivement cette hypothèse envers l'Espagne aujourd'hui.
13:30Effectivement, c'est ça. Pardon, je n'ai pas tout dit, mais oui,
13:33que l'Espagne serait suspendue, entre guillemets, de l'OTAN par les États-Unis.
13:38Donc ça n'est pas prévu dans les statuts du traité,
13:41mais par contre, les États-Unis ont effectivement la possibilité de couper le robinet de plein de choses.
13:47En matière d'armement, en matière de coopération au sein des commandements intégrés,
13:53on peut exclure, en fait, mettre de côté les Espagnols, par exemple,
13:57mais ça peut aussi être le cas avec d'autres, parce qu'ils ont fait toute une liste.
14:00Il y a d'autres alliés non coopératifs, il y a le Royaume-Uni, il y a la France.
14:05Et c'est assez inquiétant, et ça devrait aussi encore plus inquiéter les nations,
14:10dont la Suisse et aussi la Belgique, qui ont acheté des F-35, les avions américains,
14:14parce que jusqu'à maintenant, on disait, oui, c'est vrai qu'il y a cette possibilité,
14:17que les États-Unis clouent les avions au sol de par leur maîtrise du logiciel intégré de cet avion.
14:25Ils sont en train de démontrer qu'ils seraient tout à fait capables de le faire,
14:28que ce n'est pas de la science-fiction.
14:29Face à ces menaces sur l'Espagne, il y a eu cette réaction de Giorgia Miloni,
14:32la chef du gouvernement italien, qui a dit l'Europe doit rester unie.
14:36Est-ce qu'elle est vraiment unie aujourd'hui, Ahmed El-Kaï,
14:40dans sa réaction face à cette guerre au Moyen-Orient aujourd'hui ?
14:42Elle n'est pas tout à fait unie, mais pour revenir aux propos du ministre de la Guerre américain,
14:48ça va quand même dans une logique et une continuité.
14:51Rappelez-vous des propos de J.D. Vance, le vice-président,
14:54qui a fait ce fameux discours sur l'Europe.
14:56À Munich en février 2025.
14:58Voilà, il y a une mise en cause.
14:59Et le document de sécurité nationale qui a été publié en novembre dernier,
15:04qui prend ses distances totalement avec l'Europe,
15:07qui était l'allié principal avant l'élection de Trump.
15:10Et donc là, il y a une continuité américaine.
15:12Et il y a aussi des contre-vérités dans ce que dit le ministre de la Guerre,
15:16parce qu'il dit que nous, en fait, le détroit d'Hormuz, en gros, ça ne nous concerne pas.
15:21C'est vous qui devriez y aller.
15:23Alors que tous ses partenaires asiatiques, la Chine,
15:26toutes les denrées passent par le détroit d'Hormuz
15:29et qu'il y a une augmentation des prix du carburant aux États-Unis,
15:33qui sont quand même extrêmement importantes,
15:35puisque le gallon est autour de 4 dollars, voire plus.
15:38Donc il y a des effets économiques directs sur les États-Unis.
15:42Et que là, visiblement, il tente de jeter une espèce de voile
15:45sur toutes ces problématiques internes américaines en lien avec la guerre.
15:49Serge ?
15:50Moi, je trouve quand même cette déclaration gonflée, pardon de le dire,
15:54mais avant la guerre, on circulait parfaitement dans le détroit d'Hormuz.
15:58Donc venir dire aujourd'hui, nos alliés ne viennent pas nous filer un coup de main
16:04et c'est pas bien et ils devraient avoir honte de...
16:08Non, c'est pas vrai.
16:10C'est eux, par leur action belliqueuse, unilatérale, qui ont bloqué le détroit d'Hormuz.
16:17Et aujourd'hui, alors en plus, là, on parlait de l'absurde il y a 100 minutes,
16:21mais on a un blocus de navires américains pour empêcher les Iraniens de faire le blocus.
16:27Bon, allez expliquer ça au type à la pompe le matin,
16:30qui va payer 2,20 euros son litre de gasoil.
16:33On va dire, vous savez, ils font un blocus pour éviter que les autres fassent un blocus.
16:36Il va se demander franchement si ça va très bien dans la tête de ces gens-là.
16:40Il faut quand même ramener l'administration américaine sur Terre
16:44et leur dire, écoutez, l'objectif de tout le monde,
16:48c'est qu'on puisse à nouveau circuler dans le détroit d'Hormuz.
16:51Et si vous n'aviez pas commencé cette guerre, on n'en serait pas là.
16:55C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron aujourd'hui,
16:56que tout devait revenir finalement à la normale.
16:59On a l'impression que c'était une sorte d'incantation.
17:01Comme ça, c'était aussi quelque part un aveu d'impuissance.
17:04Benjamin Lewis, on a l'impression que les Européens regardent
17:07et ils ne savent pas vraiment quoi faire.
17:08Alors, il y a deux choses.
17:09Mais au niveau français, qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent ?
17:12Effectivement, on parle de toute cette espèce de catalogue maintenant de mesures.
17:17On ne les compte plus, les mesures sectorielles qui ont été prises
17:20pour subventionner un petit peu les gros rouleurs.
17:26On va parler des taxis dans quelques minutes.
17:28Je ne vous fais pas la transition, Victor.
17:29Oui, il s'y prenait la place.
17:31Mais à part ça, encore une fois, on met des petites touches de baume
17:39sur une plaie que l'on n'a pas voulu.
17:41Elle est très mauvaise, cette image.
17:43Je n'arrive pas à le bout.
17:44Je me disais bien que c'était compliqué.
17:46En gros, la France française.
17:48On a compris l'histoire de la plaie, quoi.
17:49Elle est très grande.
17:51Mais voilà.
17:52Disons qu'aujourd'hui, le président français n'a pas vraiment de levier
17:56sur cet État et sur ce blocus du blocus.
18:01Rapidement, avant qu'on en vienne justement à ces conséquences économiques, Ahmed El-Key.
18:04Quand même, rappelons que les États-Unis sont partis en guerre avec Israël
18:08sans prévenir les Européens, sans prévenir la France, sans prévenir...
18:11Sans prévenir personne.
18:12Voilà, sans prévenir personne.
18:13Et que là, quand les Européens cherchent un moyen de trouver une solution
18:18pour débloquer le détroit d'Hormuz après le conflit,
18:21après la guerre qu'on espère venir rapidement,
18:24eh bien, les États-Unis sont extrêmement critiques.
18:26On ne peut pas quand même critiquer constamment l'Europe
18:30et dire qu'elle ne cherche pas de solution.
18:33Une question d'égo aussi des États-Unis, extrêmement vexée,
18:35parce que Donald Trump, plusieurs fois, a dit aux Européens
18:37« Venez m'aider maintenant, venez nous aider à débloquer le détroit. »
18:40Oui, on ne peut pas aller l'aider s'il ne nous a rien dit,
18:42il fait ce qu'il veut, et après, venez m'aider.
18:44C'est compliqué. C'est plutôt compliqué.
18:47La semaine dernière, on s'accordait pour dire que les Européens
18:51avaient fait une grande démonstration d'unité dans le rien, en fait,
18:54au cours des dernières semaines, en ne faisant et en ne disant rien
18:58face à Donald Trump dans ce conflit.
19:00Et il y en a un, en tout cas, et c'est vrai, il faut le lui accorder,
19:04c'est Pedro Sanchez, qui est peut-être le seul Européen
19:08à avoir une ligne extrêmement claire.
19:10On peut la juger extrémiste.
19:12Pour certains, c'est le nouveau Charles de Gaulle.
19:14C'est le seul à dire à Donald Trump « Va te faire voir, pour être poli ».
19:18Et qui a des mots assez clairs.
19:21Il dit que cette guerre, elle est injuste, mais surtout, il dit,
19:23elle est illégale.
19:25Et c'est au fond le seul qui tient concrètement la ligne
19:29qu'Emmanuel Macron se vante de vouloir tenir.
19:32C'est-à-dire la ligne du droit international,
19:35de la règle d'un ordre mondial basé sur des règles
19:39qui régissent l'entrée en guerre et les conflits.
19:42Allez, on en revient donc à ces conséquences économiques de la guerre en France
19:46après les annonces en début de semaine pour aider certaines catégories de travailleurs.
19:50Face à la hausse des prix, les carburants, les chauffeurs de taxi
19:52étaient reçus au ministère des Transports.
19:55Ils réclament eux aussi des aides ciblées,
19:56avec notamment un plafonnement à 1,80€ le litre.
19:59Dominique Buisson, secrétaire de la Fédération nationale du taxi,
20:03était tout à l'heure l'invité de France Info.
20:04On s'aperçoit quand même que le gouvernement nous méprise.
20:08Nous sommes la dernière profession à laquelle on s'intéresse à peu près.
20:14Ça fait deux mois que le conflit dans le Golfe a commencé.
20:17Je pense qu'à un moment donné, on va être obligés encore
20:21de faire des mouvements comme nous l'avons déjà fait.
20:26Serge Faubert, le gouvernement méprise les taxis ?
20:29Moi j'ai l'impression que le gouvernement méprise un peu tout le monde
20:32parce qu'il attend qu'on tape sur la table à chaque fois
20:36qu'une catégorie socio-professionnelle intervienne et dise
20:39« ça ne peut pas durer » pour débloquer une enveloppe.
20:43Donc c'est presque une incitation à aller à Matignon
20:46et à protester devant Matignon pour avoir son enveloppe.
20:49C'est une politique à courte vue qui fait le pari
20:53que cette guerre va se terminer bientôt.
20:55Alors peut-être, et on dira bravo le corps nu, il a très bien joué,
20:58mais si la guerre s'éternise et s'il y a de plus en plus de catégories
21:02socio-professionnelles qui tapent à la porte de Matignon
21:04de manière plus ou moins courtoise,
21:07ça risque d'une part de coûter très cher cette affaire,
21:09parce qu'à force de distribuer des enveloppes,
21:12il va bien falloir que quelqu'un paye.
21:13Et puis deuxièmement, il faut un plan d'ensemble aujourd'hui.
21:18On efface un choc pétrolier d'ampleur.
21:21Le gouvernement a fait son calcul en répétant qu'il n'y avait pas d'argent,
21:25la situation budgétaire, on ne va pas y revenir en détail,
21:28mais en disant finalement, voilà, on préfère faire des aides ciblées,
21:31ça nous coûte moins cher, c'est en tout cas leur calcul,
21:33qu'une aide généralisée à tous les Français.
21:35Mais qu'est-ce qu'on va dire aux Français quand viendra l'heure des grandes vacances
21:39et qu'ils ne pourront pas partir en vacances ou que ce sera beaucoup plus difficile
21:42ou que ça amputera sur leur budget ?
21:44On leur dira, vous n'êtes pas des gros rouleurs ?
21:46Ceux qui vont descendre dans le sud de la France,
21:48il y a des millions de Français qui, chaque année,
21:51à partir du mois de juillet, prennent leur voiture et descendent dans le sud de la France.
21:54On va leur dire, ah ben non, les gars, non, vous, vous n'êtes pas catalogués
21:57parmi les gros rouleurs, donc vous n'aurez pas la petite enveloppe qui va bien.
22:01Ce n'est pas tenable, politiquement, ce n'est pas tenable.
22:05– Et comme ils ne comptent plus vraiment sur l'État, ils économisent.
22:09Enfin, on voit bien en ce moment, il y a des tas de Français
22:11qui sont en train de renier sur le quotidien,
22:13même s'ils n'avaient pas des gros budgets,
22:14en se disant, si on veut partir en vacances,
22:17il va falloir qu'on compte sur nous-mêmes.
22:18Ils sont en train de revoir presque tous leurs plans de vacances.
22:23Et globalement, le message, on n'a plus d'argent, est passé.
22:28Ils ont l'impression qu'on subit totalement la situation
22:32et il y a une défiance dans les institutions.
22:34Et quand on regardait, ils disaient,
22:35on a perdu le contrôle sur les conséquences économiques de cette guerre,
22:40on a perdu le contrôle sur les décisions géopolitiques,
22:42parce que contrairement à l'Espagne, qui est plutôt suivie par les citoyens,
22:46on a l'impression qu'on dit, mais qu'il ne se passe pas grand-chose.
22:49Et après, je voulais juste vous donner une petite information sur les taxis.
22:53Qui est, les taxis, ce n'est pas une profession très aimée de la population française.
22:57Ce n'est pas des agriculteurs, ce n'est pas des pompiers.
23:00Enfin voilà.
23:00Donc, je ne sais pas si c'était pour ça,
23:03mais c'est vrai que c'est une profession que les Français apprécient,
23:09mais ne considèrent pas...
23:10Il y a moins urgence, selon vous, à les aider en termes de popularité.
23:11Il y a moins urgence, et donc ça explique sans doute aussi la réalité d'eux,
23:15au point où d'ailleurs, il y a eu un autre sujet pour les taxis,
23:17il y a quelque temps, sur les tarifs et les remboursements de la sécurité sociale.
23:21Et en fait, les Français ne se sont pas particulièrement mobilisés.
23:24Là, aujourd'hui, ils ne sont pas tant sur gros rouleurs ou petits rouleurs,
23:27et ils sont en train de dire, nous, notre quotidien va devenir un cauchemar.
23:30Ça devient de plus en plus compliqué.
23:32La notion de temps qu'on évoque dans tous les éditoriales sur M. Trumpatil,
23:37vous n'a-t-il pas le temps ?
23:38Il y a plein de messages, des gens qui disent, mais nous, on n'a plus le temps, on n
23:41'y arrivera pas.
23:42Donc en fait, les Français essayent de s'organiser eux-mêmes,
23:45sans pour autant être en colère.
23:46Ils sont juste complètement dépités, inquiets, et on y viendra peut-être déprimés.
23:51Ahmed Elkei.
23:52Oui, il faut quand même aussi prendre en compte le contexte politique français.
23:55C'est-à-dire qu'on ne peut plus, évidemment, faire le quoi qu'il en coûte qui a eu
23:59lieu au moment du Covid.
24:00Ça a été beaucoup répété.
24:00Ça a été beaucoup répété, et en même temps, on est un an quand même de l'élection présidentielle,
24:05où on a l'impression qu'il n'y a pas de vrai cap, qu'il n'y a pas
24:07de vraie politique.
24:09Que c'est du cas par cas, c'est du quasiment au jour le jour.
24:12Et c'est une dimension importante politique, au-delà du sentiment des Français, je suis d'accord avec vous.
24:16Puisqu'on parle de sentiments, justement, il y a cette autre conséquence de la guerre,
24:19le moral des ménages français qui est au plus bas.
24:21L'INSEE enregistre une baisse inédite depuis 2022 et le début d'une autre guerre,
24:26celle en Ukraine, bien sûr, avec une baisse aussi du pouvoir d'achat en avril,
24:30d'une ampleur que l'on n'avait plus vue depuis plus de dix ans.
24:32C'est ce qu'explique également sur France Info.
24:34Pascal Hébel, du Credoc, c'est le centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie.
24:39C'est inédit.
24:40La dernière fois qu'on a eu une baisse de pouvoir d'achat des Français,
24:43ça date de 2013, donc ça fait 13 ans.
24:45On est dans un moment où on ne peut pas aider autant les foyers,
24:49on ne peut pas redistribuer beaucoup comme on a fait pendant la guerre en Ukraine.
24:53Et donc, pendant la guerre en Ukraine, on a réussi à maintenir une consommation qui continue à croître.
24:58Là, ça risque d'avoir une croissance plus faible qu'en 2023.
25:01Benjamin-Louis, on s'est beaucoup focalisé sur le carburant.
25:04On en a parlé juste avant avec les taxis.
25:06On voit que la guerre, elle touche tous les Français d'une manière ou d'une autre et que ça
25:08va durer.
25:09Bien sûr, et aussi parfois de manière plus ou moins indirecte.
25:13On parle très peu de la crise des fertilisants, de tout ce qui, au fond, favorise l'agriculture de masse.
25:21Et ça se ressent déjà dans les prix des fruits et légumes importés,
25:26dans certaines denrées qui sont des produits transformés,
25:29mais qui, à la base, utilisent des fruits et des légumes.
25:32Donc, oui, je ne sais pas quoi dire de plus qu'accrochez-vous, ça va être compliqué.
25:38Ahmed Elkei.
25:38Oui, en fait, quand il y a des éléments comme l'alimentation, l'énergie, ça devient quelque chose d'anxiogène,
25:44eh bien, forcément, le moral baisse.
25:46C'est-à-dire, les Français sont en tension et le pouvoir d'achat baisse.
25:51Et ça devient de plus en plus compliqué.
25:53Adossé à cela, le manque de vision politique à l'an de l'élection présidentielle.
25:58Pas de vision politique et pas de vision, effectivement, si on a des gros achats.
26:01Vous parliez des vacances tout à l'heure, Serge Faubère.
26:03Effectivement, tout ça pèse sur le portefeuille et sur le moral.
26:08Bien sûr, parce que ce qu'on appelle le moral des Français,
26:10c'est finalement le fait de savoir, c'est leur comportement de consommateur, finalement.
26:15Est-ce qu'ils vont faire des gros achats ou pas ?
26:17Non, ils vont les différer.
26:19Ils vont peut-être les remettre à beaucoup plus tard.
26:22Donc, ça veut dire que, par un effet d'entraînement,
26:25on va avoir un ralentissement de l'économie.
26:28Il y a moins de croissance aussi, sans doute une croissance utilisée à la baisse.
26:32Et puis, il y a une inquiétude générale.
26:35C'est-à-dire, on se dit, finalement, moins de croissance,
26:38peut-être le retour du chômage, le retour de l'inflation.
26:42Tout ça est cumulatif.
26:43C'est-à-dire, à partir du moment où vous dites,
26:45si chaque ménage dit, moi, le frigo que je devais acheter la semaine prochaine,
26:49je vais l'acheter dans six mois,
26:52les marchands d'électroménagers, ça va,
26:55ils vont être obligés de serrer un peu la ceinture.
26:57Et puis, de fil en aiguille, c'est comme ça que ça se produit.
27:00Donc, il y a un climat général qui est à anticiper, en plus.
27:04C'est là où ça devient très pervers.
27:06C'est que les gens se disent, cette histoire de guerre,
27:10finalement, ça peut peut-être durer des mois, des mois et des mois.
27:12Donc, j'ai plutôt intérêt à garder l'argent que j'ai de côté,
27:16parce que les temps les plus durs ne sont peut-être pas encore venus.
27:21Donc, il y a tout un pays qui prie dans une espèce de spirale dépressive.
27:25Alors, déjà que la croissance, ce n'est pas formidable.
27:26Ce qu'on nous dit, c'est 0,9%.
27:29Ça pourrait être encore moins.
27:30Ça pourrait être encore moins.
27:32Moi, je suis plutôt inquiet sur le climat général économique de la France.
27:37Et juste, dernier point quand même, sur les affaires,
27:39il y a aussi une inquiétude sur les affaires,
27:42sur le milieu des affaires qui ralentit.
27:44Véronique, rapidement.
27:45On va avoir une petite touche un tout petit peu positive quand même,
27:48qui est que les gens ont commencé à recevoir aussi des chèques énergie depuis quelques jours.
27:55Et donc, ils les publient, ils les prennent en photo, ils les publient,
27:58ils expliquent que ça fait quand même du bien.
28:00Après, on voit bien que le pessimisme est là,
28:02parce que malgré ça, ils disent que ça ne va pas non plus suffire,
28:05mais quand même un petit geste.
28:06Donc, on voit bien que Daki a une petite nouvelle un peu positive,
28:11les gens ont envie de la partager,
28:12puisque le pessimisme sur l'emploi en particulier,
28:15c'est le point sur lequel ça monte le plus,
28:16avec beaucoup, beaucoup de témoignages.
28:20Donc, c'était juste pour vous dire que de temps en temps,
28:22ça arrive, les gens sont un peu contents et partagent des bonnes nouvelles.
28:24Voilà, un peu d'optimisme pour terminer cette première partie des informés,
28:28la seconde partie dans un instant.
28:30Après l'info, il est 20h32.
28:36À 20h32, sur France Info, Stéphane Nélom.
28:39Et le verdict vient de tomber dans le procès de l'assassinat d'Agnès Lassalle.
28:43C'était dans sa classe à Saint-Jean-de-Luz en 2023.
28:46Le jeune accusé de 16 ans vient d'être condamné à 15 ans de réclusion.
28:51L'avocat général avait requis 16 ans.
28:53Le jury de cette cour d'assises des mineurs
28:55a donc bien reconnu la responsabilité de ce jeune.
28:58Les débats pendant le procès ont porté sur le degré de discernement
29:02de cet accusé âgé aujourd'hui de 19 ans et condamné.
29:05Nouvelle tentative de pourparler au Pakistan
29:08et face à la guerre au Moyen-Orient.
29:10C'est la Maison-Blanche qui le promet ce soir.
29:12Les émissaires de Donald Trump partiront demain pour Islamabad.
29:15Le chef de la diplomatie iranienne, lui, est attendu sur place dès ce soir.
29:19C'est en tout cas ce qu'assure un responsable pakistanais.
29:23Après une première séance de discussion marathon le 11 avril dernier,
29:27le régime de Téhéran a jusqu'à présent refusé d'envoyer une délégation
29:30à Islamabad pour un second round et c'est d'une façon unilatérale
29:35que Donald Trump a décidé il y a quelques jours d'une prolongation de la trêve
29:39dans l'attente de nouvelles propositions de la part de son adversaire.
29:43Les obsèques ce matin de Nathalie Baye en l'église Saint-Sulpice à Paris.
29:48Sa fille et comédienne Laura Smith a salué une maman fabuleuse.
29:51La foule était nombreuse ensuite à l'applaudir.
29:54Et puis dernier hommage quelques heures plus tard à Nadia Fares,
29:58l'un des réalisateurs avec qui cette comédienne avait tourné, Claude Lelouch,
30:01a demandé aux personnes présentes à la cérémonie d'offrir une standing ovation à Nadia,
30:06hommage à cette actrice cette fois en l'église Saint-Jean-de-Montmartre.
30:10Et puis lance sur la pelouse de Brest, c'est d'ici un quart d'heure le début de ce
30:14match d'ouverture
30:15pour le compte de la 31e journée de Ligue 1.
30:17Les footballeurs l'en soient toujours dauphins du PSG.
30:2420h, 21h, France Info, les informés, Victor Mathais.
30:29Avec ce soir Ahmed Elki, rédacteur en chef du service Monde,
30:34du magazine Marianne, Véronique Reissoult, présidente de Backbone Consulting
30:37et spécialiste des réseaux sociaux.
30:40Avec nous tous les vendredis, Serge Faubert, directeur de la rédaction de Pure Politique
30:44et Benjamin Louis, correspondant pour la RTS, la radio télévision suisse.
30:49Nous parlions il y a un instant du moral des ménages en France,
30:52de l'inflation, de la croissance en relation avec la guerre au Moyen-Orient.
30:56Comment les candidats à la présidentielle l'an prochain vont-ils s'emparer de ces sujets ?
31:01Comment convaincre les Français de voter pour soi dans ces conditions ?
31:04Le Premier ministre Sébastien Lecornu, en déplacement à Marseille,
31:07évoquait hier la façon dont la campagne allait démarrer.
31:11Le jour où on a une vraie campagne présidentielle qui démarre,
31:13avec un vrai débat d'idées, noble, avec beaucoup de hauteur de vue,
31:16ça créera une ambiance noble, avec beaucoup d'hauteur de vue.
31:20Donc il faut qu'elle démarre.
31:21– Serge Faubert, vous misez aussi sur cette hauteur de vue ?
31:24– Je crois que c'est inquiétant ce qu'il vient de dire,
31:25parce que s'il n'a pas compris que la campagne électorale a commencé,
31:29et qu'il attend une campagne électorale…
31:31– Il n'a pas officiellement commencé.
31:32– D'accord, mais enfin, elle a commencé.
31:34Elle a commencé au soir du deuxième tour des élections municipales.
31:38Il faut être aveugle pour ne pas s'en rendre compte.
31:41On a, moi j'ai compté, alors je peux peut-être en oublier,
31:45j'ai compté 22 candidats à l'élection présidentielle à l'heure actuelle.
31:48– Un peu plus, je pense.
31:50– Non, députatifs, pas des déclarés.
31:52– Je crois, je ne suis pas députatifs, on est à quasiment 40.
31:54– Il y en a deux qui sont vraiment déclarés,
31:56il y en a qui sont déclarés à moitié,
31:58il y en a qui sont potentiels, il y en a qui sont probables,
32:01il y en a qui seront peut-être empêchés, mais quand même.
32:04Voilà, bon, on n'a jamais vu ça.
32:06Pourquoi on n'a jamais vu ça ?
32:07– Parce que d'abord, il y a une ligne de fracture
32:10qui parcourt toutes les familles politiques.
32:12Le bloc macroniste, la gauche, le parti socialiste, l'ELR.
32:17Et vous avez deux socles qui tiennent à peu près,
32:21c'est d'un côté le Rassemblement National,
32:23de l'autre la France Insoumise.
32:24– En clair, Jean-Luc Mélenchon, secré de Polichinelle,
32:26sera candidat pour la France Insoumise.
32:28Jordan Bardella ou Marine Le Pen pour le Rassemblement National.
32:31– Et au milieu, il y a des tas de gens qui sont là,
32:34en train de s'égorger, de s'assassiner.
32:36– Si on prend l'exemple à gauche, Serge Faubert,
32:38on peut citer par exemple Bernard Cazeneuve aujourd'hui,
32:41qui dit qu'il est intéressé au François Hollande ces derniers jours.
32:44Jérôme Gage déclaré officiellement.
32:46Le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamran, Raphaël Glucksmann,
32:49qui y pensent forcément.
32:51Comment on explique qu'aujourd'hui…
32:52– Peut-être Olivier Faure.
32:52– Peut-être Olivier Faure lui-même,
32:54en passant par la primaire prévue à la rentrée.
32:56Comment on explique que l'expression candidat naturel
32:59soit passée aux oubliés ?
33:00– Oui, mais parce que ces familles politiques
33:02n'ont plus l'hégémonie qu'elles avaient par le passé.
33:06Finalement, la Ve République,
33:08elle est prévue pour fonctionner avec une majorité,
33:10une opposition.
33:10Et donc vous avez le chef de l'opposition,
33:12vous avez le chef de la majorité,
33:15ça fait déjà deux candidats à la présidentielle,
33:17mettons qu'il y ait des petits partis supplétifs,
33:19et on arrive au profil des élections antérieures.
33:23Là, vous avez une Assemblée nationale complètement éclatée,
33:26il n'y a aucune famille qui a la majorité.
33:30Donc ce n'est qu'un des alliances de circonstances
33:33entre des familles qui elles-mêmes sont divisées,
33:36parce que certains se disent
33:38que le ticket d'entrée du second tour,
33:40il n'est pas très cher.
33:41Ce sera autour de 13-14%.
33:45– Un peu plus peut-être quand même.
33:46C'est ce que disent les sondages.
33:47– Non, si la moitié des candidats déclarés vont…
33:51Plus il y a de candidats, plus le ticket s'abaisse.
33:54C'est mathématique.
33:56Donc aujourd'hui, c'est à 13-14%.
33:58Si tous ces gens maintiennent leur candidature,
34:01à 13%, 14%, ça va se jouer dans un mouchoir de poche
34:05pour être au second tour.
34:06C'est le calcul de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui.
34:09Il est à peu près persuadé d'aller au second tour,
34:11parce qu'il se dit, cette fois-ci,
34:13je suis à peu près sûr d'arriver à 14%.
34:15– On a parlé de la gauche, à droite,
34:17on peut citer Édouard Philippe,
34:18qui lui est officiellement déclaré,
34:20Bruno Retailleau également,
34:21Gabriel Attal qui se prépare,
34:23Xavier Bertrand, Michel Barnier,
34:25bref, la liste est longue également.
34:27Vous pensez vraiment, Benjamin-Louis,
34:29qu'on aura, je ne sais pas,
34:30une vingtaine de bulletins de vote dans nos bureaux ?
34:33– Vu comme c'est parti pour l'instant, oui.
34:36Si on en croit toutes les personnes
34:38qui se disent intéressées,
34:40évidemment, ça va se décanter comme d'habitude.
34:42Et je ne suis pas d'accord avec ce que disait Serge tout à l'heure
34:44sur la déclaration de Sébastien Lecornu.
34:47Comme toujours, c'est beaucoup plus fin
34:49que ce que l'on entend au premier abord.
34:52Ce que lui dit, au fond,
34:54c'est qu'elle a commencé cette campagne,
34:56mais qu'elle n'est ni noble,
34:58ni avec de la hauteur de vue.
34:59C'est que c'est une foire d'empoigne.
35:01– C'est vrai.
35:02– Oui, et au fond, il va dans ton sens.
35:04Enfin, il va dans votre sens.
35:06Il dit, c'est n'importe quoi.
35:08Et en ce moment, ce qu'on est en train de voir,
35:10c'est effectivement absolument n'importe quoi.
35:12Il y a des personnes qui ressortent des oubliettes de la politique.
35:16J'ai vu Ségolène Royal sur un plateau il y a quelques jours.
35:21Qu'est-ce qu'ils y gagnent ?
35:22Mais qu'est-ce qu'ils vont chercher à venir s'afficher ?
35:24On sait très bien qu'ils n'iront pas jusqu'au bout.
35:27Alors peut-être que je suis en train de la décider en disant ça,
35:31mais j'en sais rien.
35:32Mais voilà, on sait qu'ils ne vont pas se présenter in fine,
35:35mais ils viennent quand même laisser un peu planer le doute.
35:37Alors oui, ça anime un peu les plateaux,
35:39ça prend du temps d'antenne,
35:40mais je ne vois pas ce que, politiquement et personnellement,
35:42ils y gagnent.
35:43Emmanuel Macron, qui ne se représentera pas
35:45parce qu'il aura atteint les deux mandats désormais chez la loi,
35:49il a d'ailleurs dit hier qu'il arrêterait la politique après 2027.
35:53À l'époque, il était inconnu ou presque,
35:55il avait fait ses débuts en politique quelques années avant.
35:57Il peut y avoir un effet, Ahmed L.K.I.,
35:59et pourquoi pas moi, comme à l'époque d'Emmanuel Macron ?
36:02Alors moi, je pense le contraire.
36:03Je pense que la noblesse dont parle Sébastien Lecornu,
36:07ça serait justement de ne pas y aller.
36:09En fait, là, il y a tellement de candidats,
36:12tellement de postulants,
36:14et que c'est cette foire d'empoigne dont vous parlez,
36:18avec quand même deux pôles très polarisés qu'on connaît,
36:21qui est la France Insoumise et le Rassemblement National,
36:23et au milieu, tout le monde veut y aller.
36:25Mais alors la noblesse, c'est la protection du pays,
36:28ça serait quoi ?
36:28Ça serait de dire « je n'y vais pas, je choisis ».
36:30Alors si personne n'y va, on ne résout pas le problème.
36:32Non, non, non, je n'y vais pas quand je sais que je n'ai aucune chance,
36:34puisque notre ami vient de dire que, voilà,
36:38ça se jouera à 13-14%, je pense un peu plus,
36:40mais est-ce que c'est une configuration politique
36:44qui va dans le sens de la hauteur et de la noblesse ?
36:47Je ne le crois pas.
36:48Léronique Ressoult.
36:49D'autant qu'il y a encore d'autres profils dont vous n'avez pas parlé.
36:53Il y a M. Lecornu qui est un nom qui sort aussi, pourquoi pas.
36:56Mais vous avez aussi des non-politiques.
36:58Vous avez M. Michel-Édouard Leclerc, vous avez...
37:00Ouais, donc il y a beaucoup de noms.
37:01Patrick Sébastien.
37:02Patrick Sébastien, voilà, tout est possible.
37:04Après, on est à un stade où, disons que ça occupe sans doute
37:07beaucoup les politiques, ça occupe un peu moins les Français.
37:09On a expliqué tout à l'heure que leur sujet, c'est plutôt les fins de mois,
37:12que de savoir ce qu'il va se passer en 2027.
37:14Par contre, ce que je constate quand on regarde les échanges,
37:17vous avez une forme d'enthousiasme, ça peut sembler étonnant,
37:20mais d'enthousiasme presque par moments de joie sur les deux extrêmes.
37:24C'est-à-dire que les militants et les sympathisants
37:25se réjouissent de la réalité de cette perspective.
37:28Alors après, savoir est-ce que c'est sûr ou sous-dimensionné
37:31dans les sondages, c'est un autre sujet.
37:32Mais en tout cas, à leur base, il y a de la joie.
37:35Et après, le reste des Français, c'est un peu le sentiment...
37:39On parlait de pessimisme, mais là, c'est une forme de résignation
37:42en disant qu'il va falloir être raisonnable.
37:44Il y a bien des noms qui vont sortir de tout ça,
37:46mais il n'y a aucun politique qui crée cette espèce d'engouement et de joie.
37:52C'est plus l'impression qu'il va falloir trouver quelqu'un qui...
37:56Le profil... Alors il y a eu le week-end dernier,
37:58un sondage qui déterminait le profil type, le profil robot.
38:03Alors je vous rassure, c'est un homme, ça, ça fait toujours plaisir.
38:05Mais autrement, c'est quelqu'un qui a plutôt 47 ans,
38:08donc on peut se poser la question sur tous les jeunes,
38:10sur tous les vieux aussi, enfin les seniors.
38:12Bref, on voit bien.
38:13Mais il y a aussi quelque chose qui ressort,
38:15c'est que les Français, on l'a dit,
38:17ils sont perdus, fatigués, en défiance,
38:20et donc ils ont une espèce de nostalgie du temps,
38:24où ils expliquent qu'il y a une époque où la France, ça marchait,
38:27où les services publics, ça fonctionnait.
38:30Et donc en fait, ils cherchent une sorte de réparateur,
38:32donc dans tous les profils, est-ce qu'on a des réparateurs ?
38:34Je ne sais pas, mais c'est plutôt ça.
38:36Alors évidemment, ce n'est pas très excitant,
38:37la perspective de délire un réparateur,
38:40mais c'est plutôt ça, et donc c'est intéressant de voir
38:42qu'au milieu, il y a plein de monde qui n'excitent pas,
38:45et sur les côtés, deux personnes bien identifiées
38:48qui, elles, arrivent quand même à mobiliser.
38:50Benjamin Louis.
38:51Non, mais quand on rappelait que la préoccupation des Français,
38:53c'est les questions de pouvoir d'achat,
38:55le moral des Français, ce qu'on disait tout à l'heure,
38:58là, il faut quand même saluer un peu l'abnégation
39:01du moine-soldat Lecornu, qui lui va, pardon,
39:05se taper une année encore à devoir travailler dans la soute,
39:09pendant que tous les autres vont être sur les plateaux
39:11pour faire avancer leur candidature, et à côté de ça,
39:15parce que quand même, ce dont il y aurait besoin aujourd'hui,
39:18et je le dis avec une perspective voisine,
39:21c'est une hausse généralisée des salaires en France.
39:26C'est quand même le cœur du problème,
39:28c'est que les salaires sont trop bas dans ce pays.
39:30Et je ne vois pas un seul patron aujourd'hui se dire
39:33qu'il va augmenter, c'est un peu populiste ce que je dis,
39:36mais qu'il va augmenter les salaires dans son entreprise,
39:38sachant que pendant une année, ça va être le brouillard total,
39:41et on ne saura pas qui sera à l'Elysée dans un an,
39:44et qui sera dans l'Assemblée nationale,
39:46et peut-être que tout sera détricoté.
39:48Donc ça va être une année très difficile
39:51au gouvernail du Premier ministre.
39:54Vous parliez d'ailleurs de Sébastien Lecornu,
39:56dès qu'il est arrivé à Matignon,
39:58il avait dit, voilà, moi je n'ai pas d'ambition élyséenne,
40:02il avait dit, je veux des ministres également
40:03qui soient détachés de ces ambitions-là, Serge Faubert.
40:06L'appétit vient en mangeant.
40:09Je rappelle simplement les faits,
40:10et les discours de l'époque.
40:13Non, la situation pour Sébastien Lecornu,
40:16elle est pénible, pourquoi ?
40:19Parce que, moi je pense qu'il va avoir beaucoup de mal
40:22à échapper à un débat sur un projet de loi de finances rectificatif.
40:28C'est-à-dire qu'il gèle des crédits,
40:30mais il peut les geler jusqu'à un certain seuil.
40:33En rapport avec les annonces faites cette semaine,
40:354 à 6 milliards d'efforts supplémentaires en lien avec le Québec.
40:37Il va falloir remouliner le budget actuel de 2005
40:42via la discussion sur le budget de 2026 à partir de septembre.
40:48Mais les lettres de cadrage,
40:49c'est-à-dire en gros l'enveloppe dont les ministères vont pouvoir disposer,
40:54ça commence à se fabriquer maintenant.
40:57Donc ça, ça va être la discussion budgétaire,
40:59on a vu la dernière fois, c'était très pénible.
41:01Ça risque de l'être encore plus maintenant,
41:04d'autant que le Parti Socialiste a peut-être pas très intérêt
41:07et cette fois-ci a trouvé un compromis avec Sébastien Lecornu.
41:12Et puis on regarde l'Assemblée nationale au quotidien,
41:15elle s'est déjà bloquée.
41:17La proposition de loi sur le 1er mai, on l'a évacuée en urgence.
41:21La proposition de loi de Mme Yadant sur l'antisémitisme,
41:26là ça a été vraiment l'opération,
41:28c'était mieux que...
41:31C'est officiellement reporté.
41:32Voilà, c'est ça.
41:33Enfin, à mon avis, c'est reporté jusqu'à...
41:35S'inédier.
41:36Voilà.
41:37Et puis sur l'assurance chômage, ça a été la même histoire.
41:39C'est-à-dire, on a trois rendez-vous législatifs
41:43qui sont torpillés au dernier moment
41:45parce qu'on sent que ça va faire une catastrophe.
41:47C'est-à-dire qu'en substance, aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
41:50il n'y a plus rien qui est possible.
41:52Il n'y a plus rien qui est possible.
41:53Pendant un an, il ne va rien se passer,
41:55si ce n'est des escarmouches
41:57qui vont aller crescendo au fur et à mesure de la campagne électorale.
42:01La seule chose qui peut peut-être un peu calmer le jeu,
42:05je reviens sur la vingtaine de candidats à la présidentielle,
42:09c'est qu'il va y avoir quand même des arbitres
42:11qui sont les parrainages.
42:13Il faut aller quand même se trouver 500 parrainages.
42:16Et le financement.
42:16Et le financement.
42:17Et les associations de financement,
42:19c'est maintenant que ça se met en place.
42:21Et si vous voulez vous amuser,
42:22si vous avez du temps libre,
42:24vous pouvez, pour savoir si vraiment
42:27celui qui vous plaît va être candidat ou pas,
42:29il suffit de faire une petite recherche
42:31sur les noms qui ont été déposés,
42:33les noms sur les sites internet.
42:35Est-ce que Villepin 2027, ça a été déposé ou pas ?
42:39De Villepin ?
42:41Ça ne veut pas évoquer, tiens, encore.
42:44Mais ça vaut le coup d'aller chercher ici.
42:46Mais bon, ça demande un peu de temps.
42:47Non, c'est marrant à faire.
42:48Non, vous pouvez demander à une IA, ça va vite.
42:50Mais le truc, c'est que souvent,
42:51ça a été déposé par des gens
42:52qui ne sont pas forcément ceux en question.
42:55Pourquoi ?
42:56Mais c'est une indication plutôt
42:57de la cote de popularité ou d'intérêt.
42:59Voilà, préempter déjà les noms de sites
43:01au cas où, comme on dit.
43:02Il nous reste une dizaine de minutes
43:04dans ces informés.
43:05Notre dernier sujet à partir d'aujourd'hui,
43:07vendredi 24 avril,
43:08la France vit à crédit écologique.
43:10Et oui, nous avons atteint
43:12ce que l'on appelle notre jour du dépassement
43:13au niveau mondial.
43:14Il était tombé en juillet l'an dernier.
43:17Jean Burcart de l'ONG WW France,
43:19à l'origine de cette alerte
43:21sur notre jour du dépassement.
43:23Avec un jour du dépassement au 24 avril,
43:25le mode de vie des Français
43:27ne serait pas tenable pour la planète
43:29si tous les habitants de la planète
43:30vivaient comme les Français.
43:32Notre mode de consommation n'est pas durable
43:34et nous avons besoin de diminuer nos consommations,
43:37d'apprendre la sobriété.
43:39En France, par exemple,
43:40on a un modèle qui de plus en plus
43:41se tourne vers une surconsommation de l'eau.
43:43Et c'est contre ce modèle
43:45qu'il faut, par exemple,
43:46faire très attention.
43:47On a encore beaucoup de leviers
43:48qui nous permettraient de reculer
43:49notre jour du dépassement
43:50sur l'utilisation du véhicule électrique
43:52plutôt que d'un véhicule thermique,
43:55une moindre consommation
43:56des produits issus de la déforestation
43:57et sur les émissions de gaz à effet de serre.
44:00Voilà, pas mal de pistes d'amélioration.
44:02On va dire que c'est la bonne nouvelle,
44:03Ahmed LKI,
44:04parce que la France fait partie
44:05des moins bons élèves en Europe à ce niveau-là.
44:08Oui, alors, ce n'est pas forcément
44:09une très bonne nouvelle,
44:10mais moi, j'ai un peu du mal à...
44:11La nouvelle, c'est qu'on a de quoi faire mieux,
44:13c'est ça ?
44:13Oui, c'est ça.
44:17On vient de parler quand même
44:18de la déprime des Français,
44:21de la crise, de la guerre,
44:24des difficultés à financer les carburants
44:28pour les gros rouleurs, etc.
44:30Et là, on a quand même un petit effet,
44:32alors je ne veux pas casser l'ambiance,
44:33mais on a un petit effet de communication
44:34sur on a atteint tel jour
44:36et qu'il va falloir améliorer les choses.
44:38Il y a une petite contradiction là
44:39qui devrait interpeller
44:42un certain nombre de personnes.
44:44Pourquoi contradiction ?
44:45Mais parce que là, on est quand même...
44:47Les priorités semblent être celles des Français,
44:50pas forcément de l'écologie.
44:52Actuellement, elle peut passer au second plan,
44:54me semble-t-il.
44:55C'est un petit peu lié quand même.
44:58Toujours le fameux débat
44:59fin du mois, fin du monde.
45:00Fin du mois, fin du monde.
45:01Mais c'est-à-dire que peut-être
45:02la seule chose sur laquelle
45:03le gouvernement français aujourd'hui peut agir,
45:05c'est sur le plan à long terme
45:06et c'est justement sur cette bascule
45:08vers des énergies décarbonées
45:10pour être moins dépendants
45:13la prochaine fois qu'il y aura un blocus
45:14du blocus du blocus du détroit
45:16de je ne sais où.
45:17La fameuse dépendance aux hydrocarbures,
45:19le gaz, le pétrole.
45:20On n'est pas dépendants aux hydrocarbures
45:22du détroit d'Hormuz.
45:23Mais il y a un effet multiplicateur
45:26parce qu'on est dans un monde globalisé,
45:28un commerce mondial
45:29et c'est ce qui fait qu'on est impactés.
45:31Ce n'est pas une question...
45:32Mais on est dépendants d'une énergie
45:34qui est finie pour l'instant,
45:35qui va arriver à son terme.
45:38On le dit depuis 1973.
45:40En même temps, on a reculé
45:41sur pas mal de mesures.
45:42Et qui par ailleurs,
45:43cette énergie est la cause
45:45de tous les ennuis climatiques
45:47et de...
45:49Ben oui, ben non...
45:50Alors après, la France est en avance
45:52sur le nucléaire,
45:53mais encore une fois,
45:54il est difficile aujourd'hui
45:55de prioriser un certain nombre de mesures
45:58et d'avoir cet outil de communication
46:00qui, ben là, on est arrivé,
46:02on consomme plus,
46:03on consomme moins,
46:04alors que nous sommes dans une crise mondiale
46:06et qu'on a quand même d'autres priorités.
46:07Ce n'est pas un outil de communication,
46:08c'est quand même une réalité.
46:09Ce n'est pas le gouvernement
46:09qui donne aujourd'hui ces chiffres.
46:10Je sais que ce n'est pas le gouvernement,
46:12c'est une ONG
46:13qui communique quand même aussi un petit peu.
46:14Je suis d'accord que c'est un gadget,
46:16mais cette ONG,
46:17elle n'y gagne rien
46:18à nous dire que,
46:20en gros,
46:20on ne va pas vers le beau.
46:21Je veux dire,
46:22en l'occurrence, justement,
46:23ce n'est pas une entreprise
46:24qui vend des...
46:25Juste pour préciser sur la communication,
46:26ce n'est pas la première fois
46:27que ces chiffres sont misés
46:28dans les derniers mois.
46:29Oui, ils sont chaque année.
46:29C'est le 19 avril,
46:30on gagne même 5 jours cette année.
46:32Non, mais c'est vrai
46:32que c'est un gadget communicationnel
46:34pour en faire comprendre et alerter.
46:36Mais on en a besoin
46:37parce qu'il faut bien
46:38que ces réalités-là
46:38deviennent palpables
46:40et de toute manière,
46:41elles le sont de plus en plus palpables
46:42tous les étés
46:42et quand on sera un été à 50 degrés,
46:45on se dira,
46:45peut-être qu'effectivement,
46:46le jour du dépassement,
46:47ce n'était pas un gadget que ça.
46:48Mais qu'est-ce qu'on a fait concrètement ?
46:55C'est ce qu'il faut faire.
46:55Moi, quand je vois...
46:56Je vous prends un exemple
46:57sur les voitures électriques.
46:59Les constructeurs automobiles
47:00ne devaient pas...
47:01avaient jusqu'à 2035
47:04pour liquider la production
47:05de véhicules thermiques
47:06et à partir de 2035,
47:08ils ne devaient produire
47:09que des véhicules électriques.
47:11Bon, qu'est-ce qui s'est passé
47:12au niveau européen ?
47:13Il y a eu une pression...
47:14Ça a été assoupli.
47:15Pardon ?
47:15Ça a été assoupli.
47:16Oui, voilà, c'est exactement le problème.
47:19C'est-à-dire qu'on dit,
47:20finalement,
47:21on ne sera pas 2035,
47:22ce sera 2050.
47:23et puis, parce qu'on n'arrive pas
47:26à assurer la transition.
47:27Elle a été élargie aux hybrides, finalement.
47:29Oui, mais c'est là
47:30la faillite du régalien.
47:31C'est-à-dire que
47:32si on veut vraiment
47:33tenir les objectifs
47:36environnementaux et de climat,
47:38il faut effectivement
47:39organiser la transition.
47:40Et un véhicule électrique,
47:41on sait que ça coûte cher.
47:43Et justement,
47:44on regarde aujourd'hui,
47:45on a touché aux aides
47:46pour les véhicules électriques.
47:48Un autre exemple,
47:49le plan vélo
47:50qu'on a sacrifié,
47:51alors, joyeusement,
47:52ça a été balancé,
47:54c'est le premier truc
47:54qu'on a balancé à la poubelle.
47:55Avec d'ailleurs,
47:56des ventes de vélos en baisse également.
47:57Oui, voilà.
47:58Et en même temps ?
47:59On s'aperçoit
48:00qu'on veut être vertueux
48:01et finalement,
48:01on recule sur toutes les mesures
48:03parce qu'on se dit
48:03on ne peut pas,
48:05c'est trop cher,
48:06on va se heurter
48:06avec tel ou tel lobby.
48:09Ou le fameux
48:10c'est pas rentable.
48:11Alors moi,
48:11je parle du train
48:11à chaque fois que je viens ici.
48:13Mais hier,
48:13c'est vrai,
48:14hier,
48:15j'ai pris un TER
48:16pour aller dans la Haute-Marne.
48:17Alors,
48:18c'est la ligne
48:18qui va de la gare de l'Est
48:19jusqu'à Troyes
48:20et ensuite,
48:21elle passe par Chaumont
48:22et elle descend
48:23jusqu'à Belfort et Mulhouse.
48:25Et bien,
48:25quand je suis descendu du train,
48:26je me suis rendu compte
48:26que c'était un train diesel
48:27et que,
48:28en fait,
48:28cette ligne n'était encore pas électrifiée.
48:30La ligne qui va à Troyes.
48:32Alors,
48:32certes,
48:33et il faut quand même relativiser,
48:35je ne veux pas non plus
48:35être noir et blanc,
48:37mais elle est en train
48:38d'être électrifiée.
48:39En tout cas,
48:39ça devrait être fait
48:40à peu près pour 2028.
48:41Mais donc,
48:42il va y avoir
48:43une ligne électrique
48:44sur la ligne de train
48:45qui va à Troyes,
48:46qui n'est quand même pas
48:46une petite ville,
48:47en 2028,
48:49alors qu'une grande partie
48:51du réseau français
48:52est électrifiée aujourd'hui.
48:53On a encore des trains au diesel
48:54et on discute
48:55de subventionner
48:56de 20 centimes
48:57les gros rouleurs,
48:58les ceci,
48:59les infirmières libérales,
49:00les machins.
49:00Mais il y a des trains diesel
49:01qui circulent tous les jours
49:02en France.
49:03Pour moi,
49:04c'était absolument hallucinant
49:05de me rendre compte de ça.
49:07Alors,
49:07effectivement,
49:07c'est en route,
49:08mais il faudrait aller
49:09trois fois plus vite
49:10sur ça,
49:11sur le train du quotidien,
49:12sur le fait que
49:13des personnes qui habitent
49:14dans des régions
49:14qui sont aujourd'hui
49:15considérées comme périphériques
49:16ou comme secondaires
49:17puissent abandonner
49:18leur voiture,
49:19arrêter cette dépendance
49:20de la voiture,
49:21des moteurs thermiques,
49:22monter dans un train
49:23pour aller au travail,
49:24même quand on habite
49:25à Troyes ou ailleurs.
49:26Ou dans une voiture électrique
49:27et sachant que ceux
49:28qui travaillent
49:29et qu'on ne voit pas,
49:29ce sont quand même
49:30les Chinois
49:30qui ont fait une batterie
49:32qui a une autonomie
49:33de 1500 kilomètres
49:34en 6 minutes.
49:35La Chine, d'ailleurs,
49:36j'ai eu du renouvelable
49:37et de l'électrique.
49:39Son jour du dépassement
49:40à la Chine,
49:41ce sera dans un mois.
49:42Donc, il y a un décalage
49:42avec la France, Véronique.
49:45Alors, c'est un sujet
49:46qui concerne particulièrement
49:47la jeune génération.
49:48D'ailleurs, il suffit de regarder,
49:49c'est plutôt sur Instagram
49:50que ce sujet est énormément commenté.
49:53La Chine, que j'allais vous citer,
49:55parce qu'en fait,
49:56c'est certes,
49:57c'est un outil
49:57qui est controversé
49:58sur les modes de calcul,
49:59mais peu importe,
50:00dans le fond,
50:00on va dire que tout le monde
50:01est calculé à la même façon.
50:03La Chine arrive quand même
50:04un mois après nous,
50:05donc ça interpelle énormément.
50:06Et les Etats-Unis
50:07un mois avant.
50:08Et le 14 mars, exactement.
50:10Bon, le Qatar,
50:10le 4 février,
50:11donc ça, c'est encore d'autres.
50:13On peut se dire...
50:14Le 11 mai, c'est pour Benjamin Louis.
50:16Voilà, le 6, le 11 mai.
50:17On ne peut pas trop se raconter.
50:19Mais les Allemands le 10 mai.
50:20Et c'est intéressant.
50:22En fait,
50:22pourquoi est-ce que je vous cite ces pays ?
50:24Ce n'est pas juste pour se dire
50:25qu'on n'est pas bien.
50:26C'est que, d'abord,
50:27la jeune génération,
50:28eux, ne le voit pas
50:29comme quelque chose de punition,
50:30mais comme une alerte.
50:32Et trouvons ensemble des solutions.
50:34Et on sait que ça n'est pas
50:35que les solutions individuelles.
50:36C'est aussi des solutions de l'Etat.
50:37Et comme nous allons mal,
50:38peut-être que c'est le moment
50:39de se poser les bonnes questions.
50:40Et ensuite,
50:41de se comparer aux autres
50:42est toujours intéressant.
50:43Parce que quand même,
50:44c'est se battre aussi
50:45contre des idées reçues,
50:47contre des vieilles habitudes.
50:48Le chiffre de la Chine
50:49était particulièrement commenté
50:50cet après-midi sur Instagram.
50:51Parce que, oui,
50:54le 27 mai pour la Chine,
50:55on se dit
50:56mais c'est quand même incroyable
50:57parce que l'image que l'on a
50:58n'est pas forcément
50:59que la Chine
50:59est très très préoccupée
51:01par ces sujets.
51:02Alors que si,
51:03alors qu'il se passe beaucoup de choses,
51:04qu'il y a des sujets
51:05de batteries électriques,
51:06d'éthergées renouvelables.
51:07Donc, en fait,
51:08ça permet de faire bouger
51:09les choses aussi
51:09en se disant qu'on croit toujours
51:11qu'on n'est pas si mal que ça
51:13et qu'il y a des gens
51:15qui sont terribles.
51:16Donc, de nouveau,
51:16je vous mets à part le Qatar
51:17avec son 4 février.
51:18Mais sinon,
51:19on voit bien
51:19qu'on pourrait faire bouger
51:21les choses.
51:21Donc, ça n'est pas si anecdotique
51:23que ça
51:23et ça n'est pas antinomique
51:25avec le pessimisme
51:26que l'on ressent aujourd'hui
51:27face à une situation
51:28économique complexe.
51:29Ça rejoint Serge Faubert.
51:31On parlait de Sébastien Lecornu
51:32et à ce fameux plan d'électrification
51:33qui a été présenté
51:34cette semaine
51:35aussi par le gouvernement.
51:37Ça va dans ce sens
51:38d'essayer d'améliorer les choses.
51:39Ça va dans le sens
51:40d'essayer d'améliorer les choses.
51:42Mais à chaque fois,
51:43on se dit
51:44mais ça vient tard.
51:47Ça vient tard
51:47et ça vient par la petite porte.
51:50La discussion
51:51devant la représentation nationale
51:52sur la programmation
51:55pluriannuelle de l'énergie,
51:56c'est-à-dire
51:56en gros,
51:57comment on organise
51:58la production d'énergie
51:58en France,
51:59ça a été fait par décret.
52:01Ça a été reporté déjà.
52:02Voilà.
52:03Et ça se fait en catimini.
52:04On a l'impression
52:05que ce débat
52:06qui est un débat
52:07vital pour le pays
52:08parce qu'il a aussi
52:09des implications économiques,
52:11il a aussi
52:12les villes
52:12dans lesquelles nous voulons vivre,
52:14ce débat,
52:14il n'est pas mené
52:15et il faut que tout le monde,
52:17tous les citoyens
52:17soient convaincus,
52:18soient concernés
52:19et soient convaincus.
52:20Si on fait ça
52:20par la petite porte,
52:21effectivement,
52:22on ne convainc personne.
52:23En quelques secondes,
52:24Benjamin Louis,
52:25on suit,
52:25sont là ce débat ou pas ?
52:26Sur.
52:27Sur, effectivement,
52:28l'électrification,
52:29sur la suite,
52:30sur comment faire mieux.
52:32Bien sûr,
52:33ou comment faire en sorte
52:34que, je ne sais pas,
52:35les personnes qui habitent
52:36dans des grandes villes
52:36abandonnent leur SUV,
52:38leurs grosses voitures
52:39qui sont des symboles
52:41extérieurs de richesse
52:43et passent à des moteurs hybrides
52:45ou à des moteurs électriques.
52:47Après,
52:47pour ce qui est
52:48des transports en commun,
52:49c'est différent.
52:50Le pays est plus petit,
52:51le train est plus développé.
52:53Mais il y a des questions
52:53autour du prix du train,
52:55en fait.
52:55Le train coûte très cher
52:56et les personnes
52:58qui l'utilisent
53:00ont de moins en moins
53:00les moyens
53:01de l'utiliser
53:02forcément au quotidien.
53:03Donc oui,
53:03bien sûr,
53:04c'est des débats,
53:04c'est exactement
53:05comme en France,
53:06des débats que l'on a.
53:07Des débats qu'on aura
53:08à nouveau,
53:09à n'en pas douter,
53:10dans les informés.
53:11C'est déjà la fin
53:12de cette émission.
53:13Ahmed Elki,
53:14qui est la une de Marianne,
53:15cette semaine ?
53:16Alors,
53:16la une de Marianne,
53:18les dix questions
53:19que vous avez sur l'immigration,
53:21dix vérités sur l'immigration
53:23qui sont analysées
53:24à la une de Marianne,
53:26que je vous conseille,
53:27évidemment,
53:28d'acheter dans tous les kiosques.
53:30Et comme ça,
53:31vous pourrez comprendre
53:32les coûts,
53:34la question des frontières,
53:36la question du logement,
53:37en lien avec les questions
53:38liées à l'immigration.
53:40Donc, voilà,
53:41immigration,
53:43ces dix vérités
53:44qui dérangent
53:45avec le logement social saturé,
53:46les frontières hors contrôle
53:48et quel coût pour l'État.
53:49Merci beaucoup,
53:50Elir dans Marianne.
53:51Donc, merci à tous
53:52d'être venus ce soir
53:53dans Les Informés.
53:54Très bonne soirée
53:55sur France Info.
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