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  • il y a 1 semaine
Les informés du soir du 20 janvier 2026

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00:00Les informés, Victor Matel.
00:02Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info pour cette nouvelle édition des informés à la une.
00:09Ce soir, cette conférence de presse de Donald Trump en ce moment même.
00:12Depuis Washington, le président américain va-t-il répondre à Emmanuel Macron
00:17qui lui hausse le ton au lendemain de nouvelles menaces de taxes de la part de Donald Trump
00:22sur les vins et les champagnes français.
00:23Le chef de l'État depuis Davos en Suisse appelle à ne pas céder à la loi du plus fort.
00:28On va bien sûr en parler dans ces informés.
00:30Et puis est-ce le barreau de donneur des agriculteurs ?
00:32Ils sont des milliers réunis à Strasbourg, parfois sur des tracteurs.
00:36Il y en a 700 réunis ce soir.
00:37Images impressionnantes toujours contre le traité avec les pays sud-américains du Mercosur.
00:43Nos informés de ce mardi.
00:44Bonsoir Sylvain Kahn.
00:46Bonsoir.
00:46Et bienvenue professeur d'histoire à Sciences Po, auteur de l'Europe, un État qui s'ignore chez CNRS édition.
00:52Christophe Jacubizine à vos côtés, bonsoir.
00:54Bonsoir.
00:55Directeur de la rédaction des Echos, Adeline Percept est également avec nous.
00:58Bonsoir Adeline, correspondante de la RTBF à Paris, c'est la radio-télévision belge.
01:03Et Emilio Mellet, bonsoir.
01:04Bonsoir.
01:04Grand reporter au service politique de l'humanité.
01:09Donald Trump qui est attendu demain à Davos en Suisse pour le Forum économique mondial.
01:15Prend donc la parole ce soir.
01:16Une conférence de presse annoncée à la toute dernière minute et qui a pris du retard.
01:21Vous avez pu en suivre les premières minutes tout à l'heure sur France Info.
01:26Elle se poursuit pour l'instant.
01:27Le président américain se concentre sur la politique intérieure, la politique américaine.
01:33Un an jour pour jour après son retour à la Maison Blanche.
01:36Bonsoir Dominique Simonnet.
01:38Bonsoir.
01:39Journaliste, écrivain, spécialiste des Etats-Unis.
01:42Co-auteur de ce livre.
01:43Requiem pour le monde libre entre trumpisme et islamisme.
01:46La tenaille totalitaire, c'est aux éditions de l'Observatoire.
01:50Sans grande surprise, Donald Trump, pour l'instant, dans un bilan, on va dire, flatteur de sa première année pour son retour à la Maison Blanche.
01:58Ah bah oui, on ne va pas attendre de lui qu'il se dévalorise.
02:02On connaît le personnage.
02:04Il est au contraire toujours en train de se flatter comme étant le meilleur président de toute l'histoire.
02:09Mais on voit qu'effectivement la situation aujourd'hui a quand même monté d'un cran, notamment avec l'Europe et en particulier avec Emmanuel Macron.
02:20On a quand même une situation assez étonnante d'un allié, d'un allié historique, d'une première puissance mondiale,
02:30qui attaque d'une certaine manière nos alliances et l'OTAN.
02:36Alors, j'ai attaqué d'une manière économique, mais quand même, 200% de menaces de droits de douane, c'est extrêmement important pour la France.
02:45On va rappeler les faits, Dominique Simonnet, si vous le voulez bien.
02:48Hier soir, le président américain, justement, a menacé de taxer de 200% les vins et champagne français.
02:53Si la France ne rejoignait pas le conseil de paix que Donald Trump a mis sur pied, Emmanuel Macron lui a répondu, justement, aujourd'hui.
03:01Le président français, depuis le forum économique mondial de Davos en Suisse, s'est exprimé en anglais.
03:07Il porte toujours ses fameuses lunettes de soleil en raison d'un problème à l'œil.
03:10Emmanuel Macron qui dit refuser, on va l'entendre, la loi du plus fort.
03:14Il y a deux approches.
03:16La première approche consisterait à accepter passivement la loi du plus fort.
03:22Ce qui conduirait à une vassalisation et à une politique des blocs.
03:30La seconde consisterait à adopter une posture purement morale en nous limitant à des commentaires.
03:37Et face à la brutalisation du monde, la France et l'Europe doivent défendre un multiralisme efficace.
03:43Car il sert nos intérêts et ceux de tous ceux qui refusent de se soumettre à la loi du plus fort.
03:50Emmanuel Macron, depuis Davos, cet après-midi, qui dit aussi, le président français,
03:55je préfère le respect plutôt que les bruts.
03:58Sylvain Kahn, les mots sont assez forts.
04:00On voit qu'il hausse le ton, Emmanuel Macron.
04:02Oui, c'est vrai.
04:03C'est vrai qu'il hausse le ton.
04:06Et on va dire que, quand il fait ça, il fait deux choses, me semble-t-il.
04:10La première, c'est qu'il s'inscrit dans une certaine tradition gaulo-mitterrandienne,
04:16comme on a pris l'habitude de dire, s'agissant d'une certaine posture qu'ont adoptée tous les présidents de la République,
04:23successifs de la Ve République.
04:25C'est-à-dire, à la fois marquer, on va dire, la volonté d'autonomie, voire d'indépendance,
04:32de la France, d'une part, et de l'Europe, d'autre part, vis-à-vis des États-Unis.
04:37Et deuxièmement, en raison de la situation particulière,
04:40qui est celle que le président Trump est en rupture complète avec tous ses prédécesseurs américains,
04:47il a des mots qui deviennent de plus en plus crus, de plus en plus explicites,
04:51ou de moins en moins diplomatiques,
04:53parce que Donald Trump, lui-même, est un président qui, lorsqu'il parle de l'Europe,
04:57est extrêmement méprisant, extrêmement dominateur,
05:03et par conséquent, Emmanuel Macron fait partie des chefs d'État et de gouvernement européens
05:08qui disent, bon ben là, maintenant, on ne peut plus laisser Trump parler de nous comme ça,
05:15en faisant le dos rond, en esquivant, ou en essayant de penser qu'on va trouver un arrangement.
05:22Voilà, moi, c'est comme ça que je l'interprète,
05:25et bien entendu, le déclencheur de ça, c'est la volonté affichée par Trump
05:31d'annexer un morceau de territoire de l'UE qu'est le Groenland.
05:34Et on va en reparler, bien évidemment, Christophe Jakubizine,
05:36on verra bien ce que Donald Trump répond, s'il en parle,
05:38lors de cette conférence de presse qu'il est en train de donner depuis la Maison Blanche.
05:43Le bras de fer, on peut dire, est engagé.
05:44Il y a un rapport de force qui est engagé entre la France et les États-Unis,
05:48peut-être entre l'Europe aussi, on le verra, les États-Unis ?
05:50C'est certain. Après, moi, j'ai peur que ce bras de fer soit mal engagé,
05:53au sens où on n'ait pas préparé les étapes suivantes.
05:56Pour parler et négocier avec Donald Trump,
05:59il faut, c'est l'homme qui a écrit l'art du deal,
06:02il faut savoir quelles sont les prochaines étapes.
06:05Là, on a envoyé par exemple une quinzaine de soldats français au Groenland.
06:10Quand ils se retrouveront face à l'armade américaine,
06:13l'humiliation en sera d'autant plus forte,
06:16et un peu, évidemment, vaine et inutile.
06:18Donc, c'est quoi l'étape d'après ?
06:20Comment on négocie, comment on parle à Trump ?
06:23C'est quelque chose, je crois, que la France maîtrise assez mal.
06:25En fait, on aime bien Bombay du Thor,
06:26c'est, comme vous le rappeliez, une sorte de tradition historique,
06:28sauf qu'on n'est pas dans les années 60 et qu'on n'a pas forcément...
06:31Et en même temps, on en a beaucoup voulu aux Français,
06:33aux Européens en général, de se taire depuis un an,
06:35de dire on ne lui répond jamais à Donald Trump.
06:36Et quand finalement on parle, ça ne va pas non plus.
06:38C'est compliqué, je ne dis pas que c'est simple,
06:40je n'ai pas les clés d'accès forcément à la logique trumpienne,
06:42mais je pense quand même, on voit bien,
06:44on n'a envoyé qu'un soldat, on a récolté 10-10% de taxes en plus.
06:49Ensuite, on a refusé de participer à son extravagant conseil de la paix
06:52et on a eu 200% de droits de douane sur les vins et champagnes.
06:56Donc, ce n'est pas forcément la bonne méthode.
06:57Ce qui est une menace pour l'instant, ce soir.
06:59C'est une menace, sauf que c'est au 1er février, les 10%,
07:03et les 200% verra.
07:04C'est une menace qu'en général, il met quand même à exécution.
07:07Donc, on a quand même 15% de droits de douane depuis l'été dernier,
07:10alors qu'en échange, on a promis 0% aux Américains.
07:13Donc, le seul problème, c'est que j'ai quand même l'impression
07:16que, d'abord, on ne peut pas se passer les Américains,
07:19c'est dans les relations commerciales,
07:21dans la manière dont ils protègent encore aujourd'hui l'Europe.
07:23Peut-être qu'on a eu tort de se fier aux parapluies américains,
07:26d'une manière qui nous aide quand même à défendre l'Ukraine de la Russie.
07:30On ne peut pas se passer les Américains.
07:32Donc, il ne faut pas, évidemment, courber,
07:36plier les chines et poser le genou à terre,
07:38mais il faut savoir ce qu'on attend de lui,
07:40et il faut savoir négocier avec lui.
07:42Je ne pense pas qu'on s'y prenne de la meilleure manière possible.
07:44Sur cette attitude de Donald Trump,
07:46d'Emmanuel Macron, pardon,
07:48sur ce positionnement,
07:49Emilio Mellev, qui travaillait au service politique de l'humanité.
07:52Le problème d'Emmanuel Macron,
07:53si on prend la séquence des 20 derniers jours,
07:55c'est qu'il a des positions relativement illisibles.
07:57Ça démarre avec le Venezuela,
07:58l'attaque par les Etats-Unis
08:01et l'enlèvement de Nicolas Maduro,
08:03et Emmanuel Macron, d'un coup,
08:05fait des déclarations qui apparaissent
08:07comme celle d'une France vassalisée
08:08à Washington.
08:11Et désormais, effectivement,
08:12je rejoins mes confrères,
08:15Emmanuel Macron hausse le ton.
08:16On a dit à ce moment-là
08:17que c'était pour ne pas froisser Donald Trump
08:18parce qu'on était en pleine négociation sur l'Ukraine.
08:21Peut-être, mais sauf qu'on voit bien
08:23qu'à la fois, ça fragilise la position d'Emmanuel Macron
08:25qui est déjà, en plus, assez peu légitime
08:27sur le plan national,
08:28donc déjà fragilisé sur sa voie.
08:31Il essaie donc de reprendre une stature
08:32à l'échelle internationale.
08:34Il n'y arrive pas parce que le discours
08:35est assez peu lisible.
08:36Il y a un certain moment,
08:37on a même pu croire que son ministre
08:38des Affaires étrangères,
08:39Jean-Henri Le Barreau,
08:39disait l'inverse du président de la République.
08:41Donc, on ne comprend plus.
08:42Et à côté de ça,
08:43on a une Union européenne
08:43que, de toute façon,
08:44Donald Trump a essayé d'acheter
08:45à la découpe depuis un an.
08:47Il y a ces chevaux de Troyes
08:49qui sont déjà là.
08:50On a l'Italie,
08:51on a la Hongrie de Viktor Orban.
08:54Donc, c'est compliqué
08:55d'avoir une parole unie
08:57face à l'ogre américain.
08:59Et c'est d'autant plus compliqué
09:00que même si l'Europe
09:02et potentiellement le Danemark
09:03souhaitait se défendre,
09:04elle n'en a pas la possibilité
09:05effectivement parce que
09:07c'est déjà très compliqué
09:08au vu du territoire groenlandais
09:11mais surtout parce que
09:12la plupart des armes européennes,
09:13ce n'est pas le cas en France,
09:14mais ont été achetées aux Etats-Unis.
09:16Il suffit à Washington
09:16d'appuyer sur un bouton au Pentagone
09:18pour que rien ne fonctionne.
09:20Et donc, Donald Trump,
09:20aujourd'hui,
09:20il est en position de force.
09:21Et ça, il l'a bien compris.
09:23Et c'est tout l'enjeu
09:24pour les Européens aujourd'hui.
09:25Vous avez évoqué
09:26Jean-Noël Barreau,
09:27le ministre des Affaires étrangères.
09:28Il s'est exprimé cet après-midi
09:30dans l'hémicycle
09:31de l'Assemblée nationale.
09:32On va l'écouter.
09:34Non, monsieur le député,
09:35la France ne cèdera devant
09:36aucun chantage,
09:37aucune coercition,
09:39d'où qu'elle vienne,
09:40d'où qu'elle provienne
09:40et quelle qu'elle soit.
09:42Et que ceux qui peinent encore
09:43ou qui en doutent encore
09:44se plongent dans notre histoire
09:45pour s'en convaincre.
09:46Adeline Percepte,
09:47du côté du Quai d'Orsay,
09:48ce n'est pas une surprise
09:49forcément non plus,
09:50quoique,
09:50après ce que nous a dit
09:51Emilio Mellet
09:52en nous rappelant
09:52l'épisode du Venezuela,
09:53il parle dans la même lignée
09:56que ce que vient de dire
09:57Emmanuel Macron,
09:57Jean-Noël Barraud.
09:58Oui,
09:59et d'ailleurs,
10:00le ministre des Affaires étrangères
10:02belge aussi,
10:02pour ce que ça vaut,
10:04est exactement la même lignée.
10:06Et pour moi,
10:06alors je suis un petit peu
10:07en dissonance
10:08avec ce que vous venez de dire,
10:10je pense que,
10:11étant donné que l'Europe,
10:12effectivement,
10:12ne parle pas d'une seule voix,
10:14il faut qu'à un moment donné,
10:15il y ait quand même
10:16une voix qui s'élève.
10:17Et je trouve que,
10:18pourtant n'étant pas fan
10:20par ailleurs d'Emmanuel Macron,
10:22il a quand même le mérite
10:24d'opposer une voix.
10:25Parce que ce qu'il faut savoir,
10:26c'est que ce qu'on entend là,
10:27publiquement,
10:28les insultes aux Européens,
10:29etc.,
10:30dans les milieux diplomatiques
10:32et pendant les réunions,
10:33les multiples réunions,
10:35par exemple sur l'Ukraine,
10:36c'est ce qu'entendent
10:37les chefs d'État européens,
10:38ils les insultent
10:40pendant les réunions,
10:41ils les insultent.
10:42Donc, si vous voulez,
10:43il y a un moment donné
10:44où je pense qu'Emmanuel Macron avance
10:46parce que, que faire ?
10:47Est-ce qu'on ne répond pas du tout ?
10:50Je ne pense pas
10:50que ce soit non plus la solution.
10:52Moi, je retiens aussi
10:53deux idées que Macron a données.
10:55On était quand même à Davos,
10:56on était quand même devant
10:57ce public-là.
10:59Il a, d'une part,
11:01tracé une ligne en disant
11:02qu'on ne pouvait pas estimer
11:05que les États-Unis,
11:06aujourd'hui,
11:07étaient aussi fiables qu'avant
11:08parce qu'en fait,
11:09il pose la question
11:10est-ce que c'est encore
11:11l'État de droit ?
11:12Voilà.
11:12Donc, je pense que c'est quand même
11:13un bon argument.
11:15Et le deuxième argument,
11:16c'est européen,
11:17réveillez-vous
11:18et faisons du business
11:20de la préférence européenne.
11:22Donc, il ouvre quand même
11:23des chantiers,
11:24même si, effectivement,
11:26avec toutes les restrictions
11:27que vous avez posées,
11:28il n'y a pas de cadre
11:29pour négocier avec Trump
11:31et tout est compliqué en Europe.
11:32Et c'est vrai que c'est toujours
11:33plus compliqué
11:34d'être dans des États démocratiques
11:36et qui ne virent pas forcément
11:38à l'autocratie
11:39que dans des États
11:41qui virent vers ce genre
11:43d'idéologie.
11:45Dominique Simoenet,
11:45vous êtes toujours avec nous
11:46dans les informés,
11:47journalistes, écrivains
11:48et spécialistes des États-Unis,
11:50conférence de presse
11:51en ce moment même
11:51de Donald Trump.
11:52Qu'est-ce qu'il peut répondre
11:53le président américain
11:55à Emmanuel Macron ?
11:56Est-ce qu'il a intérêt
11:56d'ailleurs à lui répondre
11:57dès ce soir ?
11:58Non, il n'a pas forcément
12:01intérêt à lui répondre
12:03mais bon, avec Trump,
12:05il est assez constant
12:07dans sa stratégie
12:08mais il est très imprévisible
12:09dans ses tactiques.
12:10Donc, on peut très bien
12:12s'attendre à des surprises
12:15comme à un discours convenu.
12:16Là, il faudrait une boule
12:17de cristal pour le savoir.
12:19Mais je voudrais rebondir
12:20sur ce qu'a dit Adeline.
12:21C'est très important
12:22qu'il y a quand même
12:24deux dossiers immenses,
12:27c'est-à-dire à la fois
12:28une guerre économique
12:29qui est en train
12:30de s'enclencher,
12:31deux, les menaces de Trump
12:33sont extrêmement importantes.
12:35Il y a la menace géopolitique aussi.
12:37Est-ce que l'OTAN
12:37va résister à ce genre
12:40de comportement
12:41et à cette offensive ?
12:43Mais on a des outils.
12:45Emmanuel Macron,
12:45on a expliqué
12:46quelques-uns tout à l'heure.
12:48D'abord, le Parlement
12:50n'a pas ratifié tout à l'heure
12:52les accords de douane.
12:53Donc, c'est une première riposte
12:55qui avait été signée,
12:56enfin, en tout cas,
12:57qui avait été esquissée
12:58l'an dernier.
12:59Ils ont annoncé un gel,
13:00effectivement,
13:01de ces accords.
13:05Deuxième chose possible,
13:07c'est qu'il y a
13:0793 milliards
13:09de volumes
13:10de rétorsions
13:11en droits de douane
13:12de ripostes
13:13qui sont automatiques
13:14début février,
13:15normalement,
13:16si on laisse faire.
13:20Donc, il y a
13:20une riposte européenne
13:21qui est déjà prête
13:22et qui peut être exercée.
13:23Ce n'est pas rien.
13:24Et puis aussi,
13:25il y a cet instrument
13:26de coercition
13:26dont Emmanuel Macron
13:28a parlé tout à l'heure.
13:29Là, c'est important.
13:31Ça veut dire
13:31qu'on coupe, en fait,
13:33un grand nombre d'accès
13:35aux marchés européens
13:36et aux entreprises américaines.
13:38Là, c'est une grosse mesure.
13:39C'est vraiment
13:39un bazooka,
13:41comme on le surnomme.
13:42Mais il faut 55%
13:43des pays
13:45qui représentent,
13:46je crois,
13:4665% de la population,
13:48ce qui fait à peu près
13:49plus qu'une majorité
13:51de pays européens.
13:53Et la vraie question,
13:53la seule question ce soir,
13:55est-ce que l'Europe,
13:55qui a quand même tardé
13:56à réaliser cette menace
13:59à la fois économique
14:00et sécuritaire,
14:02est-ce qu'elle est capable
14:03de trouver une cohésion
14:05pour montrer justement
14:07sa force
14:08et sa détermination ?
14:09Parce que dans une logique
14:10d'empire
14:11que poursuit Donald Trump,
14:13il n'y a pas d'autre moyen
14:14que de montrer sa fermeté
14:15et de sa cohésion.
14:17Les viticulteurs français
14:20comme les constructeurs
14:22automobiles allemands
14:23sont très inquiets ce soir
14:26et on voit même
14:26les marchés financiers aussi
14:27sont inquiets.
14:28Donc,
14:29cohésion européenne,
14:30est-ce qu'elle peut tenir ?
14:32C'est toute la question
14:33qu'on doit se poser.
14:34Sur cet instrument justement
14:35anti-coercition,
14:36les propos cet après-midi
14:37Sylvain Kahn
14:38d'Emmanuel Macron
14:39qui a dit
14:39l'Europe dispose
14:41d'outils très puissants
14:42en matière commerciale
14:43et doit les utiliser
14:43quand elle n'est pas respectée
14:45tout en disant
14:47tout en dénonçant
14:48d'ailleurs une situation
14:49je le cite folle
14:50où l'Union européenne
14:51pourrait avoir à utiliser
14:52l'arme anti-coercition
14:53contre les Etats-Unis.
14:54Finalement,
14:55on est un peu coincé aussi
14:56en quelque sorte
14:57à ce niveau-là.
14:58Je ne crois pas
14:58qu'on soit coincé
14:59et on est surtout
14:59très surpris
15:00puisque effectivement
15:01quand cet instrument
15:04législatif
15:05qu'on appelle
15:05l'instrument anti-coercition
15:06a été inventé
15:07par le régime politique européen
15:11c'est-à-dire
15:11je le rappelle au passage
15:12il y a un Parlement européen
15:13élu par les citoyens
15:14et un Parlement des Etats membres
15:16dans lequel siège
15:17un représentant par Etat
15:19donc une espèce
15:20de suffrage universel indirect
15:22quand ces deux chambres
15:24ont inventé
15:25cet instrument
15:26en 2023
15:27c'était dans l'idée
15:29de dissuader la Chine
15:31d'exercer
15:32des pressions
15:33intolérables
15:35sur certains pays
15:36de l'Union européenne
15:37et en particulier
15:37à ce moment-là
15:38sur la Lituanie
15:38qui venait d'ouvrir
15:40l'équivalent
15:40d'un consulat
15:41à Taïwan.
15:42Bon,
15:43et c'est vrai
15:43qu'en 2023
15:44personne n'imaginait
15:45en Europe
15:46qu'on puisse avoir
15:47à mobiliser
15:47cet instrument
15:49qui peut être
15:49effectivement
15:50très puissant
15:51sur le plan
15:52commercial
15:52et économique
15:53contre les Etats-Unis
15:55parce qu'en 2023
15:56c'était encore
15:57Joe Biden
15:57qui était au pouvoir
15:58et même
15:59dans la perspective
16:00d'un retour de Trump
16:01au pouvoir
16:01on avait bien vu
16:02pendant son premier mandat
16:03qu'il était
16:05si j'ose dire
16:05tout en étant déjà
16:06assez disruptif
16:07beaucoup plus soft
16:08que ce qu'il est aujourd'hui.
16:10Donc,
16:10cet instrument
16:10anti-coercition
16:11effectivement
16:13ça vient d'être rappelé
16:14il faut qu'il soit voté
16:15mais par une majorité qualifiée
16:17donc en fait
16:17cette majorité qualifiée
16:18on vient de le voir
16:19sur le Mercosur
16:20c'est pas si compliqué
16:22que ça
16:22à trouver
16:23et là aussi
16:24ça rappelle
16:24que l'Union Européenne
16:25est un
16:25un état d'état-nation
16:27puisqu'il peut y avoir
16:28une majorité
16:29et une minorité
16:29et en effet
16:31il y a une vraie
16:33interdépendance
16:33en réalité
16:34entre les Etats-Unis
16:35et les Européens
16:36c'est-à-dire que
16:37si comme ça vient d'être dit
16:39l'accès au marché européen
16:40on peut penser par exemple
16:42au marché public
16:43sur lequel
16:44si les entreprises américaines
16:46ne pouvaient plus concourir
16:47ça serait pas du tout gênant
16:49pour les entreprises européennes
16:50il est tout à fait probable
16:52ou possible
16:53qu'un certain nombre
16:54d'acteurs américains
16:55disent à l'administration Trump
16:58attention
16:58si vous prenez le risque
17:00que les Européens
17:01nous ferment l'accès
17:02à leur marché
17:03nous on va arrêter
17:04de vous suivre
17:05donc je pense que Macron
17:06a raison
17:07de dire que les Européens
17:08ont la capacité
17:10de rentrer dans un bras de fer
17:11et je serais
17:12ça repose la question aussi
17:14Sylvain Kahn
17:14de savoir
17:15si les Européens
17:16et les Américains
17:17pardon
17:17de Donald Trump
17:18sont encore nos alliés
17:19aujourd'hui
17:19il a été interrogé
17:21tout à l'heure
17:21Christophe-Jacques-Ubizine
17:22Emmanuel Macron
17:23pour savoir
17:24si Donald Trump
17:24était toujours un allié
17:26par des journalistes
17:26il a dit
17:27il ne se comporte pas
17:28comme tel
17:28c'est vrai
17:29et en même temps
17:30il assure encore
17:31la sécurité de l'Europe
17:32on verra ce qui se passe
17:33au Groenland
17:34il nous permet
17:35quand même
17:35d'arrêter
17:36la Russie
17:38en Ukraine
17:39sans les Américains
17:39on en serait
17:40complètement incapables
17:41donc il faut faire
17:42attention quand même
17:43à ne pas
17:44c'est terrible
17:45parce que je veux dire
17:46il n'a pas trop
17:46contrarié notre allié
17:48qui est encore notre allié
17:49on a encore besoin de lui
17:50et pour revenir
17:51à ce qu'a dit aussi
17:52mon voisin de gauche
17:54le problème
17:55c'est qu'il n'est pas suivi
17:58par les autres Européens
17:58il suffit d'écouter
17:59le chancelier allemand
18:00qui hier a dit
18:00attendez le bazooka
18:01il n'en est pas question
18:02bazooka c'est l'instrument
18:04de coercition européen
18:05il n'en est pas assez question
18:06parce que les représailles
18:08américaines
18:08contre les voitures allemandes
18:10seraient insupportables
18:11pour notre économie
18:11le patron allemand
18:12est divisé là-dessus
18:13oui mais le chancelier
18:15dit qu'il ne veut pas
18:16pas d'escalade douanière
18:17on ne peut pas du tout
18:17l'Europe se mettre d'accord
18:19sur l'utilisation
18:20de cet instrument
18:20de coercition maintenant
18:22et sur le reste
18:23Adeline Percep
18:24est-ce qu'on peut imaginer
18:25qu'Emmanuel Macron
18:26aujourd'hui
18:26devienne une sorte de
18:28porte-parole
18:29de cette révolte
18:30contre Donald Trump
18:31non il n'est pas
18:33porte-parole des Européens
18:35il est un peu plus aimé
18:37que Napoléon
18:37en Europe
18:38mais égare plus
18:39mais égare plus
18:41non il ne va pas
18:42se transformer
18:42en porte-parole des Européens
18:43je pense que Macron
18:45peut être une voix
18:46inspirante
18:47mais c'est dû à l'histoire
18:49la voix de la France
18:50veut encore dire
18:52quelque chose
18:52dans certains pays
18:53d'Europe
18:53pas tous
18:54il y a aussi
18:55d'autres dirigeants
18:56qui jouent
18:57d'autres partitions
18:58et par exemple
18:59Georgia Meloni
19:00qui est très doué
19:02semble-t-il
19:03pour analyser
19:06et puis arriver à la fin
19:09et faire ses petits deals
19:10dans les grandes deals
19:11donc non
19:12il ne va pas être
19:13porte-parole
19:14je pense en revanche
19:15qu'il a un rôle
19:16un peu d'inspiration
19:18et que peut-il faire d'autre ?
19:21enfin c'est vraiment
19:21la question que je pose
19:22que pourrait-il faire d'autre ?
19:23qu'est-ce qu'il peut faire d'autre
19:24Emilio Mellet ?
19:25c'est une très bonne question
19:27et je vous avoue
19:27que je n'ai pas la réponse
19:28mais en tout cas
19:29on ne peut pas trouver
19:30de réponse
19:31si on n'analyse pas
19:32on ne prend pas du recul
19:33sur ce qu'est en train
19:34de faire Donald Trump
19:35derrière ce qui se cache
19:37derrière tout ça
19:38se cache la volonté
19:39de redessiner
19:40la géopolitique mondiale
19:41avec l'arme économique
19:44il sait
19:44parce qu'il est
19:44à la tête
19:45de la première puissance
19:46mondiale
19:47qui possède
19:49une influence
19:50sur énormément
19:50de territoires au monde
19:51et donc il peut le faire
19:53pour deux raisons
19:54la première c'est parce qu'il veut
19:55par le protectionnisme
19:55donc les droits de douane
19:56imposer la dérégulation
19:58et sa main mise
19:59sur tout un tas de secteurs
20:01et aussi
20:01et notamment celui
20:02de l'extractivisme
20:04on l'a vu avec le Venezuela
20:05on le voit maintenant
20:06avec le Groenland
20:06parce qu'il a compris
20:07que la croissance infinie
20:09dans un monde fini
20:10ce n'était pas possible
20:11et que celui qui aurait
20:12la main sur les ressources
20:13ensuite
20:14pourrait conserver
20:16sa puissance
20:17tout ça c'est pour imposer
20:19donc sa loi du plus fort
20:20pour lequel il n'a aucune limite
20:21enfin on n'en a pas discuté encore
20:23mais il a quand même
20:23divulgué sur son réseau social
20:25True Social
20:26quelques SMS
20:29envoyés par les chefs d'état
20:31dont Emmanuel Macron
20:33aussi une carte
20:34de l'Amérique du Nord
20:35où le Canada
20:37le Groenland
20:38mais aussi le Venezuela
20:40sont avec le drapeau américain
20:41devant des chefs d'état
20:42enfin c'est un montage
20:43mais il n'a plus aucune limite
20:45les messages d'Emmanuel Macron
20:47ce sont des messages
20:48où il invite Donald Trump
20:49à se réunir
20:50avec les pays du G7
20:51organiser un G7
20:52en France à Paris
20:53ce jeudi
20:54au message auquel
20:55visiblement Donald Trump
20:56n'a pas donné suite
20:57mais en tout cas
20:57c'est pour faire sauter
20:58le plafond
20:59ce que Donald Trump
21:00considère comme un plafond de verre
21:01celui du multilatéralisme
21:03et c'était en ça
21:04son conseil de la paix
21:05pour Gaza
21:05qui l'a énoncé
21:06c'est tout simplement
21:07pour contourner
21:08les Nations Unies
21:09parce que ça l'ennuie
21:10il le voit comme un frein
21:11lui ce qu'il veut
21:12c'est d'imposer
21:12son ordre du monde
21:14aujourd'hui
21:14Dominique Simonnet
21:15on sait qu'Emmanuel Macron
21:17et l'Europe
21:18représentent beaucoup de choses
21:19que Donald Trump
21:20n'aime pas
21:21est-ce qu'on a face à face
21:22deux mondes irréconciliables
21:23aujourd'hui ?
21:25Irréconciliables
21:26je n'espère pas
21:27mais c'est vrai
21:28ce qui vient d'être dit
21:28totalement juste
21:29il y a une volonté
21:31effectivement
21:31de peut-être même
21:33d'imposer
21:34en tout cas
21:35de construire
21:36une nouvelle gouvernance mondiale
21:37Donald Trump
21:39n'aime pas l'Europe
21:40parce que c'est
21:41un amalgame
21:42de pays
21:44il n'aime pas les alliances
21:45il n'aime pas la France
21:46et il veut
21:48constituer
21:49une espèce de monde
21:50d'empire
21:51avec
21:51les Etats-Unis
21:54ayant
21:54une forme de contrôle
21:56des souverainetés
21:57cette vieille
21:58doctrine Monroe
21:59dont on parle
22:00régulièrement
22:02les Etats-Unis
22:03ayant
22:03considérant
22:05l'ensemble
22:06du continent américain
22:07comme leur zone
22:07de sécurité
22:08donc ça inclut
22:09le Canada
22:09et le Groenland
22:10et d'ailleurs il dit
22:11j'ai besoin du Groenland
22:12alors en plus
22:13il veut être propriétaire
22:14du Groenland
22:15parce qu'il veut aussi
22:16le sol du Groenland
22:17c'est une autre histoire
22:18mais sa vision du monde
22:20est effectivement
22:20une vision
22:21disons
22:22d'isolationnisme impérial
22:24avec
22:24l'empire américain
22:26l'empire russe
22:28les chinois
22:29un peu
22:30un peu derrière
22:31je caricature un peu
22:32mais
22:32mais pas trop
22:33et
22:34et l'Europe
22:35n'en faisant pas
22:36vraiment partie
22:37donc
22:38la vraie question
22:41c'est comment
22:41faire face
22:42à cette vision
22:43en plus
22:44c'est vraiment sérieux
22:45c'est une vision
22:46qui est préparée
22:47qui est organisée
22:48qui
22:48il suit
22:51ces différentes
22:52étapes
22:53quand on
22:54on voit
22:55le Groenland
22:55par exemple
22:56il y a différents enjeux
22:57il y a l'enjeu sécuritaire
22:59il y a un vrai enjeu sécuritaire
23:00notamment pour les
23:02pour les missiles balistiques
23:03et en plus
23:05c'est la confrontation
23:05des empires
23:06dont je voulais parler
23:07on n'y est pas encore
23:08mais on va y arriver
23:09il y a l'économie
23:10il y a une nouvelle route
23:11de l'Arctique
23:11il y a les ressources
23:12le sol
23:13les terres rares
23:14c'est pourquoi
23:14Donald Trump
23:15va être propriétaire
23:16mais il y a aussi
23:17cette idée
23:17d'expansion naturelle
23:18des Etats-Unis
23:19et dans l'égo
23:21il faut aussi
23:22tenir compte
23:23de l'égo
23:23de Donald Trump
23:24il y a cette idée
23:24que ce serait bien
23:25d'avoir un 51ème état
23:27et qu'il y ait
23:28une étoile Trump
23:29de plus
23:29sur le drapeau américain
23:31l'expansionnisme
23:32et le protectionnisme
23:33à la fois américain
23:34Emmanuel Macron
23:35lui
23:36Sylvain Kahn
23:37a répété de nombreuses fois
23:38ce mot
23:39le multilatéralisme
23:40la France et l'Europe
23:42a-t-il dit
23:42sont attachés
23:43à leur indépendance
23:43et aux Nations Unies
23:44il fallait le voir
23:45comme une réponse directe
23:46à cette initiative
23:47de Donald Trump
23:48on l'a rapidement évoqué
23:49tout à l'heure
23:49de créer ce fameux
23:50conseil de paix
23:51qu'on présente un peu
23:51comme une sorte
23:52d'organisation
23:53des Nations Unies
23:54mais privée et payante
23:55parce qu'il faut
23:56un milliard de dollars
23:56pour en être membre permanent
23:58c'est ça oui
23:59pour en être membre permanent
24:01oui
24:01je ne suis pas
24:03enfin on va voir
24:04mais je ne suis pas sûr
24:05que cette idée
24:06ou ce projet
24:08de Trump
24:08fasse long feu
24:10à mon avis
24:11je pense que
24:13ceux des leaders
24:14qui l'a invité
24:15et qui ont répondu
24:16favorablement
24:17l'ont peut-être
24:19ou probablement fait
24:20justement
24:22pour ne pas le contrarier
24:24ça ne veut pas dire
24:25que ça va se concrétiser
24:27il ne faut pas
24:28me semble-t-il
24:28il ne faut pas oublier
24:29que
24:29les Etats-Unis
24:30sont de plus en plus
24:31une démocratie illibérale
24:33en ce moment
24:33je ne sais pas
24:34si ça va durer
24:35si c'est une tendance
24:36de fond ou pas
24:36mais ça veut dire quoi
24:38ça veut dire que
24:39néanmoins
24:41un président comme Trump
24:42qui a été élu
24:43et qui d'une certaine manière
24:45remet son pouvoir
24:47en jeu
24:47avec les mid-termes
24:48dans quelques mois
24:50si les élections ont lieu
24:51parce qu'on n'est pas
24:52à l'abri
24:52de mauvaises surprises
24:53donc un dirigeant
24:55américain
24:56s'adresse d'abord
24:56toujours à son électorat
24:58et à ses compatriotes
24:59donc il y a quand même
25:02beaucoup d'aspects
25:03de la politique étrangère
25:04ou des déclarations
25:05de Trump
25:05qui de toute façon
25:07sont indirectement
25:08faites pour
25:10d'une manière
25:10ou d'une autre
25:11soit par exemple
25:12détourner l'attention
25:15sur l'affaire Epstein
25:17et sur ses supposées
25:19complicités
25:21dans le dossier Epstein
25:22soit pour être
25:24dans la lignée
25:25de sa campagne électorale
25:26dans laquelle il promettait
25:27et la réindustrialisation
25:31et l'augmentation
25:33du pouvoir d'achat
25:34et la réduction
25:35de l'inflation
25:35bon donc
25:36il y a toujours
25:38avec Trump
25:39quand il fait
25:40de la politique étrangère
25:41l'idée que ça doit
25:42indirectement
25:43apporter
25:44de la richesse
25:45et de la prospérité
25:46au peuple américain
25:48Christophe Jacubizine
25:49si on regarde
25:50du côté des Européens
25:51et si on veut essayer
25:51de trouver des aspects
25:52positifs à tout cela
25:54est-ce que le fait
25:54que les Européens
25:55soient finalement obligés
25:56de se défendre
25:57de régler aussi
25:57certains de leurs problèmes
25:58conjoncturels
25:59et structurels
26:00est-ce que finalement
26:01il ne faut pas le voir
26:02comme une bonne chose
26:02il faut espérer
26:04mais on est toujours
26:05un petit peu déçu
26:06par finalement
26:06la réaction européenne
26:07à moyen terme
26:07après je pense que
26:09pour les Danois
26:09c'est un sacré choc
26:10culturel
26:13c'est-à-dire que
26:13eux qui n'ont
26:14effectivement
26:15que des moyens
26:16de défense
26:16une matière de défense
26:17de guerre américain
26:18et notamment
26:20des avions
26:21que effectivement
26:21le Pentagone
26:22peut débrancher
26:23ou déconnecter
26:24à distance
26:24je pense qu'ils vont
26:25se poser des questions
26:26enfin j'espère pour eux
26:27donc c'est vrai
26:28qu'il y a un électrochoc
26:29c'est vrai qu'il serait
26:30temps que l'Europe
26:31pense à sa défense
26:33sans le parapluie américain
26:35mais c'est compliqué
26:36parce qu'il y a des enjeux
26:37financiers
26:38commerciaux
26:39l'industrie automobile
26:40allemande
26:41l'industrie du luxe
26:42en France
26:42il y a plein de choses
26:43qui font que
26:44c'est pas évident
26:45d'obtenir
26:47au-delà du déclic
26:48vraiment
26:49d'une action européenne
26:51et on poursuit le débat
26:52dans un instant
26:53la seconde partie
26:53désinformée
26:54après l'info
26:5620h31
26:56et sur France Info
27:03on retrouve Stéphane Milhomme
27:04avec cette conférence
27:05de presse
27:06surprise
27:07attendue
27:07et à ce stade
27:08peu d'annonces
27:09de Donald Trump
27:09depuis la Maison Blanche
27:11un an après son retour
27:12aux commandes
27:12des Etats-Unis
27:13le chef d'état américain
27:14vante toutes les mesures
27:15qu'il a accomplies
27:16depuis un an
27:17notamment en matière
27:18de sécurité
27:19il montre des photos
27:20de meurtriers interpellés
27:21sa satisfaction également
27:23après l'intervention
27:24de ses hommes
27:25au Venezuela
27:26Donald Trump
27:27qui déplore
27:27que son message économique
27:29n'atteigne pas
27:30ses concitoyens
27:31alors que le pouvoir d'achat
27:32est l'un des sujets
27:33de mécontentement
27:34des américains
27:34dans plusieurs sondages
27:35la suite
27:36c'est demain
27:37et depuis la Suisse
27:38le chef d'état américain
27:40doit s'exprimer
27:41depuis le sommet de Davos
27:42après le discours
27:43de fermeté
27:44cet après-midi
27:45d'Emmanuel Macron
27:46et face à la crise diplomatique
27:47autour du sort
27:48du Groenland
27:48et la menace
27:49de nouvelles surtaxes
27:51américaines
27:52la France a exporté
27:53l'an dernier
27:54pour 20 milliards d'euros
27:55d'armement
27:56c'est la ministre des armées
27:58Catherine Vautrin
27:58qui le signale aujourd'hui
27:59en présentant ses voeux
28:01ce nombre s'approche
28:02des 21 milliards
28:03de l'année précédente
28:05un tiers de ses livraisons
28:06sont sur le continent européen
28:08le bilan s'alourdit
28:09en Espagne
28:1048 heures maintenant
28:11après la collision
28:12entre deux trains
28:13en Andalousie
28:13les secouristes
28:14ont retrouvé
28:15un 42ème corps
28:16dans l'une des carcasses
28:17de train
28:18le roi
28:18et la reine d'Espagne
28:19étaient au chevet
28:20des blessés
28:21aujourd'hui
28:21Nordal
28:22le landais
28:23condamné
28:24à ne plus voir son fils
28:25et sa compagne
28:26une condamnation
28:26en appel
28:27à Colmar
28:28ses avocats
28:28entendent maintenant
28:29porter l'affaire
28:29devant la cour de cassation
28:31Nordal
28:32le landais
28:32condamné
28:33à deux reprises
28:33pour meurtre
28:34notamment celui
28:35de la petite Maëlys
28:36en Isère
28:37avait commis
28:37ses nouvelles violences
28:38en juin dernier
28:39dans sa prison
28:40du Haut-Rhin
28:41le prix France Info
28:42de la BD d'actualité
28:44revient aux autrices
28:45Marine Coutarde
28:46et Alexandra Petit
28:48pour leur ouvrage
28:49on ne parle pas
28:51de ces choses là
28:51c'est un récit
28:52par le dessin
28:53sur l'inceste
28:54et les mécanismes
28:55de l'omerta
28:56qui se met souvent
28:57en place
28:58dans les familles
28:59et puis le sport
29:00c'est l'avant-dernière
29:01journée de phase
29:02de Ligue
29:03dans le cadre
29:04de la Ligue des Champions
29:04avec un gros morceau
29:06des 21h
29:06pour Monaco
29:07sur la pelouse
29:08du Real Madrid
29:09et au même moment
29:10le PSG
29:11sera opposé
29:11au Sporting Portugal
29:13de Lisbonne
29:13et vous le vivrez
29:14sur France Info
29:15France Info
29:1820h
29:1921h
29:20France Info
29:21les informés
29:22Victor Maté
29:24Avec toujours ce soir
29:25Sylvain Kahn
29:25professeur d'histoire
29:26à Sciences Po
29:27et auteur de ce livre
29:28L'Europe
29:28un état qui s'ignore
29:29chez CNRS
29:31édition
29:31Christophe Jacubizine
29:32directeur de la rédaction
29:34des Echos
29:34Adeline Percept
29:35correspondante
29:36de la RTBF
29:37à Paris
29:37c'est la radio
29:38télévision
29:39à public belge
29:40et Emilio Mellet
29:41grand reporter
29:42au service politique
29:43de l'humanité
29:44Dominique Simonnet
29:44est aussi toujours
29:45en ligne avec nous
29:46journaliste
29:46écrivain spécialiste
29:48des Etats-Unis
29:49co-auteur
29:49de cet ouvrage
29:51Requiem pour le monde libre
29:52entre trumpisme
29:53et islamisme
29:54la tenaille totalitaire
29:55aux éditions
29:56de l'Observatoire
29:57Donald Trump
29:58donne toujours
29:58cette conférence de presse
30:00en direct
30:00de la Maison Blanche
30:01consacrée pour l'instant
30:02aux questions intérieures
30:04la politique américaine
30:06nous y reviendrons
30:06bien évidemment
30:07si le président américain
30:09aborde les questions
30:10internationales
30:10s'il répond
30:11notamment à Emmanuel Macron
30:13qui lui s'est exprimé
30:14vous l'entendiez tout à l'heure
30:15depuis le forum économique mondial
30:17de Davos
30:18en Suisse
30:19cela fait un an
30:19jour pour jour
30:20que Donald Trump
30:21est de retour
30:22à la Maison Blanche
30:22c'était le 20 janvier 2025
30:24il s'est passé
30:25beaucoup de choses
30:25en un an
30:26regardons du côté
30:27du coup de la politique
30:28intérieure américaine
30:29qu'en pensent les américains
30:30voilà ce qu'en dit
30:31Teresa
30:32qui habite en Virginie
30:33tout près d'Atlanta
30:35est-ce qu'on trouve
30:36qu'il devrait faire attention
30:37à ce qu'il dit parfois
30:38évidemment
30:39mais bon
30:41c'est un homme
30:41qui fait ce qu'il dit
30:42il n'a pas peur
30:44parce qu'il y a de l'action
30:46on avait besoin
30:46d'un homme d'affaires
30:47aux commandes
30:48de ce pays
30:48on voit ce qu'il a fait
30:50en une année
30:50imaginez ce qu'il va faire
30:52les trois prochaines
30:53Dominique Simonnet
30:55en quelques mots
30:55cela résume assez bien
30:56le personnage
30:57et l'homme politique
30:58qu'est Donald Trump
31:00Oui mais enfin cela dit
31:02on sent quand même
31:03une certaine lassitude
31:03des américains
31:04depuis quelques semaines
31:06notamment après
31:07les différentes
31:09interventions extérieures
31:12il y a aussi
31:12la politique intérieure
31:14qui résonne mal
31:18à l'oreille
31:18d'un certain nombre
31:19d'américains
31:19et même de républicains
31:20on voit que
31:21les magas
31:22sont par exemple
31:23divisés sur un certain
31:24nombre de dossiers
31:26notamment
31:26les guerres extérieures
31:29des questions
31:32de pouvoir d'achat
31:32aussi
31:33et la popularité
31:34de Donald Trump
31:35est à 40%
31:36à peu près
31:37donc ce n'est pas
31:38non plus énorme
31:40et par exemple
31:41sur le Groenland
31:44il y a à peine
31:4520%
31:46d'américains
31:47qu'ils soutiennent
31:48selon les
31:49tout derniers sondages
31:50donc
31:50il est quand même
31:53maintenant
31:53dans une position
31:54qui n'est pas
31:56celle
31:57du moment
31:58de son investiture
31:59il y a
32:00juste un an
32:01il y a des élections
32:02de demi-mandat
32:03qui arrivent
32:03donc au mois de novembre
32:05il n'est pas impossible
32:07que le camp républicain
32:09se fracture
32:11alors de quelle manière
32:13ça on peut
32:13personne ne peut
32:14ne peut le dire
32:15mais il y a vraiment
32:16une
32:16quelque chose
32:19qui est en train
32:19de se passer
32:19on le voit bien
32:21surtout avec
32:22ces
32:23ces excès
32:24de Trump
32:25je ne sais pas
32:25si on peut appeler ça
32:26des excès
32:27mais en tout cas
32:27les outrances
32:28de Donald Trump
32:30beaucoup de gens
32:32sont inquiets
32:33par exemple
32:33pour ces
32:34ces pourcentages
32:35qu'il annonce
32:36sur les droits de douane
32:37ça a des répercussions
32:38directes
32:38sur le pouvoir d'achat
32:39des américains
32:40donc ça
32:40ça ne fait pas
32:41forcément plaisir
32:41même aux républicains
32:43et même aux gens
32:44qui ont voté pour lui
32:46on va faire un tour de table
32:51si vous le voulez bien
32:51ici dans le studio
32:52de France Info
32:53en quelques
32:54quelques minutes
32:55chacun
32:55pour savoir
32:57ce que vous retenez
32:58finalement
32:58de ce bilan
32:59un an après
33:00Emilio Mellet
33:00alors moi je vous avoue
33:01que depuis un an
33:02j'ai l'impression
33:02de vivre dans un mauvais cauchemar
33:03ou un mauvais sketch
33:04de Sacha Baron Cohen
33:05vous savez l'interprète
33:06de Borat
33:08je vais faire une infidélité
33:09à l'humanité
33:10ce soir
33:11je trouve que le meilleur titre
33:12de la presse
33:13d'aujourd'hui
33:13c'est celui de Libération
33:14Trump
33:15un an
33:16ressenti
33:17un siècle
33:17je pense que c'est exactement ça
33:18j'ai fait la liste
33:19pour préparer l'émission
33:20de tout ce qui s'était passé
33:22depuis un an
33:22si gigantesque
33:23je vais vous l'épargner
33:24mais en tout cas
33:25Donald Trump
33:26il a fait ce qu'il avait promis
33:28pendant sa campagne
33:29c'est à dire
33:29de la dérégulation de l'économie
33:31une baisse des impôts
33:31des très riches
33:32il a dépecé l'administration
33:34avec 300 000
33:35employés fédéraux
33:36en moins
33:36et supprimé
33:37de nombreuses missions
33:38il a fait une chasse
33:39au prétendu hawkisme
33:40dans l'université
33:41il a aussi
33:42transformé la police
33:43de l'immigration
33:44le fameux ICE
33:45en milice d'état
33:47en garde prétorienne
33:48pour la suprématie
33:49de la race blanche
33:51et il a expulsé
33:52enfin il a expulsé
33:53500 000 étrangers
33:55500 000 autres
33:55sont partis
33:56d'eux-mêmes
33:58et pourtant
33:58comme le disait
33:59Dominique Simonnet
34:00juste avant
34:01Donald Trump
34:02est aujourd'hui
34:03le président
34:04le plus impopulaire
34:04pour un président
34:07au bout d'un an
34:07de mandat
34:08selon un dernier sondage
34:09CNN
34:0958% des américains
34:11considèrent que c'est un échec
34:12pourquoi ?
34:13parce qu'il y a une chose
34:13qu'il avait promis
34:14et qu'il n'a pas faite
34:15c'est le pouvoir d'achat
34:16qui est son principal échec
34:18ne serait-ce que
34:18certains comtés
34:19on voyait encore
34:21avant de venir
34:21en Pennsylvanie
34:22qui étaient des comtés républicains
34:23ont voté massivement
34:25en démocrate
34:25aux dernières municipales
34:27parce qu'il n'a pas
34:28rempli cette promesse
34:30et il le voit trop
34:31se détourner
34:31à l'international justement
34:32Adeline Persette
34:33moi ce que je retiens
34:34c'est l'extrême violence
34:37du débat
34:38aux Etats-Unis
34:39et pour
34:40j'ai 44 ans
34:41voilà
34:42et c'est vrai que
34:43pour ma génération
34:44nous avons été élevés
34:46je crois
34:46quand nous avions 15 ans
34:47dans le rêve américain
34:50encore
34:50donc là c'est terminé
34:52je veux dire
34:53c'est terminé
34:54et ce qu'on voit
34:55de l'image des Etats-Unis
34:56c'est ce qui se passe en ce moment
34:57dans le Minnesota
34:58les témoignages
34:59des parents d'élèves
35:00qui expliquent
35:01qu'ils doivent
35:01escorter les professeurs
35:03jusqu'aux écoles
35:04de peur qu'ils se fassent arrêter
35:06par la police de l'immigration
35:07l'ICE
35:08qui a été envoyé
35:103000
35:10agents
35:12qui ont été envoyés
35:13par le pouvoir fédéral
35:14dans l'état du Minnesota
35:15démocrate
35:16alors qu'il n'y a pas
35:17de problème majeur
35:19d'immigration illégale
35:20dans cet état-là
35:20donc c'est un peu
35:21du marketing politique
35:23dans une société
35:24qui devient de plus en plus
35:25violente
35:25et qui quelque part
35:27pour moi
35:27renoue avec les épisodes
35:29les plus violents
35:30dans son histoire
35:30et c'est ce qu'on voit aussi
35:32dans les produits culturels
35:35les séries
35:35qu'on peut voir
35:37sur nos plateformes
35:38se reconcentrent beaucoup
35:39sur des épisodes violents
35:41justement
35:41de l'histoire américaine
35:44et je trouve
35:46que c'est un changement
35:47un grand changement
35:48Donald Trump
35:49un an après
35:49votre regard
35:50qu'est-ce que la clubine ?
35:51Je serai plus nuancé
35:52pour plusieurs raisons
35:53d'abord parce que
35:54je me méfie des sondages
35:55quand même maintenant
35:55on a bien vu que
35:56notamment lors de la présente élection
35:58il y avait beaucoup de sondages
35:59qui étaient erronés
35:59je reviens aux Etats-Unis
36:00j'ai passé une semaine
36:01la semaine dernière
36:02et je trouve qu'il y a
36:02quand même encore
36:03ça dépend où vous êtes
36:05je trouve qu'il y a encore
36:06beaucoup d'Américains
36:07qui sont extrêmement
36:07pro-Trump
36:11on voit vraiment
36:12les magas
36:13ils se manifestent beaucoup
36:14ils sont très démonstratifs
36:15devant leur maison
36:16dans leur voiture
36:16etc
36:17l'autre chose
36:18sur le pouvoir d'achat
36:19je serai aussi plus nuancé
36:20parce qu'au fond
36:21ce qui est impressionnant
36:22c'est la puissance économique
36:23américaine
36:23et on n'a pas arrêté de le dire
36:25mais le renforcement
36:26des grandes entreprises américaines
36:27des GAFA
36:28on peut le regretter
36:29mais aux Etats-Unis
36:29ça a un impact
36:30notamment sur les marchés financiers
36:31qui sont très hauts
36:32et pour les Américains
36:33le pouvoir d'achat
36:34c'est aussi la valeur
36:35de leur portefeuille
36:35tous les Américains
36:36ont un portefeuille boursier
36:37d'abord parce que
36:38pour préparer leur retraite
36:39ils sont obligés
36:39et donc ils se sont enrichis
36:42ils ont vu qu'en un an
36:43ils se sont énormément enrichis
36:44tous
36:45et donc je pense que
36:46la perception
36:47qu'ils ont de leur pouvoir d'achat
36:48et de la puissance de l'Amérique
36:49n'est pas tout à fait
36:50celle que vous écriviez
36:51donc il y a effectivement
36:53après ce que vous dites
36:54tout à fait exact
36:55la violence verbale
36:56les insultes
36:57le chantage
36:58c'est quelque chose
36:59d'absolument choquant
37:01pour nous
37:03et pour un nombre d'Américains
37:05la violence policière aussi
37:06mais quand même
37:07sur le plan économique
37:08et puis l'autre chose
37:09c'est que
37:09pour une fois
37:10qu'un politique
37:11je ne le défends pas du tout
37:12mais fait les choses
37:13vous l'avez dit
37:14il a fait ce qu'il avait promis
37:16à ses électeurs
37:16c'était pas pour le saluer
37:17et il montre
37:19que les politiques
37:21peuvent encore avoir
37:23une action
37:23une influence
37:24qui n'est plus du tout
37:24le cas en Europe
37:25donc tout ça fait
37:26que je ne serai plus nuancé
37:28sur le bilan
37:28de la première année
37:29très rapidement
37:29Sylvain Cade
37:30avant de passer
37:31à notre deuxième sujet
37:31ce soir dans les informés
37:32moi la première chose
37:34qui me frappe
37:36s'agissant du bilan
37:37c'est comment Trump
37:39finalement met en oeuvre
37:40un schisme de l'Occident
37:41les Etats-Unis
37:43se détachent
37:44de tous leurs alliés
37:45non seulement les Européens
37:46mais les Japonais
37:46les Australiens
37:47les Coréens
37:47les Néo-Zélandais
37:50etc.
37:50et ça c'est
37:52c'est une rupture majeure
37:53dans l'histoire
37:54des relations internationales
37:56et même dans l'histoire
37:56tout court
37:57par rapport à 1945
37:58c'est très très important
37:59donc c'est la mort
38:00de la...
38:01On considérait que la relation
38:01transatlantique aujourd'hui
38:02elle est morte et enterrée
38:03elle est morte et enterrée
38:04alors elle n'est morte
38:05pas forcément enterrée
38:06parce qu'on ne sait pas
38:07ce qui va se passer
38:08dans 5 ans
38:08moi je ne l'ai pas
38:08dans le marre de café
38:09mais aujourd'hui
38:11il est clair que
38:12la politique qui est mise en oeuvre
38:13depuis un an
38:14le discours de Vence
38:15le vice-président
38:16dès le mois de février 2025
38:18tous les discours de Trump
38:19fameux discours de Munich
38:20oui oui
38:21il déteste les Européens
38:22il les méprise
38:23et soit il les domine
38:25et il les vassalise
38:26soit
38:27ils vont les
38:28ils vont
38:28ils vont les envoyer péter
38:30c'est-à-dire que
38:31pour l'administration américaine
38:32et le camp maga
38:33c'est-à-dire
38:34c'est pas
38:34c'est pas un homme seul
38:35Trump
38:36il a tout un
38:36tout un parti
38:38un mouvement politique
38:39derrière lui
38:40il est clair que
38:41les Européens
38:41ne sont plus des alliés
38:43donc ça c'est
38:44c'est une rupture majeure
38:45et c'est écrit noir sur blanc
38:47dans le fameux document
38:49de stratégie de sécurité nationale
38:51qui est sorti
38:52le 5 décembre dernier
38:53ça c'est le premier point
38:54et le deuxième point
38:54très rapidement
38:55c'est quand même
38:56l'installation
38:57alors évidemment
38:58ça se fait avec
38:59beaucoup de
38:59heurts
39:00et de conflits
39:01aux Etats-Unis
39:02internes
39:03mais l'installation
39:03d'un régime libéral
39:04et d'un président
39:06qui se comporte
39:06comme un tyran
39:07c'est le roi Ubu
39:08Trump
39:10c'est le roi Ubu
39:11de la pièce d'Alfred Jarry
39:12il n'y a pas d'autre
39:13comparaison possible
39:14et conférence de presse
39:15toujours en cours
39:16de Donald Trump
39:17en direct
39:18depuis la
39:19la Maison Blanche
39:20merci Dominique Simonnet
39:22d'avoir été
39:22avec nous
39:23dans les informés
39:24journalistes
39:25écrivains
39:25et spécialistes
39:26des Etats-Unis
39:27venons-en maintenant
39:28à cette manifestation
39:29à Strasbourg
39:30700 tracteurs
39:32devant le Parlement
39:32européen
39:33et près de 5000
39:33agriculteurs
39:34européens
39:35dont une majorité
39:36de français
39:36rassemblement
39:37à l'appel
39:37de la FNSEA
39:38les agriculteurs
39:39qui protestent toujours
39:40contre ce traité
39:41de libre-échange
39:42avec les pays
39:42sud-américains
39:43du Mercosur
39:44ils espèrent peser
39:45sur les eurodéputés
39:46qui doivent se prononcer
39:47demain
39:47sur un éventuel renvoi
39:49devant la cour de justice
39:50européenne
39:51Nicolas Hayes
39:52est agriculteur
39:53dans le barin
39:53on est là
39:55pour soutenir
39:56tout le secteur agricole
39:57pour dire non
39:58au Mercosur
39:58parce que ça va impacter
39:59toutes nos exploitations
40:00de près ou de loin
40:01que ce soit dans l'élevage
40:02les céréales
40:03et tout
40:03avec les importations
40:05qui vont faire rentrer
40:06sur le sol européen
40:07à des coûts réduits
40:08nous on a des charges
40:10il faut payer les terrains
40:11les locations
40:11le matériel
40:12la main d'oeuvre
40:13qui est plus chère
40:14que chez eux
40:14on arrive pas
40:15à être compétitif
40:16c'est impossible
40:16la nuit va sûrement
40:18être très courte
40:19je pense qu'on va veiller
40:21tard
40:21et après on va passer
40:23quelques heures
40:23dans le tracteur
40:24on a emmené
40:24les sacs de couchage
40:26et deux trois duvets
40:27pour se tenir au chaud
40:28et puis ça devrait aller
40:29jusqu'à demain matin
40:30pour attendre
40:31et mettre encore
40:31un coup de pression
40:32demain matin
40:32pour le vote
40:33au niveau des députés
40:35si on arrive
40:36à obtenir la saisine
40:37au moins ça va bloquer
40:39le maire Cossur
40:40il va pas rentrer
40:41en effet
40:42pendant 18 mois
40:43Nicolas Hayes
40:44au micro France Info
40:45d'Edouard Marguier
40:47à Strasbourg
40:48Adeline Percept
40:48les agriculteurs
40:49face à se traiter
40:50avec les pays du Bercosur
40:51ils ne lâchent rien
40:52ils ne lâchent rien
40:53et ni les agriculteurs français
40:55ni d'ailleurs
40:55d'autres agriculteurs européens
40:58les belges
40:58sont alignés
41:00ils ne lâchent rien
41:02et en même temps
41:02on ne voit pas bien
41:04à part faire pression
41:06sur les eurodéputés
41:08pour que la cour de justice
41:11se penche sur l'accord
41:12on ne voit pas bien
41:13ce qui peut être
41:14accordé en plus
41:15il y a déjà eu
41:17des garanties
41:18sur la politique
41:20agricole commune
41:21bon
41:22ils ne lâchent rien
41:24et en même temps
41:25on les comprend aussi
41:26ils sont dans une crise
41:27très profonde
41:28en France
41:29depuis longtemps
41:30moi je fais partie
41:31de ceux qui pensent
41:32que le maire Cossur
41:33n'est pas
41:34l'alpha et l'oméga
41:35des problèmes
41:36des agriculteurs
41:37évidemment
41:37ça a été une sorte
41:37de révélateur finalement
41:38ça a été
41:39une étincelle
41:40un déclencheur
41:41en France
41:42et en Belgique
41:43où on voit
41:43on voit aussi
41:45en Wallonie
41:45exactement les mêmes phénomènes
41:47c'est-à-dire
41:47problème de la transmission
41:50des exploitations
41:52le fait que les gens
41:54ne vivent plus
41:54de leur travail
41:55la disparition
41:57de énormément
41:58d'exploitations
41:59chaque année
41:59le prix des terres agricoles
42:01qui parallèlement
42:02flambent
42:03et posent des problèmes
42:03des problèmes autres
42:05voilà
42:06donc tout cela
42:07il va falloir l'adresser
42:09peut-être au niveau européen
42:10et c'est encore
42:11comme on disait
42:12des processus
42:13qui sont peut-être
42:14trop longs
42:15pour les agriculteurs
42:16qui sont dans une crise
42:17très profonde
42:17quelle chance
42:18ils ont d'arriver
42:18à leur fin
42:19Christophe Jacob
42:20visine
42:20ces agriculteurs
42:21j'espère toujours
42:22beaucoup d'amis
42:22j'espère aucune
42:23c'est-à-dire qu'en fait
42:23c'est un très bon accord
42:24c'est un très bon accord
42:25pour l'économie européenne
42:26au moment où on voit
42:26qu'on est en train
42:27de se détacher de l'Amérique
42:28et qu'il va falloir
42:29qu'on trouve des plans B
42:30le marché
42:32ce n'est pas ce que disent
42:33les agriculteurs
42:33le marché sud-américain
42:34est un formidable marché
42:35mais l'agriculture
42:36c'est quelques pourcentages
42:37de notre PIB
42:38notre économie
42:40c'est l'industrie
42:40et des services
42:41en fait on a une chance
42:42formidable de pouvoir
42:43aller au Brésil
42:43et dans d'autres pays
42:44d'Amérique du Sud
42:45c'est notre avenir
42:46est là-bas
42:47c'est un continent
42:48en plein développement
42:48notre avenir est là-bas
42:49on y a plein de marchés
42:50et comme vous l'avez
42:52très bien dit
42:53on a mis énormément
42:54de garanties
42:55pour les agriculteurs
42:55des quotas
42:56notamment d'importation
42:58de viande bovine
42:59c'est malheureusement
43:00le mauvais combat
43:01mais on peut comprendre
43:02les agriculteurs
43:02je les comprends
43:03et effectivement
43:03la dégringolade
43:04de l'agriculture française
43:05qui est devenue
43:05beaucoup moins productive
43:07que d'autres
43:08d'autres agricultures européennes
43:10je pense notamment
43:11aux Allemands
43:12ou aux Danois
43:13c'est l'échec
43:14de la politique agricole française
43:15mais en revanche
43:16le maire Caussure
43:17n'est pas le problème
43:18de l'agriculture française
43:18posez-vous
43:19Emilio Mellet
43:20lever les bras
43:22c'est ça que Jacques Hubisine
43:24s'est exprimé
43:24tout ce que j'ai pu lever
43:25mais en même temps
43:25vous n'êtes pas étonné
43:27que je sois en désaccord
43:28le match
43:28les échos
43:29l'humanité
43:29Jacques Hubisine
43:31sur les traités
43:32de libre-échange
43:32au contraire
43:33j'entends que ce serait
43:35l'avenir serait là-bas
43:36c'est l'avenir
43:36des constructeurs
43:38automobiles allemands
43:38peut-être
43:39mais c'est en tout cas
43:40la mort
43:41d'une partie
43:41des exploitations
43:42agricoles françaises
43:44avec ce dire
43:45de services
43:46de traitement de l'eau
43:48d'infrastructures
43:50ferroviaires
43:51ça va accroître
43:53l'offre
43:54en produits agricoles
43:55ce qui va
43:55mécaniquement
43:56faire baisser
43:57les prix
43:59et donc ça va
43:59tuer encore
44:00un peu plus
44:01à petit feu
44:02nos producteurs
44:03notamment sur le bœuf
44:04la volaille
44:05le sucre
44:06même les céréaliers
44:07et c'est les multinationales
44:08qui s'en sortiront bien
44:09parce qu'elles sont
44:10la possibilité
44:10la capacité
44:11de s'insérer
44:11sur certains marchés
44:12j'ajoute à cela
44:13qu'en plus
44:14d'un point de vue
44:14environnemental
44:15c'est une catastrophe
44:16absolue
44:16cette intensification
44:18des échanges
44:19entre l'Amérique latine
44:20et l'Europe
44:20ça va augmenter
44:21le flux maritime
44:22le flux de transport
44:22et donc les émissions
44:23de gaz à effet de serre
44:24qui vont être absolument
44:25désastreux
44:25et s'ajoute à cela
44:27en plus la déforestation
44:28en Amérique latine
44:29qui est la conséquence
44:30de l'appropriation
44:31par l'agro-industrie
44:32de l'ensemble
44:33d'énormément de terres
44:35là-bas
44:35et donc les agriculteurs
44:37ont absolument raison
44:38de se mobiliser
44:39et de faire pression
44:40sur leurs élus
44:41d'autant qu'il y a en plus
44:42un sujet démocratique
44:43c'est-à-dire que
44:44s'il n'y a pas de saisine
44:45de la course de justice
44:46de l'Union Européenne
44:47l'accord pourrait s'appliquer
44:49avant même
44:49d'avoir été voté
44:50et ratifié par les États
44:51je rappelle qu'en France
44:51le Parlement
44:53l'Assemblée Nationale
44:53a voté trois résolutions
44:55pour demander
44:55à ce que ce traité
44:57ne s'applique pas
44:57il y a un vrai sujet démocratique
44:59c'est encore l'Union Européenne
45:00c'est une compétence communautaire
45:01les traités libre-échange
45:02en fait
45:03on a depuis longtemps
45:04délégué cette compétence
45:06à l'Europe
45:07c'est tout à fait démocratique
45:08le Parlement
45:09le Conseil Européen
45:10ont adopté ces textes
45:12on est un État
45:13en partie fédéral
45:15notamment sur le plan
45:16des politiques commerciales
45:17donc il n'y a aucune
45:18au contraire
45:19c'est très démocratique
45:20ça a été voté
45:21par un Parlement
45:21et par un Conseil
45:23c'est très démocratique
45:23Sylvain Kahn
45:24sur le combat
45:25des agriculteurs français
45:25Je vais plutôt m'inscrire
45:29dans ce qui vient d'être dit
45:30parce que les arguments
45:31pour ou contre
45:32ont très bien été rappelés
45:33et puis je trouve
45:34qu'on les connaît
45:36de mieux en mieux
45:37et d'une certaine manière
45:38il y a quelque chose
45:39de très pédagogique
45:40dans ce débat politique
45:43très intense
45:44et très important
45:45qui fait que
45:46je pense que maintenant
45:47tous les citoyens européens
45:48en tout cas une très grande partie
45:49d'entre eux
45:49ceux qui s'informent
45:50qui écoutent France Info
45:52et tous les équivalents
45:53de France Info
45:53partout en Europe
45:54ont bien compris
45:55qu'il y a une vie politique
45:57de l'Union Européenne
45:57et c'est très intéressant
45:58on le voyait dans le sujet
45:59le fait que
46:00les agriculteurs
46:01aillent manifester à Bruxelles
46:03devant le Parlement européen
46:04et c'est aussi Bruxelles
46:06le siège du Conseil
46:06de l'Union Européenne
46:07c'est-à-dire
46:07le Parlement des États membres
46:09ça montre bien
46:10qu'en effet
46:11il y a un espèce d'État
46:14ou de régime démocratique
46:15européen
46:16qui incorpore
46:17les États-nations
46:18les Parlements nationaux
46:19et donc
46:21il se trouve que
46:22on s'est tous rendu compte
46:24à ce moment-là
46:25il y en a qui le savaient
46:26il y en a qui l'avaient oublié
46:27il y en a qui le savaient pas
46:27qu'il y a des majorités
46:30et il y a des minorités
46:31au sein de l'Union Européenne
46:33non seulement au Parlement européen
46:35mais aussi
46:35dans le Conseil de l'Union Européenne
46:37qui est la Chambre des États
46:37puisque
46:38même si ça arrive très rarement
46:40parce qu'en général
46:40les États essayent toujours
46:42de se mettre d'accord avant
46:42pour ne pas avoir à étaler
46:45les désaccords
46:45quand il y en a
46:46ben là il y a une minorité
46:47la France
46:48l'Autriche
46:49l'Hongrie
46:49la Pologne
46:49l'Irlande
46:50qui a voté contre
46:51l'adoption de ce traité
46:53et
46:54en essayant d'avoir
46:55cette fameuse minorité
46:56de blocage
46:56mais ça n'a pas suffi
46:57ben ils sont minoritaires
46:58voilà
46:58c'est comme
46:59dans n'importe quelle
47:00Assemblée Nationale
47:01de n'importe quelle
47:02démocratie parlementaire
47:03de n'importe quel
47:04État membre de l'UE
47:04et ben il y a des débats
47:06et puis il y a des votes
47:07quand par exemple
47:08la loi sur le mariage
47:10pour tous
47:10a fini par être adoptée
47:11il y a des
47:12il y a effectivement
47:13une partie des députés
47:14une partie de la population
47:15française
47:15qui était
47:16de très bonne foi
47:17extrêmement
47:19sans doute
47:20blessée
47:21ou qui était
47:22très très contre
47:22mais néanmoins
47:23ben dix ans plus tard
47:24on considère que
47:25cette loi a été adoptée
47:26par une majorité
47:27et que c'est quand même
47:28au nom du peuple français
47:28donc de ce point de vue là
47:30comment ?
47:32ça n'a rien à voir
47:32avec le mariage pour tous
47:33pardon mais
47:34non ça n'a rien à voir
47:35avec le mariage pour tous
47:35mais ça a à voir
47:36avec un sujet
47:37très très clivant
47:38où il y a une majorité
47:39et une minorité
47:39et en effet
47:40l'Union Européenne
47:40quand un pays
47:41c'est le cas de la France
47:42est membre
47:43et même fondateur
47:45de l'Union Européenne
47:45depuis 80 années
47:47maintenant
47:47ça veut dire qu'on
47:48s'engage à l'avance
47:49tous les pays
47:50qui le font
47:50et ça a été ratifié
47:51par les parlements nationaux
47:52à savoir qu'il y aura
47:54des lois qui seront votées
47:55par une majorité
47:56avec une minorité
47:56et la France elle
47:57conserve sa position
47:58rappelle qu'elle a voté
47:59contre le texte
48:00qui n'a pas suffi
48:01à activer
48:01je le disais
48:02la minorité de blocage
48:03le discours lui
48:03reste le même
48:04à en croire
48:05la ministre de l'Agriculture
48:06Annie Gennevard
48:07ce matin
48:07chez nos confrères de TF1
48:09c'est au parlementaire
48:11à décider maintenant
48:12de saisir
48:12la cour de justice
48:14européenne
48:15et moi je le comprends
48:16et j'espère
48:18que cette démarche
48:19ira à son terme
48:20elle n'a pas d'autre choix
48:21Christophe Jacubizé
48:22de la ministre de l'Agriculture
48:23d'aller dans le sens
48:25des agriculteurs
48:25on est un mois maintenant
48:26du salon de l'Agriculture
48:27mais c'est comme Emmanuel Macron
48:28on sait très bien
48:29qu'il est pour ce traité
48:30alors qu'est-ce qu'il dit
48:31officiellement
48:31qu'il est contre
48:32donc effectivement
48:34c'est de la politique
48:34la petite politique
48:35il fallait éviter
48:36de déclencher
48:37par ailleurs
48:37à l'émis des agriculteurs
48:38c'est normal
48:39qu'elle prenne leur défense
48:41mais vous avez raison
48:43dans un mois
48:43il y a le sens de l'agriculture
48:44voilà
48:46ça peut être un peu tendu
48:47il fallait éviter
48:47Emilio Mellet
48:48à tout prix
48:48une crise agricole
48:50plus forte encore
48:50que ce qu'elle n'a été
48:52ou que ce qu'elle est
48:52je pense que
48:53dorénavant
48:54il va falloir s'habituer
48:55à avoir des crises agricoles
48:56régulières
48:56ça fait trois ans
48:57qu'elles surviennent
48:58à chaque fois
48:58au début de l'année
48:59mais peut-être aussi
49:00parce qu'on traite
49:00la colère des agriculteurs
49:02comme un sujet conjoncturel
49:03or c'est un sujet structurel
49:05c'est la façon
49:05dont on a
49:06bradé justement
49:08avec des traités
49:09de libre-échange
49:09notamment
49:10l'agriculture française
49:11je repense
49:12aux traités d'échange
49:13avec la Nouvelle-Zélande
49:14par exemple
49:14sur le bétail
49:17qui a fait
49:19s'effondrer
49:20les prix
49:21et les cheptels
49:22en France
49:23pendant ne serait-ce
49:23que la Haute-Vienne
49:24il y avait 500 000 brebis
49:25en 1990
49:28il n'y en a plus que
49:28140 000 aujourd'hui
49:29c'est la conséquence
49:30directe
49:31de ces traités
49:33de libre-échange
49:34et donc
49:34tant qu'il n'y aura
49:35pas de réforme structurelle
49:36et pas quelques annonces
49:37des 300 millions
49:38qu'a promis
49:38Annie Gennevar
49:39il y a quelques jours
49:41ça ne suffira pas
49:42à calmer la colère
49:42parce qu'il y a un vrai sujet
49:44un vous l'avez dit
49:44sur la transmission
49:45et deux sur le revenu
49:46le revenu des agriculteurs
49:47et tant qu'on fera
49:49du dumping
49:49du dumping
49:50en acceptant des produits
49:51d'import
49:52qui sont moins dix ans
49:54d'un point de vue social
49:55qualitatif
49:56et environnemental
49:57on n'aura pas
49:58d'autres solutions
50:00Adeline
50:00oui quand même
50:01il faut un tout petit peu
50:02sortir de la caricature
50:04parce que tous les agriculteurs
50:05et tous les viticulteurs
50:06ne sont pas contre
50:07ce traité de libre-échange
50:08évidemment
50:10on a beaucoup parlé
50:11de la filière viticole
50:12de la filière laitière
50:12mais quand vous faites du cognac
50:13ou que vous faites du champagne
50:15c'est aussi grâce au traité
50:17de libre-échange
50:17que vous avez fait
50:18quand même
50:20énormément d'argent
50:22ces dernières décennies
50:23et c'est ce qui a porté aussi
50:25une partie de l'agriculture française
50:28donc il ne faut pas jeter le bébé
50:29avec l'eau du bain
50:30moi le problème
50:31que je vois principal
50:32c'est que ça fait 25 ans
50:33qu'on négocie ce traité
50:35et qu'au tout dernier moment
50:36on semble dire
50:37à nos partenaires
50:38avec qui on négocie
50:39ben non
50:39parce que finalement
50:40on a des gens
50:41qui sont vraiment
50:42contre
50:44parce que
50:44ils vivent très mal
50:45et tout le monde
50:46peut avoir de l'empathie
50:47vis-à-vis des agriculteurs
50:48mais au final
50:49c'est aux dirigeants
50:51qu'ils auraient dû
50:53voir arriver cette crise
50:55ils auraient dû
50:55bien avant
50:57y trouver le remède
50:58c'est quand même pas
50:59la crise agricole
51:00c'est quand même pas d'hier
51:01pardon
51:01ça fait au moins 20 ans
51:02qu'il y a de graves crises
51:04dans un certain nombre
51:05de secteurs agricoles
51:06ça renforce quand même
51:08la question de la souveraineté
51:09on a parlé
51:10avant d'enchaîner
51:12sur le Mercosur
51:13pendant 40 minutes
51:14des ingérences
51:16et des tentatives
51:16impérialistes
51:17de Donald Trump
51:18ça pose une question
51:19quand même de souveraineté
51:19aujourd'hui
51:20la souveraineté
51:21agricole française
51:22et donc
51:23de la voir
51:25être détruite
51:26par des jeux
51:28de libre-échange
51:30ça pose un sujet
51:31si demain
51:31je ne le souhaite pas
51:32personne ne le souhaite ici
51:33une guerre éclate
51:34est-ce qu'on a suffisamment
51:35de nourriture
51:35pour pouvoir
51:36nourrir
51:37les français
51:38ou est-ce qu'on va devoir
51:39à nouveau importer
51:40des produits
51:42là en l'occurrence
51:42qui viennent
51:43c'est du poulet brésilien
51:44du bœuf argentin
51:46ou que sais-je
51:47il y a un sujet
51:48avec de souveraineté
51:49c'est-à-dire que
51:50c'est celui-ci
51:51qu'il faut régler en priorité
51:52il faut avoir un peu
51:53de cohérence
51:53c'est-à-dire que
51:54si ça vaut pour l'armement
51:55ça vaut
51:56a fortiori
51:56pour l'agriculture
51:57Christophe Jacobi
51:58nous remarque
51:58puisqu'on parle effectivement
51:59de la puissance
52:00de l'agriculture française
52:00de ces viticulteurs
52:02quand ils vont être taxés
52:04à 200% par Trump
52:05ils vont pouvoir
52:06aller exporter
52:07en Amérique du Sud
52:08avec des taux de douane
52:10extrêmement réduits
52:11et donc ils vont
52:11survivre
52:12grâce au Mercosur
52:13il faudrait faire
52:15du business
52:15en Europe aussi
52:16il y a la concurrence
52:17aussi Sylvain Kahn
52:18on n'en parle pas
52:19non plus finalement
52:20qui est aussi
52:21intra-européenne
52:22mais ça c'est pas
52:23de la concurrence
52:23c'est pas de la concurrence
52:25c'est pas de la concurrence
52:25mais ça concurrence
52:26les agriculteurs français
52:28dans leur
52:28ce qui vient d'être dit
52:31sur la souveraineté alimentaire
52:32il faut pas raisonner
52:33à l'échelle
52:33des pays
52:34on raisonne
52:36à l'échelle de l'Europe
52:36c'est pareil
52:37pour la souveraineté industrielle
52:38en plus
52:39on a une monnaie unique
52:40donc
52:41comment dire
52:44le fait qu'il y ait
52:45une crise agricole
52:47il faut pas oublier
52:47non plus
52:48la crise sanitaire
52:48enfin c'est pas
52:49encore une crise
52:49mais si
52:50il y a une crise sanitaire
52:51dans le sens où
52:52il y a quand même
52:53disons
52:54probablement
52:55c'est pas complètement
52:57encore établi
52:57mais c'est très probable
52:58un lien
52:59entre
52:59la prévalence
53:01de certaines maladies
53:01et notamment
53:02les cancers
53:03chez les agriculteurs
53:04et l'utilisation
53:05des intrants
53:06et ça c'est
53:07sans doute aussi
53:08un des sujets
53:09qui doit être
53:10pris en compte
53:11dans la manière
53:12qu'on a d'évaluer
53:12le Mercosur
53:13mais en tous les cas
53:14c'est un sujet européen
53:15et moi
53:16je crois pas
53:17qu'on puisse parler
53:17de concurrence
53:18intra-européenne
53:19parce que
53:19ça n'existe plus ça
53:21on aura l'occasion
53:22d'en parler
53:23à nouveau
53:24dans les informés
53:24c'est déjà la fin
53:25de cette émission
53:26ce soir
53:26merci à tous
53:27d'être venus
53:27Christophe Jacubizine
53:29à la une des échos
53:30demain
53:30forcément
53:31le tour monte
53:31entre l'Europe
53:32et Donald Trump
53:33c'est notre manchette
53:34voilà
53:34dont on a beaucoup parlé
53:35ce soir
53:35dans l'émission
53:36Emilio Mellet
53:37pour l'humanité
53:38deux sujets
53:39les Kurdes en Syrie
53:40et le deuxième
53:40c'est à l'occasion
53:41de l'ouverture
53:42de la Biennale de Nantes
53:42le monde de la culture
53:43en résistance
53:44face à l'austérité
53:45à lire dans l'humanité
53:46Sylvain Kahn
53:47je rappelle le titre
53:47de votre livre
53:48l'Europe
53:49un état qui s'ignore
53:50chez CNRS édition
53:51merci Adeline Persette
53:52d'être venue
53:53ce soir
53:53correspondante
53:54de la RTBF
53:55à Paris
53:56la radio
53:56télévision publique
53:57belge
53:58merci à tous
53:59les informés
54:00reviennent
54:00demain matin
54:01à 9h
54:01sur France Info
54:02très bonne soirée
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