- il y a 23 heures
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00:0820h, 21h, Les informés, Renaud Blanc.
00:12Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans Les informés sur France Info, bien sûr, à la radio et à
00:18la télévision sur le canal 16 de la TNT.
00:20Au sommaire, Cole Allen, présenté ce soir à la justice américaine, l'homme qui a tenté de tirer sur Donald
00:26Trump.
00:26Une tentative d'assassinat qui pose de nombreuses questions sur la sécurité du président, faille du système de protection, mais
00:33aussi violence d'une société de plus en plus fracturée.
00:37Les Etats-Unis toujours, Donald Trump et la guerre au Moyen-Orient, les pourparlers sont à l'arrêt.
00:41Le conflit peut-il reprendre dans les heures qui viennent ? La Russie veut jouer les intermédiaires.
00:47Quant à Emmanuel Macron, il appelle à la réouverture, je le cite, de ce fichu détroit d'Hormuz.
00:53Quelle qualité et quelle sécurité pour les soins dans les hôpitaux français ?
00:58La Cour des comptes vient de publier un rapport cinglant, on en débat dans cette émission.
01:02Et puis on évoquera aussi le blocage d'une centaine de prisons dans l'Hexagone selon les syndicats.
01:07Blocage aujourd'hui du personnel pénitentiaire contre la surpopulation endémique des établissements.
01:13Tous ces thèmes, nous les abordons avec nos informés qui ont pour nom ce soir, Adeline Percept.
01:17Bonsoir Adeline.
01:18Bonsoir.
01:19Correspondante de la télévision et de la radio belge à Paris, Estelle Martin.
01:23Bonsoir.
01:24Bonsoir.
01:25Présentatrice de l'émission 64 minutes week-end à TV5 Monde.
01:28A vos côtés, Paul Quignot.
01:30Bonsoir Paul.
01:30Bonsoir.
01:31Directeur délégué de la rédaction de Libération.
01:33Et puis face à vous, Stéphane Vernet.
01:35Bonsoir Stéphane.
01:36Bonsoir.
01:36Rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris.
01:39Merci à tous les quatre d'être dans le studio de France Info.
01:44Et nous sommes également avec Dominique Simonnet.
01:47Bonsoir.
01:49Bonsoir.
01:49Journaliste et écrivain, auteur de Requiem pour le monde libre entre trumpisme et islamisme.
01:55Latina et totalitaire aux éditions de l'Observatoire.
01:57Dominique Simonnet, spécialiste bien évidemment des Etats-Unis.
02:01On va parler tous ensemble de Cole Allen, présenté donc à la justice américaine ce soir.
02:06L'homme qui voulait tirer sur le président américain aurait agi seul.
02:09Cole Allen, dans un manifeste, envoyé quelques minutes avant de passer à l'acte à ses proches,
02:14déclaré « Je suis entré avec plusieurs armes et pas une seule personne n'a envisagé la possibilité que je
02:20puisse présenter une menace.
02:21Mais que diable font les services secrets ? »
02:25Dominique Simonnet, c'est quand même assez étonnant comme déclaration.
02:27Parce que, grosso modo, il explique que vraiment les services sont assez nuls.
02:32Service américain.
02:34Son point de vue, c'est une lettre assez instable, assez curieuse.
02:38Il semble que ce soit quelqu'un qui agit effectivement seul et qu'il est nourri dans sa tête, sans
02:47doute depuis longtemps,
02:48des ressentiments, des rancœurs envers l'administration Trump.
02:54C'est exactement le profil que redoutent les services de renseignement,
02:58c'est-à-dire quelqu'un qui n'est pas affilié ouvertement à un groupe,
03:03que ce soit islamiste ou d'ultra-droite, comme on a pu en voir dans d'autres affaires,
03:09mais qui se radicalise, en tout cas qui passe au passage à l'acte, violent et public, de sa propre
03:19initiative.
03:21Mais est-ce qu'on peut parler quand même de faille dans le dispositif ?
03:26Alors, ce qui est assez surprenant, c'est de voir qu'effectivement,
03:30il passe le premier barrage d'une manière assez simple, en courant et à côté du portique de sécurité.
03:36Mais oui, bien sûr qu'il y a une faille.
03:40À ce niveau-là, il n'aurait jamais dû passer ce stade-là.
03:43Mais ensuite, il faut bien reconnaître que le Secret Service,
03:45qui est chargé de la protection des personnalités du président, des vice-présidents,
03:49et des membres du gouvernement,
03:54cette agence a quand même réussi à ce qu'il n'entre pas dans la salle.
03:58Il a été arrêté avant, donc il ne s'est rien passé.
04:01Donc, il y a quand même à la fois une faille, c'est vrai,
04:06mais il a quand même agi, heureusement d'ailleurs.
04:09Et on voit, je ne sais pas si vous avez vu ces images
04:12qui tournent un petit peu en boucle sur les télévisions américaines,
04:16mais en France aussi.
04:17On voit très très vite qu'il y a un membre du Secret Service
04:20qui se place devant Trump, qui monte sur la tribune,
04:22avant même que les participants aient compris ce qui se passait,
04:27et qui se met devant Donald Trump pour en fait lui faire bouclier.
04:32Donc oui, il y a des failles.
04:34Il y aura sans doute des leçons qui vont être tirées de la manière dont ça s'est passé.
04:38C'est dans un hôtel, un hôtel avec effectivement des gens qui étaient,
04:43des pensionnaires de l'hôtel qui pouvaient circuler librement.
04:46Donc, ce n'est peut-être pas le lieu pour faire une manifestation de ce genre.
04:51En tout cas, il y a assez peu de chances pour que ça se reproduise.
04:55Et d'ailleurs, j'en termine par là, vous voyez que Donald Trump a saisi l'occasion pour dire
04:58« Vous voyez, je suis en train de construire une salle de balle à la Maison Blanche,
05:02elle sera sécurisée et on pourra faire ce genre de réunion avec beaucoup plus de sécurité. »
05:06Alors, que risque Cole Allen ?
05:08Il est poursuivi pour usage d'armes à feu et agression d'un agent fédéral.
05:15Écoutez, ce sont les premiers chefs d'incubation.
05:18Il peut y en avoir d'autres.
05:21Il risque de nombreuses années de prison.
05:22Ça, c'est évident, mais l'enquête ne fait que commencer.
05:25Là, on ne peut pas présager de ce qui va être découvert,
05:29ni même de son profil.
05:31On sait assez peu de choses.
05:33Mais encore une fois, il semble que ce soit quand même un personnage,
05:36comment dire, assez banal, entre guillemets,
05:38parce que, heureusement, peu de gens passent à l'acte de cette manière-là.
05:43Mais on voit, vous savez, c'est comme dans les crimes en série
05:46ou les crimes familiaux, où il y a les voisins qui témoignent en disant
05:49« Pourtant, c'était quelqu'un d'excellement gentil, il était gentil avec sa famille,
05:54c'était un voisin formidable ».
05:56Donc, là, on est au niveau peut-être de la psychiatrie.
06:00Mais il faut reconnaître qu'aussi, on est aux États-Unis,
06:03dans un pays où l'accès aux portes d'armes est extrêmement facile,
06:09et que, justement, dans ce pays-là, ce genre de passage à l'acte est beaucoup plus facile.
06:15Et il faut reconnaître aussi qu'on est dans un climat particulier.
06:18Il n'y a pas forcément plus de violence politique dans les actes,
06:22contrairement à ce qu'on le dit parfois.
06:24Mais en revanche, il y a un climat de violence qui est extrêmement virulent,
06:28qui est électrique.
06:30On voit que la polarisation politique est extrême.
06:34Et évidemment, Donald Trump joue un rôle dans ce climat,
06:38parce qu'on voit bien comment il attise en permanence la haine, l'ostracisme.
06:44Il n'y a pas, pour lui, il n'y a pas d'adversaires, il n'y a que des
06:47ennemis.
06:47Et les réseaux sociaux, le dernier critère de cette augmentation du climat de violence,
06:53les réseaux sociaux qui, depuis quelques années,
06:56charrient la haine à la vitesse de la lumière
06:58et à des millions d'exemplaires qui jouent, là aussi, un rôle.
07:03Donc, tout ça converge pour qu'on ait ce genre d'événements dramatiques.
07:08Je m'adresse aux informés qui sont sur le plateau.
07:10Justement, le vocabulaire employé par Donald Trump.
07:15Est-ce que vous pensez que, finalement, ça peut agir sur certains citoyens, Adeline ?
07:23Écoutez, je pense que les États-Unis ont une histoire longue, en fait, de ce genre d'épisode.
07:29Quand on regarde les 250 ans d'histoire des États-Unis,
07:32il y a quand même quatre présidents américains qui ont été assassinés
07:35et 16 qui ont subi des tentatives d'assassinat.
07:39Donc, on est dans une histoire longue,
07:41mais en même temps, on est en train de tous le vivre façon Love Story.
07:47Et parce que, lui, il attise par ses mots et par...
07:52Donald Trump.
07:53Bien sûr, Donald Trump attise par sa violence verbale
07:57et le fait qu'il est dans une sorte d'économie des réseaux sociaux
08:00et de diction affiliée aux réseaux sociaux, si vous voulez,
08:05qui fait qu'on est dans une violence et pas du tout dans la nuance de la pensée.
08:10Donc, ça me paraît être un emballement sur une culture qui existe déjà, en fait.
08:14Stéphane Vernet, vous gardez quelle image de ce qui s'est passé ?
08:17Non, je crois que tout a été dit.
08:19Moi, je suis d'accord avec M. Simonnet.
08:21Le fait que je pense que les services secrets, en fait, ont bien réagi.
08:24Il y a eu des failles, mais elles étaient en amont, en fait.
08:26C'est-à-dire, vous n'organisez pas ce type de rencontre
08:29dans un hôtel, sans contrôler qui est dans l'hôtel.
08:32Avec le président, le vice-président, le banc et l'arrière-banc, à peu près.
08:36Il y avait les quatre personnalités,
08:38les quatre dans l'ordre de succession qui dirigent l'État américain, en fait.
08:41Donc, s'ils étaient tous passés...
08:42Oui, ça a fait polémique, d'ailleurs.
08:44Bien sûr, là, il y a une erreur.
08:46La rencontre était annoncée depuis très longtemps, etc.
08:48Il aurait fallu contrôler les clients de l'hôtel, etc.
08:51En France, le président de la République organise des...
08:55Enfin, il participe à des rencontres avec des journalistes ou d'autres,
08:59mais dans des cadres beaucoup plus sécurisés.
09:02Vous n'annoncez pas publiquement le lieu de la rencontre
09:05des semaines, voire des mois avant.
09:08Il y a des contrôles très stricts.
09:10Moi, je pense que les failles de sécurité, elles étaient en amont.
09:14La réaction a été exemplaire.
09:15Et après, sur le fait que Donald Trump, effectivement, attise les colères,
09:20il y a une brutalité dans l'exercice de sa présidence,
09:22dans les mots qu'il utilise, l'usage des réseaux sociaux,
09:26ça a été bien dit.
09:26Et en plus, on a un président des États-Unis, en fait, qui cristallise tout sur lui.
09:30C'est-à-dire qu'il a fait le vide autour de lui.
09:32Et en fait, il ramène tout à lui, en fait.
09:34C'est-à-dire qu'il provoque de la haine, du ressentiment, etc., du clivage en permanence.
09:39Mais tout se cristallise sur sa personne à lui.
09:42Et ce qui fait que vous avez un cocktail tonnant,
09:45où il y a une culture de la violence qui existe dans ce pays,
09:48qui est très supérieure à d'autres.
09:49Il y a les armes à feu en libre circulation.
09:53Et en plus, le fait qu'aujourd'hui, on a un président des États-Unis
09:55qui ramène tout à lui et qui cristallise toutes les haines et toutes les colères sur lui.
10:00Donc, vous arrivez au contexte qu'on vit aujourd'hui.
10:03C'est le Martin, il a jeté ses armes tout à fait légalement.
10:05C'est ce qui montre aussi la société américaine avec la question des armes à feu.
10:09Il a jeté...
10:10Oui, c'est ça, qui revient à chaque fois.
10:12Le droit de porter une arme.
10:13Alors, je ne sais pas si là, ça va être encore...
10:16Pour l'instant, ce n'est pas trop dans les débats aux États-Unis.
10:18Pour l'instant, non.
10:19C'est vrai que ce qui est plutôt dans les débats, c'est les failles de la sécurité.
10:21Et puis aussi, c'est vrai qu'au début, Donald Trump, il a surpris tout le monde,
10:24à commencer par les correspondants de la maison étrangère qui étaient présents.
10:27C'est qu'il était très apaisant.
10:29Il a dit qu'on était tous unis, on était heureux.
10:31On est beaucoup, beaucoup de journalistes, on est revenus sur ce côté.
10:34D'un coup, Donald Trump n'était plus en guerre contre la presse.
10:37Et puis, il voulait une sorte d'union sacrée.
10:39Bon, là, elle est complètement...
10:41Elle est en train de s'envoler en éclat.
10:43Ça n'a pas duré très, très, très longtemps.
10:44Et donc, on va voir qu'il est encore une fois en guerre contre...
10:47Il s'est énormément énervé contre la journaliste de CBS
10:50quand elle lui a dit, oui,
10:52qu'Alelène parle d'un violeur, d'un pédophile.
10:55Et là, on a vu son visage se fermer.
10:58Il est devenu extrêmement en santé.
11:00Il était extrêmement énervé.
11:01Il a commencé à lui parler extrêmement durement.
11:03Et donc, là, je sens que cette espèce de petite paix
11:05qu'il y avait eu avec les journalistes,
11:07elle est terminée.
11:08Et certains disent maintenant,
11:10près de Trump et des Républicains,
11:11que c'est la haine, c'est la gauche,
11:13c'est la haine de la gauche qui a conduit à cet incident.
11:16Le culte de la haine venue de la gauche
11:18qui conduit à cet incident.
11:19Paul Kinyou, qu'est-ce que vous retenez du discours,
11:22des mots d'ailleurs, de Donald Trump depuis samedi soir ?
11:25C'est qu'il a eu des paroles rassurantes
11:29en disant, voilà, il fallait aujourd'hui
11:30que les Etats-Unis soient rassemblés.
11:33Mais voilà, on a juste du mal à y croire
11:35puisque ça fait juste des années et des années
11:37qu'il, chaque minute, chaque fois qu'il prend la parole,
11:40fait exactement l'inverse.
11:42Donc oui, la société américaine aujourd'hui,
11:44elle est extrêmement clivée.
11:45Donc la manière dont le président exerce son magistère,
11:53la manière dont il parle,
11:55accentue ces clivages.
11:57Donc voilà, ces petites paroles sur le pays rassemblé,
12:00c'est vraiment du pipeau.
12:02Ce qu'il faut savoir aussi,
12:04mais ça a été dit,
12:05mais personne aux Etats-Unis,
12:07depuis des décennies,
12:08ne s'est attaqué au lobby
12:09qui défend le rapport que les Américains ont armé,
12:14le fait qu'on peut acheter des armes aussi facilement aux Etats-Unis.
12:17Et y compris les présidents démocrates.
12:19À chaque fois qu'il y a un drame,
12:21là, le drame a été évité,
12:23mais il y a eu...
12:23Dans des écoles également.
12:24Dans des écoles, etc.
12:26À chaque fois, le débat revient.
12:27Mais personne ne s'attaque
12:30à ce qui est constitutif
12:31de l'identité historique américaine.
12:34Dominique Simonnet,
12:35on parle d'une société américaine
12:37fracturée aujourd'hui,
12:39très violente,
12:40mais c'était le cas, j'allais dire,
12:42il y a plusieurs décennies,
12:43je pense aux années 60,
12:44par exemple,
12:44on a quand même eu
12:45John Kennedy,
12:46Bob Kennedy qui ont été assassinés,
12:48Martin Luther King
12:49et d'autres personnes.
12:50Cette violence,
12:51elle est endémique
12:52à la société américaine ?
12:54Oui,
12:55vous avez raison de citer
12:56les années 60,
12:57parce que,
12:57en fait,
12:58quand on regarde le nombre,
13:00par exemple,
13:00de fusillades,
13:01et même aussi le nombre
13:05de crimes,
13:06ou en tout cas
13:06de tentatives d'assassinat
13:07qui sont considérées
13:09comme politiques,
13:10après le critère
13:11n'est pas facile à établir,
13:14mais quand on regarde ça,
13:16on se rend compte
13:16que le pic a lieu
13:20dans les années 2020,
13:222021,
13:222022,
13:23et que là,
13:24ça a plutôt baissé.
13:25en revanche,
13:28les décennies 1960
13:30et 1970
13:31étaient des décennies
13:33de très,
13:33très grande violence,
13:35et donc,
13:36il n'y a pas,
13:36en termes d'actes,
13:39il n'y a pas
13:39une croissance
13:42continue
13:42de la violence
13:43comme on pourrait
13:44le croire,
13:45ce qui est en revanche,
13:46qu'il y a une croissance
13:48continue
13:48de la perception
13:49de la violence,
13:50puisque,
13:50avec les médias
13:53de communication,
13:53avec la télévision
13:55et avec les réseaux sociaux,
13:57chacun est beaucoup
13:58plus au courant
13:58de ce qui se passe,
14:00donc,
14:00c'est un changement
14:01dans la perception.
14:03C'est marrant,
14:03vous avez raison.
14:04C'est intéressant,
14:04vous dites,
14:04il y a beaucoup plus
14:05de gens qui sont
14:06au courant
14:06de ce qui se passe,
14:06mais il y a aussi
14:07beaucoup plus
14:07de thèses complotistes,
14:08même avec d'ailleurs
14:09cette tentative,
14:11certaines personnes,
14:11y compris d'ailleurs
14:12dans le camp
14:13de Donald Trump,
14:13disent,
14:14mais tout ça,
14:14c'est des mises en scène.
14:16Oui,
14:16alors ça,
14:17c'est autre chose,
14:18c'est-à-dire,
14:18on est aussi,
14:19et depuis les années Trump,
14:21depuis son premier mandat,
14:23on est arrivé
14:23dans une ère,
14:25je ne dirais pas
14:26rouélienne,
14:26mais enfin,
14:27qui ressemble un peu,
14:28parce que c'est vrai
14:28qu'il n'y a plus de,
14:30vraiment seulement
14:31de débats d'opinion,
14:32mais il y a des débats
14:33sur les faits,
14:35sur la vérité.
14:35Un fait peut être contestable
14:38et un fait est mis en doute,
14:40c'est effectivement
14:41ce qui aussi,
14:42encore une fois,
14:43est charrié
14:44par les réseaux sociaux,
14:45la mise en doute
14:46systématique
14:46de la vérité.
14:49Et Orwell disait,
14:50d'ailleurs,
14:51dans un de ses écrits,
14:52pas dans 1984,
14:53mais dans un de ses écrits
14:54politiques,
14:55quand on ne peut plus
14:56se mettre d'accord
14:57sur une vérité objective,
14:59la démocratie est en danger.
15:01Parce que si vous,
15:01il n'y a plus
15:02de socle commun,
15:03il n'y a plus
15:03de lieux,
15:05de valeurs communes
15:07autour desquels
15:08vous pouvez débattre.
15:10Et ça,
15:10c'est un phénomène
15:13extrêmement important
15:13et en revanche,
15:14nouveau.
15:15Mais ce qui n'est pas nouveau,
15:16et vous venez de le dire,
15:17c'est que la violence,
15:19elle est quasi,
15:20je dirais presque héréditaire.
15:22C'est dans les gènes
15:23des États-Unis.
15:24C'est un pays
15:24qui à la fois nous fascine
15:25parce que c'est
15:26le rêve américain,
15:28les grands espaces,
15:31tout cet imaginaire
15:32qui est charrié
15:33par les films.
15:34Mais c'est aussi
15:36le pays du Far West.
15:37Il y a quand même
15:39une certaine violence
15:40qui est peut-être due
15:41aussi à la nature,
15:43à la manière dont
15:44les États-Unis
15:45se sont constitués
15:46et reste encore
15:47un pays
15:47qui est quand même
15:48aussi parcouru
15:49par de grands espaces.
15:50Mais cette violence-là,
15:53elle reste,
15:55elle passe de génération
15:57en génération.
15:58Ce côté,
15:59on va se défendre
15:59par soi-même.
16:00Et c'est vrai aussi,
16:01vous venez de le dire,
16:03les démocrates
16:04ne contestent pas
16:05le port d'armes.
16:06Ils contestent
16:07la manière
16:08de pouvoir détenir
16:10des armes d'assaut,
16:12des chargeurs
16:13à répétition,
16:14l'accès aussi
16:17avec l'âge
16:19de l'acheteur
16:21ou le profil psychiatrique.
16:24Mais ils ne contestent pas
16:25la nature du port d'armes.
16:26Aux États-Unis,
16:27il y a une écrasante
16:28majorité de gens
16:29qui sont toujours
16:30pour le port d'armes.
16:30Adeline Perceps,
16:31vous avez le sentiment
16:32qu'il gère plutôt bien
16:33ce qui s'est passé,
16:33Donald Trump ?
16:36Ce n'est pas un jugement
16:37de valeur.
16:38Quand je dis
16:38« gérer bien »,
16:39c'est fini.
16:40Non, je comprends bien.
16:41Non, mais c'est un as
16:41de la communication politique.
16:43Donc, évidemment,
16:43ils gèrent plutôt bien
16:44cette phase
16:45que vous décriviez
16:47tout à l'heure,
16:48Estelle,
16:49sur « on est tous ensemble »,
16:52derrière le président,
16:53etc.
16:54Donc, oui,
16:55c'est un as
16:55de la communication.
16:57Ils gèrent.
16:58Maintenant,
16:58est-ce que ça aura
17:00des impacts politiques
17:02pour l'élection
17:03de mi-mandat ?
17:04Ce qui l'intéresse,
17:05très franchement,
17:06je ne crois pas
17:07que ce soit positif
17:09pour lui.
17:09Et je pense que
17:10les électeurs,
17:11y compris républicains,
17:12vont plutôt regarder
17:12ce qui se passe
17:13dans leur portefeuille,
17:14dans les stations essence
17:15et sur le satané
17:16des Trois d'Hormouz
17:18que ce qui s'est passé...
17:20Ce fichu des Trois d'Hormouz.
17:21Ce fichu, pardon,
17:22excusez-moi.
17:22On entendra le président français
17:24tout à l'heure.
17:24Ce fichu des Trois d'Hormouz
17:26plutôt que dans cette salle
17:27de gala hier.
17:29Estelle Martin,
17:30c'est vrai que ça ne va pas
17:31se jouer.
17:32Bien sûr,
17:32ça a des conséquences,
17:33on en parle,
17:34mais sur des élections,
17:35ça sera l'économie
17:36et pas la politique
17:37qui va jouer.
17:38Oui, on peut en être
17:39à peu près sûr.
17:40Effectivement,
17:40les Américains sont inquiets.
17:42Même eux,
17:42ils voient le prix
17:43de l'essence augmenter.
17:45Après, c'est vrai
17:45que Donald Trump,
17:48il est assez impressionnant
17:49dans le sens où
17:49il restait quand même
17:50très calme.
17:51Même notre correspondante,
17:52Elisabeth Guedel,
17:53à New York,
17:53elle nous disait
17:54qu'il voulait revenir.
17:55Après l'incident,
17:56il a dit
17:56non, mais on va continuer
17:57ce gala finalement.
17:58Puis quand il tweet,
17:59alors ce n'est pas tweeté
18:00comme dit tout le temps
18:01Victor Maté,
18:02sur son réseau
18:03Trou Social,
18:04il dit
18:04sacrée soirée quand même.
18:06Et là,
18:06c'est vrai qu'on peut se dire
18:07mais incroyable cet homme.
18:09Non, mais c'est vrai.
18:10On pourrait se dire
18:10peut-être que
18:11pour des Américains,
18:12ils se disent
18:12voilà,
18:13c'est quand même un homme
18:13qui sait gérer
18:14des crises comme celle-ci.
18:16Et c'est vrai que ça,
18:17et puis après,
18:18tout le storytelling
18:19qu'il fait derrière
18:19avec cette conférence de presse
18:21à la Maison Blanche
18:22assez surréaliste
18:23avec tout le monde encore
18:24avec des nœuds papillons
18:25et des robes de soirée.
18:26Donc, il a une sorte
18:28peut-être
18:29d'aisance
18:31et peut-être
18:32qu'il rassure
18:33paradoxalement.
18:34Dominique Simonet,
18:35question un peu stupide
18:36mais enfin,
18:36c'est une question
18:36d'un journaliste,
18:37vous avez l'habitude.
18:39Ça joue sur son psychisme,
18:40ce genre de choses ?
18:42C'est-à-dire,
18:42finalement,
18:42est-ce qu'il va se dire
18:43finalement,
18:43j'ai une baraka terrible,
18:45je suis invulnérable ?
18:46Est-ce que vous pensez
18:47que ça peut avoir
18:48des conséquences,
18:49j'allais dire,
18:49sur la suite
18:51de sa présidentielle,
18:52la façon dont il voit
18:52les choses en disant
18:53finalement,
18:54je suis invulnérable,
18:54je peux faire ce que je veux ?
18:56Oui,
18:56c'est assez bien vu,
18:57je pense que vous avez raison,
18:58il est conforté
18:59dans son narcissisme,
19:02il faut bien le dire,
19:03c'est quelqu'un
19:03qui est quand même
19:03un mégalomane
19:07assez unique,
19:08on ne sait pas
19:09si c'est une qualité
19:11pour devenir président
19:13des Etats-Unis
19:14ou s'il était déjà
19:16comme ça avant
19:18ou si c'est la fonction,
19:19peu importe,
19:20mais oui,
19:20ça le conforte,
19:22ça le conforte
19:23et Estelle a raison
19:24de souligner son sang-froid
19:26quand même,
19:26souvenez-vous
19:27dans juillet 2024
19:29en Pennsylvanie
19:30quand il était
19:31sur cette tribune
19:31avec le visage ensanglanté,
19:34l'oreille blessée
19:35et qu'il a résisté
19:36aux membres,
19:37aux gardes
19:38du secret service
19:40qui voulaient
19:40le mettre à l'abri
19:42et qui regardaient
19:43la caméra
19:44en disant
19:44battez-vous,
19:45battez-vous,
19:46là il a fait preuve
19:47aussi d'un sang-froid
19:48comparable,
19:49donc c'est quelqu'un
19:50qui au moins
19:51on ne peut pas
19:52lui dénier ça
19:53à un certain courage
19:55et ça va
19:57influencer
19:57d'abord ses fidèles
19:59qui applaudissent,
20:00certains le voient même
20:01comme le béni de Dieu
20:02voire le Messie
20:03parce qu'il échappe
20:04quand même
20:07à des tentatives
20:08d'assassinat
20:10mais c'est vrai
20:11qu'après,
20:11c'est un événement,
20:12il y en a beaucoup d'autres,
20:14on voit bien
20:14que chaque jour
20:15est un jour Trump
20:16pour tout le monde,
20:17pour les journalistes,
20:18pour tout le monde
20:18dans le monde entier,
20:19il électrise la planète,
20:21les midterms
20:21c'est en novembre,
20:23il y a encore
20:24beaucoup d'eau
20:25qui va couler
20:26sous les ponts
20:27avant cet événement,
20:29donc on l'oubliera.
20:31Ce qui compte
20:32en tout cas
20:32c'est
20:35cette personnalité
20:36qui est peut-être
20:39imprévisible
20:39sur le plan tactique,
20:40on le voit
20:41avec l'Iran,
20:42on le voit
20:43on va en parler
20:43dans un instant
20:44mais
20:46c'est quelqu'un
20:47d'imprévisible
20:48peut-être
20:48mais c'est pas
20:48quelqu'un
20:49d'inconstant,
20:49il a toujours
20:50le même cap,
20:52il a un projet
20:54assez autocratique,
20:55très autoritaire
20:57et il a des méthodes
20:58qui sont toujours
20:58les mêmes,
20:59un peu des méthodes
21:00de menace
21:02et d'avancer
21:04un peu comme
21:04un joueur de poker
21:05en doublant la mise
21:06ou en reculant,
21:07donc c'est quelqu'un
21:08qui est assez solide
21:10sur son attitude
21:13et sur la manière
21:14de faire avec le monde.
21:15Paul Quignot.
21:16Assez solide,
21:17d'accord,
21:18mais il est quand même
21:19pas très bien placé
21:20dans les sondages
21:21donc ce qui a été dit
21:22tout à l'heure
21:22sur le fait
21:23que les élections
21:23vont se jouer
21:24sur les questions économiques
21:26est assez juste
21:27et là pour le coup
21:28c'est de plus en plus compliqué
21:29pour lui
21:29donc il n'est pas
21:30en bonne posture
21:31Trump aujourd'hui
21:32dans les enquêtes d'opinion
21:34c'est pas terrible
21:35mais à court terme
21:36oui,
21:37bien sûr
21:37que cette tentative
21:39d'assassinat
21:41ou de fusillade
21:42ce qui est dramatique
21:43c'est que ça sert
21:44son image
21:45de président viril
21:48qui réchappe à tout
21:49et ça c'est catastrophique
21:50parce que c'est ça
21:51qui nous sert
21:52depuis des années
21:52le président viril
21:56encore
21:56je ne sais pas comment
21:57l'homme fort
21:57qui est capable
21:58de tout surmonter
21:59donc là voilà
22:00c'est la deuxième
22:02tentative d'assassinat
22:03à laquelle il réchappe
22:04ça va le conforter
22:06à court terme
22:07à long terme
22:08je ne crois pas
22:09à cause de ce qu'on a dit
22:10sur la situation économique
22:11mais ce qui a été dit
22:13sur le complotisme
22:14est intéressant aussi
22:15c'est qu'on voit
22:15le complotisme
22:17qui est le premier vecteur
22:18de complotisme
22:19de fake news
22:21et de ne plus savoir
22:24ce qui est un fait
22:24Donald Trump
22:25lui-même
22:26et ce qui est intéressant
22:27dans l'épisode
22:27c'est qu'y compris
22:28dans son camp
22:29cette théorie-là
22:30commence à se retourner
22:31contre lui
22:32la vérité alternative
22:34la vérité alternative
22:35il en sera lui-même
22:36victime à un moment
22:37en fait
22:37vous parlez de situation
22:39économique
22:39évidemment il y a
22:40cette guerre
22:42au Moyen-Orient
22:43cellule de crise
22:44d'ailleurs ce soir
22:45à Washington
22:45sur l'Iran
22:47alors c'est figé
22:48du côté américain
22:48mais du côté iranien
22:50on avance
22:51Stéphane Vernet
22:52l'Iran le demande
22:53le paiement
22:53d'un péage
22:54en monnaie iranienne
22:55et se tourne d'ailleurs
22:56vers la Russie
22:57qui mène le jeu
22:58ce soir
22:59pour vous
23:00moi je pense que
23:01dans les négociations
23:02et dans cette guerre
23:03ce sont les Iraniens
23:04qui sont
23:05qui ressortent
23:05qui sont en position
23:06de force
23:07les Etats-Unis
23:07n'ont plus de levier
23:08en fait
23:09il n'y a pas de stratégie
23:10en fait
23:10en plus il y a un problème
23:13de compétence
23:13c'est-à-dire que les gens
23:14qui sont envoyés
23:15pour négocier
23:15et qui ne vont pas
23:16aux négociations
23:17parce que c'est ce qui s'est
23:17passé ce week-end
23:18quand même
23:19ce sont des gens
23:20qui n'ont pas
23:21le même niveau
23:21le ministre iranien
23:23des affaires étrangères
23:23était à Islamabad
23:24il part à Oman
23:26c'est vrai que ça faisait
23:27peut-être un peu désordre
23:28pour Donald Trump
23:29d'envoyer ses émissaires
23:30s'il n'y avait plus personne
23:32après on peut se poser
23:33la question aussi
23:34qui a claqué la porte
23:36le premier
23:37pour répondre à la question
23:37qui était posée
23:38je le dis
23:39moi je pense
23:39pour vous c'est les Iraniens
23:41qui mènent la danse
23:42clairement en fait
23:42le problème c'est qu'il y a
23:44un manque de compétence
23:46en face
23:46mais aussi parce que
23:47vous avez un Donald Trump
23:48qui a fait le vide
23:49autour de lui en fait
23:50il n'y a plus
23:50il n'y a plus de secrétariat
23:51d'Etat
23:52aux Etats-Unis
23:53il n'y a plus de diplomatie
23:55il manque de vrais négociateurs
23:58les gens que Donald Trump
23:59envoie négocier
24:00avec les Iraniens
24:01qui ont une très longue
24:03expérience en la matière
24:04qui sont des vrais diplomates
24:05qui sont parfaitement qualifiés
24:07etc.
24:07qui savent de quoi ils parlent
24:08en face d'eux
24:10il met qui ?
24:11il met des agents immobiliers
24:12en fait
24:12donc voilà
24:12il y a quand même
24:14non mais vraiment
24:15il y a quand même
24:16il y a quand même
24:17non mais d'accord
24:17mais enfin
24:18c'est pas le même métier
24:19c'est pas le même métier
24:20alors évidemment
24:21ça inquiète
24:22aux Etats-Unis
24:22ce qui se passe
24:23ça inquiète également
24:24en France
24:25Emmanuel Macron était dans la Riège
24:27cet après-midi
24:28il a répondu à des Français
24:29qui lui demandaient
24:29comment sortir de la crise
24:30et surtout de cette guerre
24:31réponse du chef de l'Etat
24:33tendez bien l'oreille
24:41voilà il faut qu'on ouvre
24:43ce fichu des trois
24:44d'Ormose
24:44c'est un micro
24:45un peu perdu
24:46dans la foule
24:47on sent quand même
24:48Adeline
24:49pas mal d'impuissance
24:50du côté du président français
24:51on est totalement
24:52nous européens
24:53hors du jeu
24:53là on est hors du jeu
24:55oui tout à fait
24:55et puis je souscris
24:56totalement
24:57ce que vient de dire
24:57Stéphane
24:58sur les Iraniens
24:59qui ont les cartes
25:00en main
25:01j'ajouterais
25:02une chose
25:03c'est qu'ils n'ont pas
25:03du tout le même timing
25:05que le président Trump
25:06pas du tout
25:07et les Israéliens
25:09non plus d'ailleurs
25:09puisqu'ils viennent
25:10de déclarer aujourd'hui
25:11qu'eux ils se voyaient bien
25:12en guerre
25:13sur tous les fronts
25:13toute l'année 2026
25:15donc comme ça
25:16ça donne le ton
25:16pour le fichu
25:17des trois d'Ormose
25:18et pour cet empêtrement
25:21dans lequel
25:21on se trouve
25:22Dominique Simonnet
25:23justement
25:23qu'est-ce qu'il reste
25:24comme carte
25:25dans le jeu
25:25de Donald Trump ?
25:28Écoutez
25:29pas grand chose
25:30je souscris assez
25:31à l'analyse
25:32qui vient d'être faite
25:33quand vous
25:34faites un point
25:35aujourd'hui
25:35sur l'Iran
25:36et Trump
25:38on est en train
25:39de discuter
25:39de l'ouverture
25:40et peut-être
25:41du péage
25:42d'ailleurs
25:42du détroit d'Ormose
25:44c'est-à-dire
25:44qu'effectivement
25:45les Iraniens
25:46à ce stade
25:47ont gagné
25:48quels étaient
25:49les buts de guerre
25:51c'était pas
25:51le détroit d'Ormose
25:52le détroit d'Ormose
25:53en circulait librement
25:54c'était le nucléaire
25:55c'est la question
25:58des missiles balistiques
25:58et la question
25:59de l'influence régionale
26:00donc ces trois points-là
26:02les Iraniens
26:03ont réussi
26:04à les mettre
26:04sur le côté
26:05et à imposer
26:06un nouveau problème
26:08qui n'existait pas
26:08qui est-à-dire
26:09la circulation
26:11maritime
26:11moi je fais partie
26:12de ceux
26:13qui ont toujours pensé
26:14que les Molas
26:15ne cédaient rien
26:17ils gagnent du temps
26:18comme vous venez de le dire
26:19ils essayent
26:19de gagner le maximum
26:21de temps
26:21et ils sont jusqu'aux boutistes
26:22ils ne veulent rien à perdre
26:23et ils sont arc-boutés
26:25sur le nucléaire
26:27et sur le balistique
26:28parce que c'est leur assurance vie
26:29c'est leur survie
26:31ils sont prêts
26:32à massacrer
26:33des dizaines de milliers
26:35de leur jeunesse
26:36c'est un régime fanatique
26:37et que les négociations
26:39et on le voit
26:39et vous avez raison de dire
26:41avec des promoteurs immobiliers
26:43qui ne sont pas
26:43quand même
26:44les plus habiles
26:45en géopolitique
26:46encore qu'eux
26:47ils ont quand même réussi
26:49à cesser le feu à Gaza
26:50donc il faut mettre
26:51un petit bémol
26:52mais malgré tout
26:53bon la diplomatie
26:54face à des fanatiques
26:56elle semble très impuissante
26:59et l'Europe
27:00alors on pourrait se poser
27:02la question
27:03de qu'est-ce que l'Europe
27:04aurait pu faire
27:05est-ce qu'elle aurait dû faire
27:07est-ce qu'elle a raison
27:07de rester dans cette attitude
27:10vexatoire
27:11il faut dire que
27:12Donald Trump
27:13l'a considérablement humilié
27:16mais là la situation
27:17est effectivement
27:18plutôt en faveur
27:19des Iraniens
27:20qui gagnent du temps
27:21chaque jour
27:22et on ne peut que relever
27:24toutes les erreurs
27:26qui ont été faites
27:27par les Américains
27:28Donald Trump
27:29croyait qu'il allait s'en sortir
27:31qu'il allait faire un coup
27:33comme pour le Venezuela
27:34et là en fait
27:37il cherche une victoire
27:38quitte à l'inventer
27:40cette victoire
27:40quitte à avoir
27:41un petit accord
27:43même en trompe-l'œil
27:45qui lui permettrait
27:47de crier victoire
27:48mais effectivement
27:50la situation
27:51pour l'instant
27:52semble bloquée
27:53et plus elle traîne
27:55plus les populations
27:57qui sont sous les bombes
27:59et qui espèrent
28:01que le cessez-le-feu
28:01va durer
28:02sont en danger
28:05et on pense évidemment
28:06à la population iranienne
28:07pas celle qui soutient
28:08les Molas
28:09mais qui est dans une situation
28:10économique gravissime
28:14et qui est pour l'instant
28:15la première oubliée
28:17Estelle Martin
28:18Oui alors je ne suis pas
28:19totalement d'accord
28:20je pense que quand même
28:21là les Iraniens
28:21ils subissent
28:22de plein fouet
28:23une crise économique
28:24ils ont beaucoup de mal
28:25C'est le pari de Trump
28:26Oui c'est le pari
28:27alors c'est peut-être
28:27le dernier pari
28:28qui lui reste
28:28mais quand même
28:29il y a quand même
28:30une pression
28:31qui est faite
28:31sur les Molas
28:32ils ont du mal
28:33à faire convoyer
28:35leur pétrole
28:36ils en ont besoin
28:37a priori
28:38ça s'intensifie
28:39et je lisais
28:40dans les échos
28:41que maintenant
28:42les Américains
28:43ils lancent
28:43Economic Flory
28:43c'est-à-dire que
28:44c'est vraiment
28:45ils ciblent la Chine
28:47qui est le principal
28:49partenaire économique
28:51des Iraniens
28:52et qu'ils espèrent
28:53comme ça
28:53étouffer
28:54asphyxier
28:55le régime
28:56iranien
28:57ça peut peut-être
28:58fonctionner
28:58même s'ils n'ont
29:00plus rien à perdre
29:00Paul il y a quand même
29:01une chose importante
29:01aujourd'hui
29:02c'est la visite
29:03à Moscou
29:04du ministre
29:05des Affaires étrangères
29:06iranien
29:06avec Poutine
29:07qui dit qu'il est prêt
29:08à être le faiseur de paix
29:09ça fait un peu froid
29:11dans le dos quand même
29:12oui mais est-ce qu'on est
29:13obligé de le croire
29:15je ne suis pas sûr
29:15parce que
29:16j'ai plutôt l'impression
29:17que
29:19c'est une phrase
29:20en fait
29:20qui ne veut pas dire
29:21grand chose
29:21et qui démontre
29:23plutôt l'impuissance
29:24dans laquelle est Poutine
29:25sur ce dossier
29:25en ce moment
29:26alors il en profite
29:27un tout petit peu
29:28parce qu'au moins
29:28ça détourne
29:30les regards
29:31de la guerre
29:33en Ukraine
29:33mais je ne crois pas
29:35tellement
29:36que Poutine
29:37soit aujourd'hui
29:38en mesure
29:38d'être
29:38le faiseur de roi
29:40ou la personnalité
29:41par qui pourrait
29:42se passer
29:42un règlement du conflit
29:44même si
29:45on sait
29:45depuis toujours
29:47que la Russie
29:48est alliée
29:49est un allié
29:50de l'Iran
29:50je ne suis pas sûr
29:51qu'il soit là
29:51en position de force
29:53Dominique Simonet
29:54voulait rajouter
29:54quelque chose
29:55je voulais juste rebondir
29:57sur ce qu'il vient d'indiquer
29:58évidemment
29:59le seul atout de Trump
30:01il ne faut pas l'oublier
30:02il y avait raison de le rappeler
30:03le seul atout de Trump
30:04c'est d'essayer d'asphyxier
30:05quand je disais
30:06que la population iranienne
30:08elle subit précisément
30:10cet asphyxie économique
30:12de plus en plus
30:13l'idée c'est effectivement
30:15de faire craquer
30:16de faire craquer ce régime
30:17on en arrive à l'idée israélienne
30:20d'ailleurs
30:20de faire craquer le régime
30:22en espérant
30:23après
30:23personne ne sait comment
30:25qu'elle pourrait être
30:28la suite des événements
30:29mais il y a effectivement
30:30ce n'est pas impossible
30:32cet espoir
30:32qu'avec cette pression
30:35à la fois militaire
30:37qui est considérable
30:38et la pression économique
30:40le régime des Mollahs
30:42finisse par s'effriter
30:44et changer peut-être
30:47la vie de la population
30:48Merci beaucoup Dominique Simonet
30:50je rappelle que vous êtes
30:50journaliste et écrivain
30:51auteur de Réquiem
30:52pour le monde libre
30:52entre trumpisme et islamisme
30:54la tenaille totalitaire
30:55et c'est aux éditions
30:56de l'Observatoire
30:57dans un instant
30:58on revient à l'actualité française
30:59mais ça sera juste
31:01après les informations
31:02car il est 20h35
31:03sur France Info
31:09L'actualité
31:09c'est avec Emmanuel Langlois
31:11Aux Etats-Unis
31:12le tireur du gala
31:13de la presse
31:14est mis en accusation
31:15par un tribunal
31:15de Washington
31:16pour tentative
31:17d'assassinat
31:18de Donald Trump
31:19et deux infractions
31:20liées aux armes
31:21Cole Allen
31:21c'est son nom
31:2231 ans
31:22en cours
31:23une peine de prison
31:24à perpétuité
31:25s'il est reconnu coupable
31:27Au 59ème jour
31:29cette fois de la guerre
31:30au Moyen-Orient
31:30Jean-Noël Barraud
31:31affirme lui
31:32que l'Iran
31:32doit faire des concessions
31:34majeures
31:34pour mettre fin au conflit
31:36le chef de la diplomatie
31:37française
31:37s'exprimait
31:38lors d'une réunion
31:40du conseil de sécurité
31:40de l'ONU
31:41à New York
31:41le ministre israélien
31:43de la défense
31:43lui affirme
31:44que le Hezbollah
31:45joue avec le feu
31:46après l'opposition
31:47du mouvement pro-iranien
31:48aux négociations directes
31:50entre le Liban
31:51et Israël
31:53Retour en France
31:54au bout de 4 heures
31:55de suspense
31:55et d'un vote serré
31:56le rapport du député
31:57Charles Aloncle
31:58sur l'audiovisuel public
31:59est adopté
32:00de justesse
32:00ce soir
32:01ses collègues
32:02membres de la commission
32:03d'enquête
32:03adoptent donc
32:04par 12 voix
32:05contre 10
32:05le document
32:06établi par l'éluciotiste
32:08le rapport
32:09à un document
32:09de près de 400 pages
32:10sera donc rendu public
32:11dès lundi prochain
32:13le tribunal de commerce
32:15de Lyon
32:15lui a tranché
32:16dans le dossier
32:17Polytechnil
32:18la filiale française
32:19du groupe chimique belge
32:20est reprise
32:21par un fonds d'investissement
32:23américain
32:23pour un peu plus
32:24de 10 millions d'euros
32:25c'était la seule offre
32:26de reprise
32:27à avoir été déposée
32:28elle concerne uniquement
32:29les brevets
32:29la marque Technil
32:30et les activités
32:31de recherche
32:32et commercial
32:33conséquence
32:34seuls 72 emplois
32:35sur 550
32:36seront sauvées
32:38à Lyon
32:38mais aussi à Valence
32:39dans la Drôme
32:40elle avait été placée
32:41en redressement judiciaire
32:43puis clouée au sol
32:43en décembre dernier
32:44en raison de défaillance
32:45de sécurité
32:46la compagnie
32:48R-Anti
32:48est placée
32:49elle aussi
32:49en liquidation
32:50avec cessation immédiate
32:51d'activité
32:52annonce du tribunal
32:53de commerce
32:54de Pointe-à-Pitre
32:54la compagnie
32:55compte sans cesse
32:56salariés
32:57l'unique offre de reprise
32:58ne propose que
32:59d'en sauver
33:0014
33:01et puis ce nouveau
33:02coup d'arrêt
33:03pour Kylian Mbappé
33:04l'attaquant star
33:04de l'équipe de France
33:05de football
33:05souffre en effet
33:06d'une blessure musculaire
33:08à la cuisse gauche
33:09annonce du Real Madrid
33:10ce lundi
33:11son état
33:12n'inspire a priori
33:13et toutefois pas
33:13d'inquiétude
33:14à un mois et demi
33:15maintenant
33:16du coup d'envoi
33:16du mondial
33:172026
33:18cet été au Canada
33:19aux Etats-Unis
33:20et au Mexique
33:22France Info
33:2420h
33:2521h
33:26Les informés
33:27Renaud Blanc
33:28Les informés
33:29seconde partie
33:30avec toujours
33:30dans notre studio
33:32Adeline Percep
33:32correspondante
33:33de la RTBF
33:34à Paris
33:35Estelle Martin
33:35présentatrice
33:36de l'émission
33:3664 minutes
33:37week-end
33:38à TV5Monde
33:39Paul Quignot
33:40directeur délégué
33:40de la rédaction
33:41de Libération
33:42et Stéphane Vernet
33:42rédacteur en chef
33:44délégué
33:44de West France
33:45à Paris
33:45on va parler
33:46de ce rapport
33:46de la Cour des Comptes
33:47sur la qualité
33:49des soins
33:49en France
33:50publication ce soir
33:52des chiffres chocs
33:53dans ce rapport
33:53plus d'un tiers
33:54des erreurs médicales
33:55des infections
33:55ou des décès
33:56qui surviennent
33:57après une opération
33:58pourrait être évité
33:59la réparation
34:00des préjudices
34:01causés
34:02coûte 11 milliards d'euros
34:04explication
34:04d'Anne-Laure Danier
34:05Ce sont des décès
34:07que l'on pourrait éviter
34:084000 personnes
34:09meurent chaque année
34:10en France
34:10d'une maladie nosocomiale
34:12une infection
34:13liée aux soins
34:14c'est plus que le nombre
34:15de morts
34:16sur les routes
34:16les hôpitaux
34:17et les cliniques
34:18sont obligés
34:19de déclarer
34:20tous les événements
34:21indésirables graves
34:22qui se produisent
34:23pendant ou après
34:24une opération
34:25cela peut être
34:26un objet oublié
34:27dans le corps du patient
34:28une erreur de médicament
34:29ou ces fameuses
34:30infections nosocomiales
34:32mais très peu le font
34:33un peu plus de
34:347000 déclarations
34:35en 2024
34:36pour un nombre réel
34:37d'événements graves
34:3820 à 50 fois
34:40plus importants
34:41la Cour des Comptes
34:42recommande donc
34:43des sanctions financières
34:44contre les établissements
34:45qui ne respecteront
34:47pas cette obligation
34:47légale
34:48dès l'an prochain
34:50les magistrats
34:51préconisent aussi
34:51une formation
34:52à la qualité
34:53et à la sécurité
34:54des soins
34:54pendant les études
34:56de médecine
34:56et un encadrement
34:58strict des prescriptions
34:59de médicaments dangereux
35:00au cours d'une hospitalisation
35:02les explications
35:03pour France Info
35:04Adeline Perseff
35:05vous vous sentez
35:05totalement ahurie
35:06par ces chiffres
35:07oui
35:08je suis ahurie
35:09par ces chiffres
35:10et en même temps
35:10quand on regarde
35:12les chiffres en Europe
35:13c'est assez impressionnant
35:14et notamment en Belgique
35:15il y a 9%
35:16des malades
35:18qui sont hospitalisés
35:19qui ressortent
35:20avec une autre infection
35:22que la leur
35:23donc c'est pas
35:24c'est pas
35:25juste la France
35:26voilà
35:27et la moyenne européenne
35:28c'est 7,5%
35:29donc on est
35:31dans des chiffres
35:33très élevés
35:34mais visiblement
35:36il y a quand même
35:36un déni
35:37de la part
35:37de certains hôpitaux
35:38et c'est ce que dit
35:39aussi ce rapport
35:41un déni
35:42et voire
35:43on cache les chiffres
35:44quand ça n'arrange pas
35:44donc il faut peut-être
35:46installer un peu plus
35:47de transparence
35:48pour pouvoir lutter
35:49contre ce phénomène
35:50sanction financière
35:51Stéphane Vernet
35:52pour les hôpitaux
35:53qui ne sont pas
35:53justement
35:54qui ne jouent pas
35:55la transparence
35:55et ce dès 2027
35:56c'est ce que réclame
35:57la Cour des comptes
35:58j'imagine que vous êtes pour
36:00plus de contrôle en tout cas
36:01oui plus de contrôle
36:02oui bien sûr
36:03et en fait
36:04moi ce qui me frappe
36:05c'est le décalage
36:05entre le nombre
36:06de cas déclarés
36:07de maladies nosocomiales
36:08etc.
36:09et d'erreurs
36:09etc.
36:09et les estimations
36:11qui sont affichées
36:12là quand on parle
36:137000 incidents
36:14et entre 160 000
36:15et 300 000
36:16c'est hallucinant
36:18alors qu'il y a
36:19une obligation de déclaration
36:20s'il n'y a pas de déclaration
36:21alors moi je comprends
36:21qu'effectivement
36:22vous avez
36:22un certain nombre
36:23d'établissements
36:24qui n'ont pas du tout envie
36:25de faire état
36:26de tout leur rater
36:27et puis derrière
36:29il y a aussi
36:29des procédures judiciaires
36:32des dédommagements
36:32donc je comprends
36:34qu'ils aient besoin
36:34de mettre les choses
36:35enfin qu'il y a
36:36une incitation forte
36:37à mettre les choses
36:37sous le tapis
36:38alors qu'ils ont
36:38l'obligation de déclarer
36:40mais le problème
36:40c'est que si vous
36:41ne déclarez pas
36:41et si vous ne prenez
36:42pas la mesure
36:43du phénomène
36:44vous ne pouvez pas
36:45le traiter
36:45de la même manière
36:47vous ne pouvez pas
36:48vous y attaquer
36:50correctement
36:50si vous êtes
36:51dans le déni
36:52et en fait
36:52moi c'est ça
36:53qui me choque
36:54alors est-ce que
36:55le fait d'instaurer
36:57des sanctions
36:58financières
36:59est la bonne solution
37:01je ne sais pas
37:02mais en tout cas
37:03je pense qu'il faudrait
37:03déjà commencer
37:04par faire une transparence
37:05totale
37:06sur ces questions-là
37:07pour pouvoir s'attaquer
37:08enfin penser
37:09en termes d'organisation
37:11de rationalisation
37:12de mettre en place
37:14de nouveaux protocoles
37:15et s'attaquer
37:16aux problèmes
37:17à la racine
37:17mais pour ça
37:18il faut le regarder
37:19de manière claire
37:21et honnête
37:21et ce n'est pas le cas
37:22c'est vrai que la santé
37:24c'est un enjeu majeur
37:24pour les français
37:25c'est la première préoccupation
37:27d'ailleurs pendant
37:27les élections municipales
37:28donc on voit que ça compte
37:29énormément pour les français
37:30peut-être presque plus
37:32ou autant que la sécurité
37:34plus que la sécurité
37:35je pense
37:36ça dépend des sondages
37:37ça dépend des sondages
37:38mais c'est un point important
37:39la santé
37:40de manière constante
37:41dans les deux ou trois
37:43priorités des français
37:45avec la question
37:46du pouvoir d'achat
37:46mais donc oui
37:47oui bien sûr
37:48c'est important
37:49et ça va être
37:50un thème
37:51de l'élection présidentielle
37:52là ce qui est
37:53ça a été dit
37:54mais ce qui est très frappant
37:55c'est ce trou
37:56dans lequel on tombe
37:58là avec les différences
37:59de chiffres
37:59alors
38:01la solution du contrôle
38:02je suis d'accord
38:04c'est sûrement
38:05une manière
38:06d'essayer d'avoir
38:06des explications
38:07mais j'ai quand même
38:08aussi envie
38:09de dire que
38:10est-ce que
38:11je me pose la question
38:12de savoir
38:12si une explication
38:13sur l'accroissement
38:15de ces incidents
38:17est aussi liée
38:18à la politique
38:20qui est menée
38:20depuis des années
38:21moi je suis désolé
38:22je repense
38:23à ce qu'on disait
38:24au moment du Covid
38:25où on soutenait
38:26des gens
38:27qui étaient à l'hôpital
38:29voilà
38:29on connaît tous
38:30des gens
38:30qui sont infirmières
38:32qui bossent
38:32dans les hôpitaux
38:33et qui nous disent tous
38:34que depuis des années
38:35et des années
38:36il y a moins de monde
38:37et ils sont moins nombreux
38:38pour faire les choses
38:39pour s'occuper des patients
38:40etc
38:40alors je ne suis pas spécialiste
38:42mais je pose la question
38:43de savoir
38:44si il y a peut-être
38:45un petit lien
38:46c'est la multiplication
38:48de ces incidents
38:49et le manque de personnel
38:53ou en tout cas
38:53la tension
38:54et la pression
38:55qui est exercée
38:56sur le personnel
38:56et la soignante
38:57et c'est pas un piège
38:58mais si je vous demandais
38:59les cinq derniers ministres
39:00de la santé
39:00je pense que
39:01vous seriez hyper fort
39:04moi-même
39:06je les ai cherchés
39:07effectivement
39:07évidemment
39:08Stéphanie Riste
39:09Catherine Vautrin
39:10avant
39:10puis ensuite
39:11Geneviève Dariussec
39:12Agnès Firmin-Lebaudot
39:14Aurélien Rousseau
39:15François Braun
39:16Brigitte Bourguignon
39:17ça c'est sur les cinq
39:18dernières années
39:18est-ce que finalement
39:20il n'y a pas aussi
39:20une incohérence
39:21à changer aussi souvent
39:22de ministre
39:22on parle par exemple
39:23de la défense
39:24on a eu pratiquement
39:25les mêmes
39:26où on change
39:26très très peu
39:27par contre
39:27sur la santé
39:28qui est un enjeu majeur
39:29on change régulièrement
39:30est-ce que c'est pas ça aussi
39:31enfin
39:31est-ce que ça fait partie
39:32du problème
39:33bien sûr
39:33ça pourrait faire partie
39:34du problème
39:34puis c'est vrai
39:35qu'aujourd'hui
39:35tout le monde
39:35est focalisé
39:36sur la défense
39:37sur les armées
39:39c'est eux
39:39qui ont le plus
39:41de budget
39:41même là
39:42on voit
39:42qu'Emmanuel Macron
39:44sauf erreur de ma part
39:45il était aussi là
39:46pour parler de santé
39:47et on l'interroge
39:50sur quoi ?
39:50sur le détroit d'Ormouz
39:52il a un peu parlé de santé
39:53quand même
39:53il faut le remettre
39:54d'ailleurs il s'est félicité
39:55des médecins étrangers
39:57qui maintenant
39:57avaient plus de facilité
39:58pour pouvoir travailler
39:59parce que
40:00c'est vrai que c'est une autre
40:01ça n'a rien à voir
40:01avec notre débat
40:02mais ça montre aussi
40:03qu'il y a un vrai problème
40:03en France
40:04puisqu'il faut prendre
40:04des médecins étrangers
40:06voilà
40:06c'est ça
40:06donc de toute façon
40:07on en revient toujours
40:08au même problème
40:08la Cour des Comptes
40:09l'année dernière
40:09disait qu'il fallait
40:10réduire les petites structures
40:11pour avoir des plus grands
40:13centres hospitaliers
40:14je ne suis pas sûre
40:14que ça change la donne
40:15pour tout ce qui est
40:16effectivement maladie
40:17nosocomial
40:18donc non mais c'est vrai
40:19que moi aussi
40:19les chiffres me laissent perplexes
40:20c'est aussi pour des questions
40:21d'opérations
40:22pour éviter de multiplier
40:23les opérations
40:24un peu partout en France
40:25essayer de regrouper
40:26c'est ce qu'il y a
40:27dans le rapport
40:27de la Cour des Comptes
40:28par exemple pour les cancers
40:29c'est souvent important
40:30pour les cancers
40:31parce qu'en fait
40:32on traite le cancer
40:33alors avec peut-être
40:34de la radiothérapie
40:35mais après il y a aussi
40:36tout le côté diététique
40:38sport
40:40psychologique
40:40et dans les toutes petites structures
40:41c'est compliqué
40:42mais après ce qui est aussi compliqué
40:43c'est d'aller dans ces grands centres
40:45c'est-à-dire que vous ne pouvez plus
40:46être à côté de vos proches
40:48ils ne peuvent pas être avec vous
40:49donc ça pose
40:50on a vraiment de gros soucis
40:52en France
40:52mais moi ce qui me surprend aussi
40:53c'est qu'il faut
40:54former les étudiants
40:55donc à mieux parler
40:57mieux communiquer
40:58avec leurs patients
40:59là ça devient compliqué
41:00là on ne comprend plus
41:01pourquoi il y a
41:02un tel gap
41:05ça devrait faire partie
41:06de leur formation
41:06Stéphane Vernet
41:07il n'y a qu'une question
41:08il n'y a qu'une question
41:09oui malheureusement
41:09on n'est pas au revoir
41:10mais c'est pas qu'une question
41:11d'argent
41:12parce qu'on a des économies
41:13on rappelle que
41:14Sébastien Lecornu
41:15veut faire 2 milliards d'économies
41:16notamment sur la sécu
41:18mais il y a ça
41:20et puis il y a autre chose
41:21il y a plein de choses
41:22en fait
41:22le problème c'est que
41:24on parlait des années Covid
41:25qui ont été fondamentales
41:26si vous voulez
41:27depuis il y a eu
41:27le Ségur de la santé
41:28il y a eu des gros moyens
41:29qui ont été mis
41:30pour rénover les hôpitaux
41:31etc
41:31en construire de nouveau
41:33Emmanuel Macron
41:33a visité un dans l'Aveyron
41:34aujourd'hui
41:35c'est ça
41:35c'est dans l'Aveyron
41:36ou l'Ariège ?
41:36L'Ariège
41:37L'Ariège pardon
41:38c'est un hôpital
41:39c'est un hôpital moderne
41:40etc
41:41voilà
41:41donc il y a eu des moyens
41:42qui ont été mis dans les structures
41:43il y a aussi
41:44je vous rappelle
41:44le fait de dire
41:45il faut mieux payer
41:46les soignants
41:48etc
41:48les travailleurs de première ligne
41:49donc il y a eu
41:50une augmentation
41:51des rémunérations
41:52qui ont été décidées
41:52dans le cadre du Ségur de la santé
41:53ça c'est super
41:54le problème c'est qu'on n'a pas créé
41:56en fait
41:56on ne s'est pas donné
41:58de moyens
41:59de ressources supplémentaires
42:00pour financer ces augmentations
42:02donc du coup
42:03à l'arrivée
42:03ces augmentations
42:04qui étaient totalement légitimes
42:05et qui ont été décidées
42:06elles sont supportées par les hôpitaux
42:07qui finalement
42:08rognent sur d'autres choses
42:10pour pouvoir encaisser
42:11en fait
42:12les augmentations de salaire
42:13parce qu'à ce moment là
42:15il aurait fallu
42:16mettre des ressources
42:17en parallèle
42:18et sur la formation
42:19des futurs médecins
42:21etc
42:21aujourd'hui
42:22il y a un gros problème
42:23je suis désolé
42:23mais en fait
42:24vous avez un certain nombre
42:25de médecins
42:25notamment de spécialistes
42:27en fait
42:27qui sont là
42:30qui sont obsédés
42:31par leur rendement
42:32en fait
42:32et qui minutent
42:34et qui ont un timing
42:35hyper serré
42:36dans leur consultation
42:37qui vont très vite
42:38qui essayent d'en faire
42:395, 6, 7 par heure
42:40donc qui ont 10 minutes
42:41à consacrer à leurs patients
42:42et ça c'est vrai
42:43à tous les niveaux en fait
42:44donc ça dépote
42:45et là
42:46il n'y a plus d'écoute
42:46et il n'y a pas de suivi
42:48et il y a aussi
42:49un vieillissement
42:49de la population
42:50qui fait que vous avez
42:51notamment beaucoup
42:52de personnes âgées
42:52qui sont en grande situation
42:53de grande vulnérabilité
42:55parce qu'elles vont être
42:56prises en charge
42:57par un médecin
42:57qui va leur recommander
42:58un traitement
42:59etc
42:59mais je veux dire
43:00tout n'est pas
43:01s'il n'y a aucun suivi
43:03et si le temps
43:04est très court
43:04et l'échange
43:05est très limité
43:06vous avez aussi
43:07des gens qui quittent
43:08en fait
43:08qui font de l'ambulatoire
43:09par exemple
43:09et qui quittent
43:10des cabinets médicaux
43:11qui quittent
43:11des établissements
43:12et qui se perdent
43:14dans les traitements
43:15mais bien sûr
43:17le problème c'est ça
43:17c'est ce que vous évoquiez
43:18tout à l'heure
43:19c'est qu'à un moment
43:19c'était rendement
43:20c'est-à-dire
43:21c'est un hôpital
43:21mais c'est un hôpital
43:22c'est pas une entreprise
43:24comme une autre
43:25ça s'occupe de nous
43:27de notre santé
43:28donc rendement
43:29rendement
43:29c'est pas possible
43:30On va passer au dernier thème
43:31il nous reste quelques minutes
43:32de la soirée
43:33avec le blocage
43:33aujourd'hui
43:34d'une centaine
43:34d'établissements pénitentiaires
43:35un blocage
43:36des agents
43:37qui travaillent
43:37pour dénoncer
43:38la surpopulation carcérale
43:40la surpopulation
43:40qui entraîne
43:41une hausse des tensions
43:42de la violence
43:42et qui complique
43:43le travail des surveillants
43:45écoutez Jean-François
43:46Pogliarino
43:47secrétaire général
43:48adjoint du syndicat national
43:49des directeurs pénitentiaires
43:51Quand vous avez forcément
43:52une cellule à ouvrir
43:53avec plusieurs personnes
43:54à l'intérieur
43:54c'est plus compliqué à gérer
43:56quand ces mêmes
43:57personnes détenues
43:58qui sont dans des conditions
43:59déplorables
44:00n'ont plus accès
44:01de la même manière
44:01au travail
44:02à la formation
44:03et à tous les moyens
44:04de réinsertion
44:05ça devient impossible
44:07à gérer
44:07Ce qui nous a le plus
44:09inquiétés
44:10c'est de voir
44:11qu'il n'y a pas de prise
44:12de conscience politique
44:13réelle
44:14de l'urgence
44:14de la situation
44:15On nous parle
44:16d'établissements modulaires
44:17sur le modèle allemand
44:18en préfabriqué
44:19qui seront ouverts
44:20à l'automne 2026
44:22c'est très peu
44:23Les derniers chiffres
44:24sont quand même
44:25assez effrayants
44:2587 000 détenus
44:26pour 63 500 places
44:29Le problème ne fait qu'empirer
44:30depuis des années
44:31La surpopulation
44:32c'est la plaie
44:33du système pénitentiaire français
44:36Ah oui
44:36et malheureusement
44:37c'est endémique
44:38J'ai vu que même
44:38en 1990
44:40déjà il y avait
44:41de la surpopulation
44:43carcérale
44:44Moi je voulais vraiment
44:45tirer mon chapeau
44:46à Dominique Simono
44:47qu'on a reçu
44:47même à TV5
44:48la contrôleuse générale
44:49des lieux de privation
44:50de liberté
44:50Je l'ai entendue ce matin
44:52sur votre antenne
44:52elle fait tous les plateaux
44:54elle essaye d'alerter
44:55les politiques
44:56les gens
44:57sur ce problème
44:58de surpopulation carcérale
45:00je crois qu'il y a
45:006800 détenus
45:03qui dorment
45:03sur des matelas par terre
45:04on veut arrêter ça
45:05mais sauf que c'est une cause
45:06qui est
45:06j'ai envie de dire
45:07presque perdue d'avance
45:08parce qu'en fait
45:09il y a une partie des gens
45:10qui se disent
45:10ils l'ont bien mérité
45:12après tout
45:12ils sont mal comportés
45:14donc
45:15vraiment
45:16moi je trouve ça désespérant
45:17parce que j'ai l'impression
45:18que
45:19personne n'écoute
45:20enfin
45:20si nous on écoute
45:21journalistes et tout
45:22mais est-ce qu'on fait quelque chose
45:23moi je
45:24on en parle presque tous les ans
45:25alors la prison
45:26c'est fait pour punir
45:27nous dit d'ailleurs
45:28la personne qu'on a entendue
45:29c'est-à-dire Jean-François
45:30il faut qu'il y a Rinault
45:32mais c'est aussi le fait
45:32de réinsérer
45:33c'est vrai qu'on oublie peut-être
45:35cet aspect-là
45:36des choses
45:36mais Paul
45:37c'est un problème
45:39effectivement
45:39quels que soient les gouvernements
45:41quelles que soient
45:41les couleurs politiques
45:42on a le sentiment
45:45que ce problème
45:45est toujours là
45:46et qu'il empire
45:47c'est une honte en fait
45:49et il y a une citation célèbre
45:52je crois que c'est
45:54Dostoyevski
45:54dès que voilà le niveau
45:55d'une civilisation
45:56se mesure
45:57à ce qui se passe
45:58dans ces prisons
45:58on n'est pas bien haut en fait
46:00parce que c'est juste
46:01c'est abominable
46:03et c'est vrai
46:04que ça dure
46:07je ne suis pas complètement d'accord
46:08avec ce que vous disiez
46:09sur le fait que
46:10ni la gauche ni la droite
46:11n'ont réussi à régler le problème
46:12mais tout ça quand même
46:14de mon point de vue
46:15invalide un discours
46:16qui est celui
46:16plutôt qu'on entend
46:18du côté de la droite
46:20et de l'extrême droite
46:20qui est celui
46:21qu'il faut toujours
46:22plus de prison
46:23c'est un discours
46:24qu'on tient depuis 20 ans
46:25et on a construit
46:27plus de prison
46:28Nicolas Sarkozy
46:29on avait fait
46:29un de ces thèmes
46:30importants de campagne
46:31je ne sais plus quand exactement
46:32et on voit que ça ne règle rien
46:34en fait
46:35et donc c'est absurde
46:36donc il faut
46:37il faut prendre
46:38il faut trouver
46:39d'autres solutions
46:40et alors
46:41il y a des gens
46:42qui commencent à parler
46:42de quota
46:43c'est à dire que
46:44en fonction de la surpopulation
46:46s'il y a besoin
46:47de faire rentrer des gens
46:48on en fait sortir d'autres
46:50c'est un peu ce qui se passe
46:51en Allemagne
46:52c'est une personne qui rentre
46:53une personne qui sort
46:53mais en tout cas
46:54la seule réponse
46:55à cette question là
46:56ne peut pas être
46:57plus de place
46:57plus de place
46:58plus de place
46:59plus de prison
46:59parce que derrière
47:00d'abord il y a un discours
47:01sécuritaire
47:02qui encore une fois
47:03ne règle rien
47:04et une solution
47:05qui ne règle rien
47:07Stéphane
47:07moi je suis complètement d'accord
47:08en fait plus de place
47:09il faudrait fabriquer
47:10il faudrait construire
47:11de nouvelles prisons
47:11etc
47:12en fait on n'y arrive pas
47:13parce que les prisons
47:14tout le monde en demande
47:14mais aucun mère n'en veut
47:16c'est à dire quand il s'agit
47:18d'en construire une
47:19les maires concernés
47:20disent
47:20non on n'est pas chez moi
47:21faites là chez les voisins
47:22donc en fait on n'arrive
47:23pas à en faire
47:24ça n'a pas de sens
47:25les constructions modulaires
47:26etc
47:26comme ça se fait en Allemagne
47:28moi je suis désolé
47:28mais en Allemagne
47:29en fait
47:30il y a 20 millions d'habitants
47:31de plus en Allemagne
47:31qu'en France
47:32mais ils ont
47:3320 000 détenus
47:35de moins
47:35parce qu'en fait
47:36ils n'ont pas du tout
47:36la même politique carcérale
47:37il faudrait accepter
47:40d'envoyer moins
47:41les gens en prison
47:41alors le problème
47:42pourquoi est-ce que les politiques
47:43n'arrivent pas
47:46populaires sociales
47:47depuis des années
47:48qui est lié au discours
47:49sécuritaire etc
47:51qui est porté effectivement
47:52beaucoup par la droite
47:53et l'extrême droite
47:54qui consiste à dire
47:54on vit dans un pays
47:55où la justice est laxiste
47:57il faut enfermer les gens
47:58ils ne vont pas en prison
48:00c'est pas bien
48:01et en fait
48:02si vous voulez
48:02cette pression sociale
48:03elle se traduit sur le terrain
48:04et dans les prétoires
48:05par le fait qu'il y a
48:06des condamnations en chaîne
48:06et qu'en fait
48:07ce n'est pas du tout vrai
48:08la justice n'est pas du tout laxiste
48:10et on envoie systématiquement
48:11les gens en prison
48:12et on envoie trop
48:13les gens en prison
48:13et pour terminer
48:14il y a quand même une solution
48:15c'est-à-dire qu'accepter
48:17en fait de réduire les peines
48:18etc
48:18de trouver des alternatives
48:19on a su le faire
48:20on parlait du Covid tout à l'heure
48:22vous vous en souvenez peut-être pas
48:23mais pendant le Covid
48:24Nicole Belloubet
48:25qui était garde des sceaux
48:25à l'époque
48:26a dit on a un problème
48:27il y a une épidémie
48:28une pandémie en cours
48:29on ne peut pas garder
48:30plein de gens
48:32assises dans des cellules
48:33qui sont faites pour deux
48:35et donc en fait
48:36elle avait réussi
48:37en fait
48:38par un jeu d'anticipation
48:39et de libération anticipée
48:41ils avaient réussi
48:42parce qu'il y avait
48:42une volonté politique
48:43à ce moment-là
48:44pas à vider les prisons
48:45mais à revenir
48:46à des taux d'occupation
48:47corrects
48:48et depuis en fait
48:49c'est terminé
48:50et hop
48:50on est reparti
48:51dans une tendance haussière
48:52et aujourd'hui
48:53il y a effectivement
48:54beaucoup trop de gens
48:55en prison
48:56dans nos pays
48:56par rapport aux capacités
48:58et par rapport
48:58à ce que font nos voisins
48:59Adeline justement
49:00en parlant de ce que font
49:01nos voisins
49:02en Belgique
49:02il y a plus de bracelets
49:03on dit qu'il y a plus
49:03de bracelets électroniques
49:04qu'en France
49:05mais écoutez
49:05de toute façon
49:06en ce moment même
49:07il y a encore
49:08un débat
49:09sur la surpopulation carcérale
49:11alors qui est moindre
49:12en Belgique
49:12qu'en France
49:13quand même d'une quinzaine
49:14de points
49:15de moins
49:16donc c'est important
49:17mais il y a encore
49:18ce débat
49:19certains poussent
49:20au sein du gouvernement
49:21pour qu'il y ait
49:22encore plus
49:23de bracelets électroniques
49:24en effet
49:25d'autres poussent
49:26pour louer
49:28des places de prison
49:29comme ça a été fait
49:30il y a quelques années
49:31aux Pays-Bas
49:31les louer cette fois
49:32en Estonie
49:34mais ça
49:35on voit
49:35qu'on part
49:36dans des arguments
49:37électoralistes
49:38qui ne vont pas plaire
49:40à tout le monde
49:40dans la coalition
49:41et notamment pas
49:42aux socialistes
49:43flamands
49:44de Fort Reut
49:45qui sont dans la coalition
49:45gouvernementale
49:46donc c'est aussi
49:48si vous voulez
49:48la prison
49:49c'est comme la santé
49:50c'est un prétexte
49:52à des arguments
49:54électoraux
49:55pour le moins
49:55fallacieux
49:56sur ce blocage
49:57il y a aussi la question
49:58des personnes
49:58qui travaillent
49:59dans les prisons
50:00et qui tirent
50:00la sonnette d'alarme
50:01avec effectivement
50:02un manque de moyens
50:04des situations financières
50:06qui sont difficiles
50:07on a le sentiment
50:08justement
50:08que c'est une nouvelle
50:09et peut-être
50:10une dernière alerte
50:11avant que ce métier
50:13pratiquement disparaisse
50:14parce qu'on n'arrive pas
50:14à recruter dans les prisons
50:15non mais on n'arrive pas
50:16à recruter
50:16mais vous avez vu
50:17combien les gens sont payés
50:19et les gens sont payés
50:20une misère
50:20pour partir de chez eux
50:22souvent ils viennent de province
50:23pour venir
50:25enfin excusez-moi
50:26de région
50:27pour venir vivre
50:28en Ile-de-France
50:29où la vie est impayable
50:31et on leur demande
50:33de venir
50:33attendez
50:34il faut être quand même
50:34un peu kamikaze
50:35pour vivre cette vie
50:36et dans des conditions
50:37absolument terribles
50:38tous les jours
50:39moi je me souviens
50:40sous Apatero
50:41et oui parce que je suis
50:42un peu vieille maintenant
50:43sous Apatero en Espagne
50:44j'avais fait un reportage
50:46sur des prisons flambant neuves
50:47où on permettait aux gens
50:49d'avoir une vie
50:50de réinsertion
50:51et où au fond
50:52la réinsertion
50:53était le coeur
50:55architectural
50:56finalement
50:57de la prison
50:58et c'était
50:59complètement novateur
51:00et aujourd'hui
51:00il n'y a pas de surpopulation
51:01carcérale en Espagne
51:02et on essaye
51:05d'aller dans ce sens-là
51:06et ça se passe
51:07visiblement
51:07plutôt bien
51:08après quelques années
51:09Paul Kidio
51:09vous parliez tout à l'heure
51:10de la santé
51:11en disant
51:11ça serait un enjeu présidentiel
51:12je ne suis pas persuadé
51:13que la prison
51:14soit un enjeu
51:14ça devrait
51:16peut-être que ça devrait
51:16mais on peut
51:17on peut redouter
51:18que la question
51:20soit peu soulevée
51:21finalement
51:21oui oui
51:22je crains que vous ayez raison
51:23et que ça ne soit pas
51:24un des thèmes importants
51:25de la prochaine campagne
51:27mais pourtant ça le devrait
51:27parce que
51:28là c'est
51:29enfin
51:30de quoi on parle
51:30on parle de la justice
51:31en fait
51:32et Dieu sait
51:33si la justice
51:33dans une démocratie
51:34c'est important
51:35là je suis désolé
51:37mais
51:38oui
51:38et ça serait un joli débat
51:39parce que
51:41pour le coup
51:42je pense que sur ce sujet
51:43il y a des vrais points de vue différents
51:45entre la gauche et la droite
51:46donc voilà
51:46c'est important
51:47je trouverais important
51:49qu'on mette sur la table
51:50ce qui a été dit tout à l'heure
51:51sur le fait que
51:52que
51:53que
51:53que
51:53que
51:53que
51:53que
51:54que
51:54que
51:54que
51:55que
51:55que
51:55que
51:55que
51:56que
51:56que
51:56qu'il faut continuer
52:00d'envoyer les prisons
52:00c'est ce qu'on fait
52:01et ça ne marche pas
52:03et ça coûte cher
52:04et non seulement ça ne marche pas
52:06mais ça a un effet
52:06totalement contre-productif
52:08puisque
52:08comment voulez-vous
52:09que les gens
52:10qui sont dans ces conditions
52:11en prison
52:12en sortent
52:12dans un meilleur état
52:14ou dans de meilleures dispositions
52:16qu'en y rentrant
52:17c'est juste impossible en fait
52:19Estelle Martin
52:19il y a quand même
52:20cette proposition de loi
52:21de Florent Boudier
52:22un député renaissance
52:23qui dit finalement
52:23il faut
52:24un certain niveau
52:25dans les prisons
52:26il faut arrêter
52:26il ne faut plus mettre
52:26de personnes en prison
52:28une sorte de
52:29de numerus clausus
52:30en quelque sorte
52:31on ne peut que souscrire
52:32oui effectivement
52:33mais après il faut trouver
52:34des solutions
52:34comme vous l'avez dit
52:35oui si c'est pour déplacer
52:36effectivement les détenus
52:37et les mettre dans une autre prison
52:37on déplace le problème
52:38alors soit on fait
52:39comme on fait les belles
52:40c'est à dire
52:42je ne sais pas
52:42comment on pourrait dire ça
52:43mais délocaliser les prisons
52:45c'est compliqué
52:46après comme vous l'avez dit
52:47il faut construire des prisons
52:49ça n'en veut
52:49en plus ça met du temps
52:51et après il y a une autre question
52:52c'est qu'on s'interroge
52:53après du niveau de corruption
52:55ou même du fait
52:57que les gens n'ont pas envie
52:57d'aller travailler dans des prisons
52:58mais quand on sait
52:59qu'ils peuvent être menacés
53:01on l'a vu avec la DZ mafia
53:02enfin c'est comme ça
53:03que ça fonctionne
53:03c'est pour ça qu'il y a des téléphones
53:05c'est pour ça qu'il y a plein de choses
53:06qui rentrent dans des prisons
53:07parce qu'il y a de la menace
53:08parce que les agents pénitentiaires
53:10se sentent seuls
53:12et ils sont de plus en plus seuls
53:13parce qu'on l'a dit
53:13ils ne sont pas payés décemment
53:15en fait c'est des deux côtés
53:19du personnel
53:19il faudrait vraiment que ça soit
53:21vous l'avez raison
53:22il faut que ça doit être une cause nationale
53:24très nombreux arrêts maladie
53:25effectivement du côté du personnel pénitentiaire
53:27les informer c'est fini
53:28pour ce soir
53:29Stéphane ça sera pour la prochaine fois
53:31justement Stéphane Vernet
53:33la Une de Ouest France
53:34demain
53:35nous on est sur le rapport
53:36sur l'audiovisuel public
53:37en fait
53:38comptez rapport contesté
53:39mais qui a été adopté de justesse
53:40la Une de Libération
53:41le même sujet
53:42plus un autre sur le nombre
53:44assez important aussi
53:45d'accidents au travail
53:46et je remercie Adeline Percep
53:48cette correspondante de la RTBF
53:49à Paris
53:49et Estelle Martin
53:51présentatrice de l'émission
53:5264 minutes week-end
53:54à TV5
53:55Montre les informer
53:55c'est fini pour ce soir
53:56je vous souhaite
53:58une excellente soirée
53:59sur France Info bien sûr
54:00Sous-titrage Société Radio-Canada
54:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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